Écrit par : Samael Aun Weor   Catégorie : Les Trois Montagnes

Sans vouloir en aucune façon blesser certaines délicates susceptibilités, nous devons insister sur l’idée fondamentale que, dans l’ambiance culturelle et spirituelle de l’humanité contemporaine, coexistent diverses institutions vénérables qui croient très sincèrement connaître le Chemin secret et qui cependant ne le connaissent pas.

Nous prenons la liberté de dire avec une grande solennité que nous ne voulons pas faire une critique destructive : nous attirons l’attention et il est évident que ceci n’est pas un crime.

Il est évident, par le simple respect très sincère que nous professons envers nos semblables, que jamais nous ne nous déclarerons contre une institution mystique.

Il n’est pas possible de critiquer le moindre élément humain pour le simple fait de ne pas connaître quelque chose qui n’a jamais été enseigné. Le Chemin secret n’a jamais été dévoilé publiquement.

En termes rigoureusement socratiques, nous dirions que beaucoup d’érudits qui prétendent connaître à fond le Sentier du fil du Rasoir, non seulement l’ignorent, mais ils ignorent qu’ils l’ignorent.

Nous ne voulons pas indiquer ou signaler des organisations spirituelles d’aucune sorte, et, sans intention de nuire à quiconque, nous dirons simplement que l’ignorant cultivé non seulement ne sait pas, mais encore qu’il ne sait pas qu’il ne sait pas.

Dans tous les livres sacrés de l’antiquité, il est fait allusion au Chemin secret ; on le cite, on le nomme dans beaucoup de versets, mais les gens ne le connaissent pas.

Dévoiler, indiquer, enseigner le sentier ésotérique qui conduit à la libération finale est certainement le sujet de l’œuvre que vous avez entre les mains, cher lecteur, ce livre est une autre version du cinquième évangile.

Goethe, le grand Initié allemand, disait : « Toutes les théories sont grises et seul l’arbre aux fruits dorés qu’est la vie est vert ».

Ce sont certainement des expériences transcendantales que nous livrerons dans ce nouveau livre ; ce qui nous concerne, ce que nous avons expérimenté directement.

Il est urgent de tracer les cartes du chemin, d’indiquer avec précision chaque passage, de signaler les dangers, etc.

Il y a quelque temps, les Gardiens du Saint-Sépulcre me dirent : « Nous savons que tu dois t’en aller, mais avant de partir, tu dois laisser à l’humanité les cartes du Chemin et tes paroles ».

Je répondis par ces mots : « C’est ce que je ferai ». Dès lors, je m’engageais solennellement à écrire ce livre.

Samaël Aun Weor