Écrit par : Gnostic Instructor   Catégorie : Gnose du Buddha Dharma

«Une personne sage est celle qui, ayant analysé avec précision les actions du corps, de la parole, du mental, agit toujours pour son propre bien et celui des autres.» Nagarjuna, Ratnavali 1:7

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C’est une citation d’une écriture très importante du Bouddhisme appelé Ratnavali, ou La Guirlande Précieuse. Le titre Sanskrit complet est Rajaparikatharatnamala, et il vient de l’école Madhyamaka (माध्यमक), qui a été fondée il y a des siècles par Nagarjuna en Inde, quand bien-même il disait que elle a été fondée en réalité par le Bouddha Shakyamuni.

Nagarjuna était un grand maître dans le Bouddhisme Indien, essentiellement connu pour sa maîtrise de l’explication de la doctrine du Bouddha, relative spécifiquement à l’aspect le plus profond du Bouddhisme, qui est Sunyata, ou le vide, ce que nous appelons dans la Gnose, l’Absolu. Son école s’appelait Madhyamaka, qui signifie «voie du milieu», parce que sa philosophie était focalisée sur la compréhension consciente de l’Absolu ou du Vide, l’état primordial de toute chose, qui n’est ni existence, ni non-existence, c’est plutôt, «au milieu». La compréhension consciente de l’Absolu ne tombe pas dans les vues extrêmes d’un côté ou de l’autre, qui disent, qu’il y a l’existence (éternalisme) ou qu’il y a la non-existence (nihilisme), ainsi, la philosophie de Nagarjuna est la «voie du milieu».

Le nom Nagarjuna est très intéressant. Cela signifie, «Roi des Nagas». Un naga est un serpent. Tous les grands maîtres de toutes les traditions se sont toujours nommés eux-mêmes serpents, tels que Quetzalcoatl, Wotan. Même Jésus a dit,

«…soyez donc sages comme des serpents…» – Matthieu 10 :16

Nagarjuna était un «roi des serpents».

Cette fameuse écriture a été écrite comme une lettre à un étudiant qui venait d’être un roi.

«La personne sage est celle qui, ayant analysé avec précision les actions du corps, de la parole, du mental, agit toujours pour son propre bien et celui des autres.»

Ce passage résume le Bouddhisme, la Gnose, et toute religion authentique, tout chemin véritable vers le Divin. Pour retourner à notre racine divine, nous devons incarner cette divinité, nous devons devenir un véhicule parfait de cette force divine, qui, dans différentes religions est connue sous différents noms. Les Chrétiens l’appellent Christ. Les Aztèques l’ont appelé Quetzalcoatl. Les Bouddhistes ont plusieurs noms pour cette force essentielle de la divinité qui se trouve à la base de toute existence. Le nom le plus fondamental qu’elle a est Sunyata, ou le Vide. Tous ces noms se réfèrent à une énergie très profonde de la nature, dont l’élément manifesté, ou force active dans le Sanskrit est appelée Bodhichitta (Tibétain Jang chub sem).

Bodhichitta peut être traduit de différentes manières. D’habitude il est traduit comme «Mental Éveillé», mais la précision exacte serait «cœur conscient», «cœur intelligent» ou «cœur éveillé». Bodhichitta est un mot très profond. Bodhichitta est le tenant central du Bouddhisme Mahayana et Tantrayana – les aspects les plus élevés du Bouddisme – Et sans comprendre la Bodhichitta, vous ne pouvez pas comprendre la Gnose. La tradition Gnostique est une tradition Mahayana et Tantrayana, et vous devez avoir une compréhension claire, compréhensive de la Bodhichitta pour comprendre pourquoi la Gnose existe, et ce à quoi elle sert, sinon, vous ne la comprendrez pas et vous perdrez votre temps.

La Gnose – la racine de toutes les véritables religions et traditions mystiques – est l’élaboration de la sagesse, l’incarnation de la sagesse, la manière pour nous de donner corps à la sagesse, d’incarner la sagesse – pas la sagesse en tant que concept, ou sagesse en tant que théorie, ou en tant qu’attribut intéressant, mais la sagesse en tant qu’énergie vivante, vibrante, radiante qui en Sanskrit est appelée Bodhichitta.

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En Hébreu, sagesse est Chokmah. Chokmah est la seconde Sephirah de l’Arbre de Vie. Chokmah est la radiation de Kether (l’Être de l’Être, l’Ancien des Jours). Chokmah est la lumière parfaite de Dieu. C’est une sorte d’intelligence divine qui est au-delà de l’intellect. C’est une intelligence divine qui est abstraite, au-delà de conception, et sa caractéristique centrale, majeure est l’amour en tant que sacrifice. Nous voyons cette vertu – amour en tant que sacrifice – très rarement sur cette planète. Nous pouvons voir une lueur de cela dans le sacrifice qu’un parent fait pour un enfant. C’est une réflexion terrestre de l’amour en tant que sacrifice – la vibration ou la force de Chokmah.

Chokmah, sagesse, est Bodhichitta. Bodhichitta, ce type de connaissance, ce type de compassion, n’est pas aveugle. Il n’est pas indifférent. Il n’est pas bête. C’est l’amour de Dieu. C’est un amour exigeant. C’est une expression rigoureuse de l’énergie divine, une force divine, une intelligence divine.

La Gnose, le Bouddhisme Mahayana, Tantrayana, ont pour but principal de guider l’âme à devenir un véhicule parfait de cette lumière. Maintenant, pour être un véhicule, on doit d’abord être vide. Pour recevoir quelque chose, il doit y avoir d’espace pour cette chose pour qu’elle puisse entrer. Quand nous regardons en nous-mêmes, avons-nous une chambre? Avons-nous un espace dans notre mental et notre cœur pour apporter cette énergie et transmettre cette énergie aux autres? C’est la question centrale que nous devons nous poser. Sommes-nous un véhicule convenable pour le Christ, pour la Bodhichitta? Sommes-nous préparés? La réponse est assez clairement retentissante, «Non, nous ne le sommes pas». La raison en est que nous avons rempli notre véhicule avec «Je», «Moi», «Moi-même». Nous, en tant que véhicule, en ce moment, existons pour soutenir et nourrir nos désirs. C’est pourquoi nous ne sommes pas encore des véhicules pour le Christ.

La Gnose, qui est une tradition Mahayana, donne une science, une méthode, pour devenir un véhicule convenable, pour devenir vide, ainsi nous pouvons être remplis de lumière pour aider les autres. Je sais que la plupart d’entre nous aime penser que nous avons la lumière, et que nous sommes de bonnes personnes, et nous aimons nous orner de vertus et nous nous habillons et nous nous montrons aux autres comme des personnes spirituelles, mais nous devons être honnêtes envers nous-mêmes. Nous devons être sincères. Nous devons être extrêmement clairs. Que voyons-nous quand nous regardons à l’intérieur de notre mental? Nous voyons l’ego: l’orgueil, l’envie, la jalousie, le ressentiment, la peur. Un véritable véhicule de Dieu regarde à l’intérieur et voit la lumière, voit Dieu. Alors, jusqu’à ce que nous atteignions ce stade, nous devons travailler très durement pour dissoudre toutes les obscurations qui sont dans notre mental.

«S’abstenir de la violence et du vol,
Ne pas se laisser aller à l’adultère,
S’abstenir du mensonge, de la parole qui divise,
Des propos durs, et du bavardage vain,
Abandonner l’avarice, les regards malveillants et nihilistes.
Tels sont les dix chemins brillants de l’action.
Les dix autres sombres en sont les opposés.» – Nagarjuna, Ratnavali 1 :8-10

Nagarjuna dit sans équivoque qu’une personne sage est quelqu’un qui a analysé avec précision toutes ses actions. Parlant de ma personne, je dirais que je ne suis pas une telle personne, parce que je vois en moi-même des actions de mon corps, mes propos, et mon mental qui ne me sont pas bénéfiques, véritablement parlant, et ne font pas du bien aux autres. Et ainsi, il me revient de bien comprendre cet énoncé et de l’actualiser dans ma vie quotidienne, de faire mon mieux pour l’accomplir. C’est un travail long et difficile.

Alors, dans la conférence d’aujourd’hui, pour préparer les étudiants qui doivent aller à la retraite, et pour nous aider à avoir les pieds et savoir comment marcher dans cette tradition, nous parlerons de la manière dont nous tuons véritablement l’ego. Comment on le fait réellement? Pas simplement en parler et théoriser là-dessus, pas seulement avoir les bonnes intentions, mais le faire réellement.

Si vous avez lu les Livres de Samael Aun Weor, si vous avez étudié les Conférences et Enseignements Gnostiques, si vous êtes allés dans quelque école, vous avez entendu dire encore et encore que nous devons éliminer l’ego, le «Moi». Vous avez appris que les défauts que nous avons dans notre psyché doivent être dissous pour que la Conscience puisse être libérée et éveillée. Nous le savons.

Si vous n’avez jamais entendu parler de ces concepts et enseignements, cela pourrait sembler bizarre, l’idée d’éliminer le «Moi». Et la question se pose souvent, si on élimine le «Moi», qu’est-ce-qui est laissé? N’est-ce pas seulement le vide, le néant, la mort, la non-existence? Bien, la réponse est réellement oui et non. Mais la réponse vient par niveaux parce que nous avons des niveaux de compréhension.

Si nous parlions du niveau philosophique le plus élevé de Mahayana et Tantrayana, nous dirions qu’il n’y a pas de soi tel que nous le voyons. Ce concept de soi est un mensonge : c’est faux. Il n’y a ni soi ni non-soi. C’est basiquement ce que Nagarjuna a enseigné brillamment.

«Tout comme lorsqu’un bananier
avec toutes ses parties est déchiré, il n’y a rien,
de même quand une personne qui a les (six) constituants (skandas)
est divisé, c’est pareil.
Ainsi le conquérant dit,
‘tous les phénomènes n’ont aucune réalité’.
Puisque qu’il en est ainsi, tous les six constituants
ont été définis comme n’ayant aucune réalité pour toi.
Ainsi ni le soi ni le non-soi
Ne sont perçus tels qu’ils sont.
Alors le Grand Contenu a rejeté à la fois la croyance au soi et au non-soi.» – Nagarjuna, Ratnavali 2 : 1-3

C’est la base entière du Bouddhisme Madhyamaka. C’est la doctrine du Bouddha, anatman, la doctrine du non-soi, qui enseigne qu’il n’y a pas de soi, mais qu’il y a un soi. L’intellect ne peut pas comprendre cela. L’intellect veut une réponse définitive, un résultat concret, mais la réalité n’est pas telle. Pour savoir en détails comment cette philosophie travaille et ce qu’elle signifie réellement, cela exige plusieurs des années de Méditation. Lire les livres ne vous l’expliquera jamais. Écouter les conférences et les discours ne vous aidera jamais à la comprendre, totalement. Vous pouvez comprendre le concept à un certain degré, mais pour réellement comprendre la doctrine du vide et ce que cela signifie, vous devez méditer, vous devez expérimenter le Vide, le Sunyata. C’est la seule manière pour que vous puissiez saisir la signification de ce que dit le Bouddha, «Il n’y a pas d’âme ; il n’y a pas d’atman ; il n’y a pas de soi». Mais ensuite il dit que vous (soi) devez travailler sur vous-mêmes. Cette contradiction, pour notre intellect, et pour notre mental de bas niveau, n’a aucun sens. Néanmoins c’est la réalité. C’est une réalité que seule la Conscience peut saisir, et c’est le point essentiel.

A un niveau encore plus basique, la réponse à la question de savoir ce qui reste après avoir éliminé le «Moi» est : l’Être, le Bouddha, Allah, Dieu, ou quel que soit le nom que vous voulez utiliser.

Cette citation dit, «analysé avec précision toutes les actions du corps, de la parole et du mental». C’est relativement facile à comprendre, intellectuellement. Plusieurs personnes lisent des citations comme celle-ci et disent, «Ok, je comprends qu’il parle de l’analyse du corps, de la parole, et du mental». Mais avez-vous pensé à ceci : si vous analysez le corps, la parole, et le mental, qui est en train de les analyser? Avez-vous pensez à cela? Votre mental peut-il vraiment analyser votre mental? Votre corps peut-il analyser votre corps? Votre parole peut-elle analyser votre parole? J’ose dire non. C’est le point essentiel. Nous ne sommes pas le corps. Nous ne sommes pas la parole. Nous ne sommes pas le mental. Nous sommes quelque chose d’autre et vous ne le réalisez jamais.

Nous lisons des citations comme celle-ci, nous étudions le mysticisme, nous étudions la spiritualité, nous étudions l’âme, l’esprit et le corps, nous étudions les trois cerveaux, nous étudions le Corps Astral et le Corps Mental, et nous ne réalisons pas que nous ne sommes rien de toutes ces choses. Ici, maintenant, en cet instant, vous n’êtes pas votre corps, vous n’êtes pas le mental. Vous êtes la capacité à percevoir, la pure perception. C’est la racine de l’Être. Cette pure perception n’est pas «Moi». Approfondissez cela. Comment arrivez-vous à voir? Pas à travers vos yeux, mais plus loin en arrière. Pas à travers vos oreilles. Plus loin en arrière que cela. Pas à travers les sensations de votre corps ; pas à travers le goût, pas à travers le touché. Plus loin. Pas à travers la pensée, pas à travers l’émotion. Qu’est-ce-qui perçoit à l’intérieur de vous? n’avez-vous jamais retourné une fois cette perception sur elle-même? Il y a un grand secret qui y est caché. Regardez à l’intérieur de ce qui est en train de regarder. C’est la plus grande clé de la Méditation que vous n’avez jamais entendu. C’est le noyau secret du Mahamudra, de Dzogchen, de tous les enseignements supérieurs de Méditation. C’est la méthode sans méthode. C’est extrêmement difficile, et aussi la plus simple.

Regardez dans ce qui est en train de regarder. Pouvez-vous trouver un soi? Quand vous extrayez la Conscience de chaque sens, qu’est-ce-qui reste? Quand vous retirer l’attention du flux de la pensée, du flux de l’émotion, du flux de la sensation, qu’est-ce-qui reste? La perception se produit toujours mais qu’est-ce-qui perçoit, et comment? Ce que je vous indique est notre Conscience, ce que nous appelons dans la Gnose, l’Essence.

Cela nous demande beaucoup de volontés pour développer l’attention de notre Conscience, parce que notre Conscience est endormie, et cela peut sembler épuisant d’emmener la Conscience à une attention présente et de la diriger, à observer consciemment. Si votre spiritualité est très flasque, très faible, très éphémère, vous naviguez à vue en quelque sorte, alors vous travaillez de la mauvaise manière. Le véritable développement spirituel ne se produit pas en étant simplement sur le pilotage automatique. Éveiller la Conscience demande un effort énorme. Cela demande toute votre énergie, parce que la Conscience que nous avons est piégée, elle est endormie. C’est pourquoi les mythes qui décrivent ce chemin mettent l’accent sur les efforts héroïques incroyables que les héros doivent accomplir pour sauver la jeune fille, pour dominer le monstre – tellement de sacrifice, tellement de travail, tellement de danger, tellement de risque. Ce ne sont pas seulement des contes de fées ; ils reflètent une vérité vivante, vibrante : notre essence, notre Conscience, est endormie, et l’éveiller demande chaque once d’effort que nous avons. Cet éveil ne vient pas à travers le mental. Il ne vient pas à travers le corps. Il ne vient pas à travers la parole. Il ne vient pas à travers les intentions, ou la manière dont nous nous habillons, ou la manière dont nous parlons, ou des livres que nous lisons. Il vient à travers, en cet instant, le fait de prêter attention, mais surtout du fait d’être éveillé et conscient de la Conscience elle-même.

C’est une chose de prêter attention à ce qui se passe autour de nous. C’est bien. Nous en avons besoin. Nous devons prêter attention à notre environnement. C’est une autre chose de prêter attention à ce qui se passe dans le mental. C’est également important – de suivre nos pensées, de suivre nos sentiments, d’observer la sensation et la manière dont nous réagissons à eux. Mais réellement, nous devons être conscient de la Conscience – la manière dont nous percevons. Comment – pas seulement le fait de la perception, mais la manière dont nous percevons. C’est un point supercritique pour nous à observer, et c’est parce que chaque action du corps, de la parole, et du mental exige de la Conscience.

Mais notre Conscience est-elle modifiée ou est-elle libre? C’est ce que nous ne savons pas d’habitude, parce que nous ne prêtons pas attention. Nous sommes le plus souvent bouleversés par le chaos déferlant des pensées, des inquiétudes, des soucis, des peurs, et désirs que nous n’avons aucune auto-Conscience du contenu de cela. Nous sommes comme des bûches attachées sur une mer orageuse. Cette mer orageuse est notre mental, et nous sommes attachés par toutes les volontés qui sont dans notre mental : «Je dois me lever pour travailler à temps», «je dois rendre ce papier», «je dois effectuer cet appel», «je dois envoyer ces e-mails», «qu’en-est-il de cette personne, que dit-elle de moi?», – un chaos déferlant.

Se laisser simplement à cela, être attaché par cela, c’est se permettre de descendre dans l’égout, parce que réellement, tout sur cette planète – toute l’énergie, toutes ses forces – vont dans les égouts. Ce n’est pas difficile à voir : pour aller contre ce courant, vous ne pouvez pas simplement vous asseoir et vous relaxez. Vous ne pouvez simplement pas vous détacher de votre bûche et laisser le courant vous emporter. Si vous voulez faire cela, c’est votre volonté, mais êtes-vous sûr de là où va ce courant de vie, ce courant de l’humanité?

Pour incarner la sagesse, pour devenir vraiment sage, nous devons changer, et le changement ne vient pas en s’asseyant. Le changement vient à travers le travail, et pas qu’un petit bout d’effort, pas seulement quelques minutes par jour, mais un effort continuel. Pensez à cet exemple : vous êtes naufragé en étant sur votre bûche – votre vie, vos circonstances dans la vie, ce qui vous maintient à flot, votre famille, votre travail, votre situation. Nous tous, à cet instant, en ce moment, pouvons tout perdre, parce que rien n’est stable en ce moment. À tout instant, tout ce que nous avons peut s’envoler. Si vous ne me croyez pas, demandez à quelqu’un dans le Golfe du Mexique ; demandez à quelqu’un en Israël ; demandez à quelqu’un en Palestine ; demandez à quelqu’un au Tibet ; El Salvador ; Guatemala. Ils vous le diront. Cela se passe de cette façon. (Claquement de doigts). Tout est parti. Personne d’entre nous n’a l’assurance que ce que nous avons actuellement sera là demain. Donc, nous devons être sérieux. Nous sommes sur un petit radeau de notre vie, et le courant nous emporte ; comment allez-vous nager hors du tourbillon qui aspire le monde dans le chaos? Avec toute cette énergie qui nous propulse tous, comment allez-vous sortir de cela? Allez-vous réellement vous asseoir sur votre bûche et lire un livre et pensez que vous allez vous en sortir? Ou vous asseoir sur votre bûche et inscrire sur un T-shirt religieux, «Je crois en ceci en cela»? Ou, parce que vous avez vu la bûche de quelqu’un d’autre à proximité qui croit la même chose et vous sentez que vous vous êtes trouvé, vous pensez que cela vous sauvera? Cela ne vous sauvera pas. Vous devez nager avec toute votre force, avec chaque once d’énergie que vous avez. Vous devez combattre le courant de la vie. Ce courant est à l’extérieur et à l’intérieur. La manière de combattre est de vous analyser, d’analyser votre mental, d’analyser votre cœur, de changer. Cela parait désespérant parce que cela l’est.

Aussi douloureux qu’il est de regarder notre vie et de sentir l’incertitude et la peur de perdre ce que nous avons, ce n’est pas réellement une perspective Mahayana. Ce n’est réellement pas un point de vue Gnostique, parce que c’est très égoïste. Ouvrons tous les yeux. Au lieu de regarder cette petite bûche avec l’idée que nous serons forts avec beaucoup d’attachement et de peur, ouvrez vos yeux et regardez autour, et vous verrez que vous êtes entourés par des millions et des millions de gens dans la même situation. C’est ce qui est véritablement terrifiant et horrifiant. Si vous êtes réellement sincère, vous verserez des larmes, parce que toutes ces personnes sont des personnes que vous avez aimées, et qui vous ont aimé. Elles sont vos mères et pères, vos fils et filles, vos frères et sœurs, vos femmes et maris. Ils sont tous en train de mourir. Ils sont tous en train de mourir. C’est ce pour quoi la Gnose existe : comme une manière pour changer cela. Nous le disons en des termes frappants parce que c’est notre réalité. Nous le disons en des termes frappants non pas pour encourager la peur, pas pour nous sentir désespérés, apeurés et inquiets, mais parce que ce sont les faits, et nous devons voir les faits pour avoir une chance de les changer.

L’un des faits les plus fondamentaux de La Loi de Cause à Effet est que tout effet est plus grand que la cause qui l’a produite. C’est une loi extrêmement profonde. Quand nous posons un acte, tout acte, l’effet de cet acte sera plus grand que la cause. Si vous dites un mot dans l’oreille de quelqu’un, si vous prononcez un mot dans la chambre, l’énergie qu’il a fallu pour prononcer ce mot est très petite, mais la répercussion de cette vibration à travers tous ceux qui l’ont entendu est incommensurable.

C’est pareil quand nous prenons au sérieux les reines de notre vie spirituelle et travaillons sérieusement dans notre vie spirituelle. C’est comme si toute cette énergie qui descend en cascade dans le tourbillon, qui aspire la planète entière dans le souterrain, est tellement grande. Il y en a plusieurs qui abandonnent, précisément parce qu’ils s’identifient à la peur, la honte, la terreur. Ils sont bouleversés ; ils sont défaitistes ; ils sentent, «C’est beaucoup trop pour moi ; je ne peux pas gérer cela. C’est trop dur ; je ne peux pas le faire». C’est l’ego, les convainquant d’abandonner, les éloignant du travail.

Cela ne doit pas arriver. Quand vous comprenez réellement la Loi du Karma, alors vous auriez une grande foi. La Loi du Karma est une loi. Ce n’est pas une croyance. C’est une loi que vous pouvez démontrer à tout temps. Testez-la. Travaillez avec. Quand vous travaillez sérieusement dans votre vie spirituelle, vous pouvez vous prouver qu’il est possible d’atteindre la libération complète. C’est possible. Cela peut se faire, mais vous devez investir de l’énergie dans cela. Cela ne peut pas être un travail temporaire ou partiel. Cela doit être un travail à plein temps. C’est ce que cela coûte.

Chaque petit investissement d’énergie que nous faisons est plus grand que l’énergie. Chaque fois que nous méditons, chaque fois que nous nous abstenons d’une mauvaise action et la transformons en quelque chose de bénéfique, nous créons un grand impact, pas seulement pour nous-mêmes, mais pour les autres. Si nous ne réalisons pas cela, c’est parce que nous ne l’avons pas observé.

Essayez simplement une chose : donnez sincèrement, quelque chose de nécessaire. Le pouvoir de donner est l’un des plus grands pouvoirs de l’univers, le pouvoir de la générosité. Ce pouvoir est inimaginable, tellement il peut aider. Et c’est pourquoi tous les grands maîtres ont illustré cela – le pouvoir du sacrifice. C’est le pouvoir de Chokmah : l’amour en tant que sacrifice, le pouvoir de donner, le pouvoir de la générosité. C’est une générosité de l’esprit, une générosité du cœur. Cette générosité est résumée avec précision dans le fait de penser aux autres avant de penser à vous-mêmes. C’est l’essence de la Bodhichitta. C’est pourquoi la générosité est le premier paramita, la première perfection. C’est la base la plus fondamentale de la spiritualité – penser aux autres. C’est cela avoir un esprit généreux.

«De la même manière que prêter attention à ce à quoi vous pensez vous est bénéfique, prêter attention à ce que vous pensez sera également bénéfique aux autres.» – Nagarjuna, Ratnavali 3:56

Du fait que le «Moi» soit vivant en nous, nous ne pensons qu’à nous-mêmes, et quand cela nous convient, nous pourrions penser à quelqu’un d’autre – si cela nous convient. Ce n’est pas le sacrifice. Le véritable esprit de générosité est de penser constamment aux autres d’abord, spécialement au regard de notre travail psychologique, notre travail spirituel. Nous avons beaucoup parlé de l’élimination de l’ego, mais nous pensons toujours à l’élimination de l’ego d’une manière égoïque. Nous pensons en disant je vais éliminer mes egos ainsi je pourrai parvenir à ma libération. C’est très égoïque. C’est pourquoi c’est une partie du chemin de Shravakayana (fondation). Cette manière de penser est transcendée dans le Mahayana et Tantrayana. Ce n’est pas compatible avec les écoles supérieures. Vous ne pouvez pas avoir accès à ces enseignements dans les mondes internes jusqu’à ce que cette manière de penser cesse d’être en vous.

Pour recevoir les enseignements supérieurs, vous devez être spontanément au stade où vous pensez d’abord aux autres, où vous commencez par réaliser ; «Vous savez quoi, je dois réellement éliminer ma fierté parce que cela fait du mal aux autres ; Je dois réellement éliminer ma luxure parce que cela fait du mal aux autres ; cette colère en moi fait du mal aux autres». Quand c’est votre impulsion première, spontanée, vous entrez dans le niveau du Mahayana. C’est la véritable attitude du Mahayana. Mahayana signifie «grand véhicule». C’est un niveau élevé d’entraînement spirituel.

Celui qui pense ainsi est l’Essence. Votre mental ne peut jamais penser ainsi, parce que votre mental est égoïste. Même quand le mental est charitable et généreux, il agit toujours, en fin de compte pour lui-même. Nous faisons des dons et nous faisons un travail volontaire, et à l’extérieur nous ressemblons à de grands saints qui aident l’humanité, mais réellement nous sommes gonflés de notre fierté. Ce n’est pas la véritable générosité. C’est l’ego. La véritable générosité ne concerne pas tout pour soi. La véritable générosité est l’amour en tant que sacrifice, donné parce que cela doit être donné, à tout prix – c’est cela la générosité, c’est la véritable compassion.

La méthode Gnostique, l’enseignement Gnostique, nous aide à prendre cette citation et à la mettre en pratique. La manière dont nous le faisons est assez simple en concept. cela a trois aspects. Nous pensons à eux d’habitude en tant que naissance, mort, et sacrifice. Ce sont les trois facteurs que vous trouvez dans toute religion. Mais j’aimerais m’étendre là-dessus pour les rendre plus expérimentales, en faire quelque chose que nous pouvons goûter et toucher dans notre vie de tous les jours, parce que c’est de cette manière qu’ils doivent être compris : à travers l’action d’instant en instant.

«Evitez tout acte de négativité ;
Développez la vertu pure et parfaite ;
Transformez complètement votre mental ;
Tel est l’enseignement du Bouddha.»

La première étape, la plus importante, est de cesser toute action de négativité. C’est la première chose. Quand nous tendons à analyser avec précision les actions de notre corps, notre parole, et notre mental, d’agir pour notre bien et pour le bien des autres, la première manière importante pour nous de le faire est de cesser d’effectuer des actions négatives. Cela signifie les actions négatives envers nous-mêmes et les autres.

Pour comprendre ce que sont les actions négatives, nous devons étudier les enseignements ; nous devons étudier notre religion. Vous pouvez étudier toute religion pour saisir ce concept. C’est la base fondamentale de toute religion. C’est ce premier niveau de fondation que les Bouddhistes appellent Shravakayana. C’est le niveau auquel nous apprenons l’éthique – ce que nous devons faire, ce que nous ne devons pas faire : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas mentir, ne pas abuser de son énergie sexuelle, éliminer la fierté, éliminer la colère, cesser ces comportements qui sont égoïstes.

«En résumé, le Dharma consiste à ne pas s’ingérer des intoxicants,
À maintenir une occupation saine,
À abandonner le mal, être respectueusement généreux,
Honorant ce qui est digne, et cultivant l’amour.» – Nagarjuna, Ratnavali 1 :10

Nous avons les Dix Commandements dans les traditions occidentales. Nous avons le Vinaya et le Pratimoksha dans les traditions orientales. Il y a plusieurs listes et analyses des différentes actions qui sont nuisibles et bénéfiques. Vous pouvez étudier chacune d’elles, et elles vous aideront toutes. Plus important, vous devez étudier votre cœur.

Nous avons tous nos idiosyncrasies personnelles. Nous avons tous des défauts que nous pensons être des vertus, que nous pensons être de bonnes qualités, qui sont en fait égoïstes, et aucun livre ne vous enseignera cela. Vous devez uniquement le voir en vous-mêmes, dans l’action, dans la vie quotidienne. Si vous prenez cet enseignement au sérieux, vous le verrez, vous en apprendrez, parce que votre Intime vous le montrera.

Si vous pensez que vous êtes dans des situations dans votre vie qui sont douloureuses, qui sont difficiles pour vous, c’est parce que votre Intime vous met là pour apprendre sur vous-mêmes. On entraîne un chien à ne pas aller dans la douche de la mauvaise manière, et on prend son nez et on dit, «Ne va pas ici». Bien, votre Être fait cela avec vous – vous mettant dans des situations en disant, «Tu as causé ce désordre. Tu as causé ce désordre sur le sol. Ne fais pas cela. Regarde combien de fois c’est déplaisant? Regarde comment c’est douloureux? Regarde comment tu souffres? Ne fais pas cela».

Mais nous accusons toujours Dieu. Nous accusons les autres de tout. Nous nous réfutons. «Pourquoi ceci m’arrive toujours? Pourquoi dois-je souffrir? Pourquoi ces problèmes? Pourquoi fait-il cela? Pourquoi fait-elle cela?» Nous ne réalisons pas que la raison pour laquelle cela arrive c’est parce que nous l’avons causé. Nous ne voulons pas voir notre culpabilité personnelle. Pour être un pratiquant spirituel sérieux, c’est la première chose à chercher dans une situation : Comment j’ai créé cela? Comment me suis-je retrouvé dans cette situation? Qu’est-ce-qui souffre en moi? C’est la plus belle de toutes les questions. Changez de perspective. Plutôt que de regarder à l’extérieur – «il me fait souffrir ; le travail me fait souffrir, ma femme me fait souffrir» – regardez à l’intérieur et dites, «Qu’est-ce-qui souffre en moi?» Parce que réellement, ce n’est pas votre épouse qui vous fait souffrir. C’est votre colère qui vous fait souffrir, c’est votre fierté qui vous fait souffrir. Si vous n’aviez pas cette fierté, si vous n’aviez pas cette colère, ses mots n’auraient rien signifié pour vous ; ils ne vous affecteraient pas. Ses actions ne vous auraient pas dérangé. Mais parce que vous avez la fierté et l’envie, la colère, vous êtes très dérangé. Ainsi c’est le changement qui doit se produire en nous. Vous voyez, c’est continuel : regardez en nous-mêmes.

«À cause de l’assassinat, on a une courte vie. À cause de la violence, on a beaucoup de souffrances. À cause du vol, on devient pauvre. Les pauvres ressources sont dues au vol. À cause de l’adultère, on a des ennemis.

En disant des mensonges, on devient l’objet de calomnie. En parlant d’une manière à diviser, on perd des amis. En parlant durement, on entend ce qui est déplaisant. En commérant et par des propos insensés, notre parole n’est pas respectée.

La convoitise détruit les souhaits. L’intention nuisible entraîne la peur. Les perceptions erronées entraînent les mauvaises perceptions. Et l’alcoolisme entraîne la confusion du mental.

L’avarice entraîne la pauvreté. La mauvaise vocation, la déception. De l’arrogance, une mauvaise lignée. De la jalousie, un manque de beauté.

Un mauvais caractère vient de la colère. La stupidité, du manque de sagesse. Il y a des défauts pour les humains, mais le plus important est une mauvaise renaissance.
Contrairement aux fruits bien connus de ses défauts, est la survenance des effets induits par toutes les vertus.

Le désir, la haine, l’ignorance, et les actions qu’ils génèrent sont des défauts. L’absence de désir, l’amour, la connaissance, et les actions qu’elles génèrent sont des vertus.

Des défauts viennent toutes les souffrances, de même que les mauvaises transmigrations. Des vertus, viennent les transmigrations heureuses et toutes les réjouissances de la vie.

Se désister de tous les défauts, et s’appliquer toujours dans les vertus, avec le corps, la parole, et le mental, telles sont les trois formes de pratique.» – Nagarjuna, Ratnavali 1 : 14-22

Nous devons cesser les actions nuisibles, nous abstenir de tout acte de négativité. Ceci uniquement peut prendre plusieurs années, plusieurs années. Je sais que plusieurs personnes aiment penser que dès qu’elles embrassent une religion et qu’on parcourt la liste, «Numero un, deux, trois, quatre, cinq. D’accord. Je peux faire tout ceci. Cool. J’ai fini. Je ne fume pas. Je ne couche pas de gauche et à droite. Alors je dois être sur le chemin du ciel». Cela ne marche pas de cette façon. Même si vous ne faites pas quelque chose physiquement, vous le faites probablement dans votre mental. C’est la partie la plus difficile. Jésus a dit,

«……quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis l’adultère avec elle dans le cœur.» – Matthieu 5 :28

Dans l’état dans lequel nous nous trouvons, nous avons enfreint les commandements, nous avons enfreint le Vinaya, nous avons enfreint les règles. En d’autres termes, nous avons initié des causes qui entraînent des effets nuisibles, continuellement, parce que l’ego en nous agit. Alors comme une partie de cette analyse précise, nous devons surveiller continuellement nos comportements et cesser de faire des choses nuisibles, pas uniquement physiquement, mais aussi dans le mental, dans le cœur, à travers nos paroles, à travers nos pensées. Cela exige une observation continuelle. Nous l’appelons auto-observation.

L’auto-observation est absolument essentielle, critique – pas uniquement en quelques minutes, mais tout le temps. Certaines traditions l’appellent la pleine Conscience ou la pleine attention. Il y a plusieurs noms, mais l’idée de base est : ne jamais cesser de prêter attention à sa psychologie. Ne pas être aspiré par la rêverie, par la distraction du monde extérieur, par les fantaisies du monde intérieur. Surveiller votre mental, parce qu’à tout instant, quelque chose en vous contemple quelque chose de négative.

«Quatre-vingt-dix-sept pour cent des pensées humaines sont négatives et nuisibles.» – Samael Aun Weor, La Révolution de la Dialectique

Donc, sommes-nous en train de nous regarder quatre-vingt-dix pour cent du temps, ou cent pour cent du temps? Non. Nous nous regardons – si nous avons entendu la Gnose – peut-être deux pour cent. Si nous sommes honnêtes, combien regardons-nous réellement notre mental durant le jour? Très peu. Qu’en est-il de toutes ces autres pensées et sentiments qui ont surgi le long du jour auxquels nous n’avions pas fait attention? Ce sont tous des flux d’énergie qui ont créé des effets. Cela devrait être d’une grande préoccupation pour nous.

L’instant où nous réalisons que nous perdons la pleine Conscience de notre action, nous devrions nous sentir comme si on venait de découvrir un serpent dans notre tour. Nous devrions être étonnés. (Sursauter!) «Je ne prête pas attention!» Parce qu’en réalité, perdre l’attention est une question de vie ou de mort. Quand nous cessons de faire attention, quand nous perdons notre attention consciente du moment, nous tombons dans le sommeil, et ensuite tous les stimuli psychologiques qui sont dans nos niveaux subconscient, inconscient, et infraconscient, créent des effets. C’est pourquoi notre vie s’enlise. C’est pourquoi notre société coule : parce que personne ne prête attention à elle-même.

Au lieu d’être conscient de nous-mêmes, nous agissons mécaniquement, nous réagissons et répondons automatiquement, sans Conscience du comment ou pourquoi. Nous rêvons toujours de ce qu’a dit quelqu’un, et de ce qu’il dit «réellement». Nous projetons toutes sortes d’interprétations de nos vies quotidiennes. «Quand il me regarde comme cela, il doit sentir que j’ai mal agit». Nous projetons tellement d’ordures, continuellement, rejouant les évènements, les scènes dans notre mental, essayant de les interpréter, essayant de les analyser, essayant de les changer. Ce sont toutes des ordures, et nous laissons cela se produire, et cela a des conséquences. C’est pourquoi nous sommes endormis. S’éveiller c’est surveiller cela, cesser cela, être ici et maintenant, être en domination consciente de notre royaume, contrôler notre mental, être éveillé. C’est le prérequis. Alors nous devons cesser tout acte nuisible, pas seulement physiquement, mais aussi psychologiquement.

La seconde étape est de développer la vertu complète et totale. Pour nous, cela parait facile. Pour comprendre la vertu, nous devons étudier notre religion, nous devons étudier notre tradition. Si nous venons d’un milieu Chrétien, nous devrions étudier les enseignements de Jésus. Que signifie la vertu, de son point de vue? Si nous venons d’un milieu Bouddhiste, nous devrions étudier les enseignements du Bouddha ; nous devons étudier ce que signifie la vertu Bouddhiste. Il y a plusieurs manières d’étudier la vertu dans chaque tradition, plusieurs écritures, plusieurs références qui parlent de différentes vertus. Et il y a beaucoup de similarités : patience, tolérance, amour conscient, humilité, chasteté, charité. Ce sont toutes des vertus ; nous avons entendu tous les noms. Mais qu’est-ce-que cela veut dire de développer la vertu complète et parfaite? il ne s’agit pas seulement d’avoir un concept. Il ne s’agit pas simplement de respecter les vertus, en disant, «Oui, j’ai appris que la patience est une vertu, et je respecte cela, mais éloigne-toi de mon chemin. Je suis pressé». Développer la vertu complète et parfaite est d’être cela, de l’actualiser. Ce n’est pas de le forcer en nous ; ce n’est pas de vous forcer à subir un comportement rigide parce que vous devez le faire. Il s’agit de le faire spontanément, sans force, parce que vous réalisez que vous devez le faire, que c’est important, que c’est bénéfique pour vous et les autres. C’est la manière de cultiver et de développer la vertu. La vertu est naturelle et spontanée. Elle ne peut être imitée, ou forcée.

Si vous êtes en colère contre quelqu’un, et qu’il est en colère contre vous, et vous pensez «Je dois aimer et pardonner», et vous allez vers lui et dites, «Humph. Je vous pardonne». Cela ne marche pas ; ce n’est pas honnête. C’est bon en tant qu’action. Cela demande du courage. Vous savez, je respecte cela. Cela demande du courage. Je vous accorde du crédit pour avoir eu le courage. Mais s’excuser sincèrement, être honnête, dire, «Vous savez, je me suis trompé», sincèrement – c’est développer la vertu parfaite. Vous pouvez uniquement parvenir à cela si vous comprenez votre colère.

Alors parlons-en. Je sais que je mets beaucoup de choses sur la table, mais ce n’est pas si compliqué. Ce dont je parle maintenant est la compréhension, mais je parle de la compréhension de deux manières : cesser l’action négative, et adopter l’action vertueuse.

Compréhension

Voyez-vous, la libération de la souffrance comporte trois étapes. La première est la compréhension. La seconde est le jugement. La troisième est l’élimination.

Tous les Gnostiques aiment parler de l’élimination, et ils aiment tous faire différentes pratiques pour éliminer leurs egos. Certains disent même qu’à tout moment vous pouvez prier, «S’il te plaît, Mère Divine, élimine cet ego pour moi». Mais vous entendez rarement parler du jugement et de la compréhension, qui doivent arriver en premier, avant que vous n’atteigniez l’élimination.

Vous ne pouvez pas éliminer quelque chose qui possède toujours votre Conscience en son sein, alors la compréhension est la première chose. Dans cette citation du Nagarjuna, c’est ce dont on parle.

«Une personne sage est celle qui, ayant analysé avec précision les actions du corps, de la parole, du mental, agit toujours pour son propre bien et celui des autres.»

La compréhension vient de l’analyse de nous–mêmes. Étudier les écritures, étudier la religion, est très important parce que cela nous donne une fondation, mais la compréhension, la sagesse, viennent de l’intérieur. C’est pourquoi l’Oracle de Delphes dit, «Homme, connais-toi». C’est le prérequis. C’est la Gnose – auto-connaissance.

L’auto-connaissance est la compréhension. La compréhension ne consiste pas à faire une liste de vos défauts. Ce serait bien si le travail de l’auto-réalisation était si facile. Cela nous prendrait un bon moment pour les écrire tous, mais ce n’est pas la compréhension.

La compréhension est très simple : c’est lorsque vous savez quelque chose, pas dans votre intellect, mais dans votre cœur – quand vous le savez. Si vous avez une fois dit quelque chose et vu une personne qui l’a entendu réagir avec douleur, et que vous avez senti de la douleur et regrettez d’avoir dit cela, c’est la compréhension. Si vous avez une fois fait un don, et vu combien de gratitude possède la personne qui le reçoit, et que vous ressentez dans votre cœur beaucoup de gratitude pour l’opportunité de donner, c’est la compréhension.

La compréhension n’est pas intellectuelle ; elle est émotionnel ; elle est intuitive ; c’est dans votre cœur. La compréhension n’est pas quelque chose que vous développez en faisant des listes et en donnant des explications compliquées de, «la fierté a tel et tel aspect, et ces attributs, et elle peut se manifester ici et là». C’est bien ; nous devons la comprendre dans l’intellect, mais ce n’est pas la compréhension. La compréhension est spontanée et c’est dans le cœur. C’est quand vous sentez, je le sais.

La plupart d’entre nous ici comprennent – c’est un exemple stupide – si nous mettons notre main au feu, nous allons nous brûler, et cela fera mal. C’est un exemple stupide, mais c’est la compréhension. Un enfant ne le sait pas encore. Un enfant va mettre sa main là-dedans. (Sursaute!) et il se brûle, et il pleure, et il est affecté, mais ensuite il comprend. C’est cela la compréhension. Mais la même chose doit arriver avec toutes nos émotions, avec nos pensées, avec nos actions. Nous devons réaliser, «vous savez quoi, quand je fais cela, cela me fait mal, et cela fait mal aux autres. Je devrais cesser cela». C’est cela la compréhension.

Notre enseignant Samael Aun Weor nous a dit, «Chaque jour nous devons comprendre la luxure». Qu’est-ce-que cela signifie? Bien, d’abord cela signifie que nous devons être en observation de nous-mêmes, prêtant attention à la manière dont la luxure se manifeste dans nos trois cerveaux : dans nos pensées, dans nos sentiments, et dans nos impulsions, dans notre corps. C’est bien si nous nous surprenons au moment où nous regardons quelqu’un ou pensons à quelqu’un, se rappelant quelque chose ou imaginant quelque chose de luxurieux, de sexuel. C’est bien d’être alerte en cet instant, et réaliser ce que nous faisons. C’est la première chose. Nous devons observer cela ; nous devons le voir pour le comprendre.

Beaucoup de gens disent, «Je ne peux pas comprendre ma luxure», et c’est probablement parce qu’elles ne l’observent pas. Si vous regardez réellement de manière profonde la luxure – comment elle émerge, ce qu’elle fait, ce qu’elle veut, et les conséquences de cela – la compréhension n’est pas si difficile. La compréhension est spontanée, quand la Conscience est éveillée, alerte, et connectée à notre Conscience, à notre sentiment de ce qui est vrai ou faux. Tout cela exige que vous regardiez profondément ce que vous expérimentez.

Quand vous voyez comment votre luxure vous a conduit dans une relation, et vous avez tellement désiré cette personne, et vous vous êtes impliqué dans cette relation avec cette personne – dirigé par tout ce désir – mais ensuite cette relation devient un enfer complet, et vous souffrez de toute manière possible. Nous avons tous cette expérience, mais personne d’entre nous ne la comprend, parce que nous continuons de la répéter encore et encore. Regardez sincèrement cette luxure, – ce défaut, ce vice, qui vous a emmené là-dedans – ce désir, la manière dont il stimule vos sens, comment il enflamme votre cœur, comment il fait tourner votre mental et ainsi vous êtes dirigé, comme par une autre volonté. Et vous vous trouvez dans cette situation, et vous vous trouvez dans un grand désordre où tout le monde souffre. Si vous êtes très sincère, si vous êtes très observateur, et que vous faites attention à ces qualités dans votre corps, votre parole, et votre mental, vous comprendrez le danger de la luxure, l’ennui qu’elle vous cause et qu’elle cause aux autres. Vous la comprendrez, et vous ne répéterez pas cette erreur, parce que ce sera une connaissance consciente. Soyez conscients que je parle de la luxure, pas de l’amour. Nous les confondons toujours. L’amour est quelque chose d’autre.

Qu’en est-il de la fierté? À chaque fois que nous nous sentons meilleur que quelqu’un – nous aimons cela – c’est de la fierté. Cela nous fait mal, et cela fait mal à l’autre personne, mais nous ne l’avons pas compris.

Qu’en est-il de l’envie? Quand nous désirons quelque chose que quelqu’un d’autre possède, nous voyons ce gars avec une jolie voiture, et nous voulons cela. Nous voyons cette fille avec cet homme riche, réellement beau gars, et nous voulons cela. Ou nous voyons ce milliardaire que tout le monde aime et respecte, et nous voulons ce respect. Nous avons tous vu les qualités envieuses en nous-mêmes, mais nous ne les avons pas comprises, parce que nous les laissons contrôler nos vies, d’être nuisibles pour nous et pour les autres autour de nous.

Si nous analysons sincèrement ces egos, nous comprendrons qu’ils sont des désirs nuisibles. Ils sont nuisibles parce qu’ils nous poussent à vouloir quelque chose qui n’est pas justement pour nous. Ils sont nuisibles parce qu’ils nous emmènent à agir d’une manière qui est en désaccord avec ce que notre Intime veut pour nous. Alors si nous voulons ce mari, nous allons essayer de l’avoir. Si nous voulons cet argent ou cette voiture, nous allons essayer de l’avoir. Nous n’écoutons pas ce que Dieu veut pour nous, ce que notre Intime veut que nous fassions ; nous écoutons le désir. Ou si nous voulons ce statut social, ce travail ou ce titre ou cette position, nous commençons par poursuivre cela ; nous dépensons le sang de notre vie pour obtenir cette chose que nous envions.

La compréhension est d’observer et d’analyser et de comprendre spontanément et intuitivement : «c’est nuisible, pas seulement pour moi, mais pour les autres!» C’est tout ce qu’est la compréhension. Ce n’est pas compliqué ; ce n’est pas difficile. Tout ce que cela demande, c’est de la sincérité et l’effort pour regarder.

Cet effort n’est pas toujours facile, parce qu’il y a quelqu’un qui ne veut réellement pas que nous ayons la compréhension, et ce quelqu’un est le «Je», le Moi, le Moi-même. Il fera tout ce qu’il peut pour vous empêcher de comprendre. En réalité, dans la compréhension, nous comprenons le «Moi».

«Tous les «êtres» surviennent de la fixation sur le soi de tel sorte qu’ils sont ainsi fixés sur le «mien» ; ce qui fut déclaré par celui qui parle uniquement pour le bien des autres. De manière ultime, les notions «J’existe» et «ce qui est mien existe» sont fausses, parce du point de vue qui consiste à voir les choses telles qu’elles sont véritablement, il n’y a ni «Moi», ni «mien». Les agrégats surviennent de la fixation sur le «Moi» ; la fixation sur le «Moi» est ultimement irréelle.» – Nagarjuna, Ratnavali 1 :27-29

Nagarjuna dit que nous devons analyser avec précision les actions du corps, de la parole, et du mental. Mais qui fait cette analyse? La plupart du temps nous ne procédons pas à la différenciation psychologique en nous-mêmes. Alors, quand nous essayons de comprendre, quand nous commençons par analyser notre fierté, nous observons notre fierté avec la fierté. D’habitude quand nous faisons notre travail Gnostique, nous sommes toujours empêtrés dans l’ego. Nous commençons à regarder cette situation et nous nous sentons comme, «Vous savez quoi, j’avais raison. Je devrais le faire. J’avais raison». C’est de la fierté ; c’est de la fierté avec la colère. Ou peut-être que nous observons la situation et nous ressentons, «Je suis une personne assez terrible. Je suis si mauvais. Comment pouvais-je faire cela?» Et nous commençons par nous punir. C’est également de la fierté ; mais la polarité inverse ; c’est la honte, le défaitisme, l’autodépréciation. C’est de la fierté.

Vous voyez, Nagarjuna dit, «analyse avec précision». L’ego ne peut pas être précis, parce que l’ego est uniquement intéressé par sa préservation. Si vous voulez une compréhension précise, vous devez aller hors de l’ego – ce n’est pas facile ou automatique. C’est la plus grande erreur que commettent les étudiants ; ils ne reconnaissent pas la présence de l’ego. Nous sommes à quatre-vingt-dix-sept pour cent embouteillés dans l’ego. La plupart de notre âme, la plupart de notre Conscience, est piégée dans l’ego. Alors, quand nous entendons ceci ou voyons la vérité de cela, une fois encore nous nous sentons désespérer. «Comment puis-je sortir de cette situation?» Beaucoup d’étudiants qui essayent de méditer et d’apprendre ces pratiques atteignent ce niveau et disent, «Je ne peux pas le faire. C’est désespérant. J’essaye, j’essaye de m’auto-observer et je me sens pire. Et j’essaye de méditer sur mon ego, et je me vois pire. Et je deviens pire. Je ne m’améliore pas». C’est bien. Vous devriez vous sentir comme cela, parce que cela montre, d’abord, que vous commencez réellement à voir la réalité de votre situation. Les gens viennent et disent, «J’essaye cette technique de Méditation, et j’essaye de surveiller mon mental, et mon mental s’empire. Il est de plus en plus hors de contrôle. Je perds espoir». C’est bien. Vous observez l’état actuel de votre mental. Mais ne perdez pas espoir. Reprenez contact avec ce qui voit.

«Sans dépendre au miroir, la réflexion de notre visage ne peut être vue. De même, sans la dépendre aux agrégats, il n’y a aucune [notion d’un] «Moi».» – Nagarjuna, Ratnavali 1 :33

Pour analyser avec précision, vous devez faire un discernement, une distinction de vous-mêmes. Observez-vous, pas à travers les yeux, pas à travers les oreilles, pas à travers le toucher, pas à travers le goût, pas à travers les pensées, pas à travers les sentiments – mais à travers la pure perception, non-modifiée. Cette pure perception ne porte pas votre nom. Elle n’a pas votre famille. Elle n’a même pas ce corps. Elle est au-delà de tout cela. Cette pure perception est l’Essence, la Conscience, notre véritable nature. En Sanskrit elle est appelée Bouddha-dhatu ou Tathagatagarbha. C’est la pure perception, la nature du Bouddha. Il n’y a aucun «Moi» là.

Encore une fois, expérimenter cela, comprendre cela, ne peut se produire avec l’intellect ; cela doit se produire à travers l’expérience. Cela se produit quand vous le réaliser à travers vos efforts. Cela semble contradictoire, mais cela se produit avec de l’effort ; cela survient de lui-même, tout comme la compréhension – celle survient d’elle-même, mais vous devez vous mettre dans la position juste. Si vous êtes dans votre mental, pensant, pensant, pensant, vous le faites de la mauvaise manière. Si vous êtes dans votre cœur, et vous ressentez, ressentez, ressentez et essayez de vous étendre avec vos sentiments, vous le faites de la mauvaise manière. Si vous êtes dans votre corps, centré sur la sensation, et pensez que vous allez comprendre quand vous atteignez une certaine forme de sensation – comme un Samadhi, ou comme une absence complète de sensation – vous êtes en mauvaise posture ; vous y pensez, vous le faites, de la mauvaise manière. Ce sont juste des habitudes dans les trois cerveaux.

Certaines personnes essayent de comprendre l’ego uniquement à travers l’intellect, à travers l’analyse et la réflexion. Certains essayent à travers le cœur, en étendant leurs sentiments et disant, «ce sentiment est-il bien ou ce sentiment est-il mauvais?» Certains essayent de comprendre à travers le corps, en se sentant, «Si je parviens à une certaine forme de sensation» – ils les appellent Samadhis, ou Jhanas, ou états concentratifs. Ils réfléchissent, «Si je parviens à cet état concentratif, alors j’entrerai en Samadhi et je peux comprendre mon ego». Chacune de ces approches est erronée. Ils reposent leurs efforts sur les sensations.

La compréhension arrive par niveaux. L’observation peut apporter la compréhension basique. Mais pour aller à la racine de nos souffrances, nous devons comprendre les causes qui résident au plus profond dans notre mental, bien au-delà de la portée de nos sens physiques. Pour cela, nous devons entrer dans les profondeurs de notre Conscience, à travers la Méditation. L’état de Conscience pure, éveillée, libérée de tout ego et d’éléments psychologiques, s’appelle Samadhi.

Le Samadhi est au-delà des sensations ; il n’a rien à voir avec les sensations, les sentiments, les pensées. Le Samadhi est un état de Conscience lumineuse, active, éveillée, qui voit clairement et avec éclat ce qui est au-delà des cinq sens.

Nous nous entraînons à la Méditation pour entrer en Samadhi à volonté. D’habitude, ceci se produit hors du corps. Vous pouvez avoir un samadhi dans votre corps, lorsque vous marchez, si vous êtes entraîné pour le faire ; généralement c’est seulement possible pour un Maître. Le Samadhi n’a rien à voir avec une posture particulière, un mantra particulier ; cela a trait à la Conscience. Les véritables maîtres sont dans un état continuel de Conscience éveillée, et peuvent vous parler et faire d’autres choses à la fois, et être en état de Samadhi. Samadhi signifie simplement un état de Conscience active, éveillée, libre de l’ego. C’est tout ce que c’est.

Nous avons tous expérimenté le Samadhi, mais nous avons oublié comment y accéder. La plupart du temps que nous avons expérimenté le Samadhi, nous étions bébés. Les bébés sont pratiquement dans un état continuel de Samadhi, jusqu’à ce que l’ego ne commence à survenir et la personnalité à se développer. Alors ils commencent par souffrir. Mais cette beauté de leur sourire, cette belle expression qu’ils ont de s’étonner, c’est le Samadhi au niveau du bébé. Nous avons tous goûté cela. Mais c’est uniquement la maternelle du Samadhi. Il y a plusieurs niveaux.

Néanmoins, la compréhension ne vient pas des trois cerveaux tels que je l’ai mentionné. La compréhension vient quand l’Essence est libérée des trois cerveaux. Ceci dit, vous pouvez comprendre votre ego maintenant. Si votre Conscience est éveillée, active et qu’ensuite vous voyez en vous l’émergence du désir, et que vous voyez ce désir, et vous savez que ce désir est nuisible et erroné, c’est la compréhension. C’est tout. C’est simple. Quand vous êtes dans un moment de pleine Conscience de vous-mêmes, et que vous réalisez, «Vous savez quoi, Je ne devrais pas faire cela ; Je ne devrais pas penser cela». C’est la compréhension.

Pour aller plus en profondeur dans la compréhension, nous devons méditer. La compréhension qu’on acquiert lorsque nous sommes dans le corps physique est limitée à ce que nous pouvons percevoir dans cet état. Nous ne pouvons pas percevoir les profondeurs de l’ego lorsque nous sommes dans le corps physique, à moins que nous soyons un grand maître et ayons beaucoup de Conscience éveillée. Mais personne parmi nous n’est ainsi ; nous sommes tous des débutants. C’est pourquoi nous apprenons à méditer.

Nous apprenons à méditer pour comprendre. Nous n’apprenons pas à méditer pour avoir l’air d’un spirituel, ou pour développer des pouvoirs, ou pour que les gens nous respectent. Nous ne méditons pas parce que c’est amusant, ou parce que cela nous semble cool ou mystique, ou mystérieux. Nous méditons pour avoir de l’information.

La Méditation ne consiste pas à sortir dans l’espace. Ce n’est pas de la rêverie. Il ne s’agit pas seulement de s’asseoir là et regarder la peinture séchée. Il ne s’agit pas seulement d’être assis là et regarder les grains de poussière flotter autour de la chambre. Il s’agit, en réalité, d’obtenir de l’information, d’acquérir de la connaissance, de comprendre. C’est ce qu’est la véritable Méditation. La véritable Méditation n’est pas les pratiques de concentration ou les mantras. Ce n’est aucune posture particulière. Ce n’est pas un exercice de respiration. Toutes ces choses sont des préliminaires. Elles sont toutes de la préparation pour la Méditation. La véritable Méditation est un état de Conscience dans lequel nous comprenons, nous saisissons, – intuitivement, émotionnellement, consciemment.

C’est ce à quoi consiste la Méditation, et c’est pourquoi nous devons apprendre et pratiquer tous les jours. Parce que – soyons honnêtes – chaque jour nous sommes un chaos surgissant de désirs conflictuels qui provoquent un désordre dans nos vies et dans la vie des autres. Vous n’allez pas changer cela en méditant une fois par semaine. Cela n’arrivera pas. Vous ne pouvez pas changer cela si vous vous observez seulement quelques minutes par semaine ou quelques minutes par jour. Cela n’arrivera pas. Il y a beaucoup d’énergie à utiliser dans le courant de votre mental et pour changer le cours de ce courant du mental, il faut un effort incroyable et beaucoup de discipline, mais cela peut être fait.

Il ne faut pas des années et des années pour commencer à voir les bénéfices de cet effort. Vous pouvez avoir les bénéfices aujourd’hui, parce qu’à l’instant où vous cessez les actions nuisibles, vous arrêtez ces flots d’énergie négative. L’instant où vous adoptez une action vertueuse, vous commencer par mettre en mouvement une nouvelle énergie. Les conséquences de ces actions sont plus grandes que la cause. Le cours de votre vie peut changer considérablement si vous êtes sérieux, si vous travailler durement. Travailler dur ne signifie pas d’aller à l’école ou obéir à l’enseignant, cela signifie, travailler chaque jour sur vous-mêmes.

La compréhension est un prérequis pour toute chose spirituellement. Si vous voulez vous unir à Dieu, vous devez devenir comme Dieu ; vous devez être un véhicule convenable pour Dieu. Si vous voulez les pouvoirs, Dieu les donnera à celui qui les mérite. Si vous voulez sortir de votre corps et aller sur les autres planètes, si vous voulez aller parler avec les anges et les maîtres, si vous voulez avoir une conversation avec votre propre Intime, si vous voulez parler avec Jésus, avec Bouddha, avec Krishna, vous le pouvez, mais vous devez mériter cela. Vous le méritez à travers la compréhension, à travers le changement, en mettant en mouvement de l’énergie. Si vous voulez les initiations, si vous voulez développez l’âme, si vous voulez devenir un Maître, un Ange, un Bouddha, vous le pouvez, mais ces choses se méritent. Si vous voulez éveiller la Kundalini, vous le pouvez. Cela doit être mérité.

La Kundalini est l’intelligence pure de la Mère Divine. Vous ne pouvez pas lui jouer un tour ; vous ne pouvez pas la duper ; vous ne pouvez pas l’avoir simplement parce que vous avez récité une centaine de milliers de mantras, ou un million de mantra. La Kundalini est la véritable intelligence de Dieu. Vous ne pouvez pas la duper. Elle ne va pas s’éveiller en quelqu’un qui satisfait sa luxure tout le temps – oubliez cela. Cette énergie est le pouvoir de Dieu. C’est le pouvoir pour manipuler la nature. Il a un effet incroyable, pas seulement sur vous-mêmes mais sur les autres. Alors si au jour le jour, nous allons agir comme un idiot complet, avec notre poitrine gonflée, avec notre fierté, projetant la colère et la luxure tout le temps, nous portant vers l’envie, pourquoi Dieu nous donnerait-il plus d’énergie pour cela? Cela n’arrivera pas. Nous devons mériter la Kundalini.

C’est ce en quoi consiste les Mystères Mineurs. Les Mystères Mineurs sont le chemin probatoire où nous prouvons que nous sommes sérieux pour changer, nous sommes sérieux quant à l’élimination des défauts, nous sommes sérieux par rapport au fait d’aider les autres. Quand nous passons par ce processus, alors les Divinités disent, «D’accord. Tu es passé par les neuf arcades. Voyons ce que tu peux faire. Nous allons t’en donner un peu plus». Et elles vous en donnent un peu plus et voient ce que vous en faites. Alors soyez alertes. Soyez alertes. Nous sommes toujours testés.

La véritable compréhension ne consiste pas à dire simplement, «D’accord. Oui. J’ai remarqué que j’ai de la fierté. Oui, je la comprends. La fierté. D’accord». Ce n’est pas la compréhension ; c’est l’intellect. La véritable compréhension est un sentiment à l’intérieur qui dit, «Oui. J’ai vraiment de la fierté, et c’est mauvaise. Je dois apprendre l’humilité, la douceur». C’est sincère. Si nous saisissons cela, alors nous pouvons aller à la seconde étape de la libération, et cette étape est appelée jugement.

Jugement

Le jugement est la seconde étape sur le chemin de la libération de la Conscience. Le jugement est assez simple. Quand vous avez consciemment et pleinement compris qu’un certain aspect de vous n’est pas seulement nuisible à vous, mais nuisible aux autres aussi, vous pouvez le mettre sur le banc des accusés de la cour, et vous pouvez dire, «Ceci mérite de mourir». Mais ce doigt pointe à vous-même. Peu d’entre nous ont cette habileté – se pointer et dire, «ceci doit mourir». Ce soi est le «Je», le Moi, le Moi-même.

«Si nous voulons connaître la pluralité du «Moi» et nos contradictions perpétuelles, nous ne devons pas nous tromper. Les gens se trompent et donc ne voient pas leurs contradictions internes.

À juste titre, toute personne qui découvre ses contradictions intimes se sent honteux d’elle-même. Elle comprend qu’elle n’est personne, qu’elle est une personne misérable, un misérable ver de la terre.

Découvrir nos contradictions intimes personnelles est un succès parce qu’ensuite notre jugement intime est libéré spontanément, et nous permet ainsi de voir avec clarté le chemin de l’individualité et de la surindividualité.» – Samael Aun Weor, La Révolution de La Dialectique

Nous voulons tous nous sentir grands. Nous voulons emporter ce soi au ciel et être admiré. Mais on n’entre pas au ciel de cette façon. Vous entrez au ciel de la manière dont Jean Baptiste y est entré, la manière dont Jésus y est entré, la manière dont Noah de l’Arche y est entré, la manière dont tous les maîtres y sont entrés – à travers la mort, à travers la décapitation, où ce soi, ce «Moi», cet ego que nous aimons tant, est jugé. Ce jugement commence avec nous.

C’est un phénomène intéressant, parce que quand nous parlons de jugement du «Moi», nous pensons d’habitude au fait de juger les autres. «Bien, il a tellement de fierté, et elle a tellement de luxure». Nous sommes très bon pour juger les autres. Nous pensons que nous sommes bons. «As-tu vu comment ce gars se comporte? Tellement gourmand. Peux-tu le croire?» C’est une erreur. C’est pourquoi la Bible dit, «Ne jugez pas». Ce jugement devrait être exclusivement dirigée vers notre propre mental. Chaque instant que nous nous surprenons en train de juger une autre personne est un instant que nous devons rapidement revoir et dire, «Wow. Regardez ma fierté. Regardez combien je suis fier de juger l’autre personne». Mais combien d’entre nous font cela? Au contraire nous disons, «Oh, il est très mauvais, et je suis clairement mieux que lui. Ha ha». C’est ce que nous faisons. C’est une erreur.

C’est triste, parce que malheureusement, nous voyons – spécialement dans les mouvements spirituels – que cela est devenu une terrible infection, une maladie, avec tel groupe d’étudiants accusant tel groupe d’étudiants, et tel instructeur accusant d’autres instructeurs. Du poison. Tout est du poison. Et ils se justifient tous dans leurs comportements, et c’est une erreur.

Permettez-moi de vous dire ce que fait le véritable pratiquant du Mahayana. Le véritable pratiquant du Mahayana émet des critiques uniquement sur lui-même et quand ils parlent des autres, il ne le fait que pour prier pour eux – sans jamais les critiquer. Tel est le véritable pratiquant du Mahayana. C’est tellement difficile de trouver une telle personne. Je souhaite que nous en trouvions plus, véritablement, mais l’ego est tellement vivant en nous que c’est difficile de trouver cela.

Et qu’en est-il si nous sommes la personne qui reçoit la critique? Qu’en est-il si nous sommes la personne qui est toujours jugée? Nous avons tous connu cette situation. Les gens nous jugent ; ils disent ceci ou cela ; il y a du commérage ; tout le monde parle de nous à cause de quelque chose fait ou non. Comment répondons-nous à cela? La plupart d’entre nous répond de la même manière, «Oh oui, bien vous avez fait tel ou tel chose. Et qu’en est-il de cette fois où je vous ai vu…» et nous avons beaucoup de choses pour nous justifier nous-mêmes et ridiculisons quelqu’un d’autre. C’est également une erreur. C’est de la fierté.

La vraie réponse, la réponse juste, est que si vous avez des ennemis ou des gens qui vous critiquent – vous savez la meilleure manière de leur répondre? – Rendez parfaits vos vertus. Parlez de vos critiques avec amour, parce que la réalité est que, vos ennemis vous font une grande faveur. Nous avons du mal à voir cela. Nous voulons que tout le monde nous aime. Mais la réalité est que, quand vous avez un ennemi et que tout le monde parle de vous et vous critique, et que vous sentez de la douleur, ils vous ont simplement fait le don le plus précieux, parce qu’ils vous ont montré vos défauts. Cela peut ne pas être dans les paroles qu’ils prononcent ; c’est ce sentiment dans votre cœur. C’est cette fierté qui est offensée. C’est cette colère qui est enflammée. Ils vous ont simplement fait ce don. Ils ont dit, «Ici, frère, regarde ce que je te montre dans ton cœur». Nous devrions avoir de la gratitude pour cela, ne pas se retourner avec le feu et le tonnerre, en les blâmant ou en les attaquant.

J’ai eu une expérience récemment ou quelqu’un de très proche de moi pendant des années, pour des raisons que j’ignore, soudainement, commença par me désigner par des noms terribles publiquement. Et bien évidemment j’ai eu cette première réaction du «Argh» – la douleur dans mon cœur, et la colère, la fierté, et tout cela. Et ensuite j’ai réalisé, «Vous savez quoi? Cette personne a raison. Je suis toutes ces choses». Je me suis senti gratifiant. Je n’ai plus eu de ressentiment envers cette personne, J’ai eu de la gratitude, parce que, réellement, je ne voyais pas ce défaut précis en moi avant que cela n’arrive. Et quand cela arriva, je l’ai vu, et j’étais tellement reconnaissant pour quelque chose que je ne voyais pas avant. Sans quoi je ne l’aurais pas vu. J’avais besoin de voir cela. Alors cette personne m’a fait une faveur.

En se basant sur cela, nous pouvons comprendre ce qu’est le jugement. Le jugement n’est pas ce que la plupart d’entre nous ont dans le mental, là où, avec notre poitrine dégagée, entrons dans les cours d’Anubis dans le Temple de la Loi et disons, «Cette fierté doit mourir», parce que nous le faisons avec de la fierté. Le jugement a lieu d’abord en nous. Quand nous sentons émerger de notre cœur, du mental, ce défaut – que ce soit l’envie ou la jalousie ou la peur – et disons, «Vous savez quoi, cette chose doit mourir. Cette chose n’est pas bonne». Ce jugement peut uniquement se produire quand nous avons déjà compris que c’est nuisible. N’est-ce pas? C’est évident. Et seulement ensuite nous pouvons aller à la troisième étape qui est l’élimination.

Élimination

L’élimination c’est quand l’énergie est libérée de la fierté, la luxure, la colère, l’envie, la gloutonnerie, ou de l’avidité, qui auparavant manipulaient nos énergies et forces à travers nos trois cerveaux, qui avaient tellement de prise sur nous. Nous l’avons compris. Nous l’avons saisi. Nous avons cessé de nourrir cela. Nous avons compris que c’est nuisible. Nous avons brisé ses liens sur nous, c’est une prise. Et ensuite nous le jugeons, et nous sommes capables de dire chaque fois que cette chose montre sa face, «Non. Tu n’es pas autorisé à entrer dans mon temple. Toi, fierté, toi, peur, toi, envie, sors. Tu mérites de mourir».

Ensuite, et seulement ensuite, lorsque nous avons un contrôle complet de notre psyché, quand quel que soit le test auquel on est soumis, tant physiquement que psychologiquement dans les mondes internes, nous rejetons toujours le «Moi», nous jugeons toujours ce «Moi» et ne lui permettons pas de nous contrôler, alors nous pouvons demander que ce «Moi» soit éliminé. Voyez-vous comment c’est difficile, d’atteindre ce niveau de compréhension ou le jugement se produit réellement?

Physiquement, nous pourrions être testés. Si c’est un ego de fierté, par exemple, si nous sommes une personne très vantard et fière, il peut y avoir quelqu’un qui vienne vers nous et nous fasse des louanges, et nous nous sentons bons, «Oui. Tu as raison. Je suis bon. Je mérite cela». Nous ne devrions pas penser ou sentir cela, mais nous le sentons. C’est de la fierté. Mais si nous avons compris la manière dont cela fonctionne, alors la personne vient et fait des louanges, et cela ne nous affecte pas, et nous entendons les mots pour ce qu’ils sont – vantard vide – et nous ne ressentons pas de la fierté ; cela ne nous dérange pas. C’est un niveau de compréhension. Mais ensuite, si nous pouvons réussir cette même épreuve dans nos rêves – même dans nos rêves, nous ne tombons pas dans le piège, dans la tentation de cette fierté – alors nous avons atteint le niveau du jugement.

Qu’en est-il de la luxure? Disons qu’il y a une personne particulière qui éveille votre luxure. Physiquement vous pourriez briser les liens. Vous pourriez cesser de leur parler ; vous pourriez cesser de les regarder. Cela ne serait que la répression de la luxure. Mais si vous l’avez compris, vous pouvez leur parler et ne pas sentir de la luxure. La luxure ne se trouve pas là. Telle est la compréhension à ce niveau. Ensuite si vous rêvez de vous et de cette personne et que vous ne ressentez pas toujours de la luxure, vous êtes allé au plus profond, vous avez réellement compris. Alors vous pouvez le juger. Ensuite cet ego peut être complètement éliminé parce que vous avez ôter votre Conscience de cet ego.

Les egos ont le pouvoir sur nous à cause de la part de notre Conscience qui se trouve à l’intérieur d’eux, et nous pensons que c’est nous. C’est pourquoi nous ressentons cela. Quand on ressent sa colère, on pense que c’est soi. Quand on ressent sa fierté on pense que c’est soi, parce que la Conscience est piégée là. Mais quand la compréhension est active, quand la compréhension totale est là, alors cette fierté vient et nous ne nous ressentons pas là-dedans. Saisissez-vous cela, cette fierté est là et nous ne ressentons pas que c’est notre identité ; c’est juste de l’ordure. Tel est le jugement. Et ensuite la Mère Divine peut l’éliminer. C’est de cette manière que l’élimination se produit.

Elle peut également l’éliminer quand son enfant ne s’y trouve pas. Nous sommes son enfant. La Mère Divine est symbolisée par Athéna ou Durga, avec ses armes, qui tuera les démons, la Méduse. Elle ne peut pas la tuer lorsque son enfant est toujours à l’intérieur d’elle. L’enfant est sa Conscience.

J’ai eu une expérience il y a plusieurs années. J’étais dans un conflit très douloureux avec un ami très proche, en méditant beaucoup pour comprendre pourquoi j’étais en confit avec cette personne, et en souffrant beaucoup de cela. Et c’était ma fierté, et je méditais et méditais et continuait d’essayer de comprendre, et finalement j’ai compris que c’était juste ma fierté, et je devais simplement me détendre et ne pas s’identifier à cela. Beaucoup de Méditation sur plusieurs mois, et finalement, j’avais toujours affaire à cette personne, et je ne ressentais pas la charge que je ressentais auparavant – le conflit dans mon cœur, la douleur. Finalement, j’ai eu de l’amour pour mon ami encore une fois. C’était bien.

Et c’était alors que j’ai eu une expérience dans les mondes internes. Et je me suis vu, et j’ai vu mon ami dans une petite chambre, et il était très agité et contrarié. Et j’ai ressenti de la douleur, parce que je savais que ses sentiments contrariés et son agitation étaient en partie causés par moi, parce que j’étais impliqué dans ce problème karmique. Mais je ne ressentais pas cela dans mon expérience. Et ensuite je me suis retourné et j’ai regardé à ma droite et je me suis vu, mais j’étais sur une pierre hors de l’eau. Et j’étais étonné que j’ai vu du haut, Athéna, la Mère Divine, venant du ciel avec une grande lance, et elle tua ce moi, et il est devenu rien.

Cette expérience me montra clairement comment les processus de la compréhension, du jugement et de l’élimination travaillent. Cette élimination pouvait seulement se produire parce que j’ai atteint l’état d’équanimité et un état de paix, et j’ai été restauré une fois encore à avoir un sentiment naturel, une amitié naturelle, qui devrait être là entre mon ami et moi. Il n’avait pas encore atteint ce niveau. Il était toujours en conflit, et c’est pourquoi il était toujours dans cette chambre, qui était son mental. Il était toujours piégé dans cela, mais j’étais hors de cela. Et j’ai dit merci pour cela ; parce que j’ai eu beaucoup d’aide de ma Mère Divine pour parvenir à cette compréhension.

C’était un petit ego ; c’était une petite chose. Ce n’est rien pour s’enorgueillir. Je ne suis pas fier de cela. Je suis reconnaissant parce que cela m’a montré quelque chose, alors je peux expliquer comment ce processus marche.

Assez simplement, compréhension, jugement, et élimination viennent toutes de la sincérité. Vous ne pouvez pas tricher. Si vous vous vantez, si vous vous sentez fier d’être étudiant, fier de connaître la Gnose, vous vous trompez de pieds ; vous vous trompez de fondation. Le véritable avancement, la véritable compréhension de vous-mêmes, la véritable libération de la souffrance, vient avec la sincérité. Et c’est d’être sincère avec les autres, mais aussi être sincère avec vous-mêmes.

Le Système de Transformation des Impressions du Jour
1- Relaxation Absolue.
2- Atteindre l’état de Méditation.
3- Revoir la scène telle qu’elle s’est produite.
4- Chercher à l’intérieur de soi-même, le «Moi» qui a causé le problème.
5- En observant sereinement, on place l’ego sur le banc de l’accusé et on procède ensuite au jugement.
6- Demander à la Mère Divine la désintégration du «Moi» – problème.» –
Samael Aun Weor, La Révolution de la Dialectique

Questions et Réponses

Public: Quand j’observe mes egos, je constate qu’ils sont enracinés dans la peur, ou la peur est leur base. Et j’ai aussi remarqué que la peur est très instinctive, pour presque la survie, mais la survie de quoi? Alors, pourriez-vous expliquer cela?

Instructeur: La peur est un ego très puissant et difficile à travailler, dans mon expérience, je mets la peur à côté de la luxure en termes de difficulté, il n’y a pas de comparaison avec la peur. Et la raison est que vous pouvez expérimenter la peur même dans les états de Conscience où vous êtes allé hors de l’ego. Et cela est en partie ce pourquoi la peur est tellement difficile à travailler, à vaincre.

Comme exemple : Samael Aun Weor expliqua son expérience dans le Vide Illuminant. Et la seule manière d’entrer dans cette expérience c’est lorsque vous avez accès à l’état de Samadhi libre de l’ego. Alors vous allez dans ce niveau d’expérience du Vide. Mais une fois-là, il a ressenti la peur. Alors cette peur est quelque chose au-delà de l’ego, quelque chose de très profond. C’est en partie pourquoi, dans mon expérience, la peur est tellement difficile à travailler.

Et je suis d’accord avec vous, je pense que dans chaque situation égoïque que j’ai observée et analysée en moi-même, j’ai toujours trouvé la peur comme composant. Et c’est en partie pourquoi, dans mon expérience personnelle, je rejette le fait d’étiqueter les egos, en disant, «tel ego est la fierté». Nous parlons ainsi, mais je pense que par expérience pratique, vous ne pouvez pas faire cela, parce que chaque ego est une entité qui a diverses caractéristiques, et la plupart du temps, la peur est un composant.

En tant qu’exemple, on parle de fierté ou d’envie. Ces egos, clairement, d’habitude ont un composant de la peur, en partie parce que, quand nous sommes déconnectés de Dieu, nous avons perdu cette foi, cette connexion avec Dieu. Nous nous sentons exposés et ouverts, vulnérables. C’est la peur, et cela stimule le cerveau moteur-instinctif-sexuel pour la préservation de la vie. Nous avons peur et nous voulons préserver notre vie, mais c’est à travers l’ego.

Et je pense que c’est également vrai pour la luxure. Je pense que la plus grande partie de la luxure est dirigée par la peur, et c’est lié à la connexion, parce que nous avons tellement peur de ne pas être connecté à Dieu, nous voulons nous connecter avec quelqu’un, et c’est la peur qui nous pousse à la luxure. Je pense que c’est commun aux hommes et aux femmes.

Pour vaincre la peur, l’antidote sérieux que j’ai trouvé est la prière. La prière est une prouesse magique étonnante. Je veux dire la véritable prière, pas simplement la récitation. La prière dans laquelle, avec votre cœur, vous appelez votre Dieu, votre Être, jusqu’à ce que la connexion soit établie. Et en réalité cette connexion dépend de vous, parce que votre Mère Divine, votre Être, est toujours avec vous. Et si vous vous sentez déconnectés, c’est à cause de vous. Dieu est toujours là, spécialement quand vous êtes sérieux dans votre travail spirituel, vous êtes sérieux parce que Dieu vous pousse avec une inquiétude spirituelle. Cette impulsion à s’éveiller est votre Être. Alors si vous ne vous sentez pas connectés à Dieu, c’est parce que quelque chose en vous n’est pas connecté ; ce n’est pas Dieu. Je sais que j’ai entendu plusieurs fois, «Dieu ne m’écoute pas», ou «Dieu ne me parle pas». Ce n’est pas que Dieu ne vous parle pas, c’est que vous n’écoutez pas.

Alors la prière, spécialement la Prière du Seigneur – il y a un pouvoir impressionnant dans cette prière – ou le Gayatri mantra, différentes prières en fonction de votre formation. Si vous êtes familier à la religion, à n’importe quelle religion, il y aura une prière dans cette religion qui vous rapprochera de ce sentiment, cette émotion, de connexion. Et cela peut éliminer la peur. Il y a un grand pouvoir en cela.

Alors ce serait ma recommandation quand la peur est forte. Rappelez-vous votre Être. Priez. Et cela se produit spécialement hors du corps, dans le plan astral. La peur est un grand obstacle, et l’antidote le plus sûr est la prière. Dès que vous ressentez cette peur, vous priez Dieu, «S’il te plaît Ma Mère, mon Père», – quel que soit la prière que vous voulez utiliser, même si c’est seulement intuitive – «Sois avec moi, guide moi, aide-moi, montre-moi». Et quand c’est sincère, la peur s’en va.

Public: Bien, je réalise que je dois méditer sur la peur

Instructeur: Bien sûr

Public:- Mais maintenant, la manière dont nous parlons de la peur, cela semble plus profond que cela.

Instructeur: Il y a des egos de la peur.

Public: Les egos font survenir la peur pour survivre, pour leur survie?

Instructeur: La peur, à la base – à mon niveau de compréhension, qui est très superficiel – est une déconnexion à l’Intime, à Dieu. Et c’est en partie pourquoi le Maître Samael a ressenti cette peur en entrant dans l’Absolu, parce qu’à ce stade il y a un autre niveau de connexion qui est au-delà de la connexion que vous avez dans un Samadhi ordinaire. C’est quelque chose de différent. Et cette peur constituait ce changement, parce que vous entrez dans un état de négation de soi, le niveau ultime, qui est un niveau complet de Prajna. C’est difficile à mettre en mots.

Ainsi tout ego a une réflexion de cela, en ce sens que nous sommes déconnectés de l’Être. Quand nous sommes totalement enveloppés dans notre fierté, en courant avec notre fierté, nous nous vantons et nourrissons cette peur parce qu’à la base de cela, nous sommes déconnectés de Dieu, et c’est une peur. Nous avons ce manque de foi, ce manque de connexion. Alors nous nous sentons exposés et seuls, et la manière dont nous voulons nous sentir forts et en sécurité procède de la fierté. La meilleure façon de le faire est de sentir Dieu dans notre cœur. Alors nous n’avons pas besoin de fierté. Quand nous avons une connexion réelle avec Dieu, avec notre Intime, avec notre Mère Divine, quand cela vibre et vit dans notre cœur, la fierté est complètement inutile, en fait, elle est nuisible.

C’est pourquoi les véritables maîtres sont complètement et absolument sincères, et ne s’inquiètent pas du fait que quelqu’un essaye de renforcer leur fierté ou essaye de rabaisser leur fierté. Quelqu’un qui est réellement centré en Dieu ne répond pas du tout à la critique ou à la louange, parce qu’il est connecté à Dieu dans son cœur. De même, il ne répond pas à l’envie, ou à la luxure, parce que tout cela est une sorte de recherche de connexion, parce que nous n’avons pas une connexion avec l’Intime.

C’est logique et cela a un sens, n’est-ce-pas? C’est simple. Mais nous oublions. Ainsi c’est pourquoi dans le cours de processus d’analyse du corps, de la parole, et du mental, et en agissant pour le bénéfice de soi et des autres, nous devons nous rappelez nous-mêmes ; nous devons nous rappelez notre Intime ; nous devons prier. C’est pourquoi nous avons tellement d’aspects de la science que nous devons apprendre. Ils sont tous importants. Ils nous indiquent tous cet état de Conscience dans lequel nous sommes éveillés, nous sommes observateurs, nous nous surveillons, mais nous sommes connectés à l’intérieur de notre cœur. Alors, quand toute épreuve ou tentation vient à nous, nous sommes connectés à notre Intime. Nous n’avons pas besoin de satisfaire cette luxure, parce que nous avons déjà la satisfaction dans notre cœur. Nous n’avons pas besoin de satisfaire cette envie. Nous ne devons pas écouter cette peur. Nous n’avons pas besoin de nous laisser aller à la honte ou à cette gloutonnerie, parce que la satisfaction dont nous avons besoin se trouve déjà dans notre cœur, avec notre Intime. Nous tombons dans la tentation parce que nous avons perdu cette connexion.

Et cette connexion peut être établie rapidement en nous. C’est une question de travail et de sincérité. Cette connexion est construite et est rendue très forte à travers la transmutation et à travers le travail conscient, par le fait d’être éveillé. Quand nous transmutons, nous prenons ces forces, la matière et l’énergie de la matière sexuelle, et nous créons quelque chose. Cette création est la connexion à Dieu. Alors si nous ne transmutons pas, si nous ne travaillons pas avec notre énergie sexuelle, nous ne pouvons pas construire une connexion forte ; nous serons très faibles, comme une âme faible.

Mais quelqu’un qui a créé, à l’intérieur, le corps astraux, éveillé les Kundalinis, c’est une très forte, puissante, connexion directe à Dieu. Et c’est pourquoi ces personnes sont très fortes psychologiquement, et sont capables d’aider les autres à un degré très élevé, parce qu’elles ont cette connexion naturellement. C’est intéressant, n’est-ce-pas?

Public: Quand vous parliez de l’état de Conscience de pure perception, qui ne possède pas de corps, diriez-vous qu’il y a une sorte d’indifférence en cela?

Instructeur: Je ne dirais pas que c’est nécessairement l’indifférence, parce que l’indifférence pourrait être simplement la léthargie ou la paresse, n’est-ce pas? Mais je pense que vous avez raison. Je dirais qu’indifférence n’est pas le mot juste. Je dirai que c’est plus comme de l’équanimité.

Public: Je me demandais comment pourrait-on rapporter l’état de compassion ou d’amour à cela.

Instructeur: Oui, parce que ce n’est pas de l’indifférence. Certaines personnes le développent de cette façon et c’est nuisible. De manière spécifique dans les chemins du Shravakayana – au commencement, le niveau de fondation des chemins de certaines traditions – ils développent une certaine équanimité qui est autonome. Et vous pouvez appeler cela de l’indifférence parce qu’ils développent l’habileté – qui est une habileté de fondement – de telle sorte que peu importe ce qui arrive, ils sont indifférents.

Mais ce n’est pas la manifestation Mahayana de cet état de Conscience. Le plein développement de cette Conscience serait un engagement actif qui ne s’identifie pas. Et la différence est subtile. C’est un état d’engagement, réellement. C’est une équanimité qui est active et observateur, mais il ne s’identifie pas. C’est un courant d’amour. Vous pourriez le dire de cette façon. C’est une force de l’amour, un engagement.

Je n’ai pas vraiment les mots pour cela, mais je n’utiliserais pas le mot indifférence. Je pense qu’équanimité est un peu plus approprié, même si certaines personnes pourraient interpréter l’équanimité comme également l’indifférence, et ce n’est pas le cas. Tout comme, dans certaines écoles de Méditation, ils parlent de développer la Méditation dans l’équanimité, mais ils parlent en réalité de l’indifférence, ainsi tout ce qui arrive, vous n’en tenez pas compte. La Conscience elle-même est une réflexion de Chokmah. C’est une réflexion de Dieu s’écoulant des Sephiroth. Dieu prend soin. Dieu est amour. Alors l’état de Conscience devrait être un état d’attention, un état d’engagement, un état dans lequel il y a une observation active, mais pas d’identification. C’est difficile à dire en des mots, mais je pense que par la pratique et la Méditation, vous arriverez au point où vous dites, «Oh oui, je comprends». Mais le Français n’a pas les termes pour expliquer ces états de Conscience, ce qui est un des tristes faits du Français.

«Allant chercher refuge avec toutes les formes de respect aux Bouddhas, excellente Doctrine, Communauté suprême, et Bodhisattvas, je me prosterne devant tout ce qui est dignité et honneur.

Je me détournerai de tous les mauvais actes et effectuerai vraiment toutes les actions méritoires. Je admirerai tous les mérites de tous les Êtres incarnés.

Avec la tête en révérence et les mains jointes. Je demande aux Bouddhas parfaits de tourner la roue de la doctrine et de demeurer aussi longtemps que les Êtres transmigrant demeurent.

Par le mérite d’avoir agi ainsi et par le mérite de l’avoir fait plutôt et de continuer de le faire, que tous les Êtres conscients soient dotés de la bodhichitta inégalée.

Que tous les Êtres conscients aient toutes les facultés, la libération de toutes les conditions de loisir, la liberté d’action, et embrassent une bonne vocation.

Également, que tous les Êtres incarnés aient les joyaux dans leurs mains, et que toutes les besoins illimités de la vie ne soient pas consommés aussi longtemps qu’il existera une existence cyclique.

Que toutes les femmes de tous les temps, deviennent des personnes suprêmes. Que tous les Êtres incarnés aient l’intelligence (de la sagesse) et les pieds (de l’éthique).

Que tous les Êtres incarnés aient un caractère plaisant, un bon physique et une grande splendeur. Une apparence plaisante, libre de la maladie, la force, et une longue vie.

Que tous soient habiles dans le sens de (détruire la souffrance), et aient la libération de toute souffrance, l’inclination aux Trois Joyaux, et la grande richesse de la doctrine du Bouddha.

Qu’ils soient adorés avec amour, compassion, joie, le mental délivré des émotions afflictives, Don, éthique, patience, effort, concentration, et sagesse (les paramitas).

En achevant les deux collections (du mérite et de la sagesse), Qu’ils aient des marques brillantes et des caractéristiques merveilleuses (même en étant sur le chemin), Et qu’ils parcourent sans interruption les dix inconcevables étapes (du développement du bodhisattva).

Que je sois aussi décoré complètement avec toutes ces autres bonnes qualités, Être libéré de tous défauts, et avoir l’amour supérieur pour tous les Êtres conscients.

Que je perfectionne toutes les vertus pour l’espoir de tous les Êtres conscients, et que je soulage les souffrances de tous les Êtres incarnés.

Que tous ces Êtres dans tous les mondes qui sont apeurés deviennent entièrement sans peur par le fait même d’entendre mon nom.

En me voyant ou en pensant à moi ou simplement en entendant mon nom, Que les Êtres atteignent la grande joie, libre par nature de l’erreur, la netteté par l’illumination totale, Et les cinq clairvoyances durant le continuum de leurs vies. Que j’apporte de toutes manières l’aide et le bonheur aux Êtres conscients. Que j’arrête simultanément sans dommage, tous les Êtres dans tous les mondes qui souhaitent commettre les mauvais actes.

Que je sois toujours un objet de joie pour tous les Êtres selon leur souhait et sans interférence, sur la terre, dans l’eau, le feu, le vent, les herbes, et les forêts sauvages.

Que je sois aussi cher aux Êtres conscients que leur vie, et qu’ils me soient plus chers.

Que je porte les résultats de leurs mauvais actes, et qu’ils aient les résultats de toute ma vertu.

Aussi longtemps qu’un Être conscient quelque part ne s’est pas libéré, que je demeure (dans le monde) pour le salut de cet Être même si je suis parvenu à l’illumination la plus élevée.» – Nagarjuna, Ratnavali 5 :66-85

Vous pouvez retrouver cet article en version anglaise : Practical Steps to Liberation

Trois Modes de Perception
Saga Dawa, Bumgyur Dawa, le Mois de 100 000 Multiplication
Catégories : Gnose du Buddha Dharma