Essence bouddhique et chrétienne de la gnose (le chemin ésotérique)

Samaël Aun Weor

Nous allons parler ce soir sur […] et j’espère que vous y porterez le maximum d’attention. Chaque fois que je viendrai ici, je ne verrai aucun inconvénient à être en réunion avec vous tous pour parler un peu…

L’heure est donc venue de comprendre réellement le Chemin Ésotérique, c’est évident. En tous cas, il n’est pas superflu de vous dire que ce que nous cherchons véritablement, c’est à nous convertir en véritables ÊTRES AUTO-RÉALISÉS ET PARFAITS.

Ce que je suis en train de dire ici, dans cette salle, peut vous paraître un peu exagéré, mais je ne vois vraiment pas d’autre objectif de base pour nos réunions, sinon celui d’étudier le Chemin Ésotérique. Ceci est fondamental.

Différents messagers sont venus remettre leurs messages à l’humanité. Dans le passé, dans les temps anciens, quand l’humanité n’avait pas développé l’abominable Organe Kundartigateur dans sa nature interne, la vie était différente. L’Essence n’était pas (comme je vous le disais hier soir) embouteillée dans l’Ego, il n’y avait pas d’Ego. Les différents centres de la machine organique ressemblaient à de véritables caisses de résonance où vibraient les harmonies de l’Univers ; c’était alors l’ÂGE D’OR, et il n’existait ni « le mien », ni « le tien » ; tout était à tous et chacun pouvait manger de l’arbre du voisin sans aucune peur ; celui qui savait jouer de la lyre faisait trembler la Nature avec ses notes.

Dans cet âge ancien (que certains ont appelé « L’ARCADIE ») où l’on rendait un culte aux « Fils du Matin », aux « Fils de l’Aurore du Maha Manvantara », la Lyre d’Orphée n’était pas tombée sur le pavé du temple, en se brisant ; toute la Nature ressemblait à un organisme qui servait de véhicule aux Dieux. Car c’était une autre humanité !

Le feu des volcans et l’océan tumultueux lançant ses vagues sur les plages, le chant des ruisseaux dans leurs lits de pierre et le vol des oiseaux gigantesques qui existaient alors se ressentaient de façon plus profonde au fond de l’Être. Toute la Terre ressemblait à un organisme vivant (en fait, c’est ce qu’il est, mais cette réalité était encore plus vive pour tous les êtres humains).

On ne parlait que la LANGUE D’OR. Toutes ces langues, toutes les langues de la Tour de Babel n’avaient pas encore surgi.

Ainsi donc, au nom de la vérité, il vaut bien la peine d’essayer de retourner à cet état de CONSCIENCE PRIMIGÈNE.

Comme je vous l’ai dit hier, l’Essence, à cette époque, n’était pas embouteillée dans l’Ego. Pour que l’Essence ait pu s’embouteiller, il a été nécessaire que surgisse l’abominable ORGANE KUNDARTIGATEUR dans l’anatomie humaine.

À cette époque (disons de la Lémurie), la Terre tremblait sans cesse, il n’y avait pas de véritable stabilité sur la croûte géologique du monde. C’est pourquoi les Recteurs de l’humanité durent prendre des mesures.

Sachant que l’organisme humain est une machine qui reçoit un certain type d’énergie qu’elle transforme ensuite et retransmet automatiquement aux couches inférieures de l’organisme planétaire, ils firent une altération au corps organique. Le propos était de modifier ces forces d’une certaine façon, de manière à permettre la stabilité de la croûte géologique, et ainsi ils laissèrent à l’Organe Kundartigateur la liberté de se développer grâce à certains stimuli.

Indiscutablement, s’il n’y avait pas eu d’ABUS SEXUELS (symbolisés par la légende d’Adam et Ève dans le Paradis Terrestre), le développement de l’abominable Organe Kundartigateur aurait été plus qu’impossible ; ce sont les abus sexuels qui ont permis à cet organe de se développer.

Or, au nom de la vérité et pour parler judicieusement devant vous qui vous consacrez aux études ésotériques, je dois avoir le courage d’être franc et de dire ce que je sais, ce que j’ai vécu, ce que j’ai expérimenté.

À cette époque, j’ai eu un corps physique, j’étais un Lémure comme n’importe quel autre. Je me rappelle encore très clairement les différentes tribus qui vivaient dans ce que nous appelons aujourd’hui des « Ranchs ». Mais ceux là avaient plutôt l’aspect d’énormes cabanes, avec leur toit qui tombait jusqu’au sol, et c’est à peine s’il y avait une porte par où pouvait entrer toute une tribu. Il y avait aussi des villes fortifiées dans la Lémurie ; elles étaient construites avec de la lave de volcans. Là vivaient les gens cultivés, mais les gens qui ne se consacraient pas aux lettres habitaient dans les campagnes, comme toujours.

À l’époque de la Lémurie, la vie était très différente : il se trouve qu’il y avait à la même époque des prêtres et aussi des guerriers. J’ai connu YAHVÉ, le « génie du Mal », c’était un « Ange chuté », comme dit Saturnin d’Antioche. Il avait un corps physique. C’était un Maître d’anciens Maha-Manvantaras. Il officiait comme prêtre ; tout le monde le vénérait et, comme guerrier, il était magnifique, il utilisait toujours une épée en or, et son blason, son bouclier, sa cotte de maille et tout son costume militaire étaient en or. On savait que c’était un Ange et on le vénérait.

Malheureusement, il fut l’un des premiers à trahir le Sanctuaire de Vulcain. Les traîtres du Sanctuaire de Vulcain lui enseignèrent le TANTRISME NOIR, c’est-à-dire des rituels sexuels dans lesquels l’Initié commettait le crime de renverser le Vase d’Hermès Trismégiste (je parle dans un langage, pourrait-on dire, ésotérique spécial que vous devrez comprendre, car je ne suis pas très d’accord pour user de vulgarité dans les questions concernant le sexe, étant donné que le sexe en lui-même est sacré).

Yahvé, indubitablement, s’enthousiasma pour ce tantrisme noir, il essaya de convaincre son épouse que ce système de tantrisme noir (Magie sexuelle avec éjaculation de l’Ens Seminis) était le meilleur pour la libération. Son épouse ne l’accepta pas ; elle aussi était un Elohim incarné et elle préféra se séparer de lui plutôt que d’accepter le tantrisme noir.

Bien, comme conséquence ou corollaire, Yahvé développa l’abominable Organe Kundartigateur. Son épouse ne tomba pas et elle n’est toujours pas tombée. Elle est un Elohim primordial de l’Aurore du Maha-Manvantara.

Je vous rapporte cet épisode de Yahvé pour illustrer l’aspect sexuel et l’abominable Organe Kundartigateur. Il est clair que CE FUT LA TRAHISON DES MYSTÈRES DE VULCAIN QUI ENGENDRA LA CHUTE.

Dans cet âge ancien, après la division en sexes opposés, les tribus se réunissaient dans des Temples spéciaux sous la direction des KUMARATS pour procréer. L’acte sexuel était un Sacrement. Personne n’avait l’insolence de réaliser la copulation chimique en dehors du Temple. Le Roi et la Reine de n’importe quel pays de la Lémurie réalisaient cette fonction devant l’Autel Sacré.

En vivant dans ce continent MU, je fus témoin de toutes ces choses. C’est en vivant dans ce continent MU que je fus membre d’une tribu et que je dormais dans une grande cabane avec tous ceux de mon « clan ». Près de nous se trouvait ce que l’on pourrait appeler, aujourd’hui, une caserne où des personnes se consacraient à la préparation pour la guerre (des soldats). Les villes se trouvaient plus loin.

Normalement, nous nous rendions toujours au Temple, que ce soit pour les rituels ou pour recevoir l’instruction ésotérique des Hiérophantes. Mais l’ambiance fut surchargée d’instant en instant de POUVOIR LUCIFÉRIEN ; pour finir, tous ceux de ma tribu se livrèrent à la réalisation de la copulation hors du Temple.

Avant ce moment fatal, la reproduction se réalisait au moyen du KRIYA-SHAKTI, c’est-à-dire par le pouvoir du Yoga et de la Volonté ; personne ne commettait le crime de renverser le Vase d’Hermès Trismégiste. N’importe quel spermatozoïde peut s’échapper des glandes endocrines sexuelles et féconder une matrice sans qu’il soit nécessaire de commettre ce délit, mais nous qui faisions partie d’une ces tribus, nous avons commencé à commettre le délit.

Je me rappelle encore comment, un jour, après avoir forniqué, nous nous présentâmes au Temple. Des profondeurs du Sanctuaire, un Hiérophante, avec l’épée dégainée, nous renvoya en nous disant : « DEHORS INDIGNES ! » et nous sommes tous sortis en fuyant. Ce même fait se déroula dans tous les coins de ce gigantesque continent qui s’appelait la Lémurie (c’était un continent qui occupait presque tout l’océan Pacifique).

Cependant, cet événement anthropologique (appartenant plutôt à l’Anthropogenèse) est décrit dans les différents écrits religieux du monde sous forme symbolique (c’est la sortie du « Paradis Terrestre d’Adam et Eve »). Nous fûmes renvoyés pour avoir « mangé » de ce « fruit défendu » dont on nous avait dit de ne pas manger. C’est pour cette raison que surgit l’abominable Organe Kundartigateur.

Comme nous étions habitués à la reproduction dans les rituels religieux du Temple, dans le sacrement de l’Église de Rome ou de l’amour, en forniquant le résultat fut la naissance (dans l’anatomie occulte) de l’abominable Organe Kundartigateur. Le Serpent Igné de nos pouvoirs magiques (la Kundalini) qui s’élevait auparavant, victorieux, par la moelle épinière, descendit et resta enroulé dans le chakra Muladhara, trois fois et demi (comme nous le définit parfaitement le Kundalini Yoga) et l’abominable Organe Kundartigateur (le Serpent descendant, l’horrible Python à sept têtes qu’Apollon irrité blessa de ses flèches) se projeta depuis le coccyx vers le bas, vers les enfers atomiques de l’homme, et devint la fameuse queue du Satan biblique.

On arriva à ce qu’on voulait. En effet, la croûte géologique de la Terre se stabilisa. CET ABOMINABLE Organe Kundartigateur parvint à se cristalliser physiquement. Il n’est donc pas exagéré d’affirmer qu’à cette ancienne époque, les êtres humains finirent par avoir une queue comme celle des singes.

Les forces cosmiques ou planétaires, en passant par les organismes, devinrent lunaires et stabilisèrent les couches géologiques du monde. Quand cela se produisit, alors les Recteurs de l’humanité décidèrent d’éliminer l’abominable Organe Kundartigateur de l’espèce humaine et ils y parvinrent, mais il y eut des erreurs de calculs mathématiques, ils tardèrent trop à le faire et l’expérience fut un désastre. Dans les cinq cylindres de la machine organique (intellect, émotion, mouvement, instinct et sexe), restèrent malheureusement les conséquences de l’abominable Organe Kundartigateur, il resta le Moi pluralisé, l’Ego, le moi-même, le soi-même.

S’il n’y avait pas eu cette faute de quelques Individus Sacrés, aujourd’hui, l’humanité n’aurait pas cet Ego. Il est clair que ceux qui se trompèrent ont un terrible KARMA COSMIQUE qu’ils devront (malheureusement) payer dans un futur Maha-Manvantara.

Il est clair que beaucoup plus tard, dans le temps, différents MESSAGERS sont venus des Mondes Supérieurs (des « Avatars », le terme « Avatar » signifie « Messager ») et ils se sont tous prononcés contre l’abominable Organe Kundartigateur et contre ses propres mauvaises conséquences, mais tout fut inutile.

Là-bas, dans le Continent Asiatique, le très aimé ASHIATA SHIEMAH travailla intensément, mais ce fut inutile. Bouddha, Gautama Shakyamuni apporta son enseignement en Inde et il se prononça, de fait, contre l’abominable Organe Kundartigateur. Malheureusement, au cours des siècles, l’enseignement originel bouddhiste s’est perdu ; aujourd’hui, il ne reste presque plus rien de l’authentique enseignement de notre Seigneur le Bouddha.

Quant à JESHUA BEN PANDIRA Jésus de Nazareth, le Christ, en fait il se prononça contre l’abominable Organe Kundartigateur. Les Quatre Évangiles sont quatre textes d’Alchimie et de Kabbale, et ceux qui les comprennent peuvent réaliser véritablement tout le GRAND OEUVRE.

Sans conteste, les deux plus grands leaders qui ont existé au cours du temps ont été le Bouddha et le Christ. Un jour, j’ai dû me présenter […] dans un Monastère Bouddhiste, au Japon. Alors, il me vint à l’idée de dire certaines choses en faveur du Christ. Parmi les frères présents, il y eut un scandale à cause des paroles que j’avais prononcées. Comme le temple était bouddhiste et non chrétien, ils se plaignirent donc au Maître. Celui-ci vint vers moi et il m’invita à m’asseoir sur un coussin, s’assit en face de moi et m’interrogea : « Pourquoi avez-vous parlé en faveur du Christ, alors que ce monastère est bouddhiste ? » Ma réponse fut : « Avec un profond respect envers cette Institution Sacrée, je dois affirmer, avec emphase, – dis-je – que le Bouddha et le Christ sont complémentaires ». Je m’attendais à une réaction de la part du Maître, mais, à mon grand étonnement, il acquiesça en disant : « C’est vrai que le Bouddha et le Christ sont complémentaires ». Ensuite il fit apporter un fil ou cordon, et il me dit : « Donnez-moi votre main droite », ce que je fis évidemment. Avec le fil, il attacha donc mon pouce droit avec mon pouce gauche et il termina en parlant en langage Zen, disant : « Le Bouddha et le Christ sont complémentaires ».

Je partis de ce monastère, en ayant compris parfaitement le KOAN. Au nom de la vérité, nous devons reconnaître que ce koan est très sage : Bouddha et le Christ sont liés en nous, parce que le pouce droit représente le Christ et le pouce gauche, le Bouddha (ce sont deux facteurs que nous avons en nous).

Bouddha Gautama Shakyamuni a apporté au monde la DOCTRINE DU BOUDDHA INTERNE. Quel est notre Bouddha interne ? L’Intime est le Bouddha (Atman-Bouddhi pour parler dans un langage rigoureusement sanscrit, théosophique) ; c’est le Bouddha intime de chacun, et Gautama nous a apporté cette doctrine de l’Intime.

C’est pourquoi il est écrit dans le Testament de l’Ancienne Sagesse : « Avant que la fausse Aurore se lève sur la Terre, ceux qui avaient survécu à l’ouragan et à la tempête adorèrent l’Intime, et les Hérauts de l’Aurore leur apparurent ».

Cet intime est le Bouddha interne de chacun. Que les humanoïdes ne l’aient pas incarné ? C’est vrai ! Qu’il se trouve dans la Voie Lactée ? D’accord ! Mais chacun a un Bouddha Intime qui lui correspond (là-haut, dans la Galaxie).

Quant au Christ, c’est une autre question. Jésus de Nazareth, le Grand Kabîr, le Grand Initié Gnostique, un des membres les plus exaltés de l’Ordre des Esséniens et qui vécut il y a plusieurs siècles au bord de la Mer Morte, a apporté la Doctrine du Christ Intime.

L’erreur des gens modernes consiste à croire que le Christ était exclusivement ce grand Maître, Jeshua Ben Pandira (c’est son nom local, mais seulement local). Le Christ est une force cosmique, c’est le DEUXIÈME LOGOS, L’UNITÉ MULTIPLE PARFAITE, c’est une force comme l’électricité, une force comme celle de la gravitation universelle, une force comme celle du feu, de l’eau, de l’air, etc. C’est une force ; cette force s’exprime à travers n’importe quel homme ou femme (les femmes ont aussi le même droit) qui sont dûment préparés, et c’est tout.

S’il est certain que le Christ s’est exprimé et continue de s’exprimer à travers le Grand Kabîr Jésus, il n’en est pas moins certain qu’il s’est exprimé à travers notre Seigneur QUETZALCOATL (il vaut bien la peine de lire la vie, la passion, la mort et la résurrection du béni Quetzalcoatl). S’il est bien certain que le Christ a donc resplendi dans Quetzalcoatl, il n’en est pas moins certain qu’un jour, il a brillé sur le visage de Moïse, sur le Mont Nébo, il n’en est pas moins certain qu’il s’est exprimé en Inde sous le nom de KRISHNA, car le Christ Cosmique s’exprime là où il trouve un homme prêt.

Le Christ n’est pas un individu, ce n’est pas une personne, ce n’est pas un Moi. Le Christ est une force Cosmique qui est latente dans tout atome de l’Univers ; c’est le FEU UNIVERSEL DE VIE (ceci il faut le comprendre), c’est le feu.

J’étais présent à l’aurore du Maha-Manvantara et je fus témoin de l’aube de la vie. Quand l’Armée de la Voix a commencé à féconder la matière chaotique pour que surgisse la vie, j’ai vu le grand Christ Cosmique prendre une figure humaine, je l’ai vu entrer dans le Temple et signer un pacte, je l’ai vu se faire crucifier sur sa croix pour sauver les Hommes et les Dieux.

Le Christ est le feu universel de vie. On pourrait dire beaucoup de choses sur le Christ, et moi je vais vous dire ce qui suit : « Le Christ se définit avec quatre lettres qui sont sur la Croix du Martyre du Calvaire : INRI, (IGNIS NATURA RENOVATUR INTEGRAM, le Feu renouvelle intégralement la Nature). »

Le feu est crucifié ici, sur la Terre. Si nous entrechoquons une pierre contre une autre, le feu surgira. Où est le filon, d’où est-il sorti ? Dans l’eau elle-même se trouve le feu liquide ; dans la pierre, le feu pierreux ; dans l’air, le feu gazeux. Ainsi donc, le feu est dans tout ce qui est, a été et sera ; le feu n’a pas de commencement ni de fin.

Si nous frottons une allumette, nous verrons avec étonnement qu’une flamme jaillit. On dit que la flamme de l’allumette est le produit de la combustion, mais ce concept est faux. Nous affirmons que la combustion existe à cause du feu, que sans le feu il ne pourrait y avoir de combustion.

Le feu était enfermé dans la matière de l’allumette, et, avec le frottement, ce qui est arrivé, c’est qu’on a libéré la flamme pour que puisse s’allumer totalement l’allumette. Le feu fait que la main peut bouger pour frotter l’allumette ; sans feu, sans vie, cette main ne pourrait pas bouger ; le feu est là, latent, sinon, il ne pourrait pas apparaître, car rien ne sort du néant.

Le feu conserve, dans ses processus, tous les organismes existants, toutes les espèces humaines, toutes les espèces d’animaux et tout ce qui est, tout ce qui a été et tout ce qui sera.

Le feu, en lui-même, est Sacré. Qui connaît la nature du feu ? Personne, n’est-ce pas ? La vie même existe par le feu ; mais l’ESSENCE MÊME EST UN FEU VIVANT. Quand cette Essence (qui est Feu) vient à l’existence, la créature se forme et naît ; quand le Feu (l’Essence) abandonne le corps physique, le corps meurt. Ainsi donc, nous venons au monde par le feu, et nous partons quand le feu nous abandonne.

Or, ce qui nous intéresse, nous, les Gnostiques, ce n’est pas simplement le feu physique, mais le feu du feu, la flamme de la flamme, la SIGNATURE ASTRALE DU FEU. Celle-ci, en nous-mêmes, est le Christ Intime, c’est lui seul qui peut (à l’intérieur de nous) nous sauver et finir de détruire les éléments indésirables que nous portons en nous.

Maintenant, vous voyez que le Christ et le Bouddha sont complémentaires en nous-mêmes. Mais il y en a certains qui croient que Gautama le Bouddha Shakyamuni est plus élevé que Jésus de Nazareth, le Christ, et d’autres qui disent que le Christ est supérieur au Bouddha. Chacun est libre de penser ce qu’il veut ; moi, je place les occultistes et les ésotéristes sur le terrain vivant de l’étude ésotérique.

Nous savons bien qu’Atman-Bouddhi est le Bouddha intime, le Bouddha. C’est ce qui est écrit dans les livres sanscrits. Or, nous savons que le Christ est le second Logos (le premier Logos est BRAHMA, le PÈRE ; le second est le FILS, VISHNU ; le troisième SHIVA, l’ESPRIT SAINT). De sorte que ce Christ Intime se trouve, dans l’échelle de l’Être ou dans les niveaux de notre Être Superlatif et Transcendantal, au-delà du Bouddha, mais ils sont complémentaires.

Quand le Logos Solaire veut venir dans le corps d’un Homme, il doit évidemment descendre de sa sphère élevée, PÉNÉTRER DANS LE VENTRE MATERNEL DE LA DIVINE MÈRE KUNDALINI (le Serpent Igné de nos pouvoirs magiques, la Vierge de la Mer, Stella Maris, la Signature Astrale du Sperme, comme on dit en Alchimie). « Elle est Vierge avant et après l’accouchement » et finalement, c’est d’elle que naît le Logos une fois fait homme.

Voyez ce miracle : comment de celle-ci jaillit le feu ex abstracto et qu’il s’humanise, et pour finir, elle entre dans l’Initié avec l’INITIATION DE TIPHERET, qui est l’Initiation Vénuste ! Ce feu grandit et se développe à l’intérieur de nous ; il naît parmi les ANIMAUX DU DÉSIR, parce que l’Initié n’est pas encore arrivé à éliminer ses Mois.

Il doit donc se développer en nous. Au commencement, l’Initié ne voit aucun changement ; mais au fil du temps, il va sentir ce changement. Le Christ Intime naît faible, petit, mais il doit grandir, il doit devenir un homme. À mesure qu’il élimine les éléments indésirables que nous portons à l’intérieur de nous, il grandit.

Voyez comme le Christ, n’étant pas un pêcheur, se convertit en une sorte de pêcheur (sans l’être), car, de fait, il se fait responsable de toutes nos activités mentales, sexuelles, émotionnelles, volitives, etc.

Il vit comme un homme parmi les hommes, même si les hommes ne le connaissent pas ; ayant vaincu, il doit vaincre de nouveau ; il doit vivre aussi, dans le coeur de l’homme, tout le DRAME COSMIQUE, tel qu’il est écrit dans les Quatre Évangiles.

Les trois traîtres le mènent à la mort, les multitudes de Mois que nous portons en nous sont ceux qui crient : « Crucifiez-le ! Crucifiez-le ! Crucifiez-le ! ». JUDAS, LE DÉMON DU DÉSIR échange le Christ Intime contre tous les plaisirs du monde (les fameuses 30 pièces d’argent). PILATE, LE DÉMON DU MENTAL qui vit, à toute heure, en « se lavant les mains », qui « n’est jamais coupable de rien », qui trouve toujours des justifications et des échappatoires, le trahit, le fait fouetter en plein Concile, lui place sur la tête une couronne d’épines et le flagelle de plus de 5000 coups de fouet.

Tout cela s’effectue dans les Mondes Internes de n’importe quel Homme dûment préparé, et ce Seigneur doit monter au Golgotha du plein sacrifice dans le Monde Causal ou Monde des Causes Naturelles.

Et CAÏPHE, le DÉMON DE LA MAUVAISE VOLONTÉ, qui vend les Sacrements, prostitue l’Autel, fornique avec les dévotes, etc., trahit aussi le Christ Intime. Tout cela s’effectue dans les Mondes Internes de n’importe quel homme qui est dûment préparé.

Ensuite, il descend au Sépulcre. Avec sa mort, il tue la mort. Comme il ressuscite en nous, nous ressuscitons en lui et nous devenons immortels. Nous nous convertissons, de ce fait, en MAÎTRES GLORIFIÉS : nous nous convertissons en Maîtres de la taille d’un Moria, d’un Kout-Houmi, d’un Sérapis, d’un Hermès Trismégiste ou d’un Jésus-Christ.

Ainsi, la crue réalité des faits, c’est que le Seigneur est un facteur intérieur profond en chacun de nous, comme l’est le Bouddha. Et si Gautama a apporté le message du Bouddha, du Bouddha intime, le Grand Kabîr Jésus a apporté le message du Christ Cosmique et tous deux sont complémentaires (cela fut reconnu dans une pagode Bouddhiste au Japon.)

Ainsi donc, il est bon d’y réfléchir et d’approfondir toutes ces questions.

Qu’il y ait deux sortes de Bouddha ? Nous le savons ! Il existe les BOUDDHAS TRANSITOIRES et les BOUDDHAS PERMANENTS. Le Bouddha transitoire est celui qui n’est pas arrivé à incarner en lui-même le Christ Intime ; le Bouddha permanent ou Bouddha de Contemplation est celui qui s’est déjà christifié, qui a reçu dans sa nature interne le Christ intime.

Le « BOUDDHA MAITREYA » est donc le Bouddha qui a incarné le Christ Intime (c’est comme cela que nous devons le comprendre). Le Bouddha Maitreya n’est pas une personne, le Bouddha Maitreya est un titre, c’est un degré ésotérique, et il désigne n’importe quel Bouddha qui s’est christifié.

Il y a beaucoup, beaucoup de temps, j’ai dû vivre pendant la deuxième sous-race de la grande Race Aryenne en Chine. Je m’appelais alors Chou-Li et je fus accepté dans l’ORDRE DU DRAGON JAUNE. Et j’appris les sept secrets indicibles, je connus les SEPT JOYAUX DU GRAND DRAGON.

Nous nous consacrions spécialement à la méditation profonde. Un frère chinois faisait vibrer un merveilleux appareil musical qui donnait les 49 notes ; la synthèse de cet étrange appareil produisait le son NIRIOONISIANE de l’Univers. Quand vibrait la première note, nous devions essayer d’avoir le mental tranquille et en silence. Quand on jouait la deuxième note, nous passions au second niveau du subconscient.

Nous nous confrontions aussi aux Mois, avec le propos de les récriminer et de les obliger à garder le silence ; mais si le mental n’arrivait pas à être tranquillisé, nous récriminions plus fortement ces Mois.

Quand résonnait la troisième note, nous approfondissions un peu plus, nous nous tournions vers la troisième zone du subconscient pour nous battre contre les Mois, pour les obliger à rester en silence.

Et nous faisions ainsi avec chaque note de cet appareil mystérieux (l’AYA-ATAPAN), nous nous immergions dans chacun des 49 niveaux du subconscient, nous nous battions contre les différents agrégats psychiques inhumains que nous portions à l’intérieur de nous.

En conclusion, celui qui arrivait à la note 49 et qui avait travaillé correctement, parvenait à une tranquillité absolue du mental, dans les 49 niveaux du subconscient. Alors l’Essence, la Bouddhata, s’échappait momentanément de l’Ego pour se précipiter dans le VIDE ILLUMINATEUR. Nous expérimentions, de cette façon, la Vérité, le Réel.

Mon ami Li-Chang se distingua, à cette époque, dans la science profonde de la méditation. Li-Chang ne vit plus sur la face de la Terre, mais il vit sur une planète du Christ, sur une planète d’un lointain […] de cette Galaxie. Et là-bas il est à l’intérieur du corps astral, il est joyeux. Ainsi donc, Li-Chang est parvenu à recevoir le Tao. Mais, qu’est-ce que le Tao ? Le TAO, c’est l’Être ; le Tao, c’est l’INRI. Le Tao, c’est le Christ intime. Li-Chang a reçu le Tao.

En ésotérisme bouddhiste-zen, on n’utilise pas la dialectique simplement raisonnante : on utilise la DIALECTIQUE DE LA CONSCIENCE, ce qui est différent. Par exemple, un moine s’adresse à son maître et lui demande :

– Pourquoi le Boddhidharma est-il venu d’Occident ? La réponse est immédiate, instantanée :

– Le cyprès est au centre du jardin. La réponse n’a rien à voir avec la question, pourrions-nous dire, car nous sommes habitués à la dialectique raisonnante ou à la dialectique formelle, mais cette réponse correspond à la Dialectique de la Conscience […] L’arbre de vie est à l’intérieur de nous-mêmes, ici et maintenant, peu importe d’où elle est venue, la vérité est partout.

Une autre fois, l’Abbé, le Maître d’un monastère, dit à ses disciples :

– Demandez ce que vous avez à demander. Un disciple dit :

– Je veux demander quelque chose, mais avant qu’il puisse faire sa demande, le Maître lui donna un coup sur la bouche avec son bâton (ce n’est pas très agréable quand on reçoit un coup, n’est-ce pas ? Mais c’est la façon d’agir dans le Zen et dans le Chang Bouddhiste) ; la question qu’il allait poser n’était pas correcte…

Un jour, un Maître arrive et il se présente dans une salle de méditation ; les disciples se prosternent devant lui, lui rendent culte, lui rendent hommage, et le Maître dit :

– Pourquoi tout ceci vient-il aussi tard ? Un disciple répond avec une bêtise, sans fondement, et le Maître le renvoie en lui disant :

– Sot, imbécile, hors d’ici, pars, tu ne sers à rien… !

Ici, si quelqu’un dit une petite parole dure aux frères, ils réagissent terriblement. Cela, véritablement, n’a aucun sens… pour « le fils à papa »… Mais il faut apprendre ce qu’est la DISCIPLINE ÉSOTÉRIQUE.

Pour le Zen, c’est une Croix, mais la dialectique qui existe dans le Zen va au fond, elle va au Bouddha Intime de chacun. Par exemple, un étudiant désireux de savoir quelque chose, désireux d’atteindre le SATORI, d’arriver à expérimenter un jour le « Vide Illuminateur », demanda, dans le Temple, au Maître : Maître, qu’est-ce que le Vide Illuminateur ? Le Maître lui répondit en lui donnant un terrible, mais terrible coup de pied dans l’estomac, pas plus. Le pauvre homme tomba par terre, et là, il s’évanouit mais il expérimenta le « Vide Illuminateur ». Quand il se leva, au lieu de perdre son temps à réagir, il embrassa son Maître et lui dit plein de joie :

– Enfin, j’ai expérimenté le Vide Illuminateur… !

Heureusement, le Maître n’acheva pas son travail par une gifle, parce que quand on obtient le « Satori », quand un disciple a expérimenté le « Satori » et qu’il se présente plein de joie (toujours en état d’Extase) devant le Maître, le Maître le sort de cet état avec une gifle ; c’est vrai, parce que sinon, on dit qu’il peut prendre la « maladie du Satori », c’est-à-dire qu’il reste comme « malade » pour le reste de sa vie ; alors, pour qu’il ne reste pas ainsi, on le gifle pour qu’il revienne.

Observez que le bouddhisme Zen va directement à l’Essence, à la Conscience, au Bouddha Intérieur, et ceci, au fond, est transcendantal.

Comment pourrions-nous vous expliquer le thème de la Dialectique de la Conscience ? De quelle façon ? Bon, observez un poussin quand il est dans sa coquille et qu’il est prêt à sortir, en général, la poule l’aide (quand elle sent que le poussin commence à piquer la coquille). Elle donne quelques coups de bec sur la coquille, ce qui va aider le poussin qui veut sortir.

Ainsi, de la même façon, quand quelqu’un est mûr pour le Satori, le Maître l’aide (même s’il doit lui donner un coup de pied, c’est clair). Cela paraît très dur, mais cela constitue la réalité du Zen, comme pour le poussin qui est prêt à sortir de sa coquille.

En tous cas, ce langage bouddhique du Zen et du Chang va directement à la Conscience, et ceci est transcendantal, c’est une dialectique, mais ce n’est pas la dialectique formelle, pas une dialectique libre, pas ce type de dialectique, c’est la Dialectique de la Conscience, c’est clair.

Nous devons apprendre à regarder à l’intérieur de nous-mêmes. Il nous faut apprendre à voir dans notre nature interne. Quand nous y serons parvenus, nous nous convertirons alors en Bouddhas. Comment pouvons-nous apprendre à voir dans notre nature interne, de quelle manière ? Eh bien, avant tout, nous devons développer la capacité de l’AUTO-OBSERVATION PSYCHOLOGIQUE. Comme je vous le disais hier soir, au fur et à mesure que quelqu’un s’auto-observe psychologiquement, il voit ses Mois, ses Agrégats Psychiques inhumains, il les élimine, les désintègre, les pulvérise avec l’aide de DEVI KUNDALINI SHAKTI, parce que sans le Serpent Igné de nos pouvoirs magiques, il est impossible de désintégrer nos Mois.

Ainsi donc, il est nécessaire de voir dans notre nature intérieure pour nous convertir en Bouddhas, c’est évident. (Nous sommes en train de parler de quelque chose qui est transcendantal et important).

Or, une fois, un Maître Zen avait été invité à donner une conférence dans la Pagode Bouddhiste. Tous les moines attendaient, et enfin le Maître arriva : il les regarda tous, leur tourna le dos et retourna à sa cellule. Un des moines qui était le plus intéressé par cette conférence et qui avait fait les invitations pour toute la fraternité s’en fut le réclamer. La réponse du Maître fut :

– Un expert en Sutra peut vous enseigner les Sutras et un expert en n’importe quelle autre écriture religieuse, il est possible qu’il vous les enseigne, mais moi je suis un maître Zen.

Ce fut sa seule réponse, et il avait tout dit ; c’est un langage que vous ne comprenez pas ; vous êtes habitués à la Logique Formelle ou Logique Dialectique, mais ce langage là est un langage différent.

Qu’avait voulu leur dire ce maître ? Que leur a-t-il dit ? Il leur a dit : « Messieurs, apprenez à VOUS ÉCOUTER VOUS-MÊMES, cherchez l’Intime, cherchez-vous vous-mêmes, car en vous il y a tout ! » Voilà ce qu’il a voulu leur dire.

Je vous en donne l’explication parce que vous êtes habitués à la Logique Formelle ; si j’étais au Japon, n’importe quel Maître serait en train de me tirer fortement les oreilles, je serais en train de me faire disputer et de me faire tirer les oreilles. Pourquoi ? Parce que je serais en train de castrer l’enseignement ; cela s’appelle « CASTRER L’ENSEIGNEMENT »… Il est nécessaire d’appréhender la Dialectique de la Conscience.

En parlant donc de cette façon, nous voyons qu’il n’est pas possible d’arriver au niveau de Bouddha si nous n’avons pas éliminé en nous les éléments indésirables. Le BOUDDHA TRANSITOIRE est encore dans la lutte, il n’a pas dissous l’Ego, c’est un Bouddha avec des résidus de l’Ego ; le BOUDDHA PERMANENT est celui qui s’est Christifié.

Ainsi donc, le Bouddha et le Christ sont en intime relation ; ce sont deux facteurs en nous-mêmes. Dans un proche avenir, je devrai aller en Asie accomplir une grande mission. Je devrai montrer à l’humanité la nécessité de faire fusionner les enseignements bouddhiques et christiques, parce que l’avenir religieux de l’humanité sera dans le mélange du meilleur de l’ésotérisme bouddhique avec le meilleur de l’ésotérisme christique. En fin de compte, LA GNOSE EST UN ÉSOTERISME CHRISTIQUE ET BOUDDHIQUE à la fois, c’est pourquoi le Mouvement Gnostique est appelé à faire une révolution cruciale.

Au fond, ce que nous devons faire, c’est nous libérer, en finir avec ces mauvaises conséquences de l’abominable Organe Kundartigateur.

Comment un Bouddha peut-il exister s’il n’a pas créé, auparavant, les CORPS EXISTENTIELS SUPÉRIEURS DE L’ÊTRE ? Et pour les créer, il faut être Alchimiste. Il est inconcevable qu’un Bouddha ne possède pas les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être ; c’est absurde.

Mais comment créer ces corps, de quelle façon ? Il convient, ce soir, que vous portiez le maximum d’attention à cet enseignement parce qu’il est précieux. Nous devons CONNAÎTRE LES MYSTÈRES DU GRAND OEUVRE, nous devons savoir comment se prépare le Mercure de la Philosophie Secrète ; cela ne peut être différé.

Qu’est-ce que le Mercure ? Vous le savez ? Pourquoi dit-on à l’Initié qu’« il doit chausser les bottes de Mercure ? » Bon, je vous dirai que le Mercure est l’ÂME MÉTALLIQUE du Sperme, que le Mercure en soi est très sacré. Mais, comment s’élabore le Mercure ?

Bon, c’est ce qu’ont tu tous les Alchimistes du Moyen Âge, c’est le secret indicible. Est-il urgent de l’élaborer ? Oui, je vais vous donner la clé. Il est évident que la clé se trouve précisément dans l’Arcane A.Z.F., c’est là que se trouve la clé ; c’est dans ces trois lettres : A.Z.F. que se trouve la clé de cet arcane.

Le « A » (aqua ou agua) se réfère à cette EAU MÉTALLIQUE, au NOMBRE RADICAL MÉTALLIQUE, à l’EXIOHEHARI, c’est-à-dire aux sécrétions des glandes sexuelles, au sperme sacré. Le « F » est le FEU, le FOHAT, parce que sans feu on ne pourra jamais élaborer le « A », l’eau pure de vie, le MERCURE du Grand Oeuvre.

L’eau en elle-même est le Mercure, le « nombre radical métallique » qu’il faut apprendre à sublimer. Mais il est nécessaire tout d’abord de connaître le secret, pour savoir comment fabriquer les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être.

Incontestablement, le secret se trouve dans un artifice très simple, très simple mais grandiose. Le secret vivant pour la préparation du Mercure est appelé Secretum Secretorum (pour parler en latin). Je n’userai pas de termes vulgaires pour parler de ce thème ; je dirai uniquement qu’est nécessaire la connexion du LINGAM-YONI durant le mariage parfait, et que nous ne devons jamais de notre vie renverser le Vase d’Hermès Trismégiste, le trois fois Grand Dieu Ibis Thot (et vous saurez comprendre cela).

En évitant, donc, l’orgasme de la physiologie […] on arrive à fabriquer le Mercure. Ce Mercure est l’Âme métallique du sperme lui-même, c’est, je le répète, l’Âme métallique.

Il y a trois sortes de Mercure, et je vais vous les énumérer et vous les dessiner. Bien, celui-ci, on l’appellera le « Premier Mercure », c’est le MERCURE BRUT du sperme ; celui-ci, on l’appellera le « Second Mercure » qui est, à proprement parler, L’ÂME MÉTALLIQUE du sperme ; et celui-ci on l’appellera le « Troisième Mercure », c’est-à-dire le MERCURE + le SOUFRE.

Le Mercure est l’Âme métallique du sperme, et le soufre est le FEU SACRÉ. Si nous ajoutons Mercure et Soufre, il manquera quelque chose de plus. Dans la physiologie […] d’Éros, il faut aussi du SEL ; celui-ci doit être sublimé au moyen de toutes les opérations tantriques dans le laboratoire.

Il est nécessaire d’étudier un peu toute cette question. Incontestablement, quand on transmute le sperme sacré en énergie créatrice, celle-ci monte par deux cordons sympathiques (qui existent dans notre anatomie organique) jusqu’au cerveau.

Ce sont les courants énergétiques-sexuels qui doivent monter par les cordons ganglionnaires, exactement jusqu’à la masse cérébrale. C’est cela le Mercure. Mais nous savons, en plus, que ces courants énergétiques sexuels doivent se polariser en positif et en négatif, en SOLAIRES et en LUNAIRES.

Une fois polarisés, ils font contact dans le TRIVENI, près du coccyx, et alors apparaît le FEU SACRÉ qui monte par l’épine dorsale sous forme de Soufre.

Ce Feu, uni aux courants solaires et lunaires du Mercure, monte par l’épine dorsale, le long du canal SUSHUMNA (ou canal médullaire) jusqu’au cerveau, et, à mesure qu’il monte, il ouvre nos propres CENTRES SPIRITUELS.

L’excédent de ce troisième Mercure, finit incontestablement par se cristalliser dans les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être. C’est ainsi que nous nous convertissons en Bouddhas.

Mais nous allons maintenant donner des précisions sur le troisième Mercure (signalé sur le tableau). Dans ce troisième Mercure existent le Soufre et le Sel.

Qu’est-ce que la NÉBULEUSE dans l’espace infini ? C’est un mélange de SEL, de SOUFRE et de MERCURE. Si nous dissolvons n’importe quel métal de la Terre, il sera réduit en Sel, Soufre et Mercure. Tout ce qui existe dans la Création est dû au Sel, au Soufre et au Mercure, c’est évident.

Ainsi donc, dans une nébuleuse, il y a du Sel, du Soufre et du Mercure. La nébuleuse est l’ARCHÉ des Grecs ; de là sortent les mondes qui ensuite tournent autour de leurs propres centres gravitationnels. Si là-haut, dans l’espace étoilé, il est nécessaire qu’il y ait un « Arché » ou une « Nébuleuse » pour que les mondes jaillissent à l’existence, ici-bas c’est la même chose ; ici il est nécessaire de créer (dans notre organisme) un « Arché », une « nébuleuse » très spéciale avec du Sel, du Soufre et du Mercure.

Ces substances, nous allons les faire sortir justement de nos glandes endocrines sexuelles, et enfin, de cet Arché d’ici-bas, du microcosme-homme naissent les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être.

Normalement, les notes DO-RÉ-MI-FA-SOL-LA-SI vibrent dans le sexe, mais si nous les faisons passer à une octave supérieure, l’Arché va se cristalliser en Corps Astral. Dans une octave supérieure, l’Arché se cristallisera en Corps Mental et dans une autre octave encore plus supérieure, il se cristallisera en Corps de la Volonté Consciente. Je répète que c’est ainsi que nous nous convertissons en Bouddhas.

Bon, ici s’arrête ma conférence de ce soir. Si quelqu’un veut poser des questions, il a la plus absolue liberté…

Disciple. Maître, simuler de posséder des vertus, quelles conséquences cela peut-il avoir ?

Maître. Simuler de posséder des vertus ? Le fait de simuler des vertus peut nous apporter les conséquences que tu vois chez les PHARISIENS HYPOCRITES : « Ils bénissent les aliments au moment de s’asseoir à table, ils nettoient tout ce qui est hors du plat et du verre, mais, à l’intérieur d’eux-mêmes, ils sont remplis de toutes sortes de pourriture et d’os de cadavres ». Ceux-ci se sentent purs et saints, bien qu’à l’intérieur, ils soient pourris ; ils se croient vertueux, alors qu’en réalité, ils n’ont pas de vertus ; la seule chose qu’ils ont, ce sont de « fausses pierres » et c’est tout. C’est-à-dire que de la simulation des vertus naît, avec beaucoup de force, le MOI PHARISIEN.

Y a t-il une autre question ?… Continuez à poser des questions ; vous devez tous demander… Voyons, parle ma soeur !…

D. Quand quelqu’un peut arriver à voir un Moi quelconque, par exemple le Moi de la luxure ?…

M. Il doit alors en finir avec le Moi de la crainte. Quand quelqu’un sent de la peur pour quelque chose, cette peur, cette crainte doit être éliminée, parce que c’est un autre Moi. Il y a des gens qui ont peur de sortir à volonté du corps physique. Qu’est-ce qui se passe ? Le Moi de la crainte ne les laisse pas sortir. Comment faire pour qu’ils perdent cette crainte ? Eh bien, il faut en finir avec le Moi de la crainte.

À mesure qu’on va travailler sur soi-même, à mesure qu’on va auto-observer certains éléments, ceux-ci vont nous informer. On va percevoir les Mois parce que le sens de l’auto-observation va se développer ; mais si on a peur, il faut DISSOUDRE LE MOI DE LA PEUR. Une autre question ?

D. Est-ce qu’on peut considérer la Gnose comme une Religion ?

M. Eh bien, la Gnose est la flamme d’où SORTENT TOUTES LES RELIGIONS. Au fond, c’est une religion. Le terme « Religion » vient de « Religare » : arriver à unir l’Âme avec Dieu, mais la Gnose est la très pure flamme d’où proviennent toutes les religions. Gnosis est connaissance. Gnosis est Sagesse. C’est ainsi qu’on doit le comprendre. Une autre question ?

D. Maître, cet Ego que chacun de nous possède, nous l’apportons depuis que nous venons au monde ? Je dis cela parce que j’ai vu que depuis que nous sommes petits, des enfants, nous aimons être égocentriques […] Alors c’est là qu’on va déjà former un Ego, n’est-ce pas ?

M. Incontestablement, quand nous venons au monde, NOUS RAPPORTONS BEAUCOUP DE MOIS, MAIS IL Y EN A DES NOUVEAUX QUI NAISSENT ; CERTAINS MEURENT ET D’AUTRES NAISSENT. Parmi nous naissent constamment des Mois et d’autres meurent. Parfois, une tempête, une pluie, un soleil de plomb trop fort, produisent en nous une contrariété qui est suffisante pour que naisse en nous un Moi. C’est la crue réalité des faits et nous avons, au fond de nous-mêmes, des Mois dont nous ne soupçonnons même pas l’existence.

Comment, par exemple, une personne honnête qui n’a jamais volé un centime à personne pourrait-elle accepter d’avoir, au fond d’elle, un groupe de Mois voleurs ?

Comment une personne qui n’a jamais assassiné personne, qui n’a jamais été capable de lever un seul doigt contre quelqu’un, pourrait-elle admettre qu’au fond, elle peut avoir des quantités de Mois homicides ?

Comment est-ce qu’une femme vertueuse, bonne épouse, merveilleuse citoyenne, dont personne ne peut rien dire de mal sur sa conduite, sur sa droiture, pourrait-elle accepter qu’au fond, elle peut avoir un groupe de Mois de prostitution ?

Mais c’est ainsi. Il est lamentable de vous dire que ce que nous avons, au fond de chacun de nous, ce sont de PROFONDES TÉNÈBRES, que nous sommes en train de vivre comme de misérables robots, dans l’état d’inconscience le plus épouvantable de l’Univers.

D. Maître, comment pourrions-nous… une clé que nous pourrions utiliser […] car nous sommes limités par la personnalité […] une clé qui nous amène […]

M. Précisément, c’est de cela que nous parlons, nous en avons déjà parlé clairement. Je vous ai déjà dit qu’il EXISTE UN ORDRE DANS LE TRAVAIL, et que cet ordre EST ÉTABLI, précisément par NOTRE ÊTRE Intérieur Profond.

Nous commençons par nous auto-observer et nous allons nous auto-découvrir et nous allons lutter pour la dissolution des Mois que nous allons découvrir ; mais, à mesure que le temps passe, nous nous rendons compte que tous les Mois que nous découvrons font partie d’un programme, et que c’est l’Être qui établit ce programme en nous, que c’est lui qui donne cet ordre… et, enfin que c’est lui qui programme extraordinairement tout le travail ; et quand nous arrivons à le constater, il se forme dans notre psyché ce que l’on pourrait appeler « MÉMOIRE-TRAVAIL ».

Celui qui a dissous totalement le Moi peut parfaitement écrire un livre (avec des chapitres ordonnés) sur chacune des parties du travail. De sorte que c’est très intéressant : la mémoire-travail se forme à mesure que nous travaillons sur nous-mêmes. Y a t-il une autre question ?

D. Maître !

M. Oui, voyons…

D. Maître […] la force de la volonté ? Quel est l’aliment de la volonté ?

M. À quelles « volontés » te réfères-tu ? Parce que NOUS AVONS BEAUCOUP DE « VOLONTÉS ». Il s’avère que chaque Moi a sa propre volonté, chaque Moi est une personne complète qui a trois cerveaux : l’intellectuel, l’émotionnel et le moteur instinctif-sexuel. Chaque Moi a son propre mental, ses propres critères, ses propres idées, ses propres émotions, sa propre volonté. Et si chaque Moi a sa propre volonté, alors les volontés se heurtent toutes entre elles avec des conflits intimes, terribles, à l’intérieur de nous-mêmes.

Mais, pour parvenir à posséder cette authentique volonté dont tu me parles, il faudrait seulement détruire l’Ego. Le jour où ton Essence se libérera véritablement, ce jour-là tu auras une Conscience libre avec une volonté souveraine pour commander le feu, l’air, l’eau et la terre.

Moïse, précisément, pouvait commander les éléments de la nature, parce qu’il avait détruit l’Ego, il avait libéré sa volonté, une volonté souveraine qui pouvait ôter les sept plaies de la terre d’Égypte et libérer son peuple.

Mais tant qu’un homme n’a pas libéré sa volonté, il ne prend pas possession de lui-même. L’authentique volonté surgit en nous quand l’Ego est mort. Une autre question ?

D. Maître, dans quel état se trouve une personne qui commence à s’auto-analyser psychologiquement ?

M. Eh bien, précisément, en état d’AUTO-OBSERVATION ; c’est le cas de la personne qui admet qu’elle a une psychologie particulière. Normalement, les gens ne l’acceptent pas. Ils acceptent qu’ils ont un corps physique parce qu’ils le savent, grâce à leur mental sensuel, mais ils n’acceptent pas qu’ils ont une psychologie et, par conséquent, ils ne s’auto-observent pas. Quand quelqu’un admet qu’il a une psychologie particulière, il commence, de ce fait, à s’auto-observer, et alors, l’état dans lequel il se trouve est celui d’ALERTE-PERCEPTION, celui d’ALERTE-NOUVEAUTÉ, car s’il n’était pas dans cet état, il ne s’auto-observerait jamais. Une autre question ?

D. Avons-nous une aide interne dans le travail ?

M. Dans le travail ésotérique, l’aide doit être interne, profonde. Le Maître peut montrer le chemin, mais le disciple doit le parcourir lui-même. L’aide est interne, l’aide PROVIENT DES DIFFÉRENTES PARTIES DE L’ÊTRE.

Évidemment, notre Être a beaucoup de parties, chaque partie de l’Être doit travailler. Il serait absurde que l’Être supporte tout le travail humain de nous, misérables robots. L’Être doit travailler ; chacune des parties de l’Être doit travailler puisque chacune de nos parties de l’Être doit s’auto-réaliser. Il est certain, aussi, que si on ne dissout pas la totalité de l’Ego, les parties les plus élevées de l’Être ne pourront pas se développer, s’auto-réaliser. Celui qui a obtenu la complète Auto-réalisation, celui qui a obtenu le développement de la partie la plus élevée de l’Être, c’est qu’il est aussi absolument mort en lui-même.

D. Pouvons-nous alors attendre une autre aide, à part celle que nous procure l’Être Réel Interne ?

M. Oui, c’est ainsi ! LA MÈRE DIVINE KUNDALINI T’AIDERA à désintégrer tes erreurs. Ta MONADE particulière, individuelle (le Père qui est en secret) t’orientera dans ton travail, et chacune des parties de l’Être fera quelque chose pour toi. Ta propre MINERVE particulière – cette Minerve individuelle, est la partie de l’Être qui cultive la sagesse – elle te donnera, si tu continues, la sagesse dont tu as besoin.

D. Maître !

M. Oui, tu as la parole…

D. Maître, quand on demanda, un jour, au Christ : « Qu’est-ce que la vérité », il tourna le dos, mais il dit aussi : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ». Y a-t-il une contradiction dans cela ?

M. Indubitablement, en premier lieu, le Christ ne tourna pas le dos ; il garda le silence devant Pilate. Celui qui tourna le dos, ce fut Gautama, le Bouddha Shakyamuni. Quand Jésus le Christ dit : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie », CE N’EST PAS UNE PERSONNE QUI LE DIT, MAIS LE CHRIST INTIME. Indiscutablement, celui qui travaille véritablement sur lui-même et qui avance dans ce travail, un jour ou l’autre, il est aidé par le Christ Intime.

Le Christ, en lui-même, est la Vérité, il est le Chemin, mais le Christ n’est pas un individu humain ou divin ; le Christ est une force comme celle de la gravité, comme celle de l’électricité, comme celle de la cohésion universelle. Le Christ vient du dedans, non du dehors. Ceux qui attendent la deuxième venue du Christ du dehors se trompent. Le Christ viendra de l’intérieur, de l’Esprit, de la Conscience, du fond de notre Âme. Quand nous le ressuscitons, il entre alors dans notre Temple (qui est le corps) pour nous aider dans le travail. Il nous aidera alors, il se chargera de nos processus mentaux, volitifs, sexuels, etc.

Il deviendra un homme parmi les hommes et il luttera pour désintégrer tous les éléments indésirables que nous portons à l’intérieur, et il luttera comme s’ils faisaient partie de lui-même, c’est-à-dire que, n’étant pas un pêcheur, il se fera pêcheur, n’étant pas un homme qui vit dans les ténèbres, il vivra comme s’il l’était ; il deviendra une personne en chair et en os pour pouvoir nous libérer.

Et enfin, un jour ou l’autre, il devra monter au Golgotha du suprême sacrifice, il devra donner sa vie pour que d’autres puissent vivre. Et, pour finir, ce que fait le Christ dans le coeur de l’homme, c’est qu’il meurt, car, avec sa mort, il tue la mort, et ensuite, il ressuscite à l’intérieur de l’Homme et l’Homme ressuscite en lui ; c’est là que vient la glorification.

Mais personne ne peut recevoir le Christ Intime s’il ne travaille pas sur lui-même, et même si le Christ naissait mille fois à Bethléem, cela ne nous servirait à rien s’il ne naissait pas aussi dans notre coeur ; et même si le Christ est monté au Golgotha, en Terre Sainte, ceci ne nous servira à rien s’il ne monte pas aussi dans notre Golgotha, et s’il ne meurt pas ni ne ressuscite en chacun de nous.

La Résurrection, il faut l’obtenir maintenant, en chair et en os, de notre vivant, ici même. Ceux qui pensent que la résurrection est pour un futur lointain se trompent ; ceux qui pensent que la Résurrection est pour tous les êtres humains sont très loin de la vérité. La Résurrection n’est pas pour tout le monde, et elle s’obtient ici et maintenant, si nous nous proposons vraiment de mourir en nous-mêmes.

Le Christ vient de l’intérieur, je le répète, c’est la Vérité qui surgit à l’intérieur de nous, et elle surgit quand nous sommes assez avancés dans ce travail si difficile. Une autre question ?

D. Maître, on a beaucoup parlé de la venue de l’Antéchrist, mais, en vérité, qu’est-ce que l’Antéchrist ?

M. L’Antéchrist est ici même, actuellement, et il est en train de faire une campagne gigantesque dans tous les pays du monde : il parle au travers de millions de gens ; il invente des fusées qui voyagent vers la Lune, des avions supersoniques, des médicaments qui font des prodiges, etc. L’ANTÉCHRIST est, précisément, le contraire du Christ Intime : c’est l’EGO ANIMAL, et il avance, victorieux, avec son mental étincelant et terrible.

Tout le monde s’agenouille devant l’Antéchrist en disant : « Il n’y a personne comme l’Antéchrist. » L’Antéchrist de la fausse science fait des prodiges et tout le monde s’agenouille avec vénération à ses pieds. Des millions de personnes le suivent en disant : « Qui est meilleur que l’Antéchrist ? Qui est capable de faire ce qu’il fait ? » Les scientifiques de l’Antéchrist haïssent l’Éternel. Quelqu’un a t-il une autre question ?

D. Comment le pauvre peut-il libérer sa Conscience s’il a […] asservi par l’argent ?

M. Eh bien, cette question du travail psychologique est complètement différente. Il est bon de SAVOIR INSTRUIRE pour que le pauvre puisse se libérer. Si nous observons, par exemple, un pauvre, nous verrons sans doute qu’il vit dans un milieu infrahumain.

Il y a quelques temps, j’observai un groupe de « squatters », dans le District Fédéral. Ils vivaient près de chez moi ; ils s’étaient appropriés un terrain qui n’était pas à eux. Donc, je me proposai de les observer depuis ma terrasse : ils menaient une vie infrahumaine et ils vivaient en état d’ébriété…

Dans cette « colonie » où j’habite, on voyait rarement des patrouilles de police, mais depuis que ces squatters ont envahi ce terrain, les patrouilles vont et viennent. On ne voyait jamais de cas sanglants, mais maintenant on en voit. Ils étaient toujours en train de se battre entre eux, en se traitant très mal les uns les autres, au lieu de partager leur propre douleur, au lieu de se traiter comme des frères.

Ce fut alors qu’il me vint à l’idée, si l’un de ces hommes changeait de niveau d’Être, il serait très différent.

Mais, pour qu’il puisse faire un pas en avant dans le niveau d’Être, il faudrait indiscutablement qu’il reçoive l’information, que quelqu’un ait l’amabilité de descendre jusqu’à eux et de leur expliquer de quelle façon ils pourraient CHANGER DE NIVEAU D’ÊTRE, passer à un Niveau d’Être plus élevé. Un homme pourrait passer à un Niveau d’Être supérieur si, conscient de ce travail, il se proposait d’éliminer ses défauts inhumains, d’éliminer ses erreurs psychologiques.

Mais, indéniablement, en commençant à les éliminer, il se retrouverait déphasé […] par rapport aux gens qui l’entourent ; mais, par LOI D’AFFINITÉS, il prendrait contact avec des personnes d’un autre niveau d’Être différent, il aurait une relation avec un autre type d’êtres humains qui lui offriraient d’autres opportunités ; alors, il abandonnerait le lieu où il habite et il arriverait à mieux vivre. Si le pauvre, en changeant son niveau d’Être, peut abandonner sa misère et entrer dans une situation économique meilleure, cela lui donnera le courage pour continuer son travail sur lui-même ; mais ce qui est nécessaire, c’est de travailler parmi toutes ces personnes qui se trouvent dans le malheur. Il y a une autre question ?

D. À part les nécessités économiques de ces personnes, il existe aussi l’ignorance, et pour qu’ils puissent assimiler les connaissances gnostiques, je pense qu’il est nécessaire qu’elles aient un degré minimum de connaissances.

M. C’est ainsi ! Il faudra beaucoup de patience, des missionnaires qui auront véritablement la patience d’instruire ces pauvres personnes pour qu’elles puissent commencer à travailler sur elles-mêmes et passer à un Niveau d’Être supérieur. Il faut tenir compte du fait que le Niveau d’Être de chaque personne attire sa propre vie.

Observons une vache dans une étable : son Niveau d’Être attire sa vie de vache, et si nous emmenons, par exemple, cette vache dans un appartement luxueux et que nous la parfumons et l’habillons le mieux possible, elle continuera d’être une vache, même dans un appartement luxueux.

Le Niveau d’Être de chacun attire sa propre vie. Par exemple, si une personne d’un Niveau d’Être inférieur, inhumain, qui vit dans le malheur, nous l’habillons le mieux possible et nous l’emmenons vivre avec la Reine Élisabeth au Palais de Buckingham, sans doute son Niveau d’Être va attirer sa propre vie dans le Palais de Buckingham et nous pouvons être sûrs qu’au bout de quelques jours elle va entrer en conflit avec les employés, en créant des problèmes.

Donc, en effet, le Niveau d’Être de chaque personne attire sa propre vie. Si nous passons à un Niveau d’Être plus élevé, nous attirerons des circonstances différentes, une nouvelle façon de vivre, et nous vivrons une vie plus édifiante et essentiellement digne. C’est évident. Y a-t-il une autre question ?

D. Maître, quelle partie de l’Être sommes-nous et quels sont nos […] ?

M. Tu me demandes quelle partie de l’Être nous sommes ? C’est grave, car NOUS NE SOMMES AUCUNE PARTIE DE L’ÊTRE, nous ne sommes que de misérables robots programmés pour tel ou tel travail, selon le niveau des matières que nous avons étudiées sur les bancs de l’école. Nous possédons une FAUSSE PERSONNALITÉ et une FAUSSE CONSCIENCE ; notre véritable Conscience Superlative de l’Être a été déplacée : la pauvre se trouve archivée au fond de l’oubli.

Nous ne sommes que des robots, des machines contrôlées par des forces inconnues, par les Mois, mais notre Être Interne Profond, avec toutes ses parties sublimes, est donc bien au-delà de la machine, bien au-delà du misérable robot.

Que peut savoir le robot sur l’Être ? Que peut savoir le Mental Sensuel sur les différentes parties de l’Être et sur ses fonctions ? Rien ! Il faut commencer par nous auto-explorer pour constater par nous-mêmes la crue réalité de ce que nous sommes. C’est ainsi seulement que nous pourrons véritablement arriver jusqu’aux parties les plus pures de l’Être. Une autre question ?

D. […]

M. L’ESSENCE N’EST JAMAIS INCONSCIENTE, elle est embouteillée dans l’Ego et agit en vertu de son propre conditionnement, mais le jour où nous casserons les bouteilles, l’Essence se retrouvera libre…

Bon, avant que les personnes ne se retirent, je veux vous informer, avant tout, que demain aussi il y aura une conférence. Demain il y aura une conférence à la même heure, à 8 heures du soir.

Et j’espère que vous serez tous réunis ici pour que nous parlions. Je suis disposé à parler avec vous tous et en toute sincérité pour que ceux qui ne sont pas d’accord disent : « je ne suis pas d’accord », qu’ils réfutent ce qu’ils ont à réfuter et sinon, s’ils ne réfutent pas, qu’ils écoutent… (rires)