Métaphysique gnostique révolutionnaire (ésotérisme et pseudo-ésotérisme)

Samaël Aun Weor

Nous allons commencer notre conférence de ce soir. Aujourd’hui, nous nous proposons d’étudier des systèmes qui permettent d’expérimenter ce qui est au-delà du corps physique, ce qui appartient à d’autres dimensions de la Nature et du Cosmos.

Bon, avant tout, il est nécessaire que les frères soient très attentifs…

Il y a quelques années, un cas insolite se produisit à Rome : une RELIGIEUSE tombait constamment en transes médiumniques ou hypnotiques ; elle prenait alors certaines attitudes pour ainsi dire indécentes, ou peut-être même obscènes… Elle se confessa à monsieur le curé et lui raconta la chose : ce qui se passait, c’est qu’elle conservait le portrait d’un fiancé qu’elle avait eu, et il lui suffisait de regarder le portrait pour tomber, hypnotisée, dans ces transes si étranges. Elle avait donc, durant ces transes, l’attitude d’une femme en pleine copulation chimique-métaphysique…

Le curé s’intéressa à ce portrait et lui demanda de le lui amener ; naturellement, elle lui obéit. Plusieurs jours après, monsieur le curé tenait cette photo dans les mains. Ce n’était pas une photo comme celles d’aujourd’hui, car à cette époque, la photographie n’existait pas, mais plutôt un portrait peint à la main par un portraitiste. Nous savons bien qu’aux époques où la photographie n’existait pas, les artistes peignaient généralement des portraits de personnes d’une façon vraiment merveilleuse…

Mais, en examinant ce portrait, il put clairement constater qu’il possédait un cadre assez intéressant : un cadre rempli de pierres, non pas précieuses, mais plutôt des pierres de décoration, de fausses pierres, des pierres fantaisie, mais qui, en tout cas, étaient brillantes. Il suffisait à la religieuse de regarder ces pierres très brillantes pour tomber, en fait, en transe hypnotique et même médiumnique… Le curé en fit l’expérience avec elle et le résultat fut toujours le même. Il consulta une autre autorité plus éminente à ce sujet et ils firent diverses expériences avec d’autres personnes…

C’est à cette époque que l’Hypnose prit une grande force. De partout surgirent des personnes impressionnables, passives, qui furent soumises au sommeil hypnotique au moyen de pierres brillantes. On leur faisait regarder fixement les pierres brillantes, on faisait des passes sur la tête et le corps du patient, et celui-ci entrait dans un sommeil profond ; la guérison au moyen de l’Hypnotisme devint alors à la mode…

Tout ceci eut lieu en plein Moyen Âge, alors que brûlaient partout les bûchers de l’Inquisition…

Ainsi, l’Hypnologie, qu’on étudie aujourd’hui à la Faculté de Médecine, n’est pas une chose nouvelle ; de même que l’application de l’Hypnotisme à la question médicale n’est pas une nouveauté ; à cette époque, il y eut déjà des essais dans ce sens.

Il n’est pas superflu de dire que ces essais s’avéraient, au fond, dangereux, parce que le « saint Office » était très actif ; mais même les prêtres s’étaient intéressés au cas de la religieuse.

L’affaire de l’Hypnotisme se propagea alors dans toute l’Europe et on en arriva bien vite au Médiumnisme et autres choses connexes. Toutes sortes d’expériences psychiques furent faites à la suite de cette affaire…

C’est alors que surgirent les écoles les plus diverses ; et beaucoup plus tard, apparurent sur scène, après quelque temps, des personnages comme Richard Charkof (Jean-Martin Charcot ? NdT), Cesare Lombroso, Camille Flammarion, etc., ce fut quelque temps plus tard.

Quant aux expériences, il y en eut de notables, mais beaucoup plus tard, comme résultat de celles-ci, de ces inquiétudes médiévales.

Il n’est pas superflu de rappeler, par exemple, les expériences avec EUSAPIA PALLADINO de Naples. Cette femme réveilla des inquiétudes dans toute l’Europe. En sa présence, par exemple, une table s’élevait dans les airs, violant ainsi la Loi de la Gravité…

Bien sûr, des savants de toute l’Europe vinrent à Naples. Ils venaient dans le but (disaient-ils) de démasquer la fraude ; des gens sceptiques par nature et matérialistes. Ces scientifiques commencèrent par examiner l’organisme physique d’Eusapia Palladino : on examina son urine, son sang, etc.

On utilisa pour les expériences un laboratoire très bien équipé. On fit asseoir Eusapia Palladino sur une chaise fixée au sol, dûment garantie. Il y avait une paire de poteaux de fer, un de chaque côté. On l’enchaîna pour qu’elle ne puisse faire aucun truquage. On entoura son corps de fils électriques ; même les doigts de ses mains furent connectés aux fils électriques. N’importe quel mouvement, aussi insignifiant soit-il, suffisait à faire tinter une sonnerie ; elle était ainsi pratiquement entièrement contrôlée…

Cependant, après qu’elle fut tombée en transe hypnotique survinrent des phénomènes extraordinaires : on a la certitude qu’une table lévita en l’air ; on prit des photographies et on put vérifier qu’il n’y avait aucun truquage. Les scientifiques furent convaincus de ce fait jusqu’à satiété et il ne leur resta plus d’autre remède que de se rendre à l’évidence…

Une mandoline, qui était sur le sol, fut soulevée par des mains invisibles en présence de tous, et des mélodies ineffables en sortirent ; un instrument de musique que l’on avait mis dans une caisse d’acier hermétiquement fermée et dûment chargée d’électricité à haute tension résonna délicieusement, touché par des mains invisibles…

La mère de BOTAZZI (un grand scientifique) qui était morte depuis bien des années, fit son apparition au milieu du laboratoire. Ils la photographièrent ; elle s’avança jusqu’à son fils et le serra dans ses bras en l’appelant de son petit surnom familier, en lui disant : « Mon fils », etc.

Tout cela fut formidable et il n’y avait pas de truquage. On prit des moules en plâtre de mains, de visages, etc. ; des bascules ou balances dûment contrôlées bougèrent d’elles-mêmes et marquèrent des poids spécifiques déterminés ; des mains qui pouvaient passer sur des morceaux de papier phosphorescents ou des couches phosphorescentes, et qui étaient visibles, parce que, pour l’expérience, on éteignait certaines lumières, et tout était très contrôlé ; le moindre soupçon d’un truquage était suffisant pour que s’allume un projecteur ; il n’y avait aucun truquage…

Après tout cela, ces scientifiques retournèrent dans leur pays d’origine, parfaitement convaincus, leur scepticisme fut mis en pièces, réduit en poussière cosmique, parce que ces expériences avaient été formidables…

Et que dire des expériences de WILLIAM CROOKES ? Dans une maison de Hydesville apparurent des phénomènes insolites : il commença à pleuvoir des pierres, sans aucun motif, à l’intérieur de la maison ; le plus curieux, c’est que ces pierres entraient par une fenêtre et ressortaient par une autre – mouvements étranges qui ne correspondent en aucune façon aux Lois de la Physique. Des tables s’élevaient dans les airs, des chaises allaient et venaient en flottant dans l’atmosphère… des choses extraordinaires !

Ce fut alors que William Crookes (celui qui découvrit la Matière Radiante et qui la présenta dans ses fameux tubes en verre) en vint aussi à faire ces expériences ; il remarqua que tous ces phénomènes se produisaient en présence de deux demoiselles de la maison : les deux DEMOISELLES FOX.

Alors, il monta lui aussi un laboratoire (à Londres), invita tous les scientifiques du monde à étudier le phénomène, et ils commencèrent les expériences…

Un médium, mademoiselle Florence Cook était mis dans une pièce, correctement enchaîné (pour s’assurer qu’il ne ferait aucun truquage), et ensuite survenaient les phénomènes…

Alors se matérialisa KATIE KING, une femme morte depuis de très nombreuses années ; elle se rendit visible et tangible en plein laboratoire et continua à se matérialiser durant trois années consécutives. Pendant ce temps, le médium tombait en état de transe…

On nous a dit que, pour ces matérialisations, il fallait utiliser la force vitale de cette demoiselle. Ce qui est sûr, c’est que cette apparition se condensait devant tous les scientifiques. Durant les trois années consécutives de la matérialisation de Katie King, on prit des quantités de photos ; au bout des trois ans, elle fit ses adieux à tous les scientifiques et dit : « J’ai maintenant accompli ma mission, dans le Monde Physique ; je vous ai démontré que les défunts continuent à vivre dans les Mondes Supérieurs ; je suis venue pour cela et ma mission est accomplie »…

Elle prit congé de tous au milieu des larmes et des sanglots ; les appareils photos enregistrèrent les processus de dématérialisation de cette défunte ; elle leur laissa encore en souvenir une boucle de cheveux matérialisée…

Des savants étaient venus, je le répète, de toute l’Europe, tous incrédules à cent pour cent ; cependant, ils furent convaincus, parce que les faits sont les faits et, devant les faits, nous devons nous incliner.

Après ces expérimentations de Katie King, la réalité de l’Au-Delà se trouva physiquement démontrée.

Et que dire de ce MÉDIUM français, HOME, qui flottait dans l’atmosphère en état de transe et qui, en flottant dans l’atmosphère, assis sur une chaise, sortit par une fenêtre et rentra par une autre à un étage supérieur, et qui mettait son visage sur des charbons ardents et ne se brûlait pas, etc. ? Ce furent des phénomènes de notoriété publique ; comment le nier puisque les scientifiques les ont constatés ?

Cependant, il est évident que ces vérifications, ces expérimentations d’ordre psychique n’amenèrent non plus personne à l’illumination ; personne ne se transforma avec ça. La seule chose que l’on obtint fut donc de démontrer la réalité des Dimensions Supérieures de la Nature et du Cosmos ; mais PERSONNE NE SE TRANSFORMA AVEC CELA.

Toute cette série d’événements médiumniques, toutes ces expériences dans le domaine psychique devinrent populaires et, comme conséquence ou corollaire, apparurent des écoles de type pseudo-ésotérique, pseudo-occultiste, moitié médiumniques, moitié spiritistes, moitié ésotériques, un peu de tout, qui devinrent populaires.

Je ne veux me prononcer contre aucune école, parce que ce n’est pas le but de cette conférence. Je veux seulement vous dire que ces écoles de type semi-ésotérique ou pseudo-spiritiste ont abondé, comme conséquence ou corollaire de toutes ces recherches dans le domaine psychique.

Mais ces écoles ne possédaient pas non plus une authentique TRADITION ÉSOTÉRIQUE ; ce ne furent pas des écoles qui allaient permettre la transformation de l’être humain. Ces écoles possédaient une abondante bibliothèque et beaucoup d’érudits, mais ne conduisirent personne vers la transformation, vers l’AUTO-RÉALISATION INTIME DE L’ÊTRE.

Il apparut un type de gens très curieux, à cent pour cent dans les théories ; nous les avons dénommés des PERSONNALITÉS KALKIENNES (nous les avons nommés ainsi car ce sont des gens du Kali Yuga) ; ils se distinguent par leur érudition, mais ne possèdent pas réellement d’Auto-réalisation intime ni d’ésotérisme authentique. Ces gens ont des Dogmes ; l’un d’eux est, par exemple, celui de l’évolution, qui a surgi du fond des petites écoles comme celles d’Allan Kardec, Léon Denis, etc.

Si nous lisons à fond Kardec dans son livre intitulé « Le Livre des Esprits », nous verrons là le DOGME DE L’ÉVOLUTION ; il paraît qu’il a aussi beaucoup influencé Darwin avec sa théorie de l’évolution et de la Transformation des Espèces ; il influença de façon décisive toutes ces écoles kalkiennes.

Finalement, il apparut un jargon très curieux provenant d’érudits sans Auto-réalisation, sans aucune connaissance de la SAGESSE DU SERPENT, incapables d’INVESTIGUER HORS DU CORPS PHYSIQUE de façon positive et consciente, sans expérience pratique de l’ALCHIMIE, sans expérience directe de la VÉRITABLE KABBALE, sans connaissance réelle de l’ANATOMIE OCCULTE de l’Homme, etc.

Ce curieux jargon parut prendre racine partout et se multiplia de manière évidente dans le monde entier. Ces petites écoles ont maintenant des noms divers, et ce n’est pas moi, précisément, qui irai publier leurs noms, parce que chacun est libre de penser comme il veut, et ce n’est nullement mon propos d’attaquer d’autres organisations ; mais, par contre, je vous dirai qu’elles se basent sur de faux fondements.

Quand on ne connaît pas la Sagesse du Serpent, quand on n’est pas un véritable Alchimiste de Laboratoire, quand on n’est pas capable d’opérer de manière pratique avec l’Alchimie et de se mouvoir dans n’importe quelle Séphiroth, quand on est esclave du dogme de l’évolution et rempli de peurs et de préjugés infinis, on marche évidemment sur le chemin de l’erreur.

Le dogme de l’évolution, par exemple, est complètement faux, il n’a pas de bases solides sur lesquelles il puisse s’appuyer. Il est dit qu’« une personne évolue peu à peu dans chaque Réincarnation, jusqu’à ce qu’arrive le moment où elle se libère, après des millions d’existences »…

Lorsque quelqu’un a pris cette théorie au sérieux, il ne se préoccupe pas réellement de travailler sur lui-même, parce qu’il se dit : « Eh bien, un jour j’arriverai, et si je n’arrive pas maintenant, j’arriverai dans un million de vies »… Dans ces conditions, il perd son temps et à la fin, il est surpris par le fait que son cycle d’existences se termine ; et il ne lui reste pas d’autre remède que d’entrer dans l’INVOLUTION SUBMERGÉE des Mondes Infernaux. Il a perdu son temps…

Ces écoles, entre autres, insufflèrent aux gens de la peur au sujet de la Kundalini : « C’est dangereux ; si la Kundalini se dirige d’un autre côté, les plus terribles passions se réveillent ; cela rend fou »…

Alors pourquoi parle-t-on aux gens de la Kundalini ? Ce serait mieux de ne pas la citer ; si c’est pour dire ensuite que c’est dangereux, eh bien, c’est mieux de ne rien dire. D’abord, ils disent de belles choses sur la Kundalini, « qui ouvre tous les Chakras, qui développe tous les pouvoirs, qui conduit à l’illumination, etc. », et après, ils disent que « c’est dangereux, c’est mieux de ne pas s’y risquer »…

Dans ces conditions, il est clair qu’on va à l’échec. D’abord, ils disent une chose, et ensuite, ils en disent une autre ; ils disent de « ne pas éveiller la Kundalini parce que c’est dangereux »… Alors, pourquoi la mentionnent-ils si c’est dangereux ?

Voilà le jargon dans lequel vivent actuellement les pseudo-ésotéristes et les pseudo-occultistes ; c’est très grave !

L’évolution ? Il est évident qu’elle existe, nous ne nions pas cette Loi ; mais, à côté de la loi de l’évolution, il en existe une autre en contrepoint, par opposition, il existe celle de l’INVOLUTION. Ce sont des lois purement mécaniques, qui n’ont rien à voir avec l’Auto-réalisation intime de l’Être. Il y a évolution dans la graine qui germe, dans la pousse qui croît, dans l’arbre qui a fait pousser des branches et des fruits ; il y a Involution dans la plante qui se fane, qui décroît et à la fin se convertit en un tas de bois…

Il y a évolution dans la créature en gestation dans le ventre maternel, dans l’enfant qui naît, qui se développe, dans l’adolescent, dans le jeune qui lutte pour l’existence, dans l’homme mûr et fort, etc. Mais il y a Involution aussi dans la personne âgée, dans l’homme qui vieillit chaque jour un peu plus, et qui, à la fin, entre en état de décrépitude et meurt…

Ce sont des processus totalement naturels ; nous ne nions en aucune façon l’existence de ces deux lois. Mais nous ne sommes pas d’accord pour leur attribuer des principes et concepts complètement erronés.

Tout ce jargon de type dogmatique, toute cette pseudo connaissance théorique des diverses écoles du pseudo-occultisme et du pseudo ésotérisme bon marché ont surgi, en réalité, comme conséquence ou corollaire de toutes ces pratiques « psychiques » antérieures : spiritisme, médiumnisme, tables parlantes, individus en transe, etc.

Alors ce jargon n’a pas réellement de bases solides, il n’a pas de systèmes d’investigation supérieure, parce qu’il ne me paraît absolument pas correct de vouloir baser nos expériences exclusivement sur des individus passifs médiums. On voit tant d’erreurs dans le « psychique » bon marché !

Il me semble que les hommes sérieux ne devraient en aucune façon s’occuper de ce type de phénomènes si ignorants.

En illustration, je dirai quelque chose de très intéressant : il y a peu de temps, dans un Lumisial de la belle République du Venezuela, une femme de type médiumnique tomba en transe, une dame qui n’avait pas encore dissout l’Ego et qui, par conséquent, n’était absolument pas prête à recevoir des desiderata cosmiques ou des messages transcendantaux de l’Être. Mais, ce qui est curieux, c’est qu’étant dans un état médiumnique, cela lui donna l’air d’être sage ; elle appela monsieur Untel et lui dit : « Toi, tu as reçu la Première Initiation des Mystères Majeurs ; toi, Untel, tu as la Quatrième ; toi, Untel, la Cinquième »…

Bref, tous les petits frères de ce Lumisial devinrent des « Mahatmas », de purs Hiérophantes ! Il n’y avait personne de petit, tous étaient des grands, des frères récemment arrivés étaient déjà des Hiérophantes. Heureusement, ce Lumisial fut fermé, grâce à Dieu, car ils étaient tombés dans un état de folie insupportable.

De temps en temps surviennent ces cas, dans les Lumisiaux, où une personne psychique, chargée de Mois, subjective à cent pour cent, tombe en transe et semble vraiment être devenue un sage… Tout cela nous indique, mes chers frères, que ce n’est pas la psychologie bon marché, ni la Médiumnité, ni les états incohérents et imprécis d’un mental désordonné, qui peuvent nous amener réellement à l’illumination ; évidemment, non !

Il existe aussi le YOGA. Je ne veux pas me prononcer contre le Yoga, mais, par contre, je signalerai quelques dangers. Ceux qui font du Hatha-Yoga, par exemple, croient que l’Auto-réalisation intime de l’être est possible uniquement sur la base de simples postures de yoga ; c’est une idée fausse.

Je ne veux pas non plus aller à l’autre extrême et dire que toute la gymnastique du Hatha-Yoga est inutile, non ; il y a certaines gymnastiques du Hatha-Yoga qui peuvent être utiles pour la santé, pour le corps physique, mais elles ne pourront en aucune façon nous conduire à la LIBÉRATION FINALE. Il s’agit de chercher des chemins ! Car il se trouve que l’humanité vit à l’intérieur d’un labyrinthe sans aucune issue : les uns veulent se libérer par le Yoga, les autres par le Spiritisme ou la Médiumnité, etc. ; d’autres pensent qu’ils deviennent des Sages en recevant des messages par l’intermédiaire des médiums. Mais, en conclusion, quoi ?

Maintenant allons jusqu’à l’Himalaya. Au Tibet, il y a une multitude d’ANACHORÈTES qui s’enferment dans des cavernes à vie ; leurs Gourous leur ont enseigné diverses TECHNIQUES DE MÉDITATION ; certains sont devenus des athlètes, d’autres croient être déjà libérés, etc. Il y en a qui se nourrissent de simples orties, d’herbes qu’ils trouvent autour de leur caverne, voulant ainsi se convertir en Dieux.

Chacun est libre de penser ce qu’il veut, mais moi j’aime élucider les mystères. Nous ne nions pas que quelques-uns de ces anachorètes soient devenus de véritables athlètes de la Méditation. Dans cet état d’Extase, il arrive souvent que l’Essence du Yogi se désembouteille, s’échappe de l’Ego ; et, en l’absence de l’Ego, l’Essence peut s’immerger dans le Vide Illuminateur. Là, il y a absence d’hommes et de Dieux, mais on écoute les paroles de l’Éternel…

Plongés en méditation profonde, ces saints expérimentent Cela qui n’appartient pas au temps, Cela qui est la Vérité. Mais, une fois passée l’Extase, le Samadhi, ils retournent une autre fois dans la bouteille (comme le Génie d’Aladin), ils se remettent dans l’Ego pour continuer leur pénitence.

Un beau jour, il est possible qu’ils s’échappent, pendant un Maha-Samadhi, qu’ils se désincarnent. Comme l’Essence est déjà habituée, par la discipline, à s’échapper, à sortir de l’Ego, alors elle procédera de même à la mort du corps physique, et cette Essence pourra même voyager jusqu’aux Planètes du Christ (des planètes qui tournent autour de notre Système Solaire, de la même façon que tournent les planètes physiques) ; ainsi, ils jouiront d’un Samadhi délicieux.

Il se trouve que, dans les Planètes du Christ, il existe une autre Nature très différente de la nôtre. Ainsi, de la même façon que notre Nature (celle du Monde Physique) est soumise aux processus de naissance, croissance, développement et mort, la Nature des planètes du Christ qui tournent autour du Soleil est différente ; cette Nature est immuable, éternelle, elle n’est pas soumise aux changements ni à la mort. C’est pourquoi ceux qui vivent dans les planètes du Christ sont heureux, ils jouissent donc intérieurement des splendeurs du Christ Intime et vivent dans une extase permanente.

Ainsi, ces Yogis « désembouteillés » jouiront quelque temps de la Félicité des planètes du Christ : ils pourront flotter dans l’ambiance environnante ; mais ces Yogis verront avec surprise qu’ils ne sont pas des habitants de ces mondes, qu’on leur permet une visite, mais que, en réalité, ils n’ont pas le droit de vivre là. Une si terrible réalité les amène à comprendre qu’ils sont encore incomplets, qu’ils ne sont pas libérés, comme ils le supposaient avant de mourir, et c’est avec douleur qu’ils retournent dans la bouteille (comme le Génie d’Aladin), c’est-à-dire dans l’Ego.

Ainsi, il y en a beaucoup en Orient, au Tibet, qui étaient considérés comme des saints, des illuminés qui se sont désincarnés pendant un Maha-Samadhi, et que le peuple a vénéré comme des Dieux, et qui vivent maintenant dans le Monde Occidental, comme des personnes vulgaires, communes, ordinaires.

De sorte que, si on n’élimine pas l’Ego, on ne parvient pas à la Libération Finale ; c’est la crue réalité des faits. Même si on pratique beaucoup d’exercices de yoga, même si on s’enferme dans des cavernes à l’écart du monde, en se nourrissant d’herbes, de plantes sauvages de l’endroit, etc., si on ne détruit pas l’Ego, on ne se libère pas !

On a beaucoup parlé, dans les écoles de type pseudo-ésotérique et pseudo-occultiste, de la constitution septénaire de l’Homme. Toutes ces écoles (écoles que nous appellerons kalkiennes) possèdent une abondante bibliothèque. Il existe des oeuvres où sont mentionnés clairement les SEPT CORPS DE L’HOMME et qui affirment avec emphase que toute créature humaine possède déjà les Sept Corps ; selon cette affirmation, nous sommes déjà tous des Maîtres.

Mais à quoi sont dues ces erreurs ? Eh bien, à des interprétations erronées de la Culture Orientale. S’ils avaient mieux interprété les choses, ils n’auraient pas « fait la gaffe » comme ils l’ont faite.

En réalité, l’être humain, l’humanoïde intellectuel, pour parler plus clairement, possède uniquement le CORPS PLANÉTAIRE.

Qu’entendons-nous par « Corps Planétaire » ? Le Corps physique ; ce véhicule a aussi, en plus, son assise vitale organique. Cette Assise Vitale est ce que les Hindous appellent le Linga Sharira, c’est-à-dire le Corps Vital. Mais le Corps Vital et le corps physique sont un seul et même corps ; parce que le dénommé Corps Vital ou double éthérique (pour utiliser cette fois les termes des gens du Kali Yuga) n’est que la partie supérieure du corps physique. CAR LE CORPS PHYSIQUE EST TÉTRADIMENSIONNEL, il a quatre dimensions ; la Quatrième Verticale est formée par le Corps Vital ou Linga Sharira.

Mais si on laisse de côté cette question du Corps Planétaire avec son Assise Vitale Organique, que possède l’humanoïde ? En réalité, l’unique chose qu’il possède à l’intérieur de lui-même est UN TAS DE DIABLES ; c’est un peu dur de dire cela, mais c’est la Vérité.

Ceux qui ont détruit l’Ego et qui, grâce à cela, jouissent de la véritable Conscience éveillée, pourront vérifier par eux-mêmes ce que je suis en train d’affirmer en ce moment.

Il y a, par contre, quelque chose de digne chez l’humanoïde, nous ne le nions pas : l’ESSENCE ou la BOUDDHATA (comme disent les Orientaux en parlant à la lumière du Zen ou du Chan) ; cette Essence est malheureusement emprisonnée dans les divers éléments inhumains que nous portons à l’intérieur de nous, de sorte que ces éléments inhumains sont, en réalité, un tas de Diables (les Démons Rouges de Seth, comme on disait dans la Haute et la Basse Égypte ; et pour parler le langage Tibétain, nous dirions que ces éléments inhumains sont les agrégats psychiques), vives personnifications inhumaines de nos défauts de type psychologique. Voilà donc ce que possède l’être humain, l’« humanoïde ».

Mais que pouvons-nous dire du CORPS ASTRAL dont nous parlent les écoles de type pseudo-ésotérique et pseudo-occultiste ? Que pouvons-nous dire du fameux MANAS INFÉRIEUR et du MANAS SUPÉRIEUR, c’est-à-dire du Corps Mental et du Corps de la Volonté Consciente ou Corps Causal ? Non ! l’humanoïde n’a pas ces corps.

Mais alors, pourquoi ces écoles affirment-elles qu’il les a ? À cause d’une très mauvaise interprétation des enseignements orientaux ; mal interprétés, ils ont été diffusés dans le Monde Occidental et ont induit les gens en erreur. Il faut fabriquer les Corps Astral, Mental et Causal, c’est évident.

Comment fabrique-t-on ces corps ? Si nous n’avons pas de notions d’Alchimie, comment ferons-nous pour les fabriquer ? Avant tout, IL FAUT ÊTRE ALCHIMISTE, il faut étudier l’Alchimie.

L’Alchimie et les Alchimistes ont agité tout le Moyen Âge ; les Alchimistes médiévaux purent être sauvés parce qu’ils disaient « qu’ils cherchaient la formule pour faire de l’or, que leur désir était d’aider le Roi, le Gouvernement de chaque nation »…

Ainsi, ils échappèrent de cette façon au bûcher ; on les appelait aussi « LES SOUFFLEURS » ; il ne manquait jamais un laboratoire dans la maison des Alchimistes ; on voyait là d’énormes soufflets (ces anciens soufflets qui étaient utilisés pour souffler sur le feu), on voyait des creusets, d’énormes marmites, des cheminées, etc., tous les ustensiles propres à un laboratoire. Lorsque quelqu’un visitait leur maison, il savait qu’il se trouvait en présence d’un Alchimiste. Quelques-uns allaient jusqu’à fabriquer des savons pour dissimuler la chose ; mais généralement, tous ces appareils et ustensiles de laboratoire n’étaient autres que le symbole vivant du Corps de Doctrine.

L’Alchimie provenait de l’Égypte, les Arabes l’amenèrent en Europe et beaucoup de moines médiévaux, d’éminents Maîtres, etc., l’acceptèrent…

Là nous avons (pour citer quelques personnages) l’ABBÉ TRITHÈME, un moine bénédictin, alchimiste ; il fut rien moins que le Maître de PARACELSE, un autre grand Médecin et Alchimiste ; il réussit la transmutation du plomb en or et obtint aussi la Pierre Philosophale et l’Élixir de Longue Vie.

Paracelse vit encore, je le connais personnellement ; ceux qui croient que Paracelse est mort sont vraiment dans l’erreur…

Quant au Docteur JOHANNES FAUST, Médecin Enchanteur et Magicien, qui voyageait sur son cheval depuis Prague jusqu’à Varsovie, qui surprenait tout le monde à cette époque, il transmutait le plomb en or, et il existe encore…

Des trois disciples de l’Abbé Trithème, le seul qui n’obtint pas les plus grands triomphes fut CORNELIUS AGRIPPA. Cet homme commit l’erreur de se mettre à théoriser, il passa sa vie à raisonner, sortant syllogismes et prosyllogismes, enfermé dans le cercle vicieux du raisonnement. Lorsqu’il voulut faire le Grand Oeuvre, il était déjà très vieux, il ne put pas et il mourut. La mort le surprit, luttant pour dissoudre le Moi, voulant prendre possession de lui-même, mais il n’y parvint pas, il échoua.

Au moyen de l’Alchimie, on sait, on apprend à fabriquer le MERCURE DES SAGES avec lequel on peut fabriquer les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être. Il est indubitable que le Mercure des Sages s’élabore en transformant l’Exiohehari, le sperme sacré.

Nul doute que cette Matière Vénérable doit passer par certains processus de purification avant d’être utile ; cette matière Vénérable, cette Eau Mystérieuse, passera par les opérations mathématiques de somme, soustraction, multiplication et division de principes, avant d’être utile.

Il est évident qu’au début, cette matière vénérable (résultat, comme je l’ai dit, des transmutations du sperme) est NOIRE ; mais si on arrive à raffiner le Sacrement de l’Église de Rome (Roma, lu à l’envers, donne Amor), alors ces EAUX deviennent BLANCHES. Et si on continue le processus de raffinement sexuel, à la fin, les Eaux Blanches deviennent JAUNES ; quand on parvient à ces hauteurs, le SOUFRE est libéré de ses prisons ou des centres magnétiques situés dans les enfers atomiques de l’homme.

Le Soufre est le Feu et il est libéré ; celui-ci se mélange alors avec le Mercure, et nous obtenons ainsi le MERCURE SOUFRÉ qui monte par le canal de la moelle épinière jusqu’au cerveau.

L’excédent de ce Mercure (après avoir saturé les cellules organiques) parvient à se cristalliser dans notre corps sous la forme extraordinaire et merveilleuse du Véhicule Astral ou Sidéral. Celui qui possède un CORPS ASTRAL sait qu’il l’a parce qu’il peut marcher avec lui, il peut flotter dans l’espace, il peut se transporter vers d’autres mondes avec lui, etc. ; c’est une espèce de double organisme extraordinaire, formidable, merveilleux…

Une fois qu’on se trouve en possession d’un Corps Astral, on peut s’offrir le luxe de créer, pour son usage personnel, un CORPS MENTAL ; celui-ci est aussi le résultat des condensations du Mercure. Lorsque le Mercure se condense sous la forme du Corps du Mental, il nous transforme. Celui qui possède un Corps Mental peut absorber la Sagesse de la Nature ; il a accès à tous les Temples d’Hermès Trismégiste, le trois fois grand Dieu Ibis Thot…

Quand on a obtenu un tel succès, on est prêt à fabriquer le CORPS DE LA VOLONTÉ CONSCIENTE ; celui-ci se cristallise aussi avec les condensations du Mercure des Sages.

C’est ainsi que celui qui a les corps physique, Astral, Mental et Causal, peut, de ce fait, recevoir les PRINCIPES ÉTHIQUES, BOUDDHIQUES ou ANIMIQUES, qui le convertissent en HOMME RÉEL. Cela veut dire qu’avant cet instant, on n’est pas un Homme ; avant ce moment, on n’est rien de plus qu’un animal intellectuel.

Un professeur de Médecine du District Fédéral disait que « ces êtres humains (qu’on appelle ainsi) ne sont rien de plus que des mammifères rationnels » : Dire « mammifères rationnels ou mammifères intellectuels », c’est la même chose ; faisons donc une pleine différenciation entre ce que sont les « mammifères intellectuels » et ce qu’est l’Homme. Seul celui qui possède ces véhicules est un Homme.

Or, être un Homme réel, c’est une chose, mais avoir des capacités pour être un chercheur compétent de la vie dans les Mondes Supérieurs, c’est autre chose. Un homme peut être Homme dans le sens le plus complet du terme, et, cependant, ne pas être un chercheur compétent de la vie dans les Mondes Supérieurs. Pour l’être, il faut ÉLIMINER L’EGO ;

Ce n’est pas au moyen de la Médiumnité qu’on va obtenir des données exactes sur la vie dans les Mondes Supérieurs, sur les Mystères d’outre-tombe ; ce n’est pas avec des individus en état d’hypnose que nous pouvons avoir des références sur l’Au-delà, non ! Celui qui veut réellement devenir un illuminé, un Homme Conscient, un véritable investigateur des Mondes Supérieurs, doit détruire l’Ego, c’est-à-dire, passer par l’ANNIHILATION BOUDDHIQUE, qui vraiment, martyrise tant, dérange tant les fanatiques des écoles pseudo-ésotériques et pseudo-occultistes.

Mais si on ne passe pas par la Grande Annihilation, si on n’arrive pas à cesser d’exister, ici et dans les Mondes Internes, en tant qu’Ego, on n’aura jamais la vraie lucidité, l’objectivité exacte pour pouvoir être réellement un investigateur sérieux et idoine de la vie dans les Mondes Supérieurs.

Un individu subjectif en état d’hypnose parlera de l’Au-delà, dira qu’un tel est un « Mahatma », citera beaucoup de choses absurdes, parce qu’il n’a pas d’objectivité, qu’il est, en réalité, une Essence embouteillée dans l’Ego. Pour être un investigateur idoine, il est nécessaire que l’Ego soit annihilé ; si l’Ego passe par là…, il est réduit en poussière cosmique, et la Conscience, l’être, reste complètement libre.

Une Essence, une CONSCIENCE LIBRE, est une CONSCIENCE ILLUMINÉE, une Conscience qui pourra expérimenter directement le Réel, une Conscience vraiment émancipée, apte à l’investigation ; seule une telle Conscience pourra nous instruire sur les vies antérieures, sur les Mondes Ineffables, sur le Karma, sur la Loi, sur les Lois d’Évolution et Involution, sur les Mondes Infernaux, etc.

Mais que quelqu’un, avec l’Ego, veuille nous informer sur tout cela, eh bien « non et non » ! parce qu’il n’est pas, il n’est pas, il n’a pas une Conscience libre, il n’a pas une Conscience resplendissante ; il a une Conscience encore embouteillée, enfermée, prise dans différents réceptacles de matière ; il ne possède évidemment pas la capacité indispensable pour l’investigation.

Ainsi, mes chers amis, nous nous proposons, dans cette institution, de vous donner les Enseignements exacts qui vous permettront de passer par la Grande Annihilation, afin que vous deveniez de véritables chercheurs compétents de la vie dans les Mondes Supérieurs.

Quels sont ceux qui ont dit à l’humanité que tous possèdent les Sept Corps et qui tracent des schémas sur cela ? Des Individus qui n’ont pas détruit l’Ego. Alors, de quel droit le font-ils ? Pourquoi le font-ils ? De cette façon, ils induisent les autres en erreur. Mais, malheureusement, les pseudo-sages, les personnalités kalkiennes abondent de partout, et c’est – disons – une espèce de venin qui se propage dans toutes les directions du monde.

Comment quelqu’un pourrait-il devenir Maître d’une école sans connaître également à fond la Sagesse du Serpent ? Si une personne ne connaît pas la Sagesse du Serpent, elle vit dans les ténèbres et elle n’obtient pas la Libération.

Exemple : les écoles de type pseudo-ésotérique et pseudo-occultiste soutiennent, par erreur, avec tout leur jargon inutile, que la KUNDALLNI peut s’éveiller à tout moment, que ce soit à travers la Méditation, ou avec les pratiques du Pranayama, ou par imposition des mains du Gourou, etc. C’est faux, archifaux, la Kundalini ne s’éveille pas de cette manière.

Qui parle ainsi ? Ceux qui ont étudié les TANTRAS TIBÉTAINS, ceux qui n’ont jamais investigué dans les TRÉSORS D’ANAHUAC ; il est bon de savoir que dans les codex qui nous sont restés (ceux qui purent être sauvés après le vandalisme des espagnols) la Sagesse du Serpent est cachée entre les lignes. Tenez en compte que la Grande Tenochtitlan fut serpentine ; ainsi, nous, les Mexicains, nous possédons une Tradition Serpentine ; c’est la crue réalité des faits…

Certains disent qu’il y a en Inde des trésors extraordinaires ; nous ne le nions pas, mais c’est dans l’Inde Secrète. Cependant, ici, au Mexique, on parle plus clairement. Dans le Yucatan, par exemple, j’ai trouvé dans un Temple un grand serpent de pierre, dans l’attitude d’avaler un Homme qu’il tenait dans sa gueule.

Si vous lisez minutieusement le « Chilam Balam de Chumayel », vous pourrez constater par vous-mêmes la crue réalité du fait que NOUS DEVONS ÊTRE AVALÉS PAR LE SERPENT. Ainsi, il ne suffit pas d’éveiller la Kundalini, il est nécessaire d’être avalés par le Serpent si nous voulons jouir des Pouvoirs du Serpent…

Ce n’est pas par une simple imposition des mains ou par le Pranayama que l’on va éveiller la Couleuvre, non monsieur. Elle s’éveille avec les principes tantriques du Tibet, avec les Enseignements Secrets de l’Anahuac, avec l’ésotérisme Christique de la Pistis Sophia, avec le Grand Secret des Mystères d’Eleusis, avec l’artifice des alchimistes médiévaux…

La clé est très simple : connexion du Lingam-Yoni sans jamais éjaculer l’Ens Seminis de toute notre vie.

Il est évident que si on n’arrive jamais à cet orgasme physiologique signalé par la Médecine, ou au spasme (ainsi nommé pour l’homme) ou, en d’autres termes, si on évite de renverser le Vase d’Hermès Trismégiste, ce sperme sacré, ces sécrétions sexuelles se transmutent en énergie, et cette énergie est le Mercure des Sages.

Dans les cours pavées des anciens temples de la grande Tenochtitlan, hommes et femmes restaient durant des mois entiers à s’aimer et à travailler dans la Forge des Cyclopes, pour éveiller le Serpent Igné de nos pouvoirs magiques.

Mais, je le répète, il ne suffit pas de faire monter le Serpent Igné par le canal de la moelle épinière, comme le pensent beaucoup de yogis ; celui qui veut jouir des pouvoirs de la Couleuvre, du Serpent, devra être avalé par le Serpent.

Mais le Serpent ne mange pas d’immondices, il n’avale rien d’immonde. Lorsque le Serpent avale un Homme, c’est que celui-ci a éliminé jusqu’à la dernière particule de l’Ego.

C’est ce que disait précisément le Comte de Saint-Germain ; il laissa une fois une note où il disait : « Cela fait tant de milliers d’années […] depuis si longtemps, je vis en Isis, je suis établi en Isis… »

Bon, j’ai parlé à votre intention, mes chers frères du Zulia. J’ai enregistré cette cassette et j’espère que vous l’étudierez ! Paix Invérentielle