Écrit par : Gnostic Instructor   Catégorie : Auto-Connaissance

Nous allons continuer à parler de l’Écriture de Shankaracharya appelé Atma Bodha. Dans les deux conférences précédentes (L’Importance de ce moment et La Connaissance de ce moment), nous avons expliqué comment cette écriture de l’Hindouisme présente la philosophie du Vedanta, qui est l’une des philosophies les plus importantes de l’Hindouisme.

La chose importante à retenir à propos de Vedanta est que ce n’est pas une philosophie comme une philosophie occidentale: quelque chose conçue pour être comprise avec l’intellect. Le Vedanta réel ou toute autre philosophie des authentiques traditions asiatiques est la connaissance racine ou la théorie qui devrait être accompagnée de la pratique. Ce n’est pas quelque chose de simplement s’asseoir et réfléchir, ni débattre. Ainsi, lorsque nous étudions cette écriture Atma Bodha, rappelez-vous qu’elle est écrite pour ceux qui mettent en pratique les principes qu’elle décrit.

Les Deux Vérités

Afin de comprendre l’Atma Bodha, nous devons comprendre qu’il y a deux vérités dans la vie. Tel est le fondement de base de toute la philosophie asiatique, de comprendre qu’il y a deux vérités, pas une seule.

Certaines philosophies tendent à se rapprocher de leur exposition à la recherche d’une vérité unique. Même dans la tradition gnostique, nous disons qu’il y a une vérité et une réalité, mais dans sa manifestation pratique, elle se révèle comme étant double, ayant deux vérités fondamentales. Cela semble contredire le message du Vedanta, qui dit qu’il n’y a pas de dualité, qu’il y a seulement l’unité. Cette apparente contradiction n’est pas du tout une contradiction. C’est une apparence qui obscurcit notre point de vue. C’est une apparence qui est produite par notre mental. La réalité est que ces deux vérités sont une.

La première vérité est la réalité ultime, la nature ultime de toutes choses, ce que nous appelons «l’absolu», c’est la vérité ultime. C’est la nature ultime de toutes choses. Elle est visible à la Conscience; elle est visible à quelqu’un qui est éveillé. Mais pour nous, elle est invisible, inconnaissable.

« L’Absolu est au-delà de l’existence conditionnée. Il est au-delà de ce qui est relatif, il est l’être réel;.. Il est le non-être parce qu’il ne conserve aucune concordance avec nos concepts, mais l’Absolu est l’ « Etre réel ». C’est pourquoi nous ne comprenons pas intellectuellement, parce que pour nous l’Absolu est comme le Non-Etre; néanmoins, il est l’Être réel de l’être […] L’Absolu n’est pas un Dieu, ni une personne divine, ni humaine.. Il serait absurde de donner une forme à ce qui n’a pas de forme;.., il serait absurde d’essayer d’ anthropomorphiser l’espace. En effet, l’Absolu est l’espace abstrait inconditionnel et éternel, bien au-delà des dieux et des êtres humains. L’Absolu est la Lumière incréée qui ne projete pas une ombre en tout lieu au cours de la nuit profonde de la Grande Pralaya. L’Absolu est hors du temps, nombre, de mesure et de poids;.. au-delà de la causalité, forme, feu, lumière et les ténèbres. Néanmoins, l’Absolu est le feu et la Lumière incréée.  » – Samaël Aun Weor, Tarot et Kabbale

Voilà la première vérité: l’Absolu, la nature ultime de toutes choses. Dans l’hindouisme, Vedanta, ceci est appelé Brahma, ou Sat-Chit, « l’existence absolue. »

La deuxième vérité, qui semble contredire la première, est ce que nous appelons «réalité». Ceci est la vérité conventionnelle, ou ce que nous semblons percevoir comme vrai.

Ces deux vérités semblent se contredire l’une l’autre: la réalité absolue et la réalité conventionnelle. Elles semblent être en conflit l’une avec l’autre.

Grâce à notre vision, à travers notre ouïe, par notre sens du goût, du toucher et de l’odorat, nous pouvons percevoir une gamme limitée de ce qui est perceptible, et pourtant nous appelons cette perception «vérité». Nous ne comprenons pas que nous ne percevons qu’une petite portion de tout ce qui existent. Nous ne voyons qu’une petite fraction. Même dans la lumière visible. La lumière visible ne représente qu’une fraction de l’énergie qui est perceptible, et même en utilisant l’ensemble de nos outils les plus avancés, nous ne percevons encore qu’une fraction de ce qui est là.

Quelqu’un avec une conscience éveillée, avec un degré suffisant d’éveil, peut percevoir les deux vérités en même temps: la nature absolue d’une chose, et la nature conventionnelle d’une chose. Il n’y a aucune contradiction, ils voient les deux côtés, ils voient tout cela.

La raison qui fait que cela est important est que lorsque nous étudions la philosophie, en particulier le Vedanta ou la philosophie tantrique qui est très similaire au Vedanta, la présentation de la vérité est donnée d’une manière très spécifique. Si nous ne comprenons pas les deux vérités et la nature de notre propre perception, nous ne comprendrons pas la philosophie, et nous allons faire des erreurs.

La Perception de l’Atman

Pour comprendre cela, nous regardons la troisième ou la quatrième ligne de l’Atma Bodha, qui stipule que :

« Atman semble être limité à cause de l’ignorance. Quand l’ignorance est détruite, Atman, qui n’admet aucune multiplicité, se révèle vraiment par lui-même, comme le soleil quand les nuages disparaissent. »

Atman est un mot sanskrit qui signifie «Soi». La majeure partie de l’hindouisme concerne à connaître le vrai soi, le vrai soi. Nous ne voyons pas ce Soi, parce que notre vision est obscurcie par notre soi-disant perception de la réalité. Cette perception est notre hypothèse de la réalité conventionnelle, ce que nous percevons par les sens, c’est ce que nous croyons est réel. Nous ne comprenons pas que quand il vient à notre perception, nous sommes dans un état d’ignorance. Nous ne voyons pas la vérité; nous ne voyons pas la réalité réelle.

La perception de la réalité absolue est seulement possible quand notre perception est propre, quand il n’y a pas de filtres qui assombrissent notre capacité à voir. Cette perception n’est pas seulement une perception physique. C’est une perception au-delà des cinq sens.

Alors ce que Atma Bodha dit ici comme l’a écrit Shankaracharya est que Atman semble être limité à cause de l’ignorance. Nous pensons que Dieu existe selon nos idées. Tout le monde a ses propres idées sur la divinité et le «Soi». Les athées pensent que le Soi est leur façon de penser et leur manière de croire. Les chrétiens pensent que le Soi ou Dieu est un vieil homme dans les nuages, et que nous sommes une âme qui est nécessaire pour s’incliner et pour chanter des louanges à ce vieil homme dans les nuages. Les bouddhistes pensent qu’il n’y a pas de Soi, mais il y a un bouddha qui est un dieu quelque part dans l’univers. Les musulmans pensent de la façon dont ils pensent et les taoïstes pensent de la manière comme ils le pensent, et nous tous, se trompons, parce Atman ne peut pas être perçu à travers notre perception assombrie. Notre esprit crée cette apparence limité (finie), en d’autres termes, notre perception est créée par notre état d’ignorance.

Comme nous l’avons expliqué précédemment, l’ignorance est un manque de connaissances, un manque de savoir, un manque de vision, et nous avons expliqué que le mot connaissance vient de la racine qui signifie « percevoir, voir par soi-même. » Parce que nous ne voyons pas notre Intime pour ce qu’il est, nous sommes dans un état d’ignorance, et nous pensons que l’Intime existe selon nos idées.

Beaucoup de gens spirituels pensent aujourd’hui que l’Intime est eux-mêmes. Nous pensons que l’Intime est un je supérieur, que notre vrai soi est «maître tel et tel» ou qu’elle est une déesse ou qu’il est un ange vêtu d’une robe blanche. Quel que soit notre imagination religieuse particulière, on projète cette idée et on met Dieu dans cette boîte et on pense que notre vrai Soi est dans cette boîte, et on se trompe. Le fait est que nous n’avons pas perçu Atman en nous-mêmes, et donc nous ne savons pas ce qu’est Atman.

La connaissance de l’Atman vient à travers la perception. Pour percevoir Atman, nous devons retirer l’ignorance qui empêche la perception. Cette ignorance est en nous, elle est dans notre psyché. Nous devons changer la manière dont nous voyons afin de voir la vérité.

Atman n’est pas Multiple

La deuxième partie dit ici,

«Quand l’ignorance est détruite, Atman, qui n’admet aucune multiplicité, se révèle vraiment par lui-même. »

Atman n’est pas multiple. Pourtant, nous sommes une grande multiplicité.

Comme je l’ai recommandé à travers ces conférences, quand nous sommes sincères et regardons notre propre mental, en regardant ce que nous pouvons percevoir en permanence, il est inévitable que nous allons arriver à la conclusion que nous sommes remplis de contradictions. Nous sommes une multiplicité complète. D’un moment à l’autre, nous nous contrediresons. Nous sommes remplis de désirs contradictoires. Atman n’a pas cela. Atman ne se contredit pas. Atman est pur, éternel, la Conscience, le bonheur, la sagesse, la connaissance, la sérénité, l’amour.

En hébreu, les noms que nous utilisons pour décrire Atman sont Chesed et Gedulah, et ceux-ci signifient Amour et Miséricorde. Atman est un. Atman est une lumière qui sort de la trinité. Atman est une expression de Dieu, du divin.

Alors, lorsque certains philosophes étudient le Vedanta, le bouddhisme, l’hindouisme, ils répètent ce que disent les Écritures, qui est « je suis. »

Tat Tvam Asi (ततत त्वमत असस): « Tu es cela». – Chandogya Upanishad 6.8.7

« Cela en qui résident tous les êtres et qui réside dans tous les êtres, qui est le dispensateur de la grâce à tous, l’Âme Suprême de l’univers, l’être-illimité – Je suis cela. » – Amritbindu Upanishad

« Ce qui imprègne tout, que rien ne dépasse et qui, comme l’espace universel autour de nous, tout ce qui remplit complètement l’intérieur et l’extérieur, ce suprême Brahman non-duel, Tu es Cela. » – Shankaracharya

Le Vedanta déclare que nous sommes Atman. Les adeptes du Vedanta et des philosophies semblables croient fermement cela, et l’affirment constamment. Ces gens se trompent. Nous ne le sommes pas aussi longtemps que nous sommes pris au piège dans la multiplicité. Atman n’a pas la multiplicité. Si nous trouvons la multiplicité en nous-mêmes, nous ne le sommes pas. Telle est notre vraie nature, mais nous sommes hors de contact avec elle.

Quand l’ignorance est détruite, Atman est révélé. Ceci est une phrase très critique dans cette écriture. Cette phrase explique la base de la libération et il explique pourquoi les disciples ont été trompés depuis si longtemps. Beaucoup de partisans de Shankaracharya et d’autres philosophies qui sont semblables croient à tort que en ayant simplement le concept de la philosophie du Vedanta dans leur tête, ils peuvent être libérés. Ils croient à tort que parce qu’ils ont étudié l’Écriture et qu’ils en connaissent les concepts, et qu’ils peuvent en débattre, que cela les conduit à la libération; ils ont tort.

Seulement une chose mène à la libération: la destruction de l’ignorance. Comment est détruite l’ignorance? Elle est détruite par la perception de l’Atman. Telle est la seule façon. La Connaissance de l’Atman détruit l’ignorance. La connaissance de la réalité, et cette réalité commence ici et maintenant en nous-mêmes. La connaissance de la vérité, pas ce que nous voulons être, pas ce que nous voudrions être, et non pas ce que nous avons dit que nous serons, mais ce qui est. Pour voir ce qui est, cela commence ici et maintenant en nous-mêmes. Pour nous regarder nous-mêmes et nous voir tels que nous sommes: impur, souffrant, et pris au piège dans l’ignorance.

Seulement en voyant cela et ce qu’il est, et notre propre rôle est la perpétuation de cela, que nous pouvons éliminer l’ignorance. Dans ce processus, Atman devient révélé naturellement, de la même manière que le soleil est exposé lorsque les nuages s’en vont loin.

Les nuages sont des substances, des constructions dans notre propre psyché, à l’intérieur de nous. La seule chose qui nous empêche de voir la vérité du divin est notre propre mental, rien d’autre. Le seul obstacle que nous avons est notre propre mental.

L’Existence Cyclique

Dans le passage suivant, il est écrit :

«L’Existence cyclique qui est pleine d’attachements, d’aversions qui est comme un rêve. Il semble réelle aussi longtemps que l’on ignore, mais devient irréel quand on est éveillé.»

Cette phrase « de l’existence cyclique » en sanskrit est samsara. Samsara est un état de souffrance. C’est l’état de conscience de tout être qui a l’ego. Même une petite fraction d’ego crée cette petite fraction du samsara. Existence cyclique, que même les dieux souffrent dans le samsara à leur niveau. Voilà pourquoi lorsque nous étudions la bhavachakra ou ce qui est appelé « la roue du samsara », nous voyons six royaumes. Un de ces six règnes est le royaume des dieux, les cieux, dans lequel il y a des êtres qui sont beaucoup plus pur que nous le sommes, mais ils continuent à souffrir, parce qu’ils ont encore l’attachement.

L’axe de la roue du samsara est l’ignorance, les attachements, et aversions. Les attachements sont ces phénomènes psychologiques que nous poursuivons, que nous voulons. Les Aversions sont des phénomènes psychologiques que nous voulons éviter. Cette dynamique entre l’avidité et l’aversion est ce qui met la roue du samsara en mouvement. Cette roue du samsara est notre propre psyché. Il n’est pas en dehors de nous, il est à l’intérieur, il est psychologique. Il est la répétition des habitudes psychologiques. À courir après nos envies et nos attachements et en essayant d’éviter les choses que nous ne voulons pas. Voilà ce qui crée la souffrance ou le samsara. C’est un état d’ignorance. Comme il est dit ici, il est comme un rêve.

Questionner la Perception

Nous pensons que nous sommes éveillés. Nous pensons que ce que nous vivons est fondamentalement vrai et réel. Cette Écriture nous dit qu’il ne l’est pas. Ceci est un niveau de notre ignorance. Nous ne remettons pas en question ce que nous percevons. Nous supposons que ce que nous vivons est vrai et réel. En raison du fait que nous sommes dans un état de manque de connaissances, de manque de perception de la vérité, nous croyons que ce que nous voyons est vrai. Nous ne le remettons pas en question. Nous ne sommes pas là à l’entrée de nos sens pour douter de ce que nous voyons, pour analyser ce que nous percevons, remettre en question, enquêter. Nous supposons que ce que nous percevons est réel et vrai.

En fait, cette condition est devenue tellement omniprésente et forte que maintenant nous pouvons regarder un tout petit écran et croire que les images que nous voyons sur cet écran sont vraies, et devenir complètement hypnotisé par lui. Nous pouvons regarder un film ou une vidéo, un jeu, et nous croyons tellement dans ce que nous voyons que notre corps réagit, les produits chimiques sont produits dans le corps. Si nous regardons un film violent, nous réagissons à la peur. Si nous regardons quelque chose de lubrique, nous réagissons avec la convoitise ou le désir. Si nous regardons quelque chose que nous voulons pour nous-mêmes, nous réagissons avec envie, et le corps produit des substances chimiques et des réactions. Quand quelqu’un est menacé dans le film, nous obtenons des frissons, prennons peur et sautons, nous crions. Quand nous voyons quelque chose de triste, nous versons des larmes. Tout ce que nous regardons sont des images, des images qui sont fausses, des images faites par des acteurs qui nous mentent, qui disent quelque chose et agissent comme quelque chose qui n’est pas vrai, mais nous croyons que c’est vrai. Même si notre esprit dit: « Je sais qu’ils sont des acteurs, je sais que c’est juste un film, je sais que ce n’est pas vrai, c’est juste un jeu, je ne fais que jouer. » Notre conscience ne pense pas cela. Nous devenons hypnotisé, et la preuve est dans la réaction que nous expérimentons dans nos trois cerveaux.

Donc, si nous ne pouvons pas remettre en question notre perception de ce qui est sur l’écran de l’ordinateur ou sur le moniteur vidéo ou sur notre téléphone cellulaire ou iPod ou tout autre appareil que nous utilisons, alors comment pouvons-nous remettre en question la réalité qui nous entoure que nous percevons à chaque instant? Nous ne remettons même pas en cause des choses que nous nous disons que nous savons qu’elles sont fausses. Alors, comment allons-nous remettent en question la réalité qui se passe avec notre famille, nos amis et nos collègues? Nous ne le faisons pas, et ceci est notre problème, voilà pourquoi nous souffrons.

Tout ce que nous percevons est vraiment comme un rêve, parce que nous sommes endormis, et nous avons cette état de rêve tout au long de notre vie quotidienne. Par conséquent, nous avons ça aussi quand notre corps physique dort profondement.

Lorsque nous nous éveillons ici et maintenant, nous commençons à voir l’irréalité de toutes ces choses, et cela est la formation que nous subissons: pour commencer à remettre en question ce que nous percevons, pour être éveillé, à le voir pour ce qu’il est. Vous pouvez regarder la télévision, mais quand vous regardez, regardez comment tout cela est faux, C’est tous des mensonges, tout est conçu pour vous vendre quelque chose: une idée, un produit, une croyance. c’est pas réel.

La même chose dans votre vie quotidienne. Quoi de ce que vous voyez est en fait réel? Nous devons apprendre à questionner, et commencer à s’éveiller.

Les Quatre États de la Conscience

Dans l’étude que nous voyons certains termes. Il est intéressant de découvrir que ces états de conscience que nous décrivons sont structurés de la même façon dans deux de nos traditions les plus importantes: dans la tradition hindoue et grecque. Maintenant, naturellement, nous savons que les anciens Indiens et les anciens Grecs avaient beaucoup d’échanges d’idées et de commerce, mais cette philosophie de la conscience est beaucoup plus ancienne que les Grecs et les Hindous.

L’état de conscience que nous décrivons ici est appelé Susupti en sanskrit. C’est un état d’hypnose très profonde, une absence totale de conscience de soi. C’est l’état le plus bas possible de la conscience. C’est l’état de conscience dans lequel nous nous trouvons tous la plupart du temps.

En grec, son équivalent est Eïkasia, un état de conscience définie par l’instinct animal. Honnêtement, sincèrement, quand nous nous regardons et nous observons le comportement des gens, nous voyons que la plupart de notre comportement est purement guidé par l’instinct et le désir, l’impulsion, avec très peu de connaissance. C’est un état dans lequel il n’y a absolument aucune conscience de soi et même pas de l’intérêt dans la Conscience. C’est un état complet d’ignorance qui n’a aucune conscience de Dieu, de l’être, du Bouddha, qu’importe le nom que vous voulez donner à Atman.

Un peu mieux que cela est le deuxième état de conscience. Cet état que l’hindouisme ou le sanscrit a appelé Svapna, et son équivalent en grec est Pistis. Ce mot Pistis a différentes fonctions et des usages différents. Nous parlons maintenant dans le contexte de l’état de conscience. Ce degré de conscience ou du second degré se caractérise par le rêve. En fait, Svapna en sanskrit signifie «rêve». Ceci est un état de conscience qui n’est pas purement instinctif et animal, c’est un peu mieux. Il pourrait y avoir de petits éclairs de conscience, un peu de prise de conscience de « si je fais cela, quelqu’un pourrait ne pas aimer ça » ou « je pourrais avoir des ennuis» ou «Ça ne peut pas être bon pour moi de le faire, peut-être c’est domageable pour elle « . Pourtant, cela est un état de sommeil psychologique, un état d’ignorance, seulement légèrement mieux. Ceci est un état dans lequel vous vous souvenez peut-être de ce que vous avez fait, peut-être.

Dans le premier état Susupti ou Eïkasia, nous ne nous souvenons généralement pas ces temps du tout, puisque nous sommes complètement endormi. Si vous repensez au cours des sept derniers jours, pouvez-vous vous rappeler à chaque instant de ce que vous faisiez, instant en instant, pendant sept jours complets? Je ne parle pas seulement pendant la lumière du jour. Je veux dire lorsque votre corps est endormi aussi. Aucun de nous ne peut, parce que nous sommes endormis. Ces périodes de temps où nous avons absolument aucune mémoire correspondent à susupti ou Eïkasia: une absence totale de conscience, la Conscience zéro; nous sommes complètement mécanique, faire tout ce que nous faisons, que ce soit bon, mauvais ou indifférent.

Dans la deuxième étape, Svapna, nous rêvons, nous sommes dans un état de rêve. Notre corps physique peut être actif, faire tout ce que nous faisons tous les jours, mais nous rêvons. Nous ne sommes pas conscients de nous-mêmes, nous ne sommes pas conscients de Dieu, nous ne sommes conscients de rien, sauf des projections de notre mental. Ceci est un état de rêve, et nous gardons cet état
pendant la nuit et pendant la journée. Ceci est l’état qui est appelée Pistis en grec .

Oui, nous rêvons toute la journée, aussi. Nous sommes distraits. Notre conscience est flottante dans un état de somnolence vague, marqué par des fantasmes, des rêveries, des perceptions floues.

Le Troisième État de Conscience

Ceux qui ont reçu un peu de formation apprennent davantage sur un troisième état. Vous ne pouvez pas avoir l’expérience de cet état mécaniquement, accidentellement. Vous ne pouvez pas avoir l’expérience de cet état par hasard, même si tout le monde pense qu’ils sont dans cet état tout le temps.

Le troisième état de conscience en sanskrit est appelé Jagrata, et en grec, Dianoia. Ceci est un état de conscience éveillée. Jagrata signifie « éveillé. » Dans cet état de conscience, on est conscient de soi-même, conscient des actions, des pensées et des sentiments. Conscient de ce que l’on voit et fait.

Diánoia: la compréhension, la distinction; de Dia, « bien, d’un côté à l’autre», qui intensifie noiéō », pour reprendre l’esprit, » nous, « l’esprit »

« Jésus lui dit: Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ta ψυχή psyché, et de toute ta διάνοια dianoia. » – Matthieu 22:37

« Et nous savons que le Fils de Dieu est venu, et nous a donné διάνοια dianoia [compréhension], nous savons que cela est vrai, et nous sommes dans le Véritable, [même] en son Fils Jésus-Christ. C’est le vrai Dieu, et la vie éternelle « . – 1 Jean 5:20

Il est possible que lors des étapes de la vie, comme lorsque vous êtes un enfant, vous pouvez avoir des éclairs de dianoia à cette époque. Lorsque vous êtes un enfant, vous existez dans cet état qui est Jagrata. Les bébés sont éveillés, mais comme l’ego s’incorpore dans la personnalité, quand nous vieillissons et que nous développons beaucoup d’habitudes, nous le perdons. Ensuite, c’est très rare de le découvrir, à cause de nos couches, des couches de mauvaises habitudes , et en raison de notre profond état d’hypnose ou d’ignorance. Il peut être possible dans des expériences proches de la mort, dans des expériences très choquantes pour avoir un aperçu de l’état de veille, mais c’est impossible de le maintenir sans un entrainement, sans que nous ne savons comment le faire, et de le faire par volonté.

Jagrata signifie «éveillé» et cet état de conscience se caractérise non seulement par la perception de ce qui est en dehors de nous, mais par la perception simultanée de ce qui est à l’intérieur de nous. En d’autres termes, notre attention n’est pas unidirectionnel. Dans l’état de Jagrata, on perçoit dans toutes les directions. Il faut de l’énergie dans la conscience pour le faire, et il faut une formation pour savoir comment le faire. Dianoia vient de Dia, « bien, d’un côté à l’autre. »

Pour vivre cet état, nous devons soit avoir une formation, soit avoir éliminé assez d’ego pour que cet état soit devenu un état naturel. Sur cette planète, une telle personne est extrêmement rare, et pour être dans cet état, ils auraient eu une formation dans une vie antérieure. Pour avoir cette capacité à être en permanence conscient dépend d’un certain pourcentage de conscience libérée de l’obscurcissement. En d’autres termes, une certaine quantité de connaissances avait déjà dû être acquise. Rappelez-vous, la connaissance n’est pas la connaissance intellectuelle. C’est la perception de la vérité. C’est la perception qui ne soit pas obscurcie par l’ignorance.

Donc ceci est le troisième état de conscience. Dans l’ensemble de ces conférences que nous donnons, dans tous les livres que nous étudions, ceci est l’état de conscience que nous tentons de perfectionner. Un état de conscience d’être éveillé.

Vous pouvez maintenir un état d’éveil, même si l’ego est très fort en vous. Cela peut être fait, il faut juste de la volonté. Beaucoup de gens disent que c’est trop difficile, « Je suis juste un débutant, je ne peux pas le faire. » Ce sont des excuses. Ce sont des mécanismes que l’ego utilise afin de renforcer son contrôle.

Un état de perception éveillée peut être soutenu par tous, mais ce n’est pas facile, surtout au début, il faut beaucoup de volonté, beaucoup d’énergie, beaucoup d’efforts.

Turiya

Le quatrième état en sanskrit est appelé Turiya. Ce mot signifie littéralement «le quatrième. » Son équivalent en grec est Nous.

Il y a beaucoup de gens qui croient que, une fois qu’ils ont étudié une certaine philosophie et qu’ils ont appris quelques pratiques, qu’ils peuvent établir l’état de Turiya en eux-mêmes facilement, et même l’adopter comme un nom, se faisant appeler « Turiyas. » Ce sont des menteurs à eux-mêmes et aux autres.

Les personnes qui établissent ce niveau de conscience sont assez rares sur cette planète. Turiya est un état de conscience absolument pure: cela signifie que l’ego a été complètement retiré – pas d’ego, aucun. Un tel être est un être parfait. Il n’a pas la convoitise, pas de colère, pas d’envie, pas de peur.

Certains Turiyas que vous pouvez avoir comme exemples sont Jésus, Bouddha, Krishna, Moïse. Ce sont des Turiyas. Voilà le niveau de conscience du quatrième état. Voilà le niveau de conscience de la quatrième état. Il est très élevé.

Un Turiya voit toutes choses sans aucune contradiction dans leur perception. Ils voient les deux vérités simultanément. Ils perçoivent la réalité classique que nous voyons tous, et ils voient la réalité ultime en même temps. Ils ne les voient pas avec
contradiction, sans filtre, sans obscurcissement, et pas d’ignorance.

Beaucoup pensent lorsque l’on étudie ces niveaux de conscience que, pour atteindre le niveau de Turiya ou Nous, cela doit être vraiment ennuyeux et doit être une sorte de torture. Ceci est parce qu’ils étudier les Ecritures qui disent que nous devons renoncer au désir et que nous devons vaincre tout plaisir et que nous devons renoncer à toutes les choses agréables de la vie. Les gens pensent, «Pourquoi je veux être comme ça, ayant rien, renonçant à tout? »

Ce que nous ne saisissons pas c’est que les niveaux de conscience du troisième ou quatrième état sont les niveaux de conscience qui sont de plus en plus près de la racine même de l’être, de la racine de la vie, de la racine de l’existence. Ils sont réellement de plus en plus loin de la souffrance, non pas plus profondément dans la souffrance. Les troisième et quatrième états sont des états de liberté, de béatitude, de connaissance, de compréhension, de perspicacité, de bonheur.

Cette idée « de renoncer est douloureuse » est une idée de l’ego qui ne veut pas renoncer à l’attachement. Cette idée que nous devrions « abandonner l’orgasme, de renoncer à notre richesse, de renoncer aux choses mondaines et le matérialisme » semble douloureuse pour l’ego. Parce que nous ne disposons pas de la perception de l’absence d’attachement, on suppose que ça doit être horrible. Nous sommes attachés et que nous aimons notre attachement et nous sommes ignorants de la souffrance que l’attachement produit.

Nous ne réalisons même pas que dans cet état de Jagrata ou Dianoia, quand vous êtes éveillé, vous êtes libre, par rapport à votre degré d’éveil. Plus vous devenez éveillé, plus libre vous serriez. Quelqu’un qui atteint le niveau de Turiya ou Nous est complètement libre de toutes sortes de servitudes. En d’autres termes, ils connaissent le bonheur parfait, le contentement, la joie, l’amour.

Vous pouvez traduire ces termes turiya et Nous par « extase » ou en d’autres termes l’état d’Eden, qui en hébreu signifie «bonheur». Ceci est la béatitude de la Conscience.

Donc, ces niveaux de conscience sont à l’intérieur de nous, mais nous ne comprenons pas ce qu’ils veulent dire, parce que nous ne les avons pas connu pour ce qu’ils sont. Voilà pourquoi, lorsque nous commençons ces types d’études, nous mettons l’accent à plusieurs reprises: étudier vous-même, regardez-vous, regardez ce que vous ressentez, analysez-les, essayez de mettre les choses en perspective. Nous avons besoin de voir à travers les illusions que nous soutenons .

Maya

Quiconque a étudié l’hindouisme a entendu ce terme Maya. Nous ne parlons pas des Americains du Sud Maya . Nous parlons du mot sanskrit Maya. La plupart des gens disent que Maya signifie « illusion », et c’est exact. Pourtant, le sens de Maya est beaucoup plus profond, très convaincant, et très important. C’est l’un des concepts les plus importants de l’hindouisme.

Maya vient de la racine en Sanskrit « ma ». Ce terme racine « ma » signifie « mesurer. » Cela signifie également «mère». Dans la plupart des langues dans le monde, quand vous dites «ma» ou «amma» vous dites mère. Maman en français.

En outre, cette racine « ma » signifie également « non. » Quand vous regardez ce mot « ma » dans le contexte de Maya, traduit littéralement, Maya signifie « pas cela. »

Donc, si vous étudiez la philosophie hindoue ou n’importe quelle tradition basée sur la philosophie hindoue, comme le Bouddhisme, comme la Théosophie, vous devez comprendre que Maya signifie « pas cela. » Donc, tout au long de la Bhagavad-Gita, par exemple, ou de la Shri Devi Bhagavatam, ou les Upanishads ou Mahabharata, il est également parlé:.. «Ne pas devenir une victime de Maya. Nous devons nous libérer de Maya. Nous devons voir à travers le voile de Maya « . Illusion: d’où vient-elle, qu’est-ce qu’elle est? Qu’est-ce que Maya?

Tout comme «ma» peut signifier «non», cela peut signifier «mère». Donc, si « ya » est « ça, » cela peut signifier « la mère, ça. » Maya est la mère, la grand-mère, et traduit directement, Maya peut signifier «l’enchantement, l’illusion ou l’apparence.» Maya est aussi le nom de la Mère Divine. Lakshmi est appelé Mahamaya, et c’est aussi le nom de la mère du Bouddha Shakyamuni. En outre, Maya est le nom d’un démon, une déesse appelée Mayasura.

mahamayaMême les dieuxexistent à cause deMahamaya

Alors tous ensemble, ce terme Maya est devenu une excuse de certaines philosophies pour rejeter la femme, affirmant que la femme est Maya, la femme est cette «déesse-démon qui tisse des toiles de l’illusion.» Ceci est une mauvaise compréhension de ce que l’enseignement déclare.

Les enseignements à propos de Maya sont très épais et profonds, et très difficile pour l’intelligence de comprendre.

La mère crée toutes choses. Tout ce qui existe vient de l’utérus d’une mère. Physiquement, nous savons que cela est vrai pour notre corps physique. C’est vrai aussi pour les univers et tous les mondes. Tout ce qui existe vient du ventre de Prakriti, «matière ou mère.»

Tout ce qui existe a deux aspects: conventionnel et ultime.

Notre corps est Maya, illusion. Notre corps physique a sa réalité conventionnelle, mais à cause de notre manque de connaissances, nous supposons par ignorance que ce corps est nous-mêmes. Par ignorance, nous supposons que ce corps est tout ce que nous pourrons être, et nous vivons dans cet état continuel de Maya, l’illusion. Nous pensons que l’apparence du corps est réelle et importante. Alors, nous habillons le corps. Nous parons à la mode, avec le maquillage, avec des postures, avec la langue, avec des styles de cheveux. Nous faisons tout pour créer une apparence, Maya, un aspect pour nous tromper et tromper les autres. Ce sont
des mensonges.

Notre corps est Maya, « mère, cela. » C’est une mère, physiquement, que nous soyons homme ou femme, nous créons des «enfants» – les résultats de nos actions. Notre corps est un utérus. De notre corps va venir tout ce que nous créons dans cette vie. Nous sommes l’enfant de nos propres actes.

Notre corps est Maya: « pas cela. » Notre corps n’est pas Atman. Notre corps n’est pas l’Absolu. Notre corps n’est pas le soi. Il n’est « pas cela. »

Ce terme Maya a une très grande importance. Nous ne percevons pas la réalité, nous percevons seulement l’illusion, Maya, et nous avons besoin de voir à travers cela, la voir pour ce qu’elle est.

Les Deux Lignes

Pour ce faire, comme nous l’expliquions c’est : d’être ici et maintenant, éveillé, attentif.

Nous étudions ces deux lignes: la ligne de l’être et la ligne de vie. La perception de la vérité ne peut pas se produire dans l’avenir et il ne peut pas arriver dans le passé. Il arrive ici et maintenant, en étant présent, en étant conscient de ce que l’on voit, non seulement avec les yeux, mais avec tous nos sens, en particulier le sens de l’auto-observation, le sens de la conscience de soi.
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Donc être ici et maintenant, ici dans le corps, et observer le corps, et de regarder comme il est, Maya, « pas cela. » Lorsque vous êtes dans votre corps vous vous souvenez que vous n’êtes pas le corps. Le corps n’est pas Atman. Le corps n’est pas la perception. Le corps n’est pas la conscience, c’est juste le corps. C’est juste un navire que nous utilisons, mais il n’est « pas cela », il est « Maya ».

Cette perception, même si elle est à l’intérieur du corps, même si elle est à l’intérieur de ce que nous pourrions appeler « nous-même, » est toujours projetée vers l’extérieur où la conscience émerge. Conscience ou perception émerge de notre glande pinéale, en relation avec la glande pituitaire. Ceci est ce qui nous permet de percevoir, non seulement à travers nos cinq sens physiques, mais aussi par d’autres sens que dont nous sommes à peine conscients. Néanmoins, c’est profondément à l’intérieur de ce corps que cette perception peut être ressentie, elle projette toujours vers l’extérieur, c’est encore percevoir l’extérieur. Donc, même si vous êtes dans votre corps, en étant conscient de votre corps, que vous sentez en vous battre votre cœur, que vous sentez votre digestion, et que vous sentez votre souffle, le flux de votre attention est toujours en mouvement vers l’extérieur à partir de votre glande pinéale. Vous pouvez voir par vous-même, vous pouvez sentir cela, vous pouvez éprouver cela.

Tout ce que vous percevez de cette façon est Maya, tout, de la glande pinéale jusqu’au confin de l’univers. Cela signifie que votre glande pinéale, votre cerveau, votre tête, votre cou, votre poitrine, vos bras, vos jambes, votre corps, vos voisins, votre maison, votre chambre, votre lit, tout ce que vous pouvez percevoir n’est « pas cela. »

Peu importe si vous regardez le passé ou l’avenir, tout ce que vous pouvez percevoir est Maya et doit être vu comme tel: « pas cela, » pas Atman.

Si vous voulez voir Dieu, vous devez regarder de l’autre coté, vers où la Conscience vient. Donc, sentir cela: inverser votre perception. Pas la perception des yeux, des oreilles, de la langue et la sensation dans le corps. La Perception elle-même. Regardez en arrière de la où la perception vient. C’est là que vous pouvez commencer à sentir Atman.

La Conscience vient de Atman. Cela ne peut être trouvé qu’à l’intersection de ces lignes, exactement ici et maintenant, en ce moment, en regardant toutes les choses comme Maya, « pas cela » et rechercher cela en toutes choses.

L’Auto-Observation

Donc, nous faisons cela en analysant et en étant conscient de nos trois cerveaux, en regardant le corps – le moteur / instinctif / impulsions sexuelles, et en restant conscients de ce qu’ils sont, et de les voir pour ce qu’ils sont vraiment. Les éprouver pour ce qu’ils sont vraiment. Pas être hypnotisé par eux, ni être fixé à leurs sensations, ou évitant les sensations qui se passent, mais les éprouver pour ce qu’ils sont: « Pas Cela », Maya.

Lorsque nous avons l’inconfort, quand nous avons faim, quand nous avons le plaisir, c’est naturelle, normale, qu’ils se produisent. Notre problème est que nous croyons qu’ils sont réels. Nous nous attachons à eux, ou nous essayons de les éviter, donc nous devenons hypnotisé par eux et nous nous oublions. Nous croyons que ce que nous voyons est la réalité, et nous ne les remettons pas en question. Nous sommes endormis.

Être dans Jagrata, Dianoia, signifie analyser ce que nous voyons, et de le voir pour ce qu’il est, et être conscients de cela. Cela signifie que lorsque nous éprouvons un gêne ou une faim ou un soif ou plaisir, nous l’expérimentons juste, nous le traitons
pratiquement, de façon réaliste. Si le corps a besoin de manger, nous l’alimentons; si le corps a besoin d’eau, nous lui donnons de l’eau. Si nous éprouvons une sensation agréable, nous la vivons. Nous ne nous livrons pas en elle, ni l’éviter. Si nous sommes dans inconfort ou la douleur, nous traitons avec elle, mais nous ne faisons pas une grosse affaire de celui-ci, ne pas le laisser prendre le relais de notre vie et nous endormir.

J’avais récemment un ami qui m’a dit juste après avoir mangé un repas, « Mon estomac est plein, mais j’ai encore faim. » Mon ami n’a eu aucune conscience de l’importance fondamentale de cette déclaration. «Je suis plein mais j’ai encore faim. » Le corps était déjà alimenté. C’était le mental qui avait faim. Nous sommes ainsi en toutes choses!

Souvent, ce n’est pas le corps qui veut du sexe, c’est le mental qui le veut, et nous ne le réalisons pas. Nous disons, « je besoin de ceci, j’ai besoin de cela. » Ce n’est pas Cela. C’est un ego qui veut, qui aspire, mais on n’a pas la perception consciente de toutes ces impulsions qui se lèvent dans nos trois cerveaux. Ils se lèvent, et nous commençons immédiatement à essayer de les satisfaire.

L’état de Jagrata, Dianoia, est un état de révision, dans lequel on révise et analyse tout ce qui émerge dans la psyché: les théories, les croyances, les impulsions, les envies, les attachement, les pulsions, que ces pulsions soient physiques, mentales ou émotionnelles.

L’état de Jagrata est un état de conscience éveillée qui nous permet de nous voir pour ce que nous sommes, et tenter à être responsable, de ne plus être victime des circonstances ou conduit par des impulsions. Ce n’est pas facile à faire, mais il peut
être fait.

L’Arbre de Vie

Donc, pour cela, nous étudions l’Arbre de Vie en relation avec nos trois cerveaux.

Nos trois cerveaux – l’intellect, l’émotion et le corps – sont perceptibles si l’on regarde. Nous ne verrons pas un cerveau dans notre cœur. Lorsque nous regardons ce cerveau de l’émotion, nous cherchons comment le processus de l’émotion fonctionne en nous. Comment les processus des sentiments et les impulsions émotionnelles font? C’est cela observer le cerveau émotionnel. Va de même pour les processus mentaux et les processus physiques.

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Sur l’arbre de vie, nous schématisons tout cela en degrés de subtilité croissante. Nous commençons ici dans le corps, analysant notre corps. Qu’est-ce que Maya? Qu’est-ce qui est réel? Qu’est-ce qui est vrai? Nous regardons notre présence physique. Nous regardons le sephirah Malkuth, qui signifie «royaume». Ceci est notre royaume, et nous cherchons à être conscient de cela. Prendre conscience du corps physique est une bonne étape et maintenir la conscience du corps physique est une bonne étape. Nous faisons guère cela.

De plus, pour aller plus loin, nous devons commencer à prendre conscience de notre énergie vitale. Ceci est l’énergie du corps vital ou corps éthérique, qui correspond à la sephirah Yesod. Comment vivons-nous cette énergie? Comment nous percevons cette énergie? En regardant, en regardant, en posant des questions, en analysant ce que nous voyons, ce que nous vivons et de comprendre ce qu’est le corps vital.

Dans la conférence précédente par l’autre instructeur, nous avons entendu parler des quatre éthers du corps vital. Nous avons besoin de connaître ces éthers et être en mesure de les examiner et de les étudier, car ils nous affectent chaque instant. Ces quatre éthers sont très importants; ce n’est pas seulement une théorie à poster sur votre ordinateur portable. Ils sont quelque chose que vous pouvez voir et expérimenter par vous-même. Pas avec vos sens physiques, mais avec votre conscience, dans l’observation de vous-même. Vous devez être en mesure de voir les quatre éthers et de comprendre comment ils fonctionnent, ce qu’ils font. En synthèse, ils sont un intermédiaire entre le corps physique et les autres corps. Les éthers conduisent l’énergie, non seulement l’énergie chimique, l’énergie vitale et l’énergie qui illumine et active le corps physique, mais l’énergie de la conscience aussi.

Tout ce que vous voyez à travers votre corps physique se reflète sur votre corps vital à travers les éthers lumineux et réfléchissants. Tout ce que vous percevez pendant que vous êtes dans votre corps physique passent par votre corps vital. La qualité de ces perceptions est déterminée par la qualité de votre corps vital. C’est pourquoi les gens qui forniquent et abusent de leur énergie ne peuvent rien voir clairement, parce que les éthers de leur corps vital sont épuisés, ils sont impurs, très sales.

Quelqu’un qui transmute son énergie commence à nettoyer, restaurer et nourrir les éthers du corps vital, qui en tour éclairent notre perception. Ça ressemble beaucoup à polir un miroir. Quand quelqu’un a levé la Kundalini du corps vital, le nettoyage et la transmission de l’énergie est encore plus grande. C’est très important.

Si vous voulez voir la vérité, vous avez besoin que votre corps vital soit très propre, et que l’énergie se déplace très facilement car il transmet de l’énergie de l’intérieur vers l’extérieur et de l’extérieur vers l’intérieur.

Yesod (le corps vital) agit comme une frontière entre le monde physique et les royaumes internes. Votre mémoire des rêves dépend de votre corps vital. Vos souvenirs de la méditation, de la projection astrale, dépendent de votre corps vital.

Allant plus en profondeur, nous analysons d’instant en instant le contenu des impulsions émotionnelles qui nous animent, et ceux-ci sont le reflet de la sephirah Hod, le corps astral.

De plus, nous analysons d’instant en instant le contenu de nos impulsions mentales, les pensées, qui sont liées avec le sephirah Netzach, le corps mental.

Et puis, plus loin, nous regardons la volonté, notre conscience humaine, liée avec Tiphereth.

Tous ces aspects psychiques peuvent être vus et vécus pendant que nous sommes dans notre corps physique. Ils peuvent être analysés, mesurés, expérimentés.

Nous ne devons pas prendre comme simple croyance ces études de la Kabbale. Nous pouvons en faire l’expérience. Nous pouvons voir comment tous se rapportent quand nous commençons à nous observer. Nous commençons à ressentir l’énergie et comment ils fonctionnent. Tout cela devient facile.

Avidya

Shankaracharya a déclaré:

« Avidya indescriptible et sancommencement est la cause qui est un upadhi superposée sur Atman. Savons avec certitude que Atman est autre que ces trois organes de conditionnement. Dans son identification avec les cinq enveloppes, l’Atman immaculé semble avoir emprunté leurs qualités sur lui-même comme dans le cas d’un cristal qui semble avoir rassemblé sur lui-même les couleurs de son voisinage « .

Voici Shankaracharya révèle qu’il connaît la Kabbale. Il ne l’appelle pas comme ça, mais c’est le même enseignement. Ce passage commence:

« Avidya indescriptible et sans commencement est la cause qui est un upadhi superposée sur Atman. »

Alors laissez-nous comprendre cette phrase, parce que sans cela le reste n’aura pas de sens.

Avidya est l’ignorance. A-Vidya- « a » signifie « sans ou manquant. » Vidya est la connaissance. Vidya est un terme profond qui a beaucoup d’implications, mais avidya est essentiellement traduit par «l’ignorance, un manque de perception, un manque de compréhension.»

« Avidya indescriptible et sans commencement est la cause. »

La cause de quoi? De la souffrance. C’est la cause du fait que nous pouvons pas voir Atman. Puis il dit, « qui est une upadhi superposée sur Atman. »

Upâdhi signifie «objet de conditionnement, obstacle, filtre.» Lorsque vous mettez quelque chose dans un sac, le sac est un upadhi. Nous sommes dans nos upadhis. Le corps physique est un upadhi. C’est une limitation, C’est un récipient, c’est un filtre qui n’est ni bon ni mauvais. C’est ce que c’est.

Le problème est que nous ne voyons pas le upadhi pour ce qu’il est. Il se superpose à Atman comme un cristal. Quand on regarde un cristal ou un diamant, nous voyons la lumière, nous regardons les couleurs, nous ne voyons pas la chose elle-même. Nous avons mis sur l’objet de l’attribut qui est superposé sur elle. Nous mettons des superpositions sur nos perceptions. Nous voyons la réalité conventionnelle, pas la vérité. Par exemple, chacun d’entre nous voient, mais aucun d’entre nous n’est conscients de nos yeux. Pourtant, nos yeux filtrent ce que nous voyons. Ils permettent, mais ils ne nous montrent également pas tout.

Donc, ce qu’il décrit ici est que nous devrions savoir que l’Atman est autre que ces trois enveloppes de conditionnement, les trois upadhis de conditionnement. Donc revenons et voyons ce dont il parle ici, les trois corps de conditionnement qui conditionnent notre perception de l’Atman.

Comme nous l’avons expliqué précédemment, Atman est liée à Chesed sur l’Arbre de Vie. Chesed est une lumière, une intelligence qui se dégage de la Trinité – au dessus. Chesed est notre esprit, notre Intime, notre Bouddha intérieur, notre Atman, notre Soi. Que la lumière descend et remplit les vaisseaux, donnant la vie, ce que nous vivons comme étant en vie. Ces navires sont nos corps: physique, vital, astral, mental, le corps causal, et même le bouddhique.

Quand Shankaracharya dit « les trois upadhis de conditionnement, » Ceci est un élément standard dans la philosophie védantique. Ces trois upadhis de conditionnement sont:

1- le corps physique ;

2- ce qui est appelé en sanscrit le corps subtil, qui sont les corps mental, astral et vital, considérés comme un ;

3- le corps causal.

Ces trois upadhis ou facteurs de conditionnement sont comme un cristal qui reflète la lumière. La lumière est Atman.

Malheureusement, les gens ignorants étudient les philosophies, et pensent «Je suis Atman. Mon corps physique est le reflet de l’Atman. Mon corps vital, mon corps astral, mon corps mental, mon corps causal sont des réflexions de Atman. Donc, je suis cela.» C’est faux; nous ne sommes pas cela. Atman est Atman. Le reste est Maya, « pas cela. »

Quelle que soit l’expérience que vous avez dans votre corps physique, c’est Maya, parce que nous sommes endormis. Seulement quand on est éveillé, Jagrata ou Turiya, que l’on voit : Atman. Quand on est endormi, C’est tout Maya, « pas cela. »

Les Cinq Enveloppes

Dans le passage suivant, il explique les cinq enveloppes.

« Dans son identification avec les cinq enveloppes, l’Atman immaculée semble avoir emprunté leurs qualités sur lui-même. »

Nous regardons à l’intérieur et nous pensons que ce que nous voyons est un reflet de Dieu. Cela est particulièrement un danger pour les personnes qui étudient la spiritualité et apprennent comment méditer et sortir de leur corps et d’expérimenter leur corps astral et mental et Voyager dans leur corps vital ou corps causal. Ils commencent à penser de la même manière que nous faisons avec notre corps physique. Nous pensons ici et maintenant dans nos corps physiques « Je suis moi. Je suis ce que je vois, je suis cela, c’est réel. » C’est faux. Alors nous devenons spirituel, nous apprenons à méditer et à aller dans la dimension astrale ou la dimension mentale, nous avons une expérience dans notre corps astral, et nous pensons que, « ceci est moi, c’est moi-même. » Ce qui est faux, c’est un mensonge. La même chose tout le long du chemin vers le haut jusqu’à ce que nous éprouvons le corps causal dans la sixième dimension. Ces expériences doivent également être remises en question, parce qu’elle sont aussi Maya, « pas cela. » Tous ces corps sont réels dans le sens conventionnel, mais dans le sens absolu, ils sont Maya.

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Annamaya Kosha

Nous étudions ces cinq enveloppes en détail pour comprendre comment percevoir ce qui est fondamentalement vrai.

Nous commençons ici physiquement avec Annamaya Kosha, le nom du corps physique dans la philosophie védantique. Kosha signifie «corps, enveloppe, contenants, trésor, collection, » et est interchangeable avec un autre mot sanskrit, sharira, qui traduit littéralement signifie «ce qui est dissoute. »

Notre corps physique n’est pas fondamentalement réèl. Classiquement, il existe pour une brève période de temps. Combien d’années nous sommes en mesure de survivre dans ce corps ? Mais en fin de compte, du point de vue de l’Atman, le corps physique est très temporaire, très impermanent et Atman peut voir à travers lui, ne demeure pas en lui, ne dépend pas de lui, et n’est pas lui. Notre corps physique est Maya. D’où le nom Anna-Maya Kosha.

En sanskrit, anna signifie «nourriture.» Donc, traduit littéralement Annamaya Kosha signifie « corps-nourriture , pas cela. » Aussi, Annama peut signifier «ce qui est mesuré par la nourriture. » Le corps physique est soutenu seulement parce que nous mangeons. Ce que nous mangeons crée le corps. Si nous mangeons mal, le corps est faible, malade. Si on mange bien, le corps est en bonne santé. Ceci est très basique, mais nous ne comprenons pas, parce que nous aimons manger les mauvaises choses. Nous aimons mettre dans le corps des choses qui ne devrait pas y être.

Néanmoins, nous pouvons tous analyser, observer et expérimenter cette Annamaya Kosha, l’enveloppe du corps physique, qui est Maya, « pas cela. » Il n’est pas Atman. Il n’est pas le Soi. Il est temporaire. Nous pouvons tous vérifier à travers notre expérience, que nous pouvons expérimenter et percevoir sans ce corps. Si vous avez eu un rêve, alors vous savez cela. Vous avez vécu cela. Vous avez éprouvé un sentiment de soi en dehors du corps physique, donc vous savez que le corps physique est Maya, « pas cela. » Pas le Soi.

Pranamaya Kosha

La prochaine enveloppe est Pranamaya Kosha. Prana signifie «force de vie», énergie vitale. Même le corps vital est Maya, il est Kosha, sharira, «ce qui est dissoute. » Kosha peut être traduit comme enveloppe ou corps, mais cela signifie vraiment quelque chose qui n’est pas fondamentalement vraie, quelque chose qui est impermanent. Il existera brièvement et puis meurt. Si nous cherchons l’immortalité, alors nous devons d’abord commencer à reconnaître ce qui n’est pas immortel, et de commencer à réaliser ce qui est immortel.

Si nous avons de l’attachement et de la dépendance sur le corps physique, nous allons souffrir lorsque le corps physique est pris. Nous savons que cela est vrai quand quelqu’un que nous aimons meurt. Nous avons construit l’attachement au corps, et nous souffrons parce que ce corps est pris et nous avons l’ignorance de penser, de croire que cette personne nous est prise pour toujours, et cela est faux. Nous ne voyons pas la réalité. Nous avons tout simplement trop d’attachement.

Manomaya Kosha

La prochaine Kosha est Manomaya Kosha. Cette Kosha signifie ou ce terme désigne ce qui est discriminatoire. Manomaya est un dérivé de la même racine que Maya, ma. Mano vient de manas qui signifie « mental ou facteur discriminant, facteur conscient. » Il vient de ma ou de l’homme, « penser, » de ma « mesurer. »

Manomaya Kosha se réfère au corps astral, lié avec hod. C’est cette partie de nous qui discrimine, mesure, sur la base de l’attachement et de l’aversion. C’est l’émotion, le sentiment. Il n’est pas intellectuel, mais discriminatoire.

Si vous lisez les interprétations traditionnelles de l’Écriture, la plupart des philosophes hindous appellent cela «le corps mental.» Ils parlent de voyage mental et de projection mentale, et vraiment c’est la même chose que nous parlons maintenant, quand nous parlons du corps astral ou de la projection astrale. C’est juste un autre mot, mais nous parlons de la même chose. Rappelez-vous, dans la plupart des philosophies asiatiques, le mental et le cœur sont considérés comme une même chose. C’est seulement en occident qu’a été soulignée la différence.

Vijnanamaya Kosha

Le corps intellectuel ou corps mental est Vijnanamaya Kosha, qui est lié avec Netzah sur l’Arbre de Vie. Ceci est ce que nous appelons le corps mental.

Alors ne soyez pas confus si vous étudiez la philosophie védantique lorsqu’ils parlent de corps mental et du corps intellectuel. C’est juste un autre usage des termes.

Vijnanamaya Kosha se réfère à Netzach. Vijnana signifie « petite connaissance, peu de connaissance. » Vous pouvez aussi le traduire par «information». Le corps mental est l’aspect intellectuel de notre psyché.

Anandamaya Kosha

Ensuite, nous avons la cinquième enveloppe liée avec Tiphereth, qui est appelé Anandamaya Kosha. Ananda signifie «bonheur». Donc, nous pouvons directement traduire ce cela par « le corps de bonheur. » Bien sûr, tout le monde pense c’est merveilleux. Si vous analysez cela en comparaison à la Kabbale, vous comprenez comment cela fonctionne dans le cadre de l’âme humaine et du corps causal, alors il prend tout son sens.

Anandamaya Kosha, le corps causal, est dérivé de la sixième dimension. Dans la sixième dimension, il n’y a rien de ce que nous pourrions appeler l’ego. L’ego est limité à la cinquième dimension et en-dessous. Voilà pourquoi Anandamaya Kosha est appelé le corps de bonheur ou d’extase. Les expériences du corps causal sont des expériences de samadhi. C’est un état de conscience dans lequel l’ego n’obscurcit plus la perception. C’est le bonheur de la liberté, de la perception claire. Ce bonheur n’est pas l’orgasme, ou du chocolat. Ce n’est pas ce genre de bonheur que les gens assument. Il y a beaucoup de gens qui étudient le yoga maintenant qui pensent qu’ils veulent seulement se rendre à Anandamaya Kosha afin qu’ils puissent avoir beaucoup de bonheur, mais ils ne savent pas ce que cela signifie. Ananda est la félicité de la conscience.

Ce qui est très intéressant d’observer brièvement ici est, comme je le disais au début, que Maya est le nom de la mère du Bouddha Shakyamuni. La mère divine Maya Devi donne naissance au Bouddha Shakyamuni, qui est Chesed, Atman. Le disciple en chef de Atman, de Chesed, du Bouddha est Ananda. Donc, vous voyez, l’histoire du Bouddha est symbolique et est kabbalistique. Bouddha est Hessed. Tiphereth est Ananda, le disciple en chef de Chesed. Tiphereth, Ananda, est notre âme humaine, la Conscience qui devrait être le disciple de notre gourou intérieure, notre Bouddha intérieure, Atman.

La Nature des Cinq Enveloppes

Shankaracharya a souligné que ces cinq enveloppes reflètent la lumière de l’Atman, mais ne sont pas Atman. Nous pensons qu’ils le sont. Que pensons-nous? Nous pensons que le corps physique est notre Soi et que tout ce que nous faisons dans notre corps physique, nous pensons que c’est notre propre soi, parce que nous sommes hypnotisés. Nous ne remettons pas en question nos perceptions ou d’analyser le corps physique comme étant Maya, une illusion qui sera dissoute.

En outre, nous pensons que les impulsions et les énergies liées avec notre corps vital sont réelles, et sont notre Soi. Les pulsions sexuelles, les souvenirs, les images que nous projetons dans le mental, les désirs et les autres types de phénomènes que nous percevons que ce soit physiquement ou dans notre imagination sont tous liés avec Pranamaya Kosha. Ce sont des énergies illusoires qui seront dissoutes.

En outre, avec le corps astral, Manomaya Kosha. Nous pensons que nos sentiments, que nos perceptions discriminatoires entre attachement et aversion, sont réelles. En outre, lorsque nous sommes hors du corps physique quand nous rêvons, voyageant dans Manomaya Kosha et Vijnanamaya Kosha, nous pensons que ce que nous voyons est réel. Voilà pourquoi, lorsque nous rêvons et nous voyons toutes les images de nos rêves, nous ne réalisons pas que nous sommes en train de rêver. Nous pensons qu’il est réel. Nous ne remettons pas en question ce que nous voyons. Nous supposons que ce nous voyons est vrai, mais nous nous trompons. Nous sommes hypnotisés. Même les gens qui pensent qu’ils sont éveillés dans les mondes internes sont tout simplement fascinés par l’expérience, par conséquent, ils sont encore endormis, fasciné par Maya.

En outre, dans Anandamaya Kosha. Même quelqu’un qui a éveillé la conscience, éliminant l’ego, ayant des expériences avec l’Être, avec Atman, commence à croire qu’ils sont cela, et devient hypnotisé par leurs perceptions, pensant que ce qu’ils voient et expérimente est réel, et est leur Soi. Ils ont tort. C’est Maya, illusion, « pas cela » et ils tombent dans la mythomanie, et ils tombent dans l’orgueil et l’attachement.

L’Auto-Analyse Discriminante

Ceci est la raison pour laquelle il écrit :

« Grâce à l’analyse discriminante de soi et la pensée logique il faut séparer le pur Atman de l’intérieur des enveloppes comme on sépare le riz de la cosse qui le couvre. »
« L’Atman ne brille pas dans tout, bien qu’il soit omniprésent. Il ne se manifeste que dans le le corps intérieur, Buddhi se reflète juste comme le reflet dans un miroir propre. »

Buddhi directement traduit signifie «intelligence», mais cela ne signifie pas notre cerveau intellectuel. La Buddhi est une perception discriminative et la capacité dans la Conscience de définir ce qui est perçu. La Buddhi sur l’Arbre de Vie est liée à Geburah, qui est juste à côté de Chesed et Tiphereth. Buddhi est un aspect de l’esprit, un aspect de l’Atman. C’est comme le conteneur qui transmet la lumière.

C’est comme le dit Blavatsky quand elle a cité l’Ecriture :

Elle est comme la lampe d’où vient la lumière » C’est le verre ou le cristal qui la projette. Buddhi est un aspect de notre conscience.

Elle ne se sépare pas de nous, mais elle est très subtile, de notre point de vue d’être endormi. Il est difficile pour nous de sentir ou la voir ou de comprendre ce que cela signifie.

Buddhi est la capacité de la lumière pure de Atman d’être réfléchie. Ce que cela signifie c’est que ici, dans notre corps physique, étant confondu par tout ce que nous voyons, et de prendre tout ce que nous voyons comme réel, nous ne voyons rien pour ce qu’elle est. Nous ne regardons pas à l’intérieur pour remettre en question notre perception, ou pour voir d’où notre perception provient, donc tout ce que nous voyons est liée avec ces KOSHA’S, qui coule à travers nos trois cerveaux, et nous ne le remettons pas en question. Nous ne réalisons pas d’où elle vient ni ce que cela signifie.

Par la méditation, nous pouvons apprendre. Grâce à l’éveil de la conscience, nous pouvons apprendre. Comme il l’explique, par l’analyse discriminante, nous pouvons apprendre. Cette discrimination doit commencer ici et maintenant. Nous étudier ici et maintenant, ce que nous voyons et comment nous voyons, non seulement avec nos yeux, mais avec notre imagination. Que voyons-nous dans notre tête? Que voyons-nous dans nos cœurs? Questionner cela et apprendre à discriminer. Voilà Dianoia ou Jagrata. C’est de rester éveillé et de remettre en question ce que nous percevons.

Ceci est la base de l’exercice SOL. Tout ce que nous voyons: Sujet, Objet ou Lieu, nous l’interrogeons. Nous prenons du recul et regardons comme si nous ne l’avons jamais vu auparavant, et nous cherchons continuellement les choses comme si nous ne les avons jamais vus auparavant, et nous les étudions. Nous étudions non seulement ce qui est à l’extérieur, mais ce qui est à l’intérieur aussi, et pas seulement voir ce qui est à l’extérieur et ce qui est à l’intérieur, mais en voyant la relation entre eux. Aussi, non seulement voir cette relation, mais comment nous la voyons. Vous ne pouvez pas faire cela automatiquement. Vous ne pouvez pas le faire, sauf si vous êtes conscient que vous le faites.

L’Arbre de Vie

Alors, nous étudions cet Arbre de Vie.

Nous sommes ici dans cette troisième dimension. Tout ce que nous voyons ici est la troisième dimension, mais nous constatons les réflexions d’autres dimensions. Nous pouvons éprouver l’impact des autres dimensions ici, et vous pouvez acquérir de l’expérience dans ces dimensions, si vous vous éveillez.

Ici, dans la troisième dimension, dans le corps physique dans Annamaya Kosha, nous pouvons voir nos pensées et nos sentiments. Nous pouvons voir des impulsions qui se font jour dans notre corps. Ceux-ci ne proviennent pas du monde physique. Les impulsions qui sont dans le corps physique, les pensées et sentiments dans le mental et le cœur, se reflètent en nous par le corps vital, qui est dans la quatrième dimension. Nous pouvons éventuellement percevoir directement ce corps essentiel, mais pour le moment nous pouvons en déduire son existence lorsque nous analysons perspectivement, notre perception.

Souvenirs: où sont-ils? De votre point de vue, en se regardant vous-même maintenant, pas en théorisant, mais en regardant vos souvenirs quand ils viennent. Oubliez ce que vous avez appris à l’école, ou ce que les enseignants vous a dit: regardez votre propre expérience.

Où sont les souvenirs? D’où viennent-ils? Comment arrivent-ils là? Où sont-ils? Ils sont dans la cinquième dimension. Ils sont dans l’aspect mental-astral de notre psyché. Comment pouvons-nous les voir? Pas avec nos sens physiques. Nous les voyons avec notre corps vital, qui reflète leur contenu dans le cerveau, et le cerveau distribue cette information, et notre corps réagit. Quand nous avons un souvenir inquiétant, notre corps peut réagir. Certaines personnes peuvent se souvenir d’un traumatisme et vomir. Certaines personnes peuvent se souvenir d’une expérience sexuelle et être excité. Comment ça se fait? C’est parce que nous percevons les choses et ne les remettons pas en question, nous ne les analysons pas, nous croyons qu’ils sont réels, nous ne voyons pas qu’ils sont Maya, et nous ne voyons pas qu’ils se reflètent en nous. Nous pensons que tout cela est notre Soi et il ne l’est pas. c’est une illusion, mais nous croyons qu’il est réel.

La libération de la souffrance commence par voir la vérité. Voir ce qui est réel et abandonner l’illusion. Nous ne voulons pas faire cela. Nous voulons conserver les illusions. Nous devenons confus par tous nos souvenirs, désirs, besoins, aversions, attachements, notre envie, notre fierté, notre convoitise. Toutes les images que nous projetons dans notre mental et essayons de projeter à l’extérieur sont tous des mensonges, C’est tous Maya, tout cela va être dissoute parce qu’elles sont toutes des modifications de koshas, upadhis.

En analysant le contenu de notre psyché d’instant en instant, et en essayant de voir la réalité en lui, nous devons aussi voir comment nous le voyons. En raison du fait que nous ne sommes pas conscients de la façon dont nous percevons, nous nous endormons. Nous perdons la conscience de soi, l’auto-connaissance. En tant que tel, nous ne sommes pas capables à ce stade, de voir ce que Buddhi est, et ce que Atman est. Pour voir Atman et la lumière de l’Atman qui se reflète à travers Buddhi, vous devez être éveillé, mais cela ne se produit pas seulement dans la sixième dimension. Il peut arriver physiquement, non seulement dans un état de veille au cours de vos activités quotidiennes en étant très conscient de soi et attentif, mais aussi par la méditation. Dans la méditation, nous cherchons à arrêter les koshas, alors ces sortes de perceptions des koshas ne filtrent plus notre perception.

Une bonne séance de méditation est celui dans lequel le corps physique est mis dans un état complet de relaxation et n’interfère plus. Nous ne sommes plus préoccupés par les Mayas de la sensation émergents dans le corps. De même, nous détendons le corps vital. Lorsque le corps physique se détend, le corps vital se relaxe. Alors se détendent aussi nos émotions et notre mental, de sorte que tout cela, tous ces koshas, devenus très calmes, sereins, détendus, et nous ne sommes plus identifié avec ces perceptions.

En fin de compte, un état de méditation correcte est l’endroit où nous avons une perception pure. Et dans la pureté de la perception, nous extrayons la perception de l’ensemble de ces enveloppes jusqu’à ce que nous utilisons juste la conscience humaine, ce qui est à proprement parler manas en sanskrit, Anandamaya Kosha , le corps de béatitude. Ceci est un état de samadhi. Alors même, dans un état de samadhi, sans ego, nous devons voir cette expérience comme Maya, « pas cela. » De ce point de vue, on peut alors expérimenter ce qu’est la Buddhi et le corps Atmique. Leur réalité, la vérité. Comme je l’ai dit, cette expérience peut être vecue dans le corps physique pendant que vous êtes actif si votre conscience est formée, si vous savez comment y accéder. C’est ce que nous pourrions appeler un état de samadhi. C’est une expérience de la perception de la réalité dans le même temps que vous percevez la vérité conventionnelle.

Atman est toujours comme le Roi

Ceci est la façon dont nous commençons à voir la vérité, ce qui est réel, c’est pourquoi Shankaracharya a écrit :

« Il faut comprendre que Atman est toujours comme le roi, distinct du corps, du mental, des sens et de l’intellect. Tout ce qui constituent la matière et est le témoin des fonctions ici. »

Cette phrase est ce qui a confondu les gens depuis des siècles. Beaucoup de gens qui ont étudié Vedanta ont lu cela et pensé, « Donc tout ce que je vois est Atman. Mon point de vue de la vision est Atman. Je suis le témoin, je suis Atman et tout ce que je vois est Atman. » Ils ont tort; ce n’est pas ce qui est dit là. Ce qui est indiqué ici est que cette perception se dégage de Atman, et dans cet état de perception, nous pouvons voir ce que Atman est, et nous pouvons expérimenter ce que Atman est, mais jusqu’à ce que nous soyons complètement purifiés de toute ignorance, nous sommes « pas cela », nous sommes Maya.

L’Œil de la Sagesse

Il y a un grand abîme dans cette philosophie auquel vous devez faire attention. Il déclare en outre,

« Bien que Atman soit la conscience pure et présent partout, il est encore perçu par l’œil de la sagesse seul. Celui dont la vision est obscurcie par l’ignorance, ne le voit pas comme les aveugles ne voient pas le soleil resplendissant. »

L’œil de la sagesse est la conscience éveillée qui n’est pas obscurcie par aucun désir, mais est éveillée. Cette citation explique notre cas en ce moment. La lumière de l’Atman brille à l’intérieur de vous, mais vous ne voyez pas cela à cause de l’ignorance, de votre propre ignorance. Ainsi, lorsque nous étudions ce genre d’Écriture, nous devons regarder de cette façon. Nous sommes aveugles. Notre vision est obscurcie par notre propre ignorance. Ce n’est pas la faute de quelqu’un d’autre. On n’a pas besoin de sortir dans la rue et essayer de convaincre tout le monde à propos de cette philosophie et dire cette philosophie est belle et il va nous aider, non : nous devons nettoyer notre propre ignorance, pas faire du prosélytisme, pas convertir, pas débattre. Nous devons nettoyer nos perceptions. Nous avons besoin de voir la vérité, intérieur et extérieur.

Questions et Réponses

Public: Alors, Maya est une illusion, mais n’est-elle pas l’illusion comme si vous la voyez de la seconde vérité, de sorte que ceux qui la voit en étant un Turiya la voit à partir de la première vérité, la vérité ultime. Donc le corps en la voyant depuis l’autre coté du trottoir est comme la réalité ultime, mais quand on la voit à partir de la seconde vérité elle est conventionnel?

Instructeur: La perception de Turiyas ou des gens qui voient les deux vérités simultanément est très difficile à comprendre pour nous, mais ils voient les deux en même temps et en même temps il n’y a pas de contradiction. C’est ce qui est écrit dans le Prajnaparamita Sutra:

    « La forme est vide et le vide est la forme. »

C’est ça. Donc, d’une manière que nous pouvons comprendre, c’est semblable à si vous êtes une personne qui a eu une expérience très difficile et très puissante. Disons par exemple que vous êtes allé à la guerre et vous avez vécu la guerre. Vous aurez une façon de voir les choses que les autres ne partagent pas parce qu’ils n’ont pas eu cette expérience. Tout sera différent pour vous. La façon dont vous voyez est différente. La façon dont vous comprenez est différente. Donc, à un degré beaucoup plus élevé, les Turiyas sont comme ça. Ils voient ce que nous voyons, mais cela signifie quelque chose de complètement différent que le reste d’entre nous ne reçoivent pas.

Maintenant, sur ce point, permettez-moi de souligner quelque chose de vraiment critique que j’ai mis en place au début, mais que je n’ai pas encore mis en cela.

Il y a une autre interprétation qui est faite dans ce type d’étude, et c’est généralement une mauvaise interprétation faite par ceux qui étudient dans les niveaux Sutrayana (d’introduction). Ils croient que, grâce à l’application de ces types de philosophies, une fois que vous avez gagné la vision ou la perspective d’une personne au niveau de Turiya, alors vous abandonnez tous les êtres parce que vous voyez l’irréalité fondamentale de toutes choses. Ainsi, dans leur philosophie, ils déclarent qu’à ce niveau, car vous voyez la vérité ultime de toutes choses, vous voyez que la souffrance est une illusion, et vous êtes éveillé, et c’est cela. Ils ont tort. Voilà un malentendu de personnes qui n’ont pas étudié l’ensemble des enseignements. Un vrai Turiya voit simultanément la réalité conventionnelle et ultime. Ils voient la réalité comme nous le faisons, mais ils voient aussi la cause de la souffrance, non seulement cela, ils se rendent compte qu’ils doivent agir dans le but de nous aider à voir que nous produisons notre propre souffrance. Donc un véritable Turiya n’abandonne pas le monde et pour devenir un dieu dans un endroit éloigné et nous oublier. Ils ne le font pas. Ils deviennent encore plus préoccupés pour nous.

Public: Vous avez parlé de la façon dont nous pouvons percevoir les quatre éthers du corps vital. Pouvez-vous préciser; suis-je tout simplement censé regarder?

Instructeur: Pour faire l’expérience par vous-même ce que sont réellement les éthers de votre corps vital vous devez sortir de votre corps physique, mais dans votre corps physique, vous pouvez éprouver leurs effets de sorte que vous pouvez déduire leur existence. C’est d’abord en étudiant ce qu’ils sont intellectuellement.

Étudiez les quatre éthers: il y a l’éther de nature chimique, l’éther de vie, l’éther réflecteur et l’éther lumineux. Étudiez ces quatre éthers; comprendre leurs fonctions, et en vous analysant et en vous auto-observant, vous pouvez commencer à voir comment ils vous touchent, et comment ils jouent un rôle dans votre capacité à vivre, et être, et percevoir. Voilà où vous commencez. Pour vraiment faire directement l’expérience des éthers vitaux, vous devez aller dans la quatrième dimension consciemment ou si vous avez éveiller la capacité de voir d’ici, c’est un type de clairvoyance.

Public: Alors, vous avez parlé de l’histoire du Bouddha et sa mère étant appelée Maya; Donc, en d’autres termes le Bouddha est né dans l’illusion de la distinction de ces deux réalités?

Instructeur: Oui, c’est vrai, c’est l’un des mystères. Le Bouddha est né à cause de Maya, mais a vu Maya pour ce qu’elle est pour devenir le Bouddha.

Public: Alors, c’est essentiel?

Instructeur: Absolument.

Public: Comme vous l’avez dit, c’est en ayant rien que vous avez tout?

Instructeur: Tout à fait. Cela semble contradictoire mais cela fonctionne comme ça.

Public: Maya est la mère de Bouddha de sorte que la nature de Bouddha est dans tous les types de mental que tout le monde a l’inclinaison?

Instructeur: Oui tout a la nature de Bouddha.

Public: Tout est Maya, alors y a t-il une relation?

Instructeur: C’est un cycle: Maya et Bouddha.

Public: Comment pouvons-nous développer la compassion maintenant pour que si nous nous éveillons nous ne serions pas séduits de rester dans le nirvana?

Instructeur: La façon dont vous le faire est en approchant le chemin dans la façon dont nous faisons dans la tradition gnostique: nous étudions tous les trois voies simultanément. Autrement dit, nous étudions Sutrayana, Mahayana, et Tantrayana ensemble.

Dans le niveau de Sutrayana nous étudions l’impermanence et la mort: que nous mourrons, que toutes les choses sont éphémères; et nous étudier le karma, cause et effet, et que tout ce que nous faisons a un impact.

Ensuite, nous appliquons cela dans le niveau Mahayana, et nous étudions la manière dont tout ce que nous faisons affecte les autres. Nous devons être très prudents à propos de ce que nous faisons parce qu’elle affecte d’autres personnes.

En outre, nous devrions chercher des méthodes qui exploitent les pouvoirs de nos actions. Voilà le niveau Tantrayana où nous apprenons à exploiter l’énergie, toutes les formes d’énergie pour le bénéfice des autres.

Nous devons le faire à notre manière, à notre niveau, en fonction de notre propre compréhension, et chercher à améliorer cela. Elle constitue une révision constante de notre ignorance. En synthèse, cela signifie que vous appliquez la technique de l’auto-observation et le rappel de soi, et vous travaillez constamment pour être conscient de vous-même, vous devez toujours faire cela, non seulement se souvenir de Atman, mais se rappelant aussi des autres. Ne pas laisser votre enseignement et votre chemin et votre compréhension être égoïste.

En fin de compte, ceux qui deviennent des dieux égoïstes et sont séduits par les Nirvani sont ceux qui n’ont pas éliminé l’obsession de soi, l’estime de soi, l’amour-propre. Commencez par travailler à avoir conscience des autres et de votre impact sur les autres, et vous pouvez soutenir tout le chemin vers le haut; c’est difficile, mais ça peut être fait. Voilà donc pourquoi nous étudions ces chemins unis.

Public: Les pensées et les sentiments impures viennent-ils de loin dans kliphos ou est-ce juste un genre de là-bas. Est-ce que la conscience est descendue jusqu’à d’atteindre ce genre…?

Instructeur: D’où les pensées et les sentiments impurs viennent-ils? Permettez-moi de répondre à cette question en regardant de nouveau à ce tableau de l’arbre de vie qui montre toutes les dimensions, et laissez-moi vous expliquer que ce tableau que tout le monde étudie dans la Kabbale qui a tout arrangé de manière très structurée et linéaire n’est pas exact. C’est tout simplement une carte. Une carte n’est pas exactes comme l’endroit lui-même. De la même manière, ce n’est pas exactes come l’expérience elle-même, c’est juste un guide.

La réalité est que tout les sephiroth sont ici et maintenant unis, et ils ont des qualités distinctes, et c’est pourquoi nous les avons tracé comme ça, mais dans notre expérience ici et maintenant, ils sont tous interpénétrés les uns aux autres. C’est une question de ce que ne nous avons la capacité de voir et d’expériementer et de reconnaître?

D’où les pensées impures viennent-elles? Elles ne viennent pas de cette carte, Elles viennent de l’intérieur de nous, de notre esprit, mais où? Nous ne savons pas, parce que nous ne nous observons pas. Si vous recherchez en vous-même et analysez vous-même, vous pouvez répondre à cette question.

D’où viennent-elles, comment arrivent-elles là? Je peux vous donner une longue explication, mais elle sera juste stockée dans votre intellect. Il est préférable pour vous de commencer à analyser dans votre propre expérience comment vos pensées et sentiments et sensations émergent. Ce qui les déclenche? Est-ce que quelque chose les déclenche? Est-ce qu’ils arrivent par hasard ou y a t-il des causes qui les conditionnent? Je vais vous dire tout cela est vrai. Parfois c’est aléatoire, parfois, il est déclenché. C’est seulement à travers l’analyse du contenu de la psyché que nous pouvons comprendre les causes de nos souffrances et de faire face ainsi à l’ignorance et, finalement, la libération.

La raison pour laquelle je vous le présente de cette façon est parce que, si vous ne voyez pas par vous-même vous ne serez pas libéré. C’est impossible. Vous pouvez mémoriser tous ces enseignements, mais à moins que vous rencontrez et percevez en vous-même rien ne changera.

La porte de la libération est juste ici, maintenant, en vous-même, regardez, analysez, discriminez, commencer à essayer de comprendre, « qu’est-ce que je vois, est-elle réelle? Pourquoi dois-je écouter ces impulsions? Où est Atman?  »

Vous pouvez voir Atman; vous pouvez éprouver Atman à tout moment, si vous regardez. Le problème est que nous ne regardons jamais. Même les philosophes védantiques et les praticiens ne regardent pas. Nous sommes pris dans la philosophie et les croyances et les débats et croire des choses et nous dire des choses et en essayant de projeter des images, et nous ne regardons pas le projecteur.

Public: Est-ce que la Mère Divine nous aide dans ce travail? Comment pouvons-nous faire appel à elle maintenant afin qu’elle puisse nous montrer ce qui doit être fait?

Instructeur: Oui, la Mère Divine nous aide dans ce travail, et la façon la plus simple d’appeler votre Mère Divine à l’aide est de se souvenir d’elle. Rappelez-vous sa présence et parlez avec votre cœur.

Il y a beaucoup de prières et de mantras, et ceux là sont très bien, et elle aime ceux là, mais finalement elle est comme toute mère: elle veut juste notre bien-être, notre bonheur, et elle voit que nous produisons notre propre souffrance. Alors, quand nous nous souvenons d’elle, et actons pour se souvenir d’elle, nous nous connectons avec elle immédiatement.

La même chose est vraie pour Atman, comme une question de fait. Le souvenir de la divinité établit une connexion. Malheureusement, nous ne nous souvenons pas, et c’est pourquoi nous sommes dans l’ignorance, et c’est pourquoi nous souffrons.

Public: Lorsque vous apaisez votre corps vital dans la méditation, devrait-il être vide ou rayonnant?

Instructeur: il faut le laisser être ce qu’il est. Dans le cas de toute sensation que nous éprouvons dans la méditation, nous ne devrions pas être identifié. Si le corps physique est dans l’inconfort, que ce soit ainsi. Si votre corps vital est agité, si votre énergie est agité, si votre cœur est serein, agité, ou exalté, votre mental est calme, doux, ou en colère, nous devons apprendre à le laisser être ce qu’il est. La conscience est distincte de tout cela, et nous ne le réalisons pas, et c’est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas méditer.

Quand vous apprenez, comme il est dit dans l’Écriture ici, de séparer la Conscience des choses qui l’entourent, l’action, la qualité ou caractéristique de l’enveloppe n’a plus d’importance. Ceci est vraiment magnifiquement racontée dans plusieurs des livres de Samaël Aun Weor où il parle des pratiques de méditation de différents maîtres chinois. Il me vient en mémoire maintenant le maître chinois du bouddhisme Cha’an travaillant avec son mantra; même s’il a eu la dysenterie, il ne se leva pas. Je ne sais pas si vous savez ce que c’est que la dysenterie, mais c’est une maladie très douloureuse. Elle implique de la diarrhée très puissante et de l’inconfort dans le corps, et elle peut vous tuer. Il ne se leva pas de la méditation en dépit de cela. Il était assis avec sérénité et continua à méditer, sans être dérangé. Ceci nous montre combien nous sommes faibles. Nous obtenons une petite piqûre de la douleur dans le genou ou nous nous sentons un peu anxieux dans notre cœur et nous arrêtons de pratiquer la méditation avec notre excuse. C’est vraiment parce que nous ne voulons pas méditer, et nous utilisons ces excuses. Cela est compréhensible, parce que nous devons encore acquérir une véritable expérience dans la méditation, la connaissance véritable. Lorsque vous avez fait une véritable expérience dans la méditation, une expérience de l’Atman, une expérience de samadhi ou réalité, il vous donne une grande énergie pour méditer, et de l’enthousiasme. Jusqu’à ce que vous ayez cette expérience, il est difficile d’être cohérent et avoir de l’enthousiasme, mais c’est nécessaire. Nous avons besoin de la volonté, nous avons besoin de cohérence, nous avons besoin de sérieux, mais surtout, nous ne devons être pas identifié. Donc, si une expérience difficile vient de l’une des gaines, nous devons apprendre à ne pas être identifié avec elles.

Aum.

 

Vous pouvez retrouver cet article en version anglaise : The Illusion of This Moment

Catégories : Auto-Connaissance