Praxis Gnostique de la Christification (La Christification)

Samaël Aun Weor

Nous allons commencer la conférence de ce soir. J’espère que vous y prêterez tous le maximum d’attention. L’objectif fondamental de nos études ésotériques, c’est d’arriver à la Christification. Avant tout, il est nécessaire de comprendre ce qu’est le Logos. Il y a trois aspects grandioses (au sommet) : le PÈRE, le LOGOS et l’ESPRIT SAINT. En Orient, l’Esprit Saint s’appelle aussi le « Mahachohan » ou le « Seigneur Shiva ».

Ici-bas, dans le monde des formes, existent trois aspects qui concordent avec les trois d’en haut : le SOUFFLE, le SANG et l’EAU (considérons le Sceau de Salomon : au-dessus, le Père, le Fils et l’Esprit Saint ; en bas, le Souffle, le Sang et l’Eau)…

Évidemment, se Christifier est quelque chose de grandiose, de sublime, ce à quoi nous aspirons réellement. Pour arriver à la Christification, il faut connaître l’Ésotérisme Christique. Ceux qui pensent que le Christ est seulement un Individu Sacré, appelé Jeshua Ben Pandira, qui se fit connaître il y a 1976 ans et qui enseigna la Doctrine des Gnostiques, n’ont réellement pas compris à fond le Mystère Christique. LE CHRIST EST UNE UNITÉ MULTIPLE PARFAITE, c’est évident.

Il existe TROIS VÊTEMENTS DE GLOIRE : premièrement, le Corps Glorieux de l’Ancien des Jours, qui est le premier et le dernier des Mystères ; deuxièmement, le Corps Glorieux du Logos Intime ; et troisièmement, le Corps Glorieux du RÉVÉLATEUR, qui n’est autre que l’Esprit Saint (le Révélateur). Cependant, ces « corps glorieux », il faut les créer.

Normalement, les personnes initiées possèdent les corps astral, mental et causal (elles les ont créés dans la « Forge des Cyclopes »), mais pour se Christifier, on a besoin de quelque chose de plus : il faut créer les Trois Vêtements de Gloire (celui du Père, celui du Logos et celui du Révélateur qui est l’Esprit Saint). Cependant, ces trois Vêtements appartiennent (dans le fond) à l’Ancien des Jours. Nous devons créer le Vêtement pour l’Ancien des Jours, c’est-à-dire pour le Père ; nous devons créer les Vêtements pour le Christ (le Logos) et pour le révélateur ou consolateur (l’Esprit Saint). Et comme la Trinité est unitaire, l’Ancien des Jours, en fin de compte, est le Maître des trois Vêtements. L’Ancien des Jours est le point à l’intérieur du cercle, le Grand Visage, l’Omnimiséricordieux, la Miséricorde des miséricordes, l’Occulte de l’occulte, la Bonté des bontés. Le Fils, le Logos, est un avec le Père, et celui qui connaît le Fils connaît le Père. Les trois : le Père, le Fils et l’Esprit Saint émanent du GRAND SOUFFLE profondément ignoré de lui-même.

Le Grand Souffle est ce Rayon qui nous unit au Soleil Sacré Absolu ; le Grand Souffle est l’OKIDANOK, Omniprésent, Omnipénétrant, Omniscient, Omnimiséricordieux.

À l’aurore de toute création, le Soleil Sacré Absolu émet le Grand Souffle : le très Saint Okidanok ou l’Okidanok actif. Mais, par lui-même, le très actif Okidanok (Omniprésent et Omnipénétrant) ne pourrait créer ou réaliser aucune création. Il peut pénétrer dans n’importe quelle unité cosmique qui jaillit à la vie, mais jamais il ne sera retenu ou saisi par aucune unité cosmique.

Pour pouvoir créer, le grand souffle doit se dédoubler en trois éléments qui constituent le SAINT TRIAMAZIKAMNO : les Trois Forces originelles de la Nature et du Cosmos. La première est la Sainte Affirmation, la seconde est la Sainte Négation, la troisième est la Sainte Conciliation. Voici les trois forces créatrices : Positive, Négative et Neutre ; le Père, le Fils et l’Esprit Saint. Voilà les trois forces qui créent et recréent à nouveau. Si elles s’écoulent en se dispersant, si elles ne s’orientent pas vers un point déterminé, elles ne peuvent réaliser aucune création. Mais quand elles se rencontrent en un point quelconque de l’Espace, elles donnent immédiatement naissance à une création.

Pour que vous puissiez mieux me comprendre, je vais m’appuyer sur un exemple plus humain : l’homme, l’élément masculin, représente la Première Force (la Sainte Affirmation) ; la femme, l’élément féminin, représente la Seconde Force (la Sainte Négation). Il y a une troisième force qui est la Sainte Conciliation. Si les forces (masculine, féminine, neutre) s’écoulent en se dispersant, si elles ne coïncident pas en un point donné, il ne peut y avoir de création ; mais si les pôles positifs et négatifs (mâle-femelle) s’unissent, la Troisième Force (la Sainte Conciliation) les concilie pour que se réalise une création. Ce qui se déroule ici, dans le microcosme, se passe aussi là-haut, dans le macrocosme, parce que « ce qui est en haut est comme ce qui est en has ».

Le Soleil Sacré Absolu désire cristalliser en nous les Trois Forces Primaires de la Nature et du Cosmos.

LA SAINTE AFFIRMATION peut se cristalliser en nous, si nous faisons la volonté du Père, tant sur la terre que dans les cieux.

LA SAINTE NÉGATION se cristallise en nous si nous apprenons à recevoir de bonne grâce les manifestations désagréables de nos semblables, nous niant nous-mêmes, ici et maintenant.

LA SAINTE CONCILIATION, la Troisième Force, se cristallise en nous quand nous créons les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être, grâce à l’accomplissement du DEVOIR PARLOK DE L’ÊTRE, c’est-à-dire quand, au moyen de la transmutation de l’énergie créatrice du Troisième Logos, nous créons les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être. C’est dans ces Corps que vient se cristalliser la Troisième Force : l’Esprit Saint Très Sacré.

Pour expliquer cela, commençons par la troisième force. Elle est le Mercure de la Philosophie Secrète, le Mercure des Sages. Quand nous arrivons à la cristalliser en nous, elle nous transforme en GENTILHOMME plein de sagesse, d’omniscience, comme Kut-Humi, Sérapis ou Hilarion, etc. Quand nous nous nions, quand nous apprenons à recevoir de bonne grâce les manifestations désagréables de nos semblables, quand nous apprenons à aimer nos ennemis, à rendre le bien pour le mal, à aimer ceux qui nous haïssent, nous maudissent et nous persécutent, se cristallise en nous la Seconde Force : la Sainte Négation, c’est-à-dire le Logos, le Christ, le Christus, Vishnou, Osiris (alors nous nous Christifions).

Et la Sainte Affirmation arrive à se former en nous, à se cristalliser, quand nous faisons la volonté du Père, tant sur la Terre que dans les Cieux. Si quelqu’un ne fait pas la volonté du Père, il ne peut arriver à cristalliser en lui-même la Première Force (l’Adepte, avant tout, doit faire la volonté du Père, ne jamais désobéir au Père).

Maintenant, imaginez un instant un homme en qui sont cristallisées les Trois Forces : la Sainte Affirmation, la Sainte Négation et la Sainte Conciliation. Évidemment, c’est un Homme divin, ineffable ; c’est un Dieu avec un corps d’Homme ; c’est un Individu Sacré au sens le plus complet du terme. Et, en d’autres termes, nous dirions que c’est un Surhomme.

Je considère que le CRESTOS COSMIQUE est une force transcendante. En réalité, le Logos est multiple, il a beaucoup de rayons à l’intérieur de l’Unité et chacun de ces rayons définit un Adepte Christifié ; c’est l’intérieur de l’intérieur d’un Adepte Christifié.

Ce qu’il y a de grand dans le Logos, c’est sa capacité de travailler dans le Grand Oeuvre (il doit expulser les « marchands du Temple » avec le terrible fouet de la volonté). Ce qui compte, c’est le Christ Intime.

Malheureusement, les gens ne pensent qu’au CHRIST HISTORIQUE et ainsi ils s’écartent de la réalité. Ils oublient que le Christ est ce qui est, ce qui a toujours été et qui toujours sera. Ils oublient que le Christ est la vie qui palpite en chaque atome, comme elle palpite en chaque Soleil ; ils oublient que le Christ vibre d’instant en instant, de moment en moment. L’incarner est fondamental. Rappelons-nous que : « À celui qui sait, la parole donne pouvoir ; personne ne l’a prononcée, personne ne la prononcera, sauf seulement, celui qui l’a incarnée » (il faut l’incarner)…

On dit qu’il naquit à Bethléem (Belem), il y a 1976 ans. Bethléem, en tant que village, n’existait pas physiquement au temps du Grand Kabire Jésus (Jeshua Ben Pandira). « Bethléem » vient d’un mot Chaldéen « Belem », qui nous rappelle la fameuse « TOUR DE BEL », la « TOUR DE FEU ».

Rappelez-vous que « Vos corps sont le Temple du Dieu vivant et que le Très Haut demeure en vous », ainsi parlait Paul de Tarse à ses disciples. La Tour de ce Temple est la tête du corps. Le Temple de Salomon lui-même a la forme du corps humain (vous qui l’avez vu illustré, comprenez qu’il est ici dans notre organisation intime).

La Tour de Bel, la Tour de Feu est formidable. Pour que l’ENFANT D’OR de l’Alchimie, le FILS DU FILS, puisse s’incarner dans l’Homme, il est nécessaire que la « Tour de Bel » soit érigée.

Quand est-elle érigée ? Quand nous avons développé le FEU SOLAIRE en nous-mêmes ; alors, la tour est érigée. Dans ces conditions, le Fils du Fils peut pénétrer en nous pour parler le Verbe d’Or du premier instant.

Pourquoi appelons-nous le Christus incarné, le « Fils du Fils » ? Je vais vous l’expliquer : en réalité, l’Homme Réel se trouve dans le Monde Causal. Quand le Logos désire venir au monde, il naît d’une Vierge, pénètre dans le corps causal, et de là, il se projette et pénètre dans le corps humain, dans la « Tour de Bel ». Si le Christ descend de son Monde Logoïque pour s’exprimer dans le Monde Causal, alors, là (dans le Monde Causal), il est le Fils du Fils parce que, Lui, en tant que Fils, vibre en CHOKMAH (du point de vue kabbalistique) et il se manifeste dans TIPHERETH (le Monde Causal), où il se trouve, en fait, converti en le Fils du Fils ; ensuite, il pénètre dans le corps humain.

Ainsi donc, l’incarner est extraordinaire ; la Christification ne serait absolument pas possible si, auparavant, nous ne l’avions pas incarné.

LE MAGNÉSIUM INTÉRIEUR de l’Alchimie doit accomplir un grand travail lors de l’incarnation : il doit éliminer en nous les « marchands du Temple », il doit se sacrifier épouvantablement, se convertir en Homme parmi les hommes, marcher dans la rue sans que personne ne le reconnaisse, être calomnié, haï, humilié, etc.

LE FILS DE L’HOMME est condamné par trois types de gens : premièrement, par les PRÊTRES du Temple, c’est-à-dire les religieux de toutes les époques et les dévots de tous les temps. Deuxièmement, par les SCRIBES, c’est-à-dire les intellectuels de son temps qui ne l’acceptent pas. Troisièmement, par les ANCIENS, les gens pleins d’expérience, très « judicieux », ayant beaucoup de « vertus » ; ils le jugèrent au travers de leur propre « lentille psychologique », le comprirent mal et l’excommunièrent.

C’est ainsi, mes frères, qu’en vérité et en réalité le Fils, le Crestos Incarné, est haï par les multitudes, haï par les Prêtres, maudit par les Scribes et répudié par les Anciens. Le Crestos ne correspond pas aux normes humaines ; c’est pourquoi il est rejeté.

Le Crestos est de nature révolutionnaire, terriblement rebelle, et il est au-delà du Bien et du Mal : les Forces du Bien ne le comprennent pas, les Forces du Mal le haïssent ; il agit en harmonie avec ce que nous pourrions appeler la « COMPRÉHENSION INDIVIDUELLE PROFONDE »…

Ainsi donc, mes chers frères, la Christification est fondamentale, mais on doit connaître le chemin qui s’avère difficile au début, très laborieux au milieu et épouvantablement dangereux à la fin. Pour celui qui essaie de se Christifier, il est possible qu’il chemine bien au début, il est possible qu’il avance bien au milieu, mais il est possible qu’il échoue (ensuite), à cause des Forces du Bien, ou parfois par les Forces du Mal (on peut échouer par le bien et on peut échouer par le mal ; c’est pourquoi très rares sont ceux qui atteignent la christification)…

Sur une cheminée, là-bas en Europe, on a trouvé trois grenades. Que représentent les trois grenades ? Elles représentent les TROIS PURIFICATIONS (par le fer et par le feu), par lesquelles doit passer quiconque essaie d’arriver à la Christification.

Si vous prenez une croix, vous verrez trois clous de fer et au sommet la parole « INRI » (Ignis Natura Renovatur Integra : « la Nature est renouvelée sans cesse par le feu »). Et les TROIS CLOUS en fer, que signifient-ils ? Les Trois Purifications par le fer et par le feu.

Dans la PREMIÈRE PURIFICATION, l’Adepte doit travailler intensément dans le domaine de l’Ésotérisme Initiatique.

Dans la SECONDE PURIFICATION, l’Adepte doit travailler intensément dans les Sphères de la Lune, de Mercure, de Vénus, du Soleil, de Mars, de Jupiter, de Saturne, d’Uranus et de Neptune.

Dans la TROISIÈME PURIFICATON, l’Adepte doit forcément passer par l’Initiation de Judas, dans la Lune Noire (voilà les trois purifications).

« Avant que le coq ne chante – dit le Christ à Pierre – tu m’auras renié trois fois ».

Le premier reniement, PREMIÈRE PURIFICATION : l’Initié doit descendre aux Mondes Infernaux, pour travailler avec le Feu et l’Eau, origine des mondes, des bêtes, des Hommes et des Dieux. Toute authentique Initiation Blanche commence par là. Là où Mars descend afin de retremper l’épée, pour conquérir le coeur de Vénus ; Hercule, pour nettoyer les « Écuries d’Augias » ; Persée, pour couper la tête de la Méduse avec son Épée Flammigère.

Dans la SECONDE PURIFICATION, l’Adepte doit travailler dans les Mondes Infernaux, dans les sphères de la Lune, de Mercure, de Vénus, du Soleil, de Mars, de Jupiter, de Saturne, d’Uranus et de Neptune ; il doit affronter toutes les horreurs du Cosmos, il doit passer au-delà de l’Achéron (dans la barque de Charon) sur l’autre rive ; il doit souffrir l’indicible, sur le TRÔNE DE DITÉ, dans la ville maudite ; il doit vivre un certain temps parmi les condamnés (voilà les horreurs).

Mais dans la TROISIÈME PURIFICATION, il doit faire face à des horreurs que l’on ne peut même pas soupçonner. Je vous ai souvent dit, ici, que la LUNE PSYCHOLOGIQUE possède deux aspects : celui qui est connu et celui qui n’est pas connu ; le visible et l’occulte. Dans l’aspect occulte de la Lune Psychologique, nous possédons des éléments que jamais nous n’accepterions de posséder et qui ne peuvent être dissous qu’au moyen de l’Initiation de Judas Iscariote.

Ainsi, mes frères, une fois que l’Adepte est passé par les Trois Purifications à base de Fer et de Feu, il obtient l’ASCENSION DU CRESTOS à l’intérieur de lui-même, LA RÉSURRECTION DU LOGOS (au niveau intime, dans ce qui est psychosomatique, dans ce qui est mystico-sensoriel, dans ce qui est purement psychique ou psychologique et transcendantal) ; alors il est converti en colonne du Temple. C’est pourquoi il est dit dans « l’Apocalypse » : « À celui qui vainc, je le ferai colonne du Temple de mon Dieu et il ne sortira pas de là »…

Se convertir en une colonne vivante du Temple de Dieu et ne plus en sortir : voilà qui est grandiose. De sorte qu’il est bon que vous compreniez ce qu’est la Christification.

Aux frères vénézuéliens, sud-américains, je dois leur dire ce qui suit : là, dans ces pays du Sud, les frères gnostiques se préoccupent beaucoup par rapport aux Initiations, aux Degrés, aux Pouvoirs, mais en réalité, ils ne se préoccupent pas vraiment de se nier eux-mêmes. Et le Grand Maître a dit : « Celui qui veut me suivre, qu’il prenne sa Croix, qu’il se nie lui-même et qu’il me suive »…

Dans les pays d’Amérique du Sud, ils ne se préoccupent pas de la dissolution de l’Ego. C’est assez préoccupant, parce que je crains qu’en Amérique du Sud nous allons avoir une grande récolte d’HANASMUSSEN à double Centre de Gravité.

Si ces frères se consacrent exclusivement à la transmutation, ils vont obtenir la création des Corps Existentiels Supérieurs de l’Être, mais s’il ne travaillent pas correctement en éliminant le MERCURE SEC, c’est-à-dire les éléments psychologiques indésirables que nous portons à l’intérieur de nous, évidemment, ils vont échouer, ils vont se convertir (je le répète), en Hanasmussen à double Centre de Gravité et ils vont tomber (lamentablement). On peut créer les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être, mais si on n’élimine pas l’Ego, on ne peut pas se Christifier, et ce qui compte, c’est la Christification.

Ainsi, mes chers frères, le SOLEIL DE MINUIT, le Logos nous invite à la Christification. Il est nécessaire de comprendre que c’est grâce au FEU VOLCANIQUE LUNAIRE que nous pouvons créer les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être ; mais il faut aller plus loin ; il faut créer les Trois Vêtements de Gloire : celui du Père, celui du Logos et celui de l’Esprit Saint. Cela ne sera pas possible si nous n’éliminons pas de nous-mêmes tout le Mercure Sec que nous portons à l’intérieur de nous. Lorsqu’une personne comprend cela, elle travaille comme il se doit.

Il est indiscutable que c’est grâce à la transmutation de l’EXIOHÉHARI (c’est-à-dire du sperme sacré) que nous élaborons le MERCURE des Sages. Ce Mercure, combiné avec le SOUFRE (c’est-à-dire le Feu) et avec le SEL SUBLIMÉ, monte irrésistiblement le long de la moelle épinière jusqu’au cerveau (c’est l’AZOE, l’INRI).

Indiscutablement, l’excédent de cet Azoe se cristallise en octaves ascendantes. Avec la Première Cristallisation, c’est le corps astral qui se forme dans notre organisme. On sait qu’on a un CORPS ASTRAL quand on peut l’utiliser, quand on peut marcher avec lui, quand on peut se mouvoir…

Avec la Seconde Cristallisation (dans une Seconde Octave qui vibre en relation avec les sept notes de la Grande Échelle Musicale) le Corps du MENTAL INDIVIDUEL se cristallise. On sait qu’on possède un MENTAL INDIVIDUEL quand on peut l’utiliser, quand on peut voyager avec lui à travers l’espace infini, quand on peut appréhender ou capter toutes les vérités cosmiques de la Nature (directement par soi-même).

Avec la Troisième Cristallisation (dans une Troisième Octave en relation avec les notes Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si), on arrive à former en nous le CORPS CAUSAL, le Corps de la Volonté Consciente. Évidemment, on sait qu’on possède le Corps de la Volonté Consciente lorsqu’on marche avec lui, quand on voyage avec lui à travers l’espace.

L’HOMME CAUSAL est l’Homme véritable ; tout le reste est un supplément. Le Mental, l’Astral, le Physique sont des vêtements ; l’Homme véritable est l’Homme Causal. C’est pourquoi le Crestos, lorsqu’il veut venir au monde, doit pénétrer d’abord dans l’Homme Causal avant de pénétrer dans l’Homme Physique ou Homme Physique-Psychique-Mental.

L’Homme Causal connaît indiscutablement les Lois de Cause à Effet. Quand le Crestos pénètre dans l’Homme Causal, le Fils du Fils resplendit (dans l’Homme Causal) ; plus tard, il pénètre dans l’organisme humain. Tout cela, il faut le comprendre, mes chers frères…

Indubitablement, si quelqu’un crée ces Corps, il se convertira en Homme, il recevra ses PRINCIPES ANIMIQUES ET SPIRITUELS et il se transformera en Homme Réel. Se convertir en Homme est une chose, mais s’élever à la stature d’un Christ est quelque chose de très différent.

Pour que le Christ pénètre dans un Homme, il est nécessaire de travailler (intensément) avec le Feu et l’Eau (qui génèrent, je le répète, mondes, bêtes, hommes et Dieux).

Le Christ, une fois incarné, naît au début comme une créature innocente et faible ; mais, à mesure que le temps passe, le Crestos grandit et se développe au niveau psychologique, psychosomatique et aussi jusqu’au niveau mystique-sensoriel, et finalement, le Grand Oeuvre se réalise.

Le Crestos doit éliminer tous les éléments indésirables que nous portons en nous (il souffre beaucoup en travaillant) ; il doit vivre en nous tout le DRAME COSMIQUE, tel qu’il est écrit dans les Quatre Évangiles.

Les multitudes demandent sa crucifixion : « Crucifie-le – disent les multitudes -, crucifie-le, crucifie-le ». Mais, quelles multitudes ? Les Mois que nous portons à l’intérieur de nous… Pour finir, ils l’appréhendent, le capturent, le mènent devant les autorités de Pilate, Caïphe, Hérode, etc.

N’oubliez pas que nous avons TROIS TRAÎTRES en nous-mêmes : le premier est le Démon de la Mauvaise Volonté (CAÏPHE) ; le second est le Démon du Mental (PILATE). Celui-ci se lave les mains, il se déclare « innocent », il justifie ses pires erreurs, il cherche des échappatoires, etc. Le troisième est le Démon du Désir (JUDAS ISCARIOTE). Voilà les Trois Traîtres.

En remontant de bas en haut, nous devons d’abord faire face à Judas (le Démon du Désir), plus tard à Pilate (le Démon du Mental) et en dernier à Caïphe (le Démon de la Mauvaise Volonté). Ces Trois Traîtres sont les TROIS FURIES.

Ces Trois Traîtres, je le répète, sont en nous-mêmes, ici et maintenant ; ils ont différentes expressions, ils sont personnifiés par divers Moi hiérarchiques, pour ainsi dire, à l’intérieur de notre psyché.

Le Crestos doit désintégrer les Trois Traîtres. Mais comme le Crestos doit souffrir en nous ! Ses souffrances sont décrites dans les Quatre Évangiles…

Qu’il soit attaché à une colonne, c’est vrai ! Qu’il reçoive cinq mille coups de fouet et même davantage, c’est sûr ! Qu’il soit couronné d’une couronne d’épines, personne ne peut en douter ! Qu’il soit blessé, insulté, giflé, c’est également très certain ! Les Trois Traîtres le jugent : Pilate ordonne qu’on le fouette (« Ecce Homo » dit Pilate : « Voici l’Homme »). Quand il s’incarne (le Crestos, le Logos) il souffre l’indicible.

De sorte que la souffrance du Crestos n’est pas l’exclusivité d’un fait qui remonte à 1976 années, ce n’est pas quelque chose de purement historique. Il doit passer par tout son CHEMIN DE CROIX chaque fois qu’il vient au monde ; chaque fois qu’il s’incarne, le Seigneur doit souffrir l’indicible ; et à la fin, il est crucifié dans le Monde des Causes Naturelles où les multitudes le blâment. Plus tard, il gît dans son SAINT SÉPULCRE et, en dernier, il termine la Troisième Purification, se lève de son Sépulcre de cristal, pour ressusciter en l’homme et travailler pour l’humanité.

Le Crestos, ressuscité en l’Homme, dévoile les mystères ; il enseigne non seulement aux Extérieurs, mais aux Extérieurs des Extérieurs et non seulement aux Intérieurs de chacun mais aux Intérieurs des Intérieurs.

Chaque fois que le Logos ressuscite chez un Homme, il réalise une oeuvre prodigieuse (c’est écrit et c’est ainsi). Il doit instruire les Sept et les Douze (les douze Puissances) et les Vingt-Quatre Anciens et les Soixante-Douze et les Quatre, etc.

En Ésotérisme Christique, on cite les DOUZE APÔTRES. Quels sont-ils ? Ils sont dans l’Évangile mais, en réalité, ces DOUZE PUISSANCES sont douze parties de l’Être en chacun de nous.

Ceux qui pensent que les Douze Apôtres sont douze personnages purement historiques, sont totalement dans l’erreur. Il s’avère que les Douze sont Douze Parties de l’Être en chacun de nous.

Moi, pour ma part, je ressens un grand respect, une infinie vénération pour SAINT JACQUES LE MAJEUR. Je ne parle pas du saint Jacques historique d’il y a quelques milliers d’années, non, je ne me réfère pas à lui. Je le répète, je ressens une grande admiration pour le saint Jacques intérieur qui n’est autre que le MERCURE DES SAGES.

Nous savons bien que le Mercure des Sages est l’Âme Métallique du sperme sacré, l’Exiohéhari. Fabriquer le Mercure a toujours été un secret qui n’a jamais été divulgué ; les Alchimistes se sont tus… Beaucoup de personnes commencent à travailler dans le Grand Oeuvre et ils le font sans soin, sans savoir le faire. Tenez compte que la Genèse ne se trompe jamais : « Dieu a séparé les eaux des eaux » (les EAUX SUPÉRIEURES furent séparées des EAUX INFÉRIEURES). C’est avec les Eaux Supérieures qu’il faut travailler le Mercure des Sages.

Au début, ces Eaux Supérieures sont NOIRES et elles sont représentées par le CORBEAU NOIR. Après, elles deviennent blanches, mais elles ne deviennent pas immaculées immédiatement ; elles doivent passer par des changements, elles doivent devenir visqueuses, blanchâtres, lourdes, avant d’être blanches et pures. Et, pour finir, elles deviennent JAUNES (le Mercure est jaune). Quand les Eaux sont devenues jaunes, elles peuvent être fécondées par le Soufre.

En Alchimie, quatre animaux spécifient ces opérations alchimiques : la première est le CORBEAU NOIR qui représente les Eaux Noires ; la seconde est la COLOMBE BLANCHE qui représente les Eaux Blanches ; la troisième est l’AIGLE JAUNE qui représente le Mercure Jaune et la quatrième est le FAISAN ROUGE qui représente les Eaux fécondées par le Soufre (c’est-à-dire le Feu).

Quand les Eaux sont fécondées par le Feu, elles commencent leur ascension le long de l’épine dorsale ; on dit alors que l’Initié a éveillé la KUNDALINI, le FEU.

Cette Kundalini est un mélange de Sel, de Soufre et de Mercure et elle monte le long de l’épine dorsale jusqu’au cerveau. Son excédent se cristallise, comme je vous l’ai déjà dit, en Corps Existentiels Supérieurs de l’Être.

Ainsi, mes chers amis, c’est lorsqu’on commence à travailler à la création des Corps Existentiels Supérieurs de l’Être qu’on devient un Homme réel, un Homme véritable. Mais si on veut passer au-delà de l’Homme simple, si on veut se christifier, il faut indubitablement éliminer la totalité du Mercure sec, c’est-à-dire tous les éléments indésirables que nous portons à l’intérieur de nous (c’est fondamental).

Or, vous voyez l’importance du Mercure : comment il sert à la cristallisation des Corps Existentiels Supérieurs de l’Être en nous (qui est, je le répète, l’Âme Métallique du sperme). Ce Mercure est SAINT JACQUES lui-même, l’Apôtre saint Jacques en nous-mêmes.

Saint Jacques est représenté avec une coquille sur son chapeau, semblable à une étoile brillante. Nous savons bien que l’Étoile à sept branches définit les Fils du Soleil. Il porte une houlette, une verge ou un bâton, symbole de l’épine dorsale de l’Adepte et une calebasse contenant l’Eau de la Vie. Il porte aussi, dans ses mains, l’« Apocalypse » qui est le livre de la Sagesse, où se trouvent toutes les Règles de l’Alchimie, toute la Science des Alchimistes Médiévaux…

Vous comprendrez maintenant pourquoi je ressens tant d’admiration pour le BÉNI PATRON DU GRAND OEUVRE. Mais lui (saint Jacques le Majeur) n’est pas en dehors de nous-mêmes, mais à l’intérieur de nous.

Également (en nous) se trouve PIERRE qui nous enseigne tout le travail du Grand Oeuvre. Mais il n’y a pas de doute que c’est par le biais de saint Jacques qu’on reçoit le principal enseignement sur le Grand Oeuvre. Le Père de toutes les Lumières, par le biais de Saint Jacques, nous fait connaître la Science Transcendantale du Grand Oeuvre.

En nous, se trouve JEAN, le Verbe, la Parole qui, sous-jacent, se cache au fond de l’Arche, attendant le moment précis d’être éveillé.

Il y a aussi (en nous) MARC qui prend soin de l’Onction Gnostique. C’est pourquoi, en assistant au Rituel, nous devons porter à nos lèvres, avec reconnaissance, le Pain et le Vin de la Transsubstantiation.

Ce Pain se charge, grâce au Rituel, des Atomes Christiques Solaires. Ce Vin, aussi, se remplit d’Atomes Christiques de très haut voltage et, en recevant l’Onction Gnostique, le Pain et le Vin, ils pénètrent dans notre estomac et les Atomes Christiques se diffusent dans tout notre organisme. Ils nous aident, ils nous inspirent, ils nous portent secours…

Le Pain et le Vin s’avèrent extraordinaires pour la Christification ; on ne doit jamais manquer de venir ici recevoir l’Onction Gnostique, parce que nous avons tous besoin des Atomes du Christ Cosmique. Nous sommes tous lourds, maladroits ; nous avons besoin d’une aide spéciale et c’est le Crestos qui peut la fournir à chaque atome que nous avons à l’intérieur de notre corps.

En recevant l’Onction, nous devons le faire avec une infinie vénération, avec un grand respect, avec un amour profond. N’oubliez pas que le Pain, en lui-même, représente le MERCURE DES SAGES ; n’oubliez pas que le Vin représente, en lui-même, le SOUFRE, c’est-à-dire le FEU.

Que nous ayons besoin de libérer le Soufre de ses prisons, c’est vrai ! Que nous ayons besoin de différentes opérations mathématiques du Mercure, c’est certain ! Il faut séparer les différents éléments les uns des autres : il faut séparer les éléments supérieurs des éléments inférieurs. Les éléments inférieurs des Eaux de la Vie doivent devenir clairs, précieux ; les éléments supérieurs de ces Eaux doivent, en fin de compte, se mélanger avec le Feu.

Tout cela est un processus de travail, d’Ésotérisme de grande industrie : séparer le Supérieur de l’Inférieur. Il faut monter et redescendre, et remonter une nouvelle fois et redescendre pour prendre le Pouvoir de ce qui est en bas et de ce qui est en haut et ainsi nous convertir en Rois de toute la création… « Monte de la Terre au Ciel (dit Hermès Trismégiste) et redescend et de nouveau remonte et descend une nouvelle fois et ainsi tu auras le Pouvoir sur toutes les choses »… « Sépare le Supérieur de l’Inférieur avec grande industrie »… Je suis en train de vous montrer le chemin qui mène à la Christification.

N’oubliez pas de toujours assister à l’Onction. Il est préférable que le vin soit de raisin pur. De nos jours, on ne peut justifier d’avoir ici, dans l’Onction Gnostique, un de ces jus que vendent les pharmacies ; cela montre, indique un manque d’amour chez les frères. De nos jours, le raisin abonde ; nous pouvons boire le jus de la vigne, le raisin pur.

Observez comment agit la Force du Crestos dans les tempêtes de neige, comment elle pénètre jusqu’au cep, comment elle fait croître la tige (la vigne) et finalement toute cette force logoïque se trouve enfermée dans le raisin.

Le Sacerdote, en état d’extase, perçoit la Substance du Crestos dans le vin et il la libère pour qu’elle agisse à l’intérieur de l’organisme. Le Sacerdote, en état d’extase, perçoit la Force Christique dans le pain, dans le blé ; il libère cette force pour qu’elle agisse à l’intérieur de l’organisme humain. De sorte que lorsque quelqu’un reçoit le pain et le vin de la Transsubstantiation, il amène à l’intérieur de lui des Atomes Christiques de très haut voltage qui l’assisteront, qui l’aideront efficacement dans ce travail.

Si nous frottons une allumette, avec le frottement nous verrons du Feu. Beaucoup diront : « Produit de la combustion ! ». Ce n’est pas cela. Qui a fait bouger l’allumette ? Il a fallu que nous ayons du Feu (de l’Énergie) dans le sang, dans les veines, pour pouvoir frotter l’allumette ; alors est apparu le Feu. Et pourquoi est-il apparu ? Produit de la combustion ? Absurde ! Absurde ! Au contraire, la combustion est un produit du Feu (il était enfermé là, latent) ; il a suffi d’enlever l’enveloppe, disons, dans laquelle il se trouvait pour qu’il surgisse. Il n’a pas de début, il n’a pas de fin.

Les créatures viennent au monde par le Feu et elles s’en vont (leur vie se termine) quand le Feu s’arrête. Elles se développent, se reproduisent par le Feu ; elles cessent d’exister quand le Feu se retire.

L’ESSENCE qui se trouve à l’intérieur de nous (embouteillée, malheureusement, parmi tant d’éléments psychiques indésirables), c’est du Feu vivant. Lorsque les différents éléments parmi lesquels elle est embouteillée sont détruits, c’est l’Essence libre qui reste à l’intérieur de nous, convertie en une boule de Feu (ce Feu est le Feu du Crestos, du Logos).

Ce qui compte, c’est la SIGNATURE ASTRALE DU FEU et c’est le Crestos. Si nous frappons un rocher avec une chaîne, nous verrons sortir du Feu (il y a là le Feu vivant). C’est le Logos, le Crestos ; le Crestos est crucifié dans cette grande Création. C’est le Feu, le Feu Cosmique ; pas le Feu commun et courant, mais le Feu du feu, la Flamme de la flamme, la Signature Astrale du Feu. Ce Feu brûle sans cesse dans tout ce qui est, dans tout ce qui a été, dans tout ce qui sera (c’est le INRI).

On a beaucoup parlé du Christ ; on a écrit d’énormes volumes pour essayer d’expliquer le Christ, mais la Gnose l’explique avec quatre lettres que vous voyez ici, sur cette grossière croix en bois : INRI. C’est le Christ : INRI, c’est-à-dire Feu, Feu Solaire, Feu qui brûle dans toute la Création…

« Et le jour du Seigneur viendra, comme un voleur dans la nuit, quand on s’y attendra le moins »… Que veut-on dire par là ? Que le Feu brûlera toute cette Nature ; tout cela va être brûlé par le Feu (c’est le Crestos) ; le Crestos doit brûler tout cela avec du Feu pour que surgisse un ÂGE D’OR. Le Crestos est le Feu même. L’Âge d’Or surgira après que tout aura été consumé par le Feu Vivant et Philosophal.

Avec la présence d’Hercolubus, ce que je suis en train de vous dire deviendra un fait. Il attirera le feu à la surface, le feu liquide qui existe à l’intérieur de la terre et de partout jailliront des volcans qui vomiront du feu et de la lave, qui crèveront une partie de la croûte géologique, vomissant la totalité du feu. De partout couleront des rivières de feu qui brûleront tout ; c’est pourquoi on a dit que « Le Seigneur viendra, comme un voleur dans la nuit, quand on s’y attendra le moins ». Voilà une terrible réalité.

Mes chers frères, maintenant je vous donne la liberté pour que chacun pose les questions qu’il a à poser ou dise ce qu’il a à dire. Voyons, mon frère…

Disciple. J’ai compris, Maître.

Maître. Merveilleux ! Quel autre frère a quelque chose à dire ? Que personne ne reste avec des doutes ; vous devez poser des questions. Rappelez-vous que Parsifal n’est pas parvenu à être Roi du Graal la première fois, parce qu’il n’avait pas demandé pourquoi Amfortas avait des douleurs… Parle, frère…

D. Maître, de quelle façon s’opposent les Forces du Bien sur le chemin d’une personne qui cherche la Christification ?

M. J’explique : le Christ est au-delà du Bien et du Mal. Évidemment, vous devez encore dépendre des Forces du Bien et du Mal. Si, en ce moment, vous désirez passer au-delà du Bien et du Mal, alors « non », vous ne pouvez pas encore. Mais un jour viendra où vous passerez au-delà des Forces du Bien et des Forces du Mal ; alors, vous comprendrez mes paroles.

Aujourd’hui, vous n’êtes pas encore prêts pour cela. Aujourd’hui, vous devez marcher avec les Forces du Bien, mais, par contre, vous devez commencer par devenir plus compréhensifs par rapport aux Moi du Bien… parce que les Mois du Bien ne savent pas faire le bien. Par exemple : quelqu’un arrive et nous demande l’aumône (il s’agit d’un drogué). Un Moi du Bien, à l’intérieur de nous, met la main à la poche et lui donne l’aumône ; il croit avoir fait une bonne oeuvre alors qu’il a fait une oeuvre mauvaise (ces sous vont servir à acheter de la marijuana)…

Un Moi du Bien en nous, apitoyé par quelqu’un (par un ivrogne), lui donne une pièce de monnaie pour que l’ivrogne aille boire au bar. Et presque toujours les Mois font le bien alors qu’ils ne doivent pas le faire (et ils ne savent pas le faire).

Ces Mois du Bien sont les PHARISIENS HYPOCRITES que portent en eux tous les pauvres « animaux intellectuels » (chacun de nous a le Moi Pharisien). Il ne parle que de choses saintes, il est très bon, très très bon. Cependant, voyez-vous, il est comme les sépulcres blanchis : « Ils sont très beaux à l’extérieur, mais ils sont remplis d’ossements et de toutes sortes de pourritures à l’intérieur »…

Les pharisiens hypocrites « prennent soin de l’assiette et du verre et les nettoient bien à l’extérieur, bien qu’ils soient tout sales à l’intérieur » (et il n’y a personne qui n’ait pas le Moi pharisien)… En effet, le Moi Pharisien est un prototype du Bien en chacun de nous : très bon, très serviable, mais il condamne le Christ, il le condamne chaque fois que le Christ vient au monde. Je vous le dis !