Déclarations catégoriques du Patriarche (Réponses aux frères brésiliens n°3)

Samaël Aun Weor

Disciple. Vénérable Maître Samael Aun Weor, profitant de notre séjour à Mexico, nous allons poursuivre nos questions afin d’éclairer tous nos frères brésiliens. Concernant notre Mère Divine, la Mère Divine particulière dont vous nous parlez tant dans vos œuvres, pouvez-vous nous éclairer à ce sujet ? Qui est la Mère Divine de chacun de nous et qui est la Mère Divine de notre Être ? Y a-t-il une différence entre elles ou non ?

Maître. Il est clair, mes chers frères brésiliens, que ce qui est divin est toujours divin, et qu’entre l’Âme Divine d’une personne et l’Âme Divine d’une autre, eh bien, IL N’Y A PAS DE DIFFÉRENCE EN SUBSTANCE. Là où il y a une différence, c’est dans les RÉÉVALUATIONS DE L’ÊTRE, et cela est différent. La vérité de la félicité ne se trouve réellement pas dans le fait d’obtenir de l’argent ou des choses matérielles, mais dans les réévaluations de l’Être.

Les différents états de joie spirituelle qui existent entre une Âme et une autre se fondent indéniablement sur les diverses réévaluations de l’Être. Je répète : il n’y a pas de différence radicale entre le divin, parce qu’en substance, le divin est toujours le divin. Là où il y a une différence, c’est dans les hiérarchies. C’est tout ce que j’ai à dire !

D. Maître, mais qu’est-ce que la Divine Mère en nous ? Devons-nous la fabriquer en nous ?

M. Chers frères gnostiques du Brésil, il faut comprendre ce que nous devons fabriquer et ce que nous ne devons pas fabriquer. J’ai dit, et je le répète à nouveau, que « l’Être est l’Être et la raison d’Être de l’Être est l’Être lui-même »… Nous n’avons donc pas besoin de fabriquer l’Être. L’Âme Divine est l’Être, Atman est l’Être, la Mère Divine Kundalini est l’Être. Il serait absurde que nous tentions de fabriquer la Mère Divine. Elle est l’Être. Qui pourrait fabriquer l’Être ? C’est plutôt L’ÊTRE QUI PEUT NOUS FABRIQUER, mais nous, fabriquer l’Être ? C’est impossible.

La Mère Divine Kundalini est la Duade mystique, le dédoublement de Shiva, le troisième Logos, projeté tout au fond, au plus profond de notre Conscience.

Ainsi, il serait impossible que nous puissions fabriquer la Divinité. C’est plutôt la Divinité qui nous fabrique. La Mère Divine est la Divinité, c’est l’aspect féminin de l’Esprit-Saint, c’est l’épouse de Shiva, le troisième Logos.

Comment pourrions-nous fabriquer la Mère Divine ? Ce que nous pouvons faire, par contre, c’est DÉVELOPPER SON POUVOIR SERPENTIN ANNULAIRE qui est enroulé sous la forme d’un serpent dans le chakra Muladhara. Nous savons bien qu’au moyen du Sahaja Maïthuna, dans la forge ardente de Vulcain, nous pouvons réveiller le Serpent igné de nos pouvoirs magiques pour qu’il monte par le canal médullaire et parvienne jusqu’à notre cerveau.

Mais la fabriquer, comment, de quelle manière ? Elle n’a pas besoin que nous la fabriquions. Elle est ce qui est, ce qui a toujours été et ce qui sera toujours. Nous sommes ses enfants. Chacun à sa Mère Divine particulière. Tu as la tienne, j’ai la mienne. Chacun est chacun. Compris ? […]

D. Profitant encore de l’opportunité que nous avons, Vénérable Maître Samael Aun Weor, nous allons vous demander de nous enseigner de vive voix cette pratique de Samadhi dont vous nous avez parlé hier soir.

M. C’est avec le plus grand plaisir que je vais vous donner une explication sur la MÉDITATION. Il est évident que celle-ci, en elle-même, est le pain de tout véritable dévot du Chemin. Mais il faut savoir méditer. Il est urgent, indispensable, pressant, d’expérimenter le cru réalisme du VIDE ILLUMINATEUR. Je veux que vous compreniez qu’au-delà de ce soleil qui nous éclaire se trouve le SOLEIL SACRÉ ABSOLU. Celui-ci, en lui-même, est évidemment de nature spirituelle. C’est du Soleil Sacré Absolu que provient le SAINT OKIDANOCK, omniprésent, omniscient, omnipénétrant. Pour parler en langage oriental, je dirais que le Saint Okidanock est l’incessant Souffle Éternel, inconnu de lui-même.

En chacun de nous, il y a donc un rayon qui nous connecte à la Grande Réalité, au Sacré Absolu Solaire. Cet Okidanock est le Souffle incessant, profondément inconnu de lui-même, c’est assurément le Vide Illuminateur. Dans ce grand Vide, nous trouvons les lois de la Nature. Ici, dans le monde de la forme dense, nous voyons seulement des causes et des effets, mais non les lois en elles-mêmes. Celles-ci, il faut les mettre en évidence, les vérifier, les connaître dans le Vide Illuminateur.

Si nous approfondissons un peu plus cette question, nous découvrons que du Saint Okidanock, du Souffle incessant, profondément inconnu de lui-même, proviennent trois facteurs ou, en d’autres termes, le Souffle incessant ou Okidanock, omniprésent et omnipénétrant, se dédouble en trois aspects, en les TROIS FORCES PRIMAIRES DE LA NATURE.

La première, nous pouvons l’appeler la « Sainte Affirmation ». La deuxième, la « Sainte Négation ». La troisième, la « Sainte Conciliation ». Ce sont les forces positive, négative et neutre. Brahmâ, Vishnou et Shiva. Premier Logos, deuxième Logos, troisième Logos. Père, Fils et Esprit-Saint, etc.

L’Okidanock, omniprésent et omnipénétrant, bien qu’il travaille dans les mondes, ne reste jamais enfermé dans les mondes. Pour que le Saint Okidanock s’exprime pleinement, il doit se dédoubler en les trois forces primaires, et celles-ci, bien qu’elles travaillent indépendamment durant la manifestation, sont cependant coordonnées par l’éternel Okidanock.

PÉNÉTRER, donc, DANS CE VIDE ILLUMINATEUR, au sein de ce Souffle incessant, profondément inconnu de lui-même, EST L’ASPECT FONDAMENTAL DE LA MÉDITATION. Nous ne pourrions entrer dans le grand Vide si nous ne passions pas au-delà des trois forces primaires de la Nature et du cosmos. Y parvenir est vital, indispensable, urgent.

La méditation peut se pratiquer dans des groupes gnostiques, dans des salles de méditation. En tout cas, nous devons commencer par l’ASANA. Nous asseoir dans une position confortable (pour certains la position orientale est idéale, pour d’autres l’occidentale est meilleure). RELAXER LE CORPS est vital, cardinal et décisif. Il y en a qui préfèrent, par exemple, la position de l’Étoile Flammigère : couchés sur le sol, le corps relaxé, les jambes et les bras ouverts à droite et à gauche, sous forme d’une étoile à cinq pointes, ils entrent en méditation intérieure profonde.

En tout cas, il est évident que pour parvenir au Vide Illuminateur, nous avons besoin de : 1 Un GÉNÉRATEUR, 2 Une POMPE À SUCCION, 3 Une DYNAMO.

Le premier, le générateur, tout le monde l’a. Je me réfère aux ORGANES SEXUELS et à la puissante ÉNERGIE ÉLECTRIQUE SEXUELLE. Le deuxième, la pompe à succion, elle se trouve dans les canaux IDA et PINGALA, dans le PRANA, dans la RESPIRATION. Le troisième, la dynamo, est en relation avec le CERVEAU, c’est LA VOLONTÉ.

On inspire très lentement et en inhalant, on vocalise le mantra HAM (H-A-M : le « H » sonne comme la « Jota », JAM). L’inhalation doit être lente et profonde. Évidemment, il faudra inhaler en mantralisant, en chantant le mantra HAM, mais il faudra le faire mentalement, parce qu’il n’est pas possible d’inhaler et de chanter le mantra en même temps. Nous inhalerions alors par la bouche et ce n’est pas convenable, il faut inhaler par le nez. Et on exhale avec le SAH (S-A-H).

Souvenons-nous du Ham-Sah, le cygne Kala-Hamsa, le Ham-Sah miraculeux, le troisième Logos, l’ibis au beau plumage, la blanche colombe de l’Esprit-Saint, etc.

En inspirant, nous imaginons que l’énergie sexuelle monte le long de l’épine dorsale jusqu’au cerveau ou, pour parler plus clairement, par les canaux Ida et Pingala qui s’enroulent dans l’épine dorsale jusqu’au cerveau. En exhalant le SAH, nous devons le faire de manière rapide mais douce. Il ne faut pas violenter notre nature avec l’inhalation et avec l’exhalation. Le mental reste tranquille et en silence.

À mesure que la méditation s’intensifiera, la force sexuelle deviendra centripète, c’est-à-dire qu’elle s’écoulera intensément de l’extérieur vers l’intérieur. Si elle circulait auparavant de manière centrifuge, avec une inhalation de plus en plus profonde, profonde, elle deviendra de plus en plus centripète. Ces mots « centripète » et « centrifuge » doivent être expliqués. « CENTRIFUGE » : c’est la force qui va de l’intérieur vers l’extérieur. « CENTRIPÈTE » : c’est la force qui va de l’extérieur vers l’intérieur.

Il faut provoquer l’extase en nous et pour cela, IL EST INDISPENSABLE QUE L’ÉNERGIE SEXUELLE DEVIENNE CENTRIPÈTE, QU’ELLE DEVIENNE DE PLUS EN PLUS CENTRIPÈTE, et on y parvient grâce à l’inhalation rythmique profonde accompagnée du mantra. L’inhalation devient de plus en plus profonde.

Les grands mystiques de la méditation atteignent l’instant où toutes leurs forces deviennent centripètes et, à ce moment-là, ils parviennent même à devenir indépendants de leur respiration. Leur corps parvient à rester comme mort, en état de catalepsie profonde, et eux, en Samadhi, jouissent de la vie libre en son mouvement, ils pénètrent dans le Vide Illuminateur, ils expérimentent le Réel, ce qui n’appartient pas au temps, ce qui est au-delà du mental.

Voyez donc comme l’énergie sexuelle nous aide dans la méditation. Mais il faut chaque fois, je le répète (et je ne me lasserai pas de le répéter, il faut le dire avec clarté), que l’énergie sexuelle devienne de plus en plus centripète, qu’elle s’écoule de l’extérieur vers l’intérieur.

Ainsi, il faut faire le vide. Les glandes sexuelles travailleront en projetant leur énergie vers l’intérieur et vers le haut. La pompe à succion travaillera en faisant monter cette énergie vers le cerveau. La dynamo entrera en jeu (la dynamo de la volonté) avec une concentration profonde. En ces instants, nous ne devons avoir aucune sorte de désirs, de pensées, d’émotions. Le mental doit être tranquille et en profond silence, les yeux doivent être fermés.

Si le sommeil arrive, il faut le laisser venir. LE SOMMEIL, COMBINÉ AVEC LA MÉDITATION, SE CONVERTIT EN SAMADHI, en Extase.

De nombreux yogis considèrent que le sommeil est nocif pour la méditation, mais ils se trompent, parce que la méditation sans sommeil abîme le mental. Il convient de combiner la méditation avec le sommeil. Ce qui est, par contre, nécessaire, c’est de savoir monter sur le sommeil et non pas que le sommeil monte sur nous. Il faut savoir le doser, il faut savoir le graduer, il faut savoir le manier. C’est une force merveilleuse qui, sagement utilisée, peut nous donner des résultats magnifiques.

Le travail doit devenir de plus en plus profond. Le mantra résonnera sans cesse : HAM-SAH, HAM-SAH, HAM-SAH. Si nous persévérons, si nous ne défaillons pas dans le travail, à la fin, un jour, l’irruption du Vide viendra en nous-mêmes.

Durant le SAMADHI, durant l’Extase, durant le Satori, l’Essence, dans le Vide illuminateur, perçoit les choses en elles-mêmes, telles qu’elles sont et non pas comme elles sont en apparence. Les perceptions de l’Essence dans le Vide sont alors transmises à la personnalité humaine.

Je veux que vous sachiez que dans ces moments-là la personne humaine passe par un état psychique intéressant : LE CENTRE ÉMOTIONNEL ET LE CENTRE DU MOUVEMENT FUSIONNENT AVEC LE CENTRE INTELLECTUEL. Alors, le mental, en état de réceptivité, capte ces vibrations que l’Essence lui envoie, et quand l’Extase est passée, nous conservons ainsi, dans notre mémoire, le rappel de tout ce que nous avons vécu dans cette région ineffable.

Bien sûr, quand nous passons au-delà du corps, des affects et du mental, nous expérimentons un « Élément » qui nous transforme radicalement. Dans le Vide Illuminateur, certains ont coutume de ressentir la peur, LA TERREUR DE L’ANNIHILATION.

Dans ce grand Vide, nous passons au-delà de la personnalité, de l’individualité et du Moi. Dans ce grand Vide, nous sentons que notre Conscience communie avec tout ce qui est, avec tout ce qui a été et avec tout ce qui sera. Dans ces délicieux moments, nous expérimentons ce qui est réellement : nous vivons dans la fleur, nous vivons dans la montagne, nous vivons dans le petit oiseau timide qui vole dans le feuillage, nous vivons dans le poisson qui glisse dans la profondeur des eaux, nous vivons dans la goutte de rosée ou dans le soleil qui voyage à travers l’espace infini : nous sommes tout !

Rappelez-vous que « L’hérésie de la séparativité est la pire des hérésies », et là-bas, nous passons au-delà de cette hérésie. Mais comme notre Conscience, dans ces moments-là, se sent réellement comme étant l’oiseau, le quadrupède, l’arbre, le soleil, la lune, la boule de feu, etc., nous craignons l’annihilation, et la terreur nous fait généralement perdre l’extase. Mais si nous ne ressentons pas de terreur, alors, ce Vide, amplifiant de plus en plus notre Conscience, nous mène, finalement, vers le Sacré Absolu Solaire.

Là-bas, convertis en Divinités ineffables, nous connaissons la vérité complète sur cet univers et sur tous les univers. Jésus-Christ a dit : « Connaissez la Vérité et elle vous rendra libres »…

En demeurant dans le Sacré Absolu Solaire, nous connaîtrons la vérité finale. Ce serait mon plus grand souhait et c’est mon plus grand souhait pour chacun de vous, chers frères gnostiques brésiliens. Voilà qui est dit !

D. Vénérable Maître Samael Aun Weor, avec cette série de questions, nous vous demandons maintenant ce qui suit : en pénétrant dans les Mondes Infernaux, la Conscience a-t-elle la notion d’elle-même, ressent-elle le processus de la désintégration ?

M. Chers frères gnostiques, avant tout, vous devez savoir qu’il y a deux formes d’éveil : certains s’éveillent pour la lumière et d’autres pour les ténèbres. Daniel l’a bien dit clairement dans la « grande dévastation ». Il dit : « Et en ces jours, ceux qui dorment dans la poussière de la terre seront réveillés, les uns pour briller comme des étoiles dans le firmament et les autres pour la honte et la confusion perpétuelle »…

Ainsi, ceux qui pénètrent dans les Mondes Infernaux s’éveillent dans le mal et pour le mal. Ils assistent donc consciemment à leur propre autodestruction. Ils doivent s’observer eux-mêmes consciemment, ils doivent s’autoobserver consciemment dans chacun de leurs Mois, et, par conséquent, ils souffrent terriblement.

Très souvent, ils fuient, épouvantés d’eux-mêmes, mais inutilement, c’est-à-dire que quelques Mois voient d’autres Mois, et tous font partie de la même entité. Et voilà l’une des grandes terreurs des Mondes Infernaux : être persécuté par soi-même, n’est-ce pas ? C’est horrible ! Voir ses propres autocréations, c’est-à-dire ses propres défauts convertis en entités, c’est épouvantable ! Et être conscient de tous ces défauts, c’est horrible !

Dans les Mondes Infernaux, nous nous désintégrons lentement jusqu’à la mort finale, mais consciemment. Et la Seconde Mort est définitive : nous devenons poussière. L’Essence s’échappe et tout cela devient Conscience. Et une fois que l’Essence s’échappe, elle prend la forme d’un bel enfant. Avant de sortir, elle est examinée par les Devas qui se trouvent dans ces régions, dans le cœur même de la Terre. Elle pénètre ensuite par des portes atomiques lumineuses qui l’amènent jusqu’à la surface, à la lumière du soleil.

Et une fois que l’Essence est sortie de ces régions infernales, elle rentre dans une NOUVELLE ÉVOLUTION. Elle se convertit en un Gnome des roches, en une créature des montagnes. Après, elle passe à l’état végétal et elle évolue dans le monde élémental végétal. Plus tard, elle évolue dans des organismes animaux et enfin, elle reconquiert l’état d’humanoïde qu’elle a autrefois perdu. C’est tout !

D. Alors, Maître, la Conscience sait-elle tout cela ? Souffre-t-elle en voyant sa vie dans ces Mondes Infernaux ?

M. L’Essence est consciente de tout ce qui lui arrive. Et, je le répète, celui qui vit dans ces Mondes Infernaux ne vit pas inconsciemment, IL VIT CONSCIEMMENT, il sait ce qu’il est en train de traverser et il connaît son malheur. Quand il rentre dans une nouvelle évolution, il est encore conscient quand il passe par l’état minéral, végétal et par quelques organismes animaux simples. Il perd inévitablement les notions de ce qu’il a connu quand il rentre dans des organismes animaux plus complexes, et, enfin, quand il prend un corps humain.

Cependant, le pressentiment, l’horreur de l’abîme reste toujours au fond de sa Conscience. Toute créature humanoïde pressent, au fond, qu’il y a un abîme. Peu importe sa croyance, sa religion ou sa secte, elle a toujours un pressentiment sur ce sujet.

D. Merci beaucoup Maître […] Quelle est la conduite juste, le comportement exigé de chacune de ces personnes, pour un bon accomplissement de leurs fonctions ?

M. C’est avec le plus grand plaisir que je vais donner une réponse à la question que le grand délégué, dirigeant du Mouvement gnostique brésilien, J.G., m’a posée. […]

Indéniablement, les MISSIONNAIRES doivent travailler de manière claire et désintéressée, ne pas exiger d’argent de qui que ce soit, accepter avec un cœur simple et de la bonne volonté ce qu’on leur offre volontairement, remettre les enseignements avec beaucoup d’humilité, avec beaucoup de patience, savoir donner le bon exemple de partout, car on enseigne non seulement par le précepte mais aussi par l’exemple.

Il serait indigne qu’un missionnaire gnostique exige obligatoirement de l’argent des frères où qu’il s’amourache de la femme d’un autre ou qu’il fasse le Don Juan ou qu’il fornique ou s’enivre ou qu’il se livre à des jeux ou à des orgies et à des divertissements purement terrestres, etc.

Le missionnaire doit toujours donner l’exemple par sa conduite. Il doit être modéré, jamais glouton, ne pas s’adonner à la boisson, il ne doit pas aller dans des banquets ou dans des soûleries, ni non plus dans des choses frivoles. Il doit être chaste et prudent. S’il a une épouse, il doit être fidèle à son épouse, car il serait affreux, horrible, que le missionnaire se livre à l’adultère. Le missionnaire doit enseigner, je le répète, non seulement par le précepte, mais aussi par l’exemple. Il est nécessaire que les missionnaires gnostiques sachent donc travailler avec beaucoup d’amour, de patience et de douceur.

Chaque milieu humain est différent. Tous les états se divisent en cercles. Il est clair qu’il faut savoir parler à chaque cercle humain, social. Il est vraiment nécessaire d’évangéliser, c’est-à-dire d’introduire la doctrine de partout, mais il faut savoir le faire : à l’homme cultivé, il faut parler d’une certaine manière, et à l’homme simple, analphabète, d’une autre manière. Chacun a donc besoin d’être instruit, et les missionnaires doivent donner l’enseignement comme il faut, c’est-à-dire avec compréhension, avec intelligence.

Ce n’est pas bien que les missionnaires gnostiques internationaux soient orgueilleux, arrogants, c’est absurde, c’est donner un mauvais exemple à toute la fraternité. Les missionnaires doivent être extrêmement humbles, s’adapter à toutes les conditions : s’ils doivent dormir au bord d’un fleuve et avec une pierre pour oreiller, ils doivent le faire. Si on leur offre l’hospitalité dans une humble maison et qu’il n’y a pas d’autre lit que le sol, eh bien ils doivent s’accommoder comme ils peuvent, dormir à même le sol si nécessaire.

Parfois, ils pourront manger à de magnifiques tables, quand ils auront de bons amphitryons mais ce n’est pas toujours le cas. Parfois, le missionnaire doit manger dans des maisons humbles, dans des chaumières, dans des tentes, sur des bancs rustiques en bois ou en pierre, même sur le sol, il doit toujours le faire avec une humilité infinie, avec une profonde vénération, avec respect et avec beaucoup d’amour et de joie.

Les missionnaires ne doivent jamais protester contre la mauvaise nourriture ou parce qu’ils n’ont pas un très bon lit ou parce qu’ils doivent dormir dans telle ou telle chaumière ou cabane. Le missionnaire doit s’adapter à toutes les conditions et être résigné, raffiné, pieux, délicat dans ses manières, doux dans ses paroles.

Le missionnaire doit apprendre à convaincre les gens non seulement par ses paroles, mais aussi par sa manière d’être, par ses actes, par ses actions, par ses œuvres. En aucune manière nous ne pourrions accepter des missionnaires arrogants, orgueilleux, exigeants, amis de l’argent, despotes, tyranniques, impatients, colériques, irascibles, durs en paroles, etc. De tels missionnaires, au lieu d’attirer les gens, les feraient fuir, au lieu de faire un travail efficace, ils feraient du tort à la Grande Œuvre du Père.

C’est pour toutes ces raisons que nous avons enregistré nos discours sur cette cassette. Il est nécessaire que tous les frères l’écoutent, que les gens l’écoutent, que les missionnaires l’entendent. […]

Bon, mes chers frères, pour continuer, je vais maintenant vous parler du directeur du Brésil, de ses droits et de ses attributs. Je veux me référer à notre frère J.G.

Il est clair que notre frère J.G., directeur du Mouvement gnostique brésilien, a une grande responsabilité sur ses épaules devant la Grande Loi. Indéniablement, notre frère devra lutter intensément pour la Grande Cause. Il est du devoir de notre frère de surveiller tous les Lumisials, d’établir un ordre dans chacun d’eux, de surveiller que tout marche correctement. Notre frère dirigeant peut établir des sanctions en cas d’infraction à la loi, etc.

Notre frère peut aussi corriger des erreurs doctrinales, même si elles viennent de missionnaires nationaux ou de missionnaires internationaux. Au cas où une opinion erronée se propagerait, notre frère J.G. doit la corriger pour le bien de tous les frères du Mouvement gnostique brésilien.

Notre frère J.G. peut fixer des horaires. Notre frère J.G. peut ouvrir beaucoup de sanctuaires, etc.

Notre frère est aussi appelé à éditer les œuvres du Mouvement gnostique. J’ai demandé à notre frère J.G. la faveur d’éditer de toute urgence notre livre intitulé « Les Trois Montagnes ». Cette œuvre est nécessaire pour le bien de toute l’humanité souffrante.

Dans cette œuvre, nous indiquons le Chemin, nous traçons les Cartes Ésotériques, nous indiquons la route, nous signalons l’objectif. Dans ce livre, nous conduisons nos néophytes par la main jusqu’à la Libération finale. Il est donc nécessaire, urgent, pressant de reproduire sans délai cette œuvre au Brésil.

J’ai demandé à notre frère J.G. à ce que les dessins du livre soient basés exclusivement sur l’original du Salvador, je veux dire sur le livre édité au Salvador, sur l’édition salvadorienne.

Notre frère J.G. peut convoquer des réunions spéciales de tout le Mouvement, faire des conciles gnostiques, quand il le jugera nécessaire, dans la république du Brésil, pour le bien du Mouvement brésilien.

Il a reçu pleine autorité de la part du siège patriarcal du Mouvement gnostique au Mexique, pour organiser de la manière la plus convenable et pour orienter comme il le considère adéquat. Aucun frère, aucun missionnaire national, aucun missionnaire international, etc., n’a le droit de critiquer le dirigeant brésilien, ni de corriger son œuvre, ni de créer du désordre ou de s’élever en rébellion. Tout le Mouvement en général, les missionnaires nationaux et internationaux inclus, ainsi que les Isis et Sacerdotes, tous ceux qui remplissent un office, etc., doivent obéir aux ordres du directeur. C’est évident.

D. Vénérable Maître Samael Aun Weor, pour continuer avec cette série de questions, dans le but de nous éclairer de plus en plus, pour que nous puissions faire un meilleur travail, nous demandons à notre cher Maître les moyens, les méthodes pratiques et efficaces pour la dissolution de l’Ego et comment devenir autoconscients, quels sont les moyens pour devenir autoconscients et qu’est-ce que c’est qu’être réellement autoconscients ?

M. Je vais expliquer à présent, avec beaucoup de plaisir, ce qu’est la DISSOLUTION DE L’EGO. Comment y parvenir, comment l’atteindre ? Bien, soyez attentifs, mes chers frères. L’Ego est une somme de défauts psychologiques : colère, convoitise, luxure, envie, orgueil, paresse, gourmandise, etc. Assurément, tous ces défauts psychologiques que nous portons en nous ont de multiples facettes, ont beaucoup de « ramifications », beaucoup de racines. Chacun de ces défauts opère dans les 49 niveaux du subconscient.

Réellement, les défauts sont les propres agrégats psychiques dont nous parle clairement le bouddhisme orthodoxe. Ces agrégats psychiques ne sont pas visibles à l’œil physique, mais, par contre, ils sont perceptibles aux sens supérieurs de l’homme.

Ces agrégats ont indéniablement des aspects animalesques, horripilants, répugnants, diaboliques, sinistres, abominables. C’est pourquoi nous disons que tant qu’un Initié, aussi brillant soit-il, n’a pas dissous l’Ego, le Moi, il est plus ou moins noir.

« Ego » en latin veut dire « Moi ». Ego ou Moi, c’est la même chose. J’explique cela pour ceux qui connaissent le latin. Ces défauts psychologiques doivent incontestablement être dissous. Mais il ne suffit pas de dire : « je contrôle déjà la colère » ou « je convoite de ne pas avoir de convoitise » ou « je ne veux plus être envieux », etc., ce n’est pas suffisant. Il faut DÉSINTÉGRER CES DÉFAUTS psychologiques, de les réduire en cendres, en poussière cosmique.

Cela n’est possible que GRÂCE À LA FORCE ÉLECTRIQUE SEXUELLE. Cette électricité du sexe, ce pouvoir électrosexuel est terrible. Avec ce pouvoir, nous pouvons faire exploser, éclater en mille morceaux n’importe lequel de ces agrégats psychiques qui personnifient telle ou telle erreur. Sans l’électricité sexuelle, il ne serait pas possible d’éliminer ou de faire exploser ou de désintégrer ces agrégats. L’électricité du sexe est donc fondamentale pour pouvoir détruire chacun de ces agrégats.

Je le répète, ces agrégats sont la vive personnification de nos erreurs. Il y a des agrégats de la colère, il y en a de la haine, il y en a de l’envie, etc. Étant donné que nous avons tous 49 NIVEAUX SUBCONSCIENTS, il est donc clair que nous avons les agrégats de nos défauts dans chacun des 49 niveaux du subconscient. Tant que la Conscience se trouvera coincée, embouteillée, engloutie dans ces agrégats psychiques subjectifs qui constituent le moi-même, le soi-même, elle sera endormie.

Tant que l’on aura la Conscience endormie, on ne pourra pas voir, entendre, toucher et palper les grandes réalités des Mondes Supérieurs. Si vous voulez tous voir, entendre, toucher et palper les grandes vérités cosmiques, il est clair que vous avez besoin, mes chers frères, de détruire ces agrégats, parce que l’Essence, la Conscience, je le répète pour votre meilleure compréhension, est enfermée à l’intérieur d’eux.

Mais il n’est possible de détruire ces agrégats qu’au moyen de l’électricité sexuelle. Ainsi, il est bon que vous compreniez qu’en plein coït chimique, dans l’accouplement métaphysique, au moment où vous êtes en train de vous accoupler, vous pouvez et devez SUPPLIER LA DIVINE MÈRE KUNDALINI POUR QU’ELLE ÉLIMINE, AVEC LA LANCE D’ÉROS, LE DÉFAUT psychique que vous souhaitez éliminer.

Tout d’abord, mes chers frères, il est nécessaire D’AVOIR COMPRIS CE DÉFAUT. Si nous voulons, par exemple, éliminer le défaut de la colère, nous devons d’abord l’avoir étudié. Si nous voulons éliminer le défaut de la haine, nous devons d’abord l’avoir compris. Si nous voulons éliminer le défaut de la luxure, nous devons d’abord l’avoir compris. Une fois que l’on a compris qu’on a telle ou telle erreur, alors on peut l’éliminer.

Cependant, la compréhension vient en premier, ne l’oubliez pas. Dans la vie pratique, en relation avec les gens, au travail, dans la rue, à l’usine, etc., les défauts qui sont cachés en nous affleurent, et si nous sommes en ÉTAT D’ALERTE, nous pouvons alors nous voir tels que nous sommes.

Réjouissons-nous, mes frères, quand nous découvrons un défaut. Un défaut découvert doit être travaillé. La première chose que nous devons faire, c’est de MÉDITER, de nous concentrer sur le défaut, de tenter de LE COMPRENDRE, de tenter de connaître ses relations intimes, ses racines, et ensuite il faut L’ÉLIMINER.

Il s’élimine, je le répète, avec le pouvoir électrique sexuel pendant le coït chimique. Ce rayon de la Kundalini, dirigé contre tel ou tel défaut, le réduit en cendres, en poussière. Alors, l’Essence qui y est embouteillée se libère et s’éveille.

À mesure que nous désintégrerons les divers agrégats qui personnifient nos défauts, alors le pourcentage d’Essence éveillée augmentera, et le jour viendra où tous les agrégats seront éliminés. Quand cela se produira, quand le Moi sera radicalement mort, alors l’Essence, la Conscience sera complètement éveillée, illuminée. Elle pourra voir, entendre, toucher et palper les grandes réalités des Mondes Supérieurs.

Cependant, tant que nous ne serons pas morts en nous-mêmes, tant que nous n’aurons pas désintégré ces éléments infrahumains que nous avons en nous, il est évident que notre Conscience restera endormie.

Il est donc nécessaire de s’éveiller. Il est nécessaire d’acquérir l’autoconscience. N’oubliez pas que l’autoconscience est indispensable pour pouvoir voir, entendre, toucher et palper les vérités cosmiques. IL N’Y A AUCUNE DIFFÉRENCE ENTRE AUTOCONSCIENCE ET ÊTRE ÉVEILLÉ. Être autoconscient, c’est être éveillé. Être éveillé, c’est être autoconscient.

Nous devons donc vivre autoconscients, c’est-à-dire éveillés. C’est seulement ainsi que nous pourrons connaître ce qu’est le Réel, la Vérité. Mais pour pouvoir atteindre cette autoconscience, cet état de Conscience éveillée, il est nécessaire, indispensable, de MOURIR EN NOUS-MÊMES ici et maintenant. Il n’est pas possible de mourir en nous-mêmes si nous n’utilisons pas sagement l’électricité sexuelle. C’est seulement au moyen de la méditation combinée avec l’Électricité Sexuelle Transcendante que nous pourrons réduire en poussière cosmique l’Ego animal. Je crois que vous m’avez compris.