Le but de la tradition Gnostique est la perfection de l’être humain. En tant que tel, toute personne désireuse de l’actualiser doit connaître en profondeur comment est créé l’être humain parfait, car une telle créature ne survient pas par hasard ni par des moyens mécaniques. Un travail parfait est un travail d’artisanat et de connaissance. Par conséquent, afin de former l’être humain parfait, nous devons savoir comment cela se fait.

Toutes les religions contiennent des niveaux de connaissance donnés aux aspirants en fonction de leurs besoins et de leur niveau de développement. Dans la tradition de la Kabbale, de nombreux textes ont été réservés à ceux qui étaient prêts à les utiliser correctement. Sepher Yetzirah est un de ces textes. En tant que plus ancien document connu de la Kabbale Juive et en tant que fondement même de tout l’occultisme Occidental, son importance ne saurait être trop soulignée. Cependant, son sens a souvent été perdu, ses lecteurs étant fascinés par la complexité et la profondeur des structures et des mathématiques qu’il présente.

…Sepher Yetzirah décrit à merveille toutes les splendeurs du monde et le jeu extraordinaire des Sephiroth à l’intérieur de Dieu et de l’être humain à travers les trente deux chemin de la Sagesse. – Samael Aun Weor, Alchimie et Kabbale dans le Tarot (1969)

Selon Eliphas Levi, les trois plus grands livres de Qabbalisme sont le Sepher Yetzirah, Le Livre de la Formation; Sepher ha Zohar, Le Livre de la Splendeur; et l’Apocalypse, Le Livre de la Révélation. Les dates d’écriture de ces livres ne sont en aucun cas bien établies. Les Qabbalistes déclarent que le Sepher Yetzirah a été écrit par Abraham. Bien qu’il soit de loin le plus ancien des livres Qabbalistiques, il provient probablement de la plume du Rabbi Akiba, 120 ap. J.-C. – Manly P. Hall, Les Enseignements Secrets de Tous les Âges (1928).

Le nom ספר יצירה [Sepher Yetzirah] est de l’Hébreu pour «Livre de Formation ou de Création».

Le Sepher Yetzirah, selon Adolph Franck, se distingue des autres livres sacrés en ce qu’il n’explique pas le monde et les phénomènes dont il est le théâtre en s’appuyant sur l’idée de Dieu ou en s’établissant en interprète de la volonté suprême. Cette œuvre ancienne révèle plutôt Dieu en estimant son œuvre multiple. – Manly P. Hall, Les Enseignements Secrets de Tous les Âges (1928)

Samaël Aun Weor a souligné l’importance et les enseignements précieux du Sepher Yetzirah dans son livre très avancé sur la Kabbale intitulé « Magie Christique Aztèque »:

Les enseignements des Maîtres Nahua (Tlamatinime) ont de nombreux points de contact avec le Sepher Yetzirah Juif. La dualité de l’Ain Soph et de ses dix Sephiroth est décrite dans les trente-deux chemins de la sagesse du Sepher Yetzirah. – Samael Aun Weor

Sepher Yetzirah décrit notre constitution intérieure et la manière dont le divin crée. Cette connaissance est nécessaire si nous voulons remplir l’objectif de notre existence, qui n’est pas un simple intellectualisme ou une habileté dogmatique. La sagesse encodée dans ce petit livre illumine la Conscience et fournit de nombreuses informations essentielles sur les lois de la création (formation).

Le texte Hébreu original contient naturellement de nombreux niveaux de signification qui sont inévitablement perdus dans toute traduction, chaque lettre en Hébreu ayant une signification numérique et symbolique. Néanmoins, nous présentons une traduction recherchée minutieusement préparée par le grand Kabbaliste Manly P. Hall et incluse dans son merveilleux livre Les Enseignements Secrets de Tous les Âges.