Éthique, science et ésotérisme gnostique (Réponses insolites du Maître n°12)

Samaël Aun Weor

[Dans cette conférence, les questions n’apparaissent pas dans l’enregistrement, probablement parce qu’elles sont écrites sur un papier et que le maître les lit pour ensuite y répondre].

Maître. […] que doivent avoir les fiancés et fiancées gnostiques, et c’est avec le plus grand plaisir que je vais donner une réponse.

Indiscutablement, les fiancés sont fiancés. Malheureusement, BEAUCOUP DE FIANCÉS ET DE FIANCÉES NE SE COMPORTENT PAS COMME TELS. Étant donné que le moi de la luxure est extrêmement fort dans cette race humaine dégénérée, MÊME LE GRAND ARCANE EST UTILISÉ COMME PRÉTEXTE À LA LUXURE ET AUX ABOMINATIONS, et ceci est lamentable.

En des temps anciens, le secret indicible du grand Arcane se communiquait uniquement de bouche à oreille. En Égypte, ceux à qui on remettait ce secret et qui le divulguaient étaient condamnés à la peine de mort : on leur coupait la tête, on leur arrachait le cœur, on brûlait leur corps et leurs cendres étaient jetées aux quatre vents.

Maintenant, à la veille du grand cataclysme qui approche, nous avons remis le grand Arcane dans le but de créer des êtres humains, mais, malheureusement, les fornicateurs vont jusqu’à l’utiliser sous prétexte de satisfaire leur concupiscence, et c’est lamentable.

J’estime que le fiancé doit respecter la fiancée et que la fiancée doit savoir se tenir avec le fiancé, parce que de deux choses l’une : soit ils sont fiancés, soit ils sont mariés. S’ils sont mariés, qu’ils travaillent dans la Neuvième Sphère ! S’ils sont fiancés, qu’ils se comportent comme tels et qu’ils n’utilisent pas le grand Arcane comme prétexte à leur lascivité et à leurs abominations, c’est tout…

M. Je pense qu’époux et épouse vivent indéniablement en liberté, peu importe la religion ou le rite par lequel ils se sont mariés. La crue réalité, c’est qu’ils vivent sous le même toit, et il faut qu’il accomplisse ses devoirs de chef de famille et qu’elle accomplisse ses devoirs de maîtresse de maison, etc. C’est ce que nous pensons.

Il existe le MARIAGE GNOSTIQUE QUI A UNE IMMENSE VALEUR ÉSOTÉRIQUE. Si seulement les frères, par exemple, se mariaient toujours à l’Église Gnostique, qui est le véritable mariage authentique ! Bon, voilà donc ce que j’avais à dire sur les fiancés et les fiancées. Je crois que c’est clair, n’est-ce pas ?

M. Il y a une autre question assez importante concernant les vortex ou chakras. Bien sûr, je ne sais pas à quel vortex se réfère spécifiquement le frère qui a posé cette question. Il existe 72 000 CHAKRAS dans l’organisme humain. Évidemment, les sept chakras les plus importants sont situés dans l’épine dorsale (ce sont les SEPT ÉGLISES de l’Apocalypse de Saint-Jean).

Le premier de ces chakras est celui du COCCYX qui contrôle complètement les fonctions du sexe. C’est, bien sûr, L’ÉGLISE D’ÉPHÈSE.

Le second chakra est le PROSTATIQUE qui contrôle les eaux de la vie, le chakra des mers, L’ÉGLISE DE SMYRNE.

Le troisième est situé à la hauteur du PLEXUS SOLAIRE. C’est L’ÉGLISE DE PERGAME, le centre télépathique ou œil télépathique.

Le quatrième centre est L’ÉGLISE DE THYATIRE qui se trouve dans le cœur. Évidemment, quand il se développe, il nous confère de très belles facultés.

Le cinquième centre est L’ÉGLISE DE SARDES et il est situé dans le larynx créateur. Quand ce centre est développé, il nous donne la Clairaudience.

Le sixième centre est L’ÉGLISE DE PHILADELPHIE. Il est situé entre les deux sourcils, dans la glande pituitaire, et il nous confère la divine Clairvoyance.

Et le septième centre est L’ÉGLISE DE LAODICÉE. Voici donc les sept vortex principaux.

Il y a d’autres vortex secondaires reliés à la santé. Par exemple, celui qui se trouve dans la nuque, celui qui se trouve sur le front ou sur le nez, celui qui se trouve dans le foie, ceux qui sont dans les genoux. Ce sont aussi des chakras importants par où entrent les forces de la vie.

Ainsi donc, pour développer les sept Églises, il faut faire monter le FEU SACRÉ par l’épine dorsale. Maintenant, si l’on veut développer les vortex reliés au foie, aux genoux, à la nuque (qui sont des centres purement vitaux), on pratique, on travaille avec la danse sacrée des derviches, c’est-à-dire avec le mouvement rotatoire du corps tel qu’il est expliqué dans le livre « La Transformation Radicale » de notre frère E.V.Q. (Je l’ai enseigné dans ce livre, si vous l’étudiez, vous le trouverez là).

Ici s’arrête donc mon explication claire et précise concernant les vortex. Parler longuement de cela reviendrait à donner une conférence avec laquelle on pourrait écrire non pas un, mais de nombreux tomes.

M. Quelqu’un me questionne au sujet des hydrogènes, des centres et du son. Nous devons comprendre en profondeur toute cette question du son et des hydrogènes. Indéniablement, le centre relié à l’intellect est évidemment dirigé par l’hydrogène-12. Indiscutablement, le centre émotionnel est sous la régence du 24. Quant au centre moteur, il est sous la régence du 48. En tout cas, LA QUESTION DES HYDROGÈNES EST ÉCHELONNÉE.

Les impressions qui viennent du monde extérieur sont de l’hydrogène-48. La seule chose que les gens perçoivent, ce sont les impressions des objets, des choses. Personne n’est capable de percevoir, par exemple, une personne qui est en face de soi, en elle-même. On perçoit uniquement son impression, c’est-à-dire que l’on reçoit une impression qui se transforme en une image, une image qui correspond à une personne.

Bien, des impressions de divers types nous parviennent du monde extérieur, à travers la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat, etc. Toutes ces impressions sont de l’hydrogène-48. Évidemment, si nous apprenons à contrôler les réactions mécaniques, nous transformons l’hydrogène-48 des impressions en hydrogène-24 qui sert d’aliment au corps astral.

Or, l’hydrogène-24, au moyen de nouvelles disciplines ésotériques, à travers la méditation et l’étude, etc., peut se transformer en hydrogène-12 (qui sert à nourrir le corps mental). Et, à son tour, le 12 peut se transformer en 6 (qui sert à nourrir le corps causal).

Maintenant, je dois dire très clairement qu’il existe une échelle des hydrogènes basée sur les sept notes musicales (do-ré-mi-fa-sol-la-si). Il faut savoir comprendre ce que nous avons voulu dire…

Quand on réfrène l’impulsion sexuelle, quand on évite soigneusement l’orgasme de la physiologie organique, alors, le Nodule (Centre, NdT) sexuel passe à une octave supérieure et se développe avec les notes do-ré-mi-fa-sol-la-si, et il se cristallise ainsi sous la forme splendide et merveilleuse du corps astral. C’est ainsi que l’on parvient à créer ou à fabriquer le corps astral.

ET JE N’AI JAMAIS DIT, dans aucune de mes conférences, QU’IL ÉTAIT NÉCESSAIRE DE CHANTER LES NOTES (do-ré-mi-fa-sol-la-si) DURANT LE MAÏTHUNA, comme me l’ont dit, de manière erronée, quelques étudiants gnostiques. Les notes de l’échelle vibrent sans que nous devions les chanter et, bien plus, sans que nous y pensions. C’est un processus purement naturel qui s’effectue au moyen de la transmutation.

Quand on veut fabriquer le corps mental, on doit, à son tour, faire passer l’hydrogène sexuel à une deuxième octave d’ordre supérieur. Comment le fait-on ? Comme toujours : en réfrénant l’impulsion animale, en travaillant dans la Forge des Cyclopes.

La cristallisation de l’hydrogène sexuel dans une deuxième octave, à travers les notes do-ré-mi-fa-sol-la-si, est splendide et merveilleuse, et je ne vois pas le besoin de nous mettre à chanter ces notes pour que l’hydrogène sexuel Si-12 se cristallise sous la forme du corps mental.

Et ainsi, en poursuivant, nous arrivons au Causal. Et évidemment, une troisième octave est nécessaire pour que l’hydrogène sexuel Si-12 se cristallise (avec lesdites notes de l’échelle) sous la forme merveilleuse et digne du corps de la volonté consciente, du corps causal. Mais, je répète : « Je ne vois pas la nécessité de chanter ces notes pour que le causal se cristallise ».

Les notes vibrent par elles-mêmes dans toute la création. Il semble précisément que ce soit là ce que beaucoup de petits frères gnostiques n’ont pas compris.

Maintenant, qu’il existe une relation exacte entre les hydrogènes et les centres, on ne peut pas le nier. Comment pourrions-nous nier, par exemple, que le centre moteur (qui appartient plutôt au corps physique), tellement lié aux mouvements de la machine, soit gouverné par un hydrogène lourd, le 48 ?

Comment pourrions-nous nier, par exemple, que le centre émotionnel soit contrôlé par l’hydrogène 24 ? Cela, personne ne peut le nier.

Quant au mental (je l’ai déjà dit et il n’est pas superflu de vous le répéter), il est parfaitement contrôlé par l’hydrogène-12 qui est celui qui lui sert d’aliment. De sorte que le centre intellectuel […] reçoit l’hydrogène-12. Et le causal (qui est celui de la volonté), c’est l’Hydrogène-6.

Il y a naturellement des Hydrogènes beaucoup plus fins, n’est-ce pas ? On a toujours parlé des Corps Existentiels Supérieurs de l’Être. On a beaucoup cité l’astral, le mental, le causal, mais ce n’est que dans les textes orientaux que l’on parle clairement des véhicules des vénérables Maîtres.

Par exemple, le Corps du NIRMANAKAYA, qui est le véhicule qu’utilisent ceux qui ont renoncé au Nirvana par amour pour l’humanité, il faut aussi le fabriquer dans la Neuvième Sphère. Indéniablement, ce véhicule doit vibrer au plus haut avec l’Hydrogène-3.

Et il existe même des Corps encore supérieurs, comme celui de DHARMAKAYA, SAMBHOGAKAYA et ADDIKAYA. Ce sont des Corps de Dieux, que l’on doit aussi fabriquer dans la Neuvième Sphère, des véhicules qui sont nourris avec les hydrogène-1 et 2, des véhicules extrêmement subtils et rayonnants.

J’ai toujours été étonné, par exemple, devant le Corps d’un Sambhogakaya. C’est un corps si subtil et si beau, si gracile et parfait, que je n’ai pu qu’être rempli d’étonnement. On a peu parlé de ces véhicules dans le monde occidental. Les Tibétains, par contre, les connaissent profondément…

Néanmoins, tout véhicule se fabrique avec l’hydrogène sexuel-12 que fabrique le sexe. Je ne pourrais concevoir la fabrication d’un véhicule sans l’activité des Trois Forces : la première est la SAINTE AFFIRMATION, c’est-à-dire la force masculine, la deuxième est la SAINTE NÉGATION, c’est-à-dire la force féminine, et ensuite, on a besoin d’une troisième force qui concilie les deux, et cette troisième force est la SAINTE CONCILIATION.

De sorte que, pour qu’il y ait une création, il faut que les Trois Forces coïncident en un point fixe. Une seule force ne pourrait pas créer un véhicule. Il faut Trois Forces pour que surgisse une création.

Cela est extrêmement important et il faut le comprendre. Mais je répète : « Bien que les sept notes de l’échelle musicale s’étendent dans tout le cosmos en échelles plus ou moins hautes, plus ou moins basses, cela ne veut pas dire qu’il soit nécessaire, pour que nous puissions fabriquer les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être, de nous mettre à chanter l’échelle musicale durant le Maïthuna ». Cela compris, poursuivons.

M. On m’interroge sur la durée, sur le temps qui existe entre les différentes étapes de l’Évolution et de l’Involution. Beaucoup voudraient que nous établissions des normes fixes, des temps chronométriques pour chaque processus évolutif. Beaucoup souhaiteraient que pour chaque processus involutif nous ayons une montre en main.

Je dois dire à tous les frères qui sont préoccupés de la sorte que le CONCEPT « TEMPS » EST UNE CHOSE TRÈS RELATIVE, et cela a bien été démontré par Einstein. Dans le monde, chaque personne porte son propre temps. Il y a autant de temps dans le monde que de personnes, c’est ostensible. En une minute, nous pouvons vivre des siècles. Il ne fait aucun doute qu’il y a des minutes qui semblent des siècles et qu’il y a des siècles qui semblent des minutes. En une minute, par exemple, dans les Mondes Internes, nous pouvons vivre un siècle entier ou plusieurs siècles.

Quand on est très content et très heureux, les heures s’écoulent sans qu’on les voie. Également, il y a des minutes qui sont difficiles, qui semblent douloureuses : dans les Mondes Infernaux, par exemple, chaque minute est extrêmement longue, chaque minute semble une éternité, « un temps de roche », et cela est, en soi, désespérant.

Ainsi, le temps est une chose très relative : il y a des gens qui reviennent instantanément après leur désincarnation, et il y a des gens qui reviennent de temps à autre, environ tous les cinq cents, mille ou mille cinq cents ans. C’est très variable. Chacun porte sa propre vie et la vie de chacun se déroule conformément à la manière dont elle est formée, en accord avec les lois du Karma.

Ainsi donc, je regrette de ne pouvoir y mettre un temps fixe, parce qu’il n’existe pas de temps fixes pour les différentes étapes évolutives d’un être humain. Il n’existe pas non plus de temps fixes pour les étapes involutives d’un quelconque être humain. Je peux seulement vous dire que l’on évolue à travers le minéral.

Combien de temps l’Évolution à travers le MINÉRAL devra-t-elle durer ? Personne ne le sait ! Il y aura quelques élémentaux « très appliqués dans leurs études », comme on dit, intelligents et compréhensifs, qui traverseront rapidement ce règne. Il y en a d’autres qui seront très lents et qui s’attarderont très longtemps dans ce règne. Et il y en aura d’autres qui n’y demeureront pas très longtemps, sans, non plus, le traverser très vite.

Ainsi donc, « on trouve de tout, comme dans une boutique ». Combien de temps les élémentaux qui évoluent dans le RÈGNE VÉGÉTAL y demeurent-ils ? On ne pourrait établir des temps fixes parce que certains élémentaux sont plus intelligents que d’autres. Il y en a certains qui profitent de « l’école » et qui sortent plus vite du règne végétal, en direction du RÈGNE ANIMAL, mais il y en a d’autres qui tardent des éternités dans le règne élémental végétal.

Il se passe la même chose avec les espèces animales : il y en a des évolutives et des involutives. Par conséquent, on ne peut pas dire combien de temps un élémental va évoluer ou involuer dans le règne animal. Là-bas, on évolue et on involue sans cesse.

Et en dernier, on rentre dans L’ÉTAT HUMANOÏDE. Ce que je peux, par contre, vous assurer, c’est qu’en arrivant à l’état humanoïde, on nous donne (avec une absolue certitude) 108 EXISTENCES. Si on en profite, si on s’autoréalise, magnifique ! Mais sinon, si cet arbre ne donne pas de fruits, si on ne s’autoréalise pas, alors, comme disent les Saintes Écritures : « L’arbre qui ne donne pas de fruits est coupé et jeté au feu »…

Si un individu est venu prendre des corps à travers 108 existences et qu’il ne s’est pas réalisé, alors pourquoi lui donnerait-on encore des corps ? Cela ne sert à rien.

Maintenant, si quelqu’un n’est pas capable de désintégrer le Moi psychologique pendant qu’il a un corps humain, s’il n’a pas été capable de le désintégrer durant les 108 existences, ce qui est naturel, c’est que […] Heureusement que le Divin Architecte de l’Univers a créé les Mondes Infernaux. Là-bas, on involue. Là-bas, on passe par la Seconde Mort. Là-bas, on annihile l’Ego jusqu’à ce que l’Essence soit à nouveau libre, heureuse, joyeuse.

Évidemment, l’Essence libre peut remonter de nouveau par l’échelle des évolutions de la Nature. Elle doit naturellement recommencer par le minéral, elle doit continuer dans le végétal et poursuivre avec l’animal, jusqu’à reconquérir l’état humanoïde qu’elle avait perdu autrefois.

Mais, je regrette de vous dire qu’il n’y a pas de temps fixe pour les évolutions ou les involutions des créatures. Il y a des temps fixes dans un autre sens : par exemple, nous savons qu’il existe L’ANNÉE SIDÉRALE qui dure environ 24 968 ans.

Qu’entend-on par « Année sidérale » ? Le temps que met le soleil, avec son cortège de mondes, pour faire le tour de tout le zodiaque. Il doit parcourir les douze signes zodiacaux : entre une constellation et une autre, il met environ 2160 ans et quelques.

Voilà donc ce qu’est une Année sidérale. Là, oui, on peut parler de temps fixes. Chaque Année sidérale a quatre saisons macrocosmiques dans l’univers. Il y a un grand printemps qui n’est autre que L’ÂGE D’OR de chaque race, il y a un ÂGE D’ARGENT qui correspond à l’été, il y a un ÂGE DE CUIVRE qui correspond à l’automne, et il y a un ÂGE DE FER qui correspond à l’hiver.

Ainsi, chaque race qui surgit à l’existence a son Âge d’Or, son Âge d’Argent, son Âge de Cuivre et son Âge de Fer ou, en d’autres termes, son printemps, son été, son automne et son hiver.

Notre race, la CINQUIÈME RACE actuelle, a eu son Âge d’Or, qu’ont chanté tant de poètes après la submersion de l’Atlantide. Ensuite, elle a eu son Âge d’Argent, puis son Âge de Cuivre, et maintenant, nous sommes dans l’Âge de Fer, à la veille du grand cataclysme qui approche.

Un Âge d’Or ne pourrait pas surgir si on ne détruisait pas les Egos, les Mois. Je ne pourrais concevoir une humanité de lumière, de splendeur et de beauté, fabriquée par les Mois. Cela me semble simplement absurde. Je ne crois pas qu’avec des gens (comme ceux que nous avons actuellement) remplis de colère, de cupidité, de luxure, d’envie, d’orgueil, de paresse, de gourmandise, etc., et j’en passe, nous allons pouvoir édifier la nouvelle Ère.

Il me semble que ce que j’affirme n’est pas une simple utopie et que le nouvel Âge, l’Âge d’Or, le nouveau Satya Yuga, la nouvelle race devra apparaître une fois que la totalité de l’humanité aura été détruite.

Maintenant, si toute l’humanité, par un miracle extrêmement savant, était capable d’annihiler l’Ego, la grande catastrophe ne serait pas non plus nécessaire, c’est évident. Mais comme les êtres humains ne le peuvent pas (c’est ce qu’ils ont démontré jusqu’à maintenant), la Nature doit intervenir avec son Apocalypse.

Tout ce processus de destruction de la race va se réaliser à travers une APOCALYPSE COLLECTIVE. Le premier sceau a déjà été brisé, ainsi que le deuxième, le troisième, le quatrième, le cinquième et le sixième, il ne reste plus qu’à briser le septième sceau. Quand ceci sera fait, toute la Terre sera passée par un processus de désintégration totale, c’est-à-dire que notre monde passera par un processus de désintégration et de réintégration planétaire.

Notre monde traversera de terribles convulsions géologiques et l’humanité périra, parce qu’elle a l’Ego. On ne pourrait pas initier un nouvel Âge de lumière, de splendeur et de beauté avec une humanité qui possède l’Ego. Pour pouvoir former un nouvel Âge d’Or, on a besoin de créatures innocentes, pures, belles, dépourvues d’Ego, dépourvues de perversité.

Je ne pourrais concevoir un Âge d’Or constitué de personnes qui ont l’Ego à l’intérieur. Ce serait manifestement stupide.

Ainsi donc […]

M. […] or, nous devons expliquer que les derniers instants d’un mourant sont reliés ou vont de pair avec la joie des amoureux et avec le processus de la conception, ce qui est différent.

Je ne suis pas en train de dire que les derniers instants de la vie servent à préparer la future existence. Je n’ai jamais dit cela. Ce que j’ai dit, c’est que « les derniers moments du mourant se combinent avec les délices amoureux de ceux qui doivent concevoir son nouveau corps dans le futur », simplement parce que la MORT ET LA NAISSANCE SE COMBINENT.

Nous pouvons voir, par exemple, que la nuit arrive d’un côté de la Terre et que, de l’autre, naît le jour. C’est qu’il y a une relation entre la vie et la mort. « Si le grain ne meurt, la plante ne naît pas ». Mais affirmer cela ne signifie pas que je suis en train de dire que l’on prépare notre future existence avec les derniers instants de notre mort.

Ainsi donc, je clarifie à nouveau pour éviter des confusions chez les frères. Je répète : les derniers moments de tout mourant sont reliés aux délices amoureux de ceux (homme et femme) qui doivent lui servir de parents, qui doivent le concevoir dans le futur. Je dis aussi qu’à l’heure de la mort, nous projetons un dessin (dans les mondes internes) de notre personnalité.

Il ne fait aucun doute que ce DESSIN ÉLECTRO-PSYCHIQUE (beaucoup plus tard, au fil du temps) vient se cristalliser dans l’œuf fécondé et c’est ainsi que vient se former notre nouveau corps, notre nouvel aspect, très conforme à celui que nous avons actuellement, c’est tout.

Voyez donc comme il y a une longue distance et comme il existe une grande différence, donc, entre ce que certains frères ont compris et ce que j’ai dit. Ceux qui ont compris qu’avec le dernier instant nous préparons la prochaine existence se trompent.

De plus, tenez compte du fait que, en fin de compte, la vie est la même vie. On parle de vies successives, mais ce qu’il y a, en réalité, c’est une vie. Ce qui arrive, c’est qu’en mourant, nous retournons au point de départ de cette vie. En revenant à ce monde, nous répétons la même vie. C’est comme celui qui a un film et qui le projette sur un écran : après l’avoir projeté, il le range et l’emporte, et, plus tard, s’il veut, il le projette à nouveau, mais c’est le même film.

Il y aura beaucoup d’existences, mais la vie, c’est la même. On l’emporte et on la ramène, et on la répète toujours de la même façon. C’est pourquoi ce qui importe, c’est de TRANSFORMER NOTRE PROPRE VIE.

L’homme qui ne transforme pas sa propre vie perd misérablement son temps parce qu’il devra la répéter, maintes et maintes fois, et quand il arrivera à la 108e, s’il ne l’a pas transformée, il partira avec sa vie involuer dans les Mondes Infernaux. Là-bas, sa chère vie se désintégrera puisqu’il n’a pas été capable de la transformer.

Il est donc intéressant que nous fassions de notre vie une œuvre maîtresse, que nous la transformions. Je répète et j’explique : il y a beaucoup d’existences, 108 en tout, mais c’est toujours la même vie. Ce que nous sommes en train de vivre aujourd’hui, nous l’avons vécu dans une existence précédente et dans une existence avant la précédente, et nous la vivrons dans de futures existences si nous ne nous transformons pas.

Et on ne pourra pas transformer sa vie si on n’élimine pas les facteurs fondamentaux qui la produisent. Quels sont ces facteurs ? Les Mois. Qu’ils s’appellent colère, cupidité, luxure, envie, orgueil, paresse, gourmandise, etc., ce sont ces Mois, ces facteurs psychiques indésirables qui produisent les drames, les scènes, les comédies et même les tragédies horripilantes qui se répètent au fil des innombrables siècles.

Ainsi donc, les frères qui ne travaillent pas sur leur propre vie perdent misérablement leur temps. Et ceux qui ne sont pas en train de détruire les divers éléments qui constituent le Moi psychologique ne travaillent pas sur leur propre vie. Mes explications s’arrêtent donc ici.

M. On me pose une question concernant le sujet de la maîtrise. Ils veulent que j’explique pourquoi il y a des Monades qui ne veulent pas obtenir la maîtrise. Dans le monde, nous avons la réponse concrète, exacte : les manœuvres ne veulent pas tous être caporaux et les maçons ne veulent pas tous être des maîtres, ou les gens d’une ville ne veulent pas tous être des professeurs. Il y a des soldats qui voudraient être des officiers, mais il y a des soldats qui voudraient quitter l’armée.

Ainsi donc, la liberté commence chez Dieu. Si on ne respecte pas la liberté d’un Dieu, alors, où serait le LIBRE CHOIX ? Ainsi, il y a des Monades qui n’ont aucun désir d’atteindre l’Adeptat, la Maîtrise. Pourquoi devrait-on les y obliger ?

Il y a des Monades qui préfèrent se retirer de la scène cosmique sans la maîtrise. Elles ne veulent pas porter cette responsabilité sur leurs épaules et elles préfèrent se retirer. Ces Monades se consacrent exclusivement à la dissolution de l’Ego, elles ne fabriquent pas les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être. Et à la fin, quand elles réussissent à annihiler complètement l’Ego, elles s’immergent au sein de la Grande Réalité sans la maîtrise.

Pour être un Maître, il faut fabriquer les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être, il faut se sacrifier pour l’humanité et dissoudre l’Ego. Mais il est clair que ceux qui dissolvent l’Ego, mais ne fabriquent pas les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être restent sans la maîtrise. Il est évident que ce sont des Monades qui ne sont pas intéressées par la maîtrise, qui ne veulent pas atteindre l’Adeptat.

Dans l’ancienne Égypte des pharaons, cet enseignement que je donne, on l’expliquait au peuple. Je me rappelle du cas d’un individu X (peu importe lequel) qui avait décidé de se libérer et c’est tout, de se retirer de la scène cosmique et il y est parvenu.

Durant sa vie, il s’est consacré à la dissolution de l’Ego. S’il est bien certain qu’il n’a pas atteint l’Illumination absolue, pour le moins il a beaucoup avancé dans l’éradication des divers éléments qui composent l’Ego.

Et après sa mort, il a été soumis à de terribles épreuves : l’ouragan de la loi ne l’a pas fait trembler de terreur, les tempêtes internes ne lui ont pas non plus fait chercher un refuge. S’il avait agi ainsi, il serait tombé dans n’importe quelle matrice. Les ténébreux ne l’ont pas fait pâlir d’épouvante. S’il avait cherché un lieu où se cacher, il serait évidemment tombé dans une nouvelle matrice. Il a su rester serein : quand il voyait de nombreux couples copuler, il ne ressentait ni sympathie ni antipathie.

Depuis le Temple, on l’a beaucoup aidé. À la fin, son Père-Mère l’a soumis à de terribles épreuves et il en est sorti triomphant. Il est alors rentré dans un royaume merveilleux où il a été bien reçu par de nombreux Dieux. Sa Mère Divine l’a aidé à dissoudre l’Ego. Enfin, il s’est immergé au sein de l’Esprit Universel de Vie pour toujours.

Dans le futur, s’il veut, il pourra revenir. Dans ce cas-là, ce sera dans le futur Âge d’Or, pas dans cette époque de ténèbres.

Ici, dans le Mexique ancien, beaucoup de gens ont agi de cette façon et ils se sont immergés dans le Tlalocan, c’est-à-dire dans le royaume de Tlaloc. Et ceux-là, ceux qui ont agi ainsi pourront, s’ils veulent, prendre un corps dans le futur Âge d’Or, après le grand cataclysme qui approche.

Mais il y en a d’autres qui, simplement, ne reviennent jamais prendre un corps, parce que la maîtrise ne les intéresse pas. Ils ont préféré rester comme de simples élémentaux de la Nature dans l’Esprit Universel de Vie pour toujours.

Ainsi, les êtres humains ne veulent pas tous la maîtrise. Ceux qui aspirent à l’Autoréalisation Intime de l’Être sont rares, et la plupart de ceux qui y aspirent n’y parviennent pas, faute d’avoir développé une capacité de compréhension suffisante pour rester ferme sur le Sentier en Fil de Rasoir. Cette explication s’arrête ici.

M. Il existe une différence fondamentale entre le Vajroli Mudra et le Sahaja Maïthuna. Il convient de donner des précisions. Évidemment, grâce au Vajroli, nous parvenons à transmuter le sperme en énergie et cela, en soi, est merveilleux. Indubitablement, cette énergie créatrice renforce le pouvoir de la Divine Mère Kundalini. Ainsi renforcée, elle peut désintégrer les agrégats psychiques qui personnifient nos erreurs psychologiques.

Cependant, personne ne pourrait créer les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être au moyen du Vajroli Mudra. Il est bon de savoir que l’homme, en lui-même, exprime une seule Force : la Sainte Affirmation. La femme est l’expression de la deuxième Force : la Sainte Négation. Il existe une troisième Force qui est la Sainte Conciliation.

Pour qu’il y ait une création, pour que l’on puisse créer les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être, il est indispensable que les Trois Forces (Positive, Négative et Neutre) se combinent mutuellement. Cette combinaison n’est possible que durant l’acte sexuel. C’est pourquoi CE N’EST QU’AVEC LE SAHAJA MAITHUNA QUE L’ON PEUT CRÉER LES CORPS EXISTENTIELS SUPÉRIEURS DE L’ÊTRE.

Le Vajroli est différent : l’objectif fondamental du Vajroli, c’est de transformer le sperme en énergie. Un homme qui travaille avec le Vajroli transmutera le sperme en énergie. Une femme qui travaille avec le Vajroli transmutera ses sécrétions sexuelles en énergie.

Ceux qui travaillent avec le Vajroli pourront utiliser leur énergie, renforcer avec elle le pouvoir de la Divine Mère et alors, ainsi renforcée, celle-ci désintégrera des défauts. Mais ceux qui travaillent avec le Vajroli ne pourront pas créer les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être. Il est évident qu’avec une seule force, on ne peut réaliser aucune sorte de création.

Les agrégats psychiques qui personnifient nos erreurs peuvent être éliminés durant le Sahaja Maïthuna et ils peuvent aussi être éliminés durant le Vajroli Mudra.

Cependant, on ne doit jamais confondre le Vajroli avec le Maïthuna : dans le Vajroli, on transmute. Dans le Maïthuna, non seulement on transmute, mais on peut aussi créer les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être. Il est possible, durant le Vajroli, d’éliminer des erreurs comme durant le Maïthuna, même s’il est vrai que durant le Maïthuna il y a plus de pouvoir : il est évident que trois forces sont plus puissantes qu’une. Cependant, personne ne peut créer les Corps Existentiels avec le Vajroli, mais exclusivement avec le Maïthuna.

Or, à des étapes plus avancées, quand l’Initié est passé au-delà du sexe, sa Mère Divine est devenue très affermie, et alors… elle pourra elle-même, durant la méditation de l’Initié, éliminer des erreurs, même si celui-ci ne travaille pas avec le Maïthuna, ni avec le Vajroli, mais cela appartient à un état d’Être plus élevé. Rappelez-vous qu’« Il y a des degrés et des degrés, des échelons et des échelons »…

De toute manière, j’explique ce qui suit : si le sperme n’est pas transmuté d’une manière ou d’une autre, il entre en involution, il se dégénère et se transforme en graisse, en gras, chez certains individus. Observez le cas des moines inquisiteurs du Moyen Âge : certains sont très gros, d’autres terriblement maigres, remplis d’un fanatisme extrême, d’un haut degré de cynisme. Voilà le résultat de l’involution du sperme.

Celui qui ne transmute pas ses sécrétions sexuelles se charge de vibrations vénénoskiriennes terriblement malignes, dont le résultat est le développement de l’abominable organe Kundartigateur qui nous convertit, de fait, en mauvais démons et sans qu’il y ait aucune sorte de solution.

Ainsi, il faut transmuter. Mais j’explique : il ne faut pas confondre des fonctions, n’attribuez pas au Vajroli les capacités de créer, parce que le Vajroli ne peut pas créer. Personne ne peut créer ses Corps Existentiels Supérieurs de l’Être avec le Vajroli. Une quelconque création n’est possible qu’entre un homme et une femme. Éliminer, oui, on peut éliminer durant le Vajroli comme on peut éliminer durant le Maïthuna, mais il y a des forces supérieures pour l’élimination durant le Maïthuna.

Le Vajroli ne sert qu’aux célibataires. S’ils ne veulent pas se dégénérer, s’ils ne veulent pas que leurs sécrétions sexuelles entrent en involution, s’ils ne veulent pas se charger de vibrations vénénoskiriennes, ils ont besoin de transformer le sperme en énergie et il est évident que le Vajroli sert à cela. Qu’il renforce le pouvoir d’élimination de la Divine Mère, c’est correct, mais de là à dire qu’avec le Vajroli on peut créer les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être, il y a une grande distance. Ici s’arrête cette explication, et c’est tout.

Disciple. En Colombie, pour entrer dans un Temple, nous demandons le passage en disant « Jachin et Boaz », mais j’ai cru comprendre que c’est « Yakin ». Voulez-vous donner une explication à ce sujet ?

Maître. C’est avec le plus grand plaisir que je vais répondre à cette question que notre cher frère F.V. nous a posée. Tout Initié sait que le mot « Jachin » ne se prononce pas comme il est écrit : on dit « YAKIN » (c’est-à-dire Y,A,K,I,N, Yakin) et « BOAZ ». Yakin et Boaz, ce sont les deux colonnes du Temple.

Ainsi, il faut que les frères en finissent avec la mauvaise habitude de dire « Jachin », c’est « Yakin »…

M. Les petits frères me demandent quelque chose concernant cette phrase de la Genèse qui dit : « Que la lumière soit, et la lumière fut ». Avant tout, je dois dire à ceux qui m’ont posé cette question que la Genèse n’est pas une chose du passé. LA GENÈSE DOIT ÊTRE VÉCUE D’INSTANT EN INSTANT et elle ne correspond pas uniquement au passé. Celui qui veut s’autoréaliser doit vivre la Genèse en lui-même, ici et maintenant.

Comme cela nécessite une bonne explication, je vais la donner avec le plus grand plaisir, mais grosso modo, parce que si je voulais vous expliquer en profondeur, minutieusement la Genèse, eh bien, franchement, je devrais écrire un gros volume d’alchimie, parce que la Genèse entière appartient à l’alchimie sexuelle.

Il est écrit – dans la Genèse – : « Au commencement, Dieu créa le Ciel et la Terre. Or la Terre était informe et vide. Les ténèbres couvraient l’abîme, et l’Esprit de Dieu planait sur les eaux ». À quelle terre fait ici référence la Genèse ? Simplement, à notre propre TERRE PHILOSOPHIQUE, à notre propre corps, à notre propre Monde intérieur.

Quand on commence le Grand Œuvre, tout se trouve dans les ténèbres, tout est en désordre à l’intérieur de nous-mêmes, et « les ténèbres couvrent l’abîme » (dans les profondeurs submergées de nous-mêmes). « Et l’Esprit de Dieu plane sur les eaux ». Et à quelles eaux se réfère la Genèse ? Eh bien, aux EAUX SPERMATIQUES du premier instant…

« Et Dieu dit : ‘que la lumière soit’, et la lumière fut ». C’est une chose difficile, certes, que de FAIRE LA LUMIÈRE. On doit l’arracher aux ténèbres. Le PREMIER SECRET, c’est celui-ci : celui de L’ABÎME précisément, parce que l’Initié doit descendre aux Mondes Infernaux pour arracher la lumière aux ténèbres, et tout dans l’abîme est donc rempli de désordre.

Cela appartient au PREMIER JOUR de la création. « Et Dieu vit que la lumière était bonne et il sépara la lumière des ténèbres » : c’est la première chose qu’il faut faire, c’est la première partie du travail dans le Grand Œuvre.

« Dieu appela la lumière ‘jour’ et les ténèbres ‘nuit’. Et il y eut un soir, puis il y eut un matin » : et c’est le premier jour du Grand Œuvre, puisque le Grand Œuvre se compose de sept jours. Chacun de ces sept jours est une période de temps, et, au huitième jour, vient la Résurrection…

« Et alors Dieu dit : ‘Qu’il y ait une étendue au milieu des eaux et qu’elle sépare les eaux d’avec les eaux’ » : il faut séparer les eaux d’en haut des eaux qui sont en bas. Ceci est clair dans le « Livre d’Hermès » : « Sépare le subtil de l’épais, avec grande industrie, monte de la Terre au Ciel et redescend, et remonte, et ainsi tu domineras toutes choses ».

De sorte qu’alors, il faut savoir comprendre ceci : « Et Dieu dit ‘qu’il y ait une étendue au milieu des eaux et qu’elle sépare les eaux d’avec les eaux’. Et Dieu fit l’étendue. Il sépara les eaux d’en dessous de l’étendue des eaux qui sont au-dessus, et ce fut ainsi. Et Dieu appela cette étendue ‘ciel’. Il y eut un soir, puis il y eut un matin : ce fut le deuxième jour. »

C’est ce qui appartient précisément à la DEUXIÈME PÉRIODE ou DEUXIÈME GRAND JOUR du Grand Œuvre : on doit séparer les eaux supérieures, c’est-à-dire que L’ÂME MÉTALLIQUE DU SPERME, il faut la séparer du sperme lui-même au moyen de la transmutation. Cela s’appelle : « Séparer les eaux supérieures des inférieures ». Et avec les supérieures, on finit par faire tout le Grand Œuvre.

Les inférieures, on les appelle en alchimie le VIF-ARGENT qui n’est autre que le sperme, le Mercure brut. La contrepartie de ce sperme est l’Âme Métallique, et c’est alors ce que l’on peut appeler : LE MERCURE (les eaux supérieures). Cela appartient, je le répète, au deuxième grand jour du Grand Œuvre.

« Et Dieu dit aussi : que les eaux qui sont sous le ciel se rassemblent en un seul lieu afin qu’apparaisse le sec. Et il en fut ainsi. Et Dieu appela le sec « terre », et la réunion des eaux « mer ». Et Dieu vit que cela était bon ». Il est évident que cela correspond à un autre échelon du Grand Œuvre.

« Et ensuite Dieu dit : que la terre produise de l’herbe verte, de l’herbe portant semence et des arbres qui donnent des fruits selon leur nature, et ce fut ainsi. La terre produisit donc de l’herbe verte et de l’herbe portant semence selon sa nature et des arbres produisant des fruits portant chacun leur semence selon leur nature. Et Dieu vit que cela était bon. Et il y eut un soir, et il y eut un matin. Ce fut le troisième jour »… C’est le travail qui correspond au CORPS ASTRAL, parce que l’on se met à travailler directement en tant que semence. C’est pourquoi on mentionne « semence », pour instruire…

C’est avec cette semence qu’il faut travailler et cela appartient au corps astral. C’est quand « surgit le sec », quand surgit le Christ dans le corps astral, quand notre corps astral est bien travaillé et transformé en or pur. Ce serait très long d’expliquer cette question, parce qu’elle fait partie de l’astral, du thème du corps astral, non seulement de sa fabrication, mais aussi de ses processus de perfectionnement, jusqu’à ce qu’il soit totalement transformé en Or pur. C’est le processus…