Écrit par : Samael Aun Weor   Catégorie : Conférences de Samael Aun Weor

D’après les questions posées dans la conférence de Mercredi, je me rends compte que tous les frères et sœurs n’ont pas été capables de saisir (capturer pleinement) cette conférence relative aux agrégats psychiques et aux représentations…

Au nom de la vérité, nous devons dire que le monde du mental est le dépositaire de toutes les formes mentales passées, présentes et futures. Le monde du mental naturel ou universel doit donc être étudié à fond, en profondeur, si nous voulons comprendre quelque chose sur l’ego et les représentations.

Beaucoup de frères et sœurs n’ont pas été capables de penser clairement à la différence entre ego et représentations…

Nous avons dit, emphatiquement, que les agrégats psychiques (tous ensemble) constituent ce qu’on appelle « ego ». Chaque agrégat psychique est la personnification vivante d’un défaut psychologique.

Nous avons également dit qu’à l’intérieur de chaque agrégat, il y a un certain pourcentage de conscience intime. Nous avons précisé qu’en désintégrant ces agrégats, nous libérons la conscience. Nous avons donné les techniques à suivre…

Mais, dans notre dernière conférence, nous avons ajouté quelque chose de différent à cette question des agrégats : je me réfère clairement, justement, à la question des représentations. Quelle différence y aurait-il, par exemple, entre les agrégats et les représentations ? C’est ce que nous allons étudier dans la conférence d’aujourd’hui…

Dans le champ purement pratique de la vie, une personne est une personne (un objet des sens), et la représentation mentale ou l’image mentale que nous avons de la personne est autre chose. C’est quelque chose de semblable à la différence entre une personne et sa photographie. La personne est la personne, et sa photo est sa photo. La photo de lui est la représentation de lui, ce qui le représente.

Il y a aussi des photos mentales. Et une chose est réellement une personne, et une autre chose est une image mentale que nous avons de la personne. La photo mentale devient la représentation de la personne.

Les agrégats psychiques constituent l’ego, mais les représentations…

…percevoir les objets des sens dans le monde des sens. De même, il est vrai qu’il y a des représentations dans le mental. Dans les mondes ésotériques (les mondes internes, dans le monde du mental), de telles représentations sont appelées « effigies » par la fraternité universelle blanche ; il y en a des milliers…

Films et Théâtres

Je vais citer un cas particulier de formation d’effigies ou de représentations. Il y a de nombreuses années, j’avais encore la mauvaise habitude d’aller au cinéma (il y a environ 20 ans). Un jour, j’ai assisté à un film au goût plutôt lubrique, un couple y est apparu, etc., etc… J’ai vu ce film et je l’ai oublié, je n’y ai plus pensé, à ce film, mais dans le monde du mental, les choses ont changé : dans cette région, je me suis retrouvé (dans le corps mental), à l’intérieur d’une chambre élégante. J’étais assis à une table ; à côté de moi, il y avait aussi une dame très élégante. Mais c’était la même que j’avais vue dans le film : ses traits, sa façon de marcher, de parler, etc., etc. Évidemment, j’étais face à une représentation du mental ; une représentation de cette figure de l’écran, qui avait été déposée dans mon corps mental. J’ai eu une rencontre, disons, d’un type romantique, avec cette « dame mentale », qui n’était rien qu’une représentation.

De toute évidence, il y a eu une très grave erreur. J’avais créé cette représentation, cette effigie. Soudain, j’ai été forcé de descendre dans le monde astral. Je me suis alors retrouvé dans un grand temple, devant un grand maître et un groupe de maîtres.

Je me souviens encore (bien que cela se soit passé il y a 20 ans) de cet adepte qui m’a donné une note écrite de sa main. Je l’ai lu, il a dit : « Quittez immédiatement le temple, mais avec « INRI ». C’est-à-dire, conservant le feu sacré, puisqu’il n’y avait pas eu de fornication ou quelque chose comme ça, mais oui, un certain aspect érotique ; c’est tout.

Tout honteux au fond, j’ai réalisé mon erreur. Je me dirigeai vers la porte d’entrée de ce grand temple. Mais avant de partir, j’ai décidé de m’agenouiller sur un banc qui était là, près de la porte… J’ai demandé pardon. Soudain, celui qui m’avait apporté la note s’avança de nouveau (il n’était rien moins que le gardien même du temple), et il me dit : « Monsieur, vous avez reçu l’ordre de vous retirer ; obéissez ! »

« Eh bien, je veux parler avec le vénérable. »

« Maintenant, vous ne pouvez pas monsieur, peut-être plus tard ! En ce moment il est occupé à examiner des effigies. » (Entre parenthèses, je vous dis : des représentations). Je n’ai eu d’autre choix que de me retirer de ce temple et je suis venu directement (très gêné au fond), dans mon corps physique.

Une fois à l’intérieur du véhicule dense, je me suis concentré sur le Christ demandant pardon. J’ai reconnu l’erreur d’être allé à ce film ; j’ai compris que j’avais fabriqué une effigie avec mon mental, et j’ai supplié le miséricordieux de répéter l’épreuve.

J’ai été exaucé, parce que j’avais une vraie componction de cœur ; et la nuit suivante (dans le corps mental), je fus conduit au même endroit : à la même table, aux mêmes chaises devant la table, et devant la même « dame » (qui n’était rien de plus qu’une représentation de type mental). Lorsque le même « coquetterie » de la nuit précédente était sur le point de commencer, je me suis souvenu de mon but d’amendement, et j’ai dégainé, immédiatement, mon épée flamboyante, et l’ai percée (j’ai percé cette « dame mentale » avec l’épée). Alors je l’ai désintégré, parce que c’était une forme mentale. La flamme de l’épée m’a permis de la pulvériser, de la réduire en cendres, rapidement.

Ayant terminé ce travail, je suis redescendu dans le monde astral. J’ai pénétré à l’intérieur de mon corps astral ; déjà en possession de ce « véhicule », je me suis retrouvé à l’intérieur d’un grand temple (le même que la veille). Alors j’ai été reçu avec joie, une fête, j’ai été félicité, et plus tard, mon bouddha intérieur ou bouddha intime m’a profondément instruit : il m’a emmené dans mon corps mental au cinéma (pour me montrer ce que sont de telles salles), alors j’ai vu qu’elles sont toutes pleines de larves, de représentations, créées par les assistants mêmes des films ; des formes mentales déposées dans ces repaires de magie noire.

Le bouddha intérieur m’a informé de tous les dangers qu’il y avait à aller au cinéma, il m’a dit qu’au lieu d’aller voir les films, je devrais commencer à revoir mes vies antérieures, et il m’a même fait revoir certaines pages. Puis il a pris une épée et l’a cassée comme ça, et il m’a dit : « Tu peux finir comme ça : et perdre ton épée, si tu continues à fréquenter ces repaires de magie noire ».

« Je lui ai dit : monsieur, je ne retournerai plus dans ces tanières ». Et je n’y suis jamais retourné.

Tant d’années ont passé sans jamais revenir ; j’avoue cependant (parce que je ne peux pas me tromper) qu’ils ont une fois projeté un film sur la fin du monde (un film de Michel de Nostradamus). Eh bien, j’ai dit, cela ne me semble pas mal, il s’agit de Nostradamus, des temps de la fin ; et j’y suis allé… C’était à propos de Nostradamus et de ses « siècles » (je ne sais pas si vous en savez quelque chose) ; j’ai trouvé le film très sain… Cette fois je n’ai pas été réprimandé car le film que j’ai été voir parlait de Nostradamus, des « siècles » (écrits par Nostradamus) et de ses prophéties. Je n’ai pas osé revenir en arrière, parce qu’ils peuvent aller me « tirer » les oreilles d’un coup, « pour avoir buté là où je n’appartenais pas ».

Alors, à ces films « morbides », ou à ceux qui ont beaucoup d’érotisme, beaucoup de luxure, et toutes ces choses, je n’y suis jamais retourné. J’avais une exception qui était celle de Nostradamus ; c’est tout. En tout cas, je reconnais qu’il est dangereux d’entrer dans ces tanières, car il y a une multitude de larves qui ne sont que des formes mentales, des représentations, des gens, des bandits, des voleurs, etc., c’est-à-dire de tout ce qui les spectateurs ont vu à l’écran…

Alors, au nom de la vérité, je vous dis que les agrégats psychiques sont une chose, et les représentations en sont une autre.

Le Dévachan

Le défunt perd généralement beaucoup de temps dans le dévachan. Je ne peux pas nier que le dévachan est un lieu de bonheur, de béatitude et de paix. Mais malheureusement, les figures qui rendent la vie agréable et plaisante (dans le dévachan) pour les défunts, sont éphémères, ce ne sont que des [illusions], des représentations émouvantes de leurs familles, de leurs proches, de leurs amis qu’ils ont laissés sur terre. En un mot, les formes du dévachan, ces représentations ou effigies vivantes, sont de nature illusoire ; c’est pourquoi je dis qu’ils perdent beaucoup de temps dans le dévachan.

Mais ils sont heureux, en revanche, joyeux ; ils se sentent accompagnés de leurs proches qu’ils ont laissés sur terre. Ils ne réalisent même pas de loin que ce qui les remplit de bonheur ne sont que de simples effigies mentales ; s’ils s’en rendaient compte, eh bien, alors le dévachan perdrait tout intérêt, pour le défunt…

Dans le mental de chacun de nous vivent de nombreuses représentations de nos amis, de nos familles, de nos ancêtres, de nos proches, etc.

C’est clair, si quelqu’un nous dit quelque chose contre un ami, ou contre un parent, et qu’on change le bon concept qu’on a à l’égard de ce dernier, cette figure est altérée, cette effigie mentale, disons, est altérée, et une fois altérée elle prend les nouvelles caractéristiques que nous lui avons données : violence, vol, mauvaise foi, colère, etc., et celles-ci nous attaquent violemment, devenant un obstacle à notre travail ésotérique.

Cristallisation des Représentations Mentales

En ce moment, je me souviens d’Alexandra David Neel (il semblerait que David soit un prénom masculin), mais non : c’était une Européenne qui était au Tibet). Elle s’est attachée à créer, véritablement, une représentation vivante, à volonté, une effigie mentale ; et elle a donné (à un tel personnage), la forme d’un moine Tibétain. Et elle a même réalisé la cristallisation et la matérialisation de ce moine.

Il est évident que lorsque quelqu’un frappa à sa porte, au lieu d’aller lui ouvrir, le moine s’en alla (on le vit physiquement), car tel était le pouvoir avec lequel elle l’avait matérialisé.

Au bout d’un certain temps, cette figure, cette représentation (intentionnellement créée par Alexandra David Neel), a commencé à prendre des caractéristiques dangereuses : l’effigie ne lui obéissait plus, elle faisait ce qu’elle voulait, elle se mettait à attaquer tout le monde (même elle, etc..), et il est clair que la dame avait peur.

Alors……dans un monastère, ensemble, ils se consacrèrent à désintégrer une telle effigie. Elle était si fortement matérialisée que même s’ils étaient de véritables experts du monde du mental, ils ont passé environ six mois de travail continu pour pouvoir la désintégrer. C’est une matérialisation (mais complète) d’une effigie mentale !

Impressions

Je vous ai dit dans la dernière conférence qu’il ne fallait pas ouvrir son mental aux représentations négatives car cela était nocive ; que nous ne devrions ouvrir les portes qu’aux impressions positives.

Si nous ouvrons les portes aux impressions négatives (aux commérages de quelqu’un, qui vient parler contre quelqu’un que nous portons ici dans notre mental), le résultat sera fatal. L’effigie ou la représentation mentale que nous portons sur cette personne, contre qui elle parle, peut être altérée, précisément, par des émotions négatives, provenant également d’impressions négatives. Une telle figure prend alors des traits ténébreux, se retourne contre nous et nous attaque violemment ; c’est clair, nous sommes porteurs d’une multitude de représentations, et naturellement, celle qui est altérée devient un ennemi interne de plus de celles qui existent déjà.

Il est donc commode frères et sœurs que nous réfléchissions à cela ; que nous apprenions à vivre intelligemment. Ce n’est qu’ainsi que nous marcherons sur le chemin qui nous conduira à la libération finale.

Il est nécessaire de prendre soin du mental. Blavatsky a dit (citant la Bhagavad Gita):

« Le mental (Manas) qui suit les sens débridés, rend l’Âme (Bouddhi) aussi impuissante que le bateau que le vent égare sur les eaux. » (Bhagavadgītā 2:67).

Nous devons contrôler les sens et le mental. De nombreux « oiseaux mentaux », ou pensées, entrent dans la cage de l’entendement et nous nuisent (je fais référence aux représentations négatives). Maintenant vous comprendrez mieux ce que je dis : que vous devez contrôler les sens et le mental.

Vous descendez la rue, et soudain vous trouvez, au coin d’une rue, un magazine pornographique. Vous commencez à le regarder avec une certaine obscénité, et le résultat est la création d’une nouvelle représentation mentale. Cette nouvelle représentation est un « oiseau de mauvais augure » qui pénètre dans la cage du mental, pour causer du tort et fortifier les émotions négatives et la luxure. Les sens doivent donc être contrôlés. Malheureusement, les gens ne se souviennent pas de contrôler les sens et le mental, et c’est très grave.

Au lieu de regarder des images pornographiques, qui ne mènent qu’à la création de nouvelles effigies mentales, il vaut la peine d’étudier les livres de sagesse, les saintes écritures, etc.

Il ne fait aucun doute que la véritable connaissance initiatique devient feu, et donc pouvoir.

Éducation Moderne

Dans cette question de la sagesse, qui est si liée au mental, je crois comprendre, mes chers frères et sœurs, qu’il y a une antithèse : je me réfère à cette culture de type intellectuel, dont on se nourrit pendant les âges préparatoires. Certes, cette culture qu’on nous donne dès la maternelle, au primaire, au lycée, au collège, à l’université, vient nous causer de terribles dégâts. Je qualifierais une telle culture de magie noire de la pire espèce.

Les frères et sœurs universitaires, excusez-moi ici, comme tout le monde, frères et sœurs qui ont tant de lettres dans la tête, je veux dire tout le monde, même moi. Je reconnais que j’ai aussi traversé des écoles primaires et secondaires aussi vantées, et tout ça. Ce type de culture n’a plus aucun rapport avec les différentes parties de l’Être, il est plutôt lié, bien sûr, fatalement, aux cinq cylindres de la machine et les déforme.

Le centre intellectuel est celui qui subit le plus de dommages, suivi du centre émotionnel, moteur, instinctif et sexuel. Ainsi, ces cinq cylindres de la machine humaine étant faussés, du fait du type de « nourriture » qu’ils reçoivent durant l’âge préparatoire, ils ne détectent plus les ondes du cosmos et de l’univers, ils nous entravent vers les harmonies divines de l’espace infini et emprisonne l’essence, de manière exorbitante.

Tout cela aboutit aux « scélérats de l’intellect », qui ont actuellement le monde en disgrâce. Ils gouvernent tous les pays de la terre en cet âge noir du kali yuga. On connaît déjà l’état désastreux dans lequel se trouve l’humanité aujourd’hui…

Je vous avoue, sincèrement, que j’étais un étudiant nul, et ça ne me dérange pas… Ils m’ont donné beaucoup de « zéros »… Je vous jure que je suis très content pour tous les zéros qu’ils m’ont donné dans ma qualification. S’il n’y avait pas tous ces « zéros », en ces heures les cinq cylindres de ma machine organique seraient bien fondus, bien brûlés…

Mais toutes ces études des écoles primaires et secondaires, « lycée », etc. me semblaient sèches ; je bâillais énormément pendant les cours. Le dernier, c’était quand l’enseignant de grammaire m’a attrapé par les cheveux et m’a mis sur mes pieds dans la rue. Grâce à Dieu, béni soit Dieu ! Sinon, à quoi ressemblerait ma vie aujourd’hui, avec les cinq cylindres de la machine brûlés ?

Là-bas, à Guadalajara, on m’a donné le titre de « docteur ». Je sais qu’ils l’ont fait avec de très bonnes intentions, mais, parole d’honneur, je n’ai pas aimé. Je me sens heureux comme je suis.

Feu

Mes chers frères et sœurs, la vraie sagesse est la sagesse cachée, qui, comme je vous l’ai dit, devient feu, vrai feu, vrai feu, qui brûle, dans l’univers.

Je veux que vous compreniez que le feu est vraiment un élément inconnu pour les intellectuels. C’est un élément dont personne ne connaît l’origine.

Nous frottons alors une allumette et le feu se produit. N’importe qui nous dirait que c’est le produit de la combustion ; il n’y a rien de tel : avant qu’une telle combustion n’existe, il y avait du feu à l’intérieur du bras, pour qu’il puisse se mouvoir ; cela est évident. Et continue à exister après la véritable combustion du feu…

Je dirais plutôt qu’au toucher de l’allumette, ou de cette allumette, la substance qui contient le feu à l’état latent est détruite, alors, en détruisant l’enveloppe à l’intérieur de laquelle le feu est à l’état latent, la flamme sort à l’air libre.

Ce qui nous intéresse, en réalité, ce n’est pas le feu physique, mais la signature astrale du feu, c’est-à-dire : le feu du feu, la flamme de la flamme. Une telle puissance ignée ou Christique, ou une telle puissance, disons, le Logos lui-même, le Logos solaire ; c’est ce qui nous intéresse.

Nous savons que la vraie connaissance devient feu solaire ; mais une chose est le feu ici, dans le monde physique, et une autre est le feu pendant la non-manifestation, ou dans le monde des causes naturelles, ou dans le chaos.

Là nous nous retrouvons, directement, avec les seigneurs de la flamme (qui sont de vrai feu). Nous y trouvons cette puissance qui est latente dans le chaos, cette puissance créatrice électrique qui induit toute vie dans l’univers.

C’est ce que nous voyons dans les sphères supérieures de la création cosmique ; le feu latent est une merveille…

…à ces souffles ignés de la constellation du Lion, créatures vivantes impossibles à décrire avec des mots ; représentations vivantes de la couronne séphirothique (de la Kabbale Hébraïque) sont Kether, Chokmah et Binah, chacun d’eux (est feu)…

Il y a douze ordres d’adeptes dans ce cosmos, liés aux douze signes du zodiaque. Il ne fait aucun doute que cet ordre des lions de feu, ou lions de vie (de la constellation du Lion), est le plus exalté. C’est écrit, et c’est ainsi !

Pour toutes ces choses et d’autres, vous verrez, la nécessité d’étudier cette sagesse cosmique universelle, l’étude de la Gnose, car seule cette connaissance (parce qu’elle est liée aux différentes parties de l’Être), peut devenir feu, en feu vivant et philosophique…

Bouddha

On a beaucoup parlé des bouddhas, et il ne fait aucun doute qu’il existe des bouddhas de contemplation et des bouddhas de manifestation, mais ce sont des créatures qui ont dominé le mental, qui ont détruit l’ego, qui ne permettaient pas aux émotions négatives d’entrer dans leur cœur, qui ne se donnaient pas le mauvais goût de créer des effigies mentales dans leur propre mental, ni dans le mental des autres.

Souvenons-nous de Je Tsongkhapa. Il est le même Bouddha Gautama Sakyamuni réincarné au Tibet…

Une chose est le Bouddha manifeste (par exemple, Gautama Sakyamuni), et une autre chose est le Bouddha du Bouddha : Amitabha (qui est son véritable prototype divin).

Amitabha est le bouddha de contemplation et Gautama, disons, le bouddha terrestre, ou bodhisattva. On ne peut nier qu’Amitabha s’est brillamment exprimé à travers ce Gautama. On ne peut pas non plus nier que plus tard, Amitabha envoya Gautama (son bodhisattva, ou bouddha terrestre), à une nouvelle réincarnation directement. Alors, il s’est exprimé en tant que Je Tsongkhapa…

Ces bouddhas de contemplation sont les maîtres du mental ; des créatures qui se sont libérées du mental, des seigneurs du feu. Il est clair que tous ces bouddhas adorent le grand bouddha et l’adorent, qui est le Logos.

En regardant les choses sous ces angles, de ces points de vue, nous comprenons de plus en plus la nécessité de contrôler les sens, d’assujettir le mental, de nous libérer du mental, d’apprendre à vivre sagement, si nous voulons vraiment arriver à devenir des bouddhas de contemplation ; c’est évident.

Le temps passe, mes chers frères et sœurs, et à mesure qu’il passe, nous devons ressentir le besoin de la libération finale…

Au nom de la vérité, nous devons dire : que tant que nous ne serons que des esclaves de l’ego et des représentations du mental, la libération finale continuera d’être quelque chose de plus qu’impossible…

Pourquoi les désincarnés perdent-ils du temps ? Je répète : pour les représentations. Elles les accompagnent dans le dévachan ; et bien qu’ils jouissent d’un bonheur apparent, évidemment, ils perdent leur temps, misérablement.

L’humanité perd beaucoup de temps avec des représentations ; l’humanité perd beaucoup de temps avec l’ego ; tout cela, vraiment, est plus amer que le fiel.

Le temps est venu de comprendre que la lumière incréée est fondamentale. Le désir vers la lumière devient lumière incréée. Cette lumière incréée émerge des ténèbres profondes du non-être. Nous devons tous aspirer à la lumière, la désirer et travailler dans le but de naître, un jour, réellement, dans la lumière incréée.

Bodhisattvas

Actuellement, il existe de nombreux bodhisattvas dans le monde : il se trouve qu’aux époques passées de notre planète terre (pendant les âges d’or, d’argent et de cuivre), beaucoup sont entrés dans les mystères, sont devenus des adeptes, ou en d’autres termes, sont devenus des bodhisattvas des bouddhas; mais quand l’âge du kali yuga est venu, l’ego pris une force terrible chez tous ces anciens initiés. Et cela leur a pris de la force, car ils ne savaient pas vivre, et ils ont succombé aux tentations, sinon l’ego n’aurait pas refait surface en eux.

Aujourd’hui, il y a beaucoup de bodhisattvas tombés sur la surface de la terre. S’ils prenaient plus soin du mental et désintégraient l’ego, s’ils décidaient de ne plus créer d’effigies, ils se lèveraient, ils ressortiraient vainqueurs…

Qu’est-ce qu’un bodhisattva ? C’est simplement un germe, une graine, ou en d’autres termes, une « graine » avec un organisme éthérique, microcosmique, qui peut se développer, en lui-même, en un être céleste. (Il est clair que si le bodhisattva travaille sur lui-même, mais s’il ne le fait pas, une telle « graine » ne se développe pas et l’opportunité est perdue).

Des êtres glorieux qui vivaient dans les civilisations de l’Égypte, de Babylone, de l’Inde, de la Perse, etc., etc., sont maintenant latents dans ces « graines », qui, chez certains sujets, sont stockées dans leurs propres glandes endocrines sexuelles. Si une telle « graine », dotée d’un organisme éthérique, parvenait à son plein développement, ces êtres resteraient (à nouveau) en pleine possession de leur corps et seraient une bénédiction pour l’humanité.

Mais malheureusement, le pire ennemi qu’ont tous ces frères et sœurs tombés, tous ces adeptes détrônés, c’est le mental. C’est pourquoi j’ai tant insisté, dans la dernière conférence (et dans celle-ci), sur la nécessité de ne pas ouvrir les portes de notre mental aux impressions négatives, qui peuvent altérer certaines représentations, ce qui entraverait notre cheminement intérieur et ascendant.

Pour cette raison, j’ai aussi tant insisté sur la nécessité de désintégrer le bien-aimé ego. C’est que l’ego et l’Être sont incompatibles ! C’est évident.

Eh bien, mes chers frères et sœurs, pour aujourd’hui, ainsi se termine notre conférence ; j’espère que vous réfléchissez, très sincèrement ; et je pense que maintenant, avec cette explication, vous avez pu comprendre la question des effigies ou représentations mentales, déposées dans le monde du mental.

Questions et Réponses

Avant de terminer cette conférence de troisième chambre, je donne la liberté d’expression, afin que ceux qui n’ont pas compris, demandent, et puissent le faire (comme je vous l’ai dit), en toute confiance…

Disciple : Maître, il y a une question : est-ce que les effigies reviennent quand l’ego retourne à une nouvelle matrice, ou se désintègre-t-il comme la personnalité ?

Samael Aun Weor : Les effigies peuvent être conservées pendant un certain temps, jusqu’à ce qu’elles s’affaiblissent progressivement. Parfois, elles reviennent (pas à chaque fois) et elles s’affaiblissent progressivement. Quand on se désintéresse de telle ou telle effigie ou représentation, elle ne peut plus se nourrir, et se dissout.

Une autre question ?

Disciple : Je ne comprends pas cette histoire de « sphinx », maître…

Samael Aun Weor : Je ne parle pas de « sphinx », mais d’« effigies ».

Disciple : Maître, on fait de bonnes et de mauvaises images et représentations, n’est-ce pas maître ? Ces bonnes représentations forment-elles aussi des effigies ?

Samael Aun Weor : En effet, elles existent ; il y a des représentations ou des effigies qui peuvent être positives ou négatives, mais ce ne sont que de simples formes mentales. Quand on apprend à vivre d’instant en instant, la possibilité de créer de telles formes se termine, se termine ; mais si l’on ne vit que dans le temps, les effigies finissent par se créer aussi, continuellement, dans le temps.

Disciple : Ces effigies (maître), les positives devraient aussi être éliminées ?

Samael Aun Weor : Tous deux ne sont que des figures éphémères, vaniteuses, « mayavique », qui n’ont pas de vraie réalité, et il vaut mieux donc les désintégrer.

Disciple : Alors, décidément, les effigies négatives sont celles qui nous font le plus de mal ?

Samael Aun Weor : Évidemment c’est comme ça, ce sont elles qui nous font le plus de mal. Mais il peut arriver qu’une effigie positive, disons d’un bon ami, soit altérée en ayant « entendu », par exemple, un commérage à son sujet ; puis, une fois cette effigie altérée, elle nous attaque violemment, car elle prend la nouvelle forme que nous lui donnons, et bien sûr, elle devient une ennemie intérieure qui nous attaque et peut même nous faire du mal.

Disciple : Maître, j’ai compris que la différence entre une effigie, une représentation et l’ego, est-ce l’ego a embouteillé une partie de notre essence intime et la représentation non. C’est correct ?

Samael Aun Weor : C’est exact, dans la représentation il n’y a pas d’essence embouteillée. Dans l’ego il y a bien une essence embouteillée…

Disciple : Vénérable maître, lorsque l’effigie est la conséquence d’un ego, par exemple : la vanité de se croire « bon Gnostique », est-ce une représentation qui peut, par conséquent, embouteiller une partie de l’essence ?

Samael Aun Weor : Eh bien, cela change déjà les choses. Si on a la vanité de se croire un « bon » Gnostique, c’est déjà dû au « Moi » de la vanité. Il n’y a là aucune effigie, il n’y a aucune représentation. Il arrive que, tout simplement, on se sente comme « la mère l’oie », ou « le père de Tarzan » ; c’est tout.

Disciple : La méthode pour éliminer le « Moi » psychologique (plus ou moins), nous l’assimilons jour après jour, par la pratique, maître ; mais faut-il une autre méthode pour enlever les effigies ?

Samael Aun Weor : Eh bien, « similian similius curantur » ; ou cette autre chose qui dit: « comme ce qui est en-haut, ainsi est ce qui est en-bas ». Grâce à la puissance ardente des armes Vulcaines, nous pouvons désintégrer un ego qui est tellement lourd.

Parce qu’il y a des ego de 96 lois, il y en a de 48, 24, et même 12. Il y a aussi des ego de 96 par 1, par 2, par 3, par 4, par 5, par 6, par 7, par 8, par 9 (multiplié), et pourtant on les désagrège par le travail, avec la technique de la forge des Cyclopes, dans la forge flamboyante de Vulcain, combien plus une représentation ! Pour désagréger une représentation, il ne faut pas tant d’efforts : un peu d’attention et un seul travail que l’on fait dans la « forge ».

Disciple : La compréhension en elle-même suffit-elle ?

Samael Aun Weor : C’est cela ! Je n’ai pas eu besoin de plus d’un seul travail avec « l’épée flamboyante » pour désintégrer cette effigie, qui avait son prototype dans une salle de cinéma.

Disciple : Que faisons-nous de ces effigies que nous avons depuis l’enfance ? Qu’ils l’ont depuis un an, et soudain, elles reviennent à la mémoire, et l’on se souvient du « mieux dit » ; on revient et on voit ces choses qu’on a vues il y a dix ans…

Samael Aun Weor : Eh bien, il semble que vous confondiez les bandes teleoginooras avec des représentations…

Disciple : Non, je dis, une représentation qu’on a faite il y a bien des années… On a vu, par exemple, un film (quand on était petit) et cette image est restée gravée en soi…

Samael Aun Weor : Et bien ! Si oui, alors vous le savez déjà : la procédure est la même, c’est la même qui sert à détruire l’ego. Il ne faut pas tant de travail pour pouvoir désintégrer une représentation ; se transforme en poussière en quelques secondes…

Disciple : Vénérable maître, en conséquence de quoi forme-t-on des représentations ? À cause de ses agrégats psychiques ? Est-ce que cela a quelque chose à voir avec l’état de notre mental, ou que nous n’avons pas de mental créé ? Ou peut-être en conséquence de l’organe Kundabuffer ? Pourquoi crée-t-on des représentations ?

Samael Aun Weor : Eh bien, alors, en raison des sens. Car il est clair que les formes pénètrent par les sens et atteignent le mental, et là elles se déposent sous forme de représentations.

Un bouddha, par exemple, est une créature qui n’a pas de représentations, c’est pourquoi il est un bouddha, car il ne porte pas de représentations dans le mental, ni positives ni négatives. C’est pourquoi il est bouddha, il est intégral, unitotal, illuminé ; il a, disons, développé en lui la lumière incréée, il l’a auto-réalisée en lui.

Disciple : Vénérable maître, vous avez dit qu’il y a des représentations positives et négatives. Je demande : par exemple, si on connaît une personne qui est malade, et qu’une qui est déjà en bonne santé, en parfaite santé, la visualise, cela nous oblige-t-il à créer des effigies et en quoi cela nous influence-t-il ?

Samael Aun Weor : Eh bien, cette représentation qui est utilisée pour que cette personne guérisse est une représentation positive ; mais, après l’avoir utilisé pour guérir cette personne, il faut la désintégrer, sinon elle reste là à déranger le mental.

Disciple : Vénérable maître, les représentations ont-elles quelque chose à voir avec l’imagination mécanique ?

Samael Aun Weor : Lorsque les représentations surgissent mécaniquement, il est évident qu’elles sont liées à l’imagination mécanique ; mais, quand elles surgissent intentionnellement (comme dans le cas cité ici, par la sœur), alors sans aucun doute c’est l’imagination consciente ; qui a participé à façonner cette représentation.

Disciple : Nous avons parlé, vénérable maître, des représentations que nous pouvons faire des autres ; mais, réellement, pouvons-nous aussi créer des représentations de nous-mêmes ?

Samael Aun Weor : On peut créer autant de représentations que l’on veut. Alexandra David Neel a créé la représentation d’un moine Tibétain. Six mois plus tard, elle a passé du temps pour pouvoir désintégrer cette effigie, car elle était déjà dangereuse. Ainsi, quelqu’un avec son mental peut faire ce qu’il veut.

Disciple : Vénérable maître, pourriez-vous me donner un exemple de représentation que nous pourrions créer nous-mêmes ?

Samael Aun Weor : Eh bien, si vous vous imaginez, eh bien, un surhumain (disons), alors bien sûr si vous vous imaginez déjà un surhumain, plein de puissance, de majesté, vous vous faites une représentation positive (ou pleine de fierté ou tout ce que vous voulez). Mais des représentations négatives peuvent aussi être créées. On peut créer avec son mental, des représentations positives ou négatives. C’est clair!

Disciple : Maître, les incubes et les succubes sont-ils une variété d’effigies ?

Samael Aun Weor : Eh bien, on dit que de tels incubes et succubes sont une variété d’effigies. Ce sont des représentations ; c’est clair. Mais j’irais plus loin, en réfléchissant ici avec vous ce soir…

J’ai étudié à fond les « élémentaux » de Frantz Hartmann. Il assure que si une personne, par exemple, dépense son sperme sacré, par la masturbation, des images érotiques et lubriques respectives, il crée, s’il est un homme, une représentation féminine, c’est-à-dire une succube (femelle), mais, si c’est une femme qui fait de même, elle crée un incube (qui est de nature masculine).

Ceux-ci sont transparents comme du verre, a-t-on dit. Ils causent de grands dégâts car ils continuent à se nourrir du corps vital de leurs géniteurs.

On dit : « des représentations ! » Mais nous allons analyser ces choses en profondeur, seront-elles des représentations ou non ? Je pense simplement que ces incubes et succubes (déjà analysant la question et sortant du texte de Frantz Hartmann), sont des agrégats psychiques créés à volonté par le vice de leur géniteur.

On pourrait donc les appeler : « agrégats incubes » et « agrégats succubes » dans la psyché humaine (c’est tout), puisqu’ils volent une partie de la conscience de leur géniteur, ou de leurs géniteurs. Ce ne sont donc pas de simples représentations…

Voyons sœur

Disciple : Vénérable maître, les incubes et les succubes nécessitent-ils donc une forme spéciale de destruction, une technique spéciale ?…

Samael Aun Weor : Eh bien, j’ai réfléchi maintenant, et je vois la nécessité de les désintégrer, tout comme n’importe quel autre agrégat se désintègre…

Disciple : Sont-ils des agrégats ?

Samael Aun Weor : Oui, créé par ceux qui ont un tel vice !

Disciple : Alors, est-ce qu’un nettoyage par fumigation nous aiderait avec cela [comme la sauge, la rue, etc.] ?

Samael Aun Weor : Le nettoyage par fumigation n’en vaut pas la peine là ! Là, la seule chose qui vaille est la lance, et un travail ferme avec le Mère Divine Kundalini dans la forge des cyclopes ! Il n’y a pas de nettoyage par fumigation pour les agrégats psychiques, ceux-ci ne sont pas éliminés par le nettoyage par fumigation.

Une autre question ? Voyons, demandez ma sœur.

Disciple : Vénérable maître, j’avais compris que les incubes et les succubes, avec un peu de « poudre de soufre » placée sur la plante des pieds se désagrègent.

Samael Aun Weor : Eh bien, jusqu’à présent, c’est ce que je pensais. Et maintenant je regrette de l’avoir cru ; maintenant je me rends compte que ce sont des agrégats psychiques inhumains, qu’il faut réduire en poussière, comme tout autre agrégat comme l’égoïsme, comme la haine, la violence, etc. C’est la crue réalité des faits ! Et que M. Franz Hartmann me pardonne alors d’avoir contredit son texte : « les élémentaux ». Nous avons changé d’avis à ce sujet ; l’expérience nous dit la bonne chose.

Disciple : Vénérable maître, dans votre livre « Les Trois Montagnes », vous nous dites que tant que l’individu ou la personne a le mental, même s’il en a fini avec l’ego (de la psychologie), il peut retomber. C’est quelque chose que nous n’avons pas compris ; c’est pourquoi nous posons la question.

Samael Aun Weor : Eh bien, ne pensez pas que c’est bizarre. Il est évident que si un bouddha a désintégré son ego, mais que ce bouddha, par exemple, tombe dans le vice de la fornication, de l’adultère, s’il renverse la coupe d’Hermès, simplement, l’ego surgit à nouveau en lui ; il ressuscite. Mais ce n’est pas un « nouvel ego », il est « vieux » ; et il renaît de ses propres cendres, tel le phénix de la mythologie.

Disciple : Oui, mais la question est : étant déjà mort, pourquoi retombe-t-il ? Vénérable ? Si le bouddha est déjà mort en lui-même, pourquoi retombe-t-il dans la fornication ?

Samael Aun Weor : Parce que vous avez le droit ! Il peut faire de sa vie ce qu’il veut : s’il veut tomber, il tombe ; s’il lui vient l’idée de descendre, eh bien, il descend (c’est son truc) ; eh bien, nous avons la pleine liberté pour tout : il y a la liberté de travailler, la liberté de vivre, la liberté de souffrir et de pleurer, et pour tout, et pour tout il y a la liberté dans la vie…

Tout cette armée d’Elohim créateur, ne sont-ils pas tombés en Lémurie ? Ou nous sommes tombés !… (Parce que moi aussi je suis descendu en Lémurie). Et pourquoi l’avons-nous fait ? Eh bien, je l’ai fait parce que d’autres l’ont fait ; eh bien c’est une réponse très idiote, vraiment, entre la « boule » on a descendu tous les anciens pitris de la Terre-Lune ; même le vieux Neptune, eh bien, est également tombé. Mais après on se lève ; qu’il fallait beaucoup pleurer, crier, pour pouvoir se lever ? C’est vrai ! Mais à ce moment-là, nous sommes descendus…

Quelque chose de très intéressant me vient à l’esprit en ce moment : un jour, étant au bord de la mer, il m’est venu à l’esprit d’investiguer sur le sexe dans la Lémurie. J’ai demandé à mon Père, qui est en secret, de me donner la permission de faire la recherche, dans la Lémurie, et la permission a été accordée.

J’ai pénétré ce qu’on appelle les « archives akashiques » de la nature. Déjà parmi ces « fichiers akashiques », il ne m’était pas difficile d’invoquer, par exemple, un groupe d’amis que j’avais rencontrés en Lémurie. « Qu’ils viennent ici, dis-je, cette famille de Lémuriens. »

Une telle famille s’est élevée (un groupe de géants) ; leurs corps étaient si grands que leur taille ne rentrerait pas ici dans cette pièce (leur tête dépasserait du plafond et autre chose). Ils étaient habillés dans le style Lémurien, vêtus de leurs robes de l’époque et de leurs manteaux et de leurs étranges chapeaux de métal, etc., etc.

Les dits géants, sur mon ordre ils se sont assis ; j’ai demandé à l’un d’entre eux ou à tous, « Qui est le chef de tous ici ? ».

L’un d’eux, le chef de famille, a dit : « c’est moi ».

« Très bien, allez-vous me répondre comment vous vous êtes reproduits en Lémurie, à votre époque, avez-vous renversé ou n’avez-vous pas renversé la coupe d’Hermès Trismégiste ? »

Réponse : « Oui, nous le renversions ».

« Mais c’est un crime, messieurs, c’est un tabou ou un péché ! ».

« Nous l’avons fait avec beaucoup de respect. Et nous n’avions des relations sexuelles que lorsque nous voulions engendrer un enfant, et rien de plus ; et avec un profond respect… »

« Mais, vous avez mal agi, car vous avez renversé la coupe d’Hermès. Vous êtes de la septième sous-race Lémurienne, et par conséquent, vous étiez déjà tombés, tachés. Mais, vos ancêtres, la troisième sous-race Lémurienne, se sont reproduits par le pouvoir de la kriya shakti, et je vais vous le prouver.

J’ai fait une autre grande invocation. J’invoquai alors un autre ami de la troisième sous-race Lémurienne ; ainsi, un vénérable vieux Lémurien est arrivé, d’environ quatre mètres de haut (un géant complet), mais c’est ainsi. Il avait sur la tête, non seulement un manteau, mais une multitude de chapeaux de différentes nationalités.

Je lui ai dit : « Pourquoi avez-vous ces chapeaux sur la tête ? Ce sont des formes mentales ! Vous vous endormez, je vois que vous êtes tombé ! Dissolvez ces formes mentales ! N’avez-vous pas honte de porter ça ? »

Il se concentra quelques instants et les dissout instantanément, en quelques millisecondes.

J’ai regardé ses yeux et il était un peu comateux, ce qui indique qu’il a actuellement un corps quelque part sur la planète Terre (mais il est tombé en ce moment. Il n’était pas tombé à ce moment-là).

Je lui ai dit : « Eh bien, comment les gens se reproduisaient-ils à votre époque, pendant la troisième sous-race Lémurienne ? Quand les gens n’avaient pas quitté l’Éden, comment vous êtes-vous reproduits ? »

Réponse : « Nous n’avons jamais renversé la coupe d’Hermès. La reproduction était par kriya shakti ; et les rapports se faisaient exclusivement à l’intérieur des temples ».

« Êtes-vous prêt à témoigner de cela ? »

« Oui, je suis d’accord ».

« Vous voyez mes amis, je vous l’ai dit, les deux actes sexuels : celui de celui qui est tombé et celui de celui qui n’est pas tombé ».

« Nous comprenons »…

Nous avons quitté cette pièce. Nous avons vu un grand bâtiment à cinq étages, représentant les cinq races qui ont existé dans le monde, c’est-à-dire la race racine Polaire, la race racine Hyperboréenne, la race racine Lémurienne, la race racine Atlante et la race racine Aryenne, en observant la cinquième race, j’ai vu que c’était la plus dégénérée de toutes.

Les tombés de la Lémurie, c’est-à-dire ces Dhyanis tombés, ou Elohim tombés, ou bodhisattvas tombés, anges déchus, de la septième sous-race, qui étaient alors dégénérés, mais leur dégénérescence n’a pas atteint le point (rien de plus) qu’ils ont seulement consenti à avoir des rapports sexuels, ou ils ont commis l’erreur de renverser le sperme sacré, mais ils le faisaient exclusivement lorsqu’ils voulaient engendrer un enfant (et ils étaient déjà considérés comme dégénérés, pour cette raison, ils étaient déjà dégénérés). Les Atlantes, dans la septième sous-race étaient (plus dégénérés)…

Ainsi, il existe deux formes de reproduction : l’une est bestiale, ou animale, renversant le verre d’Hermès ; et l’autre forme de reproduction est la supérieure, celle dans laquelle la coupe d’Hermès n’est pas renversée, alors naissent des enfants sélectionnés, des créatures avec des possibilités de très bon développement spirituel.

Il est donc clair que les possibilités de chute existent toujours lors de la manifestation cosmique. Ce n’est que dans l’Absolu que de telles possibilités cessaient d’exister. Mais le sexe, en soi, n’est jamais négatif (en soi bien sûr), tout dépend de l’usage qu’on en fait.

Dans la mythologie Grecque, on parle clairement d’une trimurti divine : Chaos, Gaia et Éros, Éros étant le Saint-Esprit. Donc Éros est le troisième Logos, la force érotique. Donc ceci, en lui-même, n’est pas négatif ; au contraire, il est nécessaire pour un développement personnel intérieur profond. Il est irremplaçable. Éros, en lui-même, est divin, puisqu’il est le troisième Logos, il est le Saint-Esprit.

La mauvaise chose n’est pas exactement Éros, mais la luxure, et c’est dans la tête. C’est pourquoi il a été dit clairement :

« Le mental (Manas) qui suit les sens débridés, rend l’Âme (Bouddhi) aussi impuissante que le bateau que le vent égare sur les eaux. » (Bhagavadgītā 2:67).

Les pensées morbides génèrent de nouveaux agrégats psychiques ; les effigies morbides nous stimulent sans doute, encore et encore, à la satisfaction de la concupiscence ; et c’est tout!

D’autres questions frères ou sœurs ?

Disciple : …

Samael Aun Weor : Il se trouve que de la même manière que la personnalité humaine pourraient coexister avec des choses et des personnes, ou une photographie et son propriétaire respectif. Ainsi, une effigie mentale est une sorte de photographie vivante de quelque chose ou de quelqu’un, et elle est déposée dans le mental ; c’est cela !

Voyons frère.

Disciple : Maître, nous avons parfaitement compris l’idée des effigies ou de représentations mentales. Celles-ci cessent d’exister au moment même où les choses sont vues en elles-mêmes. Quand il n’y a pas de représentations de quelque chose ou de quelqu’un, c’est parce que nous vivons d’instant en instant. En voyant les choses en elles-mêmes, eh bien, une représentation ne se fait plus, car nous sommes éveillés…

Samael Aun Weor : C’est donc l’importance d’apprendre à vivre selon la philosophie du moment : toujours d’instant en instant, de moment en moment. Ainsi nous ne créons pas d’effigies ; c’est le meilleur !

Disciple : Mais alors le travail ?… Là est la question, maître, il faut être éveillé d’instant en instant pour que des images ou des représentations des choses ne se créent pas… Cela nous est presque impossible (vivre d’instant moment), soit à cause des agrégats, soit à cause des images que nous avons déjà construites. Sans doute, le travail est beaucoup plus ardu, maintenant qu’on sait cela des images ; il faut maintenant éliminer l’ego et éliminer les effigies. C’est presque impossible, maître !

Samael Aun Weor : Mais ce n’est pas si impossible ! Si l’on apprend à vivre selon la philosophie de l’instantanéité : toujours d’instant en instant. Nous ne créons pas cela ; nous ne la créons pas ! Ce n’est pas impossible !; un peu d’entraînement suffit ; et c’est tout!

Disciple : Vénérable maître, une question : l’essence, hors du corps, des affections, des désirs, verrait ce monde d’une manière très différente (elle le verrait tel qu’il est). Mais, déjà l’essence à l’intérieur de ce corps physique, ne verrait-elle pas les choses à travers des représentations, déjà d’une manière plus compliquée, d’une manière plus conditionnée ?

Samael Aun Weor : Non, on les verrait dans la crue réalité. Parce que si quelqu’un, par exemple, grâce au samadhi parvient à vivre dans ce monde de l’Atman, dans cette région de lumière, dans laquelle Atman s’exprime avec toute sa puissance, on découvre que tout y est mathématique ; on voit la nature telle qu’elle est……qui est exactement telle qu’elle est et pas autrement. Parce qu’une chose est la photo d’une chose et une autre chose est la chose en soi.

C’est une chose de voir un tableau de la nature, tel qu’il est, et une autre chose de voir la photographie de ce tableau de la nature. Dans ce cas, la photographie est la représentation de cette peinture de la nature.

Disciple : En d’autres termes, qu’une personne qui est morte en elle-même, même si elle a ce véhicule physique, à travers lui (qui est la fenêtre par laquelle elle regarde sur ce monde physique), va-t-elle voir les choses telles qu’elles sont ?

Samael Aun Weor : Tels qu’elles sont ! Mais il faut distinguer les choses des « choses en soi ». Cela a déjà été très bien établi par M. Emmanuel Kant, le philosophe de Königsberg, dans la « critique de la raison pure ».

Disciple : Vénérable maître, en ne transformant pas les impressions, formons-nous de nouveaux agrégats psychiques, et en vivant selon la philosophie de l’instantanéité, ne permettons-nous pas aux représentations de pénétrer nos mentals ?

Samael Aun Weor : Quand on vit selon la philosophie du moment, il est clair qu’on ne fait pas de représentations, parce qu’on vit d’instant en instant ; cela est évident !

Alors, il vaut mieux dissoudre les agrégats psychiques, et apprendre à vivre d’instant en instant. En éliminant les agrégats psychiques, on apprend à vivre d’instant en instant.

Tenez compte du fait que les agrégats psychiques sont le temps ; le « Moi » est le temps, c’est un livre de plusieurs volumes. Mais si nous désintégrons le « Moi », nous désintégrerons le temps. Et il est évident que nous apprendrons à vivre d’instant en instant.

Ainsi, l’apprentissage de la vie se fait peu à peu, au fur et à mesure qu’on élimine les agrégats psychiques, c’est-à-dire au fur et à mesure qu’on élimine le temps ; comme on élimine l’ego.

On nous a dit qu’Heropass est le pire des tyrans, et c’est vrai ; Heropass est le temps, et le temps en nous est l’ego ; quand on a dissous l’ego on a détruit Heropass, alors le temps n’existe plus, on apprend à vivre comme cela, de seconde en seconde.

Disciple : Maître, recommanderiez-vous une représentation afin d’éliminer l’ego ?

Samael Aun Weor : Eh bien, cela s’avère être, disons, une contradiction de bon sens. Ce serait comme démarrer une voiture en appliquant les freins, évidemment la voiture ne fonctionnerait pas. Utiliser une représentation pour dissoudre l’ego c’est comme… Cela ne marche pas, concrètement : cela ne marche pas parce qu’aucune représentation ne travaille à dissoudre l’ego ; pour dissoudre l’ego la seule chose qui fonctionne est le travail fructueux dans la forge des cyclopes.

Disciple : Maître, pour voir les choses en elles-mêmes, nous y parvenons dans la mesure où nous mourons (ainsi nous l’avons entendu, de sa personne). Pour voir l’ego en lui-même, pas une représentation de l’ego, pas un ego inexistant, imaginaire, non, mais comme l’ego c’est-à-dire que nous avons besoin de le voir, de le voir en lui-même, c’est-à-dire de le voir dans un moment momentané ; le voir (avec ce sens supérieur, avec cette émotion supérieure), avec l’imagination supérieure qui nous permet d’en faire l’expérience. C’est le seul moyen pour que cet ego puisse vraiment mourir, car la pratique de la mort du « Moi » devient stérile, au moment même où l’on ne voit pas l’ego tel qu’il est, mais nous faisons plutôt une représentation de l’ego.

Samael Aun Weor : Eh bien, c’est simplement, disons, un jeu du mental, car en vérité, nous ne pouvions pas voir l’ego, en lui-même, si le sens de l’auto-observation psychologique n’a pas été développé. Ce n’est qu’en développant un tel sens qu’il est possible de voir l’ego.

Pour voir l’ego comme représentation serait tomber dans un cercle vicieux, une forme d’auto-illusion.

Ce qui nous intéresse, c’est de dissoudre ce que nous ressentons, ce qui pense en nous à un instant donné, ce qui à un instant, en nous, offense autrui, ce qui à un instant ressent la luxure, ce qui dans notre chair nous brûle dans un instant de lascivité, c’est cela qu’il faut désintégrer. Nous devons être pratiques.

Il ne s’agit pas de former des représentations d’ego, mais de s’auto-observer psychologiquement et de le désintégrer.

Disciple : Vénérable maître, touchant au sens de l’auto-observation, cela a-t-il un rapport direct avec les centres supérieurs de la machine organique ?

Samael Aun Weor : Eh bien, évidemment, les centres supérieurs de la machine humaine elle-même sont déjà faussés, précisément à cause de l’éducation reçue. Alors, il va falloir purger ces centres de la machine humaine, et c’est précisément pourquoi le travail de l’auto-réalisation intime de l’Être est si difficile.

Il y a deux choses qui nous font du mal, qui empêchent l’auto-réalisation de quelqu’un. Je veux parler, précisément, de la fausse éducation reçue (comme je vous l’ai déjà dit) pendant l’âge préparatoire, et de l’hérédité.

Notre père terrestre, notre mère terrestre, avaient certaines habitudes, certaines coutumes (fausses, ou pas fausses, mais ils en avaient). Eux, à leur tour, les avaient, car l’héritage était porté par les gènes, ils l’avaient hérité de nos grands-parents. Nos grands-parents avaient les mêmes coutumes parce qu’ils les avaient héritées de nos arrière-grands-parents, etc.

Si bien que dans l’héritage que nous portons dans nos gènes, il y a une tendance à répéter certaines erreurs de nos ancêtres ; et ils sont tellement ancrés en nous que nous n’en sommes même pas conscients. Alors cela et la terrible éducation négative (reçue pendant l’âge préparatoire), sont un obstacle à l’auto-libération de l’Être.

Disciple : Vénérable maître, nous qui voulons travailler à mourir en nous-mêmes aimerions savoir : est-ce que les effigies mentales sont exclusivement mentales, ou y a-t-il aussi des effigies émotionnelles (provoquées par une crise émotionnelle), ou y a-t-il des effigies instinctives ? Existe-t-il des effigies sexuelles, ou sont-elles exclusivement mentales ?

Samael Aun Weor : Toutes les effigies sont mentales, car étant (après tout), eh bien, du monde du mental, le mental est le mental et l’Être est l’Être.

Le monde astral lui-même n’est rien d’autre que du mental condensé, et le monde physique n’est que mental condensé. Alors, il faut penser que les effigies sont mentales ; c’est évident !

Disciple : Maître, il ne faut pas seulement observer les moments où celles-ci manifestent le « Moi », mais aussi ces manifestations négatives de la pensée. Lorsque nous écoutons quelqu’un (par exemple, vous, maître), et en nous, à ce moment-là, une pensée négative passe, à ce moment-là, que fait-on, écouter le maître (ou comment on s’observe) ou comprendre la manifestation négative que l’on a, que faut-il faire ?

Samael Aun Weor : Eh bien, si vous faites bien attention, ces représentations négatives ne viennent pas ; mais si vous n’avez pas toute votre attention, quand vous écoutez, eh bien, d’autres choses vous viennent au mental : des pensées négatives, des inquiétudes, des souvenirs.

Si l’on est pleinement concentré d’une manière naturelle et spontanée, il n’y a aucune possibilité que ce genre de pensées surgissent, dont vous parlez…

Disciple : Eh bien, mais que se passerait-il si elles venaient ? Ce qu’on ne sait pas…

Samael Aun Weor : Eh bien, si elles apparaissent, c’est parce que vous n’êtes pas complètement concentré. Donc, il faut faire plus attention.

Une autre question ?

Disciple : Comment peut-on savoir, si l’on travaille avec l’imagination, qu’on ne forme pas d’effigies ou d’images positives ; comment sait-on qu’on ne forme pas d’effigies mentales ?

Samael Aun Weor : Eh bien, celui qui dort dort, que saura-t-il ? Vous devez vous éveiller et alors vous saurez ! C’est la crue réalité des faits ! Un dormeur dort, que saura-t-il ? Il faut s’éveiller !…

Voyons frère.

Disciple : Vénérable maître, parlant d’impressions et les rapportant au « raffinement du commandement de Rome », lorsqu’une personne pratique l’alchimie, ou la transmutation, et s’identifie aux sentiments, en tant que produit de ce programme que les corps ont, le magnétisme, ces impressions se cristallisent-elles dans les « Moi » ?

Samael Aun Weor : Eh bien oui, ils peuvent cristalliser des impressions négatives sous la forme de « Moi ». Donc, à l’intérieur de nous, il y a beaucoup à explorer, et c’est important de le savoir.

Eh bien, si vous pouviez, un instant, désembouteiller l’essence, vous pourriez alors voir que ces douze ordres qui existent dans l’univers (dont l’ordre du Lion, du lion), ils n’ont pas d’ego, ils ne portent pas non plus de formes mentales ou d’effigies à l’intérieur. Ce sont des créatures qui vivent d’instant en instant, et n’ont jamais le mauvais goût de créer des effigies mentales. Pensons à tout cela…

Eh bien, frères et sœurs, je pense que la conférence, pour l’instant, jusqu’ici, est bonne.

Paix Invérentielle

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