Catégorie: Sexe

Chasteté : «vertueux, pur des rapports sexuels illicites», du Vieux Français chaste «moralement pur», du Latin castus «pur, chaste».

Bien que l’usage moderne ait rendu le terme de Chasteté pratiquement dépourvu de sens pour la plupart des gens, son sens originel et son usage indiquent clairement la «pureté morale» sur la base de la «pureté sexuelle». L’usage contemporain implique «répression» ou «abstinence», ce qui n’a rien à voir avec la vraie Chasteté. La vraie Chasteté est un rejet de la sexualité impure. La vraie Chasteté est la sexualité pure, ou l’activité du sexe en harmonie avec notre vraie nature, comme expliqué dans la doctrine secrète. Correctement utilisé, le mot Chasteté fait référence à la fidélité sexuelle ou à l’honneur.

«L’énergie générative [énergie sexuelle] qui, lorsque nous sommes lâches, se dissipe et nous rend impurs, lorsque nous sommes continent nous revigore et nous inspire. La Chasteté est l’épanouissement de l’homme; et ce qu’on appelle Génie, Héroïsme, Sainteté et comme, ne sont que divers fruits qui lui succèdent.» — Henry David Thoreau, Walden

«Sur moi, la Chasteté, le plus beau cadeau du ciel, regarde avec un
œil favorisant; jamais que Cypris, la Déesse ne redoute, ne me donne le tempérament pour disputer,
ou la jalousie agitée, frappant mon âme d’un désir fou pour illégale
amour, mais peut-elle sanctifier la vie conjugale pacifique et habilement décider
que chacun de nous mariera.» – Médée par Euripides

«Soyez sobre, diligent et chaste ; évitez toute colère. En public ou en secret, n’autorisez aucun mal; et surtout, respectez-vous.» – Pythagoras

«L’homme qui, par Chasteté, se conserve pur, ne craint aucun jugement car il est uni au nom du Saint.» Le Zohar

La Chasteté dans le Christianisme

«Dans l’église Chrétienne du moyen âge, les évêques et les prêtres portaient toujours des gants lors de l’exercice de fonctions ecclésiastiques. Ils étaient en lin et étaient blancs; et Durandus, un ritualiste célèbre, dit que «par les gants blancs ont été dénotés la Chasteté et la pureté, parce que les mains ont été ainsi maintenues propres et exemptes de toute impureté.» – Le Symbolisme de la Franc-Maçonnerie d’Albert G. Mackey [1882]

Même Saint Thomas d’Aquin, le philosophe Catholique bien connu, a clairement déclaré que la chasté est une pureté sexuelle:

«Nous devons ensuite examiner la Chasteté : (1) La vertu même de la Chasteté : (2) La virginité, qui fait partie de la Chasteté : (3) La luxure, qui est le vice contraire.» – Summa Theologica

Les premiers Pères de l’Église considéraient la Chasteté comme ayant trois grades:

  • Virginité (ne pas avoir d’expérience sexuelle)
  • Continence (avoir le contrôle de l’activité sexuelle)
  • Mariage (avoir une activité sexuelle conformément à la règle divine)

En ce qui concerne la Chasteté en rapport avec la pureté, Saint Thomas d’Aquin a expliqué dans son Summa Theologica:

«Augustin dit (De Perseverantia xx): «Nous devons faire l’éloge de la pureté, afin que celui qui a des oreilles pour entendre puisse utiliser à rien d’autre qu’un usage licite les organes destinés à la procréation.» Or, l’utilisation de ces organes est la propre affaire de la Chasteté : la pureté appartient donc bien à la Chasteté.

Je réponds que, comme indiqué ci-dessus (OBJ [2]), «pudicitia» [pureté] tire son nom de «pudor», qui signifie honte. C’est pourquoi la pureté doit nécessairement concerner les choses dont l’homme a le plus honte. Or, les hommes ont le plus honte des actes vénériens, comme le fait remarquer Augustin (De Civ. Dei xiv, 18), à tel point que même l’acte conjugal, orné de l’honnêteté [* Cf. Q [145]] du mariage, n’est pas dépourvu de honte: c’est parce que le mouvement des organes de la génération n’est pas soumis à l’ordre de la raison, comme le sont les mouvements des autres membres extérieurs. Or l’homme a honte non seulement de cette union sexuelle, mais aussi de tous ses signes, comme le remarque le Philosophe (Rhet. II, 6). Par conséquent, la pureté considère correctement les choses vénériennes, et en particulier leurs signes, tels que regards impurs, baisers et touchers. Et comme ces derniers sont plus fréquents, la pureté concerne plutôt ces signes extérieurs, tandis que la Chasteté concerne plutôt l’union sexuelle. Par conséquent, la pureté est dirigée vers la Chasteté, non pas comme une vertu qui en est distincte, mais comme une circonstance de la Chasteté. Néanmoins, l’une est parfois utilisée pour désigner l’autre.»

En ce qui concerne la Chasteté, distincte de l’abstinence, Saint Thomas d’Aquin a affirmé dans sa Summa Theologica que «la Chasteté, qui concerne les plaisirs vénériens, est une vertu distincte de l’abstinence, qui concerne les plaisirs du palais».

La Chasteté dans l’Hindouisme

«Brahmacharya ou Chasteté sans tache est la meilleure de toutes les pénitences; un célibataire d’une telle Chasteté sans tache n’est pas un être humain, mais un Dieu en effet… Pour le célibataire qui conserve le semen avec de grands efforts, qu’est-ce qui est inaccessible en ce monde? Par le pouvoir du semen, on deviendra comme Moi-même.» – Sri Sankaracharya

Dans l’Hindouisme, la Chasteté est connue sous le nom de Brahmacharya (Sanskrit).

«Brahmacharya est un mot divin. C’est la somme et la substance du Yoga. Brahmacharya est l’Achara ou la conduite par laquelle vous atteignez ou accédez Brahman (Dieu). C’est la vie dans l’Absolu. C’est un mouvement vers Dieu ou l’Atman (Soi).»

Brahmacharya est la liberté absolue des pensées et des désirs sexuels. C’est le vœu de célibat. C’est le contrôle de tous les sens en pensée, parole et action.

«Brahmacharya n’est pas un simple célibat. Il devrait y avoir une abstinence stricte non seulement des rapports sexuels, mais aussi des manifestations auto-érotiques, de la masturbation, des actes homosexuels et de toute pratique sexuelle perverse. Il doit en outre impliquer une abstention permanente de se laisser aller à l’imagination érotique et à la rêverie voluptueuse.

Dans un sens étroit, Brahmacharya est le célibat. Au sens large, il s’agit d’un contrôle absolu de tous les sens. La porte du Nirvana (libération) ou de la perfection est Brahmacharya complet.

Le célibat est pour un Yogi ce que l’électricité est pour une ampoule électrique. Sans célibat, aucun progrès spirituel n’est possible. C’est une arme et un bouclier puissants pour faire la guerre aux forces perverses internes de luxure, de colère et de cupidité. Il sert de passerelle pour le bonheur au-delà et ouvre la porte de la libération. Il contribue à une joie perpétuelle et à une félicité ininterrompue. C’est la seule clé pour ouvrir le Sushumna (le principal parmi les tubes astraux dans le corps humain traversant la colonne vertébrale) et pour éveiller la Kundalini (l’énergie cosmique primordiale située dans l’individu).

Il ne peut y avoir aucune langue sans mots. Vous ne pouvez pas dessiner une image sans une toile ou un mur. Vous ne pouvez rien écrire sans papier. Même ainsi, vous ne pouvez pas avoir la santé et la vie spirituelle sans célibat.

Un célibataire bien établi ne ressentira aucune différence entre toucher le sexe opposé, un morceau de papier, un bloc de bois ou un morceau de pierre. Seul un vrai célibataire peut cultiver la Bhakti (dévotion). Seul un vrai célibataire peut pratiquer le Yoga. Seul un vrai célibataire peut acquérir Jnana (sagesse).

Brahmacharya est destiné à la fois aux hommes et aux femmes.» – Sri Swami Sivananda, Brahmacharya (Célibat)

«Il y a quatre processus dans la pratique du célibat. Tout d’abord contrôlez l’impulsion sexuelle et le sexe-Vasana (désir sexuel). Ensuite, pratiquez la conservation de l’énergie sexuelle. Bouchez tous les trous par lesquels de l’énergie fuit. Puis, dirigez l’énergie conservée vers les canaux spirituels appropriés à travers Japa, Kirtan, le service désintéressé, Pranayama (pratique du contrôle du souffle), l’étude, la vigilance, l’auto-analyse, l’introspection et Vichara. Ensuite, ayez la conversion ou la sublimation de l’énergie sexuelle. Laissez-le être converti en Ojas (énergie spirituelle) ou en Brahma-tejas (halo spirituel) par le biais de la Méditation constante ou en Brahma-Chintana (rappel de Dieu).

Selon la science Yogique, le semen existe sous une forme subtile dans tout le corps. On le trouve à l’état subtil dans toutes les cellules du corps. Il est retiré et élaboré sous une forme grossière dans l’organe sexuel sous l’influence de la volonté sexuelle et de l’excitation sexuelle. Un Oordhvareta Yogi (celui qui a stocké l’énergie séminale dans le cerveau après l’avoir sublimée en énergie spirituelle) convertit non seulement le semen en Ojas, mais vérifie par son pouvoir Yogique, par la pureté de la pensée, de la parole et de l’acte, la formation même du semen par les cellules sécrétoires ou les testicules ou les graines. C’est un grand secret.» – Sri Swami Sivananda, Brahmacharya (Célibat)

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