Écrit par : Gnostic InstructorCatégorie : Le Chemin Soufi de la Connaissance de Soi

Le titre de cette conférence est « Connaissance de Soi: La Porte de la Libération de la Souffrance ». Maintenant dans la tradition Gnostique, nous nous référons à de nombreuses religions et confessions afin d’arriver à un enseignement synthétique. Les connaissances fondamentales au cœur de chaque religion nous permettent de comprendre notre potentiel inné et divin, ainsi que la façon de surmonter les afflictions de notre mental, les émotions négatives de notre cœur et de nombreuses maladies de notre corps. Dans ces études, nous nous préoccupons de notre lien personnel avec la divinité, et notre objectif est de nous unir à notre intelligence divine interne, à laquelle différentes religions ont donné des noms différents (que ce soit Allah dans l’Islam, Christ dans le Christianisme, Bouddha dans le Bouddhisme, Ahura-Mazda chez les Zoroastriens, etc.). Nous cherchons à cultiver cette connaissance de notre Divinité Intérieure, de notre Soi Intérieur au jour le jour, à chaque instant.

Aujourd’hui, dans un esprit d’enseignement synthétique des différentes religions et traditions, nous allons expliquer ce chemin de Connaissance de Soi en relation avec la doctrine Gnostique, ainsi qu’en relation avec les initiés Soufis, les mystiques ou les Gnostiques de l’Islam. Même la doctrine Musulmane, dans son cœur, contient un ésotérisme profond qui est précieux à étudier. Nous étudions le Christianisme, le Bouddhisme, l’Islam, l’Hindouisme, le Judaïsme, etc., en synthèse pour arriver à la connaissance de base qui va nous changer. Nous allons donc expliquer de nombreux enseignements qui ont été donnés par les initiés du Moyen-Orient, les Maîtres de l’Islam.

Le mot Islam est Arabe pour « soumission à la volonté de Dieu ». C’est précisément ce que nous cherchons à cultiver dans cette tradition, à nous soumettre à la volonté de notre Divinité Intérieure, notre Être Intérieur connu sous le nom d’Esprit, Intime, Atman, notre flamme d’Oreb que Moïse a vu sur la montagne. Les Soufis dénomment notre Être Intérieur ou Esprit comme Ruh, ou simplement le mot Hu dans le nom sacré de Dieu: Allahu. Hu nous rappelle le Sanksrit Hum, qui signifie précisément esprit.

Nous devons comprendre ce qu’est ce Soi que nous cherchons à comprendre en nous-mêmes et dans notre psychologie, parce que beaucoup de gens affirment qu’ils se connaissent, qu’ils savent qui ils sont vraiment dans leur profondeur. Si nous examinons généralement ce concept de Connaissance de Soi, nous arriverons à comprendre que c’est une déclaration très élevée de dire que l’on se connaisse soi-même. Nous avons chacun notre propre Divinité Intérieure qui est notre Vrai Soi. Par conséquent, quand quelqu’un dit: « Je me connais, je sais qui je suis » et nous leur demandons: « Eh bien… connaissez-vous le Christ, votre flamme intérieure, votre logos intérieur? Vous êtes-vous éveillé à votre nature intérieure de Bouddha, la lumière d’Amitabha? Avez-vous vu Allah et parlé à votre Dieu Intérieur juste comme nous recevons une conférence, face à face avec le Seigneur, comme Moïse sur le mont Sinaï? » – ce qui se passe généralement est que la personne répondra: Je ne sais rien de tel. Mais je me connais. Ceci est ma langue. Ceci est mon nom. Ceci est la culture à laquelle j’ai été élevée; ceci est ma famille », etc.

Nous supposons vraiment que ces aspects et qualités de notre culture, de notre héritage, de notre nom et de notre langue sont ce que nous sommes, ignorant que Dieu n’est pas isolé d’une personne ou d’un lieu en particulier, mais qu’il est interne à chacun de nous. Dieu n’est pas notre langue. Dieu n’est pas notre culture, notre religion, nos croyances. Notre Divinité Intérieure dépasse les coutumes, les croyances et les mœurs sociales terrestres. Ce qui se passe, c’est que Dieu s’est exprimé à travers de nombreux prophètes de races, de cultures et de langues différentes, afin de donner un enseignement universel. Gardant cela à l’esprit, quand quelqu’un dit: « Je me connais », cela signifie réellement: « Je connais qui est Dieu. Je connais mon Dieu Intérieur à l’intérieur de moi. J’ai dépassé les enseignements publics de la religion et j’ai fait l’expérience de mon Être, de ma Divinité Intérieure. » De plus, ce serait dire « J’ai pleinement manifesté ma divinité dans ma psyché. » Une telle déclaration a été donnée par de nombreux initiés élevés – pas par des individus ordinaires qui ne connaissent rien à la véritable discipline spirituelle ésotérique.

Il y avait un Maître Soufi du nom de Mansur Al Hallaj qui a été mis en prison, torturé et mutilé parce qu’il a dit parmi les Musulmans Orthodoxes de son temps: « An al-Haqq! » ou « Je suis la Vérité! » Haqiqah, la doctrine la plus élevée de la pensée Soufie, fait référence à la Vérité et la Vérité est l’un des noms d’Allah, un nom donné à la divinité. Or, bien sûr, Dieu s’exprimait à travers Hallaj qui a dit: « Je suis la Vérité ». Ce n’est pas Mansur al-Hallaj, la personnalité terrestre, qui l’a dit. C’était sa Divinité Intérieure qui avait dit cela. Car avant son exécution, le Maître Al-Hallaj a été interrogé:

« Abu Bakr a demandé: « Qu’est-ce que le mysticisme? »

Al Hallaj a répondu: « Voici son degré mineur devant toi. »

Abu Bakr a demandé à nouveau: « Et où est son degré suprême? »

Al Hallaj a répondu: « Tu ne peux pas y accéder; néanmoins, demain tu verras ce qui arrivera. Je le témoigne dans le Mystère Divin dans lequel il existe, bien qu’il soit caché pour toi. » – Samael Aun Weor, Le Chemin Étroit : « La Passion d’Al-Hallaj »

Le degré mineur ou l’expression de la divinité est la personne terrestre ou Âme Humaine. Le degré suprême est Dieu Lui-même, Allah, le vrai soi qui peut s’exprimer au sein de toute personne qui s’est préparée à exprimer Dieu.

Cependant, de nombreux fanatiques de la religion et de la tradition au niveau public ne comprenaient pas ces choses – ils ont donc tué Al-Hallaj; ils l’ont torturé et mutilé son corps parce qu’ils considéraient ses paroles comme un blasphème, même si tous les grands maîtres avant lui ont également été torturés, crucifiés ou empoisonnés pour avoir transmis la sagesse…

C’est donc ce que nous cherchons à pouvoir exprimer en nous-mêmes – la Vérité – notre Dieu Intérieur. Nous devons comprendre que notre Être est réellement le trésor le plus pur et le plus divin que nous possédons à l’intérieur de nous qui doit être activement recherché, et pas seulement cru. Comme il est dit dans la tradition orale Musulmane, le Hadith Qudsi :

Allah a dit: « J’étais un trésor caché, et je voulais être connu, alors j’ai créé la création (l’humanité), et je me suis fait connaître d’eux, et ils m’ont reconnu. »

Il y a un proverbe Soufi très célèbre qui dit: « Celui qui se connaît, connaît son Seigneur. » Si nous connaissons les enseignements Grecs de l’oracle de Delphes, nous trouvons la maxime familière écrite sur ses murs immortels: « Homme connaît-toi toi-même, et tu connaîtras l’univers et ses dieux. »

Par conséquent, si nous nous connaissons réellement, cela signifie que nous connaissons Dieu, mais si nous ne connaissons pas Dieu, cela signifie que nous ne nous connaissons pas en profondeur, car nous ne sommes qu’une émanation ou une étincelle qui a émergé de la divinité. Pour la plupart, nous ne connaissons pas vraiment, dans notre constitution, qui nous sommes. Qui est notre Être? Rares sont ceux qui peuvent dire qu’ils connaissent leur Être, leur Esprit, leur Dieu Intérieur. Nous devons donc reconnaître ce fait que nous ne connaissons généralement pas la divinité, si nous voulons vraiment nous unir à la divinité. Si nous pensons que nous savons déjà tout, alors quel effort ferons-nous pour nous efforcer de connaître Dieu?

Dans cette image, nous avons le Prophète Muhammad avec ses disciples. Ce sont des initiés couronnés de feu sur la tête. Il y a tellement de saints dans différentes peintures d’art sacré et religieux représentés avec des halos de flammes, que ce soit dans le Bouddhisme, le Judaïsme, l’Islam ou le Christianisme, qu’il est impossible d’ignorer ou de nier leur nature et leur signification omniprésentes. De tels halos sont dans toutes les traditions et signifient l’énergie connue sous le nom de Christ, ce feu ou cette intelligence dans notre corps qui a été élevée dans la colonne vertébrale jusqu’au cerveau. Nous appelons cette force Kundalini; nous appelons cette force la Déesse Mère Divine qui est à l’intérieur de nous. Ainsi, le chemin que Jésus a pris en portant la croix, en travaillant dans un mariage (puisque la croix est un symbole du mariage), il a pris cette énergie le long de la moelle épinière, jusqu’à la Via Crucis, le chemin de la souffrance, jusqu’au cerveau – ou vous pourriez dire Golgotha qui signifie « la place des crânes ». Et donc nous avons dans chaque tradition cet enseignement: l’élévation de notre flamme intérieure, notre feu intérieur, notre intelligence sacrée connue sous le nom de notre Mère Divine Kundalini, s’élevant le long de la moelle épinière très lentement et laborieusement jusqu’au Golgotha.

Ce chemin d’initiation, ce chemin de crucifixion, est précisément le chemin enseigné par Jésus et beaucoup d’autres Maîtres. Ici, nous voyons les initiés Soufis illuminés par le feu, ce qui signifie qu’ils travaillent avec la croix, qui n’est pas seulement un symbole Chrétien, mais aussi Musulman. Le symbole de l’Islam est le croissant de lune et l’étoile de Vénus, qui ont la même signification que la croix que nous expliquons ici. Le croissant de lune est le pouvoir de Yesod dans la Kabbale, les forces sexuelles qui doivent être dominées par la Mère Divine Kundalini, Vénus ou Aphrodite. Une croix est la communion sexuelle de l’homme et de la femme, tout comme un couple marié doit travailler ensemble avec le croissant de lune sous la direction de la Mère Divine, Vénus.

Ces Musulmans qui considèrent Allah comme étant simplement masculin ont tort, car la Mère Divine fait partie intégrante de la divinité et est représentée dans l’Hindouisme comme la vache sacrée, Al-Baqara dans la deuxième Sourate du Saint Coran.

Il est également intéressant de noter que trois de ces initiés dans cette image ont le feu, le halo, mais l’un d’eux n’en a pas. Cela indique qu’il existe des niveaux et des hiérarchies parmi les disciples, ou combien de Connaissance de Soi ces individus possèdent. Ce qui est le plus important, c’est dans cette image du Prophète Muhammad, car il porte le voile. Dans de nombreuses images sacrées de l’Islam, nous constatons que le Prophète n’est jamais représenté avec un visage. Nous voyons toujours un voile parce que Dieu ne peut pas être vu face à face, et puisque le Prophète Muhammad, était le degré mineur de son Être Intime, il est devenu une expression complète de son degré suprême, Allah.

Si nous souhaitons connaître la divinité, nous devons être humbles comme ces initiés que nous voyons dans cette image. Cela fait référence au voile d’Isis dans les mystères Égyptiens et la Franc-maçonnerie. Donc le voile, le hijab ou la burka que les femmes Musulmanes porteraient n’était traditionnellement porté que parmi les épouses du Prophète Muhammad, celles qui étaient proches de sa famille. Or, ce voile représente réellement, pour nous, notre propre ignorance. Nous ne voyons pas Dieu parce que nous dormons en tant qu’âme, en tant que conscience, en tant que Psyché dans le Mythe Grec. Nous ne connaissons pas Dieu, car nous n’avons pas conscience de notre divinité, ce qui signifie que nous ne sommes pas en communication avec notre Être Intérieur. Nous manquons de véritable Connaissance de Soi. Ce voile est aussi un symbole de modestie sexuelle, que les épouses du Prophète, qui représentaient dans leur vie physique différentes parties de l’Être, doivent être pures de toute luxure et souillure dans le mental.

Nous allons expliquer comment nous communiquons avec notre Dieu en synthèse. Nous avons ce voile, burka ou hijab devant nos yeux spirituels. Quand on perçoit Dieu directement, il n’y a que force et feu. Regarder Dieu directement, cette Intelligence, son Dieu Intérieur, c’est mourir complètement – pas seulement physiquement – mais psychologiquement – en mourant à nos impuretés dans le mental. Ainsi, le chemin que Jésus a enseigné avec la croix, l’illumination du feu dans la moelle épinière jusqu’au cerveau, représente pour nous la crucifixion du mental, la mort de ses impuretés psychologiques et la purification complète de l’âme afin de revenir à Dieu. Rappelez-vous que lorsque le Prophète Moïse a demandé au Seigneur de se montrer en toute majesté, Jehovah (ou Allah), a dit: « Si tu me regarde directement, tu mourras. » Cela a été démontré avec les dernières paroles de Jésus: « C’est fini » et « Dieu entre tes mains, je remets mon Esprit ». Afin de s’unir pleinement à la divinité, nous devons mourir de toute méchanceté de type psychologique. Cela est profondément lié aux enseignements de la Kabbale, la science mystique du Judaïsme.

Ces initiés s’inclinent donc devant cette Intelligence, la flamme que Muhammad exprime dans son corps, dans son mental et dans son cœur. Nous devons avoir ce type de révérence et de respect qui est la marque d’une véritable communication et communion avec notre Dieu Intérieur. La seule façon d’y parvenir est de purifier son mental de toute souillure. Lutter contre ses propres impuretés est une guerre spirituelle, le chemin du djihad, suivie par tout Prophète ou maître qui a cherché à comprendre pleinement et à extirper leurs défauts.

Malheureusement, la religion exotérique de l’Islam a dégénéré. Tout comme le Christianisme et le Bouddhisme ont dégénéré. Ici, nous parlons des vérités ésotériques de la tradition Musulmane, en particulier en ce qui concerne les enseignements du djihad ou de « l’effort ». Le véritable djihad consiste à tuer ses propres infidèles dans le mental. Tuer un infidèle, c’est tuer sa colère, sa vanité, sa luxure, sa paresse, etc., car, comme l’a enseigné le Prophète, « le plus fort d’entre vous est celui qui contrôle sa colère ». Il n’a jamais dit de mettre sa colère sur une autre personne! Enfin, un groupe de ses compagnons revenait d’une bataille avec le Prophète qui se défendait contre un groupe d’Arabes qui cherchaient à les tuer et à détruire leur groupe. Le Prophète Muhammad a expliqué: « Nous quittons la guerre sainte inférieure pour aller à la guerre sainte supérieure. » « Et que-sont, Ô Prophète », les guerres saintes inférieure et supérieure? » demanda ses compagnons. Il a répondu: « La guerre sainte inférieure est la guerre contre les autres. La guerre sainte supérieure est la guerre contre vos désirs. »

Donc, ici, nous n’enseignions pas la doctrine publique donnée à de nombreux Musulmans sur la défense physique de sa foi contre l’oppression. Nous étudions les enseignements ésotériques de l’Islam, qui sont très sacrés. Nous devons comprendre que toutes les religions sont sacrées et que l’Islam a sa place au sein de l’humanité, mais malheureusement en tant que tradition ou foi exotique, il a terriblement dégénéré, car les gens n’étudient et ne lisent que des choses littéralement. Ici, nous expliquerons, réellement le cœur, le noyau, le sang des enseignements de Muhammad, qui est très sacré.

Pleine Conscience, Attention et Psychologie Soufie

Ainsi, il déclare dans la tradition orale, dans le Hadith Qudsi, verset 19:

« Soyez attentif à Allah et vous Le trouverez devant vous. »

Ou nous pourrions dire, soyez conscient du Bouddha et il sera avec vous. Soyez attentif à Jehovah et il sera avec vous. Soyez attentif à Durga, la Déesse Divine, Devi Kundalini, et elle sera avec vous.

« Reconnaissez et admettez Allah, en temps de facilité et de prospérité, et Il se souviendra de vous en temps d’adversité. »

Alors qu’est-ce que cela signifie d’avoir pleine conscience? C’est faire attention. En Arabe, nous appelons la pleine conscience ou l’attention comme muhadarah. Muhadarah vient du mot racine Hudur, qui signifie Présence. Cela fait référence à la conscience de la présence intérieure de notre divinité, à l’intérieur de notre psyché, à tout moment. Dans cette pratique que nous avons effectuée au début de notre réunion, nous avons examiné notre mental, comprenant que nous ne sommes pas nos pensées, que nous ne sommes pas les émotions qui surgissent constamment dans notre psyché comme la douleur et le plaisir, aimons et n’aimons pas, les états qui fluctuent constamment dans notre conscience. Nous ne sommes pas non plus des sensations dans notre corps, notre mental ou nos instincts.

Ces pensées, sentiments et sensations transitoires sont appelés nafs dans le Soufisme, les égos, sois, « Moi » ou défauts. Cela n’a rien à voir avec Dieu. Les éléments d’orgueil, de colère, de vanité, de luxure, de cupidité, de paresse, de gourmandise, etc., sont des aberrations ou des conditionnements de notre psyché. Bien que ces éléments tendent à constituer notre expérience quotidienne (puisque nous ne remettons pas du tout en question ces pensées, sentiments et sensations pour le moment), la vérité est qu’au fond nous sommes quelque chose de beaucoup plus distinct. Nous sommes l’âme, la conscience, connue sous le nom d’Essence en psychologie Gnostique, qui a la capacité de percevoir et de se séparer des nafs, les éléments conditionnés de notre psyché. Une partie de notre âme, qui n’est pas conditionnée par les nafs, a encore la capacité de transcender la souffrance de ces éléments conditionnés du mental ou de l’âme afin de connaître la divinité, puisque seule la conscience ou l’âme peut connaître directement Dieu.

Un mental conditionné ne peut pas connaître la divinité. Seule une perception libérée et consciente exempte de nafs, egos, peut connaître la Vérité. Mais pour cela, la conscience qui n’est pas encore conditionnée par le mental, les egos ou les nafs, doit être exercée en apprenant à prêter attention, à prendre conscience de la présence (hudur) de Dieu, à ne pas s’identifier aux nafs, notre ego.

Cela demande un travail énorme pour pouvoir cultiver cet état d’instant en instant, ici et maintenant. Donc, être conscient de Dieu signifie se souvenir de votre Divinité Intérieure, ici et maintenant. Observez-vous. Soyez présent et faites attention. La vérité est que nous ne savons pas être conscients. Si nous savions comment être conscients, nous serions conscients de Dieu à l’intérieur de nous ici et maintenant. Mais la triste réalité est que chaque fois qu’une pensée, un sentiment ou une sensation apparaît dans notre expérience, nous nous identifions et pensons: « C’est qui je suis! » Mais, ce sentiment de soi est transitoire et dépend de causes et de conditions externes qui ne sont pas stables, permanentes ou éternelles. Seul Dieu, Allah, l’Être Intime, est éternel. Au lieu de cela, nous nous identifions généralement aux éléments impermanents, subjectifs et conditionnés de notre psyché qui déforment notre perception de la réalité, les nafs ou éléments de désir dénommés Satan, « l’adversaire de Dieu », dans les traditions d’Abraham.

Alors qu’est-ce que cela signifie de reconnaître et d’admettre Allah en temps de facilité et de prospérité et Il se souviendra de vous en temps d’adversité? Cela signifie que lorsque les choses sont faciles, nous prenons notre temps libre et nous l’utilisons pour cultiver le chemin de la Connaissance de Soi. Mais de quelle Connaissance de Soi parlons-nous? Nous voulons réellement dire la connaissance de notre soi divin, Atman, le Bouddha à l’intérieur, notre Esprit ou Ruh. Nous en venons à connaître Dieu à l’intérieur en connaissant nos défauts, nafs ou egos qui nous empêchent de nous connecter avec la divinité.

Mais, pour réellement cultiver une véritable Connaissance de Soi, nous devons utiliser notre liberté et notre luxe pour pratiquer la méditation, car la méditation est la pratique fondamentale de cette tradition et est le seul moyen pour nous de connaître notre Être.

Donc, si nous avons du temps libre et que nous ne méditons pas, Dieu ne se souviendra pas de nous quand nous aurons besoin de lui. D’un autre côté, si nous prenons notre temps libre et que nous l’utilisons pour le développement spirituel, les pratiques spirituelles, alors même dans les circonstances les plus difficiles, Dieu sera toujours avec vous; Allah (qu’Il soit loué et exalté) sera toujours avec vous. Votre Être sera toujours avec vous pour vous aider, mais cela nécessite un sacrifice de notre part pour ne pas se livrer à des activités infructueuses comme jouer à des jeux vidéo ou boire de l’alcool à outrance. C’est donc en se connaissant et en développant la Connaissance de Soi dans la méditation que nous allons nous connecter avec Dieu.

Connaissance et Compréhension

Dans ce graphique suivant, nous avons une image d’une mosquée, une maison de prière, et nous avons une citation du Vénérable Maître Samael Aun Weor, qui est le fondateur de la tradition Gnostique moderne. Il déclare:

« La Connaissance et la Compréhension sont différentes. La Connaissance est du mental. La Compréhension est du cœur. »

Quand on parle de Connaissance de Soi, de se connaître soi-même, cela ne signifie pas lire des livres. Cela ne signifie pas lire les Écritures. Se connaître ne signifie pas prendre des livres, des enseignements ou écouter une conférence. La véritable connaissance spirituelle est la conscience de sa propre nature divine, de sa propre intelligence, connaître nos états psychologiques internes comme des entités distinctes en nous-mêmes. C’est découvrir des états tels que l’orgueil, la colère, la vanité, la paresse, etc. Ce sont ce que nous appelons des défauts, des egos, des nafs – c’est pouvoir différencier ici et maintenant entre notre mental et notre conscience, entre désir (nafs) et l’âme (Essence ou conscience). Le mental est le repaire du désir. Le désir est l’ego, la haine, la vanité, l’avidité, etc.

La connaissance que nous recherchons est celle de nos états internes, mais selon cet enseignement, en utilisant un langage ésotérique strict, la connaissance seule reste dans le domaine de l’intellect, la connaissance livresque, l’écriture sacrée, l’écritures, etc. Cependant, la compréhension est quelque chose de complètement différent. La compréhension est quelque chose que nous cherchons à développer dans cette science. Nous avons besoin de nous comprendre. La vérité est que nous ne nous comprenons pas vraiment. Car quand la colère surgit, l’ego ou le naf de haine, nous prononçons des mots blessants et ne comprenons pas les dommages que ces mots causeront. Au lieu de cela, nous recevons généralement les séquelles comme lorsque nous avons un conflit avec un membre de la famille ou avec un ami ou une épouse. Des problèmes surgissent ensuite – une frustration accablante, une grande inimitié, un ressentiment empoisonné. Cela montre que nous ne nous comprenons pas, car si nous comprenions à quel point la colère est nuisible, à quel point l’orgueil est cruel, à quel point l’orgueil sarcastique peut être, alors nous n’agirions jamais de manière nuisible – jamais. Nous ne comprenons pas vraiment à quel point les effets néfastes peuvent être sur le mental, sur d’autres êtres humains.

Je réitérerai une remarque faite par le Prophète Muhammad. Il a dit: « L’homme le plus fort est celui qui peut contrôler sa colère. » C’est vrai. Nous avons tous ce défaut de colère à l’intérieur et justifions même son existence en disant: « C’est normal. Je sais que j’ai de la colère, mais dans certaines situations, c’est OK. » Nous savons que nous sommes d’une certaine manière, mais pas de compréhension. La compréhension d’un défaut aidera à ne pas le laisser envahir notre mental et notre cœur, notre corps, mais la simple connaissance intellectuelle ne modifie pas les états psychologiques.

La différence entre la connaissance et la compréhension est démontrée chez les toxicomanes ou les alcooliques. Ces personnes savent que les drogues ou l’alcool sont destructeurs, mais beaucoup d’entre elles continuent de se livrer à des intoxicants, simplement parce qu’elles n’ont pas compris psychologiquement les dommages de ces substances. La compréhension est définitive, par laquelle lorsque nous comprenons vraiment la nature destructrice des drogues, de l’alcool, des substances intoxicantes et de la colère, nous ne nous autoriserons jamais à participer à de tels comportements.

Il y a de nombreux éléments dans notre psychologie qui nous influencent dont nous ne sommes même pas conscients à distance. Et si nous nous examinons, nous ne comprenons pas réellement qui nous sommes, même si nous pensons que nous savons. Nous avons beaucoup de connaissances sur qui nous sommes. C’est vrai. Nous connaissons notre nom, notre âge, notre lieu de naissance, notre culture et notre famille. Tout cela est intellectuel, du mental. La compréhension est ce que nous cherchons à cultiver dans le cœur, l’âme, la conscience, l’essence. La compréhension de notre Vrai Soi, de notre flamme divine intérieure, est le bonheur, la clarté de la perspicacité et la perception directe. Le Prophète Muhammad a dit dans le Hadith, dans la tradition orale, « Une heure de contemplation vaut mieux qu’une année de prière. »

Nous allons expliquer ce qu’est la contemplation, ce qu’est la méditation, qui en Arabe est mushahadah, au cours de cette conférence.

Encore mieux que de se tenir debout et de pratiquer le salaat (prière rituelle) cinq fois par jour, il vaut mieux si nous nous asseyons et fermons les yeux pour méditer, pour vraiment réfléchir sur notre psychisme intérieur. Qu’est-ce qui nous fait vraiment souffrir? Quelles sont les causes de nos problèmes, psychologiquement parlant? Qu’est-ce qui crée en nous de tels ravages ou conflits avec d’autres êtres humains? Qu’est-ce qui crée en nous de la confusion et de la douleur? Donc, si nous regardons le Bouddhisme, nous trouvons les Quatre Nobles Vérités:

  1. Que dans la vie il y a de la souffrance.
  2. La souffrance a des causes
  3. La cessation de la souffrance
  4. Il y a un chemin vers la cessation de la souffrance

C’est le chemin que nous expliquons. Se comprendre c’est travailler sur nos défauts, egos ou nafs donc que nous ne créons pas de souffrance pour nous-mêmes et pour les autres. La façon dont nous cultivons ce chemin est en développant l’être et la connaissance.

Lorsque nous parlons de Connaissance de Soi, de cultiver la compréhension de notre Divinité Intérieure (qui est la paix, la joie, l’amour authentique, la compassion pour les autres, la force spirituelle, la foi et l’élimination du doute), nous pensons en quelque sorte qu’en annihilant notre fierté et notre colère nous allons être des gens sans âme, car malheureusement, nous pensons que sans éléments égoïstes, nous ne serons rien. Au contraire, en éliminant nos défauts dans la méditation (muraqabah en Arabe, introspection vigilante) on développe l’âme; nous développons la conscience et donc nous développons les véritables qualités de Dieu, qui sont des vertus. Cela concerne le fait d’être, d’être ici et maintenant, d’être présent et de ne pas penser à d’autres choses, de ne pas comparer ce que nous entendons à d’autres choses ou de débattre dans notre mental des phénomènes que nous rencontrons. Cela signifie que nous avons une perception ouverte, spontanée et intuitive de la vie telle qu’elle est sans artifice, sans penser aux choses, sans ressentir d’autres choses, sans être distrait. C’est ce que cela signifie d’être et c’est l’état d’être qui nous unit à notre Être Divin, Allah parce que notre Être est avec nous ici et maintenant dans cet état, dans cette pièce, dans nos cœurs. Allah est un trésor qui souhaite être connu, être perçu par notre Essence, mais le problème est que nous ne le connaissons pas. Nous ne nous souvenons pas de lui. Nous ne nous concentrons pas sur Lui dans nos cœurs et nous ne luttons généralement pas contre les distractions dans notre mental.

Question: Comment s’auto-observe-t-on? Je l’essaye depuis un certain temps et je suis très confus; les choses sont très difficiles à voir à l’intérieur de moi et à comprendre. Comment puis-je savoir que je fais cela correctement?

Instructeur: C’est une bonne préoccupation. Au début c’est comme ça, parce que l’auto-observation, l’introspection vigilante (muraqabah) ou la conscience de soi (muhadarah) est une façon entièrement nouvelle de percevoir les choses, de s’auto- observer comme nous l’avons fait dans la pratique. Nous observions notre cœur, notre mental, notre corps comme s’ils étaient une entité distincte. Nous considérons notre mental et nos pensées comme quelque chose de différent de nous. Nous percevons le mental, mais nous ne sommes pas le mental. Nous percevons le cœur, mais nous ne sommes pas le cœur.

La conscience, l’âme ou l’Essence est la capacité de percevoir les choses telles qu’elles sont dans notre psyché, dans nos états internes. Maintenant, au début, il est exceptionnellement difficile de discerner entre ce qu’est le mental, ce qu’est le cœur, ce qu’est le corps, ce que sont des sensations, ce que sont des instincts, des mouvements, ce que sont des pensées. La façon dont nous développons la capacité de percevoir et de discerner le phénomène interne dans notre psyché est l’auto-observation, de persister dans cette pratique, de ne pas oublier ou arrêter ce que nous faisons parce que c’est un chemin continu, ici et maintenant.

Nous devons seulement être attentifs de ce moment (waqt parmi les Soufis). Nous initions constamment la pratique de nous souvenir de nous-mêmes dans notre psyché.

Nous devons être attentifs à notre psychologie interne à chaque instant, être toujours présents et ne jamais oublier. C’est très difficile et constitue le sens du djihad. Cela n’est pas se bat contre quelqu’un qui ne suit pas l’Islam. Cela signifie lutter contre votre colère, votre fierté et tous ces défauts, toutes ces choses qui nous éloignent de Dieu.

Pensées, Intuition, Connaissance et Être

Question: Lorsque j’essaie de m’auto-observer, j’ai du mal à savoir ce que je vois ou qui observe. Je vois des pensées mais je ne peux pas dire d’où elles viennent. Je trouve que je ne peux rien faire!

Instructeur: Le fait est que l’auto-observation ne signifie pas que vous ne pouvez pas faire des choses. Au début, c’est difficile parce que c’est désorientant – c’est une compétence entièrement nouvelle que nous devons développer ici et maintenant. C’est très difficile à apprendre, mais lorsque vous roulez à vélo, vous apprenez à équilibrer. De la même manière, vous apprenez à remplir vos obligations sans oublier votre Être (wujud en Arabe).

Nous disons qu’une pensée vient d’un ego et qu’un ego se manifeste dans le mental, le cœur et le corps. Or, il y a des pensées qui viennent de notre ego, de nos propres désirs, nafs, mais il y a aussi des pensées qui viennent de Dieu, comme une intuition ou un concept qui émerge de notre mental comme une étincelle. Nous comprenons immédiatement quelque chose parce que nous y prêtions attention; nous ne pensons pas à autre chose. Les Soufis appellent cela khatir haqq : de vraies pensées ou intuition venant de Dieu.

« Les pensées (khawatir) sont des déclarations qui arrivent dans notre conscience. Cela peut résulter de la dictée d’un ange ou de la dictée d’un diable, ou des opérations de l’ego ou peut provenir de la Vérité, gloire à Lui. Si les pensées viennent d’un ange, elles sont appelées suggestions inspirées, ilham. S’ils proviennent d’un ego, elles sont appelées notions, hawajis. Si elles viennent de satan, elles sont appelées imaginations et anxiétés, waswas. Si elles viennent de la Vérité, gloire à Lui, et Sa dictée au cœur, elles sont appelées la vraie pensée, khatir haqq. Et tout cela est une sorte de conversation. » ―Al-Qushayri, Al-Risalah: Principes du Soufisme

Il y a donc des pensées qui peuvent provenir de la divinité, mais généralement 97% des pensées que nous avons sont subjectives et obscurcissent notre perception de notre Être Intérieur. Nous devons nous rappeler que nous sommes à 97% perception conditionnée ou nafs. Seulement 3% de notre conscience n’est pas conditionnée ou emprisonnée dans des défauts.

Maintenant, en termes de connaissance, nous équilibrons toujours l’être (wujud) et le savoir (concepts intellectuels). Il ne suffit pas d’être. Nous devons faire notre travail, payer nos factures, faire notre tâches, prendre soin de notre famille, etc., et si c’est difficile au début d’être attentif tout en vivant la vie quotidienne, cela devient plus facile lorsque nous pratiquons. Ne vous sentez pas découragé que vous ne pouvez pas faire, car n’importe qui peut le faire. Il faut juste un certain disciple et une certaine foi en votre Être Intérieur.

Nous disons que l’Être et la connaissance doivent être équilibrés. La connaissance, la langue, la culture, les coutumes, les compétences professionnelles, etc., constituent des choses que nous devons faire pour survivre. Nous devons constamment équilibrer cela avec nos états internes, notre Être, en nous souvenant de notre Esprit Intime (Ruh) comme une présence à travers un état d’alerte et une nouvelle perception de notre psychologie interne.

Samael Aun Weor déclare dans La Grande Rébellion ce qui suit:

« L’Être et la connaissance doivent être équilibrés pour établir une soudaine flambée de compréhension dans notre psyché. Quand la connaissance est plus grande que l’Être, elle crée toutes sortes de confusion intellectuelle. Si l’Être est plus grand que la connaissance, elle peut créer des cas aussi graves que celui du saint stupide. »

Maintenant, si nous lisons simplement à propos de la spiritualité, de la projection astrale, des états de djinns, du voyage de djinns, de l’alchimie, de la lecture des dix Sephiroth de l’Arbre de Vie, des différents états de conscience de l’Être, etc., mais pas vraiment expérimenter ces choses, alors elles restent juste comme connaissance dans notre mental, dans notre intellect. Cependant, si nous développons notre Être, mais que nous ne savons pas comment payer nos factures, s’occuper de notre loyer, étudier certaines compétences pour notre profession, vivre dans ce monde physique, on peut développer un cas aussi grave que celui du saint stupide.

Il y a un initié Russe du nom de Fyodor Dostoyevsky qui a écrit de nombreux romans célèbres que les gens ne soupçonnent pas d’être ésotériques. Il a écrit un livre intitulé L’Idiot, qui parle précisément de ce genre de cas, le saint stupide, quelqu’un qui a beaucoup d’Être (wujud) et beaucoup de vertus mais qui n’a pas les compétences nécessaires pour naviguer dans le monde social Russe du 19e siècle dans lequel il vit. Il a des ennuis. Je recommande, si vous êtes intéressé, de vous pencher sur cela. Cependant, nous n’allons pas approfondir ce livre là maintenant.

Lorsque nous commençons à nous auto-observer, à observer nos états internes, naturellement nous sommes confus; nous luttons. Il n’est pas facile de s’auto-observer constamment et de se rappeler comment fonctionne notre mental, comment fonctionne notre cœur. C’est comme faire du vélo. Dans les plans internes, dans les mondes supérieurs, si vous demandez à un maître (comme dans l’état de rêve si vous vous éveillez dans ce domaine) de vous montrer: « Est-ce que je me rappelle bien de moi-même? », ils peuvent venir à vous à vélo. Ils vous montrent symboliquement que vous apprenez à faire du vélo. Si vous les voyez tomber, cela signifie que vous devez encore apprendre à maintenir ce que nous appelons l’équilibre psychologique.

Qu’est-ce que l’équilibre psychologique? Cela signifie avoir une cohérence dans la pleine conscience, l’attention, tout au long de la journée, avoir la cohérence de ne pas s’identifier aux pensées, aux sentiments ou aux impulsions de l’ego, de nos nafs.

La façon dont nous développons l’accès à cet état est précisément en apprenant dans ce plan physique l’auto-observation, en se souvenant de la divinité ici et maintenant. Dans ce graphique, nous enseignons souvent ce diagramme et c’est quelque chose que nous devons analyser. C’est la croix. Nous parlons de la croix dans ces enseignements comme la représentation du travail dans un mariage et nous avons cet enseignement disponible dans Le Mariage Parfait et Le Mystère de la Fleur d’Or de Samael Aun Weor.

Dans ce diagramme, nous avons deux lignes: le chemin horizontal de la vie et le chemin vertical de l’Être. La connaissance appartient donc précisément à la vie; nous avons besoin de certaines compétences et connaissances pour pouvoir subsister dans cette jungle de béton et de fer. Nous devons étudier, aller au collège ou aller à l’école pour acquérir certaines compétences afin de savoir comment vivre dans ce monde. C’est essentiel. Beaucoup de gens, la plupart de l’humanité, se développent simplement sur la ligne horizontale. Ils pensent qu’ils vont se perfectionner en allant à l’université, en obtenant une maîtrise, en étudiant en profondeur et en développant une profession profonde, mais ils ignorent qu’en cet instant, ici et maintenant (waqt), nous avons le chemin vertical de l’Être (wujud), qui est la perception de Dieu. La vie et l’Être se croisent à cet instant.

C’est ici et maintenant que nous avons notre Être. Ce n’est pas dans le futur; ce n’est pas dans le passé. C’est quelque chose qui semble très simple et même comme la maternelle, mais la vérité est que c’est quelque chose de très profond que nous ignorons généralement. Être ignorant ne signifie pas manquer de connaissances intellectuelles, mais manquer de Gnose ou de connaissance de notre psychologie telle qu’elle est. Ceci est essentiel à comprendre que ce soit pour les étudiants débutants ou pour les étudiants avancés. Nous devons toujours nous rappeler où nous sommes. Que se passe-t-il dans notre mental? Que se passe-t-il dans notre cœur? Que se passe-t-il dans notre corps? Ces choses nous apprennent précisément quel est notre niveau de connaissance de nous-mêmes, quelle est notre auto-connaissance de Dieu, quel est notre niveau d’Être.

À gauche de la ligne de vie, nous avons notre naissance; à droite, à travers la progression du temps, nous avons la famille, l’école, le mariage, les amis, la vieillesse et la mort. Rien de tout cela n’a rien à voir avec Dieu parce que Dieu est ici sur le chemin vertical. Dieu ne regarde pas vers le futur ou ne se préoccupe pas tant de choses qui ne se sont pas encore produites. Bien qu’il existe des choses telles que la prophétie: prédire les événements futurs, ce qui préoccupe le plus Dieu, c’est la façon dont nous nous connectons à Lui en ce moment.

Qui sommes-nous en cet instant? Nous devons nous observer nous-mêmes, pas en projetant des pensées dans le futur ou en pensant au passé. Nous devons être conscients de qui nous sommes ici et maintenant. C’est le travail d’auto-observation, de nous observer. Se souvenir (muhadarah) de la présence (hudur) de notre Être Intérieur est précisément le chemin de l’effort, le chemin de la guerre, du djihad, contre notre mental.

Donc, combattre le désir, c’est réellement ce qu’est le djihad. Cependant, à l’époque du Prophète, la vie était très différente, où les compagnons et les adeptes de l’Islam étaient en danger. La propagation de l’ésotérisme au Moyen-Orient était en péril, ils devaient donc se défendre physiquement contre les agresseurs. En ces temps, en particulier en Occident, nous n’avons pas besoin de nous défendre contre les oppresseurs en situation de vie ou de mort. Par conséquent, nous ne tolérons pas l’effusion de sang menée soi-disant au nom de « guerres saintes ». C’est inacceptable, car le véritable chemin du djihad est de lutter contre nos désirs.

Lutter contre notre propre colère et nos défauts est notre avantage pour nous-mêmes et pour l’humanité. Nous n’enseignons pas la violence contre les autres. La guerre sainte inférieure est réellement l’expression de l’enseignement de la vérité en se défendant contre les actes répréhensibles, en ne tuant pas d’autres personnes au nom de l’Islam ou du Christianisme ou de toute autre guerre sainte. Faire la guerre aux autres, c’est enseigner en étant un bon exemple, en étant un bon citoyen, une bonne personne. C’est la guerre sainte inférieure pour nous, mais la guerre sainte supérieure est précisément l’effort que nous faisons à chaque instant, ici et maintenant, pour nous souvenir d’Allah.

Comme le déclare Al-Wasati dans ce qui est probablement le plus grand traité Soufi, Al-Risalah: Principes du Soufisme :

« Le meilleur acte d’adoration est la vigilance des moments. C’est-à-dire que le Soufi ne regarde pas au-delà de ses limites, ne contemple rien d’autre que son Seigneur et n’associe rien d’autre que l’instant présent. »

Cela signifie que quoi que vous fassiez: ne fantasmez pas, n’analysez pas, ne rêvez pas, ne pensez pas à autre chose que ce que vous faites. Si vous conduisez une voiture, conduisez. Si vous recevez une conférence, écoutez. Ne pensez pas. Observez et écoutez. Lorsque vous cuisinez des aliments, cuisinez, ne pensez pas à autre chose. Si nous nous regardons réellement, nous voyons que c’est ce que nous faisons toute la journée. Nous conduisons notre voiture et pensons à notre famille. Nous écoutons la radio en faisant toutes ces choses en même temps et ne rien faire avec attention.

La façon dont nous développons l’attention est de ne pas penser à autre chose. L’attention se développe en faisant ce que nous faisons, ici et maintenant, sans souci pour le futur ou le passé. Seulement être en pleine conscience de notre état ici et maintenant. C’est ce que cela signifie de ne pas contempler autre chose que notre Seigneur. La façon de se souvenir de la présence de l’Être est de se souvenir de nous-mêmes et de cultiver ce sens de l’humilité et d’amour envers notre Divinité Intérieure.

Rappel de Soi et Réflexion Sereine

Tant de gens nous demandent: « Qu’est-ce que le rappel de soi? » Nous parlons d’auto-observation, de nous observer soi-même ; mais beaucoup de gens ne comprennent pas ce qu’est le rappel de soi. Nous parlons du besoin de nous comprendre, d’analyser nos pensées, nos émotions, nos instincts dans notre corps, sans délibérer avec l’intellect. Mais se souvenir de Dieu, c’est ressentir la présence de notre Divinité Intérieure à l’intérieur de nous. Sentir que nous sommes des enfants de notre Être Intérieur, que notre Être est avec nous ici et maintenant, être conscient (muhadarah) de la Présence (hudur). Personne ne peut nous l’apprendre. C’est quelque chose que nous devons développer nous-mêmes. La façon dont nous développons ce rappel est en travaillant toute la journée, en analysant nos états internes sans l’intellect, en nous observant et en apprenant à méditer. Nous devons nous rappeler que si nous avons beaucoup d’aisance et de prospérité dans notre vie, nous devons l’utiliser pour développer la pratique de la méditation afin de développer notre esprit (ruh) à l’intérieur de nous.

Le Maître Soufi Dhu’l-Nun al-Misri a déclaré ce qui suit:

« La clé du succès dans l’adoration réside dans la réflexion méditative (fikrat), quiconque persiste dans une telle réflexion dans le cœur verra un domaine invisible dans l’esprit. »

Tant de gens veulent vivre des expériences hors du corps, des voyages astraux, des expériences avec djinns. Tout individu qui veut expérimenter la vérité de la vie, les dimensions supérieures, parler avec un maître, être éveillé dans l’état de rêve, dans les domaines internes, doit apprendre à méditer et à développer une réflexion méditative.

Maintenant, il est dit en termes Bouddhistes que nous devons développer la stabilité du mental et une perspicacité spéciale: Shamata et Vipassana. Shamata, la stabilité du mental, est un état d’être concentré, dans lequel nous ne sommes pas facilement distraits par nos pensées, nos émotions ou nos impulsions. Il y a des niveaux de concentration auxquels nous pouvons accéder en faisant attention, à chaque instant, tout au long de la journée.

Lorsque nous développons cette concentration et cette attention, nous sommes capables de percevoir les choses d’une manière nouvelle. C’est là qu’intervient Vipassana – une perspicacité spéciale, la perception de la vérité. Lorsque le mental est serein et stable, nous pouvons recevoir de nouvelles perspectives, telles que des images internes en méditation ou des expériences de rêve. C’est ce que signifie la réflexion méditative (fikrat).

Les Soufis ont synthétisé les enseignements Bouddhistes de la stabilité du mental et de la perception de la vérité à travers le fikrat. Si les eaux de votre mental sont instables, si elles sont constamment chaotiques, vous ne pouvez refléter aucune image à la surface. Mais si le lac du mental est paisible et calme, alors les étoiles d’Urania, la Mère Divine, peuvent se refléter à l’intérieur de vous. Voilà ce que signifie la réflexion méditative.

La façon dont nous y arrivons est la suivante:

« Quiconque contemple Dieu en veillant sur les pensées qui traversent le cœur sera exalté par Dieu et toutes Ses actions extérieures. » – Dhul-Nun al-Misri, Attar Tadhkirat 154-155

Si nous pratiquons la comptabilité-intérieure (muhasabah de notre inventaire psychologique: nos défauts ou vertus, en tenant compte de nos habitudes, nos coutumes, des choses que nous faisons constamment, puis analyser cela en conjonction avec le souvenir de la présence de Dieu, nous deviendrons exalté par Dieu dans nos actions. Lorsque nous sommes connectés à Dieu alors il peut nous bénir, mais si nous sommes distraits dans notre mental, si nous choisissons de ne pas suivre l’impulsion de notre Être, nous souffrons en tour.

Question: Vous parlez beaucoup de l’auto-observation. Que signifie méditer?

Instructeur: La méditation est une introspection vigilante (muraqabah), lorsque vous analysez ce qui s’est passé dans la journée; nous appelons cette pratique la rétrospection. Au moment où nous observons simplement, mais lorsque nous méditons plus tard, nous revenons dans notre mémoire ce qui s’est passé dans notre journée. Nous devons observer les faits.

Silence Intérieur et Perspicacité Spirituelle

Être franc et honnête avec nous-mêmes implique une variété de facteurs. Dans un sens, nous devons avoir une stabilité de concentration dans laquelle le mental est installé et serein, afin que nous puissions observer clairement. Si nous constatons que nous ne sommes pas capables de percevoir clairement ce qui se passe dans notre psyché, nous devons développer la faculté d’auto-observation plus profondément, pour ne pas nous identifier avec le chaos de l’intellect, les perturbations du cœur ou les impulsions de notre corps et nos instincts. Nous appelons la faculté de perception ou de réflexion, dans ces études, le terme imagination. C’est la capacité de percevoir des images, notamment de nature psychique. Nous allons expliquer cela plus en détail. La façon dont nous développons notre clairvoyance, notre imagination, notre perception est précisément en développant notre sérénité mental, notre silence mental.

Nous avons dans cette image un initié Soufi priant et méditant.

« Il est dit que le silence pour les gens du commun est avec leurs langues, le silence pour les Gnostiques est avec leur cœur, et le silence pour les amoureux est de restreindre les pensées errantes qui viennent à leurs êtres intimes. » – Al-Risalah: Principes du Soufisme par Al-Qushayri

Ainsi, au début, nous apprenons à ne pas parler inutilement, à ne pas engager de conversations qui ne sont que des ragots stériles. Nous devons apprendre à empêcher notre langue de s’engager dans une parole frivole et la parole frivole, comme défaut ou vice dans notre mental, est l’un des dix péchés du Bouddhisme. Parler sans penser à ce que nous disions et à ce que nous faisions perturbe grandement notre mental et nous empêche de voir avec notre Essence, avec clarté, avec sérénité mentale. Swami Sivananda a déclaré que de nombreux disciples souffrent de la diarrhée de la langue dans laquelle ils parlent constamment sans comprendre ce qu’ils disent ou ce qu’ils font. Ils parlent simplement parce qu’ils veulent parler. Khalil Gibran, le mystique Chrétien Soufi, auteur de Le Prophète, a donné un très bel enseignement à ce sujet.

« Et puis un universitaire a dit: « Parlez de parler. »

Et il répondit, disant:

Vous parlez quand vous cessez d’être en paix avec vos pensées;

Et quand vous ne pouvez plus demeurer dans la solitude de votre cœur (samt), vous vivez dans vos lèvres, et le son est une diversion et un passe-temps.

Et dans une grande partie de votre discours, la pensée (la vraie pensée, Khatir al-Haqq) est à moitié assassinée.

Car la pensée (Khatir al-Haqq, vraie conscience) est un oiseau de l’espace (la Mère Divine Espace ou Nature Absolue, Allah), qui dans une cage de mots déploient effectivement beaucoup ses ailes mais ne peuvent pas voler.

Il y en a parmi vous qui cherchent le bavard par peur d’être seuls.

Le silence de la solitude révèle à leurs yeux (intérieurs) leur soi nu (nafs, défauts, erreurs) et ils s’enfuiraient.

Et il y a ceux qui parlent, et sans connaissance ni prévoyance révèlent une vérité qu’ils ne comprennent pas eux-mêmes.

Et il y a ceux qui ont la vérité en eux, mais ils ne la disent pas avec des mots (car le Maître parle dans le silence du cœur).

Au sein de tels, l’esprit demeure dans un silence rythmé (réflexion sereine, fikrat).

Lorsque vous rencontrez votre ami sur le bord de la route ou sur la place du marché, laissez l’esprit en vous déplacer vos lèvres et diriger votre langue.

Laissez la voix dans votre voix parler à l’oreille de son oreille;

Car son âme gardera la vérité de votre cœur comme le gou du vin est souvenu

Lorsque la couleur est oubliée et le récipient n’est plus. – Kahlil Gibran, Le Prophète: Sur la Parole

Car comme le Prophète Muhammad a enseigné au sujet de l’Être dans le Hadith Qudsi:

… donc avec moi il entend et avec moi il voit.

Le silence des Gnostiques avec leur cœur indique une personne qui développe la sérénité du cœur, qui n’est même pas engagée dans les émotions négatives du cœur. La plupart d’entre nous ne sont pas à ce niveau, mais nous pouvons vivre des états ici et maintenant si nous travaillons dans l’auto-observation d’instant en instant.

Le silence pour les amoureux consiste à restreindre les pensées qui nous viennent au mental, notre Être intime. Quelqu’un qui aime vraiment Dieu ne permettra même pas à une seule pensée de pénétrer dans le mental et de la laisser les contrôler, mais cela demande une compétence énorme. C’est le niveau d’un Maître, un Prophète. Nous y arrivons en cultivant la sérénité et la réflexion: l’auto-observation.

L’auto-observation est enseignée de différentes manières au sein de l’Islam. Dans cette image suivante, nous avons un Musulman dans un minaret faisant un appel à la prière (adhan). Les Musulmans sont connus pour prier cinq fois par jour, ce qui peut être une discipline profonde si cela est fait correctement. Si nous savons vraiment comment prier cinq fois par jour, consciemment, avec rappel, alors nous pouvons en bénéficier énormément. Cependant, les Musulmans prient maintenant mécaniquement de nos jours: « Dieu, je t’en prie, donne une bonne voiture, famille, conjoint » et ils pensent que c’est tout. Ils le font de manière mécanique, mais être conscient dans son cœur tout en priant Dieu est quelque chose de très distinct. Les initiés du Moyen-Orient ont été chargés par Muhammad de prier constamment, de développer le cœur.

Fondamentalement, en termes d’auto-observation, prier cinq fois par jour était un moyen de cultiver le rappel de soi, et nous savons que les Musulmans prient le matin, l’après-midi, le milieu de l’après-midi, le début de la soirée et le soir. Cinq représente le pentagramme, l’être humain fait à l’image de Dieu. Prier de cette manière était pour cultiver le rappel de soi. Ce n’était pas seulement d’aller à une mosquée et prier mécaniquement sans connaissance de ce que l’on dit.

Shakespeare a déclaré à travers son personnage meurtrier Claudius, qui a tenté de se repentir après avoir tué son frère, l’ancien roi du Danemark:

Mes paroles s’envolent vers le ciel, mes pensées restent en dessous.

Les paroles sans pensées jamais ne vont au ciel. » (Hamlet, 3.3.100-103)

Si vous n’êtes pas concentré dans vos prières, vous pouvez dire autant de mots que vous voulez: Dieu ne leur répondra pas. Mais si vous êtes humble, sincère et concentré, c’est la façon dont vous vous connectez avec votre Être.

La Shahadah: Déclaration de Foi et de Contemplation dans la Méditation

La vigilance, être éveillé en tant que conscience à travers le souvenir de Dieu, est la meilleure forme de prière, comme indiqué dans Al-Risalah, l’un des traités les plus importants du Soufisme. Ce qui suit est, à mon avis, l’une des citations les plus importantes de ce texte:

« Al-Juyayri a déclaré: « Quiconque n’établit pas la crainte du devoir (cohérence de la pratique et de la discipline spirituelles) et de la vigilance (muraqabah) dans ses relations avec Dieu n’arrivera pas à la révélation de l’invisible (mukashafah) ou à la contemplation du divin (mushahidah). »

Que signifie établir la « crainte du devoir? » C’est de vraiment respecter le fait que nous devons constamment nous observer, ressentir la crainte de Dieu à chaque instant. Nous ne pouvons pas oublier notre Être à tout instant. Nous devons nous souvenir de notre Être en ce moment, toujours. Avoir la crainte du devoir, c’est réellement comprendre la nécessité de la discipline spirituelle quotidienne, ne pas négliger ses pratiques de méditation. De plus, si nous ne savons pas contrôler notre mental dans les moments critiques, nous pouvons finir dans de grandes souffrances. Nous pouvons avoir une conversation avec un ami, mais se terminer par un conflit énorme, ou une bagarre avec nos collègues ou notre épouse. Nous devons établir la crainte du devoir, réellement respecter le fait et comprendre que si nous ne nous observons pas, nous pourrions tomber de la falaise dans l’abîme de la souffrance. Même physiquement, les gens qui ne font pas attention en conduisant leur voiture peuvent se tuer.

C’est encore plus vrai dans un sens spirituel, une réalité que nous ignorons profondément. Si nous ne nous souvenons pas de notre Dieu mais que nous nous identifions à notre mental, alors nous créons des problèmes. Samael Aun Weor a expliqué que celui qui s’identifie au mental tombe dans l’abîme, dans les infradimensions, des états submergés de conscience conditionnée appelés enfer dans différentes religions.

Maintenant, nous devons toujours être conscients de cette Présence (hudur) afin d’arriver à la révélation (mukashafah), c’est-à-dire l’entrée dans l’expérience spirituelle, ouvrir les portes de notre imagination (réflexion). Cela peut se produire à travers l’imagerie interne en méditation ou une profonde compréhension au moment d’un défaut spécifique, de l’ego ou naf. La révélation peut également être qualifiée de « dévoilement », car si vous vous souvenez de notre référence au hijab ou à la burka, nous commençons à retirer les voiles de notre perception illusoire afin d’entrer dans une véritable vision spirituelle (firasa), une imagination consciente. La contemplation du divin (mushahdah) est l’étape ultime. Le mot contemplation se rapporte à la shahadah, la déclaration de foi Musulmane, qui est l’un des cinq piliers de l’Islam, qui déclare textuellement ce qui suit:

« lāʾ ilāhaʾ illā-llāh, muḥammadun rasūlu-llāh.

Il n’y a de dieu que Dieu, Muhammad est le messager de Dieu. »

Des millions de Musulmans récitent cela, mais la question est de savoir s’ils ont réellement expérimenté Allah dans la méditation. La triste réalité est que la plupart des Musulmans ne contemplent pas Dieu dans la pratique. Ils disent simplement cette confession mécaniquement et croient qu’ils sont de vrais Musulmans, des initiés, des maîtres. Un véritable Musulman, comme le Prophète Muhammad ou Jésus, est soumis à l’Être en vainquant les désirs animaux.

Mais, les nombreux Musulmans aujourd’hui se soumettent-ils réellement à Dieu? Comment pouvons-nous nous soumettre à Dieu lorsque notre courant mental est pollué par la colère, la luxure, la cupidité et la violence? Regardez le Moyen-Orient aujourd’hui. La communauté Musulmane ne soutient pas la soumission à Dieu.

Ceux d’entre nous qui étudient ces choses doivent comprendre que pour réellement témoigner d’Allah, nous devons méditer. Pour dire la shahadah, nous devons pratiquer la mushahadah, la contemplation ou la méditation. Ce n’est que dans la méditation que nous pouvons témoigner de Dieu, percevoir l’Être dans toute sa majesté et sa gloire. Si nous ne connaissons pas Dieu par nous-mêmes, si nous manquons d’expérience spirituelle de notre Divinité Intérieure, alors nous ne pouvons pas dire que Dieu est Dieu et Muhammad est le Messager de Dieu.

Dans la Kabbale, Allah est connu comme Ain Soph, notre étoile supra-atomique dans les profondeurs de l’Espace Abstrait Absolu. Notre véritable synthèse ou Être est un atome de l’espace cosmique, une pure lumière éternelle mentionnée dans la Sourate Al-Nur :

« Allah est la lumière des cieux et de la terre. La parabole de Sa Lumière est une niche où se trouve une lampe – la la lampe est dans un verre, le verre comme s’il s’agissait d’une étoile scintillante – éclairée par un olivier béni, ni oriental ni occidental, dont l’huile s’allume presque, bien que le feu ne devrait pas la toucher. Lumière sur lumière. Allah guide vers Sa Lumière qui Il veut. Allah dessine des paraboles pour l’humanité, et Allah a la connaissance de toutes choses. » – Coran 24:35

Dieu, Ain Soph (la Joie Illimitée) est lumière, au-delà du bien et du mal, qui a toujours existé et existera toujours. Dieu est bonheur infini, pur Être (wujud), et pourtant la plupart de ces étoiles ne connaissent pas leur propre bonheur. C’est pourquoi l’Ain Soph émane sa lumière dans le monde, pour être connu.

« Allah (Ain Soph) a dit: ‘J’étais un trésor caché, et je souhaitais être connu, alors j’ai créé la création (l’humanité), et je me suis fait connaître d’eux, et ils m’ont reconnu.’ » ―Hadith

Par conséquent, un vrai Musulman est une conscience qui se soumet à la volonté de l’Ain Soph et a été témoin de l’Ain Soph à l’intérieur. Dieu ne peut se comprendre à travers son âme que si cette âme coopère, afin que l’âme s’unisse avec son étoile supra-atomique. L’âme est un miroir, comme l’explique Ibn al-Arabi, le grand Maître Soufi, qui peut refléter la divinité, afin que la divinité (Ain Soph) puisse se connaître. C’est mushahadah (témoignage, contemplation). Seule une personne qui a expérimenté et s’est uni à l’Ain Soph peut être appelée quelqu’un qui a vraiment été témoin de Dieu.

Les Quatre États de Conscience

Nous avons ici dans le graphique suivant une explication des différents états de conscience. Nous parlons en synthèse d’être objectivement perceptif ou d’être hypnotisé et identifié avec notre mental. Dans cet enseignement, nous parlons de quatre états de conscience. Le Rappel de soi et l’auto-observation se rapportent au troisième état de conscience connu sous le nom de Dianoia.

Nous utilisons des termes Grecs pour désigner ces états de notre perception. Eikasia est le premier état de conscience et se rapporte à un état profond de sommeil psychologique. Il s’agit d’être identifié à notre mental, à la colère, à l’orgueil, à la vanité, à l’ego, à nos défauts – n’ayant aucune inclination ou conscience de Dieu du tout.

Ce qui est intéressant avec le mot Grec Eikasia, c’est qu’il vient du mot Grec eikonon, qui signifie images. Eikasia signifie imagination. Nous venons de mentionner que la faculté d’auto-observation est l’imagination, mais nous devons comprendre que la perception est double. Elle peut être objective, en harmonie avec Dieu, ou elle peut être subjective, filtrée par notre propre mental, nos défauts.

Maintenant, c’est vrai que nous ici dans ce corps physique voyons des images, eikonon. Au niveau le plus élémentaire, nous avons un type d’imagination pour percevoir physiquement. Nous avons un certain niveau de perception, mais cela ne signifie pas que nous sommes cognisants, conscients ou clairs sur ce que nous percevons. Plusieurs fois, nous voyons des choses mais ne comprenons pas ce que nous voyons. C’est notre problème fondamental. Nous recevons les impressions de la vie, qui pénètrent dans notre mental, et notre mental filtre les impressions et les étiquette avec des concepts. Par exemple, nous disons que nous savons ce que nous faisons dans un jour donné, mais si nous nous asseyons pour réfléchir et nous souvenir de nos états internes à un moment donné de notre matinée, de l’après-midi ou du soir, nous constaterons souvent qu’il y a d’énormes lacunes dans notre mémoire. Qu’avons-nous fait? À quoi pensions-nous? Qu’avons-nous dit à une certaine personne lors d’un entretien d’embauche ce matin? Si nous ne connaissons pas les détails, cela signifie que notre conscience est dans un état de sommeil profond, même si l’on peut être physiquement très actif. L’état d’Eikasia est une totale inconscience. Nous pouvons voir des images et des impressions, mais si nous ne comprenons pas ce que ces impressions sont dans le monde extérieur par rapport à notre monde intérieur, alors nous manquons d’une véritable conscience de nous-mêmes.

L’état de conscience suivant nous l’appelons Pistis, qui signifie croyance. Cela se traduit également comme foi, mais nous déclarons que cette dernière est une traduction erronée. Les croyances sont du mental, tandis que la foi est la cognisance directe de la vérité, connaître réellement quelque chose directement. Tant de gens qui parlent de la foi ne comprennent pas que ce qu’ils ont vraiment, c’est beaucoup de croyances, d’idées ou de concepts dans le mental ou le cœur qui ne coïncident pas avec la réalité. Ils n’ont jamais vérifié ce que ces écritures enseignaient. Ils n’ont jamais voyagé hors du corps, connu un état supra-conscient de samadhi en méditation, ou eu une expérience mystique ou extatique par laquelle ils ont été témoins ou ont contemplé Dieu (mushahadah).

Pistis vient de pistieo: « faire confiance, avoir confiance, fidélité, être fiable pour être sûr. » Pistis est le deuxième état de conscience et se rapporte aux croyances, concepts ou idées de l’intellect. C’est tout ce que nous avons lu que nous n’avons pas vérifié par l’expérience. Par conséquent, tous les milliers d’écoles philosophiques, toutes les personnes qui suivent une religion ou un enseignement mais n’ont jamais vérifié par expérience les enseignements de cette école ou religion donnée possèdent le deuxième état de conscience: Pistis.

L’humanité oscille constamment entre Eikasia et Pistis. Eikasia est barbarie, guerre, effusion de sang, violence, colère, sarcasme et toute la dégénérescence de la subconscience, de l’infraconscience et de l’inconscience au sein de l’humanité. Pistis fait référence à toutes les croyances et écoles qui se rapportent aux différents concepts que les gens ont sur Dieu, la religion et nous-mêmes.

Ce qui nous concerne le plus, c’est le troisième état de conscience transcendant connu sous le nom de Dianoia. Dianoia, nous disons que c’est la révision de la croyance. Cela signifie aussi directement « imagination ». Notez donc que nous avons Eikasia, qui signifie imagination, mais nous avons également Dianoia qui signifie la même chose. Il y a une double façon de percevoir la vie; nous pouvons la percevoir avec notre mental, notre ego, nos nafs, ou nous pouvons la percevoir objectivement avec notre Être (wujud). Dianoia signifie également « pensée, mental, perception ». Le mot « dia » signifie « complètement d’un côté à l’autre, ce qui intensifie le noia, signifiant mental ou noûs ». Donc Dianoia signifie changer d’avis, réviser votre mental dans son état commun et actuel.

Dianoia est une révision des croyances, une synthèse culturelle spirituelle et intellectuelle, une étude approfondie des Écritures avec une expérience directe de ce que les Écritures impliquent. Il se réfère à une analyse méditative profonde, à la connaissance de la vérité et à la perception directe de ses états internes. Notez que nous avons parlé d’attention (muhadarah), d’auto-observation ou de comptabilité interne (muhasabah) et d’introspection vigilante (muraqaba). Tout cela est une perception non filtrée par l’ego, nafs, les défauts et constitue la révision de notre mental ordinaire ou de notre psyché.

Nous tous, sans exception, possédons Pistis: nous avons certains concepts sur qui nous sommes, et lorsque nous commençons à nous auto-observer nous-mêmes, nous constatons que nous ne sommes pas ce que nous pensions être. Nous changeons nos concepts sur nous-mêmes; nous changeons nos croyances. Nous les révisons et nous développons un nouveau type de concept et de compréhension, qui est la perception éveillée, Dianioa, la cognisance de la vérité. Cependant, Dianioa n’est pas la fin. Nous avons Noûs, qui signifie « mental, intellect, intelligence ». Or, ces termes Grecs ont été utilisés par Platon et vous pouvez étudier La République, plus précisément « L’Allégorie de la Grotte », qui explique en synthèse ces quatre états de conscience. Nous avons expliqué dans différentes conférences la signification de cela, mais Noûs appartient à la conscience qui est unie au Christ, à Allah, notre Divinité Intérieure. Cela signifie que nous avons échappé à la bouteille du mental dans la médiation et en tant que conscience, nous nous sommes unis à notre Être, afin de rendre témoignage de Lui (mushahadah).

Dans ce type de perception, il n’y a aucune possibilité d’illusion, car on a la conscience de la divinité à travers la divinité, car comme l’enseignent les Soufis: « Je connais mon Seigneur par mon Seigneur. » Dieu se contemple Lui-même alors à travers le miroir de l’âme. Il n’y a aucune perception erronée dans notre psychisme interne. Noûs concerne le fait de être pleinement uni notre Être. Ceci est connu comme samadhi en Orient ou extase ou exstatuo en Latin. L’extase signifie se tenir en dehors de soi. Ex signifie être à l’extérieur; stabit ou statuo signifie se tenir debout. Cela signifie que nous échappons à l’emprisonnement subjectif de notre mental pour subsister en tant que Dieu ou s’unir à Dieu. Bien sûr, c’est très élevé. Développer pleinement cela, c’est parcourir le chemin complètement, mais dans la méditation, nous pouvons activer ces états de manière temporaire si nous persistons.

Divine Connaissance de Soi

Dans ce graphique suivant, nous montrons l’image de l’Arbre de Vie, la Kabbale Hébraïque, qui est la science mystique du Judaïsme. En tant que graphique, nous l’utilisons pour démontrer les différents états de conscience, de matière, d’énergie et d’être. Les niveaux les plus élevés sont les états de conscience les plus élevés, tandis que les niveaux inférieurs sont les plus denses. Nous utilisons ce diagramme pour étudier n’importe quelle religion: que ce soit l’Islam, le Judaïsme, le Bouddhisme, l’Hindouisme ou le Christianisme, car il nous apprend la structure de l’être humain, de l’âme, ainsi que de l’Univers.

Il y a un dicton de l’initié Soufi Abu Sa’id dans Ibn Manuwwar: Asrar At-tawid :

« Partout où l’illusion de votre individualité apparaît, il y a l’enfer. Partout où vous n’êtes pas, c’est le ciel. »

C’est très clair. Si nous sommes ici, si nous sommes identifiés avec notre mental, nous ne pouvons pas expérimenter l’Arbre de Vie, l’expression complète et la majesté, l’unité de Dieu, parce que le ciel est l’Arbre de Vie, ce diagramme. Si nous ne nous souvenons pas de Dieu, nous ne pouvons pas nous échapper ou rester en dehors de nous-mêmes, notre mentalité égoïste. Maintenant, où que l’ego n’est pas, c’est le ciel: ce qui signifie que nous révisons notre mental à travers Dianoia, nous nous tenons à l’extérieur de nous-mêmes, analysons qui nous sommes et nous nous échappons des limites de notre mental. C’est ainsi que nous pouvons à notre tour nous unir à notre Divinité Intérieure. Voilà donc le ciel. Le ciel est là où nous ne sommes pas. Si nous disons que nous nous connaissons, mais que nous ne connaissons pas Dieu, cela signifie que nous ne nous connaissons pas réellement, que nous ignorons beaucoup. Afin de pouvoir gravir l’Arbre de Vie, nous devons connaître cette science de la méditation et ce que nous appelons les « trois facteurs de la révolution de la conscience ».

Ici, nous avons une image de Muhammad chevauchant une créature mystique. Ceci est connu sous le nom d’al-Miraj, l’ascension du Prophète Muhammad dans les sept cieux. Dans l’Islam, ils parlent des sept cieux ou des sept dimensions, synthétisés par l’Arbre de Vie, qui peut également être organisé ou décrit comme neuf cieux dans la Kabbale. Ils peuvent donc sembler différents, mais ils expriment réellement la même chose.

Dans le mythe Musulman (et j’utilise le terme mythe non pas dans le sens d’une histoire inventée, mais comme enseignement allégorique et scientifique), nous voyons que Muhammad méditait sur la mosquée de la Mecque. Certaines traditions affirment même que sa tête était sur la pierre de La Mecque, comme dans l’échelle de Jacob. Or, la Ka’aba est la pierre cubique des Francs-maçons et la Ka’aba est une pierre noire se rapportant aux énergies vitales de notre corps. C’est là que dort le serpent, la Mère Divine Kundalini, car comme l’enseignait la mythologie Arabe pré-Musulmane, un serpent gardait un trésor à l’intérieur de la Ka’aba, nous rappelant que le trésor est Allah que nous devons conquerir à travers le serpent. Nous appelons ce serpent l’énergie sexuelle, et donc cette pierre sur laquelle le Maître dormait est l’endroit où il a eu une expérience profonde.

Il a été emmené par al-Buraq, qui en Arabe se traduit par « éclair ». On dit que cette créature a la taille d’une mule avec le visage d’une femme, le conte d’un paon et des ailes comme Pegase. Al-Buraq, « l’éclair », fait référence au pouvoir créateur de la Mère Divine Kundalini, parce que l’éclair en Nordique est la Rune Sig et le mantra sacré de la Mère Divine, dans la tradition Nordique, est « Sulu Sigi Sig ». Elle est ce pouvoir de l’éclair dans notre corps, le serpent qui dort dans notre pierre ou notre énergie sexuelle, qui peut s’éveiller si nous savons comment l’exploiter et travailler avec Elle à travers l’alchimie (Allah-Khemia, pour se fondre avec Dieu dans la magie sexuelle) et la méditation (Mushahadah). Nous pouvons gravir les sept cieux comme Muhammad.

Il a été emmené sur cette créature de la mosquée de la Mecque (Masjid al-Haram) au temple de Jérusalem (Masjid-al-Aqsa) et c’est là qu’il a gravi les sept cieux et a reçu de nombreux enseignements sacrés relatifs à l’Islam, mais aussi au Gnosticisme. Cette énergie, ce pouvoir créateur de Dieu, est représentée ici; nous pouvons voir qu’il est entouré de flammes, du feu de la Mère Divine, du pouvoir créateur sexuel de Dieu. Et cela a illuminé sa psyché. Ainsi, en conjonction avec la méditation et l’auto-observation, nous cultivons un état serein et travaillons avec les énergies de notre corps.

Maintenant, pour gravir ces cieux, nous devons être complètement absents de notre sens égoïste commun de nous-mêmes. Nous disons cela d’une manière très Zen. Cela ne signifie pas que nous nous oublions et ne prêtons pas attention. Cela signifie que nous abandonnons notre psychologie courante et actuelle en apprenant à prêter attention, à observer le mental. Ne vous identifiez à aucune impression à l’extérieur de vous ou à l’intérieur de votre mental, dans votre cœur.

« En général, c’est à la mesure de l’aliénation de son propre ego que l’on atteint la connaissance directe de son propre Seigneur. » – Al-Risalah: Principes du Soufisme

Connaissance à nouveau en Grec est Gnosis, et en Arabe est Marifah. Les Kabbalistes appellent cela Da’ath. Je n’ai pas mentionné cela au début, mais ce ne sont que des mots différents pour les mêmes enseignements.

« J’ai entendu Abu Ali al-Daqqaq dire: « L’un des signes de la Gnose de Dieu est l’accomplissement d’une crainte et d’une vénération profondes pour Dieu. Si la réalisation de quelqu’un s’accroît, sa crainte s’accroît. » » – Al-Risalah: Principes du Soufisme

Donc, plus nous nous souvenons de Dieu, plus nous avons de respect, de terreur et d’amour pour l’Être, pour cette force accablante et écrasante, si nous savons obéir à la volonté de notre Dieu.

« Et je l’ai entendu dire: « La Gnose nécessite un calme cardiaque tout comme l’apprentissage requiert un calme extérieur. Si la Gnose de quelqu’un s’accroît, sa tranquillité s’accroît. » » – Al-Risalah: Principes du Soufisme

Plus nous comprenons notre Être en profondeur, plus nous approfondissons notre méditation, plus nous développons de Gnose en nous-mêmes, plus nous avons de paix, plus nous avons de sérénité dans notre conscience et dans notre Être.

Ce chemin est le chemin de la paix. Nous avons donc parlé de djihad, d’efforts. La façon dont nous atteignons la paix est de lutter contre nos désirs et de pratiquer la mushahadah, qui est la contemplation dans la méditation. Il y a un dicton d’Ibn Karbala’i dans son Rawdat al-janan :

« Lorsque le chercheur réalise la station de contemplation (mushahadah), qui est le témoignage de l’essence de Dieu comprenant et englobant tous les phénomènes… »

Cela signifie que nous comprenons que Dieu est en tout, toutes les impressions, internes et externes à l’intérieur de ce moment, et nous percevons réellement ce fait. Nous ne projetons pas avec notre mental; nous ne sommes pas distraits par d’autres choses, mais conscients de la façon dont Dieu est présent avec nous.

« Ton Seigneur ne suffit-il pas, puisqu’Il est témoin de toute chose » (Sourate 41:53) – il est constamment témoin de lumières à travers les mundis invisibilis, le monde invisible. » – Ibn Karbala’i

Quelles sont ces lumières? En méditation, cela peut être de l’imagerie; ce peut être des symboles. Il peut s’agir d’expériences spirituelles. Plus directement, nous pourrions dire que cela concerne la compréhension de notre psyché et de notre intelligence, qui nous sommes en cet instant. Être témoin continuellement des lumières, c’est percevoir la perspicacité de votre Être, que vous ne pouvez percevoir qu’en ce moment en apprenant à faire attention.

« Dans une telle perspective mystique, ce monde et l’au-delà sont un dans le même. Cela ne peut être réalisé que par une vision qui est tout cœur et esprit, pas de vue liée par de la boue et de la poussière. » – Ibn Karbala’i

Encore une fois, nous parlons de deux types de vision – Dianoia et Noûs, qui est l’imagination objective et la perception de la vérité, la cognisance de Dieu. Cela contraste avec la nature subjective d’Eikasia et de Pistis, qui signifie la boue et la poussière de notre mental, les filtrations de notre perception via notre ego. Encore une fois, nous soulignons que le témoignage de la foi parmi les Musulmans, la shahadah, n’est validé que par la contemplation de la divinité (mushahadah). Ainsi, afin de réellement donner le témoignage de Dieu, nous devons avoir cette expérience dans notre propre psyché, dans notre propre conscience.

Nous avons ici l’image de l’Arbre de Vie et de l’être humain. L’être humain est donc l’Arbre de Vie. Dans la diapositive précédente, nous avons cette déclaration: « De ce point de vue mystique, ce monde et l’au-delà sont un dans le même. » Cela signifie que cet Arbre de Vie n’est pas seulement un concept abstrait à discuter ou débattre. C’est quelque chose de tout à fait pratique et directement liés à nous ici et maintenant. Ce monde est notre corps physique, qui est l’image à droite et l’au-delà est l’Arbre de Vie. Donc ils sont vraiment un dans le même.

L’Arbre de Vie est la carte de la psyché humaine, les différents niveaux de la conscience et de l’Être, ou notre humanité et notre divinité en d’autres termes. À droite, nous avons l’image de l’être humain avec ce que nous appelons les cinq centres de notre psychologie. À droite, nous voyons cette image de cinq centres de cinq cylindres de la machine humaine. Nous disons que le corps est une machine qui transforme la matière et l’énergie. De même, notre psyché est une machine qui n’est généralement pas contrôlée et gouvernée par Dieu, simplement parce que nous ne nous souvenons pas de notre Être; nous devons faire un effort avec le libre arbitre dont nous disposons pour travailler avec Dieu. Habituellement, ce qui contrôle ces différents centres de notre organisme, ce sont nos défauts. Les cinq centres sont où nos nafs, désirs, egos se manifestent.

Dans la tête, nous avons le centre intellectuel. Nous pouvons l’appeler le cerveau intellectuel. Un cerveau que nous disons dans le Gnosticisme appartient à un centre d’action dans lequel l’énergie et la matière peuvent être traitées soit physiquement, comme à travers la biochimie, soit psychologiquement à travers les énergies mentales. Nous avons le centre émotionnel ou le cerveau émotionnel lié aux processus d’émotion aimer, ne pas aimer; plaisir, douleur; amour-haine; etc. Au sommet de la colonne vertébrale, nous avons le centre moteur qui est la façon dont nous traitons le mouvement. Si nous y prêtons réellement attention, nous pouvons voir qu’une grande partie de notre élan pour bouger vient du haut de la colonne vertébrale. Cela explique pourquoi les personnes blessées à la colonne vertébrale sont paralysées parce que le centre moteur ne peut pas fonctionner.

Il y a une vertèbre qui relie le bas de la moelle oblongue au reste de la colonne vertébrale près de la nuque. C’est un moment critique, un point critique. C’est là que nous avons notre centre moteur. C’est un endroit très sensible. Nous avons également notre centre d’instinct qui est à la base de la colonne vertébrale, de l’os sacré ou du centre sacré. Les personnes engagées dans des activités telles que la boxe abusent de ce centre, où elles réagissent constamment. Le centre instinctif est lié aux réactions animales, comme lorsque nous nous brûlons la main sur un poêle et rétractons immédiatement notre main avant même de penser à la façon dont cela fait mal ou d’être bouleversé émotionnellement, car le centre instinctif fonctionne plus rapidement que l’intellect ou le cœur.

Nous avons également le centre sexuel lié à nos organes sexuels, qui est la composante opérationnelle la plus rapide de notre psyché. L’énergie sexuelle est la base de toute vie physique ainsi que de toute vie spirituelle, comme nous l’avons expliqué dans d’autres conférences et au sujet du pouvoir de la divinité, al-Buraq, l’éclair du Christ, la Mère Divine Kundalini. Ce feu sacré est précisément dans le centre sexuel, dans la base de notre colonne vertébrale aussi. Lorsque nous savons comment travailler avec cette force à travers le mantra, le pranayama, l’alchimie, nous apprenons à développer cette force à l’intérieur de nous.

Nous nous observons donc précisément à travers ces centres. Chaque défaut, chaque ego, chaque naf a ses propres façons de penser, ses propres façons de ressentir, ses propres façons d’agir. Ils ont tous différents types de mouvement. Ils peuvent être des ego très instinctifs, peut-être spontanés et brusques, comme si vous posez votre main sur un poêle et que vous réagissez. Il y a un ego impliqué, mais aussi si nous apprenons à devenir conscients, nous ne mettrons pas notre main dans le feu en premier lieu. Le fait est que l’ego utilise les différents centres à la fois. Certains egos peuvent avoir une prédominance vers l’intellect. Certains peuvent être plus émotifs. Certains peuvent être plus instinctifs; certains peuvent être sexuels. Cependant, chaque ego utilise chacun des trois cerveaux à tout instant. Mais, il y a généralement une prédominance dans les différents centres.

Nous pourrions dire que nous réagissons généralement avec l’ego, mais si nous devenons conscients, nous pouvons apprendre à réagir aux situations. Certaines personnes demandent: « Que se passera-t-il si je n’ai pas d’instinct? Ne serai-je pas incapable de réagir à une situation dangereuse telle que me brûler la main? » Si nous comprenons et détruisons nos instincts, alors nous deviendrons des citoyens conscients de l’univers, par lesquels nous ne nous autoriserons même pas à nous impliquer dans des situations où nous pourrions nous brûler la main! Par conséquent, nous n’avons pas besoin d’instincts: ceux-ci sont subjectifs et mécaniques, n’ayant rien à voir avec Allah (qu’Il soit loué et exalté). Alors ne pensez pas qu’en éliminant l’instinct, on n’a pas la capacité de réagir; nous développons la capacité de répondre à toute situation sans aucune interférence subjective de notre mental. Donc différents egos, nafs se manifestent dans différents centres avec une plus grande prédominance de l’un vers un centre particulier sur l’autre.

Au sommet de l’Arbre de Vie, nous avons les trois sphères appelées Kether, Chokmah et Binah; Père, Fils et Saint-Esprit. Donc, dans l’Islam, c’est Allah, car la Trinité est une seule lumière. Maintenant, de nombreux Musulmans de la tradition Orthodoxe soulignent qu’il n’y a pas de Trinité et que Muhammad (paix et bénédictions soient sur lui) n’a jamais enseigné la Trinité. Il n’a pas enseigné conformément à la dégénérescence de l’Église Chrétienne ou à la dégénérescence des Écritures Chrétiennes. Beaucoup de gens à cette époque (et même aujourd’hui) pensent que la Trinité était en fait un Père, un Fils et un Saint-Esprit physiques – des individus physiques, pas des principes spirituels.

Nous devons comprendre que la diversité est l’unité. Dieu s’exprime de nombreuses façons, mais il est une seule lumière. Il n’y a pas de contradiction entre les religions, comme l’a démontré la Kabbale. Lorsque les Musulmans rejettent la Trinité, ils le font du point de vue que Dieu n’est pas trois personnes anthropormorphiques. Au lieu de cela, les initiés savaient que Dieu est Un et que l’Unité a de nombreux niveaux d’expression, représentés par l’Arbre de Vie Kabbalistique. Maintenant Allah est Père, Fils, Saint-Esprit; Kether, Chokmah et Binah. Ce sont trois forces en une. Sous le triangle supérieur en bas à droite, nous avons Chesed, qui est notre Esprit (ruh), qui est Dieu, notre Père individuel. Notre Esprit est également une partie d’Allah, le Christ. Vous voyez Allah est aussi Chesed. C’est pourquoi lorsque les Soufis prononcent le mantra « Allahu », ils font référence au Père, Fils et Saint-Esprit, ainsi qu’à Hu, ou Hum, l’esprit. Ainsi Allah peut être vu comme Père, Fils, Saint-Esprit et l’Esprit, Chesed, l’Intime, le Bouddha Intérieur. La Divinité est une, mais s’exprime comme beaucoup.

L’Être a même Son Être aussi, qui est l’Ain Soph au-dessus de l’Arbre de Vie, notre étoile supra-atomique, comme nous l’avons expliqué précédemment, la lumière de la Sourate al-Nur. En termes Gnostiques, nous disons que l’Enfant Intérieur est notre Essence, notre Âme. Nous l’appelons l’âme qui est en développement, un bébé qui peut devenir un véritable être humain comme le montre l’Arbre de Vie. Le Christ (Chokmah) est également un enfant lorsqu’il se manifeste pour la première fois chez l’initié. Cet enfant grandit et se développe conformément à l’initiation (voir Le Mariage Parfait de Samael Aun Weor). L’Enfant Intérieur que nous disons concernant la psychologie Gnostique est l’Essence, mais cela se réfère également à l’enfant Christ.

Chesed est l’Esprit, qui est en Hébreu, El similaire à Allah. Les mêmes racines Sémitiques sont là. Nous représentons l’expression complète de la divinité et de notre humanité comme dix sphères, qui semblent distinctes, mais lorsqu’elles sont pleinement développées dans l’être humain, elles s’intègrent. Jalaluddin Muhammad Rumi, le grand maître et poète Soufi, a déclaré:

« Si dix lampes sont présentes à un endroit,

chacune diffère par sa forme d’une autre;

mais vous ne pouvez pas distinguer à qui est le rayonnement

lorsque vous vous concentrez sur la lumière. »

C’est le cas des Maîtres pleinement illuminés qui ont développé la lumière du Christ à l’intérieur, la lumière du Bouddha à l’intérieur, la lumière d’Allah. C’est le sens ésotérique de l’arbre de Noël: un Arbre de Vie pleinement illuminé, un Être parfait qui se connaît complètement.

Maintenant, à gauche, nous avons Geburah, qui est la conscience, l’Âme Divine. Au milieu, nous avons Tiphereth, qui est l’Âme Humaine ou la volonté, et en dessous, nous avons ce que nous appelons le « quaternaire inférieur », qui est une représentation de Netzach notre mental, Hod nos émotions, Yesod notre sexualité ou énergie vitale, et Malkuth, notre corps physique.

Par rapport à l’être humain, le centre intellectuel se rapporte à Netzach, le mental. Nous disons que Hod le corps astral se rapporte au cœur, le centre émotionnel, notre cerveau émotionnel. Nous avons Yesod lié à notre corps vital, nos énergies vitales. Nous avons également la sphère qui appartient à notre corps physique, Malkuth.

En synthèse, l’Arbre de Vie nous explique qui nous sommes en tant qu’être humain, en tant que conscience, en tant que psyché. Nous nous étudions également en fonction de nos trois cerveaux et en analysant notre composition, notre fonctionnement. Le travail entre maintenant en jeu lorsque nous observons les centres intellectuels, émotionnels, moteurs, instructifs et sexuels à la fois. C’est en comprenant ces centres et comment fonctionne l’ego, les nafs que nous nous connaissons. Puis en méditation (mushahadah), nous prions notre Mère Divine et notre Père Intérieur de nous aider à nous comprendre en profondeur. Cela commence en apprenant à s’observer en ce moment, en cet instant.

Le chemin de la Connaissance de Soi est celui dans lequel nous développons Dieu à l’intérieur. Nous faisons cela précisément en travaillant sur nos défauts à travers la méditation rétrospective et la façon dont nous comprenons nos défauts, tout dépend de la façon dont nous faisons attention, ici et maintenant, en cet instant.

Questions et Réponses

Question: « L’homme plus sage à l’intérieur » de Rudolph Steiner est-il la même référence que l’Être Intérieur de Samael Aun Weor?

Instructeur: Oui, Paul de Tarse dans l’Évangile fait référence aux deux hommes intérieurs: l’homme céleste et l’homme terrestre. L’homme terrestre est précisément Tiphereth, la volonté; Netzach, le mental; Hod, le corps astral; Yesod, l’énergie vitale et notre physicalité. L’homme céleste est Dieu au-dessus, qui est notre conscience, notre Esprit, (Ruh) et le Christ.

Noûs est un type de mental qui est uni à Dieu, la force du Christ. Nous avons des niveaux selon l’Arbre de Vie. Dianoia peut se référer à Malkuth jusqu’à Tiphereth. C’est un type de conscience dans lequel nous commençons à nous éveiller. La perception spirituelle entièrement illuminée se rapporte aux cinq Sephiroth ou sphères supérieures de l’Arbre de Vie, par lesquelles la divinité se manifeste. Noûs appartient à l’Âme Divine (Geburah la conscience divine) qui fait partie de Dieu l’Esprit à droite (Chesed), et Kether, Chokmah, Binah: le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

Maintenant, nous devons nous rappeler que Dieu n’entre pas dans l’impureté. Dieu n’est pas impur – seule l’Âme Humaine, notre volonté, peut obéir à Dieu ou tomber et obéir à notre ego. Notre ego est ce qui est impur, donc en tant que conscience ou âme, nous sommes vraiment une partie de Tiphereth dans différents corps. On pourrait dire que ce sont des sphères différentes de l’Être et de la conscience. Or, notre volonté peut suivre notre propre volonté, nos nafs ou nous pouvons suivre la volonté de Dieu, qui est notre Intime, notre Âme Divine et le Seigneur au-dessus. Noûs appartient à la perception illuminée qui est soit Geburah ou soit dans Chesed, le Christ au-dessus ou même au-delà de l’Arbre de Vie, qui est l’Absolu. Ain Soph appartient également à Noûs. Pour plus d’informations sur ce sujet, étudiez le Tarot et Kabbale de Samael Aun Weor.

Question: Samael Aun Weor et Sivananda parlent de mantraliser tout au long de la journée. N’est-ce pas faire autre chose que faire ce que nous sommes censés faire en le moment?

Instructeur: Oui, c’est une bonne question. Effectuer un mantra dans votre mental tout en faisant des activités, c’est nous aider à nous concentrer et à mieux effectuer nos activités. Or, généralement, lorsque nous travaillons avec un mantra (le mot mantra en Sanskrit signifie protection mental), c’est un moyen de contrôler notre mental. S’il est hors de contrôle ou si nous avons un certain événement de notre vie qui a été catastrophique, nous pouvons utiliser un certain mantra afin de nous calmer, de nous concentrer et de nous souvenir de notre Être. Nous utilisons donc des mantras pour nous aider à rester concentrés. Maintenant, un mantra devrait aider, lorsqu’il est fait consciemment, à rester extrêmement concentré. Généralement, notre problème est que lorsque nous travaillons avec un mantra, nous le faisons mécaniquement. Vous constaterez que c’est le cas si vous vous observez véritablement. Votre ego dit peut-être le mantra de manière incorrecte. Par exemple: le mantra « Klim Krishnaya Govindaya Gopijana Vallabaya Swaha ». Si votre mental ne le fait pas correctement, vous devez corriger votre mental et le faire correctement, consciemment. Il existe donc de nombreux mantras que nous utilisons dans cette tradition et nous ne voulons pas les utiliser mécaniquement, sur le pilote automatique. Si vous le faites avec concentration et souvenir de Dieu, cela vous aidera à vous concentrer sur les états du présent. Car, comme l’enseignent les Soufis:

« Le souvenir est un puissant soutien sur le chemin vers Dieu (Glorieux et Majestueux). En effet, il est le fondement même de ce chemin Soufi. Personne ne parvient à Dieu que par un souvenir continuel de Lui. Il y a deux sortes de souvenirs: celui de la langue et celle du cœur. Le serviteur atteint le souvenir perpétuelle du cœur en se souvenant de la voix. Cependant, c’est le souvenir du cœur qui produit un véritable effet. Lorsqu’une personne se souvient de sa langue et de son cœur simultanément, elle atteint la perfection dans son cheminement. » – Al-Qushayri, Al-Risalah: Principes du Soufisme

Question: La Gnose enseigne-t-elle que nous devrions avoir un mantra pour toute notre vie?

Instructeur: J’aime la pensée de Swami Sivananda à ce sujet parce que lorsque vous faites un mantra pour la vie, cela signifie que vous allez être entièrement dédié à la pratique. Je suis d’accord avec cela et je crois que ce qu’il dit est que vous devriez vous en tenir à un mantra au point que vous êtes pleinement émergé et concentré sans être distrait par d’autres choses. Au lieu de simplement faire un mantra un jour et un autre le lendemain, nous devrions pratiquer pendant de longues périodes de temps, de manière cohérente, avec un mantra.

Le fait est que nous avons des centaines de mantras dans cette tradition. Nous devrions utiliser le mantra jusqu’à ce que nous recevions les avantages, mais si vous sentez que vous avez un autre besoin qui émerge, il est bon de changer si vous en avez besoin. Maintenant, Sivananda est un Maître ressuscité, un Être pleinement illuminé. Il enseignait plus conformément aux enseignements des Poissons, qui est le signe astrologique associé à l’époque de Jésus jusqu’au début des années 1960. Or, l’Ère du Verseau est très différente; nous avons des besoins différents. Il s’agit d’un signe astrologique différent qui appartient à un autre type de révolution spirituelle. Je recommande que si vous travaillez avec un mantra, respectez-le au point où vous obtenez beaucoup d’avantages et beaucoup de résultats. Mais si vous sentez que des besoins différents émergent, changez-les si vous le souhaitez. Ne vous sentez pas obligé de rester avec un, mais Sivananda a raison de dire que lorsque nous faisons un mantra, nous devons tout y consacrer et ne pas nous laisser distraire par d’autres choses.

Question: Dans de nombreux livres de Samael, il mentionne que nous devrions vocaliser une heure par jour. Est-ce à dire que nous devons utiliser des mantras pour activer tous les chakras?

Instructeur: Vous le pouvez. Vous pouvez travailler avec tous les chakras ou vous pouvez travailler avec quelques-uns. Maintenant, différents mantras ont des avantages et des effets différents. Par exemple, si vous voulez développer votre clairvoyance, vous pouvez travailler avec le mantra « INRI », puisque la voyelle « I » est liée au Christ. C’est dans le livre Le Mariage Parfait. « ENRE » (Eh-n-reh) fonctionne pour la gorge. Vous avez le chakra du cœur avec le mantra ONRO. Vous avez le chakra du plexus solaire relatif à l’UNRU, et pour les poumons, l’ANRA.

Vous pouvez également travailler avec plusieurs chakras ou un seul, selon vos besoins. Par exemple, si vous voulez travailler le cœur, nous avons OM MASI PADME HUM. Rappelez-vous que Hum ou Hu est Arabe, c’est l’Esprit de Dieu. Les mantras sont partout dans la littérature de Samael Aun Weor. Le truc, c’est que si vous vocalisez pendant une heure, vous pouvez le faire avec tous les chakras ou avec quelques-uns. Cela dépend de vos besoins. Vous devez discerner intuitivement sur quoi votre Être veut que vous travailliez à ce moment-là.

Question: Dois-je entrer dans un état méditatif puis vocaliser?

Instructeur: Oui. Je dirais détendez-vous jusqu’à ce que vous soyez à moitié somnolent. Vous arrivez au point où vous avez l’impression de vous endormir – alors quand vous sentez que vous êtes à ce point, travaillez avec un mantra et cela stimulera beaucoup d’énergie psychique dans votre corps et votre mental.

Question: J’ai travaillé avec FA RA ON et mon corps a commencé à trembler et j’avais l’impression que j’avais un blocage qui m’empêchait de projeter l’astral et je pouvais sentir que mon corps astral était au-dessus et mon corps était collé sur mon lit. Et c’était comme s’il y avait une sorte de blocage.

Instructeur: Je l’ai vécu plusieurs fois. Habituellement, c’est un enseignement de votre Être pour vous dire que vous êtes identifié à quelque chose. Vous êtes identifié à votre corps. Personnellement, je me suis fait sortir de mon corps, mais ma tête était collée à mon corps physique. Dans mon cas, la divinité me disait que je suis trop intellectuel. J’ai donc dû apprendre à cultiver mon cœur pour pouvoir sortir plus dans le plan astral, le monde de Hod ou les émotions.

Votre expérience n’est pas nécessairement un blocage. La Divinité pourrait simplement vous enseigner que vous avez des attachements que vous devez surmonter. Le plus grand obstacle est votre propre ego, vos propres nafs, votre propre mental, donc lorsque vous surmontez votre mental en développant une réflexion méditative (fikrat), comme nous l’avons mentionné, alors vous pourrez contempler le royaume invisible de l’esprit, comme l’ont enseigné les maîtres Soufis. Contrôlez donc votre mental tout au long de la journée, alors la projection astrale devient facile.

Un mantra vous aide à contrôler votre mental. Il active également l’énergie psychique, qui vous aide à vous défendre ou à vivre une expérience spirituelle. Il existe de nombreuses fonctions pour les mantras. En règle générale, nous disons que cela aide à contrôler votre mental. De nombreux mantras sont également destinés à la protection, comme le Fons Alpha. Il y en a beaucoup dans cette tradition. Vous pouvez conjurer par le nom de Iod He Vav He, Jehovah, Christ ou Allah.

Question: Pourquoi y a-t-il tant de versions différentes des mantras?

Instructeur: Dans les livres, Samael Aun Weor explique ce que font les différentes consonnes dans les mantras, les différentes manières de mantraliser, que ce soit CHIS CHAS CHOS ou INRI ENRE ONRO, etc. Ce sont différentes façons de travailler avec le son, les vibrations et l’énergie afin d’alimenter notre perception consciente. Maintenant, vous pouvez avoir une affinité avec un mantra ou l’autre.

Je dirais, étudiez les livres et ils vous expliqueront à quoi servent les mantras. Il a donné de nombreuses variétés car l’humanité a de nombreux besoins. Une personne peut bien travailler avec OM MASI PADME HUM. Une autre personne peut bien travailler avec IAO. Une autre personne peut bien travailler avec RAM IO. Il existe différents mantras à des fins différentes et des besoins différents. Cependant, tous les mantras aident à fournir des énergies et des forces en nous pour éveiller notre conscience (muhadarah) et prendre conscience de la Présence de la divinité (hudur).

Question: Comment l’Arbre de Vie correspond-il à l’image des cinq centres de la machine humaine dans le dernier graphique?

Instructeur: Je vais vous donner une explication très simple, mais vous pouvez relier les sphères de différentes manières. Netzach est donc le mental. Il se rapporte au centre intellectuel. Nous avons le corps émotionnel, Hod, lié au centre émotionnel, puis nous avons Yesod lié à ce que nous pourrions dire nos centres moteur-instinctif-sexuel. On pourrait dire que ce dernier est un cerveau ou un centre avec trois aspects différents. Malkuth est notre corps, qui condense la façon dont nous manifestons notre mental, nos émotions et notre sexualité.

Si vous vous sentez dépassé par cette connaissance, je vous suggère d’étudier les livres et de prendre votre temps. Le fait est que lorsque nous étudions, nous devons équilibrer l’être et la connaissance. Lisez un peu, mais méditez beaucoup. Alors, prenez un livre et étudiez-le en profondeur. Je recommanderais, par rapport à cette conférence sur la Connaissance de Soi, d’étudier le Traité de Psychologie Révolutionnaire. Il explique ces trois centres et le chemin de l’auto-observation en profondeur.

Maintenant, lorsque vous lisez un livre, vous devez l’étudier ligne par ligne ou même chapitre par chapitre, en méditant et en réfléchissant à ce que vous lisez afin de pouvoir approfondir cela. Je dirais prenez votre temps avec les livres. Ne vous précipitez pas, car si vous mangez trop vite, vous pouvez avoir une indigestion. Comme je l’ai dit au début, trop de connaissances créent une confusion intellectuelle. La façon dont nous équilibrons notre lecture est la compréhension à travers la méditation. Nous pouvons lire de nombreux livres et n’avoir aucune expérience. Mais si nous lisons les livres avec modération, en équilibre avec notre pratique, alors nous commencerons à avoir des expériences des choses dont nous discutons. Nous commencerons à témoigner des mystères de la divinité (shahadah). C’est l’unification de la connaissance et de l’Être qui établit la compréhension. La compréhension est une foi authentique, quand vous savez réellement quelque chose de votre cœur. Cela cesse d’être quelque chose d’abstrait ou de vague. Il devient quelque chose de réellement concret et pratique.

Vous pouvez retrouver cet article en version anglaise : Marifah: Self-knowledge

Connaissance et Être