Écrit par : Gnostic Instructor   Catégorie : Commencer Ici et Maintenant

sanghaDans la conférence d’aujourd’hui nous allons discuter de certains aspects pratiques de la spiritualité et de la religion qui nous touchent tous, quelque soit le niveau ou l’intérêt que nous portons pour ces types d’études. Nous allons voir un aspect du yoga connu en Orient comme le Guru Yoga.

Le mot «yoga» ne se réfère pas à des exercices d’étirements, des postures ou de travail avec le corps physique. Le mot yoga signifie réellement « unir, accoupler, atteler. » Et il vient du Sanskrit, des traditions de l’Inde. Le Yoga dans sa racine est la même que notre mot occidental «religion», qui vient du Latin « religare », ce qui signifie aussi «unir ou lier, atteler, accoupler.» Les deux termes implique une réunion . Unir à nouveau – rétablir – reformer quelque chose qui était perdue ou cassée. Quand nous entendons le terme yoga ces jours, bien sûr la plupart des gens se réfèrent au Hatha Yoga, qui est une forme très introductive du yoga, dont la création originale était inspirée par la nécessité d’aider les méditants à cultiver une certaine force physique afin qu’ils puissent méditer plus longtemps sans que le corps physique crée des obstacles dans leur pratique de méditation. Mais de nos jours le Hatha Yoga a été transformé en une entreprise. Ce n’est pas à ce genre de yoga, que nous nous référons. Nous nous référons à l’objectif réel du véritable yoga, qui est spirituel. Et le travail spirituel et les avantages spirituels sont acquis en travaillant avec la Conscience: pas seulement avec le corps, pas seulement avec les croyances.

Le terme guru est devenu populaire en Occident, et dans la conception occidentale, l’image occidentale, qui est évoquée lorsque ce mot « guru » est prononcé, on imagine habituellement le leader d’un culte. Nous pensons généralement un « guru » comme une personne très grasse, peut-être quelqu’un qui est un tyran ou un dictateur, ou quelqu’un qui est très moralisateur; qui s’habille peut-être en blanc ou a des cheveux longs et une barbe. Ou peut-être que nous imaginons cet autre cliché d’un yogi assis tout seul sur le sommet d’une montagne. Ces images ont été propagées par des personnes qui ne comprennent pas ce qu’est un guru. Et en général, c’est aussi à cause des gens qui essaient de faire des affaires.

Le terme guru signifie simplement enseignant: c’est tout ce que cela signifie. En Inde, quand vous êtes enfant, vous allez à la maternelle pour étudier avec votre guru. Vous allez à la première année pour étudier avec votre guru, c’est votre maître. En Inde, n’importe quel enseignant que vous avez est appelé guru. Mais, bien sûr, si vous utilisez le terme «guru», les gens de l’Inde et des cultures liées comprennent que de façon générale le terme guru indique un maître spirituel. Mais le terme a ses autres utilisations, alors ne les confondons pas.

Si nous combinons l’étymologie de ces deux mots, guru et yoga, nous verrions un mysticisme pratique pour s’unir avec un professeur, mais avec la Conscience. Non pas comme une croyance, non pas comme une dépendance ou co-dépendance, mais une fusion des esprits, une union spirituellement parlant, une union de la Conscience. Donc, cela soulève la question: un guru est-il nécessaire? Un enseignant est-il nécessaire?

Si nous regardons la vie pratique, tout ce que nous devons savoir nous l’apprennons de quelqu’un. Lorsque nous sommes enfants nous avons de nombreux enseignants, certains sont appelés comme ça et certains ne le sont pas. Parmi ces choses pratiques que nous devons apprendre, comme la manière de parler, de marcher, comment manger, comment nous habiller, nous les apprenons en apprenant des autres, en observant les autres, ou en s’instruisant. Donc, toutes les personnes qui nous aident avec ces compétences étaient des gurus, étaient nos enseignants. Ce sont des gens à qui nous devrions avoir de la gratitude. Nous devrions être reconnaissants. Ils nous ont appris des choses dont nous avons besoin et utilisons tous le temps. Pour un enfant, il serait difficile ou peut-être impossible d’apprendre les choses qui sont nécessaires d’apprendre dans la vie sans enseignants. On pourrait difficilement imaginer un enfant qui grandit isolé et seul, et ce que cet enfant deviendrait: sans doute un peu plus qu’un animal, sans compétences pour se mettre en relation avec les autres, ou pour prendre soin de lui-même. La même chose est vraie pour tout effort spirituel.

Nous avons besoin d’enseignants. Nous avons besoin d’enseignants pour nous aider à comprendre, pour nous aider à grandir, pour nous aider à nous instruire. Mais il y a différents types d’enseignants; il y a plusieurs niveaux d’enseignants. Par exemple, comme nous sommes maintenant, quel que soit l’âge, que nous avons maintenant, nous avons besoin d’un certain type d’instructeur, un certain type d’enseignant. Nous n’avons pas besoin de l’enseignant que nous avions lorsque nous étions en première année, car nous avons déjà appris ces choses. Nous avons donc besoin d’un autre type d’enseignant, quelqu’un qui peut nous apprendre quelque chose de différent, et la même chose est vraie spirituellement. Il y a de nombreux types ou niveaux de maîtres spirituels, que nous allons rencontrer pendant que nous travaillons pour comprendre cet état d’esprit que nous avons en nous.

    Il est stupide de dire que les maîtres spirituels et les guides spirituels ne sont pas nécessaires.

    Il est absurde d’ignorer le principe d’autorité qui existe dans toute la création.

    Ceux qui sont autosuffisants et fiers ont l’opinion que les maîtres et les guides spirituels ne sont pas nécessaires.

  Nous devons reconnaître notre propre ignorance et misère; nous devons comprendre que nous avons besoin d’autorités, de maîtres, d’instructeurs spirituels, etc., mais ceux avec l’auto-connaissance, puisque c’est seulement ainsi qu’ils peuvent nous guider et nous aider à bon escient. – Samaël Aun Weor, Fondamentaux de l’Éducation Gnostique

Dans les traditions du Guru Yoga de l’Orient, nous trouvons un grand accent sur la nécessité de trouver un professeur fiable. Et en fait, Tsong Khapa, un maître spirituel qui a vécu au Tibet et qui a fondé la tradition du Dalaï Lamas, a déclaré que la base même de la réussite spirituelle est l’enseignant: le fondement même de toute atteinte, de toute libération, est l’enseignant. Et le point de vue exprimé dans cette déclaration est que c’est de l’enseignant que nous recevons l’instruction, nous recevons les directives, nous recevons l’assistance, la bonté.

C’est intéressant de regarder ces traditions orientales et le terme utilisé dans le Bouddhisme Tibétain: Lama. La plupart d’entre nous ont probablement entendu ce mot. Le mot « lama » a des racines très profondes, des significations très complexes, mais à un niveau très simple, nous pouvons regarder les deux composants, les deux consonnes, qui composent le mot.

Ce composant « La » est lié à l’énergie cosmique de liaison universelle qui est à la base de toute existence. C’est une sorte de force cosmique comme le chi. « La » est un rappel à l’esprit tibétain de cette énergie universelle, cette force universelle. Et c’est pourquoi « la » est utilisé comme un titre honorifique. Donc, si vous saluez un Tibétain que vous respectez ou qui est un peu plus âgé que vous, vous mettriez « la » à la fin de leur nom. Vous diriez: «Lobsang-la,» ou «Pema-la», ou C’est le même que le titre honorifique Japonais « san » comme dans «Hiroshi-san» « Tenzin-la. ». « San » est un titre honorifique. C’est un système de respect. Comme en Sanskrit vous avez le titre honorifique «Ji» à la fin des noms: «Shridar-ji» ou «Amrita-ji». Ce sont des termes honorifiques qui démontrent le respect. Le mot lama commence avec « la » comme un titre honorifique.

«Ma» est un terme universel pour la mère. Dans les traditions orientales, comme dans l’Hindouisme, en Sanskrit, dans le Bouddhisme, dans la langue Tibétaine, et en Hindi, «Ma» signifie la mère, tout comme en Occident. Les enfants grandissent et disent: «Ma, ama, ama». C’est comme ça qu’un enfant appelle sa mère: le même que dans le monde occidental.

Donc, le terme «lama» représente la force universelle de la Mère Divine Cosmique, et le lama, l’enseignant, est l’incarnation de cette énergie de compassion. Le lama est celui qui est là pour aider les étudiants avec amour et compassion, comme un reflet ou comme un véhicule de l’amour de la Mère Divine, la Mère Cosmique.

Dans la tradition du Guru Yoga en Orient, les disciples traitent le lama comme un Bouddha, comme une incarnation du divin, avec beaucoup de respect et de vénération. Ainsi, la base de cela est le désir ou l’intention de fusionner avec la-ma, avec le la, avec les forces divines cosmiques dirigées par ce lama sous la forme d’enseignements, sous la forme du dharma. Et ceci est la base du guru yoga.

Les traditions orientales soulignent l’importance de trouver un enseignant. Cependant, cette tradition a été importée en Occident et a été mêlée à l’idiosyncrasie de notre mentalité occidentale et il y a eu des résultats inattendus. En Occident, nous avons un point de vue très différent d’un enseignant. Dans les traditions occidentales, nous avons un point de vue différent, qui est enraciné dans les deux psychologies Grecques et Hébraïques, que nous soyons conscients ou pas. Chacun de nous qui avons été élevés en Occident, avons été formés dans un environnement dans lequel l’enseignant est considéré comme une autorité spirituelle, comme quelqu’un qui peut nous dire ce qui est bon ou mauvais. En Orient ce n’est pas ainsi. Il y a une différence frappante entre les psychologies orientale et occidentale sur ce point, et vous pouvez le voir si vous regardez le rôle d’un prêtre dans une tradition occidentale. Un prêtre dans une tradition occidentale est souvent un confesseur, quelqu’un à qui les disciples viennent pour confesser leurs péchés, pour confesser leurs erreurs, et demander ce qu’ils doivent faire. Ceci n’est généralement pas le cas dans les traditions orientales. Le lama, l’enseignant, le guru, est considéré comme un guide spirituel, mais pas un confesseur. Il y a des cas dans lesquels un étudiant de l’Orient peut approcher un enseignant pour obtenir des conseils ou de l’assistance sur des choses physiques ou sur des problèmes de la vie, mais cela est généralement rare; la plupart des disciples de l’Orient n’oseront pas approcher un guru pour ces préoccupations mondaines. Donc, il y a une forte distinction entre les deux.

La psychologie du disciple occidental est celui de la peur; le disciple a généralement peur de n’importe quelle figure d’autorité et craint le châtiment spirituel, d’aller en enfer, d’être excommunié, ou d’être exilé. Et c’est à cause du développement de l’autorité spirituelle à travers les églises et les religions en Occident. Donc, nous devons reconnaître, dans notre propre psyché, ces tendances inconscientes de la façon dont nous percevons nos enseignants. Devons-nous nous approcher de notre enseignant avec cette peur subtile, avec cette influence subtile, qui nous pousse à nous montrer comme un bon élève car nous avons peur de l’enfer, car nous avons peur d’être expulsés, ou exilés ou rejetés? Cette attitude est nuisible; c’est un point de vue très nocif, qui est généralement inconscient chez les étudiants. Il est nuisible pour l’élève et pour l’instructeur. L’étudiant qui a peur, qui veut prouver ou être considéré comme un bon élève, afin de se sentir en sécurité, endommage son propre potentiel, et met également l’instructeur dans une fâcheuse position. C’est une attitude qui est très importante pour les étudiants occidentaux, qu’il faut analyser.

Lorsque nous abordons l’étude de la religion, l’étude de la spiritualité, ces sortes d’attitudes inconscientes peuvent corrompre notre propre réception de l’enseignement. Plutôt que de recevoir le dharma ou les enseignements d’une manière pure, consciemment, nous pouvons les recevoir filtrés par la crainte que «si nous ne faisons pas les choses, nous serons jetés dehors», «si nous ne le faisons pas correctement, nous irons en enfer», et cette attitude est erronée.

Les instructeurs ont l’obligation d’enseigner à l’étudiant sans manipulation, sans compter sur la peur pour inspirer un étudiant. Les instructeurs qui utilisent la peur pour inspirer un étudiant créent un problème à l’intérieur de cet étudiant.

Étant étudiant de la religion ou étudiant de la spiritualité, nous avons besoin d’enseignants. Et nous avons besoin d’un enseignant précisément parce que nous essayons d’aller quelque part où nous n’avons pas été avant: nous essayons d’atteindre un état que nous n’avons pas connu. Le seul qui peut vous guider vers cela est quelqu’un qui a été là, quelqu’un qui a vécu cela. Mais le défi est: si nous-même en tant qu’étudiants n’avons pas connu cela, comment pouvons-nous évaluer quelqu’un d’autre? Si nous n’avons pas connu cela, comment pouvons-nous savoir que quelqu’un d’autre l’a connu? Comment pouvons-nous avoir cette sécurité ou ce sentiment de savoir que la personne que nous approchons comme enseignant est authentique? La réponse à cela se trouve à travers l’étude de la doctrine. Nous devons étudier les enseignements, nous devons étudier tous les grands maîtres. Parce que dans leur base, toutes les religions dans le monde proviennent de la même racine, et dans leurs fondamentaux, elles sont d’accord. Donc, en étudiant les enseignements profondément, en méditant, en les mettant en pratique, nous nous forgeons notre propre connaissance expérimentale: pas seulement des croyances. Nous commençons à expérimenter et à comprendre la base de ces enseignements, et de cela nous pouvons comprendre et réfléchir sur les paroles d’un professeur, pour voir si ils savent vraiment ce dont ils parlent, avec plus de précision.

Il est important de le savoir car il y a beaucoup de charlatans, il y a beaucoup d’enseignants qui ne savent vraiment pas ce dont ils parlent. Il y a beaucoup de personnes qui se présentent comme de grands chefs ou guides, mais qui sont vraiment faux. Il est mentionné dans la Bible à plusieurs reprises qu’il y a beaucoup de faux Christs, de faux prophètes. Il est de la responsabilité de l’étudiant de savoir comment discerner. Donc, aujourd’hui, nous allons parler de quelques lignes directrices que nous pouvons tous utiliser afin de déterminer en qui nous pouvons avoir confiance.

Ceci est important parce que quand vous êtes à la recherche d’un enseignant et que vous cherchez à se mettre en relation avec un enseignant, ce n’est pas une question superficielle. L’enseignant avec qui vous développez une relation aura une forte influence sur vous: vous allez placer dans leurs mains votre propre bien-être spirituel, peut-être même votre santé mentale. Il est important que vous soyez très prudents, prenez votre temps, écoutez votre cœur, étudier l’enseignement, et n’allez pas vite.

Lignée et distinctions

Souvent, un étudiant arrivera à une école, trouve un enseignant et signe immédiatement pour tout, et devient très enthousiaste. L’enthousiasme est bonne et l’énergie au travail est bonne, mais il faut aussi être prudent. Dans les traditions orientales, ils comptent sur quelque chose appelée «Lignée». La Lignée est une propagation de l’enseignement qui est transmis de maître à disciple; c’est une forme d’autorité qui est transmise. Et généralement, ces traditions ont certains types de règles et, bien sûr, sont accompagnées par un ensemble de titres. Les Titres sont des responsabilités héritées. Les Étudiants occidentaux deviennent souvent fascinés par cette tradition orientale de la lignée, et cherchent quelque chose de semblable dans les traditions Occidentales, mais elle n’existe pas. Le format de la lignée n’existe pas dans les religions Occidentales traditionnellement, et elle n’existe pas dans notre tradition Gnostique, et il y a une grande cause derrière cela.

Dans la tradition Gnostique, nous reconnaissons que ces temps sont très déroutant: l’ego est très fort, le mental est perplexe et facilement confus. Les étudiants veulent des réponses faciles et recherchent des preuves matérielles sur lesquelles ils peuvent évaluer un enseignant. C’est ainsi en Orient. Les disciples des traditions Orientales évaluent souvent un enseignant sur la base du nombre de disciples qu’ils ont, et ils raisonnent que « plus de disciples ils ont, plus grand l’enseignant doit être. » Bien sûr, cela est faux. Ils peuvent également évaluer l’enseignant sur la base de ses titres: ils croient que s’il a un titre très long et qui sonne impressionnant, il doit être un grand enseignant. Bien sûr, cela est également faux. Ou ils peuvent l’évaluer sur la base des dons qu’il reçoit, le type de monastère dans lequel il va, ou combien de terres lui a été données ou combien de vêtements brodés il est vêtu, ou le genre de chapeau qu’il porte, ou comment il semble être impressionnant, et naturellement, tout cela est faux. Aucune de ces choses ne sont des indicateurs de développement conscient. C’est pourquoi, dans les traditions Orientales, ils ont tenté d’établir l’autorité de la lignée, afin de donner aux nouveaux étudiants un moyen de jaugeage des instructeurs. Mais malheureusement, l’ego est si lourd dans l’humanité que les traditions de la lignée ont subi d’énormes problèmes. Et de nos jours, même les grands maîtres des traditions Orientales reconnaissent que la lignée n’est pas un signe de vrai développement spirituel, parce que beaucoup de titres que les lamas ou enseignants portent sont simplement hérités. Ils ne sont pas acquis en raison de vrai développement spirituel. Dans de nombreux cas, ils héritent des titres, donc ce n’est pas un signe de développement spirituel ou de fiabilité spirituelle. Ainsi, vous pouvez comprendre pourquoi dans le Mouvement Gnostique nous ne nous appuyons pas sur la lignée. En fait, il y a des gens qui prétendent; il y a des Instructeurs Gnostiques qui prétendent avoir hérité de la Lignée Gnostique. Cela n’existe pas. La seule lignée que nous reconnaissons dans la Gnose est spirituelle, intérieure, et c’est quelque chose que vous ne pouvez pas voir physiquement. Cette lignée n’est pas héritée en passant vers le bas physiquement: Elle est obtenue dans les mondes internes, et elle est invisible pour les yeux de la chair. En ce qui concerne cette question, le maître Samaël Aun Weor a déclaré quelque chose de très clair et importante que nous devons réfléchir. Il a dit:

    Le Mouvement Gnostique est impersonnel: il est constitué par de humbles ouvriers; Par conséquent, rejetons toute personnalisation; n’acceptons pas des individus imposés; personne n’est mieux que quiconque. Parmi nous, nous sommes tous des ouvriers, des maçons, des mécaniciens, des agriculteurs, écrivains, médecins, etc. Nous n’adorons pas des titres de noblesse, ni des titres retentissants comme «docteur, avocat, guru, maître, frère aîné, avatar, etc.», parce que parmi les Gnostiques nous sommes tous amis, et le Verseau est la maison des amis. Nous, les humains sont plus ou moins imparfaits, donc Je, celui qui écrit ce livre, ne suis maître de personne, et je vous prie de ne pas me suivre; Je suis un humain imparfait comme tout le monde, et c’est une erreur de suivre quelqu’un qui est imparfait. Que chacun suit son «Je Suis».

Le «Je Suis» est cette énergie mystérieuse mentionnée par Jésus à travers ses enseignements quand il dit: « Je Suis le chemin ». C’est le Christ Cosmique. Cette énergie est universelle, le « la ». Ce n’est pas un Être personnel. Ce n’est pas un individu. C’est une force. La force du Je Suis est appelée Avalokitesvara, Chenresig, Krishna, Vishnu, Quetzalcoatl, Bouddha, Jésus, le Christ. C’est une énergie impersonnelle, une force impersonnelle. Elle n’est pas attachée aux titres; elle ne prétend pas l’autorité, mais est tout simplement la force pure de l’amour: l’amour juste. Pas de contrôle, pas exigeant, aucune manipulation, juste l’amour.

Donc, dans la tradition Gnostique, nous n’utilisons pas de titres. Nous n’utilisons ou ne comptons pas sur des prétendus «reconnaissance». En Orient, il y a une tradition de reconnaître des maîtres ou de reconnaître des incarnations pour leur donner l’autorité spirituelle; dans la tradition Gnostique, nous n’utilisons pas un tel système. Dans la tradition Gnostique, on n’a pas recours à la lignée précisément parce que l’ego est si fort en chacun de nous.

    Malheureusement, notre «moi» humain veut apparaître partout, notre «moi» humain veut être applaudi et admiré par tout le monde; le «moi» humain se laisse pousser la barbe et les cheveux et porte des vêtements étranges afin d’apparaître publiquement dans les rues, de sorte que les naïfs l’appellent maître, frère aîné, etc., par la suite, comme une prostituée le «moi» humain se déshabille publiquement pour montrer ses pouvoirs, qualités, et lignée. – Les Mystères Majeurs

Auparavant, il y avait eu des tentatives d’utilisation de ce type de système de lignée. Mais il a été remarqué que quand quelqu’un a reçu une sorte d’autorité spirituelle, l’ego prend rapidement avantage de cela et nuit à l’enseignant et aux élèves. Par conséquent, dans la tradition Gnostique, nous ne plaçons personne au-dessus d’une autre personne. Comme le maître dit, nous sommes tous amis. Donc, nous serions probablement mieux si nous avons utilisé le terme «ami spirituel» plutôt qu’enseignant. Ou «ami spirituel» plutôt que «maître». Et la raison est que nous avons tous en nous le «Je Suis». Nous avons tous en nous notre propre Divinité Intérieure. Nous sommes en fait égaux.

Nous pouvons être dans des étapes différentes de la vie, ou de différents stades de développement, mais l’un n’est pas meilleur que quiconque. C’est un autre facteur qui est très différent de la mentalité Orientale. Les Orientaux deviennent très confus quand ils perçoivent la tendance Occidentale de se sentir mal au sujet de nous-mêmes, parce que ce n’est pas commun en Orient. Les Américains, les Européens et les Canadiens ont cette qualité psychologique de se sentir coupable ou se sentir inférieur ou avoir honte; ayant ce que certains appellent « faible estime de soi. » Ces tendances sont très rares en Orient, mais ils sont très répandues en Occident. Et cette «faible estime de soi», ou cette mauvaise compréhension de la vraie nature de quelqu’un, est un facteur très nocifs qui peut empoisonner une relation maître-élève.

Comment pouvons-nous trouver un enseignant? Avant même de nous y pencher, nous devons nous tourner vers nous-même, voir si nous avons le bon point de vue. Qu’est-ce que nous attendons quand nous cherchons un enseignant? Qu’est-ce que nous attendons quand nous essayons de comprendre ce type d’enseignement?

Qualifications d’un Étudiant

Tsong Khapa a parlé très clairement et directement sur la relation élève-enseignant. Une des choses qu’il a souligné est que l’étudiant doit examiner leur propre mental lors de la recherche d’un professeur. L’étudiant doit avoir trois qualités pour se protéger.

La première c’est d’avoir un esprit ouvert; d’avoir un esprit objectif; pour être en mesure de regarder les choses sans parti pris. Par exemple: beaucoup de gens dans le monde Occidental ont été élevés dans un environnement avec des croyances Chrétiennes, ou des influences Chrétiennes, et beaucoup de gens ont été traumatisés par ces influences, et ont eu un traumatisme spirituel à cause des contradictions dans ces enseignements ou des contradictions dans ces enseignants. Ainsi, il peut arriver qu’une personne Occidentale, désire tout simplement contredire la croyance Chrétienne, va commencer à pratiquer la sorcellerie, ou entrer dans des cultes sataniques, et étudier l’occultisme « ténébreux ». Cela n’est pas avoir un esprit ouvert ou un intérêt sincère: c’est fait simplement comme une impulsion inconsciente à rejeter le Christianisme. Et cela est nocif. C’est une pulsion inconsciente, une influence inconsciente. La même chose peut arriver à quelqu’un qui entre dans la Gnose. Il y a des gens qui peuvent venir dans la tradition Gnostique, simplement parce qu’ils ont un traumatisme spirituel qu’ils essaient de contredire. Donc, plus tôt nous, en tant qu’élèves pouvons reconnaître cette qualité en nous-mêmes, n’importe quel type de partialité subtile ou d’impulsion subtile pour contredire une expérience que nous avons eu, plus tôt nous serons en mesure de surmonter cela et acquérir une certaine compréhension réelle.

La deuxième qualité est l’intelligence de dire le vrai du faux. C’est une forme de discernement. Nous devons compter sur notre propre jugement pour être en mesure de dire quand quelque chose est appropriée et quand elle n’est pas. Et c’est particulièrement important lorsque nous nous approchons d’un enseignant. Si nous étudions un enseignant d’une certaine façon, mais que nous voyons un comportement qui nous semble mauvais, nous devons faire attention à cela. Si nous voyons que l’enseignant, par exemple, flirte avec les étudiants, c’est un mauvais comportement; ou s’ils font des commentaires obscènes ou des blagues inappropriées. Ce sont des comportements que nous devons prendre au sérieux. Cela ne signifie pas que nous devons rejeter totalement et s’éloigner de cette personne, mais nous avons besoin de prendre les choses en contexte et utiliser notre propre jugement. Nous devons nous demander, « Est-ce un bon environnement pour moi d’être ici ou pas? » Nous devons prendre cette décision pour nous-mêmes. Ne pas aller à l’aveuglette dans une école ou vers un enseignant; compter sur votre sens du bien et du mal. La Foi est évidemment un facteur très important, mais la foi doit être tempérée par notre propre sens de ce qui est juste. La foi aveugle vous emmène à la cécité, et une personne aveugle va souffrir et tomber.

Et la troisième qualité est juste d’avoir l’enthousiasme d’étudier ce sujet. Parfois, les gens viennent à ces études sans enthousiasme du tout. C’est étrange mais cela arrive. Donc, il est bon pour nous d’être vraiment sincère avec nous-mêmes. Sommes-nous vraiment enthousiaste au sujet de l’étude de cette matière ou le faisons-nous pour une raison inconsciente? Une sorte de partialité, peut-être, un désir inconscient. Certaines personnes viennent à la Gnose, ou religion, par désir de pouvoir, ou par désir d’argent, ou par désir sexuel. Et ce n’est pas un réel enthousiasme pour le sujet. C’est un désir égoïste.

Dans tous ces cas, nous avons simplement besoin d’être sincère et de nous évaluer. Nous devons regarder ce qui nous pousse: quelles impulsions nous manipulent de façon subtile. Nous devons voir comment nous réagissons à l’enseignant. Nous devons voir quel genre de personne est cet enseignant, sur la base de notre propre sens de ce qui est juste et ce qui est erroné. Mais surtout, nous avons besoin de regarder ce que nous attendons. C’est une question très importante.

Nous devons comprendre du point de vue des enseignements, ce que l’enseignant peut réellement faire pour nous; parce qu’il y a différents niveaux d’enseignants. Comme Samaël Aun Weor a indiqué, nous ne devrons suivre personne. Mais qu’est ce que cela signifie? Comment c’est d’avoir besoin d’un enseignant, mais ne pas suivre quelqu’un? Comment devrions-nous comprendre cela?

Un enseignant doit être regardé du point de vue d’un ami spirituel, c’est quelqu’un qui peut tout simplement nous donner des conseils spirituels, quelqu’un qui peut nous aider à comprendre un sujet donné. Mais une telle personne ne devrait jamais être mis dans la position d’être un dictateur ou d’avoir le pouvoir ou l’autorité de dire aux gens comment vivre leur vie. C’est à chaque individu.

Dans la Gnose, nous ne reconnaissons pas l’autorité dans cette forme. Comme l’a dit Krishnamurti: « l’Autorité détruit ». L’autorité, en termes d’autorité physique dans une école, est un élément très dangereux. Lorsque le sens de l’autorité devient déséquilibré, elle est destructrice pour l’élève et l’enseignant.

Qui donne l’autorité à une autre personne? Vous. C’est chacun de nous qui permet à une autre personne d’avoir l’autorité sur nous. Et dans un certain niveau cela est inhérent à la nature de l’enseignant et de l’élève. Lorsque vous vous soumettez à l’instruction de quelqu’un d’autre, vous êtes dans un sens soumis à une forme d’autorité, parce que vous vous attendez à ce que cette personne ait une sorte d’expérience ou de sagesse, dans un sujet donné. Mais dans quelle mesure cette autorité se prolonge? En d’autres termes: dans quelle mesure permettez-vous que ce pouvoir soit étendu? C’est là que les complications surviennent.

Dans la conception Orientale du Guru Yoga, il y a un fort accent de l’étudiant qui se soumet pleinement dans tous les domaines pour le guru. Nous connaissons tous les tristes histoires résultant de gens qui font de mauvais choix. Nous connaissons tous les histoires d’horreur survenues aux personnes qui prennent des pauvres décisions et mettent leur confiance en de faux enseignants, et à leur tour ont été maltraitées de beaucoup de manières que vous pouvez imaginer. Cela fait partie de la raison pour laquelle dans la Gnose nous rejetons cette forme de Guru Yoga. Malheureusement, même au sein de la Gnose il y a des abus de la relation enseignant-élève, et cela est dû à l’ego. Alors, comprenons les enseignements afin de réduire les chances pour que ces problèmes se posent.

Dans la Gnose, nous indiquons que le vrai guru est à l’intérieur de vous. Le but de la tradition authentique du Guru Yoga est de vous apprendre à voir le guru qui est dans votre propre Esprit. Donc, dans la tradition Gnostique nous faisons disparaître les formalités, toutes les petites étapes qui sont enseignées dans ce processus, en Orient. Nous allons directement au point. Le vrai guru est à l’intérieur de votre propre Esprit, qui est, au sein de votre propre Esprit quand il est sans tache. Quand l’Esprit est à son état pur, il est révélé en tant que Bouddha, guru, maître. C’est à l’intérieur de vous. Donc, votre enseignant physique a tout simplement le travail de vous aider à voir cela, et voilà tout. L’enseignant physique n’a pas le droit de vous dire comment vous devez vivre votre vie. L’enseignant physique peut faire une suggestion si vous demandez, mais n’a pas le droit de vous exiger quelque chose, ou de vous manipuler, ou de vous rejeter de l’enseignement si vous ne faites pas quelque chose de la façon dont l’enseignant exige que vous le faites. Ce sont toutes des formes de manipulations et d’orgeuil.

Une autre raison pour laquelle cela est si important c’est qu’il y a beaucoup de charlatans, il y a beaucoup de personnes qui s’appellent eux-mêmes «maîtres». Ils vont partout pour se vanter, d’une manière très humbles, même de façon très subtile, qu’ils sont « tel ou tel maître. » Ils peuvent ne pas le dire dans une classe publique, ils peuvent dire cela dans une prétendue « classes avancées. » Mais la proclamation, l’auto-proclamation de la maîtrise, est un mensonge. Pourquoi donc? Parce que le maître, le guru n’est pas nous, c’est l’Être, c’est le Je Suis. Il est cette base primordiale de la Conscience que nous partageons tous à l’intérieur.

Le Maître Samael a déclaré d’une façon très claire:

    La valeur de l’Être humain, qui est l’animal intellectuel appelé Être humain est inférieure à la cendre d’une cigarette. Cependant, les imbéciles se sentent comme des géants. Malheureusement, au sein de tous les courants pseudo-ésotériques, existent une grande quantité de personnes mythomanes. Des individus qui se sentent être des maîtres, des gens qui aiment quand d’autres les appellent maîtres, des individus qui se croient être des dieux, des individus qui prétendent être des saints. Le seul qui est réellement grand c’est l’Esprit, l’Intime. Nous, les animaux intellectuels, sont des feuilles que le vent jette aux environs. Aucun étudiant de l’occultisme n’est un maître. Les vrais maîtres sont seulement ceux qui ont atteint la cinquième initiation des Mystères Majeurs. Et avant la cinquième initiation, personne n’est un maître. Mais même alors, quand la cinquième initiation des Mystères Majeurs a été accomplie, spirituellement, internement, le maître c’est l’Être, et non la personne physique.

Le maître est à l’intérieur, il n’est pas physique. Cela me rappelle une histoire que le maître Samaël a raconté concernant des moines dans un monastère au Tibet qui devaient attendre et subir de nombreuses heures face à leur instructeur égoïste. Ensuite, au moment où l’instructeur commencait à enseigner, son Être intérieur, son « Je Suis » intérieur sortait à travers les mots et donnait de la sagesse. C’est dans ces moments que la valeur de l’enseignant peut être vu. Mais lorsque ce «Je Suis», le maître intérieur n’était pas présent, l’enseignant était terrible, impossible à traiter, et il fallait une grande endurance et de la patience de la part des étudiants pour lui faire face, parce qu’il était une personne horrible.

Cette histoire indique quelque chose de vraiment importante. Les instructeurs ont l’ego; les instructeurs sont des gens comme vous. Soyez prudent et observez vous-même. Projetez-vous des images sur l’instructeur? Ceci est appelé transfert; quand vous projetez votre propre image, votre image idéalisée sur votre instructeur. Par exemple, lorsque nous étudions la Gnose, nous voyons la beauté de cet enseignement et sa puissance, et une forme subtile peut survenir dans le mental, inconsciemment, où alors d’une manière subtile nous pensons que l’enseignant doit déjà avoir accompli tout cela, l’enseignant doit déjà être éveillé, l’enseignant doit déjà être un maître, ou un grand Bodhisattva. Et lorsque vous développez ce point de vue ou cette attitude, c’est nuisible non seulement pour vous, mais pour cet instructeur aussi. Parce qu’alors, il y a des attentes tacites, des attentes inconscientes; en psychologie Occidentale ceci est appelé transfert. Alors, un contre-transfert peut survenir, où les attitudes inconscientes de l’instructeur vont réagir avec les projections de l’étudiant.

Un autre aspect de ceci est que vous en tant qu’étudiant pourriez avoir des projections inconscientes de l’enseignant d’être comme un de vos parents, de sorte que vous pourriez rechercher leur approbation, rechercher la sécurité, rechercher de l’amour de façon inconsciente similaire comme vous le faites avec vos propres parents physiques, et cela est également néfaste.

Ainsi, vous pouvez voir qu’il y a beaucoup à apprendre de la relation avec votre enseignant. Il y a une relation importante, mais il faut que vous en tant qu’étudiant prenez la responsabilité de votre propre mental. C’est une chose très cruciale: l’enseignant ne peut pas vous sauver, l’enseignant ne peut pas vous libérer. L’enseignant ne peut qu’aider. L’enseignant peut mettre des outils dans votre main et vous montrer comment ils fonctionnent, mais vous devez construire votre propre maison, votre propre temple. C’est pourquoi, dans le Bouddhisme, il est souvent répété que vous devez être votre propre maître. De cela, certains élèves deviennent confus. Certains demandent: «Pourquoi disent-ils que nous devons avoir un guru du yoga et suivre le guru quand ils disent que nous devons être notre propre maître? » Il est vrai que vous devez apprendre de vos enseignants, mais vous devez faire le travail.

Qualifications d’un Enseignant

Alors regardons maintenant les qualifications que l’enseignant devrait avoir afin que nous puissions comprendre un peu mieux comment se comporter avec un enseignant, et comment nous pouvons croître. Le Bouddha Maitreya a donné cet enseignement. Le Bouddha Maitreya est un enseignant très compatissant. Et reconnaissant que les étudiants et les enseignants ont du mal dans leurs relations, le Bouddha Maitreya – il y a très, très longtemps – a donné cet enseignement aux Tibétains. Donc, je vais me contenter de le décrire. Si vous voulez étudier plus, c’est dans le sutra qu’il a donné et que l’on appelle l’Ornement des sutras du Mahayana. Il expose dix qualités essentielles que l’enseignant devrait avoir.

La première exigence est un mental discipliné. Et cette première étape est d’avoir la discipline de l’éthique. Et bien sûr, dans la Gnose cette question de l’éthique est subtil, parce que nous reconnaissons que la morale est comme la personnalité: elle est un enfant de son temps. Nous ne parlons pas de la morale. Ce qui est morale pour nous, est immorale en Chine, et ce qui est morale pour les Chinois est immorale pour les Américains ou pour les Canadiens, de sorte que nous ne parlons pas de la morale, qui est culturelle et enracinée dans le temps: nous parlons d’éthique, et l’éthique est liée au karma. Pour savoir ce qui est éthique vous devez savoir ce qui est correct à faire et ce qui est incorrect à faire. Mais cela est connu seulement d’instant en instant en éveillant la Conscience, car une action qui est juste en ce moment serait injuste le lendemain. Et vous ne pouvez savoir cela si vous ne savez pas réellement faire attention, être conscient, et écouter l’intuition. En Sanskrit, ceux-ci sont appelés «yama et niyama,» ce qui signifie « faire et ne pas faire. » Donc, c’est la première qualité que les instructeurs devraient avoir: savoir comment agir de la bonne manière, au bon moment.

La deuxième qualité est d’avoir un mental apaisé. En d’autres termes, c’est d’avoir une formation supérieure dans la concentration et la méditation. Ceux-ci seraient Dharana, Dhyana et Samadhi. En d’autres termes, un instructeur devrait être en mesure d’accéder à la vraie nature du mental, qui est sans tache. Maintenant, immédiatement dans cette liste, ce que nous voyons c’est que l’instructeur a besoin d’avoir une expérience pratique. Vous ne pouvez pas enseigner quelque chose que vous ne connaissez pas.

    Si votre mental n’est pas discipliné, il n’y a aucun moyen que vous puissiez discipliner le mental d’un autre. – Tsong Khapa

Donc, un instructeur ou un enseignant doit avoir la capacité de discipliner son propre mental, sinon il ne peut pas enseigner. Et bien sûr, cela est dans les niveaux. Certains sont plus accomplis que d’autres. Chacun de nous dans notre propre chemin est déjà un enseignant, que nous le réalisons ou pas. Et nous pouvons tous apprendre à notre niveau, mais du point de vue de l’étudiant, quand vous cherchez ces qualités dans votre instructeur, il devrait avoir ces qualités un peu plus que vous; pas parfait, mais un peu plus si au moins ils ont un peu plus d’expérience à partir de laquelle vous pouvez bénéficier, à partir de laquelle vous pouvez vous inspirer et comprendre.

La troisième qualité c’est d’avoir un mental bien calmé. Et qu’est ce que cela veut dire? Cela permet d’avoir un mental qui est si bien discipliné que cette personne comprend qu’il n’y a pas que le soi. C’est le fait de comprendre la Vue Droite ou de l’Absolu; d’avoir connu que le «je» est faux. En d’autres termes, cet instructeur doit avoir une expérience personnelle ou une compréhension de la doctrine du non-soi. Cela ne signifie pas que l’ensemble des activités qu’il aura est sans ego, car nous avons tous l’ego. Mais lors de l’examen de la nature de la vacuité ou en discutant de la nature de l’Absolu, ils devraient au moins avoir une idée de cela, le respect pour cela, et l’intention de comprendre pratiquement.

La quatrième c’est d’avoir une connaissance supérieure à l’étudiant, mais ce n’est pas la connaissance intellectuelle, ce n’est pas l’étude d’un livre. Elle peut inclure cela, mais nous ne parlons pas de la doctrine de l’œil, qui est l’intellectualisme, nous parlons de la connaissance du cœur, la Doctrine du cœur, et cela est intuitive, la connaissance expérimentale. Vous pouvez à un moment entrer dans un environnement scolaire ou gnostique et voir une relation élève-enseignant où un étudiant est capable de citer les livres, de citer les Écritures, de réciter longuement des aspects de la doctrine, mais que l’enseignant ne peut pas le faire. Vous pouvez observer cela, mais cela ne signifie pas que l’enseignant est inférieur à l’étudiant. Être capable de réciter la doctrine et les citations des Écritures est utile, et ce sont de bonnes choses que nous acquérons, mais la connaissance réelle est expérimentale, et expérimenter la vérité par soi-même est très différente de l’étudier et de la comprendre intellectuellement. Comprendre comment expliquer la nature d’une sephirah, ou expliquer, disons, ce que signifie Tiphereth, comprendre cela intellectuellement est bon et utile, mais l’expérimenter est la Doctrine du coeur. Donc, cette exigence de la connaissance indique une connaissance expérimentale, en d’autres termes, la Gnose réelle, puisque la véritable Gnose est expérimentale, elle n’est pas une étude de livre. Donc, ne vous laissez pas tromper par des personnes qui semblent avoir beaucoup de connaissances dans l’intellect et peuvent citer des choses et réciter des choses, et donner des explications vastes, déconcertantes, confuses, ou des choses déconcertantes. Telle n’est pas la doctrine du coeur. Certains élèves peuvent se confondre en pensant que la connaissance intellectuelle est la connaissance réelle, mais elle ne l’est pas.

Numéro cinq c’est l’énergie et l’enthousiasme pour l’enseignement. C’est juste, non?

Numéro six est une vaste savoir: la culture intellectuelle, en d’autres termes. Il y a des instructeurs qui enseignent uniquement un ou deux aspects de l’enseignement, c’est malheureux; les instructeurs devraient enseigner la doctrine toute entière. Ils ne peuvent pas tout comprendre, mais devraient chercher à comprendre, et devraient faire des recherches pour aider l’élève à comprendre toute la doctrine, et pas seulement une seule pièce ou de petites sélections à partir d’ici ou là. La raison en est que l’ensemble de la doctrine est nécessaire pour la croissance de l’Âme, pour le développement de la Conscience, et pas seulement un ou deux points. Et lorsque l’instructeur se concentre uniquement sur des aspects singuliers de l’enseignement, ils sont en train de dégénérer cet enseignement. C’est ce qui est arrivé au Christianisme. Les instructeurs du Christianisme dans le passé ont commencé à découper des choses qui étaient bien trop difficiles à comprendre ou trop controversées et c’est ce qui a fait que nous nous retrouvons maintenant avec une coquille vide, parce que toutes les parties importantes ont été découpées. Un instructeur Gnostique ne doit pas commettre cette erreur.

Un instructeur Gnostique doit avoir un vaste apprentissage et doit toujours rechercher à mieux comprendre. Et cela est particulièrement vrai de nos jours. Un instructeur Gnostique ne devrait pas simplement comprendre un peu plus sur le Christianisme. Réellement, un instructeur Gnostique doit comprendre quelque chose au sujet de toutes les religions. Un exemple de cela a été dit par le Dalaï Lama. Le Dalaï-Lama est un homme de grand savoir qui a une compréhension de tant de choses dans la vie, pas seulement des religions, mais aussi de la science. Mais il a avoué à un moment donné qu’il aimerait mieux comprendre l’Islam, car c’est quelque chose avec quoi il n’a pas été beaucoup exposé. Il a exprimé cet intérêt à un Indien, et l’Indien a dit: « Oh, vous savez quoi, il suffit de lire un peu le Coran et mémoriser quelques citations et c’est tout ce que vous devez savoir. » C’est la mauvaise attitude, et la raison est que cela déserve la tradition de l’Islam. Chaque religion dans sa racine est un don de Dieu et a des beautés et des subtilités et le mysticisme qui sont nécessaires pour le développement d’une psychologie particulière. Donc, comme instructeurs Gnostiques, nous devrions tous chercher à comprendre chaque religion, et pas seulement superficiellement, pas seulement pour être en mesure de dire: «Eh bien, le Bouddha a enseigné ceci et cela.» Nous devrions vraiment étudier les profondeurs de chaque enseignement, nous devrions étudier les sutras, nous devrions étudier les tantras, nous devrions étudier tous les grands maîtres afin de l’ajouter à notre propre compréhension de la Gnose, parce que réellement la Gnose est la Doctrine de la Synthèse. Elle est le ciment qui relie la racine essentielle de toutes les religions, et l’instructeur qui ne comprend pas cela peut réellement endommager un étudiant.

Un autre exemple est donné d’un instructeur donnant une conférence, parlant longuement sur le Bouddhisme, mais il y avait un élève dans le public qui avait étudié le Bouddhisme et a vu que beaucoup de ce que l’enseignant disait contredit les principes fondamentaux du Bouddhisme. Ainsi, après la conférence, ce savant dans le public est venu à l’instructeur et dit: « Je ne comprends pas, quelques-unes des choses que vous avez dites contredisent le Bouddha. » Et l’instructeur a dit: « Ah, ça n’a pas d’importance, ce n’est pas une grosse affaire. » C’est une mauvaise attitude. C’est un mauvais service à la fois pour les élèves de l’auditoire et les enseignements eux-mêmes. La doctrine est sacrée, et avant que nous enseignons quelque chose, nous devrions avoir une bonne compréhension de celle-ci, et ne pas prétendre savoir quelque chose que nous ne savons pas; nous ne devrions pas agir comme quelque chose que nous ne sommes pas.

La septième qualité est la réalisation du vide. Dans la Gnose, nous appelons cela le Vide Illuminateur. Dans certaines traditions, il est appelé Shunyata. C’est l’Absolu. Il est essentiel pour un instructeur Gnostique d’avoir une bonne compréhension de l’Absolu. Il est la base même de tout l’enseignement. Un instructeur qui ne saisit pas le sens et l’importance de l’Absolu n’aura pas une base sur laquelle il peut enseigner, de sorte qu’en tant qu’étudiants nous devons nous pencher sur cet aspect en permanence, étudier la doctrine du vide, comprendre ce que cela signifie . Cela inclut la compréhension de la nature du non-soi, l’absence d’un véritable « Je. » Mais cela va plus loin.

La huitième condition est que l’instructeur doit avoir une certaine habileté dans la présentation de l’enseignement. En d’autres termes, d’avoir des compétences de base de l’enseignement et d’être en mesure de présenter les enseignements d’une manière que l’étudiant peut comprendre; et, c’est une chose subtile, parce que les gens apprennent de différentes façons. Si vous approchez un enseignant et vous n’arrivez pas à le comprendre, alors vous avez votre réponse. Vous devriez trouver quelqu’un qui peut vous aider à comprendre, quelqu’un que vous comprenez.

La neuvième condition c’est d’avoir une profonde compassion. On peut dire que cette qualité est la plus importante. Quand nous en tant qu’étudiant recherchons un enseignant, nous devons rechercher quelqu’un qui se soucie réellement de nous, qui sacrifie réellement leur propre temps et énergie pour aider les autres. Comment évaluons-nous cela? La compassion peut se révéler de plusieurs façons. Certains enseignants peuvent paraître sévères et certains peuvent paraître doux; certains peuvent paraître indifférents. Ce ne sont pas des réflexions de la compassion; cela peut être juste la personnalité de la personne. Vous pouvez plutôt regarder le fruit qu’ils produisent. Quelles sont leurs œuvres? Qu’est-ce qu’ils ont accompli actuellement?

La compassion est l’amour. L’amour n’est pas toujours dans un moralisateur ou une manière douce. L’amour peut sembler être très sévère, il ne faut pas juger un enseignant sur la base de la douceur ou de la sévérité; vous devez juger un enseignant sur les résultats de leurs actions. Par exemple, si nous sommes une personne très indisciplinée, nous devrons peut-être avoir un enseignant qui est très sévère avec nous, très fort. Mais si nous sommes très disciplinés, peut-être trop rigoureuse, peut-être trop dur sur nous-mêmes, nous pourrions avoir besoin d’un enseignant qui est très doux. Certains enseignants peuvent donner les deux à la fois, mais pas tous peuvent le faire, parce que nous avons tous nos compétences et nos limites, alors soyez prudents lorsque vous essayer d’analyser la compassion.

La vraie mesure de la compassion c’est l’altruisme. L’enseignant qui se donne sans se préoccuper de son bien-être montre une véritable compassion. Par exemple: Le Maître Samaël Aun Weor a écrit beaucoup de livres, et a écrit si intensément, qu’il a endommagé ses doigts; Cela lui était douloureux d’écrire. Mais il n’a pas également demandé un revenu, pas d’argent; il l’a fait par amour. Voilà un vrai signe de compassion. Il n’a pas annoncé cela. Il ne sortait pas en public pour dire: «Regardez mes doigts et je ne demande pas de l’argent et vous tous devriez me montrer une certaine appréciation.» Il n’a pas fait cela. Il a enseigné; il a écrit. Il n’a rien réclamer pour lui-même, pas même la reconnaissance ou le respect. C’est un signe de compassion parce que c’est une action désintéressée; il n’a rien demandé. Si l’instructeur fait des demandes pour eux-mêmes, il y a un problème. S’ils réclament le respect, s’ils exigent la fidélité, s’ils exigent de l’argent, ou du pouvoir, il y a un problème, donc faites attention à cela. Et souvenez-vous: les exigences peuvent ne pas être explicites. Ils peuvent être implicites.

La dixième qualité d’un bon instructeur est la résilience. La résilience dans ce cas a de multiples aspects, mais nous recherchons surtout la résilience pour enseigner l’étudiant, peu importe combien de fois l’enseignement doit expliquer. Un enseignant qui devient impatient, exigeant que l’étudiant avance à une certaine vitesse, ou avance à un certain niveau, dans un certain temps, est un enseignant qui a un problème. L’enseignant doit être patient et permettre à l’étudiant de se développer à son propre rythme et avoir la patience et la résilience de répéter les enseignements, de continuer d’aider l’étudiant aussi longtemps qu’il le faudra. Malheureusement, de nombreuses écoles mettent en place des règles ou lignes de temps, et ils disent: « Si vous ne recevez pas ce point dans six mois, huit mois, ou dix mois vous êtes virés. » Cela n’a rien à voir avec la Gnose. La compréhension véritable de la Gnose se produit sur toute la durée de la vie. Toute la durée de la vie. Ce n’est pas une science facile; ce n’est pas quelque chose que vous pouvez accomplir comme aller à l’école du soir pour obtenir un diplôme. La Gnose est la façon dont nous développons notre propre Âme, notre propre Conscience. Ce n’est pas facile, et elle ne se produit pas à l’égard de la notion du temps. Le temps est sans importance; en réalité, le temps n’existe pas.

Le grand maître Padmasambhava de l’Inde (Guru Rinpoche) a fait une déclaration très intéressante que les Tibétains répètent souvent:

    Le temps ne change pas. Les gens changent.

Pensez à cela. Le temps ne change vraiment pas. Le temps est une illusion qui existe seulement dans un certain niveau de la nature. Donc, le temps ne nous change pas et le temps ne change pas. Le temps est juste un mécanisme d’un certain niveau de la nature. Ce qui change c’est la matière et l’énergie. Ce qui change c’est la Conscience; mais cela se passe selon des lois: la nature ne fait pas de sauts. Les gens changent constamment, que ce soit pour le pire ou pour le meilleur. Aucun de nous ne reste le même: nous sommes dans un constant processus de changement. Mais nous devons changer en fonction de notre propre processus, en fonction de nos propres efforts, et l’enseignant devrait être là pour nous guider, pour nous aider; ne pas nous fouetter, à moins que nous avons besoin de cela pour un instant, juste pour nous aider un peu. Mais un fouettage constant, ou des exigences constantes, ou des jeux de puissance constants sont mauvais. L’instructeur devrait avoir la résilience et la patience de guider l’étudiant sans attentes ou attachements aux résultats.

Ayant dit et décrit ces dix facteurs, jetez un œil à votre propre mental et réfléchissez à vos propres intentions, et réalisez ce que vous allez accomplir en fonction de votre propre effort. La Gnose est l’Auto-développement. Aucun maître, aucun enseignant, ne peut vous sauver. Même le Dalai Lama a dit:

    Je ne peux pas tirer quelqu’un du Royaume de l’Enfer et de le transporter vers le Nirvana. Quitter le Samsara, atteindre le Nirvana ou le Bouddha, dépend de vos propres efforts. Vous ne pouvez compter sur personne – pas sur le guru, ou sur le Bouddha et les Bodhisattvas. – Le 14ème Dalaï Lama

Le Bouddha a dit la même chose. Le Bouddha a dit: «Je ne peux pas vous sauver; Soyez votre propre maître.» En d’autres termes, l’enseignant doit enseigner à l’étudiant à être autonome. Si l’enseignant cultive la dépendance, il infecte le corps des étudiants avec la notion qu’ils doivent dépendre de l’instructeur, alors c’est un poison: c’est l’orgueil. Si un enseignant utilise la peur pour infecter les étudiants avec la croyance qu’ils ont besoin de cet enseignant et de cette école, sinon ils irons en Enfer, c’est un poison, et c’est un mensonge. Ce que nous acquérons spirituellement est dû à notre propre développement interne. Cela n’a rien à voir avec les écoles à la fin. La dépendance peut être un vrai problème dans les écoles.

Malheureusement, il y a aussi certains qui affirment que seule leur école est authentique, ou seul leur enseignant est authentique. Ceci est également un signe d’orgueil, et révèle un manque de compréhension de la compassion de ceux qui sont éveillés. Il y a beaucoup de maîtres qui sont incarnés sur la Terre en ces temps, afin d’assister la terrible souffrance qui sévit dans cette humanité. Même Jésus travaille activement parmi l’humanité: mais anonymement. Le Bouddha travaille encore ici, Padmasambhava travaille encore ici, beaucoup d’autres: mais ils travaillent de façon anonyme, parce qu’ils savent que l’humanité ne comprend pas comment se comporter avec un vrai maître. Dire qu’une école ou un enseignant est la seule source de lumière pour l’humanité c’est dire que les maîtres éveillés ne travaillent pas pour le compte de la souffrance, et c’est donc une déclaration qui est profondément irrespectueuse, orgueilleuse et arrogante. Heureusement pour nous, ce n’est pas une déclaration vraie. Il y a une énorme quantité d’aides disponibles à toute personne qui cherche à entrer dans la vraie sagesse. L’aide n’est pas isolée dans une école ou une poignée de personnes. Elle rayonne sur le monde entier à travers les enseignements que les maîtres donnent dans de nombreux endroits.

Et elle est toujours donnée librement. La Gnose est libre. La Gnose est notre droit de naissance. Étant dans un corps physique, vous avez le droit d’avoir la Gnose. Personne n’a le droit de placer des obstacles à l’enseignement. Chaque Être humain a le droit d’entrer dans la pleine réalisation pratique des études Gnostiques. Personne ne devrait jamais être exclu de la Gnose en raison de l’argent, en raison de leur statut, en raison de leur sexe, de leur race, en raison de leur culture. En fait, je voudrais aller aussi loin que de dire qu’un instructeur ou une école n’a pas le droit de fermer leurs portes à personne. Et Samaël Aun Weor l’a déclaré, cette fois ci et cette fois encore. Il y a des cas où certains étudiants sont priés de quitter parce qu’il est clair que leurs intentions sont mauvaises. Mais c’est une chose très subtile et très dangereuse. Il y a malheureusement certaines écoles qui « exilent » toujours des personnes, ou créent toutes sortes de règles et de structures que les élèves doivent respectés, mais cela n’a rien à voir avec la Gnose, donc c’est triste. Et il y a des instructeurs qui se place dans la position d’être des autorités absolues sur la vie de chacun. Ceci n’est également pas la Gnose. Un instructeur sincère respectera toujours la libre volonté des autres, et fournira les enseignements sans exigences de quelque nature que ce soit.

Je veux vous lire deux citations qui vous aideront à comprendre ce qu’un véritable initié devrait être, et le premier est du Dalaï Lama.

    Un vrai enseignant Mahayana devrait être quelqu’un qui aime la simplicité; aspire à être anonyme (et comme diraient les Tibétains) se cache dans la solitude comme un animal blessé.

Si vous remarquez un instructeur qui recherche toujours le «feu de la rampe», qui veut toujours être le centre de l’attention, essayant de devenir célèbre ou respecté, alors vous pouvez voir que cette personne a des problèmes. Cela ne signifie pas que ses enseignements de la Gnose sont mauvais, cela signifie que vous devez être prudents. Le Dalaï Lama continue:

    La tradition Tibétaine stipule que les enseignants du Mahayana doivent avoir au moins deux qualités de base: d’abord, du plus profond de leur cœur, ils devraient considérer la vie future comme plus importante que cela. Sans cela, rien de ce que l’on fait ne devient dharma. Deuxièmement, les enseignants devraient considérer le bien-être des autres comme plus important que le leur. Sans cela, rien de ce que l’on fait ne devient Mahayana.

Vous pourriez avoir eu l’expérience malheureuse de l’observation d’un instructeur qui est plus préoccupé par son bien-être, sa propre situation, puis celle de ses élèves. C’est triste. Ainsi, vous pouvez l’utiliser comme une mesure lorsque vous recherchez un enseignant. Quelle valeur ont-ils? Apprécient-ils leur propre réputation sur le bien-être des étudiants? Est-ce qu’ils apprécient trop leur propre situation matérielle? C’est important d’être conscient des indices subtiles (ou pas si subtiles).

Le maître Samaël Aun Weor a également déclaré des commentaires semblables au sujet de ce que devrait être un instructeur:

    Il y a quelques initiés qui comprennent ce que sont les attributs des grands initiés, c’est pourquoi les apôtres Gnostiques ne manquent jamais d’avoir un Judas qui trahit, un Pierre qui les renie, un Thomas qui les mortifie avec ses doutes, et un Madeleine qui pleure pour eux. Les grands initiés sont très simples, et c’est pourquoi les gens les sous-estiment et les méprisent. Tout le monde veut que ces initiés vivent selon la vie routinière des peuples, selon les critères erronés de coutumes établis des peuples. Quand les gens essaient de juger pour évaluer la vie quotidienne des grands initiés, ils jugent toujours à tort, puisque les hommes qui jugent ne comprennent pas l’extrême simplicité des grands initiés. – Les Mystères Majeurs

Nous devons faire attention à ces qualités en nous-mêmes. Lorsque nous recherchons notre maître, nous devons faire attention de ne pas juger: nous avons tous l’ego. Nous devrions toujours utiliser la doctrine, le dharma, comme base de notre examen. Non pas nos mœurs, nos coutumes, et non pas notre propre personnalité: Nous devons utiliser la doctrine comme mesure. Et ce sont ces dix étapes décrites: aspects de la doctrine que nous pouvons utiliser comme base pour comprendre un instructeur, mais en même temps nous devons nous analyser. Lorsque nous nous penchons sur notre maître et essayons d’évaluer si oui ou non quelqu’un doit être notre enseignant, nous devons regarder notre propre cœur. Cherchons-nous cette personne parce que nous n’apprécions pas l’autorité? Parce que beaucoup d’entre nous l’avons. Beaucoup d’entre nous s’implique avec une école ou un enseignant et commence à contredire cet instructeur simplement parce que nous n’apprécions pas l’autorité. Ou peut-être nous essayons toujours de gagner leur faveur parce que nous avons peur. Donc, nous devons être prudents de cela et regarder nos propres intentions, regarder nos propres motivations.

En synthèse, nous devons comprendre que tout ce que nous étudions avec un instructeur, quel que soit le type de personne qu’ils sont, ils sont justes une personne.

    Ne comptez pas sur la réputation de l’enseignant, mais sur ce qu’il ou elle a à dire. – Bouddha

Donc nous pouvons entendre beaucoup de choses sur un enseignant, bonnes et mauvaises, mais comment pouvons-nous savoir si c’est du commérage, ou de l’envie, de la jalousie, ou de la colère, qui répand des mensonges? Nous ne savons pas nécessairement cela, si nous ne devrions pas écouter les rumeurs à propos de la réputation de quelqu’un, s’il est un bon instructeur ou un mauvais instructeur, ou un adultère, ou un criminel. Nous devons écouter ce qu’ils disent effectivement. Qu’est-ce qu’ils enseignent effectivement?

    Ne comptez pas sur leur éloquence, ou leur façon de parler, mais leurs mots réels. – Bouddha

Nous pouvons facilement devenir hypnotisés ou fascinés par la personnalité de quelqu’un ou la manière dont il se présente, et nous ne devrions pas permettre cela de filtrer notre réception de la doctrine. Nous devrions plutôt écouter ce qu’ils disent. Plutôt que de regarder le visage, ou la personnalité, ou le nom, ou la culture, ou le passé de la personne, nous devrions examiner la signification. Que disent-ils réellement? Quels sont leurs mots? Quel est le sens de leur discours ou de leur conférence?

    Ne comptez pas sur des mots avec un sens interprétable, qui ont l’intention de mener plus loin, mais comptez plutôt sur le sens profond; le sens définitif. – Bouddha

Ainsi à titre d’exemple: dans la conférence d’aujourd’hui, j’ai interprété certaines écritures, de sorte que vous ne devriez pas compter sur mon interprétation, vous devriez étudier ce passage, puis mesurer, peser l’interprétation contre elle. Et si elle tient le coup, c’est très bien, et si elle ne tient pas, vous devriez rejeter ce que j’ai dit. Vous devriez toujours tester les mots de votre enseignant, et tous les grands maîtres avaient dit cela. Ne me croyez pas. Ne prenez pas simplement ce que je dis à leur valeur nominale: testez. Vous devez mesurer. Vous devez battre le haut. Vous devez être très ferme et très fort sur la manière dont vous recevez un enseignement et en faire usage.

    Pour comprendre le sens profond, ne comptez pas sur les niveaux ordinaires du mental qui font que les choses semblent différentes de la façon dont les choses existent réellement. À la place, comptez sur la Conscience profonde. – Bouddha

En d’autres termes: Méditez. Donc, pour comprendre le sens profond de ce qui est impliqué par la conférence d’aujourd’hui, vous devez méditer. Vous ne devriez pas compter seulement sur le niveau superficiel que nous accédons tous maintenant. Et cela est vrai pour n’importe quelle partie de la Gnose. Lorsque vous recevez un enseignement, que ce soit à travers une conférence ou un livre, vous devriez méditer. Vous devez emmener cela à l’intérieur et l’analyser dans la médiation. Sinon, les graines qui sont présentes dans cette connaissance peuvent être facilement emportées et ne prendront pas racine dans votre flux mental, ne prendront pas racine dans votre cœur. La méditation est la façon dont vous la digérer. Vous prenez d’elle les éléments nutritifs dont votre Conscience a besoin.

Maintenant, vous remarquerez tout au long de ce processus de quatre étapes que vous êtes la base fondamentale, pas l’enseignant. L’action fondamentale, l’énergie fondamentale, est à l’intérieur de vous, pas l’instructeur. La compréhension de la Gnose n’est pas quelque chose qu’un instructeur peut vous donner. C’est quelque chose que vous seul pouvez vous la donner. Donc, n’allez pas vers un instructeur et lui demander beaucoup, beaucoup de questions tout le temps. C’est bon de poser des questions, et c’est bon d’obtenir des réponses, mais vous avez besoin d’arriver à votre propre compréhension. Vous devez arriver à vos propres conclusions. Vous devez tester l’enseignement par vous-même. C’est votre bien-être qui est enjeu. C’est l’état de votre Esprit. C’est l’état de votre propre Conscience qui est dans la balance. Vous ne pouvez pas faire confiance pour cela à toute autre personne. Vous ne pouvez pas mettre votre santé mentale dans les mains de quelqu’un que vous ne connaissez pas. Vous devez prendre la responsabilité de votre Être.

    N’acceptez pas les maîtres externes dans le plan physique. Apprenez comment voyager dans le corps astral, et quand vous êtes habiles dans l’Astral, choisissez un maître authentique des Mystères Majeurs de la Fraternité Blanche et consacrez lui le dévouement le plus absolu et le plus profond respect. – Samaël Aun Weor, Astrologie Pratique

Maintenant, pour terminer cette conférence, je veux poser une question qui revient souvent. Qui est qualifié pour enseigner? Qui a le droit d’enseigner?

Et comme j’ai dit au début, dans le Mouvement Gnostique, nous ne reconnaissons aucune lignée: nous reconnaissons les gens par leurs fruits. En d’autres termes, si vous voulez savoir si quelqu’un est qualifié pour enseigner, alors suivez les conseils de Jésus: «Vous les reconnaîtrez à leurs fruits.» Vous ne pouvez pas juger quelqu’un par un titre ou par ce que les gens disent qu’ils sont, ou ce qu’ils disent qu’ils sont. Vous devez les juger par leur fruit, et vous ne pouvez le savoir qu’avec l’expérience. Donc, si vous arrivez à une école, soyez patients, gardez les yeux ouverts, restez conscients, et regardez ce qui se passe. Quel genre de fruits est produit par cette école? Quels types d’étudiants, quel type d’activité, que font-ils pour l’humanité? Est-ce un environnement qui est totalement auto-soutenu et fermé et totalement isolé du monde? Ou est-ce un environnement dans lequel l’action de compassion est soulignée? Ou l’altruisme est-il enseigné? Nous devons nous pencher sur les fruits de l’instructeur pour réellement savoir qui est cet instructeur.

Quant à savoir si quelqu’un est qualifié pour enseigner, il y a certains qui disent que vous devez être formés, que vous devez aller vers une certaine personne et obtenir la permission, mais le Maître Samaël Aun Weor n’a pas institué une telle règle. Certains de ses élèves l’ont fait, et cela est peut-être bien, mais qui a donné à Samaël Aun Weor la permission d’enseigner? Qui a donné à Jésus la permission d’enseigner? Qui a donné la permission à Moïse? Ou Krishna? Nous devons examiner notre propre cœur.

J’ai un ami qui, alors qu’il était âgé de dix-huit ans, a obtenu une copie du livre «Le Mariage Parfait», a lu ce livre, a étudié ce livre, a commencé à pratiquer ce qui était dans ce livre, et a commencé à enseigner tout de suite. Il avait dix-huit ans. Il l’a fait parce qu’il était entraîné à le faire, non pas par un sentiment de se glorifier, mais parce qu’il a reconnu que le contenu de cet enseignement étaient si important, si vital, si utile, qu’il voulait partager avec d’autres personnes : non à son profit, mais pour le leur. Cette compassion, ce souci des autres, est la vraie mesure de quelqu’un qui est prêt à enseigner.

Nous sommes tous à des niveaux de compréhension différents, nous sommes tous à différents niveaux de compréhension. Mais quel que soit le niveau de compréhension que nous avons, il y a quelqu’un qui a moins de compréhension que nous, il y a quelqu’un qui ne comprend pas autant que nous, nous avons donc besoin de garder cela à l’esprit. Nous avons besoin d’un instructeur, mais il peut être quelqu’un qui peut nous enseigner à notre niveau. Cela ne signifie pas que vous devez vous mettre en place sur le piédestal, que vous devriez aller partout et vous appeler « instructeur, » non. Nous sommes tous des amis ici, nous sommes tous égaux, mais chacun de nous a quelque chose que nous pouvons offrir à l’humanité, même à notre niveau.

Il y avait une réunion en Amérique latine en 1976 de tous les instructeurs Gnostiques à cette époque. Et il y avait un grand débat, un argument en fait, sur la façon dont le Mouvement Gnostique, ce groupe d’instructeurs, devrait recevoir les enseignants et de travailler avec des instructeurs et de l’envoi de ces instructeurs. Ils demandaient, « Quelles sont les qualifications? Comment savons-nous si quelqu’un va être un bon instructeur? Quel type de structure avons-nous besoin? Comment organisons-nous tout cela? » Il y avait une grosse dispute et, bien sûr, Samaël Aun Weor était calme. Mais quand il était clair que ce groupe n’allait pas résoudre le problème, il a pris le micro et a dit quelque chose d’important. Je vous invite à lire attentivement, à méditer, et à prendre ces mots dans votre cœur, parce que dans ce petit discours est incarné le cœur de cet enseignement.

Nous avons besoin de missionnaires qui sont bien préparés pour l’Amérique, le Canada, et l’Europe,

    Hommes et les femmes qui seront en mesure de soutenir les disciplines les plus difficiles,

    Amis de la culture et véritables aspirants à la science pure.

    Nous voulons que nos missionnaires aient les sentiments d’un artiste,

    Qui aiment la science, la philosophie et le mysticisme,

    Des missionnaires qui, comme des amoureux de la beauté, vibrent délicieusement devant les colonnes corinthiennes de la Grèce,

    Des missionnaires qui sentent dans leur cœur le mysticisme de Saint François d’Assise,

    Des missionnaires qui aspirent vraiment à la sagesse de l’Égypte.

    Nous voulons des missionnaires au sein desquels la beauté de l’Esprit et la force de l’amour brillent vraiment,

    Des missionnaires, qui, bien qu’ils soient scientifiques, peuvent aussi être des poètes, qui peuvent investiguer sur l’atome, et s’arrêter et méditer sur le ruisseau chantant qui coule facilement à travers un lit de roches,

    Des missionnaires qui méditent au pied des ruines d’Athènes ou de la Rome antique,

    Des missionnaires qui savent admirer le ciseau de Praxitèle,

    Des missionnaires qui savent vraiment aimer toute l’humanité,

    Des missionnaires qui vibrent avec la lyre d’Orphée, et qui peuvent chanter avec Homer dans le pays délectable des Hellènes.

    Ce sont les missionnaires que nous aspirons.

    Des missionnaires qui admirent la lumière scintillante des étoiles.

    Des missionnaires qui tombent amoureux des nuits immaculées.

    Des missionnaires qui ont une fiancée adorable dont le nom est Urania.

    Ce sont les missionnaires que nous aspirons.

    Des missionnaires qui s’habillent dans le vêtement de sainteté.

    Des missionnaires qui aiment mettre le tapis aux pieds de leur Guru Intérieur, afin de recevoir ses sages préceptes.

    Des missionnaires qui aspirent profondément à leur Christification et qui peuvent vraiment sentir la beauté de l’amour, que le Frère François sentit dans son cœur.

    Des missionnaires de ce genre sont ce que nous avons besoin.

    Loin de nous soit l’épine de la calomnie qui blesse la chair de notre voisin.

    Loin de nous soit toute colère, avarice, luxure, envie, orgueil, paresse, gourmandise.

    Loin de nous soient les mauvaises herbes de ragots et de calomnies.

    Loin de nous soit le poison sale de l’envie.

    Loin de nous soit le monstre de la luxure.

    Nous voulons des missionnaires qui, avec des pas lents, rythmiques et lisses des grands ermites, vont de porte en porte prêchant le Verbe.

    Telle est la classe de Missionnaires que nous aspirons.

    En aucun cas nous ne souhaitons faire une entreprise de la Gnose. La convoitise, soit loin de nous et de la Gnose Universelle.

    Nous voulons une seule et unique chose: servir l’humanité profondément.

Regardez en votre instructeur ces qualités. Si vous voulez enseigner, chercher ces qualités en vous-même.

Questions et Réponses

Question: Si un instructeur dit quelque chose dans une conférence que vous savez en contradiction avec les enseignements de Samaël Aun Weor, que faites-vous?

Réponse: Si vous trouvez quelque chose dans un enseignement des instructeurs qui contredit la doctrine, vous devez écouter votre propre sens de ce qui est juste et ce qui est faux. Il y a un exemple donné d’un lama qui était avec son instructeur. Et chaque fois que l’instructeur allait enseigner quelque chose de très bon et utile, ce lama disait: « Oui, oui, c’est très profonde et excellente, ce sont de très bonnes instructions. » Mais quand l’instructeur disait quelque chose de faux, ce Lama disait: «Non-non-non-non, personne ne devrait dire cela. » Il y avait une dialogue. Il y avait assez d’ouverture dans leur relation que cela pourrait être discutée. C’est une qualité importante. Il y a d’autres exemples d’enseignants qui, disons , enseigne un certain aspect de l’enseignement, mais l’étudiant est en mesure de réaliser quelque chose que l’enseignant a raté ou avait tort sur ce propos. Cet étudiant doit avoir la liberté de se rapprocher de cet instructeur et signaler l’erreur, et l’instructeur devrait avoir l’humilité d’être reconnaissant, et corriger l’erreur. Si vous trouvez que l’environnement n’est pas propice à cette activité, par exemple: Si l’instructeur ne veut pas entendre ou refuse de reconnaître leur erreur, ou les autres étudiants refusent d’entendre la contradiction, il peut y avoir un problème. Cela ne peut pas être un bon environnement pour vous. Il est dit que des étudiants sur-dévoués, surprotecteurs peuvent transformer un véritable maître en un faux. Les étudiants qui surprotègent leur professeur, qui refusent de permettre à leurs enseignants de voir leurs propres contradictions, détruisent cet enseignant. Donc, tous les élèves doivent être prêts à aider les instructeurs à voir leurs propres erreurs. C’est pourquoi dans la Gnose nous soulignons que nous sommes tous des amis, nous sommes tous égaux. Si l’un de nous avait une parfaite maîtrise de l’enseignement, nous serions auto-réalisé, nous serions éveillés, nous n’aurions pas d’ego. Mais nous avons tous l’ego, nous avons tous des idées fausses, nous tous sommes imparfaits et nous devons nous aider les uns les autres.

D’autres questions?

Question: Est-il vrai aussi que si nous entendons quelque chose, que ce soit à partir d’un enseignant ou d’ailleurs, qui semblent contredire la doctrine, que nous devrions examiner et vraiment être sûr qu’il y a une contradiction? Parce qu’ils peuvent sembler être contradictoires uniquement dans les niveaux superficiels?

Réponse: Oui. C’est absolument vrai. Quand nous trouvons une telle contradiction, nous devons l’examiner attentivement. Un très bon exemple de cela est quelque chose qui a été discutée dans les récentes conférences. Nous pouvons voir les activités de la vie d’un instructeur qui semblent contredire l’enseignement, nous avons donc besoin d’examiner réellement la doctrine. Nous devons vraiment méditer et comprendre les activités de cette personne, ou les enseignements de cette personne. Et la raison en est que chaque initié, chaque aspirant, est aux prises avec leur propre karma individuel. Pour quelqu’un qui fait face à son propre karma individuel, cela peut exiger une action ou une activité qui peut sembler contredire l’enseignement. Ainsi, par exemple, ce qui est bon à faire pour moi aujourd’hui pourrait être vraiment mauvais pour vous, et c’est en partie pourquoi nous rejetons la notion de «morale». Ce n’est pas parce que nous pensons que vous devriez être en mesure de faire ce que vous voulez, bien au contraire, vous devriez faire ce qui est juste. Mais ce qui est juste n’est pas enfermé dans la «morale», il est plutôt enfermé dans l’instruction du « JE SUIS » dans notre propre Être Intérieur, ou cette nature primordiale de l’Esprit. Donc, si nous voyons une contradiction, si elle est dans un enseignement ou dans une action, nous devrions d’abord comparer avec la doctrine, nous devons étudier, nous devrions vraiment essayer de comprendre cela. Pas d’une façon de jugement, mais pour notre propre bien-être. Et si nous trouvons qu’il y a effectivement une contradiction, nous devrions probablement aborder d’abord la source de celle-ci: cet instructeur. Nous ne devrions pas aller raconter à tout le monde, faire des commérages, ou de le mettre sur Internet, ou d’élever beaucoup de doutes. Permettez-moi de vous dire quelque chose: c’est un karma très sévère de créer un schisme dans un groupe. C’est un karma très grave de dégrader la foi du corps de l’étudiant en semant le doute et les potins. La raison est parce que le bien-être de l’ensemble de ces âmes dépend de la force de la doctrine enseignée dans ce lieu. Et si vous venez avec vos doutes et vos commérages, et vos critiques, et endommagez cela, c’est un karma très sévère pour vous, car elle affecte l’ensemble du groupe, et pourrait affecter des gens que vous ne voyez même pas. Le Potin se propage comme un feu sauvage. Mark Twain a dit quelque chose comme, « Un mensonge arrive déjà à mi-chemin dans le monde entier alors que la vérité est toujours en train de mettre ses chaussures. » Et cela est un fait. Faites très attention. C’est non seulement votre propre bien-être qui est en jeu, c’est le bien-être de tous les élèves et de l’instructeur. Lorsque vous êtes dans un groupe, vous avez une responsabilité en tant que membre de ce groupe de faciliter le bien-être de ce groupe, et je vous promets ceci: vous verrez des contradictions, car nous avons tous l’ego.

Question: Nous avons vu aussi qu’il y a différents niveaux de compréhension.

Réponse: Le point étant fait est qu’il y a différents niveaux de compréhension. C’est la raison pour laquelle le Maître Samaël Aun Weor a déclaré que les gens ne comprennent pas les initiés, les critiquent, et répandent des rumeurs à leur sujet, parce que les gens à un niveau donné ne comprennent pas la nature du niveau au-dessus, ou au-delà. Alors, soyez prudents. Regardez les fruits de l’action. Ne jugez pas; Attendez. Il y a eu beaucoup, beaucoup de cas dans le Mouvement Gnostique où une grande rumeur se passe autour, un grand bavardage, quelque chose de très dommageable, et tout le monde le croit, et tout le monde écoute, et beaucoup de gens se blessent, et puis à la fin il est révélé que la rumeur n’est pas vraie. Ceci est vraiment impardonnable, cela ne devrait pas être autorisé. Mais ceux sont les étudiants qui le permettent, parce que les étudiants sont ceux qui la propagent. J’ai notamment des instructeurs, parce que les instructeurs sont des étudiants de quelqu’un d’autre, aussi. Le potin se propage parce que nous le permettons. La critique se propage parce que nous la propageons. Alors, quand vous observez une contradiction, soyez patients, étudiez et donnez aux gens le bénéfice du doute. Montrez aux autres la compassion que vous souhaitez recevoir. Et sachez ceci: vous, vous-même, si vous persistez dans ces études, vous vous trouverez au milieu de contradictions; c’est inévitable. Vous apparaîtrez aux yeux des autres comme si vous faites des choses que vous ne devriez pas, et les gens vous critiquerons. Comment voudriez-vous être traité à cette époque? Préparez-vous pour cela, en traitant les autres avec respect, prudence et patience que vous souhaiteriez recevoir.

 

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Vous pouvez retrouver cet article en version anglaise : Seeking the Master: Teachers and Students