Écrit par : Samael Aun Weor   Catégorie : Conférences de Samael Aun Weor

Bhavachakra

Un festival annuel est donc arrivé, pour nous [Jour des Morts] et [Halloween] pour le monde entier, assez important, et il est clair qu’on ne peut pas traverser une telle date sans en parler. Je me réfère, clairement, à la fête des morts. Demain (1er Novembre), nous l’aurons déjà, donc, il faut donc que nous expliquions quelque chose sur les mystères de la vie et de la mort…

Le Chemin

Tout d’abord, mes chers frères et sœurs, vous savez déjà très bien que le chemin est assez difficile. C’est pourquoi Jésus le Christ nous a parlé du chemin secret en disant :

« Car étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent. » – Matthieu 7 : 14

Hermès Trismégiste (le trois fois grand dieu ibis de Thot, incarnation vivante du dieu Osiris), nous a légué la merveilleuse science de l’Alchimie. Au Moyen Âge, cette science hermétique passa du monde Arabe aux terres d’Europe, puis, partout, l’enthousiasme pour l’art hermétique se réveilla. Dans cette doctrine d’Hermès sont contenues, à la fois en essence et en puissance, les clés maximales et la connaissance pure qui nous permettent de parcourir la « porte étroite et resserrée » dont Yeshua Ben Pander, Jésus le Christ, nous a parlé. (Nous savons bien que le grand Kabir, dans son existence passée, avant l’accomplissement de la mission qu’il avait en terre sainte, était Josué, fils de Nun )… sans aucun doute :

« Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. » – Matthieu 22 : 14

Certes, vous pouvez compter sur les doigts d’une main ceux qui ont une continuité de but pour atteindre le but. Heureusement, nous avons le corps de doctrine, les principes, les fondements qui, dûment étudiés et expérimentés, nous permettent, de fait et de plein droit, de suivre le chemin du fil du rasoir.

Ceux qui nous ont apporté la doctrine ont toujours été de grands avatars, des cristallisations Logoïques, puisqu’il nous est impossible de concevoir un messager venant d’en haut sans être une émanation, ou cristallisation, ou manifestation du Logos dans notre monde. Ainsi, ayant les bases, il faut travailler ; ce n’est qu’ainsi qu’il est possible d’atteindre la libération finale.

La Roue du Retour

Sans aucun doute, mes chers frères et sœurs, l’espèce humaine est soumise à la loi de l’éternel retour. Nous l’avons déjà répété maintes fois, que chaque cycle de manifestation, chaque cycle de l’état humain est composé de 108 existences. On nous donne toujours, on nous assigne 108 existences ; si nous ne nous auto-réalisons pas en elles, il est évident que nous sommes alors soumis à cette autre loi citée par le grand avatar Krishna de l’Hindoustan (qui a vécu environ mille ans avant Jésus), je me réfère donc à la loi de la transmigration des âmes, ou « métempsycose » de Pythagore.

Ceux qui ne s’auto-réalisent pas au cours des 108 existences, incontestablement, doivent retourner dans le règne minéral submergé, jusqu’à atteindre la neuvième sphère. Là, ils deviennent poussière cosmique, c’est-à-dire qu’ils traversent la « seconde mort » dont le grand Kabir Jésus nous a parlé avec tant de sagesse…

Après la seconde mort, c’est-à-dire après la mort de tous les éléments inhumains que nous portons à l’intérieur, l’essence, l’âme ou le principe immortel s’échappe, vient à la surface, à la lumière du soleil, pour recommencer le voyage, pour amorcer une nouvelle évolution qui doit partir, sans doute, de la pierre ; qui doit continuer à l’état végétal et continuer, plus tard, à l’état animal, jusqu’à reconquérir complètement l’état humain, ou mieux dit l’état « humanoïde », autrefois perdu.

Revenant à nouveau à l’état originel des humains, ou « humanoïdes », nous sommes à nouveau assignés à 108 existences. Si nous atteignons la réalisation de notre Soi dans le nouveau cycle d’existences, magnifique ; si nous échouons, il est évident que le processus continuera à se répéter.

Alors, mes chers frères et sœurs, c’est donc à nous, à nous tous, d’atteindre la réalisation de notre Soi, ou de continuer à errer dans la vallée du samsara, coincés dans cette grande roue fatale qui tourne toujours 3 000 fois. Il est évident qu’après le dernier tour, les opportunités sont fermées, et ceux qui n’ont pas atteint l’auto-réalisation, l’adeptat, devra s’immerger dans l’esprit universel de vie, mais sans maîtrise. Ils auront le bonheur, mais sans aptitude ; ils atteindront le bonheur, mais ils n’atteindront pas l’auto-réalisation. Ils deviendront simplement des élémentaux de l’univers ; et c’est tout !

Il ne fait aucun doute, mes chers frères et sœurs, que les 3 000 tours de la roue sont douloureux. Ceux d’entre nous qui ont étudié à fond la doctrine relative à l’auto-réalisation intime de l’Être arrivent à la conclusion logique que tous les êtres humains ne sont pas capables d’atteindre l’auto-réalisation de l’Être.

Il est également vrai, absolument vrai, que pas toutes les Monades ou étincelles divines émanées de l’intérieur de l’esprit universel de vie ont intérêt à la maîtrise. Quand une étincelle virginale aspire vraiment à devenir adepte, elle travaille son âme, son essence, et s’efforce de l’atteindre.

Dans le monde, nous voyons beaucoup de gens, des millions d’êtres humains qui n’ont aucun intérêt pour l’auto-réalisation intime de l’Être. On pourrait objecter que ces personnes ne connaissent pas la Gnose, le corps de la doctrine. C’est valable jusqu’à un certain point, car en réalité, quand on répand l’enseignement partout, certains répondent à l’appel, d’autres restent indifférents, et malheureusement, ils sont majoritaires.

Donc, nous savons, nous savons quand il y a une agitation, une aspiration. Si quelqu’un veut certainement devenir adepte, il travaille. Quand quelqu’un a cette aspiration, c’est sans doute déplacé du plus intime de son cœur, il travaille en secret, il s’agite… Mais qui travaille sur lui ? Sa propre étincelle divine, son Être réel, parce que la Monade, en soi, veut atteindre la maîtrise. Mais je le répète : toutes les étincelles virginales n’aspirent pas à la maîtrise…

Lorsque le « jour des morts » arrive, nous devons réfléchir un peu. La grande loi n’abandonne pas ceux qui n’aspirent pas à la maîtrise, ni ceux qui luttent pour l’atteindre et ne l’atteignent pas. Le tout miséricordieux veille sur toutes les créatures et n’abandonne personne.

Les Mystères de la Mort

Dans l’Antiquité, une importance particulière était attachée aux mystères funéraires…

En Égypte beaucoup de progrès ont été faits avec l’embaumement, avec la momification ; il ne fait aucun doute que les momies d’Égypte sont merveilleuses. Il était également possible d’y conserver des corps vivants, non par « hibernation », mais par une sorte de « momification » (des corps pouvant exister des milliers d’années)…

Tout de même, au pays des pharaons, il existe des corps vivants de maîtres datant de 3 000, 4 000, 5 000 et même 10 000 ans avant Christ. Avec le temps, ces maîtres entreront dans leurs corps physiques qui dorment sous terre, pour émerger à nouveau à la lumière du soleil, comme il est écrit dans le « livre des morts », et initier une nouvelle ère Neptunienne-Amentine dans le monde.

Allant au fond de ce sujet, les Égyptiens et les Tibétains, comme les Aztèques et les Mayas, ont enseigné qu’il est possible de se libérer après la mort, de ne jamais revenir dans ce monde affligé. Ceux qui procèdent ainsi le font évidemment sans auto-réalisation ; cependant, comme rares sont ceux qui peuvent s’auto-réaliser, il est toujours préférable de s’échapper de la douloureuse vallée du samsara.

Comment Échapper à la Roue

Ce n’est pas forcé, il n’est pas indispensable d’attendre le 3 000ème tour de roue du samsara ; ceux qui aspirent à la libération peuvent le faire même s’ils n’atteignent pas l’état d’adepte, puisque tous les êtres humains ne sont pas nés pour être des adeptes, ni pour être des mahatmas, ni pour être des Logos ; et il y a toujours une échappatoire pour ceux qui ne se sentent pas capables d’accomplir le grand œuvre…

Évidemment, si après le 3 000ème cycle nous devons rentrer dans le sein de l’esprit universel de vie en tant que simples élémentaux de la nature sans aucun auto-réalisation (c’est clair, au cas où on n’aurait pas vraiment travaillé), eh bien, il est préférable de se libérer une bonne fois pour toutes de cette roue fatale ; on éviterait ainsi la descente aux mondes infernaux après chaque cycle de manifestation et les terribles souffrances de cette douloureuse vallée de larmes.

Il y a donc deux manières de s’émanciper, deux manières de s’évader de la vallée du samsara : l’une, auto-réalisée, convertie en mahatmas ou Logos ; l’autre, comme de simples élémentaux, sans auto-réalisation intime

Chacun, par lui-même, doit réfléchir et choisir le chemin. Et au moment de le choisir, il faut être sérieux, car une fois qu’on a fait le pas sur le chemin secret, il n’y a plus de retour en arrière.

C’est pourquoi dans les mystères Tibétains, quand quelqu’un va recevoir l’initiation, les prêtres soufflent dans leurs trompettes (formées avec les ossements des morts), tout en avertissant le néophyte : « Arrête, marcheur ; n’essaie pas de suivre le chemin qui est au-delà de ce seuil ; souviens-toi que le chemin de l’initiation est pleine de larmes, de douleurs, de souffrances !… tu peux être heureux avec la religion qui t’a été enseignée, et vivre dans les paradis de la nature, au pays des dévas, des dieux saints, etc. ! Pourquoi insistes-tu pour emprunter le chemin secret ? »

Si le néophyte, malgré tout, dit : « Rien ne peut m’arrêter, je marcherai sur le fil du rasoir ; je vais sur le chemin de l’auto-réalisation intime, rien ne peut m’en dévier ! » Évidemment, il recevra l’initiation. Mais s’il vacille, alors il devra nécessairement rechercher l’émancipation commune à travers la compréhension, ce type de libération sans auto-réalisation. Il n’est peut-être pas un soleil, mais il se contentera d’être une lumière plus petite…

Le chemin de l’émancipation à travers la compréhension ne fait pas de nous des dieux ; il nous permet seulement de nous échapper en tant qu’élémentaux pour vivre dans l’océan de l’esprit universel de vie, définitivement.

Il n’est pas nécessaire d’atteindre le 3 000e cycle du tour de la roue du samsara. Ceux qui ne veulent plus vivre, ceux qui sont désenchantés de la vie, ceux qui ont bu au calice de toute amertume, et qui ne se sentent nullement suffisamment préparés pour fouler le chemin qui fera d’eux des dieux, au-delà du bien et du mal, ils peuvent emprunter le chemin du moindre effort : celui qui ne fait de nous que des élémentaux, ou de petits « bouddhas élémentaux » ; celui qui nous permet de retourner au sein de la grande réalité pour toujours…

Le Chemin Élémental

Évidemment, ceux qui ne peuvent pas s’auto-réaliser et terminer leur cycle de manifestation, doivent normalement descendre dans les entrailles de l’abîme et souffrir beaucoup pour atteindre la seconde mort. Après cela, vient l’émancipation de l’essence élémentale. Celui-ci, converti en élémental, initiera une nouvelle évolution.

Naturellement, ce que nous devons faire, ou ce que la nature doit faire pour nous dans les entrailles de la terre, nous pouvons le faire à volonté, ici et maintenant, et éviter de descendre dans les entrailles de l’abîme. Si la nature doit désintégrer l’ego, le moi-même, l’obstiné, ici nous pouvons le faire et sans avoir à sombrer dans ces abîmes effrayants du règne minéral submergé. Si nous devons rester convertis en élémentaux après la seconde mort, mieux vaut rester convertis en élémentaux ici et maintenant, sans passer par cette amertume…

Donc, il y a miséricorde ; l’éternel père cosmique commun, l’omnimiséricordieux, n’abandonne jamais personne…

Dans la mort il y a des mystères extraordinaires…

Conditions

Celui qui veut vraiment s’émanciper et ne jamais revenir doit commencer par connaître la doctrine (il est essentiel de dissoudre l’ego, le Moi, le moi-même, l’obstiné).

On ne saurait exiger d’une créature humaine qu’elle parvienne à l’élimination radicale parfaite de l’ego, ici et maintenant, s’il n’est pas préparé. Mais oui, toute créature peut, si elle se le propose, si elle veut s’émanciper, éliminer, alors, l’ego, le Moi, même si c’est en partie ; après la mort, le reste du travail continuerait.

Mais (et voici le « mais »), si nous étions avec notre conscience endormie, il faudrait revenir de toute façon… Alors, comment ne pas retourner dans cette « vallée des larmes » ? Ce n’est qu’en éveillant la conscience !

Mais quand devons-nous éveiller notre conscience, après notre mort ou maintenant ? Il est clair qu’ici même nous devons travailler à éveiller notre conscience ! Existe-t-il une science qui nous permette d’éveiller notre conscience ? Oui, cela existe, et nous l’avons enseigné et continuerons à l’enseigner à travers nos différentes conférences.

Celui qui éveille la conscience peut choisir son chemin ; celui qui éveille la conscience, après la mort pourra travailler, et s’il ne veut pas revenir, il ne reviendra pas. Mais, comment un dormeur pourrait-il éviter le retour, le retour dans cette « vallée d’amertume » ? Impossible, n’est-ce pas ? Vous devez d’abord vous éveiller. Éveillés, oui, après la mort nous pouvons continuer notre travail.

Que se Passe-t-il Après la Mort

Il est évident que le défunt sera soumis à des épreuves, s’il ne veut pas revenir. En premier lieu, après la mort, on passe par un évanouissement de trois jours (une sorte d’évanouissement), après quoi, eh bien, on se sent réconforté, ressuscité.

Si le défunt est alerte et vigilant, si on n’a vraiment pas la conscience endormie, si l’on aspire vraiment, on pourra éviter de retourner dans cette « vallée de l’amertume ». Je le répète : si on ne souhaite pas revenir, on sera testé… La Mère Divine et le Père qui est en secret (ou le père-mère en totalité, puisque chacun a un père qui est en secret et une Mère Divine Kundalini), en nous mettant à l’épreuve ; ils prendront devant soi, par exemple, à un moment donné, une figure terrible, surhumaine, dans le but d’éprouver le défunt ; mais si l’on reste ferme comme l’acier, il est clair que l’on sera victorieux ; mais ce n’est pas le seul test, il y en a bien d’autres…

Le défunt qui ne veut pas revenir ne doit pas se laisser attirer par des proches, par attachement à des frères, sœurs, fils, filles, etc., car on se fait du mal. Attiré par ces êtres chers qu’on a laissés au monde, il est clair qu’on reviendra, on rejoindra à nouveau. Si l’on ne veut pas revenir, il faut perdre tout attachement (après la mort) à ceux que l’on a laissés dans cette « vallée des larmes ».

Après qu’on a quitté le corps, la nature a de multiples moyens, des systèmes pour nous faire revenir ou nous réincorporer, et nous devons comprendre…

Tout d’abord, il faut savoir qu’après la mort, il faut revoir la vie qui vient de s’écouler ; nous commencerons par le dernier moment, celui qui a précédé notre agonie ; nous aurons tendance à vivre dans la même maison où nous sommes morts, à parcourir les mêmes rues où nous marchions autrefois ; en un mot, nous voulons reprendre nos pas, et nous les reprenons en revivant les différents âges de l’existence qui viennent de s’écouler.

Il est clair que ce recul n’est pas seulement intellectif ; on revit, après la mort, tous les faits, tous les événements, tous les événements de la vie qui se sont passés, et en les revivant, on assume aussi l’aspect qu’on avait à chacun de ses âges : si on est mort vieux, on aura l’air vieux ; et alors on se verra converti en sujet mûr, puis en jeune, puis en adolescent, et enfin en enfant ; ainsi revivra toute son existence dans le but de « régler ses comptes », de faire le bilan de ses bonnes et mauvaises actions…

Je veux que vous sachiez, mes chers frères et sœurs, que l’Être est composé de plusieurs parties. Chacun de nous a son propre Être. Celui-ci est composé de différentes parties. En nous, il y a, par exemple, à l’intérieur de nous-mêmes, dans l’Être (ou dans une partie de l’Être), quelque chose que l’on pourrait appeler le « bon ange » ; il y a aussi quelque chose qu’on pourrait appeler le « mauvais ange », non pas parce qu’il est mauvais, non, mais parce qu’il est chargé de faire les comptes, d’écrire toutes nos erreurs personnelles. Le « bon ange » s’occupe d’écrire les bonnes actions. Mais ce n’est pas que le « bon ange » et le « mauvais ange » soient des gens étrangers, non, ils font partie de notre propre Esprit individuel, de notre propre Être intime… Après la mort, par exemple, le « génie du bien » comptera avec des cailloux la quantité de bonnes actions que nous avons faites, et nous verrons aussi le « petit génie maléfique » (ce qui n’est pas qu’il est maléfique, mais simplement qu’il écrira nos erreurs, car c’est une autre partie de notre Être) comptant avec des cailloux noirs nos mauvaises actions ; mais un tel compte sera fait après la vie qui s’est écoulée,

Ainsi, toute l’existence qui s’est écoulée en vient à se réduire à des nombres, à des sommes de bonnes et de mauvaises actions. Évidemment, au terme de cette rétrospection, et après que notre propre Être aura fait le bilan, l’inventaire dirions-nous, de nos bonnes et mauvaises actions, les seigneurs du karma rendront justice et détermineront l’existence qui nous attend dans le futur…

Mais si nous ne voulons pas revenir, si nous nous y sommes préparés tout au long de l’existence, si nous sommes éveillés, nous pourrons nous défendre, nous pourrons demander à notre Mère Kundalini pour le pardon de nos fautes, nous pourrons nous concentrer sur une autre partie de notre Être qui s’appelle « le grand miséricordieux », et nous obtiendrons de l’aide…, il y aura de la miséricorde…

Mais si le karma est trop mauvais, si dans la vie on a été exagérément pervers, évidemment il faudra entrer dans le retour submergé des mondes infernaux, et il n’y aura pas de remède, ou du moins il faudra se réincorporer contre notre gré.

Mais si le karma n’est pas si mauvais, s’il y avait plus de bonnes actions que de mauvaises, si nous nous étions vraiment inquiétés dans la vie de la dissolution de l’ego, du moi-même, de l’obstiné, si nous avions été charitables, nous aurons le droit de nous défendre, avec un capital cosmique en notre faveur.

Éviter les Utérus

Cependant, il faut ne pas se laisser attirer par les matrices humaines. L’esprit humain peut traverser une montagne d’un côté à l’autre et rien ne l’arrête ; la seule chose qui peut l’arrêter est un utérus (voilà le problème)…

Le vent du karma hurlera (un ouragan froid atteindra le défunt), de multiples apparitions d’êtres terribles tenteront de l’intimider, mais s’il reste ferme dans le désir de ne pas revenir, il pourra triompher ; mais s’il se sent encore en danger de tomber dans n’importe quel utérus humain, il devra apprendre à « fermer les utérus » (et il existe de nombreux systèmes)…

Dans les mondes internes, le défunt sent soudain qu’il pleut ; il tonne et éclaire, des éclairs frappent, il pleut beaucoup : c’est la loi du karma, cherchant un moyen de le rapprocher d’un utérus ; s’il reste serein, immuable, « il ferme une matrice »…

L’inexpérimenté courra se cacher à l’intérieur d’une grotte, essayant d’éviter la tempête, et quand il essaiera de s’enfuir, il sentira que quelque chose…, qu’avec quelque chose il s’est lié à cette grotte ; oui, il a été lié à une matrice, à un germe ; cette grotte est un utérus. Alors, il faut apprendre à « fermer les matrices », si ce qu’on veut c’est ne pas revenir…

Le défunt qui ne souhaite pas revenir verra de nombreuses créatures (hommes et femmes) en train de s’accoupler ; s’il est soudainement attiré par telle ou telle maison, et qu’il ressent de la sympathie pour l’un des couples et de l’antipathie pour l’autre, évidemment, il devra y retourner, se réincorporer…

Le défunt qui éprouve de la sympathie, par exemple, pour l’élément féminin d’un couple, y naîtra sûrement avec un corps masculin, et inversement : s’il éprouve de la sympathie pour l’élément masculin du couple, et renie le féminin, il y naîtra, évidemment, avec un corps de femme.

Ainsi, nous sommes attirés par certains endroits ou maisons selon la loi du karma. Si nous allons au-delà de la sympathie et de l’antipathie, si nous nous sommes entraînés dans la vie pour cela, nous n’entrerons dans aucun germe humain, nous ne pénétrerons dans aucune matrice…

Un autre système pour éviter de tomber dans n’importe quelle matrice est la méditation profonde, apprenant à atteindre l’immobilité et le silence du mental, réaliser l’éruption du vide illuminant à l’intérieur de nous-mêmes et en nous-mêmes ; si nous parvenons à nous maintenir dans le vide illuminant, nous pourrons éluder l’attraction de n’importe quelle matrice, « nous fermerons la matrice »…

Dans la vie, ceux qui aspirent à se libérer, même dans un état élémental sans auto-réalisation, doit être instruit à cet effet ; se battre pour la dissolution de l’ego, du Moi, du moi-même, du soi-même, marcher sur le chemin droit, fouler le chemin de la sanctification, éveiller la conscience, apprendre à vivre consciemment dans les mondes supérieurs.

Et pour éveiller la conscience, il faut travailler ici et maintenant. Nous avons enseigné la science pour éveiller la conscience ; c’est écrit dans mes livres ; vous l’avez lu ; l’important c’est de le prendre, oui, de s’entraîner…

Ceux qui parviennent à échapper à l’attraction de la « vallée du samsara », pourront renaître après la mort, non pas avec un corps physique, mais renaître, par exemple, dans un paradis, dans quelque royaume supérieur, déjà dans le royaume du Bouddha Gautama Sakyamuni, ou dans celui d’Amitabha, ou dans celui de Maitreya, ou dans celui des cheveux longs, ou dans celui du bonheur suprême ; c’est la naissance supranormale…

Il y a aussi ceux qui renaissent en enfer ; c’est le cas de ceux qui ont déjà conclu leur cycle de naissances et de morts ; mais ceux qui aspirent à la libération doivent naître sous une forme supranormale, dans n’importe lequel de ces royaumes des mondes supérieurs.

Lorsque nous naissons dans l’un de ces royaumes, nous nous consacrons pleinement à travailler, intensément, à l’élimination des éléments inhumains que nous portons à l’intérieur, dans le but de garantir que l’essence reste propre, transparente comme du verre, sans adhérences de poussière terrestre. Il est évident que ceux qui aspirent de cette manière doivent être passés par une préparation ésotérique préalable, ici dans le monde physique.

Il est écrit que ce qu’un maître fait à plus grande échelle pour atteindre l’adeptat, pour devenir un Dhyan-Chohan, un Kumara, un Mahatma, doit être fait à plus petite échelle par celui qui n’aspire pas à l’auto-réalisation, mais qui veut simplement s’échapper de la « vallée du samsara ».

Il est écrit que le chemin est divisé en quatre grandes étapes ; ainsi, garde la puissante sagesse orientale. La première, nous pouvons l’appeler chéla ou disciple ; la seconde, celle de l’initié, celle de l’individu qui commence ; au troisième celui de l’Arhat, ou parfait ; et quatrièmement celui du mahatma, ou « grand âme ».

Ces quatre échelles sont représentées dans de nombreux temples et monuments antiques, on les voit même dans la pyramide du soleil, à Teotihuacán, etc.

Ce que le maître fait à grande échelle, est fait en miniature par ceux qui veulent s’évader de cette « vallée du samsara », de cette « vallée des larmes ». Si le maître est devenu un grand bouddha, un dieu, qui veut s’échapper de cette vallée tragique, on peut devenir un bouddha élémental…

Si le système solaire existe dans le macrocosme, il existe aussi dans une molécule, n’est-ce pas ? Car qu’est-ce qu’une molécule ? N’est-ce pas un système solaire miniature ?

Alors ce que fait l’adepte dans l’auto-réalisation, devenant un cosmocréateur, un Dhyan-Chohan, un fils de la flamme, un Kumara, le dévot miniature le fait en devenant un bouddha élémental en traversant les quatre étapes sous une forme naissante…

Ainsi, dans cet état de progression, l’essence parcourra, après s’être libérée de la poussière de la terre, quatre étapes :

Premièrement, nous pourrions l’appeler « nirmanakaya » (cela ne signifie pas que pour cette raison, un « élémental » est un « nirmanakaya » qui a consciemment et positivement renoncé au nirvana, ou quelque chose comme ça, mais vivra dans une sorte de « vide illuminant », semblable à celui du nirmanakaya, et se développera dans cet environnement).

Deuxièmement, que bien que nous puissions l’appeler, disons, « sambhogakaya » (un « vide » qui est encore plus illuminé, plus profond, accompagné de sagesse), il ne jouira pas d’un corps de sambhogakaya, car il n’a jamais été fabriqué, mais il passera par un état analogue ou similaire, dans son retour à la grande réalité.

Troisièmement : « adikaya », une intelligence illuminée par l’esprit (ce ne sera pas l’intelligence d’un Logos, ni d’un Hermès Trismégiste, ni d’un kumara, mais celle d’un « élémental » innocent).

Quatrièmement : il aura le prix qui est donné aux dharmakayas, et enfin, cette essence la plus pure, fusionnée avec la « Monade », sera submergée à jamais dans le Para Brahman suprême, c’est-à-dire dans le grand océan de l’esprit universel de vie, dans l’Alaya la plus pure de l’univers…

Il ne sera pas un dieu, mais une étincelle de l’éternel ; il sera libéré de la roue des naissances et des morts, même s’il n’est pas auto-réalisé ; il sera une étincelle de divinité sans auto-réalisation, sans maîtrise, mais il sera heureux ; et c’est tout…

Ainsi, tout le monde n’est pas vraiment préparé à entrer dans le chemin droit, étroit et difficile qui mène à la lumière, et c’est quelque chose sur lequel nous devrions réfléchir…

Les non préparés, ceux qui, dans leur conscience sentent qu’ils ne sont pas capables, alors se consacrent à la dissolution de l’ego et éveiller leur conscience, et se consacrent sérieusement à fouler le chemin de la sainteté…

La dernière pensée du mourant est définitive : si ce mourant ne veut pas revenir, ne veut pas se réincorporer, il peut s’échapper et ne pas revenir, à condition que le karma ne soit pas si mauvais, car il y a des gens qui ont un tel karma dur, dû à leurs perversités, qui devra naturellement revenir…

Le plus grave est que la majorité devra descendre au lieu de renaître, de revenir dans ce monde ; ils devront naître, transférer leur existence, qu’ils le veuillent ou non, dans les mondes infernaux, et ceux-là sont malheureusement majoritaires.

Alors, mes chers frères et sœurs, en cette nuit (d’Halloween), veille de la « fête des morts », il faut réfléchir, il faut mettre la main droite sur le cœur et se demander : « Est-ce que je veux vraiment suivre le chemin du fil du rasoir et travailler l’auto-réalisation intime de l’Être ? »

Si je n’en suis pas capable, si ce n’est pas mon désir, si mon désir est de partir pour toujours, alors prenez une résolution : commencez aussi à éveiller la conscience, de travailler avec nos systèmes pour réaliser cet éveil de soi, pour dissoudre l’ego, à travers l’enseignement que nous avons donné clairement et positivement…

Nous sommes donc face au dilemme : soit nous suivons le chemin du fil du rasoir qui nous mènera à l’auto-réalisation intime de l’Être, ou on ne le suit pas ! Si nous ne voulons pas le suivre, si nous ne nous en sentons pas capables, mieux vaut nous résoudre à ne pas retourner dans cette « vallée des larmes »… c’est nous-mêmes qui devons choisir le chemin ; personne ne peut le choisir pour nous !…

Ainsi se termine cette conférence. S’il y a quelqu’un qui veut poser une question, il peut le faire en toute liberté… Voyons, mon frère…

Disciple : Vénérable maître, est-ce que le fait que le corps physique soit incinéré ou non a quelque chose à voir avec la libération ?

Samael Aun Weor : Eh bien non. Bien qu’il soit souvent préférable d’incinérer le corps, car toute attirance qui peut être ressentie pour le corps après la mort est coupée lorsque le corps physique a été incinéré.

Cependant, ce n’est pas un facteur très grave. Certains peuvent éprouver une certaine attirance pour le corps : ils iront d’ici à là à la recherche de leur corps, ils voudront y entrer, ils regretteront de l’avoir perdu ; ceux-là, bien sûr, sont des candidats pour retourner dans le monde.

D’autres ne ressentent aucune attirance pour le corps physique et préfèrent partir définitivement ; cela dépend de la vie que nous avons menée.

Mais, néanmoins, c’est pratique à bien des égards, il vaut mieux incinérer le corps, de cette façon même les attractions les plus insignifiantes sont perdues (avec le véhicule), toute attraction subtile que l’on pourrait ressentir pour le corps, est en fait coupée lorsque le corps est brûlé.

Y a-t-il une autre question, frères… Parlez sœur…?

Disciple : En ce qui concerne les femmes, que se passe-t-il… ?

Samael Aun Weor : Il y a un facteur qui influence grandement la question du sexe, et c’est ce qu’on appelle « l’antipathie » et la « sympathie ». Cela en vient à définir beaucoup, à définir pratiquement, disons, le sexe qu’il faut avoir dans une nouvelle naissance.

Par exemple : après la mort, nous nous sentons attirés par une certaine maison (parfois c’est la maison de nos propres parents, de nos descendants, etc.). En s’approchant, donc, devant un couple de ceux (auxquels nous nous sentirons par la loi du destin, du karma, attirés par eux, et tout particulièrement au moment où ils copulent), nous sentirons, ou le défunt ressentira, pour parler plus clairement, une attirance spécifique pour un certain élément.

S’il le ressent pour la femme qui copule, il peut y naître, il y reste piégé, il reste lié à cette semence, et il aura un corps masculin. Mais s’il ressent plus d’attirance, plus de sympathie, d’amour pour le père et d’antipathie pour la femme qui est là, eh bien évidemment, en étant lié à cette semence, eh bien, il prend un corps de femme.

Remarquez que les garçons sont plus attirés par leur mère ; vous voyez, d’une manière très particulière, comment les filles aiment davantage leur père… Cette question de sympathie et d’antipathie, cette sympathie que vous voyez chez les filles pour leurs pères et chez les garçons pour leurs mères, c’était ce qui a détermé leur sexe. Cette sympathie n’existe pas seulement après votre naissance, elle existe avant votre naissance et c’est ce qui vous a fait exister. Lorsque vous avez une sympathie particulière pour la mère, vous naissez avec un corps masculin. Et si la sympathie est toute particulière pour le père, il naît avec un corps féminin.

Ainsi, si un défunt ne souhaite pas revenir, il devra savoir dépasser les sympathies et les antipathies ; si c’est qu’il souhaite ne pas revenir…

Y a-t-il une autre question, frères ou sœurs.

Disciple : Vénérable maître, dans votre livre sur les plantes il est dit que le cimetière est une salle de magie noire et qu’il ne faut pas y enterrer nos proches, donc c’est la même question que le précédent frère a posée, est-il toujours préférable d’incinérer les corps ?

Samael Aun Weor : Oui, il est préférable de les incinérer. Et naturellement, dans les panthéons, il y a dans les dimensions supérieures, dans la cinquième dimension, dans la région moléculaire, certains repaires de magie noire et des personnages de la « main gauche », ténébreux, qui habitent habituellement les panthéons, et utilisent, même les spectres des morts pour faire du mal aux vivants.

Il se passe beaucoup de choses dans les cimetières, dont j’ai parlé dans mon livre Médecine Ésotérique et Magie Pratique

Paix Invérentielle

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