Écrit par : Gnostic Instructor   Catégorie : Gnose du Buddha Dharma

La Pleine Conscience a été enseignée dans toute grande religion, car la Pleine Conscience est la véritable base d’une compréhension spirituelle. Sans la Pleine Conscience, il ne peut y avoir de ‘’religion’’ – re-union avec la divin. La Pleine Conscience est l’activité de notre véritable essence. Quand nous comprenons ce qu’est la Pleine Conscience ; alors nous comprenons ce qu’est s’éveiller.

«Qu’est-ce que la Pleine Conscience? Voici ô moines, un moine observant le corps demeure énergique, compréhensif, attentif, ayant rejeté les désirs et les soucis mondains ; observant les sensations…, observant l’esprit…, observant les sujets différents, il demeure énergique, compréhensif, attentif, ayant rejeté les désirs et les soucis mondains.» – Bouddha Shakyamuni, Sathipatthana Sutra.

«Garde ton cœur plus que toute chose, car de lui viennent les sources de la vie.» – Proverbes

«La véritable connaissance qui peut réellement être à l’origine d’un changement interne fondamental en nous a sa base dans l’Auto-observation directe.» – Samael Aun Weor. Psychologie Révolutionnaire.

«J’enseigne à propos de la souffrance, son origine, sa cessation, et le chemin. C’est tout ce que j’enseigne.» – Bouddha Shakyamuni.

Les Quatre Nobles Vérités

Toute personne qui a étudié le Bouddhisme sait bien que l’Octuple Chemin est l’un des aspects fondamentaux des enseignements que le Bouddha Shakyamuni a donné à l’humanité. L’un de ses premiers enseignements fut les quatre nobles vérités, et dans ces quatre nobles vérités, de véritables aspects fondamentaux de la vie ont été définis. Ces aspects, bien sûr, tourne autour de la nature de la souffrance.

1- Toute l’existence est insatisfaisante et remplie de souffrance

2- La racine de la souffrance peut être définie comme une soif ou un accrochement aux choses erronées ;

3- Il est possible de mettre fin à la souffrance

4- L’octuple chemin est la voie pour trouver une solution à la souffrance et y mettre fin

La Quatrième Noble Vérité stipule qu’il existe une voie ou un chemin pour surmonter la souffrance, échapper à la souffrance. La quatrième Noble vérité est clarifiée plus loin par l’exposé de l’Octuple Chemin. Et bien sûr, l’Octuple Chemin fournit un plan de base, ou une structure de base, des fondations fondamentales sur lesquelles tout aspirant doit travailler.

1. Perception Juste
= Sagesse (Perception)
2. Intention Juste

3. Parole Juste
= Conduite éthique (Action)
4. Action Juste

5. Vocation Juste

6. Effort Juste

7. Pleine Conscience Juste               = Développement du Mental (Méditation)

8. Concentration Juste

Les huit sont subdivisées en trois grandes catégories : Perception, Action, et Méditation.
La synthèse de toutes, ou le point où toutes commencent, est à l’intérieur de nous. Pour vraiment appliquer et comprendre l’Octuple Chemin, ou en d’autres mots, les étapes pour sortir de la souffrance, nous devons apprendre comment mettre en pratique ces aspects. Et nous devons commencer en nous-mêmes. Avoir seulement une compréhension intellectuelle, ou une image mentale de la structure du chemin, est insuffisant. Nous avons besoin de cela. Nous avons besoin d’avoir une compréhension intellectuelle du travail ; nous avons besoin d’avoir une compréhension intellectuelle de la structure. Mais vraiment le travail ne commence pas jusqu’à ce que cette information, cette compréhension, n’aille au-delà de l’intellect et devienne quelque chose de pratique.

Une autre façon d’examiner cette même idée est que lorsque nous apportons une compréhension à l’intellect, nous construisons une image mentale, ou une formation mentale, une structure dans le mental, et c’est facile pour nous de s’arrêter là et de supposer que l’image mentale, ou la compréhension mentale, est suffisante. Mais bien sûr, dans la Gnose, nous savons que ce n’est pas le cas. Le vrai terme ‘Gnose’ veut dire expérience directe, ou connaissance directe. C’est quelque chose de personnel, quelque chose que nous acquérons par nos propres efforts. En vérité, toutes les grandes religions visent le même but. Elles cherchent l’expérience directe des vérités qu’elles expriment. Mais malheureusement, à cause de la nature de notre mental, nous n’arrivons pas souvent à acquérir cette expérience directe, et nous nous basons sur une simple croyance ou une compréhension intellectuelle.

Pour réellement donner un sens à l’Octuple Chemin, pour que nous expérimentions l’Octuple Chemin, il y a une des étapes que nous devons appliquer. Et sans cela, l’expérience du chemin demeure illusoire, impossible. Et cette étape, cette étape essentielle, inévitable, est la Pleine Conscience Juste. Vous pouvez faire tout l’effort juste que vous voulez, vous pouvez méditer, vous pouvez acquérir une grande compréhension de l’enseignement, vous pouvez lire plusieurs livres, et stocker beaucoup de connaissance dans le cerveau, mais si vous ne comprenez pas dans votre propre expérience pratique, ce qu’est la Pleine Conscience Juste, alors vous ne travaillerez pas sur ce chemin. Vous construirez à la place, des formations mentales. C’est une chose très subtile, particulièrement pour les occidentaux à comprendre. Ceci parce que la psyché occidentale est tellement habituée à construire des concepts dans le mental, que nous le prenons pour le travail avec la Conscience. C’est une grande pierre d’achoppement, et ce n’est pas quelque chose qui est communément surmonté ou comprise. Les raisons en sont multiples, en grande partie à cause du mental que nous avons et de l’égo que nous avons, mais secondairement parce que les traditions dans lesquelles nous avons tous grandi en occident ne mettent pas l’accent sur la nécessité de la Pleine Conscience juste. Il peut y avoir, par exemple, certaines écoles qui connaissent ce terme, qui parlent de la nécessité de la Pleine Conscience, mais elles ne possèdent pas les techniques pratiques et elles ne comprennent pas comment faire attention d’instant en instant réellement. Et à cause de cette incompréhension, les élèves procèdent en construisant des formations mentales très soignées et assez magnifiques, mais n’entre pas dans le véritable travail, parce que la Pleine Conscience n’est pas établie.

En vérité, l’établissement de la Pleine Conscience est un terrible défi. C’est à vrai dire une chose très facile d’acquérir une compréhension mentale de la Gnose, ou du Bouddhisme, ou du Christianisme, ou de toute autre religion ou école mystique. La compréhension intellectuelle est un jeu d’enfant comparée à l’établissement et le perfectionnement de la Pleine Conscience. C’est parce que l’intellect en lui-même est à vrai dire assez simple.

Même si nous disons que le mental est très compliqué et très dense, c’est que, la fonction de l’intellect est réellement basée sur un simple axe de dualité, qui est ‘’oui ou non, ‘’bien ou mal’’. Et cet axe nous force, ou nous encourage à formuler des concepts mentaux basés sur cette dualité. Quand nous acceptons ces types de formations dans le mental comme ‘’vérité’’, alors nous nous engageons automatiquement dans un conflit, parce que toute formation mentale est également opposée à une autre. Ainsi, les étudiants sont enfermés et embouteillés dans des arguments du mental, et n’établissent pas la Pleine Conscience véritable . La Pleine Conscience elle-même se trouve au-delà de l’intellect, au-delà du mental. Et à cause de cela, elle est très difficile à établir. C’est plus difficile pour nous en occident parce que nous sommes devenus si habitués au mental lui-même, avec l’intellect particulièrement.

Alors la chose intéressante est que même une sorte d’examen superficiel de toute écriture réelle, comme la Bible, ou le Koran, ou tous Sutras, fait ressortir un grand nombre d’indications sur le fait que la Pleine Conscience est la véritable base du travail. Mais, comme je l’ai dit, les religions établies, les orthodoxes, les sortes de pouvoirs conventionnels, pouvoirs religieux, ne mettent pas l’accent sur cela.

Si nous regardons dans la Bible, nous trouvons une citation qui dit ceci,

«Garde ton cœur plus que toute chose, car de lui viennent les sources de la vie.» Proverbes 4, 23

Ceci en soi est une indication que la vigilance, la Pleine Conscience, est la base de laquelle les sources de la vie émergent. Et ces sources, comme nous le savons dans la Gnose, sont profondément symboliques. En examinant cette citation, en méditant sur cette citation, nous trouvons que de l’établissement de la Pleine Conscience et de la vigilance vient un véritable développement de l’âme. Donc il est très important pour nous de comprendre ce qu’est la Pleine Conscience.

Qu’est-ce-que la Pleine Conscience juste? Qu’est-ce-que cela veut dire?

Conscience

En Occident, pour avoir récemment rencontré les enseignements du Bouddhisme et de l’Hindouisme, nous avons absorbé un nouvel ensemble de terminologie. Et nous avons combiné cette terminologie avec notre propre compréhension occidentale, qui malheureusement a entraîné l’incompréhension de plusieurs aspects clés du chemin. La Pleine Conscience est l’un de ces concepts, ou mots, qui sont très mal compris en occident. Ainsi, il est important que nous clarifiions ce que nous voulons exactement dire par le terme ‘Pleine Conscience’. Nous devrions le comparer avec des mots comme la Conscience, l’attention.

Les étudiants de la Gnose étudient la Conscience. Les étudiants du Bouddhisme étudient la Conscience aussi bien, mais ils n’utilisent pas ce terme. Ils l’appellent ‘mental’. Les étudiants de l’Hindouisme étudient la Conscience, et ils ont différents termes pour cela dépendant de l’aspect particulier qu’ils sont en train d’examiner, et pour qu’il n’y ait pas de confusion, je ne vais pas vous balancer beaucoup de termes. Mais ce qui est essentiel pour nous à saisir est que la Conscience elle-même est la perception. Mais cette perception n’est pas limitée aux sens physiques. Donc, quand nous avons la Conscience, nous avons l’habileté de percevoir. Quand vous regardez la Conscience de cette façon, alors vous pouvez comprendre que toutes les choses vivantes perçoivent, donc toutes les choses vivantes ont la Conscience. C’est quelque chose que l’intellect lui-même peut saisir plutôt facilement.

Et quand vous regardez la vie de cette façon, et vous regardez simplement le monde physique, vous pouvez voir que toutes les créatures qui existent maintenant sont capables de percevoir et par conséquent conscientes. Ce point de vue est différent de la tradition psychologique de l’occident. La tradition psychologique de l’occident dans sa sorte de point de vue orthodoxe, croit que seuls les êtres humains sont conscients. Mais réellement, la religion et la Gnose ne sont pas d’accord avec cela parce que nous comprenons la Conscience d’une manière très différente de la psychologie occidentale.
Si toutes les créatures sont conscientes, alors nous pouvons comprendre qu’il existe des niveaux ; il existe des grades de conscience. Il existe différentes qualités, différentes capacités. Et ceci est assez simple à voir quand vous comparez l’habileté d’une plante à percevoir avec l’habileté de l’animal. C’est évident qu’une plante puisse percevoir parce que les plantes réagissent aux phénomènes physiques. Elles réagissent à la lumière ; elles réagissent à la chaleur ; elles réagissent à toutes sortes de sensation. Certaines plantes réagiront en présence de la musique ; certaines plantes réagiront en présence d’une personne. Certaines réagiront en présence de différentes sortes d’animaux. Alors il existe la perception là, ce qui veut dire qu’il y a la Conscience là, au niveau de cette plante.

Il en est de même pour les animaux. Ils ont la Conscience et la perception à leur niveau.
Et bien sûr, nous avons un certain degré, ou certain niveau de conscience. Malheureusement, nous pensons que nous avons la quantité maximale d’une conscience disponible. Ce n’est pas vrai. Même dans la science traditionnelle, matérielle de nos jours, nos scientifiques nous disent que nous n’utilisons approximativement que trois pour cent de la capacité de notre cerveau. Le cerveau est simplement une machine, simplement un outil. Mais cet outil est en grande partie inutilisé. C’est un facteur important à comprendre. Qui ou qu’est-ce qui utilise cet outil, et pourquoi c’est seulement trois pour cent qui est utilisé? C’est un fait important, dans la Gnose, pour nous de comprendre. Les trois pour cent sont en réalité insuffisants. C’est un très petit pourcentage. Cela veut dire que les grandes portions de notre cerveau dorment. Et nous pouvons dire que la même chose est vraie pour notre système endocrinien, qui a aussi des capacités largement inexploitées. La question devient : comment utilise-t-on et active-t-on ces portions dormantes de notre psychologie? la réponse à cela vient en comprenant ce qu’est la Conscience et comment l’utiliser.

En revenant à notre terminologie, comprenant que nous avons la Conscience développée à un certain degré, nous comprendrions ensuite, comment l’utiliser et la développer davantage.

D’abord, nous devons chercher à comprendre si nous l’utilisons même. Juste parce que nous avons quelque chose, ne veut pas dire que nous l’utilisons. Nous voyons manifestement que c’est vrai dans le cas de notre cerveau physique. Nous sommes seulement en train d’utiliser un petit pourcentage.

Qu’en est- il de la Conscience elle-même? Comment utilisons-nous notre propre conscience? En toute probabilité, peu d’entre nous pourraient donner une réponse exacte à cette question. C’est vraiment une tragédie, parce que la Conscience elle-même est notre véritable nature intérieure. Mais demander à la définir, qui parmi nous peut réellement définir la Conscience? Demander d’exprimer ses qualités, qui parmi nous peut vraiment définir les qualités de la Conscience? Ce n’est pas facile à faire, et néanmoins nous croyons être conscients, ainsi il y a un peu de contradiction.

La fondation, le point de départ fondamental, de tout enseignement spirituel véritable, est de comprendre ce qu’est la Conscience et comment elle travaille. Maintenant, bien sûr, comme je l’ai mentionné, dans les traditions occidentales, cette compréhension est largement répandue. Vous pouvez trouver des signes de cela : les versets de la Bible, les versets du Coran. Vous pouvez trouver un peu plus d’information sur cela si vous examinez la tradition du Christianisme Orthodoxe Orientale, où ils ont une meilleure compréhension de la manière dont fonctionne la Conscience. Et il y a des écrits des Pères du Désert, il y a plusieurs centaines d’années, où ils expriment une compréhension claire des états de conscience qui sont au-delà de notre état normal, ce que nous appelons ‘l’état de vigile’. Mais,dans l’ensemble, nous aujourd’hui n’avons pas cette compréhension. Ainsi la Pleine Conscience Juste est la science qui nous dirige vers cette compréhension, pour parvenir à la compréhension de la Conscience elle-même.

Les Sens Physiques et le Corps

Nous avons commencé par parler de ces termes : la Conscience, l’attention, la Pleine Conscience. Si la Conscience est la perception, alors on peut l’assimiler à la lumière. Et comme nous sommes tous actuellement habitués à nos corps physiques, ou du moins la plupart d’entre nous le sont, nous pouvons dire que la perception de la Conscience arrive à travers le filtre des sens. C’est notre point de départ. Le commencement de la Pleine Conscience juste est en ce sens un rappel continuel particulier que ce que nous percevons est sensuel, est filtré par les cinq sens physiques que nous avons maintenant : le touché, le goût, la vue, etc…Les perceptions qui émergent, et qui parviennent à notre compréhension, sont filtrées. Elles ne sont pas pures ; elles ne sont pas complètes.

Dans le Bouddhisme, il existe un sutra célèbre appelé Satipatthana. Dans ce Sutra, le Bouddha examine les plans des quatre fondations de la Pleine Conscience. Ces quatre fondations sont réellement la base sur laquelle un moine ou un pratiquant de Shravakayana (communément appelé ‘’Hinayana’’), ou d’autres écoles du Bouddhisme pratique. Ces fondations sont la base de leur focalisation spirituelle entière. Ceci est simplement la Conscience de soi. Ils commencent par développer une observation continuelle du corps, ou en d’autres mots, des sens. Vous trouvez la même technique en Hindouisme. Cette Pleine Conscience du corps est d’être continuellement conscient des sensations qui émergent, et qui ainsi transmettent l’information à notre compréhension, dans la Conscience elle-même.

En cet instant même, nous recevons tous, à l’intérieur de nos corps physiques tous types de données sensorielles, mais nous sommes complètement inattentifs à cela. La raison est que nous sommes identifiés au mental. Nous sommes piégés dans la pensée dualiste, dans la comparaison, et dans l’association. La base, le point de départ, pour la Pleine Conscience, est de commencer à devenir conscient de notre présence physique, et de nous établir fermement dans la Conscience, comme un observateur du corps. Cela semble à l’intellect, assez simple. L’intellect dit, ‘oh oui, c’est facile. Pas de problème. Je comprends cela. Mais ce n’est pas assez pour moi.’’ Cela parce que le mental ne le comprend vraiment pas. Le mental lui-même, l’intellect, n’est pas celui qui observe. C’est la Conscience qui observe. C’est un autre point de frustration pour beaucoup d’étudiants. Ils essayent d’utiliser l’intellect comme un outil d’observation, et ce n’est pas possible. L’intellect n’est qu’un outil de comparaison. Donc, quand nous recevons les sensations et nous nous observons, si nous sommes en train de comparer, nous devons surveiller cela attentivement. Sur quelle base sommes-nous en train de comparer?

Il existe des techniques, particulièrement relatives à la tradition de Satipatthana, dans laquelle on observe le corps, et analyse les sensations qui émergent. On compare ces sensations sur la base d’un simple axe de dualité. Ces sensations sont-elles agréables ou désagréables? Cette comparaison appliquée correctement peut être bénéfique. Mais ça utilise toujours l’intellect, donc c’est une étape introductive de l’observation. C’est une utilisation erronée. Nous sommes à l’étape introductive du chemin. Nous devons profiter des capacités et limites que nous avons maintenant. Travailler à l’intérieur où nous sommes. C’est pourquoi Bouddha a enseigné cette technique. Quand vous observez le corps, observez les sensations qui émergent. Si vous êtes piégés dans le mental, regarder comment le mental lui-même est un piège. Ainsi, quand une sensation survient, quand vous sentez être assis dans une chaise, observez ces sensations. Sont-elles agréables ou désagréables? Et ensuite, observez comment votre mental réagit-il à cela?

Une autre technique simple, mais très efficace: soyez conscients des sens eux-mêmes. Par exemple, êtes-vous conscients de vos yeux? (parce que vous voyez). Et je dirais qu’il n’y a probablement que quelques temps dans notre vie où nous avons été conscients de nos yeux. Combien de temps avions-nous été vivant et n’avons pas vraiment réalisé ce fait? C’est un manque de Pleine Conscience. L’application de cette technique, d’être profondément conscient de la manière dont l’information est reçue par nos sens, établie une très forte fondation pour la Pleine Conscience, parce que les étudiants activent leur capacité à observer continuellement.

La Méditation en elle-même est simplement une extension de cette capacité. Si vous êtes frustrés par la Méditation, la réponse pour trouver une solution à votre frustration est probablement ici : Apprendre à être pleinement conscient, et la Méditation devient facile. La Méditation est en fait un art extrêmement simple. Ce qui la rend difficile est notre mental. La Méditation est un outil, ou une technique, qui est naturelle pour l’âme, aussi naturelle que la respiration l’est pour le corps physique. Notre corps physique respire automatiquement. De la même manière, la Conscience comprend automatiquement. Mais pour que cela arrive, le mental dualiste doit être dissout.
Mais pour nous, le mental demeure un obstacle et c’est un blocage. Ainsi, nous commençons à être pleinement conscient, du corps d’abord. Quand cette Pleine Conscience est établie, quand nous progressons véritablement dans le fait d’être continuellement présent dans le corps, alors nous commençons à établir ce que nous appelons l’Auto-observation. L’Auto-observation est la même chose que la Pleine Conscience.

Auto-observation

En termes strictes, être pleinement conscient veut dire ‘se rappeler.’ Être pleinement conscient à ce que vous êtes en train de faire signifie d’être conscient de ce que vous êtes en train de faire, réaliser que vous êtes en train de faire quelque chose. Et bien sûr, la plupart du temps nous n’avons pas cette conscience. Nous sommes assis sur notre chaise et nous ne sommes pas activement conscients que nous sommes assis sur une chaise. Nous sommes assis sur une chaise, et ensuite nous commençons à penser des choses. Nous commençons à rêver, à imaginer. C’est le pouvoir associatif du mental dualiste : travailler par associations pour nous amener hors du moment présent.

Soyez conscient de cela dans le cours de cette conférence. Combien de fois votre mental ne vient-il pas et dit, ‘Oh oui, cela me rappelle ceci,’’ ou, ‘je me rappelle quand ceci s’est passé’’ ou ‘Et si ça se passait?’ Passé et futur. Pensée associative. Cela s’appelle la distraction, et quand ces distractions émergent, nous sommes identifiées. Quand nous sommes identifiés, nous ne sommes pas conscients. Nous tombons dans le sommeil psychologique.

Les distractions peuvent émerger de chacun de nos trois cerveaux : intellectuellement, émotionnellement, ou par la sensation. Elles peuvent émerger physiquement, et peut être nous avons une sensation très agréable, ou une sensation très désagréable, et cette distraction stimule le mental à commencer à associer d’autres images et idées. Et avant que nous ne nous en rendions compte, quelques minutes sont passées et quand vous réalisez cela et que vous revenez à l’écoute de la conférence, vous n’avez aucune idée de ce que je suis en train de dire. Et cela vous prend une minute pour vous rattraper. Je suis sûr que tout le monde sait ce dont je parle. C’est une forme d’hypnose. C’est la manière dont notre propre ego, ou notre mental, hypnotise la Conscience en utilisant la pensée associative et discursive.

La Pleine Conscience est le premier antidote à ce problème. Se rappeler continuellement d’être présent, c’est la Pleine Conscience ; voici comment nous devenons pleinement conscient. Et en manifestant continuellement cette observation, nous établissons la continuité de la Conscience. Les gens demandent souvent, ‘c’est quoi l’Auto-réalisation? Qu’est-ce-que cela veut dire?’’ La base de l’Auto-observation est la continuité de la Conscience. De cette continuité émerge toute splendeur de l’âme. Si nous sommes distraits, si nous sommes absorbés par la pensée discursive, ou le mental dispersé, alors nous n’avons pas la continuité de la Conscience, nous avons la Conscience dispersée, la Conscience divisée : la Conscience divisée en différents paquets, en plusieurs distractions, en différents événements.

Alors nous pouvons affirmer qu’à tout moment donné, nous avons une large variété de pensées, de sentiments, et de sensations qui émergent, tout ce qui détourne notre attention. Et nous tendons à faire la navette, entre eux.’ Oh, je dois faire ceci ou cela. Oh, je me rappelle ceci. Oh, qu’en est-il de cela? Peut être que ceci doit arriver. Peut être que cela doit arriver. C’est tout à fait très discontinue, très chaotique, et démontre un manque de Pleine Conscience.

La personne pleinement consciente, celle qui établit la pratique qui consiste à être pésé, ne résiste pas au mental. La personne pleinement consciente ne résiste pas à la sensation. La personne pleinement consciente observe. Quand une sensation émerge, on l’examine. C’est tout. Quand un sentiment émerge, on l’examine, mais on en est séparé.
Ce sens de séparation semble être assez confus pour l’étudiant, mais c’est réellement simple, et n’exige pas du tout l’intellect pour ce faire. C’est un effort de la volonté et de la Conscience, et il est assez simple.

Si un sentiment émerge de votre corps, une sensation, vous observez cela. Vous n’êtes pas la sensation. Si vous observez votre corps tout de suite, je suis sûr que vous pouvez découvrir une sensation qui est assez forte pour vous d’observer, et reconnaître en vous-mêmes, tout de suite, il y a une sensation là, dans votre pied, dans votre bras. Mais vous, en tant qu’observateur, n’êtes pas la sensation. Vous avez établi là, la perception de cette distinction. L’intellect n’a pas du tout besoin d’interférer avec cela, donc ne lui faites pas appel. Observez simplement.

Remarquez que quand un bruit se produit, vous observez le bruit. Il émerge, et s’en va. Quand je prononce un mot, énonce une phrase, ça émerge, et s’en va. Vous n’êtes pas ces mots, mais vous les observez. Votre cerveau n’est pas ces mots. Même la manière dont cette information est traduite en votre compréhension-ce n’est vous. Le commentaire que vous entendez en vous concernant ce que je dis n’est pas non plus vous. Vous devez rester cachés. Restez séparés. Et à un certain point vous arrivez à se rendre compte, que derrière les sens, derrière le corps, derrière les sentiments, derrière la pensée, se trouve la pure perception. Expérimenter cela n’exige aucun livre. Cela n’exige rien d’autre que votre effort. Cette expérience vous transforme, quand vous percevez réellement en vous-mêmes, en ce moment, que vous êtes un observateur, qui n’exige aucune pensée, ou sentiment, ou sensation. Vous êtes en train d’établir l’Auto-observation, la Pleine Conscience. La continuité de cet état est la base de votre révolution spirituelle intérieure. Et au moment où vous perdez cela et commencez à penser et à se délecter de vos sentiments, délecter de vos sensations, vous retournez au sommeil.

Remarquez combien il est difficile de maintenir cette continuité de l’observation. Cela demande beaucoup de volonté, et demande beaucoup d’effort. C’est ce que nous désignons dans la Gnose par l’Effort Juste. Et c’est également ce que nous désignons dans la Gnose par la Perception juste. Et c’est ce que nous désignons par l’Action juste. Ainsi, toutes les étapes de l’Octuple Chemin sont unifiées dans la Pleine Conscience juste. Cet Octuple Voie est unique. C’est la Quatrième Noble Vérité. C’est: ‘et il y a une Voie pour surpasser la souffrance.’’ Cette voie est de devenir conscient. Pour s’éveiller, nous devons commencer à cet instant, en étant ÉVEILLÉ.

Il est important de clarifier un point: même ceux qui apprennent la magie noire apprennent à être pleinement conscients. Même ceux qui apprennent le tantrisme noir, qui apprennent la sorcellerie, apprennent à se concentrer. Et ils apprennent à être pleinement conscient. Alors, quelle est la différence? qu’observez-vous, et comment l’observez-vous?

L’établissement de la Pleine Conscience est très critique. Il n’y a aucun doute la dessus. Toute écriture a mis un accent sur cette nécessité. Toute tradition sait et comprends que la Pleine Conscience est la base à partir de laquelle nous expérimentons la vérité. La magie noire enseigne la même chose. Ceux qui enseignent les faux-chemins enseignent également comment méditer, comment se concentrer, comment observer. Mais ils enseignent d’une autre manière. La différence est ceci : Pour travailler en vue de la pureté psychologique et de l’élévation spirituelle (le chemin blanc ou de la main droite), la Pleine Conscience est établie en s’assurant que la Conscience, l’attention, est séparée de la pensée, de l’émotion, et de la sensation, et nous devons voir que leur nature inhérente est illusion. Et au milieu de ce type de vision doit se trouver un fort amour conscient pour les autres ; la combinaison de ces deux est appelée Bodhichitta.

Simplement développer la Pleine Conscience dirigée à travers une force de volonté est une bonne chose, mais ce n’est pas tout. Le magicien noir apprend aussi à se concentrer, méditer, fixer. C’est ainsi qu’ils autonomisent leurs travaux : mais la Conscience qu’ils apprennent à diriger est une Conscience conditionnée, qui est piégée dans la fierté, la colère, la peur, la luxure, l’envie. C’est pourquoi nous disons que nous avons besoin de comprendre tous les aspects de l’Octuple Chemin. L’action concerne l’éthique : ce qui est vrai et ce qui est faux.

Se concentrer est une affaire facile. Quand nous sommes identifiés à un sentiment, nous pouvons nous concentrer très bien. Quand quelqu’un nous trahit, nous n’avons aucun problème à penser à cela continuellement et à se focaliser sur cela d’instant en instant. Quand quelqu’un nous met en colère, nous n’avons aucun problème à être continuellement pleinement conscient de cette colère. La bonne chose à faire est d’être pleinement conscient de ces sentiments, conscient de cette colère, mais en être séparé, de reconnaître que la Conscience libre ne ressent pas de la colère, la Conscience libre est cette Essence, qui est divine. L’Être intérieur n’est pas une victime de ces sentiments. Nos véritables parties les plus profondes ne s’identifient pas à ces sentiments et sensations. Alors nous devons comprendre comment appliquer la Pleine Conscience, comment utiliser les outils qui sont en nous.

Être conscient, vous pouvez le dire, est très similaire à la Pleine Conscience. Ainsi quand nous continuons spécifiquement avec notre terminologie, nous commençons à chercher ce qu’est la Pleine Conscience et ce qu’est la Conscience. Être pleinement conscient est une sorte de terme général. Cela veut dire se rappeler ce que nous faisons, être continuellement présent. Dans le Bouddhisme Tibétain, ils appellent cela souvent ‘le mental collé’. Et ce terme est très intéressant parce qu’il illustre le fait que la Pleine Conscience est cette capacité à être continuellement vigilant, continuellement en observation. Il évite que nous oublions ou perdions l’attention de l’objet que nous observons.

L’attention est focalisée ; dirigée. Alors nous pouvons dire de cette façon que c’est plus ou moins une torche ou un laser, parce que c’est une force très concentrée, et très dirigée. Dans la pratique de la Méditation, quand nous apprenons premièrement à nous concentrer, nous prenons un certain type d’objet et apprenons à maintenir notre attention la-dessus. Cela veut dire que nous apprenons comment devenir exclusif, comment focaliser l’attention exclusivement sur une chose. Le but à ce niveau est de développer un point focal, Pratyara, Shameta. Ce point focal est simplement le développement de l’attention, la Conscience dirigée.

D’autre part, la Conscience est générale. Elle est diffuse. Et en ce moment, votre attention, espérons, est sur ce que je suis en train de dire. Mais au même moment, vous pouvez être conscient de votre environnement. C’est la différence. Le troisième aspect est d’être pleinement conscient de tout cela. La Pleine Conscience est le mental collé. C’est à ce rappel d’instant en instant, que vous faites attention, et dont vous êtes conscients. Alors, nous ne devrions pas utiliser ces termes de manière inter changeable, et malheureusement, à cause de notre paresse et de notre incompréhension, nous le faisons. Mais cela nous aidera à comprendre les enseignements si nous les utilisons dans le bon sens.

Les Quatre Fondations de la Pleine Conscience

• La Pleine Conscience du corps (Pali: kāyā): kāyasati et/oukāyagatāsati (S. kāyasmṛti)

• La Pleine Conscience des sentiments (ou sensations) (vedanā): vedanāsati (S. vedanāsmṛti)

• L’établissement de la Pleine Conscience du mental (ou la Conscience) (cittā): cittasati (S. cittasmṛti)

• La Pleine Conscience des objets du mental (ou qualités) (dhammā): dhammāsati (S. dharmasmṛti)

Ces quatre fondations sont ce que nous avons décrit plus loin.

Les Bienfaits de la Pleine Conscience

La Pleine Conscience procure réellement d’importants bienfaits à notre pratique spirituelle et à tout autre domaine de notre vie.

Le premier bienfait de la Pleine Conscience est qu’elle est une activité de la Conscience qui nous évite d’oublier ce sur quoi nous sommes focalisés. Pouvez-vous imaginer combien le monde serait-il meilleur si les gens restaient éveillés à eux-mêmes lorsqu’ils conduisent, font fonctionner les machines, font voler les avions, parlent à leurs enfants,etc….?

Dans la Méditation, quand nous apprenons à se concentrer, c’est notre premier défi, parce que nous oublions continuellement ce que nous observons, parce que le mental nous distrait. C’est pourquoi au début de la Méditation la chose la plus importante pour nous à développer est la Pleine Conscience ; se rappeler que nous méditons ; ne pas oublier que nous méditons. Ceci demande un effort, parce qu’au début, l’étudiant choisit son objet d’observation, l’observe, et en l’espace de quelques minutes, pense à quelque chose d’autre, est en train de rêver, et oublie qu’il est supposé être en en train de méditer, et peut être que quinze minutes, vingt minutes, sont passées et alors il revient et réalise, ‘Oh, je suis supposé méditer. J’ai oublié.’ L’antidote est la Pleine Conscience.
Ce que ce fait illustre est que l’étudiant n’est pas pleinement conscient durant la journée? Cet étudiant est distrait toute la journée en pensant, en sentant. Alors il est conseillé à l’étudiant d’être pleinement conscient au cours de la journée. Être conscient de ce qu’il fait tout le temps. Une bonne pratique pour cela est : faire une seule chose à la fois. Faire une chose à la fois. Faites-le avec une grande attention et un grand soin, et vous développerez la Pleine Conscience.

Le second bienfait de la Pleine Conscience est qu’elle porte notre attention sur l’objet pour une longue durée.

De nouveau, nous avons besoin de ça dans la méditation. Pour réellement comprendre toute chose, tout phénomène, nous devons portez notre attention là-dessus. Mais si nous n’avons la Pleine Conscience, qui est le rappel continuel de ce que nous sommes en train de faire, alors l’attention se laisse distraite par les pensées, par les souvenirs, par les désirs. Non seulement la Pleine Conscience évite l’oubli, mais elle permet d’établir l’endurance pour résister à la distraction du mental.

Le troisième bienfait de la Pleine Conscience est qu’elle aide à maintenir une continuité de familiarité.

Lorsque vous observez une chose donnée, être pleinement conscient c’est être conscient à ce que vous avez vu d’autre. C’est particulièrement important dans la Méditation, parce que quand vous méditez, vous avez besoin de conscience, de la Pleine Conscience, pour que quand une pensée émerge, vous la voyiez avant. Nous n’avons pas cela en ce moment ; c’est pourquoi nous sommes distraits.

Ceci est également vrai durant tout le jour. Nous ne réalisons pas que la plupart des pensées que nous avons eu aujourd’hui, nous les avons eu hier. La majorité se répète. La plupart des sentiments que nous avons aujourd’hui, nous les avons eus hier. Mais parce que nous ne sommes pas pleinement conscients, nous ne réalisons pas que nous sommes constamment en train de répéter les mêmes sensations, les mêmes pensées, et les mêmes sentiments. Avec l’application de la Pleine Conscience nous commençons à reconnaître cela. Et alors ces mêmes pensées, ces mêmes sentiments, et ces mêmes sensations, deviennent un stimulant pour la Conscience. C’est la première étape en apprenant à utiliser le mental contre lui-même. Avec la Pleine Conscience, nous commençons à voir la mécanicité du mental. Et quand une pensée émerge, la Pleine Conscience se rappelle, ‘j’ai déjà vu cette pensée’’. Nous pouvons nous en séparer immédiatement et ne pas y être identifiés. Cela produit la compréhension.

Concentration

La vraie concentration est construite sur cette base. La concentration est réellement bâtie fortement. Nous avons tous la faculté de faire attention à un certain degré ; juste peut être pas pour longtemps. Il semble que le DAD ou le Désordre de l’Attention Déficitaire est devenu extrêmement répandu en ces temps, à cause de la nature du mental que nous cultivons. Notre média, notre style de vie, nous encourage à être distraits, à ne pas avoir la continuité de l’attention, alors nous nous ennuyons très rapidement. Nous perdons la faculté à focaliser notre intérêt sur une chose donnée, car nous sommes tellement identifiés au fait de recevoir de nouvelles sensations tout le temps. Alors nous écoutons une conférence et pensons, ‘Oh, j’ai déjà écouté cette conférence. Je n’ai plus besoin de l’écouter.’ C’est faux. Si vous connaissiez vraiment les contenus de la conférence, vous seriez éveillés. C’est simple. la Conscience a besoin d’apprendre, et la Conscience apprend par l’attention dirigée. Le mental animal se plait dans la distraction, et le mental animal est la base de la souffrance. Donc pour transcender la souffrance, nous devons arracher le pouvoir au mental animal. C’est seulement possible en retirant la Conscience. Nous faisons cela en établissant la Pleine Conscience et l’attention.

L’attention, focalisée, disciplinée, devient la concentration. La concentration est la méthode par laquelle nous comprenons. Et la compréhension, qui n’est pas une capacité de l’intellect, est une capacité de la Conscience, ou de l’âme. La compréhension est la base du développement spirituel. C’est la compréhension du vrai et du faux. C’est la compréhension des huit étapes du Chemin, de l’Action Juste. C’est la compréhension de la souffrance. Alors parvenir à la compréhension de la souffrance n’a rien à voir avec le mental en termes de mental actif. Cela a trait à la compréhension de ce mental.

Vous ne pouvez pas comprendre le mental avec le mental. Le ‘Je’ ne peut pas saisir le ‘Je’. Il existe des étudiants gnostiques qui ont cette idée erronée qu’on ne peut pas comprendre l’égo dans le Samadhi ou la Méditation. Le Samadhi, ou l’extase que nous atteignons par la Méditation, est l’absence du ‘Je’. Le Samadhi est l’expérience de la Conscience libérée complètement de l’égo, même si c’est une petite conscience, trois pour cent, disons. Mais quand l’essence est extraite de l’égo, elle expérimente l’extase, le bonheur. Ce n’est pas une sensation physique. C’est une expérience complète de tous les potentiels de la Conscience. C’est visuel, c’est sensé, cela a de la chaleur, de la lumière. Et c’est seulement quand nous sommes libres du ‘Je’, que nous pouvons vraiment comprendre le ‘Je’. Lorsque nous sommes piégés à l’intérieur de l’ego, nous ne pouvons pas le voir. Nous ne pouvons pas réellement le comprendre. Alors s’échapper du mental, de l’ego, est la base de la compréhension. Et cela s’appelle Samadhi. Atteindre le Samadhi est basée sur l’attention dirigée et la concentration, qui à leur tour sont basées sur la Pleine Conscience.

Encore une fois nous revenons à l’importance de la Pleine Conscience dans notre pratique. Pour réellement développer la capacité de la Pleine Conscience, nous devons voir en nous-mêmes pourquoi nous ne sommes pas pleinement conscients. C’est une affaire de pratique. C’est pour cela que nous l’appelons ‘l’Auto-observation.’ Parce que le terme ‘Pleine Conscience’ est une sorte de petite vague ; ce n’est pas assez spécifique. Mais quand nous utilisons le terme ‘Auto-observation’, c’est assez clair. Nous devons nous surveiller continuellement. Et dans cette surveillance, nous devons chercher quelque chose de spécifique. Nous devons chercher pourquoi nous ne sommes pas vigilants.
Nous devons ramenez la Conscience à elle-même. Cela stimule la croissance. Quand vous commencez à voir, et à faire attention à la manière dont vous faites attention, alors vous réalisez comment vous faites attention. Quand vous devenez pleinement conscient de la manière dont vous êtes pleinement conscient, alors vous pouvez réellement comprendre la Pleine Conscience. Mais essayer simplement d’observer en apparence est extrêmement difficile. Donc utilisez cette astuce. Devenez conscient de la manière dont vous êtes conscient. Observez la manière dont vous observez. Et vous progresserez rapidement. Vous comprendrez beaucoup. Et ce que vous trouverez est que votre observation, vos pouvoirs d’observation, sont continuellement détruits par la pensée discursive, par le mental dispersé, par les désirs-les souvenirs, les fantaisies, les peurs, la fierté.

Être pleinement conscient, réellement pleinement conscient, demande peu d’effort. C’est la fonction naturelle de la Conscience. Et je sais que cela peut paraître contradictoire. L’effort est de libérer la Conscience ; mais quand il libre, la Conscience est naturellement pleinement consciente.

Si vous devenez tendu, vous le pratiquez mal. C’est un autre point. La Pleine Conscience est quelque chose basée sur la relaxation. Relax. D’instant en instant, se détendre. La tension est produite dans le mental. Quand le mental est tendu, quand le mental est en conflit, le corps devient tendu. Alors détendez le corps et observez le mental.
Le moine ou la nonne, ou le pratiquant, quand ils apprennent le Satipatthana, cette technique de la Pleine Conscience, ils commencent par observer le corps et à le détendre. Continuellement. Et le Maître Samaêl Aun Weor a écrit assez clairement, ‘je me détends continuellement d’instant en instant’. L’auto-observation est basée sur la relaxation, et donc sur la Méditation. La tension est un obstacle. La tension est produite dans le mental par le conflit, par les désirs qui sont en conflit avec la réalité. Donc nous nous détendons, nous observons le corps. Avec l’établissement de cette Pleine Conscience du corps, nous commençons à regarder plus profondément, nous commençons à observer nos sentiments, nous commençons à observer nos pensées.

Il existe une technique qui est souvent enseignée en combinaison avec ces techniques, et dans le langage Pali ils appellent cela Anapattasati. Et ce n’est que la Pleine Conscience de la respiration, observer la respiration. C’est une technique très commune. C’est une technique très effective. Alors si vous étudiez tout type de Bouddhisme, ils étudient cette technique. C’est aussi connu dans le Christianisme, c’est connu dans l’islam, c’est aussi connu dans la Gnose. La base sur laquelle travaille Anapanasati est d’être pleinement conscient continuellement au processus de la respiration. La raison de cette pratique, ou l’effectivité de cette pratique, est qu’elle n’est pas basée sur une idée. Cela n’a rien à voir avec quelque sorte de concept ou pensée. Quand vous observez la respiration, vous n’observez pas l’idée de cette respiration. Vous n’observez pas la qualité émotionnelle de cette respiration. Vous observez ce simple fait. Et vous observez que ce n’est jamais le même. Alors cette pratique produit un grand bienfait.

Quand vous êtes vraiment pleinement conscient de la respiration, vous finissez par saisir consciemment que toute chose est impermanente, que toutes les sensations qui émergent et s’en vont sont sujettes à la roue de la vie et de la mort. Quand vous voyez une sensation, une sensation physique, qui émerge et s’en va, cette Pleine Conscience s’etend et vous voyez le même phénomène dans vos émotions. Et ensuite vous commencez à réaliser, ‘ Cette peur que j’ai émerge et passe. Ce n’est pas permanent. Alors pourquoi suis-je aussi identifié à ça? cette fierté que je ressens est impermanent. Alors pourquoi suis-je aussi identifié à ça? Ce désir d’avoir quelque chose est impermanent, parce que quand je l’obtiens, je suis content pour un moment, et ensuite je perds cette joie. Cette sensation passe, ou je perds l’objet de mon affection, et ensuite je souffre.’’ Pourquoi être attaché? Cette observation, l’attention de cette impermanence, et un puissant catalyseur pour nous aider à transformer la manière dont nous recevons les impressions, et la manière dont nous agissons. Ainsi la Pleine Conscience de la respiration est effective, mais nous ne pouvons pas nous arrêter à la Pleine Conscience de la respiration.

Les pratiquants des écoles exotériques ne font souvent que cela. Malheureusement, certains croient qu’en étant pleinement conscients à la respiration, ils établissent la concentration et sur la base de cette concentration ils seront auto-réalisés systématiquement. C’est faux. L’Auto-réalisation s’acquiert par la compréhension, en comprenant la nature inhérente de tout phénomène. Cela commence à l’intérieur de nous : voir la nature inhérente de la sensation, du sentiment, et de la pensée.
Dans les écoles de Mahayana, ils pratiquent cela un peu plus profondément. Ils observent les sensations, ils observent le corps, ils observent les sentiments, ils observent les pensées. Mais ils les observe du point de vue du vide. Et c‘est la réelle différence dans les écoles de Mahayana, le plus grand véhicule. Ils observent que le sentiment qui émerge, en sa base, n’existe pas. Il émerge et passe ; il n’a aucune existe réelle. Il est conditionné. Il dépend d’autres facteurs, alors pourquoi être identifié à cela? Et sur cette base, ils commencent à reconnaître qu’il n’y a aucun moi, il n’y a aucun ego, il n’y a aucun ‘Je.’

La pratique de la Pleine Conscience commence à nous ressortir cela d’une manière très claire. Vous observez que vous êtes dans une situation difficile et quelqu’un vous critique. Et quand vous vous observez attentivement, vous remarquez que c’est un ego ; c’est une partie de l’égo qui est en train de réagir à la critique. Vous, en tant qu’observateur, si vous restez séparé de vos sentiments, vous reconnaissez, ‘Ces sentiments sont une illusion’. Ils ne sont pas réels. Mais malheureusement, dans le passé, j’ai toujours commis l’erreur de croire qu’ils sont moi.’et quand cette expérience émerge, par l’application de la Pleine Conscience, où vous pouvez voir que vous en tant que conscience n’êtes pas la colère, la réalisation que le ‘Je’ n’est pas réel, survient.la Conscience est réelle. Le ‘Je’ ne l’est pas. Mais parce que nous croyons que le ‘Je’ est réel, et nous nous fions au sens du moi, nous souffrons. Donc, en appliquant simplement cette technique de base, la Pleine Conscience, nous pouvons faire survenir ces compréhensions en nous-mêmes et réellement comprendre pourquoi nous-mêmes nous souffrons.

Dans le Dhammapada, qui est l’une des écritures les plus importantes du Bouddhisme, il est rapporté que le Bouddha a dit ceci :

«La pleine attention est le chemin de l’immortalité. L’insouciance est le chemin de la mort. Celui qui est attentif ne meurt pas, l’insouciant tend vers la mort.»

Cela est lié étroitement à ce que le Maître Jésus disait,

«Laissez les morts enterrer leurs morts.»

Le sens ici est, comment nous définissons-nous en tant que conscience? Écoutons-nous notre mental? Obéissons-nous aux désirs et impulsions de notre égo? Et la réponse est assez simple quand nous nous observons. Quand nous nous observons réellement, nous observons ces sensations et désirs. Est-ce-que nous en tenons compte? Est-ce- que nous les écoutons? Celui qui n’observe pas est toujours tirer par l’égo, par le ‘Je,’ par le désir. Ainsi celui-là est vraiment mort spirituellement, en termes d’être mort à l’esprit, mort à la vérité. Nous avons besoin de mourir à l’ego, et cela commence avec la Pleine Conscience, cette séparation.

On peut trouver plus sur la Pleine Conscience dans un autre sutra du Bouddhisme où le Bouddha dit,

«Si quelqu’un tout en allant, debout, assis, ou allongé quand il est éveilllé, une pensée de sensualité, de haine, ou d’agressivité émerge, et il le tolère, il ne le rejète pas, ne l’abandonne pas, et ne l’élimine pas ; n’y met pas fin, celui là qui d’une telle manière ; à tout moment manque d’effort sérieux ; et de force morale ; est appelé indolent et vide d’énergie.»

Maintenant, bien sûr, cela nous concerne tous, parce que nous écoutons nos pensées agressives, nous succombons à notre haine, nous nous permettons des pensées de sensualité, et nous embrassons et prenons plaisir aux pensées et sentiments de notre envie ou fierté. Mais

Si quelqu’un tout en allant, debout, assis, ou allongé, quand il est éveillé, une pensée de sensualité, de haine, ou d’agressivité émerge, et il ne le tolère pas, il le rejette, il l’abandonne, et il l’élimine ; y met fin, celui-là qui d’une telle manière ; à tout moment fait montre d’effort sérieux ; et de force morale ; est appelé énergique et résolu.

La capacité et l’habileté à changer sont basées sur la Pleine Conscience. Nous devons être conscients des pensées et sentiments qui émergent pour les changer. C’est aussi simple. Si nous n’établissons pas une vigilance continue de nous-mêmes, nous ne pourrons pas établir une base pour le changement. Et voici là où, malheureusement, plusieurs pratiquants spirituels échouent. Plusieurs croient, plusieurs construisent des concepts, plusieurs ont ce qu’ils appellent la foi, plusieurs appartiennent à des groupes, ils paient leurs amendes et dû, ils vont à l’église ou ils vont au temple, ils pratiquent différentes sortes d’activités, et ils se considèrent comme pieux. Mais ils n’observent pas leur propre mental. Ils ne changent pas. Et à cause de cela il n’y a pas d’entrée dans le chemin.

Le Maître Jésus a dit,

«Vous devez être parfaits, comme votre Père céleste est parfait.»

Il a aussi dit plusieurs fois de différentes manières que nous ne pouvons entrer dans le Royaume des cieux si nous sommes adultères, fornicateurs, meurtriers. Il a dit que le meurtre n’est pas simplement l’acte qui consiste à tuer physiquement. Nous tuons avec la parole. L’adultère n’est pas l’acte physique ; nous commettons l’adultère en pensée. Si nous n’observons pas nos pensées et sentiments, nous ne pouvons pas les changer. Alors nous demeurons dans le péché, et nous demeurons dans la souffrance. Et nous continuons par demeurer dans des comportements erronés, et bien sûr cela génère plus de karma, plus de souffrance.

C’est essentiel que nous rendions les techniques et la compréhension de la Gnose très pratiques. Nous avons besoin d’observer. Nous devons être pleinement conscient. Cette Pleine Conscience, ou Rappel de soi, doit être ajouté à un facteur additionnel, et c’est quelque chose qui fait la marque, la différence de la Gnose. Nous pouvons observés plusieurs religions et voir l’Auto-observation désignés par différents noms, n’est-ce-pas? Qu’est-ce-qui rend la Gnose différente? Qu’est-ce-qui rend cet enseignement particulièrement différent?

Rappel de Soi

La Pleine Conscience, ou l’Auto-observation, c’est se rappeler d’être présent. C’est se rappeler d’être ici et maintenant. C’est se rappeler et être conscient de ce que nous faisons. Ce n’est pas le Rappel de Soi. Le terme Rappel de Soi se réfère au réel Soi.
Dans les livres de Samael Aun Weor, nous voyons le terme ‘Rappel de Soi’ écrit plusieurs fois, et nous remarquons cela. Mais nous ne réalisons, ou ne reconnaissons pas souvent l’importance du petit mot qui est d’habitude devant cette phrase : le mot ‘intime’. Même quand nous lisons ceci, ‘Le Rappel intime de l’Être’, nous pensons au Rappel de Soi en nous-mêmes : Rappel intime de Soi. C’est vrai, mais c’est véritablement la Pleine Conscience. La phrase est mieux comprise comme ‘Le Rappel intime de l’Être ’. Se rappeler l’Être intérieur. Se rappeler Dieu. C’est ce qui particularise la Gnose.
Qu’est-ce-que le Soi Intime? Comment nous rappelons-nous ce qui est à l’intérieur? Si nous ne sommes pas pleinement conscients, nous ne pouvons pas nous rappeler de lui, nous ne pouvons pas nous rappeler ce Soi Intime parce que nous ne sommes pas présent ; nous sommes distraits. Mais même si nous sommes pleinement conscients, nous ne nous rappelons pas souvent que nous avons à l’intérieur de nous une connexion avec la divinité. Alors, s’observer et être attentif est quelque chose que chacun de nous peut apprendre. Même si les magiciens noirs apprennent cela. Même ceux qui pratiquent la magie blanche apprennent à être attentif. Mais ils ne se rappellent pas le Soi Intérieur, et c’est pourquoi ils sont dans la magie noire.

La caractéristique qui distingue le blanc du noir est la reconnaissance, le respect, et le service de la divinité. Le magicien noir cherche simplement à faire sa propre volonté. Et il appelle cette volonté ‘divine’ et il peut l’appeler ‘Dieu’. Il peut l’appeler ‘le Gardien du Seuil’. Il peut l’appeler ‘Atman’. Il peut l’appeler comme il veut, mais si c’est sa volonté, c’est diabolique.

‘Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel’

‘Ta’ est le Soi Intime. Ta est notre Être Réel, qui est au-delà du ‘Je’. C’est le Soi qui n’a rien à voir avec notre faux-moi.

L’Être intime, ou l’Intime, est la source de laquelle jaillit notre essence. Dans la Chrétienté, ils l’appellent le Père. Dans l’hindouisme, ils l’appellent par divers noms : Brahma, même Atman peut être utilisée. Dans le Bouddhisme, ils ont une manière vaste et compliquée de percevoir ce Soi Intime, mais essentiellement ils affirment que le Soi est vide, ce qui est vrai. Ils disent que le Soi n’existe pas, ce qui est vrai. Mais ce Soi Intime est réellement notre vraie nature, et c’est dépourvu de ce que nous pensons comme ‘moi’, et c’est pourquoi le Bouddhisme et la Gnose sont d’accord- il n’y a pas de moi. Nous disons qu’il y a un Soi Intime, mais nous disons également qu’il n’y a pas de moi. Comment pouvons-nous résoudre cela? Par l’expérience. Par la compréhension. Alors vous comprenez.

Ce Soi Intime est la chaîne, ou la source d’énergie qui illumine l’âme. Alors être pleinement conscient est essentiel, mais nous devons le combiner avec le rappel, ou la Conscience de notre divinité intime, pas le ‘Je’. Et ce rappel, si c’est vrai, vient avec l’humilité, et un sens de repentance. Plusieurs personnes disent, ‘Je me rappelle mon Dieu Intime’’, mais ils le disent avec fierté. C’est faux. C’est l’égo. Plusieurs disent, ‘Mon Être Intime est le Maître et ceci et cela,’’ ‘Mon Être Intime est un grand Logos et je suis son Dhyani-bodhisattva.’’ C’est vrai. Ce n’est pas le Rappel de Soi.

Le Rappel de soi est une qualité qui est précieuse, si humble, et si pure, et ne peut jamais prononcer le mot ‘Je’. Il ne peut même pas le dire. Parce qu’en présence de cette divinité intime, nous voyons que nous ne sommes rien. Nous sommes insignifiant ; moins qu’une poussière. Et ce n’est pas qu’une théorie. Ce n’est pas qu’une idée jolie ou poétique. C’est un fait terrible. Nous avons trop de fierté. C’est pourquoi nous souffrons. Le véritable Rappel de Soi est l’humilité. C’est l’absence du ‘Je’ et la présence du divin. Quand le ‘Je’ fiche le camp et est dissout alors Dieu entre. Mais le ‘Je’ peut uniquement être dissout quand nous en sommes conscient. Si vous ne voyez pas le ‘Je’ vous ne pouvez pas le dissoudre, alors vous devez être pleinement conscients.

Dans la Bible, nous trouvons certaines bonnes instructions relatives à la Pleine Conscience, mais à première vue cela peut ne pas paraître relatif à la Pleine Conscience. Néanmoins, si vous regardez dans le livre des proverbes, vous découvrirez que la plus grande partie, ou le bloc, de ce merveilleux livre est réellement relatif à la Pleine Conscience. Cette sélection d’écritures est attribuée à Salomon, le grand, le roi sage. Et c’est une sélection de chapitre dans laquelle le père enseigne au fils comment devenir sage. Nous avons besoin de comprendre que le père dans ce cas est le Soi Intime, cette divinité, qui enseigne à son fils, nous, comment accomplir le travail.
Nous voyons dans le chapitre 2,

Mon fils, si tu reçois mes paroles et gardes avec toi mes préceptes, si tu rends ton oreille attentive à la sagesse, et si tu inclines ton cœur au discernement, oui si tu appelles à la compréhension et si tu élèves ta voix vers l’intelligence, si tu la cherches comme l’argent, et si tu la poursuis comme un trésor, alors tu comprendras la crainte du Seigneur et tu trouveras la connaissance de Dieu.

Remarquez-vous que dans ce passage il est répété: attention, intelligence. C’est l’attention. L’accent ici est d’être vigilant- apprendre comment discerner une chose d’une autre. Et c’est dit clairement, si tu fais ceci, si tu cherches ce discernement et cette compréhension, tu comprendras la crainte de Dieu et parviendra à la connaissance de Dieu.

La connaissance, bien sûr, est la Gnose. C’est Daath, la sphère cachée de la Kabbale. Et cette connaissance est la connaissance de l’Arbre du Bien et du Mal et la connaissance du Chemin pour retourner à notre état perdu de pureté.

‘…l’appel à la compréhension’ est l’appel à Binah, le Saint Esprit, qui est le feu qui illumine l’arbre. Le discernement est possible seulement avec l’attention consciente, avec la Pleine Conscience.

Un peu plus loin, dans le même livre, nous trouvons également une ligne qui est importante. C’est dans le Chapitre 4, verset 23. Il dit,

Garde ton mental plus que toute chose, car de lui viennent les sources de la vie.

C’est une exposition biblique de l’importance de la Pleine Conscience.

Plutôt j’ai lu le même verset mais traduit dans une autre version de la Bible où il est dit ‘Garde ton cœur.’ Et je pense que cette combinaison de ces deux traductions produit une compréhension intéressante, parce que vraiment être pleinement conscient c’est être pleinement conscient du cœur et du mental- être attentif à notre psyché entière.

Même ceux qui ont beaucoup d’enseignement, la foi, et la bonne persévérance, se souillent par une chute morale due au manque d’alerte. Les voleurs de l’alerte, suivant la baisse de la Pleine Conscience, voleront même les mérites que j’ai fermement acquis. Je descendrai alors dans les régions inférieures.

La Pleine Conscience, l’attention, l’Auto-observation, le Rappel de Soi constituent l’essence, la colonne vertébrale de la Gnose. La plupart des étudiants entrent dans ces études, ils absorbent rapidement la doctrine intellectuelle, et ils n’arrivent pas à saisir les réalités pratique des enseignements. Ils peuvent avoir une grande compréhension intellectuelle, ils peuvent avoir une grande passion, une grande foi, une grande dévotion, mais sans la Pleine Conscience, ils n’ont rien. Sans le développement de l’attention consciente, ils n’ont aucun moyen d’entrer dans l’enseignement réel. Alors ils restent dehors. Malheureusement, il existe plusieurs de ce genre, en ces jours qui sont enseignants. Il existe plusieurs dans des groupes spirituels différents à travers le monde qui enseignent merveilleusement mais n’ont aucune véritable compréhension, de l’enseignement. C’est parce qu’ils n’ont pas véritablement compris comment rendre pratique cet enseignement, et comment développer l’attention consciente et la Pleine Conscience en eux-mêmes.

C’est essentiel que nous travaillions sur la base d’être pleinement conscient continuellement, mais la Pleine Conscience n’est pas suffisante. Cette Pleine Conscience doit être accompagnée par rappel de notre Soi Intime, la reconnaissance que nous sommes tombés dans l’erreur, et nous devons changer pour sortir de cela. Si nous devons seulement développer la volonté d’être attentif et discipliné, et nous n’associons pas à cela le rappel du divin, nous marchons sur le faux chemin. Développer sa volonté propre, c’est se développer de la mauvaise manière. Alors l’attention est vraiment importante. C’est la base de l’Octuple Chemin. Mais elle doit être pratiquée de la meilleure manière. Cela doit se pratiquer. Cela doit être investigué.

Questions et Réponses

Public: Bien, je pense que ce n’est pas exactement une question mais je pense que l’une des grandes choses en ce qui concerne l’auto-observation, vous l’avez mentionné, est d’être activement vigilant. Je pense que la plupart des gens pensent que cela veut dire d’être focaliser, se déstresser…

Instructeur: Sans tension.

Public: ….s’introduire dans l’intellect ou quelque chose. vous devez être passif à la manière dont vous êtes d’habitude actif….

Instructeur: Oui, c’est une bonne manière de l’expliquer. Vous devez être passif à la manière dont vous êtes d’habitude. Ainsi votre manière normale d’être doit devenir passive, et si votre manière normale d’être est très active, vous n’êtes pas en train de pratiquer. C’est une bonne manière de l’expliquer.

Vous pouvez observer en vous-mêmes et en les autres, la personnalité. La personnalité est, bien sûr, la figure que nous utilisons à travers la vie. Si cette personnalité est active, la Conscience est endormie. C’est un facteur distinctif important. Nous devons être vigilant de la manière dont notre personnalité travaille. Et si cette personnalité a le vertige, est excitée, expressive, ou déprimée, et en colère, et contrarié, où est la Conscience?

Cela crée un grand inconfort chez l’étudiant, car au début on dirait qu’on ne sait pas qui on est. Nous commençons à être confus, à avoir peur même. Et malheureusement, il y a certains qui n’ont pas la force de résister à cette peur, alors ils quittent ces études en quête de quelque chose de plus facile. C’est malheureux, par ce qu’ils se fuient eux-mêmes, et vous ne pouvez pas faire cela. Vous êtes ce que vous êtes et vous le portez avec vous, jusqu’à ce que vous le changiez. Il est mieux d’être très sincère et de voir que c’est vrai. Vous n’êtes pas celui que vous pensez être. Et aussi longtemps que vous pensez être celui que vous êtes, vous pensez mal. Vous êtes piégé dans une fausse pensée, une fausse compréhension. L’empressement à s’apercevoir que nous ne sommes pas ce que nous pensons être, et que nous sommes en fait ce que nous ne voulons pas être, demande du courage. C’est pourquoi Samael Aun Weor a dit nous devons d’abord devenir le contraire de ce que nous sommes pour devenir ce que nous devons être. C’est très difficile. Nous avons tendance à penser que nous pouvons apporter ce que nous sommes et juste l’améliorer et aller au ciel. Ce que nous sommes ne peut aller au ciel. Ce que nous sommes nous maintient exactement là où nous sommes, piégés dans la souffrance. Échapper à la souffrance, transcender la douleur, transcender l’incertitude et la peur, veut dire que nous devons aller contre ce qui nous maintient dans cet état. Vous devez être ce que vous n’êtes pas pour devenir ce que vous n’êtes pas.

Public: Dans la Bible il est dit que nous ne devons faire aucune représentation imagée de Dieu, qu’est-ce-que cela à voir avec le Rappel de Dieu?

Instructeur: Se rappeler Dieu ne nécessite pas une représentation. Et à vrai dire, quand ce verset est mentionné dans l’Ancien Testament, cela se réfère à l’ultime aspect, ou aux parties supérieures de l’Arbre de Vie, qui à vrai dire n’ont aucune représentation imagée. Alors vous devez comprendre cela dans le contexte de l’Arbre de Vie. Vous ne pouvez faire une image de l’Absolu, mais vous pouvez dresser une image d’un aspect de Dieu, ou une incarnation, ou une manifestation de Dieu. Alors de la même manière, nous pouvons avoir une idée, ou une image mentale de ce qu’est Dieu, mais Dieu n’est pas limité à cela. Une personne de l’Inde, ou qui est un pratiquant de l’hindouisme, dessine Dieu comme Shiva, et adore cette image et cette compréhension. Mais ce n’est pas tout ce que Dieu est. Une personne du Christianisme adore Dieu comme Jésus, et à vrai dire, Dieu est entré dans ce véhicule, mais ce n’est pas tout ce qu’est Dieu.

De la même façon, à l’intérieur de nous, nous commençons à se approcher Dieu en utilisant des images, mais nous devons toujours nous rappeler que Dieu est plus que cela. L’image est un véhicule. L’image est une porte. La même chose dans le Bouddhisme Tantrique: ils utilisent la visualisation et l’imagination comme des portes d’accès aux différentes parties de la Conscience. Ainsi les Bouddhistes Tantriques apprennent à visualiser et à imaginer une déité, et le pratiquant s’imagine eux-mêmes devenir un avec cette déité. Et ensuite il apprend à s’imaginer voir par les yeux de cette déité comme s’il était cette déité. Et ceci devient une manière de voir l’ego pour ce qu’il est : rien. Mais rien de cela ne veut dire que nous avons fait une image de Dieu pour l’adorer ; c’est un véhicule vers la compréhension. Le Rappel de Soi est réellement le même. Nous devons utiliser cela comme une étape vers la compréhension.

Public: Quand on se rappelle Dieu, quelle sphère de l’Arbre de Vie se rappelle-t-on?

Instructeur: Dieu n’est pas limité à une sphère. A vrai dire, Dieu est en toute chose. Se rappeler Dieu c’est réalisé que chaque atome de votre corps est illuminé par lui. Vous voyez à cause du feu qu’il a donné à vos sens, et ce feu donne la capacité de perception de l’imagination. Et vous écoutez à cause du feu de Dieu, cette intelligence, est à l’intérieur des systèmes auditoires qui nourrissent ces vibrations dans votre cerveau.
Il ne s’agit pas de dire, ‘je me rappelle cette image mentale que j’ai de l’Atman qui est dans la sphère de Chesed. ‘Non’. C’est se rappeler Dieu en toi. Pourquoi êtes-vous vivants? Comment êtes-vous vivants? Avez-vous considéré le miracle de votre corps? Avez-vous considéré la nature incompréhensive de la perception elle-même? Si vous observez cela, si vous observez cela, vous commencez à appréhender ce que je dis. Vous ne pouvez pas limiter le Rappel de Dieu à une image mentale ou un concept. Cela doit être pratique ; cela doit être dans le moment.

Qu’est-ce-que vous expérimentez maintenant, et comment Dieu est derrière tout ça? Si vous observez votre mental, et voyez votre colère, voyez votre fierté, ou votre peur, Dieu est-il derrière cela? Si vous vous observez, et vous observez comment vous observez, où est Dieu? Sentez-vous cela? Sentez-vous Dieu quand vous êtes en colère? Comment vous rappelez-vous ce que vous ne savez pas? Ce sont des questions à vous poser, et par ce type de questionnement, vous stimulez votre conscience s’étendre, à ne pas se limiter à des concepts de votre mental, par une image mentale, même de l’Arbre de Vie. Dieu n’est pas limité à un arbre. Il est un Arbre. Votre conscience n’est pas limitée à un Arbre. C’est l’Arbre lui-même.

Quand tu te rappelles Dieu, tu es en train d’essayer de comprendre et de percevoir la nature de ta propre conscience. C’est cela le Rappel de Soi-sentir et percevoir directement maintenant. Comment Dieu se manifeste-t-il maintenant? es-tu éveillé au fait que Dieu est en toute chose? C’est le Rappel de Soi. Être attentif c’est simplement être éveillé à ce qui se passe. Être en Rappel de soi c’est chercher la divinité derrière le phénomène.

Et c’est pourquoi nous disons que toute l’existence est vide. Le vide est l’Absolu. Et c’est la perception juste. La perception juste est le point de vue qui dit: ces manifestations, ces événements qui surviennent et s’en vont sont vides. Leur nature inhérente est l’Absolu, qui n’a aucune image. C’est le Rappel de soi, et c’est la perception juste.
Mais dire, ‘j’ai mon Atman, j’ai mon Père Intime, et il ressemble à ceci et à cela, et il porte cette robe de telle couleur et il a une grande couronne et ceci et cela’, ce n’est pas le Rappel de Soi-c’est une image mentale. Vous pouvez utiliser cela, si vous voulez. Mais, dépassez cela, allez au-delà de ça. Regardez la nature inhérente du phénomène. Alors vous commencerez à avoir accès à l’expérience directe de ce qu’est Dieu. Si vous construisez une image mentale, vous vous arrêterez là.

Public: Alors nous pouvons dire que toutes les sphères représentent les différents aspects de l’Être?

Instructeur: C’est correct. L’Arbre de Vie est une carte de la Conscience elle-même. L’Arbre de Vie est une carte de l’Être. L’Être a plusieurs parties. Pas une, pas deux. Samael Aun Weor a affirmé que l’Être est comme une armée d’enfants, une grande collection de différentes parties qui sont un, en fin de compte. Le travail de l’Auto-réalisation est d’unir toutes les parties complètement. C’est cela devenir un Paramarthasattya, avoir une Conscience Absolue de toutes les parties de l’Être. Et malheureusement en ce moment nous n’avons pas conscience de toutes les parties de l’Être. Nous sommes une partie de cela, et nous n’avons pas conscience de nous-mêmes.

 

Vous pouvez retrouver cet article en version anglaise : Upright Mindfulness

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