Identité, Valeurs et Image

Samaël Aun Weor

Mes chers frères, mes amis, compagnons d’études, d’inquiétudes : nous allons parler un peu.

Il est certain qu’à travers ces exposés, nous nous proposons, nous tous, de chercher une solution à beaucoup d’inquiétudes intimes.

Je ne prétends pas en savoir plus que vous, ni ne crois que vous prétendiez en savoir plus que mon insignifiante personne.

Nous voulons seulement être réunis pour partager nos inquiétudes et c’est tout. C’est la sincérité qui nous anime.

Nous avons besoin de BIEN-ÊTRE INTÉGRAL. Nous souffrons tous, la vie nous est amère, nous voulons changer.

En tout cas, je pense, et vous serez en accord avec moi, que le Bien-Être Intégral est le résultat de l’AUTO-RESPECT. Ceci pourrait paraître assez étrange à un économiste, à un philosophe, etc. Qu’est-ce que l’auto-respect vient faire, par exemple, dans la question économique, dans les problèmes liés au travail, dans la force du travail, ou dans le capital, etc. ?

Je vais vous dire la chose suivante : c’est le Niveau d’Être qui attire notre propre vie.

Nous habitions dans une très belle maison dans la ville de Mexico. Derrière cette maison, il y avait un vaste terrain qui était vide. Un jour, un groupe de « parachutistes » (comme on les appelle) envahirent ce terrain. Très vite, ils construisirent leurs cabanes en carton et s’établirent là.

Incontestablement, ils se transformèrent en quelque chose de sale à l’intérieur de ce quartier si beau. Je ne veux pas les sous-estimer, mais réellement, si leurs cabanes en carton avaient été propres, je n’aurais rien eu à leur reprocher. Malheureusement, il y avait chez ces gens une saleté épouvantable.

J’observais attentivement, de la terrasse de la maison, la vie de ces personnes. Elles s’insultaient, se frappaient, s’enivraient, ne se respectaient pas elles-mêmes, pas plus qu’elles ne respectaient leurs semblables ; leur vie était effrayante, remplie de misère et d’horreurs.

Si, auparavant, on ne voyait pas là-bas les patrouilles de police, après, elles étaient toujours en train de visiter le quartier ; si, avant, ce quartier était pacifique, après, il devint un enfer.

Je pus ainsi constater que le Niveau d’Être attire notre propre vie. C’est évident !

Supposons que l’un de ces habitants décide, du jour au lendemain, de se respecter lui-même et de respecter les autres. Évidemment, il changerait !

Qu’entend-on par « se respecter soi-même » ? Arrêter la délinquance, ne pas voler, ne pas forniquer, ne pas commettre d’adultère, ne pas envier le bien-être du prochain ; être humble, simple ; abandonner la paresse, se transformer en une personne active, propre, décente, etc.

En se respectant lui-même, un citoyen change de NIVEAU D’ÊTRE, c’est logique ! Et en changeant de Niveau d’Être, il attire incontestablement de nouvelles circonstances, et il entre donc en relation avec des personnes plus décentes, avec des personnes différentes et il est possible, qu’en raison de ces nouvelles relations un changement économique et social survienne dans son existence.

Ainsi s’accomplirait ce que je suis en train de dire : l’auto-respect intégral provoque le bien-être social et économique.

Mais, si on ne sait pas se respecter soi-même, on ne respecte pas non plus ses semblables et on se condamne soi-même à une vie infortunée et malheureuse.

Le début du Bien-Être Intégral se trouve dans l’auto-respect. N’oubliez pas que « l’extérieur n’est que le reflet de l’intérieur ». C’est bien ce qu’a dit M. Emmanuel Kant, le philosophe de Königsberg. Si nous étudions attentivement « La Critique de la Raison Pure », nous découvrirons assurément que « l’extérieur est l’intérieur » (paroles textuelles de M. Emmanuel Kant).

L’image de l’extérieur de l’homme et les circonstances qui l’entourent sont le résultat de l’AUTO-IMAGE.

Nous avons tous une auto-image. Ce mot « auto-image » (composé) est profondément significatif.

Il me revient précisément en mémoire, à cet instant, cette photographie de Fernando. On prend une photo de notre ami Fernando, et, chose curieuse, il sort sur la photo deux Fernando : l’un très calme, bien droit, avec le visage de face ; l’autre, on le voit qui marche face à lui, avec un visage différent, etc. Comment est-il possible que sur une photo sortent deux Fernando ? Je crois que cette photo vaut la peine d’être reproduite, car cela peut-être utile de la montrer à toutes les personnes qui font ces études.

Évidemment, je pense que l’autre Fernando est l’auto-réflexion du Fernando d’origine. C’est évident. Parce qu’il est écrit que « l’Image extérieure de l’homme et les circonstances qui l’entourent, sont le résultat de l’auto-image ». Il est écrit aussi que « l’extérieur n’est que le reflet de l’intérieur ». Et les personnes et les choses avec lesquelles nous nous retrouvons dans la vie, sont l’auto-réflexion de nous-mêmes, puisque « l’extérieur est l’intérieur », comme l’a dit M. Emmanuel Kant, le philosophe de Königsberg.

Aussi, si nous ne nous respectons pas, si l’image intérieure de nous-mêmes est très pauvre, si nous sommes remplis de défauts psychologiques, de plaies morales, incontestablement, il va se produire des événements désagréables dans le monde extérieur, des difficultés économiques et sociales, etc.

Mais, n’oublions pas que l’image extérieure de l’homme et les circonstances qui l’entourent sont le résultat de l’auto-image.

Nous avons une auto-image. À l’extérieur, il y a l’image psychologique qui peut être photographiée, mais, à l’intérieur, nous avons une autre image : l’auto-image. Pour être plus précis, nous dirons : qu’à l’extérieur nous avons une image physique, sensible et qu’à l’intérieur, nous avons une image de type psychologique, hypersensible.

Si, à l’extérieur, nous avons une image pauvre, misérable, et si cette image est accompagnée de circonstances désagréables : une situation économique difficile, des problèmes de toutes sortes, des conflits que ce soit à la maison, dans la rue, ou au travail, etc., cela est dû simplement au fait que notre auto-image de type psychologique est pauvre, défectueuse, horripilante. Dans notre entourage, nous réfléchissons notre misère, notre nullité, ce que nous sommes…

Si nous voulons changer, il nous faut un changement total : IMAGE, VALEURS et IDENTITÉ doivent changer radicalement.

J’ai dit dans une des conférences, ici, que chacun de nous est un point mathématique dans l’espace, qui consent à servir de véhicule à des sommes déterminées de Valeurs. Certains servent de véhicules à des « valeurs géniales » et d’autres peuvent servir de véhicules à des « valeurs médiocres », chacun est ce qu’il est !

La majorité des êtres humains sert de véhicules aux valeurs de l’Ego, du Moi, du moi-même, du soi-même. Ces Valeurs peuvent être positives ou négatives.

Ainsi, Identité, Valeurs et Image sont un tout unique.

Je dis que nous devons passer par une Transformation Radicale. J’affirme, avec insistance, qu’Identité, Valeurs et Image doivent être changées totalement. Nous avons besoin d’une nouvelle Identité, de nouvelles Valeurs, d’une nouvelle Image (c’est la Révolution Psychologique, la Révolution Intime).

Il est absurde de continuer à évoluer dans le cercle vicieux où nous sommes actuellement ; il nous faut changer totalement.

Donc, n’oubliez pas que l’auto-image d’un homme est à l’origine de son image extérieure. En disant auto-image, je me réfère à cette image psychologique que nous avons.

Quelle est notre image psychologique ? Celle du coléreux, celle de la convoitise, celle du luxurieux, celle de l’envieux, celle de l’orgueilleux, celle du paresseux, celle du glouton, laquelle ? Quelle que soit l’image que nous avons de nous-mêmes, ou en d’autres termes, l’auto-image, elle sera naturellement à l’origine de l’image extérieure.

L’image extérieure, tout en étant très bien habillée, pourrait être pauvre.

Est-elle belle, par hasard, l’image d’un orgueilleux, de quelqu’un qui est devenu insupportable, qui n’a pas un brin d’humilité ?

Est-elle très agréable, par hasard, l’image d’un luxurieux ? Comment agit un luxurieux ? Comment vit-il ? À quoi ressemble-t-il à l’intérieur de sa chambre à coucher ? Quel est son comportement dans sa vie intime avec le sexe opposé ? Peut-être, est-il dégénéré ?

Quelle est l’image externe d’un envieux, de quelqu’un qui souffre du bien-être d’autrui, et qui, en cachette, fait du mal aux autres, par envie ?

Quelle image horrible nous offre un paresseux ! Il ne veut pas travailler, il est sale, abominable…

Et que dire du glouton ?

Ainsi donc, l’image extérieure est vraiment le résultat de l’image intérieure ; c’est évident !

Si un homme apprend à se respecter lui-même sa vie change, non seulement au niveau de l’éthique ou de la psychologie, mais aussi au niveau social et économique, et même au niveau politique. Mais, il faut qu’il change !

C’est pourquoi j’insiste, mes très chers amis, sur le fait qu’Identité, Image et Valeurs doivent changer.

L’identité actuelle, les valeurs actuelles, l’image que nous avons actuellement de nous-mêmes sont misérables. C’est pour cette raison que la vie sociale est remplie de conflits et de problèmes économiques. De nos jours, personne n’est heureux, personne n’est content.

Mais, l’Image, les Valeurs, l’Identité que nous avons pourraient-elles changer ? Pourrions nous prendre une nouvelle identité, de nouvelles valeurs, une nouvelle image ? J’affirme clairement que oui, c’est possible.

Incontestablement, il nous faut désintégrer l’Ego.

Nous avons tous un Moi. Quand nous frappons à une porte, on nous demande :

– « Qui est là ? »… et nous répondons :

– « Moi ! »

Mais, qui est ce Moi, qui est ce « moi-même », qui est ce « soi-même » ? En réalité et en vérité, l’Ego est une somme de valeurs positives et négatives.

Nous pourrions désintégrer l’Ego, en finir avec toutes les valeurs positives et négatives que nous avons, et alors, nous pourrions servir de véhicules à de nouvelles valeurs : aux Valeurs de l’Être. Mais dans ce cas, il nous faut une didactique si nous voulons vraiment éliminer les valeurs que nous avons actuellement et ainsi provoquer un changement.

Avant tout, il est nécessaire, en réalité et en vérité, de faire appel à la psychanalyse intime. Quand on fait appel à la psychanalyse intime, pour connaître ses défauts de type psychologique, survient une grande difficulté. Je veux me référer, de manière emphatique, à la force du CONTRE-TRANSFERT. On peut faire une auto-investigation, on peut faire une introspection, mais quand on essaie de le faire, survient toujours la difficulté du contre-transfert.

Nous essayons de TRANSFÉRER notre attention vers l’intérieur, dans le but de nous auto-explorer pour nous auto-connaître et éliminer les valeurs négatives qui nous nuisent psychologiquement, au niveau social, économique, politique et jusqu’au niveau Spirituel.

Malheureusement, je le répète, quand on essaie de faire une introspection pour s’auto-explorer et se connaître soi-même survient immédiatement le Contre-transfert qui est une force rendant l’introversion difficile.

Si le Contre-transfert n’existait pas, l’introspection serait plus facile. Malheureusement, le Contre-transfert rend vraiment difficile l’introspection et nous avons besoin de la psychanalyse intime, nous avons besoin de l’auto-investigation intime pour nous auto-connaître réellement.

Rappelons-nous cette phrase de Thalès de Milet : « NOSCE TE IPSUM » « Homme, connais-toi toi-même » (et tu connaîtras l’Univers et les Dieux). Quand on se connaît soi-même, on peut changer. Tant qu’on ne se connaît pas soi-même, tout changement s’avère inutile. Mais avant tout, mes très chers amis, on a besoin de l’auto-analyse.

Comment vaincre la force du Contre-transfert, qui rend difficile la psychanalyse intime ou l’auto-analyse ? Ce n’est possible, en réalité et en vérité, qu’à travers l’ANALYSE TRANSACTIONNELLE et l’ANALYSE STRUCTURELLE.

Quand on fait appel à l’Analyse Structurelle, on connaît ces structures psychologiques qui rendent difficile, voire impossible, l’introspection intime. En connaissant ces structures, nous les comprenons, et en les comprenant, nous pouvons alors vaincre l’obstacle.

Mais, il nous faut quelque chose de plus : nous avons besoin aussi de l’Analyse Transactionnelle. Il existe des transactions bancaires, commerciales, etc. Il existe aussi les transactions psychologiques. Les différents éléments psychiques que nous portons en nous, sont soumis aux transactions, aux échanges, aux luttes, aux changements de position, etc. Ce ne sont pas des choses immobiles, elles sont toujours en mouvement.

Quand on connaît, grâce à l’Analyse Transactionnelle, les divers processus psychologiques intimes et quand, en plus de cela, on connaît aussi les différentes structures, alors, la difficulté de l’introversion psychologique s’arrête et ensuite, l’auto-exploration du Moi-même, du Soi-même se réalise avec un grand succès.

Celui qui parvient à une complète auto-exploration de tel ou tel défaut, que ce soit pour connaître la colère, la convoitise, la luxure, l’envie, l’orgueil, la paresse, ou la gourmandise, etc., peut réaliser des progrès psychologiques formidables.

Il faut en premier lieu, commencer par séparer le défaut que nous voulons éliminer de nous-même, et ensuite, le dissoudre.

Un défaut désintégré libère un certain pourcentage d’Essence Animique ; à mesure que nous allons désintégrer chacune de nos fausses valeurs, c’est-à-dire nos défauts, l’Essence Animique embouteillée parmi eux sera libérée.

Et pour finir, l’Essence psychologique totalement libérée nous transformera totalement. C’est à cet instant précis que les Valeurs éternelles de l’Être s’exprimeront à travers nous.

Incontestablement, ce serait merveilleux, non seulement pour nous-mêmes, mais aussi pour l’humanité.

Quand quelqu’un est parvenu à désintégrer, ou à dissoudre complètement ses valeurs négatives, incontestablement, il se respecte lui-même et, en se respectant lui-même, il respecte les autres ; il se transforme, pour ainsi dire, en une source de bonté pour tout le monde ; il se convertit en une créature parfaite, consciente, merveilleuse.

Cette auto-image mystique, dirons-nous, d’un Homme éveillé donnera naissance, par suite ou corollaire, à l’image parfaite d’un noble citoyen, à qui les circonstances seront bénéfiques, aussi, dans tous les sens ; il sera un maillon d’or de la grande Chaîne Universelle de la Vie ; il sera un exemple pour le monde entier, une source de joie pour beaucoup d’êtres ; un Illuminé au sens le plus transcendantal du terme ; quelqu’un qui jouira d’une extase continue et délicieuse.

N’oubliez pas, mes chers amis, qu’en matière de dynamique mentale, nous avons besoin de savoir le « comment » et le « pourquoi » du fonctionnement mental.

Le mental est incontestablement un instrument que nous devons apprendre à utiliser consciemment. Mais, il serait absurde de supposer qu’un tel instrument soit efficace si, auparavant, nous ne connaissions pas le « comment » et le « pourquoi » du mental.

Quand on connaît le « comment » et le « pourquoi » du mental, quand on connaît ses différents fonctionnements, on peut le contrôler ; celui-ci devient un instrument utile, parfait, un merveilleux véhicule, grâce auquel nous pouvons oeuvrer en faveur de l’humanité. Il nous faut, en vérité, un système réaliste, si nous désirons, vraiment, connaître le potentiel du mental humain.

De nos jours, il y a une abondance de méthodes pour contrôler le mental. Il y en a qui pensent que certains exercices artificiels peuvent être magnifiques pour contrôler l’intelligence ; il y a des écoles où existent beaucoup de théories sur le mental et beaucoup de méthodes.

Mais, en réalité, en vérité, comment serait-il possible de faire quelque chose d’utile avec le mental ? Pensez-vous que si nous ne connaissons pas le « comment » et le « pourquoi » du mental, nous pourrons arriver à ce qu’il soit parfait ? Nous avons besoin de connaître les différents fonctionnements du mental si nous voulons qu’il soit parfait. Comment fonctionne-t-il ? Pourquoi fonctionne-t-il ? Ce « comment » et ce « pourquoi » sont définitifs.

Si nous lançons, par exemple, une pierre dans un lac, nous verrons des ondes se former. Celles-ci sont la réaction du lac, de l’eau contre la pierre. De façon similaire, si quelqu’un nous dit une parole ironique, cette parole arrive au mental et le mental réagit contre cette parole ; alors viennent les conflits.

Tout le monde est dans les problèmes, tout le monde vit dans les conflits. Moi, j’ai observé attentivement les tables de débats dans beaucoup d’organisations, d’écoles, etc. Les gens ne se respectent pas les uns les autres. Pourquoi ? Parce qu’ils ne se respectent pas eux-mêmes !

Observez un Sénat, une Chambre des Représentants, ou simplement le bureau d’une école. Si quelqu’un dit quelque chose, un tel se sent visé, alors il se fâche et dit quelque chose de pire ; les membres d’un Bureau de Direction se querellent entre eux, etc. Cela indique que le mental de chacun d’eux réagit aux impacts provenant du monde extérieur, cela s’avère très grave.

On doit vraiment faire appel à la psychanalyse introspective pour explorer son propre mental ; il est nécessaire de s’auto-connaître un peu plus dans l’intellectuel.

Pourquoi réagissons-nous aux paroles d’un semblable ? Dans ces conditions, nous sommes toujours victimes. Si quelqu’un veut que nous soyons contents, il lui suffit de nous donner quelques petites tapes sur l’épaule et de nous dire quelques paroles aimables. Si quelqu’un veut nous voir contrariés, il lui suffit de nous dire quelques paroles désagréables.

Alors, où est notre véritable liberté intellectuelle ? Quelle est-elle ? Si nous dépendons complètement des autres, nous sommes des esclaves.

En réalité, nos processus psychologiques dépendent exclusivement des autres personnes ; nous ne commandons pas nos propres processus psychologiques. C’est terrible ! Ce sont les autres qui nous commandent et qui commandent nos processus intimes !

Un ami arrive soudain et nous dit qu’il nous invite à une fête. Nous allons chez cet ami, il nous offre un verre, et comme cela nous fait de la peine de ne pas l’accepter, nous le prenons. Arrive un autre verre et nous le prenons aussi, puis un autre et « nous continuons » et à la fin nous finissons par être ivres. Notre ami a été le maître et le seigneur de nos processus psychologiques.

Croyez-vous qu’un mental comme celui-là puisse servir, par hasard, à quelque chose ? Si quelqu’un nous commande, si tout le monde a le droit de nous commander, où est alors notre liberté intellectuelle ? Quelle est-elle ?

Nous nous trouvons soudain devant une personne du sexe opposé, nous nous identifions beaucoup à cette personne et, à la longue, nous finissons par forniquer et commettre l’adultère ! Je veux dire que c’est cette personne du sexe opposé qui a eu le plus de pouvoir : elle a fait démarrer notre processus psychologique, l’a contrôlé, l’a soumis à sa volonté. Est-ce cela la liberté ?

En réalité et en vérité, l’animal intellectuel, erronément appelé « homme », a été éduqué à nier son authentique Identité, Valeurs et Image. Quelles sont la véritable Identité, Valeurs et Image de chacun de nous ? Serait-ce, par hasard, l’Ego ou la Personnalité ? Non. Au moyen de la psychanalyse introspective, nous pourrions passer au-delà de l’Ego et découvrir l’Être.

Incontestablement, l’Être en lui-même, est notre authentique Identité, Valeurs et Images. L’Être, en lui-même, est le C-H, le Cosmos-Homme ou l’Homme-Cosmos. C’est notre authentique Identité, Valeurs et Image.

Malheureusement, comme je vous l’ai déjà dit, l’animal intellectuel erronément appelé « homme », s’est auto-éduqué pour nier ses propres valeurs intimes ; il est tombé dans le matérialisme de cette époque dégénérée ; il s’est livré à tous les vices de la Terre ; il marche sur le chemin de l’erreur.

Accepter la culture négative, qui s’est instillée en nous subjectivement, en suivant le chemin de la moindre résistance, est une absurdité. Malheureusement, à notre époque, les gens prennent plaisir à suivre le chemin de la moindre résistance. Ils acceptent la fausse culture matérialiste de notre temps ; ils la laissent ou lui permettent de s’instiller dans leur psyché et c’est ainsi qu’ils arrivent à la négation des véritables Valeurs de l’Être.

Ce soir, mes chers amis je veux que vous réfléchissiez bien à ces choses !

Rappelez-vous que là-haut, dans l’espace infini, dans l’espace étoilé, toute action est le résultat d’une équation et d’une formule exacte. Aussi, par simple déduction logique, nous devons affirmer de manière emphatique, que notre image véritable (l’Homme-Cosmique, intime, qui est au-delà de l’Ego et des fausses valeurs) est parfaite. Chaque action de l’Être est, incontestablement, le résultat d’une équation et d’une formule exacte.

Il y a eu des cas où l’Être a réussi à s’exprimer à travers quelqu’un qui était parvenu à un changement d’Image, Valeurs et Identité et alors ce « untel » s’est converti, de ce fait, en Prophète, en Illuminé. Mais, il y a eu aussi des cas lamentables où celui qui avait servi de véhicule à son propre Être n’a pas vraiment compris les intentions du Divin.

Quand quelqu’un qui sert de véhicule à l’Être ne travaille pas de façon désintéressée en faveur de l’humanité, incontestablement, il n’a pas compris ce que sont l’équation et la formule exacte de toute action de l’Être.

Seul, celui qui renonce aux fruits de l’action, celui qui n’attend aucune récompense, celui qui est seulement animé par l’amour du travail en faveur de ses semblables, a compris, assurément, l’activité de l’Être.

Il nous faut passer, je le répète, par un changement total de nous-mêmes : Image, Valeurs, Identité doivent changer, et au lieu d’avoir la pauvre image de l’homme terrestre, nous devons avoir une image spirituelle, céleste, ici même, en chair et en os.

Au lieu de posséder les fausses valeurs de l’Ego, il doit y avoir dans notre coeur et dans notre mental les valeurs positives de l’Être.

Au lieu d’avoir, donc, une identité grossière, nous devons avoir une identité au service de l’Être.

Réfléchissons […] jusqu’à ce que nous nous convertissions en la vive expression de l’Être. « L’Être est l’Être et la raison d’être de l’Être est ce même Être ».

Faisons une nette distinction entre ce qu’est l’Expression et ce qu’est l’Auto-expression : l’Ego peut s’exprimer mais il n’aura jamais d’auto-expression. L’Ego s’exprime à travers la Personnalité et ses expressions sont subjectives : il dit ce que d’autres lui ont dit, il raconte ce que d’autres lui ont raconté, il explique ce que d’autres lui ont expliqué, mais il n’a pas l’auto-expression évidente de l’Être.

L’auto-expression objective, réelle de l’Être est ce qui compte. Quand l’Être s’exprime à travers nous, il le fait d’une manière parfaite.

Il faut désintégrer l’Ego, le Moi, le Moi-même, sur la base de psychanalyses intimes, pour que s’exprime, à travers nous, le Verbe, la Parole de l’Être.

J’arrête ici mes paroles pour ce soir.

Paix Invérentielle !