La cristallisation du saint triamazikamno (l’homme, ses limites et ses possibilités)

Samaël Aun Weor

Quel est exactement le but de ces études ? Quel est leur objectif ? Quel est notre objectif ? Qu’est-ce que nous voulons ? C’est une chose à laquelle nous devons tous réfléchir profondément.

Avant tout, je veux que vous sachiez que derrière ce soleil qui nous éclaire et qui nous donne vie, se trouve le SOLEIL SACRÉ ABSOLU. C’est dans le Soleil Sacré Absolu que chacun de nous a LA RACINE MÊME DE SON ÊTRE. On nous a beaucoup parlé de l’AÏN SOPH PARANISHPANA. Cet Aïn Soph est l’Étoile Intérieure qui nous a toujours souri. Un auteur très sage disait : « Je lève les yeux vers les étoiles desquelles doit me venir le secours, mais moi, je suis toujours l’Étoile qui me guide à l’intérieur »… Voilà l’Aïn Soph Paranishpana.

Indubitablement, mes chers frères, c’est de l’Aïn Soph qu’émane sans cesse le Souffle Éternel, profondément inconnu par nous-mêmes : l’ACTIF OKIDANOCK Omniprésent, Omnipénétrant, Omniscient. Indubitablement, c’est de cet Actif Okinadock, de ce formidable Rayon qui nous unit à l’Aïn Soph Paranishpana (situé, comme nous l’avons déjà dit, dans le Soleil Sacré Absolu) que proviennent les TROIS FORCES PRIMAIRES. La première, nous la nommerons la « SAINTE AFFIRMATION », la seconde, la « SAINTE NÉGATION » et la troisième, la « SAINTE CONCILIATION ».

Dans le langage des hindous, la première, nous pouvons l’appeler « Brahma », la seconde « Vishnou », la troisième « Shiva ». Ce sont les Trois Forces : Positive, Négative et Neutre.

Chacun de nous, en lui-même, en particulier, possède ce rayon qui l’unit à la Grande Réalité. Chacun de nous a, en lui-même, ces trois forces. En synthèse, chacun de nous est connecté au Sacré Absolu Solaire. En pensant de façon macrocosmique, et non plus uniquement du point de vue du microcosme-homme, nous verrons que le Saint Okidanock Omnipénétrant, Omniscient, reste inséré dans les mondes, mais pas emprisonné dans les mondes.

Durant la manifestation, le Saint Okinadock dégage de lui-même les Trois Forces pour la Création. Sans ces Trois Forces (Positive, Négative, Neutre) toute création serait réellement impossible.

Si nous observons attentivement les créatures de toute la nature, nous voyons que chez les animaux unicérébrés, c’est-à-dire à un seul cerveau, tels que les escargots, les insectes qui durent seulement un après-midi d’été, les mollusques, etc., s’exprime une seule force.

Chez les bicérébrés ou animaux d’ordre supérieur, comme les oiseaux, comme les quadrupèdes, etc., se manifestent deux forces. Mais, c’est seulement chez « l’animal intellectuel » appelé à tort « Homme » que s’expriment les trois forces.

C’est pourquoi seul « l’animal intellectuel » peut arriver à CRISTALLISER, à l’intérieur de lui-même, les Trois Forces Primaires de la Nature. Et c’est cela, précisément cela, mes chers frères, que veut le Sacré Absolu Solaire. Notre devoir est de lutter pour obtenir en nous-mêmes la cristallisation de ces Trois Forces Primaires de la Nature. Quand quelqu’un réussit à cristalliser en lui-même les Trois Forces Primaires, nul doute qu’il n’atteigne l’ÉTAT LOGOÏQUE. Il parvient au but, il gagne le droit de retourner au Soleil Sacré Absolu. C’est cela, précisément cela, que veut le Soleil Sacré Absolu : réaliser en nous, dans le psychophysiologique, dans le psychosomatique, etc., la cristallisation des Trois Forces Primaires de la Nature.

C’est ainsi seulement que nous parvenons à nous convertir en ce qui s’appelle « l’ADAM CÉLESTE », « l’ADAM KADMON » dont parlent les Kabbalistes.

Réfléchissons : nous sommes donc appelés à cristalliser les Trois Forces de la Nature à l’intérieur de nous-mêmes, ici et maintenant.

Qu’est-ce qu’un Maître Kout-Houmi ? C’est un Homme qui a cristallisé les Trois Forces Primaires à l’intérieur de lui-même. Qu’est-ce qu’un Morya ? C’est un Homme qui a cristallisé ces Trois Forces à l’intérieur de lui-même. Qu’est-ce qu’un Jésus de Nazareth ? C’est un Homme qui est parvenu à cristalliser ces Trois Forces en lui-même. Qu’est-ce qu’un Sanat Kumara ? C’est quelqu’un qui est parvenu à cristalliser en lui-même les Trois Forces Primaires de la Nature et du Cosmos.

Il ne s’agit pas simplement, mes chers frères, de LES INCARNER. Si nous remplissons un verre d’eau, celle-ci peut se perdre si le verre se renverse ou se casse. Autre chose est de cristalliser cette eau à l’intérieur du verre ; ainsi elle reste fixe, ferme.

Il en va de même, mes chers frères, avec le Logos ; si nous ne faisions que l’incarner, celui-ci se retrouverait comme un habitant, rien de plus (quelque chose comme l’eau dans le verre ; elle peut s’échapper), il ne serait là, à l’intérieur de notre corps, que pour lui rendre visite. LE CRISTALLISER EST DIFFÉRENT, et c’est précisément ce dont nous avons besoin.

Mais allons plus loin, mes chers frères. Nous sommes réunis ici dans le but de savoir, nous voulons savoir, et il est évident que chacun de nous peut se convertir en un Logos. Il est évident que chacun de nous peut réussir à cristalliser les Trois Forces Primaires en lui-même, à l’intérieur de lui-même, ici et maintenant. L’important, c’est de connaître comment, le procédé, la méthode, le système qui n’échoue pas, qui soit exact, qui soit précis ; et heureusement, il existe.

Avant tout, nous devons commencer par ÉVEILLER LA KUNDALINI, le Serpent Igné de nos pouvoirs magiques, si nous voulons réellement parvenir à cristalliser les Trois Forces Primaires à l’intérieur de nous-mêmes, ici et maintenant.

Cette Kundalini-Shakti est aussi le Prana, la Vie. Comme nous le savons bien, elle se trouve enroulée trois fois et demi à l’intérieur du CHAKRA MULADHARA. Ce centre magnétique est situé exactement dans l’os coccygien. Dans l’Ésotérisme chrétien, il est connu sous le nom « d’Église d’Éphèse ». Il y a de nombreux procédés par lesquels on cherche à éveiller la Kundalini. Une fois, j’ai vu dans un film, quelque chose de très curieux qui se passe dans les Terres de l’Inde (c’était barbare). On y voyait un Yogi avec cet os coccygien à nu, à découvert. On lui avait donc ouvert cette partie avec un couteau, c’est-à-dire qu’on lui avait ôté la peau qui recouvre l’os, et ils avaient même ouvert jusqu’à la chair (le procédé était barbare) et un autre Yogi, avec un chiffon, un morceau de tissu, frottait intensément le coccyx de la victime ; l’objectif, bien sûr, éveiller la Kundalini.

Un système barbare, évidemment. La façon dont on remuait le chiffon (très semblable à la façon de procéder des cireurs de chaussures quand ils les font briller) infligeait de la douleur à ce moine. C’était […] ignorance, bien sûr, ignorance. Jamais le Serpent Igné de nos pouvoirs magiques ne s’éveille ainsi.

D’autres essaient de réveiller Devi Kundalini au moyen du Pranayama (on inhale par la fosse nasale droite, on retient l’air, on exhale par la gauche, et vice versa ; on contrôle le souffle avec l’index et le pouce). Je ne nie pas la valeur du Pranayama, il est grandiose pour vitaliser le corps physique ; mais il ne sert pas à éveiller Devi Kundalini, le Serpent Igné de nos pouvoirs magiques.

Cependant, quelques étincelles qui se détachent du coccyx, qui circulent par les Nadis ou Canaux Organiques, sautent et provoquent des moments d’illumination. Alors le Yogi croit qu’il a éveillé la Kundalini, mais non, la Kundalini continue à rester encore enroulée dans le Chakra Muladhara.

Quelques-uns supposent qu’un saint homme peut étendre la main sur le chela pour que s’éveille la Couleuvre Ignée, mais cette idée aussi est fausse. Le SERPENT MAGIQUE ne s’éveille, mes chers frères, qu’avec un seul procédé : le SAHAJA MAÏTHUNA. Je l’ai enseigné dans toutes mes oeuvres, je l’ai répété dans tous les cours, jusqu’à satiété.

Une fois parvenus à cette partie, on pourrait nous qualifier de « fanatiques du sexe ».

C’est que l’être humain cherche des excuses, des justifications pour ses faiblesses, des échappatoires, diverses formes d’auto-tromperies, etc.

Une fois, (je l’ai déjà raconté beaucoup de fois ici, mais je dois toujours répéter inlassablement), étant en état de Samadhi ou Satori, j’ai posé à Devi Kundalini la question suivante :

– Est-il possible que, dans le monde physique, il existe quelqu’un qui puisse s’auto-réaliser sans avoir besoin de la Magie Sexuelle ? La réponse fut terrible :

– Impossible, mon fils, ce n’est pas possible !

Je suis resté songeur. Quand on pense à tant de trompés sincères qui abondent dans le monde et qui croient qu’au moyen du CÉLIBAT ils peuvent obtenir l’Auto-réalisation Intime de l’Être, on ne peut moins faire que ressentir une véritable compassion pour l’humanité.

Ceux qui pensent ainsi, ceux qui défendent le célibat, au fond « non seulement ils ignorent, mais en plus, ils ignorent qu’ils ignorent » ; « non seulement ils ne savent pas, mais en plus, ils ne savent pas qu’ils ne savent pas ». Si ceux-ci avaient complètement ouvert leur Sens Spatial, ils pourraient vérifier directement par eux-mêmes la crue réalité de « l’animal intellectuel ». Alors, ils se rendraient compte précisément qu’ils NE POSSÈDENT PAS réellement ces CORPS SUPRASENSIBLES dont parlent les pseudo-ésotéristes et les pseudo-occultistes.

Lorsque quelqu’un qui a réellement développé les chakras étudie minutieusement les gens, il peut parfaitement se rendre compte que toutes les personnes possèdent uniquement un seul corps : le physique et rien de plus.

L’ASSISE VITALE, le Lingam Sharira des Hindous, la Mumie de Paracelse, alors qu’est-ce que c’est ? Ce n’est réellement rien de plus que la section tétradimensionnelle du corps physique même.

Et au delà de ce corps physique avec son assise vitale, qu’est-ce que les gens possèdent réellement ? L’EGO. Oui, ils possèdent quelque chose de plus : l’EGO, le Moi, le moi-même, le soi-même. Cet EGO PEUT ÊTRE CONFONDU AVEC LE CORPS ASTRAL et beaucoup de pseudo-ésotéristes et de pseudo-occultistes l’ont confondu. Non seulement, ils l’ont confondu par le passé, mais ils continuent encore à le confondre.

L’EGO est une somme de VALEURS NÉGATIVES, un bouquet, dirions-nous, de passions, de haines, de jalousies, de méfiances, de fornications, etc. Cet Ego n’est pas le Corps Astral.

Il est nécessaire d’arriver à mettre en évidence cette réalité, mais ce n’est possible qu’au moyen de l’ÉVEIL DES CHAKRAS. Il est très important d’arriver à mettre en évidence cette crue réalité de « l’animal intellectuel ». Seul celui qui éveille sa Conscience peut vérifier cela.

L’inconscient, l’endormi, ne pourra jamais vérifier cette vérité.

Les différentes écoles de pensées pseudo-ésotéristes et pseudo-occultistes nous disent que « l’homme a un CORPS MENTAL ». J’accepte cela pour l’Homme, mais je ne peux l’accepter pour « l’animal intellectuel » appelé à tort « homme ».

Je répète, le bipède tricérébré ou l’homoncule rationnel, pour être plus clair, n’a pas de Corps Mental, n’a pas de Mental ; il a des MENTALS, ce qui est différent. Je m’explique ; si l’Ego est une somme d’agrégats psychiques ou d’entités pernicieuses qui personnifient nos erreurs, il est évident que chacun d’entre eux possède son propre mental.

Pour parler en des termes différents, je dirai : l’Ego est une somme de Mois. Il n’y a pas un Moi mais PLUSIEURS MOIS à l’intérieur de chaque individu (cela, il y en a peu qui parviennent à le comprendre, quelques-uns ; et cependant, nous devons tous le comprendre).

Le Moi de la colère, le Moi de la haine, le Moi de la fornication, le Moi de l’envie, le Moi de la violence, etc., (ce sont des différents Mois) ; à première vue, on ne les voit pas, mais avec le sens spatial, par contre, on les voit. Celui qui possède le sens spatial peut vérifier ce que je suis en train de dire.

Cet ensemble de Mois est très varié et il constitue l’Ego. Que chacun de ces Mois possède son propre mental, c’est vrai […] Quand nous sommes remplis de haine, nous voyons tout en noir. Quand nous sommes remplis d’envie, nous voyons tout en vert ; le triomphe des autres nous déplait, etc. Quand nous avons des projets en tête, il semble que nous sommes « des génies » (nous nous sentons ainsi). Et chaque Moi qui contrôle les centres capitaux de la machine organique se sent le maître, le seigneur, l’unique, le chef.

L’individu qui, aujourd’hui, jure un amour éternel à une femme est remplacé demain par un autre Moi qui n’a rien à voir avec ce serment. Le Moi qui, aujourd’hui, s’enthousiasme pour ce genre d’études, qui accourt dans ce centre, est remplacé, demain, par un autre Moi qui n’a rien à voir avec ces études. Et alors nous voyons que l’individu se retire, il ne revient pas.

Ainsi donc, nous sommes des machines conduites par beaucoup d’entités perverses ; nous ne sommes pas des individus ; nous ne sommes pas encore individualisés ; nous nous trouvons dans un état lamentable, mais nous nous prenons pour des « Dieux ». Nous devons réfléchir profondément à cela.

Il se trouve également que si, aujourd’hui, le mental pense une chose, demain il est remplacé par le mental qui pense une autre chose. L’« animal intellectuel » ne possède pas de Corps Mental. Puisque nous nous trouvons dans ces conditions, nous devons réfléchir…

On nous a dit que « nous avons un CORPS CAUSAL » (c’est ce que disent les pseudo-ésotéristes, ce sur quoi insistent les pseudo-occultistes). Mais le Corps Causal est le Corps de la Volonté consciente. L’Homme qui possède une Volonté consciente n’est jamais victime des circonstances. Il peut les déterminer à volonté, mais n’est pas victime d’elles. Celui qui est victime des circonstances n’a pas de Corps de la Volonté consciente ; il ne le possède pas, parce que s’il le possédait, il ne serait pas victime des circonstances.

Cependant, les pseudo-occultistes croient que l’homme a ce Corps de la Volonté consciente et les faits démontrent le contraire, mais les faits sont les faits et devant les faits, nous devons nous incliner.

Ainsi donc, l’unique chose que nous avons à l’intérieur, c’est la « Bête », l’Ego Animal.

Il y a quelque chose de plus correct que nous avons, effectivement, je me réfère à l’ESSENCE, c’est ce que nous avons de plus noble en nous. Mais cette Essence se trouve embouteillée dans tout cet ensemble de Mois querelleurs et criards. Cette Essence évolue selon son propre conditionnement. Voilà l’état dans lequel nous nous trouvons, mes chers frères. Et la seule panacée que nous donnent les ignorants instruits du pseudo-occultisme et du pseudo-ésotérisme bon marché, c’est le célibat. Croyez-vous que ce célibat absurde pourrait nous convertir en Dieux ?

Ici, nous avons des communautés entières (je ne veux en nommer aucune) de religieux célibataires. Lequel d’entre eux s’est autoréalisé ?

[…] Dans l’homme ou dans l’« animal intellectuel » à tort appelé « Homme », bien que les Trois Forces puissent se manifester, seule la Première, la Sainte Affirmation, est active avec tout son pouvoir et dans toute sa plénitude. Dans « l’animal intellectuel » appelé « femme » est active la Seconde Force, la Sainte Négation.

Si on veut faire une création, il est évidemment nécessaire d’ACTIVER LES TROIS FORCES. Voilà le mystère de la création. Quand la Sainte Affirmation et la Sainte Négation sont conciliées par la troisième force, quand elles s’unissent au moyen d’une troisième force, quand les trois fusionnent, il en résulte une création, un enfant ou un monstre ou quoi que ce soit, mais quelque chose, quelque chose a été créé.

Si on veut créer le Corps Astral (dont parla Philippe Théophraste Bombaste de Hohenheim), l’Eïdolon, le Véhicule Sidéral, on doit évidemment utiliser les Trois Forces Primaires de la Nature. Alors, homme et femme, unis dans la FORGE DES CYCLOPES, peuvent créer le Corps Astral.

Ce qui est important, c’est comme nous le savons déjà, de NE PAS EXTRAIRE de l’organisme LE SPERME SACRÉ, mais plutôt de le produire pour le transmuter et le convertir en énergie. Quand il est sagement transmuté, il en résulte la cristallisation du Corps Astral dans notre propre organisme.

Bien plus tard, nous devrons créer le Corps Mental. C’est grâce à l’Amour, grâce à l’union sexuelle (homme-femme) que nous pourrons créer ce merveilleux instrument. Et, enfin, le Corps de la Volonté consciente.

Nous avons déjà parlé clairement de ce qu’est l’Hydrogène Si-12. Nous avons dit que lorsque nous ne gaspillons pas le sperme, que nous ne l’extrayons pas de l’organisme, l’hydrogène qu’il contient finit par se cristalliser sous la forme du Corps Astral.

Nous avons dit aussi que cet hydrogène, comme il n’est pas éliminé, se transforme en le Mental et, à la fin, en le Causal.

Nous avons besoin de l’union sexuelle pour parvenir à créer complètement les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être. Voilà précisément ce que ne savent pas les ignorants instruits. Seul celui qui a créé ses Corps Existentiels Supérieurs peut véritablement INCARNER en lui-même son ÂME HUMAINE et se convertir en homme avec une âme, en HOMME VÉRITABLE. Et seuls les hommes authentiques peuvent aspirer à l’Auto-réalisation. Avant cela, avant ce désir, nous devons nous convertir en Hommes.

Ainsi donc, mes frères, la Kundalini ne s’éveille qu’au moyen du contact sexuel, et les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être ne peuvent être créés qu’au moyen du Sahaja Maïthuna, dans la Forge des Cyclopes.

L’« animal intellectuel » n’est pas un Homme, mais il croit l’être. Il possède à l’intérieur de lui la SEMENCE qui, une fois développée, le transforme en Homme. Il faut opérer une révolution de cette semence même pour nous convertir en Hommes.

Le célibat est donc le contraire, parce qu’au moyen du célibat personne ne peut créer les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être. La seule force masculine ne peut pas créer les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être. La seule force féminine ne peut pas créer ces Véhicules Suprasensibles. IL FAUT L’UNION de la force masculine et de la force féminine grâce à la conciliation de la troisième force.

LES TROIS FORCES, par contre, peuvent générer de nouvelles créations. Voilà ce que beaucoup d’ignorants instruits ne comprennent pas.

Le Sahaja Maïthuna possède plusieurs aspects transcendants et transcendantaux. Dans le Sahaja Maïthuna, il y a « SOLVE ET COAGULA » c’est-à-dire « Dissoudre et Coaguler » ; dissoudre l’Ego, oui, le Moi, le moi-même, et coaguler l’Hydrogène Sexuel Si-12 sous forme de Corps Existentiels Supérieurs de l’Être. Voilà le chemin pour nous transformer en Hommes authentiques, légitimes et véritables.

Une fois transformés en Hommes (dans le sens le plus complet du terme), on aspire à la Suprême Christification. Grâce au Sahaja Maïthuna, nous créons les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être et, en utilisant la LANCE DE LONGIN ou Lance d’Achille, dans ces instants, nous pouvons aussi désintégrer le Moi, le moi-même, le soi-même.

Certains êtres humains veulent fuir, s’en aller dans les montagnes, devenir végétariens, etc.

Ils croient qu’ainsi ils peuvent se réaliser. Réellement, je vous dis ceci : il nous est nécessaire de vivre en société, dans le monde, parce que c’est dans la vie en commun que nous pouvons nous AUTO-DÉCOUVRIR. Les défauts que nous portons en nous et qui sont cachés affleurent et, si nous sommes alertes et vigilants, alors nous les voyons. Un défaut découvert doit être soumis à l’analyse et à la méditation, et, une fois compris, alors nous procédons à son élimination.

Ainsi donc, il est nécessaire de COMPRENDRE et d’ÉLIMINER. Nous pouvons comprendre que nous avons le défaut de l’envie mais continuer avec lui. Il est nécessaire de l’éliminer, et c’est possible de l’éliminer seulement dans la Forge des Cyclopes, c’est-à-dire dans le Maïthuna. Nous prions alors la Mère Kundalini d’éliminer telle ou telle erreur, et c’est ce qu’elle fera, et nous serons libérés de l’erreur. Mais, auparavant, il est indispensable de l’avoir compris intégralement dans chacun des 49 niveaux du subconscient.

Dans la vie en commun, donc, nous parvenons à préparer le chemin pour la cristallisation de la seconde force. Dans la vie en commun, nous préparons le chemin en cristallisant la troisième force, celle de l’Esprit Saint, celle de la Sainte Conciliation. Nous la cristallisons au moyen du travail dans la Forge des Cyclopes.

Dans la vie en commun, nous découvrons nos erreurs, et telle erreur découverte et éliminée est remplacée par une vertu, par une qualité. Alors, dans la vie en commun, dans nos relations avec l’humanité, nous accumulons, à l’intérieur de chacun de nous, les valeurs indispensables à la cristallisation de la seconde force. Et si nous apprenons à obéir au Père « sur la Terre comme au Ciel », nous préparons le chemin authentique pour la cristallisation de la première force.

La vie en commun est donc indispensable pour la cristallisation des trois forces. Cependant, ceux qui ont déjà dissous l’Ego, ceux qui ont déjà créé les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être, ceux qui ne possèdent plus, dans leur système intérieur ou à l’intérieur de leur microcosme intime, d’éléments subjectifs infrahumains peuvent s’offrir le luxe de CHERCHER LA SOLITUDE, parce que c’est dans la solitude que les pouvoirs de l’adepte se fortifient. Cependant, il est absurde de rechercher la solitude quand nous n’avons pas encore dissous l’Ego.

En ce moment, il me vient en mémoire quelque chose à propos de Gautama, le Bouddha Sakyamuni. Gautama, le Bouddha, se prononça contre l’abominable ORGANE KUNDARTIGATEUR. Vous savez bien que cet organe s’est développé dans l’ancienne humanité. Je me réfère à un certain feu luciférien ténébreux qui se précipite du coccyx jusqu’aux enfers atomiques de l’homme.

Dans le passé, l’animal intellectuel a eu l’abominable Organe Kundartigateur excessivement développé. Il est clair que, lorsque les Dieux éliminèrent cet organe, l’humanité toute entière resta avec les résultats de cet organe.

Les mauvaises conséquences de l’abominable Organe Kundartigateur sont indubitablement tous ces agrégats psychiques qui constituent l’Ego, le moi-même, le soi-même. Et le BOUDDHA Gautama, comprenant ceci, se prononça contre l’abominable Organe Kundartigateur. Toute SA DOCTRINE VA à L’ENCONTRE DE CET ORGANE des abominations, contre cette queue de satan que portent les ténébreux.

Sa doctrine fut merveilleuse. Il enseigna la dissolution de l’Ego et, en secret, la Magie Sexuelle, et il admonesta ses disciples, les invitant au sacrifice pour l’humanité. Après la désincarnation du Bouddha Gautama Sakyamuni, un groupe de ses disciples résolut de créer des monastères au Tibet Oriental. Ils émigrèrent depuis l’Inde et s’établirent dans l’Himalaya.

Chacun des aspirants émigra avec sa femme, il emmena sa femme. Ce conglomérat était un vrai peuple de mystiques, d’anachorètes.

Une fois que les édifices furent établis pour les groupes de ces ermites qui aspiraient à la dissolution de l’Ego et qu’ils interprétèrent la doctrine de Gautama de façon un peu négative, les femmes commencèrent à protester. Elles furent horrifiées quand elles virent ces espèces de cellules dans lesquelles les anachorètes allaient s’enfermer.

La moitié de l’édifice possédait de telles cellules, l’autre moitié était adaptée aux services généraux… Mais, en observant ces étranges cellules où chaque anachorète allait s’enfermer, il y avait quelque chose qui inspirait de la frayeur ; il s’agissait de petites pièces où il y avait à peine une petite ouverture par où les serviteurs du temple mettaient des aliments pour le pénitent, c’est-à-dire que ces moines se retrouvaient pratiquement emmurés…

Quelque chose de très similaire à ce qui survint à l’époque coloniale où tant et tant furent emmurés, placés entre quatre murs, sans jamais pouvoir sortir de là.

Indubitablement, beaucoup de femmes protestèrent et il y eut une division entre les groupes ; les uns, obéissant à leurs femmes, se retirèrent ; les autres, fidèles à leur objectif, se mirent plus à l’écart, ils émigrèrent un peu plus loin et établirent leurs monastères. Pratiquement deux sortes de MONASTÈRES s’établirent : les uns qui pourraient être appelés « ORTHODOXES », et les autres un peu plus LIBÉRAUX.

Les Orthodoxes devinrent insupportables. Chaque moine pénétrait dans un cloître, dans une de ces cellules ; c’était un homme condamné à la peine de mort. Dans une embrasure, on lui mettait les aliments qui consistaient en du pain et de l’eau, sans rien de plus jusqu’à la mort.

Celui qui passait les aliments, qui s’occupait des ermites, aspirait naturellement à occuper leur place dans quelque cloître, dans un de ces recoins. Quand un ermite mourait, on le sortait de là, on lui donnait une sépulture ou on procédait à la crémation de son corps et celui qui lui apportait les aliments, heureux, venait le remplacer. C’était donc quelque chose d’abominable. L’objectif était de dissoudre l’Ego, mais de quelle manière !

Nous autres, mes chers frères, nous n’accepterons jamais une telle vie monacale, terrible, absurde. Ce n’est pas le chemin. Et le plus grave, c’est que ces gens cloîtrés abandonnaient leurs épouses. Ils aspiraient à mourir en eux-mêmes pour s’absorber dans le Nirvana.

Il est évident qu’il s’agissait d’une TRÈS MAUVAISE INTERPRÉTATION DE LA DOCTRINE DU BOUDDHA GAUTAMA.

Pourquoi fuir la femme ? Pourquoi la considérer comme quelqu’un de coupable alors que c’est grâce à elle qu’on peut atteindre l’Auto-réalisation ?

Pourquoi fuir la société ? […] nous avons de nous-mêmes. En fuyant la société, nous fuyons seulement de nous-mêmes et ceci est absurde. Parce que c’est dans nos relations avec l’humanité, en contact avec tout le monde, que nous arrivons à découvrir les défauts que nous portons en nous.

Et c’est en relation avec le sexe opposé que nous pouvons créer les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être. Alors, pourquoi fuir ?

Beaucoup de moines ermites du Moyen Âge suivirent des coutumes semblables. Aujourd’hui, nous sommes en plein XXème siècle ; l’Ère du Verseau est en train de débuter ; on n’a pas renoncé à l’ascétisme, non ; L’ASCÈSE DE CE NOUVEL ÂGE est différente.

Si l’ascétisme du passé fuyait le sexe, celui du Verseau CHERCHE LE SEXE parce qu’il considère que dans le sexe se trouve ce pouvoir merveilleux qui peut nous transformer radicalement. Notre ascèse, donc, ne fuit pas le sexe, elle cherche le sexe.

La solitude est uniquement pour ceux qui sont déjà parvenus à l’élimination de l’Ego et à la cristallisation même de la Troisième Force. Mais ceux qui ne possèdent pas les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être, ceux qui n’en ont pas terminé avec le moi-même, avec le soi-même, que cherchent-ils dans la solitude ? Pourquoi aspirent-ils au chemin du célibat ?

Pourquoi souhaitent-ils vivre une vie absurde comme celle des moines fourvoyés de l’Himalaya et dont j’ai parlé.

Nous allons vers une Révolution de la Conscience, pour faire une transformation radicale. À l’intérieur de chacun de nous existent des POUVOIRS EXTRAORDINAIRES qui se trouvent endormis, latents ; nous devons les réveiller, les mettre en activité.

Et il n’est possible d’obtenir cela qu’en avivant le Feu et en dissolvant l’Ego. « Il faut aviver la flamme de l’Esprit avec la force de l’Amour ». Malheureusement, les gens ne comprennent pas ce que nous sommes en train de dire, parce qu’ils sont endormis. Nous plaidons pour l’ÉVEIL DE LA CONSCIENCE ; c’est ainsi seulement qu’il est possible de comprendre.

Mes chers Frères, nous devons être pratiques ; il n’est possible, je le répète, de vérifier ce que je suis en train de dire, que si nous nous éveillons ; ceux qui ont commencé le travail de l’éveil doivent apprendre d’urgence à SORTIR EN CORPS ASTRAL ; s’ils ne possèdent pas le Corps Astral, apprendre à SORTIR AVEC L’ESSENCE.

Nous disons « Corps Astral » de façon symbolique ou allégorique ou conventionnelle, parce que les gens n’en ont pas. Il y a des moments, dans la vie, où l’on peut s’échapper du corps physique à volonté pour voir, entendre, toucher et palper les grandes réalités dont je suis en train de parler.

Un de ces instants, mes chers frères, est celui qui existe entre la VEILLE et le SOMMEIL. À l’instant où nous sommes en train de somnoler (nous ne dormons pas, je le précise : nous somnolons) nous pouvons nous échapper du corps physique à volonté. Si, à ce moment-là, nous sommes alertes et vigilants, comme une vigie en temps de guerre, nous pourrons y arriver. L’important est de SURVEILLER LE SOMMEIL, nous convertir en espion de notre propre sommeil, et ensuite, quand commencent les premières rêveries, quand nous nous sentons être un esprit, fluide, quelque chose d’intangible, nous nous levons du lit.

Quand je parle ainsi, cela doit se traduire dans les faits. Il ne s’agit pas de penser qu’on va se lever, ni de penser que nous sommes en train de penser, etc. Ce qui est intéressant, c’est de le faire. Quand nous le ferons, se produira le dédoublement de la personnalité. Si, à ce moment-là, une fois debout […] dans la chambre, nous regardons pour voir ce qui est resté, nous verrons, avec étonnement, que notre corps physique est resté là.

Et ainsi, hors du corps, nous pouvons nous éloigner de la chambre, sortir dans la rue, flotter dans l’atmosphère, nous informer, enquêter, connaître les mystères de la vie et de la mort. Quand nous dormons, nous nous échappons tous du corps physique…

À l’instant précis du réveil, à ce moment-là, si nous gardons les yeux fermés, nous devons nous imaginer au dernier endroit où nous nous trouvions lorsque nous étions en train de rêver. Supposons que nous étions en train de rêver de la place centrale de Mexico et que nous nous réveillons. Que ferons-nous ?

1. Nous ne bougeons pas dans le lit.

2. Nous imaginons vivement la place centrale et, avec l’imagination, nous essayons de continuer le rêve là où il allait. Les yeux fermés, nous rendormir, revivre intentionnellement avec l’imagination le rêve là où il allait et le continuer. Fermer les yeux et essayer de continuer le rêve intensément, tel qu’il se déroulait. Si nous étions en train de converser avec quelqu’un, continuer la conversation avec cette même personne à travers une rétrospection, en même temps que nous allons nous endormir de nouveau. Le résultat sera que le dédoublement se produira. Nous nous verrons de nouveau dans ce rêve, mais d’une façon différente, consciente.

Il faut donc apprendre à sortir volontairement en Corps Astral pour voir, entendre, palper les grandes réalités de la vie et de la mort.

Il y a quelques temps, j’ai rencontré dans les Mondes Suprasensibles un individu qui, de son vivant, avait étudié la Gnose ; j’eus la grande douleur de pouvoir vérifier la crue réalité que cet homme dormait. Je me rendis parfaitement compte qu’il n’était pas parvenu, de son vivant, à fabriquer le Corps Astral. Je l’ai invité à réfléchir. Je lui ai dit : « Mon ami, tu es mort. Ton corps se trouve au cimetière ». Il ne le croyait pas. « Mon ami, fais un petit saut avec l’intention de flotter ». C’est ce qu’il fit, mais comme il voulait que…

(Nota : Un des textes écrits s’arrête ici. L’autre, qui n’a pas de lien avec le précédent est celui que nous avons transcrit à la suite).

Nous devons donc y penser et le faire. Le travail est dur, amer et difficile, mais pas impossible. Cela oui, il faut TRAVAILLER LA PIERRE, LA DURE ROCHE JUSQU’À CE QU’ELLE SOIT CISELÉE. Ceci est essentiel pour l’Auto-réalisation profonde.

Personne ne peut faire ce travail pour nous, personne ne peut nous remplacer. Il nous incombe, à chacun de nous, d’affronter la dure tâche de cristalliser les Trois Forces à l’intérieur de nous-mêmes, ici et maintenant. Je m’arrête ici pour le moment, mes chers frères.