Écrit par : Samael Aun Weor   Catégorie : Conférences de Samael Aun Weor

Les Nombreuses Parties de Notre Être

Je veux que les frères et sœurs sachent d’une manière très claire et évidente qu’au Tibet Oriental, il y a des yogis qui se sont consacrés à la méditation profonde, certains sages, ont réussi à atteindre l’immobilité et le silence du mental, de manière profonde et définitive, puis, ils ont atteint le satori des sages.

Quand le mental est calme, quand le mental est silencieux, le nouveau arrive. Dans un état d’immobilité parfaite et de silence du mental, l’essence parvient à s’échapper, elle est sauvée, elle sort de l’ego, elle participe à la réalité. L’essence en dehors de l’ego peut faire l’expérience d’un « élément » qui transforme radicalement. L’essence en dehors de l’ego atteint l’illumination.

J’ai dit qu’au Tibet, dans certaines grottes de l’Himalaya, certains yogis ont atteint l’immobilité et le silence du mental, alors leur essence pouvait faire l’expérience de la réalité, pouvait goûter l’extase, le samadhi des saints ; cependant, il y a des avantages et des inconvénients dans tout… Cette classe de mystiques ne s’est jamais consacrée à la destruction de leur ego animal, ils ne se sont préoccupés que de devenir maîtres du samadhi et ils y sont parvenus, mais ils n’ont pas détruit l’ego animal. Dans la vie, basée sur la discipline, le judo psychologique, on pourrait dire, ils ont atteint l’extase, le samadhi, ils sont devenus, disons, des experts en samadhi ; ils ont appris à faire ressortir leur essence de l’intérieur de leur ego en faisant l’expérience du samadhi, mais puisqu’ils n’ont pas dissous leur ego, en effet, leur avancement était nul.

Après la mort, cette classe de yogis habitués au samadhi, habitués à la discipline du mental, ont réussi à extraire l’essence de l’intérieur de leur ego, et se sont immergés dans des états nirvaniques ou paranirvaniques ou ont flotté dans l’atmosphère des planètes du Christ, mais après le samadhi ils retournèrent (comme le génie de la lampe d’Aladdin) vers la bouteille, c’est-à-dire vers l’intérieur de leur ego.

Puis, incontestablement, ils sont retournés à une nouvelle existence et aujourd’hui ce sont des gens communs et ordinaires ; cependant, en Orient, ils sont encore présumés libérés, on pense toujours qu’ils ont été de grands mahatmas…

Donc, je veux que vous sachiez que la chose fondamentale est la destruction des agrégats psychiques. Mais que sont les agrégats psychiques? De toute évidence, ils sont la personnification vivante de nos défauts psychologiques : colère, cupidité, luxure, envie, orgueil, paresse, gourmandise, etc., etc., etc. Ces agrégats (comme quand on envoie un agrégat d’orgueil à l’ambassade d’Allemagne) vivent à l’intérieur de nous, par milliers, et souvent par millions.

Au Tibet Oriental, il y a des disciples très patients. Certains d’entre eux, affiliés à tel ou tel « adepte », restent souvent, des journées entières, tolérant les insultes, les réprimandes, les coups de pied, voire les coups, etc., etc., etc., de l’« adepte » bien connu ; les disciples attendent que les agrégats passent (les agrégats de l’adepte), dès qu’un agrégat de colère est à l’intérieur de l’adepte, ainsi qu’un autre agrégat d’envie, d’amour-propre, etc. Bien sur, nous parlons des adeptes non qualifiés.

Il existe deux types d’adeptes : qualifiés et non qualifiés. Le disciple doit souvent supporter un de ces adeptes non qualifiés : attendre qu’un agrégat passe et être insulté, qu’un autre passe et recevoir un coup de pied, qu’un autre passe et recevoir un coup de poing, qu’un autre passe, et recevoir une gifle, laisser passer un autre et recevoir une insulte, laisser passer un autre, et recevoir une très forte réprimande et le disciple attend, attend que tous ces agrégats qui sont à l’intérieur du maître (et qui appartiennent au maître) passent, et finalement, dans l’un de ces nombreux moments, l’essence du maître parle (le maître lui-même, l’Être, parle) et donne des instructions. Lorsque cela se produit, le disciple écoute alors, très dévotement, l’enseignement, la doctrine, puis attend patiemment que les divers agrégats passent jusqu’à ce qu’une autre occasion se présente.

Comme vous pouvez le voir, les agrégats psychiques sont un véritable problème…

Les Bons

Les Bons (བོན), la communauté Bons, ont été décrits comme des « magiciens noirs ». Blavatsky (H.P.B., auteur de « La Doctrine Secrète ») parle férocement contre les Bons et les Drukpas [« dragons »], les qualifiant de « magiciens noirs ». Je n’ai rien à dire sur les Drukpas, ce sont certainement des magiciens noirs, ils possèdent des pouvoirs fatals de sorcellerie et de magie noire (« ce sont des adeptes de la main gauche ou de la main noire »)… Mais en ce qui concerne les Bons, les choses changent ; les Bons n’ont pas été compris. Blavatsky les juge, simplement, comme des « magiciens noirs » mais ils ne le sont pas. C’est une communauté très radicale, et c’est tout.

Si un aspirant à l’initiation frappe à la porte d’un temple Bon, il aura de belles surprises : les Bons sont terribles. Le gourou y apparaît avec une mitre rouge sur la tête, une tunique couleur de sang, un collier au cou avec des crânes purs, des ossements de morts et un poignard ensanglanté dans la main droite ; c’est ainsi qu’apparaît le gourou des Bons. Il interroge le néophyte : « Que veux-tu, que veux-tu dans ce monastère? »

Et puis le néophyte dit : « Ce que je veux, c’est me libérer, je n’aspire pas à être un adepte, ou un mahatma, ou un hiérophante, rien de tout cela, mais à me retirer du monde pour toujours… »

« Eh bien, ce que tu veux, c’est te libérer une fois pour toutes, te retirer de la scène de l’univers? »

« Oui, c’est ce que je veux!… »

« Si c’est ce que tu veux, signe ici. Maintenant, prononce ce mantra! » Et il lui donne le mantra ; le néophyte prononce le mantra et tombe instantanément mort. Je connais ce mantra. Si je le prononçais ici, devant vous, je tomberais instantanément mort ; Je le connais, je sais comment le prononcer aussi. Une fois hors du corps, le néophyte est intensément instruit par la communauté Bon : on lui apprend à désintégrer les « Moi » hors du corps, avec l’aide de la Mère Divine Kundalini.

Et après qu’il ait déjà désintégré une bonne quantité, ils le passent dans l’un de ces royaumes qui existent dans les mondes supérieurs. Cela peut être le royaume du Bouddha Maitreya ou le « royaume des cheveux dorés », ou le « royaume de la grande concentration », etc., etc., etc.

Mais bon, avant d’entrer dans ces royaumes, le néophyte doit passer par de terribles épreuves, à savoir, le loup du karma hurlera, et il devra rester calme. S’il ne sait pas rester calme, il retournera dans un nouveau utérus. Alors, il sera attaqué par de terribles démons, il devra rester impassible ou il se réfugiera dans un nouveau utérus, et il aura perdu son temps. La foudre et les orages tomberont sur sa tête ; s’il sait être serein, il ne cherchera pas refuge. S’il cherche refuge dans une grotte, en essayant de sortir de là, il remarquera que sa corde d’argent aura été attachée à cette grotte, et cette grotte n’est rien de plus qu’un nouveau utérus. Il se verra parmi une multitude de couples en train de copuler, s’il sait être serein, sans éprouver d’attirance ni de dégoût pour personne, il évitera de tomber dans un nouveau utérus,

Il sera vu, alors, dans de multiples tests. Enfin, le Père-Mère le soumettra à des épreuves rigoureuses, s’il est vainqueur, alors il aura le droit d’être dans un paradis (comme je vous l’ai déjà dit), comme celui de Tlalocan ou le « royaume des cheveux longs », ou le royaume de la grande concentration, ou le royaume de Maitreya etc., etc., etc.

S’il sait être serein, il y poursuivra son travail de désintégration des « Moi » avec l’aide de Devi Kundalini Shakti, enfin, il s’immergera, innocent et pur, dans l’océan de la grande réalité, parmi les grands Alaya de l’univers. Il se sera affranchi du monde, il sera un élémental innocent dans le mental universel de la vie, absolument heureux, mais sans maîtrise, sans jamais avoir atteint l’adeptat ; c’est comme ça que sont les Bons…

Maintenant, si le néophyte qui a frappé à un monastère Bon choisit l’initiation, le chemin de l’adeptat, il sera emmené dans une montagne isolée, obligé de dormir dans une humble maison, dans une hutte sur la montagne, et à minuit, il entendra les cornes, les cornes faites d’os de moines Bons morts. Ces moines s’approcheront de lui en lui faisant voir le danger du chemin qu’il a choisi. S’il insiste malgré tout de suivre le chemin direct, il sera placé une fois pour toutes sur la base du travail : tous ses « Moi » seront invoqués, et avec des formules chimiques spéciales ils seront matérialisés devant lui, dans la hutte où il dormait. Là, il les verra, et là, ils ne le laisseront pas seul, toute la nuit, à se battre avec les démons. Et s’il parvient à survivre, si un de ses propres démons ne le tue pas, le lendemain, eh bien, on lui apprendra les mystères du sexe.

Mais, quant aux « Moi », après les avoir connus, il sait déjà ce qu’il lui reste à faire : il va se consacrer à les désintégrer dans la vie, non pas après la mort, mais dans la vie…

On lui enseigne le Tantra sous serment, et il lui est immédiatement donnée une prêtresse avec laquelle travailler, pour suivre les mystères tantriques sous la direction du gourou ; et s’il échoue sexuellement, ils l’éliminent, ils le désincarnent pour sa maladresse. C’est l’initiation Bon…

Bien sûr, le néophyte commence alors à travailler avec la dissolution de l’ego, dans la création des corps existentiels de l’Être, à travers le Tantra Oriental, et le troisième facteur [la charité] s’exercera en répandant la doctrine Bon dans tout le Tibet, dans tout l’Himalaya.

Ainsi, l’élimination de ces « Moi » ou agrégats psychiques est également fondamentale dans l’initiation Bon.

Vous voyez que c’est un ordre très radical. Ce n’est pas un ordre de superstitions, mais profondément radical. Il est confondu avec la magie noire parce qu’elle est radicale. Blavatsky a dit que c’était un ordre noir ou une école de magie noire, mais ce n’est pas le cas. Ce qui se passe, c’est qu’ils sont très radicaux et féroces.

Quiconque frappe à un monastère Bon, je dirais, est pratiquement confronté à la mort. Ceux qui frappent à ces monastères sont rares, bien sûr ; beaucoup préfèrent d’autres écoles. Mais pour rejoindre un monastère Bon, eh bien, il faut être prêt à mourir une fois pour toutes, bien sûr que vous le ferez ; ou l’auto-réalisation ou la libération. Pour ces raisons, cette école est redoutée, cet ordre est très sérieux…

Il y a aussi des lamas dans l’Himalaya qui prennent des dakini (dames qui marchent à travers les nuages, dit la sagesse du Tibet) comme épouses-prêtresses ; il y a aussi des adeptes-dames qui prennent un daka [deva] comme époux pour travailler dans la forge des cyclopes.

Dakini

Les élémentaux supérieurs sont très intéressants. Il y a des élémentaux supérieurs dans le règne animal supérieur : éléphants, chameaux, aigles, chiens, chats, serpents, etc. Tôt ou tard, ils doivent entrer pour la première fois dans un organisme humain. Lorsqu’un de ces élémentaux entre pour la première fois dans un organisme humain, si l’élémental le fait en prenant un corps féminin, parce que cet élémental est quelque chose d’intéressant, cette dame reçoit le nom de « fée », une « femme-fée ».

Cette femme-fée est connue par les signes sur son corps, par certaines marques sur son corps. Elle est très « convoitée », une femme-fée par les moines, par les lamas Tibétains, ils la prennent comme prêtresse pour le travail de l’auto-réalisation intime de l’Être. Elle est complètement innocente et possède de merveilleux pouvoirs, c’est pourquoi elle est très « convoitée » par les lamas et les monastères.

Une femme-fée n’a pas encore d’ego, elle est, soit dit en passant, assez pure, et bien sûr, généralement, un lama la prend pour épouse, ou un moine très avancé ou un adepte Tibétain. Cette science, malheureusement, dans le monde Occidental est peu connue ; c’est assez intéressant…

Ce que nous devons faire, c’est éliminer les agrégats psychiques. Ces agrégats sont donc comme des démons vivant à l’intérieur du corps. Tout agrégat a trois cerveaux : l’intellectuel, l’émotionnel et le moteur-instinctif-sexuel.

Quant à l’intellectuel, il existe dans le cerveau ; le moteur est donc dans la partie supérieure de l’épine dorsale ; et quant à l’émotionnel, eh bien, il est dans le cœur. Tout agrégat psychique a donc trois cerveaux. Tout agrégat a, disons, une certaine quantité d’essence embouteillée. Ces agrégats posent problème. Dans chacun d’eux, il y a un certain pourcentage de conscience embouteillée, et c’est très sérieux, très sérieux.

Les Deux Faces de la Lune

Plusieurs fois, nous avons parlé ici de la Lune, et aujourd’hui nous le répéterons encore. Il a deux faces : la face visible (qui nous illumine la nuit) et la face cachée (qui ne se voit pas). C’est aussi le cas de la lune psychologique, celle que nous portons à l’intérieur de nous. Sa face visible est composée de toutes sortes de défauts psychologiques qui ressortent, qui se voient à l’œil nu ; mais il y a une face cachée, occulte, qu’on ne voit jamais, en elle nous portons le secret, les démons cachés.

Quelqu’un m’a dit, ici, à une occasion, que là-bas (et je suis désolé de le dire), un instructeur, je ne sais qui, enseignait, là, les frères, à travailler avec les démons de la lune noire… pour les dissoudre à travers la Kabbale… Eh bien, naturellement, je n’avais pas d’autre choix que de sourire. Je ne sais pas ce que c’est réel, de vrai. Car pour entrer travailler avec les démons de la lune noire, c’est-à-dire la partie sombre ou cachée de la lune psychologique, il faut d’abord avoir passé une vie de sacrifices, nombreuses, il faut avoir dissous tous les démons de la lune blanche, et c’est un travail très long, très difficile, dans lequel presque toute une vie est passée.

Ce n’est que lorsque le triomphe a été atteint que l’on peut se permettre de désintégrer les démons du côté obscur de notre lune psychologique, c’est-à-dire la lune noire. Vous devez être très prudent dans l’instruction, car parfois vous pouvez faire une erreur, malheureusement!

Là-bas aussi, on m’a dit, que je ne sais qui enseignait déjà dans l’antichambre, ou je ne sais qui, avait commencé à enseigner la clavicule du roi Salomon, la clavicule pour appeler les entités dangereuses des mondes internes. Bien entendu, en cette matière d’instruction de l’antichambre, il faut prendre le plus grand soin, car celui de manier la clavicule du roi Salomon, ce n’est pas des « enchiladas », c’est pour des gens qui ont déjà une discipline formidable, qui peuvent, parfaitement, faire face aux puissances des ténèbres, qui ont une formation, disons, numéro un, dans le domaine de la magie pratique.

Tout cela, ce sont des choses d’ici, de la troisième chambre, dont il faut éviter de parler dans la deuxième chambre, la première chambre, ou simplement dans l’antichambre. Ce qui se dit dans cette salle doit rester secret. Car si dans l’antichambre on va savoir de quoi on parle ici en troisième, alors, où est le silence, où est la vertu du silence, et où est la didactique des enseignements?

Les gens de l’antichambre deviennent confus en écoutant les enseignements qui sont donnés dans la troisième chambre, parce qu’ils n’ont pas la préparation pour cela ; cela est évident. Donc, nous devons être très prudents lorsque nous donnons les enseignements.

Dans tous les cas, il est nécessaire de se connaître profondément. Tant qu’on ne se connaîtra pas soi-même, tant qu’on ne connaîtra pas ses mondes internes, on connaîtra encore moins les mondes internes de la planète Terre ou du système solaire, ou de la galaxie dans laquelle nous vivons. Si quelqu’un veut connaître les mondes internes de la Terre ou du système solaire, ou de notre galaxie, il faut commencer par connaître ses mondes internes ; cela est évident. Sinon, si on ne se connaît pas, on connaîtra encore moins l’univers et les dieux…

Dans le domaine de l’ésotérisme, il y a beaucoup de charlatans. Ceux-ci sont dues au manque d’adéquation en matière de recherche ésotérique…

À une certaine occasion, j’ai dû contempler quelque chose de très important : ce n’était rien de moins que le bodhisattva du maître Joani, le voyant de Patmos. Certes, ce maître Joani, le maître lui-même, est celui qui a écrit « l’Apocalypse » de Saint Jean (et je l’ai découvert), mais son bodhisattva était tombé. Il faut distinguer, parfaitement, entre ce qui est le maître en lui-même et ce qui est son bodhisattva. Le bodhisattva du voyant de Patmos, l’auteur de « l’Apocalypse », est dans la boue de la terre, et il est tombé! Malheureusement, il est plongé dans l’abîme, dans la boue, endormi…

Eh bien, à une occasion, je le répète (c’était assez intéressant), j’ai dû entrer en contact avec ce bodhisattva. À cette époque, il s’était déjà désincarné, et il avait, dans ses corps internes, tous les « Moi » qu’il n’avait jamais dissous. Quand il m’a serré la main, après sa mort, je l’ai senti très froid, car il n’avait pas éveillé le feu sacré. Il avait l’air d’un géant énorme, gros, obèse, horrible, et il portait en lui les « moi », et cela m’a beaucoup fait réfléchir… Mais, quand on regarde le maître, le voyant, l’Être, celui qui a écrit « l’Apocalypse », on voit comme il est différent! Parce qu’une chose est l’Être et une autre chose est le bodhisattva. Ceux qui sont des bodhisattvas tombés portent les agrégats psychiques à l’intérieur, et c’est malheureux, très malheureux…

Dans la vie, je me souviens du cas où cet homme avait rejeté mon livre intitulé Les Mystères Majeurs. Il avait été envoyé d’ici, du Mexique, et c’était malheureux pour moi, c’est pourquoi j’ai dû l’expulser de notre institution. Il avait même parlé contre le grand arcane, et des choses comme ça ; il avait pris les armes contre nous…

Hors du corps, à cette occasion, j’ai invoqué son dieu intérieur, c’est-à-dire son grand Être, son Être réel, et devant lui je lui ai posé une certaine question. Aussitôt il l’interpréta à sa façon, l’ego a pris la réponse à sa manière, et ce qui était contre lui, il l’a prise à sa manière, a immédiatement tout mal interprété. C’est pourquoi vous pourrez voir clairement que tant que quelqu’un a les agrégats psychiques à l’intérieur, même s’il jouit de la capacité d’extase, de samadhi, tout sera mal interprété, il fera des interprétations erronées. L’ego se chargera d’interpréter ce qui est perçu, ce qui est ressenti, et le traduira selon ses propres préjugés, selon ses préjugés ou concepts, etc.

C’est pourquoi, pour devenir un investigateur convenable, il est nécessaire de désintégrer les agrégats, car si on ne les désintègre pas, on marchera sur le chemin de l’erreur, on interprétera mal tout dans les mondes supérieurs.

La désintégration des agrégats demande beaucoup de vigilance, beaucoup de force.

La première chose qui est nécessaire pour désintégrer tout agrégat est un défi. Sans aucun doute, dans le domaine de la vie pratique, les défis sont nombreux.

Différentes impressions, différents événements viennent au mental : jalousie, colère, cupidité, luxure, haine, etc., etc., etc.; c’est justement dans le domaine de la vie pratique que nous pouvons nous découvrir, car en relation avec nos amitiés, ou en relation avec les personnes au travail, ou en relation avec les personnes à la maison, etc., les défauts que nous avons cachés font spontanément surface, et si nous les voyons, alors nous pouvons parfaitement les comprendre à travers la méditation.

Un défaut qui a été appréhendé grâce à la technique de la méditation dans tous les niveaux du mental doit être désintégré.

Il y a deux situations dans lesquelles on peut désintégrer tout agrégat psychique : un célibataire (quelqu’un qui n’a pas d’épouse-prêtresse) ou une célibataire (une femme qui n’a pas d’époux-prêtre) pourra comprendre dans la méditation tout défaut qu’il ou elle a observé dans la vie pratique, et alors ils supplieront dans la prière à leur Mère Divine Kundalini, de désintégrer tel défaut, tel agrégat psychique qui le personnifie ; cet homme ou cette femme célibataire sera aidé (ou assisté) et leur Mère Divine les aidera… Mais un célibataire (ou une célibataire) ne pourra éliminer, disons, que 50% des éléments inhumains. Il leur est impossible de parvenir à une élimination à cent pour cent, car il existe certains agrégats très résistants qui ne se désintègrent pas si facilement. Ils ont une chose : une constitution d’acier. Dans ces cas, il faut faire appel à des armes plus puissantes, il faut descendre à la neuvième sphère, travailler avec la lance de Longinus, c’est seulement de cette façon, avec cette lance, que nous pouvons percer ces agrégats, les désintégrer.

La Mère Divine est renforcée par le pouvoir électrique, par cette force sexuelle électrique de l’être humain. Bien sûr, il est évident qu’un couple travaillant dans la forge des Cyclopes a une puissance extraordinaire, la Mère elle-même reçoit une puissance électrique extraordinaire quand on travaille dans la forge des Cyclopes. Elle, renforcée de cette puissance, pourra désintégrer n’importe quel agrégat, le réduire en cendres.

Mais je dois dire que vous devez d’abord bien comprendre l’agrégat que vous voulez désintégrer ; une fois que l’agrégat est compris, il peut être dissous avec la pointe de la lance. La Mère Cosmique pourra manier cette arme d’Éros pour désintégrer l’agrégat en question et l’essence sera libérée.

Au fur et à mesure que nous désintégrons ces agrégats, l’essence s’éveillera. Et lorsque l’annihilation absolue de tous les agrégats aura été réalisée, seule l’essence restera en nous. Cette essence, en elle-même, est belle ; et de cette beauté émane ce qu’on appelle « amour », « fraternité », « sagesse », etc.

Évidemment, comme je l’ai dit, une chose est d’annihiler ou de désintégrer les défauts qui ressortent à l’œil nu, qui correspondent au monde de la lune que l’on voit, et une autre chose est de désintégrer ou d’annihiler les agrégats de la partie obscure ou cachée de la même lune psychologique.

Dans tout il y a des degrés et des degrés. Il faut d’abord commencer par l’aspect psychologique visible à l’œil nu, avec la face de la lune que l’on peut voir à l’œil nu, et ensuite il faut passer à un autre aspect : travailler avec les éléments inhumains qui se cachent entre les partie cachée de la lune, dans ce qu’on ne voit pas.

En tout cas, si ces agrégats ne sont pas brisés, alors il n’est pas vraiment possible d’atteindre l’éveil de la conscience, ce qui est essentiel pour devenir un véritable chercheur compétent de la vie dans les mondes supérieurs. Ce sujet est formidable! Mais il est urgent de comprendre ce que l’on veut dire…

Alors, mes chers frères et sœurs, il faut désintégrer les agrégats. Une partie se désintègre par simple méditation, en priant la Mère Divine, mais le tout se désintègre dans la forge des Cyclopes, avec la « lance d’Achille ». Mais si l’on ne désintègre pas ses propres agrégats, on perd misérablement son temps ; cela est évident.

L’illumination est très importante. Mais l’illumination ne sera pas obtenue par le spiritisme, par des médiums ou des canalisateurs ; si tous les agrégats psychiques que nous portons en nous ne sont pas brisés, l’illumination profonde et définitive ne sera pas atteinte non plus.

Il y a des défauts qui ressemblent vraiment à des vertus ; et il y a des vertus qui ressemblent à des défauts. Et tout cela doit être compris…

Il est aussi vrai et absolument vrai que les vertus mal utilisées sont un obstacle à l’éveil de la conscience et peut causer beaucoup de dégâts sur la surface de la terre.

Dans ce chemin que nous suivons, et qui nous conduira à la libération finale, l’important est la compréhension créatrice. Il est essentiel que nous soyons honnêtes avec nous-mêmes, que nous fassions, dirions-nous, un bilan des comptes, pour savoir ce qu’il nous reste et ce qui nous manque. Il faut que nous soyons honnêtes avec nous-mêmes, si nous voulons une réelle avancée.

Le chemin est droit, étroit et difficile ; celui qui le foule fermement atteint la libération finale. Mais vous avez besoin de cet élément appelé « compréhension ». Ce n’est qu’en comprenant les besoins psychologiques intérieurs que nous pourrons avancer sur le véritable chemin ; telle est la crue réalité des faits.

Notre Être Intérieur

Mes frères et sœurs, vous devez essayer de mieux vous comprendre. Il existe trois types de relation : la relation avec notre corps (si nous sommes mal relationnés à notre corps, alors les maladies arrivent) ; le rapport à l’environnement (si on ne sait pas se rapporter à l’environnement qui nous entoure, on crée des conflits) ; et la relation à soi-même (qui est la plus importante de toutes!). Et il n’est pas possible de jouir des pouvoirs, de l’illumination, si l’on ne sait pas se rapporter à soi-même.

Les pouvoirs font partie de l’Être. Notre Être intérieur (je ne veux pas dire l’ego, mais l’Être) a de nombreuses parties autonomes, auto-conscientes et divines. Si l’on ne sait pas comment se rapporter à ces différentes parties de l’Être, on ne peut pas jouir des pouvoirs magiques mentionnés, par exemple, par A.P. Sinnett, dans son livre sur Blavatsky, etc.

Les pouvoirs font partie de l’Être. Notre Être a de nombreuses parties autonomes, auto-conscientes et divines. Par exemple : on nous parle d’Anubis, le grand maître du karma. Oui, c’est une réalité Anubis et son temple, dans l’ancienne Égypte des pharaons ; mais nous avons aussi dans notre Être, dans l’intimité, un Anubis particulier, qui est une partie de notre Être qui applique la loi à nous-mêmes.

On parle de Minerve, la déesse de la sagesse, mais nous avons aussi dans notre Être, une Minerve à nous, qui donne la sagesse.

On parle de Métatron, qui était Enoch lui-même, l’auteur du Tarot, qui a construit sur le Mont Morya un temple souterrain de neuf étages, et en bas, au neuvième étage, il a déposé le trésor (« celui qui a l’intelligence qu’il comprenne, car il y a de la sagesse à l’intérieur »…), mais nous avons aussi un Métatron (lié à notre épaule droite) qui fait partie de nous-mêmes, de notre propre Être, qui enregistre nos bonnes actions dans le livre de la loi.

On parle d’un Sandalphon (celui-ci est lié à l’épaule gauche), mais non seulement le Sandalphon macrocosmique existe, mais il y a aussi un Sandalphon microcosmique, une partie de notre propre Être qui enregistre les mauvaises actions que nous faisons, et est lié à l’épaule gauche.

Dans le temple de la loi, le lion d’or (Égyptien) apparaît toujours, à l’entrée… le lion de la loi! On dirait plutôt que le lion de la loi part à la rencontre de cette humanité perverse, maintenant, dans cette ère du Verseau qui commence. Comme il rencontrera aussi cette pauvre humanité, qui vit ici, dans le district fédéral. Parce que dans quelques jours il y aura un terrible tremblement de terre ; bref, le lion de la loi ne manque jamais dans l’action ; cela est évident. Nous avons aussi un lion de la loi à l’intérieur de nous, une partie de notre propre Être, qui applique la justice à nous-mêmes.

Quand j’ai demandé à mon propre lion de la loi si j’allais arriver là où je dois aller et attraper dans ma main droite l’escarboucle rouge, la pierre philosophale, il m’a dit : « Tu y arriveras », avec une grande force!…, alors je me suis senti réconforté.

Notre Mère Divine

Que dirions-nous de la Mère Divine Kundalini? Elle a cinq aspects, comme le rappellent les Bouddhistes, conducteurs de la vache sacrée, dans l’Hindoustan, au Pakistan, dans la grande Tartarie (au Tibet Oriental). Les conducteurs de la vache sacrée sont ceux qui travaillent avec Devi Kundalini. Mais la Mère Divine a cinq aspects.

Le premier est Nephthys. Une fois, j’ai voulu entrer dans le temple de Nephthys, sa porte était si étroite et faite de verre, que je ne pouvais pas. Qui devra y parvenir? Les dieux très ineffables… un jour j’y arriverai!… Mais pour l’instant, je ne comprends toujours pas… Elle n’est rien de moins que la Prakriti immanifestée.

Avec la manifestée, j’ai pu être en contact, qui est le deuxième aspect, c’est « Isis, à qui aucun mortel n’a levé son voile », la chaste Diane.

Le troisième aspect est Proserpine, la reine de l’enfer et de la mort, la Hécate Grecque qui nous applique la loi, qui nous punit (elle est notre propre Mère Cosmique particulière, une variante de notre propre Être). Maintenant, Devi Kundalini peut nous apporter de grandes amitiés et nous entourer de succès, mais elle peut aussi nous punir et attirer des ennemis (et c’est une partie de notre propre Être) cette partie de son propre Être, cette partie de son Être peut amener des ennemis pour nous punir, cela paraîtrait étrange, mais c’est ainsi. Ce troisième aspect de la Mère Divine Kundalini fait peur, elle est Coatlicue, Proserpine, Hécate : terreur de l’amour et de la loi… Mais il faut l’aimer… Mais elle est terrible.

Je lui ai dit une fois : « Mère! Je t’aime. » Je me dirigeais vers le troisième aspect (à ce moment-là, elle ressemblait à la mort en personne).

« Je te punirai si nécessaire… » fut la réponse. Mais, j’avais de l’amour pour elle, puisqu’elle était ma mère… Mais c’est le troisième aspect. Très différent du second qui est pure tendresse, pur amour, pure sagesse. Le troisième est la terreur de l’amour et de la loi!

Quant au quatrième aspect, que dirons-nous? Comment, par exemple, l’union du zoosperme avec l’ovule n’existerait-elle pas, si le quatrième aspect n’existait pas, la Mère Nature en nous, la partie……de notre propre Être qui compte les chromosomes, qui fait en sorte que l’homme fournit 24 chromosomes pour la cellule germinale, et qui fait en sorte que la femme en fourni 24 autres, pour unir les 48 et former la cellule germinale? Seule Mère Nature le fait! Notre Mère Nature particulière, individuelle, qui fait partie de notre propre Être.

Et qui nous donne ces impulsions ou ces instincts, l’impulsion sexuelle, qui? D’où vient cette impulsion sexuelle que chaque être humain porte en lui? Toutes les impulsions instinctives, tous ces instincts qui sont si élémentaires, viennent simplement de la Mère Nature élémentale, de la Magicienne Élémentale à l’intérieur de nous, qui est cette cinquième partie de notre propre Être.

Ainsi, la Mère Cosmique, en nous, a cinq parties.

La vache sacrée est représentée avec cinq pattes (la cinquième est sur la bosse). Blavatsky a vu, en Inde, une vache blanche à cinq pattes, une merveille de la nature. Avec la cinquième, qu’elle portait sur sa bosse, elle se grattait et chassait les mouches……des parties venant du mental et d’autres venant du causal, ce sont des parties de notre propre Être ; cela est évident.

Comment les atomes d’or pourraient-ils être fixés dans les corps existentiels supérieurs de l’Être, si nous n’avions pas un alchimiste à l’intérieur, qui saurait transmuter le plomb en or? Heureusement, nous l’avons, et c’est l’Antimoine des alchimistes (une autre partie de notre propre Être).

Peu importe la grandeur de Saint Germain, Cagliostro (qui a transmuté le plomb en or et fabriqué des diamants de la plus haute qualité), ils n’auraient rien pu faire s’ils avaient cet extraordinaire artisan, cet alchimiste à l’intérieur d’eux, appelé « Antimoine » (c’est une autre partie de notre propre Être, c’est cette partie qui sait faire de l’or).

Donc, je pourrais vous dire qu’il y a 24 Anciens du zodiaque, qui sont 24 parties de notre propre Être ; et que l’Agneau, au centre, devant lequel les 24 Anciens jettent leurs couronnes, fait aussi partie de notre Être, notre Christ intime.

Et les Quatre Saints qui sont mentionnés dans « l’Apocalypse » et qui gouvernent les quatre éléments, sont les quatre parties fondamentales de notre propre Être.

Ainsi, notre Être, fondamentalement, a cela : les 24 Anciens, les Quatre Saints et l’Agneau. Au-delà se trouve la……la force sexuelle électrique, qui est le Saint Esprit.

Voyez toutes ces parties de notre propre Être! Si vous n’apprenez pas à vous relier aux différentes parties de votre propre Être, où allez-vous puiser vos pouvoirs? Si vous voulez des pouvoirs, où allez-vous les obtenir, si les pouvoirs sont dans les différentes parties de l’Être?

Quand j’ai désintégré un nuage, par exemple (une expérience que j’ai faite à des frères, comme j’ai fait à frère V.M., je ne le fais pas constamment, mais quand j’en ai besoin. Parfois je le fais pour convaincre un frère ou sœur, pour leur montrer ce qu’est la volonté, le pouvoir de la volonté sur la nature, etc., etc., etc., eh bien, quand je fais une expérience comme ça, j’ai fait appel à quoi? (Eh bien, je ne pourrais pas le faire, comment vais-je désintégrer un nuage? Je ne pourrais pas faire ça). Alors, à quoi dois-je faire appel? J’en appelle à l’une des parties de mon Être, à celle qui sait manier « ces éléments ».

L’Ange Gardien, que pensez-vous qu’il est? L’Ange Gardien n’est qu’une partie de notre propre Être ; c’est celui qui aide l’adepte à mettre le corps dans la quatrième dimension. Avec l’aide de l’Ange Gardien, on peut placer son corps physique dans la quatrième verticale, pour être transporté là où l’on veut être transporté ; cela est évident.

Si l’on ne sait pas comment se rapporter à ces différentes parties de notre propre Être, on n’aura jamais de pouvoirs.

Mais pour pouvoir vous relier à ces parties magiques de votre propre Être, vous devez désintégrer les agrégats psychiques inhumains. Par exemple, l’ego de la fierté, l’ego de la vanité, l’ego de la suffisance…

Ce sujet de l’orgueil, de la vanité, de la suffisance est très grave : ce type d’ego ne permet pas de se relier correctement aux parties supérieures de l’Être et par conséquent, on ne jouira pas non plus de l’illumination, du samadhi.

Quiconque veut jouir du samadhi doit d’abord très bien entrer en relation avec les parties supérieures de son propre Être. Et pour y parvenir, il faut désintégrer les ego de la vanité, de l’orgueil et de la suffisance. Voulez-vous être illuminés? Terminez la vanité, terminez l’orgueil, terminez la suffisance! Décidez de désintégrer ces agrégats et alors vous serez illuminé.

Ainsi se terminent mes paroles de la conférence de ce soir.

Paix Invérentielle

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