Bodhichitta

Écrit par : Gnostic Instructor   Catégorie : Fuel pour l’Expérience Spirituelle

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«Il y a bonheur quand la Bodhichitta descend d’en haut…» – Milarepa. Un yogi remplit sa coupe de crâne avec la Bodhichitta. Une fresque murale du Lu Kang, le temple secret du Dalaï Lama

Dans les deux conférences précédentes sur le Fuel pour l’Expérience Spirituelle, nous avons discuté des fondements qui sont présents dans toutes les religions pour tirer parti de l’énergie et exploiter cette énergie pour éveiller notre Conscience, pour provoquer une nouvelle expérience dans la vie. L’énergie qui fournit cette possibilité, en Sanskrit, s’appelle Prana.

Comme nous l’avons mentionné dans ces deux conférences précédentes, le Prana est l’énergie dans tout. Aucun de nous n’est séparé du Prana; ce que nous sommes est Prana, mais modifié. Cette énergie ou Prana est modifiée selon la cause et effet, des lois simples dans la nature qui produisent tout ce qui existe. De même, l’expérience spirituelle de toute sorte est produite par la cause et effet, pas par hasard et pas simplement par la grâce divine. Même la grâce divine est cause et effet, elle n’est pas aléatoire ou en dehors de la loi. La grâce ou les bénédictions qui viennent d’en haut viennent à cause de la cause et effet, à cause du karma.

«Ne vous y trompez pas, on ne se moque pas de Dieu, car tout ce que l’homme sème, il le moissonnera aussi.» – Galates 6: 7

Quelle que soit la tradition spirituelle à laquelle nous pourrions nous sentir liés, ces lois sont fondamentales dans toutes les traditions, mais elles ont des noms différents. Dans cette série de conférences, nous utilisons des termes Sanskrits et Tibétains pour décrire les mêmes expériences que celles qui existent dans des traditions non Tibétaines ou Sanskrites comme le Christianisme. Comme preuve de cela, j’ai trouvé une belle Écriture écrite par Thomas de Kempis il y a quelques centaines d’années dans un livre intitulé «L’Imitation du Christ». Ce livre est à cent pour cent Gnostique, mais il est aussi cent pour cent Bouddhiste, parce que si vous lisez le livre sans être pris dans la terminologie, vous trouverez une belle expression du Bouddhisme Mahayana, alors je vais vous lire une courte citation qui ouvre la voie au sujet d’aujourd’hui.

«Ah Seigneur Dieu, mon saint amant, quand tu entre dans mon cœur tout ce qui est en moi se réjouit. Tu es ma Gloire et l’Exaltation de mon cœur. Tu es mon Espoir et mon Refuge et le jour de ma Tribulation. Mais parce que mon amour est encore faible, et ma vertu imparfaite, je dois être fortifié et réconforté par toi, rends-moi souvent visite et enseigne-moi ta sainte discipline, libére-moi des passions mauvaises et purifie mon cœur de toute affection désordonnée pour qu’il soit guéri et purifié de l’intérieur, pour que je sois propre à aimer, fort à souffrir et ferme à persévérer. L’amour veille, il ne dort pas, il n’est pas fatigué, il ne se raidit pas, il ne s’alarme pas, il n’est pas confus… Mais comme une flamme vivante, une torche enflammée, il force son chemin vers le haut et passe indemne à travers chaque obstacle.» – Thomas de Kempis, L’Imitation du Christ 42

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Thomas de Kempis

Ce court extrait est pur Tantra, cent pour cent. Il décrit exactement la même chose qui est écrite dans les Yogas de Naropa, les Yogas de Niguma et le Kalachakra Tantra. Tous les Tantras disent exactement ce que ce passage explique, qui est à travers la dévotion, à travers l’amour, le cœur explose et est enflammé de divinité. C’est la clé ultime de l’expérience spirituelle.

Dans les deux premières conférences, nous avons décrit comment exploiter les énergies vitales du corps – non seulement le corps physique, mais nos corps internes. En exploitant cette énergie, nous la fusionnons, nous l’harmonisons avec le divin. C’est ce qui prépare le feu divin appelé Candali ou Kundalini à remplir notre cœur, à remplir notre mental, à nous donner de l’expérience, mais de plus, à nous aider à être un véhicule approprié pour ce feu pour que nous puissions exprimer la lumière de ce feu dans le monde.

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Kundalini dans le Christianisme

Niveaux d’Instruction

Pour préparer l’humanité à cette expérience, toutes les religions ont été organisées en trois groupes, ou en trois étapes d’instruction.

Première Étape: introductif, enseignements extérieurs. Niveau public Symbolisé par les Égyptiens comme «Apprentis». Dans la plupart des religions, ce qui est enseigné au public ou aux laïcs.

Deuxième Étape: niveau Intermédiaire, enseignements intérieurs. Privé. Symbolisé par les Égyptiens comme «Compagnons». Dans la plupart des religions, ce qui est enseigné aux preneurs de vœux, moines, nonnes, renonciateurs.

Troisième Étape: enseignements Secrets. Symbolisé par les Égyptiens comme «Maîtres». Dans la plupart des religions, ce qui est enseigné aux prêtres, aux lamas, aux rabbis, etc.

La première étape est toujours le niveau introductif; dans le Bouddhisme, il s’appelle Sutrayana ou Shravakayana, et c’est le niveau introductif, qui concerne principalement l’éthique. Ce n’est pas seulement l’éthique de faire quelque chose parce que quelqu’un vous dit de le faire, c’est une éthique basée sur une réelle compréhension de la cause et effet. C’est la compréhension que lorsque j’effectue une certaine action, cela cause de la souffrance. Quand vous voyez vraiment cela, vous ne voulez plus effectuer cette action. C’est une véritable éthique. C’est ce que les niveaux introductifs de chaque religion sont supposés accomplir: vous guider vers cette expérience de savoir en vous-même que «quand je fais cela, ça me fait mal, ça fait mal à quelqu’un d’autre, je devrais arrêter». C’est ce que fournit ce qu’est la compréhension de la souffrance, ce qu’est la souffrance. Les gens qui travaillent à ce niveau de la religion se concentrent généralement sur ce qu’est la souffrance, comment je souffre et comment puis-je changer cela. C’est le niveau de Sutryana; c’est généralement un niveau d’instruction publique.

Quand quelqu’un a vraiment saisi cela, ils ont commencé à vraiment comprendre que leur comportement, non seulement physiquement mais aussi psychologiquement, a un impact sur les autres, alors ils veulent changer, ils veulent commencer à se comporter d’une manière qui soit bénéfique à eux-mêmes et bénéfique aux autres. C’est ce qui fait émerger dans le mental de cette personne un nouveau type de psychologie: une sensibilité à la souffrance des autres et un abandon progressif de ses propres besoins.

«Tant que nous continuons à nous embourber dans l’auto-sympathie», tout développement de l’Être devient quelque chose de plus qu’impossible. Nous devons apprendre à voir les points de vue des autres. Il est urgent de savoir se mettre à la place des autres.» – Samaël Aun Weor, Traité de Psychologie Révolutionnaire

Quand quelqu’un commence à réaliser, «Je peux faire la différence non seulement pour moi mais pour les autres», dans le Bouddhisme, ce niveau d’instruction est appelé Mahayana. C’est le niveau supérieur, le deuxième niveau d’instruction. Dans chaque religion, vous avez ce niveau d’enseignement, et il s’agit de l’amour conscient. C’est alors que l’attention de la personne s’éloigne d’elle-même et s’oriente vers les autres. Ce n’est pas quelque chose de théorique, ce n’est pas simplement une aspiration. Nous commençons par une aspiration, nous commençons par une intention, mais quelqu’un qui marche vraiment comme un pratiquant du Mahayana, quelqu’un qui vit le deuxième niveau d’instruction, n’a même pas besoin d’y penser; au lieu de cela, cela se voit dans leurs actions. Cela se voit dans ce qu’ils font, dans la façon dont ils traitent les gens, comment ils marchent dans la vie, comment ils traitent les gens au travail, à l’église, au temple, dans le métro, dans la voiture. Dans chaque action, ils démontrent une attitude et une manière de se comporter différentes. Ce n’est pas pour montrer à leurs amis spirituels à quel point ils sont spirituels, mais parce que même seuls, même invisibles, ils ont cette attitude dans leur mental. L’attitude Mahayana ne peut émerger que si quelqu’un a déjà vécu spontanément et naturellement au premier niveau, l’éthique consciente. Ce niveau basique d’introduction comprend la cause et effet est résumé dans le mot renoncement, de sorte que vous pouvez appeler le premier niveau d’éthique ou de renonciation.

Qu’est-ce que ce renoncement? Nous pensons tous que renoncement signifie enfiler des robes et aller vivre dans la forêt, mais cela ne veut pas dire cela. Le renoncement signifie renoncer à une action nuisible. Que quelqu’un d’autre le sache intellectuellement ou non est hors de propos; ce qui compte c’est comment nous agissons, ce qui se trouve dans notre mental. Quelqu’un qui a un véritable esprit de renoncement ne veut tout simplement pas pour lui-même et ne veut pas faire une action nuisible, même en secret, parce que cette personne sait dans son expérience que cette action produira du mal. Vu ou invisible, il en résultera des souffrances. C’est le renoncement réel.

Lorsque cet esprit de renoncement fondé sur cette compréhension de la souffrance s’est étendu au-delà de l’auto-préoccupation et qu’il est vraiment soucieux du bien-être des autres êtres humains, c’est la naissance ou l’émergence de l’amour conscient; c’est quand cette personne a emménagé dans un courant mental du niveau de Mahayana. C’est pourquoi le Maître Samaël Aun Weor a déclaré:

«Ce qui compte vraiment dans ces études, c’est la manière dont les êtres humains se comportent intérieurement et invisiblement les uns avec les autres.» – Samaël Aun Weor, Traité de Psychologie Révolutionnaire

Dans nos mentals. Parce que, physiquement, lorsque nous allons au travail ou lorsque nous allons à l’école, et que nous traitons avec des gens, nous pouvons être très gentils et polis, amicaux, souriants, mais dans notre mental, nous nous entretuons. Vous pouvez avoir quelqu’un au travail avec qui vous êtes en conflit et vous êtes très gentil face à face, mais dans votre mental, vous les battez, vous les punissez, vous les humiliez, vous les traitez mal. C’est mauvais. Ce qui se fait dans votre mental n’est pas différent de ce qui est fait dans votre corps; ils sont tous deux gouvernés par cause et effet.

Jésus a expliqué ce principe de cette manière:

«Vous avez entendu qu’il a été dit par ceux d’autrefois, vous ne commettrez pas d’adultère: Mais je vous dis, que quiconque regarde une femme [la force sexuelle de Malkuth, corps physique, homme ou femme] pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur, et si ton œil droit te fait du mal, arrache-le et jette-le loin de toi, car il est avantageux pour toi qu’un de tes membres périsse, et non que ton corps tout entier devrait être jeté en enfer.» – Matthieu 5: 27 29

Une pensée crée des conséquences de la même manière que l’action physique.

Une fois que quelqu’un a démontré et prouvé qu’il a ce type de mental spontané qui est très préoccupé par le bien-être des autres, il peut être amené à un autre niveau de formation. Nous entendons habituellement ce type de formation appelé Tantra. Dans le Bouddhisme, le troisième niveau d’enseignement s’appelle Tantrayana, Mantrayana, Vajrayana, etc; il a beaucoup de noms. Il est également appelé le niveau ésotérique, ou le niveau secret, où vous avez besoin d’initiations pour recevoir ces enseignements. Il y a une raison pour ça.

Ces types d’enseignements sont gardés secrets précisément parce que la plupart des gens n’ont pas un mental soucieux du bien-être des autres. Pour profiter de ce niveau d’instruction supérieur, vous avez besoin de ce genre de mental, parce que ce niveau d’instruction est conçu pour accélérer la croissance de ce genre de mental, le mental qui est concerné par les autres, pas par soi-même. C’est tout le but du Tantra.

De nos jours, les gens pensent que le Tantra est le sexe, mais ce n’est pas le cas. Le mot Sanskrit Tantra signifie continuum, courant ou flux. Dans ce cours, nous parlons de Prana et de la façon dont le Prana bouge; c’est de l’énergie. Ce courant ou mouvement d’énergie est exploité à travers le Tantra. Plus spécifiquement, à travers le Tantra, nous apprenons à purifier notre Conscience (la nature du Bouddha) afin que nous ne soyons plus en désaccord avec la réalité.

Notre propre courant d’énergie doit être harmonisé avec l’énergie divine, qui est l’amour des autres, l’amour conscient, pas l’égoïsme, ni la luxure, ni l’orgueil, ni l’envie, ni la gourmandise, ni l’avidité, ni la peur. Si nous avons un mental qui est encore gouverné par ces caractéristiques et que nous entrons dans l’étude du Tantra, nous jouons littéralement avec le feu. Les plus hauts niveaux d’instruction spirituelle sont une grande responsabilité; les connaissances doivent être utilisées avec prudence.

Malheureusement de nos jours, parce que les portes de ce niveau d’instruction ont été ouvertes à l’humanité, nous pensons tous que nous méritons d’être au troisième niveau, nous pensons que nous sommes le type de personnes qui devraient recevoir les enseignements les plus élevés. En d’autres termes, nous avons beaucoup de fierté, beaucoup d’ambition: l’ambition spirituelle, la fierté spirituelle. Nous pensons donc que nous pouvons nous précipiter sur toutes ces choses ennuyeuses au sujet de l’éthique, et toutes ces choses ennuyeuses au sujet de l’amour mutuel et de la compassion. Les gens pensent: «Ouais, ouais, nous comprenons, nous savons que nous sommes supposés nous aimer mais donne-moi les bonnes choses. Je veux les enseignements secrets, je veux la connaissance supérieure, je veux être pris dans le temple, je veux connaître la vraie affaire.» C’est stupide. C’est exactement la même chose qu’un enfant de trois ans qui veut être admis à l’hôpital chirurgical pour utiliser tous les outils chirurgicaux. Ce serait stupide de donner à un enfant de trois ans un scalpel, une anesthésie, des médicaments et tous les autres outils qu’un médecin utiliserait. Ce serait stupide, parce que l’enfant ne va pas savoir ce qu’il fait. Ils vont commencer à jouer à des jeux et se blesser et blesser les autres. Le tantra n’est pas différent. C’est pourquoi depuis des milliers d’années les règles étaient très claires: pour être pris d’un niveau à l’autre par un instructeur, il fallait avoir prouvé dans votre mental que vous aviez la capacité d’exploiter les outils supérieurs avec responsabilité.

Voulez-vous savoir pourquoi les gens tombent du chemin? Pourquoi ils échouent? Pourquoi ils blessent tant de personnes spirituellement? Pourquoi il y a tant de magiciens noirs? Parce qu’ils se sont précipités pour obtenir les enseignements supérieurs et n’avaient pas de fondement dans les deux premiers aspects. Tous les échecs sur le chemin sont dus à cette personne qui manque de compréhension de l’éthique, de renoncement (le premier niveau) et manque d’amour pour les autres (le deuxième niveau).

Les gens se précipitent pour obtenir des pouvoirs, pour s’éveiller, mais sans réelle compréhension du karma, et sans réelle compréhension de l’amour. Ils deviennent ce que nous appelons un Hasnamuss, une personne qui a une double personnalité. Ils ont des pouvoirs qu’ils ont éveillés, mais ils n’ont aucune compréhension du karma, de la cause et effet; ils n’ont pas d’amour. Ils sont un diable mélangé avec un ange. C’est très commun malheureusement, et devient plus commun. Cela est causé par l’orgueil, par l’ambition, par un manque de formation.

Synthétisons les objectifs de ces niveaux:

Premier niveau: Comprendre et éliminer les causes de la souffrance, qui sont l’orgueil, la luxure, la colère, l’envie, etc.

Deuxième niveau: Former la psyché libérée à l’amour des autres et à la compréhension de l’absolu

Troisième niveau: Synthétiser et accélérer les deux premiers niveaux

Il est très important que nous comprenions bien les fondements de notre religion. Ce fondement est principalement la connaissance de la souffrance des autres et comment nos propres actions les affectent.

La raison pour laquelle c’est si important c’est parce que pour entrer dans le Tantra, pour entrer dans le niveau supérieur de l’enseignement, pour recevoir cette habilitation du divin, vous avez besoin d’un courant mental qui est préparé pour cela. Et cette préparation est dans l’amour conscient. Pour résumer les cours que j’ai donné jusqu’ici sur ce sujet, j’ai trouvé une citation de Milarepa que certains disent être le plus grand yogi Tibétain, et il a dit ceci:

«La félicité surgit quand le feu intérieur [tummo, Chaleur Vitale] flamboie dans tout le corps,
Il y a félicité quand les vents de Roma et Kyangma [les deux canaux à côté de la colonne vertébrale] entrent dans le canal central [dans la colonne vertébrale],
Il y a félicité quand la Bodhichitta [énergie sexuelle pure] descend d’en haut… et le tigle [énergie sexuelle] translucide imprègne d’en bas.
Quand le blanc et le rouge [essences masculine et féminine] s’unissent au milieu [au cœur],
Et la joie d’un corps sans fuite rassasie,
Tout le corps est imprégné d’un ravissement non dégarni.
Six fois est la félicité des yogas secrets.» – Le Chant des Neiges

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Si vous avez fait attention dans les deux classes précédentes, vous comprendrez facilement cela, car nous avons déjà expliqué tout ce qui est décrit dans cette citation. Pour synthétiser, les six expériences heureuses du Yoga sont des expériences spirituelles. C’est d’avoir une Conscience éveillée. Renforcée et énergisée. Capable de voir, non seulement avec le physique mais au-delà du physique. Cette expérience est due à des conditions qu’il explique très clairement dans cette citation.

«La félicité surgit quand la chaleur vitale est attisée.» Qu’est-ce que la chaleur vitale? Nous avons expliqué que le tummo, qui est un mot Tibétain signifiant «femme féroce». Tummo Yoga est la pratique d’introduction pour exploiter les forces vitales du corps vital, qui sont, dans leur synthèse ultime, l’énergie sexuelle. Cette énergie est l’énergie de la Mère Divine. C’est sa capacité à créer à travers nous, en nous, physiquement ou spirituellement. Quand cette chaleur vitale est attisée, quand l’air souffle, quel est l’air? C’est le souffle, c’est le Prana, c’est lung, le vent vital. Cette ventilation n’est pas seulement en faisant un pranayama. Cette ventilation consiste à être conscient, attentif et conscient d’instant en instant. C’est ainsi que le Prana, le vent vital ou le lung ventile notre énergie vitale chaque fois que nous respirons. D’instant en instant, notre respiration, consciente, ventile cette chaleur vitale.

«Quand l’air venant des nadis flue dans le canal central.» Nous avons expliqué les deux nadis sur les côtés du canal central, un rouge, un blanc, solaire et lunaire, le canal du soleil et le canal de la lune, Rasana et Lalana. À travers le Pranayama et d’autres exercices, les énergies des canaux latéraux se rencontrent pour étinceler le canal central.

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Claudio de Dominico Celentano di Valle Nove, Livre des Formules Alchimiques

«Quand la Bodhichitta vient d’en haut, quand elle est purifiée en-bas.» C’est la chose principale, la Bodhichitta, c’est la chose principale, alors expliquons ce que signifie Bodhichitta.

Qu’est-ce que la Bodhichitta?

Bodhichitta est un mot Sanskrit et il a deux composants principaux.

Le premier mot Bodhi signifie sagesse. En Hébreu, le même mot est Chokmah. Bodhi ou sagesse est le Christ, c’est Prajna, c’est l’intelligence du Bouddha, c’est l’intelligence du Christ, c’est l’entité brute, l’intelligence, la sagesse, la compassion de tous les Dieux. Ce n’est pas une personne. Si vous pouvez imaginer dans votre mental pour un moment tous les Bouddhas et les anges qui existent, tous, et tous leurs mentals ne font qu’un. C’est Bodhi. Pouvez-vous imaginer dans votre mental un affichage splendide, comme les étoiles dans les cieux, et chaque étoile est un Bouddha, et dans chaque Bouddha se trouve un mental, et tous ces mentals sont un seul mental? C’est Bodhi. C’est Chokmah, parce que dans le Christ il n’y en a qu’un, il n’y a pas d’individualité, Christ est un.

La deuxième partie est Chitta, qui en Sanskrit est très difficile à traduire directement en Français. Habituellement, il est traduit par «mental», mais dans toutes les philosophies et religions Asiatiques, mental et cœur ne sont pas séparés, mental-cœur est une chose. Nous, en Occident, avons tendance à considérer ces choses comme distinctes, et il y a une raison à cela. Mais en tant que psyché, en tant que personne, en tant qu’âme, ils sont vraiment un. Chitta est notre mental-coeur. Ce mot Chitta vient de Chitt, qui signifie Conscience, ou être conscient, ou venant de la Conscience.

Donc, si vous mettez tout cela ensemble, Bodhichitta signifie «mental cœur sagesse», ou «mental cœur conscient».

Dit simplement, la Bodhichitta est une force psychologique qui a des qualités très spécifiques. Principalement, c’est une manifestation de l’amour divin.

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La Vierge Mère et le Christ Démontrent la Nature de la Bodhichitta: le Feu de l’Amour comme Sacrifice

La Bodhichitta n’est pas dans toutes les choses. La Bodhichitta doit être créé. C’est une substance très précieuse qui n’apparaît qu’une fois créée par une science exacte.

Cette science a des niveaux qui correspondent aux trois niveaux d’instruction spirituelle.

Sutrayana Bodhichitta

Si vous avez étudié n’importe quel Bouddhisme, vous avez entendu parler de la Bodhichitta, que l’on décrit habituellement aux débutants comme le désir de servir les autres, l’aspiration à servir, mais spécifiquement, de conduire tous les êtres à l’illumination. C’est ainsi que la Bodhichitta est définie au niveau public. Si vous allez à un enseignement par n’importe quel lama, ou n’importe quel moine ou leader du Bouddhisme Mahayana que ce soit en Chine ou dans d’autres pays, ils parleront de la Bodhichitta comme une intention altruiste de sauver tout le monde de la souffrance. C’est beau, mais c’est seulement le niveau débutant, c’est juste une intention, ce n’est pas encore une action. Transformer cette intention en une action nécessite quelque chose de très spécifique, quelque chose qui n’est pas révélé dans les enseignements de base du Bouddhisme. Vous voyez, ce mot Bodhichitta a plusieurs niveaux de signification. Nous avons tous entendu la signification au niveau public, mais ce n’est pas la seule signification, il y a des niveaux.

Mahayana Bodhichitta

Nous savons que le commencement est d’atteindre l’illumination, de conduire les autres à l’illumination, mais quand vous allez un peu plus loin et que vous allez plus profondément au niveau du Mahayana, vous découvrez que la Bodhichitta est en fait une forme de perception. Cela a du sens lorsque vous vous souvenez que Bodhichitta signifie «mental cœur conscient, mental cœur éveillé». Que signifie être conscient ou éveillé? Cela signifie voir, percevoir. Pas imaginer, pas pensée une fantaisie, mais réellement voir quelque chose.

La Bodhichitta est une capacité à percevoir, c’est un type de Conscience qui est différent des autres types de Conscience. De plus, elle est lié au Paramita le plus élevé, appelé Prajna. Les Paramitas, ou attitudes conscientes, ou perfections, sont des vertus ou des qualités de la Conscience, et Prajna est la plus haute perfection ou vertu dans un Bouddha. Prajna signifie sagesse, connaissance intuitive, connaissance objective. C’est un type de perception qui dépasse de loin la perception physique. Prajna se rapporte spécifiquement au triangle supérieur de l’Arbre de Vie, à Binah et à Chokmah. C’est un type d’intelligence et de sagesse qui perçoit à partir de ce niveau d’existence.

Bodhichitta dans le niveau d’instruction Mahayana signifie avoir la capacité de voir comme Prajna. Mais cela signifie précisément ceci: premièrement, le courant mental de la personne voit toutes choses avec un amour conscient et démontre l’intention altruiste de sauver les autres de la souffrance.

Pour passer au niveau suivant, il faut comprendre la nature de l’Absolu, la vacuité. Prajna est la perception de l’Absolu, du vide, de la vacuite. Philosophiquement, cela peut être difficile à comprendre pour vous. Prajna perçoit à la fois la réalité conventionnelle qui est ce que nous voyons tous, et la réalité ultime (l’Absolu) en même temps. Aucun de nous n’a cela, mais quand elle est développée la Bodhichitta a cela.

Mais ce n’est encore que le niveau moyen de signification de la Bodhichitta, parce qu’il y a un niveau de signification secret. Dans l’enseignement traditionnel, à l’époque précédente, la signification ultime de la Bodhichitta n’était révélée que lorsque quelqu’un l’avait mérité en démontrant des preuves de l’accomplissement des premiers niveaux. De nos jours, nous devons parler de ce niveau publiquement.

Tantrayana Bodhichitta

Dans Tantrayana, le mot Bodhichitta signifie énergie sexuelle. En fait, ཆུབ་ ཀྱི་ སེམས་, byang chub kyi sems, le mot Tibétain pour Bodhichitta, peut être traduit par «mental cœur conscient» ou «sperme». C’est le même mot. Ce n’est pas un accident. Ils sont en fait la même substance. Qu’est-ce que cela signifie? Cela signifie que pour développer la Bodhichitta, la vraie capacité à amener les autres à l’illumination, vous avez besoin d’énergie. Vous avez besoin d’un moyen pour que cette intention travaille, et c’est à travers l’énergie sexuelle.

C’est pourquoi dans le Lukhang nous voyons une peinture comme celle-ci. Le Lukhang est le temple secret des Dalaï Lamas, où les enseignements secrets du Tantra ont été conservés pendant un certain temps. Ils ont été peints sur les murs là comme un rappel pour les Dalaï Lamas pendant qu’ils faisaient leurs pratiques afin de garder les enseignements frais et vibrants.

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Cette peinture est d’un Lu (aussi appelé Naga). Un Lu est un esprit élémental, un Dieu ou une Déesse élémentale. C’est un type d’intelligence qui est dans la nature. Chaque élément a Lu, mais surtout des plans d’eau. Ce temple secret, qui se trouve derrière le Palais Potala, s’appelle Lu-khang, qui est «le temple de Lu», et il est dit que des dieux ou des déesse élémentaux qui enseigne à ceux qui méritent d’apprendre habitent ce lac. Ceux qui méritent d’apprendre sont ceux qui ont développé un mental capable de servir les autres.

Cette photo montre une Lu ou Naga s’élevant dans les eaux, et dans sa main elle a un bijou. Ce n’est pas n’importe quel bijou, c’est du cintamani. En Tibétain, il s’appelle norbu. Ce bijou est le «joyau satisfaisant le souhait». C’est un bijou qui peut satisfaire n’importe quel souhait, n’importe quel désir, n’importe quel aspiration. Mais elle le protège. Elle le tient là, sortant des eaux exactement de la même manière que la dame du lac qui a Excalibur pour le Roi Arthur. C’est exactement le même symbole. Excalibur représente l’épée de la sagesse discernante que maintient Manjushri qui peut couper à travers les apparences pour mieux servir les autres. Le Norbu représente la même chose, mais vous remarquerez quelque chose de spécifique au sujet de ce bijou: il est enflammé. Ce feu est Candali, Kundalini. C’est le feu qui est extrait de l’eau. Ce feu est l’énergie même de la Mère Divine. C’est sa capacité à créer, qui se manifeste à travers cette pierre sacrée.

Cette tradition du joyau qui exauce le souhait s’est répandue en Occident au cours de nombreux siècles. Les Occidentaux l’appellent «la Pierre Philosophale». Ce mythe vient du cintamani, il n’a pas été inventé en Occident. La Pierre Philosophale peut transformer le plomb en or. Le plomb est notre mental, l’or est Christique, il appartient au Christ, Chenresig. C’est l’or des joyaux et des pierres précieuses que porte le Lu. C’est l’or des Bouddhas. C’est l’or d’un Maître. C’est l’or qui brille à partir d’un Maître Christifié. C’est pourquoi dans l’art dévotionnel traditionnel, l’or est l’élément principal. Si vous regardez les thangkas et les icônes religieuses, la feuille d’or est très commune. Dans tout artefact ou élément religieux, l’or est utilisé parce que le métal se rapporte au Soleil. C’est l’or du Christ, et cela représente une qualité très spécifique.

Cette image représente la même chose que l’image de la déesse tenant le joyau. Cette image montre la représentation Chrétienne du même enseignement. Ici nous voyons la Vierge Marie, et sur la table se trouve une coupe, et de la coupe s’élève le visage du Christ.

Dans les anciennes traditions Occidentales, on considérait toujours que le Saint Graal était fait de pierre. Ils interchangent entre parler du Saint Graal comme une coupe ou une pierre. Il y a beaucoup de confusion à ce sujet. Ce n’est qu’au cours des dernières centaines d’années que les écrivains non initiés, les folkloristes, les mythologues et les fantaisistes ont transformé les symboles mystiques en quelque chose pour les bandes dessinées et les contes pour enfants. Ainsi, nous avons perdu la richesse du mythe réel du saint graal. L’histoire du Roi Arthur est l’histoire d’un Bodhisattva, quelqu’un qui a incarné la Bodhichitta.

Cette coupe a plusieurs significations symboliques importantes. Alors que la coupe est toujours féminine, elle peut représenter notre corps, ou notre sexe, ou le mental. Vous ne pouvez pas les séparer des autres. Vous avez un corps à cause du sexe, vous avez un mental à cause du sexe. Votre mental influence le sexe, le sexe influence votre mental. Le corps est au milieu de tout cela. La coupe représente tout cela.

La coupe est notre vie. La coupe que nous avons est sale. C’est pourquoi Jésus dans les Évangiles dit:

«Malheur à vous, scribes et Pharisiens, hypocrites! car vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, mais au dedans ils sont pleins d’extorsion et d’excès.» – Matthieu 23:25

C’est ainsi que la coupe représente notre mental. Nos mentals sont dégoûtants; soyons honnêtes. Nos mentals sont pleins d’avidité, de luxure, d’orgueil, d’envie, de gourmandise et de paresse. Nos mentals ne sont pas saints; nos mentals sont animaux. Nous devons nettoyer la coupe, le mental. Nous devons nettoyer la coupe, le sexe. Nous devons nettoyer la coupe, le corps. Et à travers cette purification, progressivement, le mental Christ peut émerger en polissant la coupe.

C’est ce que Thomas de Kempis et Milarepa expliquaient dans les citations que je vous ai lu. Thomas de Kempis a écrit: «Mon amour est imparfait, j’ai besoin de l’aide divine pour me purifier, pour purifier mon mental, pour purifier mon amour». Milarepa a dit la même chose, «Quand Bodhichitta est purifiée en-bas.» Il parle du mental qui doit être nettoyé. Nous avons besoin de ça. Nous pouvons le faire, mais pas par nous-mêmes. Nous ne pouvons pas le faire nous-mêmes.

Nous avons besoin de beaucoup d’aide. Premièrement, nous avons besoin de l’aide des enseignements. Si l’un d’entre nous était si intelligent que nous pourrions parvenir à l’illumination par nous-mêmes, nous l’aurions déjà fait. Nous ne sommes pas si intelligents ou éduqués. Tout ce que nous faisons, c’est produire plus de souffrance chaque jour. Nous avons besoin d’un changement radical aujourd’hui. Pas seulement l’intention de changer, mais le changement réel, le changement renforcé. Cela vient d’abord en étudiant les enseignements, en apprenant la doctrine. Pas seulement en lisant des livres et en pensant: «Ouais, c’est une bonne idée, j’aime ça». Cela signifie pratiquer, en le mettant en pratique tous les jours. Changer d’avis, changer de comportement. Pour vraiment devenir une meilleure personne, pas seulement pour y penser, pas seulement pour bien dire, mais pour le faire aujourd’hui. Parce que vous voyez, tout ce qui est dans votre vie maintenant est à cause de ce que vous avez fait auparavant. Pas à cause de ce que vous avez pensé ou souhaité ou espéré, mais à cause de ce que vous avez réellement fait. Donc, si vous voulez quelque chose de différent, quelque chose de mieux, même si ce n’est que pour vous-même, vous devez commencer à agir d’une manière différente, d’une manière qui produira les effets que vous voulez. De plus, si vous voulez aider les autres, vous devez en faire encore plus. Nous ne pouvons pas le faire seuls, nous avons besoin d’aide.

Les enseignements nous aident, mais cela ne suffit pas, la preuve de cela est évidente: l’humanité a eu des enseignements spirituels pendant des milliers d’années et regardez la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui. L’humanité a eu des millions de personnes qui croyaient dévotement dans leurs religions, mais notre situation ne s’est pas améliorée. Nous pouvons faire des offrandes, faire des dons, aller à l’église ou au temple tous les jours, mais cela ne va pas changer les choses. Ce qui va changer les choses est la qualité de notre mental. Le changement doit être à l’intérieur, à l’intérieur de nous.

Ainsi, l’apprentissage des enseignements est la première partie: apprendre à changer, et pourquoi. C’est le niveau de départ. Le deuxième niveau commence quand nous commençons à nous rendre compte que la façon dont nous nous comportons blessent d’autres personnes, donc nous devons changer afin d’arrêter de blesser les autres. C’est quand nous commençons à développer ce genre différent de mental, un mental d’inspiration Mahayana qui veut aider les autres, cesser de blesser les autres. Voici où l’aide réelle viendra.

Qui avez-vous connu qui a cette qualité? Qui est plus préoccupé par vous que eux-mêmes? Certains d’entre nous pensent, «bien ça alors, je ne connais personne, je pense que je suis le seul qui pense à moi.» C’est peut-être vrai pour certains d’entre vous, mais je pense que pour la plupart d’entre vous, il y a une personne, probablement plus d’une, mais au moins une: votre mère. Vous vous souvenez d’elle? Sans aucun doute, le plus grand enseignant que j’ai eu dans ma vie est ma mère. Personne ne m’a appris plus sur l’amour: la capacité de donner, donner et donner, à tout prix, pour le bien de l’enfant. C’est une attitude Mahayana, qui est Bodhichitta sous forme de graines, le début de celle-ci. Selon votre expérience, c’est peut-être votre père ou un autre membre de la famille qui vous a montré cela, qui a donné et a donné et a donné pour vous, et rien demandé en retour. Ce genre d’amour est semblable à la Bodhichitta. Il est désintéressé, amour conscient. C’est un amour qui sait qu’il doit donner et il le fait parce qu’il doit. C’est l’amour. C’est vrai amour.

Entrée dans les Enseignements Supérieurs

Si vous voulez entrer dans les véritables enseignements de Tantra, vous avez besoin de ce genre d’amour pour les autres. Ce n’est pas l’amour pour soi-même, c’est l’amour pour l’humanité, c’est l’amour pour les autres, peu importe de quel groupe ils viennent, peu importe de quel pays ils viennent, peu importe la couleur de peau qu’ils ont. C’est un amour qui veut donner et donner et donner.

La première qui peut vous apprendre cela est votre mère. Votre mère physique peut ne pas avoir pu, quelle qu’en soit la cause. Cependant, la vraie mère qui nous l’enseigne – de plusieurs manières – est notre Mère Divine. Si vous voulez apprendre la Bodhichitta, si vous voulez entrer dans l’enseignement supérieur, vous devez lui demander. Elle vous enseignera, elle l’unique, elle vous a aimé pour toujours. Malgré votre mécontentement et l’ingratitude, malgré vos erreurs, elle vous aime. Elle l’a toujours été et le sera toujours. De plus, elle n’est pas séparée de vous. Les gens entendent parler de la Mère Divine et ils pensent qu’elle est ailleurs. Elle n’est pas ailleurs. Son temple le plus sacré dans l’univers est dans votre cœur. Qu’est-ce que vous avez dans votre cœur pour décorer ce temple? La cupidité, la gourmandise, la luxure, l’orgueil, la vanité, la colère, le ressentiment, la peur? Nous devons nettoyer notre temple rapidement. Néanmoins, elle sait que nous sommes imparfaits, et nous aidera toujours.

Dans toutes les religions, la Mère Divine est représentée de différentes manières, parce qu’elle a en fait aucune forme. Votre Mère Divine n’a pas de forme. Elle n’est pas occidentale ou Asiatique. Elle est sans forme. Elle est l’intelligence. Elle est l’intelligence qui peut créer des systèmes mondiaux. Elle est une intelligence que votre mental ne peut pas comprendre. Et elle est un type d’amour qui vous submerge quand vous l’expérimentez. Cela vous changera radicalement lorsque vous l’expérimentez.

Dans les traditions Asiatiques, elle est représentée sous plusieurs formes. Cette image est de Tara Verte. Il est indiqué dans une tradition que lorsque le Christ – Prajna, ce mental de sagesse de tous les Bouddhas que je vous ai expliqué – quand ce mental de tous les Bouddhas regarda l’humanité souffrante, et senta naturellement la compassion, de l’œil de ce mental coula une larme. Cette larme est la Mère Divine. Cette larme de compassion du Christ est la mère qui se précipite pour aider ses enfants quand ils sont dans le besoin. Vous pouvez l’appeler Marie, Maria, Ramio, Coatlique, Tara, Athéna, Héra, Fricka. Ce sont tous des noms de la Mère divine, mais elle est sans forme.

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Tara Verte

Cette image particulière de Tara Verte représente un aspect divin, courroucé ou un aspect de protection. C’est la mère qui participe activement à la protection de son enfant. Imaginez la maman ours protéger l’ourson. Cette maman ours est féroce, et c’est pourquoi dans cette tradition, elle est appelée Tummo, un mot Tibétain qui signifie «femme féroce.» Elle est féroce précisément parce que notre mental coeur, la Bouddhata, ou Tathagatagarbha que nous avons, l’essence de l’âme, est menacée. Elle est prise au piège par l’orgueil, la luxure, l’envie, la gourmandise, la cupidité, à cause de nos propres actions. Nous avons encapsulé notre âme dans un nœud comprimé très serré des causes karmiques et conditions. Nous souffrons et faisons souffrir les autres, et notre mère n’est pas heureuse. Alors, elle est féroce et essaie de libérer son enfant, qui est vous. Vous ne croiriez pas ce qu’elle traverse, la souffrance de notre Mère Divine. Toute personne qui est un parent et a vu leur enfant souffrir connaît la douleur de cela. Mais imaginez que vous regardez votre enfant souffrir vie après vie après vie après vie après vie… Pouvez-vous imaginer la douleur? C’est la douleur qu’elle ressent pour vous.

Dans le livre, «La Magie des Runes», Samaël Aun Weor a écrit quelque chose de très pénétrant. Il a dit:

«Oh ignorants mortels, combien de fois votre Mère Divine vous a visité mais vous ne l’avez pas reconnu?»

C’est vrai. Elle ne nous quitte jamais. Elle peut même se manifester dans d’autres dimensions pour nous rendre visite dans les rêves. Elle peut aussi venir physiquement pour nous rendre visite, mais nous ne nous souvenons pas, nous ne la reconnaissons pas. Vous pourriez penser que cela semble fou, mais cela arrive; elle est la mère de l’univers après tout.

Donc, sur cet aspect de la Mère Divine vous voyez un chapelet de têtes autour de son cou. Ces têtes sont nos egos qu’elle attend de consommer, de détruire, d’éliminer. Elle ne peut le faire tant que cette partie de nous est coincée à l’intérieur de celui-ci, parce qu’elle ne fera pas mal à son enfant.

La science du Tummo Yoga est la science d’exploiter son potentiel de créativité. Comment la mère crée? À travers son utérus. À travers son utérus, elle crée et forme l’enfant. À travers ses seins, elle nourrit son enfant. L’enfant de notre âme est formée dans l’utérus de notre Mère Divine. Cet utérus est sexuel. Cet utérus est la Kundalini. C’est le feu, mais c’est son feu, son intelligence. Voyez ce feu autour d’elle? C’est son feu.

Personne ne peut éveiller la Kundalini en trompant la Mère Divine. Vous ne pouvez pas tromper la mère de l’univers. Elle ne se soucie pas de combien d’argent vous avez, elle ne se soucie pas à quelle école vous appartenez, elle ne se soucie pas quel est votre nom ou si vous portez une robe ou non. Ce qu’elle se soucie est la sainteté, la pureté, la Chasteté, et surtout, la charité. Trois facteurs: la naissance, la mort et le sacrifice. C’est ce qu’elle se soucie. Si nous suivons ses conseils et vivons par ses règles, ce feu de son feu peut naître en nous. C’est ce que cette citation de Milarépa explique: comment le feu émerge en nous pour créer l’âme.

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Tara Blanche

Ceci est un autre aspect de la Mère Divine, qui est aussi Tara, mais blanche. Ce sont deux faces de la même déesse. Cet aspect montre Tara protectrice et sauveuse, et autour d’elle se trouvent huit formes de souffrance. Celles-ci se rapportent aux sept défauts primaires, et l’ignorance. La cupidité, la gourmandise, la jalousie, la colère, la luxure. Elle nous défend d’elles. Elle nous aidera à les comprendre si nous la laissons. Si nous continuons à nous livrer à la luxure et l’orgueil et la colère et l’envie et la gourmandise et la cupidité, elle ne peut rien faire, parce que nous le voulons. Mais si nous essayons de nous séparer de ces éléments, et nous purifier de ces éléments, elle peut nous aider beaucoup. Elle, après tout, a toutes la connaissance et toute la sagesse de l’existence.

Ce qu’elle fait dans le processus d’éveil de son feu à l’intérieur de nous est de préparer notre âme. Elle crée ce qu’on appelle, dans certaines traditions «le vêtement de noce.» Ce qui dans la Kabbale est appelé Mercabah, le char d’Ezéchiel. Dans l’Hindouisme, il est représenté par le char que Krishna conduit. Krishna représente le Christ. Le char est notre âme. Apollon conduit son char à travers le ciel, ce char est l’âme. Krishna conduit le char avec Arjuna, avec les chevaux qui le tirent. Ces chevaux peuvent représenter les sens, mais ils peuvent aussi représenter les corps de l’âme. Dans la mythologie Égyptienne, on l’appelle Sahu, ce sont les corps de l’Être: Corps Astral, Corps Mental et le Corps Causal. La Mère Divine prend ses forces et énergies et les élève en nous afin de créer cette âme, ce véhicule, de sorte que, finalement, nous sommes mis dans une position où elle peut alors donner naissance à son fils. Ce fils est le Christ, le sauveur.

Cela semble étrange, n’est-ce pas? Si vous pensez à ce que je viens d’expliquer; le Christ donne naissance à la Mère Divine qui donne naissance au Christ. Vrai? C’est ce que j’ai dit. Vous comprenez maintenant pourquoi Dante, dans la Divine Comédie, à la fin a dit: «Oh Mère Divine, fille de ton fils.» Maintenant, vous pouvez le comprendre. Dante était un autre Gnostique. La Divine Comédie est pure écriture.

Christ, Chenresig, Osiris, Avalokiteshvara, Apollon, Jupiter, Héraclès, Krishna, tous représentent une incarnation du Christ. Ce sont notre Christ, né dans l’âme.

Analysons maintenant cela pour un moment. Rappellez-vous J’ai expliqué que le Christ est Prajna, le mental sagesse primordiale de tous les Bouddhas, dont la principale caractéristique est l’amour conscient de tout ce qui existe. Comment cela va naître dans votre cœur si votre cœur est comme il est maintenant? Votre cœur doit être préparé. Pouvez-vous prendre le mental de sagesse de tous les mentals de Bouddha dans l’univers et faire que la lumière brille à travers votre cœur comme il est maintenant? Cela vous détruirait; cela vous oblitéra complètement. C’est une énergie d’une telle tension que vous ne seriez pas capable de le soutenir. Voilà pourquoi nous avons des niveaux du chemin. Voilà pourquoi vous ne pouvez pas vous précipiter à la fin du chemin. Vous devez commencer où vous êtes, et être bien préparé. Vous avez besoin d’un véhicule capable de transformer et de diriger cette énergie, et ce véhicule est l’âme. Nous ne l’avons pas encore.

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Arbre Refuge

Jésus a dit,

« Avec de la patience vous posséderez vos âmes.» – Luc 21:19

Nous devons faire l’âme, et celui qui le fait est notre Mère Divine et notre Intime.

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Chenresig (Christ) tenant le Mani à son cœur

Cette image est de Chenresig qui est le nom Tibétain pour Christ. Voyez-vous les mains jointes devant la poitrine? Tel est le Mani, le Norbu, le cintamani. Vous souvenez-vous de la pierre, le joyau des vœux que le Lu sortait de l’eau? C’est ce qu’il a dans ses mains. Ce joyau qui exausse les vœux, le joyau qui peut répondre à tous les souhaits et désirs est considéré comme sacré entre les mains du Christ à son cœur. Ce n’est pas un accident. Et cela parce que ce joyau qui exausse les vœux n’est pas ce que nous pensons qu’il est. Nous entendons parler du génie qui sort de la bouteille qui peut exausser des souhaits et nous pensons toujours, «Oh, je voudrais avoir tout l’argent dans le monde.» Ou nous voulons une pile de tartes au chocolat. Qu’importe ce que nous voulons, ce n’est pas le type de souhait que ce joyau satisfait. Ce que ce joyau remplit sont les aspirations les plus profondes de votre cœur. Je sais que vous pensez que c’est le chocolat, mais cela ne l’est pas. C’est d’être libre de la souffrance; c’est d’être heureux. C’est vraiment ce que nous voulons tous: être heureux, être en paix.

Mais laissez-moi vous dire quelque chose: il est impossible de trouver le bonheur et la paix tant que notre mental-cœur reste dans l’état où il est maintenant. Vous ne pouvez pas avoir la paix si vous avez la colère. Vous ne pouvez pas avoir le bonheur si vous avez l’orgueil. Vous ne pouvez jamais avoir la satisfaction si vous avez la luxure. Ces désirs, ces egos, ne peuvent jamais être satisfait.

«Le désir ne repose jamais par la jouissance des luxures, comme le feu augmente sûrement plus le beurre lui est offert.» – Lois de Manu 2,94

Le désir ne peut pas apporter la paix. La poursuite du plaisir ne peut pas apporter le contentement. Et un mental rempli de désirs ne peut pas refléter le Christ. La vraie paix, l’amour véritable, le contentement réel vient quand le cœur est propre, quand le cœur est tranquille, quand le cœur est simple.

Voilà pourquoi cette pierre est tenue précieuse par Cheresig. Si vous pensez à ce sujet pendant un moment, le Christ est le fondement même d’où émerge l’existence. Le Christ est le feu de tous les êtres vivants. Il est l’essence de la vie. Christ est Prana. Et pour cette intelligence, l’intelligence qui a créé tout, la chose la plus précieuse est cette pierre: मणि Mani.

En Sanskrit, ce mot मणि Mani se traduit habituellement par «joyau» ou «gemme». Il est écrit avec deux lettres. La première lettre म est un carré, qui est exactement le même que le מ Mem Hébreu. Cette lettre Hébraïque מ Mem est aussi le nombre quarante. Eh bien, cette lettre Sanskrit म m est la quarantième lettre Sanskrit. Ce n’est pas une coïncidence. Jésus était dans le désert quarante jours. Les inondations pleuvaient quarante jours et quarante nuits. Les Israélites étaient dans le désert pendant quarante ans. Quarante. Mem. Eau. Mem se rapporte à l’eau en Hébreu.

La deuxième lettre de mani est un N, comme le Nun Hébreu. Ce qui est intéressant est que ce mot Mani est le cœur même du mantra le plus précieux dans le Bouddhisme Tibétain: Om Mani Padme Hum. Tout le monde a entendu cela. Même les gens qui ne connaissent pas le Bouddhisme, ils ont entendu ce mantra. Om Mani Padme Hum. La plupart des gens le traduit en Français comme «le joyau dans le lotus.» Mani est ce joyau. Mais écoutez, le mot Mani a plus de significations que juste joyau. Cela signifie aussi quelque chose d’arrondie. Cela signifie un magnet, un aimant. En Tantra, cela signifie pénis ou clitoris. Regardez cela dans le dictionnaire:

मानी mani: pierre précieuse, perle, mesure, aimant, bijou, globule, bosse d’un chameau, cristal, joyau, gland du clitoris, perle, grand pot d’eau, gland, ornement, poignet, cloche, magnétite, amulette

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«Donc ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici, je mets en Sion une fondation d’une pierre, une pierre éprouvée, une pierre angulaire précieuse, solidement posée…» – Isaïe 28:16

Vous voyez comment le Christ tient ce joyau dans ses mains? Comment le Christ crée? À travers le sexe, et à travers le cœur. Non à travers la luxure. Voilà pourquoi le plus haut niveau d’instruction est sexuel. Voilà pourquoi les étudiants qui marchent tous les yanas inférieurs, pour atteindre ce plus haut Tantra Yoga doivent être préparés, avoir un cœur de Bodhichitta, concerné plus pour le bien-être des autres qu’eux-mêmes, afin qu’ils puissent apprendre à utiliser leur propre mani, leur propre joyau, leur propre gemme, leur propre élément précieux. La partie la plus sacrée de l’organisme humain: le sexe. C’est le plus puissant, c’est le plus sacré, et c’est celui que nous faisons le plus sale. C’est celui que nous utilisons comme un jouet, pour faire du mal à nous et aux autres, simplement à cause du plaisir. À cause de l’ignorance.

«Jésus leur dit: N’avez-vous jamais lu dans les Écritures, La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs, la même est devenue la tête du coin: c’est l’œuvre du Seigneur, et il est merveilleux à nos yeux?

«Donc Je vous dis: Le royaume de Dieu sera enlevée de vous, et donné à une nation qui en apportera les fruits.

«Et quiconque tombera sur cette pierre s’y brisera, mais sur qui elle tombera, elle l’écrasera en poussière.» – Matthieu 21

M et N se prononce en Sanskrit Mani. M et N en Hébreux se pronoce Mana. Tout le monde a entendu parler du mana dans le désert. Ce mot mana ne signifie pas pain. (Je sais qu’à l’école du Dimanche nous avons tous appris que Dieu jetait du pain à partir des nuages. Non, c’est l’école du Dimanche, la folie de bande dessinée). Le mot mana signifie littéralement «bénédictions d’en haut.» N’est-ce pas la même chose que la gemme que le Christ détient?

De plus, si vous regardez Om Mani Padme Hum, et vous écoutez juste la première partie de ce mantra, qu’est-ce que vous entendez? O Mani. O men. Amen. Les Tibétains ont dit «Amen» depuis longtemps. Que signifie Amen? Foi. Si vous prenez ce M et N et mettez un Aleph devant lui, il se prononce amen. Qu’est-ce que ça veut dire? Dans le Tantra, c’est très important, parce que le Aleph est lié à l’air, au poumon. Prana. En d’autres termes, lorsque vous prenez le Prana avec votre souffle, vous vivez. Prana est la source de vie. Donc, si vous prenez Prana avec votre Mani, vous prenez la vie, vous absorbez la vie, vous utilisez la vie, c’est ce que nous faisons tous. La vie est donnée et prise à travers le sexe. Cela dépend de la façon dont nous l’utilisons. Si nous abusons du sexe, nous prenons la vie, nous tuons. Voilà pourquoi dans le Zohar, il dit très explicitement que quiconque expulse leur énergie sexuelle à cause du désir est équivalent à un meurtrier, parce qu’ils tuent la capacité de Dieu à créer. Depuis des milliers d’années, les gens se sont moqués de ce passage parce qu’ils ne comprennent pas.

Le pouvoir de Dieu, de la Mère Divine pour créer l’âme est dans l’énergie sexuelle. Donc, quand ce Aleph, cet air est pris et contrôlé et utilisé, il crée la vie. La façon dont nous vivons est en utilisant de l’énergie. Tout ce que nous sommes est énergie. Le corps, le mental, sont énergie. Mais l’énergie et la matière sont indissociables, elles sont les mêmes, mais modifiées. Tout ce que vous êtes est la matière et l’énergie qui échangent entre elles. Ce que nous sommes maintenant est la condensation en matière de l’énergie que nous avons mis en mouvement dans le passé, et tout ce que nous faisons aujourd’hui c’est mettre en mouvement l’énergie qui se cristallisera demain, et le lendemain, et le lendemain. Cela seul devrait vraiment nous donner matière à réfléchir vraiment sur ce que nous faisons avec notre temps et notre énergie. Pour vraiment se rendre compte que ce que nous faisons est ce que nous devenons, ce que nous pensons est ce que nous devenons. Voilà pourquoi le Dhammapada, le premier enseignement que le Bouddha a donné, l’écriture la plus importante dans le niveau Sutryana déclare:

«Nous devenons ce que nous pensons.» – Dhammapada

C’est le passage du premier livre le plus lu du Bouddhisme. Nous devenons ce que le mental projette. Cela ne signifie pas que si vous imaginez que vous êtes le Président, que vous deviendrez alors le président. Cela ne signifie pas cela. Cela signifie que si vous allez en permanence à chaque instant avec ce flux mental qui pense toujours à moi et moi et moi, et moi encore, vous devenez cela: égoïste. Souffrant. Ignorant. Cela signifie cela. La douleur et la souffrance que vous avez maintenant sont à cause de la façon dont vous pensez. Le type de flux mental que vous avez. Changez votre souffrance en changeant votre mental. Pas en disant: «Je vais changer mon mental aujourd’hui, je ne vais plus être Chrétien je vais être Bouddhiste.» Ce n’est pas le genre de changement de mental que nous parlons. Nous parlons de changer la façon de penser, la façon dont vous dirigez la pensée, la façon dont vous dirigez l’émotion. C’est une connaissance de soi-même à chaque instant, non seulement pour un court instant chaque fois un certain temps, mais constante. Vigilance.

Ceci est la base pour la formation en Tantra. Les deux premiers niveaux de tout enseignement sont pour vous former pour être conscient de vos actions. Pas seulement physiquement, mais psychologiquement. Grâce à cette connaissance, vous dirigez l’énergie. Contemplez cela très profondément: à chaque instant vous dirigez l’énergie. Lorsque vous prenez et ajoutez les outils de Tantra, vous dirigez encore plus d’énergie, alors assurez-vous que vous savez ce que vous faites avec votre énergie. Si vous prenez les outils de Tantra et continuez à utiliser votre énergie d’une manière égoïste, vous deviendrez, à cent pour cent sans aucun doute, un démon, ce qu’on appelle un Asura. Sans aucun doute. C’est ce qui se passe partout dans le monde. Les gens pensent qu’ils sont intelligents et ingénieux, et pensent qu’ils méritent ce genre d’enseignements, et ils se précipitent en eux et font un gâchis. Voilà pourquoi il y a tant de groupes spirituels et des gens qui causent tant de douleur. Soyez très clair sur la façon dont vous utilisez l’énergie et la façon dont vous utilisez votre mental. Nous avons besoin de ces outils, mais nous devons les utiliser à bon escient.

Le Cheval de Vent

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Lung ta : Cheval de vent

Cette image est appelée Lungta. C’est un cheval, et sur son dos se trouve le Mani, le Norbu, le joyau de l’accomplissement de souhait. Ce symbole est assez vieux; il provient de différentes traditions chamaniques, en particulier la tradition Bon de la Mongolie et du Tibet. Il a été adopté dans le Bouddhisme Tibétain, peu à peu. Si vous avez déjà vu un drapeau de prière, ceci est sur lui. Lungta signifie «cheval de vent», cela signifie aussi «cheval de rivière».

Maintenant que nous avons parlé de Prana, à propos de l’air et de l’eau, vous savez ce que cela signifie. Ce cheval de vent est vous, votre corps vital, votre énergie en mouvement. Cette image représente ce que nous devrions être: un navire, un véhicule, pour le Christ. Un navire ou un véhicule qui porte ce joyau exauçant les souhaits de Cheresig. En d’autres termes, nous devrions être un Bodhisattva, quelqu’un qui prend ce joyau exauçant les vœux , et l’affiche et l’utilise pour le bénéfice des autres. C’est ce qu’un drapeau de prière est censé représenter: les vents prennent les prières au profit de tous les Êtres.

Il y a un profond sens ésotérique caché dans ces images. Ce qui est caché là, c’est ce qui est caché au sujet de la Bodhichitta en général. Il est très beau d’avoir l’aspiration à développer Bodhichitta. C’est très beau d’avoir l’intention de devenir un Bouddha, un ange, ou maître pour aider d’autres Êtres. Nous encourageons fortement cela. En fait, l’écriture la plus importante dans le Bouddhisme Mahayana est un livre sur la Bodhichitta, qui souligne à plusieurs reprises cette importance. Si vous voulez connaître le Bouddhisme, vous devez connaître ce livre. En Sanskrit il est appelé Bodhicharyavatara, par Shantideva. C’est le seul livre le plus important sur le Bouddhisme. Si vous voulez savoir ce que je suis en train d’enseigner, vous avez besoin de ce livre. Mais ce qui n’est pas enseigné explicitement dans l’Écriture écrite est ce que je suis en train de vous expliquer dans ces conférences, et ce que le maître Samael a enseigné dans tous ses livres. L’aspiration de la Bodhichitta est belle, mais la simple intention ne suffit pas. Pour qu’une énergie soit renforcée et travaille, elle a besoin d’une méthode, un moyen de s’exprimer. L’énergie a besoin d’un canal. L’énergie a besoin d’un conduit. Quel est ce conduit pour la Bodhichitta?

Il y a des millions de personnes dans le monde qui suivent le Bouddhisme Mahayana qui sont très dévouées, et cela est très beau. Et ceux qui sont très sérieux, et ceux qui s’y consacre vraiment, et sont dédiés au développement de ce type de mental, un jour découvriront la vérité secrète au sujet de la Bodhichitta, que si vous perdez votre Bodhichitta (votre énergie sexuelle) à travers l’orgasme, vous ne pouvez jamais développer la Bodhichitta. Si vous expérimentez l’orgasme, si vous expulssez la force sexuelle, que ce soit physiquement ou mentalement, vous ne pouvez jamais développer la Bodhichitta. C’est impossible, parce que la force sexuelle est la Bodhichitta. Vous ne pouvez pas la développer si vous l’expulsez. Vous ne pouvez pas en même temps la dépenser et la préserver.

«Avec la fierté du titulaire de Vajra, le Vajra de lotus entre dans le lotus.
Avec le lingam placé dans le bhaga, le yogi effectue hum phat; la Bodhichitta [énergie sexuelle] n’est pas émise.

Son propre secret-zone vajra à cinq pointes [organe sexuel masculin] marqué par un lotus entre le lotus du consort [organe sexuel féminin]. Au sein de cet état, le yogi détient la fierté d’être la divinité principale Vajra-porteur Kakalchakra, il fait entendre les syllabes hum phat, et demeure au sein de l’activité de l’union découlant de la mise du lingam du père dans la bhaga de la mère. Cela porte la Bodhichitta [énergie sexuelle] élémentale jusqu’à la pointe du joyau, où elle ne doit pas être émise.» – Cité de l’Ornement de Lumière Inoxydable, une exposition de Kalachakra Tantra, par Khedrug Norsang Gyatso (15ème siècle AD).

«Méditez sur le [bonheur] suprême et immuable.

Avec Vajra [organe sexuel masculin] placé à l’intérieur du lotus [organe sexuel féminin], amène les vents [forces vitales] dans les gouttes [Bodhichitta], les gouttes dans les chakras; le mouvement des gouttes arrêté au Vajra [organe sexuel masculin], toujours rigide, le yogi élève continuellement le fluide [sans jamais le relâcher].

Avec le yoga de mahamudra [grand sceau], la descente vers le Vajra, et par sa bénédiction, les instances du [bonheur] suprême immuable, complété à 21600, apporteront la grande illumination, la réalisation de Vajrasattva [de l’âme diamant].» – Tiré de l’Ornement de Lumière Inoxydable, une exposition de Kalachakra Tantra, par Khedrug Norsang Gyatso (15ème siècle AD).

«Lorsque la fusion des substances bodhimind [énergie sexuelle] est accomplie sur la base d’avoir dissous les énergies dans le canal central [de la colonne vertébrale], alors les gouttes [d’énergie] peuvent être conservées à la pointe du joyau [organe sexuel] jusqu’à ce que la béatitude innée est éveillée.

Les gouttes ne devraient pas être permis à être éjaculé. Cette rétention ne sera possible que si l’énergie qui provoque l’éjaculation a été absorbée [dans le canal central].

Au début de la pratique, afin de retenir les gouttes dans le chakra du joyau et éveiller la béatitude innée, il est utile de visualiser que les gouttes sont dirigées dans le canal central. S’engager dans les pratiques d’énergie jusqu’à ce que cette capacité soit atteinte. N’exercez pas trop la force.» – Tiré du Manuel Pratique sur les Six Yogas de Naropa: Prendre la Pratique dans la main par Jey Lama Tsongkhapa (1357-1419), Traduit par Glenn H. Mullin et publié dans La Pratique des Six Yogas de Naropa (1997) Snow Lion.

«Ceux dont le fluide blanc tombe au cours de leur compagnonnage avec la sagesse [Prajna: consort ou femmes], par quelle volonté augmentera leur bonheur? [La base de la félicité suprême est la conservation et la transmutation de l’énergie sexuelle].

Occasionnellement, au moment opportun de l’année, le lion mangeur de cerf cherche le bonheur de l’accouplement, tandis que le pigeon mangeur de gravier le fait constamment.

Parce que leur liquide tombe une ou plusieurs fois, ni ne trouve le bonheur suprême.

De même, les ascètes et les luxurieux perdent leur fluide pendant qu’ils sont dans les rêves et en état de veille.

Mordu par un serpent pendant le sommeil, on ne vivra pas; De même, l’ascète affaibli par le fait de ne pas garder son fluide est ruiné par l’utérus d’une femme.» – Cité d’une écriture du Tengyur (Traités Canoniques): Grand Commentaire / Lumière Inoxydable (Vimalaprabha) par Kalki Pundarika (176-76 BC)

Il y a des millions de personnes qui étudient le Bouddhisme qui continuent à forniquer parce qu’ils ne sont pas formés à ce sujet. Ils ont besoin d’apprendre, ils doivent être enseignés, ils doivent être préparés. Dans le cas contraire, leurs efforts spirituels a très peu de résultat.

Donc, pour vous qui savez maintenant, vous avez maintenant un Norbu, un joyau exauçant des souhaits. Si votre souhait est de recevoir l’illumination, vous pouvez le faire. Appliquez ces trois facteurs: Chasteté, charité et sainteté. Chasteté c’est de maintenir cette essence vitale et de la transformer. La façon dont il est enseigné dans les Yogas de Naropa et Nigouma, la façon dont il est enseigné dans Kalachakra, la façon dont il est enseigné dans la Kabbale, la façon dont il est enseigné dans le Christianisme, et toutes les traditions ésotériques: gardez cette énergie et apprenez à la transformer. C’est difficile au début, mais peu à peu, le corps apprend. Voilà pourquoi dans le Kalachakra Tantra il est dit;

«Peu à peu le corps abandonne l’habitude d’émission et adopte l’habitude de non-émission.»

Ceci est dans le Kalachakra. Toute personne qui est un étudiant de Kalachakra a besoin de savoir cela. Nous devons développer l’habitude de non-émission dans le corps, de tenir l’énergie et la transformer.

La matière sexuelle dans le corps est le véhicule de l’énergie dans le corps vital. C’est Prana, qui est le poumon. Quand nous faisons nos pratiques – méditation, pranayama, mantras, pratiques runiques, pratiques Yantrique – nous prenons ces énergies et de les dirigeons. Mais d’abord, nous avons besoin de préserver les énergies à l’intérieur de nous!

Lorsque nous faisons quoi que ce soit dans la vie, nous devons être conscients, parce que tout ce que nous faisons c’est de diriger ces énergies. Certains étudiants se plaignent, «J’ai entendu cet enseignement et je vois qu’il est logique, et j’épargne mon énergie, mais je n’ai pas d’expérience.» Conserver l’énergie est le début, mais pour alimenter les expériences, vous devez être éveillé, conscient, conscient de vous-même, tout le temps, à chaque instant. Soyez conscient. La vérité est, les étudiants n’ont pas d’expérience parce qu’ils sont distraits tout le temps. Lorsque vous rentrez chez vous de votre classe spirituelle, vous aller seulement dormir; vous arrêtez d’être conscient. Il faut un effort continu, surtout au début, il faut beaucoup d’efforts avant de commencer à apprendre, et cela commence à devenir naturel, et vous restaurez la manière de vie naturelle et intuitive. Et alors cela devient normal, cela ne demande pas d’effort, et votre effort est sur d’autres choses. Le début est le plus dur, le corps se bat parce qu’il a une longue habitude de gaspillage d’énergie. Mais le fait est, pour que vous puissiez développer la Bodhichitta, avoir ce type de mental, vous avez besoin d’énergie, vous avez besoin de la matière, vous avez besoin du véhicule, le véhicule qui peut la transmettre. Vous devez épargner cette énergie et travailler avec cette énergie de manière intelligente.

C’est ce que décrit Milarepa. Cette énergie dans votre corps est la chaleur vitale. Épargner l’énergie sexuelle est seulement une partie de ce casse-tête, c’est le commencement critique, mais en réalité, vous devez commencer à épargner l’énergie partout: l’énergie de la pensée, l’énergie de l’émotion. Tout cela va à travers votre énergie d’attention, comment vous faites attention, et à quoi vous faites attention. Épargner votre énergie signifie simplement que vous essayez d’accumuler ces forces, mais si vous les perdez toute la journée avec les mauvais comportements, vous devez changer. Une fois que vous commencez à changer les mauvais comportements, alors l’énergie peut s’accumuler, et vous pouvez commencer à l’utiliser, puis les expériences viennent naturellement.

Au milieu de cette citation de Milarepa, il dit, « quand la Bodhichitta flue d’en haut, quand elle est purifiée en-bas.» Ceci est une déclaration très ésotérique qui a des niveaux de signification. Cela s’applique aux nadis dans tous nos corps internes et le corps physique. Cela s’applique à la façon dont un certain type de flux d’énergie en-haut et doit être purifié en-bas. Mais l’aspect important ici est d’ordre psychologique.

Il y a de l’énergie qui vient en nous constamment «d’en haut», énergie qui nous maintient en vie. Nous prenons l’énergie à travers le souffle, la nourriture, l’eau, mais aussi à travers ce que nous voyons, entendons. Les impressions sont une sorte de nourriture. Si nous alimentons notre mental de déchets à travers la télévision, la musique, les amis, en allant à des endroits que vous ne devriez pas aller, en regardant les choses que vous ne devriez pas regarder, vous rendez votre temple cœur impure, et vous corrompez les énergies qui viennent en elle venant d’en haut. Il doit y avoir une discipline rigoureuse et un changement de nos comportements.

C’est ce que l’on entend dans le passage suivant quand il dit: «Et la joie d’un corps sans-fuite nous rassasie.» Qu’est-ce qu’un corps sans-fuite? Tout d’abord, c’est un corps qui ne fuit pas l’énergie sexuelle, seulement sur le plan physique. Pour ne pas expulser l’énergie sexuelle, point, jamais. C’est un corps physiquement sans-fuite. Mais Milarepa était bien plus qu’un littéraliste. Lorsque vous étudiez ce qu’il a enseigné, il y a une immense signification dans ses enseignements.

Le corps sans-fuite signifie aussi le corps du mental. Est-ce que notre corps du mental fuit? Cela doit cesser. Si nous voulons vraiment l’expérience spirituelle, arrêter la fuite du corps physique est important et difficile au début, mais plus important et plus difficile c’est d’arrêter cette fuite dans le mental, arrêter la fantaisie sexuelle, arrêter de fantasmer sur notre colère, l’orgueil, gloutonnerie, peurs, soucis, en projetant toutes sortes de choses sur nous-mêmes et d’autres dans notre mental, qui est un très énorme gaspillage d’énergie.

La notion d’être présent même et ne pas penser terrifie l’ego. Et c’est pourquoi, lorsque la plupart d’entre nous entendons à ce sujet, nous disons,; «Je ne peux pas le faire, c’est impossible.» Vous pouvez et quand vous le faites, vous allez commencer à goûter ce qu’est le vrai bonheur. Voilà pourquoi on appelle cela l’un des six expériences heureuses. Lorsque vous pouvez être pleinement présent, non seulement physiquement, mais psychologiquement, émotionnellement et mentalement, et dans votre volonté, pleinement présent, et ne pensez pas, il y a une sorte de bonheur dans cela. Ce bonheur n’est pas artificiel, il n’est pas imposé à vous par quelque chose à l’extérieur, il n’est pas imposée à vous en faisant l’effort d’être présent. C’est un bonheur ou joie qui éclate spontanément dans votre mental parce que c’est l’état naturel de votre mental.

L’état naturel de la Conscience est un pur bonheur, joie, amour. Si vous ne me croyez pas, regardez un enfant, qui ne se soucie pas, qui ne pense pas, qui joue seulement, et heureux, et à tout moment est prêt à donner, à être altruiste, prêt à donner. Pas ces enfants gâtés que la plupart d’entre nous avons, je veux dire les enfants qui n’ont pas encore été gâtés par notre culture. L’altruisme est naturel et normal chez le très jeune, mais il se couvre et enterré sous l’orgueil et la jalousie au fur et à mesure que l’enfant vieillit, au fur et à mesure que l’ego s’intègre. Mais avant que l’ego s’intègre, nous voyons de belles vertus chez les enfants. Nous avons tous cela, mais nous avons perdu contact avec cela parce que nous aimons trop notre ego.

L’expérience spirituelle commence lorsque nous apprenons à être présent et utilisons à bon escient notre énergie. Nous avons mis tous ces pré-requis sur l’éthique, sur le comportement, sur les économies d’énergie, et tout le reste, mais l’expérience spirituelle que nous avons besoin émerge spontanément et naturellement et facilement quand nous ne pensons pas, quand nous sommes centrés, quand nous avons notre énergie intact, et quand nous prions. Et cette énergie, ce bonheur qui éclate spontanément du cœur est l’amour. C’est ce que les enseignements supérieurs cherchent à exploiter et à développer, car en nous, cet amour est juste un embryon. La plupart d’entre nous avons complètement perdu le contact avec cela, et nous avons à peine ce qu’est l’amour, avons à peine un concept de ce que signifie vraiment l’amour désintéressé. Peut-être que nous ne l’avons jamais connu ou jamais activé dans nos propres comportements. Nous devons le faire.

Si votre cœur est mort et froid, commencez par les étapes que j’ai souligné: commencez par méditer sur vos actions, contemplez vraiment ce que vous faites et pourquoi. Et si cela n’aide pas, commencez à contempler vraiment la souffrance des autres, contemplez sérieusement. Vous pourriez avoir besoin d’un certain type de thérapie intense – Je ne veux pas dire aller chez un thérapeute, je veux dire laissez votre Mère Divine vous enseigner et vous montrer la réalité qui se passe autour de nous tout le temps. Ce monde n’est pas la place rose – tout le monde que nous voyons dans les publicités sourient. Ce n’est pas ainsi. La Souffrance sur cette planète est la pire qu’elle ait jamais été. Je suis désolé si cela est un scoop pour vous, mais c’est un fait. En ce moment la souffrance sur cette planète est la pire qu’elle ait jamais été. Je sais que notre culture moderne aime à penser que tout est de mieux en mieux, mais ce n’est pas vrai. Il n’y a pas de faits pour soutenir ce concept, même si nous avons tous les appareils mobiles et nous pensons que c’est vraiment cool, cela n’a pas éliminé la souffrance. Il y a plus d’esclavage dans le monde qu’il n’y ait jamais été; c’est un fait documenté. Il y a plus d’armes dans le monde qu’il n’y ait jamais été. Nous sommes maintenant sur le point, que, à un instant donné, une seule personne folle peut appuyer sur un seul bouton et mettre fin à toute vie. C’est fou. Mais, en quelque sorte, nous vivons avec cela. Nous sommes dans un état de guerre constant ; en ce moment, il y a des gens qui tuent d’autres personnes à cause des idées, des concepts, des croyances. Nulle part ailleurs sur cette planète vous pouvez trouver de l’eau propre. Nulle part ailleurs sur cette planète nous pouvons trouver de la nourriture pure. Où trouvez-vous le bonheur? Où allez-vous courir? Quel travail, quelle ville peut vous offrir la paix et la solitude et du réconfort et du bonheur? Aucune. Faisons face à la réalité. Ne nous fuyons pas. Avouons-le, et changeons cela.

La réalité est que le bonheur dont nous avons besoin ne peut être trouvée que dans notre cœur, malgré toutes les circonstances en dehors de nous. Ce bonheur émerge et se développe à travers la Bodhichitta. Grâce à l’application de cette science. Si vous êtes une personne très sérieuse – par sérieuse, je ne veux pas dire que vous avez l’air sérieux ou agit de façon sérieuse, je veux dire quelqu’un qui pratique toujours – vous allez vous rendre compte de cela. La Bodhichitta est scientifique, elle n’est pas accidentelle. Elle ne vient pas parce que vous êtes dans un groupe particulier, elle vient à cause du travail.

De plus, nous avons besoin de la Bodhichitta. L’humanité en a besoin. Cette planète en a besoin. Une personne avec Bodhichitta peut changer beaucoup. Je veux dire une vraie Bodhichitta, pas seulement l’aspiration. Nous avons eu des millions de personnes qui aspirent à avoir la Bodhichitta, mais je veux dire la vraie chose.

Maîtres

Et nous allons faire une distinction ici aussi; juste parce que quelqu’un a créé les corps solaires ou devient un Bouddha ne signifie pas qu’ils ont la Bodhichitta. Ceux-ci sont différents. Il y a beaucoup de saints, de nombreux anges qui ont développé de grandes vertus, et sont très belles. En Asie, ils sont appelés Pratyekabouddhas ou Sravakas. Ce sont des êtres très saints, mais ils n’ont pas la Bodhichitta. Nous les appelons marcheurs du chemin en spirale, Nirvanis. Il y a des Bouddhas, et beaucoup d’entre eux ont des âmes humaines et sont sur la planète maintenant qui enseigne la religion, la Gnose, le Bouddhisme, le Taoïsme, et nous les voyons tous et pensons, «wow, ils ont l’air si angélique, ils doivent être un vrai maître, un maître très élevé, ils portent toujours des vêtements blancs.» Ou «ils ont toujours beaucoup d’adeptes donc ils doivent être un très grand maître.» Nous sommes très facilement trompés par les apparences superficielles. Très facilement. Un vrai maître, un grand maître, ne peut pas être reconnu par des preuves physiques. Jamais. En fait, les plus hauts sont totalement anonymes. Et il y en a beaucoup, maintenant sur cette planète, en train de travailler pour aider les gens. (Je ne suis pas l’un d’entre eux). Il y en a beaucoup, en train d’aider l’humanité, et la plupart d’entre eux sont anonymes. Ils ne sont pas douceâtre avec beaucoup de sentimentalisme. Je connais que beaucoup d’entre nous aime cela, mais un vrai maître n’est pas comme ça. Un vrai maître qui a la Bodhichitta est sérieuse, parce que la souffrance est sérieuse, elle n’est pas un jeu. Un tel maître est extrêmement rigoureux, dédié et dévoué. Nous devons imiter cela, nous avons besoin de ces qualités.

Quand vous allez à certains groupes spirituels et tout le monde est très moelleux et léger et souriant et heureux, c’est agréable, c’est bien, il n’y a rien de mal à cela. Mais ne pensez pas que ce soit parce qu’il y a un maître là. Tout cela peut être juste la personnalité; certaines personnes aiment ces qualités parce qu’elles se sentent en sécurité. Cela les fait sentir comme s’ils vont bien, ils peuvent se reposer pendant quelques minutes, et sourit à tout le monde et mange des gâteaux et se sentent comme ils sont spirituels. Cela n’a rien à voir avec la maîtrise. Il y a d’autres personnes qui vont parler partout d’amour et de la générosité et que nous devons nous aimer les uns les autres, c’est bien, nous en avons besoin, mais ce n’est pas la maîtrise. C’est facile de parler d’amour. Le vrai maître est celui qui se sacrifie, qui sert, qui ne demande rien. Nous devons imiter cela.

Un bon exemple de Bodhichitta, d’amour conscient, est Samaël Aun Weor. Samaël Aun Weor a une Bodhichitta terrible, et il est un maître très sévère, très sérieux. Si vous l’avez entendu parler vous savez ce que je veux dire. Sa voix, son message, son enseignement, sont très pénétrants, très sérieux, très dévoué, et amour pur. Samael est l’ange de Mars, qui est la force de l’amour de toute façon, il est l’ange de l’amour. La vertu de Mars est l’amour.

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L’Ardente Bodhichitta de Padmasambhava

Un autre grand exemple de Bodhichitta est Padmasambhava, qui est aussi un maître très sérieux. Certaines des images le montrent souriant, et c’est celui que vous voyez le plus souvent, où il est souriant et il a beaucoup d’anges autour de lui, très beau. Mais quand vous le connaissez, quand vous connaissez son histoire, connaissez son énergie, connaissez son enseignement, vous saurez alors pourquoi certaines personnes en Asie pense qu’il est un démon, à cause de sa férocité. Vraiment, il est terrifiant. Il est féroce à cause de la compassion, par amour. Donc, ne confondons pas la Bodhichitta avec les nuages gonflés roses et les Lolly-pops. Il peut se montrer avec douceur, mais il peut aussi se montrer avec sévérité.

Je vais vous lire une petite citation de ce livre que je recommande; le Bodhicaryavatara, ou «le guide à un chemin de vie d’un Bodhisattva.» Cette petite citation est probablement le passage le plus célèbre du livre. Il est chanté quotidiennement par les Bouddhistes du monde entier et il y a un enseignement ésotérique caché à l’intérieur de celui-ci que je ne vais pas vous révéler, si vous méditez sur cela vous le verrez. Mais je vais vous lire un petit morceau de celui-ci;

«Puisse-je être un protecteur pour ceux sans. Un guide pour tous les voyageurs sur le chemin. Puisse-je être un pont, un bateau et un navire pour tous ceux qui souhaitent traverser l’eau. Puisse-je être une île pour ceux qui cherchent une, et une lampe pour ceux qui désirent la lumière. Puisse-je être un lit pour tous ceux qui souhaitent se reposer. Et un esclave pour tous ceux qui veulent un esclave. Puisse-je être un joyau de vœux, un vase magique, des mantras puissants et un grand remède. Puisse-je devenir un arbre exauçant le souhait, et une vache d’abondance pour le monde. Tout comme l’espace et les grands éléments tels que la terre que je pourrais soutenir toujours la vie de toutes les créatures sans bornes, et jusqu’à ce qu’ils soient loin de la douleur puisse-je aussi être la source de la vie pour tous les domaines des êtres variés qui atteint jusqu’aux extrémités de l’espace. Tout comme les précédents seigneurs de bonheur ont donné naissance à la Bodhichitta, et comme ils ont vécu successivement par les pratiques du Bodhisattva, de même pour le bien de tout ce qui vit que je donne naissance à la Bodhichitta et de même je suivrai successivement aussi les pratiques. Afin d’augmenter encore à partir de maintenant, ceux qui ont le discernement qui ont saisi lucidement la Bodhichitta de cette manière devrait féliciter vivement de la manière suivante: Aujourd’hui, ma vie a porté ses fruits; ayant bien obtenu cette existence humaine, je suis né dans la famille de Bouddha et suis maintenant l’un des enfants de Bouddha. Ainsi, toutes les actions que je fais désormais doit être en accord avec la tradition familiale. Jamais je ne ferai honte ou polluerai cette noble famille irréprochable. Tout comme un homme aveugle découvre un joyau dans un tas d’ordures, de même par une coïncidence la Bodhichitta est née en moi. Elle est l’élixir suprême qui surmonte le seigneur de la mort. Elle est le trésor inépuisable qui élimine toute la pauvreté dans le monde. Elle est le remède suprême qui réprime la maladie des mondes. Elle est l’arbre qui abrite tous les êtres errant et fatigué sur la route du samsara. Elle est le pont universel qui libère les êtres des vies misérables. Elle est la lune qui s’élève du mental qui dissipe le tourment de la dépendance. Elle est le grand soleil qui brûle l’ignorance brumeuse du monde. Elle est le beurre par excellence du barattage du lait de Dharma. Pour tous ces invités qui voyagent sur le chemin de samsara qui souhaitent vivre le vrai bonheur, cet esprit les satisfait avec joie et les éleve dans la plus haute béatitude. Aujourd’hui, en présence de tous les sauveurs, j’invite le monde à être mes invités à une fête de bonheur temporel et ultime. Que les Dieux, Titans, et Tous soient joyeux.»

Questions et Réponses

Question: Pourquoi Maître Samaël Aun Weor enseigne le mantra Om Mani Padme Hum comme Om Masi Padme Hum?

Réponse: Au niveau du public le mantra Om Mani Padme Hum est le mantra de Chenrezig. C’est le mantra du Christ. Et ce mantra a un pouvoir énorme, car dans ses syllabes se trouvent les éléments de la nature, les éléments qui sont à l’intérieur de nous que nous devons transformer. Donc, au niveau public, les gens reçoivent Om Mani Padme Hum et ils pratiquent ce mantra avec une grande dévotion, voire des centaines et des milliers de fois par jour afin d’incarner ou d’exploiter les forces qui sont synthétisés dans ce mantra. Maître Samaël Aun Weor a enseigné ce mantra, mais il a également enseigné l’aspect ésotérique, qui est un aspect qui n’est pas enseigné dans le plan physique par un autre maître, mais dans les mondes internes, il l’est. La différence est une syllabe, qui change de Ni à Si; Om Masi Padme Hum. Et cela change le mantra, parce que son S, le sssssssssss, est le son associé au canal central, c’est le son lié à la Mère Divine. C’est le chuintement des étincelles du canal rouge et blanc qui se rencontrent au milieu, et quand cette étincelle se produit, il fait un son sssssssssssssss. Ce mantra aide, provoque cela, c’est pourquoi il l’a enseigné de cette façon. Mais n’allez pas à un lama Tibétain et lui demander à ce sujet. Il vous donnera une grande conférence sur la raison pour laquelle vous ne devriez pas le prononcer comme ça, parce que dans le monde physique, ils ne l’enseignent pas comme ça. Mais, intérieurement, ils pratiquent cela de cette façon.

Question: Est-ce qu’il a dit aussi que Om Masi Padme Hum est une représentation de la transmutation où Ma Pa est Ida et Pingala et le S de Masi est le canal central?

Réponse: Cela se peut, cela se pourrait, tous les mantras cachent des significations comme ça. Si vous prenez Om Mani Padme Hum ou Om Masi Padme Hum, et que vous l’empilez verticalement, toutes ces syllabes se rapportent aux éléments de la nature; le feu, la terre, l’air, l’eau, l’éther, etc.. Cela ne me surprendrait pas du tout si ce sens était caché là aussi. Cela est vrai aussi dans d’autres mantras comme, dans la conférence précédente, je vous ai parlé Lalana et Rasana, les deux canaux latéraux. Ce sont les noms en Tantra Tibétain pour Ida et Pingala. Et le son du canal central est sssssssssssssss. Eh bien tout le monde dans la tradition de Samaël Aun Weor a fait ce mantra depuis cinquante ans; La Ra Sssss. C’est Lalana, Rasana, Sssss. Et ils ne savaient pas. Maintenant vous savez.

Question: Pouvez-vous donner des détails sur la façon dont le Christ donne naissance à la Mère Divine?

Réponse: Le Christ donne naissance à la Mère Divine dans l’aspect supérieur dans la relation au monde d’Atziluth. Atziluth est le monde des archétypes, et ce monde est la force primordiale ou l’énergie de la lumière claire. À ce niveau, tout est dans la simple potentialité. Pour que la création se produise, il doit y avoir un accouplement. Alors cette première force, le Prana, est appelé Christ, c’est le rayon de lumière qui émerge de l’Absolu. C’est Christique. Mais il n’est pas particularisé. Pour être particularisé il doit naître à travers un accouplement, une union sexuelle, et ceci est le symbole de la Yab-Yum, ou père-mère, ou abba-ima, ou Shiva-Shakti, tous ceux-ci contiennent la même chose. Elohim est cela, El et Eloah. Dieu et Déesse unis. Et dans cette union, Osiris et Isis, ont Horus, qui est le Christ particularisé ou individualisé. Voilà la différence. Donc, ce que vous voyez là ce sont des niveaux de triades et il est difficile de saisir cela jusqu’à ce que vous comprenez les quatre mondes dans la Kabbale, mais une fois que vous comprenez les Quatre Mondes, c’est logique.

Question: Je ne sais pas si cela correspond à ce thème, mais si je peux savoir comment stimuler le cœur, comment stimuler l’émotion ou la compassion du…

Réponse: Oui, cette question est posée beaucoup et je suis vraiment content que vous avez demandé sur la façon de stimuler le cœur, surtout quand vous êtes un type de personne intellectuelle. Vous commencez par analyser votre comportement. Vous ne pouvez pas stimuler votre cœur artificiellement, vous ne pouvez pas le forcer. Le cœur est extrêmement délicat. Maître Samaël nous a dit que le cœur est si sensible qu’il peut sentir et ressentir les mouvements sismiques de l’autre côté de la planète. Mais bien sûr, en nous tous le cœur est si émoussé et engourdi que nous ne pouvons pas sentir. Mais quand nous régénérons notre cœur, quand nous rétablissons à sa fonction normale, il est sensible. Et pour restaurer cela vous ne pouvez pas le faire par la force. Comme les temps modernes que nous voulons prendre une pilule et le fixer. Il n’y a pas la pilule, vous ne pouvez pas aller chez le médecin, vous ne pouvez pas payer quelqu’un mille dollars et obtenir que votre cœur soit amélioré. Il faut du temps, il faut de l’énergie. Ça va être différent pour chaque personne comment ils restaurent les pouvoirs de leur cœur. Nous avons tous notre propre idiosyncrasie et ce pourquoi je souligne; priez votre Mère Divine, appelez à elle, comptez sur elle, suppliez la de vous enseigner. Son temple est votre cœur. C’est son temple, elle a besoin de le restaurer, elle doit le rendre solide parce qu’elle a besoin de l’utiliser. Donc, si votre cœur est mort, faible, vous ne sentez pas les choses, vous ne sentez pas de la compassion, commencez par là.

Une autre étape que vous pouvez prendre, très utile. Il y a deux niveaux à cela; la première est la partie la plus importante, vous devez commencer à méditer sur la souffrance, non seulement y penser. En particulier, les types intellectuels; arrêtez de lire beaucoup, arrêtez de théoriser, arrêtez de penser. Vous devez déplacer votre énergie dans votre cœur, et ce mantra Om Mani Padme Hum ou Om Masi Padme Hum a précisément cette fonction. Il éveille et ouvre votre cœur, afin d’utiliser ce mantra sans cesse tout le temps, Om Masi Padme Hum, chantez le, chantez le, chantez le, et visualisez toutes les énergies que vous respirez et que vous prenez à travers toutes choses avec lesquelles vous alimentez et nourrissez votre cœur. En cela, vous devez contempler la souffrance tout le temps, partout où vous allez, tout ce que vous faites, contemplez la souffrance, regardez la souffrance, regardez les gens, soyez conscient de ce qui se passe autour de vous, regardez comment les gens souffrent. Vous ne voyez pas les gens heureux, vous pourriez voir des gens qui fait semblant d’être dans le bonheur, ou qui ont un bonheur temporaire, mais vous ne voyez pas le vrai bonheur. Vous devez comprendre cela et votre rôle dans cela. Et si cela ne suffit pas, allez voir quelqu’un qui souffre vraiment beaucoup. Visitez un hôpital. Visitez un hospice où quelqu’un est en train de mourir. Visitez un membre de la famille, en particulier l’un de vos propres, qui est seul ou ignoré ou boudé ou la souffrance, leur rendre visite, passer du temps avec eux, donner.Visite d’un hospice où quelqu’un est en train de mourir. Visite d’un membre de la famille, en particulier l’un de votre, qui est seul ou ignoré ou boudé ou souffre, rendez leur visite, passez du temps avec eux, donner.Visite d’un hospice où quelqu’un est en train de mourir. Visite d’un membre de la famille, en particulier l’un de vos propres, qui est seul ou ignoré ou boudé ou la souffrance, leur rendre visite, passer du temps avec eux, donnez.

L’unique meilleure façon pour vous de développer les pouvoirs de votre cœur c’est à travers l’altruisme, à travers la charité. Mais si vous le faites d’une manière forcée comme «Je dois donner parce que mon enseignant l’a dit. Cela fait partie des trois facteurs de la Gnose donc je dois accomplir la charité, donc je dois aller donner, je dois aller le faire maintenant.» Non, non non non, vous n’allez pas obtenir quelque chose de cela, mais le ressentiment, parce que vous ne le faîtes pas volontairement. La meilleure façon de donner est altruistement anonyme, sans que personne ne sache que vous l’avez fait.

J’ai un ami qui était dans l’exacte même situation, très intellectuel, ne pouvait rien ressentir, était tout à fait froid. Donc, ce gars a décidé qu’il allait servir les sans-abri. Il n’a rien dit à personne, il y est juste allé, beaucoup, et a passé beaucoup de temps à traiter avec des gens qui étaient en colère, qui étaient très lascifs, qui étaient très arrogants, qui souffrent toutes sortes de dépendances et de maladies, et ce gars devait les nourrir main à la bouche et prendre soin d’eux. C’est un gars que vous n’imaginerez pas faire cela, il est comme un gars dur, agissant d’une manière macho. Cela l’a transformé, cela l’a adoucit, lui a appris beaucoup. Je ne vous dis pas que vous devriez faire cela, mais vous pouvez imiter cet exemple. À travers vos actions vous pouvez produire un changement. Le point de cela était de les aider, mais c’était aussi de l’aider lui-même.

Ceci est une chose curieuse au sujet des Occidentaux, permettez-moi de le pointer rapidement. Les Occidentaux ont cette chose mentale étrange au sujet de donner et de l’altruisme. Nous sommes très sceptiques – avec une bonne raison. Les Occidentaux ont beaucoup été brûlé par un grand nombre de faux docteurs, de faux enseignements, et la politique, donc nous ne voulons pas donner. Alors, quand nous entendons parler de charité, de dons, de dîme, d’altruisme et aider les autres, nous sommes très sceptiques. Nous avons besoin de changer cela. Nous devons donner. Cela n’a pas à être connu, à être ouvert, cela n’a pas à être beaucoup. Mais nous devons donner à partir de notre cœur. Cela doit être une chose naturelle, une chose spontanée.

C’est drôle que, par exemple, beaucoup d’Occidentaux vont aux temples Tibétains et sont très enthousiasmés par le Bouddhisme Tibétain et il y a beaucoup de centres qui ouvre partout dans le monde. Donc, les gens supposent que ce sont les Américains et les Européens qui soutiennent financièrement la propagation du Bouddhisme Tibétain. Mais ils ne le sont pas. Savez-vous qui soutient financièrement la propagation du Bouddhisme Tibétain? Savez-vous qui fait don de plus d’argent au Dalai Lama et les autres dirigeants du Bouddhisme Tibétain? Les Chinois. Les Chinois sont les principaux donateurs aux temples. Les Chinois sont ceux qui ont envahi le Tibet, alors comment est-ce? Intéressant, n’est-ce pas?

Les Américains et les Européens ne donnent pas. En fait, parmi les différents groupes culturels, ils sont les plus résistants à un don. Ils sont les plus riches, et aussi les plus pingres. C’est étrange. J’ai voyagé dans de nombreux pays, et ai vu de mes propres yeux comment les populations les plus pauvres sont aussi les plus généreux. Les temples et les monastères en Asie reçoivent un soutien financier constant et stable du peuple – en fait, ils n’ont même pas besoin de demander des dons, parce que les gens leur donnent eux-mêmes. Pendant ce temps, en Amérique et en Europe, les temples, les églises et les organismes à but non lucratif font face à une bataille constante pour survivre.

Nous devons analyser cette partie de notre comportement, pourquoi nous sommes si sceptiques à être altruiste et donner. Pourquoi sommes-nous si peureux ou craintif ou brûlé.

Mais revenons au sujet de l’intellect, nous avons besoin d’activer le cœur et cela se fait à travers l’amour, en développant une attitude aimante. Pas sentimentale et pas fausse, mais sincère. Commencer à se traiter les uns les autres d’une manière très sincère de notre cœur. Honnête. Et il y a des mantras que nous pouvons également utiliser, Om Mani Padme Hum en est un. Om Masi Padme Hum. Tout mantra avec Om stimule le chakra du cœur.

Question: Si la Mère Divine vient vous voir dans vos rêves et que vous êtes avec un enfant, et vous donner naissance, est-ce que cela signifie que vous devez créer votre Corps Astral?

Réponse: La Naissance peut être liée à toute nouvelle création. Rêver de donner naissance peut signifier que vous allez créer quelque chose de nouveau. Cela pourrait être spirituel, ou cela pourrait être autre chose. Comparez avec votre vie physique; vous commencez quelque chose de nouveau?

Cela peut représenter un certain type de naissance spirituelle. Cela peut ou non représenter le corps solaire, cela dépend. Il faudrait méditer davantage et analyser cela. La naissance est symbolique, nous avons beaucoup de genres de naissance. Il faudrait analyser davantage.

Question: Dans de nombreuses écritures Jean-Baptiste a toujours été mentionné à la place du Christ. Pourquoi?

Réponse: La mention de Jean-Baptiste dans les écritures est symbolique. Jean-Baptiste représente le Bodhisattva. L’âme humaine qui doit d’abord être mis en place et l’enseignement de la parole et préparer la voie pour le Christ. Ainsi, Jean-Baptiste nous représente. Il représente l’initié qui a créé les corps solaires et est le choix d’entrer dans le chemin direct. Et une fois qu’il fait cela, alors le Christ vient et prend le relais à travers lui. Voilà donc le sens. Il y a tout un cours au sujet du Chemin du Bodhisattva, Jean-Baptiste, le fils de l’homme, le fils de Dieu, et tout cela est expliqué dans le cours Le Chemin du Bodhisattva. Il est assez profond, mais vous pouvez en apprendre davantage à ce sujet là.

 

Vous pouvez retrouver cet article en version anglaise : Bodhichitta

Dharmakaya

Écrit par : Samael Aun Weor   Catégorie : Conférences de Samael Aun Weor

C’est, en effet, une conférence de troisième chambre; il est donc pratique que les frères et sœurs qui sont ici le comprennent. En effet, ceux qui entrent dans la troisième chambre doivent déjà avoir une certaine préparation pour le comprendre. Certains m’ont suggéré l’idée de rendre cette conférence plus simple afin qu’elle soit accessible à tous. Il n’y a pas besoin de cela. Nous avons des conférences plus simples dans les première et deuxième chambres, ainsi que dans les antichambres. Par conséquent, ceux qui écoutent les conférences de troisième chambre, je les avertis: ils doivent avoir la préparation nécessaire pour les comprendre, parce que ces conférences parlées, disons, sont un type supérieur d’enseignement.

Bien, après ce préambule, nous allons commencer notre troisième conférence…

Tout d’abord, mes chers frères et sœurs, il y a un point très important que j’ai présenté à Guadalajara et que j’ai également exposé à Durango. Je veux me référer à la question du concept «matière».

Évidemment, j’ai dit et enseigné dans toutes ces conférences que l’importance de la matière est quelque chose que les matérialistes ne savent pas. Il est indiscutable qu’il est trop simpliste d’étiqueter tout comme «matière». Si nous pouvions affirmer catégoriquement que la matière est un morceau de fer, que dirions-nous alors d’un morceau de cuivre, d’argent, d’or, de platine, d’un morceau de coton ou d’un morceau de glace? Seraient-ils aussi de la matière?

Si un chimiste, dans un laboratoire, appelait «phosphore» tous les éléments chimiques qui s’y trouvent, une telle affirmation ne serait-elle pas absurde? Il n’est pas moins absurde de qualifier de «matière» tout élément, toute substance en soi (c-à-d par lui-même). Ceux qui procèdent de cette manière sont simplistes, mais pas scientifiques dans le sens transcendantal du terme.

Sans aucun doute, la «matière» que tant d’individus ont passionnément polarisée négativement est «terra incognita» pour la science officielle, mais néanmoins, elle a ses pontifes et leurs dogmes incassables, et leurs «bibles». À titre d’exemple, ils ont la dialectique de Karl Marx (Je me réfère, emphatiquement, au Matérialisme Dialectique), telle serait la «bible» pour les acolytes de leur Dieu «matière»; c’est indubitable…

Avec tout ce que nous affirmons catégoriquement ici, je dis que ce qu’ils ont appelé «matière» ou ce qu’ils appellent «matière» en tant que substance per se (en Latin je veux dire «par elle-même») leur est inconnue.

Clairement, ces fanatiques du Matérialisme Dialectique essaieraient avec colère de nous réfuter en nous basant sur le dogme rigide du Marxisme qui rejette les déclarations catégoriques de M. Emmanuel Kant, sur ce qui est dit «par lui-même» ou «en lui-même», etc. Marx veut enfermer le mental dans son dogme rigide pour fermer le chemin à la dialectique. Nous, Gnostiques, sommes indubitablement dialectiques, et par conséquent nous n’acceptons pas les dogmes, qu’ils soient matériels ou spirituels. Nous ne sommes pas contre la dialectique, puisque nous sommes dialectiques; nous utilisons la dialectique dans l’analyse, dans l’exposé doctrinal.

Ceux qui déclarent par ignorance que M. Emmanuel Kant avait la mauvaise habitude de parler de «choses en elles-mêmes», nous irions alors dogmatiquement: gardez à l’esprit que la chose en soi est quelque chose que les pontifes du Matérialisme Dialectique ne connaissent pas.

Par conséquent, continuant sur cette voie des disquisitions philosophiques, nous entrons dans des contrées vraiment surprenantes. Ces prétendus mercenaires du Matérialisme Dialectique n’ont certainement qu’une clé pour interpréter la nature; nous, les Gnostiques sommes différents: nous avons sept clés, et donc dans le domaine de la recherche inductive et déductive, nous avons un avantage surprenant sur le Matérialisme Dialectique…

Même maintenant, il y a des réactionnaires qui pensent que l’existence d’un atome au-delà de la vitesse de la lumière n’est pas possible. Cela sent le cléricalisme matérialiste, car il y a des vitesses aussi surprenantes que la force de gravité: nous savons bien que les ondes gravitationnelles sont beaucoup plus rapides que les ondes lumineuses.

Par conséquent, ceux qui établissent un concept dogmatique de la «substance en soi», ou de la soi-disant «matière», ferment la voie à la dialectique et nous, les Gnostiques, sommes des révolutionnaires dialectiques, nous ne pouvons pas accepter les dogmes.

En effet, la «substance elle-même» doit incontestablement être traitée de manière multidimensionnelle. Rejeter la multidimensionnalité, c’est rejeter la théorie de la relativité, et la théorie de la relativité d’Einstein a été mathématiquement démontrée.

Nous ne devons pas penser seulement à un espace extérieur ou à un espace supérieur; il est pratique que nous pensons en termes d’espace intérieur, ou mieux dit, différents espaces intérieurs.

Typiquement dans une discussion, il est toujours établi que la nature (en tant que matière) tend à mourir, à cesser et à devenir énergie, mais quand nous contemplons les processus de l’involution de la nature, ce concept devient en apparence axiomatique; nous devons prendre en compte que l’évolution et l’involution sont jumelées et constituent l’axe mécanique de toute existence universelle.

Ce qui se passe en effet, c’est qu’en plus des lois de l’évolution et de l’involution, il y a une autre loi complètement différente. Je veux me référer à cette loi de l’espace intérieur, cette loi qui échappe à l’évolution et à l’involution; cette loi est en rapport à une transformation révolutionnaire et radicale. Cette loi se présente, disons, dans des dimensions supérieures au moyen de la révolution…

Bien, considérant les choses de ce point de vue, il est évident qu’un jour la nature sera épuisée, mieux dit, apparemment épuisée, c’est incontestable. En effet, ce qui se passera réellement, c’est que, au lieu que les processus évolutifs et involutifs se poursuivent, la nature se transformera en une autre dimension d’un type supérieur…

La matière physique peut être désintégrée, mais en tant que «substance en soi» ou «en elle-même» (à la lumière des postulats de M. Emmanuel Kant et de la «critique du raisonnement pur»), il faudra évidemment passer de dimension en dimension, à la manière d’une échelle multidimensionnelle, jusqu’à arriver à l’état que nous pourrions appeler homogène, divin (si ce terme peut tenir ici), au-delà des simples conceptions «chaotiques» de toute genèse. Et enfin, cette terre sera déposée comme si elle était une graine, en substance, dans l’espace profond, attendant comme une graine le moment où elle sera éveillée pour une nouvelle activité.

À titre d’exemple, pensez à un arbre. Après avoir donné ses fruits, il meurt, il devient un tas de bûches, mais enfin il laisse ses germes de graines, et dans le germe-graine continue la possibilité pour cet arbre, la possibilité de répéter son existence. La même chose arrive avec la planète Terre, ou avec n’importe quelle planète dans l’espace, ou avec n’importe quel soleil de l’infini: un jour cela cessera d’exister, mais cela continuera comme un simple germe-graine dans l’espace profond, indubitable avec l’esprit universel de vie ou avec le grand Alaya de l’univers; alors, cela attendra le moment d’une nouvelle manifestation… Évidemment, quand ce moment arrivera, la force électrique, l’ouragan électrique, le tourbillon électrique, va à nouveau polariser cette substance et donc un nouveau chaos va naître. Le feu, le Logos, fertilisera ce chaos.

Nous pourrions nommer ce chaos (comme d’autres fois nous l’avons nommé) le limbus ou le misterium-magnus. Ce chaos, en lui-même, appartient à ce sujet que nous avons appelé dans une autre conférence l’Iliaster (au Moyen-Orient, ils l’appellent Sababath).

Indubitablement, ce germe-graine, après avoir été différencié par l’impulsion électrique, ou polarisé, ou bipolarisé, va être ou sera fécondé par le feu, et alors de ce chaos une nouvelle vie naîtra, l’anima mundi émerge sous une forme nouvelle, il descendra de dimension en dimension à travers des cristallisations successives jusqu’à ce qu’il apparaisse comme un nouveau monde. Quand cela se produira, notre planète Terre actuelle ne sera plus qu’une miette géologique, un cadavre, une nouvelle lune qui tournera autour de ce nouveau monde du futur…

Bien, si je fais cette déclaration, c’est pour vous dire ceci: il n’y a aucun doute que ce monde substantiel, homogène, pur sera polarisé au fur et à mesure qu’il se cristallisera, et finalement, définitivement, il apparaîtra physiquement bipolarisé. Sa partie positive, nous l’appellerons «esprit» et sa partie négative que nous pourrions appeler «matière» (malgré le fait que les gens matérialistes ne savent pas ce qu’est la matière).

Ceux qui s’identifient au pôle positif de cette substance homogène (déjà complètement bipolarisée) sont appelés «spirituels». Ils forment des courants religieux, des écoles, des sectes mystiques, et ceux qui s’identifient au pôle négatif sont appelés «matérialistes».

Les premiers adorent un Dieu-esprit anthropomorphique; les seconds adorent un Dieu-matière. La religion des premiers les lie alors, essaye de les lier au divin à travers leurs croyances; la religion des seconds croit qu’il est possible de se lier au Dieu-matière – à travers leurs sectes, ou aussi des croyances; donc, ils sont aussi religieux que les autres. Ce sont deux courants opposés qui se détruisent mutuellement.

Nous devons suivre la troisième force… la positive est utile, accomplit son travail; la négative est utile, mais nous avons besoin d’une troisième force, la force neutralisante. La troisième résout la lutte entre les opposés, elle saute vers la synthèse. La troisième force est une force neutralisante, la troisième est une force intérieure profonde, elle nous conduit vers l’Être…

Nous devons nous auto-explorer pour nous connaître et découvrir en nous-mêmes ce qu’est la vérité… Les spiritualistes croient en un Dieu anthropomorphique; les matérialistes croient en leur Dieu-matière bien-aimé. Les deux sont des croyants, mais ni l’un ni l’autre ne connaît la vérité.

Il est seulement possible de connaître la vérité à travers la troisième force, qui est en nous-mêmes, ici et maintenant: je veux dire la force neutre. Cela nous amènera donc, à travers une exploration psychologique intime, à l’expérience vivante de ce qui est au-delà du corps, des affections et du mental, de ce qu’est la vérité…

Ni les matérialistes ni les spiritualistes ne connaissent la vérité…

La Gnose est un mot qui signifie «connaissance, sagesse». C’est la sagesse, la Sophia, dont nous avons besoin, et nous ne la trouverons jamais en dehors de nous-mêmes, mais seulement en nous-mêmes…

Ainsi, nous devons nous séparer des courants de l’extrême droite et de l’extrême gauche, et, pour connaître la vérité, marcher intérieurement, profondément, le long de la révolution du centre. Nous devons nous connaître nous-mêmes; c’est seulement de cette manière qu’il est possible d’arriver à la véritable expérience de ce qui est au-delà du temps.

Donc, en oubliant les luttes et les conflits entre l’extrême droite et l’extrême gauche, nous nous explorons directement pour nous connaître nous-mêmes, et découvrons à travers l’expérience réelle ce que les sbires des diverses écoles de droite et de gauche ne connaissent pas; la vérité.

Le grand Kabir, Yeshuah Ben Pander, a déclaré:

«Et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libre.» – Jean 8: 32

Seule l’expérience mystique de la vérité peut vraiment nous donner la vraie liberté; par conséquent, il est urgent de nous explorer.

Tout d’abord, comment pourrions-nous expérimenter la réalité si nous ne nous connaissons pas? Il est écrit:

«Nosce te ipsum…»

Cette phrase de Thalès de Milet était inscrite sur le parvis du temple d’Apollon. Nous devons nous connaître profondément et dans tous les niveaux du mental…

Une fois, j’ai eu une conversation avec un homme avec une moustache tordue, qui m’a dit carrément qu’il se connaissait. Ainsi, je lui ai demandé: «Monsieur, si vous vous connaissez, s’il vous plaît dites-moi combien d’atomes sont dans un des cheveux de votre moustache?»

L’homme était stupéfait, il avait une sueur froide en pensant à ça, et répondit… «Je ne sais pas…!»

Alors je lui ai dit: «Mais si vous ne connaissez pas un simple poil sur votre moustache, comment allez-vous vous connaître totalement?»

Il ne pouvait en aucun cas rejeter ce que je disais; il aurait naturellement voulu me réfuter devant le verdict solennel de la Conscience publique, mais certes, l’argument était, disons, convaincant, et en aucun cas il ne pouvait le rejeter…

Tout d’abord, Thalès de Milet était un grand initié de la Grèce antique; il était quelqu’un qui excellait pour sa sapience. Il a été appelé le «philosophe du feu», parce qu’il a en effet approfondi dans la connaissance du feu, il a réussi à atteindre où beaucoup ne sont pas encore arrivés.

Le feu est quelque chose qui, aujourd’hui, peut-on dire, est inconnu de l’humanité. Ils l’utilisent, car ils utilisent l’électricité, mais personne ne peut dire ce qu’est le feu; la nature du feu reste comme quelque chose de complètement inconnu…

Bien, continuant avec ce sujet-matière, avec cette disquisition, je vais vous dire ce qui suit: tout d’abord, il est urgent, impossible à repousser, inajournable (comme je vous l’ai déjà dit dans d’autres conférences), de changer notre façon de penser, apprendre à penser d’une manière nouvelle, d’une manière différente, étant donné que la Gnose, bien qu’étant une connaissance ancienne, est néanmoins nouvelle.

Il est écrit dans l’évangile Christique de Luc 5:37:

«Personne ne met du vin nouveau dans une vieille outre; sinon le vin nouveau fera éclater la vieille outre, et sera renversé, et l’outre va périr»;

il a également été écrit dans l’évangile Christique de Luc 5:36:

«Personne ne met un morceau de vêtement neuf sur un vieux; sinon, alors le nouveau est déchiré, et le morceau qui a été retirée du nouveau ne concorde pas avec le vieux…»

Il serait absurde, dans tous les sens, de faire quelque chose comme ça. Pensez à ce que cela signifierait, par exemple, couper un morceau d’un nouveau vêtement pour patcher un vieux vêtement; ce serait cent pour cent absurde…

Ainsi, vraiment, en effet, mes chers frères et sœurs, nous devons apprendre à penser d’une manière complètement nouvelle, donc une transformation mentale est nécessaire.

Mais bon, creusons un peu plus profond…

Il y a quatre sortes de Conscience, ou quatre états de Conscience que nous devons profondément comprendre:

Le premier état est celui de la personne profondément endormie dans son lit; dans ces circonstances, son ego erre, sort du corps physique, mais complètement inconscient, dans un état de «coma». Il est bon de comprendre que les défunts, après avoir quitté le corps physique, vivent dans les mondes internes avec la Conscience complètement endormie; d’habitude ils rêvent inconsciemment d’une manière complète, intégrale et unitaire. La même chose se produit dans cet état de «mort mineure» qui est le sommeil ordinaire: pendant que notre corps physique dort, nous, en tant qu’egos inconscients, nous passons notre temps à marcher dans le vide…

Le deuxième état est ce qu’on appelle «l’état de veille physique». Il arrive que lorsqu’un individu retourne à l’état physique et éveillé, il continue à rêver, endormi comme lorsqu’il était en dehors de son corps physique, seulement maintenant son corps physique est actif pour accomplir physiquement ses rêves et ceci est donc plus dangereux. C’est une chose quand le corps physique est passif pour les rêves (alors il n’y a pas tellement de danger), mais une autre quand le corps physique est actif pour réaliser les rêves, alors le danger est plus grand. Dans le soi-disant «état d’éveil physique», le corps physique est actif pour accomplir des rêves et c’est alors que des erreurs de toutes sortes sont commises. Toute l’humanité vit dans ces deux états inférieurs de Conscience.

Il est nécessaire de passer dans un troisième état de Conscience, et nous pouvons seulement passer au troisième état de Conscience – qui est celui de se souvenir de notre Soi – en changeant notre façon de penser. Si nous venons ici dans ce Lumisial (Lumisolair) pour recevoir les enseignements et ensuite, dans la rue, nous sommes encore comme nous l’étions auparavant, quel a été le changement qui a été vérifié dans notre façon de penser? Quelle est l’utilité de recevoir les enseignements, ici dans cette conférence, si à la maison, dans la rue, au travail, nous continuons comme d’habitude avec nos émotions négatives, avec nos réactions aux impacts du monde extérieur, avec la même jalousie que toujours, avec les mêmes haines habituelles, etc.?

Il est nécessaire de changer, en effet, notre façon de penser, d’apprendre à penser en vertu des enseignements que nous recevons ici, car si les enseignements sont reçus et la manière mécanique de penser continue comme toujours, alors où est le changement? Il ne serait pas possible d’aller au troisième niveau ou troisième état de Conscience (qui est celui de se souvenir de son Soi), si au préalable nous ne changeons pas notre façon de penser…

Incontestablement, si nous voulons un changement, nous devons commencer par changer notre aspect intellectuel et émotionnel. Cela veut dire éliminer de nous tout automatisme intellectuel inconscient que nous avons, tous ces processus de notre mental raisonneur, toutes ces jalousies, toutes ces vieilles habitudes, toute cette colère, toute cette haine…

Un changement radical dans l’intellect est urgent si nous voulons passer à un niveau d’Être supérieur, c’est-à-dire si nous voulons passer au troisième état de Conscience, qui est le souvenir (rappel) du Soi.

Quand on s’identifie à un insulteur, on continue, dans ces moments-là, à penser comme nous avons enseigné dans le passé (si dans le passé ils nous insultaient, nous les insultait en retour, s’ils frappaient, nous ripostions). Évidemment, si nous continuons à agir de la même manière, nous n’avons pas changé notre façon de penser…

Si un homme, après être venu ici pour recevoir les enseignements, est jaloux, il continue d’être jaloux de sa femme, c’est parce qu’il n’a pas changé. Il a simplement chargé la Gnose dans sa mémoire, comme un ornement, comme lorsque vous mettez un nouveau costume, mais votre façon de penser est toujours la même.

Quand on est plein de luxure, c’est parce qu’on n’a pas changé, on continue toujours à être comme on était avant. Comment pourrions-nous alors passer au troisième état de Conscience? Et, pourquoi est-ce que l’on continue d’être lubrique? C’est parce qu’on porte des agrégats psychiques de luxure. De plus, quand on s’identifie à une scène lubrique, c’est évidemment parce qu’on a oublié son Soi, et à ce moment-là il se manifeste comme lubrique, il donne l’opportunité aux Mois de la luxure de faire ce qu’ils veulent.

Quelqu’un qui oublie son Soi, quelqu’un qui oublie son Soi devant un verre de vin et finit saoul, quelqu’un qui oublie son Soi devant une personne du sexe opposé finit par forniquer, quelqu’un qui oublie son Soi devant une personne insultante finit par insulter. En effet, vraiment, il n’est pas encore prêt à passer au troisième état de Conscience, qui est celui de se souvenir de son Soi.

En effet, il serait même contradictoire de supposer qu’une personne est passée au troisième état de Conscience si elle oublie son Soi, puisque le troisième état de Conscience est précisément le souvenir de son Soi. Ainsi, qu’on est passé ou qu’on n’est pas passé dans le troisième état de Conscience ; dans ce domaine il ne peut y avoir d’imprécision d’aucune sorte…

Bien, frères et sœurs, continuons ici avec ces disquisitions…

Nous devons travailler sur le centre intellectuel et aussi sur le centre émotionnel. Il ne fait aucun doute que les émotions négatives nous transforment en menteurs (comme je vous l’avais déjà dit lors dans une autre conférence). Les émotions négatives nous rendent violents. Les émotions négatives nous font oublier notre Soi.

Par exemple, un individu jaloux qui se laisse porter par l’émotion négative de la jalousie devient certainement violent, et peut même en tuer un autre et par conséquent aller en prison. Un(e) époux(se) jaloux(se) peut maltraiter son époux(se), peut-être injustement, etc. Ainsi, les émotions négatives peuvent transformer quelqu’un en calomniateur, menteur, violent, pervers…

Mais il est très difficile, en effet, d’être capable de contrôler les émotions négatives. Dans un moment nous sommes calmes, et tout à coup dans l’instant suivant nous ne le sommes pas… Supposons que nous soyons ici, très en paix sainte écoutant cette conférence, et soudain quelqu’un nous apporte des nouvelles: ils nous disent qu’un parent ou notre frère a été frappé par un autre, ou qu’il a été blessé par un coup de feu… En effet, si nous n’avons pas de contrôle sur nous-mêmes, nous devenons «furieux». Nous abandonnons immédiatement ce Lumisial, nous protestons dans notre mental, nous rencontrons quelqu’un dans la rue, nous lui disons rapidement ce qui s’est passé et il se peut qu’en arrivant à l’endroit où la tragédie aurait eu lieu, rien ne soit arrivé, c’était une fausse alerte. Alors, qu’est-ce-qu’il s’est passé? Premièrement, on a abandonné la conférence; deuxièmement, nous avons calomnié quelqu’un ; troisièmement, nous avons assumé des attitudes violentes, et quatrièmement, ce qui est le pire, nous avons fortifié les «Mois» que nous portons dans la partie négative du centre émotionnel, au lieu de les désintégrer. Voyez combien de dégâts les émotions négatives peuvent nous faire!

A cause d’une émotion négative, nous pouvons devenir des assassins. À cause d’une émotion négative, nous pouvons devenir pervers. À cause d’une émotion négative, nous pouvons calomnier notre voisin. À cause d’une émotion négative, nous pouvons faire de faux jugements sur notre meilleur ami, etc. Malheureusement, nous avons cette tendance marquée à nous laisser emporter par des émotions négatives. Nous n’avons pas encore appris à être austère, intrépide, serein, mesuré…

Ainsi, nous introduisons la Gnose dans notre intellect afin de changer notre façon de penser, mais introduire la Gnose dans notre centre émotionnel demande un peu plus de travail.

Réfléchissons aux centres de la machine organique. Par exemple, le centre intellectuel a quelque chose du centre émotionnel, et quelque chose du centre du mouvement, alors comment pouvons-nous mettre le centre émotionnel inférieur sous notre contrôle total?

Si nous disons: «J’aurai de la volonté, je ne me laisserai pas emporter par des émotions négatives et violentes à tout moment…» Il peut arriver qu’au premier changement de vitesse, nous échouions terriblement. Par conséquent, nous devons introduire la Gnose dans l’intellect, à l’intérieur du mental, afin de ressentir l’émotion supérieure que produit la Gnose ; ainsi le petit peu de volonté que nous avons acquis, plus la Gnose et l’émotion supérieure qu’elle produit, nous permettront de contrôler complètement les émotions inférieures et négatives.

Dans tous les cas, nous devons contrôler les émotions inférieures avec des émotions supérieures. L’émotion supérieure est dans le centre intellectuel supérieur. Par conséquent, contrôlons l’émotion inférieure avec une émotion supérieure en plaçant la Gnose dans notre cerveau, afin que notre façon de penser change et que nous puissions vivre selon les principes et les règles du Gnosticisme universel.

Modifions donc notre processus de pensée, et il y aura une sorte d’émotion intellectuelle dans notre tête. Une telle émotion, plus un peu de volonté, nous permettra de contrôler nos émotions inférieures.

Évidemment, la destruction totale de nos émotions inférieures vient avec l’annihilation de ces éléments psychiques indésirables qui sont liés, précisément, à la partie émotionnelle inférieure. Mais en attendant, et jusqu’à ce que ces éléments sont éliminés, nous devons contrôler le centre émotionnel inférieur avec la partie émotionnelle supérieure de l’intellect, qui est un intellect illuminé par le mysticisme Gnostique. C’est la manière évidente à suivre; et en effet seulement sur ce chemin qu’un changement, qui est si nécessaire, peut être fait.

Il est précisément nécessaire de changer petit à petit. Ainsi, changer petit à petit n’est possible que si nous introduisons les règles Gnostiques, la sagesse du Gnosticisme universel, dans notre pensée, dans notre mental.

Mais, comme je vous le dis, pour cela, le mental doit être complètement modifié. Nous avons besoin d’un nouveau mental pour penser, parce qu’avec le vieux mental, avec ce mental déjà décrépit, avec ce mental déjà détérioré, avec ce mental habitué à tout ce train de vie que nous portons normalement, il ne serait pas possible de provoquer un changement en nous-mêmes.

Ainsi, le centre du mental et le centre émotionnel doivent être travaillés avec les règles Gnostiques, avec les enseignements que nous avons donnés, si nous voulons réellement un changement définitif dans notre façon d’être et de sentir. Nous devons penser d’une manière nouvelle, nous sentir différemment, agir différemment…

Que cherchons-nous dans tout cela? Évidemment, nous recherchons quelque chose d’extrêmement important: nous cherchons, en effet, à purifier la Conscience cosmique, qui est embouteillée en nous.

Il y a une grande Conscience : Je me réfère à la Conscience cosmique. Malheureusement, la Conscience cosmique est embouteillée dans l’ego. Purifier la Conscience est seulement possible en annihilant l’ego. Par conséquent, quiconque ne décide pas de passer par l’annihilation Bouddhiste ne peut jamais atteindre la purification de la Conscience.

Il est évident que par l’annihilation Bouddhiste, l’éveil de la Conscience devient un fait. Une Conscience éveillée est une Conscience purifiée au moyen de l’annihilation de l’ego ; c’est indubitable.

Dans tout les cas, le processus didactique (mieux dit, processus psychologique) de la libération de la Conscience en nous, a naturellement un nom dans le Bouddhisme oriental: on l’appelle alaya-vijnana [la Conscience de base indissoluble dans laquelle sont stockées les impressions habituelles]. Cette alaya-vijnana a quelque relation avec le corps de loi, qui est le Dharmakaya.

Le Dharmakaya, en soi, en tant qu’être-substance, est immortel, divin… Le corps-loi du Dharmakaya nous donne ce que nous pourrions appeler l’omniscience. La raison pour laquelle le corps-loi s’appelle Dharmakaya est parce que c’est le résultat d’énormes travaux, faits sur nous-mêmes et en nous-mêmes, ici et maintenant.

Que le corps du Dharmakaya puisse s’immerger dans le vide illuminateur, et même au-delà, c’est-à-dire qu’il puisse atteindre la Talité, qui est au-delà même du vide illuminateur, est indéniable… En effet, c’est indéniable…

Quiconque possède le corps du Dharmakaya a atteint le vrai bonheur et la vérité ultime. Mais, il ne serait pas possible d’atteindre, de posséder un tel corps, si nous n’avons pas travaillé la Conscience qui est cachée en nous, cette Conscience qui est embouteillée dans l’ego. Ainsi, il devient nécessaire de la déboulonner, de la démanteler, de la débloquer, de la libérer par le travail sur soi-même, et il n’est pas possible de provoquer un changement en travaillant sur soi-même, si avant nous n’avions pas commencé à changer notre façon de penser et de sentir.

Ces individus qui reçoivent l’enseignement et qui continuent à être embouteillés dans leurs vieilles procédures intellectuelles et émotionnelles ne peuvent en aucun cas provoquer un changement. Des changements sont nécessaires pour atteindre le changement suprême.

Comprenons que les agrégats psychiques de l’ego sont traités dans les sept niveaux de l’Être.

Incontestablement, le corps du Dharmakaya est seulement pour ceux qui ont atteint la partie la plus élevée de l’Être, ceux qui ont désintégré absolument tous les agrégats psychiques, ou tous les éléments inhumains qui sont dans les sept niveaux de l’Être. Seul un tel individu peut avoir le corps du Dharmakaya.

Or, il est en effet nécessaire de faire une complète différenciation entre alaya-vijnana et sunyata [Sanskrit: «vacuité, nature illusoire des phénomènes»].

L’alaya-vijnana nous maintient dans les processus purement psychologiques, dans le travail psychologique que nous devons faire en nous-mêmes et à l’intérieur de nous-mêmes, ici et maintenant. Tant que quelqu’un est dans les processus psychologiques d’alaya-vijnana, il peut, en l’absence de son «ego bien-aimé» (ceci entre guillemets, parce que de «bien-aimé», l’ego n’a rien), expérimenter ce qui n’appartient pas au temps, ce qui est au-delà du corps, des affections et du mental, ce qu’on appelle en Orient le Vide Illuminateur; mais une telle expérience ne signifie pas (et je clarifie) que nous avons, en vérité en effet, réalisé en nous le Vide Illuminateur…

Sunyata est différent. Quand quelqu’un qui possède le corps du Dharmakaya (qui est un pas au-delà de la Conscience absolument éveillée), se submerge non seulement dans le vide illuminateur, mais parvient à entrer dans la Talité, sans doute celui-là connaît ce qu’est Sunyata en lui-même.

Alaya-vijnana est un concept purement psychologique. Sunyata est sans aucun doute un concept ontologique…

En tout cas, je veux que vous compreniez clairement, à travers ces disquisitions, qu’une chose est l’effrayante et terrible machinerie de la relativité, et une autre chose, absolument différente, est le Vide Illuminateur.

Tant que le mental logique continuera ses confrontations dans cette terrible machine de la relativité, nous ne serons jamais heureux. Ainsi, pensons que le concept psychologique d’alaya-vijnana est une chose, et le concept ontologique de sunyata est une autre chose.

La Conscience, embouteillée dans les confrontations logiques de la «théorie de la relativité», ne peut jamais trouver le vrai bonheur, car ce n’est pas dans une logique que l’on peut trouver le bonheur, mais dans le Sunyata.

Donc, quand on établit une distinction entre le concept psychologique et le concept ontologique, on pourrait alors penser peut-être ce qui est épistémologique, ou dans l’épistémologie, ou penser épistémologiquement…

Par conséquent, la plus haute aspiration que nous avons est d’atteindre le détachement de la logique, qui est, d’abandonner la pensée logique afin de se reposer dans le Vide Illuminateur.

Mais, je précise que, aujourd’hui, nous définissons des objectifs, puisque si nous sommes embouteillés dans les confrontations logiques, nous ne pouvons pas vraiment connaître ce qu’est Sunyata, parce qu’Alaya-vijnana n’est pas Sunyata.

De la même manière, je dirais la chose suivante: je vous ai enseigné ce qu’est la Méditation. Je vous ai dit, par exemple, que, dans la vie, en l’absence de l’ego, nous pouvons expérimenter ce qui n’appartient pas au temps, et je vous ai même donné un mantra pour travailler avec lui durant la Méditation, c’est évident…

Ainsi, un jour quelconque, vous pouvez arriver à cette joie, parce que si notre Conscience est dans une cantine, nous serons là; si notre Conscience est dans la place…, dans le Zócalo de Mexico, nous serons là; et si nous plaçons notre Conscience dans le Vide Illuminateur, nous serons là, cela est évident.

Mais, avant d’arriver à l’expérience du Vide Illuminateur, qui est ce à quoi nous aspirons (naturellement si nous travaillons, cela est clair), nous sommes, disons, dans le monde des confrontations logiques. Ainsi, une chose est le Vide Illuminateur en tant que concept et une autre chose est le Vide Illuminateur en tant qu’expérience.

Vous pouvez vider votre mental de toutes sortes de pensées, par exemple, faire le Vide dans le mental, le Vide total, le zéro radical absolu (si vous voulez, vous pouvez); mais, tant qu’il y a dans le mental, durant la Méditation, l’idée que vous voulez expérimenter le Vide Illuminateur, le Vide continuera d’être un concept pour vous et rien de plus qu’un concept; votre Conscience continuera à être traitée strictement à l’intérieur de l’Alaya-vijnana.

Le jour où vous atteindrez la Vacuité du vide dans votre mental (qui est le néant, comme beaucoup d’ignorants instruits qui nous critiquent pensent), alors, en effet, vous aurez certainement atteint directement l’expérience de cela, de ce qui est au-delà du corps, des affections, et du mental. Mais aussi longtemps que le Vide continue d’être en vous un simple concept, ou un désir, ou une idée, ou comme quelque chose à laquelle vous aspirez, vous ne l’expérimenterez jamais. Lorsque vous atteignez la Vacuité du vide – dans laquelle vous ne vous rappellerez pas, même à distance, pourrait-on dire, que vous méditez, mais que vous êtes en effet devenu la Vacuité et vous avez oublié l’idée même de la Vacuité, qui est différent – vous aura connu le Sunyata…

Bien, mais qu’est-ce que je veux aujourd’hui, devant vous, avec toutes ces disquisitions? Tout d’abord: Je veux que, pour l’instant, car il est impossible pour vous de vous immerger au sein du Vide Illuminateur, alors au moins savoir à quel point vous êtes. En effet, vraiment, vous êtes (épistémologiquement parlant) dans l’Alaya-vijnana, travaillant pour qu’un jour vous atteindrez à travers l’annihilation Bouddhiste la libération finale dans le Sunyata, c’est tout… Cela nécessite, en effet, beaucoup d’attention, car nous voulons vraiment que chacun de vous un jour atteignez cette annihilation et abandonner ce qui est purement conceptuel, afin d’entrer dans l’expérience de la réalité.

Total, l’annihilation absolue est nécessaire, abandonner un jour les confrontations simplement logiques et expérimenter, sans aucun doute, ce qui n’appartient pas au temps.

Par exemple, comme durant la vie, nous devons épargner de l’énergie afin de créer le deuxième corps psychologique (qui est l’astral, comme on l’appelle, parce que si nous gaspillons nos énergies, la création du second corps devient plus qu’impossible), donc de même, nous devons, à travers la didactique de l’Alaya ou le grand Alaya universel, ou Alaya-vijnana, annihiler les agrégats psychiques. Ainsi, au fur et à mesure que nous les annihilons, les énergies sont accumulées à l’intérieur de nous, et de telles énergies, alors, nous permettront certainement de créer le corps du Dharmakaya…

Ceux qui pensent que le corps du Dharmakaya est comme ego-substance, marche le long de la voie la plus erronée qui n’a jamais été connu, car il est impossible de créer le corps du Dharmakaya quand on a l’ego très vivant. Nous devons annihiler l’ego afin que la création du corps du Dharmakâya devient possible, au moyen des énergies accumulées, parce que chaque agrégat psychique implique un gaspillage d’énergie.

Quiconque réussit à créer le corps du Dharmakaya a sans aucun doute connu la vérité, l’aura expérimenté, pas à l’extérieur de lui-même, ni à droite ni à gauche, mais au centre, et profondément; pas dans un espace supérieur ou dans un espace inférieur, mais dans un espace intérieur encore plus profond.

Quiconque forme, quiconque fabrique le corps du Dharmakaya au moyen du travail intérieur sur lui-même, à travers la désintégration de l’ego, viendra sans aucun doute à expérimenter la joie de vivre, atteindra le bonheur authentique qui n’appartient pas au temps, parce que le corps du Dharmakaya est l’Etre-corps et non l’ego-être, comme le prétendent beaucoup d’ignorants instruits…

Donc, mes chers amis, il me semble que, au lieu de se pencher vers le courant de droite ou vers le courant de gauche, nous devons faire appel à la force neutre, la troisième force qui est en nous, parce que la troisième force nous permettra d’atteindre la synthèse, la libération finale, la vérité ultime et la création du corps du Dharmakaya dans chacun d’entre nous.

Ainsi, vous voyez pourquoi j’insiste sur la nécessité de changer notre façon de penser et de sentir. Cela n’a qu’un seul objet: provoquer un profond changement intérieur au moyen du travail ésotérique, Gnostique, Christique, et que ce changement est vérifié, nous allons nous rapprocher de plus en plus du bonheur des Dharmakayas. En dernière synthèse, mon aspiration est que chacun de ceux qui sont ici présents, en travaillant sur eux-mêmes, fabriquera donc, un jour, à l’intérieur, très profondément, le corps du Dharmakaya.

Jusqu’à ici, alors, cette conférence. Maintenant, en cet instant, les portes sont ouvertes pour les questions que vous devez poser. Nous demandons donc aux frères et sœurs de poser leurs questions, mais s’il vous plaît ne me posez pas des questions de deuxième chambre ou de première chambre, ni de l’antichambre. N’oubliez pas que nous sommes dans la troisième chambre, et les questions doivent être à ce niveau. Donc, quiconque veut demander, demandez avec la liberté la plus complète. Parle, frère…

Public:… le corps physique est endormi. Ma question est la suivante: quand on est dans l’état de rêve…… et l’ego déambule dans les enfers; nous pénétrons dans notre propre pays psychologique, et naturellement les impressions de ce pays psychologique nous incitent à agir également dans l’état de veille physique; ces impressions sont-elles donc ce qui nous fait être, donc, dans les mêmes circonstances?

Samaël Aun Weor: Bien, tout le monde vit en effet dans leur propre pays psychologique. Ainsi, chacun d’entre nous est situé, psychologiquement, quelque part: certains vont se trouver dans une maison close et d’autres dans une église. Chacun d’entre nous, psychologiquement, a son emplacement. Tout comme dans le monde physique, nous avons un endroit où nous sommes situés, nous pouvons psychologiquement aussi se trouver dans tel ou tel lieu dans notre propre pays psychologique, et cela saute aux yeux…

Que les impressions inconscientes influencent notre vie humaine physique? C’est vrai; mais une chose est l’état erronément nommée «veille physique» et une autre est l’état dans lequel le corps physique est passif pour les rêves.

Lorsque le corps physique est passif pour les rêves, les impressions subjectives qui peuvent atteindre le cerveau à travers le cordon Antakarana (qui est le cordon d’argent avec sept aspects bien définis) ne sont pas dangereuses parce que le corps est endormi, passif pour les rêves.

Mais quand le corps physique est éveillé, il est actif pour les rêves, alors ces impressions deviennent (et en cela je suis d’accord avec vous), très dangereuses, parce que ces impressions (déposées dans le cerveau) deviennent physiquement actives et le sujet actif peut physiquement commettre des erreurs très graves; cela va de soi… Y a-t-il une autre question?

Disciple: Maître, que signifie le terme Dharmakaya?

Samael Aun Weor: Le terme Dharmakaya implique incontestablement la perfection de l’adepte ou du serviteur du grand oeuvre. Nous ne pourrions pas concevoir un adepte des perfections sans le corps de Dharmakaya; mais quiconque possède ce corps doit savoir vivre dans cette «ligne géométrique» qui sépare la «Talité» de la machinerie de la relativité et sait vivre, en parfait équilibre, entre la Talité et la machinerie de la relativité.

Dharmakaya
Représentation Symbolique du Dharmakaya

Je soulève ce terme «Talité» [ou totalité] en raison de ce qui suit: le méchinerie de la relativité et le vide illuminateur sont opposés, mais il y a une synthèse qui les réconcilie à la fois et c’est la Talité. La Talité est au-delà du vide illuminateur. La Talité est la grande réalité. Je connais cela par expérience mystique directe acquise à travers la Méditation profonde et intérieure. Je la connais aussi par le degré d’intuition prajnaparamita, qui est le plus haut et le plus profond degré de l’intuition.

Il est difficile de passer au-delà du vide illuminateur jusqu’à atteindre le sein de la Talité, mais j’affine ma réponse en disant: si quelqu’un a acquis le corps de Dharmakaya, il doit non seulement être absorbé dans le sein de la Talité, mais doit apprendre à vivre sur cette «ligne géométrique» qui sépare la Talité de la machinerie de la relativité. Il doit apprendre à vivre en action, dans l’équilibre le plus parfait.

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Y a-t-il d’autres questions?

Disciple: Quelle est la relation entre le Dharmakaya et l’Ain Soph Aur?

Samael Aun Weor: Eh bien, évidemment, celui qui est déjà arrivé… celui qui a le corps du Dharmakaya, a incarné en lui-même non seulement l’Ain Soph Aur (l’étoile divine qui est loin derrière l’Ancien des Jours), mais a effectivement réussi à retourner au treizième Aeon avec Pistis Sophia. Seul celui qui s’est vraiment immergé dans le treizième Aeon a le corps de Dharmakaya.

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D’autres questions, frères et sœurs?

Disciple: Seriez-vous très gentil d’expliquer l’ordre des quatre kayas?

Samael Aun Weor: Évidemment, les quatre kayas sont indispensables. Cependant, je préfère penser selon la doctrine des trois kayas. J’aime même penser en termes, je peux dire, de paramartha (en terme de sunyata, il y a une synthèse)…

De toute évidence, les trois kayas… par exemple, le kaya de transformation, comme nous appelons Nirmanakaya, est formidable, car il nous permet de nous transformer et de renoncer complètement à tout bonheur pour nous consacrer au service de nos semblables. Il y a, par exemple, de grands arhats (nous ne pouvons pas le nier), des bouddhas de contemplation – appelons-les «pratyekas» – qui sont concernés, oui, pour leur perfection intérieure, mais qui sont cruels, qui ne travaillent pas pour l’humanité, qui ne font rien pour le monde. Ce n’est pas le chemin de la perfection authentique.

Si nous travaillons non seulement en nous-mêmes, mais aussi en tant que missionnaires portant l’enseignement de porte en porte, nous sacrifiant pour l’humanité, nous suivons le chemin des Nirmanakayas, qui est le même des bodhisattvas de compassion…

Disciple: Celui des Nirmanakayas?

Samael Aun Weor: Bien sur! Notez que le corps de Nirmanakaya est ce que les bodhisattvas adoptent pour travailler pour l’humanité. C’est pourquoi le corps de Nirmanakaya s’appelle le «corps de transformation». C’est un corps de perfection.

Autre chose est le corps de Sambhogakaya ou corps de joie. Le corps de juissance, vraiment, est beau, beau; il nous permet de profiter de la vie libre dans son mouvement, de sentir le bonheur de l’univers à l’intérieur de nous-mêmes. Cela nous donne un état de béatitude extraordinaire.

Au-delà du corps de ce kaya de jouissance, il y a le corps de Dharmakaya. Le corps de Dharmakaya, en fait, est le corps-loi, le corps de celui qui s’est sacrifié pour l’humanité, le corps de celui qui, dans le monde, pourrait être appelé «adeptus exemptus», puisque celui-ci a installé son karma, a connu sunyata, a déjà échappé aux processus d’alaya-vijñana (qui sont simplement des processus psychologiques), a dépassé les aspects psychologiques pour entrer dans le domaine de l’ontologique…

Donc, mes chers amis, il vaut la peine de continuer à travailler sur vous, sur votre conscience intérieure, sur la Conscience cosmique embouteillée. Mais que nous devons purifier cette conscience intérieure? C’est un fait, et elle est purifiée par la désintégration des «éléments psychiques» inhumains que nous portons à l’intérieur.

Une autre question?

Disciple: Dans l’Egypte antique, lorsque l’adepte a acquis le corps de Dharmakaya, a-t-il également acquis le droit de posséder une momie vivante?

Samael Aun Weor: Eh bien, c’est complètement différent. Une chose est la question de la momification des Égyptiens, ou Incas, ou de quiconque, et autres choses sont les questions ontologiques ou psychologiques. Dans l’explication, je ne me suis pas référé spécifiquement au véhicule physique. J’ai préféré ne traiter que l’ontologie à la lumière de sunyata et avec une explication complète de l’alaya-prajnana, qui est différente. Alors, combien mieux nous obtenons les fondements de l’ontologique et du psychologique.

Il est également approprié que nous apprenions à connaître les limites de la confrontation logique. Si nous cherchions une paix authentique dans des affrontements logiques, incontestablement, nous ne la trouverions pas. Quiconque veut expérimenter la vérité doit être libéré de la logique, quelle que soit sa structure. Quand on étudie Mr. Emmanuel Kant, le philosophe de Königsberg, on s’émerveille des confrontations logiques et des processus soulevés par lui dans la question du raisonnement; mais le syllogisme le plus parfait, ni le prosyllogisme le mieux structuré, ni le plus grand épilogisme ne nous offrirait la paix authentique de la vérité profonde.

Sans aucun doute, si nous voulons expérimenter la vérité, nous devons être libérés de la logique, car la logique n’est vraiment pas une demeure parfaite pour être. Nous avons besoin de plus que des confrontations logiques, plus que des processus inductifs ou déductifs. Nous avons certainement besoin du corps de Dharmakaya, le Dharmakaya qui expérimente et peut expérimenter, à tout moment, directement, le sunyata, et néanmoins demeure sur cette «ligne géométrique» (authentique, parfaite) qui marque le point de passage entre la machinerie de la relativité et le vide illuminateur (ce qui n’appartient pas au temps)…

Disciple: [inaudible]

Samael Aun Weor: Bien sur! Je comprends… Je comprends ce qu’est le processus multidimensionnel, c’est évident…… et nous ne pouvons pas arrêter d’expliquer cette question…

Si nous vivons, alors, dans un monde de trois dimensions – longueur, largeur et hauteur, comme nous le savons – sans doute la quatrième coordonnée est différente. La quatrième coordonnée ou quatrième verticale se rapporte, en fait, au méson K, par exemple, ou aux régions où le méson K est traité. Grâce aux scientifiques Chinois, il a été possible d’étudier comment le méson K est modifié par les forces d’un univers parallèle. Ainsi, la science «officielle» vient à la question de la quatrième verticale.

Par exemple, le méson K n’est pas traité exactement conformément aux lois de la troisième dimension; il n’agit pas avec la loi de parité (qui est vitale dans un monde tridimensionnel), mais se déplace d’une manière différente, interféré parfaitement par un univers parallèle, par l’univers de la quatrième verticale. On nous a dit que cette quatrième verticale est liée d’une certaine manière au temps, car nous pouvons voyager en arrière ou en avance dans le temps.

Précisément maintenant, lors de ce voyage que nous avons fait à Durango, j’étais en contact avec un homme assez intéressant, un physicien atomique. En dépit d’être un génie dans la physique nucléaire, cet homme a appris à se déplacer avec le corps physique dans le temps, voyage dans le temps, en arrière et en avant. Donc, étant strictement un physicien atomique qui va établir une centrale nucléaire à Veracruz, une plante atomique, il a néanmoins réussi à dominer la quatrième verticale et à voyager, je le répète, dans le temps.

Un peu au-delà du «temps», nous avons la cinquième coordonnée, qui est «l’éternité». Au-delà de la cinquième coordonnée se trouve la sixième verticale, qui n’est ni le temps ni l’éternité. C’est au-delà du temps et de l’éternité.

Prenez donc note:

  • le monde de trois dimensions (longueur, largeur et hauteur), le monde dans lequel nous nous déplaçons. Est-il compris?
  • le monde de la quatrième verticale, le temps
  • le monde de la cinquième, l’éternité
  • le monde de la sixième, ce qui est au-delà de l’éternité et du temps
  • et enfin, la dimension zéro, inconnue.

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C’est l’approche concrète.

Mais, bien, à travers notre travail qui doit être traité en sept niveaux, en désintégrant les «éléments indésirables» que nous portons à l’intérieur, nous sommes intéressés par la dimension zéro, inconnue, et plus tard nous submergeons à l’intérieur de la Talité, le sein de la Grand Réalité. Mais le travail est d’un contenu profond, profond, didactique et dialectique, et il faut connaître les techniques de base liées à la question de la Méditation profonde.

Disciple: Vénérable maître… si le mouvement, duquel beaucoup est parlé, provient du corps, et si notre agitation vient de l’espace, dans les différentes dimensions, cela signifie-t-il qu’on a différents mouvements?

Samael Aun Weor: Votre question est intéressante mais obsolète. C’est déjà arrivé qu’au dix-huitième siècle, on a parlé de «force et matière», dont on a discuté, et les gens étaient épuisés en discutant. On a également dit que «la matière est un mode de mouvement» et que «l’esprit est un autre mode de mouvement,» n’est-ce pas? Ce concept est obsolète. Il faut approfondir sa pensée. C’est trop superficiel.

Nous devons creuser plus profond dans la profondeur, la question intérieure, n’est-ce pas? Et comprendre que la partie intéressante pour nous est le monisme, pas le dualisme. Si nous apprenons à réfléchir de manière moniste, au-delà des dualismes conceptuels et des confrontations logiques – même si elles sont d’un ordre d’un «style Ouspensky», nous pouvons certainement réfléchir mieux, transformer notre mental et ainsi, de cette manière, nous conquérir plus profondément. Les idées sont sans aucun doute nécessaires, mais vous devez savoir comment les utiliser.

Les idées monistes nous conduisent à un changement intégral et total. Le Dharmakaya est moniste. Les Dharmakayas ne sont jamais dualistes; ils sont toujours monistes. C’est pourquoi un Dharmakaya ne rejoindrait pas une école d’extrême droite ou d’extrême gauche; il est révolutionnaire, marchant sur le chemin du milieu, qui est le chemin de la synthèse…

La question multidimensionnelle est indéniable, mais dans cette question de la multidimensionnalité de l’espace, il y a de nombreuses sommes et soustractions; ce sont des questions purement mathématiques, et c’est ce qui est fondamental: savoir que les entités qui gouvernent cet univers de la relativité sont des nombres vivants. Entrons donc dans le domaine des mathématiques…

D’autres questions, frères et sœurs?

Disciple: Maître… Quelle est la relation entre Dharmakaya et le surhumain?

Samael Aun Weor: Eh bien, évidemment, le surhumain est terriblement divin, au-delà du bien et du mal. Mais, au nom de la vérité, le Dharmakaya est au-delà des conceptions. En outre, je veux dire, ou plus clairement, que le Dharmakaya qui peut déjà utiliser le corps-loi transcende le surhumain, est au-delà de la qualité de surhumain. Le Dharmakaya, en soi, est substance-être, être en substance. Le Dharmakaya, ou celui qui possède le corps de loi, a sans aucun doute dépassé l’individualité, car l’individualité doit être complètement dissoute si l’on veut devenir Dharmakaya.

Notez que le Dharmakaya est un pas au-delà de la Conscience.

Nous devons éveiller la Conscience – évidemment – par un travail direct sur nous-mêmes, mais finalement elle doit s’intégrer à la Talité, à la Grande Réalité. C’est une goutte qui doit tomber dans l’océan de la grande vie libre dans son mouvement. C’est évident: si la Conscience fait partie de l’âme du monde en nous, il faut la purifier pour la remettre à son état original et parfait…… et évidemment l’intégrer à la «totalité», qui est, à l’intérieur de la Talité, à la Grande Réalité de la vie libre en mouvement, et c’est ainsi que nous progressons encore plus loin que l’individualité.

Maintenant, gardez à l’esprit que je parle de «Conscience», mais Dharmakaya est un pas au-delà de la Conscience. Il a été intégré absolument à la Grande Réalité. Il a transcendé l’individualité. Ainsi, le surhumain, aussi grand qu’il soit, doit se prosterner devant le Dharmakaya.

Disciple: Pouvons-nous penser que la dernière aspiration est d’être perdue comme une goutte d’eau dans l’océan de la vie libre dans son mouvement?

Samael Aun Weor: C’est ainsi! Ce qui est intéressant, c’est précisément d’être capable de sauver la Conscience cosmique, de l’extraire, parce qu’elle est embouteillée à l’intérieur de l’ego. Retirez-la de l’ego. Si la Conscience est capable de résister au terrible test, le Vide Illuminateur, elle est prête (parlant ici en termes très humains) à entrer dans la Talité. Je répète: la Talité est au-delà du vide illuminateur et au-delà de la machinerie de la relativité.

Quiconque parvient à s’intégrer à la Talité a transcendé toute Individualité. C’est ce qu’il est, c’est ce qu’il a toujours été, et ce qu’il sera toujours. Son corps est le corps de loi, le corps de Dharmakaya.

Disciple: Le Dharmakaya est-il supérieur à Paramarthasatya?

Samael Aun Weor: Non, non, Paramarthasatya et Dharmakaya sont similaires; Il ne s’agit que de quelques degrés.

Disciple: [inaudible]

Samael Aun Weor: Évidemment, et sans avoir encore le corps de Dharmakaya. Sans doute, par exemple, celui qui vient au troisième état de conscience, qui est le rappel intérieur de soi-même, change en termes de concepts… ce qui, pour beaucoup, est important, pour lui ne l’est pas. Il devient différent, complètement différent.

Ainsi, les personnes qui sont, par exemple, au premier et au deuxième niveaux d’être, ne comprendraient pas quelqu’un qui a atteint le troisième niveau d’être, le troisième état de conscience. Comment pourraient-ils le comprendre? Ce qui importe, par exemple, à une personne du premier et du deuxième état de conscience n’est pas pertinente pour la personne dans le troisième état de conscience; méditez sur ce que cela signifie.

Maintenant, que dire d’un Dharmakaya? Le Dharmakaya est parvenu au quatrième état de conscience, et plus encore, il a transcendé le quatrième état, parce que le corps-loi, le corps-substance, est inséparable de l’Être. Celui qui atteint de tels sommets a une autre façon de comprendre…

Dans ces études, nous ne devons pas oublier la didactique. Il est clair que chacun d’entre nous porte à l’intérieur de soi-même le mystère de sa propre réalisation. Chacun a son propre mystère particulier, différent. La façon dont quelqu’un peut résoudre son propre mystère peut être différente de la façon dont une autre personne le résout. Chacun a son propre mystère intérieur porté à l’intérieur.

Par exemple, nous pouvons vous donner les lois générales pour lesquelles vous pouvez travailler, mais les détails, les processus spécifiques, aucun n’est le même, car ils constituent le mystère de chacun de nous et chacun a son propre mystère d’autoréalisation, un mystère différent, c’est clair.

Pour toutes ces raisons, nous devrions vraiment prendre la Gnose au sérieux et nous consacrer à travailler sur nous-mêmes.

Une autre question?

Disciple: Maître, pourrions-nous penser que la matière est la plus… de substance, ou en fin de compte, la substance est-elle le sommet de la matière?

Samael Aun Weor: Eh bien, en fait, la soi-disant «matière» est une substance cristallisée. Lorsque la substance se désintègre, elle passe dans des dimensions plus élevées, elle est traitée à travers sept niveaux avant qu’elle ne descend définitivement dans un seul germe, dans le chaos d’où elle a émergé un jour; cela est évident. Là, elle dort parmi le chaos, pour sept éternités, jusqu’à une nouvelle aurore…

Disciple: Vénérable maître, vous nous avez parlé des maîtres… qui ont pu se libérer du karma… de nombreux bodhisattvas qui sont tombés causent de grands dommages psychologiques à l’humanité en la transformant négativement… mais… et à atteindre la maîtrise et se sacrifie pour l’humanité; mais il y a une grande disproportion dans la transformation d’une personne positivement… avec l’enseignement et qu’elle… pour la transformer négativement… Alors, comment est-il possible de se débarrasser du karma, à l’exception du pardon et de l’amour?

Samael Aun Weor: Eh bien, tout d’abord, la question est erronée, car, vraiment, réellement, personne ne peut transformer une autre personne. Par exemple, vous pouvez recevoir les instructions données ici… techniques pour le travail, mais rien de plus. Vous êtes celui qui doit travailler. Tout adepte peut montrer le chemin aux autres, mais c’est le disciple qui doit parcourir le chemin. Une chose est le corps de la doctrine que l’on reçoit, et une autre chose est le travail que l’on doit faire soi-même.

Par exemple, quelqu’un pourrait être très bien informé ou recevoir de l’aide avec son principal trait psychologique, et nous savons très bien que tout le monde, psychologiquement, a un trait caractéristique principal. Nous pourrions dire tel et tel, «Ton principal trait est la luxure.» À un autre, «Ton principal trait est l’égoïsme.» À un autre, «Ton principal élément est l’envie.» Que ferrions-nous, le bien ou le mal? Peut-être le mal, parce que nous ne l’avons pas laissé découvrir son principal trait psychologique par lui-même, à travers le développement naturel et didactique. Le fait que nous lui avons raconté ce qu’est son principal caractéristique ne signifie pas qu’il l’a découvert. Peut-être nous l’avons blessé. Il est préférable pour lui de le découvrir par lui-même, à travers son propre développement intérieur profond.

Donc, réellement, réellement, aucun adepte ne peut transformer personne. La seule chose que nous pouvons fournir sont les techniques pour que d’autres puissent travailler sur eux-mêmes et se transformer. Mais si quelqu’un reçoit de telles techniques, ou de telles données, de telles illustrations, et ne travaille pas sur lui-même, il perd misérablement du temps et, bien sûr, il perd aussi le temps de l’adepte.

Disciple: Je voulais dire, Maître… [inaudible]

Samael Aun Weor: En effet, comme tout le monde, un bodhisattva tombé n’est personne. Pourquoi devons-nous le souligner comme spécial?

Nous devrions comprendre ce qu’est qu’un bodhisattva tombé, ou un bodhisattva en général avant l’éveil. Précisément, c’est une graine. Il porte une graine, une graine à l’intérieur, un germe cristallisé d’en haut, un germe qui peut ou non se développer. Donc, ce n’est pas une personne formidable comme celle que vous essayez de peindre pour moi. C’est un germe qui peut ou non se développer. De même, le germe d’un pin, s’il tombe sur un sol stérile, ne germe pas; il peut perdre ce germe. Ainsi, un bodhisattva n’est plus qu’un autre sujet, tout individu qui porte dans son organisme un germe qui pourrait être perdu. Est-il obligatoire de se développer? Si ce germe est développé à l’intérieur de cet organisme, c’est bon, car, à mesure que ce germe se développe à l’intérieur de l’organisme, un être supérieur se cristallise d’en haut, un individu sacré, plutôt, qui peut faire quelque chose pour l’humanité. Mais tandis que le bodhisattva est tombé, même s’il porte ce germe à l’intérieur, il est une personne ordinaire, pas une personne formidable comme vous me présentez. Par conséquent, le karma qu’il peut avoir est le même que celui de Pepe, Juan ou Diego…

Celui qui est appelé «bodhisattva» qui s’énivrait, qui est enchanté par la vie, les femmes, et je ne sais pas quoi, ou quand, n’est-ce pas? Qui est ce type? C’est un type comme les autres types: pas plus ou moins. Il est un élément qui sert les dessins de la Nature, qui est la transformation des forces nécessaires à l’économie de la Terre. Il est vraiment un Mr. Personne.

Est-ce parce qu’il porte une graine? Eh bien, qui a dit que parce qu’il a une graine, il pourrait devenir un individu sacré ou que le germe va se développer? Et si cela ne se développe pas, alors, quoi? Au fur et à mesure qu’il se développe, c’est un John Doe, un tel et tel, un imbécile comme chacun d’entre nous. Voilà la réalité des faits!

Disciple: Maître, je suis… [inaudible]

Samael Aun Weor: Je répète: il peut s’agir d’un sujet qui porte la «graine» d’un Dieu de la constellation de Sirius, ou quelque chose comme ça. Parce que dans la vie ce sujet est un corps, a un corps qui capture certains types d’énergies et les transforme et les retransmet aux couches inférieures de l’organisme planétaire dans lequel nous existons, dans lequel nous vivons. C’est le fait, mais rien de plus. Parce qu’il porte un germe dans ses glandes sexuelles, il pourrait être développé; Mais, il pourrait ne pas être développé. Vivant comme n’importe quel type ordinaire, il est ordinaire comme n’importe qui d’autre. Pourquoi allez-vous avoir un karma spécial, ou pourquoi allez-vous être spécial dans l’univers? Il est un pauvre imbécile, comme je le suis, comme n’importe qui peut l’être! Voilà la réalité des faits! Mettons nos pieds sur le sol de la réalité, et laissons la mythomanie, parce que cela cause de la souffrance et fait du mal au Mouvement Gnostique.

Voyons, d’autres questions?

Disciple: [inaudible]

Samael Aun Weor: La seule chose laissée est, en fait, d’utiliser intelligemment la partie émotionnelle du centre intellectuel, bien sûr, et de dominer les émotions inférieures de la partie négative du centre émotionnel et d’utiliser la connaissance que nous avons ici, dans le mental; présentez-les bien, ici, pour contrôler cela. Avec un mental bien éduqué, une émotion superlative, et un peu de volonté (parce que nous ne pensons pas que tout le monde a une grande volonté), nous commençons à contrôler cela à partir d’ici, de sorte qu’il travaille correctement et non incorrectement.

Voyons, quelqu’un d’autre a-t-il quelque chose à demander? Posez les bonnes questions parce que nous avons besoin que tout le monde clarifie leurs doutes…

Disciple: Maître, pourriez-vous nous dire un moyen pratique et efficace de bien faire les pratiques Gnostiques?

Samael Aun Weor: Pour faire l’apprentissage et travailler correctement? Étudiez les enseignements que nous donnons, mais étudiez, puis mettez le corps de la doctrine dans le processus de réflexion. Apprenez à réfléchir d’une manière nouvelle. C’est une question de travail, d’étude… voir…

Disciple: Vénérable maître, un Corps Mental supérieur est-il l’instrument le plus approprié, alors, pour le travail…?

Samael Aun Weor: C’est formidable d’avoir un Corps Mental! Mais comment pouvons-nous fabriquer un Corps Mental si nous dépensons toutes nos énergies, qu’elles soient sexuelles, intellectuelles, volitives ou simplement sentimentales? Tout d’abord, si nous voulons créer le troisième corps (plus le deuxième, mais le troisième, le troisième corps psychologique), nous devons apprendre à épargner nos énergies. Si vous ne savez pas comment épargner vos forces, vitale, émotionnelle, intellectuelle, volitive, etc., comment pouvez-vous créer ce corps, si vous ne laissez pas d’énergie pour la création, si vous les gaspillez? Donc, d’abord, vous devez apprendre à épargner ces énergies pour pouvoir créer un mental individuel, avoir un mental réellement individuel, car les gens n’ont pas de mental individuel; ils ont une collection de mentals, chacun portant une collection de mentals; mais pas un mental, certainement pas individuel.

Disciple: Maître, quelle technique pouvons-nous utiliser pour vider le mental?

Samael Aun Weor: Eh bien, tout d’abord, relaxez votre corps absolument.

Deuxièmement: videz le mental de toutes les pensées – une phrase que Krishnamurti n’aime pas, mon grand ami Krishnamurti, que j’apprécie, mais il ne l’aime pas. Je l’apprécie; Je ne le critique pas; Je l’apprécie très sincèrement; Néanmoins, il est nécessaire de vider le mental, même si Krishnamurti ne l’aime pas.

Troisièmement: le mantra «gate» que j’ai déjà enseigné à tous en Troisième Chambre. Lequel d’entre vous sait le chanter?… Chantez-le!…

Disciple: [récite le mantra, mais seulement parlé] gate gate paragate parasamgate bodhi swaha…

Samael Aun Weor: Très mauvais, moche! Voyons qui d’autre? Je vois une soeur? Chantez le mantra!…

Disciple: [elle le chante] gate gate paragate parasamgate bodhi swaha

Samael Aun Weor: Bien, bien! Très bien, cette soeur mérite des applaudissements… [il y a des applaudissements et des rires].

Elle a raison! Parce que vous n’étiez pas capable? [s’adressant à la personne qui a parlé le mantra].

Disciple: Je n’ai pas compris que je devais le chanter…

Samael Aun Weor: Ah! Alors vous pensiez que les mantras se prononçaient comme ça, sèchement? Non! Vous devez apprendre à les chanter…

Disciple: Oui, maître…

Samael Aun Weor: Bien sûr, oui, avec un mot silencieux, un mental vide et un corps détendu. C’est ainsi que l’on travaille, jusqu’à un jour, en l’absence de l’ego, on peut expérimenter le vide illuminateur: qui est la vérité.

Quiconque peut expérimenter la vérité est renforcé pour travailler sur lui-même. Pourquoi les frères et sœurs n’ont-ils pas la force de travailler sur eux-mêmes? Qu’est ce qui ne va pas chez eux? Ce qui leur manque, c’est l’expérience de la vérité. C’est une chose de dire à quelqu’un le moyen d’atteindre la vérité (ceci ou cela) et c’est une autre chose d’expérimenter la vérité par soi-même.

Celui qui veut vivre la vérité doit sans aucun doute relaxer le corps, vider le mental et chanter le mantra du prajnaparamita. Ainsi, un jour, vous atteindrez l’expérience de ce qui n’appartient pas temps, de ce qui est la vérité. Et, celui qui expérimente la vérité commence à travailler réellement, vraiment, avec force sur lui-même.

J’ai expérimenté la vérité quand j’étais un garçon de dix-huit ans. J’ai eu l’expérience du vide illuminateur, et je ne l’ai jamais oublié. C’est ce qui m’a amené ici, à vous parler avec tant d’énergie: c’est dû à cette expérience. Si je n’avais pas traversé cette expérience, il y aurait eu un échec pour toute mon existence… voyez-vous?

Disciple: Excusez-moi, mais puisqu’il s’agit de moi de voyager en Colombie, je veux entendre ce mantra de vos propres lèvres…

Samael Aun Weor: Avec plaisir.

Disciple: Vous pouvez donc savoir…

Samael Aun Weor: Bien! Écoutez: gaaaateeee gaaaateeee paragaaaateeee parasamgaaaateeee booooodhiiiiiii swaaaaa haaaaaa

Eh bien, mes chers frères et sœurs… Nous allons donner l’Onction Gnostique, et plus tard, nous continuerons avec un intervalle pour la Méditation.

Paix Invérentielle!

Absorption

Écrit par : Gnostic Instructor   Catégorie : Fuel pour l’Expérience Spirituelle

milarepa2015

«Quand votre corps est posé correctement [asana], et votre mental [Conscience] absorbé profondément dans la Méditation [Dhyana], vous pouvez sentir que la pensée et le mental disparaissent à la fois, mais ce n’est que l’expérience de surface de Dhyana. Par la pratique constante et la pleine Conscience on sent la lucidité rayonnante d’une brillante lampe, elle est pure et brillante comme une fleur, elle ressemble à la sensation de regarder dans le vaste et vide ciel.La Conscience du Vide est limpide et transparente, mais vivante. Cette non-pensée, cette expérience radieuse et transparente, n’est que le sentiment de Dhyana. Avec ce bon fondement, il faut prier encore les trois précieux [Bouddha, Dharma, Sangha] et pénétrer dans la Réalité par la pensée profonde et la contemplation (sur la nature de l’Absolu). Il peut ainsi lier la sagesse sans-ego [prajna] avec la corde de vie bénéfique du profond Dhyana. Avec le pouvoir de la bonté et de la compassion, et avec le vœu altruiste de la bodhi-coeur [Bodhichitta], Il peut voir directement et clairement la vérité du chemin illuminé, dont rien ne peut être vu, mais tout est clairement visionné. Il voit à quel point les peurs et les espérances de son propre mental étaient fausses.» – Milarepa, la Recherche du Shephard pour le Mental

Pour acquérir l’expérience spirituelle, il y a des facteurs spécifiques que nous devons comprendre. L’expérience spirituelle ne vient pas au hasard ou par hasard.

Nous définissons l’expérience spirituelle réelle comme compréhension, assimilation, perspicacité et sagesse. Dans le contexte de la Gnose nous ne définissons pas l’expérience spirituelle comme quelque chose de limité seulement aux contes fantastiques qui sont écrites dans des livres (comme voir des anges, des maîtres, des bouddhas ou des voyages fantastiques à travers d’autres mondes). Nous définissons l’expérience spirituelle comme un aperçu profond de soi-même, un aperçu de la façon dont la nature fonctionne de la manière la plus fondamentale et cachée, et surtout: un aperçu de la nature de la souffrance pour transformer nos vies et éliminer la souffrance pour les autres. C’est la véritable base et le vrai sens et l’importance de l’expérience spirituelle. Après tout, quelle valeur y a-t-il en visitant le ciel si après nous retournons à nos vies et continuons avec les mêmes erreurs et problèmes? Nous devons plutôt chercher à démêler les causes de la souffrance et à les changer. De là, nous vivons naturellement et spontanément dans des niveaux supérieurs de la vie, sans effort, et sans avoir à revenir à la douleur que nous avons subi une fois à l’intérieur.

Comme tel, dans ce cours nous avons donné des principes essentiels qui établissent une fondation à partir de laquelle chacun peut acquérir une véritable expérience spirituelle ou une compréhension de la réalité.

Pour atteindre cet objectif, les principes que nous avons expliqués doivent être actualisés dans nos vies, pas seulement une ou deux fois par semaine, quand nous nous sentons un peu spirituels, mais comme un processus continu de changement. Le changement que nous cherchons n’est pas dans les détails superficiels comme notre garde-robe ou des lieux que nous visitons ou la musique que nous écoutons, mais un changement profond dans la zone la plus fondamentale de notre vie, qui est dans notre Conscience. Voilà ce à quoi nous prêtons attention : l’état de notre Conscience à chaque instant. C’est là que le vrai changement a la possibilité d’être stimulé.

Les changements superficiels comme changer notre garde-robe ou changer nos habitudes terrestres sont très temporelles. Ils vont et viennent. Quiconque a eu un peu d’expérience dans la vie peut regarder en arrière sur leur vie et voir qu’ils ont adopté des habitudes et changé des habitudes encore et encore, mais les problèmes fondamentaux dans nos vies n’ont pas changé. C’est la preuve que le changement réel n’est pas produit par des modifications superficielles de notre mode de vie. Le vrai changement vient de plus profond que cela. C’est précisément dans la Conscience.

Pour produire ce type de changement et par là acquérir une véritable expérience spirituelle, la sagesse, nous avons besoin de connaître l’agent de ce changement. Nous devons travailler avec lui tout le temps. Encore une fois, pas seulement quand nous allons à l’église ou à la classe, mais tout le temps. Constamment, sans arrêt.

L’agent du changement est à l’intérieur de nous. Ce n’est pas à l’extérieur. Ce n’est pas dans un comportement externe que nous affichons et ce n’est pas dans la façon dont nous nous habillons, dans la façon dont nous parlons, c’est dans ce qui produit tout cela. La possibilité de changement commence dans l’étincelle même qui initie l’expérience de toute nature. C’est la Conscience.

Beaucoup de gens pensent que nous devons changer notre façon de penser, ou nous devons changer notre façon d’agir, ou nous devons changer notre façon de parler. Ces changements sont superficiels parce qu’ils sont au niveau le plus élevé ou au niveau le plus visible de nos comportements. Tous ces comportements de la vie – la pensée, le parole, la marche, et les habitudes – sont tous entraînés par quelque chose de plus profond, qui est la Conscience. Le véritable potentiel de changement est en changant la Conscience. Nous devons changer la façon dont elle fonctionne en nous, comment nous l’utilisons. Nous devons savoir ce que c’est et comment cela fonctionne en nous.

Dans ce contexte, nous pouvons alors commencer à comprendre ce qu’est la spiritualité réelle, ce qu’est la religion réelle, ce qu’est le Yoga, ce qu’est le Tantra. Ces sciences ne sont pas des systèmes de croyance ou des théories que nous posons comme une couverture sur notre mode de vie actuel. Ils ne sont pas un vêtement ou une tenue que nous mettons pour avoir l’air spécial. Au lieu de cela, ils sont un moyen de changer la perception.

Ce point ne peut pas être assez souligné. Il y a beaucoup de gens qui prétendent être Gnostiques, Bouddhistes, Tantriques ou Yogis, mais ils portent simplement les théories et les croyances comme une veste. Ils l’ont mis sur leurs habitudes vaines et ils continuent à se comporter de la même manière qu’ils se sont toujours comportée. Ils peuvent parler magnifiquement de leurs croyances bien-aimées, et ils peuvent agir comme des saints, mais à l’intérieur, ils ne sont pas beaux et ils ne sont pas des saints. Ils continuent à se comporter de la façon dont ils ont toujours été, et ils continuent à souffrir. Ne nous laissons pas tomber dans cette erreur. Ne faisons pas de notre spiritualité ou religion un autre type de personnalité, un masque qui cache la réalité à l’intérieur de nous.

Le vrai Tantra, La vraie Gnose, est un changement dans la perception. Cette perception n’est pas de l’extérieur, mais de l’intérieur. Ceci illustre le point précis.

Nous sommes toujours préoccupés par les apparences extérieures, et notre attention est très absorbée par les phénomènes extérieurs. C’est notre problème. Nous avons oublié que les phénomènes extérieurs existent seulement et sont perceptibles à cause des phénomènes intérieurs. Nous l’avons oublié et nous l’oublions sans cesse. Notre attention est complètement absorbée par des événements extérieurs. Notre attention est identifiée aux apparences.

Par extérieur, dans ce contexte, je ne parle pas seulement de la matière physique, je parle de tous les phénomènes extérieurs à l’Être et au Soi réel. Notre attention, notre Conscience est devenue totalement absorbé dans les choses extérieures qui n’ont aucun fondement dans la réalité. C’est ce qui doit changer en nous.

La Conscience est l’élément majeur que nous avons besoin de comprendre afin d’avoir une vie spirituelle. La plupart d’ entre nous peuvent à peine commencer à expliquer ce que ce mot Conscience signifie, même en tant qu’une théorie. Il serait beaucoup plus difficile pour la plupart d’entre nous d’expliquer ce que cela signifie concrètement en tant que ce que nous expérimentons.

La vérité choquante est que la Conscience est la base de la vie. C’est ce qui nous donne la capacité d’être en vie et de percevoir. Telle est la racine du mot Conscience et la perception. La Conscience est la capacité de percevoir, non seulement à travers les cinq sens que nous avons physiquement, mais dans tous les niveaux.

Voilà pourquoi spirituellement, dans le contexte de la religion, nous disons toujours que la Conscience est la lumière, mais pas la lumière physique. C’est la lumière spirituelle. C’est la lumière de l’Ain Soph qui descend et se cristallise en différents niveaux de matière et d’énergie jusqu’à arriver enfin dans ce monde physique rayonnant vers l’extérieur depuis l’intérieur de nous et nous donnant la vie, la capacité de percevoir.

«L’âme de tout être vivant émane d’un atome. Cet atome est l’Ain Soph. Chaque personne a son propre Ain Soph. C’est une étoile qui brille dans l’espace infini au-delà des neuf Cieux. Les âmes doivent retourner à leur étoile, à leur propre Ain Soph. Ce retour vers leur étoile, l’Ain Soph, est un événement divin. Le jour où l’âme est auto-réalisée sera quand il a le luxe de retourner à son étoile.» – Samaël Aun Weor, Tarot et Kabbale

La Conscience en tant qu’une forme de lumière n’est pas une vague, elle n’est pas une particule, elle n’est pas une particule ou une énergie comme toute autre matière ou énergie. Elle est distincte. Elle est différente. Elle a des caractéristiques semblables à d’autres énergies dans la nature. Autrement dit, elle peut se polariser. Elle a une gamme très vaste et même infinie de potentiel. Tout comme la lumière physique a une longueur d’onde, une vibration, une caractéristique en termes de couleur et en termes de son magnétisme, ainsi fait la Conscience qui nous donne l’existence. Elle a la couleur, elle a la vibration, et elle a une longueur d’onde. En d’autres termes, elle vibre selon des lois.

La Conscience est la lumière spirituelle. Dans les hauteurs de l’Ain Soph, l’Absolu, cette lumière est parfaite et pure. Elle n’est modifiée que par une loi quand elle se manifeste. C’est la loi du Christ, la loi ultime. En descendant, elle commence à se modifier et à créer en trois lois, en six lois, en douze lois, en vingt-quatre lois et enfin en quarante-huit. Toutes ces notes de l’octave sont très organisées et circulent selon des modèles très spécifiques dans la nature. Tout cela est mystère pour nous parce que quand cette Conscience, cette lumière, sort enfin par quarante-huit lois, qui se rapportent à la matière physique et le corps physique, cette lumière est devenue très modifiée. Ici et maintenant, nous éxpérimentons la Conscience, mais très modifiée.

tree-cosmos-laws-sun-_fmt1En d’autres termes, imaginez la lumière la plus brillante que vous pouvez imaginer, et mettez quarante-huit filtres devant elle, quarante-huit prismes; c’est ainsi que se modifie cette lumière. Les quarante-huit lois sont liées à la matière physique. En d’autres termes, le monde physique est très dense, donc la lumière de l’Ain Soph est très dispersée et difficile à percevoir ici.

Cette lumière est belle, c’est ce qui a créé le monde physique, c’est ce qui a créé le corps physique, mais elle n’est pas unifiée, à cause de ce que nous avons fait à nous-mêmes psychologiquement. L’autoréalisation est le processus d’unir cette lumière à l’intérieur de nous.

Quand nous regardons dans notre propre mental, nous pouvons voir que la lumière a été modifiée beaucoup plus. Lorsque nous regardons dans notre mental, nous pouvons voir toutes los caractéristiques de notre propre psychologie: l’orgeuil, la colère, la luxure, l’envie, la jalousie, la peur, l’attachement – toutes les caractéristiques psychologiques différentes qui surgissent dans notre flux mental. Chacun d’eux est une cristallisation de cette lumière, et qu’en passant à travers les lois de la nature devient cristallisé à cause de nos erreurs. Au lieu de savoir comment utiliser correctement cette lumière, la Conscience, nous l’avons modifié avec le désir. En tant que telle, cette lumière devient cristallisée, rendue plus dense, piégée dans des lois supplémentaires. Tout cela à cause d’une seule loi: le karma, la loi de cause et d’effet.

De ce contexte, nous pouvons alors imaginer dans notre mental avec notre imagination de nombreux niveaux descendants … au sommet de notre échelle imaginaire, nous voyons la lumière pure de l’Ain Soph, qui est parfaite. Comme cette lumière descend et que le rayon de la création élabore les niveaux supérieurs de notre Être, nous pouvons imaginer notre esprit et notre âme. Lorsque cette lumière descend plus loin dans la matière physique et que nous prenons un corps et que nous commençons à interagir physiquement avec la matière et l’énergie, nous transformons cette lumière selon notre comportement. Quand nous nous comportons avec égoïsme, quand nous nous comportons avec colère, quand nous nous comportons avec luxure, cette lumière qui aurait dû être pure est prise dans le karma de ces comportements, et cette lumière se modifie. Elle se cristallise.

Si vous avez déjà vu un cristal, c’est un minéral. C’est le durcissement ou la cristallisation des éléments minéraux qui forment certaines formes et motifs qui réfractent la lumière. Voilà précisément ce que l’ego fait en nous. Il réfracte la lumière, il plie la lumière. C’est pourquoi, quand nous devenons en colère, nous ne voyons qu’à travers le filtre, la réfraction de cette colère. Tout ce que nous voyons, tout ce que nous entendons, et tout ce que nous pensons est modifié par cette colère. Nous interprétons tout selon la colère, et nous exprimons tout selon la colère.

Réfléchissez à votre propre expérience et regardez cela. Quand nous ressentons une vague de luxure, la même chose se produit. La luxure filtre notre perception. Tout ce que nous voyons, goûtons, sentons, entendons, le resentons et désirons est modifié par cette structure cristalline dans notre mental, parce que ce filtre a modifié cette lumière. Comme tel, nous continuons à approfondir l’erreur, de sorte que l’énergie, la lumière qui coule à travers nous et à travers ce filtre devient encore modifiée.

C’est pourquoi les antiques lois de Manu déclarent:

«Le désir ne se repose jamais par la jouissance des luxures, comme le feu augmente sûrement plus le beurre lui est offert.» – Lois de Manu 2.94

Un désir ne peut croître que s’il est nourri. Plus nous le nourrissons, plus il devient fort.

Cela est vrai avec n’importe quel ego : colère, luxure, orgueil, envie, gourmandise, avarice, paresse, ils sont tous renforcés par nos comportements non seulement physiquement, mais psychologiquement.

Voici le point clé de la compréhension de cette fonction dans la nature. Observez-vous. Remarquez que quand un désir, une peur, une envie, quelque chose que nous voulons ou ne voulons pas est fort en nous, cela attire notre attention. Il retient notre attention et ne nous laissera pas partir. Quand nous devenons très irrités avec quelqu’un, et même si nous ne sommes pas autour d’eux et un événement qui a eu lieu qui nous a mis en colère, nous allons continuellement sentir la colère pendant des jours et parfois pendant des semaines, sentir la colère et la pensée de la colère, se sentant tendu et stressé. Les trois cerveaux sont perturbés. C’est la force des lois qui gèrent la colère. Cette colère, ce cristal piège notre lumière. Plus nous continuons à nous asseoir et à être enveloppés dans cette sensation de colère, plus elle devient forte. Ce qui est pire, c’est qu’il s’agit d’une forme d’identification. Nous utilisons ce mot dans la Gnose, beaucoup dans la Psychologie Gnostique.

Identification

Nous devons comprendre avec précision ce que signifie l’identification. Dans la première partie de ce terme, nous voyons «identité». Alors, la signification devient très évidente. Nous trouvons notre identité dans cette expérience, dans cette émotion, dans cette pensée et dans cette sensation.

Quand nous devenons très en colère, nous sommes identifiés avec notre colère, ce qui signifie que la colère devient notre identité, notre JE. Cette colère est devenue un vampire, une tique, une sangsue qui suce jusqu’à la lumière, la Conscience, cette énergie qui coule à travers nous, et il utilise cette énergie pour se nourrir, pour se faire plus gros, pour se rendre plus puissant. C’est la difficulté: l’identification.

Lorsque nous devenons identifiés, nous abandonnons notre connexion avec Dieu.

L’identification est l’état de sommeil psychologique. C’est un état dans lequel la Conscience est devenue hypnotisé et piégé par un désir.

Dans notre mental, nous avons des millions d’exemples de ces types de désirs. Des millions. Chacun de nous l’a. Chacun de nous a notre propre «pays psychologique», un paysage intérieur qui nous tient fascinés, égarés, identifiés: endormis.

La science de la Gnose, le Yoga, la religion, le Tantra nous enseigne comment changer notre perception afin que nous puissions rompre la chaîne d’identification. La science de la Gnose exige un effort continuel d’instant en instant. Il ne peut pas être réussi si nous ne l’utilisons qu’une fois par semaine, ou pendant une retraite une fois par an. Pour briser l’identification, il faut une énergie incroyable chaque jour, d’un moment à l’autre. C’est pourquoi nous devons économiser de l’énergie. Cela exige une endurance incroyable, de la cohérence, de la discipline et de la volonté. De la concentration. En d’autres termes, nous devons être formés. Ne pensez pas parce que vous avez lu certains livres ou avez été à certaines classes que vous savez tout d’un coup comment le faire. Si l’un d’entre nous savait comment le faire, nous ne souffririons pas. Nous ne serions pas prisonniers de notre karma. Nous serions en train de nous échapper.

Savoir comment le faire n’est pas une question de penser ou de croire, c’est une question de percevoir d’une manière différente, en utilisant la perception d’une manière différente.

«La Méditation Interne est un système scientifique pour recevoir des informations. Lorsque le sage se plonge dans la Méditation, il recherche des informations. La Méditation est le pain quotidien du sage. La Méditation a différentes étapes. Asana (posture du corps), Pratyahara (mental serein), Dharana (concentration interne), Dhyana (Méditation interne), Samadhi (extase). Tout d’ abord, nous devons placer notre corps dans une position très confortable. Nous devons placer notre mental dans la sérénité avant de commencer notre concentration. C’est-à-dire, nous devons éliminer tout type de pensée de notre mental. Après avoir accompli les premières étapes, nous nous élevons ensuite aux étapes de Dharana, Dhyana et Samadhi.» – Samaël Aun Weor, Kundalini Yoga

La Formation

C’est pourquoi nous avons expliqué dans ce cours et à travers tous les livres et les conférences que nous avons donné ce que sont les étapes de la formation. Dans la tradition Hindoue, l’auteur Patanjali a décrit ces étapes selon sa perspective. Son schéma exprime les mêmes principes que vous trouvez dans toute autre formation de ce type – Chinois, Tibétain, ou Aztèque, ils expriment tous les mêmes principes.

1-2: Yama et Niyama

Selon Patanjali, la première étape de cette formation est l’éthique. En Sanskrit, c’est Yama et Niyama. Sans éthique, il ne peut y avoir de progrès spirituel. Ces éthiques ne sont pas des mœurs du monde, elles sont l’éthique de l’esprit. Ils sont faire ce que Dieu veut que nous fassions, ce que notre Bouddha intérieur nous ordonne de faire. Sur la base de cela, nous pouvons alors commencer à pratiquer la Méditation.

3: Asana

Lorsque notre éthique devient forte, alors notre posture devient également forte. Lorsque notre éthique est faible, alors nous ne pouvons pas rester assis. Rompre nos règles éthiques, quand nous commettons des infractions contre notre propre Être, contre notre propre Bouddha met en mouvement des cycles d’énergie, le karma en nous psychologiquement et physiquement, ce qui se traduit par le corps incapable de se détendre. Si nous sommes stressés tout le temps, et incapable de rester assis et de garder une bonne posture, nous devons travailler sur l’éthique. Nous devons travailler à dompter notre mental et nos comportements.

4: Pranayama

Après notre posture ou Asana, nous travaillons avec Pranayama. Comme nous l’avons expliqué dans la troisième conférence de ce cours, pranayama n’est pas seulement un exercice de respiration. Il ne se limite pas à cela. Pranayama signifie «exploiter l’énergie du vent». En Tibétain, il est appelé «lung». Cette énergie nous traverse continuellement et nous l’utilisons selon notre volonté, continuellement. En ce moment, tout le monde ici utilise le prana. La question est de savoir comment l’utilisons-nous? Quand nous utilisons notre prana, notre énergie, d’instant en instant consciemment, c’est le pranayama dans sa synthèse ultime. Nous avons aussi des exercices où nous nous asseyons et nous nous concentrons sur l’exploitation de l’énergie et c’est ce que l’on appelle pranayama. Au plus haut niveau, pranayama est un effort continu.

5: Pratyahara

Ensuite, nous apprenons des pratiques pour étudier le mental, pour étudier la Conscience, pour avoir un mental serein ou Shamata, qui en Tibétain est appelé «shi-ne». Il s’agit d’avoir de l’équanimité, psychologiquement.

Ce type d’équanimité en Sanskrit est appelée Pratyahara, et ne peut pas être eu si nos énergies vitales, émotionnelles et mentales sont déséquilibrées. Si notre mental est en prise avec la luxure, si notre corps est en prise avec le stress, nous ne pouvons pas avoir l’équanimité dans le mental. Le mental sera perturbé.

Pour avoir un mental serein, Pratyahara, nous avons besoin d’exploiter l’énergie et la stabiliser avec le pranayama. Pour avoir cela nous devons avoir une posture forte et un corps détendu. La tension dans le corps empêche le flux d’énergie dans le corps et dans les Nadis. Afin d’avoir cette posture détendue, vous devez avoir l’éthique.

Vous voyez ces étapes, vous ne pouvez sauter aucune. Vous avez besoin de toutes.

6: Dharana

Une fois que le mental atteint la sérénité, nous pouvons commencer à développer et à expérimenter la concentration véritable. La concentration réelle est appelée Dharana en Sanskrit. La concentration réelle n’est pas distraite. C’est la capacité de placer l’attention et non la renonciation à tout. Chacun de nous peut le faire. Nous ne pouvons pas faire cela si pendant le jour nous laissons notre mental être constamment distrait, si notre attention est toujours tiré par ici et par là par les désirs surgissant à l’intérieur de nous et à l’extérieur de nous.

La concentration réelle émerge en nous une fois que ces autres niveaux ont été établis dans nos vies: Pratyahara, Pranayama, Asana, Yama et Niyama – tout cela doit être établi d’abord.

7: Dhyana

Une fois la concentration construite sur ces fondations commence à être notre réalité, nous pouvons passer à l’étape suivante et expérimenter Dhyana. En Sanskrit ce mot Dhyana, signifie strictement traduits «Méditation». Cela ne signifie pas s’assoir et faire OM, ou chantant des mantras. Cela signifie Méditation dans le vrai sens du mot.

En Français, le mot Méditation a été complètement ruiné. Les Françaises n’ont aucune idée de ce que la Méditation signifie réellement. Ils pensent que c’est s’assoir et s’espacer, rêvasser et fantasmer sur les choses ou tout simplement s’assoir avec vos doigts enroulés comme si vous êtes d’Asie. Cela n’est pas la Méditation. Un meilleur mot en Français est «absorption». C’est une meilleure traduction pour Dhyana. C’est ce dont nous allons parler dans la conférence d’aujourd’hui.

«Ainsi, alors que dans l’absorption sublime, je fouillais dans mon propre mental, méditant sur le mystère de la vie et de la mort.» – Samaël Aun Weor, Enseignements Cosmiques d’un Lama

Dhyana, absorption, est un état de concentration qui est souvent appelé «mental uni-pointé.» C’est un état de concentration où la Conscience et la perception sont totalement «absorbées» dans l’observation d’un phénomène.

Du point de vue tantrique, il y a de nombreux dhyanas. Ici, nous venons de décrire la signification basique.

8: Samadhi

Une fois que nous avons établi la possibilité d’avoir une absorption, laquelle est la vraie Méditation, la Méditation réelle, peut alors venir le fruit final, qui est Samadhi. Samadhi est très difficile à traduire en Français. Certaines personnes le traduisent par extase. Malheureusement, en raison de la nature de notre mental, nous entendons ce mot et nous pensons au sexe. Nous pensons, «Samadhi doit être mieux que le sexe. Il doit être une sensation incroyable, un orgasme du corps entier, quelque chose comme ça.» Voilà ce que les gens pensent. Ils ont tort. Ils ont complètement tort, parce qu’ils sont identifiés au désir. Le mental, la Conscience, est devenu tellement modifiée par le désir que l’on voit tout à travers le désir.

Samadhi est l’extase de la Conscience libérée du conditionnement de la psyché. Cela peut durer seulement un moment, mais c’est la joie, l’amour, la liberté, l’extase …

«Pratyahara rend le mental calme. Dharana stabilise le mental. Dhyana fait oublier le corps et le monde. Samadhi apporte d’infini délice, la Connaissance, la Paix et la Libération infinie.» – Swami Sivananda

«Si vous voulez Samadhi, vous devez connaître bien le processus de Dhyana. Si vous voulez Dhyana, vous devez connaître avec précision la méthode de Dharana. Si vous voulez Dharana, vous devez connaître parfaitement la méthode de Pratyahara. Si vous voulez Pratyahara, vous devez connaître Pranayama. Si vous voulez Pranayama, vous devez bien connaître Asana. Avant d’aller à la pratique d’Asana, vous devriez avoir Yama et Niyama. Il est inutile de sauter dans Dhyana sans avoir les diverses pratiques préliminaires.» – Swami Sivananda

Transformation de l’Énergie

Voilà pourquoi nous étudions l’Arbre de Vie. Ce tableau ou graphique ou octave que je vous avais demandé d’imaginé tous les nombreux niveaux de densité et de la matière et de l’énergie sont ici sur l’Arbre de Vie. Dans les hauteurs, nous avons l’Ain Soph, et comme nous nous déplaçons vers le bas suivant le rayon de la création, la matière et l’énergie deviennent plus denses. La dixième sephirah est Malkuth, qui représente le monde physique, le corps physique. C’est le point d’équilibre entre les cieux et les enfers.

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La manière dont l’énergie est modifiée dans Malkuth détermine notre avenir. Cela détermine notre présent et a déterminé notre passé. Lorsque l’énergie se déplace à travers nous, nous avons la vie. Nous sommes tous vivants en train de respirer, de voir, de sentir, d’entendre, parce que nous avons la lumière de la Conscience qui coule à travers nous. Elle est très modifiée, mais elle est là.

Prenez Conscience de vos cinq sens. Combien de fois dans votre vie avez-vous été attentif, conscient de ce que voient vos yeux? Combien de fois dans votre vie avez-vous été conscient de ce qu’entendent vos oreilles? De votre peau qui transmet le toucher, de votre nez qui transmet l’odeur? De votre langue qui transmet le goût? Il est très rare que nous soyons conscients de nos sens, et pourtant nous dépendons d’eux d’instant en instant. La triste vérité est que nous sommes hypnotisés par eux. Complètement identifié aux phénomènes qui vibrent à travers nos sens.

Comprenons quelque chose de très important ici. Imaginez l’intérieur de vous-même, regardez à l’intérieur. Votre corps, votre corps physique: sentez-le. Il a une gamme de fonctions données, une gamme d’action. Nous pouvons l’appeler «un champ». Pas un champ de blé, mais un champ d’énergie ou de matière. Il s’étend sur une certaine distance, et à l’intérieur ce champ, nous avons toutes les différentes sensations que nous vivons actuellement. Comment les vivons-nous? Comment se fait-il? Que se passe-t-il en nous? Pourquoi les expérimentons-nous? Y a-t-il un autre moyen?

Comme vous êtes en train de sentir et ressentir votre corps, prendre Conscience que maintenant vous éprouvez beaucoup de sensations. Le plus évidemment, le son. Vous mettez l’attention dans le sens du son pour écouter l’explication. Cette énergie du son passe le long d’un conduit, d’un circuit qui coule en vous. Tout le monde peut le percevoir, n’est-ce pas? Vous pouvez expérimenter cela. Mais, nous n’en sommes jamais conscients. C’est précisément le début de la souffrance. C’est aussi le début de la liberté de la souffrance.

Chaque forme d’énergie que nous rencontrons est une transformation. L’énergie qui passe en nous à travers le toucher, le goût, l’odorat, l’ouïe et à travers les yeux est l’énergie qui passe le long d’un circuit et est transformée, mais elle est transformée par la façon dont nous la recevons.

Si vous avez étudié ces cours pendant un certain temps, vous savez que la Kabbale vient du mot kabel, qui signifie «recevoir».

Maître Samaël Aun Weor nous a appris qu’il y a deux sortes de gens qui étudient la Kabbale : les magiciens blancs et les magiciens noirs. Les magiciens noirs étudient tout avec l’intellect. Ils mémorisent, ils adaptent beaucoup de théories et de croyances. Ils ne connaissent pas. Ils ne reçoivent pas intuitivement. Les magiciens blancs reçoivent intuitivement, c’est consciemment, à travers la Conscience qu’ils connaissent. Cette Kabbale qu’ils étudient n’est pas un tableau ou un livre ou un diagramme, elle est eux-mêmes. Nous sommes l’Arbre de Vie. Devenir un Magicien blanc, un Kabbaliste intuitif, signifie que l’on observe, constament, cognitivement l’Arbre de Vie. Cet Arbre de Vie est nous-mêmes. Ce n’est pas à l’extérieur. Ce que cela signifie est que chaque énergie qui passe à l’intérieur ou à l’extérieur de Malkuth, notre corps, doit passer à l’intérieur ou à l’extérieur consciemment, pas mécaniquement, mais aucun d’ entre nous ne l’a encore fait. Tout ce qui passe à travers passe par l’identification.

Quand le corps a faim, que se passe-t-il? Nous commençons à ressentir du stress. Du stress subtil peut-être, mais du stress de la faim, l’urgence de manger. Le corps nous dit: nourriture. Que se passe-t-il dans le mental? Nous devenons agités. Nous commençons à imaginer la nourriture. Nous commençons à penser à la nourriture, à trouver un plan pour obtenir de la nourriture. Nous construisons des images dans le mental. Nous construisons un désir dans le cœur. Nous commençons à envier ce que nous voulons. Si nous savons que nous ne pouvons pas obtenir cela ou c’est peu probable, alors nous commençons à ressentir de la douleur. «Je dois manger la nourriture de ma grand-mère à nouveau.» Nous avons donc l’envie, l’aversion. Nous avons tous besoin de manger pour être en vie, mais nous en faisons une religion. Nous en faisons un désir. Une fausse religion. En d’autres termes, au lieu du religare, de l’union avec l’Intime, qui est la vraie religion, nous faisons un religare, une union avec les projections de notre mental, le désir. Cette chose qui est si naturelle dans chaque être vivant, de manger, devient en nous une obsession, une identification. Nous voulons notre nourriture selon notre goût, selon notre horaire. Si nous ne l’obtenons pas, il y a beaucoup de problèmes. Nous devenons grincheux, nous commençons à discuter, à combattre, nous fouettons – toutes sortes de répercussions psychologiques.

Nous sommes tous différents, donc nous nous identifions de différentes manières, mais nous le faisons avec chaque secteur de notre vie. Nous avons besoin de vêtements. Beaucoup de gens font une religion avec des vêtements. Une obsession, une identification. Nous avons besoin d’un abri. Nous avons également besoin d’impressions. Nous avons besoin de prendre de l’information.

Vous voyez, la Conscience qui coule à travers nous ne va pas dans un sens. Ceci est un autre grand malentendu que nous avons. Nous pensons que tout ce qui se passe à l’intérieur de nous est une pièce fermée. Que c’est privé. Ce n’est pas ainsi. Il y a une loi de l’énergie, une loi de la nature qui a différents noms dans différentes traditions, qui, dans sa synthèse explique simplement ceci: Lorsqu’une énergie répond à une autre énergie il y aura toujours un échange de forces. Toujours, inévitable. Il y aura toujours un échange. Ceci est le fondement même de la science médico-légale. Chaque fois que deux personnes se rencontrent, il y a toujours un échange d’énergie, ou de la matière, ou les deux. Ce qui est important pour nous spirituellement: à tout moment notre Malkuth rencontre un phénomène, il y a un échange de forces.

Rappelez-vous un instant, je vous avais demandé de faire attention à l’audience. Saviez- vous que votre audience a été atteint? Vous écoutez, vous avez l’attention vers l’extérieur en essayant de saisir le sens de ce que je suis en train de dire. Réalisez-vous en ce sens que vous êtes en train de tendre la main. L’énergie va de deux manières. Comme vous écoutez, les données circulent dans l’information et l’énergie. Cela se produit avec les cinq sens. Chaque fois que vous touchez quelque chose, chaque fois que vous goûtez quelque chose, vous tendez la main pour saisir cette impression, et vous tirez des informations en retour. Voilà comment nous vivons, c’est la base de la vie. La base de la vie est cette échange d’informations. Le problème est que nous le faisons sans Conscience. Ce qui se passe alors c’est que nous ne sommes pas conscient de cet échange. Nous sommes endormis. Nous ne savons pas ce qui se passe. Nous n’avons pas Conscience. Cela signifie que nous ne savons pas ce que nous faisons.

Nous prenons constamment l’information que nous le voulions ou pas. Prenant constamment des données, des informations sous la forme de sensations.

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Si l’on imagine ce champ du corps, à l’intérieur au centre ou noyau se trouve la lumière de l’Ain Soph. Comme elle coule en nous, elle coule vers l’extérieur et parcourt tous les différents niveaux denses: la Trinité, la Monade, l’Âme, le Corps Mental, le Corps Astral, et enfin les Corps Vital et Physique. Cette lumière se projette vers l’extérieur à travers nous. Des sensations sont rencontrées. Cette lumière frappe tout phénomène le long de cette voie et produit des sensations. En d’autres termes, quand vous voyez quelque chose, il y a l’énergie de la Conscience se déplaçant en vous, à travers vos yeux, frappant quelque chose. Il y a une transformation là, immédiatement, et cette information est ramenée à travers vos yeux à votre cerveau, à votre mental, à votre âme. Nous ne sommes pas conscients de cela. Parce que nous ne sommes pas attentif à cela, nous ne savons pas ce qui se passe. En d’autres termes, nous n’avons pas la Gnose, la connaissance. Ceci est le point entier de l’existence: acquérir la connaissance de la réalité; nous acquérons cela à travers la perception de la réalité. Donc, nous sommes ici pour que cette lumière s’exprime dans la manifestation, pour rassembler la connaissance consciente des phénomènes, puis retourner là où elle est venue avec cette connaissance. Par conséquent, nous avons besoin de comprendre la relation entre la Conscience et l’existence précisément dans la passerelle des sens. Ceci est la raison pour laquelle toutes les écritures anciennes déclarent: retenez les sens. Vainquez-les, contrôlez-les. Soyez conscient d’eux. C’est précisément dans la porte des sens que l’on trouve la porte vers l’enfer et la porte vers le ciel.

Quand nous sommes endormis, quand nous sommes identifiés, notre attention va à cet objet et est hypnotisée. Elle devient fascinée par la vibration de cette sensation.

Réfléchissez à votre vie. Regardez vous vous-même, et voyez quelles sensations vous hypnotisent et vous font oublier votre Conscience de Soi. Si vous êtes sincère, vous trouverez un grand nombre. La plupart d’entre eux ne semblent même pas significatifs. Nous perdons notre Conscience parce que nous voyons une personne séduisante, ou parce que nous devenons irrité, ou parce que nous avons une nouvelle idée, ou parce que nous voulons l’attention, ou nous ne voulons pas l’attention. Nous perdons la Conscience à cause des pensées, des sentiments, des sensations. Alors que notre psychisme est distrait, notre corps passe par tous ses mouvements mécaniquement.

La sensation qui nous hypnotise n’est pas à blâmer. Ce n’est pas la faute des phénomènes extérieurs que cela se produit. C’est de la faute des phénomènes internes, dont nous avons connaissance encore moins que la transformation qui se produit à l’extérieur.

Considérez tout ce que vous rapportez à l’extérieur – la nature de la relation n’est pas déterminée par l’objet externe. La relation est déterminée par notre état mental, et par ce qui est à l’intérieur de nous. Par exemple, je peux voir un «hot dog» et je ne me soucie pas; je ne les aime pas. Mais, j’ai un ami qui, en voyant un hot-dog, il commence à saliver; il veut manger. La réaction en chacun de nous n’est pas causée par les phénomènes externes (le hot-dog); à la place, elle est causée par le mental. Saisissez-vous le point? La sensation physique n’est pas à blâmer. Ce n’est pas la faute de la sensation physique. C’est une sensation psychologique qui nous hypnotise.

«Nous vivons dans un monde de sensations, et nous avons besoin de les comprendre. Il y a cinq types de sensations:

1. Les Sensations visuelles
2. Les Sensations d’audition
3. Les sensations olfactives
4. Les Sensations du goût
5. Les sensations tactiles

«Les cinq types spéciaux de sensations se transforment en désir. Nous ne devons pas condamner les sensations; nous ne devons pas les justifier. Nous devons les comprendre profondément. C’est seulement en comprenant les sensations que nous tuons le désir. C’est seulement en annihilant le désir que le mental est libéré, un mental qui se trouve normalement embouteillé dans la bouteille du désir. L’éveil de la Conscience se produit lorsque le mental est libéré. Si nous voulons exterminer les causes du désir, nous avons besoin de vivre dans un état de Conscience constante. Il est urgent de vivre dans l’état d’alerte perception et d’alerte nouveauté.

«L’ego est un grand livre, un livre de nombreux volumes. Nous pouvons étudier ce livre seulement par la technique de la Méditation interne.» – Samaël Aun Weor, Tarot et Kabbale

Voilà pourquoi lorsque nous parlons de renoncement, nous ne nous soucions pas de l’aspect physique, que vous avez de l’argent ou que vous ne l’avez pas, si vous vivez dans un palais ou une boîte en carton. L’apparence physique est sans importance. Ce qui importe est votre relation psychologique avec ces éléments. Un mendiant peut être aussi attaché à sa boîte en carton comme un homme riche pour son manoir. Ce qui est vital est la relation psychologique, les sensations psychologiques. Dans les deux cas, l’identification se passe dans le mental.

L’identification est à l’opposé de l’absorption.

«Les gens sont endormis, rêvent, tout en travaillant… Ils sont endormis, rêvant, tout en conduisant leur voiture… Ils sont endormis, rêvent, quand ils se marient. Ils sont endormis, rêvent, durant leur vie, et pourtant, ils sont totalement convaincus qu’ils sont éveillés. Celui qui veut éveiller sa Conscience ici et maintenant doit commencer à comprendre les trois facteurs inconscients, à savoir: identification, fascination, rêve. Tout type d’identification produit la fascination et le rêve. C’est à dire, vous marchez sur une rue, quand soudain vous êtes face à une foule s’attroupant dans une intense émeute contre quelque chose en face du palais du Monsieur le Président, si vous n’êtes pas dans un état de vigilance, vous devenez identifié avec l’émeute, vous vous mélanger avec la foule, vous devenez fasciné, et bientôt le rêve vient: vous criez, jeter des pierres, vous faites des choses que dans d’autres circonstances vous ne feriez pas, même pour un million de dollars. S’oublier soi-même est une erreur aux conséquences incalculables. S’identifier à quelque chose est le point de rupture de la stupidité, parce que le résultat devient la fascination et le rêve. Il est impossible pour quiconque d’éveiller leur Conscience si elles s’oublient, si elles deviennent identifié avec quelque chose. Éveiller la Conscience est impossible pour les aspirants qui se laissent fasciner, si elles tombent dans un rêve.» – Samaël Aun Weor, Lumière venant des Ténèbres

Dans ce cours, nous avons parlé de la façon de méditer, comment atteindre l’expérience spirituelle. Voulez-vous savoir pourquoi nous ne pouvons pas? Parce que nous sommes identifiés tout le temps. Dhyana, une bonne absorption dans la Méditation, est impossible si nous laissons notre mental être identifié tout le temps avec des sensations internes et externes. Examinons un petit peu.

Chacun d’entre nous peut facilement comprendre les sensations extérieures. Nous comprenons que nous avons des yeux pour voir – voilà comment nous voyons – et la même avec les autres sensations physiques. Arrêtons-nous et questionnons. Si nous avons seulement ces cinq sens physiques, comment est-ce que nous pouvons visualiser une carotte? Avec quel sens peut-on imaginer un président, votre mère, votre enfance? Comment vous souvenez-vous d’aller nager et ce que qu’elle (la natation) est? Vous vous rappelez des sensations, et vous percevez des sensations, mais pas avec vos cinq sens physiques. Comment est-ce que vous rêvez? Avec quel sens? Lorsque vous devenez distrait et que votre mental commence à s’envoler comme un petit oiseau et que vous fantasmez et que vous rêvasser, comment sentez-vous cela? Personne ne peut nier que vous pouvez sentir vos pensées, mais avec quel sens? Personne ne peut nier que vous pouvez ressentir vos émotions, mais comment? Les matérialistes diraient que nous sentons les pensées avec le cerveau et les émotions avec le cœur. Il y a un peu de vérité dans cela. Ces organes physiques, le cœur et le cerveau, transmettent les sensations. Mais, ils ne sont pas les sens eux-mêmes, mais seulement des transformateurs de sensations. Mais où nous capturons réellement ces sensations? Autrement dit, nous imaginons un endroit où nous avons été dans le passé: nous le percevons, mais ces images et les objets dans les images, ne sont pas dans le monde physique. Où sont-ils?

Ceux d’entre nous qui ont eu une certaine expérience spirituelle prendrait alors cet interrogatoire plus loin, «Qu’en est-il de mes rêves? Qu’en est-il de toutes ces choses que je sentais quand je suis sorti de mon corps? Qu’en est-il de mes expériences astrales? Qu’en est-il de mes cauchemars?» Comment sentez-vous ces choses? La réponse est simple, et en même temps, compliqué. Simple et compliqué, parce que nous avons non seulement un corps physique, nous avons aussi des corps internes. Autrement dit, nous sommes multidimensionnelles, mais nous ne sommes pas conscient de ce fait.

Les pensées que nous éprouvons alors que nous sommes dans notre corps physique sont des réflexions ou des sensations provenant du monde de la pensée, qui est le monde mental, une partie de la cinquième dimension. Les émotions que nous ressentons sont les mêmes: elles sont des réflexions ou des sensations originaires du monde émotionnel, que les gens appellent le «monde astral.» Cela fait également partie de la cinquième dimension.

Toutes les dimensions sont ici et maintenant, s’interpénétrant, mais nous n’en sommes pas conscient. Mais, nos pensées et nos sentiments sont comme des «fenêtres» dans ces mondes. Malheureusement, ce que nous percevons à travers ces fenêtres est tout illusoire, en raison de l’état de notre psyché. Si nous nettoyons notre psyché, alors nous pouvons voir la réalité à travers les fenêtres.

Les corps internes font partie du processus de la façon dont l’information circule dans les deux sens à partir de ces dimensions subtiles vers la physique. Dans la cinquième dimension, nous avons un «corps» que nous utilisons, tout comme nous utilisons celui-ci dans le monde physique. Vous savez que cela est vrai, parce que vous avez eu des rêves: dans vos rêves, vous utilisez votre corps cinquième dimensionel.

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Les corps internes ont les sens qu’a le corps physique. Ils voient, ils sentent, il touche, ils goûtent, et ici. Lorsque vous êtes dans votre Corps Astral, vous pouvez goûter, vous pouvez voir, vous pouvez entendre, vous pouvez sentir.

Encore plus incroyable est que vous pouvez échapper à tous les corps (troisième, quatrième, cinquième, sixième corps dimensionnels) et en tant que Conscience, sans véhicules – vous pouvez toujours expérimenter des «sensations» à ce niveau de perception.

Ce qui transmet la sensation est la Conscience. La Conscience peut utiliser différents véhicules en fonction de la nécessité et de la nature afin de transmettre la sensation. Elle le fait selon les lois.

Ce que cela signifie pour nous est que la véritable expérience spirituelle peut être partout et à tout moment si nous savons comment gérer la Conscience. C’est la raison pour laquelle nous l’avons dit dans d’autres conférences qu’un véritable maître peut être en Samadhi dans le corps physique, même pendant qu’il est actif. Cela, parce qu’ils se sont formés pour ne pas devenir identifié. Ils utilisent la Conscience libre des modifications. Tous les egos et tous les Moi sont des modifications.

Quand nous regardons comment la lumière devient plus dense dans la nature à travers une série de lois composées, nous avons décrit comment la matière physique est soutenue par quarante-huit lois. Lorsque l’énergie qui passe à travers le corps physique est corrompue par le désir et acquiert ainsi le karma, ces lois sont multipliées en fonction de la gravité de l’erreur. La fornication, la colère, le ressentiment, la luxure, l’orgueil, l’envie – tous ces phénomènes psychologiques transforment et cristallisent l’énergie dans notre mental en tant qu’ego, en tant que Moi, et ceux-ci sont tous gérés par des lois. Voilà pourquoi nous avons tant de mal à nous extraire quand un ego est fort, quand le désir est fort. Quand nous avons peur. Quand nous devenons furieux. Lorsque nous ressentons beaucoup d’orgeuil. Lorsque nous sentons beaucoup de luxure. C’est très difficile parce que chacun de ceux ci font l’objet d’un grand nombre de lois. Ces egos sont très denses et ils emprisonnent notre Conscience.

Lorsque nous sommes identifiés, cela signifie que notre Conscience est pris au piège dans la perception d’une illusion projetée à travers l’une de ces cristallisations, nous sommes là à notre tour sous le pouvoir de ces lois. Si vous avez vraiment analysé cela, vous devez devenir vraiment concerné.

Le Ciel, les mondes supérieurs, ce qui dans le Bouddhisme est appelé Nirvana, est modifiée par très peu de lois. Voilà pourquoi c’est une si belle expérience de découvrir le Ciel ou Nirvana. Dans ces états, votre Conscience n’est pas modifiée par tant de lois, mais beaucoup moins. Nous sentons la liberté, la joie, l’extase. L’extase de Samadhi est quand la Conscience est libre de l’ego. C’est l’extase de l’âme. C’est une sensation dans l’âme, psyché, et même dans l’esprit. Ce n’est pas un orgasme ou quelque chose comme ça. Il n’y a pas de comparaison. Les sensations que nous éprouvons physiquement comme un orgasme sont des sensations brutes, très superficielles, brutes, et très temporaires. Elles ont un bref pic, et elles passeront, et ont toujours des conséquences que nous ignorons. Les extases de l’âme sont durables, et ils vous changent.

Les extases de l’âme sont des expériences de la Conscience libre de l’ego. Ces expériences sont incroyablement belles. Elles ne sont pas physiques, elles sont émotives. Elles sont d’ordre psychologique, mais elles ne sont pas des théories ou des croyances. Elles sont connaissance. Elles sont une vibration de Conscience qui ne peut être expliqué avec des mots.

Lorsque nous sommes identifiés, nous sommes absorbés dans l’ego. L’ego est piégé dans la complication et de nombreuses lois, en d’autres termes, il est fortement conditionné, limité, et sous une pression immense.

Lorsque nous sommes identifiés, nous connaissons les sensations de l’ego. Lorsque nous sommes identifiés avec colère, très en colère, observez cette sensation. La colère est une forme de souffrance mais nous devenons tellement habitués à ce que nous devenons dépendants de la colère. Nous devenons habitués. Cela devient notre façon de faire les choses. Nous en devenons même fiers. Il y a beaucoup de gens qui sont fiers d’être en colère. Ils aiment les sensations de l’orgueil et leurs sensations de colère. En d’autres termes, ils aiment leur cage. Ils aiment leurs souffrances. Ils aiment être en colère, et aiment montrer leur colère, et aiment trouver des raisons d’être en colère. Ils aiment répéter ces sensations autant que possible.

Pour nous, celà est l’indice: l’identification aime répéter. L’identification aime se répéter. Lorsque nous sentons des sensations de colère ou de luxure, quand nous sentons comme si quelqu’un nous félicite et rend notre ego se sentir si bien, nous voulons plus d’éloges. Nous voulons faire à nouveau ce qui a fait la louange donc nous pouvons ressentir cette sensation de louange à nouveau. En d’autres termes, c’est un cycle. Chaque ego est un cycle. En d’autres termes, chaque ego est Samsara.

Samsara

Le mot Samsara signifie «encerclant», ou en d’autres termes, la souffrance cyclique. Chaque ego est cela. Nous sommes tous pris au piège dans la «roue du Samsara.» Ce sont les mondes de l’enfer. Ces mondes existent seulement à cause de notre propre roue du Samsara intérieure, qui est notre propre mental. Il aime répéter les sensations et ignorer les conséquences de ses actions. Nous ne nous soucions pas si notre colère blesse les gens. Nous voulons la vengeance, nous voulons la justice selon l’ego. Nous ne nous soucions pas que notre orgueil blesse les gens. Nous ne nous soucions pas que notre envie blesse les gens. Si notre bavardage blesse les gens. On s’en fiche. Nous aimons les sensations de commérages, de critiquer et de blâmer. Nous aimons les sensations de la luxure; nous ne nous soucions pas si elle blesse les autres. Elle le fait.

Dans l’ensemble de ces modifications de la Conscience qui existent dans nos niveaux subconscient, infraconcsient inconscients sont des cycles de souffrance dans lesquels nous sommes pris au piège parce que nous sommes identifiés. Voilà pourquoi quand nous couchons pour dormir, nous passons dehors, nous perdons Conscience toute la nuit; nous rêvons des mêmes choses que nous avons toujours rêvé de répéter, encore et encore, et voilà pourquoi dans notre vie quotidienne, nous continuons à répéter les mêmes situations encore et encore: à cause de ces cycles de l’ego.

Pour changer cela, nous devons changer la façon dont nous portons attention, maintenant, à chaque instant. Commencer à transformer la façon dont nous recevons des informations. Transformer les impressions. Voilà comment nous acquérons la capacité d’éprouver ce qui est au-delà du cycle.

La Méditation Réelle (dhyana) est construite sur les étapes précédentes. Nous devons avoir l’éthique, la relaxation, l’exploitation des vents, un mental serein, la concentration, et une fois que tous ces préliminaires ont été établis, non seulement une fois par semaine, mais dans notre vie quotidienne, alors Dhyana devient une possibilité réelle. Dhyana est l’absorption. C’est une forme de Nirvana.

Nirvana

Le mot Sanskrit de Nirvana signifie «cessation». Cessation de quoi? Cessation de ce cycle. Cessation de l’identification. Vous voyez dans l’Hindouisme et le Bouddhisme, Samsara et Nirvana représentent ces deux extrêmes polaires: «ciel et enfer» en termes Chrétiens ou Islamiques. Le ciel et l’enfer sont des lieux, mais ce qui nous préoccupe le plus est la psychologie en eux, qui est en nous. Le ciel et l’enfer sont ici, maintenant. Que sommes-nous en train d’expérimenter? Le grand Maître Tantrique qui a apporté le Tantra au Tibet a dit très clairement

«Samsara et Nirvana n’ont pas de différence que entre le moment d’inconscience et de conscience, puisque nous ne sommes pas trompés par la perception, mais par la fixation [identification]. La libération se produit naturellement lorsque nous reconnaissons que les pensées fixées ne tiennent compte que de ses propres manifestations vides.» – Padmasambhava, Libération en Voyant avec la Conscience Nue

La différence entre Nirvana et Samsara est l’attention.

Les gens qui sont matérialistes et lisent tout littéralement diraient: «Quoi? Nirvana est le paradis et Samsara est l’enfer – comment la différence peut-elle être l’attention.» Ils ne comprennent pas le Tantra. La différence est l’attention en soi. Connaissance. Lorsque nous avons l’auto-connaissance, nous sommes en train de transformer l’énergie d’une manière différente. Expliquons ce que cela signifie.

Rappelez-vous l’exemple du flux conscient à travers nous comme une lumière, frappant une sensation, et retournant de l’énergie, retournant des informations – ce processus est ce qui doit être conscient. Pour y parvenir, il faut d’abord la volonté d’être attentif, d’être présent, d’être présent ici et maintenant. Tout le temps.

Cette perception d’être ici et maintenant est non seulement vers la perception du monde extérieur de votre corps. Elle ne concerne pas de compter combien de briques sont sur le mur, ou le contrôle de la position de toutes les chaises ou d’être constamment à l’extérieur regardant les choses physiques. Ce n’est pas comme cela que cela fonctionne.

Samaël Aun Weor l’a enseigné très clairement dans Psychologie Révolutionnaire. Nous avons besoin d’une division d’attention. Cette division c’est d’être constamment attentif de ce qui est à l’extérieur et de ce qui est à l’intérieur. Cette division est entre l’observateur et l’observé.

Quand je dis «à l’extérieur et à l’intérieur» dans ce cas, je veux dire à l’extérieur de la Conscience. Cela pourrait être à l’extérieur dans les mondes internes aussi. Cette division a confondu certains étudiants, parce que dans la conférence précédente, je vous disais qu’il n’y ait pas de séparation. Voilà pourquoi je vous donne cette conférence d’aujourd’hui afin que vous puissiez comprendre ce que cela signifie. Il n’y a pas de contradiction. Ne soyez pas pris dans la terminologie. Capturez la synthèse de celui-ci. Ces deux cartes du Tarot illustrent ce que je veux parler.

Volonté: Concentration

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Le Magicien est la première carte du Tarot. Le Magicien est notre Etre. Le Magicien représente la volonté. Voilà pourquoi il se tient debout. Il est attentif, toujours vigilant. Cette volonté a de nombreux niveaux de signification. Pour nous aujourd’hui, cela signifie: auto-conscience, auto-observation, le rappel de soi, ne jamais s’oublier, attention, vigilance. Être constamment en train de regarder sa Conscience. C’est la conscience de soi-même. C’est tout simplement d’être attentif. Ce n’est pas compliqué. Ne laissez pas votre mental en faire quelque chose de compliquée et une grosse affaire. C’est très simple. Regardez comment vous faites attention. C’est tout ce qu’il y a à faire. Soyez conscient de la façon dont votre attention se déplace. Soyez conscient de ce en quoi vous faites attention. Soyez conscient de ce qui se passe dans vos trois cerveaux. Voilà tout ce que «division» signifie. Être conscient de soi-même, peu importe ce qui se passe.

Cette auto-conscience, cette observation, est l’entière base de la religion. C’est ce qui nous unit à l’Intime. Si vous oubliez Dieu vous ne pouvez pas vous unir à Dieu. Notre Conscience vient de Dieu. Elle vient de notre Bouddha intérieur. En se rappelant cela, en étant conscient de ce flux d’énergie, nous nous connectons à lui. Nous le sentons. Vous ne pouvez pas la sentir maintenant, mais vous la sentirez au fur et à mesure qu’elle se renforce en vous, que vous pratiquez la Méditation, au fur et à mesure que vous exploiter l’énergie.

Au fur et à mesure que vous vous détendez et que ces préliminaires deviennent plus familiers pour vous et s’expriment en vous, vous commencez à éprouver quelque chose appelé la «sensation de contemplation.» Ce n’est pas une sensation physique, c’est émotionnel, ce n’est pas mental, c’est dans la Conscience. C’est la sensation de la Conscience active qui est consciente de soi-même. Cette sensation de contemplation commence à être expérimentée dans Pratyahara. Elle devient plus stable avec Dharana, elle devient exprimée dans Dhyana, elle devient complètement activée dans Samadhi. C’est quelque chose que vous devez expérimenter pour comprendre.

Toutes les informations des cinq ou six premières conférences est tout au sujet du Magicien. C’est tout au sujet de la maîtrise de l’énergie, de l’exploitation de l’attention avec la volonté, apprendre à se concentrer, apprendre à se détendre, apprendre à faire attention. Rien de tout cela n’est suffisant.

Fondamentalement, tout ce que nous avons expliqué pour vous jusqu’à présent est ce que vous obtiendrez dans les deux premiers niveaux de formation spirituelle: Sutrayana et Mahayana. Nous avons parlé de certains des aspects tantriques. Mais en réalité, le Raja Yoga, de Patanjali Yoga et toutes les traditions Sutrayana et Mahayana, y compris même les traditions Vipassanna qui sont populaires dans certains pays, fondamentalement, essentiellement, ils vous enseignent tous ceci: Éthique, Relaxation, Concentration. C’est ça. Tout cela est bien. Vous pouvez découvrir Dhyana à un certain niveau de cela. Voilà pourquoi dans ces traditions ils utilisent les mots Dhyana, Jhana, Ch’an, Zen, Sampten. Ils ont tous les mêmes sons, parce qu’ils parlent de la même chose. Zen, Ch’an, Jhana sont tous des noms dans des langues différentes pour le même état de Conscience, qui est Dhyana. Voilà l’état de Méditation ou d’absorption.

Certaines traditions vont utiliser le mot absorption. Qu’est-ce que ça veut dire? De la même manière que nous devenons vraiment absorbés dans un film et que nous nous oublions? Non. Dans la vraie Dhyana vous devenez très absorbé, mais vous vous rappelez de vous-même.

Identification et absorption sont opposées. L’identification est l’aspect négatif de Dhyana. Dhyana est l’absorption consciente. C’est l’état de Conscience dans lequel nous devenons totalement absorbés, mais conscient de soi.

Il y a de nombreux types de Dhyana, et beaucoup de termes, de nombreuses structures, de nombreux enseignements qui expliquent Dhyana. La clé pour comprendre est ceci: c’est au-delà de la simple concentration. C’est un type d’expérience spirituelle, pas encore Samadhi, mais une absorption très profonde, un état de Conscience dans lequel nous sommes très conscients et très concentrés: percevant. C’est la clé.

Dans le Tantra, il y a beaucoup de Dhyânas qui sont décrites et discutées, et les adeptes du Tantra peuvent devenir très dévoués à travailler avec eux. Bien que ces états d’absorption existent, ils ne sont pas un but en eux-mêmes. Certaines personnes deviennent identifiés avec eux, tout comme d’autres deviennent identifiés avec la Projection Astrale ou d’autres types de pouvoirs.

Soyons clairs: Dhyana est juste une étape le long du chemin. C’est bon de l’atteindre. Il est préférable de le laisser derrière.

«Les Quatres Dhyanas qui, pour les kalpas passés sont sur le chemin inférieur; Ils ne peuvent jamais apporter quelqu’un à l’omnisciente bouddhatitude. Ce n’est qu’en cultivant la Bodhichitta et en contemplant le Vide (Absolu) que les karmas, les troubles, les entraves et les pensées habituelles peuvent être tués.» Milarepa, Guide des Instructions sur le Bardo

La plupart des écoles d’introduction parlent de Jhanas et des états de concentration, mais elles excluent la perception. Elles excluent l’imagerie. Elles excluent le son. Ils ne veulent pas visualiser, ils ne veulent rien voir. De cette façon, ils réduisent leurs propres bras et jambes. Ils n’ont pas reçu le troisième niveau de formation: Le Tantra. Pour vraiment expérimenter et établir Dhyana, vous devez avoir le deuxième aspect de la concentration, non seulement Shamata, concentration, que Samael appelé volonté. Vous avez également besoin d’imagination, qui est représentée dans la deuxième carte, la Prêtresse.

Imagination: Visualisation

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La Grande Prêtresse est féminine, réceptive. Vous voyez les deux polarités? Projective Masculine, réceptive féminine. L’homme est debout attentif, la femme est assise recevant. Ce sont les deux ailes de la Méditation. Dans le Bouddhisme Tantrique, ils sont appelés Shamata et Vipashyana. Dans le Bouddhisme Mahayana, ils ont des termes différents pour décrire la même chose. Dans le Sutrayana ils n’utilisent pas l’imagination. Dans le Gnosticisme nous parlons de cela tout simplement comme volonté et imagination.

En termes simples, une fois que vous avez appris à vous concentrer pour se détendre et avoir ces préliminaires établis pour que vous atteigniez Pratyahara et Dharana et que vous avez une bonne concentration, alors vous devez commencer à utiliser l’imagination. Visualisation. Tel est le grand enseignement qui vient à travers le Tantra. Tout le monde pense que le Tantra est la sexualité. Cela fait partie du Tantra. Mais la vraie différence dans le Tantra, le troisième niveau de l’enseignement, par rapport aux autres écoles, est qu’il embrasse pleinement et enseigne la visualisation. Dans le Tantra, la visualisation est le noyau de la Méditation pratique. C’est ce qui prend le focus des étapes préliminaires et actualise et unit ces deux aspects en un seul. Shamata et Vipashyana deviennent un. Lorsque cette union entre les deux aspects est équilibrée, Samadhi est le résultat.

«La clé du pouvoir se trouve dans l’union vibrante harmonieuse de l’imagination [vipashyana] et de la volonté [shamatha].» – Samael Aun Weor, Tarot et Kabbale

«Il est très difficile de trouver un homme qui peut fusionner à la fois Dhyana [concentration] et Perspicacité [vipashyana, imagination]. Il est très difficile de trouver un homme qui sait comment travailler sur le point vital du mental.» – Le Voyage de Milarepa, Rechungpa à Weu

En termes pratiques, ce que cela signifie pour nous est que quand nous devenons des méditants, lorsque vous établissez les préliminaires, vous êtes assis dans la Méditation et que vous avez une bonne concentration, dès que vous commencez à visualiser, vous pouvez entrer en Samadhi facilement à volonté, à tout moment. Un grand maître peut le faire même si son corps physique est actif, tout en ouvrant son sens de visualisation. Et c’est un sens. En nous, il est faible. En nous, notre pouvoir de visualisation est peu actif, pas développé, mais elle a une capacité infinie à se développer. Voilà pourquoi dans cette tradition nous enseignons la visualisation.

Pour développer la visualisation, l’imagination, le premier et le plus important exercice que nous enseignons est la Rétrospection. C’est une pratique de visualisation que nous faisons tous les jours. Il dispose également un élément psychologique important. Sa valeur est que non seulement qu’elle nous enseigne psychologiquement, elle nous apprend à utiliser la visualisation.

Maintenant, vous pouvez vous demander encore une fois, «comment est-ce que je sens ce que j’imagine?» Si je vous dis d’imaginer un camion de pompiers, vous pouvez le visualiser même avec vos yeux ouverts, n’est-ce pas? Tout le monde peut «voir» une image d’un camion de pompiers. Ce pouvoir est le pouvoir de la visualisation. Ce n’est pas avec vos yeux physiques. Rappelez-vous cela lorsque vous vous asseyez pour méditer. Beaucoup de gens quand ils s’assoient pour méditer, ils ferment les yeux et essayent de «voir» avec leurs yeux physiques. Vous allez perdre des années à essayer de visualiser comme cella. Ce n’est pas avec vos yeux physiques que vous visualisez. Vos yeux visuels devraient être totalement détendus.

Un bon exercice lorsque vous commencez la Méditation, même avec les yeux ouverts, c’est de commencer à faire des visualisations simples. Commencez à vous souvenir des choses simples. Visualisez une banane. Visualisez votre maison, visualisez votre autel. Visualisez votre mère. Juste pour que vous obtenez ce sentiment de «voilà comment je visualise, c’est ici, ce n’est pas avec mes yeux physiques.» Quand vous commencez à faire cela, alors fermez vos yeux et commencez votre rétrospection. Vous irez beaucoup plus vite dans la compréhension de la façon de faire cette pratique. Beaucoup plus rapide. La visualisation est très importante.

Voici à quoi nous devons arriver. Normalement, lorsque nous fermons les yeux et que les images commencent à apparaître, nous nous identifions immédiatement, n’est-ce pas? Nous le faisons tous les soirs quand nous nous couchons pour aller dormir. Nous nous couchons, nous commençons à nous souvenir du travail, nous commençons à penser à demain. Nous commençons à imaginer le petit déjeuner, et nous commencons immédiatement à rêver. Pas rêver consciemment, mais s’identifier aux images. Nous sommes aspirés dans le sommeil mécaniquement, inconsciemment. La même chose arrive quand nous commençons à méditer. Toute personne qui tente d’apprendre la Méditation a connu quand ils sont assis, détendus, dès que les images commencent à venir, ils sont distraits, et ils commencent à rêver et ils perdent conscience d’eux-mêmes. C’est le point d’accès où nous devons commencer à nous former nous-mêmes pour être conscient de ces images. C’est la valeur de la rétrospection. Elle nous forme à être conscients des images qui apparaissent. Il faut de la patience et beaucoup de relaxation, et beaucoup d’attention pour développer la compétence.

Ce qui va se passer est que vous devenez plus conscient et la capacité de se rappeler que vous êtes en train de méditer sera plus forte, et vous devenez capable d’être conscient de vous-même quand vous vous endormez. Lorsque ces images apparaissent, vous ne réagissez pas avec surprise ou en étant identifié. Vous commencez à maintenir l’observation d’elles et à maintenir la conscience.

La capacité de le faire est développée au cours de la journée à travers votre auto-observation, à travers votre respect de votre mental pendant la journée. Si vous éprouvez des difficultés à développer cette capacité dans la Méditation, ou lorsque vous faites votre Yoga du Rêve, faites le plus pendant la journée. Observez les images qui viennent dans votre mental. Regardez ces images. Soyez conscient de ces images et des sons que vous entendez dans votre mental. Personne ici n’a jamais eu une chanson jouée encore et encore et encore dans sa tête et que vous ne pouvez pas la sortir? Savez-vous comment elle est arrivée là? Parce que vous étiez endormi. Quelqu’un a-t-il des scènes d’un film ou une émission de télévision qui continuent de venir dans son mental; savez-vous comment c’est arrivé là? Parce que votre mental était endormi quand vous l’observiez. Votre mental a été programmé avec cette information. Vous étiez inconscient.

Devenez conscient de tout ce que vous voyez à l’extérieur. Devenez conscient de tout ce que vous voyez à l’intérieur. Grâce à cette formation, la porte du Samadhi se pénètre facilement. Ce seuil est Dhyana, absorption.

Correctement défini, Dhyana signifie la capacité de percevoir des images sans distraction, pour être absorbé et pleinement attentif de ce que vous voyez. Ne pas être identifié, ou ne pas être choqué hors de lui par la peur. Être juste là, en train de regarder. C’est Dhyana.

Sampten, la version Tibétaine du mot Dhyana, signifie «être établie.» C’est le cinquième des six pāramitās. Le sixième pāramitā est Prajna, qui est la connaissance ultime. Dhyana est le fondement où nous devenons établis pour atteindre Prajna, la connaissance ultime. Cela signifie que dans votre Méditation pratique vous avez besoin de la capacité de s’assoir, d’avoir votre visualisation ouverte où vous voyez des images, et vous êtes capable de rester là et regarder. Voilà comment nous arrivons à la compréhension, la sagesse, Prajna, connaissance.

Encore une fois, cela est impossible si nous sommes toujours identifiés. Nous devons briser notre identification, devenir sans cesse conscient de nous-mêmes pour l’expérimenter. Voilà ce que cette image montre.

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Ce yogi que nous avons examiné dans chaque classe a tous les préliminaires établis. Il a une posture très détendue. Il a controlé l’énergie, il utilise les mantras pour se concentrer, il a le Prana coulant à travers sa glande pinéale dans sa tête qui coule vers le haut et illuminant son mantra, et de cela émerge son énergie à partir des éthers. Ces éthers liés au Corps Vital lui fournissent la fenêtre de clairvoyance. Voilà comment il est capable de voir ce temple. Il est assis tranquillement en train d’observer. Cette image est un état de Dhyana.

Pour comprendre cela, nous devons connaître les cinq types d’imagination.

Clairvoyance

L’imagination est un mot Français commun pour un mot fantaisiste appelé «clairvoyance». Clairvoyance est un terme trompeur inventé par quelques occultistes il y a plusieurs siècles et depuis lors, il a été utilisé pour tromper les gens.

Nous avons tous la clairvoyance. En d’autres termes, nous avons tous l’imagination. Mais, il y a beaucoup de degrés de l’imagination. En général, il y a l’imagination positive, qui est liée à la Conscience libérée du conditionnement, et puis il y a l’imagination négative, qui est liée à la Conscience conditionnée.

Pour expliquer cela avec plus de précision, nous décrivons cinq types fondamentaux de l’imagination.

1. Clairvoyance Consciente: percevoir un phénomène quelconque (que ce soit un phénomène interne lié à la psyché et au mondes internes ou un phénomène externe lié aux circonstances du monde physique et à la nature) à travers l’intelligence de la Monade qui est l’essence ou la Conscience. La Clairvoyance Consciente est vécue quand on est capable de percevoir un phénomène physique ou psychologique tel qu’il est réellement, dans toutes ses causes et ses multiples dimensions.

2. Clairvoyance Supraconsciente: C’est le niveau de la Conscience Logoïque. Ceci est seulement pour les Vénérables Maîtres qui ont terminé le Grand Œuvre. Ce niveau de Conscience est Turiya, pour ces maîtres qui n’ont pas l’ego, qui sont ressuscités, et pour ceux qui ne rêvent jamais.

3. Clairvoyance Subconsciente: Ceci est lié à la perception des egos qui sont liés aux souvenirs de l’expérience passée. Ces egos sont les egos les plus superficiels dont la tendance inhérente a été définie lors de la formation de la personnalité (de la naissance à sept ans). Ces egos peuvent être créés à tout moment dans nos vies, mais la tendance est liée à la fausse personnalité et PCPF. Un exemple d’un ego subconscient est celui qui évite le brocoli pendant toute leur vie parce qu’ils se souviennent du dégoût qu’ils avaient quand ils ont été forcés de manger cela par leurs parents. Rappelez-vous que la clairvoyance subconsciente est la façon dont l’ego perçoit cette expérience particulière; comme dans l’exemple, c’était la façon dont l’ego perçoit l’impression de brocoli et cet exemple.

4. Clairvoyance Inconsciente: C’est le type de perception qui se développe à travers la frustration des désirs. L’orgeuilleux parle constamment de lui-même et la façon dont il est grand parce que si frustré que personne d’autre ne parle de lui; c’est une habitude inconsciente. La luxure devient frustré parce qu’elle n’était jamais capable de satisfaire son désir sexuel de forniquer avec une star de cinéma particulière, etc. Ce désir devient frustré et dans le plan astral projette ses désirs frustrés sous la forme de rêves sexuels avec l’image / impression de la star du film.

5. Clairvoyance Infraconsciente: Les aspects les plus profonds de notre ego, liés aux sphères de Lilith dans le Klipoth. Rappelez-vous que tout dans l’univers a son antithèse. L’antithèse de l’ange de l’amour, Anael, est Lilith, le démon de la fornication, de la magie noire et de l’homosexualité. Cette région est généralement connue durant des cauchemars. Une minorité de gens apportent ces egos à la surface, incorporant ces éléments dans l’action et avec la personnalité. Malheureusement, cette humanité a de plus en plus de gens qui apportent les éléments de la magie noire, de l’homosexualité et de la brutalité à la surface de leur univers psychologique.

Les grands maîtres – comme Bouddha, Krishna, Jésus, Padmasambhava, Samaël Aun Weor – en travaillant sur eux-mêmes ont établi l’imagination supraconsciente. C’est la capacité à percevoir plusieurs dimensions simultanément sans aucun filtre. En d’autres termes, ils voient la réalité. Seuls des êtres très élevés atteignent ce degré d’imagination ou de clairvoyance.

Quand nous disons imagination, en Français quand on pense qu’il y a quelque chose qui est composé ou faux: ce n’est pas. Toute image qui est produite dans votre mental est un reflet de quelque chose. Votre mental est un miroir. Voilà tout ce qu’il est. Même si vous essayez d’inventer quelque chose de nouveau dans votre mental, vous ne pouvez pas, parce que tout ce que vous essayez de mettre en place ne peut refléter les choses que vous avez vu. Cela semble bizarre, mais testez-le. Tout ce que vous essayez d’imaginer est simplement un reflet de quelque chose que vous avez déjà vu. Vous pouvez combiner différentes parties ou mettre les choses ensemble d’une manière différente, mais vous ne pouvez pas inventer quelque chose de totalement nouveau parce que vous n’êtes pas Dieu. Seul Dieu peut le faire. Tout ce que nous voyons dans notre imagination est simplement une réflexion de ce que nous avons déjà vu, mais légèrement changé ou modifié avec une couleur différente, différent manteau de peinture, mais les mêmes entités. Voilà pourquoi, dans l’ésotérisme, il est dit:

«Aucun homme ne peut voir ce qu’il ne sait pas.»

Cela peut sembler contradictoire, mais c’est une grande vérité.

«Comment le mental peut-il reconnaître ce qu’il n’a jamais connu?» – Samael Aun Weor, La Révolution de la Dialectique

L’imagination est simplement une réflexion, un miroir. Elle n’est pas composée. Ce que nous voyons avec elle dépend de notre miroir. En nous, ce que nous voyons dans notre imagination est généralement le reflet de notre propre mental dégénéré. Habituellement, lorsque nous fermons les yeux et imaginons, nous ne voyons que des images liées à notre luxure, colère, orgueil et envie, et tous les autres déchets que nous portons. Il est très difficile pour nous de visualiser Dieu, de visualiser une divinité, ou de l’imaginer, parce que nous l’avons à peine vu. Ce que nous avons vu de celui-ci, nous avons corrompu, aussi. Nous avons tous ces images et ces idées de Dieu qui n’a rien à voir avec la vérité.

L’Imagination consciente est possédée seulement par ceux qui sont éveillés dans les mondes internes. Cela signifie que pour voir consciemment, pour voir des images sans l’obscurité, sans filtre, vous devez éveiller la Conscience dans les mondes internes dans les plans astral et mental. Ce n’est pas facile. Nous sommes très endormis.

J’ai rencontré beaucoup de Gnostiques qui pensent qu’ils ont l’imagination consciente. Ils montrent qu’ils pensent cela parce qu’ils pensent que tout ce qu’ils imaginent est réel et vrai. Ils pensent que leurs visions et leurs rêves reflètent toujours la vérité parfaite. Ils vont partout pour parler de leurs rêves, «J’ai rêvé ceci» ou «J’ai rêvé cela» comme si c’est réellement vrai, objectif, réel. Ils se trompent eux-même plus que quiconque.

Le maître Samael a dit très clairement:

«Tout vraie, positive vision doit être totalement supporté par des faits concrets du monde physique.» – Samaël Aun Weor, Notions Fondamentales d’Endocrinologie et de Criminologie

Si ce que vous voyez dans les rêves ou les visions ne sont pas supportés par les faits de ce qui se passe dans le monde physique, alors ne croyez pas en lui. Testez-le, parce que nous avons beaucoup d’ego et c’est à travers l’ego que nous voyons habituellement.

Voilà ce que sont les trois types d’imagination suivantes: inconsciente, subconsciente, infraconcsiente. Ce sont des images de ces niveaux de notre mental.

L’Inconscient sont toutes les images et les egos, les projections et entités dans notre mental que nous avons créé, tout en étant «endormi», qui est: sans Conscience.

Le Subconscients sont tous ceux qui sont «en dessous de notre connaissance.» Sub, sous notre Conscience. Nous n’avons aucune idée de ce qui est là. Ce sont des éléments psychologiques liés au Génotype (héritage karmique, tels que des facteurs génétiques ou familiaux), Phénotype (éducation, les influences familiales et les expériences, l’enfance), Paratype (circonstances de la vie). Ce sont des impressions submergées, des traumatismes, des souvenirs, des enregistrements d’événements qui croupissent dans le mental jusqu’à ce que la possibilité apparaît pour eux de surgir et d’influencer notre comportement.

L’Infraconscient est le plus profond. Si jamais vous aviez autrefois eu un cauchemar vous avez vu votre infraconscient. Les cauchemars sont des expériences dans le niveau infraconscient.

Nous avons besoin d’étudier d’instant en instant quelles images nous voyons continuellement dans le mental. Pas seulement dans la Méditation, mais tout au long de la journée. Quelles images nous créons, que projete t-on, qu’est-ce qu’on fantasme, qu’est-ce qu’on imagine?

Si vous pensez vous n’imaginez pas, vous feriez mieux de vous regarder de près. Être en vie c’est imaginer. Vous n’êtes tout simplement pas conscient de cela. La Conscience perçoit; c’est sa seule fonction: percevoir et transmettre de l’information. Nous utilisons constamment l’imagination toute la journée et toute la nuit. Nous l’utilisons constamment, mais nous le faisons inconsciemment. Sans prise de Conscience.

Beaucoup pensent que nous passons notre journée et faisons ce que nous devons faire et que nous n’imaginons pas les choses, que nous ne fantasmons pas… Vous vous trompez. Nos vies sont un flux continu d’énergie psychologiquement et ce flux est d’autant perceptible, mais vous devez regarder pour le voir. Vous ne l’avez pas vu parce que vous ne l’avez pas regardé. Si vous commencez à vous regarder vous-même, vous serez grandement dérangé.

Toute notre perception est modifiée selon notre volonté. Par exemple, si notre volonté est piégée dans la nécessité de plaire aux autres, alors tout ce que nous percevons sera interprété ou perçu conformément à cette volonté, indépendamment du fait que la perception est externe ou interne. Tout ce que nous vivons, nous allons l’interpréter en fonction de ce désir d’être accepté ou loué par d’autres. Cela signifie que lorsque quelqu’un dit quelque chose et que nous entendons ces mots, nous utilisons notre imagination pour comprendre ce que cela signifie. N’utilisons nous pas notre imagination pour comprendre, «il veut peut-être cela, ou peut-être il veut dire ceci… si je dis …?» C’est toute imagination.

Disons que nous sommes affamés et notre collègue dit: «Je trouve le meilleur endroit de buvette dans le monde entier, allons y pour le déjeuner.» Il est seulement 9h30 ou 10 heures du matin, donc nous commençons à imaginer, «Wow, cela doit être vraiment de bons buvettes.» Nous commençons la construction dans notre imagination de nombreux scénarios et des scènes sur la façon dont la buvette ressemble, comment elle sent, comment ils servent, ce qu’on y goûte. Nous pouvons le faire pendant des heures. Nous savons tous qu’une fois que vous allez dans ce restaurant, il ne correspond pas à ce que vous avez imaginé, jamais!

Voilà comment nous utilisons l’imagination tout le temps, en permanence, avec tout. Voilà pourquoi nous sommes pleinement identifiés, absorbé. C’est à l’opposé de Dhyana. Cela utilise l’imagination à travers l’ego.

Dhyana [absorption] est une porte vers la perception de la réalité. Dans cet état, la Conscience ne projètte pas ses désirs. Si nous voulons accéder à cet état de Conscience, nous devons cesser de projeter nos désirs maintenant, d’instant en instant. Nous devons apprendre à voir les choses pour ce qu’elles sont vraiment.

Donc: si vous voulez comprendre ce sujet, le seul moyen est pour vous de vous consacrer à la Méditation jusqu’à ce que vous accédez à l’état de Dhyana par vous-même. Ne pensez pas que ce soit une question de «temps, car il ne l’est pas: c’est seulement une question d’appliquer les étapes efficacement dans l’ici et maintenant.

«Quand vous vous asseyez en posture, pensez: «Je suis aussi ferme comme un rocher.» Donnez cette suggestion au mental une demi-douzaine de fois. Alors l’Asana deviendra bientôt stable. Vous devez devenir comme une statue vivante quand vous vous asseyez pour Dhyana. Alors seulement il y aura une réelle fixité dans votre Asana. En un an, par la pratique régulière, vous aurez du succès et serez capable de siéger pendant trois heures d’affilée. Commencez avec une demi-heure et augmentez progressivement la période. Quand vous vous asseyez dans l’Asana, gardez votre tête, le cou et le tronc dans une ligne droite. Tenez-vous à un Asana et rendez le assez stable et parfait par des tentatives répétées. Ne changez jamais l’Asana. Adhérez à un tenacement. Réalisez tous les avantages d’un Asana. Asana donne Dridhata (force). Mudra donne Sthirata (fixité). Pratyahara donne Dhairya (audace). Pranayama donne laghima (légèreté). Dhyana donne Pratyakshatva (perception) de soi et Samadhi donne Kaivalya (isolement) qui est en vérité la liberté ou la béatitude finale.» – Swami Sivananda

 

Vous pouvez retrouver cet article en version anglaise : Absorption

Souffrance et Perception Droite

Écrit par : Gnostic Instructor   Catégorie : Gnose du Buddha Dharma

tree-color-smallPlusieurs étudiants luttent quand ils commencent par étudier les enseignements gnostiques, parce que l’étendue de cette sagesse est très vaste et profonde. Ceci parce que la présentation de la Gnose telle qu’elle est donnée en série de conférences que nous vous avons délivré, viennent toujours du point de vue de l’Absolu. Ainsi quand nous donnons une conférence ici, nous commençons par discuter de l’Absolu ou de ce profond Inconnaissable. Nous voyons qu’il est symbolisé dans l’Arbre de Vie, au sommet de l’arbre, par l’AIN et l’AIN SOPH et l’AIN SOPH AUR. Ce Vide Abstrait Absolu est à la base de toute chose – néanmoins ce n’est pas quelque chose que nous pouvons comprendre avec l’intellect. Donc quand nous discutons de la Gnose, nous commençons toujours là. Et plusieurs étudiants se plaignent ; plusieurs étudiants comprennent difficilement pourquoi nous devons étudier l’Absolu. Ils se demandent, « pourquoi devons-nous étudier quelque chose inétudiable, pourquoi analysons nous quelque chose d’inconnaissable. Et c’est une bonne question. Cela démontre l’empressement de l’étudiant à investiguer, à ne pas qu’accepter mais de saisir et de comprendre.

Clairement, l’Absolu ou ce qu’en Bouddhisme on désigne par le Vide est un aspect central de toute religion. Nous retrouvons ce même phénomène – ou ce non-phenomène – au sein de chaque tradition mystique, symbolisés de différentes manières. C’est donc un aspect central de tout type de religion ou approche mystique de la vie. En particulier, quand vous étudiez le Bouddhisme, vous comprenez que le vide est la véritable fondation du Bouddhisme. Et il semble que plusieurs étudiants du Bouddhisme ne comprennent pas totalement cela. Plusieurs suiveurs du Bouddha ont fait du Bouddhisme un ‘ism’, ou une manière de se comporter, une manière de croire. Et ce n’est pas ce que le Bouddhisme est réellement.

Le Christianisme est traité de la même manière quand il est devenu une pure croyance, comme tout ‘ism’- une manière de penser et une manière de voir, qui n’est pas basée sur l’expérience.

L’Absolu, l’Immanifesté, la racine primordiale, est le cœur de ces deux traditions, mais c’est plus facile à voir quand vous étudiez le Bouddhisme, parce que dans le Christianisme c’est plus profondément voilé. Bouddha Shakyamuni a enseigné sa doctrine à plusieurs niveaux selon les niveaux de l’auditeur. Mais universellement dans les niveaux variant d’enseignement qu’il a donnés, il a toujours enseigné le Vide inhérent à toute chose. C’est cela la racine et le cœur du Bouddhisme lui-même : le Vide, le Rien. Donc, de la même manière, dans la Gnose nous discutons toujours de l’Absolu, et nous devons toujours l’avoir à l’esprit quand nous étudions.

Les Quatre Nobles Vérités

L’un des éléments centraux du Bouddhisme sont les Quatre Noble Vérités. Ces Quatre Nobles Vérités résument le Chemin lui-même. Et dans l’un des Sutras nous lisons ce verset :

« C’est en ne comprenant pas, en ne réalisant pas quatre choses, que moi, les disciples, aussi bien que vous, devons errer longtemps à travers ce cercle de renaissances. Et quelles sont ces quatre choses ? Elles sont la noble Vérité de la Souffrance, la Noble vérité de l’origine de la souffrance, la Noble vérité de l’Extinction de la Souffrance, et la Noble Vérité du Chemin qui conduit à l’extinction de la souffrance. »

Ces Quatre Nobles Vérités fournissent la fondation essentielle sur laquelle vous devez comprendre la Gnose.

La Première Noble Vérité nous dit que la souffrance se trouve partout : que toutes les créatures manifestées souffrent, la vie elle-même est souffrance, la vie telle que nous la connaissons. Et c’est une vérité universelle pour tous les Etres, pour toutes les créatures.

La compréhension de cette unique vérité causera des changements radicaux dans chacun de nos instants, dans chacun de nos comportements, mais nous ne comprenons pas cette vérité, donc nous devons précéder et comprendre ce que cette vérité veut dire et comment la changer.

En investiguant sur cela, nous sommes en train de toucher la seconde vérité, qui est l’origine de la souffrance. Nous devons investiguer ce qu’est cette origine, comment la souffrance surgit, d’où elle vient ?

Troisièmement, si nous sommes en train de chercher l’origine, nous devons être en retour en train de rechercher la fin de la souffrance, ou l’extinction, la cessation de la souffrance.

Pour atteindre la cessation de la souffrance il doit avoir un chemin, et c’est la quatrième vérité, ce chemin.

Les Types de Souffrances

Lorsque nous regardons la souffrance elle-même, pour investiguer sur ce que signifie la souffrance, nous trouverons que toutes les souffrances peuvent être classées selon trois types.

Il y a d’abord ce qu’ils appellent en Bouddhisme ‘la souffrance de la souffrance’. Et ce n’est que la douleur : physique, émotionnelle, et mentale ; le type de douleur qu’il est facile de voir, le type de douleur que nous connaissons tous, provenant de la maladie, l’incertitude, du doute, du manque de nourriture, du manque d’amour. Toutes ces choses produisent la souffrance de la souffrance.

Nous avons un second type qui est la souffrance de changement. Ce type est un peu subtil. La souffrance de changement est la souffrance de l’impermanence. Nous avons faim, donc nous mangeons. Mais bientôt nous aurons encore faim, et nous souffrirons. Et cela est le changement de la souffrance.

En Occident, actuellement partout dans le monde ce type de souffrance est très stimulé par notre culture parce que nous souffrons du fait de ne pas avoir quelque chose que nous voulons. Nous voulons une nouvelle voiture, et parce que nous n’avons pas cela, au lieu de cela nous avons une vieille voiture, nous souffrons émotionnellement, nous pouvons souffrir physiquement, peut être que la voiture est inconfortable, peut être que c’est douloureux de monter là-dedans, peut-être qu’elle est en train de nous couter beaucoup d’argent, et donc nous souffrons parce que nous en voulons une meilleure. Mais la nature de la souffrance du changement est que nous pouvons finir par avoir une nouvelle voiture et nous serons heureux, pour quelques minutes, mais bien sur nous savons qu’après une courte période de temps, cette nouvelle voiture nous fera souffrir de nouvellesmanières et nous ne serons plus heureux.

Nous pouvons avoir un nouveau travail, le travail qui nous a rendu heureux pour un temps, et ensuite de nouvelles circonstances surviennent, de nouvelles causes et de nouvelles conditions, nous font souffrir d’une manière différente. Alors, naturellement cela nous emmène à vouloir un travail différent, et donc nous courrons comme un hamster dans une roue de souffrance en souffrance.

Malheureusement, la psyché que nous avons croit que d’une certaine manière, à cette ligne d’horizon que nous voyons devant, il existe un plateau où la souffrance cessera, où nous nous aurons tous les objets et circonstances dont nous avons besoin pour avoir le bonheur. Et donc nous continuons à courir à travers cette ligne d’horizon, que nous pensons être un plateau, et nous continuons de nous dire, ‘’si je peux seulement avoir un meilleur travail, si je peux seulement avoir un meilleur patron, si je peux seulement avoir un meilleur appartement, si je peux seulement avoir une meilleure épouse, ou une meilleure amie, de meilleurs vêtements, plus d’argent, plus de respect’’. Une fois que j’aurai cette promotion, alors je serai heureux.

C’est ce qu’on appelle une illusion, ce n’est pas réel. Cette illusion est produite par ce qu’on appelle le Je, l’ego, le sens du moi.

La souffrance du changement est expérimentée par tous les êtres ; toutes les créatures souffrent de cette forme de souffrance.

Nous croyons qu’avec l’application de la religion des croyances des théories des idées, de la richesse matérielle, que nous pouvons réduire ou éliminer ces deux types de souffrance. Mais chaque fois que nous obtenons l’un de nos désirs ou buts, nous remarquons que nous souffrons toujours : c’est la souffrance du changement.

Nous croyons que si nous adoptons une bonne manière de vivre, la bonne religion, la bonne éducation, les bons amis, les bonnes relations, puis en accumulant ces choses nous transcenderons la souffrance de la souffrance et la souffrance du changement. Et pourtant, il n’y a aucune évidence que cela est réalisable.

Il n’y a personne qui existe ou qui n’a jamais existé, qui ait transcendé la souffrance par l’accumulation des croyances ou des plaisirs matériels. Une telle personne n’existe pas.
Il existe un troisième type de souffrance qui est la souffrance du conditionnement. C’est la cause des deux premières formes de souffrance. Nous sommes conditionnés par notre propre mental.

La conscience que nous avons est piégée à l’intérieur des éléments psychologiques, et comme cette conscience est conditionnée par ces éléments nous pensons et sentons en fonction de ce conditionnement.

La conscience qui est piégée à l’intérieur des égos de l’envie est conditionnée à penser et à sentir que, ‘’ si je peux avoir ce que l’autre a, alors je serai heureux’’. Pareillement avec tous les autres éléments dans notre mental : fierté, colère, peur, luxure, gourmandise, avidité, haine, etc…Chacun d’eux est une forme de conditionnement qui projette un point de vue illusoire de la vie. En d’autres mots notre conscience est piégée- conditionnée- par ces éléments. C’est la souffrance du conditionnement. 97% de notre conscience est piégée à l’intérieur de la souffrance du conditionnement. Et parce que nous avons foi au conditionnement de notre conscience, nous acceptons ce conditionnement et nous l’écoutons, nous souffrons en retour de la souffrance du changement et la souffrance de la souffrance.

Les Quatre Nobles Vérités expriment l’existence de tous ces types de souffrance. Mais ces Quatre Nobles Vérités expliquent également qu’il existe une manière de transcender la souffrance, de changer, d’investiguer l’origine de la souffrance et de trouver la manière d’en finir avec la souffrance, d’arriver à la cessation de la souffrance. Et cette manière est la quatrième vérité, qui est le Chemin.

Cette cessation de la souffrance, ou la fin de la souffrance, donnel’étiquette, ou le terme ‘’Nirvana’’. Cela veut simplement dire ‘’libération de la souffrance’’, mais en termes spécifiques cela veut dire la libération du conditionnement de la psyché subjective. Donc le Nirvana est subdivisé en plusieurs niveaux.

Nirvana est un terme qui est aussi utilisé pour un lieu ou un ensemble de lieux, mais dans le contexte de notre état psychologique, le Nirvana se réfère à l’état de conscience, dans lequel la conscience elle-même a été libérée du conditionnement. Le Nirvana dans ce sens ne fait pas référence qu’à ces deux premiers types de souffrance. Atteindre le Nirvana ne veut pas dire que nous parvenons à la cessation de la douleur physique et la cessation de la souffrance du changement, qui voudrait dire que nous pouvons appartenir à une religion ou à une croyance ou avoir l’idée qu’en réalisant certaines formes de pratiques nous entrerons dans le Nirvana. Ceci est fondamentalement faux.

Le nirvana est un état de conscience, et l’accès au Nirvana à l’intérieur de soi-même exige qu’on transcende le troisième type de souffrance qui est le conditionnement. Changer le conditionnement de son mental est un processus conscient qui exige la compréhension consciente du conditionnement lui-même. Ce conditionnement peut seulement être changé quand vous savez ce qu’il est, quand vous savez comment vous êtes conditionné et pourquoi. Rien qu’en sachant comment et pourquoi vous êtes conditionné peut vous emmener à ne plus commettre d’erreur. Donc, dans le but de ne pas répéter nos erreurs, de ne pas souffrir la manière dont nous souffrons, nous devons investiguer la cause de la souffrance à l’intérieur de nous, de découvrir en nous ce qui produit la souffrance que nous avons.

Cela demande une approche très pratique, très fondée très sincère. L’outil le plus basique dont nous avons besoin d’utiliser est la compréhension que tout chose qui existe est basé sur les causes et les conditions. Encore une fois, cela semble si logique, cela semble si simple, alors nous nous disons, ‘’bien, je comprends que tout existe du fait descauses…’’ et alors nous oublions cela. Ce n’est pas si simple ; ce n’est pas quelque chose à laquelle vous pouvez penser seulement pour un moment dans votre intellect. Si c’était le cas, nous serions tous libérés de la souffrance dès que nous avons entendu parler de ce concept.

Investiguer la cause de la souffrance c’est investiguer d’instant en instant, consciemment, jusqu’à ce qu’on ne parvienne à la fin de la souffrance. Avoir la compréhension ou la réelle compréhension est au-delà de l’intellect, et au-delà de toute pensée : c’est une réelle compréhension qui existe à l’intérieur de vos véritables atomes, dans les profondeurs de votre Etre.

Maintenant, comprendre que toute chose dépend des causes, si nous comprenons cette idée intellectuellement, alors nous devons faire un pas de plus et dire, ‘’ Moi-même, tel que je suis maintenant, je suisici du fait des causes, quelles sont donc ces causes ?’’ Répondre à cette question exige sincérité, cela exige l’honnêteté, et cela exige l’investigation.

Toutes les entités manifestées, de l’infime atome au vaste univers, sont manifestées du faitdes causes et des conditions. Il n’y a rien qui existe de lui-même. Toute chose dépend des autres choses. Alors vous pouvez dire, ‘’bien, je suis ici dans mon corps,’’ ensuite nous devons investiguer sur cela : le corps que vous avez, existe du fait des causes et conditions.

Premièrement, il existe parce que nous avons une mère et un père, et à cause des causes et conditions qui les ont mis ensemble, et des causes et conditions qui ont permis à une naissance de se produire, et permis que vous soyez nés, et que vous grandissiez et vous vous développiez. Nous voyons dans ce bref examen, des millions de causes et conditions, qui sont inconcevables pour l’intellect.

Mais même en ce moment il existe des causes et des conditions qui soutiennent votre véritable existence : la stabilité de la matière dans le monde physique est le premier. Si la matière physique ne se manifestait pas, votre corps physique ne serait pas ici. Si vous n’étiez pas capable de vous nourrir et d’obtenir de la nourriture, vous ne seriez pas ici. Il existe donc plusieurs causes et conditions, qui dans leur combinaison ont donné lieu au corps physique que vous avez. Ceci est très important car cela démontre que le corps physique ne peut exister de lui-même ; c’est impossible : il ne peut pas exister comme une entité isolée. Et cela est vrai pour toute chose. Rien nepeut exister sans quelque chose d’autre. A cause de cela, nous étudions la Loi du Karma.

Cause et Effet

‘’Karman’’ est un terme sanskrit, qui veut dire ‘’action’’. Le Karma est La loi de l’Action et de la Conséquence; c’est une loi qui manie l’énergie et la matière à quelque niveau que ce soit.

Maintenant, il est intéressant de comparer ceci avec la science matérialiste, ou la physique. La nature fonctionne en séries de lois, et ces lois s’appliquent à divers niveaux de la vie et c’est pourquoi nous étudions la Kabbale, l’Arbre de la Vie.

La physique mécanique a examiné la matière physique, et ils ont découvert qu’il y a une certaine loi qui manie l’énergie, et ils ont appelé cela une loi de Conservation ou d’Invariance. Ceci est une loi importante en physique, et il reflète une loi qui existe à chaque niveau de la vie. L’Invariance est réellement un autre mot qui explique la Loi du Karma. Et cette loi de conservation, en physique, de façon basique, dit ceci :

‘’Dans tout processus physique, l’énergie totale au début doit être égale à l’énergie totale à la fin du processus’’.

Ce qui est dit est que si vous avez reçu une quantité d’énergie, disons ‘’100 unités d’énergie,’’ et qu’ensuite un processus physique se déclenche, à la fin de ce processus la nature équilibrera l’énergie pour qu’elle soit exactement la même à la fin. Nous pouvons voir très clairement celasi nous observons l’action des vagues sur l’eau : si vous prenez une eau corporelle et vous soufflez dessus ou vous appliquer une certaine forme d’énergie à cette eau les vagues se produiront, elles s’élèveront et s’abaisseront, mais à la fin l’eau reviendra exactement au niveau où elle avait commencé. C’est une démonstration physique de la loi du karma. Ce que cela nous apprend est que chaque action que nous posons doit être équilibrée, et elle sera équilibrée par les lois de la manifestation, par les lois de la nature. Ici donc nous trouvons la loi des causes. Nous sommes ce que nous sommes du fait des causes que nous avons produites nous-mêmes.
Comme l’a dit Blavasky, ‘’le Karma ne crée rien’’. C’est une assertion importante.

«Le Karma ne crée rien, ni son plan. La loi Karmique ajuste les effets ; l’ajustement n’est pas un acte, mais une harmonie universelle tendant toujours à reprendre sa position originale, comme une branche, qui courbée par la force rebondit avec la vigueur correspondante».

Le karma ne crée rien.

Nous sommes ceux qui créent : action et conséquence.

Ainsi donc quand nous investiguons sur la souffrance, nous devons investiguer sur les causes que nous avons nous-mêmes produites. Et il existe deux types primaires des causes : l’un, évidement est notre propre action, à la fois physique et interne et le second est l’illusion.

Il est clair que si nous agissons avec de manière colérique, nous produirons des causes et cette colère produira des conséquences : ces actions produiront des résultats. Dans le Bouddhisme, Bouddha a enseigné très clairement, que quand une personne agit, soit physiquement ou mentalement ou émotionnellement, quand une action est posée, cette personne crée une empreinte sur sa propre conscience. C’est l’énergie de la conscience à l’intérieur qui fournit le carburant ou la force pour cette action. Quand cette action est posée, il existe une empreinte ou un résidu de cette action. Et cette empreinte est le facteur équilibriste dans cette loi d’Invariance, la Loi du Karma. Ainsi la conscience elle-même devient conditionnée. Ce conditionnement est appelé skhandas, ou agrégats, ou egos, le Je. La conscience est piégée à l’intérieur du conditionnement de cette action, et alors la conscience doit recevoir les conséquences de cette action.

Nous remarquons que dans la matière physique quand vous posez une action, l’effet est immédiat. Mais dans la matière chimique vous combinez certains produits chimiques, l’effet peut être immédiat, il peut être lent à survenir. Et cela est même plus vrai pour les actions qui sont posées émotionnellement et mentalement ; nous sommes en train d’avoir affaire à des formes d’énergie subtiles, et donc les conséquences de ces actions peuvent être lentes à survenir.

De plus, les conditions doivent exister pour que ces causes se manifestent. Les causes et les conditions sont la racine de toute manifestation. Toutes les causes peuvent se présenter, mais si les conditions ne s’y prêtes pas, l’action ou la conséquence ne peut survenir. Vous pouvez avoir une allumette et une boîte d’allumette mais si vous ne les frotter pas ensemble, le feu ne peut être produit. Dans la même manière, vous pouvez les frotter ensemble, mais si l’allumette est mouillée, ce qui veut dire si les conditions ne s’y prêtent pas, le feu ne se produira pas.C’est la même chose pour le Karma.

Les causes qui sont latentes dans la conscience, résident là en attendant que le moment soit approprié pour que les conséquences se manifestent, afin que l’énergie soit équilibrée. La libération vient quand toutes les causes sont dissoutes.

Il a existé un enseignant du Bouddhisme en Inde, dont le nom était Nagarjuna, et il a dit :

‘’Vous êtes libérés quand vos illusions et actions karmiques infectés sont dissoutes’’

C’est la base de la libération.

La Libération

La libération ne se produit pas à cause de ce que nous croyons. Nous pouvons croire ce que nous voulons, mais une voiture ne vole pas ; les causes et les conditions empêchent cela. Nous pouvons croire ce que nous voulons, mais la libération se produit quand les causes karmiques et les illusions sont dissoutes, ce qui veut dire qu’elles ont été éliminées. Nous pouvons lire tous les livres que nous voulons, nous pouvons remplir notre mental de théories, d’idées, mais, fondamentalement,cela seul ne peut produire le changement.

Ce qui produit le changement est l’élimination de toutes les causes et conditions karmiques. Nous devons comprendre que toute situation par laquelle nous passons est le résultat de notre propre création, de nos propres actions : toute situation à laquelle nous faisons face, chaque moment que nous expérimentons, sont survenus à cause de nos propres actions. Nous sommes ce que nous sommes à cause de ce que nous avons fait, et ce que nous faisons maintenant est en train d’établirles causes et les conditions pour ce que nous deviendrons.

Donc l’étudiant est encouragé à être très sincère et analyser les actions à chaque instant, pour apprendre comment agir de la bonne manière, comment penser de la bonne manière.

La base sur laquelle nous changeons est suivant la compréhension de notre propre action. La plupart du temps quand les choses vont mal quand nous sommes en train de souffrir, nous avons de la douleur physique ou nous avons la douleur émotionnelle, nous blâmons quelqu’un d’autre. Mon patron est terrible, mes collègues sont fous, ils me demandent beaucoup trop de choses, c’est un environnement maladif, ils sont en train de conspirer contre moi, ils sont en train de me manipuler, ils sont en train de m’utiliser, mon patron est trop arrogant, il est trop colérique, elle est trop manipulatrice, elle ne fait aucun cas de moi.’’ Nous disons toutes ces choses de notre épouse, de nos amis, de nos collègues, tout en maintenant notre image de soi aussi pure et séparée. C’est une illusion. Et c’est l’une des causes de la souffrance.

Quand nous nous voyons purs et séparés, c’est parce que nous avons la fierté et parce que nous ne sommes pas sincères. La base sur laquelle nous pouvons changer est de devenir sincère et de regarder honnêtement comment nous-mêmes avions créé cette situation, et ne jamais blâmer quelqu’un d’autre. Nous sommes les créateurs de notre propre destinée. Nous devenons ce que nous pensons, ce que nous sentons, et comment nous agissons.

Maintenant, toute souffrance que nous expérimentons est en train de survenir à cause du conditionnement de la conscience. La conscience elle-même est piégée dans ces éléments karmiques. Ainsi la base sur laquelle nous pouvons changer notre souffrance se trouve dans la conscience elle-même. Nous devons regarder l’utilisation et le fonctionnement de la conscience en nous d’instant en instant pour apprendre à l’utiliser de la bonne manière, et ensuite nous pouvons apprendre à changer la souffrance. Le changement opéré dans l’intellect n’a aucun impact. Le changement opéré dans le centre émotionnel a un impact léger. Aujourd’hui nous pouvons croire en la Gnose, mais demain nous n’y croirons pas, tout comme l’an passé nous n’y croyons pas.

Où trouvons nous le vrai changement? Voyons-nous le vrai changement dans notre souffrance à cause des croyances, à cause des idées à cause des théories ? Même quand nos croyances changent complètement dans la vie, restons-nous toujours victimes des circonstances incertaines, de la mort de la maladie, du doute, de l’incertitude, de la colère ?

Les idées et les croyances sont très limitées dans leur effet. Nous devons changer plutôt notre manière de percevoir. Changer la manière dont nous percevons est extrêmement difficile, mais c’est la nature du Chemin lui-même.

La manière dont nous changeons notre souffrance commence avec comment nous percevons. Le mental que nous avons est une collection d’illusions : c’est la fierté, et la colère et l’envie, et la peur, la gourmandise, le ressentiment, la jalousie, et chacun de ses éléments a la conscience embouteillée à l’intérieur de lui, et la conscience embouteillée perçoit mais par une vue déformée : et c’est l’illusion. Apprendre à percevoir sans la déformation de l’égo est la méthode de la libération.

Nous devons apprendre comment libérer la conscience de l’égo, tout de suite, pas dans le futur, pas quand un Bouddha viendra, pas quand un autre soi-disant ‘’Sauveur’’ viendra, pas quand nous aurons plus d’argent, ou nous aurons plus de temps.Maintenant. La seule chose qui existe est ce moment : il n’y a pas de futur. Où est-il? Pouvez-vous me le montrer? Pouvez-vous me montrer le passé? Ils n(existent pas. La seule chose qui existe est maintenant. Si vous ne travaillez pas pour vous libérer maintenant, vous ne le ferai jamais. Ne souffrez pas de la maladie de demain ; apprenez comment percevoir maintenant, à percevoir sans illusion.

Cette perception exige qu’on extraie la conscience libre et qu’on apprenne comment l’utiliser. Heureusement pour nous, nous avons toujours une certaine conscience libre, nous avons toujours un germe un élément à l’intérieur de nous, qui peut produire les causes de la libération.

Le mental ne peut produire les causes de la libération, le mental, l’égo en d’autres termes, peut seulement produire la souffrance. Si vous mettez la Gnose dans votre mental, dans votre intellect, et le laissez là, vous créerez plus de souffrance pour vous-mêmes et pour les autres.Si vous mettez la sagesse des Bouddhas et des Anges et des Prophètes, et vous l’accumuler dans votre mental et la laisser là, vous créerez de la souffrance, parce que c’est tout ce que le mental peut faire.

Pour créer les causes et les conditions pour la libération, ces sages enseignements doivent être envoyés à la conscience, la conscience libre ; ce qu’en d’autres termes nous appelons l’essence, le Bouddha, le tathagatagarbha : c’est l’essence-Bouddha, le germe ou l’embryon de l’âme.

Tout le monde a uneessence- Bouddha, mais cela ne veut pas dire que tout le monde est un bouddha ; cela veut dire que tout le monde a la capacité de devenir un Bouddha, et un Bouddha veut dire « un éveillé ». Tout le monde a la capacité de s’éveiller, pas par le mental, mais par l’essence, par la conscience.

Ce qui se sent dans la partie la plus profonde de notre propre Etre est la chose qui peut expérimenter cela directement, est la seule chose qui ne souffre pas. Ce qui souffre en nous est ce qui est embouteillé dans la Roue du Samsara. Ce qui ne souffre pas est sur l’autre côté de la rive, et cela s’appelle l’Etre ; l’essence est une partie de l’Etre. Echapper et transcender la souffrance est de marcher vers l’autre côté de la rive et d’abandonner tout concept de ‘’Je’’.

La vérité du chemin de la cessation de la souffrance nécessite le développement d’un état très pur de conscience. Cet état de conscience est la sagesse du Vide, la sagesse de l’Absolu. Le développement de cet état de conscience est approché par la compréhension de l’Absolu, et c’est pourquoi nous parlons toujours de cela.

Le Bouddha a enseigné ce qui est appelé la Voie du Milieu. La raison essentielle ou la définition essentielle du Chemin du Milieu ou la Voie du Milieu est liée à la perception. Plusieurs personnes l’interprètent cela comme être au milieu de la renonciation et de l’opulence, et c’est vrai cela s’applique ainsi, mais seulement à un niveau superficiel. Le niveau ultime du terme Voie du Milieu ou Chemin du Milieu, se réfère à comment nous percevons.

Au Tibet il y a deux termes primaires qui sont utilisés pour décrire certaines pratiques, que l’on apprend et pratique pour atteindre cette forme de perception. Le Mahamudra et le Dzogchen.Mahamudra veut dire ‘’Le Grand Sceau’’ en Sanskrit. Le Mahamudra est une forme de méditation, un type de pratique que les membres des sectes Kagyu et Gelug, dans le Bouddhisme tibétain pratiquent dans le but de comprendre le Vide. Dans l’école du Nyingmapa ils pratiquent le Dzogchen, qui est la même chose ; cela veut dire ‘’La Grande Perfection’’ en Tibétain.

Plusieurs personnes entendent parler de ces pratiques tout comme elles entendent parler de la Gnose, et ils apprennent que ces enseignements sont un chemin rapide et facile pour atteindre l’illumination, et qu’en pratiquant la Gnose et qu’en pratiquant le Dzogchen et le Mahamudra, elles peuvent se réaliser et s’auto-libérer en une vie. Et c’est vrai, mais la fausse conception est qu’elles pensent que c’est facile. Et elles pensent que cela peut être fait sans la méditation : ce n’est pas vrai.

Ni le Bouddha,, ni SamaëlAunWeor, ni Jésus, ni Krishna ne sont venus enseigner que vous pouvez faire un couple de rituels et prier un couple de mantras et sonner certaines cloches et vous serez libérés. Aucun d’eux n’a enseigné cela. Chacun d’eux a enseigné que le Chemin est extrêmement difficile. Jésus n’est pas venu simplement dire que nous avons besoin de croire en lui pour être libre. Si c’était vraiment le cas, alors pourquoi ne pas juste dire cela et s’en arrêter là ? Mais nulle part dans les évangiles il n’a dit cela, au lieu de cela il a dit qu’on devrait être parfaits. Il a dit cela très clairement, nous devons être parfaits. Et on n’atteint pas la perfection par la croyance, on atteint la perfection par l’action. Il a enseigné plutôtque nous devons travailler sur nous-mêmes et éliminer toutes les imperfections de notre mental. Mais malheureusement la plupart qui clament suivre ses enseignements ignorent cela.

Pareillement dans la Gnose, il y a plusieurs Gnostiques qui croient qu’ils peuvent atteindre l’Autoréalisation sans étudier la kabbale, ils croient qu’ils peuvent s’Auto-réaliser sans apprendre comment méditer, et malheureusement, ils se trompent. La Kabbale est le langage des enseignements eux-mêmes. Comment pouvez-vous comprendre l’enseignement si vous ne parlez pas le langage.

L’Absolu est la base primordiale de laquelle toute création se manifeste. Comment pouvez-vous comprendre la création, si vous ne comprenez pas sa base ? Comment pouvez-vous comprendre la Gnose, si vous ne comprenez pas l’Absolu ? Vous ne pouvez pas.

Vous devez travailler pour comprendre, pour saisir intuitivement, ce qu’il signifie, ce qu’est le Vide, ce qu’est l’Absolu. Cette compréhension est au-delà de l’intellect. L’Absolu lui-même est au-delà du mental, il est au-delà du moi, il est au-delà de la personnalité, il est au-delà de l’Etre ; votre intellect ne peut jamais l’aborder, comment donc espérez- vous comprendre la Gnose par votre intellect? Vous ne pouvez pas.

Vous pouvez vous préparer, vous pouvez apprendre mais la véritable compréhension de la vie vient par la méditation, par la compréhension.

En méditation, nous apprenons à activer la conscience elle-même, et à l’utiliser comme un outil, un moyen de communication, comme un moyen de compréhension, qui est au-delà du mental.

Le Bouddha a dit :

«Par l’attention nous expérimentons l’Être, qui veut dire que toute chose est dans une autre chose. Par conséquent, on devrait savoir que la parfaite compréhension est renfermée dans un grand mantra, le plus grand mantra, le mantra supérieur, le mantra inégal, le destructeur de toute souffrance, l’incorruptible vérité, et ce mantra est : Gate, Gate, Para-Gate Para-Sam-Gate Bodhi Swaha».

Ce mantra vient d’un ouvrage communément appelé ‘’le sutra du cœur’’. C’est vraiment le sutra du Prajnaparamita. ‘’Gate’’ veut dire allé, qui veut dire aller hors de la souffrance, ou en d’autres mots la liberation, va de l’oubli ou de l’ignorance à la sagesse, à la comprehension. Vas de la dualité à la non-dualité. ‘’Para-Gate veut dire ‘’vas entièrement à l’autre côte’’, ce mantra est donc une phrase magique, qui veut dire que nous devons aller au-delà de nous-mêmes, au-delà du mental, au-delà de l’intellect. ‘’Para-Sam-Gate’’ veut dire tout le monde, tous les Etres. ‘’Bodhi’’ est la lumière à l’intérieur, ou la sagesse, ou l’illumination. Et ‘’Swaha’’ est un cri de joie ou d’émoi. Donc, ‘’Vas, vas entièrement, tous le long du chemin , vas de l’autre côte, illumination, halleluja!’’ est la signification de ce mantra.

C’est un mantra de profonde compassion, mais c’est aussi un mantra qui est utilisé par les Bouddhistes du monde entier pour comprendre le Vide ; pour comprendre que rien n’existe de lui-même et que toutes les choses qui existent sont internement vide. Ce qui est dans toutes les choses existantes est l’Absolu. Ce mantra est utilisé en méditation et d’instant en instant durant le jour pour pénétrer le mental pour pénétrer le cœur, pour envelopper la conscience avec l’énergie de ce mantra.

Dans le sutra, ce mantra est chanté par Avalokiteshvara, qui est le Christ Cosmique, dont l’existence est au nom de tous les Etres, en raison de la compassion. Ainsi, l’utilisation de ce mantra, Gate Gate Para-Gate Para-Sam-Gate Bodhi Swaha, est une indication un appel à cette énergie de sagesse du Christ pour nous aider à comprendre le Vide, pour nous aider àa comprendre que la souffrance a une fin, que la souffrance en elle-même n’a aucune base et donc nous ne devrions pas être identifiés.

La manière de comprendre la souffrance est la Quatrième Noble Vérité, ce Chemin et le Bouddha Shakyamuni a enseigné que c’est une route, un chemin est la manière dont nous marchons, et ce chemin est l’issue de la souffrance, c’est la manière de transcender la souffrance à l’intérieur de soi-même, de libérer notre propre conscience, de marcher hors de la cage que nous avons créée nous-mêmes. La Quatrième Noble Vérité est le noctupleChemin. Ces huit étapes sont souvent simplifiées en trois groupes. Ceci est très généralement enseigné dans le Bouddhisme ; ces trois sont : la perception, la méditation, et l’action. Ces trois sont le Chemin. Vous pouvez dire que ces trois sont un triangle, de la même manière que nous visualisons et imaginons le Logos, le Christ Cosmique comme un triangle, ses troisbras ou trois points, qui font une chose.

La Bonne Percéption

Le Chemin noctuple que le Bouddha a enseigné commence avec la véritable première étape, qui est la bonne perception. Dans l’un des sutras du Bouddha, il dit ceci,

«Qu’est ce que la bonne perception? C’est la connaissance de la souffrance, la connaissance de l’origine de la souffrance, la connaissance de la cessation de la souffrance et la connaissance de la voie pratique conduisant à la cessation de la souffrance. C’est ce qui est appelé Bonne Perception.

Mais évidemment, ce ne sont que les Quatre Noble Vérités. Le sutra a été traduit du langage Pali, qui est une ancienne langue de l’Inde, et Bonne Perception est sammadithi, et cela est traduit par ‘’voir les choses telles qu’elles sont réellement.’’ Et c’est un terme au singulier, ce n’est pas ‘’bonnes perceptions’’, parce que ce n’est pas correct. Il existe une seule manière de voir les choses telles qu’elles sont, et cette manière est de voir les choses du point de vue du Vide, de l’Absolu. Il n’existe pas différentes manières de voir les choses, il existe une seule manière, et cela est la Bonne Perception. Ceci n’a rien à voir avec l’intellect, ceci n’a rien à voir avec les croyances, ceci n’a rien à voir avec l’école à laquelle nous appartenons, la religion à laquelle nous aimons penser ou que nous étudions, ceci concerne la manière dont nous percevons la vérité objective.
La bonne perception est d’apprendre à voir tous les phénomènes tels qu’ils sont réellement. Les étudiants Gnostiques doivent se surpasser pour apprendre comment le faire ; et croyez moi : c’est très difficile. Se voir soi-même tel qu’on est réellement est terriblement diificile, parce que nous sommes si enveloppés dans l’illusion. Voir les phénomènes extérieurs tels qu’ils sont réellement est très difficile à atteindre, parce que nous sommes tellement embouteillés dans l’illusion.

Cette percéption n’est pas intellectuelle, ce n’est pas émotionnelle, en fait ce n’est même pas physique, c’est intuitif, c’est conscient. Avoir la Bonne Perception, c’est de voir sans les illusions, de voir sans le désir ; cela veut dire que lorsque vous êtes en train de souffrir, lorsque vous éprouvez de la douleur, quand vous êtes en train de faire face à des circonstances qui vous dérangent, vous devez apprendre à voir ces circonstances sans le désir de les changer.

Vous devez les voir comme elles existent, sans le désir de les altérer, de les modifier, de les changer ou de s’échapper d’elles et laissez-moi vous dire : cela est très dur. Parce que dès que nous ressentons la douleur, nous voulons la changer nous voulons s’en échapper, nous voulons blâmer quelqu’un d’autre, et nous voulons que quelqu’un arrange cela pour nous. Accepter la souffrance et la voir pour ce qu’elle est, exige une grande volonté et exige une grande sincérité. Qu’est ce qui peut être plus difficile que cela ? Bien il existe une chose : faire la même chose avec les circonstances désagréables : expérimenter tout genre de circonstances agréables ou désagréables sans désir, sans vouloir les maintenir, sans vouloir les accroitre ou les approfondir, sans vouloir les modifier ou l’ajuster de toute sorte de manière, la voir telle qu’elle est. C’est la Bonne Perception. C’est la Bonne Perception. Et c’est la première étape de l’Octuple Chemin. Ce n’est que le numéro un. Nous ne sommes même pas encore allés au numéro deux.
Pour raison de clarté, spécifions que nous sommes en train de nous référer principalement à la souffrance psychologique.

Spécifions clairement, si nous sommes en train de souffrir physiquement nous devrions faire ce que nous pouvons pour soulager cette souffrance. Mais quand un ego est en train de souffrir dans notre mental, nous ne devrions pas soulager la souffrance de cet égo : nous devrions tuer cet égo.

La première étape sur le Noctuple Chemin est manifestement très difficile, mais quelque chose que nous pouvons commencer maintenant à chaque moment : apprendre à percevoir tout phénomène sans désir. Dans la Gnose nous avons unnom chic pour cela :cela s’appelle le Rappel de Soi. L’Auto-observation et le Rappel de soi sont la perception des phénomènes sans ego, sans désir.

Ils sont la perfection de la transformation des impressions, recevoir toutes les impressions de la vie, bonnes ou mauvaises, agréables ou désagréables, sans les filtres, sans désirs, sans vouloir les changer ou les ajuster ou les altérer, juste les voir telles qu’elles sont. Cela s’appelle le Tao : être dans le Tao.

Maintenant vous comprenez pourquoi ce Chemin est appelé la Voie du Milieu, c’est être au milieu, entre le bien et le mal, l’agréable et le désagréable, entre les perceptions extrêmes de tout genre.

Un autre exemple serait que certaines personnes croient que tout ce qui existe est un rêve, et d’autres personnes croient que tout ce qui existe est concrètement réel. Ce sont deux extrêmes qui sont faux. Les écritures nous disent : regarder tout phénomène comme un rêve. ‘’Comme’’ un rêve ; les écritures ne disent pas que tout est un rêve, il est dit que tout est ‘’comme’’ un rêve. Et cette distinction est très importante ; vous devez comprendre cette subtile emphase. Percevoir que les choses sont comme un rêve est vrai parce que toute chose est dépendante des causes et conditions, et toute chose est impermanente.

Quand nous faisons un rêve, la plupart du temps nous nous réveillons et disons, ‘’Ah, c’était juste un rêve’’. C’est une fausse perception. Un rêve, dans le moment où nous l’expérimentons est réel, mais c’est une expérience dépendante des causes et conditions ; manifestement nous devons être en train de rêver, nous devons être endormis physiquement, et nous devons avoir un état de conscience qui est réceptif à cet état de rêve. Mais quand nous revenons à notre corps physique dans notre vie de tous les jours, nous ne voyons rien de cela, nous disons juste, ‘’ce n’était qu’un rêve.’’ Fausse perception.

La vie est ainsi: notre vie est telle qu’elle est maintenant du fait des causes et conditions. Si les causes et les conditions avaientchangé, nous n’aurions pas la vie que nous avons. Ceci n’est pas juste un jeu intellectuel : ceci est très crucial pour comprendre la Bonne Perception. Quand vous pouvez percevoir un phénomène agréable ou désagréable avec la compréhension que ce phénomène que vous êtes en train d’expérimenter est premièrement impermanent, il ne subsistera pas, et deuxièmement il est causé par les actions que vous avez posées vous-mêmes, cela veut dire que vous pouvez produire de nouvelles causes qui changeront ce phénomène. Cela vous démontre que ce que vous êtes en train d’expérimenter est impermanent et peut être changé si vous savez comment agir. L’entendement et la compréhension de ce phénomène donné, cette expérience, agréable ou désagréable est la Méditation, c’est l’analyse avec la conscience de ce phénomène. Et la méditation en ce sens est à chaque moment.

La Bonne Perception est la manière de le percevoir. La Méditation est la manière dont nous le comprenons. L’action est la manière dont nous nous comportons basé sur notre compréhension. Ces trois sont un. Ils sont aussi huit, parce qu’ils sont l’Octuple Chemin.
Ce point de vue, cette manière de voir doit être dirigée d’abord sur nous-mêmes. Nous avons besoin de l’utiliser pour comprendre la vie telle qu’elle se passe autour de nous, sans question, mais la vie telle que nous l’expérimentons est en train de se déroulerà cause de ce que nous sommes. Nous sommes ici et maintenant à cause de nos actions passées, à cause de notre Karma. Si nous voulons changer cela, nous devons voir qui nous sommes, parce que c’est nous qui avons produit ces causes. En voyant qui nous sommes, nous voyons la cage dans laquelle nous sommes piégés nous-mêmes. Cela n’est pas assez. Nous pouvons voir la cage, mais nous devons vouloir le changer ; cela exige la Méditation.

Certains étudiants gnostiques se déploient et s’élèvent au point ils peuvent voir leur égo. Et ceci est une grande étape, une étape très importante à laquelle plusieurs étudiants ne parviennent pas ; ceux qui parviennent à l’expérience directe de voir leur propre ego ont accompli quelque chose de très bon. Mais malheureusement, une fois qu’ils se voient tels qu’ils sont réellement, la plupart d’entre eux quittent les enseignements ; ils sont découragés, ils sont accablés, ils sont identifiés.

Voir la cage n’est pas assez, nous devons voir la cage et ensuite nous devons travailler pour détruire la cage. Et encore cela repose sur l’application de ces trois principes du Chemin : Perception, Méditation et action. Reconnaitre tout phénomène comme originairement vide de leur propre existence est le point crucial de la Perception, s’apercevoir que toute chose qui existe est ici du fait des causes et des conditions. C’est une étape vers la compréhension et la sagesse. L’étudiant Gnostique ne peut pas prendre les choses au pied la lettre, l’étudiant Gnostique doit apprendre à investiguer profondément, à regarder dans les causes et les conditions.

Les Marques de la Bonne Percéption

Dans le Bouddhisme, ils disent qu’il y a quatre marques d’une Perception Correcte.

La première est que celui qui a la Perception Correcte s’aperçoit que toute l’existence conditionnée est impermanent. Et ceci est important, pace qu’en comprenant l’impermanence nous comprenons que toute chose change ; ceci veut dire que les élèves qui s’aperçoivent que leur ego est grand, et sont embouteillés dans la souffrance et sont troublés, doivent se rappeler que c’est impermanent, c’est possible de changer cela ; quitter et ignorer les enseignements et ignorer la vérité de leur situation est insensé et il n’est point besoin de cela, plutôt on devrait réaliser que la situation peut changer.

La seconda marque d’une Bonne Perception est la compréhension que toutes les expériences illusoires sont de la souffrance. Ceci est aussi très important ; cela veut dire que toutes les expériences à travers l’égo sont de la souffrance.Actuellement, beaucoup de choses que nous expérimentons maintenant, nous aimons, nous jouissons, et nous voulons plus,mais elles sont des expériences illusoires, et elles produiront de la souffrance. Nous pouvons aimer la crème glacée, mais si nous continuons par en prendre et à jouir de cette expérience, cela aura des effets néfastes sur notre santé. Pareillement, nous prenons vraiment plaisir à parler avec nos amis, mais l’abus de cette expérience peut causer la souffrance non seulement pour nous-mêmes mais pour nos amis. Tout type d’expérience que nous avons, doit être analysé du point de vue du Vide, et compris du point de vue de la Conscience.

La troisième marque est la compréhension que tous les phénomènes sont vides et manque d’identité propre. Ceci est plus loin et plus profond dans la compréhension des causes et des conditions. C’est la connaissance directe que l’ego lui-même n’est pas réel. La psyché que nous avons n’est pas réelle : cela n’a pas d’existence réelle. Et néanmoins nous le protégeons, nous l’étreignons, nous l’enserrons, nous luttons pour cela ; pour une illusion, pour quelque chose qui n’existe pas. Développer une Perception Correcte est de comprendre que l’égo que nous avons n’est pas réel, le sens du moi que nous avons n’est pas réel. Trouver la réalité exige que nous abandonnions notre sens du moi. Aussi longtemps que nous étreindrons et enserrerons qui nous sentons être, qui nous pensons être, nous sommes en train d’étreindre et d’enserrer une illusion, qui cause de la souffrance pour nous.

La quatrième marque est la connaissance directe que le Nirvana ou la libération est la vraie paix. C’est un état de conscience qui doit être expérimenté pour être compris.
Si tout cela reste dans l’intellect, cela ne sera que vapeur et poussière.

La Perception Correcte est la connaissance consciente, savoir que la libération est la vraie paix, c’est l’avoir expérimenté.

Savoir que l’égo est vide de toute identité c’est de l’avoir expérimenté.Le croire et le pense est bien, mais on doit travailler pour expérimenter cela.

Ces types de souffrance que nous avons analysés ne prennent pas fin avec la mort. Oui tous les phénomènes sont impermanents mais la nature de cette impermanence est qu’ils cesseront d’être quand leur énergie est équilibrée. Un acte karmique se dissoudra quand son énergie sera dissoute. Une conséquence karmique, une dette karmique, est éliminée quand son énergie est dissoute. La conscience que nous avons, qui est piégée dans les empreintes des actions passées, doit continuer pour ordonner et expérimenter les résultats de ces actions.

La mort du corps physique n’est pas un obstacle pour le Karma : l’énergie continue, l’action est de l’énergie et elle doit être comblée. Jésus l’a dit, «aucun point, aucun iota ne sera enlevé jusqu’à ce que la loi soit accomplie».

La conscience continue même si le corps doit être remplacé. La souffrance continue. La souffrance continue au-delà de la mort, de la même manière que le jour suit la nuit et la nuit suit le jour. Nous ne pouvons espérer que nous échapperons aux résultats de nos actions ; rien dans la nature n’échappe aux conséquences de l’action, nous non plus.
La mort n’est pas un obstacle pour le karma, mais l’inverse est aussi vrai : la libération et la l’affranchissement du karma, l’affranchissement de la souffrance peut être dur. La loi dit que chacun recevra son dû. Ce que nous faisons produit des conséquences et nous devons récolter les bénéfices de cela, bons ou mauvais. Changer notre souffrance exige une bonne action et une action consciente.

Il y a donc deux manières d’aborder la souffrance, deux manières de composer avec la souffrance, et tout être qui existe choisit l’une des deux : la première est inconsciente. Nous pouvons composer avec la souffrance inconsciemment, c’est : nous l’ignorons, nous attendons juste la mort, nous acceptons une croyance ou une idée, nous devenons membre d’une école qui nous promet une glorieuse vie après la mort, si nous leur donnons la bonnequantitéd’argent ou si nous disons les bonnes choses ou croyons les bonnes choses, ensuite quand nous mourons nous serons heureux pour l’éternité. Et c’est une très belle idée mais, mais qui n’a pas d’évidence, il n’y a aucune preuve il n’y a pas de faits ; c’est confortant, mais c’est un mensonge. Nous pouvons aborder la souffrance de cette manière et dire simplement, ‘’bien, Dieu est en charge, il le fera. Il est vrai, il n’y a aucun doute que les lois qui gouvernent la création, gouverneront définitivement la création et les lois qui organisent les actions et les conséquences les organisera définitivement, mais ce que nous ne réalisons pas est que l’illusion nous emmène à approfondir notre propre souffrance et ignorer la possibilité d’un vrai bonheur. Souffrir inconsciemment veut dire de rester dans l’ego, dormir psychologiquement. Mais si cette personne continue de la sorte, elles approfondissent leur souffrance, si elles meurent, elles approfondissent leur souffrance. La souffrance continue aussi longtemps que le Je existe.

La seconde manière de composer avec la souffrance est consciemment : en devenant conscient de chaque moment, et travailler à devenir de plus en plus conscient jusqu’à ce que tout conditionnement soit éliminé.

J’aimerais vous lire une déclaration de Samaêl Aun Weor qui synthétise cette conférence complète.

«Ce que l’on ressent dans la partie la plus profonde de notre Être est la seule chose qui peut être expérimenter directement et ce qui n’appartient pas au temps.

Ce qui souffre sur ce côté de la rive, ici dans la roue du Samsara, est ce qui souffre…

Ce qui est sur l’autre côté de la rive est ce qui n’appartient pas au temps… c’est cela…et vous ne le connaissez pas.

L’Etre de l’Etre est au-delà du Je, dans le Jardin d’Amour, dans cela qui n’appartient pas au temps…

L’Etre de l’Etre est très loin du corps, loin des affections et du mental…

Ce que l’on sent dans son cœur, la douleur qui nous afflige à un moment donné, a sa racine dans le temps. Cela qui n’a rien à voir avec le temps est toujours sur l’autre côté de la rive.

La plénitude réelle, authentique, le Bonheur, est trouvé sur l’autre côté de la rive.

Les familles émergent dans le temps. Elles sont perdus dans le temps, elles sont toujours subjectives, inconscientes et souffrent beaucoup.

Les groupes d’humains apparaissent et disparaissent dans le temps ; ils sont des cadavres de cette vie.

Ces ombres du passé sont des fantômes, qui crient, qui se projettent eux-mêmes dans le futur par la ruelle du présent.

Beaucoup de conflits existent parmi ces ombres du temps. Ce qui est derrière nous-mêmes dans l’intérieur de l’intérieur est l’Etre…

Seul l’Etre de l’Etre peut expérimenter directement la vérité.

Le moi-même est sur ce côté de la rive.

L’Etre est sur l’autre côté de la rive.

Le moi-même est ce qui n’a aucune valeur. Il est périssable.

L’Etre est l’impérissable, ce qui est toujours nouveau.

Le moi-même est compliqué, inconscient et douloureux.

L’Etre est simple, joyeux, et conscient.

Le moi-même est ce nœud que nous devons détacher.

L’Etre est la plénitude parfait.

Les diverses circonstances de la vie n’existent pas au-delà du temps.

Sentir ce qu’on devrait ressentir, ce que personne ne comprend, ce qui est inconnu de celui qui ressent ce qui n’est pas une émotion sans valeur, c’est réellement Etre éveillé.

Derrière le sentiment que l’on considère d’être si réel (qui n’est pas réel) il y a un autre sentiment que les gens ne comprennent pas.

Le bonheur authentique de l’Etre horrifie l’égo. Cela qui est ressenti dans l’Etre cause de la douleur à l’égo.

L’Etre et l’égo sont incompatibles. Ils sont comme l’eau et l’huile ; ils ne peuvent jamais se mélanger ».

Sentir ce qu’on doit sentir est en réalité d’être éveillé. C’est la Perception Correcte. Etre éveillé, c’est d’avoir la conscience active, et être présent, être en train d’analyser et d’observer, est d’avoir la Perception Correcte, est de voir sans désir, de voir sans la volonté de changer les phénomènes, sans le désir d’altérer les phénomènes. Cela sonne comme une contradiction, parce que pour changer notre souffrance nous devons changer notre propre mental, mais percevoir les phénomènes sans le désir de les changer est de les voir de la bonne manière. Et c’est quelque chose qui peut seulement être compris à travers l’action. L’intellect désordonnera votre compréhension, aussi longtemps que vous laisserez vos enseignements dans l’intellect. Les enseignements doivent être compris intuitivement et par l’action pour qu’ils aient un sens.

Questions et Réponses

Question : Oui, rappelant quand vous avez dit que la conscience, quel que soit ce qui est fait, il y a comme un recul avec cette énergie créant des formations mentales….que se passe-t-il…

Réponse : Toute action produit des conséquences, point. Toute action. La question est d’agir en harmonie avec la nature, agir du point de vue de l’action suppose par l’Etre.Ce type d’action ne piège pas la conscience dans la souffrance. D’autre part, cela aide la conscience à grandir.

Question : Donc, l’énergie qui va piéger la conscience va monter et croitre plutôt ?

Réponse : Et c’est ce qui se passe quand nous comprenons notre propre karma, nous comprenons notre ego ou un défaut. Cette énergie karmique est transformée. Et c’est pourquoi on appelle Tantra, la pratique qui harnachent les forces du désir, parce qu’en réalité la méthode du Tantrisme est de comprendre et utiliser l’énergie qui est embouteillée dans l’ego, pour la libérer et la transformer en quelque chose de bon. C’est une sorte de magie que seul l’Etre peut réaliser ; seul Dieu peut faire cela. Mais en apprenant à agir selon sa volonté, nous devenons une partie de ce processus de transformation de l’énergie de la bonne manière, et c’est de cette manière que nous avançons dans les étapes de l’évolution cosmique. Quand nous agissons contre cette volonté, nous agissons à travers la volonté propre ou à travers l’illusion, nous embouteillons ces énergies et créons des blocks et des nœuds dans le courant de l’existence et cela interrompt non seulement notre propre développement, mais le développement de l’univers. Vous comprenez ? C’est une sorte de grande affaire,c’est bon? Avez-vous une question ?

Question : Oui, c’est à propos des causes et des conditions, vous avez besoin que certaines conditions émergent pour que ce courant cesse, mais qu’en est il des égos télépathiques qui assurent que certaines conditions vont se produire, est-ce le Karma ?

Réponse : L’égo lui-même est une empreinte, c’est une formation dans le mental qui embouteille l’énergie, et cette énergie veut agir, elle doit agir, parce que c’est de l’énergie, elle doit bouger. Mais l’action est ajustée et modifiée par le conditionnement. Ce que cela veut donc dire est que, l’énergie qui est embouteillée dans l’égo de colère veut s’exprimer elle-même, elle peut seulement s’exprimer comme colère, parce qu’elle est piégée de cette manière, et elle s’exprimera en accord avec la manière dont elle a été créée. Donc si cette colère est une bagarre que vous et moi avions eue, et sommes tous deux nés dans de nouveaux corps ou quoi que, la nature récurrente de la structure de cet égo poussera cette énergie à agir de la même manière qu’elle a été créée, plus ou moins dans les mêmes circonstances dans le temps, ainsi cette force et cette énergie seront poussées à créer ces mêmes conditions en communication avec les autres éléments qui étaient concernés par cette création. C’est donc très sophistiqué, et tout cela arrive sans que nous en ayons quelque connaissance.

Question : Bien, mais nous pouvons prendre ce moment et transformer cela en utilisant les mêmes conditions.

Réponse : Exactement, par l’application de la sagesse, qui veut dire, en apprenant comment avoir la bonne perception, en méditant sur cette empreinte karmique, nous pouvons comprendre comment nous avons créé cela, quelle erreur avons-nous commise, et en comprenant cela nous n’avons pas besoin de le répéter. Et de cette compréhension vient le droit de dissoudre cet élément qui libère ce nœud dans l’existence et nous libère d’avoir à répéter cette circonstance, qui est une grande affaire. Malheureusement, nous en avons plusieurs.

Question : Quand vous parlez de méditer sur le Vide, je ne comprends pas ce qu’est ce Vide.

Réponse : Le Vide est l’Absolu dans sa racine, et c’est de cette base que tout émerge, c’est le Rien duquel quelque chose émerge. Et quand nous disons de méditer sur le Vide, ce dont nous parlons est la manière dont tous les phénomènes résorbent dans cette base, dans ce Vide. Et ça sonne comme, ‘’oh oui c’est une idée intéressante, mais qu’est-ce que cela veut dire ? Comment je rends cela pratique ? ‘’Cela devient pratique en regardant les choses du point de vue où vous êtes maintenant. Et là où vous êtes maintenant est que vous êtes en train de souffrir, vous avez une situation ou un problème que vous avez besoin de résoudre. Si vous approchez ce problème comme si c’était une chose isolée, vous ne pouvez pas le réglez. Vous devez apprendre à comprendre cet élément, cette situation, est dépendante des causes et conditions, qui sont comme le web. Ce web lui-même, chaque élément dépend de tous les autres éléments, donc à l’intérieur d’eux aucun d’eux n’existe, et en méditation cela devient un point très important. La raison pour laquelle nous souffrons est que nous sommes attachés, nous avons le désir, nous sommes attachés à notre sens du moi. Nous avons ce Je que nous croyons être réel, et quand ce Je est contredit avec les circonstances pénibles, nous souffrons. Quand nous réalisons que non seulement la situation n’est pas réelle et qu’elle impermanente, mais aussi que notre sens du moi n’est pas réel et est impermanent, alors la souffrance n’est plus un problème. La clé à ce niveau est : la conscience peut être séparée de cet événement. Quand vous réalisez que, vous n’avez plus besoin d’être identifié avec la situation ou avec votre moi, cela vous met dans un point de vue ou position de laquelle vous pouvez comprendre la vraie nature de cette situation. Vous voyez où je vais avec cela ? C’est subtil, mais c’est absolument critique. Ce point de vue est la Bonne Perception. Moi-même n’existe pas, la situation n’existe pas ; cela existe conventionnellement, nous savons que nous sommes tous ici, je sais que ce corps physique est ici et c’est réel et cela existe, mais cela existe seulement du fait des causes et conditions, donc pourquoi être attaché. Qu’est ce qui est permanent en moi ? Qu’est ce qui est inchangeable en moi ? La conscience, dans sa racine, est cela. Donc méditer sur le Vide, méditer sur l’impermanence, méditer sur la mort, méditer sur le karma, tout point converge à la même chose, qui est l’Etre. Nous avons besoin d’apprendre à avoir accès à l’Etre d’instant en instant tout le temps, et c’est la Bonne Perception. Et de cette perception nous pouvons proprement et en équilibre interagir avec la manifestation, et ne pas créer le Karma. Sorte d’une longue réponse ! Comprenez-vous le point auquel j’en viens ? Le Vide est quelque chose qui est très difficile à saisir avec l’intellect, c’est quelque chose que vous devez comprendre intuitivement, et la compréhension de cela peut seulement venir lorsque vous méditez. Méditer, méditer et ensuite vous commencez à saisir,’’ohh….’’ C’est vraiment simple. C’est une perception intermédiaire, qui est comme un…..Je ne sais pas comment l’exprimer en mots, c’est difficile d’autres questions ?

Question : Comment permettez-vous à la conscience de vous donner cette Bonne Perception en un certain moment ?

Réponse : C’est quelque chose que vous devez découvrir en vous-mêmes. La conscience est la racine de notre habileté à percevoir et c’est quelque chose que vous seulement pouvez activer et comprendre.

Vous pouvez retrouver cet article en version anglaise : Suffering and Right View

Le Fuel pour l’Expérience Spirituelle

Écrit par : Gnostic Instructor   Catégorie : Fuel pour l’Expérience Spirituelle

Dans la tradition Gnostique nous sommes intéressés à comprendre quelque chose de plus profond sur la vie, non seulement avec le courant de l’existence quotidienne, mais pour pénétrer le voile et voir quelque chose de fondamental et vrai. En d’autres termes, l’étudiant Gnostique ne se repose pas sur la simple croyance, mais veut à la place voir et découvrir la vérité, connaître la vérité, la sentir, la goûter, la toucher, la vivre.

Pour que nous puissions comprendre ce que Gnose signifie, ce qu’elle est, par opposition à juste une théorie, une idée ou un mot que nous parlons, nous devons utiliser une forme très particulière d’énergie, une forme d’énergie que tous nous avons, mais que, malheureusement, nous n’avons jamais appris à utiliser, et donc elle va être ignorée, perdue, et dans le pire des cas, mal utilisé. Cette énergie est la même énergie que celle qui permet à tout d’exister; c’est la force même, la fontaine même d’où toute vie se nourrit. Cette énergie est à l’intérieur de nous à chaque niveau de ce que nous sommes en tant qu’être humain. L’étudiant Gnostique cherche comment:

  • Premièrement, reconnaître cette énergie; connaître cette énergie.
  • Deuxièmement, l’exploiter; apprendre comment l’utiliser
  • Troisièmement, la diriger par la volonté; l’utiliser pour le bénéfice de tous.

Ce sont trois phases essentielles à travers laquelle chaque aspirant spirituel de n’importe quelle tradition doit accomplir.

La première étape est de connaître cette énergie, la reconnaître, la voir, l’expérimenter, la goûter, la toucher et l’utiliser. Cette énergie est le fuel même de l’expérience spirituelle.

Fondations pour l’Avancement Spirituel

Tout ce qui existe est soumis à la cause et effet.

Pour arriver à une situation quelconque, à une expérience quelconque, les causes ont dû être produites pour que cette expérience puisse se présenter.

Pour que vous puissiez faire une promenade, il y a de nombreuses causes et conditions qui doivent être remplies: vous avez besoin d’un corps sain et un endroit pour marcher, vous devez savoir comment marcher, vous avez besoin de la liberté de marcher. De même, si nous voulons marcher spirituellement, nous devons apprendre, nous devons établir les causes et les conditions, et alors nous avons besoin de la liberté de le faire.

À cause du Karma, cause et effet, il y a beaucoup de facteurs impliqués dans l’acquisition de l’expérience spirituelle. Beaucoup de gens se joignent à des religions différentes ou des écoles – y compris la tradition Gnostique – et supposent à tort qu’une fois qu’ils ont entendu la théorie ou l’ont accepté, et ont commencé à y croire, qu’ils sont sur leur chemin vers Dieu ou la Libération. C’est une vue erronée. Apprendre au sujet de l’énergie, apprendre au sujet des paramètres de croissance spirituelle – les causes et les conditions – n’est pas égale à avoir l’expérience de cette énergie. Vous devez aller à l’étape suivante, qui consiste à utiliser les enseignements, à les appliquer, à actualiser ces enseignements dans votre vie. Cela est vrai que vous vous appelez un Gnostique, un Chrétien ou un Bouddhiste.

Il ne suffit pas de croire simplement. La croyance ne crée rien. Ce qui crée est l’action. Telle est la racine du mot Karma. Karma signifie cause et effet, mais la racine du mot est Karman qui est du Sanskrit et signifie «agir». Karma est la loi d’action et conséquence, que nous nous appelons un Gnostique ou un Chrétien ou Bouddhiste ou un Juif ou Musulman.

Il y a un intérêt commun, une intention commune, partagée entre toutes les religions, c’est l’aspiration à connaître la vérité. C’est l’urgence dans le cœur, un sens dans le cœur que ce que nous voyons dans notre vie quotidienne n’est pas la totalité de la vie. A vrai dire, si ce que nous voyons dans notre vie quotidienne était la totalité de la vie, la vie ne serait pas digne d’être vécue.

Cela révèle le deuxième élément commun entre tous les gens religieux – Je veux dire ceux qui ne croient pas seulement, mais ceux qui la pratique – et c’est un sense de renoncement, un goût, une compréhension et une assimilation que ce que nous voyons couramment ici dans ce monde terrestre est vraiment stérile et inutile, et que le but réel de la vie, est de pénétrer ce voile, de voir au-delà de cette illusion physique et de découvrir la vérité. Ce point de vue marque l’âme.

Le vrai pratiquant de la Gnose ou de n’importe quelle religion est celui qui a réalisé et sait dans leur cœur qu’ils sont fatigués de la souffrance. Ils veulent mettre fin à la souffrance. La plupart d’entre nous ont tendance à l’oublier parce que nous sommes pris dans un débat religieux ou politique, la poursuite de l’argent ou des biens, et toutes les différentes distractions qui émergent dans la vie. Mais dans le cœur, dans le cœur de la personne spirituellement inspirée se trouve un sentiment que cette vie physique n’est pas tout ce qu’il y a dans la vie, et qu’il y a quelque chose de plus.

Nous les Gnostiques sommes fatigués de la souffrance. Nous voulons connaître comment changer. La seule réponse à la souffrance ne peut être trouvée dans des circonstances externes. Le baume ou de le médicament pour les souffrances ne peuvent pas être trouvés dans un emploi, un(e) conjoint(e), un mariage, des enfants, il ne peut pas être trouvé dans le déplacement vers une autre ville ou pays, ou dans une nouvelle garde-robe ou coiffure. La solution se trouve dans votre Conscience, dans votre âme. C’est la raison pour laquelle le Bouddha Shakyamuni nous a donné son beau premier enseignement: les quatre nobles vérités.

    C’est à travers la compréhension, en se rendant compte de quatre chose, que Moi, Disciples, aussi bien que vous, avons errer si longtemps à travers cette ronde des renaissances. Et quels sont ces quatre choses? Elles sont la noble vérité de la souffrance, la noble vérité de l’origine de la souffrance, la noble vérité de l’extinction de la souffrance, la noble vérité de la voie qui mène à l’extinction de la souffrance. – Bouddha Shakyamuni

Les nobles vérités indiquent en substance que l’on souffre, et que la souffrance est causée par le désir. Si l’on élimine les désirent, la souffrance cesse. De plus, il y a un chemin pour y parvenir. Ce chemin a beaucoup de noms. En Orient, ils l’appellent Dharma. En Occident, ils l’appellent par de nombreux noms différents, mais celui que nous utilisons est la Gnose, qui est aussi un nom utilisé en Orient en Sanskrit, Jnana, ce qui signifie Gnose.

Cette science a un but, qui est de nous donner l’expérience pratique qui nous montre comment mettre fin à la souffrance. La fin de la souffrance est accompli en mettant fin au désir. Le désir est la cause de la souffrance. Le désir a de nombreuses formes; cen’est pas seulement le concept de désir. Si vous voyez comment est compliqué la vie, la complexité de votre mental, qui est la complexité du désir lui-même. Toutes les souffrances dans tous les mondes sont causées par le désir; c’est ce qu’est la complexité de désir. Si vous pouvez concevoir dans votre mental tous les mondes et toutes les créatures de la souffrance, c’est la complexité du désir. Donc, ce problème n’est pas simple à démêler, mais il peut être fait en vous-même. Une fois que vous pouvez le faire en vous-même, vous pouvez aider les autres, et cela est le fondement essentiel de cet enseignement.

Je souligne cela parce que sans une solide compréhension de ces facteurs – Karma et souffrance – il est très facile de se confondre, de se laisser distraire, et d’être soutirée dans des directions différentes dans votre vie spirituelle. Voilà pourquoi, dans les religions traditionnelles ces facteurs sont le fondement même que chaque étudiant doit travailler pendant une longue période avant leur introduction aux concepts plus élevés, les pratiques plus élevés. En tout état de l’enseignement de niveau fondamental, l’accent est mis sur le Karma, qui est cause et effet, qui en pratique signifie éthique.

Le fondement de toute religion est l’éthique: savoir comment se comporter. Nous devons apprendre quelles actions apportent de bons résultats et quelles actions donnent des résultats néfastes. Nous ne savons pas, parce que nous sommes encore en train de créer la souffrance pour nous-mêmes et pour les autres. Pour avancer spirituellement, vous devez très bien connaître les conséquences de l’action, parce que tant que vous persistez dans des actions qui produisent des dommages, vous ne pouvez pas réussir dans toute pratique ultérieure; c’est impossible.

Quelqu’un qui n’a pas cette formation de base continuera de générer trop d’énergie négative pour eux-mêmes et pour les autres. Ainsi, les efforts des pratiques plus élevés ne porteront aucuns fruits bénéfiques. De plus, vous devez comprendre que vos actions créent de la souffrance, non seulement pour vous-même, mais pour les autres aussi.

Bodhichitta

Quand quelqu’un comprend vraiment ces deux concepts interconnectés causes et effets de la souffrance, quelque chose change en eux. Compréhension signifie connaissance consciente, pas seulement un concept ou une croyance. Quelqu’un qui est conscient de ces faits devient une personne différente, car ils commencent à devenir très sérieux dans leur vie quotidienne d’instant en instant: la façon dont ils interagissent avec d’autres personnes, comment ils se comportent, comment ils utilisent leur discours, la façon dont ils utilisent leur corps, comment ils utilisent leur mental. Ce type de personne commence à rayonner une nouvelle force, une nouvelle énergie, qui en Orient est appelée Bodhichitta, et qui, en Occident, nous appelons la compassion, l’amour. Mais, ce n’est pas tout simplement l’amour terrestre. Bodhitchitta est une sorte de sagesse-amour qui est bien au-delà tout ce que nous pouvons imaginer en relation avec nos concepts d’amour. Bodhitchitta est un amour conscient, le genre d’amour qu’a un maître, un ange; c’est l’amour qu’un ange exprime.

Bodhichitta est amour conscient qui se montre dans l’action de la personne. La personne qui a la Bodhichitta fait toujours de leur mieux pour ne pas causer du tort aux autres. La Bodhitchitta est un changement du mental. Quelqu’un qui a la Bodhichitta a un mental qui est différent du reste d’entre nous. Bodhichitta en Sanskrit est बोधिचित्त et peut être traduit par «Mental Sagesse.»

Une fois qu’une personne montre des signes que la Bodhichitta est vraiment en train d’émerger dans leur flux mental et dans leurs actions, ils peuvent recevoir des enseignements supérieurs qui montrent comment prendre les plus profondes énergies fondamentales en nous et de les utiliser pour le bénéfice des autres. Ce sont des techniques très puissantes et dangereuses, et c’est la raison pour laquelle, traditionnellement, ces techniques ne sont enseignées que lorsque quelqu’un a déjà établi ces facteurs consciemment en eux-mêmes. Encore une fois, consciemment signifie qu’ils comprennent non seulement intellectuellement, mais dans leur corps, dans leur cœur, dans leur mental, dans leurs actions. Ils savent quand ils font quelque chose qu’il y aura un effet. Ils le savent. Pour une telle personne, ce n’est pas seulement un concept; ce n’est pas quelque chose que l’on oublie, comme «Oh oui, je me souviens avoir cause et effet.» Une telle personne qui sait cela; c’est dans leurs atomes. De plus, ils savent que chaque action néfaste qu’ils effectuent cause de la souffrance si cette action, si c’est une action égoïste, si elle est modifiée par le désir, elle causera des souffrances, même si cette souffrance n’est pas visible immédiatement après l’action. Ils vivent également avec une urgence pour servir les autres, pour les aider à réduire leur souffrance. Ceci est Bodhichitta. Une telle personne est en mesure de prendre des enseignements supérieurs et utiliser l’énergie d’une manière nouvelle, parce qu’ils sont formés mentalement à utiliser l’énergie d’une manière qui ne causera pas des dommages. Voilà pourquoi depuis des siècles les enseignements les plus élevés de toute religion ont toujours été protégés, ont toujours été gardé secret.

L’humanité ne sait pas ce qui est au cœur ésotérique de toute religion. Tout le monde pense qu’ils savent; vous pouvez acheter un millier de livres sur «les enseignements secrets ésotériques», mais ils sont la plupart du temps des mensonges. L’humanité ne connaît pas les enseignements secrets, parce que qu’ils n’ont jamais été enseigné à l’humanité. Les véritables enseignements secrets n’ont jamais été donnés dans le monde physique. Ce que nous appelons «enseignements secrets» sont des mensonges ou tout simplement le jardin d’enfants pour les vrais enseignements. Même les enseignements de Samaël Aun Weor, qui sont une partie des enseignements secrets qui ont été rendues publiques pour notre bénéfice – sont tout simplement l’antichambre aux vrais enseignements secrets.

Ce n’est pas quelque chose que nous devrions blâmer à l’humanité, ou condamner les gens, ou regarder vers le bas sur les gens. Nous ne devrions pas être en colère contre ceux qui ont protégé la connaissance. L’humanité n’a pas été préparée. L’humanité n’a pas mûri. Pendant des siècles et des siècles, l’humanité a été maintenue dans l’antichambre, dans le foyer du temple, et n’a pas été apporté aux mystères, parce que l’humanité est immature. La preuve est partout. Cette humanité aime la guerre. Voilà pourquoi nous avons eu un état continuel de guerre pendant des décennies sur cette planète. Voyez si vous pouvez trouver une année sans guerre; vous ne pouvez pas! Voilà pourquoi cette humanité a été préservée du cœur des mystères. Voilà pourquoi, lorsque vous entendez les gens qui disent ceci et cela sur «les enseignements secrets» et prétendant être «ceci et cela», vous devez simplement les ignorer. Mettez vos pieds sur le sol et soyez pratique: regardez les faits. Regardez la réalité. Nous sommes gouvernés par le désir. Nous ne sommes pas mûrs.

Oui, les enseignements secrets ont commencé à être dévoilé, mais pas en totalité. Seuls quelques clés ont été données. On nous a donné des clés qui permettent à l’étudiant d’ouvrir la porte aux vrais enseignements, mais les enseignements complets ne sont pas dans le monde physique n’importe où, dans une école, sous un nom quelconque. Les véritables enseignements ne sont pas dans le monde physique, pas dans le Mouvement Gnostique, pas dans les Mouvements Tibétains, pas parmi les Chrétiens, ni un autre groupe Bouddhiste, ni un groupe n’importe où. Les vrais enseignements sont dans les mondes internes. Pour accéder à ces enseignements, vous devez éveiller votre Conscience et aller à ces endroits. Puis, ayant prouvé ce niveau de maturité, ils vous y enseigner, parce que vous avez démontré que vous êtes sérieux et que vous pouvez contrôler votre mental, et que vous pouvez contrôler votre énergie; c’est le facteur clé.

Où Commencer

Donc, pour gagner cela, nous travaillons ici dans le monde physique pour établir ces fondations:

  • Compréhension de la cause et effet
  • Compréhension de la souffrance
  • Apprendre à développer la Bodhitchitta, la compassion consciente, l’amour conscient, ce qui équivaut à se sacrifier pour les autres.

Bodhitchitta est un mental entièrement nouvel. La Bodhitchitta est le Mental Christ. C’est le genre de mental qui est seulement concerné par le bien-être des autres Êtres. C’est le mental qui peut utiliser les enseignements supérieurs. Si nous n’avons pas la Bodhichitta, les enseignements supérieurs sont complètement inutiles pour nous. En fait, ils peuvent être dangereux. Voilà pourquoi ils sont retenus loin de nous. Vous comprendrez probablement un peu plus à ce sujet au fur et à mesure que nous passons cette conférence.

Comme je l’ai mentionné, notre objectif ou intérêt est d’avoir une expérience spirituellement, de voir la vérité, de savoir quelque chose sur ce qui se passe sur les autres niveaux de l’existence, non seulement ce monde physique, mais de savoir: d’où sommes-nous vraiment venus? Qu’est-ce que Dieu? Qu’est-ce que les rêves signifient vraiment? Ces types de questions ne peuvent être résolus par nos sens physiques, ou par le biais d’un livre; ils ne peuvent pas être répondus par n’importe quel type de croyance. Ils ne peuvent seulement être résolues par l’expérience personnelle: grâce à la Conscience, éveillée et utilisée.

Pour ce faire, nous devons commencer par utiliser notre corps physique. Ceci est notre véhicule, notre vaisseau. Le corps physique est symbolisé sur l’Arbre de Vie de la Kabbale en tant que la sephirah Malkuth, qui est la sphère la plus basse. Malkuth se rapporte au monde physique et au corps physique. Malkhut est la troisième dimension. Alors, prenez un moment et prenez Conscience de votre corps physique.

Ce navire, ce véhicule que nous prenons tous pour acquis, est le véhicule que vous avez besoin afin d’avoir une expérience spirituelle.

Je sais que nous aimons penser que l’expérience spirituelle n’a rien à voir avec le corps, mais cela est faux. Nous avons besoin de ce corps. Nous en avons besoin pour être en bonne santé et fort. Nous avons besoin d’être très détendu et en équilibre, parce que ce corps est le navire qui reçoit et transforme toutes les forces nécessaires à la Conscience pour faire son travail.

Le Joyau dans les Eaux

Nous avons besoin de ce corps, mais nous avons besoin de savoir comment l’utiliser. Le but ultime de la Gnose – le cœur de toute religion – est de réaliser pleinement les capacités de notre Conscience, de nous développer pleinement en tant qu’être humain, de devenir un véritable être humain. Cette possibilité ultime, nous l’avons vu exprimé dans tous les plus grands maîtres de toute les religions – Jésus, Bouddha, Krishna – ces grands maîtres ont affiché un amour et une intelligence inimaginable. Ce potentiel ultime est symbolisé dans cette image, dans les mains de Lhu.

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L’Être qui est représenté ici émergeant des eaux est appelé en Tibétain Lhu གླུ. En Sanskrit, le mot est Naga नाग. Naga signifie serpent. Lhu ou Naga est un type d’être qui n’est pas humain, et qui n’apparaît pas en général dans le monde physique, bien qu’ils puissent. Ce sont des esprits élémentaux, intelligences primordiales de la nature qui protègent une grande quantité de connaissances et d’énergie. Tout chaman travaille avec lhu, les forces de la nature.

Chaque corps de l’eau a un lhu. Une rivière a lhu, un lac, un arbre, un rocher, une montagne. Ce sont toutes les forces élémentales de la nature, mais maintenant rappelez-vous de votre corps. Vous êtes assis dans un corps qui est composé de tous les éléments de la nature. Chaque jour, vous prenez en plus des éléments de la nature. Vous prenez dans les énergies et les composants de lhu, et ils deviennent votre corps. Mais, nous le faisons inconsciemment, sans aucune Conscience du tout de ce que sont ces éléments, ce que nous faisons avec eux, et ce qu’ils deviennent.

Nous avons tendance à manger des ordures. Nous avons tendance à boire des ordures. Nous avons tendance à respirer dans des ordures. Mais, nous sommes ce que nous mangeons! Voilà pourquoi nos corps sont malades. Voilà pourquoi nos mentales sont malades. Nous mangeons des ordures, pas seulement par notre bouche, mais à travers nos yeux. Vous voyez, nous ne prenons pas seulement de la nourriture pour transformer l’énergie, et pas seulement l’air, mais les impressions à travers nos yeux, à travers nos oreilles. Les Impressions sont de la nourriture. N’avez-vous pas remarqué que vous avez faim des images? Que vous avez faim de votre émission de télévision favorite, livre, magazine, ou musique? Vous avez faim d’eux parce que vous avez besoin d’impressions. Ces impressions sont de la nourriture. Ce sont des impressions à transformer en énergie, mais malheureusement, les impressions que nous prenons sont généralement des ordures.

Ce lhu représente une intelligence primordiale de la nature, qui a une importance en relation avec la nature autour de nous et aussi en nous. Il tient dans sa main un Norbu. Norbu (ནོརྦུ;) est un mot Tibétain qui signifie Joyau. Ce joyau dans sa main est enflammé. C’est un norbu très particulier. Il représente le potentiel ultime d’un être humain. Il représente ce que nous pouvons devenir. L’équivalent Sanskrit est Vajrasattva, ce qui signifie «Âme diamant», une âme parfaite. Un diamant est ce que nous considérons la pierre précieuse parfaite; pourquoi est-il parfait? Parce qu’il reflète la lumière. Voilà ce que l’âme parfaite fait: elle reçoit toute la lumière de l’univers et la reflète pour créer la beauté, pas pour créer de la guerre, de la violence, de la luxure, de l’orgueil, mais pour créer de la beauté, la beauté du divin. C’est une Vajrasattva, une âme parfaite; c’est notre potentiel ultime.

Ce lhu montre cela dans les mains de la nature est le secret, mais notez que le lhu s’élève hors de l’eau. Ceci est l’aspect caché de cet enseignement. C’est dans l’eau que le potentiel secret est caché, non pas physique, mais l’eau spirituelle, l’eau éthérique, l’eau psychologique. L’eau ici est un symbole. L’eau est un symbole dans chaque religion, un symbole très important.

Si vous vous souvenez, au début du livre de la Genèse, l’une des premières choses qui se passe est que les eaux sont divisées. Ces eaux sont appelées Mayim (מים) en Hébreu, qui est écrit avec deux Mem: le Mem ouvert מ au début, puis un Iod י, et un Mem fermé ם à la fin. Alors Mayim montre deux eaux, un Mem d’en-haut qui est des eaux dans le ciel, puis un Iod au milieu, et un Mem d’en-bas, qui sont les eaux d’en-bas. Cela a une importance énorme à plusieurs niveaux, mais le niveau le plus important pour notre discussion d’aujourd’hui est de savoir comment cela vaut pour nous. Ces eaux sont à l’intérieur de nous dans des niveaux, mais nous avons besoin de savoir comment et ce que cela signifie.

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Cette image montre un yogi dans la Méditation. Au niveau de sa tête, nous voyons les eaux coulant du ciel. Ce sont les eaux d’en-haut, des mondes supérieurs au niveau de sa tête.

Ces eaux sont שמים Shamayim. Le mot Hébreu Shamayim signifie «les eaux ardentes», mais c’est généralement traduit par Ciel. Shamayim est Mayim et la lettre ש Shin. La lettre Shin signifie feu, le feu est dans les eaux.

Ce yogi travaille dans la Méditation, qui est une pratique pour travailler avec le mental, et cette image montre que le mental est intimement lié aux eaux. En d’autres termes, quand nous écrivons le mot Mayim verticalement et que nous le plaçons sur notre corps, le premier Mem est dans notre tête, et saviez-vous que votre cerveau flotte dans l’eau? Ce sont les eaux de notre propre paradis personnel, les eaux d’en-haut, mais ces eaux dans notre moelle épinière et dans le cerveau ne se contentent pas de siéger en un seul endroit, les eaux que le cerveau dépose dans les fluides de la colonne vertébrale et les fluides vont tout le chemin vers le bas de la colonne vertébrale; ces eaux passent par notre système nerveux. Ces eaux sont très importantes.

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Ce méditant travaille avec les principaux aspects ou étapes de la pratique de la Méditation mais surtout la Méditation comme enseigné dans les écoles de niveau supérieur. Clarifions ceci: cette conférence suppose que vous avez déjà compris les aspects de niveau fondamental. Autrement dit, lorsque vous écoutez ce que je vous explique dans cette conférence, cela ne se rapportent pas à des enseignements de niveau fondamental, ce que nous pourrions appeler des pratiques de Shravakayana, Hinayana ou Theravada Vipassana. Dans cette conférence, nous ne discutons pas de simples pratiques de concentration. Quand je parle de Méditation dans cette conférence je parle de la Méditation au niveau de Tantra, le troisième niveau de l’enseignement. Cela signifie que la personne qui travaille avec la Méditation à ce niveau travaille avec ces quatre aspects essentiels.

  • Relaxation
  • Prière
  • Concentration
  • Visualisation

Le plus important, commencé par la relaxation. Le véritable étudiant de la Méditation commence par se détendre, pas seulement physiquement, mais mentalement et émotionnellement. Sans relaxation, toute pratique de Méditation est inutile.

Deuxièmement, ils apprennent à utiliser la prière, qui ouvre le cœur. Sans la prière, sans cœur ouvert, la pratique de la Méditation sera un échec.

Troisièmement, ils travaillent avec la concentration, se concentrer sur une seule chose. Sans concentration, avec le mental distrait, la Méditation échouera.

La quatrième composante est la visualisation, dans laquelle la personne utilise les pouvoirs de l’imagination pour voir.

Lorsque ces quatre éléments sont actifs, la Méditation est possible.

C’est ce que nous avons étudié lors de notre récente retraite. Nous commençons toujours par se détendre et vraiment, nous devrions nous détendre continuellement tout le temps, d’être continuellement en préparation de la Méditation. Nous ne devrions jamais être tendues. La tension est du désir frustré. Si jamais vous trouvez la tension en vous-même, c’est parce que vous êtes frustré. Cette frustration est un désir frustré; cela pourrait être de la colère, de la peur, de la luxure, de l’orgueil, etc. Si vous êtes tendu, vous ne pouvez pas méditer.

Nous commençons toujours par la relaxation. Le yogi dans cette image est très détendu. Je sais que cette posture ne serait probablement pas très relaxante pour chacun de nous, mais il est habitué-bien sûr, il a été peint sur le mur pendant une longue période, de sorte qu’il a eu beaucoup de temps pour s’y habituer.

Le symbole dans son cœur représente sa prière. Ce symbole est la lettre Tibétaine A ཨ. Au cours des dernières conférences sur les Runes, vous avez entendu au sujet du mantra A. Cela est extrêmement important; rappelez-vous que c’est le premier son qu’un bébé fait quand il sort de l’utérus, Aaaaaaa. C’est cette première apparition de l’haleine.

Dans cette image, Aaah ཨ est dans le cœur, et en-dessous se trouve un lotus qui est la fleur du cœur. Cette image montre que notre prière doit être sincère, et pas seulement une prière dans le mental, comme «Oh, mon Dieu, donnez-moi s’il vous plaît cette voiture,» ou «Oh, mon Dieu, je suis désolé j’ai fait du mal aujourd’hui, je vais faire mieux, s’il vous plaît pardonnez-moi.» La prière réelle n’est pas intellectuelle, c’est émotionnelle. La prière devrait émerger dans le cœur. La prière quand elle est efficace et sincère ouvre le cœur.

Ceci est si important, alors permettez-moi de le répéter: détendez le corps, le mental et le cœur de sorte que lorsque nous prions le cœur s’ouvre. Nous pourrions être détendus physiquement, mais nous pouvons être très tendus émotionnellement, quand notre cœur est rempli de ressentiment, d’inquiétude ou d’anxiété, quand nous sommes stressés au sujet du travail, de notre épouse ou nos enfants. Quand nous sommes émotionnellement tendus, la prière ne peut pas arriver, la Méditation ne peut pas se produire. Nous avons besoin d’être détendu, et nous avons besoin que notre cœur s’ouvre, d’être sincère, pour parler à Dieu. L’ouverture de notre cœur est une condition préalable à la Méditation.

La prochaine étape est la concentration, où nous concentrons notre attention. Cet effort pour concentrer notre attention est lié à la glande pinéale, qui est au centre du cerveau, dans ces eaux supérieures.

Remarquez quelque chose qui se passe ici qui est très importante: si vous mettez le mot Mayim sur le corps de ce yogi, nous voyons les eaux supérieures liées à sa tête, le Iod lié à son cœur, et le Mem inférieur est lié à la base de la colonne vertébrale, qui est l’eau sexuelle, les eaux de la sexualité, les eaux créatrices à partir de laquelle toute vie émerge. En d’autres termes, par la relaxation, la prière et la concentration, nous ouvrons une connexion entre les eaux inférieures et les eaux supérieures en nous.

Pourquoi est-ce important? Parce que nous voulons connaître Dieu. Nous voulons expérimenter la vérité. Nous voulons expérimenter la réalité. Cette réalité est le feu, représenté par la lettre Hébraïque Shin qui descend d’en haut, qui fait Shamayim. Ce feu descend en nous pour remplir les eaux en nous. Ce feu de Shin est source d’inspiration.

Le Maître Samaël Aun Weor a enseigné que la Méditation en trois phases:

  • Imagination
  • Inspiration
  • Intuition

Les étapes que j’ai expliqué jusqu’à présent vous préparent à la première étape: l’imagination. Vous vous détendez, priez, concentrez, imaginez. Lorsque votre imagination commence à vous montrer des images – parce que vous êtes détendu, en prière, et en visualisation et en concentration – alors l’imagination s’ouvre et l’inspiration vient; c’est le feu, Shin.

Si vous ne savez pas ce que je parle, si vous n’avez jamais eu cette expérience, voilà pourquoi je donne cette conférence: pour vous aider à découvrir pourquoi vous ne l’avez pas. Ce que je décris dans cette conférence sont des principes fondamentaux que chacun peut utiliser et qui sont en harmonie avec toute religion, toute pratique. Mais pour que vous ayez l’expérience de la réalité, vous avez besoin du véhicule, vous avez besoin des causes et des conditions qui permettront que l’expérience se produise. Tout d’abord, vous avez besoin d’un corps physique, qui, heureusement, nous avons tous; il peut ne pas être le corps que nous voulons, mais nous en avons un. Si nous prenons soin de lui, nous pouvons avoir ces expériences. Mais, autre chose a besoin d’être là, non seulement le corps lui-même, qui est insuffisant comme nous savons tous probablement: il y a des milliards de personnes sur cette planète, et ils n’ont pas expérimenté la réalité. Pourquoi? Simple: ils n’ont pas le fuel que le feu peut brûler pour les illuminer. La Bible dit:

    Car notre Dieu [est] un feu dévorant. – Hébreux 12:29

Le feu a besoin d’un carburant pour brûler, pour qu’il puisse émettre la lumière.

Est-ce que nous fournissons ce carburant? Y a- il quelque chose en nous que Dieu peut utiliser comme combustible afin d’éclairer notre mental et d’éveiller les feux de notre cœur? Ce carburant est les eaux sexuelles. Voilà pourquoi les religions à travers tous les temps ont souligné la chasteté.

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Cette image montre un yogi qui était un étudiant du Guru Rinpoché, Padmasambhava. Le nom de ce yogi est Jnanakumara, ce qui signifie «roi de la Gnose.» Jnanakumara est représenté dans une pose qui reflète sa mythologie; il est représenté se cachant dans une grotte pendant de nombreuses années se soutenant avec une seule chose, qui est de l’eau qu’il a pris de la roche. Il recueille l’eau avec la partie supérieure d’un crâne humain. Ce n’est pas littéral, c’est symbolique, mais qu’est-ce que cela signifie? Cela signifie que Jnanakumara, ce Maître de la Gnose, transmutait ses eaux sexuelles vers le haut dans sa tête; il prenait les eaux de la roche. Quelle est la roche? C’est la pierre de fondation, Yesod sur l’Arbre de Vie; c’est «le fondement du temple, la pierre que les bâtisseurs ont rejetée, la pierre que les constructeurs ont rejetté.»

La pierre de fondation est la pierre du puits sur lequel Jésus était assis au moment où il a enseigné la femme samaritaine,

    Il vient une femme de Samarie pour puiser l’eau: Jésus lui dit: «Donne-moi à boire.» – Jean 4: 7

L’eau est prélevée à partir de la pierre. Jésus a dit,

    «… Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif; mais l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.»

    La femme lui dit: «Seigneur, donne-moi cette eau, pour que je n’aurai plus soif et ne vienne plus en puiser ici.»

    Jésus lui dit: «Va, appelle ton mari, et viens ici.» – Jean 4: 14-16

Signification, le secret est sexuel. Jnanakumara nous montre tout cela.

    Chaque flamme a besoin de combustible pour brûler. La flamme sacrée de notre chandelier [colonne vertébrale] a aussi besoin de son carburant. Ce carburant est notre huile d’or. C’est notre Semen Christonique. L’être humain qui perd son huile sacrée ne peut pas allumer son chandelier. – Samaël Aun Weor

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Cette image suivante montre les eaux du sexe transformées et soulevées à travers les trois canaux par le milieu du corps: la colonne centrale de la colonne vertébrale et les deux colonnes, deux formes d’énergie de chaque côté. L’énergie transformée circule vers le haut dans le cerveau. Encore une fois, nous voyons la lettre A ཨ dans son cœur, mais qu’est-ce qui est qu’autour de sa tête? C’est une fenêtre, la fenêtre de la glande pinéale. Lorsque nous transmutons les eaux et les amenons dans la tête, les eaux sexuelle auquel toute la vie est créée, le pouvoir dans cette eau réanime, rajeunit, régénère la glande pinéale; toute cette énergie, toute cette force va dans la glande pinéale, qui est la source de clairvoyance, qui est l’endroit où l’on imagine, qui est notre fenêtre sur le Divin.

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Cette image montre un yogi en Méditation avec les trois canaux sur la colonne vertébrale, et au-dessus de sa tête se trouve un feu; ce feu est le même que la lettre Hébraïque ש Shin. A côté de sa bouche se trouve la lettre Tibétaine Ha ཧ. Au-dessus de sa tête se trouve une flamme, et au-dessus de cette flamme, la lettre A ཨ, et à partir de cette lettre A ཨ, nous voyons un rayonnement plein de splendeur et ensuite une image du ciel ou nirvana.

Cette image est liée à une tradition appelée Tummo, qui est un type particulier de la technique qui est enseignée dans une variété d’écoles du Bouddhisme. Dans la tradition Gnostique nous l’appelons Pranayama. Il y a de nombreuses variétés d’exercices de Pranayama. Le mot Sanskrit Pranayama signifie «exploiter les vents.» Il ne se réfère pas au vent physique, mais le vent éthérique – en d’autres termes, ce que nous appelons les éthers. Exploiter les vents c’est exploiter les énergies. Ces énergies sont montrées ici dans ce chemin qui mène à ce temple dans les mondes internes. Le yogi est utilise des mantras; ces lettres sont A et Ha mais vous voyez, ils ne peignent pas tout le mantra. Quelqu’un peut-il voir ce qu’est tout le mantra? Oui, Ham-Sah. Connaissez-vous le son que le feu fait? Sssssssssaaaaahhhhh.

L’image montre la voyelle Ha ཧ par sa bouche. Lors de la pratique du Pranayama Ham-Sah, Ham est le mantra que nous prononçons mentalement quand nous inspirons; nous inspirons dans l’air pour prendre les courants vitaux, les courants éthériques dans le corps. Nous imaginons que l’énergie s’élève dans la colonne vertébrale pendant que nous prononçons mentalement le mantra Haaaammmmm, et toute cette énergie monte, le long de la colonne vertébrale dans le cerveau, qui est la partie inférieure de cette image: Haaammmm. Le Haaaammmm est le Ha par sa bouche qui porte le M (Mem), les eaux, à partir du bas vers le haut, les eaux inférieures aux eaux supérieures, les eaux du sexe aux eaux du cerveau: Haaaammmm. Puis le feu qui est dans l’eau irradie le cerveau, rajeunit, il donne la vie et de l’énergie, puis le Yogi dit Ssssssssssaaaaaaahhhh avec l’exhalation. Au total, cela provoque le feu dans les eaux et le fait monter au cerveau, illumine la glande pinéale et ouvre la clairvoyance, pour nous donner le pouvoir de voir au-delà des sens physiques. C’est très joliment illustré dans cette peinture.

C’est la technique de Ham-Sah. C’est simple, efficace, et cela fonctionne. Cette technique illustrée dans le temple secret est la même technique avec quelques variantes enseignées à tous les membres initiés de tous les groupes religieux du monde entier. C’est l’essence de la même technique enseignée dans les mondes internes pour préparer les élèves à éveiller leur Conscience et aller au temple pour obtenir les enseignements supérieurs.

Le Développement du Corps

Tout ce que vous avez besoin sont ici dans ce corps dans lequel vous êtes assis; c’est un véhicule incroyable. Prenez soin de lui. Cessez de le détruire. Arrêtez de mettre des ordures en lui. Détendez-vous. La tension détruit le corps. La tension et le stress détruisent votre mental, votre corps, et vous vieillissent très rapidement.

Si vous êtes stressé et tendu tout le temps, cela ne signifie pas que vous devez changer votre travail, passer à une autre place, vendre votre maison et toute cette action extérieure dramatique; vous devez changer de votre stress, et vous devez changer votre attitude.

Le changement de vie le plus radical que vous devez faire est dans votre attitude. Transformer pourquoi vous êtes tellement stressé: quel désir, peur, anxiété, orgueil, luxure est à l’origine du stress; c’est sur quoi vous devez travailler. Modifiez la façon dont vous vous reliez aux choses extérieures. Ce changement est à l’intérieur.

Exploiter les forces qui sont dans votre corps – d’abord et avant tout, l’énergie sexuelle, qui est la force la plus puissante à laquelle nous avons accès : un seul spermatozoïde ou ovule peut créer une vie. Cela fait beaucoup de pouvoir. En outre, cet unique spermatozoïde ou ovocyte contient absolument tout ce que vous êtes, synthétisé dans cette petite chose; il y a beaucoup d’énergie là-dedans. Voyons cela.

Vos parents – même si vous ne souhaitez pas y penser, eu des relations sexuelles au moins une fois. Je sais que c’est troublant [rires], mais il vous eut, et que cet acte avait beaucoup de puissance. En cet instant où la conception a eu lieu, deux minuscules organismes se sont unis et sont devenu un, et a commencé le processus de décodage de votre Karma et d’élaboration d’un corps comme un reflet de votre Karma, de toutes les causes que vous aviez déjà mis en mouvement dans votre existence précédente. Pendant neuf mois, ce corps a été préparé dans l’obscurité, puis il a été propulsé dans le monde physique pour commencer la souffrance, pour commencer à rembourser ses dettes.

Voyons comment ce processus se produit; à partir du moment de la naissance à sept ans, vous avez appris à utiliser ce corps, comment déplacer l’ensemble de ses pièces, comment marcher, courir, faire du vélo, grimper à un arbre, utilisez votre langue, parler – vous apprenez à développer vos habiletés motrices. De plus, vous étiez beau; chaque enfant est beau, parfait, vraiment! Chaque enfant irradie tant de beauté.

Puis, autour de sept ans, nous changeons. Notre Karma devient plus intense, car il commence à s’intégrer dans notre psyché; nous commençons à devenir grincheux, irritable, orgeuilleux, vengeur, peureux. Nous commençons à développer notre intellect. Nous commençons à essayer de comprendre ce que signifie le monde, ce qu’est la vie, ce qu’est cet endroit dans lequel nous sommes. Nous avons beaucoup de questions, et cela se passe pendant quelques années, jusqu’à treize ou quatorze ans, le plus souvent.

Ensuite, nous commençons à sentir quelque chose de différent; nous commençons à nous développer émotionnellement. Les amis deviennent plus importants, et le sexe opposé – qui d’habitude est vraiment dégoûtant – maintenant tout d’un coup pas si dégoûtant. Nous commençons à changer et devenir une personne émotionnellement engagé, social. Cela va jusqu’à environ l’âge de vingt et un, quand nous devenons effectivement un adulte.

Rappelons-nous quelque chose de très important qui se passe dans ces trois phases. Il y a un changement très important qui se produit dans le passé, c’était autour de l’âge de treize ou quatorze ans, où notre beauté enfantine commence à partir. Ce bel enfant commence à devenir l’adolescent insupportable, qui pourrait être attrayant physiquement, mais émotionnellement et mentalement commence à montrer beaucoup de conflits, beaucoup de problèmes, beaucoup de douleur, beaucoup de luttes et de difficulté. Pourquoi?

Lorsque nous grandissons, dans les premières années, toute l’énergie dans notre corps se concentre sur la croissance de l’organisme. La croissance la plus profonde qui se passe entre la naissance et autour de treize et quatorze ans; il y a une croissance énorme qui se passe; imaginez-le: à partir d’une seule cellule à l’enfant âgé de quatorze ans. Voilà un changement dramatique. Vers la fin de ce changement, et jusqu’à vingt ans, il y a des petites poussées qui pourraient se produire, mais pour la plupart, nous sommes près de notre taille en termes d’échelle, car autour de douze à quatorze ans le focus de cette énergie qui est en nous change, elle change avec la puberté.

La beauté que nous avons eu en tant qu’un enfant, l’énergie que nous avons eu en tant qu’un enfant, change. Je ne sais pas si vous avez un moyen pour observer les enfants maintenant, mais quand ils sont jeunes, ils ont beaucoup d’énergie et nous, les adultes ne peuvent pas suivre. Pourquoi? Quelle est la différence entre l’enfant et moi; c’est non seulement l’âge, il y a une autre différence: l’enfant ne perd pas d’énergie. Il est très actif, mais il ne perd pas d’énergie. Toute son énergie circule naturellement et normalement, la façon dont il devrait être. En d’autres termes, son mental ne fonctionne pas comme un train de marchandises, son cœur n’est pas en pleine progression avec beaucoup d’anxiété, de stress, d’inquiétude, d’attachement, de peur et de désir. Son mental est vide. Son mental est seulement concerné par la pomme et le camion de remorquage, et comment ils sont intéressants, et c’est tout! Il ne pense pas aux factures, sur ce que nous allons faire aujourd’hui; il ne se soucie de rien. Il est dans l’instant. Il est ici et maintenant, et voilà. Voilà pourquoi il a tellement d’énergie, et il est si heureux, et il est si beau, et nous sommes tellement laid, et dans la douleur.

Quand on arrive à la puberté, l’énergie qui précédemment était en train d’élaborer le corps et nous aider à développer le mental, change et commence à se concentrer sur le développement du cœur, mais à cause de notre karma, à cause de nos désirs, nous commençons à faire beaucoup d’erreurs. L’énergie sexuelle qui nous avait perfectionné et fait grandir devient trop difficile à gérer, et nous ne sommes jamais formés pour y faire face. Si vous êtes une personne âgée, rappelez-vous à quel point cette énergie vous a brûlé quand vous aviez quinze, seize ans, et combien cette énergie prenait tout simplement votre main et vous secouait comme une poupée de chiffon, de sorte que vous n’avez pas le contrôle de votre mental ou corps. Les jeunes hommes ont des érections sans le vouloir, ils ne peuvent pas contrôler leurs yeux ou leurs pensées. Les jeunes femmes ont la flambée des émotions, les prenant sur les hauteurs et dans les enfers. C’est l’énergie sexuelle en mouvement psychologiquement en nous, mais malheureusement, on n’a jamais appris comment l’utiliser. Malheureusement, nous avons fait le tour de nos amis et appris à se masturber, comment avoir des relations sexuelles avec l’autre; nous avons appris à regarder la pornographie, et consommer beaucoup de romans et de films d’amour, à transformer cette énergie par l’intermédiaire de nos désirs. Voilà comment nous sommes entrés dans un grand nombre de conflits et tourné cette énergie de quelque chose de créatrice en quelque chose de destructeur. Voilà pourquoi nous sommes dans l’état où nous sommes maintenant.

Si nous apprenons à contenir cette énergie par la volonté, par la prière, elle peut être transformé d’une manière positive. Voilà pourquoi, dans chaque religion la condition préalable pour entrer dans les mystères supérieurs était de contenir l’énergie sexuelle. Chaque religion a enseigné cela – pas aux chefs des familles, pas à l’homme et la femme dans leur maison avec leurs enfants, ils n’en ont pas eu besoin, ils n’ont pas été intéressés par cela. Je parle des gens qui étaient fatigués de la souffrance et voulaient entrer en religion réelle et voulaient connaître la vérité. Des gens comme cela qui ont renoncé à la vie matérialiste, dès qu’ils sont entrés dans les portes de l’église ou du temple, étaient toujours étant donné que la première instruction: arrêtez de forniquer, plus d’abus sexuel pour vous, retenez cette énergie et apprenez à la transformer. Ils apprendront des techniques telles que le Pranayama, mantra, et la prière, différents outils pour commencer à exploiter cette énergie.

Énergie Sexuelle

L’énergie des eaux sexuelles se connecte directement aux eaux du cerveau. Certaines personnes de nos jours – pour être précis, les médecins – disent que la masturbation donne la bonne santé; ils disent que l’orgasme donne la bonne santé, et ils prétendent avoir des soi-disant preuves, mais le simple fait est qu’il n’ont pas fait une seule étude des personnes qui transmute l’énergie sexuelle, ils ont donc pas de groupe témoin. Ils n’ont pas du tout appliqué la méthode scientifique! Donc, sur cette question, les docteurs ne peuvent pas être écoutés; les médecins ne sont pas initiés à cette connaissance, ni ils ne l’ont pratiquée ou étudiée. Ils ne savent rien au sujet de la Chasteté scientifique et de la transmutation. Les docteurs forniquent. Les docteurs ont l’orgasme. Ils ne savent pas au sujet des mystères sexuels. S’ils devaient étudier leurs propres Prêtres, leur propre Lamas, leur propre Rabbins – ceux qui connaîssent la tradition ésotérique – ils trouveraient la vérité au sujet de la transmutation, qu’elle est dans toutes les traditions religieuses, mais cachée. Les vrais Prêtres, Rabbins, Lamas et Imams savent tous – ou devraient savoir, qu’ils doivent conserver l’énergie sexuelle et la transformer pour leur pratique spirituelle. Malheureusement, de nos jours un grand nombre d’entre eux ne savent pas et en plus ils ne se soucient pas, mais néanmoins, c’est l’enseignement ancien. Si les docteurs avaient étudier cela, ils trouvent que toute la puissance est dans l’énergie sexuelle. Elle rajeunit le système nerveux et rajeunit la glande pinéale et éveille toutes sortes de fonctions à l’intérieur du corps que la personne commune n’a aucune idée, en particulier les chakras ou centres d’énergie qui sont en dormance dans la personne commune.

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Cette image provient d’un Tantra médical Tibétain. Il est basé sur des connaissances qui sont des milliers d’années. Cette image montre le lien intime entre l’énergie sexuelle et le mental.

Pour être le point blanc, si vous étudiez le mental, vous devez étudier le sexe, et si vous étudiez le sexe, il faut étudier le mental; ils sont inséparables.

Si vous étudiez le Bouddhisme Mahayana, alors vous savez au sujet du terme Bodhichitta. Mais si vous n’avez pas été encore introduit dans Tantra, alors vous ne réalisez pas le sens réel de la Bodhitchitta.

Dans les enseignements de niveau Mahayana, le mot Sanskrit Bodhichitta se réfère à la compassion (d’amour conscient) et de la compréhension de l’Absolu. Mais dans le Tantra, Bodhichitta signifie l’énergie sexuelle. Ceci est un enseignement très profond que très peu de gens reçoivent. Ce qu’il révèle est que le plein développement de la Bodhitchitta dépend de l’énergie sexuelle. Si vous ne travaillez pas dans la retention et la transformer de l’énergie sexuelle, vous ne pouvez jamais développer pleinement la Bodhichitta, jamais.

    Avec la fierté d’un porte-vajra (qui est, avec un sens de la divinité et le respect, pas la luxure animal), le vajra avec le lotus entre dans le lotus (mâle et femelle unis).
    Avec le lingam (organe mâle) placé dans le bhaga (organe femelle), le yogi effectue phat hum (les mantras secrets); la Bodhitchitta (énergie sexuelle) n’est pas émise. – Vimalaprabhā, Inoxydable Lumière, Le Grand Commentaire, par Pundarika

Maintenant, ce point est très important, car il y a trois classes de tantra. Si vous allez à n’importe quel groupe qui prétend enseigner le Tantra, ils vont tous parler des mêmes sortes de choses; la plupart d’entre eux de nos jours parle simplement de sexe, et la plupart d’entre eux utilisent cela comme leur crochet. Ils disent que, grâce à Tantra vous pourriez avoir plus d’orgasmes, ou à travers le Tantra vous pourriez avoir plus de plaisir, ou à travers le Tantra vous pourriez vous unir à Dieu, etc., etc., etc. Les plus sérieux vous diront que le Tantra n’est pas seulement au sujet du sexe, que le mot Tantra signifie «continuum d’énergie». Beaucoup d’entre eux va parler de Bodhitchitta et de la compassion pour l’éveil des autres, etc. La plupart parlent de trois facteurs essentiels, classés comme naissance, mort et sacrifice. Naissance signifie simplement l’éveil de la Conscience, la création de l’âme, la plupart d’entre eux enseignent cela. La mort signifie l’élimination de l’ego, la destruction du désir, des agrégats, ou obscurcissements à la perception, et beaucoup d’entre eux enseignent cela. Sacrifice signifie servir les autres, aider les autres, et la plupart d’entre eux enseignent cela. Alors comment savez-vous quand une école ou quand un enseignement est bon ou mauvais?

Comment savez-vous quand un enseignement est noir, gris ou blanc? Une école noire produit des démons, des asuras, des gens qui sont attachés au désir et augmente ainsi la souffrance. Les écoles blanches produisent des Bouddhas, des gens qui sont libérés des désirs et ainsi libérés de la souffrance. Les écoles grises sont mélangées, mais finissent généralement en noir. Puisque les trois écoles enseignent des théories et des techniques très similaires, il est difficile de les distinguer en jugeant depuis le monde physique, mais vu depuis les mondes internes, c’est plus facile.

Dans le monde physique, vous pouvez aller à une école de Tantra – ou soi-disant enseignements ésotériques – et ils vont tous vous donner une bonne impression. Ils ont tous de grands maîtres dont ils dépendent. Ils ont tous une lignée très impressionnante. Ils ont tous des écritures très profondes. Ils parlent de la beauté, de l’amour, de la compassion, du service aux autres, et toutes les choses que nous attendons à ce qu’ils enseignent. Certains d’entre eux enseignent au sujet de la Chasteté, et certains d’entre eux ne le font pas; certains d’entre eux enseignent à éliminer l’ego, et certains d’entre eux ne le font pas. Physiquement, c’est presque impossible de savoir quand une école est bonne ou mauvaise. Voilà pourquoi vous devez apprendre à éveiller votre Conscience et aller dans les mondes internes pour investiguer.

Certains d’entre eux parlent de chakras, sur la façon d’utiliser l’énergie, l’énergie sexuelle, pour éveiller les chakras. Les chakras ne sont rien d’inhabituel, et sont utilisés comme quelque chose d’exotique pour attirer les gens, mais écoutez: tous vous utilisez vos chakras en ce moment d’une manière ou une autre. Un chakra est un vortex d’énergie, un lieu où l’énergie se déplace d’un endroit à l’autre. C’est comme une connexion nerveuse, mais pour l’énergie. Donc, quand vous sentez quelque chose d’émotionnel lié à votre cœur, s’il y a pas d’énergie en mouvement là alors le chakra du cœur est actif, mais cela dépend de quel type d’énergie c’est, votre cœur est-il rempli d’une émotion vertueuse ou d’une égoïste? La grande majorité de ce que nous ressentons est corrompu par le désir d’une certaine sorte. Par l’auto-observation, vous apprendrez comment vos chakras sont en mouvement. Ce n’est pas compliqué.

Lorsque vous travaillez avec l’énergie sexuelle, vous éveillez les chakras. Dans l’acte sexuel, beaucoup d’énergie est déplacé autour et nous sentons beaucoup de choses, beaucoup sur lesquelles nous ne pouvons pas mettre un nom, et nous devenons très fasciné par la sexualité en raison des types de sensations et de sentiments que nous éprouvons qui ne sont pas seulement physiques, qui sont très profondes, qui sont liés aux chakras, les choses spirituelles, et le désir!

Si nous apprenons à utiliser l’énergie sexuelle d’une manière positive, nous pouvons éveiller les chakras d’une manière positive, mais si nous apprenons à utiliser l’énergie sexuelle avec le désir, nous allons éveiller les chakras de façon négative; le résultat sera atteint. Rappelez-vous que le premier enseignement du Bouddha; le désir provoque la souffrance, si nous sommes engagés dans une activité sexuelle en combinaison avec le désir, nous produisons la souffrance. Tout le monde peut éprouver cela par eux-mêmes; c’est l’enseignement de base de toutes les religions.

Dans notre corps physique, nous avons toutes ces forces; nous devons apprendre à les utiliser correctement. Ici physiquement nous éprouvons beaucoup de choses; par exemple, vous pouvez tous sentir et être conscient d’une pensée. Vous savez, quand la pensée se passe, mais les pensées ne sont pas physiques; ils utilisent le cerveau, mais la pensée n’est pas dans le cerveau ou une partie du cerveau, c’est juste en train de couler par là. La pensée n’est pas physique. La pensée est liée à la cinquième dimension, le Corps Mental, ce qui dans la Kabbale est appelée Netzach.

Nous sentons aussi l’émotion; nous pourrions sentir une sorte de sensation, parfois, quand une émotion est très forte, mais en général, nous sentons juste une sorte d’émotion, mais nous ne savons pas exactement où se trouve l’émotion ou d’où elle vient. C’est parce que l’émotion est liée à la cinquième dimension; elle n’est pas physique. L’émotion est liée au Corps Astral.

Nous avons beaucoup d’énergie liée au Corps Vital; c’est l’énergie qui donne au corps physique la capacité d’être actif. C’est la racine de l’énergie que les enfants utilisent; c’est la santé et la vitalité de leur Corps Vital. Ce qui est important à saisir à ce sujet est que le Corps Vital est un conduit pour la pensée, l’émotion et la volonté.

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Le Corps Vital est un conduit, un vaisseau; le Corps Vital est la face supérieure du corps physique. C’est le corps de l’énergie. Si vous allez à un acupuncteur, ils travaillent sur votre Corps Vital. Si votre bras tombe endormi, ce fourmillement est la séparation temporaire du Corps Vital. Si vous avez déjà médité et ressenti comme vous êtes assis dans un sens, mais alors vous sentirez également simultanément comme si vous êtes assis d’une manière différente, c’est le Corps Vital; c’est le corps de l’énergie.

Imaginez un cheval. Savez-vous à quoi ressemble un cheval? Personne ici n’a une image d’un cheval? Oui, vous l’avez, vous tous, dans votre Mental. Savez-vous comment voyez-vous cette image? Grâce à votre Corps Vital. Imaginez votre mère. Savez-vous comment voyez-vous cette image? Grâce à votre Corps Vital.

Le Corps Vital

Votre Corps Vital est là où se trouve toute votre énergie, en particulier votre énergie sexuelle, alors maintenant que pensez-vous arriver quand vous abusez cette énergie? Rappelez-vous, je l’ai expliqué au sujet du yogi qui attire les énergies des organes sexuels au mental, en collaboration avec cette énergie qui descend d’en haut. Ceci est rendu possible à travers le Corps Vital, et non pas le corps physique. Le corps physique est tout simplement la chair; ce qui rend le corps physique intéressant est le Corps Vital qui est en lui, qui est son quatrième aspect dimensionnel. Le Corps Vital est l’électricité ou l’énergie du corps physique. Lorsque vous vous sentez enflammé sexuellement, c’est l’activation de l’énergie sexuelle, qui fait partie de votre Corps Vital. Lorsque vous utilisez votre imagination, c’est votre Corps Vital. N’utilisez-vous pas votre corps physique quand vous imaginez, l’êtes-vous? Je ne le pense pas. Votre corps physique n’imagine pas, votre mental le fait, et vous voyez les images ici physiquement parce que le Corps Vital les transmet à partir de la cinquième dimension.

Quand vous pensez, quand vous attentif à une pensée, vous percevez à travers le vaisseau du Corps Vital. Cette pensée se reflète dans le Corps Vital. Lorsque vous détecter une émotion, cette émotion est dans le Corps Astral, mais vous ressentez et sentez cette émotion à travers le vaisseau du Corps Vital. Qu’en est-il de la volonté? Conscience? Nous les connaissons à travers le Corps Vital. Tous ces phénomènes psychologiques sont expérimentés physiquement à cause du Corps Vital.

Le Corps Vital comporte quatre principaux aspects qui peuvent être appelés gaines ou éthers; ce sont quatre conduits qui composent le Corps Vital. Les deux inférieurs sont:

  • l’Éther de Vie
  • l’Éther Chimique

L’éther de vie est cet aspect du Corps Vital qui gère la reproduction; l’énergie sexuelle. Vous savez que la femme dit que son horloge biologique bat légèrement? Son horloge biologique n’est pas le corps physique, c’est l’éther du Corps Vital responsable de l’énergie de la reproduction.

Lorsque vous digérez des aliments, respirez, quand votre estomac est en train de transformer les nutriments en énergie pour nourrir votre mental et votre cœur, c’est l’éther chimique; c’est l’éther dans le Corps Vital qui gère les énergies de transformation.

Qu’en est-il de vos sens? Eh bien, vous entendez tous ma voix, mais comment? Le son passe dans votre oreille physique, mais alors qu’est-ce qui se passe? Est-ce que personne ne sait? Nous avons entendu beaucoup de théories à ce sujet, mais qu’est-ce que nous-savons? Si vous méditez vous pouvez trouver. Le son passe à travers le canal de l’oreille, vibre dans le filament dans l’oreille et se traduit par des impulsions d’énergie qui se jettent dans le cerveau, mais qu’est-ce qui arrive? Le cerveau est juste un vaisseau qui déplace l’énergie d’un endroit à l’autre; le cerveau n’est rien de plus que cela, mais il a de l’énergie et cet énergie est le Corps Vital. Le son se reflète dans le cerveau, dans votre mental. L’Éther Réflecteur du Corps Vital est ce qui reflète les vibrations dans votre psyché. C’est votre mental qui connaît la langue Française, et sait comment traduire ce que je dis en sens, concept, images, et aussi votre cœur, votre Corps Astral, qui traduit cela émotionnellement, si j’arrive à dire quelque chose d’important pour vous. Donc, vous voyez, le Corps Vital a cet aspect de refléter les données des sens, pas seulement les sens physiques, mais aussi des sens internes, ce qui reflète cette information à la psyché, au mental, à l’âme.

Lorsque vous avez imaginé votre mère tout à l’heure, comment avez-vous fait cela? Cela ne se fait pas avec la matière physique seulement. Quand je dis imaginez votre mère, et que cette image apparaît quelque part, nous ne savons pas où, nous disons: «C’est dans mon mental», mais nous ne savons pas où cela se trouve. Le mental est dans la cinquième dimension; c’est dans votre Corps Mental. Cette image est produite par votre volonté, volonté consciente, je l’espère, qui coule à travers l’Éther Lumineux du Corps Vital. Cet éther est la partie du Corps Vital qui projette à travers la volonté et l’imagination; moyen lumineux lumière.

Ceci est très important à étudier pour un méditant. Rappelez-vous les étapes de la Méditation?

  • Se détendre
  • Prier
  • Se Concentrer
  • Visualiser

Lorsque nous nous détendons, nous détendons le Corps Vital, parce que nous détendons le corps physique et la partie supérieure du corps physique est le Corps Vital, alors quand le corps physique est détendu, alors notre corps énergétique peut se détendre, ce qui signifie que le corps énergétique, qui conduit l’énergie, devient très serein, très calme. Quand un corps d’eau est immobile, est-ce qu’il reflète parfaitement les choses? Votre Corps Vital est lié à l’élément eau, le tattva des eaux, et quand il est calme, il reflète parfaitement. La relaxation du corps physique et du Corps Vital crée un silence qui permet aux images d’être reflétés sans confusion.

Par la prière, nous activons le cœur, le corps émotionnel, qui approfondit la capacité des images à être clairement reflété. Le Maître Samael a dit que lorsque nous absorbons les éthers du Corps Vital dans le Corps Astral, nos perceptions clairvoyantes devient radicalement améliorée; c’est ce que nous faisons avec la prière: nous nous détendons, prions et portons les composants vital et astral – l’énergie et l’émotion – ensemble. Ensuite, nous nous concentrons. Voilà comment nous concentrons le mental; Netzah, au moyen de Tiphéreth, qui est la volonté. Vous voyez, toutes ces pièces sont reliées maintenant. Le corps physique détend le Corps Vital, nous prions pour amener dans le corps émotionnel, nous concentrons le mental par le biais de la volonté, tous ces éléments sont en train de devenir un, concentré sur une seule chose; présent ici et maintenant.

L’Activation de l’Énergie

Ensuite, nous pouvons faire quelque chose; c’est lorsque la magie se produit. Lorsque nous avons la présence de Dieu, lorsque nous exploitons toutes nos forces et énergies, quand nous sommes concentrés et notre cœur est ouvert et sincère, quand nous regardons sincèrement dans la visualisation, les yeux de l’esprit s’ouvre, clairvoyance, imagination, le pouvoir de voir, qui est représentée dans les images des yogis en Méditation ci-dessus.

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Guru Rinpoché, Padmasambhava, a apporté le Tantra au Tibet il y a mille ans. Ici, il prend la forme de Vajradara. Cette forme représente l’unité de l’imagination et de la volonté, l’unité de la sagesse et de la méthode qui dans certaines traditions Mahayana est traduit comme action et vision. Ce que cela représente c’est comment des eaux émergent la vie spirituelle. Dans ses mains se trouvent le vajra et la cloche, qui ont une signification profonde.

Si nous voulons une vie spirituelle, nous devons regarder dans nos eaux. Que nous soyons une célibataire ou une personne mariée, le secret est dans nos eaux sexuelles. Si vous avez déjà vu un Rituel Tantrique Bouddhiste, le leader utilise toujours deux éléments: un vajra (Sanskrit:वज्र , Tibétain: Dorje རྡོ་རྗེ ) et une cloche. Le vajra ressemble à un symbole de l’infini ∞, et elle représente cela.

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Le terme vajra en Sanskrit signifie coup de foudre, il représente le phallus, l’organe sexuel masculin. La cloche de l’autre main représente l’organe sexuel féminin, c’est la raison pour laquelle nous devons travailler avec les deux, le vajra et la cloche, mâle-femelle. Tel est le secret du Tantra, que nous soyons célibataire ou en couple: utiliser cette énergie en harmonie en équilibre avec le divin.

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Cette image montre comment cela est fait. Ceci est une image de Vajrapani. Le nom Vajrapani est Sanskrit et signifie «vajra dans la main.» Regardez ce qui est dans sa main: c’est un Vajra. C’est un phallus. Cette divinité représente la férocité de la volonté nécessaire pour maintenir le contrôle de l’énergie sexuelle. Il faut beaucoup de volonté, parce que notre mental est très corrompu. Nous sommes facilement séduits par le désir. Il faut beaucoup de volonté, mais à travers la pouvoir du vajra et de la cloche, la volonté en union avec imagination, ce pouvoir peut être exploité. Si nous jetons cette énergie loin à travers l’orgasme ou des abus psychologiques comme l’orgueil ou l’envie, il n’y aura pas des visions du tout.

Un couple est capable d’accéder à ce pouvoir à un degré plus élevé parce que ces forces du divin sont représentées dans les trois facteurs ou les trois éléments dans les organes sexuels. Les trois forces de la trinité sont présentes dans l’homme et la femme, et quand ils s’unissent, ils forment le sceau de Vajradara ou Vajradakini, qui est le sceau de Salomon, l’Étoile de David. L’étoile à six branches représente l’union de l’homme et de la femme; elle représente aussi l’union de la sagesse et de la méthode, de sorte qu’en synthèse ce que cela signifie pour nous c’est que nous devons être vraiment sérieux au sujet de la façon dont nous utilisons notre énergie.

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Le centre de ce mandala montre Tummo, la «femme féroce», notre Mère Divine Kundalini ou Candali, qui peut détruire tous nos défauts, si nous fournissons le combustible pour le feu. Le moyen le plus puissant pour acheminer ce fuel c’est à travers la coopération sexuelle, dans l’union des deux triangles: l’homme et la femme.

Quand nous méditons, nous devons regarder pratiquement à ce que nous faisons. La Méditation persistante est la façon dont nous allons rester inspirés dans notre travail. Je sais que les enseignements sont très beaux et compliqués, et que nous avons donné des centaines de conférences et il y a des centaines de livres, et c’est tout extrêmement beau et complexe, et nous avons besoin de connaître toutes les informations, nous avons besoin d’étudier, et c’est ce qui nous prépare à interpréter nos expériences, mais si nous n’avons pas des expériences, qu’est-ce que nous allons interpréter? Si nous sommes juste en train d’étudier, étudier, et étudier, mais nous n’avons rien à interpréter, nous devons réévaluer notre pratique. Nous devons avoir des expériences. Je ne dis pas que nous devons aller au large pour visiter la planète Mars avec notre Corps Astral chaque jour; ce serait génial, mais tout au moins nous devons être capable de voir comment nous causons la souffrance aujourd’hui. Voilà le genre d’expérience dont nous avons besoin: une expérience pratique qui nous aide à démêler les problèmes que nous avons et les problèmes que nous créons pour les autres.

Le carburant pour cela est en nous: ce sont ces eaux. La base d’avoir une perspicacité spirituelle est dans la façon dont nous utilisons les eaux du sexe, les eaux de notre mental, et la relation entre elles. Comme je l’expliquais au début, le Iod Hébreu qui est entre les deux Mem est vraiment significatif. Il y a quelques conférences sur le Iod que nous avons données qui raye à peine la surface. Le Iod est la plus petite lettre Hébraïque; il se rapporte profondément à qui nous sommes en tant qu’êtres humains. Notre essence, notre cœur, notre synthèse est un Iod. La lettre Iod représente un homme, une femme, une personne, mais en tant que point, parce que nous sommes cela: nous sommes juste des points insignifiants de poussière dans l’échelle cosmique des choses. Mais dans ce point se trouve le potentiel de devenir un être humain complet, un Vajrasattva, une âme diamant, et voilà pourquoi ce symbole de Iod est exactement équivalent à un symbole dans le Bouddhisme Tibétain appelé Tiglé, qui est traduit comme point ou baisser. Tiglé représente une tâche ou un point de la Conscience primordiale, mais en outre, c’est l’énergie sexuelle. Le Iod est l’énergie sexuelle.

Notre essence en tant qu’une personne est dans notre énergie sexuelle, ce spermatozoïde unique ou ovule unique par lequel nous pouvons créer un enfant, tout ce que nous sommes est dans ce Tiglei ou Iod, donc en exploitant cela, en le transformant, nous pouvons devenir un Vajrasattva, une âme diamant. En d’autres termes, au lieu de gaspiller cette énergie et de créer des problèmes à travers le désir, et la création de la destruction et de la douleur, nous prenons cette énergie créatrice et créons pour les autres, pour le divin; nous créons une âme, la beauté. Chaque Bouddha, chaque ange naît de cette façon. Il n’y a pas d’autre moyen; tout ce qui naît dans l’univers naît de l’énergie sexuelle: le démon naît de la luxure, l’ange naît de la Chasteté. Les deux naîssent de sexe.

Ainsi, lorsque nous utilisons l’énergie sexuelle par le biais de notre mental, par le biais de notre imagination, pour créer. Lorsque nous alimentons le désir nous créons des choses infernales, ego, effigies, des entités. Quand nous étions adolescents et avons appris à se masturber, à regarder de la pornographie, et à regarder lascivement le sexe opposé, nous utilisions cette énergie sexuelle pour créer des formes dans notre mental, et nous avons donc construit une image dans notre mental, de nombreuses images de ce que nous voulons. L’homme imagine la femme lascive faire toutes les choses qu’il veut qu’elle fasse, et avec son énergie sexuelle dirigée à travers son Corps Vital en relation avec son mental, il produit des formes dans son mental. Ces formes sont réelles, et veulent plus d’énergie, et alors cette homme commence à avoir des rêves avec cette femme qu’il a imaginé, et cette femme dans ses rêves vient tous les soirs pour obtenir plus d’énergie. Ainsi, chaque nuit, il a des rêves et répand son énergie sexuelle en ayant des rêves humides, des pollutions nocturnes. La même chose arrive avec les femmes; la femme imagine son homme parfait qui vient tous les soirs pour être romantique et elle s’excite et perd son énergie sexuelle à travers cet acte d’imagination, et qui se nourrit de cette forme dans son mental; nuit après nuit cette forme vient d’obtenir plus d’énergie. Ces formes existent parce que nous les faisons éxister, et chacun d’entre nous les a.

Donc, si nous avons du mal à se souvenir de nos rêves, si nous allons dormir la nuit et que nous sommes complètement inconscients toute la nuit, pourquoi? Nous n’avons pas d’énergie. Nous gaspillons notre énergie toute la journée, dans notre stress, l’anxiété, et pour chasser tous nos désirs, et quand nous allons dormir, nous sommes totalement épuisé, et nous ne savons pas ce qui nous arrive dans la nuit, mais je peux vous donner un indice: nous faisons la nuit dans nos rêves ce que nous faisons toute la journée: nous agissons mécaniquement, inconsciemment. Voilà pourquoi le matin quand nous nous réveillons, nous pensons, «J’ai rêvé de travail, j’étais en train de tuer mon patron», et c’est parce que pendant la journée, vous êtes vraiment en colère contre votre patron, qu’on le sache ou pas, vous avez beaucoup de ressentiment. Ou la nuit, vous avez un rêve que vous aviez des relations sexuelles avec votre voisine ou votre collègue parce que, pendant la journée, vous avez de la luxure de votre voisine ou une collègue et vous perdez toute votre énergie et créez des formes dans le mental, qui sont karmique, qui sont le cause de la souffrance.

C’est la raison pour laquelle nous sommes dans la situation que nous sommes. Donc l’antidote: à chaque instant, choisissez consciemment comment vous utilisez votre énergie. Apprenez comment vous utilisez votre énergie et quelles sont les conséquences. Observez ce qui se passe quand vous sentez la colère envers une personne et que vous commencez à beaucoup penser à cela, et vous commencez à rêver à ce sujet, quel est le résultat? La colère devient plus forte. Lorsque vous nourrissez un désir, il devient plus fort, il ne disparaît pas. Qu’est-ce qui se passe si vous essayez de l’ignorer? Elle ne disparaît pas, il attend le moment que vous ne faites pas attention afin qu’il puisse se précipiter et obtenir toute l’énergie qu’il peut obtenir. Donc, vous ne pouvez ni l’ignorer, ni le nourrir; vous devez prendre la voie du milieu, c’est d’être toujours attentif de celui-ci: de ne pas se livrer à lui, de ne pas l’éviter, mais de le regarder, apprendre à ce sujet, cesser de le nourrir, mais changer grâce à l’autoconnaissance.

Si vous voulez élever les énergies du sexe, faites le avec Conscience. Renseignez-vous sur vos comportements sexuels. Changez ceux que vous connaissez être faux dans votre cœur. Chaque fois que vous commettez cet acte vous approfondissez votre souffrance – à chaque fois. Alors, arrêtez, mais arrêtez avec la compréhension de l’acte. Arrêtez avec comprehension de pourquoi. Arrêtez en sachant dans votre cœur que c’est ce que vous devez faire, et ne revenez pas en arrière.

Pendant la journée, vous devez former vos sens, parce que toute la journée nous utilisons nos énergies en fonction de la façon dont nous utilisons nos sens. Les énergies sexuelles et le mental sont étroitement liés. Chaque fois que vous regardez quelqu’un lascivement, vous transformer cette énergie – ce qui était pure, ce qui venait de Dieu – et vous en faites quelque chose de démoniaque, et vous créez dans votre mental une image de cette personne instantanément. Ceci n’est pas négociables. Vous ne pouvez pas dire «Eh bien, je vais seulement trouver une seconde, parce que je veux comprendre mon désir.» C’est une tromperie créé par votre ego. À l’instant où vous vous livrez dans la luxure, l’énergie se transforme en désir, même si vous ne regardez pas; il suffit de cette simple indulgence mentalement. Dès que le mental s’abandonne, l’énergie est en train de se transformer, de se polariser dans la luxure. Si vous regardez en fait, le processus est accéléré et approfondi. Dès que la luxure est là dans votre cœur ou dans le mental, la transformation se passe. Apprenez à arrêter ce processus, avec la luxure, la colère, l’orgueil, l’envie, la gourmandise, l’avarice, la paresse, etc. Apprenez à exploiter cette énergie, et expérimentez ce qui se passe lorsque vous la maîtriser.

La même chose doit se produire avec tous les ego, tous les défauts que nous avons: la peur, l’orgueil, la jalousie, l’envie, le ressentiment, toutes ces émotions qui sont négatives et qui nous causent des dommages, nous leur investissons tous de l’énergie et ils nous ont tous blessés.

Donc, si vous vous demandez pourquoi vous avez médité pendant un certain temps ou que vous avez fait des voyelles, des mantras ou des pratiques différentes pendant un certain temps, mais que vous n’avez pas des expériences spirituelles, voilà la réponse: tout est cause et effet. Si vous n’avez pas des expériences, c’est dû à deux raisons possibles :

  • Énergie insuffisante
  • Obstacles karmiques (cause et effet)

Pour remédier à avoir assez d’énergie, l’antidote est d’épargner votre énergie; cessez de gaspiller à travers des abus sexuels ou des habitudes psychologiques. Chaque être humain reçoit suffisamment d’énergie chaque jour pour avoir des expériences spirituelles, par conséquent, trouvez où vous en perdez, et changez les habitudes en comportements supérieurs.

Pour remédier à des obstacles karmiques, travaillez avec les trois facteurs tous les jours, et révisez régulièrement la façon dont vous pratiquez.

Un obstacle karmique est cause et effet. Si vous effectuez une pratique spirituelle incorrecte, alors vous ne pouvez pas produire les effets que vous cherchez; c’est que, vous produisez un obstacle karmique. Pour produire les effets que vous cherchez, les causes correctes doivent être actives. Ne présumez pas que vous savez comment mettre en pratique jusqu’à ce que les expériences spirituelles deviennent spontanées, naturelles et constantes. Jusque-là, travaillez à améliorer et à réviser votre méthodologie.

En outre, parfois, même si nous pratiquerons correctement, des expériences spirituelles ne peuvent pas se produire parce que, tout simplement, nous ne les méritons pas. L’antidote ici est les trois facteurs, mais surtout les facteurs mort et sacrifice. Travaillez intensément sur l’ego est le moyen le plus important de payer le karma. Et deuxièmement servir les autres, surtout spirituellement. Plus vous pouvez faire pour aider les gens à trouver le chemin, plus vous pouvez payer vos propres dettes.

Les enseignements travaillent. La Gnose a été prouvée efficace par des centaines de milliers de personnes, donc un manque d’expérience spirituelle n’est pas la faute des enseignements. Si vous voulez avoir la compréhension de votre situation, si vous voulez voir Dieu, si vous voulez expérimenter quelque chose de vrai, travaillez sur l’amélioration de votre pratique. Tout d’abord, économisez de l’énergie; si vous économisez de l’énergie et que vous n’avez pas des expériences, cela pourrait bien être votre Karma; vous pourriez avoir à souffrir dans l’obscurité pendant un certain temps; cela arrive. Cela pourrait être un long moment, mais en général, vous trouverez sur ce sujet. Je vais vous donner un exemple tiré de ma propre expérience. Je suis passé par une longue période de temps il y a plusieurs années où je me trouvais à méditer très au sérieux, je ne me souviens pas exactement, mais je dois avoir médité deux ou trois heures par jour et je sentais beaucoup de douleur émotionnelle parce que je n’avais pas des expériences spirituelles. Je voulais voir les choses, pour que ma visualisation porte ses fruits et voir quelque chose, et je ne l’avais pas, donc j’aivais beaucoup de douleur. Un jour, je méditais et en essayant de ne pas me soucier de mon désir d’une expérience, je voulais simplement me détendre, et tout d’un coup je me suis aperçu que je voyais, non pas avec mes yeux physiques, parce qu’ils étaient fermés, mais avec mes yeux astrales je sentais que «Ahhhh, enfin!» Et puis, en ce moment-là, ce fut comme si un bandeau a été lentement abaissée sur mes yeux, et je ne pouvais plus voir. Alors j’ai compris: c’était mon Karma. J’ai eu à souffrir la douleur de ce désir, à cause de mes propres crimes. Je méritais ce manque de vision. Donc, en ce moment-là j’ai accepté. Je me prostèrnais à la volonté de Dieu. Je dis: «D’accord, je vous remercie, je comprends, c’est ce que vous voulez de moi, je vous remercie, je vais payer ce que je dois; permettez-moi de payer maintenant et terminer avec lui». Alors, pensez à ce sujet, et travaillez dur.

Questions et Réponses

Public: Vous avez dit dans Le Livre Jaune se trouve le mantra Ton Sa Ham et Ton Ra Ham, puis vous avez dit Ham Sah …. Est-ce à peu près la même chose parce que dans le Livre Jaune, il enseigne (inintelligible)?

Instructeur: Ton Sa Ham, Ton Ra Ham est le mantra du Pranayama Égyptien, tandis que Ham Sah est le mantra d’un Pranayama différent. Le maître Samael a enseigné beaucoup de Pranayamas différents. Il y a différentes variétés. Le Pranayama Égyptien est juste une version différente. Ils fonctionnent un peu différemment, donc je suggère de les essayer à la fois, séparément. Effectuez l’un pour une semaine ou deux, puis faites l’autre pendant une semaine, alors vous verrez; ils sont un peu différents.

Public: Est-il nocif ou bénéfique si une personne qui n’a pas masturbé ou eu des relations sexuelles pendant plusieurs mois, mais n’a que récemment commencé à vraiment marcher le chemin de la Gnose?

Instructeur: Y at-il un préjudice ou un avantage pour une personne qui n’a pas eu une activité sexuelle pendant sept ou huit mois ou plus? Cela dépend vraiment de votre karma et de votre situation, qu’il y ait préjudice ou un avantage dans ce que vous avez fait. Je ne sais pas précisément ce que vous avez fait.

Répondons de cette façon: chaque jour votre corps reçoit et transforme de l’énergie. Chaque nuit quand vous dormez votre corps physique va dormir et votre Corps Vital se recharge; il absorbe l’énergie solaire et se charge avec beaucoup d’énergie. L’énergie de base il y a l’énergie sexuelle; voilà pourquoi les hommes se réveillent le matin avec beaucoup d’énergie sexuelle, très actif, parce que le Corps Vital a été reconstitué. Donc, l’énergie se génère chaque jour; que faites-vous avec cette énergie pendant la journée? Nous ne l’utilisons pas seulement à travers l’acte sexuel, nous l’utilisons avec notre mental, notre cœur, notre corps, alors comment pouvons-nous utiliser notre énergie? C’est une question que nous devons nous demander; est que l’énergie cause des dommages ou nous nourrit-elle? Vous pouvez éviter l’orgasme, mais ensuite, qu’est-ce qui est en train d’être fait avec cette énergie? Sommes-nous en train de faire quelque chose consciemment avec elle, ou inconsciemment? Cela va vraiment venir à la façon dont vous vous comportez, ce que vous faites avec votre temps et énergie. Cela va être différent pour tout le monde.

Public: Comment pouvons-nous développer la Bodhichitta surtout quand on ne se sent pas ou ne peut pas trouver un sens profond de compassion pour les gens autour de nous? Aussi, vous avez dit que nous devrions prier avec notre cœur pendant la Méditation, est-ce que cela signifie que nous devrions utiliser l’émotion pour prier plutôt que la verbalisation mentale?

Instructeur: Bonnes questions. Le premier est comment développer la Bodhichitta, surtout si notre cœur ne sent pas beaucoup d’émotion pour les autres; c’est une très bonne question. C’est probablement l’état de la plupart des gens. Le développement de la Bodhitchitta n’est pas quelque chose qui vient rapidement ou facilement. En effet, dans la plupart des cas, elle est développé sur une période de vie. La Bodhitchitta est un élément très profond. Donc, si vous êtes quelqu’un qui ne sent pas beaucoup d’émotion dans votre cœur, tout simplement travaillez avec où vous êtes, commencez par où vous êtes et comment vous êtes en tant que personne. Commencez par observer vos comportements et comment vous affectez d’autres personnes. Voilà pourquoi les écoles fondamentales commencent avec le Karma – cause et effet – cherchez à voir comment nos actions nous affectent, et de cela nous commençons à voir comment nos actions affectent les autres. Le détail important ici est le suivant: quand vous voyez et comprenez vraiment que l’action que vous effectuez vous fait du mal à vous-même, alors vous sentez la douleur et reconnaissez la souffrance en vous-même, alors vous réalisez, «Attendez une minute: si je me fais souffrir, ce n’est pas bon, cela ne sent pas bon, c’est douloureux, mais je fais souffrir cette autre personne aussi.» Voilà ce qui va éveiller votre cœur. Vous allez commencer à réaliser, «Je ne veux pas me sentir mal, mais je fais aussi que cette autre personne se sent mal. Je ne veux pas qu’ils se sentent mal.» Tel est le début de la Bodhitchitta. Donc, travaillez avec cela.

La deuxième partie de la question est au sujet de la prière; la prière devrait-elle être émotionnelle plutôt que mentale? En règle générale, la prière est destinée à être un lien émotionnel avec notre propre divinité, mais si notre centre émotionnel est très sec, si nous ne sentons pas beaucoup d’émotion, alors c’est difficile. Je recommande un type d’exercice similaire: commencez à vous observer, en regardant votre comportement et en demandant à Dieu de l’aide. Commencez à développer un lien avec votre propre Mère Divine; elle est celle qui peut faire revivre les feux de votre cœur à travers l’autoconnaissance. Cette relation ou connexion avec votre Mère Divine est ce qui va ouvrir votre cœur. C’est beaucoup plus facile pour les femmes que pour les hommes. Pour les hommes, il peut être difficile de développer cette relation, mais c’est essentiel; certains hommes ont tendance à penser «Je ne vais pas être émotif, je suis un homme, je dois être fort.» Les hommes sont forts, mais nous avons aussi l’émotion; nous avons un type d’émotion qui est différent des femmes, mais tout aussi important, tout aussi vital, et nous avons besoin d’éveiller cette capacité. C’est vraiment important; la Bodhitchitta qui émerge à travers le cœur d’un homme est différente de la Bodhichitta dans le cœur d’une femme, et l’humanité a besoin des deux.

Si votre prière est froid et sec, ou sans vie, alors travaillez avec la visualisation; trouvez une image ou un reflet de la Divinité avec qui vous vous sentez connecté ou inspiré; cela pourrait être une peinture, une statue, un mantra, une histoire que vous avez entendu parler d’un maître ou d’une divinité. Travaillez sur la visualisation et priez pour que la Divinité vous aide à ouvrir votre cœur et à développer la connexion.

Un détail important à propos de l’éveil du cœur: je vous ai expliqué que la façon dont nous utilisons notre énergie est d’ordre psychologique, de sorte que l’énergie sexuelle dans notre Corps Vital coule dans notre cœur et mental. Lorsque nous travaillons avec les pratiques de la Méditation, à travers la prière, nous ouvrons le cœur, et par la concentration et la visualisation, nous travaillons avec la glande pinéale, de sorte que l’énergie coule vers le haut, le cœur est ouvert et actif, le mental est ouvert et actif. Mais, nous utilisons cette énergie toute la journée sans Méditation, aussi. Ainsi, lorsque nous travaillons pendant la journée à notre travail et que nous vivons des éclairs de colère et des expériences de la luxure et des éclairs d’orgeuil ou de honte, cette même énergie se déplace à travers notre cœur et mental, mais les endommage. Quand nous sommes à l’écoute de la musique violente, regardons des films violents, lorsque nous sommes engagés dans une activité lascive comme regarder la pornographie ou avoir des relations sexuelles avec des personnes différentes, cette énergie est en mouvement et est en train de détruire notre cœur et mental. Savez-vous pourquoi les gens n’ont pas des sentiments sensibles ou subtils de nos jours? Parce que leurs cœurs sont complètement détruits. Le centre émotionnel est endommagé par de la musique violente intense, des jeux violents intenses, des histoires et des films violents intenses, et toutes ces choses avec lesquelles nous nous nourrissons toujours; cela détruit le centre émotionnel, il perd de sa sensibilité. La même chose arrive avec le mental et l’intellect; ils sont endommagés. Si vous êtes sérieux au sujet de cette science, quand vous commencez à former l’énergie sexuelle et la contenir et diriger consciemment à travers ces différents exercices, tous le bon fonctionnement est rétabli: votre cœur est rétabli, votre intellect est rétabli, vous commencez à régénérer. La Gnose est une science de la régénération. Cette énergie commence à couler vers le cœur et le rend à nouveau beau. Elle se jette dans le mental et le rend beau à nouveau. Donc, si vous vous sentez comme vous ne vous sentez pas l’émotion, et que vous rencontrez des problèmes avec votre mental, soyez fidèle à vos pratiques. Soyez fidèles à votre Mère Divine. Transmutez vos énergies. Priez beaucoup. Finalement, peu à peu, vous allez commencer à voir les émotions émerger, de nouvelles sensations et de nouvelles capacités dans votre mental qui n’étaient pas là avant. C’est très beau, mais demande de la patience.

Public : Pouvez-vous toucher à l’aspect de la compassion que nous vivons tous ici dans cette réalité physique, n’y a-t-il jamais un point où nous pouvons réellement être trop compatissant, où nous pourrions avoir besoin de se détacher, disons d’autres personnes ou circonstances qui pourraient nous affecter et pouvez-vous discuter plus sur l’action juste dans des circonstances particulières?

Instructeur: Permettez-moi de préciser quelque chose au sujet de la compassion. Ce mot Bodhichitta est généralement traduit par compassion, mais ce n’est pas une bonne traduction. Le mot Bodhichitta signifie littéralement «Mental Sagesse», et c’est vraiment différent de la simple compassion. Je pense qu’en Occident, en particulier, l’idée de la compassion est devenue très sentimentale. Les gens pensent que la compassion signifie que nous devons donner de l’argent aux pauvres, ou ressentir de la pitié pour ceux qui sont moins bien lotis que nous. Avoir pitié ou donner aux pauvres peuvent être bons dans certains cas, mais ce ne sont pas ce que signifie Bodhichitta. Bodhichitta signifie exactement ce que vous avez dit, c’est la bonne action au bon moment. Si vous êtes un parent, vous devez parfois discipliner votre enfant; c’est une sage compassion. Si vous êtes un enseignant qui travaille avec un étudiant, vous devez parfois discipliner votre étudiant. La Bodhitchitta est comme cela: c’est la sagesse du Divin.

Quand je parlais à la fin de la conférence que certaines personnes peuvent avoir été perdues lorsque je parlais de l’action et de la méthode; cette union est Bodhichitta activée. Lorsque cette union se réalise en vous, cela signifie que votre Divin est en mesure de vous guider à se comporter et à agir de la bonne façon, au bon moment. Aucun d’entre nous n’a cette capacité pleinement développé, parce que nous souffrons tous avec beaucoup d’ego et beaucoup de problèmes. Mais si nous sommes vraiment sincères et sérieux, et que nous essayons vraiment d’écouter les conseils de Dieu dans les moments critiques, il peut nous aider aussi longtemps que nous sommes à l’écoute. Donc, la réponse à votre question est la bonne action émerge lorsque la compassion est complètement fusionnée avec la connaissance consciente de l’Absolu. Sur le chemin de cela, nous devons éveiller la Conscience et écouter la voix du silence. En attendant, comment pouvons-nous savoir ce qui est bien et ce qui est mal? Les choses changent toujours; ce qui est correct maintenant peut se tromper dans un instant. Seul notre Intime sait quand et comment agir. Le Karma est très compliqué. Je sais que les gens qui pensent de nous tous doivent toujours agir d’une certaine façon, faire certaines choses selon les étapes ou les règles établies, mais la réalité n’est pas comme cela. Tout le monde a un Karma différent. Chaque situation est en constante évolution. Ce qui est juste pour moi n’est pas juste pour tout le monde. Ainsi, l’étudiant authentique suit leur Maître intérieur avec un mental ouvert, et il est donc capable de se déplacer dans toutes les directions, à tout moment, sans être limité par quelque chose ou quelqu’un.

Public: Donc c’est la volonté de l’Etre qui doit être suivi.

Instructeur: Absolument! Alors maintenant, notre travail est de savoir ce qu’elle est, et généralement il ne vous dira pas jusqu’à la dernière seconde. [Rires] Il y a une raison pour cela: parce que nous allons gâcher. Si votre Intime vous disait: «Dans quelques années, je vais vous donner la Gnose, et tous vos egos devront mourir.» Est-ce que l’un de nous dira: «Super! Cela sonne bien!» Je ne crois pas! Nous aimerions tous faire de notre mieux pour l’éviter. Donc, en général, votre Intime ne va pas vous dire jusqu’à ce qu’à la seconde exacte que vous devez agir, car alors vous n’avez pas le temps d’y penser et de le gâcher, vous devez faire ce que vous avez à faire, voilà, pas le temps de penser. Donc, si vous êtes frustré en pensant que vous n’êtes pas guidé, juste rendez-vous compte, «D’accord, c’est de ma faute parce qu’il sait que je suis stupide et que je vais faire un gâchis de ma vie, donc je dois attendre jusqu’à ce qu’il me le dit». Cela demande beaucoup de patience.

Public: Le Maître donne beaucoup de pratiques pour le nettoyage du Corps Vital avec la rue, la sauge et les œufs assainit; est-ce quelque chose qu’on peut faire nous-même ou devrait-on avoir la présence d’un prêtre?

Instructeur: Les purifications que nous enseignons impliquant la sauge, rue, et l’œuf peuvent être utilisés à tout moment où vous en avez besoin. Le plus simple c’est d’utiliser une plante de sauge ou rue séchée, brûlez-la, et balayez la fumée tout autour de vous pendant que vous utilisez une prière ou conjuration. Il y a une grande variété de pratiques. Cela nettoie vos organes internes, votre Corps Vital spécifiquement, des éléments qui peuvent vous nuire. Quand j’ai expliqué que lorsque vous utilisez votre énergie sexuelle pour imaginer des scènes lascives quelque chose est créé, le quelque chose est devenu des créatures comme des rongeurs ou des insectes dans une autre dimension. Quand vous vivez dans une ville comme celle-ci, elle est sale, dégoûtante, et donc ces éléments sont partout. Nous devons faire des épurations continuelles au moins chaque semaine, et je dirais plus souvent si vous pouvez le gérer. Ces éléments volent l’énergie. Si vous allez à un endroit sale, – un bar, un restaurant, une salle de cinéma, un club, même dans le train, certaines parties de la ville où les gens sont engagés dans beaucoup d’actions négatives – ces éléments sont là en attente de prendre votre l’énergie et quand vous vous présentez, le jeune étudiant Gnostique brillant qui commence à conserver son énergie, vous êtes comme une batterie embulante. Ces éléments disent: «Hé, la nourriture gratuite!» Et tous se joignent à vous et commencent à prendre votre énergie; alors vous commencez à vous sentir épuisé, et commencez à penser « La Gnose ne fonctionne pas, ces techniques ne sont pas bons.» Eh bien, elles fonctionnent, mais il y a des parasites qui prennent votre énergie. Donc, c’est un processus d’apprentissage de comment se comporter, comment vous nettoyer, comment changer beaucoup d’aspects de votre vie, jusqu’à ce que vous êtes capable de le soutenir. Les purifications sont importantes; Je suis heureux que vous l’ayez mentionné.

Public: Je suppose que quand vous sortez de la ville vous vous purifiez vous-même? Oui parce que je travaille dans la ville.

Instructeur: Tout le temps, oui, et voilà pourquoi nous insistons sur le fait d’utiliser beaucoup d’encens, en particulier le grade la plus pure, parce qu’il fait un meilleur travail. Si vous pouvez développer votre propre sauge, alors vous pouvez développer une relation avec cette plante et elle va faire un travail encore mieux pour vous aider. J’ai un petit peu de croissance de la sauge et je récolte chaque année; cela me dure à travers le reste de l’année. Cela aide beaucoup. Il y a différentes plantes qui sont utilisées pour le nettoyage. Le Genièvre est très utile. Il y a beaucoup d’autres; étudiez les livres Médicine Occulte et Rose Ignée. Il y a beaucoup de pratiques liées à ces types de purification. Les bains sulfurique sont aussi bons. Vous pouvez aussi mettre la poudre de soufre dans vos chaussures et les vapeurs de soufre aideront à garder ces petits insectes hors de vous.

Public: Comment peut-on faire le chemin le but de la vie et toutes les autres activités secondaires, mais équilibrée de la vie normale?

Instructeur: La Gnose ne demande pas que nous sortons de la vie moderne. En fait, la Gnose nous enseigne comment transformer la vie et en faire le carburant pour notre croissance spirituelle. Nous apprenons à être conscient dans toutes nos fonctions, transformant ainsi chaque action en une opportunité pour la croissance spirituelle. De cette façon, tout dans notre vie peut contribuer à la vie spirituelle.

Public: A propos de la protection contre les ténèbres, la transmutation donne le pouvoir et la perte de l’énergie entraîne une faiblesse, quand un étudiant perd accidentellement l’énergie comment ses prières de protection peuvent être efficaces?

Réponse: Toute prière que nous effectuons a une puissance proportionnelle à la pureté et le volume d’énergie l’alimentant. C’est la simple cause et effet. Une personne qui ne fait que commencer dans ces pratiques n’aura pas beaucoup d’énergie en général, alors qu’une personne qui a pratiqué pendant un certain temps devrait avoir plus d’énergie (pas toujours, parce que parfois ils ont de mauvaises habitudes qu’ils ignorent).

Si quelqu’un a accidentellement perdu leur énergie ainsi, par exemple, ils avaient un rêve humide, ou ils ne pouvaient pas contrôler leur énergie sous une autre forme, comme avec l’orgeuil ou la colère, et ils sont devenus très en colère et ont expulsé beaucoup d’énergie par la colère, alors naturellement, ils auront moins d’énergie. C’est simple. Cette énergie va être récupée, donc soyez patient. En attendant, méditez sur ce qui a causé la panne. Ne laissez pas cela se reproduire. Cela va passer par la compréhension, par le sentiment de la douleur d’avoir fait l’erreur. Je sais que certaines personnes l’évitent; nous faisons une erreur ou nous sommes identifiés avec quelque chose, puis nous disons «Oubliez cela. Je viens de faire une erreur, tant pis.» Alors nous ne le comprenons pas. Cette action d’éviter d’investiguer sur la raison pour laquelle l’événement est arrivé signifie que la cause de cet événement est toujours là: vous êtes juste en train de vous mettre en place pour que cela se produise à nouveau plus tard.

Chaque fois que quelque chose que vous regrettiez arrive, soyez heureux. Cela semble étrange, non? D’être reconnaissants d’avoir fait une erreur? Mais l’étudiant Gnostique réel est reconnaissant parce qu’ils ont attrapé une erreur; à cet instant se trouve une chance de vous racheter de la tendance de ces erreurs à répétition. Alors, quand vous vous surprenez à s’identifié sur quelque chose, ne vous culpabilisez pas – le remords est nécessaire, mais ne commencez pas à construire la honte, l’auto-dévalorisation, en allant partout chanter votre chanson à tout le monde «oh je suis tellement mauvais, je suis tellement diabolique.» Non: soyez reconnaissants. Maintenant, vous avez quelque chose à méditer. Les étudiants disent toujours: «Je ne sais pas quoi méditer.» En effet, ils ne s’observent pas eux-mêmes. Si vous êtes vraiment attentif à vous-même, vous verrez que vous avez beaucoup de chose à méditer. J’aime quand l’étudiant dit: «Je n’ai pas assez de temps pour méditer sur toutes les choses que je vois.» Alors je sais que la personne est sérieuse. Il y a tellement de choses à méditer, si vous ne voyez pas les choses à changer en vous-même, vous avez besoin de regarder plus profondément.

Public: L’ego est [inintelligible] et nous avons été différents sexes dans nos vies antérieures; pourquoi la luxure de choisi le sexe opposé pour dériver ses images de tentations, la luxure est-elle une mémoire ou une envie séparée d’une image?

Instructeur: La Luxure que nous voyons terrestrement est seulement la luxure superficielle liée à notre existence qui est superficielle, à notre personnalité actuelle. Nous ne voyons pas les profondeurs de notre luxure. Lorsque vous commencez à méditer et à avoir des expériences, vous verrez plus loin dans la perversité de l’ego, et vous serez très perturbé, honnêtement.

C’est extrêmement inquiétant de voir ce qui est vraiment dans notre mental. Les éléments que nous avons créés d’existence en existence sont encore dans notre mental, mais dans des niveaux plus profonds que nous ne pouvons pas voir. Ainsi, lorsque ces éléments cherchent à être nourris, ils cherchent la nourriture à travers notre personnalité contemporaine, à travers tous les moyens qu’ils peuvent obtenir, et cela est différent dans chaque personne en fonction de leur karma et de leur personnalité. L’ego est très compliqué. Il n’y a pas de moyen facile pour faire la synthèse, mais essentiellement: ce que vous voyez maintenant n’est pas toute l’image. Méditez sur ce que vous pouvez voir et travaillez pour aller plus loin. Peu à peu, vous allez commencer à comprendre ce que je veux parler.

Public: Est-il normal (inintelligible) d’être pratiquement submergé et commencer à battre en battant rapidement lorsque nous nous sentons notre éveil du cœur ou avoir d’autres expériences ou est-ce un signe de résistance par exemple un ego ou (inintelligible)

Instructeur: Lorsque nous travaillons dans ce type de science, il y a de nombreux types d’expériences qui peuvent émerger dans les différentes parties de notre corps et psychisme. Cela va dépendre de quelques facteurs différents. Si quelqu’un a un cœur battant ou cœur flambé, de toute évidence il y a l’énergie émotionnelle en jeu, que ce soit positif ou négatif, cela dépend de l’expérience et de la personne, de sorte que vous devez réfléchir et se pencher sur ce que c’est, je ne sais pas connaître la situation spécifique de sorte qu’il serait difficile pour moi de dire. En fin de compte, peu importe ce que sont les réactions provoquées en nous, nous devons apprendre à conserver notre sérénité, et ne devenir identifié avec aucune expérience. C’est facile de devenir identifié avec des expériences «bonnes» ou «mauvaises»; cependant, nous définissons l’expérience, si nous perdons notre Conscience de soi et de devenons identifié, l’expérience a causé un préjudice.

 

Vous pouvez retrouver cet article en version anglaise : The Fuel for Spiritual Experience

Méthode du Dharma Gnostique

Écrit par : Gnostic Instructor   Catégorie : Gnose du Buddha Dharma

La méthodologie du dharma gnostique est basée sur une science pratique. Pour comprendre ce qu’est le dharma gnostique nous devons en comprendre les mots.

Dharma धर्म vient du Sanskrit et comprend plusieurs significations. Il peut être traduit par « loi » ou « vérité ». Le mot dharma peut être utilisé pour décrire la manière dont fonctionne une chose dans sa base fondamentale. Dharma est une vérité fondamentale, la nature fondamentale de la manière dont les phénomènes se produisent. C’est la signification de base qui nous intéresse le plus. C’est l’utilisation du mot Dharma en relation avec la Vérité ou comment la réalité actuellement vient à être, est soutenue et est comprise.

Evidemment, nous utilisons aussi le mot Dharma pour parler de la nature des enseignements. Ainsi vous entendrez parler de Dharma en référence à quelque enseignement basé sur l’utilisation pratique de la conscience. Cela nous conduit à notre expérience personnelle, notre connaissance consciente directe de ce qu’est vraiment la réalité. Et c’est le point où nous arrivons au mot Gnostique.

Gnostique vient d’un mot grec dont la racine est « connaissance ». C’est de là que provient le mot « connaissance » : Gnose. Mais il ne s’agit pas d’une connaissance intellectuelle ou d’une connaissance émotionnelle (quelque chose en laquelle on doit croire). Il s’agit plutôt d’une connaissance qu’on acquiert consciemment par notre propre expérience.

Un exemple simple d’une forme de connaissance gnostique que nous avons tous est notre connaissance de la loi de gravité. Nous avons tous expérimenté ce qu’est la loi de gravité. Lorsque nous grandissons ,en tant qu’enfants nous apprenons comment manipuler et contrôler  notre corps physique en relation avec la loi de gravité. Nous ne comprenons pas la gravité intellectuellement jusqu’un peu plus tard dans la vie. Mais consciemment expérimentalement, nous apprenons comment négocier et travailler avec la loi de gravité quand nous apprenons comment marcher, quand nous apprenons comment courir, sauter, jouer. Ces expériences sont Gnostiques en ce sens que c’est à partir de notre expérience personnelle que nous apprenons comment la loi de gravité fonctionne. Il ne nous est pas nécessaire d’apprendre la gravité intellectuellement, quand bien même en le faisant plus tard cela nous aide.

Ainsi donc quand nous parlons de Dharma Gnostique , nous sommes en train de parler de l’acquisition d’une expérience personnelle, mais en relation avec notre propre psychologie, en relation avec la manière dont la planète fonctionne, comment est la vie, la vérité de tous les mystères de la vie et de la mort et des faits pratiques de comment la vie et la mort se succèdent.

Le Dharma Gnostique est une science de connaissance pratique qui doit être expérimentée pour être comprise. Pour que nous comprenions ce qu’est le Dharma ce qu’est la Gnose, nous devons pratiquer. C’est pour cela que nous parlons des enseignements pratiques, des méthodes pratiques que nous pouvons nous-mêmes utiliser. Le dharma gnostique n’existe pas dans le but que nous y pensions, ou que nous la théorisions ou que nous y croyions, mais pour que nous l’utilisions : l’expérimenter. Et cette expérimentation est quelque chose que nous devons réaliser à l’intérieur  de notre propre mental, de notre propre cœur, de notre propre conscience.

Si vous aborder le Dharma ou les enseignements de ce point de vue, vous pouvez comprendre que si une personne sincère  est en train d’appliquer la variété des techniques Gnostiques en lui ou elle-même, pratiquement, en travaillant vraiment avec elles, alors ce qu’ils croient n’a pas d’importance. Peu importe d’où on vient ou qui on est. Tout le monde peut expérimenter la Gnose, le Dharma et arriver à des conclusions similaires, parce que la vérité est universelle.

De la même manière, quel que soit le lieu de la planète où nait un enfant, en grandissant ils expérimenteront de façon universelle la loi de gravité. Chaque enfant qui nait et commence par grandir doit apprendre à travailler avec cette loi, apprendre à contrôler leur corps physique en relation avec cette loi, et c’est universel.

Mais il existe des lois complémentaires, d’autres phénomènes dans la nature qui sont aussi universels, dont toute personne, partout et à tout moment, peut apprendre la manière de travailler avec, consciemment pour mieux diriger sa vie. Donc, c’est cela. Le Dharma gnostique repose sur cela.

La Loi

La vie est très défiante, la vie est très difficile. Dans le bouddhisme, la première vérité enseignée par le Bouddha est « la souffrance existe ».

«Amis il existe quatre vérités : l’existence de la souffrance, la cause de la souffrance, la cessation de la souffrance, et le chemin qui conduit à la cessation de la souffrance. Je les appelle les quatre nobles vérités. La première est l’existence de la souffrance. La naissance, la vieillesse, la maladie, et la mort sont souffrance. La tristesse, la colère, la jalousie, l’inquiétude, l’anxiété, la peur et le désespoir sont souffrance. Se séparer de ceux qu’on aime est souffrance. S’associer avec ceux qu’on n’aime pas est souffrance. Le désir, l’attachement et l’inclination aux cinq agrégats sont souffrance ». BouddhaShakyamuni, DhammacakkappavattanaSutta (Le Discours qui consiste à Transformer la Roue de la Vérité)

A première vue, cela peut sembler très lugubre, très morbide, très déprimant. Mais quand vous sondez profondément cette noble vérité que le Buddha a enseignée, vous verrez qu’il existe vraiment une grande dose de beauté et d’espoir dans ces quatre nobles vérités. Bien sûr la souffrance existe, mais il existe un chemin pour sortir de la souffrance. Ce chemin est appelé le Dharma.

Quand nous apprenons vraiment comment acquérir la Gnose, notre propre expérience directe  des lois qui gouvernent l’existence, alors nous pouvons commencer à transcender la souffrance, puis le bonheur devient notre manière d’être. Vous pouvez observer cela chez quelque individu hautement réalisé. Ils irradient naturellement le bonheur, la paix, la sérénité, la joie. Pour eux, la vie a changé, et ce n’est pas parce qu’ils ont changé quelque chose à l’extérieur d’eux mais parce qu’ils ont changé eux-mêmes. Ils ont changé leur attitude envers la vie. C’est la nature de tout véritable Dharma, toute véritable Gnose. Elle conduit le pratiquant sincère vers la vraie quiétude du mental.

Malheureusement à cause du mental que nous avons, nous ne comprenons pas cela. Nous apprenons  la réligion, ou le mysticisme, ou le Dharma et nous les prenons comme une croyance ou une théorie.

A titre d’illustration de cette tendance, il existe une histoire dans le bouddhisme qui raconte la vraie nature du Dharma, ou Gnose.

L’histoire dit que Buddha Shakyamuni est arrivé dans une région quelconque de l’Inde pour donner ses enseignements et en ce temps sa réputation était répandue en tant qu’un grand être, un saint, quelqu’un qui disposerait même des pouvoirs. Ainsi, dans la population locale, une personne était décédée et ses parents étaient très chagrinés et bouleversés par la mort de leur bien aimé. Alors la famille vint voir le Bouddha.

Avec leurs cœurs remplis de douleur, ils vinrent le prier, le supplier, d’intercéder en leur faveur, et demander  au Bouddha de prier pour leur parent défunt et de s’assurer que son âme entrerait au paradis.

Le Bouddha  vit leur souffrance et leur souffrance et dit : Je vous aiderai. Allez chercher un grand vase et mettez à l’intérieur des pierres et le beurre clarifié. Si vous ne le saviez pas, le « ghee » c’est du beure clair.

Ainsi avec un grand bonheur ils suivirent les instructions du Bouddha et mirent les pierres et le beurre clarifié dans le vase. Alors le Bouddha leur dit : « scellez le avec de la cire. Maintenant apportez le récipient fermé vers cet étang et jetez le au plus profond de l’eau ».

Ils firent ce qu’on leur avait dit, remplis de la ferme conviction que ce grand saint personnage, ce saint, allait intercéder pour eux et guider leur parent défunt au paradis ainsi son esprit, son âme, sa conscience, monterait vers les royaumes célestes et ne descendra pas dans les mondes inférieures ou l’enfer. Donc ils déposèrent le vase dans l’étang.

Alors le Bouddha dit : « Maintenant l’un de vous prendra un long et dur bâton avec lequel il frappera le récipient submergé. »

Alors ils firent ainsi. Un instant après, quelques bulles vinrent à la surface, et ensuite un petit bout de beurre s’éleva pour flotter au-dessus de l’eau.

Le Bouddha regarda la famille et dit, c’est ainsi qu’est la vie. Ce qui est lourd doit descendre. Ce qui est lumière doit s’élever. Tout résulte des causes et conséquences de l’action. Je ne peux intercéder pour vous ou pour votre parent défunt ; il est guidé par ses actions passées. Son esprit, son âme, sa conscience va s’orienter en accord avec la loi.

Cela ne veut pas dire qu’on ne devrait pas prier, parce que nos prières, nos intentions, nos émotions, notre amour, ont un effet. Ils aident.

Mais de façon ultime, ce qui détermine notre trajet durant la vie et ensuite durant la mort sont nos actions, qui sont déterminées par ce que notre mental contient.

Dans cette histoire, le vase c’est nous. Ce vase contient ce que nous sommes. Ce vase est notre mental. Ce que nous mettons dans ce vase est ce que nous créons psychologiquement en nous au jour le jour, d’instant en instant.

Que nous le réalisions ou non à chaque instant, la manière dont on fait attention, la manière dont on interagit avec tout à l’intérieur et à l’extérieur de nous, est créative.

L’ensemble de notre existence est fonction de créativité ; tout ce que nous faisons crée.

Lorsque les impressions de la vie pénètrent en nous avec nos propres mains, psychologiquement parlant, nous prenons ces impressions et les transformons selon notre propre compréhension. Et le résultat cette transformation est à l’intérieur de nous.

Le mental façonne notre vie. Nous devenons ce que nous pensons. Bouddha

Vous ne pouvez pas créer une symphonie à moins que la connaissance qui le permet ne réside en vous. Une symphonie ne peut être créée par accident.

Vous ne pouvez pas tuer, violer, ou voler à moins que le savoir qui le permet ne soit dans votre mental. Quand bien-même vous pourrez contester cela, il existe des sociétés au sein desquelles on a jamais entendu parler de ces crimes, et ainsi n’ont jamais été commis. Ces crimes n’existent pas dans le mental de ces individus, donc ils n’en ont jamais commis. L’excuse de la nature humaine est la justification du crime. Nous ne savons pas ce qu’est la nature humaine, car notre mental n’est pas encore humain. Notre mental est plus animal qu’humain.

Le mental est le fondement de notre présent et futur. Ce qui fait la différence est la manière dont nous l’utilisons.

Nous avons peut être entendu un commentaire sur nous, quelqu’un parlant de nous. Nous recevons ces paroles avec nos sens, mais notre mental  transforme, traduit cette information et nous en donne la signification. Si nous avons de la fierté, alors quand nous entendons quelqu’un parler mal de nous, de façon critique, cela blesse cette fierté. Cette douleur est en nous. Cette douleur est le résultat de notre propre transformation de cette impression. Cette douleur peut seulement subvenir s’il y a la fierté. S’il n’y a pas de fierté, il n’y a pas de douleur. Voilà pourquoi certaines insultes nous blessent et d’autres non. Cela dépend de ce qui réagira à l’intérieur de notre mental.

La réaction conduit à un effet karmique, à une conséquence karmique. Mais voici la clé : chaque action ou réaction crée des conséquences. L’énergie qui est transformée  a un effet. Cela blesse la fierté, génère la colère ou la honte. Cetélément psychologique symbolise comme une pierre, un roc qui est posé à l’intérieur de notre vase psychologique. Ce n’est pas en dehors.

L’origine de notre souffrance dans toute existence est notre propre création. C’est créer par la manière dont individuellement, nous transformons les impressions de la vie d’instant en instant. La responsabilité pour notre bonheur ou douleur se trouve à l’intérieur de nous. Pas à l’extérieur.

Dans quelque réligion ou tradition mystique que vous étudiez, vous découvrirai que la même chose est enseignée. Nous devenons ce que notre mental a fait de nous. Notre vie, nos circonstances extérieures sont purement une réflexion de notre propre psychologie.
Notre vie est ce qu’elle est à cause de ce que nous sommes à l’intérieur.

De ce point de vue vous pouvez comprendre pourquoi les religions et traditions mystiques ont enseigné que l’auto-changement est le commencement de tout réel changement. L’authentique psychologie ésotérique de toute religion est de changer nos mentalités. De cette façon vous pouvez changer votre monde extérieur, vos circonstances extérieures.

Bien sûr, nous changer est très difficile à faire. Mais la base de cela est à l’intérieur de nous. Nous avons la capacité de changer, et ce qui nous donne cette capacité est la conscience.

Conscience

Notre propre conscience est cette énergie qui nous donne l’habileté à percevoir, à voir à entendre, à tester, à toucher, à expérimenter. Mais la conscience elle-même n’est pas dans le corps physique, elle ne vient pas du corps physique. Son origine est au-delà du corps physique. Cela est indépendant de la matière physique. C’est comme cela que vous pouvez comprendre les rêves, ou les expériences hors du corps ou les expériences d’après mort et plusieurs autres types de phénomènes dont les scientifiques modernes ne savent rien. Ils ont commencé à peine à comprendre ce qu’est la conscience et comment elle travaille. Dans les études ésotériques de toute religion, l’étude de la conscience est la véritable racine, la colonne vertébrale de ces études.

Dans la Gnose nous appelons notre conscience libre l’Essence.

Lorsque vous observez un bébé, un nouveau-né, et voyez leur beauté, vous voyez comment ils irradient le bonheur et la beauté. C’est cela l’essence, la conscience. Vous pouvez sentir quand cette conscience libre est là et il n’y a pas d’égo. C’est ce qu’il y a de magnétique chez les bébés. Ils irradient la pure conscience.

Vous pouvez observer la même qualité chez les maîtres hautement réalisés ; ce qu’il y a là est pure conscience, pure Amour, pure paix.

Pour nous cependant, quand nous grandissons, quand nous avons deux, trois, quatre, cinq ans, petit à petit notre karma est en train d’arriver dans notre psyché et commence par étouffer notre conscience. Et petit à petit ce karma, qui est notre propre ego, pleinement incorporé dans notre psyché, et ensuite nous sommes une personne très différente de cet enfant rayonnant. A partir de sept ou huit ans nous sommes jaloux, colériques, peureux, anxieux,  craintif. Donc vous voyez nous avons des éléments contradictoires dans notre mental. Nous avons notre conscience libre, et nous avons aussi l’ego.

Ainsi dans l’histoire de Bouddha, le beurre, le beurre clarifié, est le symbole de notre conscience libre, la pureté que nous avons à l’intérieur. L’essence est ce pourcentage de conscience qui n’est pas embouteillée dans le désir. La pure conscience naturellement appartient aux régions élevées de l’existence, parce qu’elle est pure.

L’Ego, le Moi

D’autre part, l’ego est très lourd et donc il coule comme une pierre ; il appartient aux très bas niveaux de la nature. Par ego, nous faisons référence à une grande collection d’éléments psychologiques que nous avons à l’intérieur : fierté, luxure, peur, gourmandise, envie, jalousie. Toutes ces choses sont égoiques ; ils sont les « Moi » en d’autres termes.

Chaque ego est un paquet d’énergie transformée négativement ; cette énergie est karmique : l’effet d’une cause, et la cause qui produit les effets. A l’intérieur de chaque ego se trouve la conscience, qui est piégée par cette mauvaise transformation. La conscience par sa nature est pure et immaculée. Cependant, une fois piégé à l’intérieur de l’ego, cette conscience devient filtrée, maltraitée, piégée.

Chaque ego ou Je a son propre désir, ses propres intentions, ses propres buts.

Chacun d’eux sont apparus dans notre mental selon des circonstances. C’est pour cela que nous voyons tant de diversités d’intentions et de volontés et de pulsions à l’intérieur de nous, de scénario en scénario, d’évènement en évènement, de jour en jour. Nous voyons des choses qui émergent en nous un jour et s’en vont le prochain jour. Ou pendant quelques jours nous nous sentons très fort pour une chose, et ensuite cette sensation s’en va.

Cette inconstance est la marque de la doctrine de plusieurs « Moi ».

Nous croyons être conscients parce que nous sentons cette conscience active. Ce que nous ne réalisons pas est que cette conscience a été utilisée par les « Moi » subjectifs ou désirs que nous avons créé précédemment, qui filtrent les impressions, qui trompent la conscience et présentent incorrectement les impressions que nous percevons. En d’autres mots la vérité est que la conscience est hypnotisée, endormie. L’ego à travers l’utilisation du désir, a hypnotisé notre conscience.

Tous ces différents egos viennent dans notre mental et dans notre cœur et dans notre corps pour se nourrir eux-mêmes avec l’énergie créatrice. Ils profitent des énergies qui naturellement coulent à travers nous, dans le but de se nourrir et devenir gras. C’est comme cela que l’ego survit d’existence en existence. Il est toujours en train de murmurer dans notre mental ce qu’il veut, et essayer de nous manipuler pour combler ces vœux.

La diversité des désirs dans l’ego est étonnante. La plupart du temps ces désirs semblent être salutaires, semblent être utiles, mais à la base ils peuvent être très égoïstes.

Du point de vue ultime, du point de vue du Dharma Gnostique, l’ego lui-même dans son entièreté doit être supprimé. Et c’est pour cela que les enseignements insistent toujours que nous avons besoin de conquérir le désir.

Dans les quatre nobles vérités, c’est ce que le Bouddha a enseigné : la cause de la souffrance est le désir. La souffrance est causée par le désir.

Le désir est en nous, pas en les autres. C’est dans notre propre mental, notre propre cœur. Et c’est très subtil.

Nous sommes toujours manipulés par un désir ou un autre. Le défi ensuite est de faire attention à cela, d’apprendre comment garder un œil sur le « Moi ». Nous avons besoin d’apprendre à toujours surveiller notre propre mental, de comprendre notre propre mental. Par ce type d’auto-connaissance nous pouvons changer.

C’est la méthodologie de la Gnose en général, en synthèse : apprendre au sujet de nous-mêmes ainsi nous pouvons changer la trajectoire de notre vie.

Nous avons cette notion erronée que nous pouvons changer nos circonstances extérieures et acquérir le bonheur.

Par exemple, nous croyons que si nous avons du respect des autres, l’admiration des autres, nous serons heureux. Mais cela est absolument mensonger. En un moment, les gens sont heureux avec nous, et après ils ne le sont plus. Les gens sont inconstants. Nos opinions et points de vue changent comme le vent. Ainsi nous ne pouvons pas compter sur les opinions des autres ; elles changeront toujours.

Certains d’entre nous pensent que nous pouvons acquérir le bonheur par l’acquisition des biens matériels. Cela peut être une voiture, cela peut être l’argent, cela peut être une maison. Cela peut être un travail, cela peut être une récompense. Cela peut être un grade, cela peut être une sorte de statut.  Mais c’est quelque chose d’extérieur que nous voulons pour acquérir le bonheur. Mais malheureusement le phénomène s’applique ici.

Toutes les circonstances extérieures sont impermanentes et incertaines.

Nous pouvons acquérir l’une de ces choses, mais nous découvrirons que c’est incertain ; cela se désintégrera et s’effondrera, ça peut se casser, ça peut perdre sa valeur. Ou, ça peut apporter d’autres problèmes dans nos vies au point que nous souffrirons même plus.

Les choses matérielles sont incertaines, impermanentes ; nous ne pouvons pas compter sur elles, nous ne pouvons leur faire confiance.

Le véritable succès que nous pouvons trouver est d’apprendre à trouver le bonheur en nous-mêmes. Trouver notre propre bonheur à cause de qui nous sommes, ce que nous sommes comme conscience. Pour ne pas être dépendants des choses extérieures. C’est pour cela que la renonciation a été enseignée dans les religions : mais cette renonciation doit être dans le mental. La différence fondamentale n’est pas trouvée dans la possession ou la dépossession, dans la richesse ou dans la pauvreté : la différence est dans notre attitude mentale.

En relation avec cela il y avait un grand enseignant de l’Inde, des siècles passés, qui écrivit un merveilleux texteappelé « La Couronne Précieuse ». Son nom était Nagarjuna, et il écrivit ceci :

Gratter une démangeaison apporte du plaisir, mais le plus agréable est de ne pas avoir de démangeaison. Egalement, satisfaire les désirs mondains est agréable, mais le plus agréable c’est de ne pas avoir de désir.

C’est la base de la véritable Gnose.

Bonheur

Le véritable bonheur est trouvé quand nous nous libérons de la dépendance, de l’attachement aux désirs, d’obtenir les meilleures circonstances ou la louange, ou d’obtenir quelque chose hors de nous-mêmes. Le bonheur est un état psychologique, et cela doit être trouvé psychologiquement.

Lorsque notre mental est serein, satisfait au-dedans de lui-même,  sans référence à quelque condition extérieure, alors nous avons trouvé le véritable bonheur.

Ce bonheur que nous voyons dans l’enfant est lié à cela : dans l’enfant nous voyons le bonheur d’être juste vivant. Le bonheur d’être. Mais ce n’est que l’embryon ou le germe du réel bonheur, puisque la conscience de l’enfant est l’embryon de l’âme. Quand l’âme est pleinement développée, le bonheur est aussi pleinement développé.

Dans ce contexte, les religions enseignent que nous pouvons être heureux dans quelque circonstance. Quel que soit ce qui se passe à l’extérieur de nous, qu’il soit bon ou mauvais, ou indifférent, nous pouvons toujours trouver le bonheur ou la sérénité à l’intérieur.

Ainsi le but du Dharma Gnostique est de nous aider à entrainer notre mental, à éduquer notre mental.

Cela ne s’accomplit pas par l’imitation. Nous ne pouvons apprendre cela en imitant les autres. Notrepropre psyché, notre propre karma, est notre. Nous pouvons seulement apprendre à équilibrer notre mental, avoir un équilibre psychologique, en apprenant à propos de notre propre mental. Le karma des autres personnes est différent. Leur mental est différent ; leur egos sont différents. Leur idiosyncrasie psychologique est différente. Donc par imitation, nous pouvons seulement imiter comme un singe. Nous ne pouvons vraiment pas apprendre et connaitre.

La réalisation vient non par imitation, mais par révélation : par la révélation de notre propre conscience. Cela peut se produire seulement par un effort pratique : notre propre effort.

Nous pouvons commencer maintenant. En ce moment, prêtez juste attention. Apprenez juste à prêter attention. Apprendre à ne pas laisser le mental vous emporter dans l’inquiétude de quelque chose, ou dans la planification de quelque chose plus tard. Ou rêver d’un désir que vous avez, ou se rappeler un regret ou un souvenir. Soyez ici et maintenant.

Cette forme de concentration, d’attention directe a deux aspects importants: l’auto-observation et le Rappel de soi.

Le premier que nous appelons le Rappel de soi : L’état de rappel de soi est un état de conscience. Cela commence en nous rappelant que nous sommes dans nos corps physiques.

En faisant attention à cela constamment.

Pas seulement se rappeler une fois dans le temps, mais être réellement attentif au fait que nous sommes dans ce corps. Cette attention active crée un changement chimique dans notre corps. Cela crée une énorme différence dans notre façon de nous sentir dans la vie. Nous commençons réellement à expérimenter la vie telle qu’elle est quand nous commençons à faire attention à nous-mêmes physiquement.

Cela est très difficile à maintenir, parce que le mental est toujours là, tirant, tirant sur la corde, tirant sur notre propre chaine, essayant de nous distraire, de penser à quelque chose d’autre, d’être ailleurs. Mais la base véritable, la véritable fondation de l’éveil de la conscience, de surpasser la souffrance, est d’être ici. D’être en vie.

C’est très triste quand nous pensons aux jours récents, aux semaines récentes, et nous ne pouvons pas nous rappeler ce qu’il s’est passé. Il y a beaucoup de trous dans la mémoire. Cela est très important. Cela  nous révèle que ces moments où nous ne nous rappelions pas ce qu’il s’est passé, nous n’étions pas présents. Notre corps était là mais notre mental était ailleurs.Notre conscience était ailleurs. C’est un grave problème. Un très sérieux problème.

Le Sommeil et La Mort

Quand nous allons dormir la nuit, notre corps physique se repose. Toutefois, notre conscience continue de fonctionner, de la même manière qu’il fonctionnait durant le jour. Si durant le jour nous sommes toujours en train de rêver, fantasmant et suivant les pressions de notre mental d’aller ici et là, nous ferons la même chose la nuit. C’est pourquoi nos rêves tendent à être sporadiques, chaotiques, et la plupart du temps une répétition de notre vie quotidienne. Dans nos rêves, nous allons au travail, nous allons à la maison, nous préparons, nous lavons. Nous avons des problèmes avec notre patron, nous avons des problèmes avec nos proches, des problèmes avec notre épouse. Nous sommes en train de répéter, recycler tout lemêmetissu. Toutes les choses auxquelles nous avons pensé durant la journée, nous y pensons durant la nuit. Le mental continue sur sa lancé vide.

La raison pour laquelle c’est un véritable problème pour nous est qu’il y a seulement une très mince différence entre le sommeil la de nuit et la mort. Il y a seulement un changement : quand nous mourons, la conscience est définitivement séparée du corps physique. Mais, le processus du sommeil et le processus de la mort sont identiques. C’est pourquoi dans les mystères grecques, le sommeil et la mort sont symbolisés par deux frères jumeaux : Thanatos et Hypnos.

thanatos-hypnosGuidé par Hermes, Thanatos et Hypnos porte le Mort.

Le sommeil et la mort sont deux frères jumeaux; ils sont exactement les mêmes. Ce n’est pas juste un mythe, une histoire imaginaire inventée par quelqu’un que tout le monde est supposé croire ; c’est un enseignement psychologique, c’est un enseignement spirituel. Il contient une vérité. Cette vérité est simple : le sommeil et la mort sont jumeaux, avec une très mince différence entre eux. Cette différence est la séparation qui se produit entre le corps physique et la conscience.

Donc, si vous voulez savoir ce qu’il se passera quand vous mourez tout ce que vous avez à faire est de regarder ce qu’il se passe quand vous allez dormir. Vous expérimenterez la même chose. Si maintenant, à ce point de votre vie, vous ne vous rappelez pas vos rêves, ou ceux dont vous vous rappelez sont vagues et obscures, et vous éprouvez une grande difficulté à vous les rappeler, vous aurez la même expérience quand vous mourez.

Vous pouvez mourir aujourd’hui. Il n’y a pas de garantie. Il n’y a pas d’assurance. Il n’y a aucune croyance que vous pouvez adoptez qui vous garantira une longue vie. Chacun de nous mourra. Nous ne savons pas juste quand. Donc nous devons nous regarder sérieusement et dire : suis-je prêt ? Suis-je vraiment prêt à affronter la mort, consciemment ?

Nous pouvons croire que quand nous mourons nous prendrons soudainement conscience et être capable de choisir notre prochaine naissance, choisir où nous irons, ce que nous expérimenterons. Nous pouvons croire que nous irons au paradis. Mais, comme l’a enseigné très clairement le Bouddha dans l’exemple du vase, ce n’est pas une question de croyances, c’est une question de lois. Quelles lois guideront notre conscience ?

Nous pouvons avoir des milliers de personnes qui nous aiment et prient pour nous. Mais notre ego ne peut pas aller au paradis. Notre fierté et luxure ne peuvent flotter sur l’eau et s’élever dans les destinations heureuses. L’ego va sombrer, parce que c’est le lieu auquel il appartient : dans les profondeurs, qui sont désignés par plusieurs noms : l’enfer, l’avitchi, l’averne, l’infernal, les klipoth, hades.

Malheureusement pour nous, une grande partie de notre conscience est piégée dans l’égo. Ainsi, quand l’ego coule, notre conscience va avec lui.

Nous avons créé notre égo. Quand nous regardons les images et dessins lascifs, nous faisons entrer ces images à l’intérieur et investissons notre énergie en elles. Cette image, cette lasciveté, devient quelque chose dans notre mental. Et cela est particulièrement puissant, parce que l’énergie sexuelle est l’énergie la plus puissante dont nous disposons.

Ces transformations qui ont lieu dans notre psyché produit le karma. Et ce karma est appelé luxure.

Plus nous nous complaisons dans ce type d’imagerie, qui se trouve partout maintenant, plus nous créons la charge psychologique de la luxure en nous-mêmes. Cela produit seulement la souffrance.

Le seul résultat en est la souffrance.

Aussi longtemps que vous nourrissez un désir, il ne sera jamais satisfait. Ceci est écrit dans les lois de Manu, qui le plus vieux document écrit dans l’humanité. Il dit exactement cela. « Plus vous nourrissez un désir,plus il devient fort. »

Il est donc important pour nous d’être sincère, de regarder attentivement avec le but de découvrir comment nous devons changer. Et pour changer, nous avons besoin d’apprendre comment entrainer notre mental. En Tibétain, cela s’appelle le Lojong, qui est d’habitude traduit comme « entrainement mental ». La tradition du Lojong inclue d’importants enseignants et écritures, et fournit une grande direction dans notre travail psychologique. Mais il faut que ça soit clair que le mental dans ce cas n’est pas limité au mental animal. Dans le Bouddhisme Tibétain, ils utilisent le mot mental pour se référer aussi à la conscience libre. Dans la Gnose, nous essayons de mettre une différence entre le mental en tant que conscience (essence ou nature du Bouddha) et lemental en tant qu’agrégat pour permettre une compréhension claire aux étudiants.

Une meilleure façon de penser à ce mot Lojong serait « manière de s’entrainer», parce que cela consiste réellement à mettre notre conscience à la position convenable pour travailler avec courage, sérieux, et clarté, plutôt que d’être séduits par les doutes, les peurs, ou les vanités du mental subjectif.

De ce point de vue, la Gnose souligne que nous avons besoin de compter sur une force qui est au-delà du mental. Le mental ne peut changer le mental. Le problème ne peut résoudre lui-même. Nous avons besoin de travailler avec la conscience libre, et avec une attitude qui nous assiste, qui nous confère l’habileté à transformer notre mental ; ainsi nous pouvons changer nos vies.

Ce qui est très important pour nous c’est d’être sincère.

Image de Soi

Quand nous parlons de l’égo, spécialement quand nous venons juste de commencer ces genres d’étude, il peut nous être difficile de voir l’égo en nous-mêmes, de réellement comprendre ce que cela veut dire. Ceci parce que nous avons cultivé et développé une image de soi, une idée de qui nous sommes en tant que personne ; mais, nous devons revenir sur ce point, et réalisé que nous avons construit cette image pour notre propre convenance. En d’autres termes, notre propre ego a construit notre propre image de soi.

Donc, notre propre image de soi est là pour protéger notre égo. Etre sincère veut dire que nous devons être capable de voir cette image pour ce qu’elle est.
Souvent les qualités que nous disons être nos plus grandes qualités peuvent être nos pires erreurs. La plupart d’entre nous pensent que nous sommes très humbles, et nous sommes fiers de cela. Certains d’entre nous croient que nous sommes très spirituels, très religieux, comme les grands qui ont renoncé à eux-mêmes, mais nous raffolons les choses matérielles, et désirons l’argent et le confort.

Nous sommes remplis de contradictions internes.

Etre sincère envers nous-mêmes veut dire de nous regarder honnêtement, de ne pas éviter la vérité de qui nous sommes en tant que personnes. Cela demande une grande quantité de courage et de force.

Mais si vous avez votre intention focalisée sur le plus grand bien, spécialement pour ceux que vous aimez, ceux pour qui vous vous souciez, vous commencerez à voir que vous créer de la souffrance pour ceux que vous aimez. Quand vous voyez cela, et sentez cela, et réalisez cela, alors vous pouvez développez une forte motivation de changer, pour le bien de ceux que vous aimez, de les aider, de les protéger de votre propre ego.

Il existe également une histoire dans le Bouddhisme, qui illustre ce concept que nous de l’image de soi.

Il était une fois une mère de famille qui était réputée être gentille, modeste, et courtoise. Elle était bien connue dans le village comme étant quelqu’un d’une conduite très modérée, très douce.

Elle avait une bonne nommée Kali qui était active, appliquée, et faisait très bien son travail. Ainsi la maison se gérait facilement, tout le monde était content, et tous les voisins étaient impressionnés par la manière dont la dame dirigeait sa maison.

Un jour la bonne raisonna elle-même, « Ma maîtresse est très réputée être gentille et agréable et très douce, mais je me demande si c’est vrai. Je me demande si elle est vraiment comme ça, ou c’est tout le monde qui pense qu’elle est comme ça. Peut-être que je devrais la tester.

Le jour suivant, la bonne se réveilla tard. Elle ne prépara rien à manger pour la maison, n’apprêta pas les choses pour commencer les activités de la journée. Alors, évidemment, la mère de famille se mit en colère, hurla sur Kali et s’en alla.

La bonne pensa, « c’est vrai, elle a vraiment de la colère. Elle a vraiment une propriété différente de ce que dit sa réputation, mais peut être que c’est simplement quelque chose à l’intérieur qu’elle cache bien. Donc peut être que je devrais la tester encore un peu.

Le jour suivant elle se reveilla encore tard, dormit profondément, et donc la maison était maintenant hors de contrôle. Bien sûr, mère de famille hurla sur elle une fois encore, devint très colérique , et partit en trombe. Evidemment, personne hors de la maison ne savait rien de cela.

Maintenant la bonne pensa : « Elle est vraiment une personne colérique. Elle ne mérite pas sa réputation. Mais je me demande si elle montrera vraiment cette colère aux autres ; je me demande si elle montrera cela à l’extérieur, au lieu de simplement me hurler dessus en privé ?

Le prochain jour elle fit encore cela, elle dormit tard, ne se leva pas pour faire quoique ce soit. Par ce point la mère de famille fut poussée hors de sa limite. Elle vint à l’intérieur hurla sur la bonne, prit le verrou d’une porte (utilisé pour verrouiller la porte) et frappa Kali à la tête. La bonne a commencé donc par saigner et est sortie de la maison, et tous les voisins vinrent et virent la bonne en train de saigner.

La bonne dit : « Voyez-vous ? Cette femme que tout le monde croit être si modérée, et si courtoise, et si douce, m’a fait cela »

Cela détruisit la réputation de la femme.

Cette histoire illustre quelque chose qui nous concerne. Nous pouvons paraitre uniques quand les circonstances le permettent, mais dès que nos circonstances changent, de nouvelles qualités entières, émergent, de nouvelles facettes apparaissent en nous. Ceci est une chose profonde qu’il nous faut saisir nous-mêmes.

Notre image de soi a été peinte par notre propre mental, pour nous faire croire que nous sommes une bonne personne, et nous donner l’impression que tout le monde nous voit de la même manière.

La vérité est que personne ne nous voit tel que nous nous voyons.
Nous avons besoin de nous voir franchement.

Dans la bible Chrétienne, dans les évangiles, Jésus corrige de façon répétitive les Pharisiens, qui étaient de hauts prêtres. Il les corrige de façon répétitive en disant, qu’ils « nettoyent le dehors de la coupe et du plat, et à l’intérieur ils sont  pleins de rapine et de méchanceté ».Ce qu’il décrivait est ce que nous faisons avec nous-mêmes.

Nous nous assurons que notre apparence extérieure soit pur, soit très bon. Mais à l’intérieur de nous, nous sommes immondes, dégoûtant. Nous ne voulons même pas voir cela, nous ne voulons même pas regarder cela. Nous gardons cette partie de nous fermée parce que c’est pénible, c’est embarrassant.

C’est pour cela que la plupart des gens ne pratiquent pas réellement le Dharma. Ils ne pratiquent pas réellement la Gnose. Ils veulent juste une croyance qui leur permet de se sentir meilleur. Ils veulent que les autres prient pour eux, ou faire des prières pour les autres. Mais ils ne veulent pas voir la vérité de leur propre mental.

C’est très difficile de trouver quelque personne dans le monde qui puisse faire son autocritique. C’est très difficile à trouver. Mais faire une auto-critique perspicace est la porte vers la réalisation, c’est la port de libération de la souffrance.

Ainsi le Dharma Gnostique est une science qui nous aide à purifier notre mental de l’égo.

Prendre les pierres du vase, et le faire chaque jour. De cette façon, chaque jour, nous nous préparons pour la mort. Nous éveillons notre propre conscience et nous la libérons de la fierté, de la peur, de la colère, et nous devenons heureux.

Le nom Bouddha veut réellement dire « celui qui est éveillé ». Nous ne sommes pas éveillés, nous dormons. De la même manière que notre corps physique dort la nuit et notre conscience erre dans notre propre pays psychologique, même quand notre corps physique est éveillé, notre conscience est en train d’errer notre pays psychologique. De pensée en pensée, de désir en désir. Le sommeil durant le jour, jamais ici. C’est l’état de sommeil, le sommeil de la conscience.

Un Bouddha est éveillé. Un Bouddha ne rêve pas. Pensez à cela. Quelqu’un qui est éveillé ne rêve jamais : Ils sont éveillés. La conscience éveillée. Avec un genre de conscience qui pénètre, qui est perspicace, heureuse. Pas de rêve ; ils sont très vivants.
Pour quenous arrivions à ce niveau, nous avons besoin d’éliminer ce qui obscurcit notre vision et ce qui perpétue notre monde de rêve.

Tels que nous sommes maintenant, nous ne faisons que des va-et-vient entre ces deux frères jumeaux de la mythologie grecque, Thanatos et Hypnos, le sommeil et la mort.

Malheureusement, nous dormons toute notre vie. Nous sommes rarement présents, jamais dans notre corps, jamais en train de vivre réellement, et ensuite nous mourons. Et nous passons par la même expérience par la mort, endormis. Pas de connaissance, pas de conscience. Propulsés par le karma. Et ensuite nous naissons encore, endormis. Et nous passons de circonstance en circonstance, poursuivant toujours différents désirs. Et nous mourons encore. Et nous répétons ce cycle encore et encore.

La manière de le changer est de retirer les pierres du vase. D’entrainer notre mental. De devenir vigilant, d’être conscient de nous-mêmes.

Il y a plusieurs résultats qui découlent de cela. Premièrement nous commençons à vivre nos vies. Nous devenons réellement conscients de la vie. Cette simple chose peut totalement changer votre vie, parce qu’ensuite vous commencez par prendre les décisions consciemment. A prendre les décisions avec une pleine connaissance de ce que vous êtes en train de décider de faire. A effectuer les actions avec une entière conscience, une entière connaissance, une entière attention. Cela uniquement peut changer votre vie.

Au même moment vous commencez par recevoir les impressions de la vie avec gaieté, avec bonheur, même si elles sont difficiles. Cela en retour crée la sérénité et le Bonheur.

Nous commençons aussi à être conscients du processus de rêve. Nous apprenons ce qu’est le Yoga du rêve. Le yoga du rêve est l’un des quatre yogas de Naropa, dans le Bouddhisme Tibétain. La même science a été enseignée parmi les soufis, parmi les aztèques, parmi les Egyptiens. Et c’est un processus par lequel nous apprenons à être éveillé en tant que conscience lorsque le corps physique dort. En d’autres termes, nous cessons de rêver. Le corps physique dort, mais notre conscience sort du corps et va consciemment dans le monde des rêves, éveillée. Et de cette manière nous ne perdons pas tout le temps que notre corps physique passe endormi. Nous pouvons utiliser cela pour améliorer notre vie, et améliorer la vie des autres. Cela s’appelle le Yoga du rêve.

La pratique du Yoga du rêve vous prépare à la mort. La même séparation consciente que vous apprenez à développer avec le Yoga du rêve, où vous vous séparez consciemment du corps physique et entrez dans le monde astral, est ce qui se passe quand vous mourez. Alors vous serez conscients en passant par le processus de la mort, vigilant, contrôlant votre mental, conscient. Et de cette façon, vous pouvez être consciemment impliqué dans le processus d’après mort. Le processus d’une nouvelle naissance.

Cela n’est-il pas préférable de passer par ces expériences avec une entière connaissance d’elles? Une totale conscience ? Plus de hasard.

Ceci est effort de moment en moment, quelque chose que nous devons faire parce que nous voulons changer. Et ce processus de formation de notre mental, d’entrainement de notre nouvelle attitude, comporte trois parties essentielles.

1. Découverte

La première est la découverte, l’observation. Nous devons être conscients de nous-mêmes premièrement, apprendre comment surveiller notre mental, en activité, et regarder profondément, sincèrement notre mental. Quand les pensées surgissent nous devons regarder d’où viennent ses pensées, et se demander « est-ce que je les ai appelées, est ce que j’ai besoin de ces pensées, est ce que je crois réellement en ces pensées ? »

Et quand les sentiments émergent nous devons nous séparez de ces sentiments, questionner ces sentiments, « Pourquoi je me sens ainsi ? Pourquoi ce sentiment émerge t-il de mon cœur ? Ai-je besoin de cela ? Est-ce vraiment bénéfique? Est-ce vraiment bon?

Et faites la même chose avec les impulsions dans le corps, quand vous êtes emmenés à agir dans un sens comme dans l’autre. Nous devons contrôlez cela, devenir conscient de cela.

Ce processus de découverte est ce que j’étais en train de décrire tantôt, en relation avec le rappel de soi et l’auto-observation. C’est là où nous apprenons, non seulement à se rappeler que nous sommes ici dans le corps, mais d’observer cela. Surveiller cela consciemment.

De cette manière, il y a une sorte de séparation qui se produit à l’intérieur de nous. La conscience commence par voir qu’elle n’est pas le mental. La conscience commence par voir qu’elle n’est pas l’émotion. Notre propre conscience peut voir qu’elle n’est pas la sensation dans le corps.

Elle n’est pas le corps elle n’est pas le cœur elle n’est pas la pensée. Elle est au-delà d’eux.

Quand vous pouvez testez cela, et l’expérimentez, vous avez touchez un tremplin essentiel dans votre propre Gnose. C’est cet état de conscience active, avisée pénétrante qui vous confère l’habileté de commencer par voir la cage de votre propre mental sans obscurité.

En ce moment, tels que nous sommes, nous sommes piégés dans la cage, nous ne pouvons même pas le voir.

Nous sommes si accoutumés à être dans notre mental, nous sommes si habitués que cela semble normal. Mais ce n’est pas normal ; c’est très anormal. Et c’est pourquoi il y a tant de souffrance dans le monde.

Si des prisonniers ont été longtemps emprisonnés, ils deviennent attachés à leur prison. Cela semble comme une maison pour eux, même dans le cas d’une personne qui a été torturée. Il y a plusieurs d’autres cas de cela. Quelqu’un qui a été torturé sur une longue période de temps commence à être attaché à la torture. Il commence par se sentir comme si la personne qui est en train de les punir les aime, et les torture par amour. La personne qui est en train de souffrir de cette manière peut commencer à être attaché à cela. Cela se passe également avec la violence domestique, l’alcoolisme, l’usage des stupéfiants, et plusieurs autres conditions.

C’est la maladie mentale que nous avons. Il est si accoutumé aux mauvaises actions qu’il veut les perpétuer. C’est comme cela que nous pouvons comprendre les addictions à l’alcool, les addictions aux médicaments, et les addictions au sexe. L’ensemble de ces trois facteurs peuvent nous détruire. Et pourtant nous les aimons. Nous les aimons de la mauvaise manière. Les gens aiment prendre les médicaments, prendre l’alcool, et explorer et abuser de la sexualité. Mais en faisant ainsi ils détruisent leur propre mental. Ils détruisent leurs vies. Nous avons tous ce même fondement dans notre propre psyché. Nous tous. C’est pour cela que nous sommes ici ; c’est pour cela que nous souffrons.

Entrainer notre mental veut dire que nous devons d’abord commencer par reconnaitre la prison danslaquelle nous sommes. C’est la découverte, la première partie. Ce processus de découverte dure toute votre vie. Cela peut prendre plus d’une vie. Cela peut prendre plusieurs existences avant que vous n’arriviez à atteindre le fond du mental. Le but est de commencer par le faire. L’ajourner signifie que vous êtes simplement en train d’approfondir votre souffrance. Tous ces dégénérés psychologiques qui sont dans votre mental sont occupés, chaque moment, à prendre votre énergie et se renforcer. Changer cela, convertir cela demande une quantité énorme d’énergie, beaucoup d’effort, mais cela peut se faire.

Une fois que nous commençons à découvrir le mental, à réellement voir la vérité de notre propre ego, nous pouvons commencer à les juger, à les comprendre.

2. Jugement

Des fois nous utilisons le mot jugement, mais nous avons besoin de comprendre ce mot dans un contexte propre. Le jugement est lié à la sphère de Geburah dans l’arbre de vie. En sanskrit il est appelé Bouddhi, qui veut dire intellect ou intelligence. C’est une forme de jugement qui est conscient. Ce n’est pas « jugemental », tel qu’est notre ego. Le jugement est une forme de discernement consciente. Nous l’appelons aussi bien compréhension. Vous pouvez l’appelez entendement.

Un exemple très simple serait : quand vous êtes enfant et vous explorez votre environnement pour la première fois et vous trouvez un four chaud, vous n’avez aucune compréhension de ce four chaud jusqu’à ce que vous vous en approchez. Alors vous sentez la chaleur, et vous avez une petite compréhension de ce que c’est chaud. Mais vous ne le comprendrez pas vraiment jusqu’à ce que vous vous brûlez, et alors vous savez qu’il ne faut pas vous rapprochez du four.

La même fonction de base de compréhension doit advenir avec notre propre ego. Nous pouvons savoir à un degré que nous avons la luxure, que nous avons la colère, ou que nous avons la fierté, ou l’envie. Mais nous avons besoin de comprendre comment cela crée de la souffrance. Malheureusement, nous n’apprenons pas de leçon de l’ego jusqu’à ce que nous nous fassions brûlés par la vie.

C’est pour cela nous ne faisons pas d’habitude un effort sérieux d’introspection jusqu’à ce que nous ayons commis une grave erreur. Notre but dans la Gnose est de ne pas attendre jusqu’à ce qu’une crise ou une tragédie ne survienne. Nous devons investiguer sur nous-mêmes maintenant, et comprendre comment dans notre mental, dans notre expérience, nos points de vues erronés aboutissent aux problèmes.

Quoi que cela signifie, quand la compréhension de nos erreurs commence par arriver, alors nous savons naturellement, spontanément,  « Je ne peux pas me comporter de cette façon ! Je ne peux pas me permettre de penser ainsi ! Je ne peux accommoderses comportements !

Il ne s’agit pas seulement d’entrainer le mental à dire « bon » ou « mauvais ». Nous ne sommes pas intéressés par les codes moraux ou les règles d’éthique. Plutôt nous voulons changer notre attitude et comprendre ce qui produit le karma, la souffrance.

C’est la seconde phase que nous appelons compréhension, ou jugement.

Cela peut prendre également une existence ou plusieurs existences. Ce n’est pas quelque chose de facile à faire. Cela demande un grand effort.

De plus, nous ne pouvons pas le faire juste avec nos sens physiques. Nos sens physiques peuvent seulement percevoir ce monde de la troisième dimension, ce monde qui est autour de nous. Mais vos pensées ne sont pas ici, physiquement. Vous les sentez, mais pas avec vos sens physiques. Et la même chose est vraie pour vos sentiments : Ils ne sont pas ici physiquement. Vous pouvez les sentir, mais pas avec vos sens physiques. Donc, pour réellement comprendre d’où viennent ses sentiments et pensées, d’où émergent les désirs, nous devons apprendre comment méditer.

Par la méditation nous apprenons comment pénétrer consciemment dans le subconscient, dans cette partie du mental que nous ne voyons pas avec la perception physique, mais cette partie que nous pouvons voir seulement avec la perception consciente. Et c’est le but de la méditation : regarder à l’intérieur de notre mental.

Ainsi quand nous apprenons durant les jours, à nous rappeler de nous-mêmes, à nous observer nous-mêmes nous sommes en train de nous préparer vraiment pour la méditation, à aller dans notre mental avec attention, avec conscience.

Nous apprenons à faire cela dans le Yoga du Rêve, quand nous sortons du corps physique, pour voyager dans ce pays psychologique, et comprendre notre propre mental. C’est pourquoi nous avons besoin de méditer.

Quand notre compréhension d’un comportement quelconque est complète, quand nous avons réellement compris la profondeur du comportement, sa racine dans notre conscience submergée, nous pouvons passer à la troisième étape, et c’est l’exécution, la mort.

3. Exécution

L’exécution est possible en prenant la puissante énergie sexuelle que nous avons utilisée précédemment pour créer un ego, et le détruire avec. La même énergie qui a servie à les créer peut être utilisée pour les détruire. C’est pour cela que nous voyons des images du Tantra comme Mahakala : de grands êtres enragés avec beaucoup de feu. Ces images sont le symbole de notre propre énergie sexuelle, que nous pouvons utiliser pour détruire notre propre ego.

Quand cette énergie sexuelle est attelée par la volonté, nous pouvons diriger ces forces contre les éléments néfastes, discursives dans notre mental et commencer à pulvériser les « pierres », libérant la conscience. Nous libérant de la douleur.

C’est cela l’essence, la base, la synthèse du Dharma. La base, le but et la fonction fondus dans une chose qui est d’entrainer notre mental, de nous libérer de l’ego.

Une manière de penser à ces trois phases de découverte, compréhension, et exécution, est de se rappeler ce qui arrive à un espion en temps de guerre. Si vous êtes en temps de guerre, et vous découvrez un espion, la première chose que vous devez faire est de le suivre. Si vous le supprimez immédiatement, vous ne saurez pas avec qui il travaille, ou comment il le fait. Si vous le tuez immédiatement, et que vous ne savez pas quelles failles il est en train d’exploiter contre vous, alors après qu’il soit parti, un autre viendra sûrement le remplacer. Par conséquent, vous avez besoin de savoir tout ce que vous pouvez sur cet espion. Donc vous le suivez. Evidemment l’espion de notre exemple est notre ego.

Votre propre ego est un menteur et un tricheur qui essaye tout le temps de ressembler à votre meilleur ami. Votre propre ego essaye toujours de ressembler à vos vertus, essaye de ressembler à Dieu ou à un Bouddha ou à un ange. Beaucoup de gens ont eu des expériences de ce qu’ils croient être leur Bouddha intérieur, leur Etre Intérieur, mais c’est réellement leur ego. Cela demande de la discrimination, du jugement.

Quand nous observons cet espion, nous apprenons de toutes ses actions; c’est le processus de découverte.

Quand nous avons totalement compris et vu tout ce que cet espion fait, alors nous le mettons sur le banc pour les juger. C’est le processus de compréhension. Mais, nous ne pouvons pas juger l’égo avec l’ego. Vous devez jugez l’ego avec la conscience, avec le jugement conscient.

Une fois ce jugement passé, la compréhension est complète, l’évidence est présentée, et la culpabilité de l’espion est indéniable, alors l’espion est fusillé, exécuté.

C’est le processus indispensable de laquelle dépend tout pratiquant sincère du dharma.

Sur le chemin, nous complétons ce processus en cultivant le bonheur, en cultivant la joie en apprenant des vertus, et des autres qualités de la conscience : paix, bonheur, pour les autres, amour conscient, chasteté, diligence, tolérance, patience.

Vous pouvez rencontrez des étudiants de la Gnose ou du Dharma qui sont très focalisés sur la mort de l’ego, et c’est merveilleux. Mais, il existe le danger de devenir très morbide, très sombre, n’ayant aucun sens de l’humour (ou un très inapproprié).

Malheureusement, c’est une fausse manière de pratiquer le Dharma.

La conscience elle-même est bonheur. Elle est sérénité, elle est une forme d’extase, elle est paix, elle est amour. Toutes les vertus qu’un ange ou Bouddha possède sont des vertus qui résident naturellement dans notre conscience,  et que nous pouvons totalement développer à un degré infini. Donc nous avons besoin d’équilibrer notre travail psychologique, de placer à côté de la mort de l’ego la naissance de bonnes qualités. C’est pourquoi SamaelAunWeor a écrit dans la Magie Christique Aztèque :

« Ne vous inquiétez pas, cultivez l’habitude d’être heureux »

C’est important. Le travail sur l’ego est très difficile, il peut être décourageant, il peut être embarrassant, il peut être extrêmement douloureux. Nous avons besoin d’équilibrer cela. La douleur est inévitable, mais si nous faisons face à la souffrance, aux difficultés, et à la douleur avec une attitude d’espérance, avec une conscience positive, éclatante, claire, alors nous pouvons transcender la douleur.

Cependant si nous abordons l’étude de notre propre mental avec morbidité avec dépression, avec la haine propre, avec découragement sans espoir, alors nous échouerons ; sans doute, nous échouerons.

Questions et Réponses

Public : Parlant de l’histoire du vase et de submersion, et (que) tout se produit en accord avec les lois. Comment comprenons-nous (??) cela en relation avec le concept de sauveur ?

Instructeur : c’est une bonne question. L’histoire du vase qui a été placé dans le lac ne semble pas corroborer avec le concept d’un sauveur qui viendrait  racheter les âmes. Néanmoins, si vous pensez à cela, si vous analysez vraiment l’histoire, il révèle quelque chose de très fort. Jésus lui-même a dit qu’aucun n’idolâtre, aucun adultère, aucun meurtrier, aucun menteur, aucun voleur ne peut entrer au paradis.

« Car je vous le dis, si votre justice ne dépasse pas la justice des scribes et des pharisiens, vous ne pourrez jamais entrer dans le royaume des cieux.

Soyez donc parfaits, comme votre Père qui est dans les cieux est parfait.» Mathieu5

Il l’a dit catégoriquement et simplement, partout dans les évangiles. Ce qu’ils décrivaient sont les pierres. Rien de ces éléments égoiques, nuisibles, discursifs , qui existent en nous ne peuvent entrer dans le paradis. Ainsi, il écrivait la même chose que ce que disait le Bouddha.

Il a aussidit :

“Jésus lui dit: Je suis, le chemin et la vérité et la vie. Personne ne va au Père si ce n’est par moi.”

Cette phrase “Je suis” est très révélateur. Dans le processus d’auto-découverte, de destruction de l’égo, nous ne pouvons le faire seul, c’est impossible. Nous avons un enseignant, nous avons un guide, nous avons besoin d’aide, nous avons besoin d’assistance, nous avons besoin d’un sauveur. Mais ce sauveur n’est pas hors de nous. Il est à l’intérieur de notre conscience, à l’intérieur de nous-mêmes.

Quand nous travaillons pour nous découvrir (première étape), nous sommes aidés. Nous recevons beaucoup d’aide parce que nous devons faire face au karma. Donc l’aide vient par les difficultés, par les gens qui nous nuisent, qui essayent de nous nuire, qui nous critiquent ; tout cela est une forme d’aide si nous les acceptons de la meilleure manière.

Quand nous avons des problèmes dans la vie, cela révèle la vérité de notre mental ; de cette manière, nous pouvons changer.

Quand le processus de compréhension est en marche, nous sommes en train de méditer et d’analyser et de découvrir la racine entière de l’ego, nous recevons également de l’aide. Cette vient avec notre pratique de la méditation. Elle vient par l’aide que nous recevons  de l’intérieur de ceux qui ont déjà accompli le travail : les Bouddhas, les Maîtres, et notre propre être, Celui qui est à l’intérieur de nous.

Et il y a également une aide qui nous vient dans le processus de l’exécution : cette forte énergie que nous utilisons pour détruire l’ego est symbolisée dans toutes les traditions par de grands personnages courroucés, tels que Lucifer , Prométhée, la divine mère Durga, ou Mahakala. Ceux sont les différentes formes d’aide qui nous viennent de notre propre Dieu intérieur.

Mais il existe une autre étape à laquelle, pour aller plus loin, pour aller au-delà, pour vraiment détruire l’ego dans son entièreté nous avons besoin d’une autre forme d’aide.

Dans l’histoire du Bouddha et du vase, cette aide n’est pas illustrée parce qu’elle n’est pas donnée à ce niveau de l’instruction. Mais cette aide additionnelle est une forme que nous voyons à l’intérieur des Bodhisattvas. C’est la pure sagesse, la Bodhichitta qu’ils incarnent. Cette lumière pure, qui est intelligence. Dans la chrétienté, elle est appelée Christ. Cette aide n’apparait pas dans cette histoire, car pour recevoir cette aide, vous devez d’abord naître de l’eau.

Autre instructeur : La conscience représente le beurre qui flotte. Cette conscience qui est piégée (et qui doit être sauvée).

Instructeur : Il est dit que  les trois pour cent de conscience est le beurre qui flotte à la surface. Oui, c’est vrai

Public: Un même point de la question en cours, (???) le beurre ne peut pas flotter (??)

Instructeur : Nos prières et nos bonnes intentions sont des intentions significatives. Elles ont un certain impact, parce qu’elles sont toutes une forme d’énergie. Quand nous prions pour quelqu’un d’autre nous sommes en train basiquementde leur envoyer  une forme d’énergie, de diriger l’énergie vers eux. Mais cette aide correspondra directement à la quantité d’énergie que nous pouvons envoyer. Si nous n’avons aucune énergie, si nous n’avons pas la capacité de diriger une grande quantité d’énergie, alors nous ne pouvons pas aider suffisamment. C’est salutaire, mais ça peut ne pas être assez.

Comme exemple : Vous pouvez savoir comment faire un bandage sur une blessure, mais si quelqu’un s’est coupé le bras entier, un petit bandage sera très limité dans ce qui doit être fait.

Il y a différents degrés d’aide dont nous devons être capables d’appliquer. Et cela est entièrement relatif à la quantité d’énergie que nous pouvons manipuler consciemment. Néanmoins, la prière est bonne, il est salutaire de prier pour les autres.

On peut dire  que la première raison pour le faire au début est pour nous, de cultiver une meilleure attitude, de ne pas être auto-obsédé. Petit à petit comme nous développons l’habileté à manier l’énergie alors nous pouvons commencer réellement à utiliser cette énergie effectivement pour aider les autres. Mais au début, sans beaucoup d’adressec’estdifficile.

Public: pouvez-vous détailler comment méditer sur les vertus le long de la mort de l’ego?

Instructeur : quand nous méditons sur la nature de notre mental, la première chose que nous cherchons au début est de comprendre pourquoi une certaine action est fausse et nuisible. Mais c’est seulement un côté du phénomène. Si nous avons eu une querelle avec quelqu’un et que nous nous sommes irrités, et avons commencé par dire des choses incorrectes ou méchantes alors plus tard quand nous réfléchissons sur cet évènement, nous pouvons voir que nous n’avons pas dit les choses exactes, ou nous les avons dites avec colère, ou nous les avons dites avec beaucoup trop d’émotions, ou peut-être avons-nous mal jugé les choses. Méditer sur la vertu à ce niveau veut dire que nous devrions méditer pour voir comment on aurait du se comporter. Quelle aurait été la meilleure chose à faire.

Nous avons parlé des trois phases, mais comment le faisons nous réellement?

Plan de Travail de la pratique sur soi-même

La première chose:

Chaque jour, Durant tout le jour, faites l’effort d’être vigilant. Faites l’effort d’être dans votre corps. Soyez présent. Soyez physiquement vigilant. Et dans cette présence, physiquement, consciemment dirigez votre attention.

Quand vous êtes en train de faire attention à quelque chose, soyez en train de le faire consciemment, pas juste instinctivement ou automatiquement. Mais en le faisant avec la volonté.

Durant le cours du jour vous ferez face à des choses sur vous-mêmes que vous ne comprenez pas, qui peuvent être douloureuses, qui peuvent être difficiles. A la fin de la journée, prenez un temps pour méditer. Réfléchissez. Revoyez, consciemment, dans votre imagination ces événements qui se sont produits durant la journée.

Vous pourriez découvrir que le matin, vous sentez et entretenez en vous une poussée forte de fierté.

Et ensuite l’après-midi, vous êtes tenté par une poussée de luxure.

Et ensuite un peu après cela vous avez eu une situation intense de colère.

Donc quand vous rentrez à la maison le soir, et que vous êtes prêts à passer le temps à réfléchir sur vous, alors vous devez revoir ces évènements dans votre mental. Regardez les attentivement sincèrement, mais et le plus important : consciemment.

Ne théorisez pas, ne justifiez pas, ne condamnez pas, mais analysez objectivement. Revoyez seulement.

C’est la procédure de base.

Plus vous développez votre habileté à méditer, plus votre compréhension deviendra profonde. Mais tout le monde peut commencer ce processus maintenant.

Ne pensez pas que vous devez attendre jusqu’à ce que vous ayez le temps d’aller dans un monastère, ou le temps d’aller trouver un maître Zen ou un maître de méditation pour vous enseigner cela. C’est un ajournement ; c’est une auto-évasion.

Vous pouvez commencer aujourd’hui. Vous avez l’habileté à utiliser votre imagination, de vous relaxer, et de vous concentrer. Ce qui se passe est que, nous avons besoin de développer plus d’habiletés. Mais utilisez ce que vous avez.

Vous avez votre conscience, vous avez l’enseignement, faites-le. Chaque fois que vous faites l’effort, vous développez un peu plus d’adresse, un peu plus de détermination.

Ce que vous pourriez découvrir est que votre ego essaye encore de vous distraire.

Vous pourriez découvrir que vous avez de mauvaises habitudes. Par exemple quand vous rentrez à la maison à la fin d’une dure journée, vous avez juste envie de regarder la télévision, parce que, vous dites, cela vous relaxera. Mais si vous êtes vraiment sincère avec vous-mêmes, vous pourriez constater que ces heures que vous passez à regarder la télévision pourraient être mieux utilisées.

Il y a plusieurs manières par lesquelles nous nous trompons avec des comportements habituels. Certains d’entre nous passent des heures et des heures sur Internet, et pour quel but ? Comment cela développe t-il notre conscience ?

C’est le genre de question que nous devons nous posez.

Quel est le résultat des comportements que nous adoptons ?

Que résultera t-il de ces comportements vers lesquels nous sommes attirés ?

Nous devons être honnêtes.

Nos désirs ne veulent pas que nous fassions ce genre d’auto-analyse.

Notre mental fera tout ce qu’il peut pour persister dans ces habitudes.

Sommes devenus attachés à certaines choses que nous aimons lire, certaines choses que nous aimons regarder certaines choses que nous aimons faire. Peut être que ce sont les achats, peut être que c’est regarder la télévision, peut être que c’est lire certains livres ou magazines. Peut être que sortir avec les amis, bavarder, aller ici et là.

Soyez honnêtes avec vous-mêmes. Regarder les quelques mois ou années passés. Quel aurait été le résultat si, au lieu de suivre ces comportements que vous avez, vous aviez dédié un temps chaque jour à méditer ? Maintenant, vous auriez acquis une certaine adresse. Vous auriez appris des choses importantes qui auraient pu changer le cours de votre vie.

Et ainsi, voyant cela, alors vous commencerez aujourd’hui. Quand ces tentations vous poussent à aller sur votre site internet préféré ou tout autre site internet ou à regarder tel ou tel film ou Téléréalité, demandez à vous-mêmes honnêtement : est-ce que cette télévision ou ce site internet me sera vraiment d’une utilité pour ma conscience ? Et si je mourais cette nuit?

Vous devriez.

Public: Pensez-vous que c’est une forme de paresse mentale? (…)Dans la société les gens semblent…, et sont constamment (…). ça peut être bien d’aller aux musées ou quoi que ce soit, mais penser qu’en faisant constamment des choses et en s’occupant eux-mêmes, d’une certaine manière ils sont heureux, (interruption).

Instructeur : Le commerce, le fait de courir d’ici à là et faisant ceci ou cela, est toujours une forme de paresse. C’est particulièrement répandu maintenant, parce que nous avons tellement de choses que nous voulons faire, et beaucoup de choses que nous acceptons, et pour lesquelles nous sommes responsables. Mais en fin de compte c’est de la paresse. C’est la paresse de la conscience. C’est un moyen par lequel notre ego nous distrait, et nous ne voulons pas le voir, donc nous perpétuons simplement l’édification de l’ego.

Cette paresse peut être extrême quand bien-même nos activités pourraient sembler profitables d’apparence. Certains sont extrêmement occupés par les soi-disant activités spirituelles : aller à des séances, aller aux rencontres, assister aux lectures, participer aux discours, aux retraites, aux évènements, ici et là. Et ils disent, « je fais tout cela pour le bien de l’humanité », ou « pour éveiller ma conscience ». Mais véritablement, tout cela n’est que distraction, et savez-vous pourquoi ? Parce que leur attitude est incorrecte.

Réellement, ils font tout cela juste pour éviter la vérité les concernant eux-mêmes. Ils veulent se sentir spirituel et avoir l’allure d’un spirituel. Des gens comme ça ne peuvent supporter s’asseoir tranquillement et regarder à l’intérieur de leur mental. Même s’ils semblent méditer, d’habitude ils sont en train de voyager mentalement partout dans. Il y a plusieurs exemples de ce genre. Nous avons besoin d’analyser réellement notre attitude et impulsion, quel est le véritable résultat qui découle de ce que nous faisons.

Par exemple, le septième Dalaï-lama disait dans certains de ces écrits qu’il s’est senti très mal à son propre sujet. Il pouvait constater que même en pratiquant les rituels et en guidant les gens et en écrivant des livres et en faisant toutes les activités dont il était responsable en tant que Dalaï-lama, au fond de son mental il pouvait toujours voir qu’il cherchait son confort. Et il se sentait mal. Il dit : Je remarque qu’au fond de moi je ne suis qu’un matérialiste, parce que je suis en train de faire toutes ces choses, mais finalement je suis en train d’en espérer du bienfait». Imaginez cela : un Dalaï-Lama. Et qu’en est-il de nous ?

Même Milarepa, après avoir passé beaucoup d’années à méditer dans l’isolement, disait qu’il irait chercher une grotte pour méditer, et chercherait quelque chose pour se conforter. Et il dit : «Toujours… ! Le poison du désir bavard souffle dans mon mental.»

Vous pouvez retrouver cet article en version anglaise: Method of Gnostic Dharma

Concentration

Écrit par : Gnostic Instructor   Catégorie : Fuel pour l’Expérience Spirituelle

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«Durant la profonde Méditation intérieure, lorsque le mental est tout à fait calme et dans un silence absolu – à l’intérieur et à l’extérieur, non seulement au niveau superficiel, mais aussi dans tous les différents couloirs, extraits subconscients, zones et régions – alors l’Essence, le précieux élément, s’échappe de l’intérieur de la bouteille et fusionne avec l’Être, l’Intime, pour expérimenter la Réalité». – Samaël Aun Weor, Pouvoir Spirituel du Son

    «Il est complètement impossible d’expérimenter l’Etre – l’Intime, la Réalité sans devenir de  véritables maître technique et scientifique de  cette science mystérieuse appelée Méditation. Il est tout à fait impossible d’expérimenter l’Etre – l’Intime, la Réalité – sans avoir atteint une véritable maîtrise de la quiétude et du silence du Mental. Néanmoins, nous ne devons pas nous tromper et être prêts à acheter un «cochon dans un sac», car le «Moi» convoite aussi ces silences, et il les fabrique même artificiellement.» – Samaël Aun Weor, Pouvoir Spirituel du Son

Dans les quelques premières conférences de ce cours sur le Fuel pour l’Expérience Spirituelle, nous avons décrit les facteurs qui fournissent une base sur laquelle l’expérience spirituelle devient une réalité, quelque chose qui peut effectivement se produire. C’est important. C’est toute la raison pour laquelle nous étudions la Gnose: pour finalement expérienter, et non pas pour avoir juste des théories ou des croyances, mais voir, goûter, toucher et sentir la réalité qui est au-delà des sens physiques, les réalités de l’esprit. Ces réalités existent.

Il y a beaucoup plus à la vie que juste le corps physique. Il y a beaucoup plus à la vie que les croyances et les théories. Pour voir et goûter, expérimenter la réalité, nous avons besoin de savoir exactement comment. Cette connaissance exacte n’est pas théorique, et elle n’est pas une croyance. C’est quelque chose que nous faisons. C’est quelque chose qui doit être fait et actualisé.

Toutes les religions authentiques sont construites sur cette base de l’expérience spirituelle. Ce qui se passe au cours des siècles après la fondation de toute religion est que les adhérents ou les adeptes de cette religion – en raison de la nature du mental corrompu que nous avons perdent peu à peu le contact avec la possibilité d’avoir une expérience personnelle directe du divin. Comme ils perdent le contact, ils développent des théories et des croyances de ce qui était autrefois possible, et ne sera plus possible pour eux en raison de l’état de leur mental. Voilà pourquoi les gens peu à peu au fil du temps, au fil des siècles, ont perdu le vrai cœur et l’âme des religions.

Gnose est un mot Grec qui signifie connaissance venant de l’expérience. Si des gens s’appellent eux-mêmes Gnostiques, ils devraient être très conscients de la signification du mot. S’appeler Gnostique est une chose audacieuse à faire. C’est très significatif. Dire que l’on est un Gnostique c’est dire que l’on a de l’expérience. Nous devons être prudents lorsque nous utilisons ce mot.

Nous devons être prudents lorsque nous étudions la science. L’expérience spirituelle n’est pas la croyance. Juste parce que quelqu’un croit en Dieu ne signifie pas qu’ils ont connu Dieu. Ou parce que quelqu’un croit en le plan astral ou la projection astrale ne veut pas dire qu’ils l’ont expérimenté. Cette différence entre la croyance et l’expérience est extrêmement critique.

Lorsque nous traversons le seuil de dire ce que nous n’avons pas connu comme étant vrai, nous traversons le seuil d’être un menteur. Spirituellement parlant, mentir est un crime. Être un menteur c’est offenser Dieu, qui est la vérité. Quand nous parlons de choses spirituelles, ou parlons de religion, de Dieu, nous devrions parler de ce que nous savons par expérience. Pour la plupart de nous, il sera à côté de rien. Il y aurait très peu de ce que nous pouvons dire au sujet de la religion qui vient par notre connaissance personnelle.

Cette discipline, ce type d’honnêteté de dire que ce que l’on sait vient de ceux qui l’ont expérimenté, est très important. Dès que vous franchissez la frontière de mentir aux autres en leur disant des choses au sujet de la religion que vous n’avez pas connu, et que vous leur dites que ces choses sont vraies, vous traversez aussi cette frontière en vous-même. Lorsque vous mentez à quelqu’un d’autre au sujet de la religion, de l’esprit, ou de Dieu, vous êtes également en train de mentir à vous-même. Ce qui commence dans votre mental c’est l’orgueil mystique, une tendance qui est très répandue de nos jours, dans lequel les gens affirment ce qu’ils ne savent pas. Si vous avez besoin d’un exemple, allez à n’importe quelle librairie ou église, et vous trouverez beaucoup de gens enthousiastes et sincères qui se trouveront sur votre visage, affirmant que Dieu est présent et que (selon leur dogme particulier), la religion est ceci et cela, l’âme est ceci ou cela, mais la vérité est qu’ils n’ont rien vécu de la réalité. Ils ont seulement des croyances et des théories. En synthèse, ils semblent bien, mais ils sont des menteurs. Nous sommes tous coupables de cela.

Le problème qui en résulte est double.

Le premier problème lorsque nous nous engageons dans ce comportement de mentir et d’affirmer des choses que nous n’avons pas connu est que nous interrompons le potentiel pour d’autres âmes à acquérir des connaissances. Nous empêchons leur possibilité de développement, parce que nous disons des choses qui ne sont pas vraies. Nous disons des choses qui sont incohérentes, qui ne sont pas conscientes. L’âme et l’esprit se développe grâce à la connaissance consciente, non pas par des théories.

Le deuxième problème est que nous empêchons nos propres progrès. Notre mental commence à penser «Je sais vraiment ces choses. Je sais vraiment parce que je l’ai lu dans ce livre et ce livre, et je crois et je sais.» Mais, c’est un mensonge. Ce mensonge est vivement englouti par l’ego, car il donne à l’ego un grand pouvoir sur la Conscience. Il donne à l’ego la capacité de garder la Conscience endormie. Quand l’ego pense, «j’ai déjà la religion. Je fais partie du peuple élu. J’ai ce -ism que je suis en train de suivre. J’ai les bons vêtements, et j’ai les bons livres sur mon étagère, et les bons articles sur mon autel. Je sais les bons mots à dire et les bonnes chansons à chanter et donc je suis sauvé.» Voilà ce que dit l’ego, et la Conscience dort à travers tout cela. Ceci est un crime contre l’âme.

Affirmer ce que nous ne savons pas – que ce soit vers l’extérieur ou vers l’intérieur – est un type d’assassinat, un type de meurtre dans lequel on tue l’âme. Nous tuons le potentiel pour l’âme d’avoir cette urgence et le désir d’expérimenter réellement et connaître Dieu. Le Mental la tue. Ceci est Cain (Kayin) tuant Abel. Voilà ce qui est représenté dans cette histoire.

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Notre Cain (mental) tue notre Abel (âme) quand nous lisons un livre spirituel et que nous l’engloutissons rapidement et que nous croyons tout sans s’assurer de le confirmer à travers l’expérience. Nous l’aimons, nous le croyons, et nous disons à tout le monde, «Telle est la vérité, je l’ai trouvé!» La vérité n’est pas dans un livre.

Nous trouvons une église, une école, ou un groupe et nous disons: «C’est le vrai groupe. Ces gens-là ont le véritable enseignement. Ils ont tel ou tel maître; ils ont telle ou telle connaissance. Telle est la vérité. «C’est un mensonge. La vérité n’est pas en dehors de nous. La vérité n’est pas dans un groupe. Elle n’est pas dans un enseignant. Elle n’est pas dans un livre, une église ou un temple.

Elle n’est pas dans un autre pays. Certaines personnes pensent qu’ils doivent aller en Inde, au Tibet, en Chine ou au Mexique, pour trouver la spiritualité. C’est un mensonge.

Les gens pensent qu’ils ont besoin d’aller acheter des cristaux et certains articles pour l’autel, ou un certain type de collier ou un bracelet, un certain livre qui est «sacré», et ils pensent que la vérité est dans ces choses, que Dieu les sauvera à travers ce cristal, plante, herbe, médicament ou objet fabriqué. Toutes cela sont des mensonges.

Nous ignorons tous le véhicule principal de Dieu, qui est dans votre cœur. La place principale pour Dieu est dans votre cœur. Ce n’est pas dans une pierre, et non pas dans une plante, pas dans un temple ou une église; c’est dans votre cœur, et dans le cœur de vos frères et sœurs. Nous recherchons toujours Dieu dans les mauvais endroits, à cause du mental, à cause de l’ego.

Trois Fondations

Je présente ce point de vue pour clarifier le sujet d’aujourd’hui. Nous avons parlé dans les précédentes conférences d’abord au sujet de l’énergie sexuelle. L’énergie sexuelle est la force la plus puissante à laquelle nous avons accès. Elle a le pouvoir de créer la vie, et nous ne pourrons jamais saisir un plus grand pouvoir. Sagement utilisé, c’est le pouvoir de faire croître l’âme. C’est le pouvoir de savoir ce que Dieu sait: création.

Ensuite, nous avons parlé de la Bodhitchitta, qui est un mot très profond qui signifie amour conscient avec la connaissance du vide. Tel est le deuxième facteur que nous avons besoin. C’est un type de sagesse, un type de connaissance qui est bien au-delà de la capacité de notre intellect. C’est un type de compassion aimant qui a de la connaissances sur la façon dont la nature fonctionne au niveau le plus profond, qui est l’Absolu. La raison pour laquelle nous avons besoin de comprendre la Bodhichitta est qu’elle fournit le fondement essentiel de la totalité du chemin. C’est un terme qui peut facilement se classer dans l’intellect, mais pour que nous puissions comprendre la spiritualité nous devons actualiser le terme dans notre vie quotidienne. Bodhichitta, mental sagesse, le mental du Christ, ce n’est pas le mental que nous avons maintenant. C’est un autre type du mental. La Bodhichitta doit être notre compagnon constant.

Le troisième facteur que nous avons expliqué est la foi. Si nous n’avons pas la foi, alors rien de la spiritualité n’est possible. C’est vrai pour l’ensemble de ces trois premiers facteurs. Sans l’énergie sexuelle, nous n’aurons pas de fuel, l’énergie pour habiliter notre effort. Sans Bodhitchitta, nous n’aurons pas le point de vue correct, la perspective correcte, qui devrait être l’amour pour les autres. Nous avons besoin d’un mental qui voit comment le Christ voit: avec sagesse, avec amour. Troisièmement, si nous n’avons la foi, non seulement en Dieu, mais aussi en nous-mêmes, nous ne pouvons pas le faire parce que le chemin est très difficile. Ce n’est pas facile.

Après avoir établi ces trois fondations, nous arrivons à la clé qui les actualise. La clé qui les engage et les met au travail. C’est la concentration.

Concentration

Qu’est-ce que la concentration? C’est la capacité de faire attention et ne pas être distrait. La concentration est la capacité à concentrer l’attention sans exception et sans rien interférer.

La concentration est le véhicule par lequel l’âme est raffinée.

Dans toutes les traditions religieuses, la concentration est parlée comme l’une des étapes de la voie de la Méditation. Beaucoup d’étudiants du mysticisme, en particulier dans les traditions asiatiques, passent beaucoup de temps à se concentrer sur le développement de la concentration.

Si vous avez étudié n’importe quelle religion pour n’importe quelle période de temps, alors vous êtes au courant des centaines de différents types d’exercices de concentration. Ils comprennent: Japa (récitation de mantra), des pratiques de visualisation, annappana, (observation du souffle). Il y a des centaines de variétés de ces types d’exercices. Certains impliquent la visualisation et certaines ne le font pas, mais ceux-ci sont tous préliminaires. Ce sont des exercices justes pour développer la compétence de concentration.

Lorsque nous parlons de concentration ici, nous ne parlons pas d’exercices. Lorsque nous parlons de concentration étant une condition préalable qui affine l’âme, nous ne parlons pas de passer quelques minutes par jour mettant l’accent sur le souffle. La concentration est la façon dont nous utilisons l’attention d’instant en  instant. C’est la capacité de maintenir le contrôle de notre attention et de ne pas être distrait.

Là maintenant, tout le monde dans cette salle est en train de challenger avec leur concentration. Il y a un Lucifer miniature courant partout et tentant tout le monde à être distrait. Certains d’entre nous n’ont pas la capacité de maintenir notre attention sur la conférence, et nous nous laissons distraire facilement. Nous sommes distraits par des impressions, des pensées, des sentiments, des sensations. Voilà ce que nous devons voir et changer en nous-mêmes.

Être si facilement distrait est un énorme obstacle dans le travail spirituel. Il y a des preuves de notre faible concentration dans tous les domaines de notre vie, surtout de nos jours. Nous sommes bombardés avec l’antithèse de la concentration. Cela a été depuis des décennies, depuis la radio. Lorsque la radio a d’abord été développé comme un moyen de diffusion pour la publicité, les programmeurs ont réalisé que pour maintenir l’attention des peuples ils devaient garder les choses dynamiques, changeantes, surprenantes, et courtes. La publicité – qui a payé pour le soi-disant divertissement – a été donné en courts morceaux d’information, alors elle changerait à autre chose. Cela changerait à autre chose; l’idée était de toujours essayer d’accrocher l’attention. Ensuite, la télévision a fait la même chose avec des images. Sujets Courts, petits, en constante évolution. Maintenant, nous avons l’Internet, qui est encore pire. Au fil des décennies, nous voyons que l’humanité a eu leurs capacités à se concentrer complètement détruites. Maintenant, l’humanité est à 100 pour cent distrait. Le mental est toujours en train de courir ici et là, en arrière et en avant, jamais ici. Nous ne sommes jamais en mesure de garder notre attention sur une chose pour plus de quelques secondes, et nous nous adonnons à lui.

Au travail, soi-disant en train de faire notre travail, nous avons aussi le jeu de la radio, l’Internet sur l’écran, le téléphone à portée de main, email ouvert, et beaucoup de choses qui se passent sur l’ordinateur et sur les papiers. Nous essayons de faire tout en même temps. Nous appelons cela «multitâche», et sommes très fiers de la façon dont un grand nombre de choses que nous «faisons à la fois», mais ce n’est pas une compétence. Voilà le sommeil psychologique. C’est une perte de Conscience. C’est un symptôme du mental très distrait. Certaines personnes pensent que apprendre à multitâcher et faire beaucoup de choses en même temps les rend plus efficace, même si la science moderne dit que c’est un mensonge et c’est inefficace, parce que nous sommes incapables de nous concentrer sur une seule tâche et la réaliser jusqu’à son achèvement. Nous sommes trop distraits. Nous voulons avoir tant de choses qui se passent tout à la fois. Nous conduisons la voiture, nous écoutons la radio et nous parlons au téléphone en même temps. Lorsque nous marchons, nous devons avoir la musique et peut-être même lire un livre dans le même temps – tout en marchant! C’est un profond état de distraction, pas de concentration. Nous pensons que c’est la capacité de concentration et d’attention directe, mais c’est un état de sommeil.

Si l’on imagine la Conscience être une lumière – qu’elle est, énergétiquement, elle est lumière – notre état actuel de la Conscience est comme une ampoule faible qui jette sa lumière dans toutes les directions. Elle n’a pas de focus. En ces instants où nous avons réellement besoin de nous focusser et de nous concentrer, nous ne pouvons pas, ou si nous pouvons, pas pour longtemps. Nous essayons de focusser cette ampoule, mais n’importe quel petit bruit et n’importe quelle petite sensation est assez pour nous faire perdre le focus et devenir distrait. Voilà pourquoi nous oublions ce que nous faisons. Tout le temps. A tout moment, nous pensons, «Qu’est-ce que je faisais? Je ne me souviens pas de ce que je disais? Qu’est-ce que je faisais? Où ai-je mis les clés? Où ai-je mis le porte-monnaie? Que parlions-nous maintenant? J’ai oublié.» Nous faisons tous cela, et nous ne pensons pas que ce soit quelque chose d’important, mais c’est extrêmement important.

La base du développement de l’âme c’est d’éveiller la Conscience: la Conscience de ce que nous faisons à chaque instant. C’est la capacité à faire attention et à être cohérent, à ne pas être distrait. Alors, une fois que nous avons cela, nous avons besoin de méditer. La Méditation est construite sur cette base: diriger l’attention par la volonté, sans être distrait, être en mesure de diriger l’attention pendant une période prolongée sans être distrait. Si nous ne faisons pas cela pendant la journée, toute la journée, nous ne serons jamais en mesure de le faire quand nous nous asseyons pour méditer. Ce sera impossible, totalement impossible.

La capacité à se concentrer est développé selon la façon dont vous utilisez l’attention pendant la journée. Nous avons tous un pouvoir de concentration, mais il est petit. En général, nous utilisons seulement selon notre conditionnement psychologique. À l’heure actuelle, nous sommes profondément conditionnés par le désir, l’ego, l’orgueil, la gourmandise, l’envie, la colère, la paresse – toutes ces qualités. Quand quelque chose attire l’attention sur l’un de ces aspects conditionnés de notre mental, nous sommes en mesure de se concentrer très bien.

Observez-vous, regardez dans votre vie, et voyez quelque chose en vous que vous aimez vraiment. Il pourrait être nocif ou non. Par exemple, vos émission de télé favorite; lorsque «votre spectacle» vient, rien ne peut vous distraire. Lorsque «votre jeu» ou «votre émission» est activé, la maison peut brûler et vous ne vous en souciez pas, parce que vous devez savoir ce qui se passe dans votre spectacle. «Est-ce qu’elle vit, est-ce qu’elle meure, ce qu’elle a le type, est-ce qu’ils sont divorcés, et qui va gagner le jeu ou le match?» Nous ne nous soucions pas de rien d’autre qui se passe autour de nous; c’est peut être le chaos, nous pouvons avoir un besoin urgent d’aller à la salle de bain, ou de manger ou de boire, mais nous ne nous soucions pas, parce que nous sommes tellement concentrés sur ce que nous observons. C’est la concentration, mais elle est négative, car elle est sans conscience. Elle est sans Conscience de soi-même. Elle est ce que nous pouvons appeler un type «exclusif» de concentration, un type de concentration dans lequel tout le reste est exclu. Nous nous concentrons intensément et nous excluons tout le reste. Cette capacité est ce que nous devons exploiter spirituellement. Cette capacité à se concentrer profondément. Quand nous apprenons les pratiques préliminaires de concentration, qui est ce que nous apprenons: comment se concentrer sur une chose pour une période prolongée. Encore une fois, c’est juste un exercice. C’est juste le commencement.

Si tout cela semble technique, trop «intellectuel», je voudrais partager avec vous une citation de Samaël Aun Weor:

    «Il est tout à fait impossible d’expérimenter l’Etre, l’Intime, la Réalité, sans devenir de véritables maîtres techniques et scientifiques de cette science mystérieuse appelée Méditation.» – Samael Aun Weor, Pouvoir Spirituel du Son

Beaucoup de gens entrent dans la religion – que ce soit Gnostique, Bouddhiste ou Chrétienne – et ils veulent juste croire. Ils veulent juste prendre cette tradition, la mettre dessus comme une robe, et marcher partiut en elle. Ils disent: «Je fais partie de ce groupe et maintenant je suis sauvé.» La réalité ne fonctionne pas comme cela. Si vous voulez la Gnose, et que vous voulez donner naissance à l’âme, vous devez devenir un maître de Méditation. Il n’y a pas moyen de contourner cela. Vous pouvez l’appeler autres choses. Vous pouvez l’appeler prière. Si vous voulez l’appeler prière, c’est bien, parce que la Méditation est la même chose. Vous n’avez pas besoin d’utiliser le mot «Méditation». Certaines personnes n’aiment pas ce mot. C’est bon.

La signification de la Méditation  est la  quiétude et le silence du mental, et l’éveille de la perception intérieure. Qu’est-ce que c’est? Quand est-ce que nous avons la quiétude et le silence du mental? Quand l’ego n’est pas présent. Si notre ego est présent, il est distrait. Il a toujours son attention appelée par différents éléments et il est incapable de rester concentré. C’est l’ego qui produit des conflits. C’est l’ego qui produit le chaos de notre mental. Si vous voulez connaître votre propre état, votre propre tranquillité du mental, arrêtez un instant, regardez dans votre mental, et ne pensez pas. Pouvez-vous arrêter la pensée? Pouvez-vous vous reposer en silence sans la pensée? Vous pouvez si vous apprenez. Voilà pourquoi Samaël Aun Weor a également dit,

    «Sans la sage concentration de la pensée, l’expérience de la vérité est impossible.»

Lorsque nous parlons de concentration certains d’entre nous ont l’impression qu’il y a quelque chose de très rigide, que c’est quelque chose qui est très douloureux. Ce n’est pas cela. La véritable concentration est parfaitement détendue et parfaitement à l’aise, et pourtant elle n’est pas paresseuse. Elle ne «lounge» pas ou n’«espace» pas. Une belle image de la parfaite concentration est un chat qui se prépare à bondir. Si vous connaissez les chats, quand ils sont sur le point de frapper, ils sont parfaitement détendus parce que leur cible peut aller à n’importe direction. Si elles deviennent tendues comme si leur cible va aller dans un sens et leur cible va d’une autre manière, ils doivent être très flexibles. Ils sont extrêmement attentifs. Peu importe ce qui se passe dans l’environnement, ils sont au courant de cela. C’est la concentration. Voilà une belle illustration. Vous trouvez cela dans de nombreux exemples dans la nature.

Volonté et Imagination

La concentration réelle est flexible, mais elle est projective. En Gnosticisme nous parlons de deux aspects qui produisent le fruit de la Méditation: la volonté et de l’imagination. Tout au long des livres que nous étudions, nous lisons que nous devons «unir la volonté et l’imagination». Quand je parle de concentration, je parle de la volonté.

Encore une fois, la concentration réelle n’est pas raide ou tendue. Vous remarquerez peut-être que lorsque vous essayez de faire une pratique de concentration vous devenez très tendus. C’est un obstacle. Vous devez vous détendre. La  Concentration réelle est parfaitement détendue, mais attentive. Ferme sur son objet, mais flexible. Elle ne lâche pas ce qu’elle observe, mais pas tendue ou raide.

Ceci est symbolisé dans la première Arcane du Tarot, le Magicien. Le Magicien représente la volonté. C’est la volonté de la Conscience.

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Dans l’image, le Magicien est représenté debout avec son bras gauche vers le haut. Dans son bras gauche il y a une verge de pouvoir. Cette verge de pouvoir est le pouvoir du Magicien. Le Magicien est notre Esprit, notre Intime, notre Etre.

Rappelez-vous la citation dit,

    «Il est tout à fait impossible d’expérimenter l’Etre, l’Intime, la Réalité, sans devenir de véritables maîtres techniques et scientifiques de cette science mystérieuse appelée Méditation.» – Samael Aun Weor, Pouvoir Spirituel du Son

Cette image représente cela. Dans cette image nous voyons l’Être qui se tient parfaitement droit, et à côté de lui se trouve une table. Cette table c’est nous. Elle est carrée, ce sont les quatre corps: physique / vital, mental et astral, causal. (Le vital et le physique sont considérés comme un). Cette table représente l’âme. Sur cette table il y a des éléments, nous n’avons pas le temps d’aller dans tout le symbolisme, mais ce que la carte représente est la volonté de l’Esprit, la volonté de l’Être, ce qui devrait être exercé sur «la table», lequel est nous. Quand nous apprenons à méditer, Dieu nous aide. Dieu aidera notre âme à apprendre la Méditation. Il est notre gourou. Il est notre enseignant. Si vous voulez apprendre à méditer, priez et demandez à votre Intime de vous enseigner. Il va vous apprendre, mais vous devez écouter ce qu’il vous enseigne.

Ce qui est intéressant pour moi dans cette image est qu’il tient dans sa main gauche une verge de pouvoir. Symboliquement la main gauche est généralement féminine et passive, mais il tient debout un emblème phallique. Donc, nous voyons ici le féminin et masculin unis, d’une manière détendue. Cela se rapporte à la volonté et l’imagination. Cela ce rapporte aux courants féminins et masculins dans notre physiologie: Ida et Pingala, Adam et Eve, Lalana et Rasana, dont nous avons parlé dans les conférences précédentes: les courants d’énergie qui circulent dans notre physiologie. Nous devons être en balance et en équilibre. C’est la raison pour laquelle nous faisons des mantras et des Pranayamas avant que nous méditons, pour se détendre et équilibrer notre énergie et stabiliser le mental de sorte que nous pouvons soulever cette verge et expérimenter Dieu.

La verge a de nombreux niveaux de signification. Elle représente la maîtrise, elle représente le but, et ce qui est très intéressant à ce sujet est que cette image est presque identique à l’autre image, nous l’avons examiné dans ce cours, du Naga, qui tient dans sa main le Norbu, la Pierre Mani.

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Le Naga est dans les eaux et soulève dans sa main gauche le joyau qui exauce les souhaits, la chintamani. Ce bijou représente la pleine puissance de l’âme, un être humain pleinement développé. Il est enflammé avec les feux de la Kundalini. Vous voyez beaucoup de similitudes dans ces deux images. Le Magicien a un serpent sur sa tête; ce qui représente sa maîtrise. Le Naga a cinq serpents représentant les cinq initiations. Les deux sont sur les eaux. Le Naga s’élève dans les eaux et le Magicien se trouve au dessus d’elles. Il y a une similitude intéressante. L’un vient des Egyptiens et l’autre vient des Tibétains.

Dans toutes les religions, la concentration est soulignée même si elle n’a pas été précisée spécifiquement dans certaines traditions. La concentration est l’élément essentiel qui amène l’âme à l’expérience de Dieu. La concentration est parlée en profondeur dans l’ancienne tradition Chrétienne dans les écritures de Philocalie. La concentration est explorée en profondeur dans les traditions de yogas Hindous et les traditions Tantriques. Elle est explorée en profondeur dans le Bouddhisme, dans toutes les écoles du Bouddhisme, que ce soit Sutrayana, Mahayana ou Tantrayana. Si vous allez être sérieux au sujet de votre religion. Quelle que soit est cette religion et que vous ignorez la concentration, vous n’irez nulle part. Vous aurez seulement des croyances. À la fin vous allez mourir et n’ayez rien accompli.

Si vous voulez accomplir quelque chose dans votre religion, vous devez comprendre ceci: La concentration a deux formes, et vous devez les connaître toutes les deux.

    «Il y a deux types de concentration: le premier est le type exclusif de concentration. Le second est le type total, complet, il est non-exclusif.» – Samaël Aun Weor, Pouvoir Spirituel du Son

1. Concentration Exclusive

Les débutants dans toutes les religions apprennent les formes exclusives de concentration. Une forme exclusive de concentration est un type de concentration qui exclut tout sauf l’objet de concentration. Autrement dit, on se concentre sur une seule chose, et «exclut» tout autre de l’attention. De cette façon, on rassemble tous ses pouvoirs de concentration pour se concentrer sur une seule chose.

A titre d’exemple, en Sutrayana ou niveau fondamental du Bouddhisme, les étudiants apprennent l’Anapana, qui est un exercice d’observer le souffle. Dans le Tantra Hindou et le Yoga Hindou, les élèves utiliseront une pierre, une roche, une statue, une image, un mantra, quoi que ce soit. Ils vont apprendre à se concentrer sur un objet, et oublier tout le reste. C’est également vrai dans le Zen. Ce sont toutes les formes exclusives de concentration.

Tous ces types de pratiques de concentration ne sont que des exercices préliminaires. Ce sont des outils pour développer la capacité de concentration. Ils ne créent pas l’illumination. Ils ne libèrent pas l’âme. De nombreuses écoles enseignent que ces exercices conduisent à la libération. Mais, cela est vrai seulement de la même manière que l’apprentissage de votre ABC à l’école mène à un diplôme de doctorat. Comprenez-vous cela? Lorsque vous êtes à la maternelle et que vous apprenez votre ABC, vous avez besoin de cela de telle sorte que quinze ou vingt ans plus tard, vous pouvez obtenir votre doctorat. Ces exercices de concentration sont les mêmes. Ils sont l’ABC. Ils sont les bases. Eux-mêmes ne libèrent pas directement l’âme. Vous pourriez avoir des expériences de leur part. Cela peut arriver. Si vous êtes un étudiant sérieux, vous avez des expériences, mais ces expériences ne sont pas la libération. La libération provient exclusivement d’une manière: en détruisant les causes de la souffrance, qui sont des désirs, l’ego. Vous ne pouvez détruire l’ego que quand vous le connaissez, quand vous le comprenez. Vous ne pouvez pas arrêter une mauvaise habitude jusqu’à ce que vous réalisez – consciemment, profondément – qu’elle est une mauvaise habitude et qu’elle crée la souffrance. Telle est la seule façon d’éliminer l’ego et libérer l’âme. Nous devons comprendre nos mauvaises habitudes et les arrêter. Pour cela, nous avons besoin d’une forte concentration.

Chaque religion enseigne ces types exclusifs de concentration aux débutants. Ils ne peuvent pas dire que les étudiants sont débutants parce que beaucoup d’entre eux ont beaucoup d’orgueil et croient que leurs techniques les amèneront à la libération. Ils répètent catégoriquement et énergiquement que leurs techniques vous libéreront. Ne soyez pas induit en erreur. Si vous étudiez toutes les religions en détaille comme nous le faisons dans la Gnose, vous comprendrez que vous ne pouvez pas libérer l’âme à moins que vous éliminez la cause de la souffrance: l’ego. L’élimination de l’ego vient seulement de la compréhension de celui-ci. Non pas par une certaine technique, mais à travers la compréhension consciente.

2. Concentration Non-Exclusive

Dans certaines traditions, y compris toutes celles que je viens de mentionner, certains étudiants apprennent également les types non-exclusifs de Méditation. Ceux-ci sont un peu plus rares parce qu’ils sont perçus comme étant plus difficile. Quelques exemples comprendraient certaines pratiques Zen, certaines pratiques Yogiques dans le Jnana Yoga et d’autres traditions comme cela, le Raja Yoga aussi. En particulier dans les écoles Mahayana et Tantrayana. Les traditions Mahayana en Chine et au Japon peuvent l’avoir, mais sans doute le plus célèbre exemple de types non-exclusifs de Méditation sont Mahamoudra et Dzogchen, qui sont les plus élevés des Yoga dans le Bouddhisme Tibétain. Quand je dis qu’il est le plus élevé, cela signifie qu’il est le plus difficile à comprendre et à pratiquer.

Un type non-exclusif de Méditation ou de concentration pratique est celui dans lequel rien n’est exclu. En d’autres termes, dans un type exclusif, on se concentre sur une chose et exclut tout le reste. Dans un type non-exclusif on médite sur tout ce qui est perceptible simultanément.

Maintenant, si vous pensez à ce sujet pendant une seconde et que vous vous regardez et que vous considérez combien il est difficile pour vous de se concentrer sur une seule chose et de maintenir la concentration, alors pensez à quel point cela va être de méditer sur tout et maintenir la concentration. Ce n’est pas facile. Pas facile. Mais laissez-moi vous dire un secret: il est beaucoup plus puissant. Voilà pourquoi dans le Bouddhisme Tibétain en particulier, la Méditation non-exclusive est la plus haute forme de cette tradition. La plus haute. C’est la plus puissante. C’est difficile. En fait, elle est si difficile qu’elle a été gardé secrète. C’est seulement dans la dernière décennie, peut-être deux décennies, que les écritures de cette tradition ont été traduites dans les langues modernes. Les détenteurs de la lignée ont commencé à l’enseigner ouvertement. La technique est très difficile. Ce qui est encore plus étonnant est que Samaël Aun Weor a enseigné cette technique depuis, il y a cinquante, soixante ans. Personne ne l’a comprit, mais c’est juste un autre exemple de son excellent développement. Il avait la connaissance que l’on ne pouvait pas obtenir dans des livres.

Application de la Concentration

Cette image montre un yogi dans la Méditation.

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Le yogi est assis dans la Méditation. Nous voyons les trois canaux d’énergie sur sa colonne vertébrale. Nous voyons un mantra sortant de sa bouche et les flammes s’élevant de sa tête et un mantra au-dessus des flammes. Cette image a une signification profonde. Elle se rapporte spécifiquement aux yogas de Nigouma et Naropa. En synthèse, elle illustre la même chose que nous étudions dans la Gnose à travers le Pranayama. Cette image représente l’exercice préliminaire pour exploiter l’énergie et pour concentrer l’attention à travers le Pranayama. Ces mantras sont les mantras pour le Pranayama: Ham-Sah. Ce qui est intéressant dans cette conférence d’aujourd’hui est de voir comment ces symboles correspondent ensemble. Nous voyons un yogi assis très détendue dans la Méditation. Nous le voyons répéter les mantras. Nous voyons ses énergies en mouvement sur sa colonne vertébrale et les flammes monter de sa tête. Nous voyons le mantra au sommet. Le mantra est grand. Cette image nous montre la concentration exclusive. Le yogi se concentre exclusivement dans le mantra, dans la visualisation, et dans la pratique.

Maintenant, je ne sais pas pour vous, mais quand la plupart de nous faisons le Pranayama, notre concentration est très pauvre. Mon expérience en moi-même et en traitant avec les étudiants est que lorsque les gens font le Pranayama ils ont tendance à le faire mécaniquement, et ils laissent le mental penser à d’autres choses, laissent le mental vagabonder. C’est une erreur.

La récitation du Mantra, le Pranayama, les Pratiques Runiques, les Exercices Tibétains sont tous de beaux exemples de formes exclusives de pratique de la concentration. Ils devraient se faire de cette façon, non seulement fait mécaniquement. Non seulement fait parce que nous voulons avoir une expérience et ainsi donc nous faisons la pratique remplis de désir. Au lieu de cela, nous devrions faire la pratique avec la concentration, avec la prière, avec un désir vers Dieu. Voilà ce que cette image représente. Vous voyez cela parce que son attention est concentrée sur ce mantra. Quelque chose émerge hors de lui. Ces lignes représentent les éthers (Lung en Tibétain). Il conduit à et il est difficile de voir l’image sur l’écran, mais dans le cercle se trouve un temple dans le nirvana. Quelqu’un veut ici aller visiter un temple dans le plan astral et parler à un maître? Tout le monde le fait, n’est-ce pas? Vous pouvez si vous vous concentrez, si vous relaxez, disciplinez votre attention. Ne soyez pas distraits. Cette image nous montre qu’il est possible de le faire. Nous avons besoin de pratiquer de la bonne manière. Nous devons nous concentrer.

Relaxation et Concentration

Laissez-moi vous expliquer quelque chose de très importante à ce sujet. Comme je l’ai mentionné, notre mental est très conditionné par beaucoup d’envie. Lorsque nous nous asseyons pour méditer, l’étape recommandée au début de chaque session est de se détendre, de se relaxer. Ce relâchement est bien sûr pour le corps physique. Nous avons besoin de détendre tous les muscles de sorte que nous sommes tout à fait détendue dans une très bonne posture afin que nous puissions siéger pendant un certain temps sans avoir aucune douleur. Mais, la relaxation est également nécessaire dans le cœur: se détendre émotionnellement. Cela inclut n’importe quelle anxiété flambée, n’importe quel ressentiment, n’importe quel défaitisme comme «Je ne sais pas pourquoi je m’ennuie avec cette Méditation, je ne peux jamais méditer.» Cet élément psychologique vous empêchera de méditer. Si vous vous dites que vous ne pouvez pas méditer, vous ne pourriez pas. Voilà pourquoi nous avons besoin de la foi.

Si vous vous asseyez avec ce désir, «Cette fois, je vais avoir le Samadhi. Je ne vais pas me lever jusqu’à ce que j’ai le Samadhi.» C’est une erreur. Cela va rapidement se transformer en colère. Ce désir est un ego qui aspire à une sensation ou un accomplissement. C’est la gourmandise, c’est la convoitise. C’est le désir de sensation. Il pense que le Samadhi et l’expérience avec les Dieux peut être eu par l’ego.

Quand vous vous asseyez et méditez, l’étape de relaxation est l’étape la plus importante. Tout le monde pense que la fin de la Méditation est la plus importante, quand nous sommes censés avoir une certaine expérience. Cela ne l’est pas. C’est au début. C’est comment vous commencez qui compte le plus. Si vous commencez mal, vos efforts iront nulle part. Commencez sur la bonne fondation. Priez, relaxez-vous, concentrez-vous. Nous arriverons à la visualisation ultérieurement. Priez, concentrez-vous et détendez-vous. Observez réellement votre mental. Observez réellement votre humeur. Observez réellement votre intention.

Maintenant vous savez pourquoi j’ai mis la Bodhichitta avant cela dans le cours. Votre intention devrait être réellement d’aider les autres, de savoir comment vous créez la souffrance pour vous-même et pour les autres. Nous méditons pour apprendre à ce sujet. Le fondement réel pour la Méditation est de ne pas avoir des expériences. Il ne faut pas aller à un temple pour que les maîtres des temples peuvent dire: «Oh, enfin vous êtes revenu, maître tel ou tel.» Tous les étudiants veulent cette expérience, mais c’est un ego d’orgueil. Ce n’est pas l’âme qui veut cela. C’est l’ego. Nous voulons tous avoir ces expériences d’entrer dans les mondes internes et être dit que nous sommes des grands maîtres, etc. Vous avez besoin de travailler sur ce désir; c’est l’orgueil.

Commencez avec la fondation correcte dans votre pratique. Si vous le faites, quand vous êtes réellement devenus détendus et que vous commencez à prier et que vous commencez à méditer, alors ce sera beaucoup plus facile parce que vous n’aurez pas ce conditionnement sur votre pratique.

Une autre forme populaire de conditionnement est la gourmandise qui veut se livrer à des sensations auxquelles il rêve comme le Samadhi, le Voyage Astral, le nirvana.

Si vous apprenez vraiment à vous détendre et à vous observer vous-même, vous ne serez pas conditionnés par cet orgeuil ou honte qui dit «Je ne peux pas méditer.» Vous ne serez pas conditionnés par n’importe quel autre facteur psychologique qui crée un obstacle pour vous. Vous devez être attentif à ces éléments, se détendre, et les surmonter

La tension – qu’elle soit physique, émotionnelle ou mentale – est due à des conflits. Lorsque vos trois cerveaux sont en conflit, vous ne pouvez pas vous détendre, vous pourrez donc ne pas non plus se concentrer, et sans concentration, vous ne pouvez pas méditer. Alors, commencez par détendre vos trois cerveaux, en tout temps, en tous lieux.

    «La vraie concentration n’est pas le résultat d’options, avec tous ses conflits, ni le résultat du choix de telles ou telles pensées: «ce que je pense», que cette pensée est bonne et que cette autre est mauvaise, et vice versa; «ce que je ne dois pas penser» au sujet de ceci et cela; «Il est préférable de penser à cela», etc. En fait, cela fait des conflits entre l’attention et la distraction. La quiétude et le silence du mental ne peut exister là où il y a des conflits.» – Samaël Aun Weor, Pouvoir Spirituel du Son

Maîtriser la Méditation

La tradition Gnostique est très clairement enseignée par Samaël Aun Weor, tout au long de ses livres et conférences. Je ne sais pas si nous instructeurs faisons un bon travail en convoyant cet enseignement. Ce que je sais de mon étude est que Samaël Aun Weor était extrêmement clair sur quelque chose que beaucoup de ses élèves ignorent. Voilà pourquoi je l’ai mis au début de mes conférences dans d’autres classes. Il a déclaré à plusieurs reprises et clairement que vous ne pouvez pas être un Gnostique si vous ne pouvez pas méditer. Être un Gnostique signifie que vous êtes un maître de Méditation. Simplement dit, mais pas simple à réaliser. Si vous avez ce désir de comprendre la Gnose, et de savoir ce qu’est la Gnose et d’être un Gnostique, vous devez maîtriser la Méditation. Ne pas juste avoir une vague idée d’elle, mais de la maîtriser.

Dans cette culture de nos jours, nous avons cette malheureuse qualité qui se répand dans le monde entier à vouloir la gratification instantanée. Maintenant, les élèves lisent un livre, l’un des livres de Samaël Aun Weor, ils vont lire au sujet de toutes ses expériences et ces différentes pratiques, et ils déposent le livre et disent: «Maintenant, je vais aller dans le plan astral aussi.» Ils font la pratique une ou deux fois, et quand ils ne le réalisent pas, alors ils disent «ah, cela ne fonctionne pas.» Qui est le fou? Nous le sommes, de penser que nous sommes au niveau de l’auteur du livre. A vrai dire, nous n’avons rien fait et rien gagné pour cela. Pour parvenir à ce que Samael a atteint, nous devons pratiquer la façon dont il a pratiqué, et travailler la façon dont il a travaillé. Il n’a pas atteint ses connaissances en lisant un livre. Il l’a obtenu par la pratique, l’effort, tous les jours. Il y a beaucoup de Gnostiques qui ont lu beaucoup de livres et écouté beaucoup de conférences ou ils pratiquent une chose ou une autre chose et rien d’autre. Ces gens se trompent. Ne commettons pas la même erreur. Si nous voulons atteindre ce niveau de connaissance, ce niveau de compréhension, que notre Etre nous pousse, nous devons maîtriser la Méditation.

La maîtrise de la Méditation commence avec la concentration. C’est inévitable, et il n’y a pas d’autre moyen. Vous avez peut-être trouvé une centaine d’instructeurs différents enseignant la Méditation une centaine de façons différentes, et c’est très bien. Il y a de nombreuses approches et de nombreuses techniques, parce que nous avons tous une idiosyncrasie; nous avons tous un mental différent et avons besoin d’outils différents à des moments différents. Ce qui est important pour nous est de trouver une compréhension globale de la façon dont ils travaillent ensemble. Nous ne pouvons constater cela qu’à travers la pratique, et non pas à travers les livres ou à travers n’importe quelle autre personne, mais à travers la pratique.

Un étudiant a demandé à Samaël Aun Weor, «Maître Samaël, quelqu’un nous a dit que nous devrions méditer pendant dix ou quinze minutes par jour. Qu’est-ce que vous pensez de cela?»

Samaël Aun Weor dit: «Un Gnostique sérieux devrait méditer cinq à six heures par jour.»

Dix ou 15 minutes ne va pas vous donner des résultats significatifs. Même à cinq ou six heures par jour, vous êtes toujours un débutant, tant que l’ego est vivant. Cela peut sembler dur, mais ce sont les faits. Donc, même si quelqu’un totalement nouveau peut commencer avec dix ou quinze minutes de Méditation, s’ils sont sérieux, ils verront rapidement le besoin de Méditation de plus en plus. Ils voudront naturellement augmenter le temps, et être à la recherche pour plus de chances de méditer. Ceux qui évitent la Méditation ne comprennent pas du tout la Gnose. Néanmoins, il y a beaucoup de gens qui sont tout simplement trop paresseux ou ne veulent pas changer qui insistent sur la Méditation pour seulement quelques minutes par jour.

Notre conditionnement est omniprésent. Nous sommes profondément enracinés dans le karma, dans l’orgueil et dans la luxure. C’est comme dire que vous allez monter à cette montagne, cette immense montagne, et que sous elle est piégée votre vrai amour! Mais, pendant dix minutes par jour, vous allez prendre une cuillère et creuser un peu. Vous n’allez pas arriver à quelque chose. Vous avez besoin d’énergie et d’enthousiasme aussi fort que de la dynamite. Vous avez besoin de faire sauter en pièces la montagne. Cette dynamite est la Méditation réelle. Vous ne pouvez pas l’allumer peu à peu.

La Méditation nécessite beaucoup de persévérance et d’efforts.

Malheureusement, dans le mouvement Gnostique il y a trop d’orgeuil. Il y a trop de Gnostiques disant: «Nous sommes les Gnostiques, nous sommes avec l’avatar du Verseau, nous sommes le peuple élu.» Quel tas d’ordures! C’est tout simplement l’orgueil. Avec cette attitude, ils ne travaillent pas. Ils aiment donner l’impression d’être sérieux, mais «l’arbre est connu par son fruit.» Quel est leur fruit? Bavardage, luttes, concurrence pour voir qui est «le plus spirituel, le plus sérieux», qui a le plus grand groupe, qui a le plus grand respect, qui a la plupart des écoles, qui se «sacrifie le plus», etc. Vraiment, c’est une situation très triste.

Penchons-nous sur d’autres traditions, et voyons comment sincèrement et comment ils font leurs pratiques. J’ai visité des groupes Sikh, Zen, Bouddhiste, Indou, Chrétien, Juif, Musulman, et beaucoup d’autres groupes, et nous avons vu tant de dévouement à la pratique; il n’est pas difficile de trouver des étudiants qui méditent et prient de nombreuses heures chaque jour. Beaucoup passent leurs week-ends entiers au temple pour prier et servir. Pratiquons-nous à ce niveau, ou au-delà? Cela n’est pas une question à répondre en public, mais une question à poser à soi-même.

Observez ceux qui travaillent si dur, chaque jour, sur les efforts totalement inutiles. A titre d’exemple, observer ceux qui pratiquent un sport. Ils pratiquent de nombreuses heures, et travaillent très dur. Que faire s’ils ont converti ce type de dévotion et de sérieusité à leur vie spirituelle?

Que dire de ceux qui consacrent beaucoup de temps et d’énergie pour jouer à des jeux vidéo? Ils investissent des centaines d’heures, et des milliers de dollars, en regardant un écran. Ils n’obtiendront rien en retour de cela, sauf la distraction. En fin de compte, ils ne gagnent rien d’autre. Au lieu de cela, ils jettent leur temps et leur énergie. Mais s’ils s’étaient rendus compte que, en convertisant ce temps et cette énergie pour le travail spirituel efficace, ils se développeraient rapidement.

Que dire de ceux qui consacrent beaucoup de temps et d’énergie pour se faire regarder «sexy» et «fit»? Bien sûr, ils pourraient sembler attrayant pour un certain temps, mais tôt ou tard, ils vont mourir, et à la fin leur Conscience – leur âme – était ignorée, même plus dégénérée, car elle devient plus profondement piégée dans la vanité, la luxure, et «l’estime de soi». Qu’au lieu d’être inquiet sur ce qui est dans le miroir physique, ils deviennent préoccupés par le contenu de leurs mentals et cœurs? Que dire s’ils ont étudié le miroir interne qui reflète leurs propres comportements, et ont travaillé dur pour améliorer leur Conscience? Ce travail reste avec nous, même après la mort.

Que dire de ceux qui consacrent beaucoup de temps et d’énergie pour faire de l’argent ou acquérir des biens? Ils inventent des moyens astucieux pour devenir riche rapidement, et investissent un effort incroyable, mais à la fin, tout ce qu’ils gagnent est prise par le gouvernement, ou volés par un «partenaire», ou  ils tombent malades et meurent. En fin de compte, tous ces efforts sont gaspillés. Que dire s’ils ont travaillé à la place pour aider les autres, pour modifier les causes de la souffrance? Cet investissement est rentable pour la durée de vie; il ne se perd pas à la mort.

Si nous investissons même une partie de notre temps et énergie dans la Méditation, nous allons recevoir des bénéfices qui ne peuvent même pas être mesurés, car ils affectent notre âme, nos vies futures, et la vie de ceux que nous aidons plus tard. Le temps investi dans la Méditation a des fruits qui peuvent changer des planètes, des humanités, des galaxies. Regardez l’impact que les méditateurs sérieux ont eu  sur l’humanité! Chacun d’entre nous pourrait être le germe pour une telle âme, ou un de nos étudiants. Mais, pour nourrir cette semence, on doit savoir comment méditer. On doit apprendre les enseignements et les appliquer.

Si nous sommes tellement convaincus que cette connaissance est si valeureuse et précieuse, nous devons nous demander: sommes-nous en train de la mettre à travailler? Ou sommes-nous simplement en train de la garder sur la bibliothèque pour recevoir la poussière? Telle est la question que nous devons nous poser. Si nous avons été chargés de la connaissance la plus sacrée dans la galaxie, que faisons-nous avec elle? Sommes-nous simplement en train de nous vanter de nous-mêmes et de se pavaner comme des paons? Ou sommes-nous cloîtrée dans la Méditation la plupart du temps, travaillant sur nos nombreux, nombreux défauts? Voilà où nous devrions être. Voilà comment nous actualisons cette connaissance. Voilà comment nous la respectons: en l’utilisant.

Les étudiants dans d’autres traditions méditent – selon la tradition – partout 3-10 heures chaque jour. Mais, ils ne possèdent pas les connaissances profondément efficaces que les Gnostiques ont. Ils ne possèdent pas un enseignement complet. Ils ont seulement un pourcentage d’un enseignement. Ils ne leur sont donnés qu’une cuillerée avec laquelle travailler, et pourtant, même avec seulement cela ils travaillent dur et gagnent beaucoup. Qu’en est-il des Gnostiques? Les moines comme ceux-ci entrent dans un monastère et toute leur vie est enveloppée dans la pratique spirituelle. Ils ne leur sont enseignés qu’une cuillerée de la connaissance. Samaël Aun Weor nous a donné un camion chargé plein de connaissance, encore plus, et nous nous asseyons sur elle comme des singes cueillant des mouches sur le dos de chacun. Si nous appliquons sérieusement les enseignements, il n’y a aucun doute que nous pouvons nous libérer complètement de la souffrance, et en retour aider beaucoup d’autres à faire la même chose. Mais d’abord, nous devons nous libérer de notre orgueil, luxure, colère, envie, etc.

Cette image est de Samaël Aun Weor dans la Méditation. Samaël Aun Weor n’a pas passé la plupart de ses temps à lire des livres, à regarder la télévision, sur Internet, à faire du shopping pour les vêtements, à se pendre avec des «amis» ou à errer autour de la ville, ou aller à un emploi. Il a écrit, il a enseigné, et il a médité. La plupart du temps, il a médité. C’est cela. Que faisons-nous avec notre temps? Que faisons-nous avec notre énergie? Que faisons-nous avec nos vies?

La Méditation est la pratique de base des Gnostiques. Nous entendons parler de beaucoup de techniques, beaucoup de mantras, beaucoup de projection astrale, de guérison avec les élémentaux, de médecine occulte, de nombreuses techniques et des centaines de pratiques, mais tous sont secondaires. La seule pratique la plus importante des Gnostiques c’est la Méditation. Rien ne va au-delà de cela, même la Magie Sexuelle.

La transmutation est importante. C’est ce qui fournit l’énergie de base qui alimente nos efforts. Mais, beaucoup d’entre nous passent par des moments dans nos vies où nous ne pouvons pas pratiquer la Magie Sexuelle, mais il n’y a jamais une excuse pour éviter la Méditation. Il n’y a jamais rien dans la vie qui peut nous empêcher de méditer. Même si vous avez un accident horrible et perdez vos bras et vos jambes, vous pouvez toujours méditer. En fait, vous serez probablement capable de méditer mieux parce que vos bras ne seront pas douloureux et vos jambes ne seront pas douloureux. Vous pouvez tout simplement rester là et méditer. Génial! [Rire]

La chose étonnante est non seulement que est la Méditation la pratique la plus importante dans la tradition Gnostique, elle est aussi la plus fructueuse. C’est étrange que ce soit la pratique que la plupart des étudiants évitent. C’est vrai. Les étudiants viennent toujours autour pour demander vouloir sortir du corps, vouloir avoir des expériences astrales, vouloir aller dans l’état Jinn, vouloir guérir les autres, mais des questions pratiques sur la Méditation sont rares. C’est paradoxal, parce que la Méditation est la chose la plus importante que nous devrions faire tous les jours. Ce que cela illustre c’est que l’ego est si fort en nous qu’il sait que la Méditation est ce qui va le finir.

L’ego fait tout ce qu’il peut pour nous empêcher d’apprendre la Méditation réelle. Beaucoup d’étudiants se plaignent et disent «C’est trop dur, c’est compliqué, je ne comprends pas.»

Permettez-moi de vous dire quelque chose d’autre: La Méditation est la pratique la plus simple des Gnostiques, aussi. C’est la plus facile. Il en est ainsi, car elle permet seulement à la Conscience de faire ce qu’elle fait naturellement: percevoir et comprendre. La seule difficulté c’est sortir l’ego hors de la voie pour que la Conscience puisse la faire. Pourquoi disons-nous la Méditation est dure? Parce que nous sommes paresseux, et nous ne voulons pas écarter l’ego de la route. Mais la Méditation en elle-même, la pratique réelle, ne nécessite aucun effort.

La Méditation est une pratique de laquelle vous pouvez obtenir des avantages  immédiatement. Pour ce faire, vous devez être sérieux, et vous devez la faire réellement, et savoir comment.

Bases de la Méditation

Nous avons parlé de la Méditation longuement dans de nombreuses conférences et de nombreux cours. La synthèse est tout à fait simple. C’est ici:

Relaxez-vous, concentrez-vous, priez, et visualisez.

Ce sont les étapes de base. Utilisez-les consciemment, en tout temps, dans tout ce que vous faites. Cela convertit toutes les activités en culture spirituelle. Mais précisément, assurez-vous de les utiliser lorsque vous faites vos pratiques spirituelles.

Nous avons appris beaucoup de techniques différentes qui sont toutes basées sur ce principe simple qui est universel dans toutes les religions.

Si vous souhaitez vous développer rapidement, alors apprenez à vous concentrer toute la journée. Avec tout ce que vous faites, sans exception, soyez présent dans l’instant, en pleine Conscience de ce que vous faites. Cela demande beaucoup d’énergie, et cela renforce rapidement la concentration.

Deuxièmement, dans tout ce que vous faites, relaxez-vous. En tout temps, en tous lieux, soyez conscients de vous-même, et relaxez-vous complètement: le corps, le cœur et le mental doivent être détendus.

Le débutant doit d’abord apprendre à se relaxer et à se concentrer. Au début, nous travaillons toujours avec ces deux aspects. Relaxation et concentration.

Pour se relaxer, nous travaillons avec des mantras et différents exercices pour cultiver la malléabilité du corps et la relaxation du corps. Nous pouvons faire des exercices runiques, des exercices de rajeunissement, et beaucoup de mantras. Voilà ce que nous faisons dans les retraites: pratique de Mantra, pratique Runique, des Pranayamas. Tout cela nous aide à se relaxer et à cultiver un état d’équilibre.

Ensuite, nous travaillons avec des pratiques de concentration préliminaires. Cela pourrait inclure la visualisation, parfois, c’est regarder le souffle. Parfois, c’est écouter de la musique. Quel que soit l’exercice que nous utilisons, nous nous concentrons exclusivement sur l’objet de la pratique, et ne pas être distrait par quoi que ce soit d’autre. Encore une fois, tout cela est préliminaire.

Ensuite, nous apprenons une pratique qui est un peu plus difficile, une pratique de base appelée rétrospection. Dans cet exercice, généralement à la fin de la journée, les étudiants s’assieront, se relaxeront, prierront, se concentreront, et visualiseront les événements de la journée, comme un film dans leur yeux mental.

C’est une belle technique; non seulement elle cultive et commence à développer nos capacités de concentration, mais elle commence aussi à nous donner les pouvoirs de visualisation, et c’est ce que nous avons besoin pour entrer dans la Méditation réelle.

La  pratique de le rétrospection nous montre comment nous nous sommes comportés. Lorsque nous pratiquons tous les jours, nous commençons à apprendre au sujet de nos comportements, la façon dont nous avons agi extérieurement et intérieurement.

Tout cela est beau et nécessaire, mais encore une fois c’est préliminaire. Toutes ces techniques, des centaines, sont comme la base d’une montagne. C’est en pente vers le haut à celles qui sont plus difficiles, mais atteignent de plus hauts sommets.

Pratique de Concentration Non-Exclusive

Dans un de ses messages de Noël de 1966, Samaël Aun Weor a enseigné dans un seul paragraphe la plus belle technique dans la Méditation qu’il n’ait jamais écrit. C’est la technique qu’il a lui-même pratiqué, que j’ai moi-même pratiqué, parce que je l’ai appris de lui. D’autres instructeurs pratiquent cela aussi, mais nous l’enseignons rarement, parce qu’elle est difficile pour les débutants. C’est une forme non-exclusive. Pour pratiquer cette technique, vous devez d’abord connaître les principes fondamentaux: comment se relaxer, se concentrer, visualiser, et prier. Vous avez besoin de formation et d’expérience. Une fois que vous avez certaines capacités, vous pouvez travailler efficacement avec cette technique, et elle est extrêmement puissante. Elle est très puissante, mais pas facile. La technique est très simple. Il l’a enseigné dans quelques endroits, mais celui que je préfère est le message de Noël que j’ai mentionné. Il l’a également enseigné dans La Révolution de la Dialectique, c’est juste qu’il semble que très peu de gens ont compris ce qu’il a enseigné. Voici l’instruction. Cette technique est tout entière.

    «Nous devons apprendre à méditer sagement, et qu’au fur et à mesure que chaque pensée, mémoire, image, idée, concept, etc. surgit à l’intérieur du mental nous devons le regarder, l’étudier, et extraire ce qui est de valeur de chaque pensée, mémoire, image, etc.

    «Quand la parade des pensées est épuisée, le mental reste calme et dans un profond silence. Alors, l’essence s’échappe du mental et l’expérience de ce qu’est la vérité vient à nous.»

Si nous avons lu les livres de Samael Aun Weor, nous avons lu ce paragraphe ou des semblables. Nous l’avons lu plusieurs fois. Mais, quelqu’un a-t-il pratiqué cette technique et l’a utilisé effectivement? Je me suis entretenu avec des étudiants qui ont essayé, et la plupart d’entre eux viennent en me disant: «Je ne la comprends pas. Elle est trop dure, je ne la comprends pas.» C’est parce qu’il faut une certaine quantité de concentration et de relaxation pour utiliser cette technique correctement.

    «Notre système de concentration n’exclut rien, elle est totale, intégrale, complète. Notre système de concentration comprend tout et n’exclut rien. Notre système de concentration est le chemin qui nous conduit à l’expérience de la vérité…» – Samaël Aun Weor, Pouvoir Spirituel du Son

C’est une forme non-exclusive de concentration. L’essence de la technique est la suivante – Vous êtes assis dans la Méditation. Vous avez les préliminaires – vous êtes relaxés et concentrés. Ensuite, vous ne faites rien, vous regardez seulement. C’est cela. Quel que soit ce qui émerge et quel que soit ce qui survient, vous le regarder seulement. Ceci est très différent de la façon dont la plupart d’entre nous fait attention. Le problème que nous avons est que nous sommes trop facilement distraits. Dès qu’une pensée surgit, elle capte notre attention et nous éloigne. Nous perdons concience de ce que nous faisons. Nous devenons distraits, et nous commençons à rêver, parce que toute la journée nous sommes en train de rêver. Pour que vous puissiez utiliser cette technique de manière efficace, vous devez déjà avoir établit dans votre vie un très fort rappel de soi. Cela signifie que vous devez avoir un certain degré de Pleine Conscience. Pleine Conscience signifie que vous n’oubliez pas ce que vous faites. Cela signifie être en rappel de votre Être d’instant en instant. Autrement dit, vous n’oubliez pas que vous êtes en train de méditer. Lorsque différentes impressions surgissent, différentes distractions, lorsque différents événements viennent, vous ne vous oubliez pas. Vous ne perdez pas la continuité de Conscience; quand vous avez ce degré de présence, c’est lorsque cette technique peut être utilisée. Voilà pourquoi nous utilisons les neuf étapes de Shamatha enseignées par le Bouddha Maitreya, les neuf étapes de la concentration, de sorte que vous pouvez apprendre quel état de concentration vous êtes capable d’atteindre. Alors, vous saurez quand vous pouvez passer à une technique comme celle-ci. En général, vous devez être dans la quatrième ou la cinquième étape de Shamatha pour utiliser avec succès cette technique.

La chose étonnante au sujet de cette technique, et le fait que Samaël Aun Weor l’a enseigné, était que cette technique est à 100 pour cent pur Dzogchen, Mahamudra, les formes les plus élevées du Bouddhisme Tibétain qui n’a jamais été enseigné publiquement jusqu’à ces dernières années. Il l’a enseigné dans les années 1950. Aucun des Écritures, aucun de ces écrits n’étaient dans une autre langue que le Tibétain et le Sanskrit. Ils n’étaient pas écrits nulle part au Mexique. Samaël Aun Weor ne l’a pas obtenu à partir d’un livre. Il l’a obtenu de son Intime. Il l’a obtenu parce qu’il est un Lama. Si vous voulez avoir confiance en ce qu’il a enseigné, cela devrait vous donner une certaine confiance. C’est remarquable. Cela montre qu’il est un véritable maître. Pour soutenir cela, le Dalaï Lama explique cette technique dans plusieurs de ses livres sur ce type de pratique.

En général, la pratique fonctionne comme ceci: Laissez le flux mental dans son propre gré sans conceptions. Laissez le mental se reposer dans son état naturel et observez le. Au début, si vous n’êtes pas habitué à cette pratique, c’est assez difficile, mais avec le temps le mental apparaît comme l’eau claire. Je vous encourage à essayer cette technique. Travaillez avec elle. Elle n’est pas facile, mais elle est très puissante. Pour que vous puissiez expérimenter ce qu’elle peut faire, vous devez travailler avec beaucoup de discipline et beaucoup de patience.

Il me semble que si vous êtes le genre de personne qui est très sérieux au sujet de l’étude de la Gnose et la mettant en pratique dans votre vie quotidienne, vous pouvez comprendre cette pratique rapidement. Vous comprendrez si vous transmutez, si vous appliquez les trois facteurs, et si vous êtes sincères. Si vous êtes une personne volage, distrait tout le temps, pas capable de vous concentrer ou de vous détendre, faites d’abord quelques exercices préliminaires. Stabilisez-vous vous-même, sinon cette technique peut être très frustrante.

Pour mettre fin à la conférence d’aujourd’hui, le message de base que j’espère vous transmettre est de prendre au sérieux la Méditation. Ne perdez pas de temps. Personne ne sait combien de temps nous allons vivre. Notre société est en équilibre au bord d’un grand problème. Chaque jour que nous pouvons consacrer à la pratique est très précieux, alors profitez de celui-ci. Ne perdez pas de temps à faire des choses stupides. Devenez sérieux au sujet de votre travail et il portera ses fruits.

    «L’Être – l’Intime, la Réalité – est totalement différent de ce que les pseudo-occultistes et pseudo-ésotéristes appelent «Moi» Supérieur ou «Moi» Divin. «L’expérience de la Réalité est complètement différente, distincte de tout ce que le mental n’ait  jamais expérimenté. L’expérience de la Réalité ne peut être communiquée à personne parce qu’elle ne ressemble à rien que le mental a connu auparavant. Quand on a éxpérimenté la Réalité, on comprend alors très profondément l’état désastreux dans lequel on se trouve, alors on aspire seulement à se connaître, sans vouloir devenir plus qu’on est. À l’heure actuelle, l’animal intellectuel misérable faussement appelé «être humain» a seulement à l’intérieur un élément utile. Cet élément est la Bouddhata, l’Essence avec laquelle nous pouvons expérimenter l’Être, l’Intime, la Réalité. Cet élément précieux est piégé dans la bouteille de l’intellect animal. Au cour de la profonde Méditation intérieure, lorsque le mental est tout à fait calme et dans un silence absolu – à l’intérieur et à l’extérieur, non seulement dans le niveau superficiel, mais aussi dans tous les différents corridors, extraits subconscients, zones et terres – alors l’Essence, l’élément précieux, s’échappe de l’intérieur de la bouteille et fusionne avec l’Être, l’Intime, pour expérimenter la Réalité.» – Samaël Aun Weor, Pouvoir Spirituel du Son

Questions et Réponses

Public: A propos de la technique que vous avez mentionné que la plupart des étudiants ne comprennent pas, je ne comprends pas. Cela viendrait peut-être de la façon dont je le pratique. Je pense que vous avez dit des pensées en train de venir et je tente d’extraire ce qui est utile à partir de cette pensée. Quand je suis en train d’extraire quelque chose de cette pensée, alors un autre vient alors que je suis en train de prendre à partir de cette pensée originale, suis-je censé sauter sur ou ne pas obtenir quelque chose de cette pensée quand plus de pensées continuent à venir et à venir.

Instructeur: Comme je l’ai dit, cette technique est difficile; il faut beaucoup de pratique pour apprendre. Le principal obstacle est l’intellect, non seulement dans la façon dont nous comprenons la technique avec notre intellect, mais comment l’intellect interfère lors de la pratique de celle-ci.

Vous comprendrez la technique dans la pratique en la faisant. C’est là que vous aurez un sens.

En matière d’analogie, c’est semblable à si nous avons joué un match de football, et vous étiez sur le terrain, et quelqu’un frappe le ballon pour vous. Si vous étiez là et a essayé de gérer cela intellectuellement, vous pourriez penser, «La balle vient. Je dois d’abord mettre mon pied là, et puis le mettre là, et puis je dois atteindre là bas et frapper la balle.» La balle serait déjà parti, non? L’intellect est trop lent à réagir. Cette technique fonctionne de la même manière, mais encore plus rapide. L’intellect est trop lent pour comprendre comment cette technique fonctionne. La seule façon que vous allez comprendre comment elle fonctionne c’est de la faire avec la Conscience, et non pas avec l’intellect. Tout comme dans le football, vous devez être sur le terrain et le comprendre; lire des livres ou penser à ce sujet ne vous apprend pas comment jouer. Dans le cas du football, votre corps le fait, lorsque vous laissez votre corps apprendre; de toute évidence, vous devez penser et sentir et observer aussi, mais la plupart du temps, c’est une question de corps. Dans le cas de la Méditation, votre Conscience la fait.

Si vous pratiquez cette technique, tout comme apprendre un nouveau sport, vous allez être frappé partout. Vous allez être moqué et ridiculisé par votre mental, mais vous devez vous lever et continuer à essayer. Cette technique est exactement comme cela.

J’ai affaire avec les étudiants depuis longtemps maintenant, et j’ai entendu toutes les questions, et toutes les explications, et elles sont toutes fausses. Cette technique est la même chose que de jouer dans un sport: vous ne pouvez pas l’expliquer. Vous ne pouvez pas écrire sur un tableau de «mettre votre pied ici et là et là, et aller de cette façon, alors vous devez atteindre votre bras hors sauf seulement si loin.» Vous vous confondrez seulement vous-même en ne le faisant pas, parce que cela n’a pas de sens. Cette pratique est exactement la même chose. La seule façon d’apprendre c’est de la faire.

Il y a certaines choses que vous pouvez lire qui vous aidera, si vous les lisez consciemment et non pas intellectuellement ils vous aideront beaucoup avec cette technique: La Révolution de la Dialectique. Ce livre entier est au sujet de cette technique. Quelqu’un a-t-il essayé de lire ce livre? C’est difficile. C’est très difficile pour l’intellect. Ne lisez pas avec l’intellect, lisez avec votre cœur. Si vous lisez comment il explique au sujet du judo psychologique, il explique au sujet de la bataille des opposés, il explique comment, si un mental vous apporte une pensée qui dit long vous devez répondre court pour atteindre la synthèse. Nous pensons tous que c’est avec l’intellect. Alors, quand le mental nous apporte les pensées alors nous sommes là en train de penser avec l’intellect, quel est le contraire? Que dois-je faire avec le contraire? Voilà l’intellect; C’est une erreur. Ce n’est pas comment vous devez la faire.

Rappelez-vous l’exemple avec le chat en train de regarder? C’est le même que l’exemple que j’ai utilisé une centaine de fois avec le gardien de but dans le sport. Si vous êtes le gardien de but, vous ne pouvez pas intellectualisez ce que vous allez faire quand l’autre équipe est en train de venir avec le ballon. Vous ne pouvez pas penser avec votre intellect, «Je pense qu’il va aller là-bas, alors je vais aller là-bas. Ou peut-être qu’il va y aller…» Vous serez trop lent. Les autres joueurs vont vous tromper facilement. Vous ne pouvez pas penser, vous devez observer, et ne pas manquer une chose. Cette technique est exactement comme cela. Dans les sports, la balle doit être votre point d’attention, mais pas seulement la balle, parce que vous devez regarder tous les joueurs. C’est la même chose avec le mental dans la Méditation. Vous devez être attentif à tout; l’ego est très délicat. Il n’a pas seulement les cinq ou six ou neuf joueurs de l’autre équipe, il a des milliers, et ils sont tous en train d’essayer de vous faire perdre attention. Ils essaient tous de vous faire perdre attention. Ce n’est pas facile. Il faut beaucoup de pratique.

Au début, quand vous essayez cette technique, elle est très difficile et frustrante. Au début, la principale chose que vous devez faire est de conserver la conscience de ce que vous faites. Telle est la première étape. Voilà pourquoi nous travaillons d’abord avec des pratiques de concentration préliminaires pour développer cette capacité, pour atteindre le niveau moyen des neuf étapes de Shamatha dans lequel durant vos pratiques, vous n’oubliez pas que vous êtes en train de méditer. Vous pourriez lutter, mais vous ne vous oubliez jamais. Vous êtes toujours attentif que vous êtes en train de méditer. Telle est la condition sine qua non pour tenter cette technique. Une fois que vous avez cela, alors si vous voulez essayer cette technique, vous pouvez basculer vers elle.

Vous avez demandé comment extraire le meilleur de chaque pensée. Je ne peux pas vous le dire. Vous devez apprendre. C’est intuitif. Ce n’est pas intellectuel. Ce n’est pas une analyse intellectuelle où vous dites: «D’accord, cette pensée est comme cela.», non, vous l’avez déjà perdu. Dès que vous pensez de cette façon, vous l’avez perdu. Cela ne fonctionne pas comme cela. Ce n’est pas l’intellect. Le Maître Samael a expliqué cela merveilleusement, mais c’est difficile à suivre, car c’ est la connaissance consciente, pas intellectuelle.

En allant plus loin, il nous a dit de ne pas nous diviser entre l’observateur et l’observé. Ne vous divisez pas entre pensée et penseur. Ne vous divisez pas entre mes pensées et Moi. Ne vous divisez pas entre Soi et autre Soi, comme moi et mon Être.

    «Quiconque veut vraiment un silence légitime et non un faux silence, une véritable quiétude et non une fausse quiétude, doit être intégral – c’est, ne pas commettre l’erreur de se diviser entre sujet et objet, penseur et pensée, «Moi» et pas «Moi», contrôleur et contrôlé, «Moi» supérieur et «Moi» Inferieur, moi et mes pensées, etc. Savoir comment méditer c’est d’être sur le chemin de l’illumination intérieure. Si nous voulons apprendre à méditer, nous devons comprendre qu’entre moi et mes pensées – en d’autres termes, entre penseur et pensée il n’y a aucune différence.» – Samaël Aun Weor, Pouvoir Spirituel du Son

Toute forme de division, comme cela est la dualité et arrête la progression de la pratique.

    «De nombreux étudiants en psychologie (en essayant d’atteindre le silence et la quiétude du mental), analysent leur subconscient et commettent l’erreur de se diviser entre analyseur et analysé, intellect et subconscience, sujet et objet, perceveur et perçu.» – Samuel Aun Weor

C’est l’obstacle qui nous empêche d’avoir une expérience de la vérité: n’importe quelle forme de division.

    «C’est seulement lorsque le mental est vraiment tranquille, c’est seulement lorsque le mental est dans un vrai silence que nous pouvons expérimenter ce qu’est la réalité, ce qu’est l’Être authentique, l’Intime. Il est totalement impossible de devenir intégral alors que le mental est mis en bouteille à l’intérieur du dualisme.» – Samaël Aun Weor, Pouvoir Spirituel du Son

Tous ces étudiants qui ont mémorisé Le Traité de Psychologie Révolutionnaire disent maintenant: «Quoi? C’est le contraire de ce qu’il a enseigné dans ce livre!» Ici Il a écrit,

    «Ainsi, si l’on commence vraiment et très sincèrement à s’observer à l’intérieur, on finit par se diviser en deux: l’observateur et l’observé. Si une telle division ne se produit pas, il est alors évident que nous ne pourrions jamais faire un pas en avant dans la voie merveilleuse de l’Autoconnaissance. Comment pouvons-nous nous observer si nous commettons l’erreur de ne pas vouloir se diviser en observateur et observé? Si une telle division ne se produit pas, il est évident que nous ne pourrons jamais faire un pas en avant sur le chemin de l’Autoconnaissance.»

Ceux-ci sonnent à l’intellect comme des déclarations contradictoires, mais ils ne le sont pas.

Voici comment nous avons expliqué cela dans le glossaire:

    «Puisque le mental est l’antre de la subconscience et puisque le mental lutte toujours entre les opposés, quand nous essayons d’atteindre le silence et la quiétude du mental nous devons analyser la subconscience sans commettre l’erreur de se diviser entre les opposés : analyseur et analysé, intellect et subconscience, sujet et objet, perceveur et perçu. La Vérité, le Satori, Samadhi, est atteint dans le silence et la quiétude du mental en acquérant l’INTEGRATION de notre Conscience en un tout. Si une division existe à l’intérieur de nous-mêmes, alors l’ensemble (la Talité ou Totalité), le Satori, est impossible.

    «Cependant, si nous analysons l’ego pour l’annihiler, nous devons nous diviser en observateur et observé (nous devons séparer la lumière des ténèbres) pour ne pas nous fasciner avec nos différents agrégats psychologiques, c’est, pour ne pas tomber dans la fascination de cet agrégat particulier de luxure, colère, etc., et ne pas tomber dans la tentation de notre ego. On divise l’ATTENTION: en étant conscient que ce que l’on voit (à travers la visualisation) fait partie de celui qui voit (la Conscience). Par conséquent, il faut diviser son attention pour séparer de la tentation, mais maintenir la Conscience de la dualité de ce phénomène.»

Vous comprendrez tout cela quand vous pratiquez cette technique de concentration non-exclusive. De la même manière que vous voyez une belle fleur et que vous ne pouvez pas expliquer la fleur, vous ne pouvez pas expliquer la technique avec l’intellect. Voilà pourquoi c’est le plus haut niveau de la pratique Tibétaine. Vous ne pouvez pas l’intellectualiser. Voilà pourquoi il a toujours été protégé et préservé des débutants, car ils ne peuvent pas la comprendre jusqu’à ce qu’ils aient développé suffisamment de concentration pour l’expérimenter. Nous en parlons ici parce que nous sommes dans une nouvelle ère. Nous avons besoin de rapidité, de technique rapide, et cette pratique est comme de la dynamite psychologique. Elle peut exploser dans votre Conscience.

Est-ce que quelqu’un ici a entendu parler d’une phrase dans le Zen ou le Bouddhisme Ch’an appelé illumination soudaine ou illumination immédiate? C’est l’une des traductions pour le mot Japonais Satori. C’est une perspicacité soudaine. Cela tente de transmettre une expérience dans laquelle à un moment donné, même si rien ne semble extérieurement de se produire, c’est comme si le voile a été déchiré et on peut voir la vérité, la réalité. Voilà ce que cette pratique peut faire.

Dans le Bouddhisme Tibétain, il y a des centaines d’enseignants différents dans l’histoire de différentes régions et traditions qui décrivent cette technique, et tous déclarent essentiellement la même chose. Pratiquée d’une façon correcte, cette pratique peut produire une perspicacité immédiate de la vraie nature de la réalité. Nous voulons tous cela. Nous ne l’atteindrons que si nous pratiquons et travaillons. La technique n’est pas facile, et elle est facile à apprendre, et elle n’est pas facile à maîtriser. Si vous travaillez avec elle, c’est vraiment très puissante, c’est inexprimable.

Si vous étudiez l’une des écritures liées à ce type de pratique, les Écritures ne font pas de sens. Les pratiquants semblent parfois fous, la façon dont ils se comportent et la façon dont ils parlent, parce qu’ils parlent comme en koans Zen. Nous ne comprenons pas les Koans Zen, n’est-ce pas? «Quel est le son d’une main qui applaudit?» Parce que le Koan se rapporte à ce type d’expérience pénétrante. Voilà ce que sont ces techniques Zen. C’est au sujet d’atteindre ce type de compréhension. Cette technique pointe à la même chose. N’intellectualisez pas beaucoup, pratiquez beaucoup. Étudiez un peu, mais pratiquez la beaucoup. Si vous voulez vous sentir à la bonne direction, votre cœur vous amène à elle.

Public: Pour moi, l’extraction seule représentera une séparation. Lorsque vous regardez vos pensées.

Instructeur: Vous avez tout à fait raison quand vous dites que l’extraction produit une dualité. Voilà pourquoi vous n’êtes pas supposés à voir une différence entre la pensée et le penseur dans cette technique. C’est difficile à transmettre, et nous essayons d’en parler avec l’intellect, qui voit toujours avec une vision dualiste: vous et moi, et moi-même et une pensée. L’intellect fonctionne comme cela. L’intellect ne peut pas concevoir une unissité ou une unité. Dans la Conscience, il y a unité. La vérité, l’expérience de la réalité, et l’expérience de l’Être est vécu lorsque la vision est conscience de l’unité. Voilà pourquoi je dis que vous ne pouvez pas intellectualiser cette technique. Même lorsque le Maître dit, «prendre de chaque pensée, mémoire, idée, le meilleur. Prenez chaque valeur de celle-ci.» Cela ressemble à une dualité, mais de l’expérience de celle-ci, il n’y en a pas. Encore une fois, c’est quelque chose que vous devez goûter.

Public: Dans La Révolution de la Dialectique, Samael parle de l’état de Pratyahara, si je comprends bien, regarder le mental comme regarder les oiseaux dans le ciel. Comment allez-vous comparer et contraster cela. Pratyahara est considérée comme une étape préliminaire.

Instructeur: Pratyahara est une étape préliminaire à ce type de technique. Pratyahara est une forme de concentration dans laquelle il y a la quiétude et le silence du mental, mais cette quiétude n’est pas les profondeurs; c’est plus superficielle. Pratyahara est comme la surface lisse d’une rivière: cela semble calme, mais la rivière circule toujours avec beaucoup d’énergie.

Ceci nous amène à un point important. Lorsque cette technique de concentration non-exclusive est appliquée correctement, vous pouvez arriver à un état de quiétude rapidement. Mais il est facile de se laisser berner en pensant que c’est une quiétude profonde. En fait, dans toute pratique de concentration, une fois que nous nous concentrons pour un peu, alors que nous pouvons atteindre un point où nous nous sentons comme, «Maintenant, c’est le silence.» Cette pensée prouve que ce n’est pas le silence réel du mental. En outre, l’excitation que vous ressentez, «J’ai touché le Samadhi, je suis presque là.» Non, vous n’êtes pas. C’est un ego qui a parlé, qui a le désir de Samadhi, ou le désir de «silence du mental.»

Pratyahara correctement déclarée est la concentration qui est le mieux en rapport avec les niveaux intermédiaires de Shamatha. Pratyahara n’est pas concentration pleine, complète. Si vous comparez le modèle yogique Hindou (surtout Ashtanga Yoga de Patanjali) avec le modèle Tibétain (les neuf étapes de Shamatha), vous voyez que l’étape Hindoue Pratyahara et Dhyana sont équivalentes à des étapes autour de trois et quatre et sept et huit de Shamatha. Dhyana a différents stades ou différents aspects dans le modèle Hindou. Cela correspondrait aux niveaux huit et quelques-unes des joies sans formes qui vient plus haut que sur le modèle Shamatha. En d’autres termes, ces deux traditions expliquent la même chose; elles sont assises côte à côte.

La technique que je suis en train de décrire peut couper à travers toutes les étapes, immédiatement; voilà pourquoi elle peut être appelé une approche «soudaine» ou «instantanée» (ces mots sont traduits de différentes manières, de nos jours). Les approches d’Ashtanga et de Shamatha sont plus progressives. Elles peuvent être appelées un chemin «gradués». Voilà pourquoi les étapes de Shamatha sont illustrées comme un chemin en boucle d’allers-retours. En règle générale, dans les milieux traditionnels (comme les moines, nonnes, yogis) le pratiquant travaillera progressivement d’une étape à l’autre. Peut-être dans une session, vous pourriez commencer par une étape intermédiaire de concentration, et ensuite devenir plus concentré au cours de la même session de Méditation; peu à peu, jour après jour, on renforce. Voilà un moyen efficace même si la méthodologie est un peu lente. La technique de concentration non-exclusive de l’autre coté est rapide, et coupe à travers tout. Néanmoins, les deux conduisent à une concentration totale, à partir de laquelle on peut alors utiliser l’état de Conscience pour faire le vrai travail, qui est de comprendre et d’éliminer l’ego (désirs).

Il y a quelque chose que je voudrais faire remarquer à propos de la façon dont Samaël Aun Weor a enseigné la Méditation. J’ai un peu, un tout petit peu d’expérience dans l’étude d’autres traditions, une petite quantité, mais assez pour connaître le goût et la saveur des différentes traditions. J’ai eu cela avant que j’ai étudié Samaël Aun Weor. Maintenant que j’ai eu quelque temps dans l’étude de Samaël Aun Weor, il est expressément clair pour moi qu’il est un maître Dzogchen, ce qui signifie un Lama qualifiés dans les plus hauts enseignements du Bouddhisme Tibétain. Cela est évident dans la façon dont il enseigne, à la fois dans ses écrits et personnellement. Il coupe à travers tous les niveaux inférieurs. Il offre de beaux enseignements, mais il ne l’a jamais donné intellectuellement, comme, «Vous devez d’abord faire ceci, et puis vous devez faire cela, et enfin vous devez faire ceci.» Ses étudiants ont essayé d’ajouter cela à la tradition, parce que, naturellement, ils ne sont pas à son niveau. Les étudiants veulent une série graduée de mesures que tout le monde doit suivre. Mais Samaël Aun Weor, un grand maître, sait que chaque étudiant est dans un endroit différent et son but – selon ma compréhension – est de les amener au point où ils peuvent travailler avec ce type de technique. Il parle constamment de cette technique. Lorsque vous étudiez les livres et que vous commencez à pratiquer cette technique et que vous commencez à regarder autour de tous ses écrits, il est toujours en train d’écrire à ce sujet. Il ne met jamais un nom sur elle, et dit explicitement «maintenant je vais en parler». Il n’écrit pas de cette façon; il écrit intuitivement. Quand vous lisez ses écrits intuitivement, vous réalisez que tous ces écrits sont au sujet de cette technique, mais les étudiants doivent atteindre ce point où ils peuvent la pratiquer pour obtenir le fruit. Soyez conscient de cela quand vous étudiez les écrits de Samael. Il n’est pas un écrivain facile, il n’est pas un enseignant facile à suivre, parce qu’il écrit et présente l’enseignement d’une manière très intuitive, et je pense intentionnellement: c’est renier l’intellect. Nous voulons tous des choses dans une manière très intellectuelle: «A puis B, puis C, puis D.» Il ne nous donne jamais les enseignements comme cela. Ce sont les étudiants qui veulent faire cela. «Organisons tous les enseignements dans l’ordre.» Quel ordre? Selon qui? Nous devons comprendre cela au sujet de ces enseignements.

L’intellect est le problème. Nous ne pouvons pas tolérer cela. Nous devons apprendre à étudier, à lire, et à pratiquer avec le cœur. Pratiquez plus et lisez moins. Pratiquez plus et mémorisez moins. Pratiquez plus et croire moins. Nous avons besoin d’expérimenter, et cela vient avec la pratique.

Public: Si Samael essaie de mettre tout le monde à travailler avec cette technique ma question est, cette technique est pour quoi? Nous faisons l’analyse, et la rétrospection alors pourquoi devons-nous le faire?

Instructeur: C’est pour la compréhension. Les autres pratiques avec lesquelles nous travaillons – toutes: transmutation, mantras, vocalisation, pratiques runiques, pratiques de rajeunissement, pratiques magiques, tout – a un seul but: renforcer la Conscience pour que nous puissions nous comprendre. N’est-ce pas? Nous comprenons cela. Tel est l’objectif. Notre objectif est la compréhension. Comprendre, perspicacité, un moyen de pénétrer dans ce qui est réel et expérimenter et connaître et comprendre notre karma et changer notre karma. Chaque technique est pour cela. Cette pratique exploite tout cela et les synthétise dans un inexprimable bel outil sophistiqué.

La façon dont cela fonctionne et synthèse est la suivante. La façon dont le maître a expliqué, quand vous vous asseyez et travailler avec cette pratique, vous observez tout ce qui vient au mental. Tout ce qui émerge, nous regardons. Ce n’est pas une pratique intellectuelle. Ce n’est pas l’intellect qui dit à travers les pensées, «D’accord, maintenant je vois une pensée qui vient au sujet de ma voiture. Je pense à ma voiture.» Non, ce n’est pas la pratique. Lorsque vous êtes conscient, attentif, conscient, il n’y a pas besoin de penser. Lorsque vous regardez consciemment, vous ne pensez pas, mais l’intuition est active. Intuitivement, vous pouvez voir la nature de la réalité de tout ce qui émerge en vous. En tant que débutants, il va être faible. Nous ne pouvons pas comprendre ce que nous ressentons, mais nous pouvons le sentir. Nous pouvons sentir les pensées, les sentiments, nous pouvons sentir les sensations. Nous pouvons commencer à renforcer et à consolider notre capacité à maintenir notre conscience, une fois que conscience devient stable, ce qui signifie que nous sommes en mesure de maintenir ce type d’exercice.

C’est si difficile à mettre en mots ce qu’elle peut faire. C’est littéralement comme la dynamite soufflant en dehors d’une montagne. La Conscience a la capacité innée de pénétrer dans les choses et de les comprendre. C’est la raison pour laquelle il a expliqué le mot sagesse (Wisdom), de vis-dom, qui signifie la capacité de pénétrer dans quelque chose. Vishnu est liée à cela. La capacité de pénétrer. Entrer dans quelque chose. Ouvrir et voir ce que c’est. Ce n’est pas intellectuel, c’est conscient.

Lorsque nous parlons toujours que nous devons comprendre, c’est cela. Quand un élément donné apparaît dans le mental, et que vous êtes sur le point dans cet état concentré attentif à un moment donné, peut-être pas aujourd’hui, mais à un moment donné dans cette pratique vous verrez bientôt et comprendrez les choses au sujet de cet élément surgissant. Vous aurez la compréhension. Cela peut venir comme une vision, cela pourrait venir comme une voix, un son ou une image, cela se peut que vous sortez de votre corps dans une autre dimension. Cela peut venir comme une mémoire. C’est très difficile de mettre en mots la façon dont cela émergera, mais cela viendra comme une connaissance intuitive. C’est le but. Voilà comment nous saisissons et comprenons les choses au sujet de nous-mêmes. Pas au niveau intellectuel, mais avec le cœur.

Public: Vous dites que le résultat ou le produit potentiellement … je trouve cela que je fais cela ou non. Je suis dans la conversation et il arrive en une fraction de seconde, n’est-ce pas? Vous savez que la prochaine chose que vous allez dire va avoir une réaction en chaîne. Où est ce que cela va aller? Vous savez que dans cette fraction de seconde comment tout sera trouvé? Si vous dites cette chose, pour moi cela ressemble à de la compréhension.

Instructeur: Même l’ego peut faire cela, parce que l’ego a les pouvoirs de la Conscience en son sein. L’ego a la capacité d’être prémonitoires. «Si je fais cela, alors ceci et cela se produira.» L’ego peut faire cela, aussi. Cela n’est pas ce que je veux parler. L’ego a les pouvoirs de la Conscience, mais conditionnée. Voilà pourquoi notre ego a les pouvoirs de télépathie, prophétie, clairvoyance, clairaudience… Vous savez, quand n’importe quelle image soudaines vient dans votre mental, et que vous les verrez se passer littéralement après cela? Certaines personnes l’appellent «déjà-vu». C’est l’ego. Nous pensons tous que c’est l’Être, mais habituellement c’est la récurrence, ou des liens avec les egos des autres. Non, cette pratique n’est pas tout à fait comme cela.

Le point fondamental de cette pratique est de comprendre. La compréhension est consciente, elle n’est pas intellectuelle, et elle n’est pas la croyance.

Permettez-moi de répéter une fois de plus le détail important à propos de cette pratique qui est si essentiel que vous devez travailler constamment, constamment avec elle, parce que notre ego est si fort. Cette pratique ne fonctionne pas si vous avez un sens de Soi. Cela ne marche pas. Quand vous vous asseyez pour méditer, vous devez être très conscient de votre propre présence. Si vous sentez un sentiment de soi, de «moi», c’est l’ego. Cela peut avoir de nombreuses et multiples différentes formes. Voilà pourquoi le Maître est très clair au sujet de son instruction. Tout sens de dualité, moi-même, et mes pensées, moi et mon Être, toute sorte de distinction, toute sorte de dualité entraînera que la pratique d’aller nulle part.

La meilleure façon de travailler avec cette pratique est de constamment rafraîchir votre Conscience. Rafraîchir constamment la conscience pure. Aucune pensée, aucun sentiment, aucune émotion, aucun attachement, aucun désir. Juste être, Juste regarder. Pur vigilance. Vous regardez ce que vous regardez. C’est la plus pure, la plus simple, inexprimable technique. Dans certaines traditions, ils l’appellent «la méthode sans méthode.» Il n’y a pas de méthode. Vous vous assoyez et regardez l’état naturel du mental. Si vous avez déjà étudié Padmasambhava, c’est la technique principale qu’il souligne. Dans toutes ses écritures, voici ce qu’il a enseigné. «Ne faites rien.» Certains d’entre eux disent même «il n’y a pas de Méditation.» Comment cela va être reçu par un débutant comme nous, si le Maître dit qu’il n’y a rien à méditer? Alors, nous pourrions dire: «D’accord, je vais aller prendre un sandwich maintenant. Je vais aller manger parce qu’il n’y a rien à méditer.» C’est la facilité que nous comprenons mal. Ils parlent de tout en utilisant cette technique, cette pratique, il n’y a rien à méditer; on observe juste, et élargit l’observation.

Le Maître Samael a dit que tant que nous voyons une différence entre pensée et penseur, nous ne pouvons pas expérimenter la vérité. Nous pensons, «Je suis là, et voilà ces pensées viennent.» Notre point de vue est erroné. C’est très difficile à saisir pour l’intellect. L’intellect ne le comprendra jamais. N’essayez pas de comprendre intellectuellement. Pratiquez. Travaillez avec elle. Je vais essayer de vous aider, je n’ai pas beaucoup d’expérience, mais je vais essayer de vous aider.

Public: Je pensais que toute ma vie jusqu’à maintenant avoir cette séparation, connaître que lorsque je travaille sur l’ego que je connaîs que l’ego souffre, mais pour finalement comprendre que ce qui souffre vraiment en ce moment je laisse aller toute cette séparation. Je pensais et soulignait la séparation tout le temps.

Instructeur: Rendons quelque chose clair ici. Samaël Aun Weor pointe cela à plusieurs reprises tout au long de ses écrits que lorsque nous sommes ici, terrestriallement, physiquement, quand nous sommes débutants comme nous sommes, nous avons vraiment besoin de comprendre ces distinctions. Une chose est l’Etre et l’autre chose est l’ego. Nous devons comprendre cela. Voilà pourquoi nous étudions l’enseignement. Nous devons comprendre que «Moi» ne suis pas l’Être. «Moi» n’ai pas l’Être. «Moi» suis ici avec l’ego: orgueil, luxure, envie, et tout ce genre de choses, mais l’Être n’est pas cela. De toute évidence, nous faisons une séparation. Nous devons comprendre cela; c’est important. Le problème devient quand ce sentiment de séparation devient notre point de vue. Voilà pourquoi le Maître a dit plusieurs fois: «Nous ne devons jamais séparer le Moi inférieur du Moi supérieur.» Rappelez-vous cela? Il le dit tout le temps. Qui sont ces deux de Moi? Ici, je suis ce que Moi inférieur, et voici ce Moi supérieur, mon Être. N’est-ce pas? Il y a quelques groupes qui disent que le Moi supérieur est moi, mon Être, qui est mon vrai moi, mon vrai Soi, et ce Moi inférieur est ce que je tentais de me débarrasser. Intellectuellement, cela sonne juste. Le problème est que l’ego prend cela et l’utilise comme un outil pour maintenir la Conscience endormie. C’est une forme de dualité qui est un mensonge; ce n’est pas vrai. Voilà pourquoi il est si difficile de mettre cela en mots et de l’expliquer, parce que ce n’est pas intellectuel. Ce que nous décrivons ici est quelque chose que nous devons expérimenter. Depuis le niveau supérieur de l’enseignement, il n’y a pas de distinction entre moi-même et mon Être. Il n’y a pas de distinction entre penseur et pensée, de ce point de vue, mais nous n’avons pas cette perspective. Au début, nous travaillons pour essayer de comprendre que «je ne suis pas l’ego, mon Être n’est pas l’ego, que vais-je faire? Je dois comprendre ces choses. «Lorsque vous entrez dans la pratique de la Méditation vous essayez de vous fusionner avec la vérité. N’est-ce pas? Comprendre la vérité, expérimenter la vérité, et de ce point de vue, il n’y a pas de distinction. Difficile à suivre, n’est-ce pas? C’est difficile à suivre. Voilà pourquoi je souligne encore et encore: pratiquez, pratiquez, pratiquez. C’est à travers beaucoup de pratique de Méditation que ces choses deviennent très claires. Cela ne sera plus boueux et confus et contradictoires. Les enseignements deviennent très clairs, mais l’intellect ne peut pas l’atteindre. C’est quelque chose que nous devons saisir avec la Conscience.

 

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