Exercices psycho-physiques tibétains (La gymnastique de la lamaserie)

Samaël Aun Weor

Il est nécessaire de savoir que dans le corps humain, dans l’organisme cellulaire, il existe des chakras que nous pourrions appeler spécifiques, spéciaux pour la vitalité organique. Ce sont des sortes de vortex par où entre le prana, la vie, dans notre organisme.

Le premier se trouve dans l’occipital, le second dans le frontal, le troisième est le laryngien situé dans la gorge, le quatrième est l’hépatique, le cinquième est le prostatique, et il en existe deux autres dans les genoux ; il y en a sept en tout. Ces sept chakras sont basiques, je le répète, pour la vitalité de l’organisme physique. C’est par là qu’entre le prana, la vie, dans le corps vital (c’est l’assise de toute activité organique).

Le Laryngien, par exemple, garde une concordance, une relation avec le Prostatique, c’est pourquoi la voix, la parole doit être surveillée. Il faut éviter soigneusement les sons criards ou trop bas dans la voix. Si nous observons attentivement la vie de beaucoup de personnes âgées décrépies, nous pouvons parfaitement vérifier qu’elles émettent beaucoup de sons criards. Cela altère leur puissance sexuelle ou indique en même temps l’impuissance. C’est la même chose avec les sons trop graves, caverneux, ils altèrent aussi la puissance sexuelle.

Donc, la voix de l’homme doit rester dans la normale, et la voix de la femme ne doit pas non plus être ni trop basse ni trop criarde, parce que cela altère la puissance sexuelle, à cause de l’intime relation qui existe entre le larynx proprement dit et le centre sexuel. On pourrait argumenter que la femme n’a pas de prostate ; c’est ainsi, mais elle a le Chakra Prostatique qui est en relation avec l’utérus et ce chakra joue en elle un rôle très important, aussi important que le Chakra Prostatique chez l’homme. Le Chakra Prostatique de la femme, nous pourrions l’appeler Chakra Utérin, et nous savons bien l’importance de l’utérus chez la femme.

Après ce court préambule, nous allons raconter, pour le bien de nos frères gnostiques, quelque chose qui est d’une extrême importance, sous forme d’information.

Il s’avère qu’en Inde vivait, il y a quelque temps, un colonel anglais retiré du service actif militaire. C’était un homme d’une soixantaine d’années et il avait un jeune ami. Ce colonel entendit parler d’une Lamaserie qui existait au Tibet, où les gens rajeunissaient, où beaucoup arrivaient vieux et s’en retournaient jeunes. Mais bon, cela je te l’ai raconté de manière précise. Maintenant, je veux seulement t’expliquer la raison, le motif de ces six rites qui rendent le rajeunissement possible, ce que recherchait ce colonel anglais.

La première chose que nous devons faire, c’est de rechercher la santé, car un corps sain sert à tout, supporte tout et répond à tout moment lorsqu’on exige de lui un travail matériel et spirituel. Donc, la première chose, comme je l’ai déjà dit, est de soigner son corps et de le maintenir vaillant durant toute la vie. L’autre est donc de le maintenir dans de bonnes conditions, car, que fait-on avec un corps malade ? Il est évident qu’un ésotériste, un Initié ne doit jamais être malade : les maladies et les problèmes houleux sont pour les personnes qui ne sont pas sur le Chemin Réel, n’est-ce pas ? Mais celui qui est sur le Sentier ne doit être ni décrépit ni malade, c’est clair.

De sorte qu’il y a une série d’exercices ésotériques très importants. En ésotérisme, on a beaucoup parlé, par exemple, de Kundalini Yoga, de Viparita Karani Mudra, on a parlé des derviches dansants, c’est-à-dire des derviches tourneurs… Il y a des derviches qui savent réaliser certaines danses merveilleuses, au Pakistan, en Inde, etc. Au moyen de ces danses, ils éveillent certains pouvoirs, ils développent certains chakras. Il est urgent de connaître tout cela si on veut réussir à avoir un corps jeune, si vous voulez développer les chakras. Nous allons donc voir cette série d’exercices. Les jeunes n’apprécient pas la valeur de la jeunesse car ils sont jeunes, mais les vieux apprécient cette richesse qu’est la jeunesse. Cependant, avec ces six rites que nous allons pratiquer, un vieux peut rajeunir. Il est clair qu’avec ces rites, si la personne est jeune, elle peut se maintenir jeune, et s’il se trouve qu’elle est vieille, elle peut retrouver la jeunesse.

Avec ces pratiques, n’importe quelle personne peut se soigner de ses propres maladies. Ici, nous verrons le Mayurasana, la position à genoux, la position de la table que l’on voit dans certaines ruines sacrées, etc. C’est une synthèse d’exercices ésotériques dont la documentation se trouve en Inde, en Perse, au Pakistan, au Turkestan, au Yucatan, au Mexique, etc. J’ai vu certaines publications ici, mais elles n’enseignent pas comme il faut la formule complètement équilibrée. Donc, ce que je vais t’enseigner est très important et tu peux l’enseigner là-bas, en Amérique du Sud, à tous les frères du Mouvement Gnostique.

Premièrement, pour que les vieux rajeunissent. Les hommes de soixante-dix ans peuvent redevenir, par exemple, des personnes de trente-cinq ou quarante ans. Vous me demanderez pourquoi je ne parais pas jeune, simplement parce que ça ne m’intéressait pas de conserver mon corps physique, mais maintenant que je suis informé que je dois conserver ce corps pendant un temps indéfini pour pouvoir initier l’Ère du Verseau, il est évident que je dois pratiquer ces exercices.

Une fois, j’ai vu une publication que l’on m’a envoyée de Costa-Rica qui contenait ces rites, car ces rites ne sont pas le patrimoine exclusif des uns ou des autres. Il y a des Lamaseries, dans l’Himalaya et dans d’autres endroits, où l’on pratique ces rites, surtout dans une Lamaserie qui s’appelle « La Fontaine de Jouvence », mais il est clair que bien que beaucoup d’exercices soient pratiqués là-bas, je n’ai pas trouvé toute la documentation sur ces exercices dans cette publication. J’ai trouvé certaines données recueillies de cette Lamaserie que je connais très bien, comme je connais aussi d’autres écoles qui existent en Inde ; il n’y a qu’à prendre la peine de voyager un peu au Turkestan, en Perse, au Pakistan, etc., on y trouvera quelque chose sur les derviches dansants ou tourneurs, etc. Il faut méditer un peu sur ce que symbolise être à genoux ; enfant, on pratique inconsciemment certains exercices. En tous cas, j’ai vu dans cette publication un récit assez intéressant sur le cas du colonel anglais que je vais maintenant très bien te relater pour que tu te fasses une idée très exacte et complète sur les bénéfices que l’on reçoit de ces exercices que je vais t’enseigner.

Dans la revue en question, on racontait le cas d’un colonel anglais âgé de 70 ans qui se trouvait en Inde. Il sut qu’il existait au Tibet une lamaserie où les gens pouvaient rajeunir, il invita un ami qu’il avait. Son ami était jeune et, bien sûr, il ne voulut pas l’écouter, car, disait-il, puisqu’il était jeune, dans quel but irait-il, lui, chercher à rajeunir ?

Le jour du départ du pauvre vieux, son jeune ami, comme on peut le supposer, se moqua pas mal de voir ce pauvre vieillard de 70 ans, avec sa canne, sa tête chauve, quelques cheveux blancs, très vieux, partir pour l’Himalaya à la recherche de la jeunesse. Le jeune ami pensa dans son for intérieur en se disant : « Que ce pauvre vieux est curieux, il a déjà vécu sa vie et il veut de nouveau vivre une autre fois » et, bien sûr, il le vit partir et la seule chose que cela lui inspira fut de la moquerie.

Ce qui est curieux, dans ce cas, c’est qu’environ quatre mois après, le jeune ami reçut du vieux colonel une lettre dans laquelle il l’informait qu’il était bien sur la piste de cette Lamaserie appelée « La Fontaine de Jouvence ». Donc, cela le fit rire, bien sûr, et la chose en resta là. Ce qui est sûr, c’est que quatre ans plus tard, il arriva quelque chose qui n’avait plus rien de risible. Il se présenta quelqu’un qui frappa à la porte de la maison du jeune ; le jeune alla ouvrir.

– À vos ordres, que puis-je pour vous ? dit-il au nouvel arrivant qui semblait un homme d’environ 35 à 40 ans.

– Je suis le colonel untel.

– Ah ! – dit le jeune – Vous êtes le fils du colonel qui est parti pour l’Himalaya ?

– Non, – lui répondit-il – le colonel, c’est moi.

– Mais, comment est-ce possible, je connais le colonel, c’est mon ami et c’est un vieil homme et vous n’êtes pas vieux ?

– Je vous répète, je suis le colonel ; je vous ai écrit une lettre quatre mois après mon départ vous informant que j’avais trouvé la piste pour arriver à la Lamaserie.

Il montra au jeune ses papiers. Bien sûr, le jeune resta abasourdi.

Ce qui est curieux, c’est que ce colonel, dans l’Himalaya, a vu beaucoup de jeunes avec lesquels il se lia d’amitié dans la Lamaserie appelée « La Fontaine de Jouvence ». Il n’y avait là aucun vieux, tous étaient jeunes, le seul vieillard, c’était lui, les autres étaient des personnes entre 30, 35 ou 40 ans. Mais après, lorsqu’il devint bien ami de beaucoup d’entre eux, il découvrit qu’ils avaient tous plus de cent ans, c’est-à-dire qu’ils étaient tous plus vieux que lui, mais aucun n’avait l’apparence d’un vieux. Bien sûr, le colonel resta étonné. Il se soumit à la discipline ésotérique de la Lamaserie et réussit à reconquérir sa jeunesse.

Bon, j’ai vu tout ce récit dans cette publication que l’on m’a envoyée, mais je connais personnellement cette Lamaserie. Je m’y suis rendu. C’est un édifice assez grand, avec d’immenses cours ; les hommes travaillent dans une cour et dans une autre travaillent les femmes initiées. Dans cette lamaserie, il y a non seulement des femmes tibétaines initiées, mais il y a aussi des femmes anglaises, françaises, allemandes et de différents pays européens. Je connais tous ces exercices qu’ils enseignent là-bas depuis les temps anciens. Les mouvements tournants, je les ai connus chez les mahométans. Ils constituent une partie des aspects ésotériques du Mahométisme et, comme je l’ai dit, les derviches dansants les pratiquent.

Quant à la position à genoux, c’est celle de la mystique ésotérique, des mouvements techniques spéciaux. La position de la table, on la trouve au Yucatan. La position que certains appellent « petit lézard » (qui est un exercice dans le but de diminuer l’abdomen), on en trouve la documentation en Inde, dans le Kundalini Yoga, on l’appelle simplement Mayurasana. Quant à la position des jambes vers le haut, on en trouve une vaste documentation dans beaucoup de textes sacrés, elle est toujours connue sous le nom de Viparita Karani Mudra. Et il existe le fameux Vajroli Mudra, qui sert à la transmutation sexuelle des célibataires, comme il aide aussi beaucoup ceux qui travaillent avec le Sahaja Maïthuna.

Cette série d’exercices n’est donc pas la propriété exclusive d’une seule personne. Il y a eu beaucoup de publications, comme je l’ai dit, mais très peu connaissent la partie ésotérique. Je connais la partie ésotérique, pas uniquement pour ce qu’a dit la publication de Costa-Rica, ni beaucoup d’autres que nous avons vues et qui parlaient de ces exercices, mais depuis très longtemps auparavant. Je la connais pratiquement depuis la Lémurie, car, par exemple, le Viparita Karani Mudra, je l’ai pratiqué intensément lorsque j’étais réincarné sur le continent de la Lémurie ou Mu, et je sais qu’il a une grande importance.

Maintenant, je vais t’enseigner la partie pratique. Après, tu pourras enseigner aux frères du Mouvement Gnostique tout ce que tu apprends ici, au Siège Patriarcal du Mouvement, dans la capitale de Mexico, et cela me fait très plaisir qu’ils apprennent totalement les six rites que je vais t’enseigner car, bien sûr, il y a six rites ; ce que je vais t’enseigner n’est pas, ou il ne s’agit pas d’une simple culture physique, non.

Les Lamas qui travaillent dans cette Lamaserie qui se nomme « La Fontaine de Jouvence » pratiquent ces rites ; ils utilisent un tapis de prière, un petit tapis sur lequel ils peuvent faire les exercices, s’allonger, s’agenouiller, s’asseoir, etc.

À chaque position ou Sadhana correspond la méditation, la prière, c’est-à-dire qu’à chaque changement de position correspond une intensification de n’importe lequel des aspects mystiques, suivant ce dont il s’agit.

La DIVINE MÈRE KUNDALINI est l’objet central de tout Sadhana. Lorsqu’on est en train de faire ces pratiques, on est en état de parfaite concentration, en prière, on supplie, on prie la Divine Mère pour obtenir ce dont on a le plus rapidement besoin. Par son intermédiaire, on peut demander au Logos.

Elle intercède auprès du Logos, elle demande avec nous, elle supplie pour nous, elle a un grand pouvoir. On la supplie, elle, la Divine Mère, pour qu’elle intercède pour nous auprès du TROISIÈME LOGOS et qu’elle supplie le Logos pour la guérison, l’éveil de la Conscience, l’éveil de tel ou tel chakra, etc. Chaque position est différente et signifie qu’on intensifie la prière, la requête, la demande. Dans ces pratiques de méditation, concentration et requête, on peut demander à sa Divine Mère Kundalini qu’elle invoque, pour notre propre compte, son Divin Époux, le Divin Troisième Logos, le Sacro-saint ESPRIT SAINT : nous savons bien que l’époux de la Mère Divine est l’Esprit Saint.

II faut demander, supplier intensément la Mère Divine pour qu’elle supplie et prie son Divin Époux de nous soigner, de nous ôter n’importe quelle maladie ou douleur qui nous attaque. Elle se concentrera alors sur le Logos, son Époux, l’Archi-Hiérophante ou Archi-Mage comme on l’appelle, pour qu’il vienne soigner tel ou tel organe malade qui nous gêne en nous épuisant. Dans ces moments-là, on doit s’identifier avec le Logos, avec l’Esprit Saint, et de manière terrible, impérieuse, commander l’organe qui est malade en lui disant : « Guéris, guéris, guéris, travaille, travaille, travaille ». Il faut parler à cet organe avec une foi véritable, avec énergie, avec courage, car il doit forcément guérir. Il faut se concentrer résolument sur chaque cellule de l’organe qui est malade, sur chaque atome, sur chaque molécule, sur chaque électron de l’organe malade, leur ordonner de travailler, de guérir, et être profondément concentré sur le Logos, pleinement identifié à l’Esprit Saint qui est en train, à ce moment-là, de faire la guérison, de soigner l’organe malade ; ainsi, cet organe devra guérir, devra se soigner, c’est évident.

Ainsi, il est conseillé à chacun d’apprendre à se soigner soi-même ; au moyen de la force de l’Esprit Saint, on peut arriver à se soigner soi-même, à guérir de n’importe quelle maladie ; être malade c’est quelque chose de très triste, très douloureux, et celui qui avance sur le Sentier, je t’ai déjà dit qu’il n’a pas de raison d’être malade.

Donc, avec ces exercices, les chakras se développent et, d’autre part, l’organisme se soigne. Il y a des chakras très importants : il y a celui de l’occipital, par exemple, qui est une porte par où entrent des forces dans l’organisme ; le frontal est une autre porte par où les forces vitales pénètrent dans l’organisme lorsque se développent les chakras ; le laryngien qui, comme je te l’ai déjà dit, a une intime relation avec le chakra prostatique qui est celui du sexe ; tous deux, tant chez l’homme que chez la femme, et tant le prostatique que le laryngien, sont importants pour la santé de l’organisme ; il y a celui du foie, vous savez que le foie est un véritable laboratoire, ce chakra, il faut le développer pour que le foie travaille correctement, car lorsque le foie travaille bien, l’organisme marche très bien ; il y a aussi les chakras des genoux, ils y en a deux, un dans chaque genou, et ils sont vitaux pour le corps humain, ces vortex de force doivent tourner intensément pour que la vie, le prana, la santé, entrent dans le corps physique.

Tu vas toi-même exécuter l’exercice de manière pratique : concentré sur la Mère Divine Kundalini, les pieds joints dans le style militaire en position stable, les bras ouverts de part et d’autre, commence maintenant à tourner de gauche à droite en lui demandant intensément ce que tu désires le plus ; d’abord qu’elle soigne ton organe qui est malade, n’est-ce pas ? et, d’autre part, que tes chakras tournent ; il est clair que si tu pivotes de gauche à droite de la même manière que les aiguilles d’une horloge vue de face, les chakras tourneront positivement ; de sorte que tu fais des tours au rythme que tu considères approprié ; il est donc recommandé de faire douze tours, si de là, tu veux monter à mille autres tours, c’est ton affaire… Durant les tours que tu fais, tu dois te concentrer sur ta Divine Mère Kundalini, lui demander qu’elle appelle l’Esprit Saint, le priant qu’il te soigne, suppliant le Logos qu’il te guérisse.

De plus, il faut ouvrir cet organe malade en lui disant : « Sésame ouvre-toi, Sésame ouvre-toi, Sésame ouvre-toi ». C’est un mantra qui figure dans « Les Mille et une Nuits », mais les gens croient que ce n’est en tout et pour tout qu’un conte très agréable et ils ne prêtent aucune attention à ce mantra, mais c’est un véritable mantra. « Sésame ouvre-toi ! ». Ordonne à cet organe qu’entre en toi la force curative vitale, alors la force de l’Esprit Saint pénètre dans l’organe et il est clair qu’on se guérit, qu’on se soigne avec la force du Troisième Logos, mais il faut le faire avec beaucoup, beaucoup, beaucoup de foi.

Maintenant, tu as fini de tourner, tu as les yeux ouverts, tu dois te coucher sur le sol en position de décubitus dorsal, c’est-à-dire sur le dos, avec les pieds joints, les jambes allongées, les bras ouverts de manière horizontale de part et d’autre comme une croix, en regardant vers le plafond de la maison.

Maintenant, intensifie la concentration, intensifie la méditation sur la Divine Mère Kundalini, en la priant, en la suppliant de soigner l’organe malade que tu veux soigner. À cet instant, ceux qui ne sont pas malades peuvent aussi demander pour n’importe quelle autre nécessité, cela peut être d’éliminer tel ou tel Moi, tel ou tel défaut psychologique, ou de développer en soi tel ou tel pouvoir psychique, etc. On a le droit de demander, c’est à ça que servent ces exercices.

Lorsqu’on est étendu, les épaules sur le sol, on supplie et on intensifie la prière, la supplique, pleinement identifié au Troisième Logos. Bien, de sorte que là, tu es allongé ; maintenant, tu sais supplier et demander dans cette position.

Une fois que tu t’es allongé et que tu as fait ta requête, tu lèves maintenant les jambes en les maintenant à la verticale, il n’est plus nécessaire que tu gardes les bras en croix ; tu peux t’aider de tes mains pour soutenir tes jambes en les saisissant par les jarrets, de telle manière que tes jambes restent le plus verticalement possible, mais sans lever les fesses du sol ; ou plus clairement, la taille doit être bien plaquée au sol, collée au plancher. C’est ce qui s’appelle, en Orient, VIPARITA KARANI MUDRA. Tout le sang afflue alors vers la tête, il se précipite vers le crâne pour que se mettent à travailler certaines zones du cerveau, pour fortifier les sens, pour fortifier la vue, car il est nécessaire d’avoir une très bonne vue, un bon odorat, un bon tact, une bonne ouïe, un bon goût, etc.

Tu restes un moment dans cette position ; entretemps, tu intensifies tes prières à la Divine Mère Kundalini, en la suppliant, en la priant de t’aider à obtenir, avec son Divin Epoux, le bénéfice dont tu as besoin, la guérison, la faculté, la désintégration d’un défaut, etc.

Bon, ça suffit comme ça, tu as fait l’exercice, tu as supplié la Mère Divine de t’amener le Troisième Logos et tu es pleinement identifié à lui pour qu’il te soigne ou éveille en toi tel ou tel pouvoir, etc.

Nous allons maintenant continuer avec ces explications, afin que tu puisses ensuite enseigner à tous les frères du Mouvement Gnostique d’Amérique Centrale et d’Amérique du Sud, de manière correcte et efficace, pour qu’ils connaissent tous à fond les SIX RITES au moyen desquels les personnes âgées pourront retrouver leur jeunesse et les personnes jeunes pourront rester jeunes pour un temps indéterminé.

Ces exercices servent aussi à l’éveil des chakras, comme je te l’ai déjà dit ; l’Arhat Gnostique peut s’introduire sur le chemin de l’éveil de la Conscience. Avant tout, nous devons aller à la partie pratique… Tu connais déjà la danse des derviches, le Viparita Karani Mudra et d’autres positions ; rappelle-toi qu’il faut ouvrir l’organe malade avec l’imagination, en lui ordonnant impérieusement : « Sésame ouvre-toi, Sésame ouvre-toi, Sésame ouvre-toi ! ».

Je t’ai déjà expliqué aussi que, dans chaque exercice, tu dois faire des requêtes à la Mère Divine, pour qu’elle prie l’Esprit Saint dans son langage sacré, pour qu’il vienne nous soigner de telle ou telle maladie, tout cela selon les besoins de chacun, etc. ; certains demanderont d’être soignés, d’autres d’éveiller tel ou tel pouvoir, d’autres de désintégrer tel ou tel défaut.

Comme je l’ai déjà dit, ces exercices NE SONT PAS PUREMENT PHYSIQUES, mais ce sont six manières de PRIER. C’est un système différent pour soigner et rajeunir au moyen de la prière. Les lamas pratiquent ces six rites sur le tapis de prière ; bon, cela peut être une natte, un tapis ou une couverture ou comme vous voulez l’appeler, il y a tant de mots, et chaque pays a beaucoup de manières de nommer un objet ou une chose, et il est clair qu’on est obligé d’utiliser différents termes afin que les gens nous comprennent. Il est clair qu’on doit s’habituer à faire ces exercices avec beaucoup de patience, avec lenteur, jusqu’à ce qu’un jour on fasse ces exercices avec facilité. Il ne faut pas tout faire en une seule fois, non, il faut accoutumer l’organisme lentement et, peu à peu, on fera mieux l’exercice jusqu’à ce qu’on le fasse correctement. Pour accoutumer le corps, pour certains cela peut prendre des jours, pour d’autres des semaines, pour d’autres des mois, pour d’autres des années, etc.

Ces exercices ne sont pas non plus pour les citoyens de tel ou tel pays, ils sont pour tous les citoyens gnostiques du monde. Je ne sais pas pourquoi les gens sont pris dans cette histoire du patriotisme ; que ce soit ma patrie ou la sienne, c’est une même patrie. Les hommes ont divisé la Terre en lots et encore plus de lots, et ils ont mis un drapeau à chaque lot, ils élèvent des quantités de statues à leurs héros, ils remplissent les frontières de hordes sauvages armées jusqu’aux dents, etc. Ils disent que cela s’appelle patrie. Il est très triste que la Terre soit divisée en lots ; un jour viendra où la Terre devra changer. Malheureusement, le changement sur cette planète est difficile ; c’est seulement après le grand cataclysme que nous convertirons la planète Terre en une seule grande patrie… mais limitons-nous aux exercices que je suis en train de t’enseigner.

Maintenant, tu t’agenouilles sur le sol, tu te mets à genoux en direction de l’Orient, vers là où le soleil se lève, tu inclines un peu la tête vers le bas, à peine, pas trop. Tu dois faire ensuite trois Pranayama ainsi : tu mets ton index de la main droite sur la fosse nasale gauche, tu inhales par la fosse nasale droite ; maintenant tu presses avec les deux doigts, l’index et le pouce, les deux fosses nasales, tu retiens ton souffle pendant quelques secondes ; ensuite tu débouches la fosse nasale gauche et tu exhales tout l’air ; ensuite, tu inhales par la fosse nasale gauche, en fermant la droite avec le pouce, tu presses les deux fosses nasales avec les doigts, pouce et index, en répétant l’exercice deux fois de plus jusqu’à trois inhalations complètes et trois exhalations complètes ; cela équivaut à trois Pranayamas. Compris ?

Rappelle-toi qu’on utilise seulement les deux doigts, rien de plus, exclusivement l’index et le pouce de la main droite ; on obture avec l’un, on inhale par l’autre fosse, on referme les deux, on débouche l’autre, etc., c’est un petit jeu qui consiste à fermer l’un et à déboucher l’autre, et vice-versa.

Tu as fait l’exercice ; maintenant baisse la tête, entre en prière avec la Divine Mère Kundalini Shakti, en suppliant Devi Kundalini de t’accorder ce dont tu as besoin, etc.

Maintenant que tu es ainsi, incline ton corps vers l’arrière en conservant la position à genoux, les bras doivent rester le long du corps. Lance le corps bien en arrière, le plus loin que tu peux supporter, demeure là quelques secondes, en priant, en suppliant, en implorant la bénie Mère Kundalini pour qu’elle intercède en ta faveur auprès du très sacré Esprit Saint pour qu’il t’accorde le bienfait que tu as demandé, que ce soit celui de guérison ou de n’importe quelle autre nature.

Cet exercice est plutôt court à cause de sa difficulté ou de la force que cela demande, mais il est très bon pour rendre le corps agile et brûler des toxines ; ce qui est intéressant, c’est de le faire du mieux que nous pouvons.

Rappelle-toi bien que pour chaque exercice, il est nécessaire de prier et supplier intensément, de pleurer s’il le faut, pour qu’elle appelle le Troisième Logos et qu’il soigne l’organe qui est malade.

Rappelle-toi qu’elle est la médiatrice, celle qui peut invoquer le Logos qui est son Divin Époux, le très sacré Esprit Saint, Shiva comme on dit en Orient, l’Archi-Hiérophante, l’Archi-Mage, l’aîné de la Création, le cygne au vif plumage, la blanche colombe, l’immortel Hiram Abif, le Maître secret, que nous avons tous commis l’erreur, dans le passé, d’assassiner, et nous l’avons assassiné lorsque nous avons commis le péché originel. C’est pourquoi nous avons besoin de le ressusciter d’entre les morts, de nous exclamer de toute la force de notre coeur : « Le Roi est mort, vive le Roi ».

Tu procèdes maintenant de la manière suivante : tu t’assieds sur le sol, les jambes allongées vers l’avant et les mains posées en arrière sur le sol, le tronc un peu incliné vers l’arrière appuyé sur les mains, la tête regardant devant, les talons joints, les pointes des pieds ouvertes en éventail ; tu fais de nouveau la demande, tu supplies la Mère Divine avec beaucoup de foi et de dévotion.

Maintenant, pour exécuter cet exercice, il suffit seulement de contracter un peu les jambes en plaçant la plante des pieds sur le sol et en levant les fesses et le ventre ou l’estomac, pour se retrouver dans la position de la table, avec les genoux, le ventre et le visage sur une seule ligne horizontale. Le visage doit toujours regarder vers le haut, le plafond de la maison, le corps doit rester appuyé sur les mains et les pieds, mais le visage vers le haut, formant ce que nous avons déjà dit, une table humaine.

Dans cette position, tu dois intensifier les prières et les suppliques à la bénie Mère Devi Kundalini en l’implorant d’invoquer son Divin Époux, le très sacré Esprit Saint, pour qu’il vienne faire la guérison dont tu as besoin ; je t’ai déjà expliqué cela plusieurs fois, mais il est bon que tu ne l’oublies pas pour que l’exercice soit complet, car il ne s’agit pas seulement de quelque chose de purement physique, il s’agit de quelque chose de différent, équilibré. Compris ?

Nous allons maintenant voir le Mayurasana. Rappelle-toi du mois de mai (mayo en espagnol) au lieu de dire « mayo », tu dis « mayu » et tu ajoutes « rasana » : Mayurasana ; le mot « asana » signifie « posture sacrée ». Bien, je vais le faire pour que tu voies le Mayurasana tel qu’il est. Avant tout, il est nécessaire que tu fasses de nouveau un Pranayama ; on fait ici un nouvel exercice de Pranayama complet tel que tu l’as fait auparavant, et après le Pranayama ou les trois Pranayamas qui composent l’exercice, on se place alors à la manière d’un petit lézard, c’est pourquoi on appelle cette posture la position du petit lézard. Il y a beaucoup de gens qui pratiquent le petit lézard, précisément, pour en finir avec la proéminence de l’abdomen, c’est-à-dire avec ce que nous appelons la panse, un estomac rempli de graisse, rondelet, enflé et horrible.

Avec les paumes des mains posées sur le sol, appuyé à la manière d’un petit lézard, je me soutiens sur la pointe des pieds avec les jambes étirées vers l’arrière, le visage regardant vers l’avant, en conservant une ligne droite avec la tête, la nuque, le dos, les fesses, les jambes jusqu’aux talons, tout comme un petit lézard.

Naturellement, j’ai maintenant le visage vers l’avant ; ensuite, lorsque je vais effectuer le second mouvement, je baisse alors la tête, je la mets le plus possible sous la poitrine et je fais ce mouvement, vers le bas, vers le haut, vers le bas, vers le haut, etc. Là, je prie ma Divine Mère Kundalini pour qu’elle mette en activité tous mes chakras. Tu vas maintenant exécuter l’exercice pour voir si tu l’as compris. Maintenant, termine l’exercice et je t’enseignerai le suivant. De cette même position, comme tu as la tête bien placée sous la poitrine car tu es en train de faire l’exercice du petit lézard qui est avec la tête bien placée vers le bas, comme tu es maintenant, en gardant les mains immobiles à leur place, tu avances de quelques petits pas en avant jusqu’à ce que tu te transformes en arc humain. Là, à quatre pattes comme le cheval, avec la tête placée sous la poitrine formant un arc humain parfait, tu peux ou tu dois entrer en prière, pour demander, supplier, prier, comme je te l’ai enseigné, la Mère Divine, pour ce dont tu as le plus besoin ; en dessous peuvent passer des chariots et des charrettes, car tu dois former une espèce d’arc humain.

Maintenant, après être resté un moment dans cette position de prière, tu descends un peu les genoux, tu les fléchis pour descendre le corps, tu lèves maintenant les mains et tu te relèves, c’est-à-dire que tu te mets debout, une fois l’exercice terminé. Rappelle-toi qu’avec cette position de l’arc humain, telle que tu l’as faite, on fait arriver le sang à la tête et il balaie la lymphe et irrigue toutes les zones du crâne.

Tous ces exercices sont très spécifiques pour en finir avec la panse ou le ventre ; je ne sais pas pourquoi les gens aiment garder un estomac volumineux, la courbe du bonheur ; on ne doit jamais avoir l’estomac plein de graisse. Avec cet exercice, adieu la panse, compris ?

Comme tu le vois, ce sont six rites, six manières de prier. Ce ne sont pas des exercices purement physiques, mais ils gardent un parfait équilibre entre le physique et le spirituel. Au Tibet, lorsqu’ils travaillent avec ces rites, les lamas étendent leur tapis et travaillent sur leur tapis de prière ; je ne sais pas si tu me comprends en disant tapis, mais cela veut dire une petite natte ou un petit tapis pour qu’une personne puisse réaliser ses exercices. Il n’y a pas non plus d’objection à ce que les exercices soient exécutés dans n’importe quel endroit même si l’on n’a pas de tapis ou de natte, l’important est de faire la pratique où que ce soit et comme on peut.

Voyons donc, répète toute la série d’exercices pour voir si tu les as appris…