Écrit par : Samael Aun Weor   Catégorie : Tarot et Kabbale

Il existe à l’intérieur de l’homme un rayon divin. Ce rayon veut retourner à son étoile qui lui a toujours souri. L’étoile qui guide notre intérieur est un atome superdivin de l’espace abstrait absolu. Le nom kabbalistique de cet atome est l’Ain-Soph sacré. L’Ain-Soph est notre étoile atomique. Cette étoile resplendit, pleine de gloire, dans l’espace abstrait absolu. De cette étoile émanent ainsi Kether (le Père), Chokmah (le Fils) et Binah (l’Esprit-Saint) de tout homme. L’Ain-Soph, l’étoile qui guide notre intérieur, a envoyé son rayon au monde pour prendre conscience de son propre bonheur.

Le bonheur sans conscience de son propre bonheur n’est pas du bonheur.

Le rayon (l’esprit) a eu une conscience minérale, végétale et animale. Quand le rayon s’incarna pour la première fois dans le corps humain sauvage et primitif, il s’éveilla en tant qu’homme et eut l’autoconscience de son propre bonheur. Le rayon aurait alors pu retourner à l’étoile qui guide son intérieur.

Malheureusement, au sein profond du tourbillon de l’épaisse forêt, le désir sauvage a fait naître le Moi. Les forces instinctives de la nature ont capturé le mental innocent de l’homme, et le faux mirage du désir a surgi.

Alors le Moi continua à se réincarner pour satisfaire ses désirs. C’est pourquoi nous nous trouvons soumis à la Loi de l’évolution et du karma.

Les expériences et la douleur ont compliqué le Moi ; l’évolution est un processus de complication de l’énergie. Le Moi s’est fortifié et compliqué avec les expériences. A présent, il est déjà trop tard. Des millions de personnes se sont converties en monstrueux démons. Seule une révolution formidable peut nous sauver de l’abîme.

Quand l’homme dissout le Moi, il y a alors une révolution totale.

L’homme peut cesser de souffrir lorsqu’il est capable de dissoudre le Moi. La douleur est le résultat de nos mauvaises oeuvres.

La douleur vient de Satan (le Moi psychologique), car c’est lui qui fait les oeuvres du mal. L’espace abstrait absolu, l’esprit universel de la vie, n’est que félicité absolue, paix suprême et abondance.

Ceux qui font de la douleur une mystique sont des masochistes. Satan fut le créateur de la douleur. La douleur est satanique. Personne ne peut se libérer par la douleur. Nous devons être alchimistes.

Par l’Alchimie, on dissout le Moi. La racine du Moi est le désir, et le désir se transmute par l’Alchimie.

Si tu veux annihiler le désir, il faut transmuter : le désir sexuel se transforme en volonté et la volonté est feu, le désir d’accumulation (cupidité) se transmute en altruisme, la colère (désir frustré) se transmute en douceur, l’envie (désir frustré) se transmute en joie pour le bien d’autrui, les paroles du désir se transmutent en Verbe de sagesse, etc.

Analysez tous les défauts humains et vous verrez que leur fondement se trouve dans le désir. Transmutez le désir par l’Alchimie, et le désir s’annihilera. Quiconque annihile le désir dissout le Moi. Quiconque dissout le Moi se sauve de l’abîme et retourne à son étoile intérieure qui lui a toujours souri.

Ce n’est qu’avec la sainte Alchimie que nous pouvons dissoudre le Moi. La base fondamentale de l’Alchimie est l’Arcane AZF. Les anges, les archanges, les séraphins, les puissances, les trônes, etc., sont le résultat exact d’incroyables révolutions intérieures.

Déjà nous sommes passés par l’involution (descente de l’esprit dans la matière). Déjà nous avons horriblement souffert dans l’évolution (processus de complication de l’énergie). Il est maintenant urgent de faire une révolution totale (la dissolution du Moi). Personne ne peut être heureux tant qu’il ne parvient pas à son étoile intérieure. C’est seulement à force de révolutions internes que nous retournons peu à peu à l’atome superdivin, que nous passons par les états angéliques, archangéliques, séraphiques, logoïques, etc., jusqu’à ce que finalement le rayon se fonde dans son étoile, l’Ain-Soph, qui resplendit de félicité.

L’abîme est terriblement douloureux. L’antithèse horrible de l’Ain-Soph, c’est l’abîme, les Kliphos de la Kabbale. Les Kliphos sont des éléments atomiques, ténébreux du sentier lunaire.

Analysons l’atome primordial divin dont émanent les dix Séphiroths de la Kabbale.

Si nous nous autoobservons, nous voyons : 1 le corps physique ; 2 le corps éthérique ou vital ; 3 le corps astral ou corps de désirs ; 4 le corps mental animal ; 5 l’Essence (embouteillée dans le Moi), au-delà de celle-ci se trouve la divine Triade que l’être humain n’a pas encore incarnée ; 6 le corps causal, l’âme humaine, le Manas ; 7 le corps bouddhique, l’âme divine ; 8 le corps atmique, l’Intime.

Les cinquième et sixième sont reliés entre eux, car le cinquième est une fraction du sixième. Nous portons une fraction de l’âme humaine incarnée, c’est l’Essence ou Bouddhata.

L’Atman est en soi l’Etre ineffable, celui qui est au-delà du temps et de l’éternité sans fin des jours ; il ne meurt ni ne se réincarne (ce qui retourne, c’est l’Ego), il est absolument parfait.

L’Atman se dédouble en l’âme spirituelle, laquelle se dédouble en l’âme humaine, qui est le Manas supérieur ; l’âme humaine se dédouble à son tour en l’Essence, la Bouddhata. Somme toute, ce sont des principes, et cette Essence qui s’incarne dans ses quatre véhicules se revêt de ceux-ci et se trouve embouteillée dans le Moi psychologique, dans l’Ego.

Le corps mental, le corps de désirs, le corps éthérique et le corps physique intègrent la personnalité. L’Essence, en s’introduisant dans ces véhicules, se trouve embouteillée dans l’Ego. Ce qui retourne, c’est une fraction de l’âme humaine.

Au-delà de la Triade théosophique, il y a un rayon qui nous unit à l’Absolu. Ce rayon à l’intérieur de chaque homme est le resplendissant dragon de sagesse, le Christ interne, la couronne Séphirotique, que la Kabbale définit comme suit : Kether l’Ancien des jours ,premier Logos, Chokmah le Fils, le Christ cosmique, deuxième Logos et Binah l’Esprit-Saint, troisième Logos. La couronne Séphirotique est la première Triade qui émane de l’Ain-Soph (l’Etre de notre Etre).

En dernière analyse, chacun de nous n’est qu’un atome de l’espace abstrait absolu, de l’Ain-Soph, qui se trouve en secrète relation avec la glande pinéale, le chakra Sahasrara ou Eglise de Laodicée.

Nous devons faire une différence spécifique entre l’Ain-Soph et l’Ain-Soph Paranishpana ; dans le premier cas, il n’y a pas d’autoréalisation intérieure, alors que dans le second cas, il y en a une.

N’importe quel Mahatma sait très bien qu’avant d’entrer dans l’Absolu, il doit dissoudre les corps solaires ; le jour où nous nous libérons, nous laissons, nous abandonnons tous les véhicules.

Pourquoi fabriquons-nous les corps solaires ?. Pourquoi descendons-nous à la Neuvième Sphère, si par la suite nous devons abandonner les corps solaires ?. Pourquoi fabriquer une chose que l’on n’utilisera pas ?. Lorsqu’on dissout chacun de ces véhicules christiques, il en reste un atome-semence. Il est évident qu’il reste de ces véhicules quatre atomes-semences. Il est indubitable que ces atomes correspondent aux corps physique, astral, mental et causal.

Il est évident que les quatre atomes-semences s’absorbent à l’intérieur de l’atome superdivin Ain-Soph Paranishpana en même temps que l’Essence, les principes spirituels, les lois et les trois forces primaires. Puis survient la nuit profonde du Mahapralaya.

L’Ain-Soph sans autoréalisation intime ne possède pas les quatre atomes-semences, c’est un simple atome de l’espace abstrait absolu qui renferme seulement les trois forces primaires, Père, Fils et Esprit-Saint.

Un atome provenant d’un Maître qui s’est libéré est très différent d’un atome Ain-Soph sans autoréalisation. A l’aube d’un Mahamanvantara, un autoréalisé dédouble ses corps, ses germes entrant en activité.

Il possède les corps solaires et les restaure s’il le désire à n’importe quel moment. Le fait d’avoir fabriqué ces corps lui donne la conscience autonome.

L’Ain-Soph qui possède les atomes-semences peut se réincarner à l’heure où il le veut, et il se trouve vêtu de ses corps solaires. Lorsqu’il veut se manifester, il émet ses atomes-semences solaires et apparaît n’importe où dans l’espace.

Il y a une formule qui définit tout, et c’est celle-ci : C-O-N-H, ce sont quatre forces, les quatre corps d’un initié, quatre corps que revêt la Séité quand elle veut se manifester.

1 C Carbone ; en Alchimie, la lettre C symbolise le corps de la volonté consciente, le carbone de la chimie occulte.

2 O Oxygène ; en Alchimie, la lettre O symbolise le véritable corps mental solaire fabriqué dans la Forge des Cyclopes, l’oxygène de la chimie sacrée.

3 N Azote ; en Alchimie, la lettre N symbolise l’authentique corps astral solaire, tout à fait différent du corps de désirs ; il est évident que le légitime corps sidéral est l’azote de la chimie occulte.

4 H Hydrogène ; en Alchimie, le H symbolise le corps physique, véhicule tridimensionnel de chair et d’os.

Les quatre corps se trouvent dans l’Ain-Soph Paranishpana, c’est de là qu’émanent les quatre corps dont se vêt la Séité, et celle-ci les fabrique instantanément, c’est-à-dire au moment où elle veut travailler dans un monde pour le bien de l’humanité, apparaissant alors comme un Maître autoréalisé, autoconscient, Maître de la vie et de la mort.

Les trois forces primaires, soient : la Sainte-Affirmation, le Père ; la Sainte-Négation, le Fils et la Sainte-Conciliation, l’Esprit-Saint se manifestent à travers les atomes C, O et N (carbone, oxygène et azote) ; le H (hydrogène) est une force indépendante des trois autres, et elle est par conséquent le véhicule physique qui sert d’instrument aux corps de la volonté, au corps mental et au corps astral.

Nous n’exagérons pas en insistant sur l’idée transcendantale alchimiste voulant qu’un Ain-Soph Paranishpana possède à l’intérieur de lui-même les quatre atomes-semences C-O-N-H.

Grâce à ces quatre atomes alchimiques, l’Ain-Soph Paranishpana reconstruit le char de Mercavah (les corps solaires) pour entrer dans n’importe quel univers, lorsque c’est nécessaire.

N’oublions pas que Mercavah est le char des siècles, l’homme céleste de la Kabbale.

En guise de conséquence ou de corollaire, nous pouvons et devons affirmer que ceux qui n’ont pas réalisé le travail dans la Neuvième Sphère (le sexe) ne possèdent pas, en réalité, le char de Mercavah.

Il est indiscutable que tout change dans le champ d’action de la Prakriti, à cause des modifications de Traigunamayashakti, et que tous les êtres humains nous modifions également de manière positive ou négative, mais si nous ne fabriquons pas le char de Mercavah, Ain-Soph demeurera sans autoréalisation intime.

Ceux qui n’ont pas éliminé l’Abhayan Samskara, la peur innée, fuiront la Neuvième Sphère en disant à d’autres que le travail dans la Forge des Cyclopes (le sexe) est inutile.

Ce sont eux, les Pharisiens hypocrites qui arrêtent au filtre le moustique mais engloutissent le chameau, les ratés qui n’entrent pas dans le Royaume ni ne laissent entrer les autres. En vérité, le sexe est la pierre d’achoppement et la roche de scandale.