Écrit par : Samael Aun Weor   Catégorie : Conférences de Samael Aun Weor

Michel-Ange Création d’Adam

Nous allons commencer notre cours ce soir afin de préparer l’environnement ; par la suite nous ferons quelques guérisons, et plus tard, l’onction Gnostique.

Tout d’abord, je crois qu’il faut changer, qu’il faut sortir de cet état dans lequel on se trouve, qu’une transformation totale et définitive s’impose d’urgence.

Sans aucun doute, aucun changement n’est traité sans un choc particulier.

Les Sept Notes de l’Octave

Évidemment, les sept notes (Do, Re, Mi, Fa, Sol, La, Si), sont liées à tous les événements de la vie.

Do, Re, Mi impliquent en fait une série d’événements… Mais, remarquez qu’entre Mi et Fa, il y a bien une pause : c’est évident… Donc, Fa, Sol, La, sont les notes suivantes. Entre le La et le Si, il y a une autre pause…

Si on entend dans la vie réaliser un programme, un projet, il faudra forcément commencer par la note Do, continuer par le Re, et arriver à la note Mi.

Quand on arrive à cette partie, on a des difficultés, des inconvénients, car il y a une pause entre la note Mi et la note Fa. A ce stade, le courant du son tend à revenir au point de départ initial ; et comme conséquence ou corollaire, il est normal que l’effort initial décroisse, que le projet lancé chavire. Mais, si l’on lance un nouvel effort pour franchir la « pause » (la pause qui va de la note Mi à Fa), il est évident, il est normal qu’elle reste en ligne droite, et remonte même l’impulsion initiale, et l’entreprise réussira.

En continuant avec tout cela, nous verrons que les notes Fa, Sol, La viennent plus tard. Mais, entre la note La et la note Si, il y a une nouvelle pause. Si l’impulsion d’origine n’est pas renforcée, le courant sonore reviendra au point de départ d’origine et l’entreprise, ou le projet, ou l’entreprise échouera.

Ainsi, cette question des sept notes de la gamme musicale est très importante. Cette question du courant de son est redoutable : il faut donner un choc au son entre les notes Mi et Fa, et un autre entre les notes La et Si. Il faut toujours un choc qui permette à un projet de continuer, qui permette un changement, une transformation.

Si un enfant naît, s’il vient au monde, le premier choc qu’il reçoit est celui de l’air qu’il inspire, qu’il reçoit ; en aspirant l’air, en recevant de l’oxygène pour la première fois, l’enfant vit. Donc, nous avons besoin de ce simple choc physique pour exister.

Il est également vrai que, par exemple, au lieu de respirer de l’oxygène, de l’hydrogène, etc., si nous devions respirer, par exemple, du monoxyde de carbone, un autre choc se produirait, mais il ne serait pas bien accueilli par le corps : le corps le rejetterait, il n’accepterait pas que le choc et la mort viendraient.

Quant à notre civilisation moderne tant vantée, il se trouve qu’elle a besoin d’un choc pour ne pas mourir, pour ne pas être détruite ; ce choc ne pourrait passer que par une autre civilisation, et immensément supérieure à la nôtre ; ce n’est qu’alors que cette civilisation pourrait continuer.

Il faudrait inventer le type de choc à donner à cette civilisation mourante, mais ce type de choc qui permette à cette civilisation de se transformer et de continuer à exister n’a pas été inventé. Évidemment, cette civilisation devra donc mourir faute de ce choc ; c’est clair…

Allant plus loin, nous devrons regarder l’être humain à la lumière de la « Genèse » ; ce n’est qu’ainsi que nous pourrions comprendre quel genre de chocs nous conduirait à l’auto-réalisation intime de l’Être.

La Genèse et l’Être Humain

Que nous dit la Genèse ? Elle nous dit que :

« Au commencement Elohim créa les cieux et la terre »…

Les « ignorants érudits » supposent que cela se réfère exclusivement aux cieux macrocosmiques, et à la Terre purement physique, à la Terre sur laquelle nous vivons. Je ne nie pas que la Genèse se réfère également à ces questions, entre autres choses. Mais, la Genèse fait spécifiquement référence, de manière concrète également, à l’humanoïde microcosmique.

Les cieux sont les états de conscience à l’intérieur de nous-mêmes, à l’intérieur de l’humanoïde lui-même, les niveaux supérieurs de l’Être. Quant à la « Terre » (HaAretz הארץ), c’est le corps physique de tout humanoïde, la Terre philosophale, citée par les alchimistes médiévaux… la Terre philosophale (que l’on appelle aussi le sol, HaAdamah האדמה en Hébreu)…

Donc, « Au commencement Elohim créa les cieux » (les états supérieurs de conscience de tout humanoïde) et « la Terre (HaAretz הארץ) », notre physicalité, (qui est aussi appelée le sol, HaAdamah האדמה, en Hébreu).

Puis la Genèse ajoute :

« Et la Terre était sans forme et vide ; et les ténèbres étaient sur la surface de l’abîme. Et l’Esprit d’Elohim se déplaça sur la surface des eaux. »

Ici, la Terre étant « sans forme et vide » est une allusion à l’humanoïde ignorant, au « bipède à trois cerveaux » ou « à trois centres », appelé à tort « humain ». En d’autres termes, la « Terre sans forme et vide » est l’animal intellectuel, dont le mental est dans le désordre le plus complet, dont le mental est le vrai chaos ; dont le mental ne croit qu’en ce que les cinq sens l’informent ; qui vit dans le monde des passions animales ; qui ne sait rien de la réalité, de l’ésotérisme ; qui est absolument ignorant, qui n’a jamais reçu un rayon de lumière pour éclairer son mental (ainsi, les ténèbres sont sur la surface de sa subconscience, l’abîme), etc.

Ainsi, l’humanoïde commun est une « Terre, sans forme et vide » ; c’est l’humanoïde du marché, l’humanoïde de la place publique, « l’homme vulgaire de la Terre », cité dans notre rituel Gnostique du second degré, etc. C’est le type sensuel et grossier, c’est-à-dire la moyenne de la vie humanoïde. Ainsi, « la Terre sans forme et vide », est l’humanoïde moyen ; la vie moyenne de tous les millions d’êtres humains ou mieux dit, « humanoïdes » vivant actuellement dans le monde…

Mais comment sortir de cet état ? Imaginons un instant que nous escaladions une tour pour voir les multitudes humanoïdes, comment pouvons-nous faire sortir ces multitudes de l’état dans lequel elles se trouvent ? Il ne fait aucun doute que chacun de ces gens (qui composent en général les multitudes), est une « Terre, sans forme et vide »… c’est évident. Mais que faire ?

Cela demanderait un choc spécial ; alors seulement pourrait-il y avoir un changement, si un tel choc était possible…

Lumière et Ténèbres

La Genèse déclare qu’Elohim crééa la lumière :

« Et Elohim dit : Que la lumière soit ! et la lumière fut. Et Elohim vit que la lumière était bonne : et Elohim sépara la lumière des ténèbres.

À quelles ténèbres la Genèse fait-elle référence ? Eh bien, au ténèbres qui est à l’intérieur de soi, dans cette Terre philosophale. Mais de quel genre de ténèbres s’agit-il ? Eh bien, ces ténèbres (sont à la surface de l’abîme et) constituent les agrégats psychiques inhumains qui personnifient nos défauts psychologiques : colère, cupidité, luxure, envie, orgueil, paresse, gourmandise, etc., etc., etc…

Eh bien, je n’ai mentionné que les sept péchés capitaux ; ceux-ci sont multipliés par sept autres et autant encore, et encore, et ils sont légion. Réfléchissons à ce que sont les agrégats psychiques ; Virgile, le poète de Mantoue, a dit :

« Non, même si j’avais cent bouches, cent langues et gorges d’airain, inspirées par des poumons de fer, je ne pourrais pas décrire la moitié de ceux que mes crimes horribles décrivent, ni la moitié des châtiments que ces crimes ont rencontrés. » —L’Enéide

Les agrégats psychiques, en eux-mêmes, constituent les ténèbres que nous portons en nous. « Séparer la lumière des ténèbres » est quelque chose de formidable, car cette lumière est la conscience superlative de l’Être. Arracher la lumière des ténèbres, c’est désembouteiller la conscience, l’extraire de chaque agrégat psychique inhumain. En fait, implique de terribles sur-efforts qu’il faut faire sur soi et en soi, ici et maintenant.

« Arracher la lumière des ténèbres » signifie détruire tous ces réceptacles dans lesquels l’essence, c’est-à-dire la lumière, est placée. C’est désintégrer ces agrégats, les pulvériser, pour que la lumière essentielle devienne libre ; c’est ce que l’on entend par « séparer la lumière des ténèbres »…

« Et Elohim appela la lumière jour et les ténèbres – de l’ignorance et de l’erreur – il l’appela nuit »…

Il faut connaître pour comprendre cela, pour saisir cela ; Je pense que les frères et sœurs y réfléchissent déjà…

Les Eaux de la Genèse

[Le Firmament, Hébreu רקיע Rakia, de la racine Raka רקע (étaler) une surface séparant les différents niveaux du ciel.]

Continuant ainsi, la Genèse déclare :

« Et Elohim dit : Qu’il y ait un firmament (רקיע Rakia) au milieu des eaux, et qu’il sépare les eaux des eaux. »

Ainsi, nous voyons ici comment le créateur (ou le Elohim) sépare les eaux supérieures des eaux inférieures ; cela appartient déjà au champ même de l’alchimie.

« Ainsi dit יהוה, ton rédempteur, et celui qui t’a formé dès l’utérus, je suis יהוה qui fait toutes choses; qui étend (Natah נטה) les cieux seuls ; qui répand à l’étranger (raka רקע) la Terre par moi-même. » – Isaïe 44 : 24

Évidemment, il y a en nous du mercure brut, c’est-à-dire du minéral brut. Lorsque l’Azoth brut ou le minéral brut (qui n’est autre que l’exiohehari) est transmuté, c’est-à-dire le sperme sacré – ou en d’autres termes les sécrétions des glandes endocrines sexuelles – alors l’énergie est obtenue ; l’énergie qui montera au cerveau par leurs canaux respectifs bien connus de l’anatomie occulte.

C’est l’énergie-substance (je comprends qu’on est arrivé à un « monisme » dans lequel énergie et masse ne sont plus différenciées, parce que cette énergie créatrice du Troisième Logos est substance en même temps, une substance qui monte par les canaux spermatiques jusqu’au cerveau), cette substance-énergie, est sans aucun doute l’âme du sperme sacré, de l’exiohehari.

Ce âme métallique du sperme sacré est donc énergie et substance. En tant que substance, nous pourrions l’appeler le « mercure de la philosophie secrète » ; ce n’est pas un mercure sec comme celui des « Moi », ou des agrégats psychiques qui personnifient nos erreurs, non ! C’est un mercure liquide et aqueux.

En regardant ces choses de ce point de vue, on voit comment les eaux mercurielles supérieures se détachent ou se séparent des eaux inférieures. Voyez ici la « division des eaux d’avec les eaux »…

« Et Elohim fit le firmament et sépara les eaux qui étaient sous le firmament d’avec les eaux qui étaient au-dessus du firmament : et il en fut ainsi…. »

Il est clair que ces eaux supérieures sont le mercure, qui doit passer par plusieurs phases avant de devenir digne de recevoir le soufre.

En principe, ces eaux mercurielles sont noires comme du charbon. Plus tard, à partir de grandes sublimations, c’est-à-dire en affinant le « sacrement de l’église de Romae », qui est l’église de l’amour (car « romae » à l’envers se dit « Amore, amour ») en raffinant un tel sacrement, dis-je, on y parvient, et c’est vrai, que l’eau noire devient blanche, et plus tard jaune.

En alchimie il y a des animaux qui allégorisent ces phases du mercure. Mercure est dit noir en principe et est représenté par le corbeau noir ; celui-ci devient alors blanc et est représenté par la colombe blanche ; qui devient alors jaune et est représenté par l’aigle jaune ; et enfin, il est rouge et est représenté par le faisan rouge.

Ainsi, le mercure doit passer par quatre phases : première, noir ; deuxième, blanc ; troisième, jaune ; quatrième, rouge. Et ces phases sont rendues possibles par la sublimation du travail dans la forge des Cyclopes.

Ainsi, vous commencez à comprendre le sacrement de l’église de Romae, et vous le savez déjà puisque vous êtes de la troisième chambre. Il est entendu que les frères et sœurs qui viennent à la troisième chambre sont très préparés ; ceux qui sont déjà passés par l’antichambre, la première chambre, la deuxième chambre, et qui reçoivent déjà ce type d’enseignement supérieur. C’est pourquoi on leur parle de manière symbolique, allégorique, pour voir s’ils sont capables de saisir les enseignements.

Lorsque le mercure a viré au jaune, il reçoit évidemment du soufre. Qu’est-ce que le soufre ? C’est le feu sacré ; le feu doit fertiliser le mercure. Ainsi, en mélangeant le feu avec les courants de mercure, il monte par le canal médullaire spinal, jusqu’au cerveau.

Nous parlons des eaux supérieures. Alors, où laisserons-nous les eaux inférieures ? Elles continuent d’exister… les eaux inférieures, si au début elles étaient noires, ou crasseuses, plus tard elles doivent devenir complètement claires, devenir cristallines, comme du verre liquide, souples, malléables. C’est ce qu’on appelle :

« Et Elohim dit : Que les eaux sous le ciel se rassemblent en un même lieu, et que la terre sèche apparaisse, et il en fut ainsi. Et Elohim appela la Terre sèche… »

La Terre Sèche de la Genèse

Mais qu’est-ce que cette « terre sèche » ? De quelle « terre sèche » parlons-nous ? À quelle « terre sèche » le « livre de la Genèse » fait-il allusion ? Eh bien, la « terre sèche » de la Genèse, ce sont les corps existentiels supérieurs de l’Être ; c’est ce à quoi la Genèse fait allusion en tant que « terre sèche ».

Évidemment, ce mercure ascendant, mêlé au feu sacré ou soufre, porte aussi une certaine quantité de sel (sel sublimé), et il se cristallise en nous, à l’intérieur de nous, selon la loi des octaves.

Le sel, le soufre et le mercure mélangés reçoivent un nom en alchimie, ils sont appelés « Azoth ». Eh bien, cet Azoth, en général, va se cristalliser à l’intérieur de nous selon la loi des octaves. Dans une octave supérieure, il se cristallisera en nous et deviendra le corps astral. Cette cristallisation se vérifie aussi, ou s’effectue, selon la loi du sept, avec la loi de l’éternel Heptaparaparshinock, selon les sept notes de la musique : do, re, mi, fa, sol, la, si.

Dans un second octave le sel, le soufre et le mercure viennent se cristalliser avec ces mêmes notes de la gamme dans le corps mental, ou corps du mental.

Et enfin, une troisième cristallisation vient se matérialiser dans le corps causal ou corps de la volonté consciente. Si quelqu’un possède les corps physique, astral, mental et causal, il peut, à ce titre, recevoir à l’intérieur de lui les principes éthiques, psychiques ou spirituels, qui feront de lui un être humain, à l’image et à la ressemblance de Elohim.

Tous les processus qui sont en alchimie, où il est fait référence à « l’herbe verte, à tout arbre qui porte des fruits », sont internes. Évidemment, l’Arbre de la Connaissance, l’Arbre de la Science du Bien et du Mal, doit porter de tels fruits en nous…

La graine de sagesse doit germer en nous ; les lumières de l’esprit doivent nous éclairer, le soleil spirituel doit nous donner la vie… jusqu’à la fin de tant d’œuvres d’alchimie : éliminant les agrégats psychiques inférieurs, apprivoisant les « poissons » et « animaux » que nous avons à l’intérieur de nous et faisant de nous des rois et des reines, qui les dominent, jusqu’à les détruire à l’intérieur de nous ; afin que l’être humain apparaisse, qui est [Tob Adam טוב מאד] l’Adam אדם fait à l’image et à la ressemblance de Elohim, le sixième jour de la création.

Mais ce [bon, Tob טוב] Adam אדם n’est pas encore; pour un tel motif, (HaAdam Nephesh Chaiah האדם נפש חיה), une âme-vivante humaine, l’humain du sixième jour est seulement fait à l’image et selon la ressemblance de Elohim, mais il n’est pas (HaAdam Nephesh Chaiah האדם נפש חיה) l’âme-vivante Humaine. L’âme-vivante humaine est l’humain du septième jour; c’est bien l’âme-vivante humaine : l’humain qui a été intégré à (Chaiah Binah חיה בינה) la divinité, le surhumain, le maître ressuscité, auquel il est tacitement fait allusion, je précise, dans le livre de la « Genèse ».

Si, pour nous transformer en humains faits à l’image et à la ressemblance de Elohim, il nous faut un choc spécial, qui est celui de la connaissance ésotérique objective ; évidemment, pour devenir des âmes-vivantes humaines, nous aurons besoin d’un troisième choc spécial…

Précisons : pour que l’humanoïde physique existe, il faut un choc physique, c’est-à-dire l’air qui est respiré au moment de la naissance. Pour qu’un humain fait à l’image et à la ressemblance de Elohim existe, il faut un autre choc, qui se définit par ces mots qui disent :

« Et Elohim dit : Que la lumière soit ! et la lumière fut. Et Elohim vit que la lumière était bonne : et Elohim sépara la lumière des ténèbres. »

Les humanoïdes ignorants ont besoin d’un choc spécial, ils ont besoin de quelqu’un pour leur apporter la connaissance, ils ont besoin de quelqu’un pour leur apporter les enseignements, ils ont besoin de recevoir les lumières de l’ésotérisme ; cela produira en eux un choc spécial. Seul ce choc spécial peut les transformer plus tard, peut les transformer, disons, en ce qu’on appelle « l’humain fait à l’image et à la ressemblance de Elohim », le sixième jour.

Ath HaAdam את־האדם

Déjà, le septième jour, les choses changent. Pour devenir une âme-vivante humaine, l’humain du septième jour, il faut un autre choc d’un genre très particulier : un humain du sixième jour, c’est un humain fait à l’image et à la ressemblance de l’éternel, mais pas encore une âme-vivante Humaine. Il faut un troisième choc pour devenir une âme-vivante Humaine.

La Face Cachée de la Lune

Si un humain du sixième jour (fait à l’image et à la ressemblance de l’éternel), veut devenir une âme-vivante Humaine, il doit ressusciter… il ne pourrait pas ressusciter sans un choc particulier. Ainsi, il a besoin de descendre, de descendre dans les mondes infernaux, dans la neuvième sphère, pour désintégrer les démons de sa lune noire.

Je vous ai déjà expliqué à maintes reprises, que notre lune psychologique a deux faces : celle qui se voit et celle qui ne se voit pas. Tout comme la lune physique visible a deux faces, celle qui est vue et celle cachée qui est de l’autre côté. De même, je dois vous dire que la lune psychologique à l’intérieur de nous a deux faces : celle que l’on voit, c’est-à-dire les défauts qui ressortent à l’œil nu ; et celui qui n’est pas vu, l’occulte, le caché.

Beaucoup de saints qui progressaient abondamment, restaient stagnants alors qu’ils croyaient en avoir fini avec leur ego ; oui, ils avaient détruit de nombreux éléments inhumains du côté visible de leur lune psychologique, mais ils n’avaient pas désintégré les éléments inhumains du côté caché de leur lune psychologique.

Ils se sont absorbés dans le nirvana ou mahaparanirvana, convaincus que les éléments indésirables de leur psyché avaient été désintégrés, pulvérisés ; plus tard, ils ont réalisé qu’ils n’avaient pas encore atteint le but… de nombreux éléments indésirables sont restés dans la partie cachée de leur lune psychologique. Ils devaient retourner à leur travail ésotérique.

Ainsi, mes chers frères et sœurs, il est bon de comprendre que tant qu’on n’a pas éliminé les éléments indésirables de sa psyché, évidemment les choses vont mal. Ceux qui pensent que des progrès peuvent être réalisés sans éliminer les éléments indésirables de leur psyché se trompent, ont totalement tort.

L’humain fait à l’image et à la ressemblance de l’éternel Elohim vivant (qui a créé les cieux et tout ce qui s’y trouve, la Terre et tout ce qui existe) doit nécessairement recevoir un choc particulier, s’il veut vraiment devenir une âme-vivante Humaine.

Et ce choc ne serait pas possible s’il ne descendait pas dans la neuvième sphère. Ce choc n’est possible que là-bas; c’est seulement là que vous pouvez recevoir ce choc spécial, et en le recevant, c’est seulement là qu’il sera possible de désintégrer les éléments indésirables qui restent à l’intérieur de lui.

Ce genre de travail lié à la lune noire est appelé en ésotérisme « l’initiation de Judas », c’est-à-dire la passion pour le Seigneur.

Rares sont les êtres humains qui ont atteint de telles hauteurs ; cependant, je me contente de vous montrer le chemin qui mène à la libération finale.

Le Chemin Étoilé

Ce chemin n’est pas pour les imbéciles. Ce n’est pas pour les gens qui sont enfermés, disons, parmi les codes moraux écrits par tant d’« humanoïdes intellectuels ». C’est un chemin difficile; ce chemin est appelé « le chemin étoilé ». Il est nommé ainsi car il est symbolisé par huit étoiles dans le firmament.

Un chemin plein de dangers imprévus, un chemin d’angoisse et de douleur. Nicolas Flamel, l’éminent alchimiste médiéval, a suivi ce chemin. C’est le chemin qui mène à Compostelle…

Il faut comprendre ce que signifie le mot « Compostelle » : « compo » signifie « recevoir » ; « stelle » signifie « stella » ou « étoile », donc « recevoir l’étoile ». Pour devenir une âme-vivante Humaine, il faut recevoir l’étoile à six pointes ; c’est-à-dire le sceau de Salomon. Ceci est également dûment documenté par la tombe de l’initié, qui doit briller.

N’oubliez pas que c’est la Mère Divine Kundalini (Ath את, la Schekinah שכינה) qui élève les sépulcres des initiés. Quand je dis « tombe des initiés », je ne fais pas référence aux tombes physiques mais aux tombes psychologiques, dans lequelle doivent être déposés les restes des « Moi » morts.

Quand la tombe brille, c’est parce qu’il n’y a plus un seul « Moi » à l’intérieur du sépulcre ; alors l’étoile brille. Il faut savoir comprendre cela…

Avec le pèlerin qui se rend à Compostelle, Nicolás Flamel symbolise, entre autres, le Mercure de la philosophie secrète ou l’Apôtre Saint Jacques l’Ancien, ou Jacques le Grand.

Évidemment, les douze apôtres dont parle la Bible ne sont pas seulement douze apôtres historiques, comme le supposent les savants ignorants, non ! Ces douze puissances sont à l’intérieur de notre Être ; ce sont douze parties autonomes et auto-conscientes, et même auto-indépendantes de notre propre Être individuel et particulier.

De ces douze apôtres, le plus intéressant, sans aucun doute, est Santiago l’Ancien ou Jacques le Grand, car Santiago-Jacques représente le mercure de la philosophie secrète, et le mercure est le fondement du grand œuvre. Santiago, ou Jacques, est donc, disons, le patron béni du grand œuvre.

Historiquement, les douze apôtres ont existé, je ne le nie pas, mais ils allégorisent ou symbolisent les douze apôtres que chacun de nous porte à l’intérieur.

Avec cela, je ne veux pas dire que tous ceux qui sont ici présents ont déjà incarné les douze apôtres… Je ne veux pas exagérer. Pour pouvoir incarner les douze, il faut forcément être mort en soi, avoir détruit l’ego animal.

Ces douze puissances ont évidemment été déposées par le sauveur dans le sein de la Mère Divine Kundalini (Ath את, la Schekinah שכינה); de là, ils surgissent jusqu’à la manifestation, ils viennent et entrent dans notre corps physique.

Ne confondez pas les douze puissances avec les douze facultés. Certes, nous avons douze facultés ; c’est-à-dire les cinq sens ordinaires et les sept églises de « l’Apocalypse » de Saint Jean. Ces douze facultés ne sont pas les douze puissances, mais elles se rapportent, d’une manière ou d’une autre, aux douze puissances.

Ainsi, mes chers frères et sœurs, Santiago par exemple, représente le grand œuvre, et, disons, les enseignements liés au grand œuvre viennent du père de toutes les lumières, qui viennent au mental à travers Jacques le Grand, l’apôtre. Mais ne pensons pas au Santiago historique, je le répète, je parle du Santiago particulier, Jacques le Grand à l’intérieur de chacun de nous.

À l’intérieur de nous se trouvent les douze puissances ; il y a aussi les vingt-quatre anciens ; il y a les quatre qui dirigent les quatre éléments, etc., etc., etc. L’Être de chacun de nous apparaît comme une armée d’enfants, de nourrissons ; chacune des parties de l’Être jouit de l’autonomie, de l’auto-conscience, de l’auto-indépendance.

Qu’il faut perfectionner chacune des parties de l’Être… c’est réel, c’est vrai et véridique, mais cela n’est possible qu’en éliminant les éléments subjectifs de la perception. Perfectionner la partie supérieure de l’Être est très difficile ! Celui qui parvient à perfectionner la partie supérieure de son propre Être reçoit le degré d’Ishmesch. Rares sont ceux qui atteignent ces sommets…

Il faut commencer, bien sûr, à créer à l’intérieur de nous l’humain fait à l’image et à la ressemblance de Elohim. Cet humain ne pourrait pas naître sans un choc particulier ; ce choc est la lumière de la Gnose ; c’est le choc de la lumière qui va le sortir de l’état chaotique dans lequel il vit et va le transformer en un humain conscient de lui-même.

Mais, si nous restions là, nous serions dans un mauvais état. Nous devons devenir des surhumains; nous avons besoin de créer, de gagner l’âme-vivante humaine du septième jour à émerger à l’intérieur de nous. Cela demande aussi un choc particulier que les « savants ignorants » ne comprennent pas. Lorsqu’un initié, qui est un humain fait à l’image et à la ressemblance de l’éternel, essaie de devenir une âme-vivante Humaine, il n’est pas compris…

Maintenant, vous allez vous expliquer pourquoi les douze apôtres sont calomniés : les « vertueux » les calomnient, les « prêtres » du temple les calomnient et les « anciens » les calomnient. Qui sont les « vertueux » ? Qui sont les « prêtres » du temple ? Qui sont les « anciens » ? Cela mérite réflexion…

Les « scribes », les intellectuels, ceux qui sont attachés à tant de codes de morale pourris, voilà les fameux « vertueux » qui condamnent les initiés.

Qui sont réellement les « anciens » ? Eh bien, tout simplement, les gens très judicieux, très expérimentés ; ils ne comprennent jamais les initiés.

Enfin, qui sont les « prêtres » ? Des gens de toutes religions, de tous cultes.

Ainsi, les douze saints, les douze puissances, les douze apôtres sont généralement calomniés ; mais ils marchent fermement là où ils doivent marcher. Saint Jacques l’Ancien, le bienheureux patron du grand œuvre, Jacques le Grand est résolument sur le chemin qui mène à Compostelle (je parle dans une langue ésotérique, supérieure, pour ceux qui sont dans la troisième chambre, car je comprends qu’ici aucun ne va être admis qui n’est pas prêt, n’est-ce pas ? Je m’adresse ici à ceux que je pense qu’ils sont prêts, qui sont en troisième chambre).

Alors, mes chers frères et sœurs, vous voyez ces chocs que l’on reçoit, qui sont nécessaires à la transformation, ils sont vitaux…

Il y a un livre, oui, qui peut nous guider tous ; c’est un livre très sage, mais personne ne le comprend. N’importe lequel d’entre vous peut l’acheter sur le marché, il est vendu en tas, mais personne, le tenant dans sa main, personne n’est capable de l’ouvrir. Qui est digne d’ouvrir le livre et d’en briser les sceaux ?

Personne ne le pourrait, ni au ciel ni sur la terre, personne là-bas qui pourrait ouvrir le livre ou briser ses sceaux ; Je fais référence à « l’Apocalypse » de Saint Jean. Personne ne comprend ce livre, grâce à cela ils ne l’ont pas falsifié, sinon il serait déjà un cadavre. Mais, comme personne ne le comprend, ils l’ont laissé en paix. Dans l’ « Apocalypse » de Saint Jean se trouve toute la science du grand œuvre ; cette science est dedans !

Santiago l’Ancien ou Jacques le Grand apparaît alors avec « l’Apocalypse » à la main ; il porte un bâton, dans son chapeau une coquille ; il s’appuie sur son bâton (la verge), de l’autre main il saisit « l’Apocalypse » (enroulé), et dans son chapeau il porte la coquille ; son chapeau est quelque chose de très curieux, il est fait (chose rare), à partir d’une courge citrouille.

Rappelons-nous que, précisément au Moyen Age, de nombreux mystiques avaient de l’eau bénite dans une calebasse, l’eau sacrée, c’est-à-dire le mercure de la philosophie secrète.

L’ « Apocalypse » peut nous guider si nous recevons des enseignements du père de toutes les lumières. Il n’est pas possible de les recevoir autrement que par Santiago l’Ancien, Jacques le Grand. Santiago-Jacques est le mercure de la philosophie secrète, et le mercure doit être préparé dans la forge des Cyclopes, dans le Laboratorium Oratorium du Troisième Logos, là se prépare le mercure avec lequel il faut travailler…

Nous avons besoin d’un mercure soufré, le mercure, le soufre et correctement mélangé avec du sel sublimé.

Revenant au livre de la « Genèse », nous dirons que c’est un livre qu’on ne comprend pas non plus. La Bible commence par la « Genèse » et se termine par l’« Apocalypse ».

Qui comprend le livre de la « Genèse » ? Qui comprend le livre de la Révélation, ou l’« Apocalypse » ? Personne. Il y a des auteurs qui supposent que toute la « Genèse » est exclusivement liée à l’être humain ; n’exagérons pas, n’exagérons pas la note, elle est aussi liée à l’univers…

Quand quelqu’un crée à l’intérieur de lui l’humain fait à l’image et à la ressemblance de Elohim, évidemment que l’on travaille avec la même force avec laquelle Elohim créé le monde; on devient comme un petit champ du monde, à l’intérieur duquel une création doit être faite. C’est là qu’on en vient à savoir comment Elohim a créé le monde. Ainsi, le livre de la « Genèse » s’applique à l’humain macrocosmique, mais de manière symbolique, allégorique.

Nul ne pourrait comprendre le livre de la « Genèse » si l’on n’était pas un alchimiste ; les alchimistes savent qu’il en est ainsi. Par exemple : si, pour créer l’humain fait à l’image et selon la ressemblance de Elohim on a forcément besoin de sel, de soufre et de mercure, pareil, c’est pareil là-haut dans le macrocosme.

De ces entités de l’espace sans fin surgit à l’intérieur de l’archeus composé de sel, de soufre et de mercure et c’est de cet archée qu’émerge une nouvelle unité cosmique, un nouveau système solaire.

Ici-bas, nous devons créer un archeus à l’intérieur de nous-mêmes avec du sel, du soufre et du mercure, afin que cet archeus germe, non pas comme une nouvelle unité cosmique, mais comme un humain fait à l’image et à la ressemblance du créateur.

L’âme-vivante humaine porte les six tridents sur ses cornes ; il est clair que cela nous rappelle le sceau de Salomon, l’étoile à six pointes, l’étoile doit avoir les six tridents sur ses cornes. De même, si celui-ci est un humain auto-réalisé, celui-ci est un humain qui peut fermement établir son Soi dans l’Anklad sacré. Ainsi, mes chers frères et sœurs, c’est la fin de la conférence de ce soir.

Questions et Réponses

Disciple : Maître, pour qu’un humain devienne un trident, un trident-humain, doit-il être déjà plus haut ?

Samael Aun Weor : Qu’un humain devienne un trident ? Non ! C’est que les tridents marquent exactement les degrés de perfection atteints par le raisonnement objectif ; un humain (Podkoolad) n’a que cinq tridents, il est donc fait à l’image et à la ressemblance de l’éternel. Si cinq tridents apparaissent sur ses cornes sur son front, évidemment c’est un humain fait à l’image et à la ressemblance du créateur, mais pas une âme-vivante Humaine. Une âme-vivante humaine (un humain Anklad), je le répète, porte six tridents sur ses cornes.

Nous savons très bien ce qu’est un « trident » : la fourche à trois dents. Eh bien, Lucifer a les cornes, elles sont portées par le Lucifer intérieur que chacun de nous porte en lui. Lucifer est le reflet du Logos. Au début ce Lucifer est le diable, noir comme le charbon. Quand on détruit l’ego, ce Lucifer devient l’archange de la lumière, et en s’intégrant à nous Lucifer fait de nous des archanges. Lucifer gardera aussi ses cornes d’argent (les cornes d’argent des hiérophantes), le nombre de tridents indique leur degré d’avancement.

Disciple : Maître, nous avons appris qu’il y a des maîtres qui entreprennent le chemin de l’Absolu, on nous a aussi dit que tous les anges qui ne sont pas tombés et qui ont fusionné dans l’Absolu sont au-delà de toute compréhension possible, quel genre d’exaltations peut-il y avoir être en eux du sein de l’Ain, l’Absolu? Eh bien, mais il y a des maîtres qui ont atteint la pierre précieuse et l’ont jetée à l’eau une, deux, trois fois. Quels objectifs poursuivent ces maîtres ? Ne suffit-il pas, disons, des exaltations qui se réalisent ensuite dans l’Absolu, ou quelle autre sorte d’exaltation ou de sagesse ce maître, ce patriarche, recherche-t-il ?

Samael Aun Weor : Eh bien, en Inde, on sait que l’initié ou le yogi qui poursuit précisément l’union avec Dieu lui-même, n’a plus rien à chercher, puisqu’il a déjà trouvé Dieu. Mais, s’il veut progresser un peu plus, approfondir en Dieu, si vous voulez approfondir en Dieu (car dieu n’est pas une personne, dieu est le divin), il vous faudra redescendre par rétrogradation; vous devez essayer à nouveau de donner vie à la pierre philosophale et de renaître.

Évidemment, si quelqu’un le fait comme ça, celui-là pénètre plus profondément, parce que c’est allégorisé avec le fameux phénix : un oiseau qui volait et volait autour, et avait une couronne d’or ineffable, ses pattes étaient d’or, son plumage bleu, il vivait des milliers et des milliers et des milliers d’années ; et enfin lasse de vivre, la mythologie raconte qu’il y construisit un nid composé d’encens, de myrrhe, d’aloès, de bois de santal, etc., et qu’il y fut incinérée. Toute la nature fut remplie d’une profonde tristesse en voyant le phénix se transformer en cendres, mais finalement il renaît de ses propres cendres, plus puissant qu’avant, plus majestueux, plus profond. La nature entière le craignait alors et l’adorait…

De même celui qui jette la pierre philosophale dans l’eau cherche quelque chose, il cherche à ressusciter sa propre pierre un peu plus tard, et cela lui coûte beaucoup de peine, beaucoup de sacrifices, beaucoup de souffrances ; il en résultera qu’il donnera vie à une pierre plus puissante, plus divine, la pierre des vertus plus extraordinaires, plus impondérables.

Disciple : Maître, mais on nous a dit qu’il y a des maîtres qui sont allés au-delà du sexe, donc le sexe est interdit. Ne peut-on pas penser qu’il y a dans l’Absolu d’autres sortes d’exaltations ?

Samael Aun Weor : Incontestablement, le chemin qui mène au sein de l’éternel père cosmique commun est le chemin du sexe, il n’y a pas d’autre chemin ; celui qui s’immerge dans le sein de l’éternel père cosmique commun ne retourne plus jamais au sexe ; mais il est très difficile d’être absorbé dans le sein de l’éternel père cosmique commun ; rares sont ceux qui y parviennent. Impossible non, mais très difficile.

Seuls ceux qui s’immergent dans le sein du père cosmique éternel commun sont ceux qui ont frappé à la 13e porte, à l’Ain, au Sat immanifesté ; seuls ceux-là peuvent se permettre de passer au-delà du sexe…

Résumé de la Genèse Gnostique Alchimique

L’humanité actuelle fait sa marche descendante à travers l’arc descendant involutif ; évidemment, lorsque le cycle des existences se termine (qui est toujours 108), on entre dans les entrailles de la terre à travers les cycles du temps. Là on passe par des processus analogues à la bête, végétal, minéral, etc. ; pas sur le plan physique – en tant qu’animaux, végétaux, minéraux – mais dans les enfers atomiques de la nature. C’est la raison pour laquelle les démons prennent la forme de bêtes, etc.

Un individu qui ne se permet que le luxe de se créer un corps astral pour son usage personnel, et devient alors un hasnamuss, en s’adonnant à la magie noire, s’il ne se régénère pas dans de nouvelles existences, il entre directement dans le règne minéral sur le plan physique, afin qu’il puisse retirer ce qu’il a d’hasnamuss. Et, une fois éliminé, il continue dans des corps humanoïdes et en tant qu’humanoïde, même s’il peut arriver qu’il soit envoyé dans les mondes infernaux.

Tous les traîtres ne vont pas directement au neuvième cercle Dantesque ; ce sont des cas particuliers, comme celui évoqué par Dante : l’individu qui invite sa femme, ses enfants et toute sa famille à dîner puis les empoisonne tous avec les desserts. Il endure des milliers et même des millions d’années dans le neuvième cercle Dantesque.

Quatrième dimension : nous avons dit que la quatrième dimension est le temps, c’est la vérité. Il y a trois dimensions dans une table : longueur, largeur et hauteur ; mais il y a une quatrième dimension il y a combien de temps le menuisier a fait la table ? C’est sa quatrième dimension. Or, la quatrième dimension est traitée dans le temps, c’est vrai… De toute façon, il y a une différence entre le temps et la quatrième dimension, tout comme il y a une différence entre le vase qui est sur la table. La quatrième verticale existe en tant que concept géométrique, elle existe en tant que temps, mais dans une existence qui, comme toutes les existences, est relative, car un univers n’est rien d’autre qu’un rêve de Brahma. Or, après l’arrivée de la nuit cosmique, l’univers se termine, il s’évanouit comme des bulles de savon, d’une manière que El Kybalion disait déjà : « tout est et n’est pas en même temps. » La quatrième dimension existe et existera tant que le Mahamanvantara existera.

Que le temps est traité dans la quatrième dimension ? Eh bien, quelque part, il faudrait le traiter, mais cela ne signifie pas que le temps est la quatrième verticale, mais il a une existence relative ; car, comme si on n’arrivait pas à l’heure pour prendre le train, le train vous quitte.

Dans le Soleil Sacré Absolu, l’univers sous une forme complète, intégrale, unitotale a son existence et son intelligence dans le Soleil Sacré Absolu. Or, à mesure que les différents phénomènes de l’univers se cristallisent, ils font naître une variété de temps : par exemple, on voit comment le soleil se lève et se couche, et on dit qu’il s’est levé à 6, et qu’il se couche à 6 et que 12 heures ont passé. Mais où sont ces heures ? Pourraient-elles être analysées en laboratoire ? Elles n’ont aucune réalité; ce sont des concepts subjectifs et une opinion subjective. En effet, le processus de lever et de coucher du soleil sont deux phénomènes. Ces deux processus de lever et de coucher du soleil se produisent d’instant en instant, de moment en moment ; mais nous avons nos chères heures ; c’est un concept du mental, donc le temps n’a pas de réalité objective, et puisqu’il est subjectif,

Beaucoup pensent que la Genèse a été traitée il y a quelques millions d’années… désolé, ce n’est pas le cas. La Genèse est à vivre à travers l’alchimie sexuelle. Les alchimistes doivent travailler en eux-mêmes avec les mêmes lois qu’Elohim a utilisées pour créer l’univers. Ainsi, la Genèse appartient au travail sur soi, ici et maintenant. On dit, par exemple, que :

« Au commencement Elohim créa le ciel et la terre. » – Genèse 1:1

À quelle terre la Genèse fait-elle référence ? Eh bien, à notre terre philosophale, aux corps physiques des alchimistes, ou à la « terre élémentale des sages ».

« Et la terre était sans forme et vide ; et les ténèbres étaient sur la surface de l’abîme. Et l’Esprit d’Elohim se mouvait sur la surface des eaux. » – Genèse 1:2

Cela se rapporte au premier jour de toute création, dans lequel il faut descendre dans les mondes infernaux pour travailler. Au début, notre chaos spermatique est dans les ténèbres ; cette terre philosophale, le corps humain ou système sexuel, est dans un désordre complet. Cependant, l’esprit d’Elohim se meut sur les eaux spermatiques du premier instant.

« Et Elohim dit : Que la lumière soit ! et la lumière fut. Et Elohim vit la lumière, qu’elle était bonne: Et Elohim sépara la lumière des ténèbres. Et Elohim appela la lumière Jour, et les ténèbres il l’appela Nuit. Et le soir et le matin étaient le premier jour. » – Genèse 1:3-5

C’est le premier travail que l’on doit faire en alchimie : séparer la lumière des ténèbres, extraire la lumière des ténèbres. Ensuite, il faut descendre dans l’abîme ; faire de la lumière est très difficile, mais pas impossible.

Séquentiellement :

« Et Elohim dit: Qu’il y ait un firmament au milieu des eaux, et qu’il sépare les eaux des eaux. » – Genèse 1: 6

C’est clair : il faut séparer les eaux supérieures des eaux inférieures. C’est ce qu’on appelle « préparer le mercure des sages », le mercure de la philosophie secrète, puisque nous savons déjà bien que le mercure est l’âme métallique du sperme sacré. Les eaux supérieures doivent être séparées des eaux inférieures.

La Genèse continue :

« Et Elohim fit le firmament et sépara les eaux qui étaient sous le firmament des eaux qui étaient au-dessus du firmament : et il en fut ainsi. Et Elohim appela le firmament Ciel. Et le soir et le matin furent le second jour. » – Genèse 1:7-8

Cela se rapporte à la deuxième partie du travail alchimique du grand œuvre : préparer le mercure de la philosophie secrète à travailler intensément. Cette partie supérieure de ce mercure est appelée « cieux » et la partie inférieure est appelée « terre ».

« Et Elohim dit: Que les eaux sous le ciel se rassemblent en un seul lieu, et que la terre sèche apparaisse: et il en fut ainsi. Et Elohim appela la terre sèche Terre; et le rassemblement des eaux il l’appela mers. Et Elohim vit que cela était bon. » – Genèse 1 : 9-10

C’est un travail difficile, il se rapporte au troisième jour, dans lequel on doit fabriquer son corps astral. Le premier jour est lié au corps physique, le second au vital et le troisième à l’astral.

« Et Elohim dit: Que la terre produise de l’herbe, l’herbe portant de la semence, et l’arbre fruitier portant du fruit selon son espèce, dont la semence est en lui-même, sur la terre: et il en fut ainsi.

Et la terre produisit de l’herbe, et de l’herbe portant de la semence selon son espèce, et l’arbre portant du fruit, dont la semence était en lui-même, selon son espèce. Et Elohim vit que cela était bon. Et le soir et le matin étaient le troisième jour. » – Genèse 1:11-12

C’est la partie correspondant à la perfection du corps astral ; c’est-à-dire que si on l’a fabriqué, cela correspond à la période de conversion du corps astral en un corps d’or pur. Cela a à voir avec la semence, parce que la semence est sexuelle et est intimement liée à l’astral.

Puis vient le quatrième jour :

« Et Elohim dit: Qu’il y ait des luminaires au firmament du ciel pour séparer le jour de la nuit; et qu’ils soient pour des signes, et pour des saisons, et pour des jours, et des années ; Et qu’ils soient des luminaires dans le firmament du ciel pour éclairer la terre : et il en fut ainsi.

Et Elohim fit deux grands luminaires; la plus grande lumière pour présider au jour, et la moindre lumière pour présider à la nuit : il fit aussi les étoiles. Et Elohim les plaça dans le firmament des cieux pour éclairer la terre, et pour dominer sur le jour et sur la nuit, et pour séparer la lumière des ténèbres. Et Elohim vit que cela était bon. Et le soir et le matin furent le quatrième jour » – Genèse 1 : 14-19

Cela se rapporte au quatrième travail qui doit être fait avec le mental. Puisque le monde mental est le monde de la magie hermétique, on y travaille avec le soleil et la lune, avec les principes masculin et féminin. Les étoiles sont les étoiles de l’esprit ; des facultés et sont liés à l’intelligence (Binah). Cela a à voir avec la création du corps mental et de ceux qui l’ont déjà ; à la perfection dudit corps. Donc, c’est relativement simple à comprendre…

« Et Elohim dit: Que les eaux produisent en abondance la créature mouvante qui a la vie, et les oiseaux qui peuvent voler au-dessus de la terre dans le firmament ouvert des cieux.

Et Elohim créa de grandes baleines, et tous les êtres vivants qui se meuvent, que les eaux produisirent en abondance, selon leur espèce, et tous les oiseaux ailés selon leur espèce. Et Elohim vit que cela était bon.

Et Elohim les bénit, en disant : Soyez féconds et multipliez, et remplissez les eaux dans les mers, et que les oiseaux se multiplient sur la terre. Et le soir et le matin furent le cinquième jour. » – Genèse 1:20-23

Cela se rapporte au cinquième jour de travail, qui a à voir avec le corps causal, avec la création dudit corps, et ceux qui l’ont déjà, doivent s’occuper des causes de leurs erreurs, avec ces terribles monstres dont le « Moi » est venu, avec ces causes qui ont donné lieu à tant de défauts psychologiques. De telles causes sont de véritables bêtes à traiter et à éliminer. Ceci est connu de tous ceux qui ont travaillé dans le grand œuvre. Celui-ci appartient donc au corps causal.

« Et Elohim dit: Faisons Adam à notre image, selon notre ressemblance: et qu’ils dominent sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux du ciel, et sur le bétail, et sur toute la terre, et sur toute chose rampante qui rampe sur la terre.

Et Elohim créa Adam à son image, à l’image d’Elohim il le créa ; homme et femme, il les créa. » – Genèse1 : 26-27

Il faut comprendre que ce n’est pas comme on le croit communément : il est clair que, au sixième jour de travail, nous devons souffrir puisque nous avons affaire à tous les monstres que nous avons nous-mêmes créés, et qui correspondent aux états de conscience effrayants et terribles. Mais la grande chose à propos de ce jour est que la Buddhi ou l’âme spirituelle réalise la Christification complète. Elle est l’âme-esprit, qui vient s’intégrer complètement à l’âme humaine. L’une est masculine et l’autre est féminine. De la fusion des deux résulte le véritable humain (homme et femme à la fois), l’esprit-hermaphrodite, le vrai divin, parfait, authentique humain. Cela se rapporte au sixième jour de travail.

Puis la Genèse continue en nous disant (donnant des ordres au véritable humain, à l’esprit-humain) :

« Et Elohim les bénit; et Elohim leur dit : Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout être vivant qui se meut sur la terre. » – Genèse 1:28

Les humains, en effet, s’ils sont capables d’éliminer toutes leurs bêtes internes, c’est-à-dire leurs propres défauts et les causes de leurs défauts, deviennent les rois et les reines de la création, de tout ce qui est et sera. Ainsi….

« Et Elohim dit: Voici, je vous ai donné toute herbe portant de la semence, qui est sur la surface de toute la terre, et tout arbre, dans lequel est le fruit d’un arbre portant de la semence; pour vous ce sera pour la nourriture. Et à tout animal de la terre, et à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui rampe sur la terre, où il y a de la vie, j’ai donné toute herbe verte pour nourriture : et il en fut ainsi.

Et Elohim vit tout ce qu’ils avaient fait, (et voici והנה ) ici c’est (bon « Adam » טוב מאד) très bon. Et le soir et le matin étaient le sixième jour. » – Genèse 1 : 29-31

Alors….

« Et les cieux et la terre furent achevés, et toute leur armée. Et le septième jour, Elohim acheva son travail qu’il avait fait; et il se reposa le septième jour de tout son travail qu’il avait fait. Et Elohim bénit le septième jour et le sanctifia, parce qu’en ce jour Elohim s’était reposé de tout son travail qu’il avait créé et fait. » – Genèse 2 : 1-3

La Genèse est également liée à la création de la planète Terre, qui fut d’abord mentale, puis descendue dans l’astral, puis dans l’éthérique et enfin dans le physique. Tout ce processus est achevé en six jours ou six périodes, et le septième jour, il y a repos. Chacune de ces (7) périodes sont des éternités.

Comment Éliminer nos Bêtes Internes

Dissolution du « Moi » : pour dissoudre la bête, il faut d’abord engager le sens de l’auto-observation. Il faut observer. Si on est assis sur une chaise, on sait qu’on est assis, mais cela ne veut pas dire qu’on s’est observé sur la chaise ; dans le premier cas il y a un état d’inattention, dans le second il y a un état d’attention concentrée. Quelqu’un peut savoir qu’il pense, mais cela ne signifie pas qu’il a observé ses pensées. Quelqu’un peut être conscient d’un état négatif à l’intérieur, un état émotionnel faible, mais cela ne signifie pas qu’il s’est observé.

La véritable observation est souvent confondue avec la connaissance. On peut connaître qu’on est dans un état indésirable et pourtant ne pas l’avoir observé. La véritable observation ne doit pas non plus être confondue avec la pensée. On peut se rendre compte qu’on suit certaines pensées négatives et nuisibles, cela ne veut pas dire qu’on les observe. Il faut apprendre à bien observer pour se connaître. Quand on observe attentivement son corps physique, il devient d’abord difficile de découvrir des erreurs. Plus tard, on en vient à découvrir n’importe quel défaut psychologique et c’est par là qu’il faut commencer.

Normalement, l’étudiant Gnostique ne sait pas par où commencer la dissolution du « Moi ». Il faut observer, s’auto-observer. Il s’agit d’observer le défaut en question, de connaître son mode d’action ; tout « Moi » peut s’exprimer dans le centre moteur, instinctif, sexuel, d’une manière, dans le centre émotionnel, situé dans le cœur d’une autre manière, et dans l’intellectuel d’une autre manière.

Observez-le d’abord, connaissez-le; ensuite, il faut le juger de manière critique, l’analyser et le comprendre, c’est la deuxième étape. Plus tard vient le troisième: l’exécution, alors il faudra se concentrer sur la Mère Divine Kundalini et la supplier de le séparer de notre psyché et de réduire en cendres le défaut ou « Moi » psychologique que nous avons d’abord observé puis jugé de manière critique. Au fur et à mesure que le « Moi » se dissout, l’essence sera libérée petit à petit. Ainsi, aussi, lorsque tous les « Moi » se seront complètement dissous, un centre permanent de conscience se formera à l’intérieur de nous, ce sera l’embryon d’or. Les vrais pouvoirs sont dans l’essence. En nous vivent de nombreuses personnes aux intérêts contradictoires.

Maintenant, nous allons vous expliquer pourquoi vous devez apprendre à prier : vous devez savoir prier. Dans le domaine de la vie pratique, on peut observer quatre états de conscience :

Le premier état est complètement sous-humain, c’est celui du sujet qui a laissé son corps physique sur le lit. L’ego erre dans le monde moléculaire en rêvant, en s’amusant dans l’état d’inconscience absolue. Heureusement, le corps physique est passif lorsqu’il est au lit. Mais que se passerait-il si le corps physique était éveillé, actif pour les rêves, tandis que l’ego erre ? quels seraient les résultats ?

Le deuxième état de conscience est celui de l’humain qui s’est réveillé du sommeil commun et ordinaire ; celui qui s’est éveillé et est actif pour ses rêves, le rêveur qui est resté actif pour ses rêves, dans l’état dit de veille. Si une prière est faite à partir de ce premier et deuxième étage de notre maison intérieure, alors ce serait complètement négatif, car on peut le faire dans un état inconscient et mécanique. Par exemple, priez pour la pluie, et de nombreux « Moi » qui existent en nous semblent être de vraies personnes qui vont et viennent indépendamment ; ils n’ont aucun intérêt pour cette pluie, et ils peuvent saisir le sens de la prière, mais ils demanderont qu’il ne pleuve pas. On peut, dans un état mécanique, demander à sortir de tel ou tel problème économique, moral, social ou politique ; et les « Moi » comme ils sont contradictoires, chacun a ses critères, sa façon d’être et de penser, ils demandent exactement le contraire de ce qu’on allait demander, et la nature répond, fait, et puisqu’ils sont plus grands, il répondra avec des forces contraires à celles que nous ici dans le monde physique avons demandées.

Pour que la prière ait du pouvoir, il faut être dans le troisième état de conscience, qui est le rappel intime de soi ; quand on se concentre sur sa Mère Divine Kundalini ou sur son Père qui est en secret, il y a un rappel intime de soi.

Si nous demandons à notre Mère Divine, qui est une des parties de notre Être intérieur, d’éliminer tout élément indésirable, il y a un rappel intime de soi, et la prière l’atteint. C’est la prière consciente, qui est différente de la prière mécanique.

Le quatrième état de conscience est celui des véritables illuminés, les Turiyas, des humains Elohim ; ici on parle avec le Père qui est en secret, avec la Mère Divine, face à face.

Ainsi, pour demander, vous devez vous placer dans le troisième état de conscience, intérieurement, profondément concentré, unissant les centres mental, émotionnel et moteur en parfaite harmonie. Il ne fait aucun doute qu’à l’intérieur de nous vivent trois frères qui vivent en combattant les uns avec les autres et qui ne s’entendent jamais ; le premier est le centre intellectuel, le deuxième est le centre émotionnel et le troisième est le centre moteur-instinctif-sexuel, le long de la moelle épinière et des organes génitaux. Le mental veut une chose, l’émotion une autre et le centre moteur-instinctif-sexuel une autre. Pour que la concentration dans la prière soit parfaite, efficace, il faut la formuler clairement avec le mental, la ressentir dans le cœur et bouger et agir dans le sens de la prière. Ainsi, en unissant la pensée, l’émotion ou le sentiment et l’action en un seul, là les egos sont éliminés.

Cependant, nous devons nous diviser en observateur et observé, comme expliqué précédemment….

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