Concepts gnostiques transcendantaux (La Sagesse de l’Être)

Samaël Aun Weor

Disciple. […]

Maître. Bon, les Saintes Écritures disent : « Demandez et l’on vous donnera, frappez et l’on vous ouvrira ». Ainsi donc, posez des questions et c’est avec un grand plaisir que je répondrai ce que l’on doit répondre…

D. Maître, je voudrais savoir pourquoi j’ai une inquiétude très grande depuis très, très longtemps. Qui suis-je, d’où je viens, quel rôle dois-je accomplir, est-ce que j’ai une quelconque mission par rapport à l’Enseignement ?

M. Ce sont des réponses aux questions vitales, n’est-ce pas ? Qui suis-je ? D’où je viens ? Où vais-je ? Quel est le but de mon existence ? Etc., tout cela, c’est très important, bien sûr. Indéniablement, il faut savoir si l’on ressent ou si l’on ne ressent pas quelque inquiétude de type spirituel. Il est évident que si tu ne ressentais aucune inquiétude de type spirituel, tu ne serais pas ici, n’est-ce pas ? C’est clair. Or, pourquoi ressens-tu une inquiétude spirituelle ? Si quelqu’un en ressent une, c’est parce que son Étincelle divine, son Étincelle immortelle, son Être, sa Monade (pour parler plus clairement et dans le langage de Leibniz), SA MONADE, disons, EST EN TRAIN DE TRAVAILLER SON ESSENCE. Et C’EST POUR ÇA QU’IL Y A UNE INQUIÉTUDE. Quand la Monade ne travaille pas l’Essence, l’inquiétude n’existe pas non plus. Comment l’Essence peut-elle ressentir des aspirations si l’Étincelle divine ne la travaille pas ?

Mais l’Étincelle divine travaille l’Essence quand l’Étincelle veut s’autoréaliser, atteindre la Maîtrise. Mais si l’Étincelle divine ne veut jamais atteindre la Maîtrise, eh bien, elle ne travaille pas l’Essence et alors il n’y a pas d’inquiétude intime, interne…

Or, s’il y a une inquiétude en toi, cela indique que ton Étincelle divine est en train de te travailler. Évidemment, tu veux donc savoir si tu as une mission dans ta vie, n’est-ce pas ? La question même renferme une profonde signification. Si tu n’avais pas de mission spécifique, définie, dans ta vie, tu ne te poserais pas non plus la question, puisqu’il ne peut exister d’effet sans cause, ni de cause sans effet. Si la question existe, c’est parce que la mission existe. Si la mission n’existait pas, la question ne se serait pas posée.

Maintenant, si l’on veut clarifier, quelle est la mission ? Eh bien, les faits parlent d’eux-mêmes. Si tu observes avec soin les relations que tu as eues dans ta vie, toutes tes relations, tu pourras te rendre compte qu’en se combinant avec la gnose, elles donnent un bon résultat. Lequel ? La divulgation de l’Enseignement, pas vrai ? Alors, évidemment, cela est ta mission.

Mais il est clair que pour pouvoir travailler avec une grande habileté, il faut connaître à fond l’Enseignement, parce que si tu divulguais l’Enseignement sans le connaître à fond, eh bien, tu ne le divulguerais pas de manière correcte. Alors il est nécessaire que tu étudies la doctrine à fond pour que tu la divulgues correctement…

Divulguer l’Enseignement est donc ta mission ! Si tu observes bien les caractéristiques de ta vie, tu le constateras, tu le vérifieras par toi-même. À mesure que tu travailleras pour l’humanité, tu accompliras aussi le Troisième Facteur de la Révolution de la Conscience.

Il faut travailler avec les trois facteurs : MOURIR : oui, dissoudre l’ego, le réduire en cendres. NAÎTRE : oui, il faut créer les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être pour atteindre la Deuxième naissance. ET LE SACRIFICE POUR L’HUMANITÉ : il faut aider, lever la torche du verbe bien haut pour éclairer le chemin des autres. Tu dois travailler avec ce Troisième Facteur de la Révolution de la Conscience, et là est ta mission, c’est cela, précisément cela. Y a-t-il une autre question ?

D. Ce n’est pas une question. J’ai un terrible problème. Bien sûr que c’est un défaut : une terrible paresse pour lire (terrible, terrible), et elle est générée par un défaut physique, une mauvaise vue. Cela m’intéresserait de le diffuser, j’aimerais beaucoup, mais, dans ce cas, j’aimerais demander, si c’est possible, un crédit, une aide pour qu’on me donne une instruction, en haut, pour pouvoir apprendre plus vite et pour pouvoir mieux accomplir la mission. Car j’ai aussi beaucoup, beaucoup de travail, je travaille trop et il ne me reste pas beaucoup, pas beaucoup de temps. Quelles possibilités y aurait-il pour que je puisse demander que l’on me donne cette instruction rapidement pour travailler pour le bien de l’humanité ?

M. On peut te la donner, tu peux recevoir des instructions, mais SI TU NE FAIS PAS PASSER CES CONNAISSANCES À TON CORPS PHYSIQUE, À TON CERVEAU PHYSIQUE, À QUOI SERT-IL QUE L’ON TE DONNE DES INSTRUCTIONS ?

D. Si je n’ai pas de Conscience ici, je n’en ai dans aucun plan ?

M. Évidemment, la première chose que tu dois faire, avant de pouvoir recevoir cette instruction, c’est de T’ÉVEILLER, et tu atteindras l’éveil en éliminant tes éléments inhumains. Il est clair que, maintenant, ce que tu as besoin de faire, c’est de travailler sur toi-même. C’est seulement quand tu parviendras à éliminer ces éléments inhumains, quand tu transformeras ton subconscient en conscient, que tu pourras véritablement jouir de l’illumination, amener à ton cerveau physique tous les enseignements d’ordre supérieur. Si bien que tu dois travailler sur toi-même, tu n’as pas d’autre solution…

D. Ça va être un travail assez long. Bien sûr, maintenant je dois travailler sur moi-même, me perfectionner pour pouvoir apporter le message, sinon j’amènerai […] menteur.

M. Bien sûr ! Les choses sont correctes, comme elles doivent l’être. En d’autres termes : IL FAUT SAVOIR FAIRE LES CHOSES CORRECTEMENT… Ces individus à la psyché subjective qui se disent « illuminés » et qui donnent des enseignements à l’humanité, qui présentent des conférences en s’auto-considérant comme des Dieux, sans avoir éliminé l’ego sont vraiment, disons, des comédiens ou, dans le meilleur des cas, des sincères trompés. C’est la crue réalité des faits.

Nous devons aller aux choses concrètes, aux choses claires, aux choses précises, sans imprécisions d’aucune sorte, sans ambiguïté, sans incohérences. Nous devons travailler avec une logique de type supérieur : être exacts dans nos opinions et dans nos paroles.

D. Et cet Enseignement est-il exact ?

M. C’EST ÉVIDENT ! Ainsi, tu as réellement besoin de mourir pour Être, d’éliminer les éléments indésirables afin de pouvoir être illuminé. C’est ainsi seulement que tu peux recevoir cet enseignement et le transmettre aux gens. Dans le cas contraire, ce n’est pas possible…

D. Ce serait un attentat ?

M. Mais ce que tu peux faire, aujourd’hui, c’est donc d’aider à DIVULGUER LA DOCTRINE, le corps de doctrine TEL QU’IL EST ÉCRIT DANS LES LIVRES. Là, il n’est pas nécessaire que tu « avales » toute la doctrine « d’un coup », un livre en quelques heures, non ! Mieux vaut le faire peu à peu et comprendre à fond ce que l’on étudie. Ainsi, quand on donne l’Enseignement, on le fait d’une manière plus fructueuse, plus consciente, meilleure…

Par contre, si on lit un livre « à cinq cents kilomètres à l’heure » et que l’on veut ensuite le répéter pour donner l’Enseignement, alors on va donc faire un travail mécanique.

Chaque mot doit être médité, soumis à de profondes réflexions, intégralement compris. Ainsi, l’information que nous amenons à notre mental doit devenir consciente. C’est la manière d’élaborer, disons, la connaissance supérieure dans notre mental.

D. En effet, de jour en jour, on voit qu’il y a plus d’intérêt pour ce type d’enseignement chez les gens. Mais on peut aussi remarquer que le type d’enseignement qui se donne est remis par des personnes qui ne savent pas ce qu’elles sont en train de dire, mais qui sont en train de spéculer. Il y a une terrible spéculation dans toute la connaissance des choses, autour de nous tous. Il arrive des cas comme celui des relations avec les êtres interplanétaires, par exemple, où l’on ne nous a jamais donné la version exacte…

Cela fait quelque temps […] dans la radio où je travaille […] alors je suis arrivé chez moi et j’ai immédiatement pris le téléphone et j’ai appelé la radio, et j’ai dit qu’il y avait évidemment des êtres interplanétaires qui s’intéressaient à la Terre et que c’était pour cela que cela s’appelait « système planétaire », parce que c’est un organisme ou un système, et que les déséquilibres qui se produisaient sur la planète Terre affectaient les autres planètes qui faisaient partie de notre système ; et que ces êtres étaient concernés par les explosions atomiques, les guerres et toutes ces calamités qui nous affectent et qui, par conséquent, les affectent.

Que nous devrions alors ouvrir les yeux pour nous informer ! Je me suis senti dans l’obligation d’appeler quand j’ai entendu une série d’opinions que je ne partageais pas. Maintenant, par contre, je ne sais pas si c’était correct ou si ce n’était pas correct.

M. Bon, il y a eu, disons, une attitude […] et cela c’était correct. Il n’y a rien à objecter.

D. C’est que je me rends compte que je veux servir, et comme j’ai, malgré des échecs qui m’ont fermé des portes, beaucoup d’autres qui sont encore ouvertes, je profiterai de ces portes qui me sont ouvertes, quand j’aurai du matériel […] et si vous voulez, Maître, si vous m’écrivez à Bogotá et me dites : « J’aimerais publier un article sur ce sujet », alors vous m’exprimerez la doctrine et, sans dénaturer la base, l’essence, j’y mettrai une présentation journalistique et nous ferons un cycle de publications (que vous m’aviez même demandées, mais que je n’ai pas refaites car je n’en avais plus l’énergie, Maître)…

Si vous voulez des choses, vous me les envoyez et je fais mon possible pour les diffuser. Cela doit être logiquement des choses qui attirent l’attention pour que les gens les lisent. Il y a beaucoup de cas, il y a beaucoup de personnes qui, par le fait d’avoir vu une chose qui attire leur attention, peuvent alors être mises en contact avec des gens qui sont dans la gnose pour que ceux-ci parlent avec elles, avec des personnes qui donnent des conférences et ils peuvent entrer dans le mouvement gnostique.

C’est un peu comme quand les conquistadors sont venus avec des petites perles et des petits miroirs pour les Indiens, n’est-ce pas ? Mais c’est le système à utiliser pour toucher les gens…

M. Bon, en tout cas, dans les livres, il y a un matériel didactique suffisant pour pouvoir élaborer certains articles qui pourraient être lancés aux quatre vents, non ? Parce que, je vais te dire, comme je suis actuellement en train d’écrire, de répondre à beaucoup de lettres, en plus de tout le mouvement gnostique international et national, ici, au Mexique, réellement il ne me reste pas beaucoup de temps libre pour pouvoir me dédier à écrire des articles […] Mais si cela existe dans les livres (et si, naturellement, tu veux coopérer), il y a un matériel didactique suffisant pour pouvoir faire de bons articles…

D. Avant d’écrire un article […] quelque chose que je lis de vous et qui me semble pouvoir […] un article, cela me ferait soudain très peur de déformer les choses, car comme je dois leur donner une présentation différente, étant donné que je ne peux pas écrire un article journalistique de manière pédagogique, sinon ils ne le publieraient pas, car ce serait ennuyeux, et pour cela, il y a les livres, pour ne pas […] à vous. Pourriez-vous le réviser ?

M. Quelle est la chose que je dois faire ?

D. Réviser mes articles et me dire ce que l’on doit mettre et ne pas mettre.

M. […] Tu me les envoies et je les révise avec le plus grand plaisir. Cela, ce n’est pas un problème, ce n’est pas un problème.

D. Bon, comme cela, c’est bien, parce que quand je suis […] des Êtres interplanétaires…

M. Bon, il est indéniable que depuis de nombreuses années, ON S’EST MIS À PARLER BEAUCOUP DES SOUCOUPES VOLANTES. Précisément, après la Deuxième Guerre Mondiale, les quotidiens du monde entier se sont dédiés à propager aux quatre vents diverses informations concernant les soucoupes volantes, les OVNIS, pour parler plus clairement.

À cette occasion, j’ai dit, de manière emphatique, que ces disques volants étaient des vaisseaux cosmiques pilotés par des habitants d’autres mondes, et j’ai donné cette information dans mon livre intitulé « Le Mariage Parfait », première édition. Il me reste donc la satisfaction d’avoir été le premier à avoir donné cette information au monde. Les gens ne l’ont pas cru, ils se sont moqués de moi et ils m’ont même pris pour un fou.

Cependant, çà et là et de partout, il y a des informations concernant des gens qui ont réussi à entrer directement en contact avec des personnes d’autres mondes.

Je ne veux pas dire que cent pour cent des informations sur les soucoupes volantes soient parfaites. Il existe naturellement, chez les gens, des habitudes peu sérieuses : des individus qui se moquent, qui font voler des ballons illuminés, qui font des truquages, etc. Il est évident qu’« à côté de la lumière, il y a toujours les ténèbres ». Disons que toujours « du solennel au ridicule, il n’y a qu’un pas ». Cependant, ce n’est pas pour autant que la question des soucoupes volantes perd tout intérêt. Je répète : « Du sublime au ridicule, il n’y a qu’un pas »… Nous devons donc essayer d’éliminer le ridicule et de chercher des gens sérieux par rapport à cette question des vaisseaux cosmiques.

Précisément ici même, dans la capitale du Mexique, alors que nous nous trouvions dans la « Tour latine » avec le Maître G.K. et son épouse madame D., nous avons vu un vaisseau cosmique. Nous prenions alors un café très tranquillement. Madame D. fixa son regard sur un point de l’espace et attira notre attention. Nous avons observé, nous avons vu avec certitude une boule métallique, une sphère merveilleuse qui flottait à basse altitude au-dessus de la capitale du Mexique et à une distance relativement courte de la « Tour latine »…

Elle semblait clouée fixement dans l’Espace ; elle resplendissait dans la lumière du soleil, puisque nous étions en plein midi. Plus tard, le vaisseau s’est lentement éloigné et ensuite, il est monté de manière verticale jusqu’à ce qu’il se perde dans le ciel, dans l’infini… Ainsi, nous fûmes témoins d’un fait objectif, clair. À ce moment-là, si nous avions eu un appareil photo, nous aurions pu photographier le vaisseau, mais nous n’avions pas d’appareil photographique…

Un autre jour, à la télévision, Jacobo Zabludosky s’était adressé au peuple du Mexique et il s’était même moqué des disques volants. Après l’émission, quelques jeunes, qui se trouvaient alors dans la rue, ont attiré mon attention. Je suis sorti pour voir de quoi il s’agissait. Nous avons vu, à notre grand étonnement, un vaisseau cosmique passer au-dessus du toit de ma maison : il glissait lentement dans l’espace et, avec les voisins (ceux qui m’avaient appelé), nous n’avons pu que nous moquer de Jacobo Zabludosky et de son scepticisme, puisque nous avions tous un vaisseau sous nos yeux. Celui-ci glissa, disons, et enfin il monta verticalement jusqu’à ce qu’il se perde dans l’infini.

D. Maître, quel est leur rôle, ou que viennent faire ces extraterrestres sur la Terre ? Quelle est leur mission ?

M. Bien, ils tentent D’AIDER L’HUMANITÉ dans ces temps critiques où nous vivons. C’est tout… Mais pour continuer avec des récits que j’ai vérifiés, je vais te dire ce qui suit : un jour, j’ai réussi à rentrer directement en contact avec les gens d’un de ces vaisseaux cosmiques…

Le vaisseau avait atterri dans le « Désert des Lions », ici, à Mexico. Je me suis dirigé naturellement à l’endroit du bois où le vaisseau avait atterri. J’avais eu la chance de l’avoir vu et, en approchant, j’ai pu constater, avec étonnement, qu’il était posé sur un merveilleux trépied. C’était un vaisseau fabuleux, arrondi, extraordinaire…

Une petite porte s’est ouverte et le capitaine est descendu, suivi de tout son équipage. Je n’ai vu aucun inconvénient à m’adresser au capitaine du vaisseau. Je lui ai dit :

– Je souhaiterais que vous m’emmeniez sur la planète Mars. Ma Monade divine est le Régent de ce monde. Cependant, je n’ai jamais été emmené là-bas personnellement, physiquement.

Ce capitaine est resté silencieux. Mais, le meilleur, c’est que tout l’équipage s’est assis sur le gazon, s’est assis sur la pelouse, disons, dans le « Bois des Lions » (là-bas, on l’appelle « le Désert des Lions ». Désert, parce qu’il y a peu de gens, mais il n’a rien d’un désert, c’est un bois)… Deux dames faisaient partie de l’équipage. Moi, j’ai continué en disant au capitaine :

– Je suis écrivain, j’ai la mission d’aider l’humanité. Si je vous demande de m’emmener sur d’autres mondes, ce n’est pas pour moi, mais pour l’humanité, et je veux que vous m’emmeniez sur la planète Mars. Il a dit :

– Sur Mars ? C’est là, à côté – m’a dit le capitaine, comme s’il s’agissait d’aller à Xochimilco –. « Là, à côté ». Pour lui c’était une demande très peu ambitieuse. Ensuite, en poursuivant, je lui ai dit :

– Parce que, comme je suis écrivain, je veux ramener de ces autres mondes, leur culture, leur civilisation et écrire pour aider l’humanité. Je ne fais pas cette demande spécifiquement pour moi, mais pour l’humanité. Je ne suis pas un « animal intellectuel », je suis un Homme et je fais cette demande avec la responsabilité avec laquelle un Homme peut la faire, non pas comme la ferait un « animal intellectuel », mais comme la fait un Homme, ce qui est différent. Il est resté silencieux. À cet instant, une des dames a pris la parole et a dit :

– Si nous mettons une plante qui n’est pas aromatique à côté d’une plante qui l’est, il est clair que celle qui n’est pas aromatique s’imprégnera de l’arôme de celle qui est aromatique, n’est-ce pas ? Je lui ai dit :

– Oui, c’est certain, c’est vrai. Elle a dit :

– Bien, nous venons d’arriver sur la planète Terre et nous voyons que… (Ah ! un moment, je suis en train d’oublier quelque chose). Elle m’a dit : c’est la même chose qui se produit avec les mondes dans l’espace ; des mondes qui, dans le passé, allaient mal, se sont peu à peu imprégnés des vibrations des mondes voisins, et alors, des humanités qui allaient à leur perdition se sont transformées et, aujourd’hui elles sont en harmonie avec les humanités voisines, elles vont très bien. Mais nous venons d’arriver en ce moment sur la planète Terre, et nous voyons qu’ici il n’en va pas de même. Que se passe-t-il sur cette planète ? Voilà la question qu’ils mont posée. J’ai donné ma réponse :

– C’est que cette planète est une erreur des Dieux. Mais ensuite, j’ai réfléchi et j’ai fini « d’arrondir » ma réponse et, de cette manière, je leur ai dit : c’est le Karma des mondes…

Bien sûr, ces deux dames ont acquiescé d’un signe de tête, le capitaine du vaisseau a acquiescé, et tous étaient d’accord. Ces hommes et ces femmes étaient donc extraordinaires. J’ai pu me rendre compte que c’était de véritables Dieux avec des corps d’hommes. Ce ne sont pas des profanes communs, ordinaires, ni, non plus, des humanoïdes : ce sont des Dieux, je le répète, avec des corps d’hommes. Et ces femmes sont de grands Êtres, des Dieux avec des corps féminins, avec un corps de VÉRITABLES ÊTRES HUMAINS. Ces gens sont hautement scientifiques, ils ont des connaissances très profondes. J’ai insisté à nouveau sur ma demande auprès du capitaine. Je lui ai dit :

– Je veux que vous m’emmeniez maintenant. Et je me suis même agrippé au trépied sur lequel reposait le vaisseau planétaire, prêt à m’en aller. C’était très tôt le matin, j’étais disposé à m’en aller, mais le capitaine m’a répondu d’une manière définitive.

– Sur le chemin, nous verrons…

J’ai compris la réponse et j’ai su à quel « chemin » il faisait référence : AU CHEMIN ÉSOTÉRIQUE. J’ai très bien compris ce que cela signifiait, j’ai compris qu’il attendait, à ce moment-là, ce que nous appelons la RÉSURRECTION. Une fois atteinte la Résurrection par laquelle doit passer tout Maître de la Fraternité Blanche, chose qui est maintenant sur le point de se produire, alors je rentrerai dans ce groupe. J’ai su aussi que c’était un vaisseau intergalactique et que c’étaient des voyageurs intergalactiques.

Comme je l’ai dit, ils ont considéré ma demande d’aller sur Mars comme une prétention au fond très pauvre. J’ai compris que c’étaient des Hommes parfaits, des Dieux, je le répète, avec des corps d’hommes, des créatures immensément supérieures aux humains, disons, aux « animaux intellectuels » qui peuplent la face de la Terre, des créatures que ces « animaux intellectuels » ne sont pas capables de comprendre. Il est clair que ces derniers, ces « homoncules rationnels » jugent mal ce type d’êtres, ils ne sont pas convenablement préparés pour pouvoir les comprendre…

Ce capitaine s’est dirigé vers son vaisseau. Moi, je suis resté très satisfait par la réponse. Il est monté avec son équipage dans cette soucoupe volante. Je me suis éloigné à une certaine distance pour ne pas être affecté par la radiation, et le vaisseau s’est élevé du centre de ce bois vers l’infini…

Ces hommes étaient de couleur cuivrée, d’une taille moyenne, minces, pourvus d’une grande science et de capacités immensément supérieures à celles des Terriens. Ils ne viennent causer aucun tort aux gens, ils étudient simplement la planète Terre et leur but est d’aider l’humanité…

Depuis ce jour, je sais que je vais être admis dans ce groupe et que ce sera pour ramener ici, sur la Terre, des preuves de l’existence de la vie dans d’autres mondes : des éléments minéraux, végétaux et même des organismes vivants qui seront posés sur les tables des scientifiques. Nous écrirons des textes que nous publierons et, de plus, nous donnerons les preuves de ce que nous écrirons. Alors, la mentalité des gens s’orientera vers ces autres mondes de l’espace…

Ils s’orienteront vers eux, parce que, bien sûr, au moyen de nos œuvres et des preuves, les gens lanceront leur mental vers ces autres mondes et ils attireront, de manière magnétique, la radiation de ces autres mondes, et ainsi, cette radiation imprégnera cette planète. Il est nécessaire que notre Terre s’imprègne de la vibration d’autres mondes.

En procédant donc par recoupements, voilà la conclusion : ce dont ils ont parlé et ce dont j’ai parlé se mélange pour former un tout unique. C’est ainsi que cette planète recevra un grand bien. Bien sûr, de toute manière, les cataclysmes seront les cataclysmes, mais la vibration restera sur la Terre pour former un monde meilleur…

D. Maître, je vais vous poser une question très bête : mais, ce type d’être avait-il une évolution semblable à celle de Jésus-Christ, par exemple ?

M. Ce sont des Hommes d’ordre supérieur…

D. Au Christ ?

M. Des Hommes-Dieux, dirions-nous… NOUS NE POUVONS PAS FAIRE DE COMPARAISONS DE CE TYPE. Il n’est jamais convenable de faire ce type de comparaisons. Cependant, nous pourrions dire, de toute manière, assurer QU’ILS ONT, EN EFFET, INCARNÉ LE CHRIST COSMIQUE, n’est-ce pas ? Ce sont des êtres de type supérieur.

D. Logiquement, le Christ que nous avons eu, fut-il aussi un Être Cosmique ?

M. Le Christ, proprement dit, EST COSMIQUE, UNIVERSEL, et il se manifeste en tout homme qui est dûment prêt. Le Christ s’est exprimé non seulement en Jésus de Nazareth, mais, un jour, il s’est aussi exprimé en Quetzalcoatl, il s’est exprimé à travers Krishna, à travers Gautama, le Bouddha Sakyamuni, et à travers beaucoup d’autres Hommes supérieurs, comme Hermès Trismégiste ou le Saint Lama. Il s’exprime toujours quand il y a des individus prêts, quand il y a des Hommes à travers lesquels il peut s’exprimer.

D. C’est une essence ?

M. Le Christ est indéniablement un PRINCIPE COSMIQUE qui est au-delà de l’individualité, de la personnalité et du Moi.

D. Et c’est un Dieu ?

M. Il est ce qui est, ce qui a toujours été et ce qui toujours sera. C’est la vie qui palpite en chaque atome, comme elle palpite en chaque soleil. Voilà le Christ. Nous ne devons pas le définir en disant que c’est seulement un Dieu. Mais C’EST CET AGENT MERVEILLEUX QUI S’EXPRIME À TRAVERS N’IMPORTE QUEL DIEU ou n’importe quel Homme, et toujours quand l’instrument est convenablement raffiné…

Ainsi donc, ces habitants d’autres mondes, avec lesquels nous avons pu entrer en contact, sont de véritables Hommes-Dieux, dans le sens le plus complet du terme.

Les gens préfèrent capturer les extraterrestres. Pourquoi ? Pour leur voler leurs vaisseaux et les armer ensuite avec la puissance atomique, dans le but de détruire des villes sans défense. Les Terriens pourraient aussi utiliser ces vaisseaux pour envahir d’autres mondes habités.

Mais comme ces extraterrestres sont des êtres très intelligents et perspicaces, ils ne se laissent pas attraper et cela ne plaît pas aux Terriens. Alors, les « habitants de la Terre » préfèrent dire que « Les SOUCOUPES VOLANTES n’existent pas », que « c’est une hallucination », que « c’est une fantaisie », etc. Il y a toujours une justification pour tout dans la vie.

D. Et s’ils arrivaient à attraper le vaisseau d’un de ces êtres, lui serait-il impossible de retourner à son lieu d’origine ?

M. En étant capturé, eh bien, IL POURRAIT ÊTRE ASSASSINÉ, n’est-ce pas ? On le mettrait dans n’importe quel laboratoire dans le but de savoir de quoi il est fait. Et le vaisseau serait confisqué et reproduit, en peu de temps, par millions sur la planète Terre. Alors, plus personne ne serait en sécurité, ni dans sa vie ni dans rien.

D. Les Terriens ont-ils la capacité de reproduire l’un de ces vaisseaux ?

M. ILS POURRAIENT LES FABRIQUER (UNE FOIS LA FORMULE DÉCOUVERTE). Alors, nous aurions une tragédie. Il se produirait une invasion, les Terriens envahiraient d’autres mondes. Ce serait un désastre ! Bien plus : les guerres seraient plus épouvantables parce que ces vaisseaux, chargés de puissance atomique, seraient plus puissants que les canons ultramodernes des avions ultrasoniques, etc.

En un mot, l’humanité utiliserait tout cela pour le mal et elle assassinerait les équipages de ces vaisseaux. Mais eux, comme ils sont conscients, comme ils savent qui sont les Terriens, ils ne se laissent pas capturer et se tiennent très loin des Terriens.

Parce qu’en effet, ils veulent les capturer, les mettre dans leur propre critère, les enfermer dans leurs cachots, les martyriser, les disséquer dans leurs laboratoires…

Un barbare est un barbare ! Alors, les extraterrestres savent très bien ce que sont les barbares et s’il est bien certain qu’ils ne leur font aucun tort et ne portent préjudice à personne, ils ne se laissent pas non plus capturer, ils les fuient […] Ce sont des gens de type supérieur, des gens que les Terriens n’ont pas compris ni ne comprendront jamais…

D. Te souviens-tu de ce que nous avons lu dans le journal ?

Dr. Oui, ils l’ont fait monter dans un vaisseau […] ils l’ont mis devant quelques appareils spéciaux et il pouvait voir sa maison et tout. Alors, il a donné un témoignage…

D. Bien, une chose intéressante, c’est qu’ils prenaient des aliments de la terre pour les fabriquer et ils payaient le prélèvement des aliments, en fertilisant la terre…

Dr. Oui, ils avaient besoin de l’aliment de la terre et alors ils le prenaient, mais pour que cela ne ressemble pas à un vol, à un larcin, alors au moyen de quelques radiations, ils fertilisaient la terre.

M. Eh bien oui, actuellement des gens d’autres mondes viennent et amènent… ILS ONT TOUS UNE MANIÈRE DE COOPÉRER, ILS AIDENT tous L’HUMANITÉ de quelque manière que ce soit. C’est exactement ainsi qu’est déjà en train de se former, en train de se fabriquer, hors du monde Terre, la SIXIÈME RACE du futur. Déjà a été emmené […] le meilleur de la semence.

Les extraterrestres ont emmené des gens de ce monde pour effectuer un croisement avec des gens d’autres mondes […] que nous éclaircissions un peu cette question de la formation de la sixième race : je dis qu’actuellement beaucoup de gens disparaissent, ils sont emmenés vers d’autres mondes. J’affirme que ces gens SONT EMMENÉS DANS LE BUT DE LES CROISER, disons, AVEC DES HUMANITÉS PLANÉTAIRES DIFFÉRENTES. Le résultat de ces croisements sera ramené sur la Terre après le grand cataclysme.

Ainsi donc, ce nouveau type de gens apparaîtra sur la Terre purifiée du futur, ce sera la sixième race racine. Par conséquent, la future Jérusalem, dont parle « l’Apocalypse » de saint Jean, aura un peuple nouveau, un peuple sain et merveilleux, extraordinaire. Ainsi, la sixième race racine est déjà en train de se former avec des gens qui sont emmenés de la Terre, qui sont en train d’être croisés avec des habitants d’autres planètes, et cela est assez intéressant, n’est-ce pas ? C’est ce que je souhaitais éclaircir.

D. Des hommes et des femmes sont emmenés ?

M. Oui, des équipages de bateaux ont disparu, des avions ont disparu : des gens dont on ne sait plus rien du jour au lendemain et qui ont été emmenés sur d’autres mondes DANS LE BUT DE LES CROISER AVEC DES GENS DE CES PLANÈTES…

D. Mais est-ce que ce sont des gens très spéciaux qu’ils emmènent ?

M. Bien, des gens PLUS OU MOINS SAINS, parce QU’IL S’AGIT DONC DE SORTIR LE MEILLEUR : la graine, la semence, pour les croiser avec d’autres races, avec des gens d’autres mondes, pour ramener plus tard, sur la face de la Terre, un type d’humanité meilleur.

D. Ce nouveau type d’humanité, cette sixième race, va-t-elle apparaître dans des millions d’années ou quoi ?

M. ELLE TARDERA QUELQUES SIÈCLES. Je pourrais dire pas plus d’un million d’années. Mais elle apparaîtra un jour sur la face de la Terre, sur une Terre transformée.

D. La race qui apparaîtra viendra-t-elle des descendants de ceux qu’ils emmènent, parce que ces derniers auront déjà disparu, n’est-ce pas ?

M. Bien sûr que oui. Ce sont leurs descendants qui apparaîtront. C’est pour cela que je parle clairement : le résultat des croisements, LE RÉSULTAT DE TELS CROISEMENTS SERA L’HUMANITÉ DU FUTUR, l’humanité de la sixième race racine…

D. Alors, nous en avons eu cinq ?

M. Oui, nous en avons eu cinq : les LÉMURES, les ATLANTES. Bien avant les Lémures, il y a eu les HYPERBORÉENS, et avant les Hyperboréens, il y a eu les gens de la RACE POLAIRE. Tout d’abord, il y a eu la race Polaire ou Protoplasmique, deuxièmement, les Hyperboréens, troisièmement, les Lémures, quatrièmement, les Atlantes, cinquièmement, il y a eu les ARYENS, ceux qui peuplent actuellement la face de la Terre. La sixième race sera celle du futur, qui apparaîtra après le grand cataclysme…

D. Maître, à quoi est dû le fait que sur la Terre il y ait différentes races, c’est-à-dire des blancs, des noirs et des jaunes ? Étant donné que du croisement des blancs, il n’est pas possible que sorte un jour un noir, ou que des noirs sortent des blancs, alors, à quoi sont dues les différentes races ?

M. Eh bien, les différentes races sont nécessaires. Je crois que ces différentes couleurs SONT DUES AUSSI AUX DIFFÉRENTES LATITUDES ET LONGITUDES où elles ont vécu sur la Terre, n’est-ce pas ? C’est pour cela qu’en Afrique la race noire prédomine […] en Europe, par exemple, la race blanche…

D. Mais, cela n’est-il pas dû au fait que les noirs soient venus d’une certaine planète et les blancs d’une autre et les jaunes d’une autre ?

M. ABSOLUMENT PAS. Ces différentes couleurs de la race sont dues aux différentes latitudes, aux divers méridiens et aux longitudes, etc. C’EST UNE QUESTION D’ÉPOQUES, UNE QUESTION DE LATITUDES, etc. Cela est assez intéressant, n’est-ce pas ? Cela vaut la peine de l’étudier. Nous allons écrire différents livres sur ce sujet. En tout cas, ces études sont longues et profondes.

Actuellement, je suis en train d’écrire « La Doctrine Secrète de l’Anahuac ». Ce sera le Message de Noël pour l’année 1974-75.

D. Qui est Anahuac ou qui était Anahuac ?

D. LA DOCTRINE SECRÈTE DES ANCIENNES TRIBUS D’ANAHUAC est assez ample. Et nous devons mettre sur le tapis de l’actualité tout le message du Seigneur Quetzalcoatl.

D. Mexicain ?

M. OUI, LE CHRIST, LE CHRIST MEXICAIN QUI EST QUETZALCOATL. Nous devons mettre, sur le tapis des actualités mondiales, le message du Seigneur Quetzalcoatl, toute la cosmologie des Nahuas.

D. À quelle époque a-t-il vécu ?

M. Bien, PLUSIEURS MILLIERS D’ANNÉES AVANT QUE L’AMÉRIQUE N’AIT ÉTÉ DÉCOUVERTE… Ainsi donc, il faut divulguer la Doctrine secrète de l’Anahuac, faire connaître à fond les mystères ésotériques qui ont fleuri dans l’ancien Mexique. Il y a là une grande sagesse qui sera diffusée sur toute la surface de la Terre. Nous ferons connaître cette grande sagesse pour le bien de toute la population.

D. Le calendrier aztèque renferme-t-il beaucoup plus de sagesse que celle qu’on lui a attribuée ?

M. Jusqu’à maintenant, IL N’A PAS PU ÊTRE INTÉGRALEMENT COMPRIS. Tout d’abord, parce que ce calendrier A ÉTÉ FONDÉ SUR LE SYSTÈME TRIDÉCIMAL. Il n’est même pas basé sur le système duodécimal mais sur le tri décimal, sur le nombre 13.

D. Ceci est déjà de la kabbale ?

M. Eh bien, DE LA KABBALE ET UNE HAUTE SCIENCE…

D. Maître, êtes-vous végétarien ?

M. […] à la conclusion que c’est inutile, c’est pourquoi JE NE SUIS PAS VÉGÉTARIEN. Je considère que les protéines animales ne peuvent jamais être remplacées par les protéines végétales. Nous pourrions consommer des aliments comme l’avocat (dont Yogananda dit qu’il remplace la viande) et nous serions convaincus que réellement il ne la remplace pas.

Je ne veux pas dire par là que nous devons être carnivores à cent pour cent, parce que ce serait absurde. Nous avons besoin d’une diète diversifiée, il nous faut au moins 25 % de viande dans notre alimentation. Ainsi nous vivrons bien. Mais si nous suivons le système végétarien, nous échouerons inévitablement. Voilà ma réponse.

D. Maître, les jeûnes de 30 à 40 jours sont-ils conseillés, sont-ils bons pour la santé ou non ?

M. Des jeûnes de 40 jours sont SEULEMENT POUR DES MAÎTRES comme Jésus de Nazareth ! Mais n’importe quel quidam qui se mettrait à faire l’un de ces jeûnes pourrait mourir, et il serait très dommage d’avoir à chanter le « Requiescat in Pace » à nos pauvres frères gnostiques avant l’heure. Par conséquent, ce n’est pas conseillé. Cependant, il y a des époques où l’on peut réaliser certains jeûnes de neuf jours au maximum, à condition d’avoir une bonne santé et après avoir effectué, au préalable, un examen médical. C’est tout…

D. […] Pourrait-on jeûner un temps approprié […] le jeûne correctement avec une méthode adéquate ?

M. Oui, mais C’EST UN LUXE QUE TRÈS PEU PEUVENT S’OFFRIR.

D. Mais, est-ce un moyen pour désintoxiquer notre corps ?

M. Oui, c’est certain…

D. Je souhaite ajouter une chose, n’est-ce pas ?…

M. Voyons ! Maintenant, que le Dr Juarez parle ici au micro…

Dr. Bon, je vais exposer quelques principes qui ont été démontrés : les protéines végétales ne contiennent ni du tryptophane, ni de l’alanine (substances qui ont été créées par la Nature avant que l’homme n’ait eu l’usage de la raison). Or, les enfants, jusqu’à un certain âge, par exemple, dans leur développement, en ont indiscutablement besoin. Les adultes peuvent combiner un régime végétarien quand ils sont arthritiques. Ils peuvent le combiner comme l’a fait un Maître, il y a de cela beaucoup d’années, qui était végétarien toute la semaine… Il vivait dans une oasis, n’est-ce pas ? Alors, il se rendait dans un village où il prenait un « bouillon de viande ». En effet, comme il n’avait pas d’argent, qu’il était pauvre, il était végétarien toute la semaine et il prenait son « bouillon de viande » le samedi ou le dimanche quand il descendait en ville…

Quand on dépasse un certain âge et que l’on a de l’arthrite (par l’héritage même que nous ont légué nos ancêtres), on peut combiner ce régime sans violer le processus Trogo-Auto-Egocratique-Cosmique-Commun ou alimentation réciproque entre les êtres ; et les êtres, dans la mer, vont du plancton jusqu’au requin. Et sur terre, il y a les plantes, les herbivores, les carnivores et, à leur tour, les carnivores sont détruits par les microbes, par les vers, et ainsi se déroule le cercle que l’on ne peut violer.

Parce que certaines substances que possèdent les animaux carnivores ou herbivores (qui sont synthétisées dans leur muscle) ne se trouvent pas dans les plantes, car c’est un processus dans lequel interviennent la moelle épinière et le sperme des animaux qui, à leur tour, sont mangés par les hommes. C’est-à-dire que c’est comme si nous voulions également arracher nos corps humains aux vers et aux microbes, alors là, le cercle serait également rompu.

II n’y a aucun homme qui ne soit pas passé par là, précisément, même les grands Maîtres « ont mangé la terre »…

D. Maître, il y a une question qui reste en suspens, concernant une phrase de notre Seigneur Jésus-Christ qui disait qu’« Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’être sauvé ». Pourriez-vous nous expliquer de quelle manière ceci est symbolique et en quoi la richesse matérielle s’oppose à la révolution spirituelle ?

M. Eh bien, il faut savoir comprendre les paroles du Christ. Indéniablement, JÉSUS DE NAZARETH NE SE RÉFÈRE PAS SEULEMENT AUX BIENS MATÉRIELS, MAIS À LA QUESTION DE L’INTELLECT. Beaucoup de gens ont un intellect « riche » et les questions spirituelles ne les attirent jamais. Pour cela, « II est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille que pour un riche d’entrer dans le Royaume des Cieux ».

Il y en a d’autres qui ont une mentalité très simple, qui sont simples, et qui entrent avec facilité sur le Chemin. Ainsi donc, les paroles du Maître ne se réfèrent pas exclusivement aux biens terrestres, mais à la question intellectuelle.

Il est aussi certain et totalement vrai qu’il y a des avares. Il y a des individus qui ont emmagasiné des richesses et, bien sûr, ils n’entrent jamais sur le Sentier car ils sont accrochés à leurs biens. De ce point de vue, cela est exact.

Mais on peut avoir des richesses, on peut avoir de l’argent, sans que cela nous empêche d’entrer dans le Royaume des Cieux. Tenez compte du fait que le comte de Saint-Germain, par exemple, possédait des richesses incalculables. Tenez compte du fait que Cagliostro pouvait aussi transmuter le plomb en or et faire des diamants de la meilleure qualité. Tant l’un que l’autre ont possédé tous les biens de la Terre et, cependant, ils étaient dotés d’une terrible spiritualité, car c’étaient des Maîtres ressuscités.

Ainsi donc, LA QUESTION N’EST PAS DANS LE FAIT D’AVOIR OU DE NE PAS AVOIR DES BIENS MATÉRIELS, MAIS DE SAVOIR LES ADMINISTRER, de ne pas s’y attacher. Le comte de Saint-Germain l’enseignait par son exemple : il apparaissait soudain multimillionnaire, riche, archimillionnaire, comme lorsqu’il s’est présenté devant Louis XV. Cependant, quelque temps plus tard, on l’a vu dans une humble mansarde, vivant parmi les pauvres, non pas parce qu’il n’avait pas d’argent, non pas parce qu’il n’avait pas de richesses…

Le gouvernement de France l’a appelé pour lui offrir un emploi et il a répondu : « Je n’ai pas besoin d’emploi, je vous remercie beaucoup, je suis un Prince et je possède une grande fortune ». Bien sûr, tout le monde est resté déconcerté, et quand il est mort (quand on a dit qu’il était mort, parce qu’il n’était pas mort, mais il s’est fait passer pour mort), son disciple le plus proche l’a vu alors dans un taudis, « misérable » et même à moitié malade, avec la goutte et je ne sais quoi d’autre, en train de fabriquer de l’encre pour peindre de la soie…

Quand il est mort, quand on a dit qu’il était mort, ils l’ont emmené au cimetière. Quelque temps plus tard, quelqu’un a ouvert la tombe et n’a rien trouvé, il n’y avait même pas les os de Saint-Germain. Des années plus tard, il est apparu à Paris, plein de vie, et tout le monde a été surpris.

Ainsi donc, ces Maîtres se font passer pour morts quand ils veulent et ils utilisent tous les biens de la Terre sans s’attacher à aucun d’eux. Donc, la vérité du grand Kabîr Jésus ne se réfère pas exclusivement aux biens terrestres mais à la question de l’intellect.

Il y en a beaucoup qui ont un intellect puissant, mais la spiritualité ne les intéresse pas, l’ésotérisme ne les intéresse pas, car leur mental est trop compliqué.

Il y en a d’autres qui ont des biens terrestres et ils sont tellement attachés à leurs biens terrestres que la spiritualité ne les intéresse pas non plus, car ils aiment plus leurs biens que le reste. Mais les biens terrestres ne sont pas tout, il faut élargir ce concept jusqu’à englober l’intellect.

D. […] du végétarisme, s’ils ingèrent de la protéine animale, en utilisant le lait et ses dérivés, et les œufs (de ferme). Lasado prend comme modèles la caséine du lait et l’albumine de l’œuf, mais il ne met pas la viande parce qu’elle est très lourde, qu’elle contient trop de protéines (la macromolécule est très grande, n’est-ce pas ?). Alors, si la personne végétarienne ingère ces protéines, ne va-t-elle pas avoir de la faiblesse ?

M. Bien, j’ai écouté la question et je m’empresse d’y répondre avec le plus grand plaisir…

Tout ce que dit Lasado et ce que disent en général les divers systèmes qui, d’une façon ou d’une autre, défendent le système végétarien, cela vise indéniablement à justifier ce système. La crue réalité des faits, c’est qu’il n’y a rien qui puisse remplacer la protéine de la viande, même si on invente d’innombrables théories dans ce sens.

Ainsi donc, indéniablement, LES PROTÉINES DE LA VIANDE SONT LE FONDEMENT DE LA VIE CELLULAIRE ORGANIQUE. L’éliminer pour satisfaire telle ou telle théorie, parce que telle ou telle hypothèse affirme que l’on peut remplacer la protéine animale par telle ou telle substance, c’est complètement absurde.

Quand j’étais végétarien, j’ai précisément utilisé toutes ces théories, utilisé tous ces moyens, systèmes, procédés pour remplacer la viande et, au nom de la vérité, je dois vous dire qu’avec ce système j’ai totalement échoué. De plus, j’en ai vu mourir beaucoup. J’ai connu beaucoup de végétariens fanatiques et je n’en ai jamais rencontré un qui soit sain, ils sont tous malades…

Maintenant, je laisse la parole au Dr. Jacinto Juárez (qui est un grand médecin) pour qu’il donne, au nom de la vérité, son opinion du point de vue clinique…

Dr. Bien, en me concentrant sur la question qu’elle a posée, je peux affirmer que le fer, le fer contenu dans l’hémoglobine même (dans cette macromolécule) émet une vibration électronique supérieure à celle du fer des graines, du fer des feuilles et du fer des végétaux. Dans le processus même où il est impliqué, dans les pyramides alimentaires, le fer qui se trouve dans les minéraux est absorbé par les végétaux, qui sont mangés à leur tour par les herbivores, et les herbivores, à leur tour, sont mangés par les carnivores. Le fer qui se trouve dans les couches de la Terre contient moins d’électricité, étant donné que même l’électrocardiogramme, l’électroencéphalogramme viennent précisément de la radiation du fer qui est en résonance avec le fer qui forme le centre de la Terre. Parce que la Terre contient, en son centre, du fer, elle contient ensuite du nickel, ensuite, de Paluminium et ensuite, du zinc. Et en haut, il y a des cristallisations de chaque type, dans l’écorce terrestre : minérales, végétales, animales et humaines…

Alors, le fer que contient le muscle de la chair possède électroniquement une charge différente (même le fer que contient le sang des humains, des « bipèdes tricérébrés »). Même entre un « bipède tricérébré » qui pratique le Maïthuna (qui commence à le pratiquer) et un « bipède tricérébré » qui ne pratique pas le Maïthuna, l’électricité est différente. Et ceci, je le démontre dans la […] c’est aussi pour cela que les végétariens ont une électricité complètement… qui est électroniquement inutile, n’est-ce pas ? Une électricité comme… comme ils sont déchargés de ce fer que contient l’hémoglobine.

Maintenant, il y a différents types de viandes. Par exemple, nous considérons que celle des herbivores est plus toxique, n’est-ce pas ? Celle du bœuf, qui est herbivore, comparée à celle du poisson, il n’y a pas de comparaison possible. Celle du poisson est la meilleure viande qui soit, quand elle est fraîche et quand elle est sélectionnée.

C’est la meilleure source d’hémoglobine puisqu’ils vivent dans le dépôt d’hydrogène qui est l’océan ; alors la chair du poisson est supérieure à celle des oiseaux et même à celle du bœuf.

Mais chacune a son degré de densité, puisque certains vivent sous l’eau, d’autres sur la Terre et d’autres vivent dans l’air. Elles sont toutes nécessaires…

D. Mais, il y a un moment, vous avez dit aussi que « dans le cas de certaines personnes arthritiques, c’était nécessaire », que dans ce cas oui…

Dr. Bien, mais ce sont des cas bien particuliers où l’on doit prescrire une diète spéciale où ils peuvent manger du poisson, de la viande blanche, mais pas de la viande rouge, sauf de temps à autre, n’est-ce pas ?

Mais, en réalité, ce dont l’homme a besoin, c’est de toute la hiérarchie des fers dans son alimentation : du fer de l’air, de la terre, de la mer, même du fer des minéraux. L’homme a besoin de toutes les radiations de l’univers, pas seulement de celles du physique, mais aussi de la radiation du soleil, par exemple, des rayons du soleil, des bains de boue, des bains d’eau. L’homme a besoin de tout dans le processus, jusqu’à ce qu’il atteigne la limite où il doit décider entre les deux chemins. Parce qu’à quoi cela sert d’être végétarien si on est fornicateur.

Maintenant, il y a des Maîtres qui peuvent s’offrir le luxe d’être végétariens quand leur Être croit que c’est ce qui leur convient, comme le faisait le Maître dont j’ai parlé au début. Il était végétarien durant la semaine et il prenait son « bouillon de viande » au marché même. Il disait : « Préparez-moi un bouillon » et il le prenait quand il pensait que c’était convenable, n’est-ce pas ? Et quand il pensait que ce n’était pas convenable, il ne le prenait pas non plus. C’est-à-dire qu’il faut […]

D. En ce qui concerne la pratique du grand Arcane, j’ai entendu deux théories : l’une est que lorsqu’on pratique le grand Arcane avec passion, on obtient une meilleure transmutation. Et d’autre part, il y a ceux qui soutiennent que le grand Arcane doit se pratiquer librement, en étant exempt de tous types de passion. Quelle est la vérité ?

M. Dans tout cela, il y a des degrés et des degrés. Indiscutablement, nous ne pouvons exiger d’un animal qu’il ne soit pas passionnel, puisque c’est un animal. Ce qui arrive, par contre, c’est que LES ÉTATS ANIMALESQUES, LES IMPULSIONS INFÉRIEURES DOIVENT ÊTRE ÉLIMINÉS. Mais ceci se réalise D’UNE MANIÈRE PROGRESSIVE, DIDACTIQUE. Il serait absolument impossible d’obtenir qu’un couple de bêtes soit saint du jour au lendemain.

Il faut tout d’abord commencer par l’animal et ensuite viendra le spirituel. Et ceci, même l’apôtre Paul de Tarse le dit. On commence donc à travailler dans une échelle très inférieure d’animalité, mais à mesure que l’on avance sur le sentier rocailleux, eh bien, les états animalesques inférieurs sont éliminés et la créature devient de plus en plus pure jusqu’à ce qu’elle obtienne enfin une complète sublimation.

Il me vient en mémoire, à ce propos, quelque chose de très intéressant. Malgré la mystique avancée avec laquelle je réalisais mes travaux dans la Neuvième Sphère, il y a de cela quelque temps, je me rappelle que me trouvant à Acapulco, il m’arriva quelque chose d’insolite :

Hors de mon corps physique, je rencontrai un mystique qui semblait venir du Moyen Âge. Celui-ci tenta de me graver les fameux stigmates sur les mains ; avec un clou, il essaya donc de me perforer les mains. Il réussit à le faire, avec son clou, jusqu’à un certain point, mais rien de plus. Des paumes de mes mains jaillissaient alors des éclairs et du tonnerre, mais il ne parvint pas à faire ce qu’il avait décidé. Alors, il me conduisit à l’église gnostique et il me présenta devant un grand Maître. Mon Être réel intérieur m’accompagnait… À cette époque, mes mains astrales n’étaient pas encore perforées et il dit :

– J’ai amené ce Maître ici pour la question des stigmates…

L’Être (qui était assis devant les fonts baptismaux : un androgyne divin) s’adressa alors directement à mon Être réel intérieur, c’est-à-dire à Samael même, à ma Monade particulière, et, parlant de moi, il lui dit :

– Il est très fort et il répond très bien, mais il doit mieux accomplir le SACREMENT DE L’ÉGLISE DE ROME. J’ai dit :

– Ah ! Je comprends parfaitement, je l’accomplirai mieux…

Plus tard, je dus retourner à mon corps physique, j’avais compris ce que l’on m’avait dit. Évidemment, je devais sublimer encore plus l’énergie créatrice. Alors, quoique je réalisasse le coïtus reservatus comme un rituel, j’avais besoin de le synthétiser davantage, de le rendre plus statique, plus divin. Et ainsi, durant la pratique, je me rappelle que je ne me souvenais même plus de mes organes créateurs ni de mon corps physique, mais que je réalisais le travail dans la Neuvième Sphère en état de sublime extase mystique.

Cela eut pour résultat que ce type d’énergie du sexe s’est raffiné, et c’est ce type d’énergie qui finit par former les stigmates de mes mains et de mes pieds. C’est ainsi que j’ai triomphé.

Plus tard, beaucoup plus tard dans le temps, je suis passé au-delà du travail dans la Neuvième Sphère. Aujourd’hui, j’ai l’interdiction de travailler avec le Sahaja Maïthuna. Cependant, je n’ai reçu cette interdiction que lorsque j’ai obtenu l’ANDROGYNIE d’Ammonio Saccas.

On obtient cette androgynie quand on épouse sa Walkyrie, c’est-à-dire son Âme spirituelle : chez l’homme, elle est féminine, chez la femme, elle est masculine. Comme j’avais déjà réussi ce mariage mystique, le travail de type magie sexuelle dans la Neuvième Sphère aurait donc été, jusqu’à un certain point, un peu absurde, car j’avais déjà les deux Âmes à l’intérieur : de ce point de vue, j’étais complet.

Ainsi donc, vous voyez comment on raffine peu à peu l’énergie en raffinant l’aspect sexuel. On commence d’une manière grossière, brute, mais, au fil du temps, à mesure que l’on dissout les éléments inhumains, il est évident que l’on doit se spiritualiser jusqu’à ce que l’on arrive enfin à une chasteté absolue. Les choses sont ainsi, telles qu’elles doivent être, car il n’est pas possible d’exiger d’un couple de débutants d’avoir la sainteté d’un François d’Assise. Plaçons-nous dans le domaine des faits concrets et pratiques.

D. Maître, je voudrais vous poser une autre question : il est très fréquent de voir, chez les frères gnostiques, quand ils commencent dans le sentier, qu’ils subissent de grandes déceptions quand ils travaillent, par exemple, dans la Neuvième Sphère et même quand ils luttent pour détruire leurs agrégats, leurs Egos, et ils ne voient pas de résultats positifs, de résultats immédiats. Ces résultats ne se voient pas immédiatement parce qu’ils sont longs à venir ou parce que les initiés n’ont pas la Conscience suffisante pour les observer à mesure qu’ils se produisent ?

M. Bien, ce que tu as affirmé est vrai. Car il est certain qu’ils veulent des résultats immédiats, mais il s’avère que les choses ne sont pas comme le mental voudrait qu’elles soient, mais comme elles sont. Ainsi, on ne peut pas voir les résultats immédiatement, il faut travailler.

Mais on ne pourra pas non plus percevoir les résultats si on n’a pas éveillé sa Conscience. C’EST SEULEMENT EN ÉVEILLANT SA CONSCIENCE QUE L’ON CONNAÎT LES RÉSULTATS.

C’est un travail de toute une vie, cela ne s’atteint pas du jour au lendemain. Il y a des temps de terrible solitude et les plus grands Initiés ont parlé de cette « solitude ». La NUIT SPIRITUELLE d’un Beethoven, la nuit spirituelle d’un Mozart, la nuit spirituelle d’un Jésus de Nazareth, la nuit spirituelle d’un Hermès Trismégiste : des époques où l’on se voit dans la plus terrible solitude, à l’écart de toute spiritualité. Dans les hauteurs, on ne nous reçoit pas parce qu’on ne le mérite pas, et en bas, on ne veut plus de nous non plus parce qu’on est devenu un ennemi du Moi psychologique. En résumé, on marche comme un malheureux sur la boue de la terre. La plupart des gens échouent dans cette période de nuit spirituelle. Les rares qui parviennent à résister triomphent véritablement. Mais ils sont rares, je le répète, ceux qui parviennent à résister à cette si dure épreuve.

D. Maître, pour savoir exactement si nous arrivons à cette période de nuit spirituelle, quelles sont ses caractéristiques et ses manifestations, pour ne pas les confondre ?

M. Elles sont très pratiques et concrètes : MANQUE D’ILLUMINATION INTERNE, ENNUI, ÉCHEC SEXUEL, LASSITUDE, DÉSESPOIR, MATÉRIALITÉ À UN HAUT DEGRÉ. PAS UN RAYON DE LUMIÈRE, PAS UNE GOUTTE D’ESPOIR, rien d’autre que le monde sensoriel ennuyeux à satiété. Voilà donc les symptômes de la nuit spirituelle.

D. Et fatalement tous les […]

M. [… ] la nuit spirituelle. Ce sont ses symptômes, je le répète.

D. Beaucoup d’étudiants ne veulent pas chercher leur Révolution spirituelle en groupe, ça ne les intéresse pas de venir aux Lumisials, ni aux chaînes, ils cherchent plutôt leur révolution de manière particulière. Qu’est-ce qui convient le mieux et qui est le plus productif ?

M. L’Autoréalisation est quelque chose d’extrêmement individuel, très propre à chacun, mais NOUS DEVONS TENIR COMPTE DES TROIS FACTEURS nécessaires pour la Révolution de la Conscience. NAÎTRE : ce n’est possible qu’en travaillant dans la Forge des Cyclopes. MOURIR : il s’agit de la dissolution du Moi psychologique. Mais NOUS SACRIFIER POUR L’HUMANITÉ, c’est de l’Amour. Nous devons lutter, de quelque manière que ce soit, pour nos semblables.

Dans les Sanctuaires, par exemple, DANS LES LUMISIALS GNOSTIQUES, ON A L’OPPORTUNITÉ DE SE SACRIFIER. Par le fait même de faire partie d’une chaîne de médecine pour aider ou pour guérir d’autres à distance, nous sommes en train de rendre service de manière impersonnelle. Par le fait même d’être présent dans le Sanctuaire, nous aidons les autres avec nos forces, parce que dans chaque Sanctuaire, il se forme un centre magnétique spécial.

Il est clair que ce centre est vital pour la Conscience, car, dans ce centre, on peut pratiquer la méditation, dans ce centre on peut stimuler l’Essence. C’est pourquoi ces centres sont si fondamentaux et essentiels pour la nouvelle ère du Verseau. Il est indispensable de toujours se rendre aux Lumisials, pas tant pour nous, mais pour les autres. C’est tout.

D. […] autant pour les créatures incarnées dans un corps d’homme que dans un corps de femme ?

M. LA NUIT SPIRITUELLE EST POUR TOUS : pour les hommes et pour les femmes. ELLE PEUT DURER DES MOIS, comme elle peut durer DE NOMBREUSES ANNÉES. SA DURÉE EST VARIABLE. La plupart des gens fuient, ils se livrent à la boisson, aux drogues, ils s’échappent… Rares sont ceux, je le répète, qui ont suffisamment de force et de ténacité pour arriver jusqu’à la fin. Ceux qui persévèrent seront sauvés, ceux qui persévèrent atteindront l’illumination, ceux qui persévèrent avanceront sur le sentier de l’initiation. C’est tout !

D. Maître, quels conseils pourriez-vous donner aux personnes qui traversent cette période critique pour qu’elles en sortent le plus vite possible ?

M. Au milieu de la solitude et du silence, au milieu de la douleur et de l’abandon, face à l’ennui et à la vacuité, il ne reste qu’une seule voie : celle de la MÉDITATION. Quand le mental est tranquille, quand le mental est en silence, advient le nouveau. Il faut que le processus de la pensée s’épuise durant la méditation. Une fois ce processus épuisé, survient alors le nouveau.

Si nous réussissons à ce que l’irruption du VIDE ILLUMINATEUR survienne dans notre mental, nous recevrons l’illumination et cela nous réconfortera énormément.

« Dans les périodes de rigoureuse tentation », dit Fray Miguel de Molina, dans son « guide spirituel », « il faut s’immerger en nous-mêmes, en profonde méditation ». Donc, celui qui veut sortir triomphant de la nuit spirituelle, qu’il se livre à la méditation profonde. C’est tout.

D. Maître, vous venez de nous dire que la méditation c’est, concrètement, « laisser le mental en blanc ». Mais il y a une autre perspective de méditation qui est, au contraire, très dynamique, qui est de se concentrer et de penser à un sujet, ce qui indique une dynamique mentale. Est-ce que cela veut dire qu’il y a deux types de méditation ?

M. IL EXISTE DE NOMBREUX TYPES DE MÉDITATION, mais si nous voulons appréhender le Réel, si nous voulons expérimenter la Vérité, si nous voulons sentir dans notre psyché cet « élément » qui transforme radicalement, nous avons besoin de la quiétude et du silence du mental. IL NE S’AGIT PAS DE « METTRE LE MENTAL EN BLANC », parce que ceci est véritablement absurde, ce qui EST REQUIS, C’EST D’ARRIVER À LA QUIÉTUDE ET AU SILENCE DU MENTAL, et ceci est différent. Mais « mettre le mental en blanc », c’est, au fond (et pardonnez-moi ce mot), même stupide. Il nous faut quelque chose de plus que cette stupidité : il faut la quiétude et le silence du mental. Quand le processus de la pensée s’est épuisé, le mental reste tranquille et en silence et alors survient le nouveau.

Pour que le mental reste tranquille, IL NE S’AGIT PAS DE COMBATTRE LES PENSÉES qui arrivent, non. Ce DONT IL S’AGIT, C’EST DE CONTEMPLER CES PENSÉES, DE LES COMPRENDRE, contempler ces désirs et les comprendre, contempler et comprendre tous les souvenirs qui surviennent dans le mental.

À mesure que l’on comprend tout ce qui parvient à l’entendement, on peut alors le transcender. En un mot, supposons que le souvenir d’une scène de colère à la maison surgisse dans notre mental. Que faire ? Tenter de LA COMPRENDRE. Et après l’avoir comprise, que faire ? L’OUBLIER !

Puis surgit un autre souvenir : une conversation avec notre parrain ou avec notre marraine, ou avec notre voisin. Que faire ? Le rejeter ? Absurde ! Alors que faire ? Méditer et comprendre. Une fois compris, oublie-le…

Que faire s’il surgit le souvenir d’une partie de football ? Le rejeter ? Non ! Que faire ? Je le répète : comprendre sa futilité, sa vanité. Une fois compris à fond, oublie-le. Et ainsi, tout ce défilé de pensées, de désirs, de sentiments, de souvenirs, etc., a un début et une fin.

Quand ce film de souvenirs, de désirs, de pensées, d’émotions, etc., s’achève, le mental reste tranquille et silencieux, alors advient le nouveau.

Et s’il ne vient pas ? Disons que si rien ne nous arrive quoique nous croyions que nous sommes bien tranquilles et silencieux, que se passe-t-il ? Simplement, nous n’avons pas atteint la tranquillité absolue dans tous les niveaux du mental. Alors, il ne nous reste pas d’autre solution que de descendre à des niveaux plus profonds.

Je veux dire par là qu’après avoir atteint la tranquillité dans le niveau purement intellectuel, nous devons alors passer à la tranquillité dans le deuxième niveau : réprimander le mental, lui demander pourquoi il ne veut pas être tranquille, pourquoi il ne veut pas se taire. Le mental répondra par des pensées absurdes, par une image quelconque. Nous devons tenter de faire comprendre au mental les futilités qu’il ressent ou sa vanité. Et, une fois ceci atteint, nous passons au troisième niveau. Comprendre donc, faire comprendre, à ce troisième niveau, la nécessité d’être tranquille. Et ainsi de suite, de niveau en niveau, jusqu’à atteindre le 49e.

Si nous réussissons, si nous parvenons à ce que chacun des 49 niveaux obéisse, alors le mental restera tranquille et silencieux. Le résultat sera que l’Essence se désembouteillera de l’intellect pour expérimenter ce qui transforme radicalement : LE NOUVEAU, LE RÉEL. Donc, de cette manière, nous parviendrons peu à peu à sortir victorieusement de la nuit spirituelle.

Il ne s’agit donc pas de « mettre le mental en blanc », je le répète, car c’est complètement absurde, mais d’obtenir la tranquillité et le silence du mental, ce qui est différent. Et si, malgré toutes ces pratiques, le mental ne veut pas rester tranquille et silencieux, nous devrons le réprimander, le gronder, lui montrer son erreur, et même le châtier et, à la fin, il ne lui restera pas d’autre solution que d’obéir, il restera tranquille et silencieux, et nous entrerons en Extase, en Samadhi. L’Essence se libérera de l’intellect pour EXPÉRIMENTER LE RÉEL. C’est ainsi, véritablement ainsi que nous réussirons à sortir de la nuit spirituelle.

D. […] Existe-t-il quelques plantes stimulantes, comme la marijuana, qui servent à atteindre le dédoublement, par exemple, d’une manière plus rapide ?

M. Les éléments des DROGUES SONT NUISIBLES. Tenez compte du fait que la marijuana et beaucoup d’autres drogues sont subjectives à cent pour cent. Il est certain qu’au moyen des champignons hallucinogènes, au moyen du chanvre hindou, au moyen du L.S.D., ou de l’acide… Il y a un acide par là, comment s’appelle-t-il ?

D. Acide lysergique…

M. Acide lysergique, etc., on obtient des dédoublements, en effet, mais de type subjectif et inhumain, ils se déroulent dans les infradimensions de la Nature et du Cosmos, ils ne conduisent pas à l’authentique illumination objective transcendantale. Ce sont donc des échecs…

D. Vous avez une fois parlé du « peyotl », de même que le Maître Huiracocha, précisément comme une aide dans ces cas de dédoublement…

M. […] LE PEYOTL EST TRÈS DIFFÉRENT. Lui, par contre, coopère avec la méditation et il ne produit aucune accoutumance. Il est très exigeant : il faut ÊTRE EN ÉTAT DE CHASTETÉ. Le peyotl n’aidera en aucune manière les luxurieux, par exemple. Il a ses règles.

Le Maître Huiracocha parle du peyotl. Il raconte comment le Maître Rasmussen, dans le Temple de Chapultepec, l’a utilisé pour provoquer un dédoublement…

C’EST LA SEULE PLANTE RECOMMANDABLE, mais ELLE EST POUR LES HOMMES CHASTES et à condition de ne pas en abuser. Un étudiant qui a voulu l’utiliser une troisième fois, après avoir reçu plusieurs instructions, fut rappelé à l’ordre par les Seigneurs du Karma : on lui a interdit de continuer à l’utiliser, d’en abuser, disons, pour être plus clair. Ainsi donc, le peyotl est utile, mais il faut SAVOIR L’UTILISER, NE JAMAIS EN ABUSER. Quant aux autres drogues, je n’en dirai rien…

Nous ne pouvons pas considérer le peyotl comme une drogue. C’est une plante inoffensive qui ne produit aucune accoutumance de quelque sorte que ce soit et qui coopère seulement avec la méditation, quand on sait méditer.

Quelqu’un pourrait consommer un kilogramme de peyotl et n’avoir aucun résultat. Un autre pourrait en mastiquer un petit morceau, quelques grammes, et obtenir un résultat extraordinaire. Le tout, c’est que l’on sache méditer. Il coopère avec celui qui sait méditer et avec celui qui est vraiment chaste.

Mais comme on n’en trouve pas dans d’autres pays, nous ne pouvons naturellement pas le recommander, absolument pas, car comment faire si dans les pays d’Amérique du Sud on n’en trouve pas, ni non plus dans ceux d’Amérique centrale. On en trouve ici, au Mexique, mais avec difficulté…

D. Et le Yagué, Maître ?…

M. Eh bien, le Yagué est trop drastique. Pour les gens qui vivent dans le Putumayo et en Amazonie, là-bas en Colombie, il est très difficile à trouver. Celui qui veut vraiment obtenir du Yagué doit pénétrer dans les forêts les plus profondes, parce que le Yagué que l’on trouve dans les villes n’est pas du Yagué. C’est une autre sorte de plantes, mais celles-ci ne mènent pas […]