Les Trois Calcinations Alchimiques (Les Trois Purifications)

Samaël Aun Weor

Maître. […] Parce que ce n’est pas vers le haut qu’il faut chercher, il faut aller vers le bas, car si on ne descend pas, on n’a pas non plus le droit de monter.

Disciple. […] Tout tremble et tout prend fin ?

M. Ceci est accompagné de tremblements de terre ; celui qui doit descendre descend ; il plonge dans l’Enfer, dans la supra-obscurité et le silence auguste des Sages, là où il faut forger l’Or, fabriquer l’Or de l’Esprit. Qui veut aller en haut, doit aller en bas. Quand on descend au Neuvième Cercle Dantesque, tout se remplit de ténèbres, c’est « l’heure des ténèbres » et on reste là, comme un démon parmi les démons, et celui qui ne sait pas dit : « l’Initié Untel est tombé ». Ce n’est pas qu’il soit tombé : il est descendu.

« Lucifer est une échelle pour descendre et Lucifer est une échelle pour monter ».

Ce sont les TROIS PURIFICATIONS, à base de Fer et de Feu. L’expérience de la purification, c’est la croix. Nous savons bien que le phallus vertical s’insère dans le Ctéis formel et qu’ainsi il forme une croix ; de sorte que la croix est en relation avec les Mystères du Sexe, elle est sexuelle. Et quand l’Initié descend, alors il doit travailler avec la Sainte Croix dans la Forge des Cyclopes. Si nous regardons la Croix, nous verrons qu’elle a TROIS CLOUS ; ces trois clous signifient les Trois Purifications. Nous voyons également sur la croix, le mot INRI qui signifie, dans sa traduction correcte, Ignis Natura Renovatur Integra ( le feu renouvelle sans cesse la Nature ). INRI !

On doit travailler avec le fer et avec le feu dans la Forge des Cyclopes et avec la Sainte Croix. C’est donc dans les ténèbres qu’on doit faire le Grand Oeuvre. Il faut arracher la lumière aux ténèbres. Le trésor que nous cherchons tant, LA TOISON D’OR, ce n’est pas en haut, dans les cieux, qu’on le trouve, mais dans les Enfers. On doit descendre le chercher dans le NEUVIÈME CERCLE Dantesque ; c’est en bas, à l’intérieur de la Terre, dans l’Enfer, que se trouve la Toison d’Or et elle est très bien gardée par le Dragon. Le Dragon est LUCIFER ; n’allez pas penser que Lucifer est un lointain démon terrible, unique et souverain ; non Monsieur, chacun porte son propre Lucifer intérieur profond ; c’est indubitable, personne ne peut le nier. Ce Lucifer est terrible ; il est une échelle pour descendre et il est aussi une échelle pour monter. Lucifer est une échelle ; c’est pourquoi il est grandiose ; il est évident que sans l’impulsion luciférienne, rebelle, révolutionnaire, sexuelle, personne ne descend, personne ne peut travailler dans la Forge des Cyclopes ; c’est pourquoi il est une échelle pour descendre et aussi une échelle pour monter (parce qu’il y a des échelles qui descendent et des échelles qui montent).

Lucifer apporte l’impulsion sexuelle ignée, mais il faut le frapper de la LANCE et le briser ; si l’Alchimiste ne répand pas le VASE D’HERMÈS et utilise la lance pour rompre la cuirasse de Lucifer, il le blesse d’une manière terrible et, chaque fois qu’il en est ainsi, il monte d’un degré sur le dos de Lucifer. Et ainsi, quand il est parvenu à monter par tous les degrés de l’épine dorsale, il se trouve sur le Mont des Têtes de Crânes où le Seigneur fut crucifié. Plus tard, vient la MORT et la RÉSURRECTION du Seigneur.

Ainsi donc, il y a trois purifications par lesquelles il faut passer. La première, dans la PREMIÈRE MONTAGNE de l’Initiation, quand on reçoit les 8 Initiations. La deuxième, quand on travaille intensivement dans les NEUF SPHÈRES de Lune, Mercure, Vénus, Soleil, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune. Et la troisième purification est au SOMMET DE LA DEUXIÈME MONTAGNE, à la veille de la Résurrection.

D. De la troisième ?

M. […] Moi, je suis dans la Troisième Purification, à la veille de la Résurrection, mais je travaille en bas, avec les démons, pour pouvoir détruire les démons que j’ai dans la Lune Noire.

Ainsi, comme vous pouvez le voir, il y a une Lune Blanche ; en d’autres termes, il y a une Lune qui nous donne la Lumière dans la nuit et elle a DEUX FACES : celle qui se voit et celle qui est occulte, cachée ; il en va de même avec la LUNE PSYCHOLOGIQUE ; chacun porte sa lune psychologique à l’intérieur de lui-même et elle est gouvernée par 96 Lois.

Dans ce monde de notre propre Lune Psychologique, chacun porte ses démons : ceux qu’on voit à première vue, qui sont palpables, et ceux qu’on ne voit pas, qui sont cachés et qui se trouvent dans la face cachée de notre Lune Psychologique. Dans la Troisième Purification, on doit détruire les Démons de la Lune Noire, les briser ; et ceci n’est possible qu’avec la force électrique sexuelle, en travaillant dans la Forge des Cyclopes ; ainsi seulement est-il possible de détruire – avec la lance de Longin -, de mettre en morceaux tous ces éléments inhumains, indésirables, que nous portons dans la partie occulte de la Lune qu’on ne voit pas. La partie occulte est appelée « L’INITIATION DE JUDAS » ; alors l’Initié, la veille de la Résurrection, se voit trahi, se voit critiqué, se voit haï, incompris de tout le monde ; personne ne le comprend ; tout le monde le traite de mauvais, de pervers.

LA PASSION PAR LE SEIGNEUR est la signification profonde de l’Initiation de Judas. C’est par là que je suis en train de passer, à la veille de la Résurrection ; la Résurrection, je l’obtiendrai en 1978 ; alors, le Seigneur se lèvera de son Sépulcre de verre et il parlera, il se manifestera à travers la forme dense, pour le bien de l’humanité. De sorte qu’alors, le Maître n’est jamais compris, il est discrédité par les vertueux, détesté par les grands, persécuté, poursuivi par les gens d’expérience, abhorré par les intellectuels de son époque, récriminé par les prêtres, par les religieux ; voilà le Surhomme, voilà le Christ Intime.

LE CHRIST RESSUSCITÉ, vivant à l’intérieur du corps d’un Homme, fait de cet Homme un Surhomme. Ce qui compte, c’est le Christ Rouge, pas le Christ des bigots, ce Christ efféminé, sot, qu’on nous met dans les églises, non, mais bien le CHRIST-HOMME, le Christ qui a sa Prêtresse, son épouse, le Christ qui voyage en Méditerranée, le Christ qui va au Tibet, le Christ qui va en Inde, le Christ qui travaille en Perse et en Chaldée, qui arrive ensuite en Terre Sainte pour parler aux multitudes, le Christ qui écrit des oeuvres pour l’Initié et qui a pouvoir sur les Éléments, sur le Feu, sur l’Air, sur l’Eau, sur la Terre ; le Christ-Homme, mais Homme Véritable, pas le Christ castré, non, pas le Christ mutilé, pas le Christ eunuque, non, mais le Christ-Homme, viril à cent pour cent et très viril ( je vous parle crûment).

Ainsi donc, il est nécessaire de travailler, mais de travailler vraiment à l’intérieur de soi-même, ici et maintenant, pour pouvoir obtenir ce qu’on doit obtenir, sinon, on n’obtient rien. On doit rompre avec les préjugés de son époque, travailler comme il faut ; c’est ainsi seulement qu’on peut avancer.

D. Je pense, Maître, je crois que […] qu’on doit être informé auparavant, précisément pour ne pas tomber […]

M. Le Christ Intime A SON CERCLE ÉSOTÉRIQUE et jamais il ne pourrait enseigner la Doctrine du Surhomme, parce que les gens, les multitudes, ne comprennent pas la Doctrine du Surhomme.

D. Car si l’on demande quelque chose et qu’on nous envoie aux Enfers parce qu’on est en train de le demander ; et parce qu’on croit que c’est mal et qu’on nous dit ce qu’on doit faire et qu’on nous envoie aux Enfers, alors […] complètement rejeté […]

M. C’est pourquoi le Christ ne publie jamais ses Enseignements ésotériques ; s’il les publiait, les gens ne les comprendraient pas et ils se détruiraient les uns les autres.

Le Christ Secret, le Christ Vivant, le Christ Rouge, le Christ Rebelle doit écrire sa doctrine d’une manière très différente ; ce qui est public est pour le public, mais la partie secrète, il l’enseigne seulement à ceux qu’il instruit en secret, c’est tout ; car dans le cas contraire, il ne serait pas compris. Il est donc nécessaire de comprendre de plus en plus ce qu’est le Christ Intime. Les gens pensent tous au Christ historique, au Grand Kabire Jésus, à ce Surhomme qui enseigna à l’Humanité la Doctrine Secrète du Christ Intime. À nous, il nous appartient de suivre la Doctrine du Christ Intime, de connaître les Mystères du Christ Rouge ; ce qui compte, c’est le Christ Intime ; ce Christ Intime doit naître dans le coeur de l’Homme, car à quoi servirait-il que le Christ soit né à Bethléem, s’il ne naît pas également dans notre coeur ? À quoi servirait-il qu’il soit mort et ressuscité, s’il ne meurt, ni ne ressuscite en nous également ? Il est donc nécessaire que le Christ naisse dans le coeur de l’Homme ; mais pour cela, on doit avant tout devenir un Homme ; on doit travailler sur soi-même. Et, une fois qu’on a travaillé sur soi-même, qu’on est devenu Homme, un Homme Véritable, on a alors la joie de pouvoir incarner le Christ ou de recevoir le Christ. Voilà l’événement de Bethléem.

Ce qui compte, c’est le Christ Incarné dans le coeur de l’Homme. Mais ce Christ Intime doit vivre tout le DRAME COSMIQUE, comme le stipulent les Quatre Livres, les Quatre Évangiles ; il doit les vivre à l’intérieur de nous, ici et maintenant ; il doit vivre les Quatre Évangiles intensément ; et après être passé par tous ces processus des Quatre Évangiles, il doit alors être jugé : les TROIS TRAÎTRES le condamnent ; les multitudes, c’est-à-dire les Mois, crient : « Qu’on le crucifie ! Qu’on le crucifie ! Qu’on le crucifie ! ». Les Trois Traîtres le condamnent : JUDAS, le Démon du Désir, ce méchant, le vend pour trente pièces d’argent, c’est-à-dire pour tous les plaisirs de la terre. PILATE, ce terrible Pilate qui justifie toujours ses pires perversités, cherche des échappatoires, des excuses, il ne fait pas face à ses erreurs. Quant à CAÏPHE, le Grand Prêtre, il trahit misérablement le Christ Intime, il vend les Sacrements, etc.

Ainsi donc, en vérité, les Trois Traîtres le trahissent définitivement, et ceci est très grave. Finalement, le Seigneur est crucifié, après avoir été flagellé et ceint de la couronne d’épines à l’intérieur de l’Âme. Plus tard, après la crucifixion, le Christ Intime est déposé dans le Saint Sépulcre ; lorsque ceci arrive, vient la Troisième Purification : le travail le plus terrible, pour que le Christ Intime puisse ressusciter dans le coeur de l’Homme ; et il ressuscite, évidemment, il ressuscite, mais il faut travailler très durement pour qu’il puisse ressusciter dans le coeur de l’Homme. Une fois qu’il a ressuscité, il est alors le Surhomme qui est au-delà du bien et du mal ; il s’écarte du bien et il s’éloigne du mal, car il n’a rien à voir, ni avec ce qui est bon, ni avec ce qui est mauvais ; c’est le Surhomme : il est au-delà des vertus et des défauts ; il domine le feu, il a pouvoir sur l’eau et sur l’air, c’est cela le Surhomme. Mais, pour pouvoir nous transformer en Surhomme, il est nécessaire que le Christ Intime ressuscite en nous. Personne ne pourrait arriver à la hauteur du Surhomme, sans le CALICE ni la LANCE, c’est pourquoi ces deux joyaux figurent dans tous les Mystères antiques. Longin blesse le Christ avec la lance ; Amphortas est guéri par la Lance, par le seul fait qu’on la lui applique sur le côté. Quant au Saint Calice, l’Urne Sacrée des Grands Mystères, le Saint Graal, il ne manque jamais dans les Temples de Mystères.

Je ne puis concevoir le Temple d’un Mahatma, d’un Hiérophante, où il n’y aurait pas le Saint Calice ; il est toujours sur l’Autel ; dans ce Saint Calice se trouve la Boisson des Dieux, le NECTAR DE L’IMMORTALITÉ dont s’alimentent les Dieux. Pourquoi ? Car, si les glandes sexuelles ne tirent pas profit de la transmutation, elles dégénèrent et c’est la décrépitude ; et si ces glandes entrent en décrépitude, si elles dégénèrent, dégénèrent également l’épiphyse, l’hypophyse et toutes les glandes à sécrétion interne : toutes dégénèrent. Et les zones du cerveau dégénèrent ; le processus de la vieillesse et de la mort commence et arrive la mort. Il est impossible que le Surhomme se laisse dégénérer ; le Surhomme boit du Calice de l’Immortalité, du Nectar des Dieux, de l’Élixir de Longue Vie. Ainsi donc, le Calice (le Saint Graal) ne manque jamais sur l’Autel des Temples de Mystères ; et si on regarde avec beaucoup d’attention d’un côté ou de l’autre de l’Autel, on trouve la Lance ; ce sont là les joyaux sacrés ; c’est pourquoi le SEXE EST SACRÉ ! Et il faut utiliser la POTENTIALITÉ DU SEXE pour pouvoir réussir l’Auto-réalisation INTIME DE L’ÊTRE ; c’est évident… le Sexe est Sacré. Malheur à ceux qui abusent du Sexe ! Malheur à ceux qui l’utilisent comme instrument de plaisir animal ! Malheur à ceux qui le regardent avec morbidité ! Car il est sacré et ne doit être utilisé que pour la RÉGÉNÉRATION et uniquement pour la régénération. Mais, faire du Sexe un tabou, un péché, un objet de honte ou le dissimuler, est une absurdité. Ainsi donc, le Prêtre sublime le Feu dans le Saint Calice et c’est ainsi que se réalise le Grand Oeuvre.

D. Maître, dans les Mondes Internes, peut-on être trompé ?

M. Dans les Mondes Internes, on peut avoir des perceptions merveilleuses et mal les interpréter avec le mental.

D. Par exemple, si dans les Mondes Internes, on dit à une épouse qu’elle ne doit pas reconnaître son époux, que doit-elle faire ?

M. Elle doit le regarder avec respect et vénération. Mais si elle ne peut pas avoir de relation sexuelle, elle doit continuer à le regarder avec respect, avec révérence, comme un prêtre. Mais si une femme, parce qu’elle ne peut pas avoir de relation sexuelle avec son époux, fuit cet homme, ELLE COMMET UN DÉLIT TRÈS GRAVE ; ou si un homme ne peut pas avoir de relation sexuelle et fuit sa femme, il agit mal. Il faut savoir manier la vie avec équilibre. Mais, dans la vie des profanes, des « humanoïdes intellectuels », quand l’homme ne peut pas avoir de relation sexuelle avec son épouse, il l’abandonne, il la jette à la rue à coups de pieds, il l’insulte, il la piétine ; voilà comment procèdent les « bêtes intellectuelles ». Mais dans le domaine ésotérique, le Surhomme procède différemment ; il est distinct. Il faut faire la distinction entre l’animal intellectuel et le Surhomme. Le Surhomme pense autrement ; le Surhomme sait accomplir ses devoirs envers tous les êtres humains, sans distinction de race, de sexe, de caste ou de couleur.

D. Vénérable Maître, vous nous parlez des Runes ; comment pouvons-nous localiser les Runes Internes ?

M. Alors ça ! Les localiser ! Voilà bien une vétille ! Ce que tu dois faire, c’est travailler sur toi-même et éliminer tes défauts ; pour le reste, nous verrons plus tard ; « c’est en chemin qu’on met le fardeau en place » dit le bouvier !

D. Merci, Vénérable Maître…

M. En même temps…

D. Peut-on arriver à connaître la Lune Noire ?

M. Ça, c’est QUAND ON EN A FINI AVEC LA LUNE BLANCHE, quand on n’a pas laissé le moindre élément indésirable dans sa nature psychologique. Alors, apparaissent les ténèbres, la Lune Noire ; vient alors le travail avec la Lance, travail terrible pour désintégrer les éléments inhumains de la Lune Noire.

D. Vénérable Maître, au cas où un Initié ne pourrait pas travailler dans la Forge Incandescente de Vulcain pour détruire les défauts, s’il vous plaît, je voudrais que vous nous indiquiez les différentes Asanas qu’on peut utiliser pour mettre l’Ego à mort.

M. Disons qu’il y a des enseignements supérieurs et des enseignements pour ceux qui commencent, pour ceux du jardin d’enfants. En ce moment, je suis en train de vous donner un Enseignement Supérieur, celui qui est important, celui qui compte. En tous cas, ceux qui commencent (les « fils à papa ») doivent forcément travailler avec ce qu’ils peuvent ; ceux qui commencent doivent travailler sur la base de la méditation, comprendre les défauts et ensuite supplier la Mère Divine Kundalini qu’elle les élimine ; ça c’est quand on commence. Dans le travail avancé, on travaille comme les Hommes, en bas, dans les ténèbres, dans la supra-obscurité et le silence auguste des Sages. Pour ce qui est du début, il est bon pour commencer, de découvrir un défaut et de le comprendre, puis de demander à la Mère Divine qu’elle l’élimine ; ça, c’est très bien. Dans le travail avancé, on travaille tout en bas, dans la Neuvième Sphère, dans les Enfers, en compagnie de Lucifer.

D. Si l’homme a une femme qui est vieille et qu’il ne peut plus travailler avec elle, mais qu’il ne veut pas travailler avec une autre, peut-il rester avec cette femme ?

M. Bon. Qui a interdit à l’homme d’aimer sa femme ? Mais, par contre, s’il ne peut pas travailler avec elle, si ce n’est pas possible, si elle a perdu ses fonctions sexuelles, il a le droit de travailler avec une autre prêtresse, à condition que ce soit LE PÈRE QUI L’ORDONNE.

D. Et sinon, il ne peut rien faire ?

M. Il n’en a pas le droit ; c’est le Père qui ordonne ; on doit SE SOUMETTRE À LA VOLONTÉ DU PÈRE. S’il donne la permission, on peut ; sinon, on ne peut pas.

D. Vénérable Maître, une femme peut-elle rétablir sa sexualité normale, quel que soit son âge, au moyen d’exercices et de pratiques ?

M. Bon. Il y a des cas où on peut reconquérir sa sexualité normale, mais en général, à partir d’un certain âge, la sexualité commence à faiblir, c’est difficile.

D. Et si c’est l’époux qui faiblit le premier ?

M. Alors, il faut savoir pourquoi il faiblit, car bien des fois, l’homme ne s’affaiblit pas à cause de lui, mais à cause de la femme ; la femme ne lui est pas favorable, il n’a pas d’affinité sexuelle avec elle.

D. Et quand la raison est qu’il a travaillé avec des produits toxiques et que c’est pour cela qu’il commence à faiblir ?

M. Il doit se désintoxiquer, aller à la mer, prendre beaucoup de bains, changer de climat, vivre dans un autre lieu.

D. Et il peut recommencer ?

M. Il peut recommencer, mais c’est la femme qui a le rôle principal, car si la femme ne l’aide pas à allumer le feu, l’homme est amolli ; LA FEMME A UNE PARFAITE MAÎTRISE DE LA PHYSIOLOGIE DE L’HOMME ; si la femme ne l’aide pas, alors l’homme reste mou pour le restant de ses jours. La seule qui ait ce pouvoir sur la physiologie de l’homme, c’est la femme ; c’est pourquoi la femme peut faire de l’homme ce qu’elle veut ; mais, si elle ne l’aide pas, il continue à rester mou.

D. Et dans le cas où une jeune femme entre dans le Mouvement et qu’elle souffre de frigidité sexuelle, mais qu’elle collabore cependant dans l’Alchimie ?

M. Souffrir de frigidité sexuelle est une chose horrible. UNE PERSONNE DANS CE CAS NE PROGRESSE PAS ; ce dont on a besoin pour le Grand Oeuvre, c’est de Feu.

D. Vénérable Maître, en relation précisément avec la question posée par notre soeur, cela nous en rappelle une autre faite précisément pendant une consultation, en ce sens que les frères […] « Il y a beaucoup de petits frères qui se plaignent de la frigidité de leur épouse. Les petits frères doivent savoir que ceci obéit aux Lois Karmiques ».

M. Eh bien, oui, sans aucun doute, je ne peux le nier. Beaucoup de femmes naissent sous la Constellation de la Balance, par exemple, et elles sont plus froides qu’un mort et celui qui est embêté, c’est l’homme, naturellement, c’est lui le « dindon de la farce », comme toujours. (Rires).

D. Vous voyez, Maître, c’est ce que nous disons aussi, nous les femmes : « nous payons toujours ». (Rires).

M. En sorte que la femme doit nécessairement y mettre du sien, même si elle est née sous la Constellation de la Balance.

D. Bien sûr !

M. Elle ne doit pas seulement penser à elle, mais penser également à son mari, surtout quand on est en train de travailler dans le Grand Oeuvre ; il faut qu’elle y mette un peu de coeur ou qu’elle y porte au moins un peu d’intérêt, si ce n’est pas par amour pour son mari, que ce soit par amour du travail, qu’elle laisse au moins cette froideur cadavérique, qu’elle fasse quelque chose…

D. Les femmes qui sont incapables de se dénuder devant leur mari et qui se couvrent à chaque instant de peur que leur mari ne les voie, comment pouvons-nous analyser cela ?

M. C’est une question de tempérament. Il y a QUATRE SORTES DE TEMPÉRAMENTS : le tempérament flegmatique, c’est-à-dire le tempérament terrien ; le tempérament nerveux, aérien […] aquatique ou froid et le tempérament ardent. On a besoin d’un tempérament sec, pourrait-on dire, complètement bilieux, car pour le moins, il accomplit le travail. Mais chacun d’eux est suffisamment bon pour l’Oeuvre ésotérique. Un tempérament…

D. Pardon ! Et quand on en finit avec l’Ego, ce qu’on peut appeler […] n’est-ce pas ?

M. […] Et d’autre part, le tempérament aqueux est également un peu froid ; le nerveux, est le tempérament des nerfs, des gens très nerveux ; et il existe le meilleur de tous, qui est le tempérament ardent, igné ; celui-là est merveilleux pour le travail ; mais si un homme au tempérament ardent se retrouve avec une femme bilieuse…

D. […] seulement dans certaines parties […] avec son épouse […] doit-elle vivre avec toute sa famille à lui ?

M. Monsieur, la famille est un point à part. Il est évident que mari et femme doivent vivre…

D. Alors, ce n’est pas correct ? L’épouse doit dormir avec son époux dans la même chambre ?…

M. […] A chacun ce qui est à chacun. Voyons, y a-t-il une autre question dans la salle ?

D. […] Les hommes ne sont pas tous prêts à être […]

M. C’est ainsi ; il y a des degrés et des degrés dans la Conscience…

D. Le peuple qui n’est pas prêt doit essayer, par tous les moyens, d’assimiler l’Enseignement et de le pratiquer, même s’il n’a pas reçu […] qu’il acquière de la maturité, comme dans le cas des enfants […] chez un homme de 25 […] pour travailler, pour acquérir, je crois […] beaucoup d’hommes le font […] mais n’y arrivent pas. Mais ils sont en train de le faire […] Le peuple gnostique qui se prépare est emmené dans un certain lieu qui est prévu, comme dans une île. Quand on dit que ceux qui éliminent 50 % de l’Ego seront emmenés, comment détermine-t-on ce 50 %, de quelle façon ? Alors on me demande comment je pourrais expliquer, moi, par exemple quel est ce 50%…

M. Seuls les INITIÉS ÉVEILLÉS peuvent savoir qui a atteint les 50 % […] Ceux qui ont eu la capacité suffisante d’éliminer ces éléments indésirables ont, évidemment, la capacité suffisante pour pouvoir éliminer le reste des 50 % d’inconscience psychologique. Par exemple, à l’heure venue, au moment suprême où il faudra s’occuper de former l’armée qui doit parvenir à l’Île sacrée, ceux qui vont faire ce travail, ce sont les Frères Éveillés ; ils pourront savoir, de façon définitive, qui a éliminé au moins la moitié, les 50 %, des éléments indésirables ; ainsi, ce sont eux qui choisiront ou sélectionneront ceux qui ont fait ce travail.

D. […]

M. Il faut DÉVELOPPER LE SENS DE L’AUTO-OBSERVATION PSYCHOLOGIQUE. Lorsque quelqu’un reconnaît qu’il a une psychologie, il commence à s’auto-observer et, en conséquence, il se transforme en une personne différente, distincte.

D. […]

M. Bon, mais je n’ai pas encore terminé la première et nous devons avoir de l’ordre dans la dialectique et dans la didactique. Indiscutablement, la première chose à faire, c’est de nous observer nous-mêmes, NOUS AUTO-OBSERVER. Quand on s’auto-observe, on découvre ses propres erreurs dans le cadre de la vie pratique, en relation avec nos enfants, avec nos frères et avec toutes sortes de gens. On doit s’auto-observer ; quand on découvre qu’on fait une erreur, qu’on a un défaut, on doit être sincère envers soi-même et donc commencer immédiatement à le comprendre, La COMPRÉHENSION n’est possible qu’à travers la MÉDITATION, qu’en méditant pour essayer de comprendre une erreur. Quand on a compris cette erreur, on est en mesure de faire le troisième pas, qui est la DÉSINTÉGRATION DU DÉFAUT EN QUESTION. Pendant la guerre, premièrement, on observe les espions, on les découvre, deuxièmement, on les juge, et troisièmement, on les amène au peloton d’exécution ; c’est ainsi qu’on doit procéder avec les Mois : premièrement, on doit les observer, deuxièmement, les comprendre, troisièmement, les désintégrer.

La désintégration n’est possible que grâce à un pouvoir supérieur au mental, car le mental, par lui-même, ne peut altérer fondamentalement aucun défaut ; il peut l’étiqueter sous différents noms, le cacher à lui-même ou aux autres, il peut le faire passer d’un département à un autre, le justifier, le condamner, mais jamais il ne pourrait réellement l’altérer radicalement. Pour pouvoir altérer fondamentalement un défaut, il faut faire appel à un pouvoir qui soit supérieur à celui du mental ; heureusement, ce pouvoir existe ; je veux faire expressément allusion au pouvoir de Devi Kundalini Shakti, la DIVINE MÈRE KUNDALINI. Si nous faisons appel à ce pouvoir, à l’instant précis où nous nous trouvons plongés en profonde Méditation et que nous la supplions de nous aider, Devi Kundalini nous aidera et elle désintégrera ou pulvérisera le défaut que nous avons compris auparavant ; c’est la technique dont on a besoin pour pouvoir arriver à désintégrer n’importe quel défaut ; et, par ce chemin, on peut arriver à éliminer la totalité des défauts ; en d’autres termes, on peut désintégrer ou pulvériser totalement le Moi, le Moi de la psychologie ou les Mois, pour être plus clair.

D. […] parler spécifiquement de la Parole Perdue […]

M. Cette histoire de Parole Perdue n’a rien de farfelu, tu sais ! C’est grave : la Parole Perdue est quelque chose de capital […] la Parole Perdue à l’intérieur de nous, c’est le Verbe, la Monade de Leibniz. Cette Monade, ce Verbe, c’est la Parole Perdue. Quand cette Monade est incarnée en l’Homme, alors il parle dans le langage extrêmement pur de la Langue Divine qui, tel un fleuve d’or, coule sous l’épaisse forêt du Soleil. Le Verbe, la Parole, le Logos Intime qui résonne en nous-mêmes, dans nos propres profondeurs intimes, pour parler, c’est donc intéressant, c’est fondamental ; elle a sa grammaire qui n’est même pas connue des dévots des Runes ; ses lettres sont simples comme le Langage Divin. Le Verbe d’Or, le Verbe Purissime, c’est la Parole Perdue, le Logos…

D. […]

M. La Parole Perdue est un langage, c’est une grammaire ; sa phonétique est antérieure à toutes les langues du monde. Si je veux vous dire, par exemple : « Moi, Samael Aun Weor, je resterai encore un peu de temps ici, au Mexique, pour accomplir mon devoir », je dirai : « Samael Aun Weor, Lutener Masleim Aeodon »… C’est-à-dire, je resterai encore quelques temps ici pour travailler et accomplir mon devoir, faire ma mission […] C’est un langage perdu, mais supérieur. Lorsque Daniel vit les paroles qui étaient écrites sur l’écran du mur : « Mene Tekel Upharsin », alors il sut l’interpréter : « Babylone sera détruite ; passée cette nuit, elle sera livrée aux Mèdes et aux Perses »… On peut aussi l’écrire ainsi : « Om Mene Tekel Phares Upharsin ». De toutes manières […] « Masleim Urim Seidad ». Ainsi donc, apprenez à le parler ; pour pouvoir vous saluer, vous parler, vous dire bonjour, je vous dis : « Aibu… Aibu » ; ce n’est pas un langage sec comme l’espagnol ou comme l’anglais ; il faut le chanter.

D. Vénérable Maître, pour revenir aux 50 % de l’Ego, est-ce que ces 50 % d’Ego éliminés équivalent à 50% de Conscience éveillée ?

M. Bien sûr ; une élimination de 50 % donne 50 % de Conscience éveillée, c’est une question de mathématiques.

D. Vénérable Maître, on a dit à beaucoup d’entre nous que, puisque nous sommes dans les temps de la fin, il n’est pas nécessaire de méditer, ni de pratiquer les Runes et que nous devons seulement éliminer simplement l’Ego, alors que vous, vous nous dites que la Méditation est extrêmement importante, mais ailleurs on nous dit que nous ne devons pas méditer. Alors, que faire ?

M. Qui vous a dit pareilles stupidités ?

J.M.V. Je les ai sur mon magnétophone ; c’est J. A. qui dit : il y a deux choses dont on n’a pas besoin : la méditation et le jeûne.

D. Le Carême non plus…

M. Ce qui est sûr, c’est que sans Méditation on n’avance pas d’un pas dans ces études…

J.M.V. Alors pardonnez que je prenne… je veux poser ces questions, pour contrecarrer une action qui part du temple de la Sierra Nevada où il dit : « Moi, sans jamais méditer, je me suis éveillé, de sorte qu’on n’a pas besoin de cela ; ce qu’il nous faut, c’est du courage »…

Pour le jeûne, c’est pareil. À Noël, il s’est prononcé contre le jeûne alors que j’ai vu que vous aviez recommandé à 9 personnes du Venezuela de jeûner, je me suis tû, mais je me suis dit : « Cela va provoquer une explosion si lui, de son côté, dit qu’il n’y a pas besoin de jeûner, alors que le Maître le recommande à 9 personnes ». Alors, dans ce même groupe, ils veulent éclater, mais ils n’osent pas le faire, car il y a une main de fer qui ne le leur permet pas ; et à moi, ils me posent des questions et je leur dis : « Méditez et jeûnez ; faites des jeûnes, car le jeûne, nous l’avons tous éprouvé et pratiqué ».

Moi-même, j’ai médité dans la Sierra Nevada ; quand je suis venu vous raconter ce que je voyais, alors vous ne m’avez pas laissé le faire et vous m’avez dit : « C’est pour toi, n’en parle pas ». Et je n’en ai pas parlé. Et à tous ceux qui voulaient me raconter les merveilles qu’ils ressentaient et qu’ils voyaient, je ne leur ai pas permis de le faire. Il a dit également que, de tous les livres gnostiques, il n’y en a que quatre qui sont utiles et que les autres ne servent à rien. J’amène une quantité de choses ; j’amène ici des notes. De toute manière, je crois que le seul qui puisse corriger ces choses, c’est vous, Maître […] et une quantité de choses qui m’atterrent.

M. En tous cas, je tiens à vous dire que la Méditation est fondamentale ; on ne peut pas avancer d’un pouce dans ces études sans la Méditation.

D. Dans le livre « Les Trois Montagnes », on dit que quand le printemps commence, c’est-à-dire pendant les 40 jours après le Carême […] on ne doit manger aucune sorte de viande et on doit observer l’abstinence sexuelle ou demeurer dans la chasteté ; cette année et il y a deux ans, on nous a dit qu’on devait pratiquer la chasteté et manger de la viande. Alors faut-il en manger ou ne pas en manger, pratiquer ou ne pas pratiquer, car comme on est respectueux, on écoute simplement tous les Maîtres […] obéissance suprême […] alors ils ont dit qu’ils ne savaient pas quel chemin prendre… Autre chose : beaucoup de jeunes ont cessé d’étudier, ont cessé de faire beaucoup de choses, ont renoncé à beaucoup de choses parce qu’on leur a dit que bientôt, en 82, tout serait terminé, et alors pourquoi vont-ils étudier, pourquoi vont-ils avoir un Temple, pourquoi vont-ils avoir une chose ou l’autre si on m’a plus besoin de cela ? Que nous dit le Maître à ce sujet ?

M. Bon. Je dis que la Méditation est indispensable, car la Méditation est le système, la méthode pour pouvoir recevoir des informations ; à travers la Méditation, on peut également comprendre ses défauts ; quand on médite sur tel ou tel défaut, quand on médite sur telle ou telle erreur psychologique, on est évidemment en train de s’efforcer de les comprendre, et c’est à travers la méditation profonde qu’on arrive à les comprendre. Le défaut découvert, une fois compris, doit être éliminé. Mais, avant d’éliminer un défaut, il faut d’abord le comprendre à travers la Méditation profonde, et c’est ainsi seulement qu’on pourra l’éliminer. Il n’est pas possible d’éliminer un défaut s’il n’a pas été compris au préalable ; et ce n’est pas possible de le comprendre au préalable si on n’a pas médité profondément sur lui ; la Méditation profonde nous permet de comprendre tel ou tel défaut. Ainsi donc, la Méditation est le pain du Sage ; par la Méditation, on peut apprendre beaucoup de choses, on peut s’auto-découvrir ; la Méditation est la méthode de l’auto-découverte. Et nous savons que dans l’auto-découverte, il y a aussi l’auto-révélation ; et il serait absurde de se prononcer contre la Méditation. La Méditation quotidienne, je le répète, c’est le pain des Sages.

D. […]

M. Bien sûr que oui ! Il faut la pratiquer, si on veut arriver à avancer ; sinon, on restera bloqué, pétrifié.

D. Vénérable Maître, à propos de la question qu’a posée G. sur le Carême, pouvez-vous nous dire quelque chose par rapport à l’alimentation carnée et au travail dans l’Arcane A.Z.F. ?

M. Bon. En cela, rien n’est obligatoire ; tout doit être volontaire. Si quelqu’un veut observer les 40 jours de Carême et ne manger absolument aucune viande pendant ce temps-là, il peut le faire, mais ceci n’est pas une obligation ; on ne va pas non plus, par ce procédé, obtenir de purification ; car manger ou ne pas manger de la viande ne va pas faire de nous un Auto-réalisé. Quant au fait d’observer la Pause Magnétique Créatrice, il est toujours nécessaire d’observer cette pause ; on peut travailler intensément dans la Forge des Cyclopes, mais on doit aussi ménager des intervalles, du repos pour les organes créateurs qui doivent bénéficier de la Pause Magnétique. Si on n’observe pas cette Pause Magnétique, alors à la longue, l’organisme se fatigue. La pause est nécessaire. Les hommes ont l’occasion d’observer cette Pause Magnétique quand leur épouse est en période menstruelle ; ils peuvent donc profiter de cette période pour observer cette Pause Magnétique.

D. Maître, il y a une chose qui arrive chez la femme, parce qu’on dirait qu’elle a des « saisons », car elle n’est pas toujours disposée. Il y en a qui disent que c’est une question de frigidité. Mais, à certaines époques, elle travaille normalement dans la forge. Alors, du fait qu’elle ne travaille pas tous les jours, ils disent qu’elle souffre de frigidité sexuelle. Moi, je pense que la femme a comme des espèces d’époques (les quatre saisons). Par exemple, à certaines époques, elle ne ressent rien, mais à d’autres, par contre, elle ressent, et ainsi de suite…

M. Il existe des époques d’activité sexuelle et des « Pralayas », des époques de repos ; de sorte que ce type d’activité survient toujours en alternance avec des époques de repos ; c’est réel.

D. Vénérable Maître, à ce sujet, on dit que la pratique du Maïthuna doit se faire tous les 8 ou 15 jours ; que pouvez-vous me dire à ce propos ?

M. Cela dépend de l’organisme de chacun ; il est évident que le Maïthuna doit se faire chaque jour, si on peut le faire chaque jour ; mais si l’organisme se fatigue, alors il faut lui donner des périodes de repos, il faut se reposer dans la Pause Magnétique si indispensable. Le Carême est une Pause Magnétique.

D. […]

M. La Pause Magnétique…

D. Maître, et l’homme qui peut pratiquer tous les jours […]

M. Alors dans ce cas, l’homme se plie aux exigences de la femme ou la femme devra se plier aux exigences de l’homme […] ronfle (rires).

D. Vénérable Maître, puisque nous parlons de choses générales, je voudrais profiter de l’occasion pour vous poser une question par rapport à la nouvelle organisation qui s’opère dans le Mouvement, spécialement en Colombie. On est en train de changer le drapeau de l’amour, contre celui de la cruauté, la menace, l’imposition, la peur, la crainte, la terreur. Je crois qu’aujourd’hui la plupart des gens sont enfermés dans certaines normes, non par conscience, par compréhension, par désir de se dépasser, mais par peur d’être expulsés ou sanctionnés, et tout cela se fait malheureusement au nom de l’Avatar. Lorsque ce fut mon tour, j’ai dit que je crois, et j’en suis absolument convaincu, que vous êtes loin de tous ces procédés parce que vous avez écrit dans vos livres la Doctrine de l’Amour et que nous savons que dans votre vie pratique vous l’avez aussi enseignée. Que pouvez-vous nous dire à ce sujet, Vénérable Maître ?

M. Bon. Incontestablement, dans tout Mouvement, il y a des époques où on doit le mener avec sévérité et il y a des époques de douceur. Ici, par exemple, dans notre Mouvement Gnostique, il a fallu en cette année 1976, le mener très sévèrement pour qu’il arrive à passer par une transformation, car au nom de la vérité, nous devons dire qu’il y avait beaucoup d’anomalies dans le Mouvement ; il y avait beaucoup de désordre dans différentes sections, par exemple en Colombie et en différents lieux d’Amérique ; alors on profita du fait que 1976 est l’année de la Loi, l’année de la Rigueur, de Geburah, pour faire entrer le Mouvement Gnostique sur le chemin de l’ordre et, certes, en ce moment, on est en train de le traiter avec une grande sévérité. Je ne veux pas dire qu’il s’agira toujours de le traiter de cette manière, non, mais que cette année, en 1976, il faut le traiter sévèrement pour le faire avancer là où il doit aller, avec ordre, selon la Loi, sinon les désordres et les dégénérescences continueraient.

D. Maître […] ou je suis dans l’erreur ?

D. Pardon ! Je voudrais surenchérir par rapport à l’opinion du frère […] En réalité, la rigueur, comme vous dites, Vénérable Maître, peut être indispensable à certains moments, pour ajuster la situation, selon les nécessités du Mouvement et de ses principes mêmes ; mais quand certains personnages saisissent cette opportunité pour l’utiliser en vue de leurs intérêts propres, de leur haine, de leurs rancoeurs et de beaucoup de cas, je crois qu’ils peuvent en arriver à commettre des injustices ; quel recours ont les sacrifiés dans ce cas, Vénérable Maître ?

M. Attendre que l’année passe, cette année tellement tragique, tellement horrible qu’est 1976. En 1977, les choses iront mieux ; il faut laisser passer cette rafale.

D. Vénérable Maître, si le V.M. Samael, par exemple, m’envoie une lettre privée, que je prends cette lettre, et que j’en fais des circulaires que j’envoie à tout un pays, je commets un délit n’est-ce pas ? Parce qu’on me l’a envoyée à moi (une lettre dans laquelle vous disiez quelque chose sur une autre personne, par confiance ou quoi que ce soit). Donc, si je prends cette lettre et que je la fais connaître, surtout cette lettre assez délicate, et que je la publie pour tout le pays contre cette personne, comment considéreriez-vous cela ?

M. Bon, j’entends que les lettres secrètes sont secrètes ; j’entends que les lettres publiques sont publiques et que les lettres secrètes, on ne les livre pas au public ; c’est tout.

J.M.V. À ce propos, je vais montrer une lettre privée provenant de lui, pour moi, quand […]

D. Alors […] j’ai dit que s’il n’y avait pas eu d’ordre du V.M. Samael Aun Weor pour publier cette lettre, étant entendu que c’était une lettre privée, il n’y avait pas de raison de la publier de partout, non seulement en Colombie, mais au Venezuela, car tous les frères adeptes ou autres ont communiqué cela à cette personne, et cette personne est partie immédiatement…

J.M.V. Dis le nom, dis le nom !…

D.J.A. Il est parti contre ce S., et il lui avait enlevé le titre de S.

J.M.F. J’apporte ici la lettre qu’on a passée à J. C., parce qu’il s’est opposé à ce que cette lettre soit lue […] C’était des lettres privées, pourquoi lire cela…

D. À Cali, non seulement cette lettre est arrivée mais aussi toutes les lettres privées, tant celles du Maître Samael au Maître G.K. que celles du Maître R., toutes se trouvent dans les différents Lumisials et elles ont même été affichées pour être vues du public et pas seulement des membres de Seconde Chambre ; je crois que le frère Ch. l’a constaté, parce que là, dans le Lumisial, on les a lues plusieurs fois.

J.M.V. Voyez : il y a un ordre pour toutes les distribuer. Même celles du Venezuela, de Caracas et de partout, tirées en photocopies, et on me les a passées. De ces iniquités, je peux en rassembler deux cents.

D. Maître, par exemple, il y a plusieurs rumeurs (qui circulent) : que le maître G.K. est un homme qui a chuté, car dans les Mondes Internes on le voit avec une tunique toute déchirée, toute défaite ; c’est un voleur, dont… autrement dit, Maître, il y a tant de choses que cela nous rend tristes, non pas qu’on soit contre personne, mais parce qu’on doit aimer et respecter profondément tous nos guides, parce que c’est grâce à eux que beaucoup de personnes sont ici. Mais on fait beaucoup de mal à la personne, pas à nous, non, parce qu’on est déjà un petit peu forts dans cette Science, mais il y a des personnes qui ne sont pas en condition. Et s’ils entendent parler de ceci, d’un Maître, comme le Maître G.K., que d’autre part, ils ne connaissent pas, et qu’ensuite sortent des lettres qui disent que c’est un Magicien Noir, un traître, un traître du Mouvement (certains disent que c’est un traître parce qu’il a trahi le Patriarche).

J.M.V Et moi, j’écris des lettres […]

D. […]

M. Parce qu’ils dépendent de la maison d’une famille…

D. […]

M. Oui, complètement absurde ! parce qu’il s’ensuit que si le Lumisial est dans la maison d’une famille et qu’un jour celle-ci ne veut pas suivre la Gnose, il n’y a plus de Lumisial. Nous avons besoin d’une grande quantité de Centres, d’avoir nos propres Centres de réunion, de ne pas être dépendants de maisons de famille. Quant au sujet des lettres, cela n’est pas un problème, je vais écrire à qui je dois écrire pour qu’on en finisse avec ce problème de lettres. Et il n’y aura plus aucune espèce de problème.

D. […] Ce sera comme de rendre honneur au V.M. G.K. qui a été éclaboussé […] que ceux qui sont tout en bas se battent, mais entre Maîtres, ce n’est pas […]

D. Je disais à H., ces jours-ci, que dans toute organisation du monde, un homme qui rend service pendant un certain nombre d’années, on reconnaît donc ses mérites, avec adoration. Et nous sentons donc qu’en ce moment le Maître G.K. est le tapis où tous ceux qui veulent rester dans le Mouvement doivent s’essuyer les pieds, je ne sais pas si cette position est correcte, Vénérable Maître ?

M. Il n’y a pas de doute que le Maître G.K. accomplit une mission en diffusant l’Enseignement, c’est évident. Et ce que je voudrais, en effet, c’est un grand rapprochement entre le Maître G.K. et ses amis de confiance qui l’aiment, ainsi que le Summum Supremum Sanctuarium ; qu’il n’y ait pas cette discorde avec le Summum, parce que le Summum a une renommée internationale ; quand on parle du Summum dans nos discours, dans les différents pays, dans le Mouvement…