Écrit par : Samael Aun Weor   Catégorie : Tarot et Kabbale

Tiphereth est l’Epoux de l’Epouse, le Manas supérieur de la théosophie orientale, qui n’est autre que l’âme humaine, le causal. C’est cette âme qui souffre et qui nous donne notre côté très humain. Nous devons faire la distinction entre ce que sont l’âme humaine et Tiphereth en lui-même. Il est très facile de confondre Tiphereth avec le causal. Le corps causal est en fin de compte le véhicule de Tiphereth.

Certains kabbalistes prétendent que le monde de Tiphereth, le monde de l’âme humaine ou du Fils de l’homme proprement dit, est gouverné par le Soleil. En réalité, ce n’est pas le cas, car il est gouverné par Vénus, et c’est pourquoi le Christ est crucifié un Vendredi saint ; c’est une chose que nous pourrons méditer.

Les noces de Guenièvre, la divine Amazone, l’âme divine, avec le chevalier, l’âme humaine, est un événement merveilleux au cours duquel nous expérimentons une transformation radicale, car la Bouddhi est comme un vase d’albâtre fin et transparent à l’intérieur duquel brûle la flamme de Prajna (l’Etre).

Les textes ésotéristes Hindoustans mentionnent constamment la fameuse Trimurti Atman-Bouddhi-Manas. Il s’agit de l’Intime avec ses deux âmes, l’âme spirituelle féminine et l’âme humaine masculine.

La source et la base de la Haute-Magie se trouve dans les noces parfaites de Bouddhi-Manas, que ce soit dans les régions purement spirituelles ou dans le monde terrestre.

Les collèges initiatiques authentiques enseignent en toute clarté que la belle Hélène est la Bouddhi, l’âme spirituelle de la sixième initiation Vénuste, la Shakti, potentiel féminin de l’Etre interne. La belle Hélène de Troie est la même Hélène qu’on retrouve dans le Faust de Goethe.

Hélène représente clairement les noces de Noûs (Atman-Bouddhi) et de Manas (l’âme humaine), l’union par laquelle conscience et volonté s’identifient, raison pour laquelle ces deux âmes se trouvent alors dotées de pouvoirs divins.

L’essence de l’Atman, du feu divin primordial, éternel et universel, se trouve contenue à l’intérieur de la Bouddhi, qui détermine, en conjonction totale avec Manas, le Masculin-Féminin.

Lui et Elle, Bouddhi et Manas, sont les âmes jumelles à l’intérieur de nous-mêmes (bien que l’animal intellectuel ne les ait pas encore incarnées), les deux filles adorées de l’Atman. L’Epoux et l’Epouse sont éternellement amoureux.

La dame éternelle, l’Ame-Esprit, exige toujours de son chevalier, l’âme humaine, toutes sortes de sacrifices inouïs et de prodiges de courage.

Heureux le chevalier qui, après la dure bataille, célèbre ses fiançailles avec Guenièvre, la reine des Jinas !.

L’animal intellectuel erronément appelé homme possède une fraction de l’âme humaine incarnée à l’intérieur de lui-même.

On nomme cette fraction l’Essence, qu’on appelle simplement, dans le Zen japonais, la Bouddhata ; elle est le matériel psychique avec lequel on peut et doit fabriquer l’embryon d’or (lire Le Mystère de la Fleuraison d’or, du même auteur).

Fait lamentable, l’Essence gît ensommeillée sous cet ensemble bigarré et grotesque d’entités submergées et ténébreuses qui constituent l’Ego, le Moi-même, le Soi-même. Cependant, cette Essence est la matière première pour fabriquer l’âme, et ce concept n’a malheureusement pas encore été très bien compris par nos étudiants gnostiques.

Le Tao chinois enseigne clairement que l’Essence embouteillée dans tout cet ensemble de Mois-diables qui constituent l’Ego doit passer dans la Neuvième Sphère par d’incessantes transformations alchimiques avant de se convertir en la perle séminale.

La perle séminale, se développant à l’aide de la magie sexuelle et du travail formidable avec la lance de Longin (la conversion de l’Ego animal en poussière cosmique) doit se convertir en l’embryon d’or.

Le reflet merveilleux de l’énergie sexuelle sous forme de tourbillon lumineux, semblable à un rayon de lumière qui revient après avoir frappé un mur, en vient à cristalliser en nous la fleur d’or, qui, comme on le sait, établit à l’intérieur du néophyte un centre permanent de conscience.

L’Embryon d’or, vêtu de l’habit de noces de l’âme, expérimente en vérité un plaisir suprême à l’instant où il fusionne avec l’âme humaine. A partir de ce moment, on dit de nous que nous sommes des hommes avec une âme, des individus sacrés, des personnes véritablement responsables au sens le plus complet du mot.

Toutes les expériences de la vie se trouvent résumées dans l’embryon d’or, et c’est pourquoi il est évident qu’il provoque des transformations de fond dans les principes pneumatiques immortels de l’homme. C’est ainsi que nous nous convertissons en adeptes de la Fraternité blanche.

Le monde de Tiphereth est le monde de la volonté. Dans ce monde, on ne fait que la volonté du Père, sur la terre comme au ciel.

C’est un monde qui est au-delà du mental, et dont la couleur est d’un bleu électrique intense ; il y existe beaucoup d’autres couleurs, mais le bleu est la fondamentale.

Dans ce monde des causes naturelles, on rencontre beaucoup de Bodhisattvas qui travaillent sous la direction de leur Etre réel.

Dans ce monde, c’est la musique, le son qui prime. Quiconque parvient à la cinquième initiation du feu devient adepte et a la permission d’entrer dans le monde de la musique. Là se trouve le Temple de la musique des sphères.

L’un des gardiens de ce temple est un grand Maître qui, lorsqu’il vécut dans le monde physique, s’appela Beethoven. C’est un grand initié, ses neuf symphonies sont merveilleuses.

Quiconque parvient à ces régions doit apprendre les notions fondamentales de la musique, car celle-ci est le Verbe. Dans cette région sublime, on entend la musique des sphères, qui est basée sur les trois mesures du Mahavan et du Chotavan qui maintiennent le rythme de l’univers ; sa marche est parfaite, il ne peut y avoir d’erreur dans cette musique.

Dans la région de Tiphereth se trouve le linge de Véronique, qui représente la Volonté-Christ et signifie qu’il faut faire la volonté du Père.

Il est impossible d’obtenir la volonté consciente sans travailler dans la Neuvième Sphère. Il existe beaucoup d’autres endroits où l’on est soumis à de terribles tortures pour acquérir la volonté consciente, mais ces derniers ne permettent d’accumuler qu’une petite quantité d’énergie.

Le véritable fakir a son gourou et ne sort pas de l’Hindoustan. Les fakirs acquièrent de nombreux pouvoirs, mais rien de plus ; certains lèvent un bras sans jamais le redescendre, et le bras sèche ainsi. Par ces actes, ils obtiennent la volonté, mais cette volonté ne va pas plus loin, ils ne parviennent pas à fabriquer le corps de la volonté consciente.

Tous ces prétendus miracles écartent les gens, c’est pourquoi les fakirs sont égarés.

Une fois qu’on a fabriqué le corps de la volonté consciente, on devient un deux fois né.

Ce chapitre est tiré de Tarot et Kabbale (1978, posth.) par Samael Aun Weor.

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