Recommandations éthiques et ésotériques (Interview des frères salvadoriens n°2)

Samaël Aun Weor

[…] frère parle du Moi de la gourmandise : « Ne soyez pas gloutons ! » et avec un gros ventre. On veut attacher ses chaussures et on ne peut pas, on ne peut pas attacher ses chaussures, ni les voir […]

Disciple. […] [Rires]

Maître. Non, être gros n’est pas un défaut.

D. […] [Rires]

M. […] ce qui arrive, c’est que l’on fait de notre estomac ce que l’on veut. Le corps le fait à son…

D. […]

M. On n’a pas non plus besoin de passer… pour pouvoir être de constitution mince. L’homme sain est l’homme mince. Mais on n’a pas besoin de souffrir de la faim pour cela : supprimer les farines, les amidons et les sucres ; c’est tout.

Toutes ces boissons que l’on vend par là sont de pures substances chimiques. Tout cela, les « coca-cola », les « pepsi », les « orangeades », toutes ces choses qui font grossir et tout cela, c’est ce qui nous met dans cet état ; la farine nous fait enfler.

Or, si en étant gros on était sain, l’embonpoint serait béni. Mais, il s’avère que le gros est malade.

D. Il est tout le temps fatigué.

D. On peut manger de la viande grillée ou des œufs mollets…

M. Bon, moi, par exemple, je ne vais pas être assez bête, pour rester mince, je ne vais donc pas non plus me laisser mourir de faim. […] un petit peu plus de chocolat ; mais du chocolat ! C’est-à-dire la graine moulue, je ne le sucre pas avec du sucre, car je sais que le sucre va me faire grossir. Je le sucre, avec quoi ? Avec un de ces que l’on vend par là […] qui n’est pas du sucre, qui s’appelle… comment cela s’appelle ?

D. De la saccharine.

M. De la saccharine […] ça, ça ne fait pas grossir…

D. C’est un sucre qui ne contient pas de calories, à ce qu’il paraît…

M. Non, ensuite sucrer le cacao qui est très nutritif, qui contient quelques grandes protéines, c’est fortifiant, et sans sucre ça ne fait pas grossir.

De la viande grillée, des légumes à la place du pain (à base de farine qui ne va pas faire autre chose que de nuire au corps), eh bien, laisse-le, ça ne sert à rien. Le fromage nous permet de rester minces. [Ils partagent du fromage]

D. On croyait que c’était du cœur de palmier.

M. C’est du fromage. Le fromage nous aide à rester minces ; il est nourrissant et il nous aide à rester minces.

D. Celui-là, ils l’appellent « quesillo », là-bas, comment ça s’appelle ?

D. Ça s’appelle […]

D. À Santa Rosa de Lima, ils l’appellent « quesillo »…

D. « Enredo » aussi…

D. « Enredo » aussi, oui, parce qu’ils l’entortillent vraiment, parce qu’il est enroulé.

M. Le pain, que se passe-t-il avec le pain ? Le pain qu’ils font (pour le moins ici, au Mexique, je ne sais pas là-bas, dans votre pays) eh bien, il ne sert à rien, c’est de la pure farine sèche dévitalisée ; les germes du blé, ils les vendent à part dans les magasins : ainsi ce que l’on nous donne, c’est le résidu qui ne sert à rien.

Ce type de pain, accompagné, en plus, d’une quantité de levure absurde, nous fait gonfler, endommage le foie, endommage les organes, les reins, c’est de la mauvaise graisse. Alors, en manger est donc absurde. Moi, je n’en mange pas.

Alors, avec ces procédés, je suis arrivé à avoir un corps mince, normal, alors qu’auparavant il était très gros et que la courbe du bonheur apparaissait sur mon ventre.

D. C’est vrai, sur l’un des livres cela se voit…

M. J’étais gros. Ainsi, c’est mieux d’avoir un corps fort et mince. Et le système est facile : éliminer les farines, les sucres et les amidons ; c’est tout. On peut manger du reste et manger très bien, c’est sûr, des légumes, des fruits, des graines…

D. L’œuf contient beaucoup de cholestérol.

M. Oui, si on en mange beaucoup… les œufs en excès nuisent au corps, ils apportent du cholestérol…

D. […]

M. Il y a un moment où le foie ne peut plus digérer les graisses, alors les graisses passent dans la circulation sanguine et cela peut produire une syncope, cela peut donc produire une embolie cérébrale ou une embolie cardiaque. Le cholestérol est très problématique, problématique et encore plus. C’est dangereux, l’œuf est dangereux…

D. […] que ce qu’il faut prendre, c’est de l’eau, de l’eau…

D. Il y a des régimes qui indiquent qu’il faut manger un œuf par jour […]

M. Bon, là encore, il y a de l’abus…

D. Il y a encore de l’abus…

D. Moi, j’en mangeais deux par jour…

M. C’est dangereux, arrête !

[Un dialogue peu important et qui n’a pas été transcrit se poursuit entre le Maître et les étudiants]

D. Personnellement, avec le travail gnostique nous nous sentons bien. Nous sommes arrivés à ce…

M. Bien sûr, cela vaut la peine de le vivre, n’est-ce pas ? Travailler sur nous-mêmes, lever la torche pour éclairer le Chemin des autres en travaillant pour l’humanité, c’est grandiose ! Ainsi donc, on progresse véritablement dans le Chemin et rapidement. Parce que si on veut être aidé intérieurement, on doit donc aider les autres. Mais si on n’aide pas les autres, comment peut-on ensuite demander de l’aide pour soi-même ?

D. […] Maître.

M. Quand on se consacre au travail pour les autres, on est assisté et très bien assisté intérieurement, on est aidé. Par exemple, je le dis par expérience directe : dans chaque pas ésotérique que je fais, je suis convenablement assisté ; on ne me laisse pas faire un pas sans assistance, sans indications opportunes, sans orientations précises sur ce qu’il faut faire ou ce qu’il ne faut pas faire, sur les détails les plus insignifiants.

Mais cette assistance vient du fait que j’ai aussi aidé et que je continue à aider l’humanité. Et comme je travaille pour les autres, alors on m’aide aussi intérieurement. Je reçois l’aide qui vient d’en haut.

Mais si on ne fait rien pour les autres, on ne reçoit rien non plus. On doit cependant penser d’une manière altruiste, pure, aimer vraiment ses semblables, non pas d’un amour feint, mais d’un amour véritable, d’un amour qui sorte du cœur.

D. C’est ainsi !…

M. À mesure qu’on lutte donc vraiment pour les autres, on en reçoit le bénéfice, on reçoit l’aide opportune, l’orientation précise, l’indication, l’aide, et on avance sur ce Chemin difficile…

D. Nous l’avons pleinement observé, Maître, parce que la vérité, c’est que sans cela, nous ne serions pas dans les conditions où nous nous trouvons. Nous avons constaté une aide plus grande que celle que nous méritions, je crois, c’est ainsi que nous le voyons…

M. On est aidé ! Et sur ce Sentier difficile qui doit nous conduire à la Libération Finale, on a besoin de beaucoup d’aide, parce qu’il y a des lieux escarpés sur ce Chemin où nous nous trouverions complètement désorientés, nous ne saurions que faire si nous ne recevions pas d’aide opportune, d’orientation au moment requis. Ainsi, il vaut bien la peine de servir…

[Dialogue peu important qui n’a pas été transcrit]

M. La Troisième Chambre serait souterraine. La Chambre publique devrait être à part, n’est-ce pas ? Une salle pour le public. Je crois, assurément, que la Troisième Chambre serait souterraine et la salle au-dessus, s’il y a une grande dalle de béton armé par-dessus, pourquoi devrait-il tomber ?

D. Ça ne tombe pas…

M. Ça doit avoir une bonne capacité de résistance. Ce qu’il y aurait… bon, ça c’est le domaine de […] voir comment on établirait une circulation d’air, par exemple. Il doit y avoir une entrée et aussi une sortie d’air.

D. Nous allons faire étudier ce projet par un ingénieur expert dans ce domaine. Nous avons l’idée de lui montrer un avant-projet et de vous l’envoyer pour que vous le voyiez.

M. Très bien ! Extraordinaire !

D. Ainsi, nous allons voir quel…

M. Je crois que la… C’est ainsi qu’ils font les Temples de la […] au Tibet : ils font un grand trou rond et là, ils construisent le temple et, par-dessus, ils mettent une plaque métallique, et ensuite, ils jettent de la terre, et après, ils sèment des plantes ; personne ne sait qu’il y a là un Temple ; ce sont des Temples secrets. C’est ce que me disait le Maître Morya : « Ainsi, […] ».

D. Nous allons faire comme cela, Maître…

M. Un Temple souterrain.

D. Surtout […]

M. Bien sûr, il est éclairé à l’intérieur…

D. Nous allons faire une étude et nous allons vous l’envoyer pour que vous la voyiez.

M. Magnifique, magnifique, mon frère ! Ce serait merveilleux. Maintenant, sur le sol on met généralement des dalles blanches et noires.

D. Combinées ?

M. Combinées, alternées : blanc et noir, blanc et noir. Un jeu, une mosaïque de carreaux blancs et noirs qui indique la lutte entre la lumière et les ténèbres… la lutte entre la lumière et les ténèbres… En direction de l’Orient, on met l’Autel… l’Autel se place du côté oriental […] les chaises où sont les frères. Une balustrade devant laquelle les frères s’agenouillent pour recevoir l’Onction Gnostique, face à l’Autel […]

D. […]

M. Bon, ça c’est déjà […] la chose concrète de l’ingénieur, ça appartient à l’œuvre en général.

D. Pour le toit, pourrait-on faire une coupole au lieu d’un toit plat : pourrait-on penser à une coupole ?

M. On pourrait aussi le faire, mais là ça se verrait…

D. Souterraine ?

M. Ah ! Une coupole souterraine ?

D. Oui.

M. Cela pourrait se faire… on donnerait cette forme au toit métallique, il pourrait avoir la forme d’une coupole.

[Dialogue sans importance qui n’a pas été transcrit]

D. On pourrait faire une coupole souterraine et, sur la coupole, mettre quelques vitres, des vitres solides, pour que la lumière y entre par une autre pièce ou un lac artificiel au-dessus ; on pourrait aussi faire en sorte que la lumière y entre en passant par le lac […] et au centre du lac, on pourrait mettre un îlot, quelque chose avec des plantes…

M. […] ça serait très fragile, parce que n’importe qui de turbulent, même une crise politique ou quoi que ce soit pourrait briser ces vitres et […] Il faut anticiper les événements. Ce qui est intéressant, ce serait que cette Troisième Chambre soit invulnérable.

D. Totalement scellée.

D. Alors, il ne serait pas convenable […]

[Dialogue sans importance qui n’a pas été transcrit]

D. Tout ce qui a été dit au Congrès est encore en cours de digestion […]

M. Il y a une faille à laquelle on n’a pas accordé une attention adéquate et je considère que dans le prochain congrès de 81, il faut y mettre plus d’attention : on a donc parlé d’un comité d’observation ou d’un comité de surveillance pour que tout ce qui a été approuvé par le congrès s’accomplisse. Et je me demande : dans quel pays d’Amérique y a-t-il déjà un comité de surveillance qui fonctionne ?

D. Un comité de surveillance ?

M. Oui, une sorte de comité de surveillance, c’est-à-dire un comité qui veille à ce que tout ce qui a été convenu au congrès s’accomplisse dans chaque pays.

D. Les règles ?

M. Oui, ce que le congrès a approuvé ; mais il faut qu’il y ait une surveillance dans chaque pays pour que s’accomplisse ce que le congrès a approuvé. Ce point, on y a renoncé.

D. Cela pourrait être des délégués ?

M. Bon, les « délégués » sont ceux qui assistent au congrès, mais on a besoin… le congrès, dirons-nous, a approuvé les rapports qu’il a proposés. Alors, il faudrait forcément que dans chaque pays il existe un corps de surveillance pour « vérifier », pour voir si ce qui a été approuvé par le congrès a été accompli ou non, et cela est resté très insuffisant. Le congrès a été magnifique, mais ce point est resté très insuffisant parce qu’il n’a pas été convenablement accompli. Et il me semble, et prenez-en note pour le congrès de 81, qu’il faut mettre l’accent sur ce point ; c’est un point sur lequel il faut mettre l’accent.

D. Dans le congrès, on a parlé de ce point ; ce fut le dernier point des discussions. On y a travaillé et on a fait un organigramme pour son fonctionnement, mais les places sont restées vacantes, personne n’a été nommé pour former ce comité.

M. Il y a eu là un manque et une faille très grave. Nous ne nions pas que tout ce qui a été approuvé par le congrès ait été mis en route, nous ne le nions pas, mais ce serait mieux si tout était convenablement surveillé.

Le Salvador a donné l’exemple : au Salvador, il y a déjà un collège gnostique qui fonctionne, un collège pour enfants. Ainsi, nous entrons déjà dans le domaine de l’éducation de l’enfance. Au Salvador, on a déjà fondé l’Institut de la Charité universelle ; au Salvador, il y a le Comité de Dames gnostiques ; au Salvador, on a déjà créé le Comité de la Jeunesse gnostique révolutionnaire.

Ainsi, le Salvador a donné l’exemple à toute l’Amérique et au monde entier, parce que tout le Mouvement gnostique va devoir suivre le modèle établi par le Salvador.

D. C’est la première année que cela fonctionne et l’an prochain, cela fonctionnera mieux.

M. Il y a maintenant la jeunesse, les enfants, on voit maintenant la vie du Mouvement qui grandit donc de plus en plus au Salvador. Ainsi donc, Dieu veuille que toute l’Amérique suive cet exemple, n’est-ce pas ? Et il va falloir le suivre. C’est un travail qui est fait avec rigueur, c’est un modèle établi extraordinaire.

Ainsi, le mouvement progresse et notre Mouvement est fort dans toute l’Amérique.

D. Oui, le Mouvement progresse.

M. Maintenant, eh bien, il faut s’occuper de la préparation des Missionnaires gnostiques en anglais, pour les États-Unis. Imagine-toi ce que nous devons faire, alors que c’était ton « père » qui devait le faire, n’est-ce pas ? Et il était d’accord, mais comme il a dû désincarner…

Car, maintenant, nous devons encore plus lutter. Il faut commencer, parce que le groupe de Missionnaires gnostiques en anglais, international, doit être préparé au Salvador.

Il y a une proposition ici, de notre frère, qui me semble très bonne. Envoyer l’un d’eux aux États-Unis pour se préparer en anglais nous demande à présent plus de travail, parce que ton « père » aurait été déjà prêt depuis le début.

D. En plus, il aurait préparé des gens là-bas, des jeunes…

M. Vite, en deux temps trois mouvements. Maintenant, nous n’avons pas d’autre solution que de préparer au Salvador un groupe de Missionnaires gnostiques en anglais, et ceux-là doivent tout d’abord faire leur apprentissage aux États-Unis.

D. Remarquez, Maître, je pense que ce dont on a besoin, plus que tout, c’est d’une personne de langue anglaise, c’est-à-dire un nord-américain qui donne l’Enseignement, parce que cet Américain qui détient l’Enseignement peut commencer à le répandre de partout.

M. Qu’il le répande comme une traînée de poudre !

D. Oui…

M. Ça me semble très bien, mais pour trouver cette personne…

D. Cette personne…

M. Nous devons travailler…

D. Nous devons travailler, Maître…

M. Alors il faut préparer un groupe de Missionnaires au Salvador, parce que c’est la crue réalité des faits, en ce qui concerne l’anglais, puis envoyer le plus intelligent d’entre eux, le meilleur, l’envoyer aux États-Unis, le financer depuis le Salvador, le préparer…

Puis le faire revenir pour voir comment il est devenu, bien le tester, le soumettre à beaucoup d’examens ; si nous voyons que c’est l’homme qui a l’efficacité dont nous avons besoin, alors, nous l’enverrons sérieusement ; il éditera là-bas les œuvres qu’il doit éditer et il devra réaliser un grand travail dans tout le territoire de l’Union Américaine.

D. Très bien, il y a beaucoup de matériel avec lequel travailler, Maître, parce qu’il y a beaucoup d’écoles, aux États-Unis, il y a beaucoup d’écoles […] là-bas, il suffit d’entrer dans ces écoles, n’est-ce pas ? Dans des écoles comme, par exemple, celle de Krishnamurti, toutes ces écoles, et de là on peut sortir beaucoup de matériel.

M. Bon, je vais te dire sincèrement : nous ne devons pas nous introduire dans les écoles des autres. Nous devons respecter le libre arbitre des autres. Nous, là-bas, nous allons faire notre travail […] indépendant…

D. Bien sûr, je le disais en pensant qu’on allait écouter les conférences…

M. Non, ce n’est pas bien…

D. Ce n’est pas bien, Maître ?

M. Nous devons faire notre propre […]

D. Mon papa est entré dans la Loge Maçonnique.

M. Bon, ça c’est très différent. La Loge Maçonnique est très différente, car la Loge Maçonnique n’est pas une religion, ce n’est pas un… dirions-nous, elle n’a pas un canon de pensée fixe, non. Il y a là des gens de différents ordres, écoles, sectes et tout cela, qui vont là-bas. Cela ressemble plutôt à un club.

D. Un club, exactement Maître ! Vous avez tout à fait raison.

M. L’initiation maçonnique est donc très bonne ; je ne dis pas le contraire, elle est formidable, n’est-ce pas ? Quand quelqu’un y entre, il reçoit donc l’initiation maçonnique. Après une aussi terrible initiation, eh bien, il s’attend à quelque chose de grandiose, n’est-ce pas ? Car une initiation de cette taille, mon Dieu, cela donne à penser qu’on va recevoir des grains d’or pur de sagesse pure. Et après une aussi terrible initiation, la seule chose qu’il reçoit c’est… qu’il se retrouve avec la politique locale, avec ce genre de choses, avec du communisme…

D. […]

M. En bref : ils ne savent rien, ils sont ignorants !

D. J’ai assisté aux, comment les appellent-ils ? Aux « lignes tendues » blanches, ou quelque chose de ce style…

M. Toi ?

D. Avec mon père et avec T., quand je travaillais, quand J. allait là-bas, au Salvador. « J’étais O-BLI-GÉ » d’attendre […] à ce qu’ils finissent tout et ensuite […]

M. La crue réalité des faits, c’est qu’ils ne savent rien. Et je le dis en toute franchise. Je suis aussi officiellement un Maître Franc-maçon reconnu, n’est-ce pas ? Mais, au nom de la vérité, je vous dis que je ne suis jamais retourné dans ces ateliers franc-maçonniques parce que lorsque j’arrivais pour travailler, ils se divisaient… ils se divisaient et ils finissaient par se diviser en deux bandes et à la fin, il n’y avait plus de Loges, ils devaient les fermer. Il se formait de grandes discussions orageuses : les uns étaient avec moi et les autres contre moi et ils finissaient par se diviser en deux bandes, c’est-à-dire que cela devenait même dangereux. Conclusion : c’est mieux de ne pas y retourner, point final et que cela finisse là.

Mais cela oui […] à merveille. Il est donc regrettable que les frères francs-maçons ne sachent plus rien. On y trouve même le « G » de la Gnose. Dans le triangle, se trouve le « G » de la Gnose ; il signifie Gnose, mais ils ne le savent pas.

L’Initiation est magnifique, l’Initiation du degré de Maître est formidable : on est mis dans un cercueil symbolique, indiquant que pour devenir un Maître, on doit mourir en soi-même. On est mis dans un cercueil en bois ; toute la Loge est recouverte de noir, ainsi que toutes les choses et ensuite, on nous sort de là et la cérémonie…

D. Et on en sort encore plus « vivant ». [rires]

M. Oui, symboliquement, c’est très bien, cela dit tout ! Mais allons voir ce qu’ils savent. Rien ! De quoi parle-t-on dans la Loge ? De la politique fatigante, ennuyeuse, de choses qui n’ont aucune valeur ; ils ne savent rien. Ils n’ont pas, disons, la connaissance des Initiations. Quant aux salutations : il y a des salutations qui appartiennent aux traditions ésotériques et il y en a d’autres qu’ils ne comprennent même pas eux-mêmes.

Moi, je connais tout ce qui concerne la Franc-maçonnerie et je peux vous dire, au nom de la Vérité, qu’ils ont bien perdu la Tradition ésotérique. La véritable Franc-maçonnerie fut celle qui a existé en Égypte, celle qui a existé à Jérusalem ; là, oui, il y a eu la Franc-maçonnerie, la Franc-maçonnerie des grands Mystères…

D. Hier, j’ai lu un livre sur l’ancienne Égypte […] cela a duré 3000 ans […]

M. Cela a duré longtemps, toutes les dynasties des pharaons…

D. 3000 ans…

M. Plus de 3000 ans.

D. […]

M. Dans la vieille Égypte, a existé une extraordinaire Sagesse Neptunienne Amentine qui provenait du continent de l’Atlantide. J’ai eu un corps en Égypte, un corps que je conserve encore. Si on me disait : « Tu es mort en Égypte », je dirais : « Je suis né en Égypte, je ne suis pas mort en Égypte » et je conserve encore mon corps physique.

Ainsi, je connais parfaitement tous les grands Mystères Égyptiens. Quand je suis arrivé en Égypte, quand j’ai donc pris un corps là-bas, eh bien, j’étais encore… j’étais mal en point… Un jour, étant encore jeune […] j’ai repris le chemin. J’ai dû faire un voyage à travers le désert. Je suis arrivé dans une allée de sphinx (certes, je parle de cette allée de sphinx que l’on a découverte il y a peu de temps), des sphinx blancs et noirs qui formaient une allée ; dans la partie haute, il y avait une butte de sable, un monticule de sable, il y avait là quelques tribus nomades ; je suis passé devant ces tribus, j’ai traversé l’allée des sphinx millénaires et je suis arrivé devant la pyramide de Khephren…

À l’ombre de la pyramide, j’ai arrangé une de mes sandales. Et je me rappelle même cela […] la bride un peu cassée, je l’ai arrangée comme j’ai pu et […] devant la grande porte j’ai rencontré un Gardien armé d’une épée flammigère […] avec son tablier (cela oui, c’était la Franc-maçonnerie ésotérique), un tablier franc-maçon […] il me dit :

– Que veux-tu ?

– Je suis Shus, le suppliant agenouillé qui, aveugle, est en quête de Lumière !

– Que désires-tu, que souhaites-tu le plus ?

– La Lumière !

Alors il m’a attrapé ainsi, d’un bras, et il a fait tourner une énorme porte en pierre qui a résonné avec la note do ; et ainsi, brusquement […] il m’a poussé à l’intérieur. En entrant, j’ai vu un tableau de dalles blanches et noires. Alors, une fois à l’intérieur, ils m’ont soumis à une épreuve…

L’épreuve du Frère Terrible, comme on la passe aujourd’hui dans la Franc-maçonnerie, est symbolique. L’épreuve du Frère terrible était plus terrible là-bas, en Égypte, parce que l’on invoquait quelqu’un […] Très souvent, on croit rencontrer la joie dans un foyer que l’on forme, et on n’est pas non plus heureux dans ce foyer : on souffre, on pleure et on est malheureux ; ou on naît, ou on meurt, et on doit souffrir et on n’a pas cette joie et on ne la trouve pas. Impuissant devant la Loi du Destin, sans défense comme nous sommes ; incapables de faire quelque chose qui nous rende heureux ; il faut reconnaître tout cela.

Dans ces circonstances, il me semble que le mieux c’est de travailler à « mourir » (c’est la base), pour cesser d’exister, pour détruire cela, cette misère que nous portons au-dedans. En Alchimie on dit : « Détruire le MERCURE SEC, éliminer le Mercure Sec »…

Quant aux degrés, aux initiations, ce sont des choses de l’Esprit ; ce sont des choses intimes que l’Être passe, que l’Être vit, que l’Être […]

Ainsi, nous ne devons pas convoiter des Initiations, des grades… Ce qui est fondamental pour nous, c’est d’éliminer la misère intérieure que nous portons, ça, oui, c’est fondamental. Si nous procédons ainsi, indéniablement viendront les différentes RÉÉVALUATIONS DE L’ÊTRE et c’est ce qui compte.

Ainsi, les différentes Réévaluations de l’Être ne s’obtiennent qu’à coups de TRAVAUX CONSCIENTS ET DE SOUFFRANCES VOLONTAIRES.

Ce qui nous intéresse, c’est précisément de mourir pour être. Elles sont belles, les Réévaluations de l’Être ! Mais on ne peut les obtenir qu’en mourant en soi-même ici et maintenant. À mesure que nous éliminons la misère intérieure que nous portons, notre Être passe par différentes Réévaluations, et ceci est fondamental.

Peu importe le nom donné à ces réévaluations ; qu’on les appelle « Grades », qu’on les appelle « Initiations », cela ne nous intéresse pas ; ce qui nous intéresse seulement de savoir, c’est qu’il est possible d’atteindre les Réévaluations de l’Être quand on se consacre vraiment à l’élimination de la misère intérieure que l’on porte. Ainsi, oui, il est possible d’atteindre de véritables Réévaluations de l’Être.

Évidemment, si on veut changer, on doit devenir vraiment un OBSERVATEUR COMPÉTENT, apprendre à s’observer soi-même, parce que si on ne s’observe pas soi-même, toute possibilité de changement est impossible. Mais si on s’observe soi-même, d’instant en instant, on découvre naturellement ses propres erreurs. C’est-à-dire que l’on S’AUTO-DÉCOUVRE et dans chaque auto-découverte, il existe une AUTO-RÉVÉLATION.

Ainsi, parvenir à l’auto-découverte est fondamental pour l’auto-révélation. Quand on se divise entre OBSERVATEUR et OBSERVÉ, entre une partie qui observe et une autre partie qui est observée, on va bien : on découvre n’importe quelle erreur à un moment donné.

Prenons une situation de luxure : si une excitation de ce type est survenue, c’est suffisant pour que l’on s’observe soi-même et que l’on se rende compte qu’on possède le Moi de la luxure.

Quant à la manière dont CE MOI S’EXPRIME EN NOUS, c’est une question d’observation : comment il se manifeste dans l’intellect ; de quelle manière se manifeste un Moi de luxure dans le cœur ; quel est son mode d’expression au travers des centres moteur, instinctif et sexuel. Il faut connaître tous ses modes d’expression, toutes ses manigances.

Une fois ceux-là connus, il peut alors être JUGÉ mathématiquement. Bien plus tard, on procédera à l’ÉLIMINATION. Pour cela, on doit faire appel à un pouvoir supérieur au mental (comme je vous l’ai dit dans des conférences précédentes).

Ce pouvoir existe heureusement dans notre anatomie occulte ; ce pouvoir est lié au MERCURE BRUT. Ce Mercure Brut de l’Alchimie est le Sperme Sacré ; nous dirons que c’est la SIGNATURE ASTRALE du Sperme, c’est le MERCURE DE LA PHILOSOPHIE SECRÈTE (STELLA MARIS).

Stella Maris, c’est-à-dire la DIVINE MÈRE KUNDALINI, comme Signature astrale du Sperme ou, pour être plus clair, comme Signature astrale du Mercure, possède ce Pouvoir Fohatique, Flammigère, au moyen duquel elle peut détruire, désintégrer, réduire en cendres le Moi de la luxure ou n’importe quel Moi que l’on a besoin de détruire.

Ainsi donc, ce qui compte, c’est de SAVOIR PRIER Devi Kundalini, après les habituels travaux d’auto-observation et d’analyse réflexive. Durant la prière, les trois centres (l’intellectuel, l’émotionnel et le moteur) doivent être unis et concentrés en un seul, afin que la prière ait vraiment du pouvoir.

D. Peu importe les mots avec lesquels on exprime la prière si nous le faisons avec ces trois centres ?

M. Eh bien, normalement, nous pourrions dire qu’un enfant, par exemple, n’a pas de formules pour appeler sa mère. Je ne vois pas pourquoi nous aurions besoin de certaines formules pour pouvoir nous adresser à notre Mère Divine ; il n’y a pas de meilleure manière de nous adresser à elle qu’avec le cœur tranquille.

Si on unit les trois centres en un seul (cœur, mental et moteur, le centre moteur), les trois cerveaux en un, cela nous fait entrer en conjonction ou en intégration ; en mettant toute notre attention à l’intérieur et vers le haut, on entrera en contact avec Devi Kundalini, Stella Maris, la Signature astrale du Sperme, « l’Épouse de Shiva », comme on dit en Inde, et alors elle pourra réellement, avec son Pouvoir Flammigère, désintégrer le Moi que nous voulons désintégrer, le Moi que nous avons observé, le Moi que nous avons jugé. C’est le procédé technique et scientifique, pratique, pour éliminer nos erreurs psychologiques.

En Alchimie on dit : « Nous avons besoin de lui ; le Mercure a le pouvoir de nous laver de nos erreurs, de nous nettoyer ». L’Eau pure, cristalline, bleue, très belle, peut assurément nous nettoyer. « L’Eau qui ne mouille pas », « l’Eau tranchante », « l’Eau ignée », etc., sont différents termes pour désigner le Mercure. Mais l’Étoile Flammigère, c’est-à-dire Stella Maris, la Signature de ce Mercure, voilà ce qui compte ; c’est elle qui peut éliminer les erreurs psychologiques.

En Orient, on l’appelle « Kundalini ». Normalement, c’est elle qui dispose de ce Pouvoir Flammigère, mais il faut l’utiliser. Si on n’utilise pas ce Pouvoir Flammigère, alors comment va-t-on éliminer les agrégats psychiques ? Le mental ne peut pas les éliminer. Le mental peut étiqueter les défauts, les faire passer d’un département de l’entendement à un autre, se les cacher à lui-même, les cacher aux autres, mais il ne peut pas les altérer fondamentalement.

Si nous voulons désintégrer n’importe quel défaut, si nous voulons extirper n’importe quel agrégat psychique, nous avons besoin de faire appel à Stella Maris, la Vierge de la Mer, qui est à l’intérieur de nous-mêmes, ici et maintenant. Chacun de nous a la sienne propre (particulière, individuelle) qui est, comme je vous l’ai déjà dit, une partie de notre propre Être ; c’est notre propre Être, mais dérivé.

D. Écoutez, Maître, quand vous parlez de « souffrances volontaires », vous faites indéniablement référence à un aspect de la douleur. Que pourriez-vous nous dire au sujet de la douleur ? Une fois, nous avons entendu le Maître G.K. dire : « Bénie soit la douleur ! parce qu’elle nous aide à trouver… ». Cependant, dans plus d’un de vos livres, je crois avoir trouvé des opinions différentes. Je vous prie de nous parler de cette douleur.

M. Bon, il y a la DOULEUR MÉCANIQUE, celle que subit Jacques, Pierre ou Paul et celle-ci ne transforme personne. Il faut voir combien de gens souffrent ! Et au lieu de s’améliorer, ils deviennent pires. Quelqu’un a dit que l’excès de douleur ronge… Cette personne a raison.

Non, je ne fais pas référence à la douleur mécanique qui ne transforme personne (contre laquelle je me suis très souvent prononcé dans quelques livres), mais il existe une DOULEUR CONSCIENTE à laquelle je fais allusion quand je parle de « Travaux conscients et de souffrances volontaires ». Indubitablement, il y a des souffrances volontaires chez l’homme qui travaille sur lui-même, qui souffre, qui expérimente en lui-même ses propres erreurs psychologiques, qui saigne intimement pour pouvoir les éliminer. En lui, il y a du remords, en lui, il y a du repentir, en lui, il y a une torture intime…

Je me réfère à cette souffrance, c’est le […] je dis qu’il n’est possible de parvenir à une transformation totale qu’à base de travaux conscients et de souffrances volontaires…

D. Pardon, le mot « masochisme » n’entrerait pas dans cet aspect, n’est-ce pas ?

M. Non, dans le masochisme, il n’y a pas de douleur consciente, c’est une douleur inconsciente et mécanique. Le masochiste se torture, il se couche sur une table pleine de clous et il se fouette ; il ne sait même pas pourquoi il le fait ; il n’a pas de conscience ; si on le soumet à une analyse, il n’y résiste pas, il ne résiste pas à une analyse, non…

De sorte que cette douleur ne sert à rien. Quand nous parlons de douleur, nous faisons référence à cette douleur intime qui se produit dans l’individu qui reconnaît sa misère ; cette douleur intime de l’individu qui sait, qui reconnaît sa propre nullité ; cette douleur intime de l’individu qui reconnaît ses monstruosités, ses aberrations ; cette douleur intime de l’individu qui se sent, disons, honteux de lui-même. C’est ce type de douleur dont je parle.

Évidemment, ce type de douleur est nécessaire. Et si je dis que « la transformation se réalise à l’aide de travaux conscients et de souffrances volontaires », je le dis en pleine connaissance de cause ; il en a toujours été ainsi et il en sera toujours ainsi…

Mais nous devons nous placer dans la crue réalité des faits : si un individu n’élimine pas le Mercure sec, cet individu, même s’il fabrique les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être (grâce à l’Alchimie, en condensant le Mercure vivant fécondé par le Soufre, avec des assises sur le Sel), en n’éliminant pas le Mercure sec (que sont les agrégats psychiques, les Mois), il échouera, il se convertira (comme je vous l’ai déjà dit) en un Hanasmussen à double centre de gravité, en un avorton de la Mère Cosmique.

MOURIR est fondamental ; on apprend peu avec la naissance, là où on apprend le plus, c’est avec la Mort, c’est dans la mort que se trouve le secret, le sais-tu ? Le Temple de la Véritable Science pure (je ne parle pas de ce dépotoir de théories universitaires que l’on appelle « Science », non), ce qui appartient à la Science pure, je répète, il faut le chercher dans le Temple de la Mort. La Mort est le Temple inviolé du vrai savoir.

Ce qui est fondamental dans la vie, c’est la Mort ; on n’apprend presque rien de la Naissance, de la Mort on apprend tout. Dans la Mort se trouve le secret de la Vie. Ce qui est important, c’est la Mort.

Voir un cadavre étendu sur une table, ce n’est pas avoir tout vu. L’important, c’est de comprendre la profonde signification de la Mort. Si on la comprend, on connaît le secret de la Vie. La Mort est pleine d’une profonde signification.

Nous n’avons pas le droit d’attenter à notre vie, contre notre corps, de le détruire, car ce serait absurde, n’est-ce pas ? […] Ainsi, l’important, c’est de reconnaître la profonde signification de la Mort. « Ce n’est qu’avec la Mort qu’advient le nouveau »… Comme je vous le disais, nous n’avons pas le droit de détruire notre propre corps, parce que c’est porter atteinte à la volonté du Père qui nous maintient ici, dans ce monde, pour quelque chose, pour quelque chose.

Mais, par contre, nous avons le droit de porter atteinte ou de ne pas porter atteinte, de réaliser la destruction de la misère que nous portons au-dedans, qui est l’Ego même ; ces valeurs qui, d’une manière négative, constituent l’Ego, nous pouvons les réduire en poussière. Cet Ego est du Mercure Sec qui ne vaut rien.

Il faut aussi éliminer le SOUFRE ROUGE, qui est le feu […] passionnel et brutal que nous portons dans nos bas-fonds animaux… Que me disais-tu ?

D. Vénérable Maître […] aujourd’hui, à midi, nous pensions à la responsabilité qui pèse sur nous, les […] au niveau continental ou mondial ; nous disions que le nombre de frères qu’il y a sur la face de la Terre […] et ceux qui servent maintenant […] en nous il y a parfois de la désillusion […] C’est pourquoi nous en parlions avec nos compagnons […]

M. Eh bien, il y a une grande responsabilité. La Grande Loi vous a mis à ce poste dans le but de servir l’humanité. Évidemment, vous devez aider à diffuser le Message de la Nouvelle Ère du Verseau, amener les enseignements dans tous les coins de la terre et cela représente une terrible responsabilité.

Je vous conseille de ne jamais fuir vos responsabilités, de ne pas éviter votre engagement avec la Divinité, de TRAVAILLER sincèrement SUR VOUS-MÊMES et de lever la torche bien haut pour ÉCLAIRER LE CHEMIN DES AUTRES.

Si nous sommes égoïstes, si nous travaillons sur nous-mêmes, mais que nous ne servons pas les autres, si nous sommes vraiment sincères, mais que nous ne voulons pas aider les autres, qu’arrive-t-il ? Notre progrès devient infime et presque impossible, difficile, parce que le CHRIST INTÉRIEUR EST AMOUR ; il sait seulement DONNER, SE SACRIFIER pour les autres, arriver jusqu’au calvaire pour les autres. Sa nature est de donner.

Si nous nous préoccupons seulement de notre propre réussite, nous devenons terriblement égoïstes, nous tournons le dos à tous ceux qui marchent sur le Chemin. Si nous agissons exactement de manière contraire aux Principes christiques, nous nous convertissons en l’antithèse du Seigneur.

Ainsi, nous devons aimer, et il convient donc de savoir ce qu’Aimer signifie : « Amour est Loi, mais Amour conscient ». Savoir aimer… Savoir aimer signifie être véritablement disposé à donner jusqu’à la dernière goutte de notre sang pour nos semblables, non en théorie, mais en pratique, en amenant le Message à tous, en coopérant avec le Soleil et son expérimentation : Il veut créer de véritables HOMMES SOLAIRES et NOUS DEVONS COOPÉRER. Plus nous donnons, plus nous recevons ; mais si nous ne donnons rien, nous ne recevrons rien et même ce que nous avons nous sera enlevé. C’est la Loi. Il faut la comprendre.

D. Maître, que pensez-vous de cela : il y a parfois des opportunités, des opportunités pour entrer dans certains lieux pour donner l’Enseignement, comme par exemple les prisons. Une fois, nous voulions faire cela, mais on nous a dit que ce n’était pas convenable, parce que ces gens étaient bien trop difficiles à récupérer ; que pensez-vous de cela ?

M. Nul doute qu’IL FAUT DESCENDRE DANS LES PRISONS LES PLUS PROFONDES POUR APPORTER UN MESSAGE DE LUMIÈRE À CEUX QUI SOUFFRENT. Il faut amener la torche dans les ténèbres pour qu’elles brillent, et le médecin doit se trouver parmi les malades et non parmi les gens bien portants […]

D. Il y a une section qui parle du problème des prisonniers, alors […] essayer de leur amener un peu l’Enseignement. Et avec ce que vous venez de nous dire, eh bien, il faut indéniablement tenter d’aller là-bas.

M. L’ENSEIGNEMENT, IL FAUT L’AMENER PARTOUT. La lumière brille toujours dans les ténèbres. Il est évident que les médecins doivent aussi être parmi les malades et non parmi ceux qui sont en bonne santé ; c’est la crue réalité des faits. Par conséquent, il faut amener l’Enseignement à ceux qui souffrent. Nous devons savoir aimer. Et « Amour est Loi, mais Amour conscient ». Si nous voulons progresser vraiment, rapidement, nous avons besoin de SENTIR L’AMOUR DU CHRIST DANS NOTRE CŒUR, de le faire rayonner, d’imiter l’exemple du Christ en amenant la lumière à d’autres, en la répandant partout. Alors, de cette manière, le progrès s’effectue […]

D. Maître, et dans les cas où on sait, par exemple, que les personnes sont très matérialistes, on a le devoir de leur parler de ces choses, n’est-ce pas Maître ?

M. Eh bien, il faut savoir enseigner !

D. Il faut savoir enseigner… c’est ça…

M. Par exemple : dans les cas d’individus sceptiques, matérialistes, incrédules. Très souvent, ils me demandent quelque chose et, ensuite, s’ils ont une préoccupation quelconque, je leur parle un peu et je leur offre un livre. Si, après quelque temps, je les rencontre et que mon livre ne les a pas intéressés, je ne leur reparle pas non plus de ce type de choses. Je leur parlerai d’affaires, je leur commenterai donc la politique locale ou n’importe quelle autre chose.

Mais si quelqu’un désire vraiment la Lumière, s’il reçoit un livre, eh bien, il l’étudie. Mais s’il rejette le livre, s’il ne le lit pas, s’il le sous-estime, s’il s’en fiche, si, malgré tout ce que je lui dis, il s’en moque, il ne sert à rien de continuer à insister, parce qu’il y a une autre loi qui dit que « NOUS DEVONS RESPECTER LE LIBRE ARBITRE »…

Chacun a le droit de penser ce qu’il veut, et attaquer cette personne, la poursuivre en la dérangeant pour qu’elle accepte l’enseignement et toute cette question, c’est commettre une erreur, aller contre le libre arbitre de l’individu. C’est exercer une coercition sur le mental d’autrui et TOUTE FORME DE COERCITION SUR LE MENTAL D’AUTRUI EST DE LA VIOLENCE. ET TOUT ACTE DE VIOLENCE EST DE LA MAGIE NOIRE.

On n’a pas le droit d’emmener « de force » les autres au ciel. Chacun est libre d’accepter l’Enseignement ou de le rejeter si c’est ce qu’il veut. Ceux chez qui je vois quelque préoccupation, je leur donne un livre, je leur parle un peu (et si, malgré tout, ils s’en moquent, eh bien, je leur donne le livre) et quelques temps plus tard, je verrai le résultat.

Si le rejet est total, je ne leur reparle plus jamais ni du livre ni de rien de tout cela. Je change complètement de conversation avec cette personne. Certains diront que c’est un manque d’amour : pourquoi je n’insiste pas ? Non monsieur, je dois savoir respecter le libre arbitre ; je n’ai aucun droit de forcer le mental de cette personne. Chacun est tout à fait libre de penser ce qu’il veut. C’est-à-dire que nous devons toujours nous maintenir dans l’équilibre de la balance, au centre du pendule, en complet équilibre. C’est la crue réalité des faits. C’est pourquoi il est dit : « Amour est Loi, mais Amour conscient »…

D. […] comme vous racontez, vous voyez l’inquiétude chez les gens et on remarque que […] qu’ils ne veulent pas demander et on dirait qu’ils s’adressent à nous sur un ton un peu méprisant, que cela les intéresse ou non. Dans cette situation, oui, cela vaut la peine […] subtilement […] Certains concepts pour les préparer ; pour leur faire comprendre.

M. Bien, TANT QU’IL Y A UNE POSSIBILITÉ, C’EST BIEN. Mais si quelqu’un rejette carrément toute possibilité, s’il rejette carrément l’Enseignement, s’il ne veut carrément rien savoir de l’enseignement malgré qu’on lui ait donné une conférence et malgré qu’on lui ait offert un livre, il n’y a plus rien d’autre à faire.

Continuer à insister, c’est forcer le mental d’autrui et c’est de la violence ; et on n’a pas le droit de contraindre le mental des autres. Il faut respecter le libre arbitre des autres.

D. Remarquez […] cependant, il y a ceux qui ont une opinion bien différente : ils disent « qu’on ne doit pas offrir les livres des gnostiques, parce que lorsqu’on offre quelque chose à quelqu’un, cette personne le sous-estime », qu’en pensez-vous ?

M. Je pense qu’offrir constamment les livres est absurde ; je suis d’accord avec cela. Mais je considère qu’il y a des moments où il faut offrir un livre pour aider quelqu’un.

Chaque cas est différent : si nous éditons les œuvres et que la société gnostique du Salvador imprime les livres pour ensuite les offrir publiquement, eh bien, les éditions feront faillite. Les extrêmes sont une chose, et le fait que très souvent il faille donner un livre à quelqu’un quand on voit une possibilité, quand il y a un espoir, c’est une autre chose. Mais si quelqu’un sous-estime le livre, si ce quelqu’un rejette nos paroles, si ce quelqu’un s’en moque ou simplement s’en fiche, il n’est pas nécessaire d’insister de nouveau. C’est ainsi que j’agis et c’est ce que je vous conseille.

L’autre jour, j’ai parlé un peu à un monsieur X, je lui ai donné un livre, mais je n’ai vu aucun intérêt en lui ; il a carrément rejeté l’enseignement. Je ne lui ai plus jamais parlé de cela. Quand je dois discuter avec lui, je parle de sujets communs et courants. Je réalise intentionnellement un échange de […] je parle de la politique locale, des nouvelles du jour, etc., il y a beaucoup de choses sur lesquelles parler ; et c’est tout.

D. Chacun de nous aussi […] se développe, a différentes opportunités de servir. On a dû arriver à un centre d’études de type technologique qui s’appelle « l’Institut Technologique d’Amérique centrale » ; nous avons commencé en 1971 comme professeurs et nous sommes actuellement chargés du département de […] en prenant la responsabilité du département, il y avait une matière qui s’appelait « Orientation industrielle », dont on a eu l’opportunité de changer le nom ; on a changé son nom et on l’a appelée « Orientation professionnelle », avec l’idée de profiter de cette matière et des cours pour pouvoir parler aux étudiants du but de la vie, à un moment donné. Et avec ces discussions, on a introduit la Gnose dans ce centre et de ce centre d’études, au Salvador, est sorti un grand nombre de jeunes étudiants intéressés par l’enseignement gnostique. De telle manière que chacun de nous a l’opportunité de servir dans le lieu où il se trouve.

M. C’est ainsi, chacun, dans le cercle où il se trouve, a l’opportunité de servir. Le grand service, altruiste, désintéressé, accélère notre progression sur le Chemin de l’Autoréalisation Intime de l’Être.

D. En de nombreuses occasions, nous avons aussi agi ainsi […] nous parlons aux gens de la Gnose et finalement nous leur prêtons ou leur offrons un livre (pas cher) pour voir si cela les intéresse. Si nous voyons que cela les intéresse, nous leur en amenons un autre, plus cher, n’est-ce pas ? Et alors, si nous voyons que cela leur plaît, nous les invitons au Mouvement.

M. C’est bien.

D. Il y en a certains qui disent : « Mais oui, comme c’est intéressant, je vais y aller et tout ! »… Mais ils ne viennent pas. […] ils lisent seulement le livre, rien d’autre ; mais c’est leur problème, n’est-ce pas ? On accomplit la […]

M. Ils n’entrent pas dans le Royaume ni ne laissent entrer…

D. Dans le cas des étudiants de cet institut technologique, le fait que les étudiants intéressés par la Gnose aient été ceux ayant eu les meilleures mentions et les premiers prix a été quelque chose qui nous a remplis de joie. Ce phénomène a déjà été vérifié durant deux années consécutives. Et le reste des professeurs pourrait croire que nous aidons ces étudiants qui sont gnostiques, mais non, ce sont eux qui se sont aidés avec l’Enseignement et avec les pratiques. Ainsi, qu’ils sortent avec les meilleures mentions à la fin de l’année, cela nous remplit de joie ; et ils ont reçu des prix, de très bons prix cette année et l’année dernière… Que nous dites-vous à ce sujet ?

M. Ils sont simplement illuminés, ils sont aidés…

D. Maître, j’allais vous faire un commentaire : quand on côtoie les gens (nos semblables) au travail, dans la […] il est étrange de sentir la vibration de quelques individus et d’autres. Comme par exemple : je me rends compte de ceux qui, à un moment donné, pourraient parfaitement entrer dans l’Enseignement, et de ceux qui, pour plus de choses, je voudrais faire […] Je ne sais si ce que je ressens est correct ou… il faut essayer de faire comme vous dites, Maître, mais de toute manière, c’est ce que j’ai senti…

M. C’est correct, tu captes intuitivement, c’est ce qui se passe ; tu captes intuitivement… tu captes avec l’intuition…

D. Parce que je les connais, Maître…

M. L’important, donc, à travers ce travail, c’est d’arriver à ÊTRE ILLUMINÉ PAR L’ESPRIT SAINT. L’Esprit-Saint nous illumine quand nous travaillons dans le Grand Œuvre. Cette Illumination est graduelle, c’est-à-dire qu’elle commence très faiblement, mais elle se développe de plus en plus en nous-mêmes jusqu’à ce qu’arrive l’instant où l’on possède une Illumination complète, totale.

Et celui qui ne travaille pas à la transmutation du Sperme Sacré, celui qui ne fabrique pas le Mercure ne pourra pas recevoir réellement l’Esprit-Saint. Tenez compte du fait que l’Esprit-Saint est le Mercure, l’ÂME MÉTALLIQUE DU SPERME, et si on ne la manipule pas, si on ne la transforme pas, si on ne travaille pas avec elle, en la fécondant avec le SOUFRE, d’où va sortir l’Illumination ? Au niveau alchimique, nous avons vu qu’il faut extraire l’Esprit-Saint de ce minéral brut, parce qu’il est caché là, dans le Mercure brut ; et ce minéral brut, vous savez bien que c’est le Sperme Sacré. C’est grâce aux transmutations de ce Sperme qu’apparaît l’Âme Métallique du Sperme, l’Âme Métallique du Mercure qui n’est autre que le Mercure.

Et les travaux avec le Mercure nous mènent à l’Illumination. Alors, on acquiert l’Esprit-Saint grâce auquel on peut comprendre les SAINTES ÉCRITURES de tous les cultes et religions du monde. Il vaut bien la peine de posséder ce type d’Esprit. L’Esprit-Saint nous convertit à la longue, quand il se cristallise totalement en nous, en le GENTILHOMME Sage, en le CHEVALIER DU SAINT GRAAL, en le Chevalier de la Table Ronde, en le personnage émérite qui peut œuvrer en faveur de la Grande Cause.

Mais, voyez comme c’est intéressant : arriver au Troisième Logos […] ce n’est pas l’avoir compris complètement. Pour le comprendre totalement, il est nécessaire de travailler avec lui dans le Laboratorium Oratorium ; il est nécessaire de le manipuler et de le féconder avec le Soufre, de l’utiliser pour créer les corps. Si on apprend à le manipuler dans notre laboratoire comme substance fécondable et utilisable, c’est alors qu’apparaît à l’intérieur de nous le Véritable Gentilhomme émérite, sage, apte à agir ici, dans ce monde, avec adresse et sagesse.

Le Troisième Logos converti en Homme est quelque chose d’extraordinaire, n’est-ce pas ? C’est ce que nous voyons chez Saint Germain, c’est ce que nous voyons chez Cagliostro, c’est ce que nous voyons chez un Nicolas Flamel ; c’est assurément ce Troisième Logos, cet Esprit-Saint, ce Mercure, cette Âme Métallique du Sperme, puisque, mon Dieu ! c’est le GUIDE, l’INSTRUCTEUR.

S’il nous a un jour sorti du sein du Père, quand nous avons mangé du FRUIT DE L’EDEN, quand nous sommes tombés dans la génération animale, Il nous ramènera aussi au sein du Père à travers le Grand Œuvre. C’est pour cela qu’il devient l’Instructeur, le Maître, celui qui nous instruit, celui qui nous guide. C’est ainsi qu’il faut le comprendre.

Malheureusement, les différentes tendances religieuses n’ont pas su voir cet Esprit-Saint dans sa totalité, mais l’Alchimiste, par contre, sait le voir complètement.

Voir l’Esprit-Saint converti en un Homme aussi illustre que le Comte de Saint Germain, qui vivait dans toutes les cours d’Europe, aux côtés de Louis XV, c’est quelque chose d’extraordinaire. C’est un grand diplomate, il est extraordinaire en politique ; l’Homme qui joue avec les cours ; l’Esprit-Saint converti en Gentilhomme très illustre, c’est admirable ; ce n’est possible qu’en travaillant dans l’Alchimie. On a parlé de manière très abstraite de l’Esprit-Saint, mais il n’a pas été expliqué dans son cru réalisme, dans son réalisme de laboratoire.

Et il vaut bien la peine de nous transformer, cela vaut bien la peine… Mais, je le répète, on ne pourra pas se transformer sans commencer par reconnaître sa propre misère intérieure. Si on veut se transformer et que l’on se prend pour un demi-dieu, une majesté, un archi-hiérophante, c’est simple, on ne se transformera pas. On doit faire une analyse judicieuse de notre propre vie. Avant de commencer le travail dans le Grand Œuvre, il convient de réviser notre propre vie à travers la méditation […]