Notions essentielles sur l’occultisme pratique (chaire sur les thèmes ésotériques et occultistes)

Samaël Aun Weor

Nous allons parler de l’ésotérisme, de l’occultisme, d’une manière, disons, très large et générale. Nous allons parler de… analyser un peu le spiritualisme, la Théosophie, le pseudo-Rosicrucisme, la magie, la sorcellerie, etc. Il convient vraiment que nous connaissions toutes ces choses pour savoir avec certitude où nous allons.

Évidemment, il existe beaucoup d’écoles dans le monde, personne ne l’ignore ; mais il est nécessaire d’avoir une certaine connaissance de ces écoles, de savoir quelque chose aussi sur les états post mortem, etc. Nous allons voir tout cela, nous avons besoin d’étudier toutes ces choses.

Très jeune, enfant même (pourrait-on dire), j’ai étudié le SPIRITUALISME ; j’ai même assisté à de nombreuses « sessions spiritualistes », qu’on appelle aussi « spiritistes ». J’ai dû étudier certaines oeuvres sur ce sujet. J’ai connu, par exemple, les oeuvres d’Allan Kardec, Léon Denis, Richard Charkof (Jean-Martin Charcot, NdT), Cesare Lombroso, Camille Flammarion, Luis Zea Uribe, etc. Je peux vous dire que depuis l’âge de 12 ans jusqu’à 16 ans, plus ou moins, je me suis dédié à ce type d’investigations.

Le spiritualisme a comme instrument les « MÉDIUMS ». Le médium est un sujet passif qui tombe en état de transe hypnotique ou médiumnique ; alors, n’importe laquelle des entités de l’au-delà s’introduit dans le corps de celui-ci et/ou parle ou écrit ou fait bouger des objets, etc.

Il existe des « MÉDIUMS ÉCRIVAINS ». Les médiums écrivains écrivent. L’entité venue de « l’au-delà » s’empare du médium en état de transe et celui-ci, endormi, écrit. Qu’est-ce qu’il écrit ? Ce que lui dictent les « esprits » de l’au-delà.

« MÉDIUMS MOTEURS » : devant eux, des tables se déplacent, on entend des coups et il se produit beaucoup de phénomènes physiques.

« MÉDIUMS PARLANTS » : à travers eux parlent les « esprits » venus de l’au-delà.

« MÉDIUMS DE MATÉRIALISATION » : par leur intermédiaire, les entités de l’au-delà se matérialisent.

Maintenant, je vais vous dire ce que j’ai observé, pas ce que les autres disent, car il est bon de parler de ce que l’on a soi-même expérimenté.

Eh bien, en vérité, je me souviens du cas d’un monsieur X, dont je ne mentionnerai pas le nom. Quel que soit l’endroit où j’allais avec lui, il portait toujours une petite boite dans sa main droite. Sur celle-ci, il y avait une croix qui était peinte. L’homme ne disait jamais ce qu’il y avait dans cette boîte, mais un jour il m’a invité à une session de spiritualisme, disait-il…

Il m’a emmené dans son ranch ; il a mis une table au centre d’une pièce, sur le sol en terre (cela se passa à minuit), et nous nous sommes assis autour avec quelques autres personnes… Il a ouvert cette petite boîte (ça m’intéressait de savoir ce qu’il transportait dans cette petite boîte, car le Moi de la Curiosité était en train de « m’avaler vivant ». Je n’abandonnais pas un seul instant cet homme, cette boîte toujours avec cette croix peinte dessus, car j’étais franchement assez intrigué)… Qu’est-ce qu’il a sorti de cette boîte ? Une tête de mort ! « La tête de mort d’un indien », disait-il. Il l’a mise sur la table. Il a commencé ensuite à faire quelques prières, et nous, nous attendions… Le ciel s’est mis à se remplir de gros nuages noirs, les éclairs et le tonnerre se sont déclenchés de partout ; la table a commencé à se balancer et a fini par se tenir toute seule en l’air, violant totalement les lois de la Gravité Universelle.

Il n’y avait pas de truquage, car ça n’intéressait nullement cet homme de nous soutirer de l’argent. Premièrement, c’était un homme riche. Deuxièmement, sa foi religieuse était telle, il était si fanatique qu’il n’abandonnait jamais la petite boîte. Troisièmement, il ne racontait ces choses à personne ; ce fut une chance qu’il me les racontât personnellement. Et, quatrièmement, c’est de manière très exceptionnelle qu’il m’invita à sa célébration religieuse. Ainsi, donc, il n’avait aucune raison de me tromper ; en plus, je n’avais pas « un sou » en poche, pour qu’il aille m’escroquer, et ça ne l’intéressait pas de m’escroquer, car cet homme était extrêmement riche ; ce n’était pas un « propriétaire terrien », mais quelqu’un de vraiment riche.

Ainsi, le phénomène était, en fait, certain. En plus, je ne suis pas si bête, je ne suis pas « très futé », mais je ne suis pas non plus si « niais », comme on dit. Il est clair que j’ai bien regardé pour voir si la table était vraiment dans les airs : elle était dans les airs, il n’y avait pas de doute ! Cette tête de mort se déplaçait aussi toute seule et venait vers moi. J’avais les bras ainsi. Je me suis mis ensuite à les croiser. Mais bon, la tête de mort se coucha là, dans mes bras (je la trouvais même sympathique, avec sa figure « de mort », ses « yeux » terribles), finalement, en tout cas, cela ne m’a pas franchement causé de frayeur…

Mais les éclairs et le tonnerre continuaient. Soudain, une ombre matérialisée physiquement (c’est ce que j’ai observé) entra dans cette pièce, avança et passa près de moi ; elle réussit à me toucher et je la vis, matérialisée physiquement… Et la table, soutenue dans les airs… Mais je vis que cet homme pâlissait. Pour comble des combles, j’ai noté qu’il était en train de trembler, rempli de terreur. Quelques éclairs et la terrible averse là-dessus furent suffisants pour que cet homme se mette debout et dise : « Assez, c’est trop dangereux ! À minuit, avec cette tempête qui tombe et ces éclairs, il peut nous arriver quelque chose ! ». Je le vis réciter rapidement des conjurations et des exorcismes pour que cette table revienne sur le plancher. Après, la tête de mort se remit toute seule sur la table. Enfin, il prit sa tête de mort, la mit dans une boîte, mit un cadenas et dit : « Plus jamais ; allons-nous en ! ». Il n’y a pas de doute que l’homme était visiblement effrayé, épouvanté, terrorisé…

En matière de spiritualisme, j’ai observé cela ; je dis ce que j’ai vu.

Un autre jour, j’ai vu le cas d’un médium. On m’invita dans une maison ; ils disaient « qu’il y avait là une femme qui voyait constamment un fantôme », que ce fantôme « arrivait et lui montrait du doigt un lieu où il y avait un trésor »…

Un groupe de gens, parmi nous, s’est rendu à ce lieu. À cette occasion, il me plaisait aussi d’investiguer sur toutes ces affaires de trésors et autres. Ce qui est sûr, c’est que lorsque je suis entré dans cette pièce, cette femme s’est mise à rire, à se moquer de moi, et il semble que cela ne plut pas beaucoup à mon « cher Ego ». Résultat : je me suis proposé de l’hypnotiser pour lui démontrer, dans sa peau, la réalité de ces choses. Mais cette femme n’avait jamais été hypnotisée de sa vie, par personne ; en plus, elle n’y croyait pas et se moquait de tout cela. Avec ça, elle finit par « me piquer » davantage, n’est-ce pas, et je lui dis : « je vais vous démontrer que ces choses sont sérieuses »… J’étais encore très jeune, un jeune garçon ; je faisais donc toutes ces bêtises. Mais il vaut la peine d’investiguer, sinon, je ne pourrais pas être là, aujourd’hui, pour vous parler de toutes ces choses, n’est-ce pas ?

Bon, conclusion : je l’ai regardée fixement entre les sourcils et je suis resté ainsi un moment en utilisant toute ma force mentale, dans le but de la plonger dans un sommeil hypnotique profond. Après, je lui ai fait de fortes passes magnétiques et, à ma grande surprise, je la vis « s’effondrer » ; bien qu’elle s’en moqua, elle « s’effondra » en riant, mais elle « s’effondra » et, une fois « effondrée », ce ne fut donc pas difficile de pouvoir la dédoubler (nous l’avons dédoublée et ensuite l’avons dédoublée de nouveau). Une fois dédoublée, je la mis alors en contact avec le fantôme qui apparaissait dans ce lieu. Le fantôme lui dit « de creuser, de bien gratter la terre, et qu’en la grattant à je ne sais quelle profondeur, elle allait trouver rien moins que « le fric »… Conclusion ? Oui monsieur ! Après avoir fait l’expérience, nous avons procédé à son réveil et elle ne voulait plus se réveiller. Ça alors ! Voyez dans quel problème je me suis mis ! Pour l’endormir, ce fut facile ; mais ensuite, pour la réveiller, « pas question » qu’elle veuille se réveiller, elle ressemblait à une défunte.

Je n’ai pas manqué de ressentir une certaine peur à l’intérieur de moi, mais j’ai fait très attention à ce que les autres ne la voient pas. Je me suis dis : « Si cette femme finit par rester morte là, dans « la boîte », que faire ? Que faire ? Répondre pour homicide et qui sait pour quels autres types de « délits », n’est-ce pas ? » Mais, heureusement, après beaucoup de luttes, en lui faisant des « passes » de bas en haut, j’ai réussi à ce qu’elle se réveille. Pour l’endormir, je lui ai fait des « passes » de haut en bas, selon l’hypnotisme védantin. J’ai pris la « tête éthérique » et l’ai fait tomber de la tête physique vers le bas ; mais pour la remettre dans son état normal, il fallait que je fasse des « passes » de bas en haut, placer la « tête éthérique » dans la tête physique.

Bon, après un moment de lutte, finalement, en lui donnant de l’eau, en lui jetant de l’eau à la figure et « cinquante mille choses », nous avons réussi finalement à réveiller cette femme. Ça alors ! Quelle peur cela nous a donné ! C’était « inquiétant », n’est-ce pas ? Que se serait-il passé si elle ne s’était pas réveillée ? Au moins vingt ans de prison, quoi d’autre ? Mais elle s’est réveillée… Lorsque cette femme se réveilla enfin… Ah ! Je fis bien attention de la laisser se souvenir de tout. Je lui ai dit : « Tu vas te souvenir de tout ce que tu as vu et entendu, tu n’oublieras rien ».

Bon, conclusion : une fois réveillée, elle regarda de tous côtés, elle me regarda et je vis qu’elle ne riait plus. Elle dit : « Ah, maudit, je me suis endormie ! ». Dès lors, la femme devint respectueuse de ces sciences, elle en finit avec sa moquerie (une moquerie qu’elle avait, mais qui était vraiment de très mauvais goût). Et bien sûr, moi, avec cet Ego de l’amour-propre, je me sentais blessé, je me sentais « piqué », et je me suis proposé de faire cette expérience. Heureusement que j’ai réussi ; sinon, j’aurais été ridicule.

Bon, vous voyez ce cas. Ce qui est curieux, dans ce cas, ce fut la question et, immédiatement, tout le monde est allé gratter, donner du pic et de la pelle, sortir de la terre, « pour chercher le trésor de Cuauhtémoc », comme on dit par ici ; tout le monde avait envie de « fric ». Mais j’ai vraiment vu, parmi les gens, une terrible convoitise. Quelle atrocité ! Comment se mettent les gens pour de l’argent ! Comment ils deviennent ! Ils ont la figure transformée, ils ne sont plus les mêmes ! Cela commençait même à devenir dangereux !…

Bon, conclusion : à l’endroit où elle avait dit qu’il y avait le trésor, on ne trouva rien. Comme on ne trouva rien, le fantôme est apparu ensuite et lui a dit que « il n’était pas là, mais plus loin, dans un autre endroit ». Et tout le monde « de voler », avec pics et pelles, vers un autre endroit, jusqu’à ce que je leur dise : « Arrêtez, ça suffit ; ce qu’elle a vu n’est rien de plus qu’une forme mentale de vous-mêmes, ce trésor n’est pas là ; de sorte qu’il serait mieux que nous arrêtions de gratter cette terre, que nous arrêtions cela pour la paix »… En effet, si je ne leur avais rien dit, je vous assure qu’ils auraient fait tomber la maison, ils l’auraient renversée : les murs et tout le reste seraient tombés à terre, il ne serait même pas resté une brique debout. Voilà où en étaient les choses ; il valait mieux que je les arrête et que je demande la paix. Bon, ça, c’est à propos du spiritisme que je vous en ai parlé…

Un autre cas que j’ai constaté fut celui d’un forgeron. Cet homme faisait des fers à cheval ; cet homme mettait des fers aux chevaux ; il le faisait parce qu’il était forgeron. Il avait une forge où il travaillait le fer, et là il ferrait les chevaux. On disait qu’il était médium.

Bon, je suis devenu son ami et je l’ai invité. Nous nous sommes donc assis autour d’une table ; soudain, la table commença à se balancer, cet homme entra en « transe » (c’était un médium parlant) et, à travers lui, s’exprima un démon appelé « BELZÉBUTH », Prince des Démons. Et il parla, il dit : « Je suis Belzébuth, Prince des Démons ; Que voulez-vous de moi ? » Bon, nous avons voulu lui demander de nous parler de quelque chose, qu’il nous dise quelque chose d’important. Il a dit « qu’il signerait un pacte avec nous, pour nous aider » et ensuite, ce médium écrivit sur le papier, avec le poing ainsi, en tremblant ; il écrivit :

« Bel, tengo mental la petra et que al el le andube sedra ; bao, genizar les des »…

Un langage de là-bas ; alors, je comprends qu’il vient de la Langue Universelle, n’est-ce pas ? Et il signa ensuite avec une signature très étrange (une signature de démon) : « Belzébuth », il écrivit cela, mais avec un paraphe étrange, démoniaque…

Bon, cela nous coûta beaucoup de travail pour pouvoir sortir le démon de ce pauvre homme. C’était un forgeron fort, habitué à lutter avec les chevaux. Donc, ce n’était pourtant pas une « douce brebis », mais ce démon le jetait par terre, contre les parois, il le frappait fortement, et moi, je conjurais, je récitais tout ce que je savais, car il ne me restait pas d’autre remède, n’est-ce pas ? Nous avons « lancé » la « Conjuration des Quatre », « des Sept », tous les exorcismes présents et à venir, tout ce qui a été écrit et qu’on a laissé écrire, etc., car ça tournait mal, n’est-ce pas ? Cet homme avançait soudain (en tremblant, car il était possédé par un démon) vers tous les assistants, et ils partaient tous en courant, effrayés, horrifiés, avec les yeux « hors des orbites ». Et il avait déployé une telle force que je crois que même mille policiers n’auraient pas pu le dominer. L’affaire était grave !

Bon, je fis appel à une tige en fer, et je conjurais et exorcisais et fis « cinquante mille choses », jusqu’à ce qu’il finisse par s’effondrer. Que serait-il arrivé s’il ne s’était pas effondré ? La chose était grave, il aurait pu tuer quelqu’un parmi les assistants… Et la manière dont il parlait était caverneuse, c’était une voix des cavernes ; c’était une voix qui sortait des grottes de la Terre. Ce n’était pas la voix normale d’un homme ; non, c’était une voix caverneuse.

Finalement, l’homme « s’effondra », il dormit un moment et se réveilla. Lorsqu’il se regarda, il était plein de coups, il avait des ecchymoses sur tout le corps. On l’emmena finalement jusqu’à sa forge ; je restai intrigué par cette affaire et un autre jour, très tôt le matin, je me suis dit : « je vais passer là-bas pour voir où en sont les choses ». Quand je suis passé, il avait le « Missel » d’Allan Kardec, il était en train de lire l’une des prières d’Allan Kardec, très repenti, le coeur contrit d’avoir servi de véhicule à un démon.

Ensuite, il me montra toutes les tâches noires qu’il avait sur le corps (le démon l’avait frappé très fort) et il me dit « qu’à partir de maintenant il allait s’efforcer de ne pas servir de véhicule aux démons ». Il était tout repenti, récitant les prières d’Allan Kardec. Je me suis dit : « Bon, heureusement, cet homme, pour le moins, a le coeur contrit, il s’est repenti. C’est déjà pas mal »… Finalement, je ne suis plus retourné voir ce pauvre forgeron ; qui sait comment il a fini !

Je vous raconte donc ces aspects qui sont intéressants, pour que vous connaissiez quelque chose de la « médiumnité »…

J’ai tiré une conclusion de tout cela : c’est que les médiums servent d’instrument, pas proprement à l’Esprit des défunts, car une chose est l’Être de quelqu’un, son Être, et autre chose les Mois. N’avez-vous pas entendu dire que Jésus de Nazareth expulsa Sept Démons du corps de Marie Madeleine ? Ce sont les SEPT PÉCHÉS CAPITAUX : Colère, Convoitise, Luxure, Envie, Orgueil, Paresse, Gourmandise, etc., et tant d’autres. Conclusion : comme disait Virgile, le poète de Mantoue : « Même si nous avions mille langues pour parler et un palais d’acier, nous n’arriverions pas à énumérer entièrement tous nos défauts ». Ils sont si nombreux, et chacun de ces défauts est un démon que l’on porte à l’intérieur de nous !

Ces démons que l’on porte à l’intérieur de soi, ce sont eux qui se mettent dans les corps des médiums pour parler ; c’est tout. Ce n’est pas l’Âme ni l’Esprit du défunt qui se met dans le corps d’un médium, ce n’est pas ainsi. C’est ce que j’ai pu constater beaucoup plus tard, à travers mes expériences.

Bon, grosso modo, je vous ai donc parlé de ce que j’ai observé en matière de Spiritisme.

William Crookes a réussi à matérialiser des défunts (William Crookes fut celui qui présenta la « matière radiante » dans ses tubes en verre) ; il matérialisa des entités, il matérialisa une KATIE KING, morte il y a je ne sais combien d’années auparavant, et la rendit visible et tangible dans un Laboratoire. Ceci, en soi, est donc intéressant, n’est-ce pas ? Ils ont attaché le corps de ce médium dans une chambre hermétique, ils l’ont entouré, ce scientifique l’a entouré de fils électriques. Il a fait passer ces fils à travers les trous des oreilles, de sorte que quel que soit le mouvement qu’elle aurait essayé de faire, une sonnette se serait fait entendre ; il n’y avait pas de possibilité, loin s’en faut, de pouvoir faire une fraude. Et Katie King se matérialisa en présence d’un médium qui était la demoiselle Florence Cook.

Elle resta matérialisée là durant trois ans, en présence de scientifiques incrédules, matérialistes, qui ne croyaient pas un iota de ce qui se passait là. Et cette entité se laissa photographier ; ils la soumirent à diverses analyses et, ensuite, en présence de ces mêmes scientifiques, elle se dématérialisa peu à peu ; elle se dématérialisa en présence des appareils photographiques et tout. Et en plus, comme si ce n’était pas assez, elle leur laissa une boucle de cheveux matérialisée ; cela fut plus que suffisant.

Je ne pense toujours pas que ce fût l’Esprit ou l’Âme de Katie King ; je pense que ce qui se rendit tant visible et tangible, c’était l’un des Mois de Katie King. Mais, de toute manière, l’expérience s’avéra intéressante.

Pensons maintenant à la question de la MAGIE. Indubitablement, être Magicien est l’un des plus grands désirs de beaucoup de gens. Je considère qu’il y a eu de très bons Magiciens, des BLANCS et des NOIRS.

Le DOCTEUR FAUST, par exemple, était un magicien formidable, terrible ; je dis que c’était un Magicien Blanc. Dans l’une de mes oeuvres, précisément dans « La Doctrine Secrète de l’Anahuac », je cite quelque chose d’extraordinaire : un groupe de gens, à Vienne, au milieu d’un banquet, se mit à appeler le Docteur Faust alors que celui-ci se trouvait à Prague. Soudain, quelqu’un frappa à la porte : c’était le Docteur Faust qui était descendu de son cheval. Les domestiques informent le maître de maison ; celui-ci est surpris, il sort, il n’y a pas de doute : c’est le Docteur Faust. Ils ouvrent la porte et Faust entre (le cheval fut emmené à l’étable). Et le Docteur Faust s’assoit à la table des invités, il partage avec eux le vin ; quel heureux festin !

À peu près vers trois heures du matin, le cheval hennit. Le Docteur Faust dit : « je m’en vais ! ». Ils tentèrent de le retenir. La bête hennit de nouveau une seconde fois et, à la troisième fois, (pas plus), le Docteur Faust se lève, prend congé de tous et s’en va. Ceux qui le virent disent qu’il monta sur son cheval, qu’il sortit et s’éloigna dans les airs, comme le cheval de PÉGASE, comme le fameux Pégase, un cheval mythologique.

Ce sont des merveilles que les gens sont libres de croire ou de ne pas croire. Chacun peut penser ce qu’il veut ; cela me semble très intéressant et je n’y vois aucun empêchement. Simplement, je comprends que ce cheval est le LUCIFER même du Docteur Faust, car chacun de nous a son Lucifer Particulier, individuel. Cette histoire que Lucifer est un personnage assis sur un trône, avec une fourche en fer dans sa main droite, unique dans tout l’Univers, c’est absurde, c’est une fantaisie, cela n’existe pas ; mais, par contre, chacun de nous a son propre Lucifer. Qui est Lucifer à l’intérieur de nous ? Une réflexion du Logos Solaire en nous, l’Ombre même du Logos en nous.

Pourquoi l’avons-nous à l’intérieur, dans quel but ? Je dis que le Lucifer, en réalité, c’est le CHRIST, déguisé à l’intérieur de nous-mêmes. Mais vous direz : pourquoi se déguise-t-il sous cette forme ? Eh bien, pour quelque chose ! Dans quel but ? Pour nous servir d’ÉCHELLE, messieurs, nous servir d’échelle, pour nous faire monter ! N’avez-vous pas lu « la Divine Comédie » de Dante ? Je vous conseille de l’étudier, ça en vaut la peine.

Dans « la Divine Comédie », Lucifer apparaît au coeur de la Terre ; en plus, on dit : « qu’il marchait sur la surface de la Terre et, en descendant verticalement, se trouve le coeur de la Terre et c’est là, dans ce coeur, que se trouve Lucifer » ; et Dante Alighieri dit que « par six yeux pleure Lucifer », c’est l’ARCANE SIX DU TAROT : TIPHERETH. Dans l’Arcane 6 du Tarot, apparaît un homme entre le Vice et la Vertu, c’est-à-dire placé dans le couloir des tentations, entre le vice et la vertu. Et n’oubliez pas que le nombre de la « GRANDE PROSTITUÉE », selon ce que dit l’Apocalypse de Saint Jean, est le six répété trois fois [666].

Qu’en dites-vous ? Maintenant, vous allez comprendre pourquoi, « Par six yeux pleure Lucifer ». Lorsque Virgile voulut descendre au NEUVIÈME CERCLE DANTESQUE, avec Dante, il ne leur resta pas d’autre solution que de descendre, dit-il, « sur le dos de Lucifer » qui leur servit d’échelle. Chaque poil de Lucifer était comme une poutre énorme qui leur servait d’échelle. Ils descendirent par là. Lorsqu’ils voulurent monter, il ne leur resta pas d’autre solution que d’utiliser aussi Lucifer comme échelle. Il est bon de comprendre cela, il est bon d’arriver à le comprendre ; tout cela est symbolique. Évidemment, « Lucifer est une échelle pour descendre et une échelle pour monter ».

Maintenant, vous comprendrez pourquoi Le Christ se déguise en Lucifer. Il ne serait pas possible de monter par ailleurs, nous devons monter par cette échelle ; nous ne pouvons pas non plus descendre par ailleurs. Non, « Lucifer est l’échelle pour descendre et l’échelle pour monter ».

Lucifer nous donne l’IMPULSION SEXUELLE. Comment pourrait-on travailler dans la Forge des Cyclopes, dans la Neuvième Sphère dantesque, sans cette « Impulsion Luciférienne » ? Il est clair que dans cette impulsion, il y a de la révolte. Oui, la révolte de Lucifer. Mais l’impulsion existe, et sans cette impulsion, il n’est pas possible de travailler dans la Neuvième Sphère. C’est-à-dire que l’union sexuelle, sans l’impulsion de Lucifer, n’existerait pas. Lucifer est dans le sexe, et Lucifer nous donne le coup de pouce.

Maintenant, si, durant la copulation métaphysique ou Coït Chimique, on réfrène l’impulsion animale et que, au lieu de commettre le crime de renverser le vase d’Hermès, on transmute le sperme sacré en énergie, on monte indiscutablement par l’échelle de Lucifer. Et si on continue à répéter cela chaque fois qu’on veut le faire ou le répéter, on continuera à monter. Parce que Lucifer veut nous faire tomber, mais si on ne tombe pas, alors on monte, on monte et on en profite pour Mourir, car si on donne un coup de lance à Lucifer (comme le fit Michel) et qu’on le vainc, alors, sur cette base, on s’élance vers le haut, on monte, et on va monter de degré en degré, jusqu’à ce qu’on se convertisse en un véritable magicien, mais en un magicien blanc, avec des pouvoirs sur le feu, sur l’air, sur l’eau et sur la terre.

Vous voyez l’intime relation qui existe entre Lucifer et le Christ. On dit que le Christ a bu dans un CALICE, lors de la Dernière Cène ; et ce Calice fut ensuite recherché, au Moyen Âge, par les Chevaliers des croisades eucharistiques. Ce Calice n’est autre que le SAINT GRAAL.

Mais, pourquoi le Christ a-t-il tant souffert en présence du Saint Calice ?

Je suis en train de parler d’individus très ésotériques ; si vous y prêtez un peu attention, vous pourrez vous auto-réaliser, vous libérer ; mais si vous n’y prêtez aucune attention, vous allez perdre cette chance. Le tout est que vous y prêtiez attention. Si vous avez sommeil, eh bien réveillez-vous ; par une secousse, ainsi, réveillez-vous. Car ce qui se passe, c’est que l’Ego… L’Ego n’aime pas qu’on parle de ces choses, car cela met sa vie en danger. C’est grave pour l’Ego, et il préfère que le corps s’endorme, qu’il se fatigue, qu’il ressente de l’ennui, ou quelque chose comme ça. Mais il vaut bien la peine que vous prêtiez attention à cela…

Pourquoi Jésus-Christ, en présence du Calice, dit : « Mon Père, si c’est possible, éloigne de moi ce Calice, mais que se fasse non pas ma volonté, mais la tienne »…

Allez-vous comprendre ce qu’est ce Calice ? Ce Calice Sacré est le Vase Hermétique lui-même, c’est la COUPE DE SALOMON, c’est l’URNE SACRÉE des Grands Mystères, c’est la SAINTE YONI, c’est-à-dire l’organe créateur de l’Éternel Féminin ; c’est évident. Sans ce Vase Sacré, personne ne peut arriver à l’Auto-réalisation Intime de l’Être.

La légende des siècles dit que « C’est lors de cette terrible révolte des Anges contre Dieu que Michel, d’un coup de lance qu’il donna, frappa alors la tête de Lucifer… avec la Lance, et là, sur la tête, sur le front, il portait un calice en forme d’émeraude. Ce calice tomba au sol », à ce qu’on dit. Depuis, on assure que ce Calice se trouve dans le TEMPLE DE MONTSERRAT, en Espagne, en Catalogne.

Comment ce calice est-il arrivé au Temple de Montserrat ? Je vais vous le dire : en premier lieu, on affirme que le Roi du Monde, MELCHISÉDECH, a remis le calice à ABRAHAM. Mais, comment l’a-t-il remis ? Lorsque Abraham est revenu de la guerre contre les Rois de Sodome et Gomorrhe (c’était à l’époque de Mathusalem, mais cela vaut bien la peine de le citer). Enfin victorieux, il rencontra une grande forteresse de pierre (là où, plus tard, fut édifiée Jérusalem), une forteresse militaire. Dans cette forteresse, il trouva le Roi du Monde, Melchisédech. La tradition raconte qu’Abraham célébra la Sainte Onction Gnostique avec Melchisédech ; et Abraham paya à Melchisédech les Dîmes et les Prémices. On dit aussi que Melchisédech remit le Saint Graal, le calice, à Abraham.

Plus tard, ce calice, je ne sais pour quelle raison, échoua chez la REINE DE SABA. La Reine de Saba l’amena à SALOMON, mais avant de remettre le calice à Salomon, elle le soumit à de terribles épreuves. Salomon triompha de toutes les épreuves. La dernière épreuve fut définitive : la reine de Saba amena 25 jeunes des deux sexes (hommes et femmes) vêtus de la même manière, tant les femmes que les hommes ; tous arrangés de la même manière, de la même façon. Les hommes avaient pris soin de très bien se raser et ils étaient même légèrement maquillés, de sorte qu’on ne savait pas si c’était des hommes ou des femmes. Et le Roi Salomon devait dire lesquels étaient des hommes et lesquels étaient des femmes (ce fut le petit problème que lui posa la Reine de Saba), mais le Roi Salomon était très sage et il leur fit tous se laver les mains, et à la manière dont ils se lavaient les mains, il sut lesquels étaient des hommes et lesquels étaient des femmes.

Bon, je dis que la Reine de Saba manqua d’un peu d’astuce, n’est-ce pas ? Car si elle les avait un peu entraînés avant à se laver les mains de la même manière, qui sait comment aurait fait le Roi Salomon, n’est-ce pas ? Mais elle omit ce détail. De sorte qu’évidemment chacun se lava les mains à sa manière ; alors, il dit : « Celui-ci est un homme, celle-ci est une femme, celui-ci est un homme, celle-là est une femme »… Bref, il se tira très bien de cette épreuve et la Reine de Saba lui remit le Saint Graal.

On dit que JÉSUS DE NAZARETH, lorsqu’il célébra la Dernière Cène, but alors le vin dedans, dans cette Coupe Sacrée, et lorsqu’ils l’emmenèrent au Golgotha, JOSEPH D’ARIMATHIE s’approcha du Calvaire et il recueillit dans cette coupe le sang qui tombait de la Croix et il remplit entièrement le vase de ce sang. Ensuite, il cacha la coupe et il cacha aussi la LANCE avec laquelle LONGIN blessa le côté du Seigneur. Lorsque la police romaine envahit la maison, alors, ils ne trouvèrent simplement ni le calice ni la lance. Alors, comme il n’avait pas remis ces joyaux, ils le mirent en prison, il eut une longue détention.

On dit qu’il a eu quarante neuf ans de détention (moi, cela me semble franchement exagéré : quarante-neuf ans en « cabane », c’est beaucoup ? Il me semble que ceux qui ont raconté cela ont exagéré ; je crois qu’ils l’ont mis en prison quelques temps et qu’ils l’ont mis dehors ; c’est tout).

Lorsqu’il est sorti de prison, il a ensuite sorti ces joyaux et il est parti à la recherche des Chrétiens à Rome, mais il y trouva la persécution de Néron contre les Chrétiens.

Il a suivi les bords de la Méditerranée et une nuit, en rêve, un Ange lui apparut et lui dit : « Ce Calice est très sacré ; ce Calice contient le sang du Rédempteur du Monde ; enterre-le là ». Et il l’emporta au Temple de Catalogne (Temple de Montserrat, en Catalogne). Depuis, ce Calice se trouve là.

Au Moyen Âge, les CHEVALIERS sont partis à sa recherche (ceux qui sont allés en Terre Sainte) et ils ne l’ont pas trouvé. Comme souvenir de cette quête, il existe encore la « coupe » que l’on remet aux champions olympiques. De sorte que cette « coupe » que l’on remet aux différents champions, ce trophée, est un souvenir de l’époque où on partait à la recherche du Saint Graal.

Ainsi donc, vous voyez, pour pouvoir triompher et avoir le Saint Vase en son pouvoir, et parvenir à l’Auto-réalisation Intime de l’Être, il faut se battre avec le Seigneur Lucifer. Et il est à l’intérieur de nous-mêmes, non à l’extérieur de nous ; mais les gens ne comprennent pas cela, ils considèrent si mal le pauvre Diable, n’est-ce pas ? Cependant, nous avons besoin de le blanchir. Il est noir, comme du charbon ; mais c’est ainsi que nous l’avons. Il est « affreux », mais si nous nous proposons d’éliminer l’Ego, nous allons alors le blanchir et, un jour, il sera revêtu de la tunique resplendissante, brillante, c’est évident. Lorsque cela arrivera, il s’intégrera en nous et nous en lui, et nous nous convertirons en Archanges.

Vous voyez quel amour a le Christ : se déguiser en Diable pour pouvoir nous servir d’échelle et nous pousser vers le haut ! Cela est un peu abstrait, et le mental, la raison, résiste à le comprendre ; mais si vous aiguisez un peu votre Intuition, vous réussirez à très bien le ressentir intuitivement… C’est fondamental en Magie.

Maintenant, il y a des MAGES NOIRS, et ça c’est très grave, n’est-ce pas ? Par exemple, si un individu développe sa force mentale, supposons, et ne dissout pas l’Ego, il devient un mage noir, c’est évident… mais c’est que cela est évident : un individu armé de pouvoirs de Clairvoyance, Clairaudience, avec une force mentale terrible, mais qui ne dissout pas l’Ego, qu’est-ce que c’est ? C’est un mage noir, c’est clair ! De sorte qu’il faut devenir un mage blanc, pas un mage noir.

« JINAS » : il y a des JINAS BLANCS et il y a des JINAS NOIRS… Qu’entend-on par « JINAS » ? Parlons de Jinas. Qu’entend-on par Jinas ? Si on met son corps physique dans la QUATRIÈME VERTICALE, on entre en ÉTAT DE JINAS. Ainsi donc, dans la Quatrième Verticale, il y a beaucoup de gens qui ont un corps physique. Dans la Quatrième Verticale, il y a des populations humaines qui sont en train de vivre : il y a des villes magiques, avec des gens en chair et en os, des villes qui sont dans la Quatrième Verticale. Les TUATHA DE DANANN, précisément, étaient une Race Jinas ; ils étaient venus de l’Atlantide, ils cheminèrent dans toute l’Europe, fondant des villes magiques. Ils portaient toujours quatre symboles : le premier, une ÉPÉE ; le deuxième, une COUPE, le CALICE ; le troisième, ils portaient une LANCE ; et le quatrième, une PIERRE CUBIQUE, la PIERRE DE LA VÉRITÉ…

La Lance de Longin n’est autre que la HASTE DE MINERVE ou l’ARME SACRÉE D’ACHILLE, le PHALLUS, sans lequel personne ne peut s’auto-réaliser. Sans le Pouvoir Viril, Sexuel, qui peut s’auto-réaliser ? Personne, aucun eunuque ne peut s’auto-réaliser, aucun impuissant ne peut s’auto-réaliser.

La coupe, le calice, la Yoni Sacrée, l’Éternel Féminin. Qui pourrait se Réaliser sans le Saint Graal ? L’organe sexuel de la femme est béni, il est Divin, car c’est le Saint Calice où Jésus-Christ a bu lors de la Dernière Cène.

Et ensuite, nous avons la Pierre de la Vérité qui n’est autre que la PIERRE PHILOSOPHALE (La Pierre de la Vérité). Le jour où nous aurons réussi à fabriquer les CORPS EXISTENTIELS SUPÉRIEURS DE L’ÊTRE, et même plus : le jour où ces corps auront été perfectionnés et seront en Or Pur, le Christ Intime les revêtira. C’est la Pierre Philosophale ou la Pierre Cubique. Celui qui a cette Pierre en son pouvoir peut réaliser des merveilles : transmuter le plomb en or, faire des diamants de la meilleure qualité, déchaîner des orages, apaiser les volcans, faire trembler la terre, etc., s’immortaliser physiquement avec son corps de chair et d’os, et beaucoup d’autres merveilles. Mais il faut avoir la Pierre ; cette Pierre, on l’obtient en travaillant vraiment sur soi-même.

Ainsi donc, ces Tuatha de Danann transportaient ces quatre symboles et ils fondèrent des villes magiques dans la Quatrième Dimension. Lorsqu’ils retournèrent en Irlande (car c’est de là qu’ils étaient d’abord « sortis »), ils y retournèrent en état de Jinas et affrontèrent une tribu de mages noirs qui existait en Irlande. La « Bataille de Madura » fut terrible ; ils gagnèrent la bataille, ils vainquirent les ténébreux. Voilà la réalité sur les Tuatha de Danann. Et croyez-vous que les Tuatha de Danann sont morts pour toujours ? Rien de tel ! Il est certain qu’après la submersion de l’Atlantide, les Tuatha de Danann disparurent ; mais ce qui arriva, c’est qu’ils s’immergèrent dans la Quatrième Dimension : ils vivent dans la Quatrième Dimension, ils se reproduisent dans la Quatrième Dimension, ils ont un corps de chair et d’os, ce sont des personnes comme nous.

Mais, ça ne veut pas dire que tout soit rose dans cette vie ; à côté des roses, il y a toujours des épines : il existe aussi les Jinas noirs. Je les connais, je connais les uns et je connais les autres. Parmi les Jinas noirs se trouve tout ce qui s’appelle les « SORCELLERIES » et les « SABBATS »… Il y a une plaisanterie, une blague qui dit : « II ne faut pas croire aux sorcières, mais elles existent, elles existent ». Bon, qui sont ces fameuses SORCIÈRES auxquelles tous font référence ? En fin de compte, qui sont-elles ?

ELIPHAS LEVI dit qu’un jour, il blessa une sorcière avec une pointe métallique. Mais, ce ne fut pas, à proprement parler, Eliphas Levi qui la blessa, mais PAPUS, le Comte Papus. Elle est apparue en Astral, elle voulait occuper sa salle et, un jour, finalement, cet homme ne put plus la supporter, il eut recours à une lance métallique, et lorsque la figure brillante apparut dans sa salle, il lui « flanqua » un terrible coup de lance. Je m’en souviens mal… ce n’était pas avec une lance mais avec une baïonnette, il lui « flanqua » un coup de baïonnette… Ce qui est certain, c’est que, le jour suivant, on lui communiqua que madame unetelle, qu’il connaissait, s’était réveillée, blessée à mort d’un coup d’arme métallique sur la tête. Conclusion : elle mourut ; bon, c’est donc ce que fit Papus, ou pour mieux dire, il la « fit mourir », il l’élimina, la désincarna… Que cela fut un délit d’homicide ? Oui, mais dans ces conditions, il considère qu’il n’a pas commis de faute. Moi je dis qu’il en a commise une, mais lui pense que non.

Il vaut la peine de réfléchir à ça : est-ce que c’était l’Astral de cette sorcière, comme le dit le comte Papus, qui est apparu là, ou qu’est-ce qui est apparu ? […] dit Eliphas Levi, Papus lui-même dit que « la vibration est arrivée au corps de cette sorcière et qu’elle est morte »…

Je me souviens, à cet instant, de quelque chose que l’on m’a relaté dans le petit village de Santiago de Tepalcatlalpan ; c’est un cas concret. Santiago de Tepalcatlalpan est connu pour être la terre des sorciers, là-bas, près du District Fédéral. Bon, je parle de cela, qui est « un peu embarrassant », car s’il y avait ici quelqu’un de Santiago, il réagirait peut-être furieusement, n’est-ce pas ? Mais nous sommes heureusement dans ces études ; sinon – que Dieu et Sainte Marie me protègent ! -, où irions-nous ?

Bon, ce qui est sûr, (d’après ce que m’a raconté cet ami, et je le crois, car c’est un homme plutôt sérieux) c’est que des chiens très grands causaient toujours des problèmes, ils allaient devant une porte (ces chiens), devant la porte d’une maison, et ces chiens abîmaient la porte de cette maison (la maison de « XX untel »), jusqu’à ce qu’un jour ce « XX untel » ne supporte plus les chiens et dise : « comme ici il y a anguille sous roche ; cela doit être un MAGICIEN NAHUATL » et, « me retroussant les manches », j’ai frappé fortement « à coup de machette » l’un de ces chiens, les autres se sont enfuis.

Eh bien, le jour suivant, est tombée une assignation à la « Délégation » de Santiago de Tecalpatlalpan : « est cité le monsieur qui a frappé le chien ». Mais le chien a disparu, qui était-il ? Eh bien, le sorcier lui-même qui a déposé la plainte : « Monsieur untel m’a frappé à coups de machette cette nuit et je suis gravement blessé ». Les autorités vérifièrent : en effet, il était gravement blessé de plusieurs coups de machette sur le corps. C’est en vain que ce monsieur, alors accusé, a dit : « Je ne savais pas que c’était une personne ; c’était un chien à qui j’ai donné des coups de machette ». Et alors le sorcier répondit : « Oui, monsieur, j’étais ce chien et vous êtes venu me frapper à coups de machette »…

Conclusion : la chose devint alors très grave et je ne sais pas, finalement, comment cela s’est terminé. Mais, il semble que cela ait tourné en procès dans la « Délégation ». C’est donc un cas concret, physique.

Maintenant, il vaudrait la peine que je dise quelque chose que j’ai constaté, car les récits sont très bons, mais vous, en êtes-vous sûrs ? Eh bien, moi j’en suis sûr, je vais vous dire ce dont je suis sûr.

On dit qu’il y avait une femme, « à ce qu’on dit » qui était l’une d’elles, que c’était une HARPIE, il est sûr qu’elle n’était pas très belle, puisque c’était une harpie, n’est-ce pas ? Bon, j’ai essayé de devenir ami de cette harpie, car j’ai toujours été un investigateur ; il me plaisait d’explorer directement, je ne m’en tenais pas uniquement à la question des « petits livres », mais j’allais voir, voir, voir ce qu’il y a de vrai dans chaque chose, n’est-ce pas ? Et je vous conseille la même chose : être audacieux dans l’investigation. On doit investiguer pour découvrir par soi-même, n’est-ce pas ? Je suis devenu ami de la harpie (pour ne pas dire « sorcière », n’est-ce pas ?). Bon, cela fut laborieux de lui faire dire qu’elle savait quelque chose, mais à la fin, j’ai réussi à ce qu’elle me le dise ; pourquoi pas ! J’ai fait des expériences ; elle m’a dit :

– Bon, cette nuit, je vous invite… Je lui ai dit : parfait ; où ?

– Bon, ne vous préoccupez pas du lieu ; je vous invite…

– C’est bien…

Je me suis couché en décubitus dorsal, le corps relaxé ; à minuit, j’attendais pour voir ce qui allait se passer… Minuit !… bon, j’étais encore réveillé. Une heure !… rien ne se passait. Les heures passaient et passaient et j’ai dit : « Ici, je vais arriver au lever du jour. Et tout réveillé, demain matin j’aurai de terribles cernes, mais nous allons attendre, pour voir ce qui va se passer ». Comme cette dame m’avait dit qu’elle avait la réputation d’avoir des pouvoirs, qu’elle m’invitait pour un de ces étranges tours, je me dis : « Nous allons voir ce qui va se passer »… Bon, soudain, j’ai senti, réveillé tout comme je le suis ici, j’ai senti un poids sur mon corps. J’avais laissé les lumières allumées, j’aurais dû les éteindre, n’est-ce pas ? C’était une bêtise de les avoir laissées allumées ; mais bon, je les avais laissées allumées, c’est tout ! J’ai senti un poids, ainsi, sur mon corps, sur ma poitrine ; je voulais respirer et je ne pouvais pas, je sentais qu’on m’étouffait. Et, ensuite, la voix de cette femme : « Bon, nous y allons, je suis là, avance ! ».

Et ensuite, comme elle s’était couchée sur moi, je sentais que ses pieds n’étaient pas des pieds communs et courants ; cela ressemblait à une queue de poisson qui bougeait sur les parties inférieures de mon corps, c’est-à-dire sur mes pieds. Comme je n’ai pas peur, franchement, et que cela me plait d’être audacieux dans mes investigations, j’ai dit : « Nous allons voir ce qui arrive, car je n’ai pas peur ; vous me dites qu’on y va ? ». Bon, je me suis levé et elle s’est retirée de moi pour que je puisse me lever, et elle m’a même aidé à me lever. Je me suis levé, je me suis mis debout pour voir ce qui se passait. Une fois debout, elle me dit :

– Allons, n’ayez pas peur ! Je lui dis :

– Non, je n’ai peur de personne ! Elle me dit :

– Suivez-moi ! Je lui dis :

– Pourquoi pas ? Je vais vous suivre immédiatement. Et je suis allé « juste derrière » elle en marchant.

J’ai traversé un patio qui était là, à minuit. Ce que, par contre, je n’avais alors pas fait, c’est de quitter mes vêtements ; je les avais gardés, « au cas où ». Cette histoire d’aller en « petite tenue » et en pleine rue, par ce froid… Que Dieu m’en protège ! C’est pourquoi j’avais fait ça…

Bon, une fois dans la rue, en franchissant la porte de la rue, dehors, à cette heure là, vint vers moi un groupe de dames, des dames très respectables…

– J’aimerais beaucoup vous présenter cet ami. Elles sont toutes venues me saluer :

– Enchanté.

Je les ai comptées ; c’était un groupe de soixante personnes en tout, des dames très respectables. Bon, ensuite ces soixante dames me saluèrent avec beaucoup de respect et me dirent :

– Suivez-nous !

– C’est bien ! Je les ai suivies… Et alors, elles me dirent :

– Continuez ! Ensuite, je suis arrivé au bord d’un précipice. Elles me dirent : « Sautez et n’ayez pas peur ! ».

Bon, franchement, j’ai regardé l’abîme, en dessous, et mon corps de chair et d’os, vêtu ainsi, comme je suis maintenant et tout, mais j’ai pensé en moi-même, intérieurement : « Je joue le jeu, je ne vais pas avoir peur. Si j’ai peur, je peux perdre une chance, une opportunité ; il vaut mieux ne pas avoir peur ! ». Je me suis jeté dans les airs, et, à ma grande surprise, j’ai flotté dans l’atmosphère. Il n’y avait pas de doute : mon corps physique était entré dans la Quatrième Verticale. Ainsi, flottant dans l’atmosphère, elles m’ont emmené à travers l’océan. Je sais que j’ai vu en bas l’océan Atlantique, il n’y avait aucun doute, et je flottais dans l’atmosphère, et ces soixante personnes Jinas m’accompagnaient.

Je n’ai rien vu de ce qu’on dit : que « les sorcières vont sur un balai pour voyager » ou quelque chose de ce style. Là, il n’y avait rien de cela ; j’ai vu ces soixante dames, toutes vénérables, très respectables, qui flottaient dans l’atmosphère alentour et m’encourageaient à ne pas avoir peur ; c’était la crue réalité des faits.

J’ai dit : « Bon, nous allons voir comment toute cette histoire va se terminer ». Finalement, je suis arrivé. Où ?

– Quel est ce lieu ? Elles m’ont dit :

– C’est l’Espagne, monsieur…

– Ah, c’est l’Espagne !

J’avance un peu plus et je me trouve devant un étrange édifice. « Cet édifice, qu’est-ce que c’est ? Que Dieu et Sainte Marie me protègent ! Où suis-je arrivé maintenant ? ». Eh bien, cet édifice n’était rien moins que le CHÂTEAU DE KLINGSOR. Je dis alors : « Voilà ! l’opéra merveilleux de RICHARD WAGNER, le Château de Klingsor existe. Alors, Richard Wagner n’était pas un imbécile : il connaissait tout, tout, tout »…

J’ai su immédiatement, par intuition, que ce Château de Klingsor était l’antithèse de cet autre Château, qui est le CHÂTEAU DE MONTSALVAT, où se trouve le Saint Graal, rien moins que cela. Bon, j’ai continué dans ce lieu ; là, j’ai pu voir qu’ils avaient un Christ, mais ils le mettaient sous une grande casserole en cuivre… « Sur quoi suis-je tombé ? ». Bon, le Château était entouré de jardins splendides, tout était merveilleux. Au centre du Château, il y avait un grand salon avec un de ces tapis du style XVIIIème siècle. Que de miroirs en cristal de roche, quel luxe exorbitant ! Tout était splendide : un lustre qui pendait illuminait le séjour et, sous le lustre, apparaissait une table !…

Bon, messieurs, je vous raconte que j’étais là. J’ai vu qu’il y avait là de joyeux couples qui dansaient à minuit (hommes et femmes dansaient). J’ai découvert que c’était une population d’êtres humains qui mettaient leur corps en état de Jinas et qui voyageaient dans la Quatrième Verticale. Mais il y a quelque chose qui me laissa stupéfait : il était interdit de nommer la DIVINE MÈRE KUNDALINI, il était interdit de nommer le CHRIST. Alors, je me suis bien rendu compte que ces gens étaient des Jinas noirs. Si on nomme le Christ, ils disent […] « Faites attention à ces mauvaises paroles ! ». Nommer la Divine Mère, la Vierge Marie est suffisant pour que ces gens deviennent immédiatement furieux et que, d’amis qu’ils étaient, ils deviennent de terribles ennemis à mort… Alors je me suis dit : « Ce sont des Jinas noirs. Bon, j’ai déjà connu ça, pas question »… je suis sorti de cet endroit, seul, de mon propre chef, et de nouveau, à travers l’atmosphère, je me suis dit : « Je vais retourner chez moi ». Je pus revenir sain et sauf, rien ne m’était arrivé, mais j’avais eu une jolie expérience : j’avais connu les Jinas noirs.

Ainsi, donc, s’il y a des Jinas blancs, il y a aussi des Jinas noirs. Et je connais les Jinas blancs, car je suis allé personnellement dans le TEMPLE DE CHAPULTEPEC, à Mexico. Plus encore, je vais vous dire une grande vérité, je vais vous confesser que je suis membre actif du Temple de Chapultepec, à Mexico. Dans ce Temple, nous avons une copie du Saint Graal ; dans ce Temple, nous avons un autel précieux, nous avons un salon merveilleux où se réunissent des frères gnostiques. Celui qui dirige ce Temple maintenant, c’est le Maître RASMUSSEN et son épouse ; ce sont tous deux des gnostiques. Là, on suit le Christ, ce sont des Jinas blancs.

De sorte que vous voyez les deux antipodes : Jinas noirs et Jinas blancs. Et je connais les deux par expérience directe, non par ce que les autres disent ou laissent entendre…

INVOCATIONS : il y a beaucoup de façons de faire des invocations. Dans mon existence passée, j’ai enseigné à quelques-uns, par exemple, à appeler LUCIFER-NAHUATL. Quel Lucifer, ce DIABLE des « curés » ? Non ! Le Lucifier Intérieur de chacun, pour le rendre visible et tangible. Et alors, notre grand ami Arturo (qui à cette époque s’appelait Antonio Vargas) se sauva d’une fusillade, rien moins que cela…

Il fut « pris dans la mêlée », à l’époque de la Révolution, et un groupe de soldats l’amenaient pour le fusiller, lorsqu’il se souvint de la clé que je lui avais donnée : la CLAVICULE DE SALOMON, pour invoquer Lucifer-Nahuatl. Il la prononça, la vocalisa. Conclusion : que se passa t-il ? Il réussit à se rendre invisible. Il monta sur son cheval ; tous ont vu partir un cheval, mais sans son cavalier. Les soldats dirent : « Mais, que s’est-il passé ? ». À cette époque, on fit un énorme scandale dans les journaux, et on le chercha comme on cherche une aiguille dans une botte de foin. Jamais on ne le retrouva…

On raconta partout l’histoire : « Sorcellerie – disait-on -, sorcellerie, c’est un sorcier ! ». Cela lui donna un bon résultat ; il se sauva, le pauvre. Sinon, que serait-il arrivé ? Voyez : « fuisssh, ils l’auraient tué », ni plus ni moins ! De sorte qu’il est certain qu’il y a des clés pour se rendre invisible.

Mais, en ce moment, il me vient en mémoire quelque chose d’intéressant : le Docteur Faust enseigna à un individu XX à invoquer Lucifer-Nahuatl. Le sujet lui avait demandé qu’il lui donne les « cours pour débutants » et le Docteur Faust les lui a donnés, il lui enseigna la Clavicule du Roi Salomon. Cet individu se rendit dans un lieu où passaient deux chemins, il s’arrêta au centre, il prononça la Clavicule du Roi Salomon plusieurs fois, en invoquant le seigneur Lucifer, et rien n’apparaissait. Finalement, il apparut : horrible, épouvantablement laid. Pourquoi ? Parce qu’il manquait encore beaucoup de choses à ce disciple, il était tout nouveau et avait donc l’Ego bien gros, et Lucifer reflète exactement l’état dans lequel on se trouve ; il n’est autre que l’état psychologique dans lequel on se trouve… Bref, le pauvre homme ne résista pas : il partit en courant, épouvanté. Il arriva chez lui et boum ! « il est tombé, inconscient » ! Il mourut dans les trois jours. Le pauvre homme réussit, tout au plus, à se confesser et à communier, et il exhala son dernier souffle…

Vous voyez ? Il s’est mis dans de beaux draps. De sorte que la première chose qu’il faut avoir, dans la vie, c’est beaucoup de valeurs pour pouvoir se mettre à faire une invocation de ce niveau.

Si on a conscience que c’est son propre Lucifer, on peut déjà ne pas avoir aussi peur, n’est-ce pas ? Mais, normalement, les gens sont toujours terrorisés par ces choses.

Ainsi, ce qui est vraiment certain et tout à fait vrai, c’est qu’en matière de Magie, il est simplement nécessaire d’avoir éveillé le Serpent Sacré, d’avoir foulé fermement le Sentier de la Grande Lumière…

Il y a des Jinas noirs, il y a des Jinas blancs, etc. Je considère que les meilleures invocations doivent toujours se faire en étant hors du corps physique, ou bien en plaçant le corps physique dans la Quatrième Verticale. Par exemple, si on met son corps physique dans la Quatrième Verticale, on peut faire toutes les invocations qu’on veut et avec un très bon résultat. Mais comment met-on le corps physique dans la Quatrième Verticale ? Il s’agit d’avoir un peu de foi, messieurs, de foi… On se couche sur le côté gauche, on met sa tête sur la paume de la main gauche ; ensuite, on se concentre sur HARPOCRATE, mais, il faut savoir l’appeler. On dit : HAR-PO-CRAT-IS (en prononçant le « H » comme un « J » espagnol) en étant entièrement concentré sur Harpocrate (on dit que c’est une Déité qui manie une variante de la Force Christique).

Si on invoque Harpocrate… je vais vous mettre ici, comment se prononce le mantra de Harpocrate : regardez ! (il écrit sur le tableau). C’est ainsi qu’il se prononce : Regardez ! N’oubliez pas de le noter : HAR-PO-CRAT-IS.

On se concentre, en invoquant Harpocrate, mais profondément, et ensuite, lorsqu’on sent que le corps nous démange beaucoup, ne pas se gratter, car si l’on se gratte, l’expérience est compromise. On doit se coucher sur le côté gauche et de la manière dont se mettent les poussins dans l’oeuf, dans la coquille. On doit le faire de cette manière et on obtient un très bon résultat…

Il convient, par exemple, de mettre une coquille (d’oeuf) sur la table de nuit, peinte en bleu. Mais, pour cela, il faut faire une opération magique : on épointe l’oeuf et on sort le jaune et le blanc ; mais, avant de faire cette opération, on fait passer l’oeuf dans l’eau tiède, on le fait tiédir ; ensuite, on l’épointe, on sort le jaune et le blanc, on le peint en bleu, on le place sur la table de nuit, mais, tout de suite, on imagine, on voit avec l’imagination qu’on se trouve dans cette coquille, et on doit prendre la forme du poussin dans la coquille, bien concentré sur Harpocrate qui est une déité, un ange de lumière. N’allez pas le confondre avec une harpie de minuit. Non, monsieur, c’est un ange de lumière.

Alors, bien concentrés sur Harpocrate, lorsque vous commencez à ressentir « une démangeaison », ne vous grattez pas, car en se grattant, on compromet l’expérience ; on ne doit pas se gratter. Ensuite, lorsqu’on commence à se voir comme à « moitié gonflé », comme enflé, c’est le signal qu’on est en train d’entrer dans la Quatrième Dimension. En se voyant ainsi, on s’assied doucement sur le lit. On s’assied doucement, les pieds sur le sol, et on se met debout. Et une fois debout, il faut faire un petit saut prolongé, dans l’intention de flotter. Si on flotte dans l’atmosphère alentour, c’est parce qu’on a réussi, le corps se trouve dans la Quatrième Dimension. Avec le corps dans la Quatrième Dimension, vous pouvez voyager où vous voulez ; il vous est seulement interdit d’emmener le corps physique vers d’autres planètes (c’est un facteur inviolable). Contentez-vous alors de voyager sur la planète Terre, n’allez pas violer les lois.

On peut voyager, par exemple, pour se rendre dans les villes magiques que fondèrent les Tuatha de Danann. En Europe, il y a des villes magiques ; les Mayas, au Yucatan, ont d’autres villes magiques, et là-bas, on peut recevoir des instructions. Vous pouvez aussi voyager au Temple de Chapultepec, à Mexico. Là, par contre, je ne vous assure pas qu’ils vous laisseront entrer. Vous frappez pour voir ; frappez par politesse. S’ils vous laissent entrer, c’est bien, s’ils ne vous laissent pas entrer, eh bien non, résignez-vous ! Et comme ils ne vous laissent pas entrer, vous vous rendez compte qu’il faut encore beaucoup travailler sur vous-mêmes, qu’il faut dissoudre l’Ego animal, c’est clair. Cela s’appelle, donc, voyager avec le corps physique en état de Jinas, de JI-NAS, et cela s’avère extraordinaire…

Disciple. Maître, puis-je vous poser une question ?

Maître. Oui, dites-moi…

D. Dans le cas où on arrive à flotter, sous quelle forme se déplace-t-on à travers la Quatrième Dimension ?

M. Eh bien, franchement, je n’ai jamais pensé à cela, savez-vous ? J’arrive et je fais un petit saut, et je sors en volant et je continue ensuite à voler…

D. Et comment arrive-t-on dans un lieu que l’on ne connaît pas ?

M. C’est une question de TÉLÉPATHIE ; peu à peu, lentement, on capte télépathiquement le lieu où l’on est en train de se rendre. Ce qui peut arriver, c’est qu’on frappe et qu’on ne nous ouvre pas ; car on arrive bien souvent à un certain Temple de Mystères, par exemple, et comme on n’est pas prêt, on doit sortir de là « en courant ». Que va-t-on faire ? Donc, ils nous sortent comme un intrus. De sorte qu’il faut savoir où on va « mettre les pieds » car il ne faut pas se mettre là où on ne doit pas. Dans certains lieux demeurent de purs Mahatmas, de purs Hiérophantes et lorsqu’arrive un pauvre débutant, il doit sortir de là « en courant » car « pas question »…

Ainsi, tout ce dont nous avons parlé ce soir s’avère intéressant. Maintenant, à ceux à qui cela coûte des efforts de sortir du lit avec le corps physique, ils peuvent le faire (s’ils veulent « se réjouir »), ils peuvent alors le faire d’une manière différente : on essaye d’abord de sortir à volonté en Astral en profitant de l’état de transition entre la veille et le sommeil. Et lorsqu’on se trouve juste entre l’endormissement et l’éveil, on se lève « doucement » du lit, on met ses pieds sur le sol et on se met debout, on se lève. Si on se retourne pour voir ce qui est resté dans le lit, c’est notre corps qui est resté là. Mais, on doit profiter de l’état de transition existant entre la veille et le sommeil. Alors on « se dédouble », comme nous l’avons dit, « en astral ». Et si, ensuite, on veut prendre notre corps, alors qu’on se retire de notre corps, qu’on sorte en allant en Astral, mais on doit appeler notre Corps. L’appeler, l’appeler ! : « Corps physique, viens, viens derrière moi, marche derrière moi ; viens, corps, obéis-moi ! ». Une solution est de se concentrer sur ce corps. Il commence à se lever et il vient derrière nous, sans que nous sachions à quel moment ce corps pénètre en nous, et on se retrouve alors avec le corps physique dans la Quatrième Verticale.

Après cela, on va vous permettre d’être très joyeux, vous allez, comme on dit en ésotérisme, « vous allez partir dans la bonne direction » (c’est une manière ésotérique de parler) et on va avec le corps physique et tout, on va, comme nous avons dit, avec le corps de chair et d’os, et tout, dans la Quatrième Verticale, étudier les merveilles de la Nature et du Cosmos.

Je l’ai fait, je sais le faire ; cela ne m’a coûté aucun effort, cela m’a paru plutôt facile. Maintenant, avec le corps dans la Quatrième Verticale, on peut faire de grandes invocations. Si on appelle, par exemple, l’ANGE ANAEL, supposons, on prononce le nom de l’Ange Anael et le mantra AUM plusieurs fois, il se peut qu’il tarde. Il arrive parfois qu’un de ces Maîtres soit très occupé et tarde à venir, mais lorsqu’il arrive, on est étonné de voir ce Maître : sa chevelure blonde sur ses épaules, sa tunique blanche, remplie d’une beauté extraordinaire (l’ANGE DE LAMOUR) et d’une grande Sagesse. En présence d’Anael, on se sent comme si on retournait en enfance, on se surprend à jouer innocemment, on se sent heureux. Si on demande quelque chose à l’Ange Anael, il nous répond avec une Sagesse exacte, il ne se trompe jamais, jamais.

D. Maître, me permettez-vous de vous poser une question ?

M. Oui !

D. Voyez : Il y a peu de temps, j’ai rencontré une personne qui n’a pas voulu me parler, mais qui avait un dessin ressemblant à celui-ci que je vous montre, avec un oeil très laid, de couleur bleue. Et il a dit « que c’était son Dieu ». Je lui ai demandé : Qui est-ce ? Et il n’a pas voulu me répondre. Il a seulement dit : « Cela ne t’intéresse pas ; c’est mon Dieu ! » C’est ce qu’il m’a dit […]

M. Bon, Zenon, là, c’est Zenon Zanoni, n’est-ce pas ? Mais dans ce cas je dirais… et la forme de l’oeil n’est pas très bonne.

D. Non, c’est très laid…

M. C’est un peu sinistre. Car il n’y a pas de doute qu’il s’agissait d’un mage noir…

D. Je crois…

M. Parce que l’OEIL DE LA DIVINITÉ, avec lequel on représente Dieu, est une chose très bien faite et avec treize rayons, c’est-à-dire que cet Oeil de la Vérité symbolise « l’Ancien des Jours ». De sorte que celui qui a fait ce mauvais tour était un mage noir…

Ainsi, vous voyez donc que le travail de la Haute Magie est intéressant. De façon pratique, on a besoin de patience. Moi, au nom de la vérité, je vous le dis, pour pouvoir apprendre à mettre mon corps physique en état de Jinas, cela m’a pris toute une année : je me couchais, par exemple, en invoquant Harpocrate, et en m’endormant légèrement, en surveillant attentivement mon sommeil ; mais bien des fois, je me levais, je sortais pour marcher, je faisais le saut et rien, je me remettais dans le lit à nouveau. Et, parfois, il pleuvait, je sortais dans la cour de la maison, très convaincu que ça avait marché, et je faisais le saut, mais rien. Au lieu de cela, « je prenais une bonne douche », n’est-ce pas ? Et, pendant l’hiver, savez-vous ce que c’est ? Toute une année ; miraculeusement, je n’ai pas attrapé de broncho-pneumonie !

Bon, ce qui est curieux dans cette histoire, ce fut, oui monsieur, qu’un jour, je m’étais levé du lit quelque chose comme quatorze fois, en faisant la même expérience. Vers la quinzième fois, je suis sorti, j’ai fait un long saut dans l’intention de flotter, et, finalement, cela fonctionna. Je me suis dit : « Merveilleux ! ». Bon, une fois dans cet état, j’ai pu aller où je voulais. Ensuite, j’ai continué à le faire et j’ai continué à le faire ; bref, cela me donna un très bon résultat de profiter du moment précis du réveil. Si on est en train de dormir profondément et qu’on se réveille soudain, on doit immédiatement faire un grand saut, mais sans y penser, parce que si on y met un tant soit peu de raison, on échoue. On doit faire le saut instantanément, automatiquement, sans une seule pensée, par pur instinct, et on va voir ce que ça donne : on se retrouve à flotter, en état de Jinas. Moi ça m’a donné de très bons résultats.

Bon, ce qui est certain, c’est qu’avec le corps placé dans la Quatrième Verticale, on peut véritablement invoquer les Maîtres. Par exemple, si on veut, on peut invoquer ORIFIEL, MICHAEL. On peut invoquer qui on veut : le Maître KOUT-HUMI, le Maître MORIA, parler avec les Êtres Ineffables, apprendre d’eux, directement, les grandes vérités, la Grande Sagesse. Mais on doit aussi se méfier des ténébreux, parce que les ténébreux attaquent, oui. Je ne dis pas qu’ils n’attaquent pas ; si ils attaquent. Alors, on doit apprendre à former un cercle magique autour de soi, un cercle bien fait, que l’on imagine de couleur blanche, autour de soi, bien fait. On combine l’Imagination et la Volonté en vibrante harmonie et on forme son cercle autour de soi. Avec ce cercle, on se protège des ténébreux pour qu’ils ne puissent pas nous attaquer. Et en plus, on doit apprendre de mémoire les CONJURATIONS DES QUATRE ET DES SEPT qui servent à se défendre. Avec ces Conjurations, on se défend très bien ; les ténébreux fuient devant les Conjurations. Mais il faut « les lancer » avec force, au moment du danger.

Il y a beaucoup d’autres mantras que je vous enseignerai par la suite, à mesure que vous avancerez dans ces études. Aujourd’hui, j’ai voulu vous indiquer comment mettre le corps physique dans la Quatrième Coordonnée ; je vous ai expliqué qu’il y a des Jinas blancs, qu’il y a des Jinas noirs et qu’il y a des terres de Jinas. Les terres de Jinas sont des terres de la Quatrième Dimension, c’est le Paradis terrestre dont parle la Bible, les « Champs Elysées », comme on dit, l’Eden.

On y trouve des humanités très belles, en chair et en os, qui vivent à côté de nous (et cependant, les gens ne les voient pas), qui mangent, qui boivent, qui se reproduisent ; ce sont des personnes ; l’unique avantage, c’est qu’elles n’ont pas l’Ego. Vous voyez ? Quel avantage formidable : elles n’ont pas l’Ego, elles sont innocentes, pures, très belles ! Des Races en chair et en os, des êtres humains. Ils savent ce qu’il y a ici, ils connaissent les gens qui vivent dans le monde à trois dimensions et ils regardent ces gens avec horreur. Ce sont des races qui ne sont pas sorties de l’Eden, qui vivent dans l’Eden.

De sorte que les gens qui vivent ici, dans ce monde à trois dimensions, ne sont pas les seuls sur la planète Terre ; il y a d’autres races qui vivent actuellement dans la Quatrième Verticale ; ce sont des personnes humaines, mais on peut le constater, le vérifier lorsqu’on apprend à entrer dans la Quatrième Verticale. Avant, non ; avant, cela peut même donner matière à une croyance ou à l’incrédulité, ou à un éclat de rire, ou à un sarcasme, ou à un conte pour petits enfants ; mais lorsqu’on s’est bien entraîné pour apprendre à entrer dans la Quatrième Dimension, cela devient une terrible réalité pour nous.

En tous cas, c’est de l’Ésotérisme pratique. Il vaut mieux être pratique et ne pas perdre son temps à tant de théories au contenu insubstantiel qui ne mènent nulle part. Il faut être pratique ; c’est tout !