Études essentielles du Gnosticisme (Conversation du V.M. Samael avec les frères gnostiques)

Samaël Aun Weor

Une fois terminé le voyage du Système Solaire autour du Zodiaque, l’époque lémure arriva à sa fin. La Lémurie fut un continent qui se situait dans l’océan Pacifique et sur lequel vécut une race merveilleuse. Combien de temps dura-t-elle ? Elle vécut le temps d’un voyage du Système Solaire autour du Zodiaque ; le voyage s’acheva et quand il s’achevait, arriva Hercolubus qui entre en jeu lors de ce voyage (un jeu mécanique extraordinaire). Alors, avec sa force si puissante, il attira le feu de l’intérieur de la Terre, des volcans jaillirent de partout dans la Lémurie, de grands tremblements de terre se produisirent et durant environ 10 mille ans d’incessants tremblements de terre et de raz-de-marée, la Lémurie sombra dans le Pacifique.

Un nouveau voyage du Système Solaire autour du Zodiaque servit de base à la race Atlante. Combien de temps dura la race Atlante ? Le temps que dure le voyage du Système Solaire autour du Zodiaque. Une fois ce voyage achevé, Hercolubus arriva et il produisit une révolution des axes de la Terre ; les mers changèrent de lit et l’Atlantide toucha à sa fin.

Maintenant, en ces instants précis, le voyage est aussi en train de s’achever (le voyage du Système Solaire autour du Zodiaque). Ce voyage commença immédiatement après l’engloutissement de l’Atlantide, dans la constellation du Verseau (du Verseur d’eau), avec en face la constellation du Lion. Alors, commença le nouveau voyage du Système Solaire autour du Zodiaque ; qu’arrivera-t-il alors ? L’engloutissement de la race Aryenne viendra (c’est notre cas).

Aussitôt après le Déluge universel, commença le nouveau voyage du Système Solaire autour du Zodiaque, alors, ce fut le début de la race Aryenne. Actuellement, le voyage est terminé, il touche à sa fin ; nous sommes de nouveau en Verseau. Le voyage a commencé en Verseau et il se terminera en Verseau et notre race durera jusqu’à la fin du voyage ; elle ne peut durer ni un peu plus ni un peu moins, mais jusqu’à la fin du voyage. Ainsi, le voyage est exactement sur le point de s’achever.

Actuellement, nous avons le Verseau et, face au Verseau, se trouve la constellation du Lion. Que va-t-il arriver maintenant ? À mesure que cette planète Hercolubus s’approchera, les feux de l’intérieur de la Terre jailliront à la surface, attirés par la masse magnétique d’Hercolubus. Alors des volcans et des tremblements de terre apparaîtront de partout et cette race périra par le feu et les tremblements de terre, parmi le feu et les tremblements de terre, tout sera détruit.

Lorsque Hercolubus s’approchera au maximum de la Terre, il se produira précisément une révolution des axes de la Terre ; alors les mers changeront de lit et engloutiront les continents actuels. Puis viendra un duel à mort entre le feu et l’eau qui durera plusieurs siècles. Pendant ce temps, la race choisie, les élus devront vivre sur cette île du Pacifique jusqu’à ce qu’apparaisse un double arc-en-ciel dans les nuages ; lorsque cela aura lieu, cette race choisie, ce noyau élu vivra sous des cieux et sur des terres nouvelles qui auront surgi du fond des mers ; alors viendra l’Âge d’Or.

Maintenant, quant aux saisons, vous savez très bien qu’il y a quatre saisons : le Printemps, l’Été, l’Automne et l’Hiver. Notre Terre voyage autour du Soleil et elle a quatre saisons ; actuellement, nous sommes exactement au Printemps, puis viendront l’Été, l’Automne et l’Hiver. Mais dans le voyage du Système Solaire autour de la Ceinture Zodiacale, c’est-à-dire dans la grande Année Sidérale, le grand Cycle Solaire, il y a aussi quatre saisons : le Printemps : l’Âge d’Or ; l’Été : l’Âge d’Argent ; l’Automne : l’Âge de cuivre, et l’Hiver : l’Âge de Fer.

Au Printemps, il n’y a ni frontières, ni douanes, ni polices, ni armées, ni guerres d’aucune sorte ; tous adorent le Soleil, on rend un culte à l’Astre Roi ; il règne l’amour, la fraternité ; les gens n’ont pas l’Ego, ils sont sortis propres des mains de leur Créateur.

Dans l’Âge d’Argent, la beauté de l’humanité perd légèrement de sa splendeur, mais elle continue cependant à resplendir.

Dans l’Âge de Cuivre, commencent les premières guerres, les douanes, les frontières ; les rois, les empires commencent à exister.

L’Âge de Fer, c’est celui dans lequel nous sommes actuellement ; quand une race arrive à son Âge de Fer, elle devient comme ça, comme nous sommes actuellement, terriblement perverse ; alors elle est détruite, soit par le feu soit par l’eau ou par les deux.

Si nous examinons actuellement le Zodiaque, nous voyons que nous sommes dans la constellation du Verseau, en face de celle du Lion (le signe du Lion, le signe du feu). Qu’est-ce que ça veut dire ? C’est clair, évident, le duel à mort qu’il va y avoir dans ce siècle entre l’eau et le feu, le feu et l’eau.

Si nous regardons le Verseau, il est gouverné par Uranus et Saturne. Uranus est une planète catastrophique, révolutionnaire, vraiment terrible. Quant à Saturne, elle est représentée, en Alchimie, par le corbeau noir de la Mort, le retour au Chaos Primitif Originel.

Et si nous regardons en face le Lion (qui est actuellement face à nous), c’est le signe du feu, le Lion de la Loi qui vient à la rencontre de cette humanité perverse avec le feu. Ainsi, les deux signes, en ce moment (l’eau et le feu), face à face, c’est terrible ; c’est la destruction totale de cette race. Cela ne veut pas dire qu’après l’an 2000 doit venir l’Ère de la Fraternité – ce qu’attendent les adeptes du Verseau qui disent que tout sera amour, que les frontières disparaîtront, que tout va disparaître comme ça, comme si l’Ego pouvait créer un Âge d’Or. Croyez-vous que l’Ego va pouvoir créer un Âge d’Or ? Tant que les facteurs de la discorde existeront en nous, il devra y avoir des guerres dans le monde, tant qu’existeront les facteurs de l’égoïsme et de l’ambition, de la luxure et de l’orgueil, il devra y avoir des guerres.

D’où l’Ego va-t-il sortir un Âge d’Or ? C’est absurde. Pour qu’il puisse y avoir un Âge d’Or, il faut la destruction de cette humanité (le Chaos), que surgissent du Chaos de nouvelles terres pour être habitées par une humanité innocente, une humanité dépourvue d’Ego.

Dans l’Âge d’Or, on ne va pas donner de corps à celui qui aurait l’Ego ; toute personne ayant l’Ego sera rejetée, parce qu’il suffirait qu’une seule personne ayant l’Ego en elle prenne un corps, pour que soit terminé l’Âge d’Or, pour que cette seule personne corrompe toutes les autres, c’est logique. L’Âge d’Or est l’âge de l’innocence, de la beauté et du bien, de l’amour, de la fraternité, de la fraternité entre les peuples.

Disciple. Vénérable Maître : cette humanité étant innocente et pure, elle aura aussi son Âge d’Argent, de Cuivre et de Fer ?

Maître. Bien sûr.

D. Cela veut-il dire que dans les étapes postérieures, il y aura accès à l’Ego, quelques personnes qui auront l’Ego ?

M. Successivement, dans les étapes postérieures, l’Ego va surgir à l’intérieur des êtres humains eux-mêmes ; l’Ego va commencer à naître chez les êtres humains. C’est la crue réalité des faits. Heureusement, il existe une loi qui s’appelle la Loi de la Transmigration des Âmes, enseignée par le Seigneur Krishna, en Inde, il y a environ 1000 ans avant Jésus Christ ; la doctrine de la Transmigration des Âmes nous donne un fondement pour l’Âge d’Or.

Il est clair que tous ces millions, 4500 millions d’êtres humains qui peuplent actuellement la face de la Terre, n’ayant pu dissoudre l’Ego (parce que tous ne peuvent pas le faire par manque de capacités ou de consécration), eh bien, la Nature se charge de le désintégrer. Où la Nature va-t-elle désintégrer l’Ego ? Eh bien, dans les Mondes infernaux ; c’est à ça que servent les Mondes infernaux, c’est à ça que sert le Tartare. Ainsi, pour les soufis, l’Enfer n’est pas, à proprement parler, un lieu de châtiment, mais un lieu de purification et d’instruction pour la Conscience ; quant à nos ancêtres aztèques, pour eux l’enfer, c’est-à-dire le Mixtlan (c’est ainsi qu’ils l’appellent), n’est pas non plus un lieu de châtiment, mais un lieu de probation, d’épreuves, et si on en sort victorieux, après être passé par les neuf Cercles Dantesques, on a le droit d’entrer au Paradis.

Ainsi, considérez l’Enfer de ce point de vue, non seulement comme un lieu de châtiment, mais d’instruction pour la Conscience et d’épuration. Cela signifie que dans les Mondes infernaux ou les neuf Cercles Dantesques du Tartare, l’Ego se désintègre, il se transforme en poussière ; c’est la fameuse Seconde Mort. Alors, ce qu’il y a de mieux, de plus décent, de plus digne, de plus aristocratique en nous, qui est l’Essence, sort libre à la lumière du Soleil pour recommencer une nouvelle marche. Elle commencera par le minéral, poursuivra dans le végétal et dans l’animal, et plus tard, cette Essence conquiert de nouveau l’état humanoïde qu’elle avait perdu autrefois.

Ainsi, appliquons cela aux 4500 millions d’êtres humains qui entreront dans le Tartare. Ces 4500 millions sortiront un jour du Tartare, sans Ego ; dépourvus d’Ego, ils prendront un corps chez les descendants du noyau élu et à mesure qu’ils prendront un corps, la race augmentera, mais une race innocente parce qu’elle n’aura pas d’Ego. Cette race innocente, dépourvue d’Ego, sera alors dirigée avec soin par les Dynasties Solaires.

D. Dans ces infra-dimensions, on passe par de nombreuses souffrances, d’horribles souffrances ; sera-t-il très long de passer dans chacun de ces cercles ?

M. Oui, on souffre beaucoup, parce que là-bas on doit se trouver face à face avec soi-même ; par exemple : on a été un meurtrier ou on a commis des crimes, on a le Moi de l’assassinat. Alors on trouvera là-bas un Moi de l’assassinat face à nous, nous persécutant, un monstre qui nous cherchera et on se cachera derrière les rochers et le monstre nous cherchera à chaque instant ; et à chaque instant, l’horrible monstre armé voudra nous tuer et, cependant, on ne pourra pas s’en débarrasser, parce qu’il est aussi nous-même, c’est une partie de nous-même, c’est le Moi de l’homicide.

Les « Mois » de la luxure nous poursuivront là-bas, nous tourmenteront ; nous verrons de multiples monstres de luxure qui nous attaqueront ; nous voudrons nous en débarrasser et nous ne pourrons pas et nous les verrons, horripilants et épouvantables, dans les ténèbres de l’Averne, et cependant, ces « Mois » nous appartiennent. Ainsi, là-bas la Conscience s’instruit ; c’est une connaissance de premier ordre, parce que la Conscience reçoit une instruction directe, extraordinaire et l’Ego se désintègre en pleine connaissance de cause. Ainsi, quand l’Essence réussit à se libérer par les portes de la Seconde Mort, eh bien, elle sort tout à fait heureuse et très instruite à la surface, à la lumière du Soleil.

Elle sort pour recommencer de nouveaux processus évolutifs qui devront commencer par le minéral. Elle redeviendra un Gnome, mais plus un Gnome comme au début, comme avant, avant les cycles humains, mais comme un Gnome de hiérarchie supérieure, de catégorie supérieure, à cause de la spirale ; et quand elle rentrera dans les Paradis Élémentaux du Règne végétal, elle sera toujours un élémental d’une certaine catégorie végétale ; et quand elle rentrera dans les Paradis des Règnes animaux, elle sera toujours un élémental de catégorie supérieure et quand elle rentrera dans l’état humain, elle aura plus de Conscience, mais elle sera innocente.

Ce peuple innocent du futur, qui sera passé par la terrible Seconde Mort, sera gouverné par les Dynasties Solaires, et alors viendra l’Âge d’Or. C’est pourquoi Virgile, le poète de Mantoue, s’exclame : « L’Âge d’Or est arrivé et une nouvelle descendance commande ». Quelle est la descendance qui commande ? Quelle est cette nouvelle descendance ? Les Dynasties Solaires. L’Âge d’Or sera magnifique. L’Évangile de Saint Luc correspond précisément au futur Âge d’Or ; c’est pourquoi l’Évangile selon saint Luc s’appelle l’Évangile selon la lumière, l’Évangile Solaire.

Quant à l’Évangile de Matthieu, c’est l’Évangile selon la Science ; et si nous lisons pour savoir quand tout cela va se passer, Matthieu nous indique : « Quand vous verrez Jérusalem entourée d’armées » ; il dit aussi « Quand il y aura, à cette époque, la peste et les tremblements de terre » et toutes ces choses, c’est parce qu’alors le temps sera venu. Jérusalem est actuellement entourée d’armées, il y a des tremblements de terre de partout, la peste, des épidémies, des maladies, la famine, c’est ce que nous voyons. Saint Matthieu selon la Science nous dit que c’est pour cette époque.

Maintenant, si nous étudions à grand traits le prophète Daniel, il voit une grande mer, l’océan, les courants se combattant les uns les autres ; et surgit tout d’abord un monstre qui le regarde ; dans la mer, il y a une grande bête et cette grande bête a des ailes (c’est un grand Lion avec des ailes) et il lui fut donné un cœur d’homme, c’est l’Âge d’Or ; et surgit une deuxième bête, elle ressemble à un ours, c’est l’Âge d’Argent ; et surgit une troisième bête qui ressemble à un Sphinx, c’est l’Âge de Cuivre ; et surgit une quatrième bête, différente de toutes les autres parce qu’elle est entièrement en fer, ses dents sont en acier et ses ongles sont en fer et elle foule tout de ses pieds, c’est une bête différente de toutes les autres, la quatrième bête, c’est l’actuel Âge de Fer. Elle est capable de faire tomber les Saints du ciel et elle est capable de détruire tout ce qu’elle trouve sur son passage.

« Et le Juste arriva – dit-il – et le Christ arriva et il s’assit, les livres furent ouverts et le Royaume fut remis aux Saints du Très-Haut ». C’est-à-dire que l’Âge de Fer s’achève par de grands cataclysmes. Et quand Daniel demande : « Quand cela arrivera-t-il ? » On lui répond : « Ce sera dans un temps et des temps, et la moitié d’un temps ».
Temps, quel est le temps, « dans un temps » ? L’Âge d’Or. « Des temps » ? Les Âges d’Argent et de Cuivre. « Et la moitié d’un temps » ? La moitié de l’Âge de Fer.

Ainsi, en ce moment, nous sommes à la moitié (selon des calculs orientaux) de l’Âge de Fer ; alors, la fin est pour cette époque, parce que l’autre moitié, nous la passerons dans le chaos et elle sera dure. Voilà ce qu’est : « un temps, des temps et la moitié d’un temps ».

D. Vénérable Maître, maintenant que j’ai entendu la référence sur les monstres et les Mondes infernaux, quand j’avais l’âge de deux ou trois ans, au moment d’aller dormir, je voyais sur les murs de grands monstres qui m’attaquaient toujours ; mon père me grondait parce que je pleurais toujours, effrayé ; il me disait que c’était des choses à moi, qu’il n’y avait rien.

M. Pas toujours ; c’est pour ça que je fermais tant mon « bec » quand j’étais petit, je ne racontais cela à personne. La différence entre vous et moi, c’est que « vous avez chanté et moi je n’ai pas chanté, je me suis cloué le bec », car je savais que si j’ouvrais mon bec, ils allaient me traiter « d’idiot ». Je savais que ceux qui m’entouraient (mon père, ma mère, mes petits frères) étaient des gens complètement endormis et inconscients.

Comme je le savais, parce que j’avais changé de corps à volonté, je m’étais mis volontairement dans cette « coquille », alors je ne le savais que trop ; qu’ai-je fait ? « J’ai fermé mon bec », j’ai dit : « ces gens ne me comprennent pas le moins du monde, ce que je vais faire, c’est « jouer le jeu » de ces gens, mais dès que je grandirai un peu « je m’en irai ».

Ces monstres sont (ceux que tu portes à l’intérieur) les « Mois ». Les as-tu désintégrés ? Tu dois les réduire en poussière cosmique ; ce sont tes « Mois » qui viennent des temps anciens, des siècles anciens qui se sont écoulés dans l’histoire ; il faut les réduire en poudre, les réduire en cendre, en poussière cosmique ; c’est la crue réalité des faits. Et dans l’Averne, ce sont eux que tu vas rencontrer. Quel effet te produisaient-ils quand tu étais enfant ?

D. Une grande terreur, Maître.

M. Bon, c’est ce que tu vas sentir, multiplié par mille, dans l’Averne, si tu ne les réduis pas en poussière maintenant. Parce que si tu ne les réduis pas en poussière maintenant, la Nature se chargera de t’aider, de te faire l’opération chirurgicale ; mais, par contre, si elle t’avale dans ses entrailles et que là-bas, dans ses entrailles, elle te fait l’opération très dure, très difficile, tu vas te retrouver nu devant eux, « sans culotte », face à face, et tu vas voir ce que tu feras avec eux ; et tu sais que cela n’a rien d’agréable de vivre des milliers et des milliers d’années devant ces monstres.

S’ils te produisaient parfois de telles afflictions quand tu étais enfant, comment cela se passera-t-il en chair et en vie, luttant, te cachant entre les rochers pour te protéger, alors qu’il n’y a de protection nulle part ? Ce sont là les tourments du Tartare ; par conséquent, je te conseille de désintégrer l’Ego et d’étudier mon livre de « Psychologie révolutionnaire » ; c’est ce livre qui doit te servir de livre de chevet ; c’est ce livre qui doit être reproduit par milliards dans toute l’Amérique et dans le monde entier ; c’est fondamental, sans cela on ne vaut rien. Il faut désintégrer l’Ego, sinon on ne fait rien, on perd misérablement son temps. Parce que même si nous imaginons le cas de quelqu’un qui, malheureusement, n’a pas fini la création des Corps Existentiels Supérieurs de l’Être, mais qui a dissous l’Ego, qui l’a réduit en poussière, avec cela il a évité de descendre à l’Abîme, avec cela il a le droit de prendre un corps dans le futur Âge d’Or ; mais s’il n’a pas dissous l’Ego, bien qu’il ait fabriqué les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être et qu’il soit un Homme véritable, on ne lui permet pas d’entrer dans l’Âge d’Or, parce que cet homme va faire beaucoup de tort et je parle d’Hommes non pas « d’humanoïdes intellectuels » ; c’est-à-dire qu’à celui qui a atteint le degré d’Homme, on ne lui permet pas d’entrer dans l’Âge d’Or.

L’Âge d’Or, c’est l’Âge du Paradis. Il est représenté, dans l’Évangile de saint Luc, par le Taureau ailé, c’est l’Évangile selon la Lumière, l’Évangile Solaire. Pour que quelqu’un entre dans l’Âge d’Or, cette personne doit être sans Ego ; cela va être l’humanité de l’innocence, de l’innocence ! Quand on détruit les egos, on devient innocent à un point que vous ne soupçonnez même pas. Moi-même je suis resté atterré par le degré d’innocence que j’avais atteint et j’ignorais que je l’avais atteint, mais, à l’heure de la vérité, je vis que j’ignorais des choses élémentaires que toute l’humanité connaît ; c’est quelque chose de terrible.

D. En écoutant ce que vous étiez en train de dire sur la réincarnation, il y a peu de temps de cela, moi, depuis tout petit, je pensais que j’avais vécu dans de nombreuses époques antérieures et que j’avais été un liquide, de l’eau ou une plante. À quoi cette inquiétude est-elle due ?

M. Tu avais déjà la connaissance interne, intuitive, et tu avais été un Initié dans d’autres siècles, dans d’autres âges, et, évidemment, tu portais cette connaissance en toi ; c’est à cause de cela que tu as pu avoir des réminiscences de ces anciennes connaissances.

Or, l’un de ceux qui ont vécu cela, comme moi par exemple, pourquoi est-ce que je parle de la doctrine de la Transmigration ? C’est une doctrine révolutionnaire, et je suis sûr que les écoles ultramodernes de théosophie, de pseudo rose-croix bon marché (spiritismes, écoles de foire et toutes ces choses qui existent actuellement dans le monde) ne l’acceptent pas : elles rejettent la doctrine de la transmigration. Le Seigneur Krishna l’a enseignée, mais même ainsi les théosophes ne l’acceptent pas ; mais si on a éveillé sa Conscience durant sa vie, si on a été une fois « éveillé », eh bien, évidemment, on doit reconnaître le cru réalisme de la doctrine de la Transmigration des Âmes ; c’est clair.

Mais savez-vous sur quoi je me base au sujet de la doctrine de la Transmigration des Âmes ? Je me base simplement sur cela : sur le fait que je me rappelle parfaitement les phases d’Évolution et d’Involution par lesquelles je suis passé ; exactement, j’ai dû évoluer sur une planète très ancienne qui n’appartient même pas à l’ancienne Terre-Lune (parce qu’avant notre chaîne terrestre, il existait la chaîne lunaire ; avant la chaîne lunaire, il existait une autre chaîne, et j’appartiens à cette chaîne beaucoup plus ancienne) ; sur cette planète, j’ai évolué comme évolue tout le monde, j’ai commencé par le minéral, le végétal, l’animal, j’atteignis l’état d’humain que j’avais autrefois perdu, etc., je suis passé par toutes ces phases, mais, en arrivant à l’état humain, on m’assigna 108 existences (comme toujours, c’est normal).

Durant ces 108 vies, je ne me suis pas le moins du monde intéressé, pas même de la plus insignifiante manière, à ce qui était en relation avec la spiritualité ; je me suis dédié exclusivement à des choses terrestres, à des choses profanes, jetant aux oubliettes tout ce qui avait une odeur de spiritualité ; cela ne m’intéressait pas, jusqu’à ce que j’atteigne la dernière (qui fut la 108ème existence) ; dans cette ultime 108ème vie, j’eus une vie, une existence, disons, d’une personnalité mauvaise.

La 108ème était une personnalité mauvaise de sexe féminin ; une petite femme ainsi, « grassouillette » mais perverse ; c’était ma dernière existence et il est clair que j’entrai dans les Mondes infernaux avec ce corps, j’abandonnai ce corps féminin et j’entrai dans les Mondes infernaux, j’involuai dans les entrailles de cette planète. Je maudissais et blasphémais, je haïssais la divinité, j’étais un être pervers jusqu’à ce que je passe par la Seconde Mort. Je me désintégrai, me convertissant en poussière ; tous mes « Mois » se retrouvèrent transformés en coquilles, ils se transformèrent en poussière ; pour finir, il ne resta plus rien. Lorsqu’il ne resta plus rien, je sentis comme si je mourais pour toujours, une grande annihilation. Puis je me vis moi-même devenu un enfant innocent, un enfant. Que s’était-il passé ? L’Essence, l’élémental était resté libre des éléments subjectifs, les éléments subjectifs des perceptions avaient été éliminés, les agrégats psychiques désintégrés dans leur totalité, réduits en poussière cosmique par les forces centrifuges de cette planète. L’Essence resta donc libre, nue, face au Soleil.

Bon, on la fit sortir ; les Devas l’examinèrent de la tête aux pieds pour voir s’il restait quelque élément indésirable à l’intérieur d’elle. Quand ils furent convaincus qu’il ne restait aucun élément indésirable, alors les Devas me permirent de sortir par les portes atomiques et je sortis à la surface de cette planète déjà libre et à la lumière du Soleil (un Soleil hydrogéné qui éclairait la planète de ce Système Solaire dont il ne reste aujourd’hui pas même des souvenirs, à part des souvenirs dans les Archives Akashiques).

J’entrai alors dans les évolutions du Règne minéral ; je me vis alors moi-même devenu un Gnome, mais plus un Gnome comme j’avais été auparavant, non, un Gnome de type supérieur.

Bien plus tard, au fil des siècles, je gagnai le droit d’entrer dans les évolutions du Règne végétal ; je fus de nouveau un élémental végétal, mais un élémental plus conscient ; puis je passai aux états du Règne animal où j’évoluai dans différentes créatures animales et j’en parle dans mon livre « Les Trois Montagnes » quand je passai par ce petit animal qui s’appelle grenouille ; je marchais donc en faisant de petits sauts sur le bord d’un ruisseau d’eaux chantantes, pures ; je me souvenais, oui, je n’avais pas oublié les terribles souffrances de l’Averne et je ne souhaitais plus retourner à l’Averne à cause des horreurs que j’avais subies là-bas. Je devins l’ami des élémentaux de ce ruisseau, un grand ami, et quand j’entendais les pas d’un humanoïde, je savais qu’ils étaient terriblement pervers, je me jetais à l’eau pour éviter les humanoïdes puisque je savais qu’ils étaient méchants, et c’est ainsi que je passais mon temps.

Plus tard, on me donna le droit de passer par des évolutions supérieures ; je pus être admis dans un monde de poissons très intelligents qui vivaient dans ce monde. J’aimais toujours être à l’arrière-garde, pas à l’avant-garde ; parfois, un monstre apparaissait et je me rappelle d’un monstre si terrible qu’il dévora, en guise de petit déjeuner, tous ceux de la bande ; moi j’étais à l’arrière-garde et il ne parvint pas à me dévorer, mais les autres, il les avala ; et je me rappelle comment ce malheureux, après s’être rempli la panse, tourna le dos et se retira très tranquillement ; je faisais partie des rares survivants et c’est ainsi que nous vivions au fond des océans en tant que poissons.

Plus tard, je fus admis dans le Règne des Amphibiens qui sortaient sur la terre prendre la lumière solaire, je marchais parmi la bande avec les amphibiens ; ensuite, plus tard, on me donna le droit de prendre un corps humain, j’y fus admis, bien décidé à ne pas retourner à l’Abîme, cela était resté vivant dans ma Conscience : les tortures de l’Abîme, les frayeurs, les horreurs que j’avais traversées. Alors, une fois dehors, une fois devenu un être humain, je me dis : « Bon, je vais me transformer en Homme, je sais que je suis un humanoïde, mais je vais me transformer en Homme ».

Je rencontrai le Gourou (mon Gourou), il m’instruisit précisément dans les mystères de la vie et de la mort ; avec lui je connus la clé, le secret indicible, le Grand Arcane ; je travaillai dans la Forge des Cyclopes parce qu’il m’orienta ; je fabriquai les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être grâce à l’accomplissement du Devoir Parlock de l’Être et je réalisai les magnifiques transformations – disons – du Sperme Sacré (le Mercure des Sages) et je parvins ainsi, grâce au Mercure, à cristalliser les corps, car il est bien certain qu’en alchimie le Sperme Sacré est l’Azoth brut et en le transmutant, il se convertit en Mercure. L’Énergie Sexuelle est le Mercure, c’est l’âme métallique du Sperme et ce Mercure, à son tour (qui est une Énergie qui monte par les cordons sympathiques jusqu’au cerveau), est fécondé par le Soufre, c’est-à-dire le Feu qui s’éveille ; le Sel, en soi, c’est la matière primaire du Grand Œuvre ; il y a du sel dans le Sperme, il y en a dans les métaux, il y en a dans l’or, il y en a partout, alors il faut aussi sublimer le Sel.

Je suis en train de te parler de la fois où je suis devenu un Homme pour la première fois ; je te parle d’un Système Solaire très ancien ; quand, pour la première fois, je parvins à atteindre l’état d’Homme véritable, dans un monde qui a maintenant disparu, duquel il ne reste même pas la poussière des siècles ; c’est de cela que nous sommes en train de parler ; alors, au moyen des opérations du Soufre et du Mercure sur le Sel, je parvins à ce que le Sel, le Soufre et le Mercure se cristallisent sous forme de corps astral, je me fabriquai un corps astral. Dans une octave plus élevée, ce Sel sublimé qui servit de base aux opérations du Soufre et du Mercure, se cristallisa dans le mental et, postérieurement, avec cette même base, j’obtins la création du causal.

Pourvu des corps physique, astral, mental et causal, je parvins alors à incarner les principes ethniques animiques (le Pneuma des gnostiques) en moi-même et je me transformai ainsi, me convertissant en Homme ; je devins un Homme, j’étais sorti de l’état d’humanoïde. Une fois converti en Homme, je continuai à travailler. Plus tard, j’atteignis d’autres états, j’atteignis l’état Angélique, Archangélique, etc., bon, conclusion (pour ne pas tergiverser autant) : j’atteignis l’intégration avec mon Logoï, je me convertis en le Gouverneur de la planète Mars et j’acquis tous les pouvoirs des cieux et de l’abîme, toute la sagesse et tous les pouvoirs universels.

Vous direz : « Bon, si c’est ainsi, pourquoi vivez-vous maintenant parmi les terriens ? » et je vais vous dire sincèrement : je continuai après à vivre dans différents Systèmes Solaires. Dans une existence précédente, j’étais sur l’ancienne Terre Lune ; je vécus donc parmi les Sélénites, je créai le Mouvement gnostique chez les Sélénites, je leur parlai comme je suis en train de vous parler à vous ; les Sélénites créèrent une puissante civilisation, je vécus parmi eux, je finis donc là-bas. Les Sélénites étaient très cruels, ils étaient très nombreux, il y avait une religion terrible, pire que la catholique ; ils me jugèrent, me condamnèrent à la peine de mort et me crucifièrent, comme je suis en train de vous le dire.

Au début de l’aurore de ce Maha-Manvantara présent, intégré à mon Dieu interne, je me convertis en l’esprit vivant du centre de Mars. Mais mon Seigneur intérieur profond, comprenant le besoin d’acquérir les qualités des terriens que nous n’avons pas là-bas (certaines caractéristiques comme celles du Comte Saint Germain, celles de Cagliostro, un diplomate, un de ces politiciens), m’envoya ici pour acquérir des caractéristiques que je n’avais pas.

Je conservais des caractéristiques d’innocence et de sagesse, mais pas cet esprit qu’ont les Cagliostro, les Saint Germain (des Maîtres d’ici, de la Terre) ; alors il m’envoya ici et en même temps je pouvais aider. Bien sûr, il m’envoya, mais, par contre, je commis une erreur lorsqu’au cours de la révolte des anges de la Lémurie, je fis partie des premiers à me laisser entraîner, n’est-ce pas ? Ce fut le problème de la chute dans la génération animale ; dans la même Lémurie, je parvins à me relever et dans la même Lémurie, j’obtins à nouveau l’Élixir de Longue Vie, la Pierre Philosophale.

Avec le corps lémure, je vécus dans la Lémurie et dans l’Atlantide, de sorte que je vis sombrer la Lémurie au fond des mers et je vis se dresser la civilisation de l’Atlantide et je la vis moi-même engloutie par l’océan. Je possède toutes ces connaissances et je peux parler de la Lémurie et de l’Atlantide ; je n’ai perdu aucune connaissance, ma mémoire est intacte.

Sur le plateau central d’Asie, je commis une autre erreur : je jetai à nouveau la Pierre à l’eau et cela me fit « chuter de nouveau un Samedi », alors je dus souffrir beaucoup sur la face de la Terre, jusqu’à présent, à cette époque où je suis à nouveau en train de finir de fabriquer la Pierre Philosophale ; en 78 j’aurai en mon pouvoir la Gemme précieuse.

Ainsi, en vérité, c’est la raison pour laquelle je suis ici ; bien sûr, quand j’entrai dans la partie supérieure du travail du Grand Œuvre, je fus emmené à l’Abîme par le Père. Il m’instruisit depuis la planète Mars et il me gronda terriblement ; il me dit :

– « Tu avais tous les pouvoirs de l’Univers, toute la sagesse de l’infini, toute la sagesse du Cosmos, cependant tu t’es lancé au précipice ; pourquoi as-tu fait cela ? ». Alors ma réponse fut :
– « Seigneur, je reconnais mon erreur, mais qu’y puis-je maintenant ; la seule chose que je peux faire, c’est de te demander pardon ».

Et, bien sûr, le Seigneur me pardonna et alors je continuai à travailler dans le Grand Œuvre ; et je suis en train de travailler dans le Grand Œuvre. Dans quel but ? Dans le but d’avoir à nouveau en mon pouvoir la Pierre Philosophale, l’Escarboucle Rouge, la Gemme précieuse ; en 78, j’aurai en mon pouvoir, l’Escarboucle Rouge.

Lorsque cela aura lieu, je partirai en Europe pour commencer mon labeur qui sera très semblable à celui de Cagliostro en Europe ; c’est la crue réalité des faits. Ainsi, à cette heure, eh bien, il est clair que je connais tous les processus de la Transmigration des Âmes ; si je parle de la transmigration des Âmes, c’est parce que je l’ai vécue, je la connais. J’enseigne donc une doctrine rejetée par tous les pseudo-ésotéristes et pseudo-occultistes de notre époque. Ils n’ont pas traversé ces phases, ils n’ont pas vécu la transmigration des Âmes, ils ont vécu dans un monde où il y a différentes écoles kalkiennes ; dans ces écoles kalkiennes, les personnalités kalkiennes, qui ne savent rien et théorisent beaucoup, sont très nombreuses. Qu’entend-on par personnalités kalkiennes ? Ces personnalités remplies de pseudo-ésotérisme, de pseudo-occultisme bon marché. Moi, ces petites écoles pseudo-ésotériques et pseudo-occultistes ne m’intéressent pas ; moi, la seule chose qui m’intéresse, c’est l’Aigle et le Serpent, mon Aigle et mon Serpent. Mon Aigle, c’est le Seigneur intérieur profond, et mon Serpent, c’est la Divine Mère Kundalini.

Je suis établi en Isis depuis plusieurs années, je vis en Isis. C’est-à-dire que je fus « dévoré » par le Serpent, je suis un Serpent qui articule, qui parle, qui explique, enfin, mais je suis un Serpent parce que je fus « avalé » par le Serpent ; c’est pourquoi je vous dis que je suis établi en Isis et la seule chose qui m’intéresse, c’est cela, je pense que le plus important dans la vie c’est d’arriver au Surhomme.

Il faut tout d’abord créer l’Homme et ensuite atteindre la stature du Surhomme ; l’Homme c’est quelque chose qu’il faut créer, qui n’existe pas encore ; il existe l’animal intellectuel appelé « Homme » par erreur.

Une fois l’Homme créé, il faut atteindre la stature du Surhomme, c’est ce qui est important. Le Surhomme est cet Homme qui est parvenu à l’intégration absolue avec la divinité, qui s’est intégré, qui a fusionné avec son Dieu, c’est cela le Surhomme.

Que quelqu’un éveille le Serpent, qu’il le fasse monter jusqu’au cerveau, ce n’est pas suffisant ; on ne peut pas parvenir à jouir des pouvoirs du Serpent tant que l’on ne se convertit pas en Serpent, et pour se convertir en Serpent, on doit être « avalé » par le Serpent.

Au Yucatan, j’ai trouvé un Serpent en pierre, dans les temples, avalant un homme. C’est ainsi seulement que l’on peut se convertir en Serpent, c’est la seule manière. Que le Serpent finisse par être avalé par l’Aigle, le Dieu interne ? Il le « dévore », le Logoï « l’avale » et alors apparaît le Serpent Emplumé comme Quetzalcoatl, notre Seigneur, le Christ mexicain.

Ainsi donc, la crûe réalité c’est que l’on doit se convertir en Serpent Emplumé comme Quetzalcoatl ; voilà ce qui compte. Et pour pouvoir atteindre la hauteur du Surhomme, pour pouvoir se convertir en Serpent Emplumé, on doit passer au-delà du bien et du mal, s’éloigner du bien et s’éloigner du mal, s’éloigner de tous les codes de morale conventionnelle écrits par des esprits rances et lourds, remplacer tout cela par la compréhension, faire un inventaire de nous-mêmes pour voir ce que l’on a en trop et ce qui nous manque, et s’éloigner de tous les codes d’éthique et de tous les préjugés de cet âge, marcher sur le Chemin révolutionnaire, rebelle, qui conduit au Surhomme, s’éloigner des lignes d’évolution et d’involution qui sont des lois mécaniques de la Nature qui ne conduisent à rien sinon à la mécanique naturelle, entrer sur le Chemin de la Grande Rébellion. C’est par ce seul Chemin que l’on arrive au Surhomme.

Même les vertus, aussi nobles soient-elles, peuvent parfois être un obstacle pour le Surhomme. Parce que si nous ne savons pas manier les vertus, avec elles on peut faire beaucoup de mal : combien de personnes vertueuses accomplissant leur devoir ont-elles mené des innocents en prison ou à l’échafaud, à cause de cette vertu de l’accomplissement du devoir ? (Beaucoup de juges condamnèrent des innocents et les menèrent à la guillotine). Ainsi, on doit s’éloigner du bon et du mauvais et prendre le Chemin de la Compréhension. Au lieu de cela, au lieu du bien et du mal, la Compréhension. Avec la compréhension, on peut beaucoup avancer, on doit faire un inventaire de soi-même pour savoir ce que l’on a en trop et ce qui nous manque, et c’est ainsi que l’on doit changer ; on doit se résoudre à mourir en soi-même.

Pour mourir en soi-même, le mieux c’est la forge des Cyclopes. Là (en travaillant dans le Forge Ardente de Vulcain) on doit utiliser la lance ; on doit utiliser tout le pouvoir électrique sexuel pour détruire les démons que l’on a créés (tous ces agrégats psychiques, tous ces « Mois » que l’on a engendrés nous-mêmes), on doit nous-mêmes les détruire et on peut les détruire avec une grande force au fond de l’Abîme.

Personne ne pourrait monter sans descendre auparavant, « Celui qui veut monter doit tout d’abord descendre », il est absurde de vouloir monter sans être tout d’abord descendu. Le trésor, il ne faut pas le chercher là-haut, dans les cieux, il faut le chercher dans les enfers, dans la Neuvième Sphère, dans la Forge des Cyclopes, c’est là que se trouve le trésor, parmi les démons. Le trésor que l’on cherche, la Toison d’Or, est gardé, oui, il est bien gardé rien moins que par Lucifer, mais on doit être suffisamment prêt pour vaincre Lucifer. C’est lui le grand Dragon qu’il faut vaincre avec la lance. Je ne veux pas dire que Lucifer soit pervers, au contraire, il doit être notre meilleur ami ; Lucifer est un grand ami, c’est le Christ déguisé ; Lucifer est un Christ déguisé, c’est-à-dire adapté à nos conditions, converti en la force qui peut nous libérer, parce que si ce n’était pas par l’impulsion luciférienne, personne ne pourrait réaliser la copulation sacrée ou la copulation chimique ou métaphysique, comme nous voulons l’appeler.

Pour pouvoir réellement réaliser la Copulation Chimique, il faut l’impulsion Luciférienne (c’est une impulsion de rébellion), alors, avec la Lance on vainc Lucifer. Cela veut dire : être suffisamment fort pour ne pas renverser le vase d’Hermès Trismégiste (le Trois Fois Grand Dieu Ibis de Thot) ; être suffisamment astucieux pour pouvoir faire le jeu de Lucifer, pour jouer avec lui ; être suffisamment prêt pour le vaincre. Si on y parvient, alors on monte sur le dos de Lucifer qui nous sert d’échelle.

« Lucifer est une échelle pour descendre ; Lucifer est une échelle pour monter », c’est la réalité des faits. Si on réussit à vaincre Lucifer (qui est le dragon), on s’empare de la Toison d’Or, c’est-à-dire du trésor. Le trésor se trouve là, dans les enfers, sous terre ; les trésors sont cachés sous terre ; n’importe quel trésor est caché sous terre et il faut beaucoup creuser dans la terre pour le trouver ; les racines du Surhomme se trouvent dans l’Abîme, dans le précipice, parce que d’où un arbre sort-il sa vie ? N’est-ce pas, par hasard, de l’intérieur de la terre, de l’Abîme ? Un arbre peut grandir beaucoup en hauteur, mais ses racines s’enfoncent de plus en plus vers le bas ; plus l’arbre croît, plus ses racines s’enfoncent et l’arbre ne peut pas grandir si ses racines ne s’enfoncent pas.

Ainsi, de la même façon, personne ne peut atteindre le degré de Surhomme, personne ne peut, disons, s’émanciper ou se libérer, se convertir en un Dieu avec des pouvoirs sur le feu, sur l’air, sur l’eau, sur la terre, si on ne descend pas auparavant au fond du précipice ; et là-bas, on doit vivre parmi les démons, comme un démon et entre les démons.

Il faut apprendre à marcher sur les deux pieds. Beaucoup de petits frères, surtout les personnalités kalkiennes qui sont si nombreuses dans les petites écoles ultramodernes de pseudo-ésotérisme et de pseudo-occultisme bon marché, veulent marcher sur un seul pied ; ils ne se rendent pas compte qu’il faut marcher sur les deux pieds, ils l’ignorent, ils veulent marcher sur un seul pied.

Que dirions-nous d’un saltimbanque, par exemple, qui fait des acrobaties en marchant sur une corde et qui voudrait se maintenir en équilibre sur un seul pied, comment marcherait-il sur un seul pied ? Il tomberait. C’est pareil pour nous ; celui qui veut parvenir à l’Auto-réalisation intime de l’Être doit marcher sur les deux pieds et ne pas avoir peur de Satan, ni de l’Enfer, ni de l’Abîme. On a besoin de l’Enfer et on a besoin de Satan. Que ferions-nous sans Satan, sans l’Abîme ? D’où allons-nous sortir le Trésor ? Avec quelle impulsion allons-nous travailler dans la Forge des Cyclopes ? Il faut tenir compte de cela, messieurs.

Au Moyen âge, il existait une secte qui était la Secte des Sataniens ; la terrible Inquisition en finit avec cette secte ; tous les membres de cette institution furent brûlés vifs sur le bûcher. Mais à qui rendaient-ils un culte ? Eh bien, ils rendaient un culte à Lucifer.

Et qui est Lucifer ? Eh bien, la réflexion du Logos en nous, Cristus Lucifer ou Christus Lucifer sans lequel il ne peut jamais y avoir « d’étincelle électrique » pour le travail dans la Forge des cyclopes.

Il existait aussi une autre secte, au Moyen âge, c’était celle des Caïnistes, qui rendaient un culte à Caïn (celle des Caïnistes). Ils furent brûlés vifs sur le bûcher. Mais regardons quel était l’argument de cette secte, la base ; cet argument est très intéressant : le Feu. « Caïn » à l’envers, comment se prononce-t-il ? Inca : les Incas, les Prêtres du Feu. Ainsi, « Caïn » signifie « Prêtres du Feu », c’est le Feu sacré à l’intérieur de l’Homme.

Et pourquoi Caïn tue-t-il Abel ? Qui est Abel ? Il faut chercher ce qu’est « Abel » et ce qu’est « Isabelle » ; ici on doit faire appel à toutes les études, dirons-nous, des racines de la langue, à l’étymologie.

Is-abel : Is est une particule qui nous rappelle les Mystères Isiaques, ce n’est pas autre chose que la Bouddhi, la Guenièvre des Jinas, celle à qui Lancelot versera le vin dans les coupes de Sukra et Manti, la Bouddhi intérieure.

Quant à Abel, c’est l’Âme humaine qui est masculine, la causale. Voilà le signe des Gémeaux en nous, Isabelle, les Gémeaux, l’Âme spirituelle qui est féminine et l’Âme humaine qui est masculine.

L’Intime a deux Âmes : l’une est l’Âme spirituelle (qui est Isis ou Is, l’Âme spirituelle, la Bouddhi ; elle est féminine) et l’Âme humaine qui est masculine (c’est la causale). Caïn tue Abel, qui est Caïn ? Le Feu. Il tue Abel, qui est Abel ? L’Âme humaine. Avec quoi la tue-t-il ? Avec la mâchoire d’un âne et qu’est-ce que l’âne ? En alchimie, le Mercure des Sages, le Sperme Sacré, l’Azoth brut. Alors, qu’arriva-t-il ? Simplement qu’en renversant le vase d’Hermès Trismégiste (le trois fois grand Dieu Ibis Thot), le Feu Sacré descendit ; en descendant, l’Homme spirituel mourut, il sortit de l’Eden, il perdit tous ses pouvoirs ; c’est pourquoi on dit que Caïn tua Abel (c’est-à-dire l’Âme spirituelle) avec la « mâchoire d’un âne », le Sperme Sacré, parce qu’il le renversa ; et alors l’Âme spirituelle entra dans la Mort mystique, elle perdit tous ses pouvoirs, c’est-à-dire que vint la sortie du Paradis. Bon, c’est sur cela que se basait la doctrine des Caïnistes. Ils furent brûlés vifs sur le bûcher de l’Inquisition.

Ensuite, vient une autre secte gnostique, également très importante, qu’il y avait en Europe, la secte des Iscariotes, partisans de Judas Iscariote ; ils les brûlèrent aussi sur le bûcher sans aucune considération, la Sainte Inquisition en finit avec eux. Mais qui étaient les Iscariotes ? Tenez compte du fait que Judas, l’apôtre du divin Nazaréen, n’est pas, comme on le dit, un traître ; ça c’est une calomnie qui se dresse contre cet apôtre. Judas Iscariote est le plus grand disciple de notre Seigneur le Christ ; c’est un grand Hiérophante qui joua un rôle, il l’apprit par cœur. C’est un Drame Cosmique, un drame qui a été représenté à toutes les époques et à tous les âges ; c’est le Drame Cosmique de l’Évangile christique. Ce sont les Elohim qui ont amené ce drame à la Terre, il vient d’autres sphères et Judas ne voulait pas non plus jouer ce rôle, il voulait le rôle de Pierre, mais Jésus l’avait choisi pour le rôle de Judas. Ainsi, chacun des douze a appris son rôle par cœur, c’est une œuvre d’art, une œuvre dramatique, et chacun a dû apprendre son rôle par cœur, et Judas a dû apprendre ce rôle et le répéter plusieurs fois pour qu’il coïncide avec les Saintes Écritures ; il devait être parfait.

D. Alors, Vénérable Maître, en accomplissant ce rôle, Judas n’a pas contracté de karma ?

M. Au contraire, des millions de dharma, des tonnes de dharma. Judas Iscariote est un Grand Maître ; il ne voulait pas non plus jouer ce rôle. Il n’a fait que répéter ce qu’il avait appris par cœur, comme il devait le faire. Il devait être exact, précis, au moment opportun ; tout devait être en parfait accord avec ce rôle. Mais il n’a jamais trahi Jésus, c’est le plus grand disciple de Jésus. Et Judas n’est pas seulement allé jusque là, mais il est descendu à l’Abîme et il vit dans les Mondes infernaux. J’ai vu qu’on le pendait, qu’on lui mettait une corde dans l’Abîme (quand je suis entré visiter l’Abîme) et il se laissait pendre. D’une humilité unique, qui a tué l’Ego, il n’a pas d’Ego et il vit là-bas, dans l’Abîme, en faisant quoi ? En luttant pour sauver ceux qui sont perdus, ceux pour qui il n’y a aucune solution ; c’est comme un rayon du Christ perdu dans l’Abîme, souffrant pour ceux qui sont perdus.

C’est quelque chose d’extraordinaire, personne ne sait jusqu’où Judas est arrivé ; s’il y a un Homme qui a gagné le droit d’entrer dans l’Absolu Immanifesté, c’est Judas Iscariote ; aucun de nous n’a le niveau requis pour délacer les chaussures de Judas. Moi-même, je ne me crois pas capable de délacer ses chaussures, je ne me sens pas encore capable de faire ce que Judas a fait, je ne m’en sens pas capable. Je ne sais pas si l’un de vous s’en sent capable. Vivre dans l’Abîme en renonçant à toute félicité, en étant dépourvu d’Ego, mais vivre cependant dans l’Abîme pour essayer de sauver ceux qui sont perdus (ne serait-ce que dans le monde physique), détesté de toutes les foules et toute cette question, considéré comme un traître alors que la seule chose qu’il ait faite, c’est d’obéir au Seigneur.

Personne n’a le moindre soupçon du sacrifice de Judas pour l’humanité. Il est le seul à ne pas avoir eu d’honneurs ; pour lui il n’y a pas eu de louanges, personne ne l’a loué. À quel point son Ego sera-t-il mort ? Ainsi, c’est le plus grand des disciples du Christ. Bien, et cependant, maintenant, son corps de doctrine est extraordinaire. Les Iscariotes avaient étudié le corps de doctrine de Judas : la mort totale de l’Ego. Tous les mystères de Judas, il faut les vivre dans le Monde causal : les mystères de Judas, la mort absolue de l’Ego animal, qu’il ne puisse rien rester de l’Ego, puisque Judas, en tant que maître, n’a pas laissé d’Ego, il a renoncé à tout type de félicité et il vit dans l’Abîme parmi ceux qui sont perdus ; c’est le plus grand des disciples du Seigneur. C’est le plus grand des sacrifiés, celui qui a le plus droit à la félicité et il vit dans l’Abîme, parmi les réprouvés, parmi ceux qui sont sans rémission ; il est là-bas uniquement par amour pour l’humanité, essayant parmi les ténèbres de trouver quelqu’un qui aime la lumière. Quand il arrive à trouver quelqu’un qui est repenti, il va l’instruire et s’il arrive à le sortir, il le sort de l’abîme ; c’est ce que fait Judas. De sorte que condamner Judas est le pire des délits ; celui que nous devons condamner, c’est le Judas intérieur ; voilà son corps de doctrine.

Ce traître qui vend le Seigneur pour trente pièces d’argent (ce qui n’est autre que l’échanger contre les plaisirs, les alcools et toutes les choses du monde), c’est lui que nous devons condamner et juger ; c’est ce que Judas nous a indiqué dans sa doctrine, c’est là sa doctrine, sa doctrine est la plus profonde : la mort absolue de l’Ego. S’il y a un homme qui mérite les honneurs, c’est Judas Iscariote. La secte gnostique des Iscariotes en Europe fut persécutée par l’Inquisition, tous les membres de la secte des Iscariotes furent brûlés vifs sur les bûchers qui flambaient en Europe ; alors vous voyez comme il y a des choses terribles, n’est-ce pas ?

Je veux vous dire de manière emphatique que les humanoïdes qui habitent sur la face de la Terre sont des petites machines chargées de capter certains types et sous-types d’énergie cosmique qu’elles transforment ensuite automatiquement et qu’elles retransmettent aux couches intérieures de l’organisme planétaire et c’est grâce à cela que la planète Terre peut vivre. Ainsi, l’animal intellectuel se trouve là uniquement et exclusivement au service de la Nature, c’est son seul objectif : l’économie de la Nature.

Cependant, le Soleil n’est pas cruel. Le Soleil a déposé, en plus, les germes pour l’Homme dans les glandes de ces petites machines. Ces germes peuvent dégénérer ; ce qui est normal, c’est qu’ils dégénèrent. Mais si on coopère avec le Soleil, si on coopère véritablement avec cet astre roi, alors ces germes évoluent et se développent et l’Homme surgit dans l’animal intellectuel, de la même manière que dans la chrysalide se forme le papillon qui, un jour, sort et s’envole. Ainsi, ce qui est intéressant, c’est de coopérer avec le Soleil et une des plus grandes manières de coopérer consiste à ne pas altérer le « sol » où ces germes doivent se développer.

D. Le sol ?

M. Oui, je me réfère au « sol », disons plutôt au « terrain », ce « terrain » où les germes doivent se développer et qui n’est autre, précisément, que le corps humain lui-même.

Si on altère les glandes, si on soumet les gens à des histoires de transplantations d’animaux, si on se prête à des essais glandulaires (que l’on change nos glandes humaines pour des glandes de singe) ou à des traitements avec de la thyroxine pour maigrir ou des choses de ce style, le résultat c’est que les germes ne peuvent se développer et que l’expérience échoue.

Quand une race devient trop mécanique et qu’elle perd tout intérêt pour les idées solaires, pour l’Intelligence Solaire, le Soleil, à son tour, perd tout intérêt pour cette race et il la détruit, car elle ne sert plus à son expérience. Et le Soleil a raison, bien raison, parce qu’il a créé cette délicate pellicule de vie organique sur la croûte terrestre ; un travail pour lui très précis, très minutieux et il est juste qu’il en tire sa récompense : une récolte d’Hommes Solaires ; il a le droit de sortir cette récompense, une récolte d’Hommes Solaires. Ainsi, si une race ne lui sert pas, il la détruit ; c’est ce qui se passe avec cette race actuelle ; elle ne lui sert pas, alors il va la détruire ; il la détruit parce qu’elle ne sert pas à son expérience. Ainsi, il est donc nécessaire de coopérer avec le Soleil pour que l’Homme naisse à l’intérieur de nous.

Or, j’ai lu un Codex d’Anahuac qui dit : « Les Dieux créèrent les Hommes en bois et ensuite ils les fusionnèrent à la divinité. » Mais ensuite le même codex ajoute : « Ce ne sont pas tous les Hommes qui réussissent à fusionner avec la divinité ».

De sorte que créer quelqu’un, c’est une partie, le fusionner avec la divinité est une autre partie ; quand l’Homme fusionne avec la divinité, il se transforme en Surhomme, alors naît le Surhomme ; mais il faut fusionner avec la divinité. Or, il ne fusionne pas toujours avec la divinité. Il ne fusionne pas avec la divinité quand il n’élimine pas les éléments indésirables qu’il porte en lui, c’est-à-dire les défauts psychologiques : la Colère, la Convoitise, la Gourmandise, l’Orgueil, la Paresse, etc., et tant d’autres choses. Tant que l’on n’élimine pas ces éléments indésirables que l’on porte en soi, l’intégration avec la divinité n’est pas possible et si on ne s’intègre pas avec la divinité, on se convertit alors en Hanasmussen avec un double centre de gravité, en avorton de la Mère Cosmique, en échec. Nombreux sont les Hanasmussen qui ont échoué. L’Homme a été créé mais il n’est pas parvenu à l’intégration avec la divinité. Avez-vous compris à fond ce que sont donc les Hanasmussen ?

Bon, maintenant, pour préciser plus cette question des Hanasmussen, il vaut la peine de les connaître : il y a quatre classes d’Hanasmussen.

La première classe d’Hanasmussen se compose des individus qui possèdent seulement le corps planétaire et rien d’autre. Savez-vous ce qu’est le corps planétaire ? Le corps physique. Au-delà, ce qu’il y a en eux, c’est l’Ego (ils n’ont rien de plus) et l’Essence embouteillée dans l’Ego. Alors ce sont des sujets qui, à cause des activités de l’Ego et d’un peu de Magie Noire, créent une substance fatale qui est pratiquement celle d’un Hanasmussen. Bon, ce premier type est mortel, parce qu’à l’heure de la mort tous ses « Mois » désincarnent et restent dans les Mondes Internes, mais cette substance d’Hanasmussen continue d’exister un temps, mais elle ne cause pas un grand tort à cause du fait qu’il n’a pas les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être, il n’y a pas de centre focal, il n’y a pas de Centre de Gravité Permanent, ces Hanasmussen sont mortels ; la substance se désintègre et l’Ego retourne, comme toujours, dans de nouveaux corps physiques.

Mais il y a une deuxième sorte d’Hanasmussen qui ont créé le corps astral, qui le possèdent, mais ils n’ont créé aucun autre véhicule, ils ont uniquement fabriqué l’astral. Donc, les individus de ce type, évidemment, s’ils n’éliminent pas ce qu’ils ont d’Hanasmussen (sorcellerie, Magie Noire et toutes ces choses) n’auront alors pas d’autre solution que de se réincorporer dans des organismes animaux : chien, cheval, chat, etc., ils doivent continuer à prendre des corps d’animaux jusqu’à ce qu’ils éliminent ce qu’ils ont d’Hanasmussen.

Il y a une troisième sorte d’Hanasmussen qui sont les Hommes Véritables, mais qui n’ont pas éliminé l’Ego ; c’est ce que nous pourrions appeler des Hanasmussen à double Centre de Gravité ; ils ont deux personnalités : l’une divine, revêtue des Corps Existentiels Supérieurs de l’Être, et l’autre donc, terriblement maligne, formée par l’Ego, par l’abominable Organe Kundartigateur développé dans les Chakras. Ce sont des Hanasmussen très dangereux ; s’ils n’éliminent pas ce qu’ils ont d’Hanasmussen, il ne leur reste pas d’autre issue que de passer pas la Seconde Mort dans les Mondes infernaux.

Enfin, il existe une quatrième sorte d’Hanasmussen : les Dhyani-bodhisattvas tombés. Je faisais partie de cette quatrième sorte d’Hanasmussen quand j’étais tombé, je faisais partie de cette quatrième catégorie ; j’avais alors formé deux personnalités définies : l’une divine et l’autre ténébreuse, mais la quatrième sorte conserve la Mémoire des Siècles, la Conscience éveillée. Ils souffrent toujours l’indicible jusqu’à ce qu’ils parviennent à se lever (le quatrième type), mais s’ils ne se lèvent pas, ils n’ont pas d’autre solution que d’entrer dans les régions submergées des Mondes infernaux jusqu’à la Seconde Mort ; ainsi, il y a quatre sortes d’Hanasmussen, quatre sortes.

D. Alors, dans le monde commun et courant, les individus qui n’ont fait aucun travail, c’est mieux ?

M. Eh bien, ce sont de petites machines au service de la Nature et grâce à ces petites machines, la Nature reçoit une nourriture suffisante ; ce sont des machines au service de la Nature et en tant que machines, elles sont utiles et nécessaires pour alimenter la planète Terre.

J.M.V. Je veux vous poser une question, Maître, pour avoir un peu des éclaircissements et pour que ce soit enregistré. C’est la suivante : le Mouvement gnostique sud-américain a été tout ébranlé quand il a appris la triste réalité que le M.G.C.U. était en décadence et en dégénérescence, que pouvez-vous nous dire à ce sujet ?

M. Il y avait quelques secteurs qui avaient dégénéré, c’est vrai ; quelques secteurs étaient en processus involutifs. C’est pour ça que durant cette année de la Loi, on a dû prendre des mesures fortes, rigoureuses ; et il faut continuer ces mesures rigoureuses, car c’est la seule solution pour pouvoir redresser le Mouvement.

Il y avait des processus de décrépitude dans quelques sections. Je ne me réfère pas exclusivement à la Colombie, non, j’explique : dans tout l’hémisphère occidental en général, et on a du prendre des mesures rigoureuses, même au Mexique ; il y avait des processus de décrépitude, mais on peut dire, en termes de synthèse, que le Mouvement avance victorieusement, triomphalement, il avance vers une réussite totale ; il triomphe aujourd’hui dans toute l’Amérique et s’il est bien certain que l’on a dû faire des corrections, ce qui est normal, le Mouvement triomphe victorieusement dans toute l’Amérique, et même aux États-Unis, et ses principes de bases existent déjà au Canada, voilà la réalité.

J.M.V. Parce qu’on avait accepté que tout, comme cela s’est dit, on a dit que tout, absolument tout le Mouvement gnostique était en dégénérescence, que c’était l’échec de l’Avatar, que pendant un quart de siècle il avait « labouré » dans le désert.

M. Bon, la réalité c’est que le Mouvement avance triomphalement. Il y a eu des secteurs, il y a eu des lieux, des régions, où il y avait des processus de décrépitude, de décadence, mais tout cela a été surmonté et aujourd’hui le Mouvement avance triomphalement ; c’est la crue réalité des faits.

Bon, vous avez ainsi bien compris toute cette question au sujet des Hanasmussen. Et c’est très important de le savoir ; dans ce Chemin, on doit marcher très consciemment, n’est-ce pas ? Avoir toutes les connaissances complètes.

Il y a aussi des cas très graves, très graves, je vais vous en parler, très graves ; par exemple, nous avons un cas comme celui de Moloch ; j’ai décidé de l’étudier. Je suis descendu aux Mondes infernaux dans le but de faire des investigations sur lui. Je l’ai appelé là-bas avec le grand appel d’Appolonius et il est venu sur un fougueux coursier à travers la Plaine Rouge (pour parler en termes dantesques), alors ses paroles furent les suivantes :

– « Ô Samael je te croyais là-haut avec les petits anges et tu es aussi ici-bas ? ». Ma réponse :

– « Tu te trompes Moloch, je ne vis pas ici-bas, je suis descendu uniquement pour étudier ton cas et c’est tout ».

Il s’est retourné et est parti sur son fougueux coursier, mais j’ai réussi à étudier son cas ; le sarcasme avec lequel il a dit « moi je te croyais là-haut avec les petits anges » ; pour lui, les petits anges avaient approximativement la valeur d’une « ombrelle », ils étaient comme des petits livres d’enfants ; je me suis rendu compte, j’ai pu constater que cet Homme qui était dans une entreprise plus grande (en faisant des recherches, j’ai su que c’était un Trône), c’est le Bodhisattva d’un Trône, rien moins qu’un Trône, un Trône tombé, Moloch.

D. Un des quatre Trônes ?

M. Non, un autre différent, un des Trônes tombés.

Que cherche cet homme s’il est un Trône et pourquoi parle-t-il avec sarcasme des petits anges ? Que cherche cet Homme ? J’ai tenté d’apprendre quelque chose de plus sur lui et je me suis rendu compte, j’en suis venu à cette conclusion qu’évidemment, il passera par la Seconde Mort avec la destruction de l’Ego et des Corps existentiels Supérieurs de l’Être. Il vivra probablement des millions d’années de plus dans l’Abîme, mais, à la fin, il se désintégrera au niveau atomique et l’Essence resurgira à la lumière du Soleil pour recommencer un nouveau voyage à un échelon supérieur, conformément à la loi en spirale de la vie. Alors, il sera un Gnome de type supérieur, plus haut dans la hiérarchie, qui étudiera attentivement avec sa Conscience les lois qui régissent le monde minéral. Et quand il pénétrera dans les paradis végétaux, il sera un Gnome qui étudiera à fond la science végétale, il la pratiquera et il apprendra à manier les lois du végétal ; il sera un élémental végétal très intelligent, supérieur dans la hiérarchie. Et quand il rentrera dans l’évolution animale, il sera un élémental animal capable d’étudier les lois du monde animal et il apprendra à les manier.

Quand il retournera à l’état humain qu’il avait perdu autrefois, il sera à nouveau un Surhomme conscient… n’est-ce pas ? À l’état d’humanoïde, une sorte d’humanoïde super-conscient… et ensuite en tant qu’Homme (quand il fabriquera les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être), il créera des Corps Existentiels bien supérieurs par sa connaissance et sa maîtrise. Et quand il retournera à son Dieu, qui est un Trône, il se sera élevé à l’état de Cosmocrator, il aura appris à créer des mondes et à manipuler des lois ; c’est ce que je découvris, que ce procédé est utilisé par les Dieux qui veulent monter en grades ; c’est pourquoi j’ai dit un jour : « Les Dieux furent auparavant des Démons, les Dieux les plus grands furent auparavant des Diables ».

J’ai dit dans la « Révolution de Bel » : « Les démons se convertissent en Dieux » ; c’est l’un des grands mystères… Je suis en train de divulguer rien moins que le secret de l’Abîme. Moi, pour ma part, je vous dis avec franchise que j’ai atteint (grâce à mon Dieu interne) ce grade de Cosmocrator, avec des descentes à l’Abîme, mais, à présent je ne souhaite qu’une seule chose, m’éloigner de ce Chemin de Cosmocrator (si mon Père veut qu’il en soit ainsi) et suivre le Chemin vers l’Absolu. Pourquoi ? Parce que, par exemple, je vois le Dieu Sirius ; combien de fois le Dieu Sirius est-il descendu à l’Abîme ? Combien de fois est-il passé par la Seconde Mort pour parvenir à être maintenant le Gouverneur de la Voie Lactée ? Alors, c’est un Chemin où l’on se mêle au karma des mondes ; par conséquent, il est préférable de parvenir à l’Absolu.

Et qu’est-ce que l’Absolu ? On peut l’étudier selon le point de vue du Moyen Orient ou du Turkmène, ou de l’Arménien ou du Perse ; je préfère penser à l’Éternel Père Cosmique qui est moins froid que le point de vue du Siam (NdT : expression espagnole qui indique un point de vue plus exotique et extravagant), l’Éternel Père Cosmique Commun, l’Omnimiséricordieux, l’Infinitude qui soutient tout. Bien sûr, il faut arriver à fusionner avec son Dieu interne pour se convertir en un véritable Surhomme, en un véritable Kumara, et, plus tard, s’intégrer à l’Éternel Père Cosmique Commun, l’Elohim ineffable, l’Aïn Soph Aur ou l’Aïn, l’Éternel Père Cosmique Commun, l’Infinitude qui soutient tout. Celui qui arrive à ce point, on dit de lui qu’il a conquis l’Anklad Sacré ; mais rester au sein de l’Éternel Père Cosmique Commun, c’est difficile, parce qu’il suffit, ne serait-ce que d’une seconde, d’avoir le désir, le souhait d’être quelque chose ou quelqu’un ou d’exister sous n’importe quelle forme, dans n’importe quel monde, d’être quelque chose, pour se détacher immédiatement de l’Eternel Père Cosmique Commun et tomber dans le monde des trois Lois, dans le royaume du Démiurge Créateur ; de sorte qu’il est difficile de rester au sein de l’Éternel Père cosmique Commun.

Nous avons devant nous deux chemins : devant ceux qui suivent la Voie Directe, le Chemin pour se convertir en Cosmocrators ou celui pour se perdre au sein de l’Éternel Père Cosmique Commun.

Je dirais : pourquoi monter de plus en plus au niveau hiérarchique dans la poussière des mondes ? Il vaut mieux se perdre au sein de l’Éternel Père Cosmique Commun qui a tous les pouvoirs et les attributs et toute la félicité. C’est un problème que je vous expose sur les deux Chemins et c’est très important ; ainsi, « les Dieux ont été des Démons ».

En tout cas, les Dieux ont été des Diables et, très souvent, un Dieu hiérarchique, comme le Dieu Neptune, se lance à l’Abîme pour resurgir plus tard en étant plus puissant. Neptune, une fois, s’est laissé tomber ; mais bon, il y a des Dieux qui descendent à l’Abîme intentionnellement et qui se mêlent aux démons et se désintègrent, se transforment en poussière cosmique. Des Dieux qui tombent, qui se précipitent dans l’Averne, resurgissent plus tard, plus avant, en étant plus puissants qu’avant. L’alchimiste jette aussi la Pierre à l’Eau ; plus tard, il lui donne vie et elle est plus puissante qu’avant, c’est évident.

J.M.V. J’ai toujours ressenti un profond respect pour la sagesse du mal.

M. La sagesse du mal est terrible, mais ne pensons pas non plus… Bon, il y a certaine raison, par exemple, chez le marquis de Sade, qui pensait à la Libération par le mal ; d’une certaine manière, il avait raison. Évidemment, quand les aspects pervers passent par la Seconde Mort, l’Essence est libérée, c’est évident. Mais que d’horreurs et que de souffrances, et tout ; la traversée de l’Averne est épouvantable, épouvantable et on sort de l’autre côté, en passant par les neuf Cercles Dantesques.

J.M.V. Bien, et il doit y avoir un quelque chose dans la sagesse des Cercles, parce qu’il n’y en a pas seulement dans le Chemin de la Lumière ; dans le Chemin matériel, j’ai vu beaucoup d’élémentaires de la Nature décrire de beaux cercles sur moi, certains de défense, d’autres de protection, d’autres d’information, des cercles très beaux.

M. C’est ainsi, les élémentaux sont tout le monde ; toute personne qui n’a pas atteint l’état d’Homme est un élémental embouteillé dans les « Mois », mais c’est un élémental. Si on détruit les « Mois », il reste l’élémental pur, celui-la même qui a commencé comme minéral et comme végétal, et qui a continué comme animal, mais c’est le même ; quand on détruit les « Mois », il reste l’élémental ; c’est cela, un élémental, et rien de plus.

J.M.V. Je pense qu’aujourd’hui ils font partie des élémentaux, tels que des Gnomes de la Terre, des Ondines et Néréides, des Sylphes et Sylphides, qui sont dans cet état paradisiaque, qui ont une sagesse gigantesque et qui informent et dirigent des événements.

M. Oui ils l’ont, parce que leur Conscience est éveillée. Les élémentaux sont éveillés, mais ce que je veux te dire, c’est qu’un élémental placé dans un corps humain ou placé dans une plante ou placé dans un animal ou vivant dans le monde des roches, c’est le même élémental, je l’ai vu dans mes expérimentations.

C’est pourquoi un individu, un monsieur qui m’écoutait dans la Vieille Égypte des Pharaons (ce n’était pas un Initié, loin de là, mais il avait accepté la doctrine de désintégration des Démons Rouges de Seth, comme nous disions dans la Haute et la Basse Égypte, c’est-à-dire les « Mois »), a fait une partie du travail durant sa vie, il a désintégré, disons, 50 % et après sa mort, il a reçu une instruction. Nous lui avons enseigné comment fermer les matrices. De sorte qu’après sa mort, quand l’ouragan du Karma s’est mis à hurler de façon horrible, il est resté serein, impassible. Quand les démons ténébreux l’ont attaqué avec furie, il est resté serein, impassible ; quand la tempête sur sa tête pleuvait avec la foudre et le tonnerre, il est resté impassible ; quand il est arrivé à un endroit où copulaient des hommes et des femmes, il est resté serein, sans sympathie pour quiconque, ni antipathie, il n’a cherché refuge dans aucune caverne au milieu de la tempête, parce qu’il savait que chercher refuge dans la tempête reviendrait à rester prisonnier dans une matrice. Cette grotte serait une matrice. Il n’a cherché refuge ni en rien ni en personne ; enfin, son Père-Mère l’a soumis à de terribles épreuves ; il est resté ferme.

Les Prêtres du temple lui donnaient de l’aide en lui rappelant son objectif, qui était celui de ne plus jamais revenir au monde ; finalement, il a été admis dans un de ces royaumes (des si nombreux royaumes qu’il y a dans le Monde Moléculaire, tels que le Halocan, le Royaume des Cheveux longs ou de la Grande Concentration, dans différents royaumes qu’il y a là-bas) ; finalement, il a été admis dans l’un de ces si nombreux royaumes, et là-bas, sa Mère Divine l’a aidé à éliminer les « Mois » qu’il lui restait à éliminer ; et à la fin, l’Essence est restée libre et elle a pris une très belle allure : tout d’abord, celle d’une demoiselle de 12 ou 14 ans ; après elle a pris l’allure d’une petite fille très belle ; finalement, elle est devenue un simple élémental féminin très beau, elle a pris cet aspect ; c’est ainsi qu’elle s’est immergée dans le Grand Alaya de l’univers en tant que simple élémental.

Ici aussi, dans l’ancien Mexique, beaucoup d’Initiés faisaient la même chose et s’éloignaient de la scène : ils ne revenaient pas y prendre part. C’est-à-dire que des élémentaux que n’intéressait pas le fait d’atteindre plus tard des statures d’Hommes ni de Dieux, ni de quoi que ce soit, restaient à l’état d’élémental dans le grand sein de l’univers. Quelques-uns de l’ancien Mexique l’ont fait intentionnellement dans le but de revenir à l’Âge d’Or, pour entrer dans une École de Mystères et devenir des Adeptes qualifiés ; par conséquent, ils se sont éloignés des Évolutions et des Involutions, ils se sont retirés de la scène cosmique et se sont immergés dans le grand Alaya de l’univers au moyen de ce procédé, rien de plus.

D. Vénérable Maître, ces élémentaux pourront-ils alors revenir prendre un corps dans l’Âge d’Or ?

M. Si c’est leur volonté, ils pourront prendre un corps et créer alors les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être, se convertir en Hommes, plus tard en Adeptes et en Dieux ; mais beaucoup d’entre eux préfèrent le différer et certains d’entre eux ne veulent simplement pas être des Hommes, ni des Dieux, ni quoi que ce soit, mais ils veulent simplement rester pour toujours, pendant toute l’éternité, comme de simples élémentaux immergés dans le grand Alaya de l’Univers.

De sorte qu’il y a de tout. Il y a des individus qui sont passés par tous les cycles de manifestation, par les 3000 cycles et qui n’ont jamais créé les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être, ni fait de travail sur eux-mêmes. Ceux-là qui, à la fin, ont terminé leurs 3000 cycles de manifestation s’immergent dans l’Esprit universel de Vie comme simples élémentaux, des élémentaux ayant une connaissance du bien et du mal, mais des Élémentaux.

Être un Homme, c’est quelque chose de très différent. Quand on se convertit en Homme, si on cesse d’être un élémental pour se convertir en Homme, il faut créer les corps, avoir fait tout le travail sur soi-même, avoir désintégré l’Ego, avoir créé des Véhicules, avoir tout fait. Mais il y en a beaucoup qui préfèrent rester comme de simples élémentaux. Ainsi donc, je vous ai montré divers types de gens.

Mon chemin est celui de la Voie Directe qui est le Chemin le plus exalté, mais c’est aussi le plus difficile et le plus dangereux. Je marche sur ce Chemin, la Voie Directe.

D. Vénérable Maître, peut-on aussi parvenir à l’Homme par le Chemin en Spirale ?

M. Le Chemin en Spirale, il n’y a que les Hommes qui peuvent le prendre, uniquement les Hommes. Quand quelqu’un se convertit en Homme, deux Chemins s’offrent à lui : le Chemin en Spirale, qui est Nirvanique à cent pour cent (parce que les Nirvanis prennent rarement un corps physique), et celui de la Voie Directe qui va directement au sein de l’Éternel Père Cosmique Commun. Bien sûr que ceux qui marchent sur la voie Spirale n’obtiennent pas non plus les mêmes triomphes que celui qui marche sur la Voie Directe, non messieurs, elle comporte moins de dangers.

Le Chemin Direct, par exemple, est si terrible qu’il y en a très peu qui peuvent le suivre, il s’écarte des Lois de l’Évolution, de l’Involution, il fait la révolution contre tout et contre tous, c’est un brise-chaînes total, un Chemin, épée en main, contre soi-même, contre le monde, contre tout, c’est la doctrine du Christ Rouge en marche, d’un Christ rebelle qui n’a rien de niais ni de bigot (comme celui des églises paroissiales), mais un Christ révolutionnaire et terrible, c’est le Chemin de la Voie Directe, très peu peuvent le suivre.

D. Vénérable Maître, le Christ Rouge de ceux qui choisissent la Voie Directe, à la fin, est-ce le même Christ de celui qui choisit le Chemin en Spirale ?

M. Bien, indéniablement, le Christ est toujours le Christ ; mais nous dirons que ceux de la Voie Directe acquièrent certains pouvoirs, certaines qualités, certains attributs ésotériques profonds que n’obtient jamais celui qui suit le Chemin en Spirale.

Celui de la voie en Spirale passe son temps à profiter du Nirvana, il prend rarement un corps. Celui de la Directe renonce à toute félicité ; il reste ici-bas en chair et en os, vivant comme un Homme parmi les hommes, en luttant, en souffrant durant tout le Maha-Manvantara pour voir s’il réussit, à la fin du Maha-Manvantara, à s’immerger au sein de l’Éternel Père Cosmique Commun pour toujours et sinon, il doit reprendre le même Chemin, jusqu’à ce qu’il y parvienne enfin dans un Maha-Manvantara quelconque.

J’ai suivi ce Chemin durant plusieurs Maha-Manvantaras et je n’y suis pas encore parvenu (je suis la Voie Directe et je n’y suis pas parvenu).

D. Le Maître Jésus-Christ y est-il parvenu ?

M. Bon, Lui, par contre, il y est parvenu. Mais moi je n’y suis pas parvenu ; je ne sais pas si je vais y arriver. Pour ma part, j’ai décidé de renoncer à toute félicité d’en haut et d’en bas et à rester ici, comme on dit « crûment », pour travailler terriblement pour l’humanité, en renonçant à toute félicité, à tout Paradis et à toute joie. C’est assez dur, n’est-ce pas ?

À cet effet, pour pouvoir continuer à travailler pour l’humanité, je n’ai pas eu d’autre solution que de me réincarner ; actuellement, je suis donc dans un processus de réincarnation, je n’ai pas besoin de passer par la réincarnation comme le font tous les êtres humains communs et courants, non ! Je la passe de mon vivant. Ma vie en tant que Victor Manuel Gomez n’a pas duré plus de 58 ans ; je suis mort à l’âge de 58 ans ; Victor Manuel Gomez n’existe plus, il est mort (il est mort l’année dernière) ; vous direz : « comme c’est bizarre, non ? ».

Dès lors, j’ai commencé à me réincarner dans mon corps égyptien et un échange atomique a commencé entre le véhicule de Victor Manuel Gomez et le corps égyptien, qui est dans un sarcophage sous une pyramide. Un échange moléculaire atomique très intéressant a commencé. Cet échange moléculaire atomique permet à tous les atomes d’ici d’aller là-bas, en Égypte, dans le sarcophage, et à tous les atomes de la momie de venir ici ; en un mot, si vous faisiez par exemple une expérience : un de tes atomes se détache, par exemple, de ton bras et il passe au bras de notre frère Q. ; à son tour, de là, du bras du frère Q., du même point exactement, se détache l’atome où ton atome doit être placé et il revient et il occupe le lieu vide ; et ainsi se déroule un échange atomique entre vous deux ; tu finis par être revêtu du corps du frère Q., et le frère Q. finit par être revêtu de ton véhicule, c’est évident ; c’est un échange atomique.

D. Dans l’une de vos premières œuvres, vous nous racontez, Vénérable Maître, le cas d’un Maître qui a dû aussi réaliser ce travail.

M. Oui, de façon similaire, mais différente, parce que je suis en train de réaliser un échange atomique avec mon propre corps égyptien qui vit dans un sarcophage, qui est vivant, en état de catalepsie, de sorte que je suis en train d’échanger les atomes, en me réincarnant dans mon propre corps égyptien. Aujourd’hui, au niveau ésotérique, on dit que j’ai un an.

D. Ce sarcophage, Vénérable Maître, est-il caché ?

M. Oui, il se trouve sous une pyramide et c’est là que j’ai mon corps égyptien. J’ai déjà au moins une partie de la tête égyptienne et tout le corps est soumis à un échange atomique constant, d’instant en instant, de seconde en seconde. Quand j’aurai deux ans, cela se remarquera un petit peu plus, quand j’aurai sept ans, cela se remarquera davantage. Quand j’atteindrai l’âge de vingt et un ans (la majorité), vous verrez le corps égyptien au complet ; et à l’âge de trente ans, il sera totalement complet. Alors, tout le corps égyptien sera ici et tout le corps de Victor Manuel Gomez sera en Égypte, à la place du sarcophage, dans le sarcophage. Cet échange atomique, en ésotérisme, s’appelle « réincarnation ». Je suis en train de me réincarner de mon vivant pour pouvoir rester avec le corps égyptien et travailler en faveur de l’humanité pour un temps infini, durant tout le Maha-Manvantara.

D. Vénérable Maître, le corps de Victor Manuel Gomez reste alors comme un véhicule de réserve en cas de nécessité ?

M. En cas de nécessité, il reste là-bas dans le sarcophage. Et je n’ai plus ici tout ce corps que tu as connu. La tête est déjà là ; si tu l’observes bien, ce n’est déjà plus la même, la tête est avant tout égyptienne. Je ne veux pas te dire que l’échange se soit fait totalement ; il commence ; jusqu’à maintenant, j’ai un an, rien de plus. Victor Manuel Gomez est mort. Le corps vital que j’ai ici est celui du corps égyptien ; j’ai déjà fait l’échange ; le corps vital qu’avait Victor Manuel Gomez est là-bas en Égypte, le corps vital de la momie est ici.

La personnalité de Victor Manuel Gomez (cette personnalité qui parlait avec toi et tout cela), je dois constamment la combattre, et parfois elle vient, je dégaine mon épée et je la fais sortir. Un jour, j’étais en train de donner une conférence et elle s’est assise à côté de moi, elle venait donner une conférence ; j’ai du dégainer mon épée et l’expulser, la faire fuir. « Retourne au sépulcre », lui ai-je dit ; et elle est partie en Égypte, je l’ai expulsée.

La personnalité que j’ai ici est la même que celle que j’avais à l’époque de l’ancienne Égypte des pharaons, la personnalité égyptienne c’est celle que j’ai ici ; c’est à travers cette personnalité que je parle et j’agis. Il est clair qu’en ayant ici le corps vital égyptien et la personnalité égyptienne, j’attire plus vite et plus efficacement les atomes du corps égyptien, d’instant en instant. Ainsi, je continuerai à travailler de cette manière, mais Victor Manuel Gomez est mort à l’âge de 58 ans.