En Construisant des Molécules

Écrit par : Samael Aun Weor   Catégorie : Enseignements Cosmiques d’un Lama

René Dubos a dit : « Le grand spectacle de la science continue encore à être représenté, seulement il se poursuit caché derrière une toile sans auditoire, ni auditeurs ; seuls les interprètes interviennent. Se joignant à l’entrée en scène, quelques bavards loquaces et mal informés vendent au public de confuses imitations des grands rites. On a promis au monde des miracles bon marché mais il ne participe plus aux grands mystères ».

A l’aube de la vie, la matière complexe de nos corps se trouvait dans les germes élémentaires atomiques à l’état latent, mais elle se développa très lentement au cours des innombrables siècles. Il est ostensible et manifeste que dans les processus variés de la transformation graduelle de la matière organique, interviennent toujours les quatre types fondamentaux de molécules.

Protéines : on les compte dans les matières structurelles les plus importantes de tous les organismes ; sous forme d’enzymes, il est évident qu’elles servent concrètement de catalyseurs spécifiques sans lesquels les réactions chimiques vitales se produiraient très lentement, voire pas du tout.

N’importe quelle molécule de protéine compte, en vérité, des centaines d’acides aminés intelligemment enlacés en une chaîne merveilleuse qui tend à former une spirale, avec des atomes d’hydrogène comme liens très savants afin d’assujettir fermement les spirales à leur endroit.

On a nous dit que des 80 acides aminés connus, 20 seulement interviennent dans l’élaboration des protéines. Comme les 28 lettres de l’alphabet (espagnol), ils peuvent se disposer en formant des combinaisons infinies qui expriment clairement leurs fonctions.

Acides nucléiques : ce sont des substances admirables dont dépend la qualité essentielle de la vie : la continuité de l’existence. La forme connue sous le nom d’ADN (acide désoxyribonucléique) demeure dans le noyau de la cellule, comme un magasin ou dépôt de directives, afin que celle-ci fonctionne correctement.

Indiscutablement, son célèbre parent ARN (acide ribonucléique) est le transmetteur des directives qui proviennent de l’ADN ; il élabore les protéines des parties de la cellule.

Les acides aminés s’enlacent ou s’enchaînent très sagement pendant le processus pour satisfaire la norme ADN. Les molécules d’ADN sont des spirales doubles magistralement ordonnées d’une manière très semblable à un escalier en colimaçon de grande longueur. Les splendides côtés de ce formidable escalier comptent des unités de sucre et de phosphate ; les degrés en sont des purines et pyrimidines accouplées.

Il y a dans l’ADN seulement 4 purines et pyrimidines : adénine et guanine (purines), cytosine et tymine (pyrimidines), qui se chargent de manière certes très subtile de porter les messages comme les signes de l’alphabet Morse : en traits et points. Celles qui se trouvent dans l’ARN sont les mêmes, à cette exception que la tymine est remplacée par l’uracile.

Lipides : ce sont des matières grasses fondamentales qui emmagasinent l’énergie vitale et font partie de la structure de la cellule. Leurs molécules comptent des atomes d’hydrogène et quelques-uns d’oxygène montés dans une armure d’atomes de carbone enchaînés.

Polysaccharides : ce sont des chaînes de molécules de sucre qui accumulent l’énergie et qui, sous forme de cellulose, composent les précieuses parois cellulaires. On nous a dit qu’une molécule de cellulose compte quelques 2000 unités de glucose.

D’éminents hommes de science soulignent l’idée que les polysaccharides font partie de la nombreuse famille des hydrates de carbone.

Il est indubitable que les 4 éléments primaires de ces substances vitales – hydrogène, carbone, nitrogène et oxygène – sont précisément les principes chimiques les plus actifs de l’Univers.

Ce fait, certes très intéressant, mérite d’être mentionné : seuls les protéines et les acides nucléiques contiennent de l’hydrogène ; dans beaucoup de protéines, on constate la présence notoire du soufre, le phosphore étant un composant indispensable des acides nucléiques. Aux environs de 1930, on découvrit que l’atmosphère des planètes Jupiter et Saturne était très riche en méthane et ammoniaque, et on put vérifier postérieurement que le méthane abondait sur Uranus et Neptune. Ces investigations contribuèrent à renforcer l’idée que l’atmosphère première de la Terre avait appartenu à la variété méthano-ammoniaque.

Urey supposa – à tort certes – que la lumière ultraviolette, comme les décharges électriques, auraient pu avoir libéré des molécules dans cette atmosphère, leur permettant de se regrouper pour former des composés organiques plus complexes. On cherche la clé de la synthèse des composés organiques, on enquête.

Miller suppose que dans une atmosphère archaïque dominée par l’hydrogène se trouve l’origine de la vie. D’accord, il est indiscutable que l’hydrogène en soi est la première émanation de la matière primordiale universelle (Mulaprakriti), mais si nous voulons connaître l’origine de la vie, nous devrons aller au fond des choses.

Le mot « matière » est très discutable car il renferme des concepts variés ; le dictionnaire le définit comme suit : « sujet, occasion, thème, cause, motif, substance, nature, etc. ». La matière est donc quelque chose de très intellectuel, abstrait, vague, indéfini ; il inclut, contient virtuellement toute une procession d’idées.

Le terme « procession » signifie étymologiquement « théorie », mais utilisé dans un style savant ou concernant la Grèce antique, il signifie « Théorie des Panathénées ».

La matière en soi, comme substance « Per-Se », passe, dépasse, traverse le cadre étroit de la géométrie tridimensionnelle d’Euclide. Les infinis processus de la matière sont multidimensionnels, et ceci est évident.

Les choses vues sous cet angle, il est ostensible que la Terre avec tous ses phénomènes variés, exista avant dans la quatrième dimension. Continuant, poursuivant avec le système inductif, nous pouvons et devons même souligner l’idée d’une existence encore plus antique de notre monde, dans ce qui s’appelle la cinquième dimension.

Le Jivanmukta, l’Adepte ou Mahatma authentique voit grâce à l’oeil ouvert de Dagma, va beaucoup plus loin et découvre des traces de notre monde dans les sixième et septième dimensions. Cet oeil ouvert est la vue purement spirituelle de l’Adepte ; il est cependant urgent d’expliquer qu’il ne s’agit pas de clairvoyance, mais bien de la faculté d’intuition spirituelle au moyen de laquelle on peut obtenir la connaissance directe et exacte. Le système déductif-néoplatonicien et oriental, opposé à la méthode inductive-aristotélicienne, nous permet de comprendre la descente échelonnée de notre monde depuis l’inconnu, passant graduellement d’une dimension à une autre, jusqu’à sa cristallisation dans sa forme dense actuelle.

Il est évident que tous les germes vitaux, pendant la descente planétaire, se développent en construisant des molécules. Il est indiscutable, effectif et réel, que cellules, organes et organismes se développent avec les atomes et les molécules.

L’énergie cosmique, dans tout germe vivant, opère en trois modes : Centrifuge, Centripète et Neutre.

Si la première de ces trois forces se révèle extravertie et fondamentale pour l’action, il est certain que la deuxième s’introvertit en attirant les atomes et organisant les molécules, tandis que la troisième sert de point d’appui. Cette planète en descente graduelle pénétra finalement dans la région tridimensionnelle, apportant avec elle une formidable cargaison de germes et d’organismes. Il s’avère évident pour n’importe quel Mahatma que le trésor le plus précieux qu’apporta ce grand vaisseau appelé « Terre » fut la première race humaine qui vécut sur la calotte polaire nord.

Il est indéniable que les actuels pôles nord et sud se trouvaient dans la zone équatoriale.

Il est clair, positif et authentique que si nous excluons la faculté d’intuition, l’oeil interne et spirituel de l’Adepte, alors nous échouons lamentablement dans ce type d’investigation parce que toute l’histoire géologique du premier milliard et demi d’années de la Terre, en cette région des trois dimensions, semble être enterrée ou perdue de manière definitive, radicale et absolue.

La tâche pour reconstruire le mode selon lequel la vie et ses formes primitives ont dû émergé est certes rendu difficile par le manque complet d’informations sur les fossiles de cette époque.

Le renseignement le plus digne de confiance – en dehors de quelques vestiges d’algues – ne date que de 500 millions d’années, c’est-à-dire d’une époque bien postérieure à celle de l’ère au cours de laquelle eurent lieu les évènements de l’évolution les plus importants.

Nous pouvons affirmer avec un certain degré de confiance scientifique que la vie cellulaire telle que nous la connaissons à la surface de la Terre existe dans des millions d’autres lieux de l’Univers.

Ceci ne nie pourtant pas la possibilité qu’il existe d’autres formes de matière en plus de celle-ci, que l’on pourrait appeler vivantes et qui, selon le modèle que nous avons formé sur notre sol, se révèlent étranges.

Maintenant, nous avons transporté la vie du lieu déterminé qu’elle occupait, il y a fort peu, comme un évènement spécial et unique, à un état de matière amplement diffusé multidimensionnellement dans tout l’Univers.

Les facteurs fondamentaux indispensables pour la transformation en matière de cellule vivante, sont au nombre de cinq :

1. Formation des composés organiques

2. Transformation de ceux-ci en composés organiques plus complexes

3. Origine des produits chimiques – clé de la vie, comme protéines et acides nucléiques

4. Origine des structures et métabolisme (chimie énergétique).

5. Evolution du métabolisme.

Appliquez cette formule en cinq points aux organismes en processus de cristallisation et le problème de l’origine de la vie se trouve résolu.

Je précise : j’utilise le terme « cristallisation » de manière convenable pour indiquer, signaler l’arrivée, l’entrée d’un quelconque organisme dans la région tridimensionnelle.

Il est évident que les organismes en voie de cristallisation furent soumis à d’incessantes évolutions passées dans les dimensions supérieures de la nature. Chercher l’origine de la vie exclusivement dans la région tridimensionnelle serait une ineptie ; ce serait absurde.