Le Pouvoir Intuitionnel de l’Homme Psychologique (L’Organisation de la Psyché et l’Intuition)

Samaël Aun Weor

Nous allons commencer notre chaire de ce soir. Nous pourrions intituler cette chaire : l’INTUITION. Avant tout, nous devons commencer par la base : l’Homme. D’où venons-nous ? Où allons-nous ? Quel est le but de notre existence ? Pour quelle raison existons-nous ? Pourquoi existons-nous ? Voilà une série d’interrogations que nous devons éclaircir et résoudre…

Lorsqu’un enfant naît, il reçoit de ce fait et gratuitement un corps physique (c’est évident), un corps merveilleux avec quelques quinze milliards de neurones, etc., à son service (cela ne lui a rien coûté).

À mesure que l’enfant grandit, le MENTAL SENSORIEL s’ouvre peu à peu et ce dernier, en lui-même et par lui-même, s’informe à travers les PERCEPTIONS SENSORIELLES EXTERNES.

Et c’est précisément à partir des données apportées par ces perceptions que le Mental Sensoriel élabore toujours ses concepts. C’est la raison pour laquelle il ne peut jamais connaître quoi que ce soit du RÉEL. Ses processus de raisonnements sont subjectifs, ils évoluent dans un cercle vicieux : celui des Perceptions Sensorielles Externes, c’est évident.

Maintenant, vous comprendrez un peu mieux ce qu’est la Raison Subjective en elle-même. Mais, on doit faire une pleine différenciation entre la RAISON SUBJECTIVE et la RAISON OBJECTIVE.

Il est évident que l’enfant doit passer par toutes les étapes de l’éducation : la maternelle, l’école primaire, secondaire, le collège et l’université. La Raison Subjective se nourrit de toutes les données que les différentes institutions scolaires lui fournissent, mais en vérité, aucune institution d’enseignement ne pourrait donner à l’enfant, au jeune ou à l’adolescent des données exactes sur Cela qui ne relève pas du temps, sur Cela qui est le Réel.

En vérité, mes frères, les spéculations de la Raison Subjective finissent par conduire à l’intellectualisme, au terrain absurde des utopies ou, dans le meilleur des cas, à celui des simples opinions de type subjectif, etc., mais jamais à l’expérience véritable de Cela qui ne relève pas du temps, de CELA qui est la VÉRITÉ.

En revanche, la RAISON OBJECTIVE (qui malheureusement ne reçoit aucune instruction et pour laquelle il n’y a pas d’école) est toujours délaissée ; nul doute que les processus de raisonnement de la Raison Objective nous conduisent évidemment à des postulats exacts et parfaits.

Mais depuis le début, l’enfant est éduqué de manière subjective ; pour lui il n’existe aucune forme d’instruction supérieure ; les données que les sens apportent au Mental Subjectif de l’adolescent (disons au mental sensoriel), toutes les questions scolaires, familiales, etc., sont purement empiriques et subjectives, et c’est lamentable.

Au début, l’enfant n’a pas encore perdu la CAPACITÉ D’ÉTONNEMENT. Il est évident qu’il s’étonne devant n’importe quel phénomène : un beau jouet éveille en lui cet étonnement et les enfants savent se divertir avec leurs jouets. Mais à mesure qu’il grandit, à mesure que son mental sensoriel reçoit peu à peu des données de l’école ou du collège, sa Capacité d’Étonnement disparaît et, à la fin, vient le moment où l’enfant devient un adolescent et il a complètement perdu cette capacité.

Malheureusement, les données qu’on reçoit dans les collèges, dans les écoles, dans les centres d’éducation, ne servent, comme je l’ai déjà dit, qu’à nourrir le Mental Sensoriel, rien de plus. De cette façon et avec ces systèmes d’éducation actuels, la seule chose qu’on réussit réellement (à l’école, à l’académie, à l’université), c’est de nous forger une PERSONNALITÉ ARTIFICIELLE.

Tenez compte, mes chers frères, qu’en réalité les connaissances qu’on étudie dans toute l’humanité ne serviront jamais à former l’HOMME PSYCHOLOGIQUE.

Au nom de la Vérité, nous devons dire clairement que les matières actuellement étudiées dans les institutions d’enseignement n’ont aucune relation avec les différentes parties de l’Etre ; c’est pourquoi elles ne servent qu’à FAUSSER LES CINQ CYLINDRES DE LA MACHINE ORGANIQUE, à nous ENLEVER NOTRE CAPACITÉ D’ÉTONNEMENT, à développer le MENTAL SENSORIEL, à forger en nous une FAUSSE PERSONNALITÉ et c’est tout.

Comprenons donc clairement que le Mental Sensoriel ne pourra en aucune façon produire en nous une TRANSFORMATION RADICALE. Il convient de comprendre que le Mental Sensoriel, aussi cultivé qu’il puisse paraître, ne pourra jamais nous faire sortir de l’automatisme et de la mécanicité dans laquelle se trouvent tous les gens, tout le monde.

L’homme purement animal, c’est-à-dire l’animal intellectuel, est une chose ; mais le Véritable Homme Psychologique est autre chose (vraiment très différente, certes). En disant le mot « Homme », on inclut également la femme, naturellement, et cela doit être clairement sous-entendu.

Nous naissons avec un corps physique merveilleux, mais en réalité, nous avons vraiment besoin de faire quelque chose de plus. Former le corps physique n’est pas difficile (nous en héritons) ; mais, par contre, former l’Homme psychologique est difficile.

Pour former le corps physique, nous n’avons pas besoin de travailler sur nous-mêmes, mais pour former l’Homme Psychologique, nous devons, par contre, travailler sur nous-mêmes ; c’est évident.

Il s’agit donc d’ORGANISER LA PSYCHÉ (qui est désordonnée), pour créer l’Homme Psychologique, qui est l’Homme véritable, au sens le plus complet du terme. Le Maître Gurdjieff disait que « la machine non organique n’a aucune psychologie ». Je dois me démarquer pas mal de lui sur cette question. S’il existe une psychologie dans toute machine organique appelée « Homme » (à tort, c’est certain), ce qui se passe, c’est qu’elle est désorganisée, et c’est différent.

Il est urgent d’organiser sans délai, sans retard, cette psychologie à l’intérieur de « l’animal intellectuel » si nous voulons vraiment créer l’Homme Véritable qui est l’Homme Psychologique. DISTINGUONS donc bien L’ANIMAL INTELLECTUEL erronément appelé « homme », du véritable et authentique HOMME PSYCHOLOGIQUE.

Nous devons travailler sur nous-mêmes si nous voulons créer cet Homme. Néanmoins, il y a une lutte en nous : le Mental Sensoriel est l’ennemi juré du Mental Supérieur.

LE MENTAL SENSORIEL s’identifie avec n’importe quelle circonstance : si, par exemple, aussitôt que nous nous trouvons dans un banquet somptueux, nous nous identifions tellement avec les mets que nous devenons des gloutons ; si on nous offre un verre, nous nous identifions tellement avec le vin que nous finissons comme des « poivrots » ; si nous rencontrons sur notre chemin une personne du sexe opposé (fascinante, intéressante) et que nous nous identifions tellement à celle-ci qu’à la fin nous devenons fornicateurs ou simplement adultères ; dans ces circonstances, et de cette façon, il n’est pas possible de créer l’Homme Psychologique.

Mais si, d’un côté, nous devons commencer le travail de créer l’Homme Psychologique, ce sera, en vérité, en TRAVAILLANT réellement SUR NOUS-MÊMES EN NE NOUS IDENTIFIANT jamais avec aucune circonstance et en NOUS AUTO-OBSERVANT d’instant en instant, à tout moment.

Il y a ceux qui se trompent de chemin. Il existe des Sociétés, des Écoles, des Ordres, des Loges, des Religions, des Sectes qui prétendent organiser la psyché humaine au moyen de certaines maximes que nous pourrions appeler « d’or », des communautés qui prétendent qu’au moyen de telle ou telle maxime, on se conduit dans toutes les circonstances de la vie afin d’obtenir quelque chose qu’ils appellent « purification », « sainteté »… Il est urgent d’analyser tout cela.

Il est évident qu’aucune maxime de type éthique religieux ne pourra jamais servir de modèle aux différents événements de la vie. Une maxime, même structurée avec la Logique Supérieure d’un Ouspensky, par exemple, ne pourra jamais, en vérité, créer un nouveau Cosmos, ni une Nature.

Se soumettre strictement à une maxime dans le but d’organiser notre psyché serait absurde. Cela signifierait que nous nous convertirions en esclaves, c’est évident.

De sorte qu’il convient que nous réfléchissions sur ces catalogues d’éthique et sur ces codes de morale avec leurs « maximes d’or ». TOUTES CES RÈGLES OU MAXIMES NE POURRONT JAMAIS TRANSFORMER PERSONNE ; c’est évident. De plus, il y a des facteurs que nous devons analyser avant de pouvoir entrer dans le travail d’organisation de la psyché.

Il est indubitable qu’un énoncé démonstratif, par exemple, même s’il est très riche et parfait, pourrait être faux et, ce qui est pire, intentionnellement faux.

Ainsi donc, en essayant de nous transformer nous-mêmes, il faut devenir un peu plus individuels (je ne veux pas dire « égoïstes », comprenez cela comme APPRENDRE À MIEUX PENSER D’UNE MANIÈRE PLUS INDÉPENDANTE ET PARFAITE), parce que beaucoup de sentences sacrées (« maximes d’or », comme je l’ai déjà dit, aphorismes que tout le monde considère comme parfaits), réellement, ne pourraient pas servir de modèle pour réussir une transformation authentique et une organisation de la psyché à l’intérieur de nous-mêmes.

Il s’agit d’organiser notre psyché interne et nous devons sortir de tout ce rationalisme de type subjectif et aller (comme on dit) « droit au but, au fait » : AFFRONTER nos propres ERREURS, telles quelles, sans jamais vouloir les justifier, ni essayer de les fuir, ni tenter de les excuser. Il faut que nous devenions PLUS SÉRIEUX ; dans notre analyse, nous devons être, disons, plus JUDICIEUX, plus COMPRÉHENSIFS.

Si vraiment nous ne cherchons pas d’échappatoires, alors, oui, nous pourrons travailler sur nous-mêmes pour parvenir à l’organisation de l’Homme Psychologique et cesser d’être de simples « animaux intellectuels » comme nous l’avons été jusqu’ici.

L’AUTO-OBSERVATION PSYCHOLOGIQUE est la base. Nous avons vraiment besoin de nous auto-observer d’instant en instant, de seconde en seconde. Dans quel but ? Un seul. Lequel ? Découvrir nos défauts de type psychologique, mais les découvrir sur le terrain des faits, les observer directement, judicieusement, sans faux-fuyants, sans excuses, sans échappatoires d’aucune espèce.

Une fois qu’un défaut a été dûment découvert, alors, et alors seulement, nous pouvons le comprendre ; et en tentant de le comprendre, nous devons, je le répète, être sévères envers nous-mêmes.

Beaucoup de gens, quand ils essaient de comprendre une erreur, la justifient ou bien l’évitent, ou bien se la cachent à eux-mêmes et c’est absurde. Il y a également des petits frères gnostiques qui, en découvrant tel ou tel défaut en eux-mêmes, commencent avec leur mental (pour ainsi dire théorique) à faire des spéculations et c’est très grave, parce que, comme je l’ai déjà dit, et je le répète maintenant, en ce moment, les spéculations du Mental (purement subjectives) vont déboucher forcément sur le terrain de l’utopie, c’est clair.

Ainsi donc, si on veut comprendre une erreur, les spéculations purement subjectives doivent être éliminées, et, pour pouvoir les éliminer, on a besoin d’avoir observé l’erreur directement : ainsi, ce n’est qu’à partir d’une observation correcte qu’il est possible de corriger la tendance à la spéculation.

Une fois qu’on a compris intégralement un défaut psychologique quelconque dans tous les Niveaux du Mental, alors, oui, on peut s’offrir le luxe de le détruire, de le désintégrer, de le réduire en cendres, en poussière cosmique.

Néanmoins, nous ne devons jamais oublier que le Mental, de lui-même, ne pourra jamais altérer radicalement aucun défaut. Le Mental, de lui-même, peut étiqueter un défaut avec différents noms, il peut le faire passer d’un niveau à un autre, se le cacher à lui-même, le cacher aux autres, mais jamais le désintégrer.

Ici, je vous ai souvent parlé, je vous ai dit que nous avons besoin d’un pouvoir qui soit supérieur au Mental, d’un pouvoir qui puisse réellement réduire en cendres n’importe quel défaut de type psychologique.

Heureusement, ce pouvoir existe au fond de notre psyché : je fais clairement allusion à « STELLA MARIS », « la Vierge de la Mer » (qui est une variante de notre propre Être, mais dérivée ou un dérivé). Si nous nous concentrons sur CETTE FORCE VARIANTE qui existe dans notre psyché (et que certains peuples nomment « ISIS », d’autres « TONANTZIN », et certains autres « DIANE »), nous serons assistés. Alors, le défaut en question pourra être réduit en poussière cosmique.

N’importe quel agrégat psychique (vive personnification de telle ou telle erreur), une fois désintégré, libère quelque chose : ce quelque chose s’appelle l’Essence. Il est clair qu’à l’intérieur de n’importe laquelle de ces « bouteilles » connues sous l’appellation « d’agrégats psychiques » existe l’ESSENCE ou CONSCIENCE ANIMIQUE embouteillée et qu’en brisant cette erreur, le pourcentage d’Essence qui y est déposé ou embouteillé est libéré.

Chaque fois qu’un pourcentage d’Essence Bouddhique est libéré, en fait et par droit propre, le pourcentage de Conscience augmente. Et ainsi, au fur et à mesure que nous allons détruire les agrégats psychiques, ce pourcentage de Conscience éveillée se multipliera ; et quand la totalité des agrégats psychiques sera réduite en cendres, la Conscience sera aussi éveillée dans sa totalité.

Si nous détruisions ne serait-ce que 50 % de nos éléments psychiques indésirables, nous posséderions (évidemment) 50 % de Conscience Objective éveillée ; mais si nous parvenons à détruire 100 % des agrégats psychiques indésirables, nous obtiendrons, en fait et par droit propre, 100 % de Conscience Objective. C’est ainsi que, sur la base de multiplications incessantes, notre Conscience resplendira de plus en plus ; c’est évident.

Atteindre l’ÉVEIL ABSOLU, voilà ce que nous voulons et il est possible d’y arriver si nous marchons sur le chemin correct, sinon il est évident que ce n’est pas possible.

En tout cas, à mesure que nous allons détruire les éléments psychiques indésirables que nous portons à l’intérieur de nous, différents SIDDHIS ou FACULTÉS LUMINEUSES vont affleurer dans notre psyché et lorsque nous aurons obtenu l’ANNIHILATION BOUDDHIQUE, alors (véritablement) nous aurons atteint l’Illumination la plus absolue.

L’expression « Annihilation Bouddhique » dérange beaucoup certaines organisations de type pseudo-ésotérique et pseudo-occultiste. Pour nous, au lieu de nous déranger, cette expression est réellement agréable.

Atteindre les 100 % de Conscience est une chose souhaitable. Nombreux sont ceux qui voudraient avoir l’Illumination, nombreux sont ceux qui se sentent aigris, ceux qui souffrent dans les ténèbres, ceux qui souffrent dans les différentes circonstances amères de la vie. L’Illumination est une chose désirable, je le répète.

L’Illumination est quelque chose de très souhaitable mais, elle a une raison d’être : la raison d’être de l’Illumination est le DHARMA-DHATU (ce mot d’origine sanscrite semblera un peu étrange aux oreilles des personnes ici présentes : « Dharma-dhatu » vient de la racine « dharma »). Quelqu’un pourrait désintégrer les éléments psychiques indésirables que nous portons à l’intérieur de nous et cependant ne pas parvenir, pour autant, à l’Illumination radicale. C’est ici qu’entre en jeu ce qu’on appelle le Troisième Facteur de la Révolution de la Conscience, celui du Sacrifice pour l’Humanité. SI NOUS NE NOUS SACRIFIONS PAS POUR L’HUMANITÉ, IL NE SERA PAS POSSIBLE D’ATTEINDRE L’ILLUMINATION ABSOLUE puisque, je le répète, la raison d’être de l’Illumination est le « Dharma-dhatu ».

Il est évident que si nous désintégrons l’Ego, nous recevons un salaire ; il est certain et tout à fait vrai que si nous créons les Corps Existentiels Supérieurs de l’Etre, nous recevons un salaire ; nous ne pouvons nier que si nous nous sacrifions pour l’Humanité, nous recevons un salaire. Tout cela est indubitable.

Pour atteindre l’Illumination Absolue, on doit travailler avec les Trois Facteurs de la Révolution de la Conscience : NAÎTRE, c’est-à-dire créer les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être ; MOURIR, désintégrer l’Ego dans sa totalité ; NOUS SACRIFIER pour l’Humanité. Voilà les Trois Facteurs de la Révolution de la Conscience.

Mais comme je vous le disais, nous devons savoir travailler sur nous-mêmes, c’est évident ; nous devons, avant tout, organiser l’Homme Psychologique à l’intérieur de nous-mêmes. Avant d’obtenir l’Illumination absolue, l’Homme psychologique doit naître en nous et il naît en nous quand NOUS ORGANISONS LA PSYCHÉ. Il faut organiser la psyché en nous-mêmes ici et maintenant.

Si nous travaillons correctement, nous organisons la psyché. Par exemple : si nous ne gaspillons pas les énergies du Centre Émotionnel, si nous ne gaspillons pas les énergies du Mental ou celles du centre Moteur-Instinctif-Sexuel, il est évident qu’avec une telle réserve nous créons ou nous arrivons à créer, à former le Second Corps Psychologique en nous : le nouveau corps pour les émotions (appelons-le EÏDOLON).

Il est indubitable que si nous nous libérons du Mental Sensoriel, nous arriverons véritablement à économiser nos énergies intellectuelles avec lesquelles nous pourrons nourrir le Troisième Corps Psychologique, le MENTAL INDIVIDUEL.

Et en me prononçant contre le Mental Sensoriel, je veux que vous compreniez clairement, mes frères, que je n’oublie pas de reconnaître l’utilité du Mental Sensoriel et que nous avons besoin de vivre en PARFAIT ÉQUILIBRE : savoir manier le MENTAL SUPÉRIEUR et savoir utiliser le MENTAL SENSORIEL.

Parce que si on ne sait pas utiliser le Mental Sensoriel, on oublie qu’on doit payer notre loyer, on oublie qu’on doit manger pour vivre, on oublie qu’on doit se vêtir, on marche dans la rue dans le plus complet laisser-aller ; on n’accomplit pas ses devoirs dans la vie… Alors le Mental Sensoriel est nécessaire, mais il faut savoir le manier intelligemment, avec équilibre. C’est-à-dire que le Mental Supérieur et le Mental Sensoriel doivent s’équilibrer dans la vie. C’est évident…

Il y a des gens qui se préoccupent uniquement du Mental Supérieur. Exemple : certains ermites vivant dans des cavernes de l’Himalaya, oublient qu’ils ont un Mental Sensoriel ; le rejeter simplement « parce que c’est comme ça » est absurde. Il faut que le Mental Sensoriel fonctionne de manière équilibrée pour qu’on puisse accomplir les devoirs de la vie quotidienne.

La lutte entre le Mental Supérieur et le Mental Sensoriel est terrible. Rappelons-nous le Christ pendant son jeûne dans le désert. Un Démon se présente à lui et lui dit : « Je te donnerai tous les Royaumes du monde si tu te prosternes devant moi et me rends hommage », c’est-à-dire que c’est le Mental Sensoriel qui le tente. Et le Mental Supérieur répond en disant : « Satan, Satan, il est écrit : tu adoreras le Seigneur ton Dieu et à Lui seul tu obéiras ». Jésus ne se laissa pas dominer par le Mental Sensoriel.

Mais, cela ne veut pas dire que ce Mental soit inutile ; ce qu’il faut faire, c’est le maintenir sous contrôle et il doit fonctionner en parfait équilibre avec le Mental Supérieur.

Dès que quelqu’un essaye d’organiser l’Homme Psychologique, il se produit évidemment une lutte épouvantable entre les deux Mentals (entre le Supérieur ou Psychologique et le Sensoriel) : le Mental Sensoriel ne veut rien savoir du Mental Supérieur. Le Mental Sensoriel jouit quand il s’identifie avec une scène de luxure ou quand il s’identifie avec un événement douloureux dans la rue, ou quand il s’identifie avec un verre de vin, etc. Le Mental Psychologique, lui, s’y oppose violemment.

Je vais illustrer cela par un exemple : j’étais, un jour, dans une automobile ; quelqu’un conduisait l’automobile qui roulait sur une route, sur la voie de gauche ; sur la voie de droite, il y avait une autre voiture conduite par une dame. Tout à coup, la voiture que conduisait cette dame changea de direction en essayant d’aller à un supermarché…

Il est évident qu’étant à droite, elle devait « couper » quelque part pour aller au supermarché. Si le supermarché avait été à sa droite, alors elle se serait mise à droite, mais, malheureusement, il était à sa gauche et la voie de gauche était occupée par la voiture dans laquelle nous voyagions. Cela ne faisait rien à cette dame, absolument rien et, en définitive, elle « coupa » sur la gauche (bien sûr, elle vint heurter le véhicule dans lequel nous étions). Les dommages ne furent pas importants, ils furent minimes pour l’autre voiture…

Mais, voici la partie intéressante : étant donné que le conducteur de la voiture dans laquelle voyageait mon insignifiante personne ne se reconnaissait aucunement coupable (et, en vérité, il ne l’était pas, il n’était pas responsable du fait que l’autre voiture se mette brutalement devant lui au moment où il passait), naturellement, il allégua cela à la dame en question.

La dame insistait pour avoir raison. Il est clair que ses raisons étaient absurdes, manifestement absurdes, et n’importe quel agent de police les aurait écartées immédiatement. Néanmoins elle insistait. Elle appela l’assurance (la sienne) pour régler le problème. Au bout d’une ou deux heures, l’assurance n’était pas arrivée. La dame insistait pour qu’on lui donne les trois cents pesos que coûtaient les dommages (la réparation de son véhicule qu’elle-même avait endommagé)…

Les voyageurs de la voiture dans laquelle je voyageais, ainsi que son conducteur étaient terriblement en colère et, alors que certains d’entre eux auraient pu payer, ils n’étaient pas disposés à le faire (tellement ils étaient en colère)…

Quant à moi, je résolus de ne pas m’identifier avec cette circonstance car notre discipline psychologique, notre JUDO PSYCHOLOGIQUE, nous indique qu’en pareil cas on ne doit pas s’identifier. Il est évident que je restai serein, en accord avec notre Judo Psychologique.

Bon, mais le temps passait : il allait falloir attendre deux heures et peut-être beaucoup plus, car l’assureur n’arrivait pas. Pour finir, cette dame vint très respectueusement vers moi car elle voyait que j’étais le seul à rester serein ; les autres voyageurs vociféraient. Elle me dit :

– « Monsieur, si vous me donnez, ne serait-ce que 300 pesos, nous laissons cette affaire de côté car je suis en train de perdre mon temps et nous le perdons tous ». Je lui dis :

– « Remarquez la position dans laquelle se trouvent ces deux voitures ; si vous vouliez « tourner » à gauche, vous auriez dû prendre la voie de gauche ; mais vous avez pris la voie de droite et cependant vous avez essayé d’entrer dans ce supermarché. Il n’est pas possible d’y entrer par la voie de droite alors que la gauche n’est pas libre. N’importe quel expert en circulation vous aurait désapprouvée ».

– « Monsieur, mais que faisons-nous à perdre notre temps ? L’assureur ne vient pas !… ».

– « Bon, prenez vos 300 pesos et allez en sainte paix. Il n’y a pas de problème ; continuez votre voyage… ».

Il est certain qu’il y eut une protestation générale de la part de mes compagnons. Ils s’indignèrent non seulement contre cette dame mais aussi contre moi. Ils se trouvaient dans un tel état qu’ils ne pouvaient rien moins que protester (ils étaient absolument identifiés à la scène). Et il est évident qu’ils me qualifièrent d’idiot, etc., et j’en passe…

Bien sûr, l’un de mes compagnons s’avança directement vers les dames avec l’intention de les insulter car elles étaient plusieurs : celle qui conduisait et ses accompagnatrices. Je m’avançai un petit peu et dis à cette dame :

– « Allez en sainte paix et ne faites pas cas de ceux qui vous insultent… ».

Eh bien, la femme – très contente – me fit un dernier salut de loin et la voiture disparut dans les rues de la ville.

Nous aurions pu continuer à attendre trois, quatre ou six heures, toute une après-midi et peut-être jusqu’à la nuit, jusqu’à ce qu’arrive l’assureur pour régler un arrangement idiot. Il n’y avait réellement pas de gros problème, les dommages à la voiture étaient minimes, mais bien que les passagers aient de l’argent, ils n’étaient absolument pas disposés à payer. Ils se trouvaient si identifiés à la scène qu’ils n’avaient évidemment pas envie, comme on dit, de lâcher prise.

Je leur avais à coup sûr épargné une foule de démarches et de situations fastidieuses ; je leur avais évité, si possible, de se rendre à la « Délégation ». Je leur avais évité cinquante mille sottises, amertumes et discussions, mais ils étaient si identifiés à cet événement qu’ils ne se rendaient même pas compte du bien qu’on leur avait fait. Les gens sont ainsi !

De sorte que, mes chers frères, vous devez réellement comprendre que S’IDENTIFIER AVEC LES CIRCONSTANCES ATTIRE LES PROBLÈMES. Il est absurde de s’identifier avec les circonstances, complètement absurde : on gaspille ses énergies.

Avec quelles énergies organiserons-nous, par exemple, le Corps Astral, si nous nous laissons aller à des éclats de colère, à des « rognes » épouvantables, ou à des fureurs qui n’ont pas de raison d’être, tout cela pour nous être identifiés aux circonstances ?

Avec quelles forces pourrait-on s’offrir le luxe de créer un Mental Individuel si en vérité on gaspille ses énergies intellectuelles, si on les gaspille dans des idioties, dans des faits semblables à ceux que je vous ai racontés. La création du Second Corps nous invite à épargner nos Énergies Émotionnelles et la création d’un Troisième Corps (appelons-le Intellectuel ou Mental Individuel) nous fait comprendre la nécessité d’épargner un peu notre Énergie Mentale.

Or, si nous n’apprenons pas réellement à laisser nos ANTIPATHIES MÉCANIQUES, si nous sommes toujours remplis de mauvaise volonté envers nos semblables, avec quelles énergies créerons-nous alors le CORPS DE LA VOLONTÉ CONSCIENTE, c’est-à-dire le Quatrième Corps Psychologique ?

Et il faut créer tout ce jeu de Véhicules Supérieurs si nous voulons vraiment créer en nous-mêmes ou fabriquer en nous-mêmes, ou former en nous-mêmes l’Homme Psychologique.

Nous savons bien que quiconque possède le corps physique et un second corps de type émotionnel, psychologique, et un troisième corps de type mental individuel et un quatrième corps de type volitif conscient, peut s’offrir le luxe de recevoir ses Principes Animiques pour se convertir en Homme ; c’est indubitable. Mais si, en vérité, on gaspille ses énergies motrices, vitales, émotionnelles, mentales et volitives en s’identifiant à toutes les circonstances de la vie, etc., alors il est évident qu’on ne pourra jamais organiser en soi ces Corps Psychologiques si indispensables pour qu’à l’intérieur de soi-même apparaisse l’Homme.

Ainsi, lorsque je parle d’organiser la psyché, on doit savoir le comprendre. Nous devons MANIER NOS ÉNERGIES, savoir les utiliser, NE PAS NOUS IDENTIFIER pour ne pas gaspiller bêtement nos énergies ; NE PAS NOUS OUBLIER NOUS-MÊMES. Quand on s’oublie soi-même, on s’identifie, et quand on s’identifie, alors on ne peut pas former la psyché ; on ne peut pas faire que la psyché se structure intelligemment en soi-même, puisqu’on gaspille bêtement les énergies. Il est urgent de le comprendre, mes chers frères…

Ainsi donc, un Homme véritable est un Homme qui a épargné ses énergies et qui, grâce à elles, a pu créer les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être.

Un Homme véritable est celui qui a reçu ses Principes Animiques et Spirituels. Un Homme parfait est celui qui a désintégré tous les éléments psychiques inhumains ; au lieu d’avoir ces éléments indésirables, il a formé l’Homme Intérieur.

Ce qui compte, c’est L’HOMME INTÉRIEUR, et l’Homme Intérieur reçoit son salaire, la Grande Loi le paie. L’Homme Intérieur est éveillé parce qu’il a désintégré l’Ego ; l’Homme Réel, Véritable, qui se sacrifie pour ses semblables, parvient évidemment à l’Illumination.

Ainsi, créer l’Homme est ce qui prime, c’est fondamental et on y parvient en organisant la psyché. Mais bien des gens, au lieu de se consacrer à organiser leur propre psyché intime, sont préoccupés exclusivement par le développement des Pouvoirs ou Siddhis Inférieurs. Cela est absurde !

Par quoi allons-nous commencer ? Par organiser la psyché ou développer des pouvoirs inférieurs ? Qu’est-ce que nous voulons ? Nous devons être judicieux dans notre analyse, judicieux dans nos désirs. Car si ce sont des pouvoirs que nous cherchons, nous perdons misérablement notre temps.

Je crois que ce qui est fondamental, c’est que nous organisions notre psyché intérieure, voilà la base. Si vous comprenez cela et travaillez sur vous-mêmes, vous parviendrez à façonner la psyché. Alors l’Homme Réel, l’Homme Véritable sera né en vous. Comprenez ceci : « Au lieu de continuer à chercher des pouvoirs inférieurs, ou Siddhis inférieurs, comme nous le disions, il vaut mieux que nous donnions une forme à notre psyché ».

Il y a un Pouvoir Transcendantal qui naît dans l’homme qui a véritablement travaillé sur lui-même. Je fais allusion de manière emphatique à l’INTUITION, l’IN-TUI-TION (et je dis ceci pour que vous cessiez de convoiter des pouvoirs).

Mais, quelle est cette Faculté ? On nous a dit qu’elle est reliée à la glande pinéale, je ne le nie pas ; mais il serait intéressant d’expliquer ses fonctions…

Comment définir l’Intuition ? C’est la perception directe de la Vérité sans le processus déprimant de l’option… Bon, cette façon de la définir est bonne mais je la trouve très rudimentaire : ici, toutes les petites écoles pseudo-ésotériques et pseudo-occultistes l’utilisent, mais le sens analytique nous invite à approfondir davantage cette question.

Qu’est-ce que l’Intuition ? C’est une FACULTÉ D’INTERPÉNÉTRATION. (Peut-être qu’Hegel, dans sa Dialectique, a essayé de la définir avec ses fameuses « Concrétudes Universelles », mais, il me semble préférable de la définir selon la Philosophie Chinoise, celle de la Race Jaune).

En Chine, il y eut une impératrice qui n’arrivait pas à saisir cette question de l’Intuition. Un Sage lui expliqua un jour que c’était la « Faculté d’Interpénétration » (cette définition est correcte, mais elle ne la comprenait pas). Alors le Sage apporta une lampe allumée et il la plaça au centre d’une enceinte, puis il plaça aussi dix miroirs autour.

Il est clair que la lumière de cette lampe se reflétait dans un miroir et que ce miroir la projetait sur un autre miroir ; et l’autre miroir la projetait sur un autre, et ainsi de suite ; ils observèrent ainsi que les dix miroirs se projetaient mutuellement la lumière l’un à l’autre. Ils virent un jeu merveilleux de lumières, un jeu d’interpénétration, alors l’Impératrice comprit. Voilà ce qu’est la faculté de l’Intuition.

Si quelqu’un a atteint l’ANNIHILATION bouddhique, si quelqu’un est parvenu à fabriquer les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être, s’il est véritablement un Homme au sens transcendantal du terme, alors la Faculté d’Interpénétration sera pour lui un fait.

Rendez-vous compte qu’on est contenu dans le Cosmos ou, en d’autres termes, on est une partie d’un tout. À l’intérieur du Microcosme Homme, il y a beaucoup de choses, il existe beaucoup de choses, mais, néanmoins, la totalité de quelqu’un n’est qu’une partie du tout.

Nous savons déjà, par exemple, qu’à l’intérieur de l’AYOCOSMOS (c’est-à-dire de l’Infini) est contenu le MACROCOSMOS. À l’intérieur du macrocosmos qu’est la Voie Lactée, est contenu quoi ? Le DEUTÉROCOSMOS, le Système Solaire. À l’intérieur du DEUTÉROCOSMOS est contenu le SOLEIL, le Cosmos, et à l’intérieur de celui-ci est contenu, donc, le Cosmos Terre, le MÉSOCOSMOS. À son tour, à l’intérieur du MÉSOCOSMOS est contenu le MICROCOSME HOMME, et à l’intérieur du Microcosme-Homme est contenu, donc, la vie de l’infiniment petit, le TRITOCOSMOS.

À l’intérieur d’un Cosmos, il y a un autre Cosmos ; et à l’intérieur de cet autre Cosmos, il y en a un autre, et, en tout, il y a SEPT COSMOS contenus les uns dans les autres. De sorte qu’à l’intérieur de nous il y a un Cosmos Inférieur (c’est évident : le Tritocosmos) et un Cosmos Supérieur (il est clair que c’est le Mésocosmos) ; c’est-à-dire que nous sommes entre un Cosmos Supérieur et un Cosmos Inférieur.

Nous sommes aussi très reliés à nos parents car ils nous ont donné la vie, et de nous, viennent, à leur tour, nos enfants et nos petits-enfants ; nous nous interpénétrons tous mutuellement. Ainsi, l’interpénétration est une Loi parfaitement définie par la dialectique de Hegel avec ses fameuses « Concrétudes » que j’ai déjà expliquées.

Indubitablement, mes chers amis, l’existence de n’importe quel monde (sa naissance, son développement et sa mort) est aussi reflétée dans l’Homme Véritable qui est parvenu à l’Annihilation Bouddhique. Alors, celui-ci peut dire aussi : « Je connais l’histoire de cette planète »…

Tout le Mahamanvantara peut se refléter dans l’ongle d’un Homme authentique et il peut se refléter avec une telle exactitude que ce Bouddha n’ignore rien.

Tout ce qui peut arriver à une Nation peut se refléter dans la psyché d’un Homme qui est parvenu à l’Annihilation Bouddhique, et cela peut se refléter avec tant de précisions, avec tant de détails que celui-ci ne peut ignorer l’événement le plus insignifiant.

Ainsi, de ce que j’ai dit, vous pouvez en déduire et inférer ce qu’est l’Intuition, la Faculté d’Interpénétration.

Si nous arrivons à ce que toute l’histoire de cette Galaxie se reflète en nous, ignorerons-nous quelque chose, par exemple, en relation avec la Galaxie ? Bien sûr que non ! Et la Galaxie, avec tous ses processus, peut se refléter dans notre psyché avec autant de naturel, mes chers frères, que la lampe de l’exemple que j’ai donné qui se reflétait sur les dix miroirs qui servirent d’explication à l’Impératrice.

Et si toutes les créatures peuvent se refléter dans la psyché d’un BOUDDHA DE CONTEMPLATION, c’est parce qu’il n’a plus d’agrégats psychiques inhumains à désintégrer, et alors celui-ci obtient, de ce fait (à travers l’Intuition) ce que nous pourrions définir comme « l’OMNISCIENCE ».

Il est possible d’arriver à l’Illumination, mais n’oubliez pas, mes chers amis, que l’Illumination, à son tour, a ses lois. La raison d’être de l’Illumination est le Dharma-dhatu, c’est-à-dire le Dharma. Si on s’est sacrifié pour les mondes, si on a véritablement créé ses Corps Existentiels Supérieurs, si on a véritablement dissout l’Ego, on mérite, bien sûr, de recevoir une récompense, un salaire… Parce que c’est seulement dans la région du Dharma-dhatu qu’est possible l’Illumination Intérieure Profonde.

Donc, comme ce qui est vital, c’est qu’un jour vous arriviez à l’Illumination, vous devez commencer, dès maintenant, à organiser votre psyché ; c’est évident.

Il faut que par nos travaux et grâce à l’Illumination, nous puissions un jour faire le GRAND SAUT et plonger dans le VIDE ILLUMINATEUR.

Faites la distinction entre la Mécanique de la Relativité et le Vide Illuminateur. Ce qui est important, pour nous, c’est de nous échapper de ce Monde de la Relativité, de ce monde de causes et d’effets, de ce monde où règne la douleur…

Et ce n’est possible d’arriver à faire le Grand Saut pour plonger dans le Vide Illuminateur que si on désintègre l’Ego, si on le réduit en cendres, si on le convertit en poussière cosmique, si on organise sa psyché, si on façonne sa psyché ; ce n’est qu’ainsi qu’on peut y arriver.

Le Vide Illuminateur est notre aspiration la plus haute ; c’est la GRANDE RÉALITÉ, LA VIE LIBRE EN SON MOUVEMENT, au-delà du corps, des sentiments et du mental. Indiscutablement, le Vide Illuminateur est le Suprême, la Vérité, la Vie ; il est ce qui est, ce qui a toujours été et ce qui toujours sera…

Si nous disons qu’il est le Suprême, nous devons comprendre cette parole : « Suprême » (ou « Supremus » en latin). Suprême est « l’inconditionné », ce qui échappe à la Mécanique de la Relativité, ce qui ne relève pas du temps, ce qui transcende les cinq sens ordinaires, ce qui n’est pas conditionné.

Mais, il y a une autre signification de « Supremus » : ce qui est terminé, ce qui est accompli. Dans sa première signification, Supremus est « originarium » (« l’original ») ; dans sa seconde signification, en tant que « consummatum », c’est « ce qui est terminé », « ce qui est parfait » et « ce qui est fini » (c’est pourquoi Jésus a dit : « Consommatum est » (« Tout est accompli »)… « ce qui est très parfait » ; l’Homme qui a atteint l’ÉTAT DE DHARMAKAYA ; le Véritable Illuminé, celui qui est arrivé à l’Illumination ; celui qui a pu s’intégrer avec « l’Originarium » ; le véritable Bienheureux ou Libéré… Ce sont les deux significations de Supremus.

Il est souhaitable de parvenir à cet État d’Illumination Absolue Radicale dans le Vide Illuminateur ; mais, pour y parvenir, mes chers amis, nous devons commencer par organiser notre propre psyché ; pour cela, il faut vivre intelligemment, sagement ; autrement, alors ce ne sera pas possible.

Ma chaire de ce soir s’arrête ici…