Enseignements dialectiques transcendantaux (La Foi, la Loi de l’Entropie)

Samaël Aun Weor

Maître. Je dis toujours spontanément ce qui me vient à l’esprit. Dites-moi, que voulez-vous exactement savoir ?

Disciple. Qu’est-ce qu’un « Maître » ?

M. Un Maître ? Ceux qui naissent du cœur, mais sans être préconçus dans le mental. Il est intéressant que naissent d’instant en instant, de moment en moment, ceux qui souffrent ici et maintenant. Vous voulez savoir quelque chose sur la foi ? Eh bien ! ce qui arrive ici, c’est que les gens CONFONDENT LA CROYANCE AVEC LA FOI et cette erreur est de type général, « ils confondent toujours le gymnase avec la magnésie » et il est difficile de pouvoir enlever aux gens cette sottise de croire que la foi c’est la croyance.

La réalité des faits, selon ma manière de voir et de comprendre ces aspects, c’est que celui qui veut réussir à avoir une foi véritable doit avant tout parvenir à se dédoubler en deux : L’HOMME EXTÉRIEUR et L’HOMME INTÉRIEUR.

Par exemple, tant qu’il n’arrive pas à se dédoubler psychologiquement, eh bien, il continue en tant qu’homme extérieur. L’homme extérieur, d’où va-t-il sortir la foi ? Il faut faire naître l’Homme Intérieur en nous, le nouvel homme intérieur doit naître en nous et cet homme intérieur n’est autre que l’homme psychologique. L’homme intérieur est situé à un niveau supérieur à l’homme extérieur. En tout cas, l’homme extérieur n’est pas l’homme intérieur.

« Il est nécessaire de renaître – dit Jésus – de l’Eau et de l’Esprit » et tous les Évangiles du Grand Kabîr Jésus mènent à cela : LA RENAISSANCE de l’Homme Intérieur. Il veut que surgisse l’homme intérieur en chaque personne. C’est ce que souhaite le Grand Kabîr.

Les messages de Jésus ne s’adressent pas à l’homme extérieur. Jésus n’était pas disposé à perdre misérablement son temps en donnant exclusivement des enseignements pour l’homme extérieur. Les enseignements de Jésus ont un seul but : celui de renaître de l’Eau et de l’Esprit. Il veut que renaisse en nous l’Homme Intérieur, que nous nous dédoublions en deux.

Évidemment, l’Homme Supérieur naît en nous à un niveau supérieur, à une octave supérieure. L’homme inférieur, l’homme commun et courant, se situe toujours à un niveau de type inférieur, cela est ostensible.

Ainsi, Jésus n’est pas très intéressé à ce que l’homme de niveau inférieur perdure, mais plutôt à ce que l’Homme Supérieur renaisse en nous. Il veut que nous naissions de l’Eau et de l’Esprit, il veut que nous parvenions à la DEUXIÈME NAISSANCE, il veut le dédoublement de l’homme.

Quand on s’est dédoublé soi-même ou que l’on s’est divisé en supérieur et en inférieur, alors on a une EXPÉRIENCE DIRECTE DU RÉEL.

L’homme extérieur vit réellement dans un monde externe et il ne peut connaître que les choses du monde externe. L’Homme Intérieur est différent : il vit dans un monde intérieur. De même qu’il y a une vie de type complètement extérieur, il y a aussi une autre vie de type intérieur.

Et, de fait, l’homme qui est né à nouveau de l’Eau et de l’Esprit est différent. Quand cela arrive, l’homme extérieur se soumet à la volonté de l’Homme Intérieur et il agit en accord avec les lois du monde intérieur. C’est vraiment un homme différent.

Il est clair que pour que l’Homme Intérieur renaisse en nous, il faut donc, avant tout, RECONNAÎTRE NOTRE PROPRE NULLITÉ ET NOTRE MISÈRE INTÉRIEURE.

Il est clair que les gens communs et courants sont habitués à vivre en accord avec les règles de ce monde. Ils se sentent extrêmement parfaits et remplis de grandes vertus : « Monsieur untel », « Madame unetelle », etc. Bien plus, ils se plaignent qu’on ne reconnaisse pas leurs mérites : s’ils travaillent dans une usine, alors ils croient nécessaire qu’on les paye bien, qu’on augmente leur salaire à mesure que les prix augmentent, ils se plaignent en vain.

Ils aspirent toujours à l’ascension : de simples soldats dans l’armée veulent donc réussir à être caporaux, ils veulent être sergents et ils veulent progresser peu à peu et là, dans leur intérieur, ils rêvent de devenir de grands généraux, Général de Division, pourquoi ? Parce qu’ils se croient pleins de mérites, ils croient tout mériter, et s’ils travaillent dans un sens, s’ils font un effort, ils en réclament le paiement, et si on ne les paye pas, eh bien, ils protestent : « Comment ! Ce n’est pas juste, j’ai travaillé, j’ai lutté, j’ai tel et tel mérite, cependant ils n’ont pas su me payer, ils n’ont pas su reconnaître mes efforts ! »… Tel est l’homme inférieur !

Mais pour que naisse l’Homme Intérieur, on doit devenir différent, et c’est ce qui est difficile. On ne peut y arriver qu’en reconnaissant précisément que l’on ne vaut rien, bien que l’on ait travaillé très dur à l’intérieur de soi-même, sur sa psychologie, formée de ce qui est normal chez l’homme extérieur. Ce qui est vraiment bon, c’est d’arriver à comprendre que les efforts que l’on a faits ne sont rien. On doit arriver à comprendre que l’on est un imbécile dans le sens le plus complet du terme.

Et ce dont je parle, ce n’est pas de simples poses de comédiens, ni de feintes mansuétudes ou d’attitudes piétistes, ni d’une bigoterie de très mauvais goût, non messieurs !…

Il est vrai que quand on examine sa propre existence, quand on révise sa propre vie, on parvient à découvrir qu’on est un idiot, qu’on ne vaut rien. Tant que l’on croit que l’on vaut quelque chose, l’Homme Intérieur ne peut pas naître en soi. Tant que l’on croit valoir beaucoup, on continuera d’être ce que l’on a toujours été, l’homme de la rue commun et courant, l’homme qui est derrière le comptoir d’un magasin, le pharmacien qui prépare des produits ou le vendeur d’articles de première nécessité, mais jamais l’Homme Intérieur.

L’Homme Intérieur naît en nous comme résultat de nos propres réflexions. Si on veut que l’Homme Intérieur naisse en nous, on doit s’offrir le luxe de détruire réellement ce que l’on est, ce que l’on est soi-même : un tas de réactions mécaniques absurdes, un tas de perceptions, de sympathies et d’antipathies mécaniques, de luxure, etc., en bref, un crétin.

Si on se rend compte que l’on est cela, rien de plus que cela, nos prétentions de vanité disparaissent et on se dédie vraiment à ce à quoi on doit se dédier : à L’AUTODESTRUCTION DU MOI-MÊME.

C’est une chose qui est très désagréable à entendre pour les gens qui s’aiment beaucoup. Ces « petites paroles » que je suis en train de dire ici ne peuvent plaire à celui qui a un Moi ou de l’amour-propre. Eh bien, c’est ainsi ! Quand on travaille vraiment, sincèrement, on supprime de sa psyché ce que l’on doit supprimer : son imbécillité, son idiotie, son crétinisme, ses prétentions de grandeur, son auto-importance, etc.

À mesure que les éléments indésirables que nous portons dans notre intérieur se réduisent en cendres, l’Essence, la Conscience se libère, cela est ostensible, elle ressurgit en nous. Cette Conscience libérée, c’est la foi, mais une foi véritable, non pas des croyances, car les croyances ne servent à rien, je parle de FOI qui est SAGESSE.

Il est évident qu’à mesure que l’Essence se libère, la Sagesse augmente. Quand la totalité de l’Ego est détruit, annihilé, l’Essence, l’Homme Intérieur devient complètement autoconscient.

Cet homme né de l’Eau et de l’Esprit est Foi véritable, c’est l’Homme de Foi, non pas cette foi, cette croyance du charbonnier, ni ce que l’on nous a enseigné (les dogmes de telle ou telle religion), je ne veux pas m’y référer.

L’Homme conscient dépourvu d’Ego peut indéniablement connaître, par expérience directe, vécue, les énigmes de l’Univers, il peut expérimenter de manière vécue les Mystères de la Vie et de la Mort, il peut expérimenter Cela qui est au-delà du corps, des affects et du mental, Cela qui n’appartient pas au temps, Cela qui est la Vérité.

Ainsi donc, tant que nous ne nous serons pas divisés en deux hommes : l’extérieur, commun et courant, et l’intérieur profond, nous ne serons pas des hommes de foi, nous serons des hommes de croyances mais non de foi.

Nous ne pouvons pas non plus exiger de nos étudiants 100 % de foi. Cette question de l’acquisition de la foi est une chose graduelle : si quelqu’un n’a libéré que 5 % d’Essence, il aura donc 5 % de foi, et si c’est 10 % d’Essence qu’il a réussi à libérer au moyen de la trituration et de la désintégration de quelques éléments psychiques indésirables, alors il aura 10 % de foi. Celui qui a dissous 50 % d’Ego aura donc 50 % de foi, et celui qui a atteint les 100 % de destruction de l’Ego, en d’autres termes, celui qui a réussi à libérer 100 % de son Essence a 100 % de foi, c’est un Homme à la foi intégrale.

Mais en répétant ce mot « foi », je crains beaucoup que vous croyiez qu’il s’agit de la foi du charbonnier ou de la croyance. Quand je parle de « foi », je me réfère à la « sagesse », à la « connaissance »…

L’Homme Intérieur a le droit de connaître la Vérité grâce à l’expérience mystique directe, il a le droit d’expérimenter les Mystères de la Vie et de la Mort, il a le droit de travailler avec les énigmes de l’Univers, car, alors, la foi est la connaissance authentique et non pas la croyance.

Celui qui réussit vraiment à être un Homme de Foi doit donner naissance en lui-même à l’Homme Intérieur, c’est-à-dire qu’il doit se diviser en deux : l’Homme Intérieur situé naturellement à un niveau d’octave plus élevé, et l’homme extérieur situé à un bas niveau du monde dans lequel nous vivons.

Tant que nous continuerons à vivre simplement comme des hommes de niveau inférieur dans ce monde tridimensionnel d’Euclide, il ne nous sera pas possible d’avoir la foi, il ne nous sera pas non plus possible de connaître de quelque manière les Mystères de la Vie et de la Mort, le Réel. Nous devons nous diviser en deux, nous dédoubler.

Quand on parvient à reconnaître qu’il y a, à l’intérieur de soi-même, dans les profondeurs de l’Homme Intérieur, une Autorité située à une octave plus élevée, on se soumet à cette autorité et alors la foi augmente. Mais on ne peut se soumettre à cette Autorité située à l’intérieur de soi-même, située à une octave ascendante, que si l’on s’est dédoublé en deux.

L’Homme Interne se soumet à cette Autorité, et l’externe, à son tour, se soumet à l’Homme Intérieur, et tout reste soumis en général à une AUTORITÉ INTIME qui n’est autre que celle de notre propre particularité, celle de notre propre Logoï, celle de notre propre MONADE (en parlant cette fois dans le style de Leibniz), celle de notre Père qui est en secret.

Plus on obéit à cette Autorité, « tant dans les cieux que sur la Terre », c’est-à-dire tant dans l’Espace psychologique que dans l’Espace tridimensionnel d’Euclide, plus la foi augmente. Avant tout, on doit se rendre compte que l’on ne vaut rien et se soumettre à l’Autorité Intérieure, profonde. Je ne parle pas d’une autorité extérieure, bien sûr, mais de la VOLONTÉ INTIME. Si on se soumet à cette Autorité Intime, si on lui obéit, la Foi augmente. Pour se soumettre à cette Volonté Intérieure profonde, on doit reconnaître sa propre nullité et sa misère. Si on croit que l’on vaut quelque chose, on ne se soumet pas, et si on ne se soumet pas, la foi n’augmente pas non plus.

Pour que la Foi se multiplie, il faut se soumettre à cette Autorité Supérieure Intérieure, profonde, à la Volonté de l’Être, à la Volonté de notre Monade particulière. Cette même volonté personnelle que nous avons doit évidemment se soumettre à cette Volonté Intérieure profonde qui s’est formée grâce au dédoublement humain. Alors, quand on se soumet à cette Volonté Intérieure profonde, on avance donc bien, parce que cette Volonté Intérieure profonde se soumet, à son tour, à l’Autorité Intérieure de l’Être, on change, la foi se multiplie et on agit ici, dans le monde réel, en accord avec les lois intérieures et la Volonté de l’Être. C’est quelque chose de différent : on n’est plus un simple robot, parce que les gens communs et courants ne sont rien d’autre que des robots, ils sont programmés pour telle ou telle profession, pour tel ou tel métier, etc.

Ainsi donc, il est important d’avoir la foi, mais personne ne pourrait y parvenir sans avoir donné naissance à l’Homme Intérieur, sans avoir réussi à se dédoubler en deux, sans être parvenu à éliminer de sa psyché les éléments indésirables que l’on porte, puisque c’est ainsi seulement que surgit la flamme de la foi (qui n’est pas la croyance mais la Connaissance et la Sagesse). FAITES UNE DISTINCTION ENTRE CONNAISSANCE ET CROYANCE, c’est différent. Je crois que vous me comprenez. Qu’avez-vous d’autre à demander concernant la foi ou concernant la croyance ?

D. La connaissance des cinq centres et la destruction des Egos sont-ils des éléments essentiels en tant que mécanismes pour acquérir la foi et le dédoublement ?

M. Des mécanismes pour acquérir la foi ? La foi ne s’acquiert pas avec des mécanismes, la foi s’acquiert sur la base de TRAVAUX CONSCIENTS ET DE SOUFFRANCES VOLONTAIRES. Aucun effort mécanique ne peut nous transformer, seuls les efforts conscients peuvent nous transformer. La foi ne s’acquiert qu’en désintégrant l’Ego et l’Ego ne se désintègre, je le répète, que sur la base de travaux conscients et de souffrances volontaires, c’est complètement à part des mécanismes, cela n’a rien à voir avec les mécanismes. Une autre question ? Vous avez la parole…

D. Maître, je voudrais vous poser une question. La dernière fois, vous m’avez mentionné, dans une discussion, que dans de précédents Maha-Manvantaras, ou dans le précédent Maha-Manvantara, je ne me rappelle pas bien, vous aviez créé les Corps Solaires Existentiels Supérieurs de l’Être en accomplissant le Devoir Parlock de l’Être. Pourriez-vous expliquer un peu plus cette question ?

M. Bon, n’importe quel Dhyani Bodhisattva, pas seulement moi, a donc créé les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être dans d’autres périodes de manifestation cosmique, et non pas précisément maintenant.

MON CAS PARTICULIER N’EST PAS UNIQUE, c’est l’un des si nombreux cas qui existent, disons, dans le Mégalocosmos… Oui, nous savons bien qu’il existe les Jours et les Nuits Cosmiques, tout univers a des périodes d’activité et des périodes de repos. Nous avons beaucoup étudié ce que disent les lois de Manu sur les Jours et les Nuits de Brahmâ, c’est évident…

Bien, que j’aie créé les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être dans un monde qui a maintenant disparu, cela n’a rien de bizarre ni d’étrange. Je leur ai donné forme, je leur ai donné vie, je les ai mis à l’existence, de la même manière que vous pouvez le faire ici sur la planète Terre. La seule chose, c’est que mes Corps Existentiels n’ont pas été créés sur la planète Terre et, par conséquent, en tant qu’Homme Intérieur, je n’appartiens pas à la planète Terre, je suis un étranger sur la planète Terre, c’est évident. Je suis originaire, disons, d’une autre planète…

Quant à mon Gourou, c’est lui qui m’instruisit dans un monde très ancien. Je le vénère profondément, parce que c’est lui, au fond, l’auteur de toutes les parties autoréalisées et indépendantes, autonomes de mon propre Être. Par conséquent, je le vénère, car c’est grâce à lui que j’ai pu connaître la Science qui m’a permis de créer les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être. Une autre question ?

D. Maître, pourriez-vous nous parler un peu de l’entropie ?

M. Et que vous dire sur l’entropie ?… C’est une chose que l’on peut voir. Si on mélange une marmite remplie d’eau chaude avec une marmite pleine d’eau froide, vous verrez comment l’entropie s’accélère : il y a un échange de chaleur et de froid et, en dernier, l’entropie triomphe et les deux restent pareilles.

Par exemple, des millions de personnes se trouvent actuellement sur le chemin de l’entropie. Comme elles ne travaillent pas sur elles-mêmes, elles deviennent chaque jour plus bêtes, leur mental est en train de s’atrophier, les centres de leur machine organique sont de plus en plus dégénérés, certaines zones de leur cerveau ne travaillent plus et ainsi, le jour viendra où la loi de l’entropie les rendra toutes semblables, là-bas, dans le Tartare…

N’avez-vous pas observé comment l’entropie rend les gens égaux ? On peut enterrer quelqu’un dans un cercueil en or et un autre dans un cercueil en bois, mais, à la longue, aussi belle que soit leur sépulture, ils deviennent égaux : aussi osseux l’un que l’autre (la « Camarde » les rend tous égaux, c’est évident. C’est cela l’entropie).

Ainsi, ces « humanoïdes » qui peuplent la face de la Terre, ces « bipèdes tricérébrés » ou « tricentrés » seront un jour tous égaux (dégénérés et incapables), si égaux que c’est à peine si on les distinguera les uns des autres.

Observons la Terre. On dit que chaque jour elle progresse dans la lenteur, c’est-à-dire que la rotation sur son axe est ainsi : chaque jour plus lente, à cause des marées hautes et du frottement des eaux. D’autre part, on dit que le soleil se refroidit. Je ne le pense pas, mais, par contre, je dis qu’à mesure que l’atmosphère terrestre va se raréfier, elle va perdre la capacité d’analyser et de décomposer les rayons du soleil en lumière et en chaleur… À la vitesse où nous allons, la lune s’éloignera, si sa vitesse de rotation diminue (c’est ce qu’ils pensent et je le pense aussi : voilà l’entropie).

Un jour, cette Terre sera une autre lune de plus (l’entropie l’aura égalisée). Pour le moment, nous observons qu’elle fonctionne totalement sous l’influence de la loi de l’entropie : dans quel état sont les mers ? Elles sont déjà transformées en décharges ! Des poissons moribonds, des fleuves contaminés, les créatures qui meurent, l’atmosphère contaminée par le smog, les fruits de la Terre dénaturés. C’est évident. Les pseudo-savants, qui savent tout en ont fini avec les véritables fruits de la Terre et maintenant, on ne trouve même plus de pommes à manger et on doit « avaler des bêtises » (« des oranges de Californie » sans pépins ! A-t-on vu chose plus stupide ?). Voilà, bien sûr, la loi de l’entropie : les grosses têtes, satisfaites de leur « sagesse », sans savoir que ce qu’elles ont fait, c’est de dégénérer les végétaux, en les introduisant sur le chemin de l’entropie.

À la vitesse où nous allons, les terres deviendront stériles, les explosions atomiques finiront donc de « faire leur moisson », et en continuant ainsi, la Terre s’égalisera un jour, ce sera alors une autre lune. Heureusement, la Sagesse du THÉOMÉGALOGOS a tout très bien calculé. Nous savons que c’est seulement par la TRANSFORMATION qu’il est possible de vaincre la loi de l’entropie, puisque la transformation inclut le SACRIFICE, c’est ostensible…

Par exemple, si on sacrifie le désir sexuel, cette force transformée en une autre cristallise le pouvoir […] en lui, dans l’Être (elle se cristallise sous la forme des Corps Existentiels Supérieurs de l’Être). Si on sacrifie la colère apparaîtra la pierre précieuse de la mansuétude. Si on sacrifie le désir d’argent, l’insupportable convoitise, naîtra donc en nous l’altruisme. Si on sacrifie l’envie, se manifesteront en nous la philanthropie, le désir de travailler pour le prochain, la joie pour le bien d’autrui, c’est-à-dire qu’il ne peut y avoir de transformation s’il n’y a pas de sacrifice.

Le pétrole dans une locomotive, par exemple, se sacrifie. Sur l’autel de quoi ? De l’énergie qui met en mouvement le train entier (c’est du sacrifice). Et si la machine fonctionne au charbon, comme les anciennes, ce combustible se sacrifie. Pourquoi ? Au nom de l’énergie, au nom du mouvement du train… En effet, quand on sacrifie une force inférieure sur l’autel d’une supérieure, il y a transformation. Ce qui arrive, c’est que le résultat est très différent, parce que nous voyons, par exemple, un combustible comme le charbon qui est différent de l’énergie du train. En étant sacrifié, il se convertit donc en une chose très différente, en énergie qui met le train en mouvement ; l’énergie du charbon est complètement différente, ils sont différents…

De même, quand un homme sacrifie ses impulsions sexuelles, le résultat de cette énergie devient les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être (voyez comme le résultat est distinct, voyez comme il est différent).

Ainsi donc, si le sperme se sacrifie durant le coït, l’énergie libérée donne origine à L’HOMME INTÉRIEUR PROFOND et alors on s’échappe de cette loi si horrible de l’entropie dégénérative.

La Terre actuelle, par exemple, fonctionne totalement en accord avec la loi de l’entropie et s’il n’y a pas un grand sacrifice, demain elle sera égalisée, transformée en une lune de plus. Mais comme le programme n’est pas terminé (chaque planète doit avoir ses sept races avant de se convertir en Lune), eh bien, il faut faire un grand sacrifice : la catastrophe est nécessaire et le SACRIFICATEUR sera le THÉOMÉGALOGOS…

Pourquoi une catastrophe est-elle nécessaire ? Pour pouvoir la transformer, il faut sacrifier cette Terre, cette humanité ; tout cela, il faut le transformer, le sacrifier. Une transformation est nécessaire et, comme résultat de cette transformation d’énergie, ressurgira une terre nouvelle avec son Âge d’Or et sa beauté.

Ainsi, la catastrophe est une nécessité indispensable pour pouvoir vaincre la loi de l’entropie. Sans cette catastrophe, la loi de l’entropie finirait donc par égaliser la Terre avec la Lune, ce serait une lune de plus avant son temps. Mais grâce à la transformation qui va se produire avec ce sacrifice, qui sera une catastrophe, surgira un nouvel Âge d’Or et une nouvelle humanité […] La terre est donc en train d’agoniser, l’entropie la transforme peu à peu en lune (ceci, n’importe quelle personne qui voit un tant soit peu peut le savoir). C’est seulement au moyen de la transformation que l’on peut arriver à ce qu’elle ne se convertisse pas encore en Lune, à ce que quelque chose de nouveau surgisse donc du chaos…

Donc, en effet, la transformation qui aura lieu se fera sur la base du sacrifice et s’achèvera avec une grande catastrophe… Même le Christ s’est sacrifié sur le Golgotha pour vaincre la loi de l’entropie, et le Dieu Mithra était mis sur un taureau, avec un couteau planté dans l’échine de l’animal ; les plantes et tout ce qui est, a été et sera jaillissaient du sang qui sortait de ce taureau sacré. Tout cela nous dit la même chose : SACRIFICE (indispensable pour la transformation, une transformation urgente pour transcender l’entropie).

Si on ne fait rien, si on ne sacrifie pas ne serait-ce que nos propres amertumes, on sera victime de la loi de l’entropie… Les gens n’ont pas envie de se sacrifier, non ! Ils ne comprennent pas la loi du sacrifice, ou croient-ils que l’on peut faire une œuvre profonde sans sacrifice ? Ceci est absurde, car si on commence avec beaucoup d’enthousiasme, par exemple, à faire un travail, mais sans l’intention de se sacrifier, tôt ou tard la loi d’entropie entrera en action et notre travail échouera. Mais si on commence à faire un travail sur la base du sacrifice, on produira sans cesse des transformations et notre œuvre grandira et elle sera féconde n’importe où, c’est clair…

On doit commencer par sacrifier même ses propres souffrances. Je vous assure que les gens sont disposés à sacrifier leurs plaisirs et même leurs vices, leur argent, mais jamais leurs souffrances. Les gens aiment beaucoup leurs souffrances, leurs douleurs, ils les aiment trop, ils sacrifient tout sauf leurs souffrances (ça non !). Si on commence par sacrifier les souffrances, on peut faire un grand pas et vaincre la loi de l’entropie… Lequel d’entre vous est disposé à sacrifier ses propres sentiments, à les sacrifier vraiment, véritablement ?

D. […]

M. LES OUBLIER, LES SACRIFIER, LES TRANSFORMER, NE PLUS JAMAIS PENSER À CES SOUFFRANCES. Les transformer en pure allégresse et ne plus jamais se rappeler qu’elles ont existé.

Tenez compte du fait que les gens parlent de leurs expériences, des souffrances qu’ils ont traversées, des amertumes qu’ils ont vécues : « Il est devenu ce qu’il est aujourd’hui grâce au fait d’avoir beaucoup souffert »… Rare est celui qui est disposé à sacrifier ses souffrances. Les gens n’ont pas envie de sacrifier leurs souffrances. Pourquoi ?…

D. Parce qu’ils n’y sont pas disposés ?

M. Ils les aiment beaucoup ! Qui ne les aime pas ! Oui, observe les gens, regarde-les (tu es un homme pratique), observe la psychologie des gens et tu verras combien ils aiment leurs souffrances. Tout le monde les aime et ils s’en vantent, ils jouissent en s’en rappelant : « quand j’ai traversé telle et telle chose, quand je vendais des petits bonbons dans la rue pour un jour devenir ce que je suis, le Dr untel ou le puissant directeur de telle entreprise… Moi, qui vendais des journaux, moi qui dormais sur les quais… Comme j’ai souffert ? […] » Les gens aiment beaucoup leurs propres souffrances…

D. […]

M. Oui, et ils jouissent… Les riches qui se disent puissants et heureux, dans leur luxe, se souviennent de leurs souffrances (de temps en temps), ils se sentent ainsi auto-importants en s’en rappelant…

D. La dissolution des souffrances se fait-elle avec le même mécanisme qu’on utilise dans la dissolution des problèmes ?

M. C’EST LE MÊME SYSTÈME QUE CELUI DES TRANSFORMATIONS, TOUT SE TRANSFORME AU MOYEN DU SACRIFICE. Sacrifiez vos souffrances, éradiquez de vous-mêmes les Mois qui les ont produites et les souffrances seront sacrifiées. Les Mois des souffrances, il faut les éradiquer, il faut les désintégrer, il faut les pulvériser, les mettre en pièces, et cette énergie qui en découle produit une transformation qui nous transforme en homme différent et qui vainc la loi de l’entropie…

[…] On peut faire des investigations dans la « panse » de la Lune, pour voir ce qui se passe dans les entrailles de notre satellite voisin. Là-bas, vous verrez un groupe de MOIS-SÉLÉNITES qui ont appartenu à des gens de type lunaire quand ce satellite était habité (un jour, cela fait longtemps, ce satellite a été habité, c’est certain, bien avant que cette terre où nous vivons ait une existence).

La Lune est très ancienne. Quand elle a eu une vie véritable, eh bien, elle a aussi eu des gens, une humanité, et aujourd’hui, on trouve les restes de ces gens parmi les Mois-Sélénites des Mondes Infernaux lunaires (ils sont tous semblables, ils ne se distinguent pas les uns des autres). La loi de l’entropie les a complètement égalisés ! De la même manière qu’elle égalise à la longue deux cadavres, bien que l’un ait été enterré dans « une petite boîte en or » et l’autre dans « une boîte en bois », n’est-ce pas ?

D. […]

M. La loi de l’entropie se charge d’égaliser les riches et les pauvres et tout le monde ; c’est la crue réalité des faits !… Ainsi, si on ne fait rien, si on ne se transforme pas, si on ne se sacrifie pas ou si on ne sacrifie pas quelque chose, on ne se transforme pas, et si on ne se transforme pas, la loi de l’entropie nous avale, c’est évident. Il vaut la peine de réfléchir à toutes ces choses…

D. Une question intellectuelle, Maître : comment le mot « entropie » se divise-t-il étymologiquement ?

M. Bon, je n’aime pas diviser tant les mots. Mais, en tout cas, c’est un mot grec qui signifie « TRANSFORMATION »…

D. […]

M. En grec, il veut dire : « Transformation »…

D. En résumé, pourrait-on dire que l’entropie est une loi de nivellement ou d’égalisation à des niveaux inférieurs ?

M. L’ENTROPIE EST UNE LOI INVOLUTIVE, descendante, DE CARACTÈRE ÉGALISATEUR et […] Qu’elle signifie en grec « transformation » ? Bon, c’est ainsi ! Elle a une autre acception : on ne peut pas vaincre la loi de l’entropie sans la transformation, c’est évident…

Mais nous, en Occident, nous ne lui donnons pas dans le monde moderne, on ne donne pas strictement le nom de « transformation » à l’entropie. Nous disons qu’il faut la vaincre avec la transformation et la transformation, nous savons qu’elle ne se produit que par le sacrifice d’une force inférieure sur l’autel d’une supérieure…

D. Une loi supérieure lave-t-elle une loi inférieure ?

D. Nous pourrions l’affirmer sous un autre angle, mais pas dans ce que nous sommes en train d’énoncer dans ce thème. Cependant, puisque tu aimes parler d’autres lois, je te la mets avec grand plaisir entre guillemets et soulignée : « Quand une loi inférieure est transcendée par une loi supérieure, la loi supérieure lave la loi inférieure ». Pour qu’une loi inférieure soit transcendée par une loi supérieure, il est nécessaire que la loi inférieure soit sacrifiée par la supérieure, n’est-ce pas ? Et quand elle se sacrifie, alors vient la transformation et la transformation convertit la loi inférieure en supérieure…

D. Comme dans le cas où deux races de plus sont nécessaires (la sixième et la septième) et comme elles sont nécessaires, alors, il y a une loi supérieure qui va provoquer les sacrifices pour que cette loi s’accomplisse ? C’est-à-dire qu’elle va surpasser l’entropie, elle va la nettoyer, elle va l’effacer ?

M. Dans l’entropie, à la longue, il se produit un désordre, n’est-ce pas ? Comme nous le voyons dans les atomes et les molécules d’un cadavre, il y a un désordre… Dans une bibliothèque, par exemple, si on ne la nettoie pas, si on n’y met pas de l’ordre, les livres vont s’entasser les uns sur les autres, papier sur papier, et à la longue, c’est un chaos que personne ne comprend, un désordre…

Par contre, dans la transformation, tout est différent : dans la transformation, il se produit un ordre, un ordre atomique […] m’a fait penser que dans n’importe quelle molécule de l’univers nous trouvons de l’ordre : il y a de l’ordre dans les pétales d’une fleur, il y a de l’ordre dans les protons et les électrons d’un atome. Évidemment, si l’ordre existe dans un atome ou dans une molécule, alors cela veut dire qu’il y a une FORCE ORDONNATRICE, parce que je ne pourrais concevoir un ordre dans une molécule de cuivre ou d’amidon sans une Force Ordonnatrice…

Maintenant, une Force Ordonnatrice doit être une FORCE INTELLIGENTE, parce que je ne pourrais jamais accepter une Force Ordonnatrice surgie du hasard (parce que le hasard n’est pas intelligent). Maintenant, si le hasard est capable de produire cette Force Ordonnatrice, indubitablement ce hasard cesse d’être un hasard, il se convertit en un PRINCIPE INTELLIGENT.

Ainsi, par logique exacte, nous pouvons dire que le PRINCIPE DIRECTEUR ORDONNATEUR de tout ce qui est, a été et sera, est le DÉMIURGE CRÉATEUR. Seule cette Force Ordonnatrice merveilleuse qui a donné vie aux univers peut réaliser des transformations extraordinaires. Mais si on n’utilise pas cette force ordonnatrice, alors la loi de l’entropie se met peu à peu à produire le désordre des molécules, le désordre des atomes, le désordre du mental, le désordre des principes psychologiques, et ainsi nous finirons tous ÉGAUX, convertis en une chose qui n’a pas la moindre importance. Voilà la crue réalité des faits !…

D. Maître, je voudrais que vous me disiez comment est ce 3 % qu’on a à la naissance, parce que certains auteurs disent que c’est encore un 3 % d’Essence, dont nous disons que c’est […] un embryon […] d’Essence pure qui grandit […] à mesure qu’on nourrit la Personnalité. Comment est cette Essence, comment naît-elle et comment se développe-t-elle ?

M. Bon, avant tout, expliquons d’où vient l’Essence. D’où vient-elle ? Elle vient probablement de la galaxie. Moi je dis qu’elle vient d’au-delà, bien au-delà de la galaxie. En cela, il y a beaucoup d’opinions… En tout cas, pour moi, l’Essence vient des étoiles du firmament. Généralement, on dit qu’elle vient de l’Infini (pour le moins de cet infini que nous connaissons). Elle descend à la galaxie, de la galaxie elle passe donc au soleil qui nous éclaire, du soleil qui nous éclaire elle passe donc aux planètes, des planètes elle vient à la Terre…

Bon, et on peut même parler dans le Langage de la Musique, non ? J’ai toujours pensé qu’il y avait plusieurs « Infinis ». L’Infini d’Einstein, pour moi, est un Infini. Einstein a dit : « l’Infini tend à une limite ». C’est certain […] « L’Infini d’Einstein » (jusqu’où les télescopes peuvent percevoir 600 000 années-lumière environ) est formé, en moyenne, d’environ 100 000 galaxies, chacune comptant 100 milliards de soleils.

Tout cet infini d’Einstein résonnerait avec la note SI de l’échelle musicale. Mais on ne peut pas dire que l’infini d’Einstein soit le seul Infini. Au-delà de l’infini, il y a un espace vide, et au-delà de l’espace vide, il y a un autre infini ; et au-delà de cet infini, il y a un espace vide, et au-delà de l’espace vide, il y a un autre infini, et ceci n’a jamais de limites en mathématiques.

Si nous pensons aux divers Infinis, qui peuvent être démontrés au moyen des mathématiques transfinies, nous comprendrons alors que les possibilités, pour nous, sont aussi transfinies. Nous pourrions dire qu’« infini plus infini est égal à Infini ». Maintenant, si je vous invite à ajouter plusieurs infinis, on en vient à démontrer les divers infinis. Mais ici, on n’utilise même plus les nombres ; en mathématiques, on utilise des signes différents. Par exemple, le symbole de l’infini s’utilise pour les opérations.

En tout cas, je veux vous dire ce qui suit : l’infini d’Einstein résonne avec la note SI de l’échelle musicale, la galaxie dans laquelle nous vivons résonne avec la note LA, le Soleil qui nous éclaire, avec le SOL, les planètes qui tournent autour du système solaire, avec la note FA, la Terre où nous vivons, avec la note MI, les entrailles de la Terre, avec la note RE.

Le DO pour l’Absolu, le SI pour l’Infini, LA pour la Galaxie. SOL correspond au Soleil qui nous éclaire, FA aux planètes qui tournent autour du soleil. MI à la surface de la Terre. RE aux entrailles de la Terre ou Mondes Infernaux.

Ensuite revient le DO de l’Absolu, des entrailles des métaux vers le bas. De bas en haut, nous commencerions avec le DO de l’Absolu, le RE des entrailles de notre monde, le MI avec les variations organiques, le FA avec les planètes qui tournent autour du Soleil, le SOL avec le Soleil qui nous éclaire, le LA avec la Galaxie, le SI avec l’Infini, pour ensuite retourner à la note Do (Do-Ré-Mi-Fa-Sol-La-Si, Si-La-Sol-Fa-Mi-Ré-Do).

Tout cet ordre respectif se déroule avec les octaves de la loi sacrée de l’Heptaparaparshinock. De sorte que cet infini d’Einstein se meut dans l’orchestration des sphères, c’est quelque chose qui avance, qui a une vie.

L’Essence vient de la galaxie dans laquelle nous vivons avec la note LA. Avec la note SOL, elle traverse le Soleil qui nous éclaire ; avec la note FA, elle traverse les planètes du système Solaire. Malheureusement, l’Essence est restée embouteillée, à cause de l’erreur d’individus sacrés, dans toute cette multiplicité d’éléments indésirables qui constituent le moi-même, l’Ego.

Il faut donc briser ce gros tas d’éléments indésirables si nous voulons que l’Essence retourne d’où elle est venue. Il faut, avant tout, que le CENTRE MAGNÉTIQUE placé dans la personnalité humaine soit totalement transféré (comme nous le disions dans l’un des chapitres précédents) à l’Essence.

Pour pouvoir réussir à transférer le centre magnétique de la personnalité à l’Absolu, il est nécessaire de se mettre vraiment à travailler sur soi-même. Si on ne le fait pas, comment cela sera-t-il possible ? Voilà ma réponse concernant l’Essence…

D. Vénérable Maître, l’année 2500 sera-t-elle déterminante pour la planète terre ?

M. L’année 2500 est symbolique. Si nous ajoutons le 2 au 5, ça nous donne 7. Et ceci nous rappelle le Septième Sceau de « l’Apocalypse » de saint Jean. L’humanité a rompu Six Sceaux, il ne lui reste qu’à rompre le Septième Sceau. Cependant, « Le jour et l’heure, personne ne les connaît si ce n’est le Père », c’est ce qui est écrit et ce sera ainsi.

En tout cas, ce que je peux vous assurer, c’est que le cataclysme final est plus proche que ce que les gens pensent…

D. Je veux que vous expliquiez plus ou moins les quatre types d’Hanasmussen. C’est très intéressant de les connaître.

M. Il y a QUATRE TYPES D’HANASMUSSEN. Il y a des Hanasmussen de premier degré, ceux qui ont seulement le CORPS PLANÉTAIRE, rien de plus. Ils n’ont pas créé les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être, ils n’ont rien d’autre que le corps planétaire, rien de plus. À l’heure de la mort, ils sont mortels. Il est clair que ce type d’individus accumule, dans la vie, un « quelque chose » de fatal, en partie dangereux, avec les activités de l’Ego dans sa psyché. À l’heure de la mort, la seule chose qui revit là-bas, c’est un tas de diables qui n’ont aucune valeur, c’est une poubelle.

La deuxième sorte d’Hanasmussen, ce sont ceux qui sont morts en ayant fabriqué le CORPS ASTRAL pour leur usage particulier. Ils l’ont créé, mais ils n’ont pas poursuivi leur travail ésotérique, il leur a manqué de la continuité de propos faute d’un centre de gravité permanent. Ils n’ont pas dissous les éléments indésirables de leur psyché, ils se sont dédiés à la sorcellerie et à la magie noire.

Les individus de ce type, s’ils ne se décident pas à désintégrer les éléments indésirables de leur psyché dans de nouvelles existences, doivent forcément s’incorporer dans des organismes animaux pour pouvoir éliminer les caractéristiques de l’Hanasmussen.

Il y a une troisième sorte d’Hanasmussen qui sont ceux qui ont fabriqué les CORPS EXISTENTIELS Supérieurs de l’Être, mais qui n’ont pas dissous l’Ego. À ceux-là, il ne leur reste pas d’autre solution que d’éliminer ce qu’ils ont d’Hanasmussen en dissolvant l’Ego ou d’involuer définitivement dans les entrailles de la Terre. Ce sont pratiquement des cas perdus, des avortons de la Mère Cosmique.

Il y a une quatrième sorte d’Hanasmussen : celle des BODHISATTVAS DES DIEUX qui se sont laissé tomber. Il est clair que s’ils ne se décident pas à dissoudre ce qu’ils ont d’Hanasmussen, ils devront également involuer dans les entrailles de la Terre (comme sont en train de le faire Moloch et beaucoup d’autres). Nous voyons ainsi les quatre sortes d’Hanasmussen…