Écrit par : Gnostic Instructor   Catégorie : Bhavachakra, la Roue du Devenir

Thomas l’Apôtre de l’Inde

La conférence d’aujourd’hui est intitulée « Notre Vraie Nature ». Nous allons parler de la synthèse du cours que nous venons de terminer appelé « Bhavachakra », afin que nous puissions rendre ce cours pratique et comprendre comment il se connecte à notre expérience à chaque instant, et aussi pour comprendre comment cet enseignement est universel. Ce que nous avons enseigné au sujet du Bhavackakra et du Bouddhisme n’est pas Bouddhiste, ni limité à une philosophie particulière, mais il correspond à notre expérience d’existant, notre expérience d’être, qui, comme nous l’avons expliqué dans le cours, est liée au mot Sanskrit bhava.

Bhava signifie « état d’être ». Quiconque étudie la spiritualité ou la religion cherche à comprendre notre vraie nature, c’est-à-dire tout étudiant sincère. Nous faisons cette distinction afin d’être clair que nous ne nous référons pas à ceux qui appartiennent à une religion simplement par besoin social ou par tradition, mais plutôt à ceux qui ont une aspiration intérieure de connaître, une aspiration intérieure de comprendre, une aspiration intérieure de paix et d’harmonie, en eux-mêmes et dans leur vie. Cette impulsion qui émerge de l’intérieur de notre cœur est la distinction que nous devons reconnaître afin de comprendre ce que signifie la véritable religion et ce que la vie signifie réellement. Beaucoup de gens n’ont pas cette urgence intérieure, donc toute personne qui étudie la Gnose doit reconnaître cette urgence intérieure et travailler avec cette urgence intérieure parce que cette impulsion est la motivation qui nous amène à la fin du travail, et si cette impulsion est perdue, nous perdons le travail lui-même; c’est très important.

Donc, afin d’expliquer et de récapituler tout sur le cours de Dharmachakra, je vais vous lire une Écriture Gnostique. Cette Écriture Gnostique n’est pas bien connue, et en fait, elle est profondément significative et belle, mais difficile à comprendre à moins que vous ne compreniez la Kabbale, la base de toutes les religions.

Cette Écriture est attribuée à Saint Thomas, également connu sous le nom de Judas Thomas. Ce n’est pas Judas Iscariot, mais Judas Thomas qui est l’un des apôtres de Jésus.

Le nom Thomas tire ses racines, étymologiquement, d’un mot ancien du Syriaque ou de l’Araméen ancien qui signifie « jumeau », et il est dit dans la tradition Chrétienne que Thomas était le frère jumeau de Jésus. Ceci est une déclaration symbolique, et elle a de l’importance, et vous verrez pourquoi quand nous lirons cette Écriture.

L’histoire raconte que Thomas l’apôtre de Jésus a voyagé pour répandre la doctrine, pour enseigner la Gnose, et il est allé en Inde, et alors qu’il enseignait en Inde a été arrêté et mis en prison. En prison, il a écrit ce poème. Je vous suggère d’écouter avec votre imagination. Laissez votre imagination vous montrer l’imagerie de cette très belle et très symbolique histoire.

L’Hymne (L’Hymne de Judas Thomas l’Apôtre au Pays des Indiens)

Traduit par G.R.S Mead

I.

Lorsque, un tout petit enfant, j’habitais

Dans la Maison du Royaume de mon Père,

Et dans la richesse et les gloires

De mes Éleveurs, je me réjouissais,

De l’Est, notre Maison, mes Parents

M’envoya avec des provisions pour le voyage.

En effet de la richesse de notre Trésor,

Ils m’ont attaché une charge.

Elle était grande, mais était-elle si légère

Que tout seul je pouvais la supporter.

II.

L’or du pays de Beth-Ellaya,

Argent de Gazak le Grand,

Calcédoine d’Inde,

[Opales?] Aux teintes irisées de Kãshan.

Ils m’ont entouré d’Adamant [aussi]

Qui a le pouvoir de couper même le fer.

Ma Glorieuse Robe, ils m’ont enlevé

Qui, dans leur amour, ils m’avaient forgé,

Et mon Manteau Pourpre [aussi]

Qui a été tissé pour correspondre à ma stature.

III.

Et avec moi, Ils ont [alors] fait un pacte;

Dans mon cœur l’ont écrit, pour ne pas l’oublier:

« Si tu descends en Égypte,

Et de là tu apportes la seule Perle –

« [La Perle] qui se trouve dans la Mer,

Dur par le Serpent qui respire fort –

« [Alors] tu mettras ta Robe

Et ton Manteau qui va dessus,

« Et avec ton Frère, Notre Deuxième,

Tu seras Héritier de notre Royaume. »

IV.

J’ai quitté l’Orient et je suis descendu

Avec deux Messagers [avec moi];

Car le chemin était dur et dangereux,

Car j’étais jeune pour marcher.

J’ai traversé les frontières de Maish~ n,

Le mart des marchands Orientaux,

Et j’ai atteint le Pays de Babel,

Et entra dans les murs de Sarbãg.

Plus bas, je suis allé en Égypte;

Et de moi se séparèrent mes escortes.

V.

Tout de suite je suis allé au Serpent;

Près de son logement, je me suis installé,

Pour emporter ma Perle

Pendant qu’il devrait dormir et somnoler.

J’étais seul là, oui, tout seul;

Pour mes compagnons de logement un étranger.

Cependant, j’y ai vu un noble,

Du pays de l’Aube mon parent,

Un jeune homme juste et bien favorisé,

Fils de Grandes; il est venu et il m’a rejoint.

VI.

Je l’ai fait mon compagnon choisi,

Un camarade, pour avoir partagé mes marchandises avec.

Il m’a mis en garde contre les Égyptiens,

« Ne te mélange pas avec les impurs.

Car je m’étais habillé comme ils étaient,

Qu’ils pourraient ne pas deviner que j’étais venu

De loin pour décoller la Perle,

Et réveiller ainsi le Serpent contre moi.

VII.

Mais d’une occasion ou d’une autre

Ils ont appris que je n’étais pas de leur pays.

Avec leurs ruses, ils ont fait ma connaissance;

Oui, ils m’ont donné leurs vivres à manger.

J’ai oublié que j’étais le fils d’un Roi,

Et est devenu esclave de leur roi.

J’ai tout oublié concernant la Perle

Pour laquelle mes Parents m’avaient envoyé;

Et du poids de leurs victuailles

Je m’enfonçai dans un profond sommeil.

VIII.

Tout cela qui arrivait maintenant,

Mes Parents ont perçu et étaient inquiets.

Il a ensuite été proclamé dans notre Royaume,

Que tout cela accélère vers notre Porte –

Rois et Chefs de Parthe,

Et de l’Orient tous les Princes.

Et voici le conseil auquel ils sont venus:

Je ne devrais pas rester en Égypte.

Et pour moi, ils ont écrit une lettre;

Et à chaque Noble son Nom a été fixé:

IX.

« De nous – Roi des Rois, ton Père,

Et ta Mère, Reine du pays de l’Aube,

« Et de Notre Deuxième, ton Frère –

À toi, Fils, en-bas en Égypte, notre Salutation!

« Lève-toi de ton sommeil,

Écoute les paroles de Notre Lettre!

« Souviens-toi que tu es le fils d’un Roi;

Vois qui tu as servi dans ton esclavage.

Bethink toi-même de la Perle

Pour laquelle tu as voyagé en Égypte.

X.

« Souviens-toi de ta Glorieuse Robe,

Ton Splendide Manteau, souviens-toi,

« À mettre et à porter comme parure,

Quand ton Nom peut être lu dans le Livre des Héros,

« Et avec Notre Successeur, ton Frère,

Tu peux être Héritier de Notre Royaume. »

Ma Lettre était [sûrement] une Lettre

Le Roi avait scellé de sa Main Droite,

« Contre les Enfants de Babel, les méchants,

Les Daimons tyranniques de Sarbãg.

XI.

Il a volé sous la forme de l’Aigle,

De toutes les tribus ailées, le roi-oiseau;

Il a volé et est descendu à côté de moi,

Et transformé en discours tout à fait.

À sa voix et au son de ses ailes,

Je me suis réveillé et je suis sorti de mon sommeil profond.

Pour moi, je l’ai pris et l’ai embrassé;

J’ai desserré son sceau et je l’ai lu.

Tel qu’il se tenait dans mon cœur écrit,

Les mots de ma Lettre ont été écrits.

XII.

Je me suis souvenu que j’étais le fils d’un Roi,

Et mon rang a longtemps aspiré à sa nature.

Je me suis repensé à la Perle,

Pour laquelle j’ai été envoyé en Égypte.

Et j’ai commencé [alors] à le charmer,

Le terrible Serpent qui respire bruyamment.

Je l’ai endormi et sommeillé,

Lui chantant le Nom de mon Père,

Le Nom de notre Deuxième, [mon Frère],

Et [Nom] de ma Mère, la Reine de l’Orient.

XIII.

Et [là-dessus] j’ai arraché la Perle,

Et se tourna vers la maison de mon Père.

Leurs vêtements sales et impurs

Je me suis déshabillé et laissa dans leur pays.

À la façon dont je suis venu, je me suis trompé,

À la Lumière de notre Maison, au pays de l’Aube.

Sur la route, j’ai trouvé [là] devant moi,

Ma Lettre qui m’avait réveillé –

Comme avec sa voix, elle m’avait réveillé,

Alors maintenant avec sa lumière, elle m’a conduit –

XIV.

Sur le tissu de soie, en lettre de rouge [?],

Avec une apparence brillante devant moi [?],

M’encourageant avec ses conseils,

Avec son amour, elle me faisait avancer.

Je suis sorti; j’ai traversé Sarbãg;

J’ai laissé le pays de B~ bel sur ma main gauche;

Et j’ai atteint Maishan le Grand,

Le rendez-vous des marchands,

Cela couche dur au bord de la mer.

XV.

Ma Glorieuse Robe que j’avais enlevée,

Et mon Manteau dont elle était couverte,

En bas des Hauteurs d’Hyrcanie,

Là, mes Parents m’ont envoyé,

Par les mains de leurs Distributeurs de Trésors

Qui était digne de confiance avec elle.

Sans que je rappelle sa mode, –

Dans la Maison de mon Père, mon enfance l’avait quittée, –

Aussitôt, dès que je l’ai vu,

La Gloire ressemblait à moi-même.

XVI.

Je l’ai vu en tout de moi,

Et m’a vu en tout, –

Que nous étions deux en distinction,

Et pourtant encore une fois une ressemblance.

J’ai aussi vu les Trésoriers,

Qui pour moi l’avait abaissé,

Étaient deux [et pourtant] d’une même ressemblance;

Car un Signe du Roi était sur eux –

Qui à travers eux m’a rendu la gloire,

Le Gage de ma Royauté [?].

XVII.

La Glorieuse Robe tout enchevêtrée

Avec une splendeur étincelante de couleurs:

Avec de l’Or et aussi avec du Béryl,

Calcédoine, teintée d’iris [Opales?],

Avec des Sards de différentes couleurs.

Pour correspondre à sa grandeur [?], en outre, elle avait été achevée:

Avec des joyaux adamantine

Toutes ses coutures étaient décollées.

[De plus] l’Image du Roi des Rois

Était représenté entièrement tout cela;

Et comme avec les Saphirs au-dessus

Était-t-elle réalisée dans une couleur hétéroclite.

XVIII.

Je l’ai vu d’ailleurs, tout ça

Les mouvements de la Gnose abondent;

Je l’ai vu plus loin

Prêt à parler.

J’ai entendu le son de sa Musique

Ce qu’il chuchota en descendant [?]:

« Le voici l’actif dans les actes!

Pour qui j’ai été élevé avec mon Père;

« Moi aussi j’ai ressenti en moi

Comment cela avec ses œuvres a ciré ma stature. »

XIX.

Et [maintenant] avec ses mouvements Royaux

Se déversait-il vers moi,

Et se hâta entre les mains de ses Donateurs,

Que je pourrais [le prendre et] le recevoir.

Et moi aussi, mon amour poussé en avant

Courir pour le rencontrer, le prendre.

Et je me suis étendu pour le recevoir;

Avec sa beauté de couleur, je me suis parée,

Et mon Manteau de couleurs scintillantes

Je me suis entièrement enveloppé.

XX.

Je m’en suis habillé et je suis monté

À la Porte de la Salution et de l’Hommage.

J’ai baissé la tête et rendu hommage

À la Gloire de Celui qui l’avait envoyé,

Dont les ordres que j’avais [maintenant] accomplis,

Et qui avait aussi fait ce qu’Il avait promis.

[Et là] à la Porte de Ses fils de Maison

Je me suis mêlé à Ses Princes;

Car Il m’avait reçu avec joie,

Et j’étais avec Lui dans Son Royaume;

XXI.

À qui l’ensemble de Ses Serviteurs

Avec des voix douces, chantent des louanges.

* * * * *

Il avait promis qu’avec lui à la Cour

Du Roi des Rois, je devrais accélérer,

Et emportant avec moi ma Perle

Devrais avec lui être vu par notre Roi.

L’Hymne de Judas Thomas l’Apôtre,

dont il a parlé en prison, est terminée.

C’est un récit très émouvant et magnifique écrit par Thomas d’Inde, Judas Thomas l’apôtre de Jésus, et le sens est très profond et obscure, mais difficile à pénétrer si l’on ne connaît pas la Kabbale, et d’ailleurs si l’on ne connaît pas le Bouddhisme, parce que l’intégralité de ce récit est Bouddhiste, tiré de la métaphysique Bouddhiste, spécifiquement du Tantra.

Cette Écriture Gnostique est restée indéchiffrée, inexpliquée, depuis sa découverte. Aujourd’hui, nous allons révéler certaines des significations qui sont cachées dans cette Écriture afin que nous puissions en faire usage, en tirer profit et revenir à la connaissance de notre vraie nature.

C’est vraiment ce que cette Écriture explique: notre vraie nature, qui nous sommes vraiment. Nous sommes cet enfant, celui qui est envoyé pour récupérer la perle du dragon, mais nous avons oublié notre but. Nous sommes entrés dans la terre symbolique de l’Égypte, qui sur l’Arbre de Vie est la sephirah Malkuth, ce monde physique, le corps physique. Comme vous le savez d’après la Bible, quand quelqu’un est en Égypte, il est dans un état d’esclavage. Nous sommes esclaves des sensations, de l’ego, de la personnalité, du consumérisme, de la colère, de la fierté et de la luxure. Nous n’avons aucune domination sur notre royaume intérieur. Nous ne sommes pas la royauté que nous croyons être. Nous sommes en effet des esclaves enchaînés à ce rocher d’amertume, de plein gré, volontairement. Si nous pouvions nous souvenir de notre vraie nature, nous pourrions nous libérer de la souffrance. C’est le sens du cours que nous avons donné, c’est le sens de toute cette tradition: nous rappeler qui nous sommes réellement.

Ce poème commence avec Thomas le jumeau dans les royaumes célestes avec son père, sa mère et son frère.

Ceux qui ont étudié la Kabbale comprennent que le père et la mère représentent notre Être intérieur, l’Elohim (Hébreu pour « Dieu-Déesse »), les forces ou archétypes qui résident dans les niveaux de manifestation les plus élevés.

Le frère est le Christ: le Fils, Horus.

Dans le mysticisme Égyptien, il existe une trinité: Osiris, Isis et Horus. Osiris et Isis représentent le père-mère, et Horus est le fils, le Christ, mais tous les trois ne font qu’un. Cette trinité existe dans toutes les religions. Dans le Bouddhisme, la Trinité est représentée de plusieurs façons, mais la plus profonde est celle du Trikaya: Dharmakaya, Sambhogakaya, Nirmanakyaya. Dans la Kabbale, c’est le triangle supérieur de l’Arbre de Vie: Kether, Chokmah, Binah.

Nous parlons d’eux comme père-mère-fils, mais ce ne sont pas des êtres avec des corps ou des personnalités comme nous. Au lieu de cela, ce sont des forces, des intelligences, des aspects de la conscience de l’existence qui dépassent de loin la capacité à imaginer de notre intellect, mais que nous avons tous à l’intérieur. Chacun de nous a ses propres Dharmakaya, Sambhogakaya et Nirmanaykaya, qui sont trois aspects d’une chose, la racine de l’Être, l’Être de l’Être, l’essence, la nature fondamentale de toutes les choses manifestées.

Sur l’Arbre de Vie de la Kabbale, le premier est représenté par la sphère la plus haute qui est appelé Kether, qui en Hébreu signifie littéralement « couronne » et dans la Bible, il est dit que ceux qui vainquent reçoivent la couronne de vie; c’est Dharmakaya, en Sanskrit.

Nous sommes ce « Thomas » (תאומא t’om’a, « jumeau ») qui était une fois là-bas dans ce royaume mais a dit: « vous devez aller de l’avant, vous devez mettre de côté votre robe et votre manteau, vous devez descendre en Égypte et récupérer la perle du dragon… » et ce faisant, un rayon de lumière descend à travers toutes les dimensions de la nature.

Dharmakaya (Kether) est un royaume sans dimension, il est au-delà de la forme, il est lié à l’Absolu, il est sans forme. Nous parlons de Dharmakaya comme d’un corps de Bouddha, mais ce n’est pas un corps comme nous le pensons, c’est plutôt un niveau d’existence qui est en pure potentialité, en pur être. Tous les êtres y émergent d’abord comme des « étincelles d’être potentiel », qui doivent descendre dans la formation pour apprendre, grandir, acquérir de l’expérience, de la connaissance.

C’est ce que les quatre mondes de la Kabbale expliquent:

« Tous ceux qui sont [1] appelés par Mon nom, et [2] que j’ai créés pour Ma gloire, [3] je l’ai formé, oui [4] je l’ai fait. » —Isaïe / Yeshayahu 43: 7

Ce sont quatre étapes de l’existence, à travers lesquelles toutes les choses existantes sont passées. Nous voyons cela se refléter physiquement dans la façon dont un enfant naît.

  1. Atziluth [אצילות], le monde des Archétypes ou des Émanations, le niveau des potentialités ou « plans ». Exemple: Dans le spermatozoïde et l’ovule se trouvent les possibilités pour un enfant.
  2. Briah [בריאה], le monde de la Création. Exemple: le père et la mère s’unissent sexuellement et l’embryon d’un être humain est créé.
  3. Yetzirah [יצירה], le monde de la Formation. Exemple: l’enfant est formé dans l’utérus pendant neuf mois.
  4. Assiah [עשיה], le monde de l’Action. Exemple: l’enfant naît dans le monde physique.

De la même manière, nous sortons de l’espace abstrait, pour nous transformer progressivement en matière.

Un rayon de lumière descend et se dédouble dans tous ces niveaux de manifestation pour que « Thomas », l’étincelle qui s’étendait du père-mère, atteigne enfin le monde physique.

Maintenant, nous voici, un enfant de quelque chose que nous avons oublié…

Mais d’une occasion ou d’une autre

Ils ont appris que je n’étais pas de leur pays.

Avec leurs ruses, ils ont fait ma connaissance;

Oui, ils m’ont donné leurs vivres à manger.

J’ai oublié que j’étais le fils d’un Roi,

Et est devenu esclave de leur roi.

J’ai tout oublié concernant la Perle

Pour laquelle mes Parents m’avaient envoyé;

Et du poids de leurs victuailles

Je m’enfonçai dans un profond sommeil.

Nous sommes des esclaves ici dans le monde physique, la sephirah Malkuth. Nous sommes d’abord esclaves de ce corps. Nous passons la majorité de notre temps à servir notre maître, le corps physique. Nous pensons que nous sommes en charge du corps mais nous ne le sommes pas, nous sommes constamment soumis à ses caprices. Il veut du chocolat alors nous lui donnons. Il veut se coucher, on se couche. Il veut du sexe, on le satisfait. Il veut manger ou ne pas manger, on obéit. On se plaint, on gémit. Ce corps, même s’il n’est qu’un véhicule, est devenu notre maître.

Plus subtil que cela, l’énergie même qui maintient ce corps en mouvement est appelée le corps vital, lié à la sephirah Yesod. Cette énergie nous motive aussi profondément sans que nous en soyons conscients. Surtout, nous remarquons que grâce à notre utilisation des énergies dans le corps physique, en particulier l’énergie sexuelle, mais aussi les énergies liées à tout ce que nous faisons avec le corps. Ces deux sont vraiment deux aspects d’une seule chose, le corps vital / corps physique. Nous le vivons tous en ce moment. Nous sommes tous dans notre corps physique, même si nous oublions que nous sommes dans notre corps physique, et que notre corps physique est motivé, animé par l’énergie qu’il contient. Matière et énergie en interaction constante comme l’a souligné Einstein. Nous sommes piégés dans cela – des esclaves. Nous n’avons aucun contrôle sur cet organisme. Lorsque nous voulons l’utiliser pour méditer, il ne nous laisse pas. Il se bat, il se plaint, il veut du plaisir, du confort, il veut un siège plus confortable, il veut que la musique s’arrête ou que les sons extérieurs s’arrêtent, il se plaint constamment. Nous n’avons pas de domination sur le corps; nous sommes ses esclaves.

Plus subtil que l’aspect physique ou énergétique, c’est l’aspect astral, ou l’aspect émotionnel (la sephirah Hod), dont nous sommes également esclaves. Les émotions surgissent en nous et nous réagissons constamment sans aucun contrôle ou domination de notre émotivité. Quand la colère monte, nous devenons la colère, elle nous contrôle. Elle anime nos commentaires, elle anime notre langue, elle anime notre mental. Nous souffrons de colère, elle nous brûle, et elle veut brûler les autres, et nous la laissons faire. Nous souffrons du feu de l’envie. Nous souffrons du feu de la luxure. Nous souffrons de fierté. Ce sont des qualités émotionnelles qui fleurissent dans notre cœur, qui nous asservissent, qui déferlent constamment en réaction à des choses externes et internes sur lesquelles nous n’exerçons aucune domination, aucun contrôle. Nous sommes esclaves de nos émotions.

De plus, nous sommes esclaves de nos pensées liées au corps mental, la Sephirah Netzach. Nous ne pouvons pas arrêter de penser. Nous ne pouvons pas empêcher les pensées de fluer, de bouger, de nous pousser et d’exiger de nous: « Je veux ceci, je veux que cela ne se produise pas, cela ne devrait pas se produire, pourquoi je ne l’obtiens pas, pourquoi je ne peux l’avoir. » Ce flux constant de plaintes, de gémissements, n’est pas seulement physique, énergétique, émotionnel, mais aussi mental. Nous sommes des esclaves dans le mental, et quiconque a essayé de méditer sait que c’est un fait.

Il est difficile d’exercer une domination sur le corps, mais c’est facile par rapport à l’exercice d’une domination sur le cœur ou le mental. Nous sommes dans un état de servitude, pris au piège de « l’Égypte », mangeant la nourriture des Égyptiens, eux aussi esclaves.

La nourriture des Égyptiens est toutes les impressions que nous prenons de la vie. Nous consommons constamment des films, la télévision, Internet, des idées, des désirs pour nourrir le désir, qui nourrissent le désir, qui louent le désir. Nous mangeons la nourriture de l’enfer. Constamment, chaque jour que nous regardons la télévision, que nous parlons avec nos amis, que nous envions ceux que nous voyons autour de nous qui ont des choses que nous voulons. Nous nous nourrissons d’ordures, et le résultat est que nous tombons malades et devenons plus profonds dans notre asservissement au désir, oubliant notre but, oubliant notre vraie nature.

Ces quatre corps (Malkuth, Yesod, Hod, Netzach), nous les appelons « les quatre corps de péché », précisément pour cette raison. C’est à travers ces corps ou véhicules que nous sommes constamment enfermés dans cet état de servitude, enchaîné à l’amertume. C’est ce que nous avons appelé Samsara, qui signifie littéralement « tournant ». Chaque désir que nous nourrissons nous le renforçons, et quand nous renforçons un désir, il veut seulement se répéter. Lorsque vous avez envie de ce que quelqu’un d’autre a et que vous continuez à nourrir cette envie, elle grandit, elle devient plus forte, vous tournez et répétez les mêmes pensées, les mêmes sentiments, les mêmes impulsions à agir. Ceci est Samsara.

Samsara n’est pas en dehors de nous. Samsara est psychologique. C’est notre tendance à répéter les manifestations psychologiques, qui nous font réagir de manière néfaste envers nous-mêmes et les autres.

Ainsi, vous pouvez voir qu’aucun de ces corps n’a quoi que ce soit à voir avec notre vraie nature.

Nous ne sommes pas le corps physique. Quand nous nous endormons la nuit, le corps dort et se repose et nous entrons dans le monde des rêves avec un corps différent, et dans ce monde des rêves, nous rêvons avec nos désirs, nos peurs, notre luxure, notre colère dans le corps astral, dans le corps mental, dans la cinquième dimension. Nous ne sommes pas non plus ces corps. Ce n’est pas notre vraie nature. Plus profondément, plus profondément, nous devons chercher à trouver quelle est notre vraie nature.

Que sommes-nous? Si nous ne sommes pas ce corps physique si peu fiable et si imprévisible, que sommes-nous alors?

Ce type de questionnement est au cœur de la Gnose. S’enquérir fondamentalement et systématiquement. Suis-je ceci? Suis-je ce que je vis et qu’en est-il vraiment de moi? Mon identité. Moi même. Ma vraie nature. C’est quoi moi? Où est-ce? Comment le trouver?

Ce type d’analyse introspective n’est pas intellectuel. L’intellect n’est qu’une partie de ce que nous avons. L’intellect n’est pas notre identité. Nous ne sommes pas non plus l’émotion. Nous ne sommes pas des sensations. Nous ne sommes pas de l’énergie dans le corps, dans le cœur, dans le mental, et la raison pour laquelle nous pouvons dire avec certitude est que quelque chose est capable de voir toutes ces choses tout en étant distinct d’elles. Nous pouvons être conscients d’être dans le corps et nous pouvons être conscients d’être hors du corps, donc nous ne sommes pas le corps. Nous pouvons être conscients de l’énergie vitale et être conscients d’être séparés par cela à travers des types d’expériences liées à la méditation, alors vous savez que vous n’êtes pas ce corps non plus. Vous pouvez sentir et ressentir et percevoir l’émotion mais ne pas être dans l’émotion, alors nous savons que nous ne sommes pas une émotion. L’émotion va et vient, monte et descend, mais vous restez. Les pensées vont et viennent, montent et descendent, et pourtant quelque chose reste. Certains disent que nous sommes cette volonté, cette intention, ce discernement qui se situe entre ou au milieu de tous ces facteurs, et pourtant ce discernement change également. Nous pouvons également percevoir ce percepteur, ce qui signifie que nous ne sommes pas cela. En d’autres termes, nous ne sommes pas le corps causal dans la sixième dimension, ce que nous appelons l’âme humaine. Nous ne le sommes pas non plus. C’est ce que le Bouddha a enseigné, Anatta, Anatman, le non-soi. La doctrine du non-soi ou non âme. Dans les temps anciens, on disait comme on disait aujourd’hui, que nous sommes l’âme qui persiste éternellement, et le Bouddha a dit non, nous ne le sommes pas.

Le Bouddha a dit « l’âme est un véhicule comme un pot en argile, vous le fabriquez, cela fonctionne pendant un certain temps, puis il est détruit, que reste-t-il? »

Toutes ces parties de nous-mêmes sont comme cela, des véhicules, les uns à l’intérieur des autres. Chacun est plus subtil lorsque vous montez dans l’Arbre de Vie. Chacun est plus abstrait. Donc, pour nous ici dans le corps physique, il devient de plus en plus difficile pour nous de comprendre quels sont ces facteurs, quels sont ces éléments, alors que nous nous élevons sur l’Arbre de Vie vers sa racine. Mais si vous suivez ce type d’analyse introspective, à travers la méditation, vous arrivez finalement à la conclusion que ce que nous sommes est à la racine même de cet Arbre de Vie, qui est Dharmakaya.

Tout le reste est impermanent, dépendant, des facteurs qui l’ont provoqué. Certains disent qu’Atman est notre véritable soi. Certains disent que la conscience est notre véritable soi. Ce n’est pas vrai. La conscience et l’esprit naissent tous les deux de quelque chose, ils dépendent de quelque chose, ce qui signifie qu’ils ne sont pas éternels. Quelque chose leur a donné naissance, ce qui signifie qu’ils n’existent pas indépendamment, ce qui signifie qu’ils ne sont pas notre nature fondamentale. Ce qui leur a donné naissance est notre nature fondamentale. C’est pourquoi (en partant du bas de l’Arbre de Vie et en remontant), nous pouvons dire que nous ne sommes pas le corps. Nous ne sommes pas de l’énergie. Nous ne sommes pas l’émotion. Nous ne sommes pas la pensée. Nous ne sommes pas la volonté. Nous ne sommes pas la conscience. Nous ne sommes pas l’esprit. Ils font tous partie de nous. Ils sont tous liés à soi, mais ils ne sont pas notre vraie nature, la vérité la plus profonde et la plus absolue.

C’est ce que Thomas va découvrir dans ce poème. C’est pourquoi il doit partir et aller chercher la perle du dragon. La perle révèle sa vraie nature. La perle est ce qui permettra à Thomas de retourner à sa racine céleste et de devenir l’égal de son jumeau. C’est ce que dit l’Écriture, que si vous revenez avec la perle, vous aurez une autorité égale dans le ciel, avec notre héritier, votre frère, le Fils, le Christ. Cela montre ce qu’est notre vraie nature, mais nous ne le savons pas. Nous ne le réalisons pas. Nous ne le comprenons pas. Nous sommes en esclavage. Donc, nous devons briser cet esclavage. Donc, toute l’histoire pointe vers cette relation, et pour expliquer cela, nous pouvons examiner les enseignements du Bouddhisme, à l’enseignant de Padmasambhava qui a dit:

« Il n’y a pas de différence entre les Bouddhas et les êtres sensibles autre que leur portée mental. Ce qu’on appelle mental, la conscience ou l’attention est d’une seule identité. Le mental d’un être sensible est limité; le mental d’un bouddha est omniprésent. Alors, développez un mental qui ressemble au ciel qui n’a pas de limite à l’est, à l’ouest, au nord ou au sud. » – Guru Shri Singha, enseignant de Padmasambhava

Ceux qui ont suivi les conférences savent que nous avons discuté des quatre directions et de leur relation avec l’Arbre de Vie. Ces quatre directions existent dans l’espace. Ce ne sont pas des espaces. L’espace est ce qui leur permet d’exister. Le mental d’un Bouddha, d’un maître, d’un ange, d’un Dieu est le même mental que nous avons. La seule différence est que le mental d’un Dieu, d’un Bouddha, est éveillé. C’est ce que signifie le mot Bouddha, « éveillé », et cet état éveillé est un état de perception, un état qui voit la réalité. Nous ne la voyons pas. Nous voyons des projections. Nous voyons des miroirs. Nous sommes en esclavage, pris au piège dans une cage dont nous ne pouvons pas voir.

Cette déclaration vient de Guru Shri Singha, qui est l’enseignant de Padmasambhava, et Padmasambhava a amené le Tantra au Tibet. Ainsi, toute la tradition Tantrique du Bouddhisme Tibétain tire sa racine de cette déclaration. Si vous voulez comprendre le Bouddhisme Tantrique, vous devez comprendre que c’est de cela qu’il s’agit; élargir la perception, élargir notre capacité de voir, pas dans le futur, maintenant. Cela exige un type de point de vue particulier.

Cette urgence intérieure que nous devons activer pour voir plus, voir à travers le voile, briser l’illusion, et seule notre volonté intérieure de le faire peut y parvenir. Ainsi, l’exemple donné par ce grand enseignant est que ce mental est comme le ciel. Si vous utilisez votre imagination pour imaginer le ciel c’est difficile à saisir, c’est quelque chose de vague, sans substance, et pourtant partout. Nous avons tendance à penser que le ciel est quelque chose au-dessus de nous, mais ce n’est pas le cas. Nous respirons ici et maintenant, nous sommes dans le ciel, mais nous n’en avons aucune conscience. Nous pensons que c’est juste une couleur bleue au-dessus de nous. Ce n’est pas le cas. Il entre dans notre nez en ce moment. Nous respirons cela constamment. C’est ce qui nous maintient en vie. Tel est le sens de cela. Ce n’est pas quelque chose d’extérieur au loin. C’est quelque chose ici et maintenant qui soutient notre vie. Ce souffle que vous respirez constamment est un échange de forces. Cela se produit constamment non seulement par le nez, la bouche, mais aussi dans les poumons, le sang et toutes les cellules du corps. Les éléments que vous dessinez nourrissent tout de vous et vous expulsez ensuite ce qui n’est pas nécessaire. Il y a un échange constant. Mais tout cela n’est que physique. Cette citation ne pointe pas simplement vers la physicalité. Elle pointe vers quelque chose de spirituel, quelque chose de psychologique, la nature du mental.

Maintenant, par mental, nous ne voulons pas dire intellect, et il le dit ici. Ce qu’on appelle mental, conscience ou attention, est une chose. Regardez maintenant pour voir comment vous voyez, comment vous percevez. C’est ce que nous entendons par mental, conscience, attention, auto-observation, rappel de soi, perception. Pas seulement à travers les yeux, les oreilles, la langue, le nez, la peau – plus profondément. Aucun de ces éléments ne perçoit la pensée mais vous pouvez percevoir la pensée. Vos yeux ne voient pas la pensée, vos oreilles ne voient pas la pensée ou n’entendent pas la pensée, mais vous pouvez percevoir la pensée, vous pouvez percevoir l’émotion, mais pas avec votre peau, votre langue, votre nez, mais avec votre mental, votre perception, votre conscience, votre attention. C’est ce qui doit être élargi – la perception. D’où cela vient, nous ne savons pas. Nous devons le découvrir. C’est là que nous trouvons la racine de l’Être. La racine de notre vraie nature si nous regardons en arrière est d’où nous percevons. Comment percevons-nous? Où cette perception est-elle rendue possible? Si vous commencez à regarder à l’intérieur de vous-même, à regarder entre les pensées, qu’y a-t-il? Regarder entre les sensations, qu’y a-t-il? Qu’est-ce qui vous permet de percevoir la pensée, le sentiment, la sensation, l’émotion? Qu’est-ce que c’est? Prendre conscience de cela, percevoir cela, percevoir ce qui perçoit. Cela ressemble à une contradiction, mais ce n’est pas le cas. Cela semble impossible, mais ce n’est pas le cas. C’est la base des enseignements. Chaque enseignement. Apprenez à percevoir comment vous percevez et développez cela. C’est ce qui fait un Bouddha.

Rappelez-vous l’histoire; un homme a vu le Bouddha et dit êtes-vous un Dieu? Il a dit non. Êtes-vous un homme? Il a dit non. Vous êtes quoi alors? Il a dit: « Je suis éveillé. »

Simple! Un Bouddha est un homme. Un Bouddha est une femme, mais éveillé, percevant la réalité.

Le ciel est au cœur même, le cœur de la psychologie et de la philosophie du Tantra. C’est la source, la racine de toute la tradition Tantrique. Aussi, dans l’Hindouisme, mais a été superposé et superposé dans tellement d’interprétations erronées, et dans tant de malentendus, et des siècles et des siècles de traditions, que cette signification centrale a été mal comprise, perdue, oubliée, mais vous la trouverez partout.

C’est l’Adi Bouddha, qui est représenté comme bleu ciel pour représenter cette conscience expansive, en union avec son épouse. Ainsi, nous voyons homme / femme, père / mère, dans le royaume au-dessus qui envoie leur fils Thomas pour acquérir la perle. Prendre la perle du dragon. Ce père / mère est ici; Adi Buddha. Adi signifie origine, source, commencement, premier. Ainsi, la source de tous les Bouddhas, la source de tous les Dieux, est ce mental. Ce n’est pas un Être, ce n’est pas un Dieu dans le ciel qui se promène en jetant des pierres sur les gens sur terre. Adi Buddha est le mental de tout. La conscience de l’existence elle-même. C’est le fondement fondamental de l’existence, qui est l’intelligence. Un type d’intelligence qui dépasse de loin notre capacité à imaginer. Ce n’est pas un créateur dans la façon dont les Occidentaux pensent aux Dieux créateurs. C’est plutôt l’état d’être qui permet à tout le reste d’émerger.

L’Adi Bouddha a de nombreuses représentations dans de nombreuses traditions. Samantabhadra et Samatabhadri sont des personnages célèbres représentés sur cette image. En outre, Vairocana et Vajradhara et Adi Buddha sont représentés dans chaque tradition du Bouddhisme de différentes manières. Certains ont perdu le contact avec cette signification fondamentale et il y a d’autres Bouddhas nommés Samantabhadra et Vajradhara. Ce nom est juste un nom comme tout autre nom. Différents êtres portent ces noms. Nous parlons de l’importance symbolique du nom. Pas un maître, ni un Dieu, ni un Bouddha. Nous parlons de ce que cela signifie en nous. Ainsi, Adi Buddha, cette image dynamique de l’Être ou du mental bleu ciel représente notre vraie nature.

En Sanskrit, vous pouvez également appeler cela Dharmakaya. Ceci en Hébreu est Kether, dans la Kabbale est lié à l’Absolu.

Nous avons parlé de l’Absolu dans probablement chaque conférence que nous avons donnée. C’est un concept difficile car l’Absolu n’est pas conceptuel. L’Absolu est la pure potentialité. L’incréé, ce qui est avant l’existence et ce qui est dans les choses existantes. Adi Buddha représente cela. En tant que Dharmakaya, c’est ainsi que cette potentialité primordiale entre pour la première fois dans la manifestation. C’est cette frontière, cette porte d’accès à l’existence. C’est en nous dans chaque atome que nous avons.

Plus spécifiquement, Dharmakaya signifie corps de la loi, corps de réalité, corps de vérité, substance être. C’est la nature ultime d’un Être pleinement éveillé. C’est le corps de Bouddha de réalité, et à propos de cela Padmasambhava a dit

« Dharmakaya est, en soi, une pureté parfaite, une expérience personnelle, la nature fondamentale indivise. Ce savoir, tranquille comme l’état du dharmata, le fruit suprême, qui transcende chaque réalisation, jaillit de vous et en vous est atteint. » —Padmasambhava, 21 Instructions Vitales

C’est si vital à saisir: votre vraie nature n’est pas à l’extérieur de vous. Elle n’est pas dans le futur. Elle est juste ici, en cet instant, vous ne pouvez tout simplement pas la voir, et vous ne pouvez pas la voir à cause des habitudes du mental que vous avez. Si vous cassez vos habitudes mentales, vos habitudes de perception, vous pouvez la voir, vous pouvez en faire l’expérience. Samael Aun Weor a appelé cela le Vide Illuminant. C’est l’expérience de l’abstraction fondamentale de tout. C’est l’expérience de Dharmakaya.

À ce sujet, il a écrit un passage très important. Personnellement, c’est dans mes cinq principales choses qu’il ait jamais écrites, et c’est dans un livre que vous ne vous attendriez jamais à trouver, et mon sentiment est que c’est pourquoi les Gnostiques ne le savent pas, car ils ne prennent pas ce livre au sérieux. Ils pensent que ce livre ne s’applique qu’aux autres personnes, donc beaucoup de Gnostiques ne le lisent pas, mais pour moi, c’est l’un des livres les plus importants qu’il ait écrit et qui est Fondamentaux de l’Éducation Gnostique. Les gens entendent ce titre et pensent que c’est uniquement pour les parents et pour les personnes qui enseignent dans les écoles. Non, cela ne l’est pas. C’est ainsi que vous éduquez votre conscience, votre mental, pour vous éveiller. C’est l’éducation qu’il donne dans le livre. Dans ce livre, il a écrit ce passage que je veux vous lire. Donc, encore une fois, je vous invite à ouvrir votre imagination, à vous détendre et à laisser ces mots pénétrer dans votre cœur, afin que vous puissiez vraiment saisir le sens.

« Arriver à l’expérience de la réalité n’est possible que lorsque toutes les pensées ont cessé. L’éruption du vide nous permet d’expérimenter la lumière brillante de la pure réalité. Cette connaissance omniprésente qui en réalité est vide sans caractéristiques, ni couleur, dépourvue de condition est la vraie réalité, la compassion universelle. Votre intelligence dont la vraie nature est le vide qui ne doit pas être vu comme un vide du néant mais comme cette intelligence même sans entraves; brillante, universelle et heureuse, est la conscience, le Bouddha, universellement sage. Votre propre connaissance vide et cette intelligence brillante et joyeuse sont inséparables. Leur union forme le Dharmakaya, l’état d’illumination parfaite. Votre propre conscience brillante, vide et inséparable du grand corps de splendeur n’a ni naissance ni mort. Elle est la lumière immuable, le Bouddha Amitabha. Cette connaissance est suffisante pour reconnaître le vide de votre propre intelligence comme l’état Bouddhique et le considérer comme votre propre conscience, c’est continuer avec l’esprit divin de Bouddha. » – Samael Aun Weor, Fondamentaux de l’Éducation Gnostique

Je médite beaucoup là-dessus. C’est l’un des passages de ses écrits qui m’a le plus aidé. C’est très profond.

Pour vous rappeler ce qu’il souligne ici, c’est l’union de l’intelligence et de la conscience qui est un vide et une vacuité. Quelque chose qui n’est pas sans existence mais qui est brillant, illuminé, intelligent, c’est l’Adi Bouddha. Ce père / mère dans l’étreinte sexuelle. C’est notre nature fondamentale, notre vraie nature, et il dit ici spécifiquement, pour arriver à l’expérience de cela n’est possible que lorsque toutes les pensées ont cessé. Alors maintenant, j’aimerais que tout le monde arrête de penser. Juste Arrêter. À partir de maintenant, pas de pensées, et alors vous l’expérimenterez.

Pas si simple, n’est-ce pas? Ce mental est implacable. Pourquoi? Pourquoi notre mental est-il dans l’état où il se trouve? À cause de la façon dont nous prenons la nourriture des Égyptiens, toute la journée. La façon dont nous transformons les impressions. Nous ne les transformons pas. Nous allons d’instant en instant dans notre vie quotidienne mécaniquement, endormis, submergés par toutes les impressions sensorielles de l’extérieur et les impressions qui sont générées psychologiquement à l’intérieur de nous, et nous nous gavons de force, comme des gloutons avec des tonnes et des tonnes de déchets. C’est pourquoi le mental est dans le chaos, et nous ne pouvons trouver la sérénité nulle part, à l’extérieur ou à l’intérieur.

La sérénité et la paix que nous voulons, la perspicacité que nous voulons est dans notre Dharmakaya. Elle fait spontanément partie de nous dans notre racine. Nous ne pouvons pas y accéder parce que nous ne nous laissons pas. Parce que nous avons de mauvaises habitudes. Pour accéder au Dharmakaya, nous devons changer, et pour changer, nous devons savoir quelque chose sur qui nous sommes ici et maintenant.

Nous devons apprendre à voir la différence entre la pensée, l’émotion, la sensation et le percepteur, l’expérimentateur. Nous devons commencer à discerner ce que nous vivons à l’extérieur et à l’intérieur, et la seule façon de le faire est de savoir ce que nous devons éveiller en nous.

C’est un point extrêmement important. Beaucoup de gens qui entrent dans la spiritualité ne saisissent pas ce point, et comme tels, ils s’éveillent en démons, en sorcières, en sorciers, en échecs. Oui, ils éveillent la conscience. Ils acquièrent des pouvoirs. Ils sont capables de voyager à l’extérieur du corps. Ils sont capables d’obtenir ce qu’ils veulent, matériellement, physiquement, mais ils ne peuvent jamais atteindre la divinité dans cet état. Ils seront consommés par la nature. Celui que nous devons éveiller n’est pas le mental, les pensées. Ce n’est pas l’émotion. Ce n’est pas la physicalité. Ce n’est même pas l’énergie dans la physicalité. Nous devons éveiller Thomas, le jumeau, et qui est le jumeau de Thomas? Yeshua, le Christ. Qui est-ce?

Christ, Yeshua signifie sauveur. Christ, Yeshua est la perfection de la lumière. Dans cette lumière, il n’y a pas de colère. Il n’y a pas de fierté. Il n’y a pas de doute. Il n’y a aucun ressentiment. Pas d’envie. Il y a de la sérénité et de la paix, mais surtout de la compassion. Pas la compassion d’une manière sentimentale et superficielle, mais une flamme dévorante d’amour. Un feu brûlant d’amour. Cela, c’est Christ.

Thomas est le jumeau de cela mais ne s’en rend pas compte. C’est en nous. C’est ce que nous devons éveiller. Ce feu. Ce jumeau. Cela n’est pas développé. Dans le Bouddhisme, il est appelé Tathāgatagarbha. Cela est appelé la nature du Bouddha. C’est le potentiel de devenir un Dieu. Tout le monde l’a. Ce Tathāgatagarbha est cet enfant Thomas qui descend du royaume en Égypte. Ici, nous sommes piégés en Égypte. Thomas est enfoui dans les profondeurs de notre colère, de notre fierté et de nos souillures. Vêtu de la robe des Égyptiens. Sale dans un état d’oubli. Telle est notre vraie nature; endormi, ignorant, qu’il est venu à cet endroit avec un but. Il l’a oublié. Il doit se souvenir.

Ainsi, dans un passage important du Bouddhisme, nous trouvons le Mahayana Uttaratantrashastra, et dans ce passage écrit par le Bouddha Maitreya, nous trouvons un passage très important qui dit:

« Ceci [tathagatagargha] demeure dans le linceul des afflictions, comme il faut le comprendre à travers [les neuf] exemples suivants:

« Tout comme un bouddha dans un lotus en décomposition, du miel au milieu des abeilles, un grain dans sa balle, de l’or dans la crasse, un trésor souterrain, une pousse et ainsi de suite jaillissant d’un petit fruit, une statue du Victorieux dans un chiffon en lambeaux, un souverain de l’humanité dans le ventre d’une femme démunie, et une image précieuse sous [une couche] d’argile, cet élément [bouddha] demeure à l’intérieur de tous les êtres sensibles, obscurci par la souillure des poisons adventices. » —Mahayana Uttaratantrashastra

Cette Écriture a été écrite par le Bouddha Maitreya, ce qui est un point important pour quiconque sait qui est Maitreya. Cette Écriture déclare que la nature du Bouddha, ou le Tathāgatagarbha, cette essence, qui dans l’Écriture Gnostique est appelée Thomas, est piégée, enveloppée, revêtue de souillure et d’impureté. Quelqu’un ici a de la colère? Quelqu’un ici a de la luxure? Quelqu’un ici est fier? Quelqu’un ici souffre-t-il de ne pas avoir quelque chose que vous voulez, ou souffre-t-il d’avoir peur de perdre quelque chose que vous avez? Toutes ces formes de souffrance sont des souillures et emprisonnées en elles est votre vraie nature.

Maintenant, cela vous présente un problème intéressant. Comment réagissez-vous lorsque vous découvrez quelque chose de douloureux en vous? Comment réagissez-vous lorsque vous avez honte? Nous nous en fuyons tous. Nous essayons tous immédiatement de trouver quelque chose qui nous fait nous sentir mieux dans notre peau afin que nous n’ayons pas à regarder cette honte ou à ressentir cette honte. Nous allons immédiatement à quelque chose qui nous rend fiers. Comment réagissons-nous lorsque nous ressentons de la colère? Nous voulons que la personne qui nous met en colère souffre. Nous ne voulons pas voir que la colère nous fait souffrir. Qui souffre à l’intérieur de la colère? Qui souffre de la honte? Qui souffre à l’intérieur de cette luxure? Votre vraie nature. Pourquoi la colère brûle-t-elle? Pourquoi l’envie fait-elle mal au cœur? Parce qu’à l’intérieur de l’envie se trouve votre vraie nature. Éviter cela ne résout pas le problème. S’y adonner aggrave le problème. La réponse est de ne faire ni l’un ni l’autre. Non pas d’éviter et ne pas se laisser aller, mais le percevoir. Élargir la perception. Se souvenir de sa vraie nature. Dans ce souvenir, qui n’est pas intellectuel, qui n’est pas émotionnel, qui n’est pas une sensation dans le corps, mais qui est plutôt une pure perception et une expansion de la conscience, l’affliction perd son pouvoir. Le pouvoir de la vraie nature émerge, qui est la sérénité, la perspicacité, l’intelligence, la connaissance. Nous devons juste nous souvenir de le faire.

Donc, lorsque nous nous sentons affligés de luxure, affligés de fierté, affligés de doute, de peur et de jalousie, au lieu de blâmer les gens dans la situation extérieure à nous, d’éviter les situations ou de se livrer à ces émotions, nous devons nous arrêter. Nous devons respirer et élargir notre perception. Qui suis je? Suis-je cette colère? Suis-je cette envie? Cette personne est-elle vraiment la cause de ma souffrance? Ils ne souffrent pas. Je souffre. Si je souffre, c’est à cause de moi. La douleur émerge en moi. La cause est en moi. N’est-ce pas? Si quelqu’un vous poignarde avec un couteau, le couteau ne fait pas mal, la blessure fait mal. La blessure est en vous. Être en colère contre le couteau ne résout rien. La guérison de la plaie le fait. La blessure doit être guérie en nous. Cette guérison vient de la présence de notre divinité. C’est pourquoi on l’appelle Yeshua, le sauveur. Thomas doit devenir cela.

« Si l’élément Bouddha n’était pas présent, il n’y aurait pas de remords pour la souffrance. Il n’y aurait ni aspiration de nirvana [cessation], ni efforts et dévotion pour atteindre ce but. » —Mahayana Uttaratantrashastra

Cela vient de la même Écriture, l’Uttaratantrashastra, et cela souligne quelque chose de très significatif. La plupart des gens qui viennent à ces études aspirent longtemps à échapper à la souffrance et veulent connaître la vérité de la divinité, puis nous entrons dans ce conflit. Et toutes ces autres personnes? Et ma famille? Mes amis? Mes proches? Ils ne comprennent pas. Je veux leur offrir l’enseignement mais ils n’en veulent pas. Je vois tellement de douleur et de souffrance dans le monde. Pourquoi ne peuvent-ils pas saisir? Et c’est à cause de cela. Ceux qui éprouvent des remords pour la souffrance, qui veulent que la souffrance cesse, ont encore un élément de la nature du Bouddha libre, capable, et ceux qui n’en ont pas, n’en ont pas. C’est ainsi que nous pouvons comprendre ceux qui commettent des crimes horribles et s’en moquent, et ne le regrettent pas. Ils regrettent seulement de s’être fait prendre. C’est parce qu’en eux, leur nature du Bouddha est tellement enfouie sous des couches de souillure qu’elle est perdue. La raison pour laquelle je vous le signale est pour que vous réalisiez que le remords est très important. Certains disent que c’est une émotion négative. Ce n’est pas le cas. Le remords de la conscience, de la nature du Bouddha, c’est la reconnaissance sincère qu’on a fait une erreur, et si vous le sentez, ne l’évitez pas. C’est votre cœur qui vous dit, changez. C’est votre cœur qui vous le dit, ne répétez pas cela, cela cause de la souffrance. Donc, vous pouvez voir qu’il y a un équilibre psychologique délicat qui est nécessaire pour faire ce type de travail.

Dans les enseignements de l’Hindouisme et du Bouddhisme, nous trouvons un symbole très important partout, en particulier dans le Tantra, et c’est un mot Bindu. Ce mot signifie point, goutte, tache, particule, et perle. Dans le Tantra, Bindu est le petit point que les femmes portent en Inde sur leur front comme symbole pour se souvenir de Dieu. Plus précisément, dans le Tantra, Bindu a des significations très importantes, des significations très profondes, qui ont été cachées, non enseignées publiquement. Le Bindu est un point, une particule et lorsqu’un étudiant commence à pratiquer le Tantra, on lui apprend à transmuter son énergie. On leur enseigne des pratiques comme le Pranayama, et ces pratiques, on leur dit de transformer des points, des gouttes, qui sont des Bindu. En Tibétain c’est Tigle. Les pratiquants de Kalachakra, par exemple, font vœu de ne jamais gaspiller Tigle, gouttes. Mais malheureusement, beaucoup ne comprennent pas ce que cela signifie, car ils ne sont pas complètement initiés et cela n’est pas entièrement expliqué dans certains cas. Tigle, Bindu, c’est l’énergie sexuelle. C’est la condensation, la synthèse de tout ce que vous êtes, dans votre corps. À travers l’acte sexuel, vous prenez votre Bindu, votre essence synthétique, et vous la partagez avec votre partenaire. Vous devenez un à travers cela. C’est un échange énergétique qui se produit à cause de Tigle, Bindu, l’essence de la force sexuelle. Donc, si vous étudiez les écritures Tantriques de l’Inde ou du Tibet, vous trouverez de nombreuses mentions sur la façon dont le Bindu, le Tigle doit être retenu et circulé de la tête au sexe et du sexe à la tête. Quiconque a étudié le Pranayama sait cela, ou Tummo, Vase Yoga. Ceux-ci sont connus.

Mais intéressant, Bindu signifie également Dharmakaya. N’est-ce pas intéressant? Que cette goutte, cette particule, représente également le fondement de toutes les choses existantes. Si vous y réfléchissez, cela a du sens. Quel est le fondement de toutes les choses qui existent physiquement? C’est l’énergie sexuelle. Sans cette goutte de pouvoir sexuel, rien ne serait vivant. Nous sommes capables de transmettre la synthèse de qui nous sommes physiquement et de créer un enfant à cause du sexe, à cause de notre Bindu. De plus, plus important encore, cette goutte contient tout ce que nous sommes spirituellement. Tout. Voilà à quel point cette énergie est puissante et sacrée. C’est l’essence même de votre Être, de la divinité à l’intérieur de vous.

Comment l’univers existe-t-il? Symboliquement, il est représenté comme Yab le père, Yum la mère, s’unissant, et d’eux vient leur fils, le jumeau. Un acte sexuel. Cette présence sexuelle est ce qui illumine et crée tout ce qui existe à tous les niveaux de la nature sans exception. La seule différence est que les formes de sexualité changent à mesure que vous descendez dans des niveaux plus profonds. Dans les hauteurs, l’acte sexuel est quelque chose de très élevé, de très pur, d’incompréhensible pour nous. Les anges ont l’acte sexuel mais ils n’ont pas l’acte sexuel comme les animaux. Les Bouddhas ont l’acte sexuel mais pas comme les animaux. Les animaux ont leur acte sexuel mais ce n’est pas comme les plantes. Les plantes ont leur propre sexualité. Les minéraux ont également une sexualité. Nous combinons des minéraux avec des minéraux pour créer de nouvelles choses. C’est cela la sexualité.

Chaque chose existante vivante a cela. En nous, tout est synthétisé en Bindu. C’est notre essence sexuelle. C’est aussi notre essence mentale, psychologique et spirituelle. Bindu est le Dharmakaya, et si vous voyez dans ces images, vous voyez Thomas avec son Bindu au-dessus de sa tête, comme un feu enflammé. Vous voyez sur le mantra Kalachakra le Bindu comme le soleil et la lune unis à un feu flamboyant. Vous voyez Avalokitesvara, Chenrezig avec un Bindu au front lié aux glandes du cerveau, où se manifestent les atomes des Dharmakaya, Sambhogakaya et Nirmanakaya. Cela n’est possible qu’à travers la transmutation. À travers la pureté de l’énergie sexuelle. Bindu est une perle.

« Le Tao Chinois enseigne clairement que l’Essence, qui est embouteillée dans toutes ces conjonctions de diables-Moi qui constituent l’ego, doit passer par des transformations alchimiques incessantes dans la Neuvième Sphère, avant de se convertir en Perle Séminale. […]

« La Perle Séminale, se développant au moyen de la Magie Sexuelle et du formidable travail avec la Lance de Longinus, doit passer par une amertume inexprimable avant de se convertir en Embryon Aurique (Fleur Dorée). » —Samael Aun Weor

La Perle Séminale est le Dharmakaya. Le fondement fondamental de la nature des choses existantes de notre Être en nous qui émerge en nous à travers la transmutation lorsque nous transmutons les egos et libérons l’énergie qui est emprisonnée en eux. Lorsque vous ressentez de la luxure et que vous sentez la combustion de la luxure, vous êtes piégé en Égypte, et si vous êtes capable de tuer cette entité, de la transformer, de la diviser comme un atome, le Dharmakaya qui est piégé dans cette luxure est libéré. Cet acte de transformation est ce qui fait que Thomas s’éveille et se souvient de son but. C’est ainsi qu’il acquiert la perle. Il le prend au dragon.

Le dragon est Lucifer, Typhon, Mara. Ici, nous voyons dans le mysticisme Chinois, dans le Taoïsme, l’image du dragon chassant la perle. Vous le trouverez partout en Asie. Personne ne sait ce que cela signifie. Dans le Taoïsme, il existe de nombreuses explications profondes et obscures sur ce symbolisme. Permettez-moi de souligner que dans le mysticisme Asiatique, le dragon n’est pas négatif. Le dragon n’est pas considéré comme un monstre ou une bête comme les Occidentaux voient le dragon. Le dragon est considéré comme une créature céleste, un Dieu. Pourquoi? Le dragon a le pouvoir sur tous les éléments. Le dragon nage dans les eaux sans se noyer, respire le feu sans être brûlé, piétine la terre et peut voler dans les airs sans tomber. Le dragon est un maître. Nous ne le sommes pas.

Chacun de ces éléments est symbolique des qualités psychologiques. Lorsque les épreuves des éléments nous arrivent, nous échouons. Lorsque nous sommes testés dans les épreuves des éléments, nous échouons. Nous nous identifions à notre fierté, à nos attentes. Nous nous attendons à ce que les choses soient comme A, B et C et quand elles ne le sont pas, nous nous mettons en colère et nous blâmons les autres. Nous ne voyons pas notre colère. Nous ne transformons pas l’impression. Nous ne reconnaissons pas que la raison pour laquelle nous souffrons est à cause de la façon dont nous transformons les impressions. Si nous pouvions transformer les impressions, nous transformerions les éléments. Les impressions sont toutes élémentales. Nous avons enseigné cela dans un cours l’année dernière appelé les éléments de la croissance spirituelle.

Ceux qui apprennent à transformer les impressions, à élargir la conscience et à ne pas s’identifier aux circonstances de la vie, physiquement et intérieurement, apprennent à extraire l’énergie. Ce dragon devient nous chassant la perle. Autrement dit, Thomas, le dragon est lui-même. Quand le dragon dort, protégeant la perle, c’est l’ego, Satan. Lorsque la lumière descend, c’est le Christ, le maître, descendant dans la neuvième sphère, le monde souterrain, afin de récupérer la perle, pour vaincre le dragon. Nous aimons penser en termes de bandes dessinées que dans une certaine dimension quelque part il y a cette grande bataille en cours. La grande bataille est ici et maintenant dans votre corps physique, et comment vous utilisez votre perception. Comment vous utilisez votre énergie.

Voici un autre exemple de dragons chassant la perle enflammée. C’est un Bindu. C’est Dharmakaya, dans la neuvième sphère, entouré de flammes, de flammes sexuelles. C’est une image profondément alchimique. Ces deux dragons représentent beaucoup de choses. Non seulement les forces de la lumière et des ténèbres, mais aussi les forces de l’homme et de la femme.

« Mara [le dragon des ténèbres] a proféré des menaces inspirant la peur et a soulevé un ouragan afin que le ciel soit obscurci et que l’océan rugisse et tremble. Mais le bienheureux sous l’arbre Bodhi [le figuier, symbole du sexe] est resté calme et n’a pas craint. L’illuminé savait qu’aucun mal ne pouvait lui arriver. »

Si vous connaissez l’histoire de Bouddha Shakyamuni, vous savez qu’après ses nombreuses épreuves, il a décidé de s’asseoir sous l’arbre de la connaissance et d’acquérir la libération finale. Il a résolu de ne pas bouger jusqu’à ce qu’il ait tout compris, et dans cette intention, l’adversaire s’est approché, qui dans le Bouddhisme est appelé Mara, et a utilisé tous les trucs qu’il connaissait. Il a utilisé ses trois filles qui ont de nombreuses significations symboliques. Il a appliqué tous les actes de violence et de séduction qu’il pouvait rassembler, et à travers tout cela, le Bouddha a observé, élargi sa perception et ne s’est jamais identifié à rien. Il savait que tout ce qu’il percevait n’était qu’une illusion. Il était centré dans le Dharmakaya. Il était le Dharmakaya. Le fondement fondamental qui sait que tout ce qui survient passe également. Donc, quand la luxure se présenta, il la vit comme une illusion, quelque chose de non substantiel, et quand la colère vint, et l’envie vint, et l’aspiration vint, et le désir vint, et la peur, il les vit tous comme ce qu’ils sont; de simples apparences, un jeu, un acte de carnaval, quelque chose de non substantiel, d’impermanent et qui ne mérite pas de réaction. Il savait qu’il ne pourrait pas faire de mal.

Maintenant, cette histoire, tout le monde la prend au pied de la lettre et pense que le Bouddha était littéralement assis sous un arbre physique en Inde, et un type démon est venu avec ses filles et a commencé à lui crier dessus et à lancer des pierres; ce n’est pas comme cela. Cela représente votre psyché. Cela signifie que vous allez travailler tous les jours, rentrer à la maison tous les jours, acheter des produits d’épicerie et cuisiner des aliments, et traiter avec votre femme, votre mari, vos enfants, votre famille et vos collègues. Il s’agit de la vie. Cette histoire est un exemple de la façon de transformer les impressions. Comment élargir la perception. Comment devenir qui vous êtes. Comprendre cela. Être cela.

Vous voyez, c’est le sens de la vraie compréhension. La compréhension n’est pas intellectuelle là où vous dites; « Ouais je sais que je suis le Dharmakaya mais man ce mec m’a vraiment énervé. » Ce n’est pas de la compréhension. Quand vous comprenez vraiment quelque chose, vous l’êtes. Il n’y a pas de distinction entre la pensée, le concept et la manière d’être. La vraie compréhension est un Bhava; c’est un état d’existence. Ce symbole du Bouddha assis sous l’arbre Bodhi montre son Bhava comme Dharmakaya. En d’autres termes, c’est le moment où il prend la perle du dragon. C’est le moment où il réalise qui il est vraiment. Éveillé. Juste un homme. Rien de plus.

Samael Aun Weor a déclaré:

« Seuls ceux qui possèdent le corps Dharmakaya, le Corps de la Loi, le corps qui est la Substance-Être peuvent entrer dans le temple de la Mère Cosmique Immanifestée… Ceux qui entrent dans le sein de la Grande Réalité possèdent le corps glorieux de Dharmakaya. Ceux qui possèdent le corps de Dharmakaya s’immergent dans la joie de vivre, libre dans son mouvement. » —Samael Aun Weor, La Bible Gnostique: La Pistis Sophia Dévoilée

Cette peinture montre cela. Vous voyez le bel arbre. Le Bouddha resplendissant de son Dharmakaya brillant. C’est là que Thomas a récupéré la perle et a remonté le chemin. Il s’est débarrassé des vêtements sales des Égyptiens et est retourné dans sa maison céleste, et son père et sa mère l’ont revêtu à nouveau avec la robe et le manteau, et il devient l’égal de son jumeau le Christ. Il devient Dharmakya, et dans cet état, toutes ces parties ne font qu’un. Père / mère / fils; c’est un Bodhisattva. Un Bodhisattva parfait. Fini. Ressuscité. Fin de la Troisième Montagne. Terminé. C’est un travail très élevé. De cet état, on est absolument libre de tout conditionnement. Il s’agit d’un état de liberté que nous ne pouvons même pas imaginer. Beaucoup de gens étudient ces aspects de la philosophie et pensent que cela semble si ennuyeux. Ils pensent qu’ils aiment l’idée Chrétienne que tout le monde va au ciel et chante à Dieu pour l’éternité. C’est ennuyeux. C’est un état de conditionnement. Être coincé dans une chorale, chanter. Personnellement cela ne m’attire pas. Mais n’avoir absolument aucune limite. Aucune. Cela doit être un Dieu. Pour pouvoir aller n’importe où et faire n’importe quoi. Au profit de ceux qui souffrent. Être vraiment une expression du Christ. Changer les univers à partir de la puissance de votre amour. Pensez-y. Ne plus être limité par les souffrances du corps physique, par l’esclavage du Karma, par la cage d’être en Égypte, mais au contraire être capable de faire n’importe quoi, n’importe où, selon les préceptes de votre amour. C’est être un Dieu. Voilà ce que cette histoire représente.

Questions et Réponses

Public: Parler du mental et de la pensée et de la façon dont l’expérience de l’Absolu est empêchée par la pensée. Alors, comment pouvons-nous comprendre quel est le but de la pensée et des pensées? Pourquoi nous donne-t-on cette capacité?

Instructeur: Le raisonnement est une capacité qui nous est fournie à un certain stade de développement afin que nous puissions avoir la capacité de choisir. Sans choix, il n’y aurait que tyrannie. Si nous n’avions pas la capacité de comparer, de raisonner, de penser, nous serions comme des animaux qui n’en ont pas. Ils mangent, dorment, font l’amour et meurent. Donc, avoir la capacité de penser est le début de l’individualité, du libre arbitre, du choix, et quoi d’autre est ce Dieu, cet être parfait, si ce n’est celui qui a perfectionné le libre arbitre. Pensée parfaite. Pas un esclave de la pensée mais celui qui contrôle la pensée avec amour. Cela a du sens?

Public: Nous avons été jetés ici pour obtenir la perle et tout ce dans quoi nous sommes est l’Adi Bouddha, c’est tout cela, y compris toute la saleté en ce moment parce qu’on dit que c’est de notre propre volonté et de la perception éveillée que nous avons extraire la perle et cette [pensée, pensée effective] qui permet que cela se produise?

Instructeur: C’est vrai. Donc, vous n’aviez pas de question? Ok bon, bon c’est correct.

Public: Vous avez dit que nous devons éliminer la fausse perception. Quelle est la meilleure façon de le faire?

Instructeur: Être éveillé. Couper à travers la fausse perception, vous devez percevoir comment vous percevez. Cela ressemble à une prise vingt-deux et c’est le cas, mais c’est la seule réponse. Je peux vous dire toute la journée quelque chose sur vous-même, mais vous ne le comprendrez pas tant que vous ne le verrez pas vous-même. N’est-ce pas vrai? Je veux dire que le commentaire de quelqu’un peut vous orienter dans ce sens, mais vous ne l’obtiendrez vraiment que lorsque vous le verrez. Voilà la compréhension. C’est précisément la façon de contourner la fausse perception. C’est élargir constamment la perception et avoir toujours cette question; est-ce que je vois vraiment ce qu’il y a à voir?

Plus important encore, cette perception n’est pas externe. C’est avant tout psychologique. C’est avant tout de remarquer; comment je vois? Est-ce vraiment moi? Ce point de vue, ce Bhava que j’ai; est-ce un désir? Est-ce répétitif? Est-ce un karma? Est-ce quelque chose d’inconscient? Et croyez-moi, ça l’est. Jusqu’à ce que vous soyez à un stade très éveillé, c’est inconscient. Donc, nous devons devenir conscients. Nous devons apporter de la lumière dans l’obscurité. Rendre l’inconscience conscient. Ce n’est pas facile. Ce n’est pas rapide. Se précipiter ne résout rien mais le rend plus compliqué.

La façon de le faire est d’être très détendue. Très patient, mais se souvenant toujours d’être ici et maintenant, dans le corps, conscient, toujours en question, toujours en expansion, en se regardant. J’ai donné une clé dans la conférence sur la façon de procéder. Soyez conscient de la façon dont vous êtes conscient. Apprenez à percevoir comment percervoir. Cherchez à voir d’où vient la vue. Ce n’est pas une chose intellectuelle. Vous ne pouvez pas simplement y penser parce que le mental ne peut pas résoudre cela. Ce n’est pas émotionnel. L’émotion ne peut pas résoudre cela. L’émotion ne voit pas. Le corps ne voit pas. Bien sûr, il transmet l’énergie à travers les sens, mais il ne voit pas réellement. Que fait-il? Telle est la question. Telle est la réponse à la méditation, et sur cette note, permettez-moi d’expliquer quelque chose.

L’ensemble de ce que j’ai expliqué aujourd’hui est un enseignement pour la méditation. Tout. Samael Aun Weor l’a dit très clairement, « les pensées doivent cesser pour expérimenter la réalité ». Pour nous, cela signifie que nous devons apprendre à méditer. Il a déclaré dans un autre livre, « il est absolument impossible de faire l’expérience de l’Être à moins de devenir un maître de méditation ». C’est dans le livre « Le Pouvoir Spirituel du Son ». Aucun de nous n’est maître de méditation et nous voulons tous faire l’expérience de l’Être. Commençons donc là où nous devons commencer. Devenez un maître de méditation. Cela signifie chaque jour faire l’expérience de la perception.

Une véritable approche de la pratique de la méditation consiste à toujours commencer en tant que débutant. Chaque fois que vous méditez. Si vous vous découragez dans votre pratique, si vous n’y croyez pas, si vous avez mal et souffrez, vous devez simplement laisser tomber. Soyez ici et maintenant, et réalisez que je ne souffre ni ne souffre vraiment, je vais bien. Je ne vais pas mourir. Ces types d’afflictions et de souffrances sont si mineurs. Les premières étapes du développement de la pratique de la méditation sont difficiles. Il n’y a pas moyen de contourner cela. Faites-y face. Affrontez-le en sachant que ce que vous allez acquérir sera inestimable. Contemplez cela un instant. Est-ce que je veux vraiment connaître la divinité? Est-ce que je veux voir Dieu? Vivez vraiment cela? De toute évidence, nous sommes ici parce que la réponse est oui, nous le voulons. Et si c’était difficile? Est-ce que cela vaut le coup? Ben oui. Ok, méditez. C’est cela. Apprenez à méditer. Devenez un maître de cela. Cela ne signifie pas devenir un maître dans les mondes internes. Cela signifie être un maître maintenant. Apprenez ce qu’est la méditation et ce qu’elle n’est pas. C’est quelque chose que vous arrivez à travers l’expérience. Il y a beaucoup de livres, beaucoup d’enseignements, beaucoup de techniques. Tous sont utiles. Personne ne vous apprendra à méditer. Vous apprenez la méditation en la faisant, et en la faisant, vous élargissez la perception. Ce n’est pas un espacement. Ce n’est pas par la répétition; comme répéter un mantra, ou répéter une pratique, ou faire un certain nombre d’heures. Ce n’est pas de la méditation. Cela ne vous mènera jamais à la méditation.

Vous pouvez accéder à l’expérience de votre Dharmakaya dès maintenant car il est en vous. La raison pour laquelle vous ne le faites pas, c’est parce que vous ne savez pas comment éveiller votre conscience. Cet éveil ne provient d’aucune sorte d’influence extérieure. Aucune technique, aucun mantra, aucun gourou, aucun Bouddha, aucun Dieu, ne peut venir vous éveiller. C’est votre Dharmakaya. C’est à l’intérieur de vous. Si quelqu’un vous faisait cela, ce serait de la magie noire. Manipuler votre mental de cette façon serait un crime. Vous devez arriver à cette expérience à travers votre propre travail. Comme Thomas l’a fait dans le poème. Comment en est-il arrivé là? L’impulsion, l’aspiration sont venus de son Intime et l’ont réveillé en réalisant que je suis ici pour une raison. Je dois retrouver mes parents. Revenir à ma racine. J’ai besoin de prendre la perle et rentrer, et il a enlevé la robe des Égyptiens. Voilà ce que nous devons faire. Ce rejet est le rejet de l’ego ; orgueil, envie, luxure, gourmandise, cupidité, etc. C’est un travail quotidien.

Public: [Nous savons que l’ego utilise l’intellect pour faire cette chose que la perception, est-ce correct? Par exemple, la perception, l’ego 97% de fois plus, donc évidemment la perception serait en grande partie ruinée. Maintenant, pourquoi ne pouvons-nous pas comme vous le savez, Shantideva met l’intellect sur le mental, non? Presque pour résumer cela pour dire que le mental me montre que c’est concret, non? Montrez-moi que cette perception est concrète, non? Dans le plan physique et le mental ne peut pas parce qu’il s’est arrêté, non? Alors, où vient-il dans la pratique de faire l’enquête tout le temps? Dites-moi que c’est correct. Montrez-moi que c’est concret. Pourquoi devrais-je vous faire confiance? Vous vous trompez 97% du temps.

Instructeur: Oui, cette approche est exactement ce dont je parle. Cela en fait partie. Il s’agit d’un type d’enquête interne. C’est exactement la même chose que Samael Aun Weor a enseignée dans le livre « La Révolution de la Dialectique ». C’est une méthode pour retourner le mental contre lui-même. Donc, que le mental se révèle être défectueux et limité. Alors, qu’il nous est révélé que nous ne sommes pas le mental. Il existe un type d’enquête dynamique qui y est utilisé et dont la base fondamentale est l’ici et maintenant; présence d’attention. Si vous êtes juste en train de penser mentalement; mental montrez-moi que vous n’irez nulle part. Vous allez devenir fou, et les gens le font. Il y a des gens qui pratiquent ce qu’ils appellent la « méditation », juste s’asseoir et penser, et penser, et penser, et penser et aller nulle part pendant des années, des années et des années. C’est très triste car c’est loin d’être le cas. La méditation ne se fait pas avec la pensée. Avec le mental. Vous devez le faire avec une expansion de l’attention, de la conscience, ce qui est complètement différent. Psychologiquement, cela semble être un changement subtil. Ce n’est pas un grand changement, mais c’est une énorme distinction. Donc, ce type d’enquête interne est bon tant qu’il est fait avec cette conscience de soi, n’est-ce pas? Cette expansion de la perception. Cela a-t-il du sens? C’est difficile à expliquer mais, oui.

Public: Quelle est la différence entre avoir des remords et des regrets et n’avoir aucun regret pour ce qu’on a fait dans le passé mais avoir des remords pour ce qu’on a fait?

Instructeur: Y a-t-il une distinction entre le remords et le regret? Ce ne sont que des mots que nous pouvons tous interpréter à notre manière, alors laissez-moi vous expliquer ce que je veux dire, ou ce que l’on entend dans les Écritures que je lis lorsque nous parlons de remords. Il y a une qualité de notre âme, de notre Être, qui ressent de la douleur quand elle réfléchit à ses actions erronées. C’est ce que l’on entend par remords. C’est une douleur dans l’âme. Elle est plus profonde que les os, elle est plus profonde que le corps, et le sang, elle est plus profonde que le mental. C’est profond et c’est une sorte de sentiment lorsque vous regardez ce que vous avez fait et que vous regardez où vous êtes arrivé, et c’est un sentiment accablant que la plupart des gens ne veulent même pas s’approcher parce qu’il y a une peur que vous allez s’y absorber et devenir fou. C’est ce que nous entendons par remords. C’est le sens de cela; Je n’aurais vraiment pas dû faire ces choses, n’est-ce pas? Malheureusement, parce que nous avons tellement d’ego ; particulièrement la fierté, nous pouvons les prendre et les rendre égoïstes, et cela peut devenir l’auto-récrimination, l’auto-dépréciation. Cette tendance à toujours parler mal de nous-mêmes, à nous rabaisser, à nous considérer comme de mauvaises personnes, comme inférieures. C’est une forme de fierté et c’est un ego. Nous devons donc faire cette distinction. Le remords de l’Être est quelque chose sur lequel nous devons réfléchir et apprendre, mais le regret ou le remords d’un ego doit mourir.

Public: Peut-on s’adonner ou éviter et percevoir en même temps ou est-ce déjà trop tard?

Instructeur: Ok, donc en évitant ou en se livrant si vous en êtes conscient, il est trop tard. Ce qui compte, ce sont nos actions. Les résultats de nos actions sont mesurés. Nos intentions ne sont pas mesurées. Notre conscience n’est pas mesurée. Que nous le voulions ou non, cela n’a pas d’importance. Ce qui compte, ce sont les résultats de nos actions. Donc, vous n’avez peut-être pas voulu blesser quelqu’un avec un commentaire que vous avez fait, mais vous l’avez fait, et vous en supportez les conséquences. Vous saviez peut-être parfaitement ce que vous disiez et n’aviez aucune intention malveillante, mais vous avez blessé cette personne. Vous payez la dette. C’est aussi simple que ça. C’est ainsi que les tribunaux du Karma examinent tout. Nous sommes pesés par les résultats. Donc, vous avez commis un crime; que vous en ayez conscience ou non n’y pèse pas. Les résultats y pèsent. Effrayant.

Public: Les corps du Kaya doivent-ils entrer dans l’Absolu? Pouvez-vous expliquer plus à ce sujet?

Instructeur: Oui, quand nous parlons de Kaya; ce mot Kaya en Sanskrit signifie corps, et il y a trois types que nous discutons principalement dans cette tradition. Dharmakaya, Sambhogakaya et Nirmanakaya. Ce sont des corps du Bouddha. Ce sont des vaisseaux ou des véhicules qui sont utilisés par l’aspect le plus élevé de qui nous sommes à l’intérieur, notre propre Dieu intérieur, ou Bouddha intérieur si vous voulez le voir de cette façon. Un initié qui se lève à travers le processus de perfection en prenant la perle du dragon, en perdant les vêtements de l’Égypte et en acquérant à nouveau la robe et le manteau des mondes internes est celui qui a terminé la Première Montagne, a terminé la Deuxième Montagne ressuscité, et prend ces Kaya comme des vaisseaux ou des véhicules de raisonnement supérieur. Il s’agit d’un type de mental lié aux Dieux. Dieux très élevés. Pas seulement des saints. Ce sont des maîtres ressuscités au niveau de Bouddha, Krishna, Jésus, Moïse, etc. Très haut. Ces Kaya ou vaisseaux ou corps ne sont pas des corps comme nous les considérons comme le corps physique. Ces corps sont indestructibles. Ce sont des aspects de l’Être qui émergent tous d’une seule chose. Ils sont tous les trois vraiment une chose; mais par étapes de beauté, étapes d’expression. Ainsi, les maîtres qui ont développé le Nirmanakaya sont des corps d’une beauté extraordinaire, des maîtres qui transmettent des quantités incroyables de lumière. Mais les maîtres qui ont développé le Sambhogokaya ont encore plus de beauté et de lumière, et ceux qui ont le Dharmakaya sont encore plus élevés. Mais chacun de ces types de maîtres ou de Dieux sont des débutants parce qu’à partir de ce stade, ils passent à un autre type de développement. Ils retournent alors à l’Adi Bouddha pour commencer en tant que débutants à ce niveau. C’est pourquoi dans le livre « La Pistis Sophia », La Bible Gnostique; Samael Aun Weor a expliqué que l’Adi Bouddha est au-delà de l’Ain, et seuls ceux qui ont le Dharmakaya y entrent. Et pourquoi y entrent-ils? Pour Continuer. Donc, nous avons tous ici du mal à comprendre ces concepts vraiment difficiles, mais il y a bien plus que cela; beaucoup, beaucoup, beaucoup, plus. Et croyez-moi; ce n’est pas ennuyeux. À notre avis, cela semble être le cas parce que nous ne comprenons pas. Nous ne pouvons pas le comprendre car il est si profond. Mais il y a des niveaux et des niveaux et des niveaux.

Sachez que dans cette tradition, nous parlons de transmutation, de psychologie et de méditation, et comment nous développer et nous préparer lorsque nous parlons de la création des corps solaires; les corps solaires astral, mental, causal, et nous en avons besoin. Mais malheureusement, certains étudiants pensent que c’est tout. Qu’une fois que vous avez ces corps, vous pensez à une sorte de plateau et vous êtes en route vers le ciel, et ce n’est pas du tout comme cela. Samael Aun Weor a expliqué très clairement encore et encore que la création des corps est nécessaire. Ce n’est pas l’illumination. Ce n’est pas la libération. Cela ne signifie pas que vous avez tué votre ego. Et la preuve en est partout sur la planète. Tous ces chefs spirituels qui peuvent avoir créé un ou plusieurs corps solaires mais qui ont un énorme ego à la fois. Ils ont donc accès à la lumière et peuvent enseigner de belles choses, mais ils ont aussi beaucoup d’ego et créent beaucoup de problèmes. Ainsi, le véritable développement commence après la création des corps solaires lorsque l’initié doit alors détruire l’ego dans son intégralité. Après cela, on devient un véritable maître. Après la résurrection. C’est alors que l’ego est complètement mort. Même alors, il y a danger. Donc, ce qui est important pour nous de réaliser, c’est que nous avons besoin d’enseignants, nous avons besoin d’enseignements, nous avons besoin des Écritures, nous avons besoin de la sangha, de la communauté, mais la véritable sangha n’est pas dans le monde physique. La véritable communauté d’enseignants et de maîtres dont nous avons besoin n’est pas dans le monde physique. C’est pourquoi, dans cette école, nous insistons pour souligner; ne nous suivez pas. Ne nous élèvez pas. Ne nous considérez pas plus que des amis. Parce que nous ne le sommes pas. Ceux que vous devez suivre sont les maîtres dans les mondes internes. Ils sont Jésus, ils sont Samael, ils sont Bouddha, ils sont Padmasambhava. Tous ces maîtres. Ce sont ceux sur lesquels vous pouvez compter et sur lesquels vous pouvez compter. Personne physique. Samael Aun Weor l’a déclaré. Il a dit « ne suivez personne dans le monde physique ». Aucun des Gnostiques ne s’en souvient. Aucun d’entre eux. Ils cherchent tous à suivre ce groupe ou à suivre cet autre groupe. Ils désobéissent à l’urgence que leur propre Être leur donne pour suivre l’Être. Ils veulent mettre une personne physique sur un trône et suivre leurs ordres et penser oh maintenant que je les suis, tout va bien se passer. C’est une auto-tromperie.

Public: Qu’en est-il des quatre épreuves liées aux quatre points cardinaux et à l’expansion du mental?

Instructeur: Je l’ai abordé un peu dans cette conférence que ce que nous rencontrons dans notre vie de tous les jours, ce sont les problèmes, les difficultés, le traitement de notre Karma. Certains Gnostiques pensent que les épreuves auxquelles on fait face sur le chemin sont seulement dans les mondes internes dans les rêves. Ils se trompent. Nous sommes constamment confrontés à des épreuves quotidiennes. Et ces épreuves ont la saveur des éléments. Et vous pouvez étudier cela dans les livres et dans les conférences. Au final, ce qui compte, c’est de ne pas s’identifier. Et dans les moments où nous nous sentons identifiés; de prendre conscience de cela, de remettre en question cela et de ne pas agir par identification lorsque nous ressentons de la colère, de la frustration, de la douleur, ou aussi de l’extase dans le cœur, en nous sentant super heureux ou super attachés. L’attachement est l’ego. Quand on est attaché à une personne, un lieu, une idée; c’est égoïste. Complètement. L’Être n’est pas attaché. Jamais. Regardez Bouddha assis et face à ses épreuves. Il n’était attaché à rien. Il était simplement conscient, éveillé, et tout s’est passé et est parti, et il est resté le même, perspicace, détendu et en paix. Et lorsque nous ressentons une perte de cela, nous sommes identifiés. Rappel simple. Si nous ne nous sentons pas détendus, sereins, en paix, nous sommes identifiés, avec quelque chose. Avec quoi? Mais ne vous y trompez pas car parfois le sentiment de sérénité et de paix que nous avons est aussi une identification. Quand nous obtenons ce que nous voulons. Nous entrons dans une nouvelle relation avec quelqu’un et nous nous sentons tellement heureux et nous nous sentons tellement détendus; comme oh maintenant j’ai trouvé quelqu’un et tout va bien se passer. Ce n’est pas nécessairement une qualité de l’Être. Cela peut aussi être égoïste. Nous devons toujours remettre en question. Surtout à notre niveau tout remettre en question. Alors, étudiez ces éléments dans les épreuves en profondeur et surveillez-les dans votre vie quotidienne. Ils seront là.

Public: Qu’est-ce que cela signifie qu’il y a toujours un danger après la mort de l’ego? La perception n’est-elle pas assez claire pour voir le chemin?

Instructeur: Il y a toujours un danger pour tout initié, pour tout Dieu. Une fois que l’ego est mort, l’Être est pleinement présent, le Dharmakaya est entièrement accessible, entièrement disponible, mais il passe par des étapes de développement. Grâce à ce processus de développement, l’initié Thomas le fils, l’enfant, peut s’identifier, même en connaissant. Et il y a des exemples de cela. Et le danger le plus grave est l’amour. Ces êtres qui vivent dans cet état que nous ne pouvons même pas comprendre parce qu’il est si pur, si pur et si beau peuvent en fait se tromper en tombant amoureux. Et cette simple et belle qualité peut suffire à déclencher la réémergence de l’ego en eux. Donc, voyez même une vertu peut déclencher la chute. Et ce que cela souligne, c’est l’énorme besoin d’équilibre dans l’âme, dans la conscience, dans l’Être. À titre d’exemple, permettez-moi d’expliquer quelque chose de significatif. De nombreux étudiants du Bouddhisme qui étudient le type de philosophie que nous vous avons présenté aujourd’hui sur le Dharmakaya suivent des traditions telles que Zhogchen, Hatha Yoga, Mahamudra et d’autres écoles Mahayana, et ils travaillent avec des pratiques dans lesquelles la méditation consiste à apprendre à accéder à l’état de Dharamakaya et deviennent familiariser avec lui. Ainsi, ils travaillent à travers les étapes de Shamatha et Vipassana afin d’équilibrer la perception afin qu’ils deviennent très sereins afin que l’état de naturel et de clarté émerge. Or, les écritures dans lesquelles ils étudient qui expliquent que dans cet état de conscience, état d’attention, tous les phénomènes sont naturellement auto-libérés, ce qui est vrai, mais ces étudiants font l’erreur de penser que cela signifie que l’ego est dissous, que l’ego est spontanément éliminé, et ce n’est pas le cas. La preuve en est que vous pouvez avoir ces expériences dans cet état de conscience, l’état de Bhava, et sentir que le corps lui-même est vide et les étudiants de méditation l’expérimentent. Vous vivez le corps comme complètement vide, totalement léger, vague, sans substance. C’est cela. Même les scientifiques le savent. Si vous descendez dans la profondeur, nous ne sommes presque rien. Entre tous les morceaux de l’atome se trouve juste un espace vide, il n’y a rien là-bas. Votre perception peut atteindre le niveau de voir cela, mais lorsque cette expérience est terminée, vous revenez et le corps est toujours là. Il en va de même pour l’ego. Ce n’est pas parce que vous avez élargi la perception de quelque chose et vu que ce n’est pas ce que vous pensiez que cela a existé. C’est une chose de voir le vide de quelque chose mais c’est une autre chose de le tuer. L’ego doit être tué. C’est un processus psychologique. C’est un processus de Tantra.

Public: Vous parlez de méditation. Vous avez dit que votre méditation ne consiste pas à penser, à ne pas répéter quelque chose, à vous endormir ou quoi que ce soit et à parler de conscience, et je me souviens que maître Samael, il parle souvent d’un état de somnolence en méditation. Pouvez-vous expliquer comment cela fonctionne? Est-ce que cela a quelque chose à voir avec le fait qu’on doit être comme dans un état de conscience intermédiaire? Comme éveillé ou quelque chose comme cela?

Instructeur: Dans les enseignements, Samael Aun Weor souligne qu’un état de somnolence est indispensable pour méditer correctement. Alors, expliquons cela un peu pour que vous puissiez comprendre, car dans certaines traditions, en particulier dans les traditions de méditation bouddhiste, ils vous disent que le sommeil et la somnolence sont du poison et qu’il faut à tout prix les éviter. Nous devons comprendre qu’il y a une différence dans la façon dont le mot est appliqué. Ce que Samael Aun Weor parle de somnolence n’est pas une somnolence d’attention. C’est un état profond de relaxation du corps, de sorte que lorsque vous vous allongez pour dormir ou faites une sieste, votre corps devient très détendu, n’est-ce pas? Automatiquement, et vous vous endormez. Donc, il y a une variété de moments dans cette transition dont nous ne sommes pas conscients. Nous devenons juste inconscients. Le méditant apprend à prendre conscience de ce processus et à profiter de ces états. Ainsi, le méditant apprend à contrôler cette relaxation comme le cadran d’un instrument. Le corps est l’instrument et vous apprenez à détendre le corps juste assez pour que le corps, le cœur, le mental devient calme. Il y a un moment dans ce processus de relaxation où il devient très facile de voir les images. Là où le rêve commence. C’est la porte dont nous voulons profiter pour la médiation. Pour en être conscient. Pour l’utiliser. Donc, il faut de l’habileté mais tout le monde peut l’apprendre parce que nous le faisons tous tous les jours. Juste sans conscience. Si vous apprenez à le faire avec conscience, vous apprenez à méditer efficacement. Cela ne signifie pas que vous perdez conscience de vous-même. Si vous perdez conscience, vous devez étudier et travailler pour ne pas le faire. Cela a du sens?

Public: Comment gérons-nous les remords et les erreurs?

Instructeur: Souvenez-vous de vous et priez et méditez. Aussi simple que cela.

Merci beaucoup.

Vous pouvez retrouver cet article en version Anglaise: Our True Nature

Bhavachakra: La Roue du Devenir
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