L’homme à la lumière de la Génese

Samaël Aun Weor

Nous allons commencer notre conférence de ce soir pour préparer l’ambiance, après nous ferons quelques guérisons et, ensuite, l’Onction Gnostique. Avant tout, je considère qu’il est nécessaire de changer, que nous devons sortir de cet état dans lequel nous sommes, qu’une transformation totale et définitive est urgente.

Indubitablement, aucun changement ne s’accomplit sans un choc spécial ; évidemment, les sept notes (DO, RÉ, MI, FA, SOL, LA, SI) sont en relation avec tous les événements de la vie.

Do, Ré, Mi, impliquent en fait une série d’événements ; mais observez qu’entre Mi et Fa, il existe réellement une pause ; c’est évident… Ainsi donc, Fa, Sol, La, sont les notes consécutives ; entre La et Si, il y a une autre pause…

Si on se propose, dans la vie, de réaliser un programme, un projet, il faudra commencer inévitablement par la note Do, on poursuivra avec la note Ré et on arrivera à la note Mi.

En arrivant à cette partie, il y a des difficultés, des inconvénients, car il y a une pause entre la note Mi et la note Fa, et le COURANT DU SON tend alors à retourner au point de départ originel ; et, comme conséquence ou corollaire, il est tout à fait normal que l’effort initial décline, que le projet que l’on a mis en marche échoue ; mais si on se lance dans un nouvel effort pour traverser la pause (la pause qui va de la note Mi jusqu’à la note Fa), il est évident, il est tout à fait normal que l’impulsion initiale se maintiendra en ligne droite et même en ligne ascendante et que l’entreprise triomphera.

Pour continuer sur cette voie, nous verrons que viennent ensuite les notes Fa, Sol, La, mais entre le La et le Si, il y a une nouvelle pause. Si l’impulsion originelle ne se renforce pas, le courant du son retournera au point de départ originel et l’entreprise ou le projet ou l’affaire échouera.

Ainsi, ce sujet des sept notes de l’échelle musicale est très important, cette question du courant du son est formidable ; il faut donner un choc au son entre les notes Mi et Fa, et un autre entre les notes La et Si. Un choc est toujours nécessaire pour permettre à quelqu’un d’exister, pour permettre un changement, une transformation.

Si un enfant naît, s’il vient au monde, le premier choc qu’il reçoit est celui de l’air qu’il inhale, qu’il reçoit ; en inhalant l’air, en recevant l’oxygène pour la première fois, l’enfant vit ; de sorte que nous avons besoin de ce choc purement physique pour exister.

Il est également certain que si, par exemple, au lieu de respirer de l’oxygène, de l’hydrogène, etc., nous respirions, par exemple, du monoxyde de carbone, le choc se produirait, mais il ne serait pas reçu par le corps, le corps le rejetterait, il n’accepterait pas ce choc et la mort viendrait.

Quant à notre civilisation moderne si vantée, ce qui arrive, c’est qu’elle aurait besoin d’un choc pour ne pas mourir, pour ne pas être détruite ; ce choc peut seulement avoir lieu par le biais d’une autre civilisation immensément supérieure à la nôtre ; c’est ainsi seulement que cette civilisation pourrait ne pas mourir.

Il faudrait inventer un type de choc pour le donner à cette civilisation agonisante, mais on n’a pas inventé ce type de choc qui permettrait alors à cette civilisation de se transformer et d’exister. Évidemment, cette civilisation devra donc mourir par manque de choc ; c’est clair…

Pour continuer, nous devrons contempler l’homme à la lumière de la Genèse ; c’est ainsi seulement que nous pourrons comprendre quelle sorte de choc nous amènera à l’Autoréalisation intime de l’Être.

Que nous dit la Genèse ? Elle nous dit : « Au commencement, Dieu créa les Cieux et la Terre »… Les « ignorants instruits » supposent qu’elle se réfère exclusivement à des Cieux macrocosmiques et à la Terre purement physique, à la Terre sur laquelle nous vivons. Je ne nie pas qu’elle se réfère aussi à elle, entre autres, mais elle se réfère spécifiquement, de manière également concrète, au microcosme-homme.

Les CIEUX sont les ÉTATS DE CONSCIENCE à l’intérieur de nous-mêmes, à l’intérieur de l’homme même, à des niveaux supérieurs de l’Être. Quant à la TERRE, c’est le CORPS PHYSIQUE de l’homme, la Terre Philosophale, citée par les alchimistes médiévaux…, la Terre Philosophale…

Ainsi, « au commencement, Dieu créa les Cieux » (les États de Conscience Supérieurs de l’Homme) et « la Terre » le corps physique…

La Genèse ajoute : « La Terre était en désordre et vide » et « L’Esprit de Dieu planait sur les eaux »…

Elle fait allusion ici à l’homme ignorant, au simple « bipède tricérébré » ou « tricentré », appelé « Homme » par erreur, à « l’animal intellectuel » qui est la « terre désordonnée et vide », qui a son mental dans le désordre le plus complet, qui est un véritable chaos, qui croit uniquement en l’information donnée par les cinq sens, qui vit dans le monde des passions animales, qui ne sait rien du réel, de l’ésotérisme, qui est absolument ignorant, qui n’a jamais reçu un rayon de lumière pour l’illuminer, etc.

C’est l’homme commun, ordinaire, l’homme du marché, l’homme de la place publique, « l’homme vulgaire de la Terre », cité par l’un de nos Rituels Gnostiques (je crois que c’est celui du Second Degré), etc. ; c’est le type sensuel et grossier, c’est la moyenne de la vie humaine, c’est la moyenne de la vie-homme, la moyenne de tous les millions d’êtres humains ou « d’humanoïdes » qui vivent actuellement dans le monde…

Mais, comment sortir de cet état ? Imaginons un instant que nous montons sur une tour pour voir les multitudes humaines ; comment faire pour que ces multitudes sortent de cet état dans lequel elles se trouvent ? Il n’y a pas de doute que chacune de ces personnes (qui, en général, composent les multitudes) est « la Terre désordonnée et vide » ; c’est évident. Mais, comment faire ?

Il faudrait un choc spécial, c’est ainsi seulement que l’occasion se présenterait pour qu’un changement se fasse. Ce choc est possible…

La Genèse dit que Dieu créa la lumière ; il dit : « Que la lumière soit et la lumière fut » et « il sépara la lumière des ténèbres »…

A quelles TÉNÈBRES se réfère la Genèse ? Eh bien, aux ténèbres qui sont à l’intérieur de nous-mêmes, à l’intérieur de cette terre philosophale. Mais, de quel type de ténèbres s’agit-il ? Eh bien, ces ténèbres constituent les AGRÉGATS PSYCHIQUES inhumains qui personnifient nos défauts de type psychologique ; colère, convoitise, luxure, envie, orgueil, paresse, gourmandise, etc.

Bon, j’ai cité uniquement les sept péchés capitaux ; ceux-ci se multiplient par sept autres et autant d’autres encore, et encore, et ils sont des légions. Pensons à ce que sont les agrégats psychiques. Virgile, le poète de Mantoue, disait : « Même si nous avions mille langues pour parler et un palais d’acier, nous n’arriverions pas à énumérer complètement tous nos défauts »…

En eux-mêmes, ils constituent les ténèbres que nous portons à l’intérieur de nous. « Séparer la lumière des ténèbres », est quelque chose de terrible ; car cette LUMIÈRE est la CONSCIENCE SUPERLATIVE DE L’ÊTRE ; l’arracher aux ténèbres, c’est-à-dire désembouteiller la Conscience, l’extraire de chaque agrégat psychique inhumain, implique, en fait, de terribles super-efforts qu’il faut réaliser en soi-même, à l’intérieur de soi-même, ici et maintenant.

« Arracher la lumière aux ténèbres » signifie détruire tous ces réceptacles à l’intérieur desquels est déposée l’Essence qui est lumière ; désintégrer ces agrégats, les pulvériser, pour que la lumière essentielle devienne libre, c’est ce qu’on veut dire par « séparer la lumière des ténèbres »…

« Et il appela la Lumière Jour et les Ténèbres – de l’ignorance et de l’erreur – il les appela Nuit »… Cela, il faut savoir le comprendre, le saisir. Je crois que les frères vont réfléchir…

Si nous continuons d’avancer, avec la Genèse, nous verrons comment le Créateur (ou l’Elohim) sépare les EAUX SUPÉRIEURES des EAUX INFÉRIEURES ; cela appartient au domaine même de l’Alchimie.

Évidemment, en nous existe le MERCURE BRUT, c’est-à-dire le minéral à l’état brut. Lorsqu’on transmute le Mercure brut ou le minéral à l’état brut (qui n’est autre que l’EXIOHEHARI), c’est-à-dire le sperme sacré, ou pour parler en d’autres termes, les sécrétions des glandes endocrines sexuelles, alors on obtient de l’ÉNERGIE ; énergie qui montera jusqu’au cerveau à travers ses canaux respectifs que connaît bien l’anatomie occulte.

Cette énergie-substance (étant entendu que nous sommes arrivés à un « Monisme » en ce que l’énergie et la masse ne se différencient plus, car cette Énergie Créatrice du Troisième Logos est en même temps substance, substance qui monte par les canaux spermatiques jusqu’au cerveau), cette substance-énergie est indubitablement l’ÂME MÉTALLIQUE DU SPERME Sacré, de l’Exiohehari.

Cette Âme Métallique du Sperme Sacré est donc énergie et substance. Comme substance, nous pourrions l’appeler le « MERCURE DE LA PHILOSOPHIE SECRÈTE » ; ce n’est pas un Mercure Sec comme celui des Mois, des agrégats psychiques qui personnifient nos erreurs, non ! C’est un Mercure liquide, aqueux.

En voyant les choses de ce point de vue, nous voyons comment les Eaux Supérieures Mercurielles se dissocient ou se séparent des eaux inférieures ; il y a une « séparation des Eaux »…

« Et Dieu sépara les Eaux des eaux, les Eaux Supérieures des inférieures »… Il est clair que ces Eaux Supérieures sont le Mercure qui doit passer par différentes phases avant d’être digne de recevoir le Soufre.

Au début, ces Eaux Mercurielles sont NOIRES comme du charbon ; ensuite, à partir de grandes sublimations, c’est-à-dire en raffinant le « Sacrement de l’Église de Rome », qui est l’Église de l’Amour (car « Roma », à l’envers, se dit « Amor »), en raffinant ce sacrement, dis-je, on obtient, et c’est vrai, que les Eaux Noires deviennent BLANCHES et ensuite JAUNES.

En Alchimie, il y a des animaux qui sont l’allégorie de ces phases du Mercure. On dit qu’au début le Mercure est noir et il est représenté par le CORBEAU NOIR ; qu’ensuite, il devient blanc et il est représenté par la COLOMBE BLANCHE ; qu’ensuite, il devient jaune et il est représenté par l’AIGLE JAUNE ; enfin, il est rouge et il est représenté par le FAISAN ROUGE.

Ainsi, le Mercure doit passer par quatre phases : la première noire, la seconde blanche, la troisième jaune, la quatrième rouge. Et ces phases sont possibles grâce à la sublimation du travail dans la Forge des Cyclopes.

Ainsi, vous êtes en train de comprendre le sacrement de l’Église de Rome, et vous le savez déjà puisque vous êtes en Troisième Chambre. On pense que les frères qui viennent en Troisième Chambre sont bien préparés ; qu’ils sont déjà passés par l’Antichambre, la Première Chambre, la Seconde Chambre et qu’ils supportent ce type d’enseignement supérieur. C’est pourquoi on leur parle de manière symbolique, allégorique, pour voir s’ils sont capables de capter l’enseignement.

Lorsque le Mercure est devenu jaune, évidemment, il reçoit le SOUFRE. Qu’est-ce que le Soufre ? C’est le FEU SACRÉ, le Feu doit féconder le Mercure. C’est ainsi que le Feu, mélangé aux courants du Mercure, monte par le canal de la moelle épinière jusqu’au cerveau.

Nous parlons des Eaux Supérieures ; et où laisserons-nous les eaux inférieures ? Les voilà ; les eaux inférieures, si, au début, elles étaient noires ou troubles, elles doivent ensuite devenir complètement claires, devenir cristallines, comme du verre liquide, flexible, malléable. C’est ce qui s’appelle « séparer les Eaux des Eaux pour que surgisse le SEC », qui s’appelle « Terre ».

Mais, quel « Sec » ? A quel « Sec » nous référons-nous ? A quel « Sec » la « Genèse » fait-elle allusion ? Eh bien, aux CORPS EXISTENTIELS SUPÉRIEURS DE L’ÊTRE, c’est à cela que fait allusion la « Genèse ».

Évidemment, ce Mercure ascendant, mélangé avec le Feu sacré ou Soufre, apporte aussi une certaine quantité de Sel (SEL SUBLIMÉ), et ils se cristallisent en nous, à l’intérieur de nous-mêmes, en accord avec la loi des octaves.

Sel, Soufre et Mercure mélangés reçoivent un nom, en Alchimie, on les nomme « AZOTH » ; Bon, cet Azoth, en général, se cristallisera en nous, en accord avec la loi des octaves, en une octave supérieure, il se cristallisera en nous en se convertissant en CORPS ASTRAL. Et cette cristallisation s’effectue ou se réalise en accord avec la Loi du Sept, avec la Loi de l’éternel Heptaparaparshinock, en accord avec les sept notes musicales : do, ré, mi, fa, sol, la, si.

Dans une seconde octave, le sel, le soufre et le mercure finissent par se cristalliser, avec ces mêmes notes de l’échelle, en CORPS DU MENTAL.

Et enfin, une troisième cristallisation vient se concrétiser en CORPS CAUSAL ou Corps de la Volonté Consciente. Si quelqu’un possède les corps physique, astral, mental et causal, il peut, pour cette raison, recevoir en lui-même les PRINCIPES ÉTHIQUES, ANIMIQUES ou SPIRITUELS qui le convertiront en Homme à l’image et à la ressemblance de Dieu.

Tous les processus qui sont dans l’Alchimie où l’on fait allusion à « l’herbe verte, à tout arbre qui donne des fruits » sont à l’intérieur de nous ; évidemment, ce qui doit donner des fruits en nous, c’est l’ARBRE DE LA CONNAISSANCE, l’Arbre de la Science du Bien et du Mal…

La semence de sagesse doit germer en nous, les LUMIÈRES DE L’ESPRIT doivent nous illuminer, le Soleil Spirituel doit nous donner vie ; jusqu’à ce qu’à la fin de tant de travaux d’Alchimie pour éliminer les agrégats psychiques inférieurs, dominer les « poissons » et les « animaux » que nous avons à l’intérieur de nous en devenant leurs rois et leurs seigneurs, jusqu’à ce qu’ils soient détruits, apparaisse alors l’HOMME, FAIT À L’IMAGE ET À LA RESSEMBLANCE DE DIEU, AU SIXIÈME JOUR DE LA CRÉATION.

Mais il n’est pas encore pour autant l’Homme Vivant ; l’Homme du Sixième Jour est fait uniquement à l’image et à la ressemblance de Dieu, mais il n’est pas l’Homme Vivant. L’HOMME VIVANT, c’est l’Homme du SEPTIÈME JOUR ; celui-ci, oui, est l’Homme Vivant, l’HOMME QUI S’EST INTÉGRÉ À LA DIVINITÉ, le Surhomme, le Maître Ressuscité, c’est à lui que fait tacitement allusion (j’explique) la « Genèse ».

En effet, pour pouvoir nous transformer en Hommes faits à l’image et à la ressemblance de Dieu, nous avons besoin d’un choc spécial qui est celui de la connaissance ésotérique objective ; évidemment, pour nous convertir en Hommes Vivants, nous avons besoin d’un troisième choc spécial…

En résumé, pour que l’homme physique existe, nous avons besoin d’un choc physique qui est l’air que l’on respire au moment de naître. Pour que l’Homme fait à l’image et à la ressemblance de Dieu existe, on a besoin d’un autre choc, qui est défini par ces paroles qui disent ; Dieu dit : que la Lumière soit, et la Lumière fut, et il sépara la Lumière des Ténèbres…

L’homme ignorant a besoin d’un choc spécial, il a besoin que quelqu’un lui apporte la connaissance, il a besoin que quelqu’un lui apporte l’enseignement, il a besoin de recevoir les lumières de l’ésotérisme ; cela produit en lui un choc spécial ; et seul ce choc spécial peut le transformer plus tard, il peut le convertir, disons, en ce qui s’appelle « l’Homme fait à l’image et à la ressemblance de Dieu », au Sixième Jour.

Au Septième Jour, les choses changent. Pour parvenir à être l’Homme Vivant, l’Homme du Septième Jour, on a besoin d’un autre choc d’un type très spécial ; un Homme du Sixième Jour est un Homme fait à l’image et à la ressemblance de l’Éternel, mais ce n’est pas encore un Homme Vivant, on a besoin d’un troisième choc pour se convertir en un Homme Vivant.

Si un homme du Sixième Jour (fait à l’image et à la ressemblance de l’Éternel) veut se convertir en Homme Vivant, il doit ressusciter ; il ne pourra ressusciter sans un choc spécial ; il doit descendre, aller dans les mondes infernaux, à la NEUVIÈME SPHÈRE, pour désintégrer les démons de la Lune Noire.

Je vous ai souvent expliqué que la LUNE PSYCHOLOGIQUE A DEUX FACES ; celle qu’on voit et celle qu’on ne voit pas. De même que la lune visible a deux faces ; celle qu’on voit et l’occulte qui est de l’autre côté ; ainsi, également, je dois vous dire que la lune psychologique à l’intérieur de nous-mêmes a deux faces ; celle qu’on voit, c’est-à-dire ces défauts qui ressortent à première vue ; et celle qu’on ne voit pas, l’occulte, celle qui est cachée.

Nombreux sont les Saints qui avaient beaucoup progressé et qui sont restés bloqués alors qu’ils croyaient en avoir fini avec l’Ego ; certes, ils avaient détruit beaucoup d’éléments inhumains de la partie visible de la lune psychologique, mais ils n’avaient pas désintégré les éléments inhumains de la face occulte de la lune psychologique.

Ils se sont absorbés dans le Nirvana ou dans le Mahaparanirvana, convaincus que les éléments indésirables de leur psyché avaient été désintégrés, pulvérisés ; plus tard, ils se rendirent compte qu’ils n’étaient pas encore arrivés au but ; il leur restait beaucoup d’éléments indésirables dans la partie occulte de la lune psychologique. Ils durent alors retourner au travail ésotérique.

Ainsi, mes chers frères, il est bon de comprendre que tant qu’on n’a pas éliminé les éléments indésirables de sa psyché, évidemment, on va mal ; ceux qui pensent qu’on peut progresser sans éliminer les éléments indésirables de sa psyché se trompent, ils se trompent totalement.

L’Homme fait à l’image et à la ressemblance de l’Éternel Dieu Vivant (qui créa le Ciel et les choses qui sont en lui, la Terre et tout ce qui existe) doit forcément recevoir un choc spécial, s’il veut véritablement se convertir en Homme Vivant.

Et ce choc ne pourra se faire si on ne descend pas à la Neuvième Sphère ; c’est là-bas que ce choc est possible ; c’est seulement là-bas qu’on peut recevoir ce choc si spécial, et, en le recevant, c’est seulement là-bas qu’on pourra désintégrer les éléments indésirables qui restent à l’intérieur de soi.

Ce type de travail en relation avec la Lune Noire se nomme, en ésotérisme, « L’INITIATION DE JUDAS », c’est-à-dire la Passion pour le Seigneur.

Rares sont les êtres humains qui sont parvenus à ces hauteurs ; cependant, je finis de vous montrer le chemin qui conduit à la libération finale.

Ce chemin n’est pas pour les gens stupides, il n’est pas pour les gens qui sont embouteillés dans les codes moraux écrits par tant « d’humanoïdes intellectuels », c’est un chemin difficile ; on appelle ce chemin « LE CHEMIN ÉTOILÉ ». On le nomme ainsi car il est symbolisé par huit étoiles dans le firmament.

Un chemin rempli de dangers imprévus, un chemin d’angoisses et de douleur. C’est ce chemin qu’emprunta NICOLAS FLAMEL, l’insigne alchimiste médiéval. C’est le chemin qui conduit à COMPOSTELLE…

Il faut comprendre ce qu’est le mot « Compostelle » ; « compo » signifie « recevoir » ; « stelle » signifie « Stella » ou « étoile » : « RECEVOIR L’ÉTOILE ». Pour se convertir en Homme Vivant, il faut recevoir l’étoile à six pointes, c’est-à-dire le SCEAU DE SALOMON ; et cela est, en plus, dûment représenté par le SÉPULCRE DE L’INITIÉ qui doit resplendir.

N’oubliez pas que c’est la MÈRE DIVINE KUNDALINI qui lève les sépulcres des initiés ; lorsque je dis « Sépulcre des initiés », je ne fais pas référence à des sépulcres physiques, mais à des sépulcres psychologiques dans lesquels doivent être déposés les restes des Mois morts.

Quand le sépulcre resplendit, il ne reste même pas un seul Moi à l’intérieur de la sépulture ; alors brille l’Étoile ; il faut savoir le comprendre…

Avec le PÈLERIN qui va à Compostelle, Nicolas Flamel symbolise, entre autres, le MERCURE DE LA PHILOSOPHIE SECRÈTE ou l’APÔTRE SAINT JACQUES le Majeur.

Évidemment, les DOUZE APÔTRES dont parle la Bible ne sont pas simplement douze apôtres historiques, comme le supposent les ignorants instruits, non ! Ces DOUZE PUISSANCES sont à l’intérieur de notre Être, ce sont douze parties autonomes et auto-conscientes, et même auto-indépendantes de notre propre Être individuel, particulier.

Il n’y a pas de doute que, de ces douze apôtres, le plus intéressant est Saint Jacques le Majeur ; parce que Saint Jacques représente le Mercure de la Philosophie secrète, et le Mercure est le fondement du Grand Oeuvre. Saint Jacques est, disons, le BÉNI PATRON DU GRAND OEUVRE.

Les douze apôtres ont existé au niveau historique, je ne le nie pas, mais ils sont l’allégorie ou le symbole des douze apôtres que chacun de nous porte à l’intérieur de lui.

Je ne veux pas dire que tous ceux qui sont ici présents ont déjà incarné les douze apôtres, je ne vais pas si loin, je ne veux pas exagérer ; pour pouvoir incarner les douze, on a besoin inévitablement d’être mort en soi-même, d’avoir détruit l’Ego animal.

Les douze Puissances furent évidemment déposées par le Sauveur dans le ventre de la Mère Divine Kundalini ; c’est de là qu’elles surgissent à la manifestation, qu’elles viennent et entrent dans notre corps physique.

Ne confondez pas les douze Puissances avec les douze facultés ; nous avons, bien sûr, douze facultés, c’est-à-dire les cinq sens ordinaires et les sept Églises de « l’Apocalypse » de saint Jean. Ces douze facultés ne sont pas les douze Puissances, mais pourtant elles sont en relation, d’une manière ou d’une autre, avec les douze Puissances.

Ainsi, mes chers frères, Saint Jacques, par exemple, représente le Grand Oeuvre ; et, disons, les enseignements qui ont trait au Grand Oeuvre viennent du Père de toutes les Lumières et arrivent au mental à travers l’apôtre Saint Jacques. Mais, ne pensons pas au Saint Jacques historique, je répète, je suis en train de parler du Saint Jacques particulier de chacun de nous.

À l’intérieur de nous se trouvent les douze Puissances, se trouvent les VINGT-QUATRE ANCIENS, se trouvent les Quatre qui dirigent les QUATRE ÉLÉMENTS, etc. L’Être de chacun de nous ressemble à une armée d’enfants ; chacune des parties de l’Être jouit de l’autonomie, de l’auto-conscience, de l’auto-indépendance.

Que nous ayons besoin de perfectionner chacune des parties de l’Être, c’est réel, c’est certain et totalement vrai, mais ce n’est possible qu’en éliminant les éléments subjectifs des perceptions. Perfectionner la partie supérieure de l’Être est très difficile ! Celui qui arrive à perfectionner la partie supérieure de son propre Être reçoit le degré de ISHMESCH. Rares sont ceux qui parviennent à ces hauteurs…

Nous devons commencer, c’est clair, à créer à l’intérieur de nous-mêmes l’Homme fait à l’image et à la ressemblance de Dieu. Cet Homme ne pourra pas surgir à l’existence sans un choc spécial ; ce choc est celui de la Gnose, de la Lumière qui va le faire sortir de l’état chaotique dans lequel il vit et va le convertir en Homme auto-conscient.

Mais, si nous en restons là, nous irons mal. Nous avons besoin de nous convertir en Surhomme ; nous avons besoin de créer, de faire surgir à l’intérieur de nous l’Homme Vivant du Septième Jour. Pour cela, il faut aussi un choc spécial que les ignorants instruits ne comprennent pas ; quand un initié, qui est un Homme fait à l’image et à la ressemblance de l’Éternel, essaie de devenir un Homme Vivant, il n’est pas compris…

Maintenant, vous comprendrez pour quelle raison les douze apôtres sont calomniés ; les « vertueux » les calomnient, les « prêtres » du temple les calomnient et les « anciens » les calomnient. Qui sont les « vertueux » ? Qui sont les « prêtres » du temple ? Qui sont les « anciens » ? Cela vaut la peine d’y réfléchir… Les fameux « vertueux » qui condamnent les initiés sont les « SCRIBES », les intellectuels, ceux qui sont attachés à tant de codes moraux pourris.

Qui sont réellement les « ANCIENS » ? Eh bien, simplement, les gens très judicieux, pleins d’expérience ; ils ne comprennent jamais les initiés.

Enfin, qui sont les « PRÊTRES » ? Les gens de toutes les religions, de tous les cultes.

De sorte que les douze Saints, les douze Puissances, les douze Apôtres sont généralement calomniés, mais ils marchent d’un pas ferme jusque là où ils doivent aller. Saint Jacques le Majeur, le Béni Patron du Grand Oeuvre, avance fermement sur le chemin qui le mène à Compostelle (je parle dans un langage ésotérique, supérieur, pour ceux qui sont en Troisième Chambre, parce qu’il est bien entendu qu’ici on ne va pas admettre quelqu’un qui n’est pas préparé, n’est-ce pas ? Je parle ainsi parce que je crois que vous êtes préparés, vous êtes en Troisième Chambre).

Ainsi, mes chers frères, vous voyez ces chocs que l’on reçoit, qui sont nécessaires pour la transformation, qui sont vitaux…

Il y a un livre, par contre, qui peut tous nous guider, il est très sage, mais personne ne le comprend. N’importe lequel d’entre vous peut l’acheter sur le marché, il se vend à la pelle, mais personne, l’ayant en main, personne n’est capable de l’ouvrir. Qui est digne d’ouvrir le livre et de délier ses sceaux ?

Aucun ne pourrait, ni dans les cieux ni sur terre, personne ne pourrait ouvrir le livre ou délier ses sceaux, je me réfère à « L’APOCALYPSE » de Saint Jean ; ce livre, personne ne le comprend ; grâce à cela, ils ne l’ont pas adultéré, sinon, à l’heure qu’il est, ce serait déjà un cadavre ; mais, comme personne ne le comprend, ils l’ont laissé en paix. Dans « l’Apocalypse » de Saint Jean se trouve toute la SCIENCE DU GRAND OEUVRE, elle est là !

Saint Jacques apparaît donc avec « l’Apocalypse » à la main ; il porte un bâton et, sur son chapeau, il y a un coquillage ; il s’appuie sur sa canne (le bâton) ; de l’autre main, il tient « l’Apocalypse » (enroulé) et, sur son chapeau, brille donc le coquillage ; son chapeau est quelque chose de très curieux, il est fait (ce qui est rare) avec une calebasse.

Rappelons-nous que, précisément au Moyen Âge, beaucoup de mystiques avaient de l’eau bénite dans une calebasse, l’eau sacrée, c’est-à-dire le Mercure de la Philosophie secrète.

« L’Apocalypse » peut nous guider si nous RECEVONS LES ENSEIGNEMENTS DU PÈRE de toutes les Lumières ; il n’est possible de les recevoir qu’A TRAVERS SAINT JACQUES. Saint Jacques est le Mercure de la Philosophie Secrète, et le Mercure, il faut le préparer dans la Forge des Cyclopes, dans le Laboratorium Oratorium du Troisième Logos ; c’est là que se prépare le Mercure avec lequel il faut travailler…

Nous avons besoin d’un MERCURE SOUFRÉ, le Mercure, le Soufre, dûment mélangés avec le Sel Sublimé.

Pour revenir à la « Genèse », nous dirons que c’est une Oeuvre que nous ne comprenons pas non plus. La Bible commence par la « Genèse » et se termine avec « l’Apocalypse ».

Qui comprend la « Genèse » ? Qui comprend « l’Apocalypse » ? Personne. Il y a des auteurs qui supposent que toute la « Genèse » est exclusivement en relation avec l’Homme ; nous n’exagérons rien, nous n’exagérons pas en ajoutant qu’elle est aussi en relation avec l’univers…

Lorsque quelqu’un est en train de créer, à l’intérieur de lui-même, l’Homme fait à l’image et à la ressemblance de Dieu, il est évidemment en train de travailler avec la même force avec laquelle Dieu créa le monde ; c’est comme une petite parcelle du monde à l’intérieur de laquelle doit se faire une création. C’est là qu’on va savoir de quelle manière Dieu créa le monde. Ainsi, la « Genèse » est applicable au macrocosme, mais de manière symbolique, allégorique.

Personne ne peut comprendre la « Genèse » s’il n’est pas alchimiste ; les alchimistes savent que c’est ainsi. Exemple : si, par exemple, pour pouvoir créer l’Homme fait à l’image et à la ressemblance de Dieu nous avons forcément besoin du Sel, du Soufre et du Mercure, cela se passe aussi là-haut dans le macrocosme.

De ces êtres de l’espace sans fin surgit l’ARCHÉE composé de Sel, de Soufre et de Mercure et c’est de cet Archée que va surgir une nouvelle Unité Cosmique, un nouveau système solaire.

Ici-bas, il faut créer un Archée à l’intérieur de nous-mêmes avec le Sel, le Soufre et le Mercure pour que, de cet Archée, germe non pas une nouvelle Unité Cosmique, mais un Homme fait à l’image et à la ressemblance du Créateur.

L’Homme Vivant porte SIX TRIDENTS sur les cornes ; il est clair que cela nous rappelle le Sceau de Salomon, l’Étoile à six pointes, l’Étoile doit avoir les Six Tridents sur les Cornes, alors c’est un Homme Autoréalisé, c’est un Homme qui peut s’établir fermement dans l’ANKLAD SACRÉ. Ainsi donc, mes chers frères, ici s’arrête la conférence de ce soir.

Disciple. Maître, pour qu’un Homme se convertisse en trident, en Homme trident, est-il nécessaire qu’il soit très élevé ?

Maître. Qu’un Homme se convertisse en trident ? Non, LES TRIDENTS MARQUENT exactement LES DEGRÉS DE PERFECTION ATTEINTS PAR LA RAISON OBJECTIVE ; si un Homme n’a que cinq Tridents, il sera fait à l’image et à la ressemblance de l’Éternel ; si cinq Tridents apparaissent sur les Cornes de son front, il s’agit évidemment d’un Homme fait à l’image et à la ressemblance du Créateur, mais pas d’un Homme Vivant. Un Homme Vivant, je le répète, porte six Tridents sur les Cornes.

Nous savons très bien ce qu’est un « Trident », c’est-à-dire une fourche à trois pics ; c’est LUCIFER qui porte les Cornes, c’est le Lucifer intérieur de chacun de nous qui les porte ; c’est une réflexion du Logos. Au début, ce Lucifer est le diable qui est noir comme du charbon. Lorsqu’on détruit l’Ego, ce Lucifer est l’Archange de la Lumière et, en s’intégrant avec nous, il nous convertit en Archange, il conservera aussi ses Cornes d’Argent (les Cornes d’Argent des Hiérophantes). Le nombre de Tridents indique son degré de progression.

D. Maître, nous avons appris qu’il y a des Maîtres qui empruntent le chemin de l’Absolu ; on nous a dit aussi que tous les Anges qui ne tombent pas et qui se fondent dans l’Absolu sont au-delà de toute compréhension possible, quel type d’exaltation peut-il y avoir au sein de l’Absolu ? Bien, mais ensuite, il y a des Maîtres qui ont atteint la Gemme Précieuse et la jettent à l’eau une, deux, trois fois. Quel but poursuivent ces Maîtres ? Les exaltations qu’ils atteignent ensuite à l’intérieur de l’Absolu ne leur suffisent-elles pas, ou quel autre type d’exaltation ou de Sagesse cherchent ces Maîtres, ces Patriarches ?

M. Bon, en Inde, on sait que l’initié ou le yogi qui recherche précisément l’union avec Dieu lui-même n’a plus rien à chercher une fois qu’il a rencontré Dieu, mais s’il veut progresser un peu plus, PÉNÉTRER PLUS À L’INTÉRIEUR DE DIEU, s’il veut s’introduire plus en Dieu (car Dieu n’est pas une personne, Dieu est le Divin), il lui faudra rétrograder en descendant une nouvelle fois, il doit s’efforcer à nouveau de donner vie à la Pierre Philosophale et surgir de nouveau.

Évidemment, si quelqu’un procède ainsi, il pénètre plus profondément, car cela est une allégorie du fameux OISEAU PHÉNIX ; un oiseau qui volait par ci par là, et qui avait une couronne d’or ineffable, ses pattes étaient en or, son plumage était bleu, il vivait des milliers et des milliers d’années ; et à la fin, fatigué de vivre, la mythologie dit qu’il fabriqua un nid formé d’encens, de myrrhe, d’aloès, de santal, etc., et il s’y incinéra. La nature entière se remplit d’une profonde tristesse en voyant l’Oiseau Phénix réduit en cendres ; mais, à la fin, il ressuscita de ses propres cendres, plus puissant qu’avant, plus majestueux, plus profond. La nature entière le craignit et l’adora…

Ainsi, celui qui jette la Pierre Philosophale à l’eau cherche quelque chose ; il cherche à ressusciter sa propre Pierre un peu plus tard, et cela lui coûte beaucoup de douleurs, beaucoup de sacrifices, beaucoup de souffrances ; comme résultat, il donnera vie à une Pierre plus puissante, plus divine, la Pierre des Vertus plus extraordinaire, plus inestimable.

D. Maître, vous nous avez dit qu’il y a des Maîtres qui sont arrivés au-delà du sexe, pour qui la sexualité est interdite. Ne pouvons-nous pas penser qu’au sein de l’Absolu, il existe un autre type d’exaltation ?

M. Indiscutablement, le sentier qui conduit au sein de l’Éternel Père Cosmique Commun est le chemin du sexe, il n’y a pas d’autre chemin ; celui qui s’immerge au sein de l’Éternel Père Cosmique Commun ne retourne plus jamais au sexe ; mais il est très difficile de s’absorber dans le sein de l’Éternel Père Cosmique Commun, rares sont ceux qui y parviennent, ce n’est pas impossible, mais très difficile.

Seuls ceux qui s’immergent dans le sein de l’Éternel Père Cosmique Commun, ceux qui ont frappé à la Porte 13, dans l’Aïn, dans le Sat Immanifesté, seuls ceux-là peuvent s’offrir le luxe de passer au-delà du sexe…