Écrit par : Gnostic Instructor   Catégorie : Chemin de l’Initiation

Nous vivons tous dans l’hypothèse qu’en tant que mental et cœur, nous sommes isolés les uns des autres. Nous passons à travers nos vies habitant notre propre pays psychologique, qui est ce mental que nous expérimentons d’instant en instant, à travers toutes nos expériences, à travers notre vie quotidienne. D’une certaine manière, nous sommes venus à croire que nous sommes séparés de tout le monde. Nous croyons que nous avons notre propre monde mental isolé, ou monde psychologique, au sein duquel nous existons. Nous appelons cette expérience « Soi », « Moi », « Moi-même. »

De ce sens de l’existence, nous supposons que nous pouvons penser et sentir tout ce que nous voulons, et que notre mental est une sorte d’espace privé dans lequel nous sommes profondément seul. Mais, c’est un mensonge.

Nous pensons également que nous sommes complètement séparés de Dieu, du divin, du Bouddha. Nous cherchons partout, mais ne « sentons » pas Dieu ou ne voyons pas Dieu, donc nous supposons que Dieu est loin de nous. C’est également un mensonge.

Toutes les grandes religions et traditions mystiques soulignent que ce sentiment d’isolement est une illusion. Cet état de l’existence n’est pas comme il apparaît. Voilà pourquoi tout au long de nos nombreuses philosophies l’accent est d’abord mis sur le développement de la connaissance ou la Conscience de notre mental collectif, puis d’aller au-delà, expérimenter l’unité de toute Conscience. Dans la Bible, il est dit:

    Car en lui nous vivons, bougeons, et avons notre Être. – Actes 17

Chaque religion est d’accord.

    C’est la plus belle essence – tout ce monde a cela en tant que son Soi. Voilà la réalité. Tel est le Soi. C’est toi. – Chandogya Upanishad 6.8.7

    Voilé par l’ignorance,
    Le mental de l’homme et du Bouddha
    Semblent être différents;
    Mais, dans le domaine du Mental Essence
    Ils sont tous deux d’un seul goût.
    Des fois ils vont se rencontrer
    Dans la grande Dharmadhatu. – Milarepa

Il est possible pour nous d’expérimenter la réalité, d’éveiller notre Conscience et de voir par nous-mêmes que nous sommes tous un, sans aucune séparation. Il est également possible d’expérimenter Dieu (Atman, Bouddha, Allah, ou quel que soit le nom que nous appelons ce qui est) par lui-même.

La vérité de l’existence est que nous sommes profondément liés les uns aux autres, et le Divin est cette force unitive. Mais malheureusement, à cause de la psyché que nos propres mains ont fait, à cause de notre propre psychologie, nous avons perdu la capacité de le percevoir. Ceci est dû à la nature de la psyché que nous avons fait par nous-mêmes.

Notre psychisme est intensément égocentrique. Notre mental est obsédé par ses désirs, peurs, envies, aversions. Ce psyché auto-obsédé est ce que nous appelons « Moi », ego, skandhas, samskaras, agrégats.

Si l’humanité fait l’effort de développer la Conscience, la Conscience libre, la Bouddhata ou Tathagatagarbha, alors l’expérience viendra naturellement que nous sommes tous connectés. Nous nous sentirions un autre. Un amour spontané serait présent dans notre expérience. Dans cet état de Conscience, il n’y aurait plus de guerre. Il n’y aurait plus de souffrance, parce que nous comprendrions, sentirions et percevrions les sentiments et les expériences des autres. Nous comprendrions les effets de nos actions sur les autres. Nous sentirions ce que nous faisons aux autres, et donc nous comprendrions ce que sont la douleur et la souffrance. Nous changerions notre comportement.

De ce point de vue, il devient évident que nous avons besoin de comprendre quelque chose au sujet de notre propre psyché, parce que c’est de notre propre psychologie que notre expérience de la vie arrive. Voilà pourquoi, dans cette célèbre Écriture Sainte Bouddhiste, appelée le Dhammapada, la toute première ligne dit:

    Tout ce que nous sommes est le résultat de ce que nous avons pensé: il est fondé sur nos pensées, il est composé de nos pensées. Si un homme parle ou agit avec une pensée mauvaise, la douleur le suit, comme la roue suit le pied du bœuf qui tire le chariot.

Notre psychisme est devenu ce qu’il est devenu à cause de la façon dont nous pensons, à cause de ce que nous donnons à notre mental. Ce psychisme est la cause de notre monde contemporain. Chacun de nous a cette psyché auto-créée en nous.

Notre Psyché: Psychikon

kabbalah-the-tree-of-life

Notre Conscience est devenue fascinée par le désir. Suite aux illusions ce désir s’agite, de notre hypnose ou identification au désir, le « Moi » naît. Notre ego a de nombreux visages, et chaque désir (ego) agit en permanence dans notre flux mental. Toute action résulte en karma, souffrance. Un tel résultat est cette illusion de nous sentir séparés de tout le monde, de nous sentir séparés de Dieu, de notre Bouddha Intérieur, du Christ, de Avalokiteshvara.

Le « Moi », ou ego, habite ce que dans la Kabbale nous appelons « les Quatre Corps de Péché. »

Le premier corps de péché est le Corps Physique (la sephirah Malkuth), qui est le corps que nous avons et expérimentons là maintenant dans notre vie éveillée.

La partie supérieure du corps physique est appelée le Corps Vital ou éthérique (la sephirah Yesod). C’est le corps de l’énergie, Chi, qui dans le Bouddhisme est appelé le corps subtil.

Nous avons ensuite le Corps Astral ou émotionnel (la sephirah Hod), le corps de nos sentiments ou émotions.

Plus subtil est le Corps Mental, le corps du mental (la sephirah Netzach), c’est là que nous traitons la pensé.

Ces quatre corps existent dans leurs dimensions correspondantes. Nous ne pouvons pas voir les Corps Astral ou Mental avec nos yeux physiques, mais nous pouvons les voir avec nos yeux astraux ou mentaux dans la cinquième dimension, qui est le monde où nous vivons les rêves. Lorsque nous rêvons, nous utilisons ces corps. Lorsque nous rêvons, nos corps physique et vital sont laissés, et nous agissons à travers les Corps Astral et Mental.

Bien que les sens physiques ne peuvent pas percevoir directement les quatrième ou cinquième dimensions et les corps qui existent dans ces niveaux, nous ressentons les effets de ces corps. Physiquement, nous expérimentons nos énergies, qui sont l’expression du Corps Vital. Physiquement, nous éprouvons une émotion, qui est l’expression du Corps Astral. Nous expérimentons la pensée, qui est l’expression du Corps Mental.

Les Quatre Corps de Péché reflètent notre psyché. Ce sont des véhicules à travers lesquels notre mental agit, et notre sens de soi trouve son habitat dans ces quatre corps de péché. Nous les appelons quatre corps de péché parce que c’est là que le « Moi », l’ego, vit à l’intérieur de ces quatre véhicules de la psyché. À Travers ces quatre véhicules « Moi », désire, agit.

Mais, le « Moi » n’est pas ces corps; ces corps sont des véhicules. Votre corps physique est le véhicule de votre volonté, et vous le diriger en fonction de votre volonté. La même chose est vraie de vos émotions et de vos pensées; elles sont des véhicules de la volonté. Malheureusement, la volonté qui règne sur nous est généralement inconsistante, contradictoire et inconsciente.

Cela devient la question définitive: quelle est notre volonté?

Lorsque nous devenons en colère, à qui appartient la volonté qui nourrit cette colère? Quelle est la volonté de cette colère? La colère a un seul objectif, c’est d’infliger des dommages. Lorsque nous devenons en colère, notre colère veut faire du mal; elle veut la justice, la vengeance, remplir son envie, son impulsion. L’envie ou l’impulsion de la colère procède à travers notre Corps Mental (intellect), à travers notre Corps Astral (émotion), à travers notre Corps Vital (énergie) et à travers notre Corps Physique: à travers nos actions et paroles.

Vous pouvez voir que la colère, l’orgueil, l’envie, la gourmandise, ou l’un des sept péchés majeurs que nous sommes en train de parler, s’exprime au travers de ces quatre corps. C’est un processus continu.

Lorsque nous apprenons à nous observer sincèrement et à faire attention à l’état de notre mental, nous verrons qu’il y a un levé et un passage continu de volontés en nous. Il y a un flux constant d’impulsions contradictoires, de désirs, de pensées, de souvenirs, de soucis, de peurs, d’envies et d’aversions. Notre psychisme est caractérisé par une série incohérente de volontés contradictoires, de désirs contradictoires, de confusions, d’incertitudes, de doutes, de peurs, parfois de joies, parfois d’extases, de soit-disant bonheurs, mais il y a toujours une incohérence ou une nature contradictoire, parce que tous ces Moi ou ego se battent toujours les uns avec les autres pour avoir le contrôle sur nous.

Par exemple, à un moment nous nous sentons avoir faim et avoir envie de nous nourrir, mais ce désir est infecté par la gourmandise, et nous voulons manger des choses qui ne sont pas appropriées ou de bonne santé pour nous. Ensuite, notre vanité se lève et nous pensons, « Non, je ne devrais pas manger ça, parce que je dois perdre du poids, je dois prendre soin de moi-même. » Donc, notre vanité prend le relais. Ensuite, nous nous souvenons de cette personne que nous espérons attirer, et nous sentons le désir pour elle, et la luxure procède à travers notre mental. Comme la luxure procède à travers notre mental, à nouveau la faim frappe à la porte de notre estomac, et nous nous sentons tentés de manger …

    Un homme irrésolu est inconstant dans toutes ses voies. – Jacques 1: 8

Nous sommes balancés continuellement entre des impulsions contradictoires. Dans cette tradition, nous disons que l’ego est une multiplicité. Cette doctrine est appelée « la doctrine des multiples, » et a ses racines dans le Bouddhisme Tibétain et la psychologie Égyptienne, les deux présentent de façon symbolique cette « Doctrine des Multiples. »

La Structure de l’Ego

Nous regardons l’ego comme ayant une sorte de structure « en vrac ». Il n’y a