Libération

Écrit par : Gnostic Instructor   Catégorie : Fuel pour l’Expérience Spirituelle

La Gnose est un terme Grec que nous utilisons comme nom de notre tradition. Le mot «Gnose» signifie connaissance mais cela ne signifie pas connaissance du livre, connaissance intellectuelle ou croyance. La Gnose fait référence à une sorte de connaissance que vous acquérez à travers l’expérience, quelque chose que vous avez fait, expérimenté, vécu. C’est la Gnose.

Ainsi, dans cette série de conférences sur l’expérience spirituelle, nous allons parler de l’expérience Gnostique, et dans ce contexte Gnostique ne se réfère pas à une tradition particulière, un enseignant, un livre, ou une école; il s’agit plutôt du genre d’expérience que n’importe qui peut avoir, peu importe d’où il vient, qui il est, ou ce qu’il croit ou pense. C’est parce que la vraie expérience est scientifique. L’expérience réelle n’est pas enracinée dans la croyance, les théories, les doctrines ou les dogmes. L’expérience réelle est quelque chose que, si vous savez comment l’atteindre, vous l’aurez, que vous le croyez ou non, que vous l’acceptez ou non.

Un exemple que nous utilisons souvent est: vous pouvez ne pas accepter votre gouvernement, vous pouvez ne pas croire en votre gouvernement, vous pouvez ne pas aimer votre gouvernement, mais si vous êtes dans le territoire gouverné par ce gouvernement, vous devez respecter ses lois ou vous allez en subir les conséquences.

Toute la nature est comme ça. La nature est régie par des lois. Nos corps sont régis par des lois. Notre Conscience est régie par des lois. Nous étudions ces lois au moyen de théories, au moyen de l’intellect, afin de comprendre comment avoir une expérience de ce que ces lois nous indiquent, de ce que ces lois permettent. Donc, dans ce contexte, la Gnose, bien qu’elle utilise la théorie, et vous pourriez dire la croyance, c’est vraiment acquérir l’expérience de la vérité. Cela doit être très clair.

Quand nous étudions ce type d’enseignement, notre mental reste coincé dans les théories et les croyances parce que c’est tout ce que le mental peut faire. Comprenez quelque chose clairement ici: la Gnose n’est pas acquise par l’intellect. La Gnose ne peut jamais être acquise par l’intellect. Par intellect, je veux dire la partie que nous voyons en nous-mêmes qui pense, la circulation de la pensée. Ce flux de la pensée n’est pas la Conscience, ce n’est pas le Soi, ce n’est pas l’âme. Le flux de la pensée ne peut jamais expérimenter la Gnose. Il peut le contempler, il peut jouer avec, il peut la lancer comme une théorie ou comme une croyance, ou comme quelque chose que nous acceptons ou rejetons, mais il ne peut jamais expérimenter la Gnose.

Ce qui fait l’expérience de la Gnose, c’est la Conscience. C’est ce que nous avons essayé de montrer dans cette série pour que toute personne qui veut vivre une véritable expérience spirituelle, avoir une expérience réelle de la religion, connaître ce que c’est, non seulement y croire ou y penser mais aussi la connaître, la chose principale, première, la plus importante que vous devez savoir, c’est ce qu’est votre Conscience, pas votre mental, ni votre personnalité, ni vos croyances et vos théories, mais votre Conscience.

Dans la Gnose, nous appelons la Conscience «essence», et c’est parce que le mot «essence» pointe vers quelque chose de profond, quelque chose qui est dans tout. Quand nous parlons de l’essence d’une chose, nous entendons sa vérité fondamentale: celle qui est la plus profonde dans quelque chose. Notre essence est notre Conscience, mais cette Conscience n’est pas ce que nous pensons qu’elle est; ce n’est pas notre nom, ce n’est pas notre personnalité, ce n’est pas nos expériences dans cette vie, ce n’est pas ce corps, ce n’est pas ce que nous croyons, ce n’est pas ce que nous portons, comment nous parlons, comment nous pensons, ce n’est pas notre langue, notre pays, cela n’a rien à voir avec notre parenté, notre lignée, notre histoire, notre pays, notre religion. L’essence est éternelle.

L’essence est immortelle dans le sens où c’est l’énergie qui ne meurt pas. Einstein a souligné ceci: l’énergie ne peut jamais être détruite; elle peut être modifiée, elle peut être modifiée mais elle ne peut pas être détruite. Curieusement, les soi-disant gens spirituels, depuis l’époque d’Einstein, n’ont pas compris ce que cette affirmation scientifique signifie en termes de religion. Einstein a souligné la vérité, la réalité de la religion, parce qu’il était profondément religieux. Il a expérimenté la Gnose à son niveau, et c’est ainsi qu’il a pu faire les percées qu’il a fait. Il savait comment méditer, il savait utiliser la Conscience et apprendre à travers son intuition.

La Conscience ne meurt pas.

Maintenant, quand j’utilise le terme Conscience, ici, j’en parle dans un sens très large, pas simplement comme cette étincelle d’essence qui est en nous, ici et maintenant, physiquement. Cette étincelle, cette essence en nous maintenant, est très petite avec peu d’énergie et est faible, et c’est pourquoi nous avons tous peu ou pas d’expérience spirituelle parce que cette essence n’a pas grandi. Nous ne l’utilisons pas systématiquement et quotidiennement; nous utilisons l’intellect, nous utilisons le cœur, nous utilisons le corps. Nous ignorons l’âme, la Conscience, nous ne l’utilisons pas, nous n’avons jamais appris comment. C’est tout le but de la religion et des études spirituelles, devrait être de nous apprendre comment utiliser la Conscience, comment s’éveiller.

L’éveil n’est pas du mental, du cœur, du corps; cela n’a rien à voir avec les sensations. L’éveil est dans la Conscience, dans l’âme. Donc, quand je dis Conscience, encore une fois dans ce contexte, je parle de quelque chose de beaucoup plus large que l’âme humaine. Cette Conscience immortelle vient d’au-delà de l’âme, c’est ce qui donne naissance à l’âme, c’est ce qui donne la possibilité de l’âme et si cela semble abstrait, ça l’est. La vraie nature de notre Être est abstraite. À propos de cela, le Bouddha Shakyamuni a dit quelque chose de très profond. Il a dit,

«La sagesse transcendante est inexprimable et inconcevable.
À naître et incessante,
Elle a la nature de l’espace;
Elle est réalisée à travers le discernement d’un individu
et est l’objet de la Conscience primitive.
C’est la mère de tous les Bouddhas
pendant les trois périodes de temps.»

tree-of-life-dimensions-color-2Cette déclaration du Bouddha est 100% Kabbale. Ce qu’il enseigne ici, c’est la nature de l’Absolu, l’Ain Soph, qui est, bien sûr, notre racine fondamentale; l’Être de notre Être, l’essence ultime de toute chose existante. Lorsque nous étudions l’Arbre de Vie, symbole de la Kabbale, les dix Sephiroth émergent de l’Absolu. L’Absolu est le vide.

En Français, pour décrire l’Absolu, nous utilisons parfois le mot «vacuité», mais le mot «vacuité» implique «un manque de quelque chose» et l’Absolu, la vacuité, n’est pas cela; c’est quelque chose, mais ce n’est pas quelque chose que nous pouvons concevoir. C’est, en termes kabbalistiques, une lumière incréée, une potentialité pure au-delà de toute forme de mesure; il est incessant, il n’est pas né. Nous l’appelons «la lumière illimitée» en Hébreu : Ain Soph Aur. Cette lumière illimitée ou espace illimité, qui est l’Ain Soph, est l’essence ultime de tout.

Dans le Bouddhisme Tibétain, il est appelé «la lumière claire». Dans l’Hindouisme, il est appelé Prakriti, la Mère Divine espace, et il est appelé la Mère Divine espace parce que tout naît de lui, et c’est pourquoi le Bouddha dit qu’il est «la mère de tous les Bouddhas».

Le terme «Bouddha» signifie «Éveillé». Pour être un Bouddha, il faut être éveillé en tant que Conscience, et être Bouddha, correctement défini, signifie que l’on est éveillé à la vérité et qu’on est capable de percevoir l’Ain Soph; le voir, pas dans le futur, mais maintenant. Un Bouddha peut voir le vacuité dans toutes choses. Voir que tous les éléments manifestés – les corps, les villes, les pays, les mondes, les planètes, les soleils, les univers – sont, dans leur essence, vides, vides. Ils ont dans leur cœur Ain Soph.

Notre intellect ne peut pas saisir cela, et nos yeux physiques ne peuvent pas le voir. Pour voir cela, il faut des yeux différents, des yeux de la Conscience, des yeux d’esprit mais qui doivent être éveillés, ils doivent être ouverts à travers une science précise que nous appelons Gnose, qui en Orient s’appelle Dharma.

Dharma signifie loi, enseignement, vérité, quelque chose qui est vrai, quelque chose de fondamental. Dharma ne signifie pas croyance ou série de comportements que l’on devrait imiter; ce n’est pas le Dharma. De nos jours, les gens pensent que s’ils étudient le Dharma, ils doivent simplement imiter leurs enseignants et suivre certaines étapes. Ce n’est pas du Dharma, c’est de l’imitation. La même chose arrive dans toutes les religions et tous les groupes, même la Gnose. Les gens pensent: «Je suis un Gnostique maintenant, donc je dois agir de certaines manières, faire certaines choses et aller à certains endroits, et faire certaines pratiques et cela fait de moi un Gnostique.» Non, ça ne fait pas de vous un Gnostique, ça fait de vous un imitateur.

Ce qui fait de vous un Gnostique, c’est d’avoir la Gnose : la connaissance par l’expérience.

Le Bouddha a dit: «La sagesse transcendante est inexprimable et inconcevable.» Cela signifie qu’il ne peut y avoir de concept dans l’intellect. Cela signifie qu’il ne peut pas être exprimé par des mots. C’est parce que la vraie connaissance ne peut pas être exprimée.

Pouvez-vous exprimer à quelqu’un le goût du miel? Pouvez-vous exprimer à quelqu’un l’expérience de donner naissance à un enfant? Vous ne pouvez pas. Ce sont des expériences que l’on doit avoir, et c’est en ayant eu l’expérience que vous avez une compréhension que vous partagez avec d’autres qui ont eu la même expérience. C’est la Gnose au niveau sensuel. L’expérience de l’Ain Soph des niveaux supérieurs est la même; ça ne peut pas être exprimée. Vous ne pouvez pas le concevoir. Vous ne pouvez même pas l’imaginer parce que l’expérience en est ce qui transmet la connaissance, la Gnose.

Le Bouddha a dit: «À Naître et incessante, elle a la nature de l’espace.» L’Absolu est le fondement de tout, n’importe où, n’importe quand. En Sanskrit, nous étudions les Jours Cosmiques et les Nuits Cosmiques – Manvantaras et Pralayas – ou les Grands Jours Cosmiques et les Grandes Nuits Cosmiques (Mahamanvantaras et Mahapralayas). Ce sont des âges cosmiques gigantesques de milliards d’années, et dans ces âges cosmiques, les univers, les infinis, s’élèvent de la Prakriti comme le souffle de Dieu, comme il est dit dans la Kabbale. Dieu expire et tout vient à l’existence. Dieu inspire et retire tout dans l’utérus de la nature, qui est l’Absolu, le néant, la lumière incréée.

C’est ce qui est symbolisé au sommet de l’Arbre de Vie, cet état d’existence potentielle. Quand l’existence se dédouble, toutes les dimensions de la nature naissent à cause du Karma – cause et effet – et quand les Karmas sont satisfaits et que l’âge tire à sa fin, tout est replié dans l’Absolu.

Ce sont des cycles au niveau des Dieux, de la vie et de la mort des univers. Tout ce qui existe, qui peut être connu, se retire dans l’inconnaissable. Il est à naître, il est incessant, il est sans attributs.

Quand nous appliquons ce concept à nous-mêmes, alors nous devons regarder en nous et réaliser que cet Arbre de Vie entier qui cartographie le monde extérieur cartographie aussi notre monde intérieur.

Dans les temps passés, nous sommes également entrés dans la manifestation. Nous sommes ici en tant que corps physique, Malkuth, le dixième Sephiroth. Ce corps physique existe à cause d’autres formes d’énergie et de matière qui lui donnent la possibilité d’être en vie. Nous appelons cela les corps internes – corps vital, corps astral, corps mental, corps causal – qui sont ces Sephiroth supérieurs sur l’Arbre de Vie. Ici nous avons notre Esprit, la Monade, notre Père Intérieur, notre Bouddha Intérieur, mais ce Bouddha Intérieur existe à cause de la Trimurti au-dessus, la Trinité: le Père, le Fils et le Saint-Esprit; Kether, Chokmah, Binah ; l’Être de l’Être, le Père du Père; mais cette Trinité, que nous pourrions aussi appeler le Christ Cosmique, le Logos Solaire, n’existe que parce qu’elle se manifeste dans l’Absolu.

Nous voyons donc ici cette belle structure de la divinité dans chaque âme existante, chaque créature, chaque chose vivante. C’est pourquoi je disais que la Conscience, dans sa racine, est la vacuité – dans sa racine c’est l’espace. Chaque créature vivante, dans son essence ultime, est Ain Soph; c’est vide, c’est vide.

Regardez dans votre propre mental. Combien de cela pouvez-vous percevoir? Rien. Quand nous regardons dans notre mental, nous ne voyons que les pensées fatiguées que nous répétons tous les jours – les soucis fatigués, les désirs brusques, l’insatisfaction, le mécontentement, la curiosité, l’envie, la peur, l’aversion, la fierté, la colère, la gourmandise, la paresse. C’est ce que nous voyons dans nos pensées, dans nos sentiments, dans nos rêves. C’est pourquoi nous souffrons.

Nous souffrons à cause des conséquences de nos actions précédentes. Nous souffrons parce que la lumière qui flue dans nos trois cerveaux – dans notre intellect, dans notre cœur et à travers notre corps – est mal utilisée pour nourrir le désir, pour chasser le plaisir, pour éviter la douleur, pour nourrir et maintenir un faux sentiment de soi. Nous saisissons une identité qui n’existe pas. Nous construisons une maison psychologique où vivre dans ce qui est faux, une maison psychologique qui a notre nom, nos goûts, nos intérêts, nos traumatismes, et nous pensons que c’est réel mais ça ne l’est pas. C’est une auto-tromperie, et chaque être humain sur la planète empire chaque jour parce que nous ne savons pas comment utiliser la Conscience pour briser la cage.

Cette cage, ce piège psychologique, a été faite par nous, pas par Dieu. Cette cage psychologique dans laquelle nous vivons, qui piège notre Conscience dans les envies, dans les peurs, dans les angoisses, dans les soucis, dans le Christianisme s’appelle Satan, le Diable. Dans la Gnose, nous l’appelons l’ego. Dans le Bouddhisme, ils l’appellent skandhas, agrégats. Dans l’Hindouisme, ils l’appellent samskaras et une variété d’autres noms.

Quel que soit le nom que nous lui appliquons, le sens est simplement ceci: parce que nous avons été fascinés par le désir, par la sensation, nous avons pris les énergies qui nous traversent et avons nourris le désir et avons rendu le désir plus fort, et chaque fois que nous nourrissons un désir il devient plus fort, et la conséquence est Karma, cause et effet. Le désir est plus fort, il piège l’énergie, il piège la Conscience. C’est pourquoi nous souffrons.

La Bible dit: «Vous récolterez ce que vous semez.»

Nous souffrons parce que nous avons oublié Dieu. Pas un Dieu dehors, pas un Dieu dans les nuages, mais au plus profond de nous-mêmes. D’instant en instant, nous oublions que Dieu est dans le cœur, Dieu est dans nos atomes, Dieu est dans notre souffle, Dieu est dans le sexe, Dieu est dans chaque déplacement et mouvement de la matière et de l’énergie partout. Mais notre ego, notre désir, notre Satan, nous fait sentir et penser et croire que Dieu n’est pas là. «Je ne vois pas Dieu, je ne peux pas entendre Dieu, je n’expérimente pas Dieu, c’est juste moi ici et j’ai faim, et je suis lubrique, et je suis en colère. Nous pensons donc que ce sont les seules réalités et c’est pourquoi nous souffrons, et nous souffrons de plus en plus.

Nous sommes attirés par la religion parce que nous voulons être libérés de cela. C’est ce que signifie la libération. La libération signifie la libération du faux moi, la libération de la souffrance, la libération de la douleur, la libération de l’anxiété, de la tristesse, de la colère, de la luxure. La libération signifie avoir un mental serein et joyeux, avoir un cœur paisible et aimant, avoir un corps détendu et content. Ceux-ci peuvent être notre réalité si nous produisons les causes qui produisent ces effets.

En d’autres termes, la libération est karmique. Personne ne peut être libéré par la croyance, en portant une robe ou en faisant un vœu. Personne n’est libéré par l’évolution. Il y a beaucoup de groupes spirituels qui proclament que l’humanité est sur un chemin évolutif et finalement tous les êtres humains seront libérés de la souffrance et deviendront de grands anges éveillés. Ceci est un mensonge. Il n’y a aucune preuve de cela nulle part, ni dans les Écritures ni dans la nature.

Tout dans la nature répond aux lois. L’évolution est un processus de complication de l’énergie. L’évolution est une loi mécanique mais elle a une sœur ou un opposé polaire qui est l’involution. De même que quelque chose naît et grandit, il évolue et s’exprime pleinement, tout ce qui atteint ce stade involu; il se décompose et meurt.

C’est ce que nous voyons dans l’humanité: un processus d’involution. L’humanité ne va pas mieux. L’humanité s’aggrave. Nous n’aimons pas le voir ou y penser ou l’entendre, mais nous savons tous dans nos cœurs que les choses empirent d’année en année, de génération en génération. Si nous regardons en arrière quelques générations, nos parents ont peut-être eu des difficultés à certains égards, mais les choses n’étaient pas aussi compliquées que maintenant, pas aussi dangereuses, pas aussi polluées, pas aussi près d’un désastre absolu que nous sommes maintenant. Jamais dans l’histoire de cette planète nous n’avons été aussi en danger qu’aujourd’hui. Il n’y a donc aucune preuve que l’humanité évolue et devient meilleure.

Ce que nous voyons, c’est que l’ego devient plus fort. La pornographie se propage comme une traînée de poudre dans le monde entier, pourrissant et détruisant les cœurs et les mentals des enfants partout dans le monde. À travers la pornographie, l’imagerie violente et les comportements violents, les sensibilités du cœur sont détruites. Les enfants d’aujourd’hui ont perdu l’innocence et la beauté des enfants d’hier, et les parents et les adultes d’aujourd’hui sont insensibles à cela, ont perdu la vue de cela, parce qu’ils ont aussi été corrompus par la luxure et la colère. Et les politiciens et les riches s’en foutent, ils veulent juste plus d’argent et de pouvoir.

Pour nous, en tant qu’individus qui veulent connaître et expérimenter la religion, nous devons nous isoler de toutes ces influences négatives et commencer à travailler sur le contenu de notre mental. Satan, ou l’Antéchrist, n’est pas en dehors de nous. Ce n’est pas le politicien, ce n’est pas un terroriste, c’est notre mental. Notre propre mental est l’anti-Christ.

Cette lumière qui émerge de l’Absolu, pour créer l’existence, est un rayon de lumière, l’Ain Soph Aur. La première expression de ce rayon est la Trinité: Père, Fils et Saint-Esprit. Cette Trinité ou Trimurti – Brahma, Vishnu et Shiva – dans son unité est un 3-en-1 (tri-unité) que nous pouvons appeler Christ, Christos: feu, lumière, intelligence, sagesse. C’est «la couronne de la vie» mentionnée dans l’Apocalypse. Ce n’est pas une chose, ce n’est pas une personne, c’est une énergie. C’est l’expression pure et parfaite du niveau de vie le plus parfait et existant. Sa caractéristique déterminante est le sacrifice, l’amour, la conscience, et tout cela est une chose.

En termes Sanskrits, nous pouvons appeler cette lumière pure et parfaite Dharmakaya, qui signifie corps de la loi, corps de la vérité, ou Corps de la Réalité. Dharma est vérité. kaya est un véhicule ou un navire, un moyen d’expression.

Nous ne l’expérimentons pas en nous-mêmes, ici-bas dans nos corps physiques, dans la troisième dimension; nous expérimentons l’ego. L’ego est anti-Christ. Notre ego ne se soucie pas du sacrifice pour les autres, à moins que nous n’allions en tirer quelque chose. Si nous allons obtenir des éloges ou de la reconnaissance, bien sûr, nous allons nous sacrifier un peu; nous donnerons, nous donnerons à la charité, nous irons servir dans une auberge ou à la banque alimentaire si nous voulons avoir un bon sentiment à ce sujet, si les gens vont être gentils avec nous et nous féliciter, nous le ferons pour la fierté; nous le ferons pour la culpabilité parce que nous nous sentons coupables. Mais nous faisons rarement quelque chose pour les autres parce que nous les aimons, parce qu’ils en ont besoin, et nous ne nous soucions pas de nous et de ce que cela nous coûte, nous le faisons parce que nous le devons, parce que c’est juste? C’est Christique, ce genre de sacrifice, à donner parce que cela doit être fait. Donc, notre mental est anti-Christ.

C’est pourquoi Samaël Aun Weor a dit,

«Le Satan que nous portons à l’intérieur est composé d’atomes de l’Ennemi Secret: Satan a un commencement, Satan a une fin, nous devons dissoudre Satan pour retourner à l’Étoile Intérieure qui nous a toujours souri. La Libération Finale: ce n’est qu’en dissolvant le «Moi» que nous pourrons atteindre la Libération Absolue».

Ce court passage définit tout cet enseignement que nous étudions. Si vous voulez savoir de quoi parle la Gnose, c’est cela: la libération absolue, pas la libération temporaire, pas quelques moments de plaisir en Samadhi, pas quelques moments de plaisir dans le Plan Astral, le Plan Mental ou le Plan Causal, pas un quelques moments d’extase hors du corps, pas quelques moments d’extase dans le corps. Nous voulons la libération absolue.

Avez-vous remarqué ce terme? La Libération Absolue est dans l’Étoile Intérieure qui nous a toujours guidés, c’est l’Ain Soph. C’est là que nous trouvons la libération; dans l’Absolu, l’Ain Soph, dans la vacuité, dans le vide. Pour cette raison, nous devons étudier. Nous devons étudier les enseignements et nous devons nous étudier nous-mêmes.

L’Arbre de Vie est un symbole que nous étudions pour comprendre quelque chose sur la nature et sur notre propre constitution, spirituellement et psychologiquement, mais il est facile de commencer à prendre cet Arbre de Vie à la lettre et de commencer à croire que cette carte est littérale. La troisième dimension, où nous sommes en ce moment, est symbolisée par la Sephirah Malkuth, et puisque la quatrième dimension, la Sephirah Yesod, est représentée sur la carte au-dessus de Malkuth, les gens commencent à croire que Yesod est littéralement au-dessus de nos têtes. C’est en partie parce que nous avons grandi à l’école du dimanche en pensant que le ciel est au-dessus dans les nuages. C’est une croyance très littérale et stupide. Le ciel n’est pas au-dessus de nous. L’enfer n’est pas en-dessous de nos pieds. Le Ciel et l’Enfer – le Nirvana et le Samsara – sont à l’intérieur de nous. Quand nous nous couchons pour dormir et que nous avons des rêves, où sont ces rêves? À quoi correspondent-ils? Ils correspondent à ce qui est en nous. Quand nous rêvons, allons-nous au paradis ou allons-nous en enfer? Vous devez répondre à cela par vous-même. Si vous êtes dans un endroit où vous ne faites qu’expérimenter le contenu de votre propre mental, vous travaillez toute la journée et ensuite, la nuit, vous rêvez au travail, vous êtes en Enfer; un lieu qui se répète constamment. Si vous avez des cauchemars, vous êtes en Enfer.

Ces Sephiroth sur l’Arbre de Vie sont à l’intérieur de nous. Ce graphique représente plusieurs niveaux et niveaux à l’intérieur de nous.

La quatrième dimension, qui correspond à la Sephirah Yesod, est notre énergie vitale. Si vous étudiez l’acupuncture, le Tai Chi, le Qigong, le Neigong, le Tummo, vous travaillez avec l’énergie de la quatrième dimension, celle qui est à l’intérieur de vous.

Si vous avez eu un rêve hors de votre corps, une expérience hors de votre corps, c’est la cinquième dimension, la Sephiroth Hod et Netzach, les plans Astral et Mental. C’est à l’intérieur de vous.

Si vous avez eu la chance d’expérimenter la sixième dimension, c’est les Sephiroth Tiphereth, Geburah et Chesed, c’est à l’intérieur, pas à l’extérieur. Ce n’est pas quelque part là-bas, ce n’est pas au-dessus de nous, ce n’est pas dans la rue, ce n’est pas dans un autre endroit que nous pouvons à peine imaginer; c’est à l’intérieur. Comment expérimentez-vous cela? En connaissant les lois, en sachant utiliser la Conscience, en sachant méditer.

Donc, cette image suivante est le même Arbre de Vie mais organisée pour montrer que tout est à l’intérieur de nous.

Les Sephiroth représentent toutes les différentes dimensions de la nature. Dans certains endroits, vous l’entendez comme une fontaine, et l’eau coule du plus petit, dans le suivant, dans le plus bas, et en-dessous, et en-dessous et en-dessous et crée tout. C’est un bon exemple.

Ce graphique, qui a été créé par Manly P. Hall au début du XXe siècle, représente les quatre mondes de la Kabbale organisés en sphères concentriques, et dans le cas de ce graphique, il montre des niveaux de densité. Le plus dense est le centre de ce graphique particulier, qui est nous, le monde d’Assiah. Dans la Bible, il est traduit à tort par «Asie». Ainsi, dans le livre de l’Apocalypse, il est dit «les Sept Églises en Asie», mais cela devrait être «les Sept Églises d’Assiah», qui signifie le monde physique, le corps, le corps physique.

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Ce graphique a été dessiné à l’origine pour illustrer la densité relative des mondes, avec le plus lourd ou le plus dense au centre. Pour comprendre les mondes à l’intérieur de nous, inversez ce que ce graphique montre et considérez la sphère extérieure comme votre corps: la matière de troisième dimension et l’énergie. Tout le reste est à l’intérieur de vous. C’est-à-dire, imaginez que cela montre que plus vous allez à l’intérieur, plus vous vous subtilisez.

Si vous apprenez à méditer correctement, à vous éveiller consciemment, et que vous vous interrogez intérieurement et êtes persistants et très détendus et savez comment maîtriser l’énergie, vous pouvez aller plus en profondeur – ce que vous pourriez dire de plus en plus haut, mais c’est vraiment plus profond, dans vos profondeurs; après l’énergie vitale, Qi; après l’émotion, le corps astral ; après la pensée, le corps mental ; après la Conscience, le corps causal ; après la Conscience Divine, l’Âme Divine, Geburah ; après l’Esprit, Chesed ; après le Saint-Esprit, Binah ; après le Fils, Chokmah ; Kether, le Père du Père jusqu’à ce que vous atteigniez l’Ain Soph, notre Étoile Intérieure, le vide, la vacuité. N’importe qui ici peut le faire, parce que vous l’avez à l’intérieur.

Nous avons tous ceci à l’intérieur, mais nous ne savons pas comment utiliser notre Conscience. Donc, dès que nous nous asseyons pour méditer et commencons à regarder à l’intérieur, nous sommes distraits par le désir – désirs pour plus de confort, désirs pour les expériences, désirs d’avoir déjà fait cela, désir de ne pas travailler dur. «S’il vous plaît, Dieu, donnez-moi une expérience! S’il vous plaît Dieu, je veux expérimenter le plan Astral, ou je veux vous voir, ou je veux aller au Tibet ou je veux aller sur Mars!» Nous voulons avoir tous ces types d’expériences spirituelles sans les avoir gagnées et sans savoir comment les avoir à volonté. Nous sommes paresseux, nous ne pratiquons pas sérieusement. Un méditant sérieux n’abandonne pas. Un méditant sérieux médite tous les jours. Je parle de la Méditation assise appropriée, ne bougeant pas. Ne bougeant pas du tout, n’importe où, à l’intérieur ou à l’extérieur.

Swami Sivananda le souligne magnifiquement, et je voulais le mentionner dans une conférence précédente. Il décrit dans un de ses livres, comment notre asana ou posture devrait être. Il a dit que ça devrait être comme une montagne: ça ne bouge pas.

«Quand vous êtes assis sur la posture, pensez: «Je suis aussi ferme comme un roc.» Donnez cette suggestion au mental une demi-douzaine de fois alors l’Asana deviendra bientôt stable. Vous devez devenir comme une statue vivante quand vous vous asseyez pour… Dhyana. Alors seulement ce sera la fixité réelle dans votre Asana. En un an, par la pratique régulière, vous aurez du succès et serez capable de passer trois heures d’affilée. Commencez avec une demi-heure et augmenter progressivement la période. Lorsque vous êtes assis dans l’Asana, gardez votre tête, cou et tronc dans une ligne droite. Tenez-vous à un Asana et rendez le assez stable et parfait par des tentatives répétées. Ne changez jamais l’Asana. Adhérez à un tenacement. Réalisez tous les avantages d’un Asana. Asana donne Dridhata (force). Mudra donne Sthirata (fixité). Pratyahara donne Dhairya (audace). Pranayama donne Laghima (légèreté). Dhyana donne Pratyakshatva (perception) de Soi et donne Samadhi Kaivalya (isolement) qui est en vérité la liberté ou la béatitude finale.» – Swami Sivananda

Swami Sivananda a dit que nous devrions être capable de rester parfaitement immobile pendant trois heures, sans même une lueur de mouvement. Ce degré de stabilité est ce qui est nécessaire pour que la Conscience puisse pénétrer profondément à l’intérieur. Si nous sommes constamment distraits par des sensations physiques, «Oh mon genou fait mal!» ou «Ce mec joue sa guitare à côté!» ou «L’encens entre dans le nez et il me tracasse!» ou «les enfants hurlent en haut!» Quoi qu’il en soit, vous ne pouvez jamais expérimenter la réalité à l’intérieur, parce que vous avez votre attention dans le monde physique. Les expériences de Méditation viennent quand vous abandonnez complètement le monde physique.

Il déclare aussi, dans un autre livre, tout à fait magnifiquement que le plein vrai Dhyana ou Samadhi, une absorption, est marquée par la Conscience laissant complètement physicalité. Le corps physique reste là et fonctionne, mais l’âme n’est pas là. Vous ne pouvez pas avoir cette expérience si vous êtes tellement concentré à prêter attention au corps physique. Si vous voulez une expérience spirituelle authentique, mettez votre corps dans sa posture, détendez le profondément et oubliez le. Mettez toute votre attention à 100% en plongée à l’intérieur, dans l’obscurité comme une flèche. Voilà comment vous l’avez.

Voilà pourquoi nous étudions les étapes de la Méditation. Chaque tradition le présente de différentes manières, mais l’essence de tous est la même: se libérer des chaînes qui nous lient. Ces chaînes sont des lois.

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L’Arbre de Vie représente une série de lois. Malkuth est notre physicalité. Il est régi par 48 lois. Non, il n’y a pas de liste des 48 lois, parce que ces 48 lois sont tous les Sephiroth au-dessus additionnés. L’Ain Soph, qui est que la lumière parfaite, pure, illimitée, n’a pas de loi, seulement elle-même. Voilà pourquoi dans cet espace se trouve la liberté parfaite, la libération parfaite, rien ne lie l’essence. Dans l’Absolu, il n’y a pas de servitude, il y a la liberté parfaite, la liberté absolue et complète du mouvement. Pas de limitations «Illimitée» est son nom en Hébreu. Illimitée. Cela signifie qu’il n’y a pas de loi, sauf elle-même. C’est la réalité. Lorsque cette loi exprime la manifestation, elle commence à se multiplier, elle devient compliquée, c’est l’évolution. D’abord, elle devient 3 lois, la Trinité, ensuite elle devient alors 6 lois, la Monade. Cette Monade est les 3 lois au-dessus, multiplié. Quand elle descend plus loin dans le domaine de 12 lois, c’est Netzach ; ce sont les autres lois ajoutées à celle-ci. Tout est des complications mathématiques de la matière et de l’énergie.

Ce que cela signifie pour nous est, ici dans notre corps physique, quand nous prenons notre énergie, l’énergie mentale, l’énergie émotionnelle, l’énergie physique, l’énergie sexuelle et que nous nourrissons le désir, que nous nourrissons la colère et l’orgueil et l’envie et la luxure et la gourmandise et la cupidité et la peur et toutes ces émotions discursives qui nous font souffrir, nous compliquons cette énergie. Nous créons du karma, cause et effet, et plus nous le faisons plus compliquées ces egos deviennent, et plus dense et plus sombre et plus lourd notre mental et cœur deviennent.

Avez-vous remarqué que la ville se sent lourd et la campagne se sent léger? Cela est dû à ces lois. Lorsque vous approchez d’un endroit où il y a beaucoup de gens vous commencez à sentir la lourdeur des lois qui modifient la Conscience de cette région, des gens là. Vous le sentez. Voilà pourquoi nous attendons avec impatience les vacances; nous voulons une pause de toutes les lois. Voilà pourquoi nous aspirons à avoir des expériences Astrales, hors du corps, parce que ces régions sont exemptes de toutes les lois lourdes que nous avons ici, mais elles ne sont pas l’ultime libération, elles sont temporaires. Quand nous partons en vacances, nous devons revenir.

Beaucoup de gens entrent dans la religion accablés par les lois et ils veulent juste devenir moine ou nonne ou prêtre pour avoir une vie plus simple et échapper aux lois. C’est seulement une liberté temporaire, superficielle parce que l’esclavage est dans le mental, ce n’est pas dans les circonstances extérieures. La servitude que nous avons, la souffrance que nous avons est à l’intérieur. De 96 lois à 864.

Dante, dans son Enfer, a démontré cela. Dante était un grand Gnostique. Sa Divine Comédie est à 100% pure Kabbale décrivant ses expériences et montrant aux gens ce qui arrive à votre mental lorsque vous vous engagez dans la trahison, la luxure, l’orgueil, l’envie, la gourmandise, la cupidité, l’avarice; c’est ce qui arrive à votre mental. Nous devenons les personnes prises au piège dans l’Enfer, ici et maintenant dans le corps, pris au piège dans l’Enfer. Oui, l’Enfer existe en tant qu’un lieu, c’est ainsi, et le Ciel existe en tant qu’un lieu, mais notre relation avec eux est défini aujourd’hui, par qui nous sommes aujourd’hui.

Si vous voulez savoir si vous allez aller au ciel, regardez dans l’état de votre mental. Cela vous dira. Si votre mental et votre cœur vibrent au niveau du Ciel, alors vous allez là-bas, et si votre mental et cœur vibrent au niveau de l’Enfer, vous êtes déjà là. C’est assez simple et terrifiant.

La Libération Absolue vient en dissolvant l’Anti-Christ, l’ego. Cela nécessite un effort journalier, constant. Oui, effort. Effort signifie une dépense d’énergie. Plutôt que de dépenser notre énergie à essayer d’éviter des choses que nous n’aimons pas et courir après des choses que nous aimons, et qui complique sans cesse notre existence, il serait préférable de dépenser de l’énergie en contemplant cette existence; en analysant «Pourquoi souffrons-nous? Comment je me suis pris dans ces positions? Comment est-ce que je me suis fait cela à moi-même et aux autres? Qu’est-ce qui est en moi qui m’a fait cela et qui fait que je suis ici dans la souffrance et qui provoque que d’autres souffre avec moi?» Ce n’est pas seulement de temps en temps, quand un grand événement traumatique se passe, c’est un effort quotidien. C’est dans cet effort quotidien, les dépenses d’énergie, que la sagesse commence à émerger. Nous commençons à voir les modèles de notre vie, à voir les tendances que nous avons ignorés auparavant. Nous devenons notre propre psychologue.

Mais quelque chose que nous devons comprendre est ceci: la libération, la libération réelle, n’est pas dans le monde physique. Pour vraiment vous comprendre, pour vraiment voir votre ego, pour vraiment voir votre mental, vous devez apprendre à sortir de la cage. Lorsque vous êtes dans la cage, vous ne pouvez pas la voir pour ce qu’elle est parce que vous êtes habitué, accoutumé. C’est devenu une habitude. Pour vraiment voir la cage vous devez sortir de la cage, et la meilleure façon de le faire est à travers la Méditation. Voilà pourquoi ce cours a commencé avec la citation:

«Il est impossible d’expérimenter la réalité, l’Être, à moins que nous devenons maîtres de Méditation.» – Samaël Aun Weor

Être un maître de Méditation signifie que l’on doit pouvoir pratiquer et effectuer à volonté et expérimenter l’Être.

Maintenant, si quelqu’un d’entre vous a étudié les théories modernes, on dit aujourd’hui que, pour développer des compétences avec quelque chose, d’être vraiment bien à elle, vous devez passer au moins 10.000 heures. Quelqu’un a-t-il ici médité 10.000 heures déjà? Non? Mais je vais vous dire qu’il faut plus que cela. Cette étude moderne au sujet des 10.000 heures est liée à jouer au golf, à conduire une voiture et d’autres activités qui ne sont pas profondes. Devenir un maître de Méditation, honnêtement, demande toute la vie.

La raison pour laquelle nous avons besoin de la Méditation est ici parce que dans le corps physique, en utilisant nos sens physiques, nous pouvons voir la troisième dimension. Nous voyons Malkuth. Nous voyons le monde gouverné par 48 lois, rien de plus. L’ego n’est pas directement visible là. Les effets de l’ego sont un peu visibles. Nous voyons nos pensées et nos sentiments, nous voyons les impulsions qui nous poussent, mais ces impulsions viennent de quelque part plus profond que nous ne pouvons pas voir. Les psychologues l’appellent l’ «inconscience», la «subconscience»; régions du mental que les sens physiques et même notre capacité à percevoir la pensée ne peut voir, car il est trop profond. Pour voir cela nous devons échapper à cette cage: le corps physique.

Nous avons besoin d’ouvrir d’autres sens; ce même sentiment que vous avez qui peut être attentif à une pensée, qui peut être attentif à un sentiment, est la Conscience. Vous ne sentez pas les pensées et les sentiments avec le goût, le toucher, l’ouïe, la vue, mais avec quelque chose à l’intérieur. Ce sens, cette capacité à visualiser, est la racine de la capacité à méditer, mais il a besoin de discipline et de compétences, beaucoup de pratique. Quand nous apprenons cela nous apprenons à nous échapper de la troisième dimension. C’est ce que nous appelons des visions, des expériences hors du corps, des expériences de Méditation, certaines personnes appellent Samadhi, Dhyana, absorptions. Certaines personnes l’appellent illumination ou libération. Ce n’est pas cela; c’est temporaire, mais ce n’est pas la pleine libération ou l’illumination complète, c’est temporaire. Nous échappons à la troisième dimension et de cela nous pouvons expérimenter la quatrième ou la cinquième dimension. La quatrième dimension est liée à l’énergie; c’est l’Eden. Nous pouvons expérimenter l’Eden. Nous pouvons également expérimenter la cinquième dimension qui est le Nirvana. Nous pouvons également découvrir l’aspect inversé du Nirvana qui est le Samsara, c’est l’Enfer; c’est également la cinquième dimension. Tout cela peut être vécu à travers la Méditation, mais tout cela est encore soumis à l’influence de l’ego. C’est pourquoi les méditants qui ont appris à connaître ces choses ont soudainement une vision, ou sont sortis du corps, et ils sont super excités ou effrayés et reviennent au corps, et c’est parce que l’ego modifie encore ces domaines; qui est la peur, l’orgueil, la colère, la luxure et le désir, toutes les différentes milliers de variétés de l’ego.

Pour vraiment être capable de se comprendre, il faut quitter la troisième, la quatrième et la cinquième dimensions et entrer dans la sixième dimension. Voilà pourquoi Maître Samaël Aun Weor a déclaré ceci:

«Au-delà des trois dimensions connues, la dimension physique, la longueur, la largeur et la hauteur, il existe la Quatrième Dimension, cette dimension est le Temps. Au delà du Temps nous avons la Cinquième Dimension, cette dimension est l’Éternité. De plus, nous affirmons solennellement qu’au-delà de l’Éternité une Sixième Dimension existe ; cette Sixième Dimension est au-delà de l’Éternité et du Temps. C’est dans cette Sixième Dimension fondamentale que la libération totale commence. Par conséquent, seule la personne qui s’éveille dans toutes les six dimensions fondamentales de l’espace est un véritable clairvoyant, un Turiya, un Eveillé légitime…» – Le Mariage Parfait

Pourquoi la sixième dimension? Regardez l’Arbre de Vie à nouveau. Rappelez-vous ces niveaux sont à l’intérieur, pas au-dessus de nos têtes, mais à l’intérieur de nous. Notre corps physique se rapporte à la troisième dimension; notre énergie, la quatrième; nos émotions et nos pensées se rapportent à la cinquième. Pensez-y.

Lorsque vous méditez, qu’est-ce qui vous empêche d’aller plus loin? L’énergie discursive. Nous sommes stressés, nous sommes tendus, nous ne pouvons pas nous relaxer, nous voulons faire les choses, nous voulons courir, nous sommes occupés. C’est l’énergie. C’est-à-dire, notre corps vital est perturbé. Ou nous avons consommé de l’alcool ou avons fumé des cigarettes ou nous sommes très agité ou stressé. Tout cela perturbe les énergies du corps vital; il ne peut pas se détendre. Ainsi, si le corps vital ne peut pas se détendre, le corps physique ne peut pas se détendre, donc, nous ne pouvons pas méditer. Simple. C’est une loi.

Nous devons aller au-delà de la troisième dimension (corps physique); nous devons aller au-delà de la quatrième dimension (énergie dans le corps physique); et disons que nous devenons très détendu, disons que nous allons en retraite et que nous méditons très concentré pendant quelques jours et nous devenons très détendu physiquement et énergétiquement, qu’est-ce qui va nous arrêter ensuite? Émotion dans Hod ; pensées dans Netzach. Qu’est-ce que l’émotion? Nous sommes préoccupés par le travail, nous sommes préoccupés par le chat, nous souhaitons que nous puissions avoir un petit ami, nous souhaitons que nous puissions avoir quelqu’un qui nous apprécie et nous aime, nous ne pouvons pas croire que nos parents sont si cruel et méchant, et notre cœur est lié dans un nœud parce que les gens sont si insensibles à nos besoins. Nous ne pouvons pas méditer parce que le cœur, le corps astral, est agité. Nous sommes identifiés au émotion, toujours enveloppé dans nos besoins émotionnels. En d’autres termes, un faux Soi. Désir, émotionnellement.

Disons que nous avons surmonté cela. Encore plus subtile est la pensée. Pensant à ceci, pensant à cela, des souvenirs du passé, des désirs et des réflexions sur l’avenir, rêvant éveillé, les fantasmes, essayant de comprendre les choses. Nous sommes curieux «Je me demande si elle l’aime vraiment. Je me demande s’il l’aime vraiment. Je me demande s’il me plaît.» Pensant, imaginant, essayant de comprendre les choses, même analysant un enseignement. «Je ne comprends pas toute cette chose de Kabbale. Qu’est-ce que cela veut dire au sujet de ceci et de cela?» Pensée. «Comment vais-je payer les factures? Je dois penser à ce sujet. Comment vais-je obtenir un emploi? Je dois y penser.» Ce sont toutes les pensées ancrées dans de faux sens de soi. Le corps mental est agité, troublé, il ne peut pas se détendre, donc, nous ne pouvons pas méditer.

Saisissez-vous le point? Ce n’est pas le corps qui médite, pas le corps vital, ce n’est pas le corps astral, ce n’est pas le corps mental. En réalité, nous devons aller au-delà de tout cela et voir ce qu’il est en nous qui tente de méditer réellement. Nous devons examiner ce qui est à la recherche; regarder dans cet espace entre les pensées, regarder dans le lieu entre les sentiments, entre les sensations. Qu’y a-t-il? Ne répondez pas à votre intellect. Regardez. Qu’y a-t-il?Pouvez-vous trouver un soi? Nous disons que toutes les pensées et les sentiments et les sensations viennent du soi. Où est-ce soi? Qu’est-ce? Quand vous regardez dans votre mental maintenant pouvez-vous le trouver? Pouvez-vous suivre une pensée pour retourner à ce soi d’où elle vient? Pouvez-vous suivre un sentiment pour retourner à ce soi d’où ce sentiment est venu? Ou une sensation? Un souvenir, un rêve, un souci. Pouvez-vous le trouver? Vous ne pouvez pas. Ceci est la pratique de base du Zen, Dzogchen de base aussi.

Cette enquête sur notre mental est un regard à travers les Sephiroth, regardant à l’intérieur. Rappelez-vous que l’anneau de sphères concentriques, qui est la Conscience regardant les espaces entre les choses; le vide.

Je ne sais pas si vous avez réalisé, mais je vous donne une clé vraiment grand pour votre Méditation pratique. Si vous suivez ces conseils, vous pouvez sérieusement faire des progrès rapides dans votre Méditation. Je n’ai pas inventé cela. Je l’ai appris de quelqu’un d’autre, de Samaël Aun Weor.

Cette recherche, enquête, ne s’attachant jamais, maintenant la liberté, sans rien laisser vous lier – aucune énergie, aucune sensation, aucune pensée, aucune émotion, aucune aspiration, aucun désir – mais la chose est de continuer à chercher plus profond, regarder à l’intérieur, en écartant, entre tout ce qui émerge; une enquête constante.

Ce n’est pas facile à acquérir ou à accomplir, c’est très difficile, et la raison est parce que le mental, l’ego, fera tout en son pouvoir pour nous garder distraits. Son outil principal est la dualité, le dualisme.

Vous êtes assis pour méditer et vous voulez avoir une expérience alors l’ego vient et dit: «Vous ne pouvez pas». Nous avons tous connu cela. Défaitisme. L’ego dit : «Vous ne pouvez pas. Vous ne le méritez pas. Vous n’avez pas le bon livre. Vous n’avez pas un bon professeur. Vous n’avez pas une bonne école. Votre Être, votre Intime, votre Bouddha ne se soucie pas vous, vous a oublié. Vous n’avez jamais eu une expérience de votre Mère Divine. Comment savez-vous que tout cela est réel?» Alors vous abandonnez.

L’ego utilise n’importe quel outil, il peut arriver à nous distraire, à nous garder endormi. Il utilise des images, des pensées, des sentiments, des sensations. Tout à quoi il a accès dans le mental. Il vous apportera les désirs et les lira dans l’écran de votre mental afin de vous faire rêver. Il vous apportera des aspirations, des doutes, des craintes. Il vous apportera tout ce qu’il peut qui peut vous garder à penser, «Je peux obtenir quelque chose de mieux que ce que j’ai maintenant.» C’est le dualisme fondamental du mental. «Je ne veux pas ce que j’ai, je veux quelque chose de plus».

Cette dualité, ce conflit est à l’origine de la souffrance. Envie et aversion. «Je veux éviter ce que j’ai et je veux obtenir ce qu’il a ou ce qu’elle a». Nous lisons donc les grands maîtres de Méditation et nous disons : «Je veux ce qu’ils ont». Eh bien, tout d’abord, il y a un peu de sincérité là-dedans parce que l’âme a besoin cela et veut cela, mais alors le mental prend cela et en fait une envie. Le mental prend cela et dit : «Je veux cela pour moi», et l’orgueil dit : «Je le mérite. Je veux me sentir bien dans ma peau. Je veux que les autres m’admirent et me respectent, donc je veux que ces expériences pour que je puisse me lever devant tout le monde et commencer à parler de toutes ces grandes choses spirituelles». Envie. Orgeuil. Voilà ce qui nous empêche d’avoir des expériences. La luxure aussi. Le désir constant de sensation, pour le plaisir, pour la satisfaction.

C’est ce dualisme qui nous maintient piégé. C’est la bataille dans le mental qui nous maintient piégé. L’antidote est la conscience, la connaissance, la Gnose, l’expérience. Il y a beaucoup de gens qui deviennent enthousiastes à l’idée de ce genre d’études et ils deviennent très intéressés pendant un certain temps, et ils pratiqueront la Méditation sérieusement, et ils liront des livres, et ils iront à des cours et ils seront tout enflammés – au sujet de la religion, pendant un certain temps, puis, la résistance vient, l’ego se défend. L’ego ne veut pas mourir. Nous aimons notre personnalité, nous aimons notre souffrance, nous aimons nous plaindre de notre souffrance, nous aimons nous plaindre pour notre souffrance, nous aimons la sympathie des autres, nous aimons regarder les meilleurs et nous aimons regarder le pire, nous aimons être le mauvais garçon ou la mauvaise fille et nous aimons être le meilleur; nous détestons être au milieu. C’est le dualisme du mental.

Conscience signifie que vous ne vous inquiétez pas. Conscience signifie que vous savez que vous êtes ce que vous êtes, peu importe ce que quelqu’un dit ou pense. Conscience connaît Dieu. Conscience est une sorte de sagesse qui est basée dans l’expérience de la vérité fondamentale. Conscience n’est pas la connaissance intellectuelle; c’est connaître à partir de l’expérience. C’est la Gnose.

C’est ce que les étudiants ont besoin pour surmonter la résistance: conscience. Tout le monde qui étudie ce type d’enseignement connaîtra une résistance énorme dans les surtensions et les vagues de leur propre mental. Cela viendra en surtensions. Parfois, les surtensions sont incroyablement fortes et peuvent durer longtemps. Il faut beaucoup de volonté pour surfer sur la vague et de ne pas se faire happer dans les profondeurs du défaitisme, du désespoir ou, pire encore, revenir à son ancienne vie, ses anciens comportements. Il faut beaucoup de volonté. Ce qui l’alimente est la conscience, la mémoire consciente, la mémoire travail. Voilà pourquoi les expériences sont importantes.

Les expériences spirituelles sont importantes; non pas pour l’ego, mais pour renforcer l’âme, la Conscience. Nous arrivons à la religion, à la Gnose, parce que nous voulons des expériences et nous voulons connaître la vérité, et au début, parfois, pour certaines personnes, les expériences viennent facilement même rapidement. Et cela est un grand cadeau, un donum dei, que l’Être donne à son âme humaine, qui est vous, pas votre mental; votre Conscience. L’Être vous donnera des cadeaux et dira «Tu vois, cela est vrai!» et l’âme deviendra enflammée avec enthousiasme. Mais cela ne peut pas durer parce que l’âme peut devenir attachée, peut se laisser séduire par le mental et devenir attaché à des expériences, et cela arrive tout le temps, à tout le monde. Vous avez une expérience hors du corps, ou une vision, et vous devenez si heureux et vous sentez la sensation, qui est le plus beau plaisir, vous ne pouvez jamais imaginer la plus belle joie, qui est de sentir l’âme libre de la cage. Sentir cette libération est tellement libérateur que vous voulez continuer, vous ne voulez pas laisser cela et vous la voulez encore et encore. Mais cela peut devenir un désir, et quand nous ne l’avons pas nous nous mettons en colère; nous devenons désespéré et de nombreuses personnes quittent l’enseignement, ils abandonnent leur pratique, ils cessent de méditer. L’antidote c’est de se rappeler que l’expérience était réelle, une expérience et peut avoir à nouveau, mais on doit payer notre Karma; on doit payer notre dettes, on a besoin de travailler sur l’ego. C’est le point.

Ce type de conscience est superficielle. C’est une étape sur le chemin de conscience plus profonde, une connaissance plus approfondie, sur la nature ultime du soi. La mémoire d’une expérience peut durer si longtemps et peut vous donner tant d’enthousiasme ou de la foi. Ce qui va vous donner le pouvoir réel durable pour soutenir une pratique jusqu’à ce que vous ayez terminé est la vraie conscience de votre nature intérieure réelle; c’est d’abandonner l’idée que votre corps physique est votre soi. Comprendre alors que votre corps astral n’est pas votre soi. Beaucoup de gens sont coincés là et pensent «J’ai appris à construire mon corps astral!» pensant que c’est le vrai soi; cela ne l’est pas. Ils pensent cela du corps mental et ils pensent cela du corps causal, que c’est le vrai soi; cela ne l’est pas. Ce sont des vaisseaux, ce sont des véhicules.

Ne soyez pas attaché. Nous devons briser les chaînes; les chaînes qui nous attachent au corps physique, les chaînes qui nous attachent à l’ego, le «Moi», les chaînes qui nous attachent à toutes les envies de toutes les sensations, qu’importe que ces sensations sont dans la troisième, la quatrième ou la cinquième, la sixième dimension même. Oui, nous pouvons devenir attaché au Ciel, au Nirvana. Voilà comment on devient ce qu’on appelle un Pratyekabuddha, ou un Dieu dans certaines traditions; un titan. Ce sont des gens, des êtres humains, qui ont atteint un certain niveau d’expérience spirituelle, qui sont attachés au plaisir de ces royaumes, au pouvoir de ces royaumes. Ils sont des Bouddhas, ils sont des Dieux, mais avec l’attachement.

Au fur et à mesure que vous apprenez à méditer et à aller plus loin dans votre pratique, vous expérimenterez ces niveaux et vous apprécierez le plaisir de ces niveaux et vous aurez envie de rester là-bas. Ne vous laissez pas attaché. C’est un danger énorme. Très peu d’écoles vous apprendra cela parce que la plupart veulent que vous deveniez attaché afin qu’ils puissent construire une plus grande école. Si vous voulez la libération absolue vous devez briser toutes les chaînes à travers toutes ces dimensions, même dans la sixième.

Rappelez-vous que Samael a dit la libération commence dans la sixième dimension. C’est là où elle commence. En effet, c’est le niveau des causes. Les causes de tout se trouve ici dans la sixième dimension. Investiguer sur les causes de l’ego, les causes du «Moi», les causes de la souffrance commence dans la sixième dimension. Cela signifie que vous devez avoir une compétence très solide dans la Méditation pour travailler dans ce niveau. Ne présumez pas que vous allez y arriver aujourd’hui ou même cette année. Cela peut demander beaucoup d’efforts pour dégager beaucoup de déchets hors du mental jusqu’à ce que vous atteignez la capacité d’avoir cela et de travailler dans ce niveau. Peu importe le temps qu’il faut, combien d’efforts il faut, mais faites-le. Ne vous inquiétez pas du temps, ne vous inquiétez pas au sujet des obstacles, restez fidèle au chemin.

Ce que cela traduit est comment nous méditons tous les jours. Ce qui est important ici, ce que j’essaie d’exprimer c’est que même si vous avez une expérience dans le Nirvana ou une expérience dans l’un des Cieux ou une expérience hors du corps ou une vision, merveilleux, alors quoi? Est-ce que vous vous êtes libéré de la souffrance? Pas temporairement, mais ultimement? Est-ce que ces expériences vous donnent quelque chose qui change votre comportement? Parce que c’est ce que nous avons besoin. Nous avons besoin de conscience qui change notre comportement. Lorsque vous touchez le poêle et que vous vous brûlez, vous ne voulez plus le toucher à nouveau. C’est la conscience, mais nous avons besoin de cela psychologiquement. Nous devons devenir vraiment conscients que la colère fait mal. La colère est douleur, l’orgueil est douleur, la luxure est douleur. Nous n’avons aucune conscience de ces choses.

Maître Samaël a donné un bel exemple. Il a dit: «L’alcoolique sait que l’alcool lui fait mal. Il sait que l’alcool tue ses cellules et son cerveau et détruire son foie. Il sait, mais il n’a pas conscience de celui-ci parce qu’il continue à boire.» Celui qui a la conscience ne touchera plus jamais l’alcool parce qu’ils savent qu’il les endommage et fait plus d’obstacles à leur libération de la souffrance. C’est la conscience, et nous avons besoin de cela avec la colère et la luxure et l’orgueil et l’envie et la gourmandise et l’avarice et tout ce qui obstrue le mental. Ce genre de conscience renforce l’âme, la Conscience; elle la rend robuste, elle lui donne l’énergie. Si vous voulez avoir de vraies expériences spirituelles, et pas seulement quelques minutes dans le plan Astral volant partout, pas seulement quelques minutes dans le plan Mental investiguant au sujet de ceci ou cela, mais l’expérience réelle de la vérité dans le vide, dans l’Absolu, il n’y a qu’un seul moyen d’y parvenir, et c’est de mourir en tant qu’ego ; éliminer l’orgueil, la peur et la luxure, l’envie, la gourmandise, la cupidité et tout ce qui emprisonne la Conscience.

Vous voyez, la science derrière cela est simple. Chaque fois que nous avons commis une erreur et avons créé un ego, nous avons créé un nœud dans le flux cosmique. Chaque «Moi» est un maillon de chaîne karmique. Lorsque vous vous mettez en colère c’est ce qui vous enveloppe, c’est ce maillon de la chaîne, et ce que vous ressentez et sentez dans votre corps, dans votre cœur et dans votre mental sont toutes des expressions de cette colère, de cette chaîne. Mais qu’est-ce qui le renforce? Qu’est-ce qui donne à cette colère la capacité de savoir ce que l’autre pense ou fait? Qu’est-ce qui donne à cette colère la capacité de voir et de s’exprimer? C’est la Conscience. Cette colère est juste une lentille, un filtre, sur votre Conscience. Vous lui donner les moyens. Lorsque la luxure piègent votre mental et cœur et corps, et tout ce que vous pouvez voir et penser et sentir est la luxure, qui lui donne les moens? Vous, vous-même.

Voilà pourquoi le Maître Samael a dit: «Ne dites pas et pensez pas et ne sentez pas que votre «Moi», votre ego, est séparé de vous.» Il ne l’est pas. C’est vous. C’est vous qui le faites. Ce sentiment de séparation entre moi et mon ego est un mensonge parce que celui qui nourrit et renforce cette ego est vous. Ceci est quelque chose dans laquelle beaucoup de Gnostiques se font prendre. Ils pensent : «Je ne suis pas mon ego, je suis mon Être!» C’est la mythomanie, c’est l’orgueil. C’est une idée fausse qui les éloigne du chemin; loin de la voie intérieure de travail sur eux-mêmes parce qu’ils pensent que l’orgueil n’est pas eux-mêmes. «Cette luxure n’est pas moi.» Oui, elle l’est. Ce qui est pris au piège dans cette luxure, ce qui s’exprime à travers cette luxure, est vous. Libérez-vous de cela et vous serez libre de la souffrance.

Si vous avez étudié l’un des plus élevés Yoga Tantra, comme Mahamudra ou Dzogchen, ou par exemple, les très beaux et profonds enseignements de Milarepa, dans les enseignements du Bouddha Maitreya aussi, une écriture appelée Mahayana Uttaratantrashastra, vous savez que les enseignements Bouddhistes déclarent quelque chose qui, à un Gnostique, peut sembler choquant, et c’est: la Conscience ne peut jamais devenir polluée. Pour les Gnostiques, cela sonne faux. Nous pensons «Oui, elle peut l’être! Elle est pris au piège dans l’ego!» Les Gnostiques pensent «Qu’en est-il de la Conscience pris au piège dans l’orgueil ou la luxure? La Conscience n’est-elle pas polluée?» Non! Il y a la pollution, mais si vous coupez la pollution, la Conscience est aussi pure que jamais. Si vous prenez un verre d’eau pure, et imaginez que c’est la Conscience, et vous videz un tas de saleté, puis l’eau est «polluée» superficielle; vous ne pouvez pas boire, mais si vous séparez la saleté et l’enlevez, l’eau est aussi pure que jamais. Elle conserve sa pureté originelle. En fin de compte, elle ne peut pas être polluée, comme l’espace.

Chaque élément peut être brûlé, mais pas l’espace. C’est l’Ain Soph. À son niveau ultime, c’est ce que nous sommes, mais nous n’avons aucune conscience de cela. À notre ultime niveau le plus profond se trouve une pureté innée du mental, une pureté de Conscience qui ne peut pas être polluée, et qui est parfaite et éternelle. Telle est notre nature authentique, vraie. Le problème est que nous avons oublié et avons construit toutes ces cages qui piègent toutes ses particules et c’est pourquoi Samael dit, «Les particules du Père qui sont dans la douleur». Ce sont toutes les parties de l’aspect ultime de nous-mêmes pris au piège dans l’ego qui souffrent et nous font souffrir.

Il y a une belle idée que vous pouvez trouver dans l’analyse et l’étude de cet aspect de la philosophie Bouddhiste et c’est tout simplement ceci: chaque fois qu’un ego vous inflige, voyez la dualité de celui-ci. C’est-à-dire, rappelez-vous qu’il n’est pas vous, il est faux. L’ego est une envie ou une aversion, toujours. L’essence, l’Ain Soph, est simplement. Maintenant, votre intellect ne peut pas faire cela. Si vous l’apportez dans votre intellect, vous penserez «Euh, je sens toute cette colère et je sais que c’est la colère, mais je ne peux pas… c’est la colère et je suis furieux!» Ce n’est pas assez. Pour vraiment saisir cela vous devez méditer. Vous devez vous immerger vraiment dans cette profondeur en vous-même et alors cette colère, tout d’un coup, apparemment sans raison, va tout simplement disparaître. Quelqu’un a-t-il expérimenté cela?

En changeant la façon dont vous faites attention, vous changez ce que vous ressentez. Nous rendons les problèmes pires que ce qu’ils sont. C’est ce que cet enseignement nous dit. Nous faisons de la colère un problème. Ce qui alimente la colère c’est nous-mêmes. Si nous cessons de la renforcer, elle s’en va, elle ne peut plus nous faire du mal. Voilà comment nous commençons à comprendre, à développer la conscience; à arrêter à la renforcer. Donc, si vous éprouvez une affliction très forte, faites autre chose. Enlevez votre attention loin de lui pendant un certain temps. Ma recommandation est, dans la plupart des cas, ces afflictions sont très bien concentré sur soi-même, sur moi – «Je veux ceci, je veux cela, je ne veux pas ceci, je ne veux pas cela!» alors enlevez votre attention de vous-même et faites quelque chose pour quelqu’un d’autre. Servez, et dans cette compassion de servir et de laisser aller de vous-même, vous vous rendrez compte tout à coup «Qu’est-ce donc qui m’a rendu si dingue? Qu’est-ce qui m’a rendu si inquiet ou peur?» Alors méditez. Si vous ne méditez pas sur cette expérience, elle arrivera encore et encore, et vous tomberez dans le même piège à plusieurs reprises. Méditez et comprenez le.

Dans cette compréhension, vous commencerez à comprendre que lorsque vous étiez dans l’expérience d’être affligé par cette colère, vous avez cru que cette colère était vous-même, ou cette luxure ou cette orgueil, et on le sent vraiment comme étant nous. «Je suis furieux, j’ai faim, je suis en colère, je veux ceci, je veux cela.» Et on le sent comme étant nous parce qu’on le renforce. Mais quand vous comprenez vraiment cela vous vous rendez compte que ce n’était pas vous, ce fut une erreur, et cette appréhension erronée de soi est ce que nous allons continuellement à travers, mais c’est si subtile que nous ne voyons pas. Tout le monde ici là maintenant souffre de cette mauvaise compréhension de soi-même, mais nous ne le voyons pas. C’est seulement par une conscience profonde et une attention de soi-même que vous pouvez commencer à le voir et commencer à le lâcher et à sortir de lui.

En d’autres termes, nous devons aller au-delà de ce que nous voyons pour voir ce que nous ne voyons pas en nous-mêmes. Nous devons apprendre à voir d’une manière nouvelle. Si vous allez dans votre vie de jour en jour toujours voyant les choses de la même façon, vous n’obtiendrez rien de nouveau. C’est logique n’est-ce pas? Nous voulons tous quelque chose de nouveau. Vous ne pouvez pas l’avoir si vous voyez toujours les choses de la même façon, donc ouvrez vos yeux. Pas les yeux du corps, mais les yeux de la Conscience. Commencez à voir tout comme si vous ne l’avez jamais vu avant, spécialement vous-même. Regardez-vous et observez-vous vous-même continuellement comme si vous ne savez même pas qui vous êtes, et regardez et observez ce qui vient dans votre corps et votre cœur et votre mental (nos trois cerveaux). Toujours en regardant. Jamais attaché. Ne jamais se faire attrapé dans «Je veux ceci. Je ne veux pas ceci.» La dualité du Samsara.

Voilà comment nous acquérons Jna. C’est un mot Sanskrit qui signifie connaissance.

Vous avez probablement entendu parler de Jnana Yoga, qui est un niveau d’introduction au yoga en Inde où vous étudiez et apprenez la doctrine. Il est intellectuel. Ce n’est pas ce dont je parle.

Jna est Gnose, la connaissance venant de l’expérience. Ce type de connaissance, venant de l’expérience, que nous acquérons en nous observant de cette façon est une fondation. Vous voyez, avec ce niveau de connaissance, vous apprenez au sujet de l’ego dans les royaumes inférieurs, principalement, mais vous devez également en apprendre davantage sur l’aspect physique, la troisième dimension, et vous avez besoin de connaissance du quatrième aspect dimensionnel, et du cinquième aspect dimensionnel, et du sixième. C’est beaucoup de connaissances. En ce moment, nous n’avons pas cela. Nous savons seulement un peu, un tout petit peu au sujet du monde physique et c’est approximatif, et même cela est une connaissance très discutable, car c’est tous les trucs que les gens nous ont dit de croire et pour la plus grande partie il n’y a aucune preuve. C’est seulement des croyances. Jna est connaissance réelle venant de l’expérience. Mais la vraie libération ne commence pas avant la sixième dimension, n’est-ce pas? Cela signifie que nous avons besoin de connaissance de la sixième dimension et au-delà, et qui a un nom différent en Sanskrit. C’est Prajna.

Pra signifie «ce qui est au-delà». C’est lié à Para – si vous connaissez «Gate Gate Paragate.» Alors Prajna est «au-delà de la connaissance» ou «la connaissance de l’au-delà.» Prajna a une étymologie très sophistiquée. Dans l’Hindouisme, le Bouddhisme, il est utilisé un peu différemment. Je l’utilise principalement dans le contexte Bouddhiste. Prajna est le Paramita Supérieur, la plus haute perfection.

Si vous avez étudié le Bouddhisme, vous connaissez au sujet du Sutra Prajnaparamita. Si vous connaissez le mantra Gate Gate Paragate Parasamgate Bodhi Svaha, c’est le mantra de Prajnaparamitra. Prajnaparamitra signifie «connaissance de la perfection au-delà.» Prajnaparamitra est le plus haut aspect de l’âme, et c’est ce niveau de connaissance qui commence ici dans Daath.

Daath est un Hébreu mot qui signifie la connaissance. Daath est la sphère qui relie le grand vide entre la Trinité et les sept Sephiroth qui sont dans la manifestation. Daath est Prajna, c’est la connaissance qui nous emmène au-delà de ce vide. C’est là que la véritable libération commence: à partir de la sixième dimension.

Qu’est-ce que Prajna? C’est la sagesse du Christ. C’est le type de connaissance qu’a le Christ. Quand vous regardez les termes Hébreux ici dans la Trinité ci-dessus, au-dessus de Prajna, Daath, vous voyez Binah et Chokmah. Binah signifie intelligence, Chokmah signifie sagesse. Si vous réunissez ces deux: la sagesse intelligente égale conscience. C’est Prajna.

Est-ce trop abstrait? C’est important.

Prajna est la connaissance sagesse du Christ. C’est le type de connaissance sagesse qui n’a absolument rien à voir avec l’intellect. C’est pure conscience illuminée par l’amour.

Maintenant, je vous explique cela parce qu’à un moment donné, j’espère que vous serez assez sérieux dans votre Méditation pratique pour l’expérimenter, et je veux que vous sachiez ce qu’il est. Je vais vous lire un passage de Milarepa, dans lequel, en quelques mots, il dit tout ce qui m’a pris deux heures à dire. Alors écoutez les termes très spécifiques qui sont dans cette citation, car, étape par étape, c’est ce que je viens de vous expliquer. Il a dit,

milarepa-listen«Quand votre corps est droitement posé [asana], et votre Conscience absorbée profondément dans la Méditation,

Vous pouvez sentir que la pensée et le mental à la fois disparaissent;

Mais, ce n’est que l’expérience de la surface de Dhyana [extase / samadhi].

Par la pratique constant et la pleine Conscience de celle-ci,

On sent la Conscience de soi rayonnante qui brille comme une lampe brillante.

Elle est pure et brillante comme une fleur,

C’est comme le sentiment de regarder

Dans le ciel immense et vide.

La Conscience de la Vacuité est limpide et transparente, mais vivante.

Cette Non-pensée, cette expérience rayonnante et transparente

N’est autre que le sentiment de Dhyana [extase / samadhi].

Avec cette bonne fondation

Il faut encore prier les Trois Précieux,

Et pénétrer à la Réalité par la pensée profonde et la contemplation.

Il peut ainsi lier le Non-ego Sagesse [Prajna]

Avec la corde-vie bénéfique de profonde Dhyana [extase / samadhi].

Avec le pouvoir de la bonté et de la compassion,

Et avec le vœu altruiste du Bodhi-Coeur [bodhitchitta],

Il peut voir clair et direct

La vérité du Chemin Illuminé,

Dont on ne voit rien, mais tout est clairement visionné.

Il voit comment étaient faux les craintes et les espoirs de son propre mental.

Sans arrivée, il atteint le lieu du Bouddha;

Sans voir, il visionne le Dharmakaya;

Sans effort, il fait tout naturellement. [qui est, sans Effort].» – Milarepa, La Nature de la Vraie Réalisation

J’espère que j’étais ce bon enseignant, parce que ce court passage est tout le parcours que je viens de donner, mais vous devez savoir comment le lire. Il décrit l’expérience de quelque chose dans la Méditation. Il décrit tout le chemin de la Gnose et comment on le vit dans la Méditation pratique. Étudiez cette écriture, méditez. Il peut briser beaucoup de chaînes dans votre mental. Il peut renforcer votre pratique.

Maintenant, quand j’étais en train d’étudier cette écriture j’étais aussi conduit au même enseignement, mais plus voilé, dans la Bible, mais je ne vais pas vous le lire aujourd’hui, car c’est difficile de le saisir. C’est Psaume 17, une prière de David. David n’est pas une personne physique du passé; David est le symbole d’un Tsadik, un «juste», autrement dit, un Bodhisattva. La dernière ligne du Psaume 17 dit:

«Avec justice, je verrai ton visage, au réveil, je serai satisfait par ton image.»

Ce visage est le plus grand visage dit dans la Kabbale. C’est le visage de Kether, qui tourne son visage et ne nous montre qu’un côté, le côté manifesté. La face cachée nous ne voyons pas parce qu’il est l’Absolu.

La prière de David dans le Psaume 17 exprime exactement ce que Milarépa explique: à travers l’éthique, à travers la Méditation, on peut pénétrer et voir ce qui ne peut être vu avec les yeux terrestres. Vous voyez, Milarepa dit «il voit sans voir», et c’est ce que David dit.

Dans la tradition Judéo-Chrétienne, ils disent que vous ne pouvez jamais voir Dieu ou vous mourrez. C’est vrai, votre ego ne peut pas supporter la vue de Dieu, mais votre essence le peut, et c’est Prajna; c’est la vision de Daath qui voit l’intérieur. Du point de vue de Prajna, on peut voir et comprendre l’Absolu. Ceci est la raison pour laquelle la vraie définition de la Bodhicitta est «Prajna unie à la compassion.» Voilà pourquoi la Bodhicitta est si difficile à comprendre. La Bodhicitta réelle, ou le «le mental-cœur éveillé», qui est l’embryon Aurique à partir de laquelle l’homme éthérique naît, le Maître Ressuscité d’un Bodhisattva, est cette capacité à percevoir le non-manifesté et le manifesté en même temps sans contradiction. Voilà pourquoi le Sutra Prajnaparamita dit : «La forme est vide, le vide est la forme.» Le vide et la forme sur l’Arbre de Vie. Le Vide et la forme.

«Quand le mental est calme et en silence (non seulement dans le niveau intellectuel, mais dans chacun des quarante-neuf départements subconscients), alors le Nouveau émerge. L’essence, la Conscience, sort de la bouteille, et l’éveil de l’âme, l’extase, le Samadhi, se produit. La pratique quotidienne de la Méditation nous transforme radicalement. Les gens qui ne travaillent pas sur l’annihilation du «Moi» sont comme des papillons qui volent d’une école à l’autre. Ils n’ont pas encore trouver leur centre de gravité permanent. Donc, ils meurent comme des échecs, sans jamais avoir atteint l’Auto-réalisation intérieure de leur Être. L’éveil de la conscience est possible en nous libérant du dualisme mental et en nous émancipant de la lutte des antithèses ou des surtensions intellectuelles. Toute lutte subconsciente, infra-consciente ou inconsciente submergée est convertie en un obstacle pour la libération de l’Essence (âme). Chaque bataille antithétique (aussi insignifiante et inconsciente que cela puisse paraître) indique, accuse, et vise des points obscurs qui sont ignorés et inconnus dans les enfers atomiques de l’être humain.» – Samaël Aun Weor

Questions et Réponses

Question: Cela peut être une…… le résumé du résumé, mais vous venez de donner toute une conférence à propos du vide et pas une fois vous n’avez mentionné l’Ain, et donc je me demande quelle est la distinction entre l’Ain et l’Ain Soph et pourquoi avez-vous seulement parlé de l’Ain Soph?

Réponse: L’Absolu, qui est ce niveau au centre de l’Arbre de Vie, la Kabbale parle dans trois aspects: Ain, Ain Soph et Ain Soph Aur. Ain signifie le néant, le vide. Ain Soph est Illimité. Ain Soph Aur est Lumière Illimitée. Conceptuellement, il est en fait impossible de les différencier. Ils sont impossibles à transmettre en des concepts.

Milarépa a dit que la lumière est noire, qui est la même chose qui est dit dans la Kabbale. La signification essentielle que nous devons saisir de cela est que signifie réellement le vide. Cela ne signifie pas un manque de quelque chose, cela ne signifie pas qu’il n’y a rien là; cela signifie qu’il y a quelque chose que nous ne recevons pas, que nous ne voyons pas et que nous ne comprenons pas. C’est quelque chose, mais pas comme tout ce que nous pouvons concevoir. Quand nous disons vide nous voulons dire qu’il a un type de réalité qui est différent de notre réalité et nous l’appelons vide. Cela ne signifie pas qu’il n’y a rien.

Question: Je pratique la séparation [inaudible]… Je sais que je suis 97% ego, n’est-ce pas, et je sais que je travaille sur un défaut et je le comprends, je sais aussi que l’ego est souffrance, n’est-ce pas, donc il y a une séparation que je comprends.

Réponse: Eh bien, encore une fois, le point de ces enseignements au sujet de la séparation et la non-séparation c’est de briser le concept mental de séparation. Le problème, il y a le concept de la dualité. Il peut y avoir une dualité, et puis, quand on l’analyse d’une certaine manière, il y a, mais du point de vue ultime il n’y a pas.

Les problèmes commencent quand nous faisons ces types d’hypothèses intellectuelles : «Je suis séparé de mon ego» ou «Je suis séparé de Dieu». Ces hypothèses sont des graines qui produisent la souffrance et ils nous empêchent d’avoir conscience de ce qui est réel. C’est ce qui est si difficile à saisir au sujet du Prajna et de la Bodhichitta.

Bodhichitta, entièrement réalisée et exprimée dans une personne, n’est pas seulement la compassion, c’est la capacité de voir deux vérités en même temps qui, à notre intellect, semblent contradictoires, et ces deux vérités sont: il y a existence, il y a non existence. Pour l’intellect, cela n’a aucun sens. Comment quelque chose peut exister et ne pas exister? Mais la philosophie Bouddhiste, très belle, montre que celles-ci sont vraies. Il y a existence, mais si vous analysez d’une autre façon il n’y a pas d’existence. Prajna les voit tous les deux en même temps.

C’est tout à fait lié à cette idée de la séparation. Suis-je séparer de mon ego ou non? Eh bien, oui et non. Mais si vous tombez sur le côté «Je suis séparé de mon ego», alors vous ne serez pas capable de comprendre pleinement que vous êtes celui qui renforce l’ego. Vous devez voir que vous êtes cet ego, et que vous n’êtes pas cet ego, en même temps.

Question: Juste comme un commentaire sur ce que vous parlez. C’est comme, si vous regardez dans la mécanique quantique que vous voyez comment un électron ou une particule est-il une fonction d’onde…

Réponse: Exactement la même chose.

Question: Et vous trouvez que cela dépend de la façon dont il est perçu et le contexte, qui l’observe ou ce qui se passe; c’est exactement la même chose.

Réponse: Oui, la mécanique quantique cartographie la fonction précise, c’est pourquoi les physiciens quantiques sont si intéressés par le Bouddhisme parce que la philosophie Bouddhiste les aide à comprendre le comportement des quanta. Et nous devons comprendre cela dans notre Méditation.

C’est cette compréhension profonde pénétrant dans la façon dont toutes ces lois interagissent qui nous aidera à briser les chaînes qui nous lient. Ce n’est pas seulement des choses philosophiques qui sont intéressantes, c’est essentiel. Nous sommes dans la servitude parce que nous ne voyons pas comment la nature fonctionne réellement. Voilà pourquoi nous sommes pris au piège, c’est la raison pour laquelle nous souffrons. Et atteindre le niveau d’être un grand maître spirituel, comme un Bouddha, et ayant beaucoup d’adeptes et tout autre ne résout pas le problème, cela peut réellement empirer les choses.

Voilà pourquoi Maître Samael a dit que l’on est souvent plus proche de la libération quand on est un grand pécheur par rapport à celui qui est un grand saint. Le grand saint se sent comme tout va bien. Le grand pécheur est celui qui voit qu’il y a un problème et ils souffrent, et ils sont ceux qui ont un point de vue qui peut percevoir plus de ce qui se passe réellement. Là où les grands saints: ils sont heureux, ils profitent du Nirvana. Et c’est aussi dans la citation de Milarepa; il parle de cela.

Question: Peut-on être libérés à travers l’involution?

Réponse: Il y a un type de libération qui résulte de l’involution. Le processus d’involution est là où l’âme qui est alourdie par des résidus karmiques est traitée par la nature pour être purgé. Alors cette âme est placée dans un grand cycle, que l’on appelle l’Enfer ou Samsara, où les forces de la nature nettoient cette âme pour la purifier. Et c’est un énorme, long processus de souffrance. À la fin, cette âme est «libérée», mais seulement libérée de l’Enfer, seulement libérée de ce nettoyage, mais n’est pas libérée en termes de conscience, en termes de connaissance.

Essentiellement, cette âme, qui sort du cycle de l’Enfer, commence là où elles étaient quand elles sont entrées, n’ayant rien gagné sauf beaucoup de souffrance.

La libération réelle vient à travers Prajna, qui est la connaissance, et qui ne peut jamais arriver mécaniquement à travers les processus de la nature. C’est quelque chose que l’on doit acquérir par l’effort, par le travail. Voilà pourquoi peu l’atteigne.

C’est une contradiction intéressante dans de nombreux groupes spirituels qui disent que tous les êtres humains évoluent pour devenir de grands anges. La plupart des religions n’affirment pas cela. C’est plus comme ces groupes modernes qui essaient de devenir populaire et faire de l’argent. Aucune religion dit cela, et il n’y a aucune preuve pour cela, et si cela était vrai, il serait arrivé avant parce que la nature travaille en cycles, elle se répète tous les jours. Donc, si cela était vrai, et si tous les êtres humains étaient destinés à être des anges, alors nous aurions dû être déjà des anges ou être déjà proche. Il devrait y avoir des preuves de cela, mais il n’y en a pas.

Voilà pourquoi il y a si peu de grands maîtres. Très peu, car il est difficile d’atteindre cela. C’est une évolution consciente, et non mécanique.

Question: Est-ce dans la sixième dimension que commence l’expérience de Samadhi?

Réponse: Bonne question.

Je voulais vraiment expliquer un peu plus au sujet du terme «Samadhi».

Dans la conférence précédente, dans de nombreuses conférences, nous avons parlé des Yoga Sutras de Patanjali, qui est aussi appelé Raja Yoga, et dans ses aphorismes, il présente un chemin à huit branches de la Méditation, et nous simplifions généralement en sept parce que les deux premiers, Yama et Niyama, se rapportent à l’éthique; la dernière est Samadhi. Et ce terme Samadhi signifie beaucoup de choses en fonction de la façon dont il est utilisé.

1. Yama / Niyama: éthique

2. Asana: posture / relaxation

3. Pranayama: exploiter l’énergie

4. Pratyahara: sérénité

5. Dharana: concentration

6. Dhyana: Méditation / absorption

7. Samadhi: extase / liberté

Si vous regardez dans un dictionnaire Sanskrit, je pense qu’il y a 15 ou 20 significations différentes pour le mot Samadhi. Cela peut vouloir dire une absorption méditative, il peut aussi signifier la position de votre cou. Donc, en Sanskrit, les gens disent «Oh, votre cou est en Samadhi». Ainsi, le terme est très vaguement utilisé.

En outre, dans le Bouddhisme, le terme Samadhi n’est pas utilisé de la même manière qu’il est utilisé dans l’Hindouisme. Dans la tradition Gnostique, nous utilisons le mot Samadhi pour parler d’un état de Conscience où l’ego n’emprisonne pas la Conscience. En d’autres termes, nous l’appelons un extase; l’essence est libérée de l’ego et a la perception pure de la vérité. C’est ce que nous appelons Samadhi.

Dans l’Hindouisme, cela ne signifie pas cela. Dans l’Hindouisme, Samadhi signifie «concentration uni-pointée». Il serait équivalent au terme Bouddhiste Dhyana ou le terme Bouddhiste Shamatha ou le Jhana Bouddhiste, le Chan-na Zen, le Shi-ney Tibétain. Tous ces termes se réfèrent à la concentration uni-pointée. Voilà comment vous devez comprendre qu’il y a une certaine diversité dans les termes là.

Mais, en termes de Gnose, il y a de nombreux types de Samadhi, ou des expériences où la Conscience échappe à l’ego. Un Samadhi peut se produire dans toutes les dimensions et il y en a de nombreux types.

L’Hindouisme parle de deux formes primaires, avec différentes variétés de ces formes, et elles sont compliquées et beaucoup de terminologie que je ne vais pas jeter à vous parce que je sais que vous êtes déjà confus. [Rire]

Mais pour répondre à la question, il y a de nombreux types de Samadhi dans tous les niveaux. Vous pouvez avoir un Samadhi dans tous les niveaux de l’Arbre de Vie, en termes de l’ego lâchant prise à la Conscience, et la Conscience étant capable de percevoir. Voilà comment nous pouvons voir tout cela, avoir ce que nous appelons un Samadhi.

Dans le Bouddhisme, il serait appelé Dhyana. Donc, si vous lisez la citation de Milarepa, il ne cesse de parler de Dhyana, qui, en termes Gnostiques est Samadhi.

Question: Donc, dans l’une des conférences dont vous avez parlé de la technique Dzogchen où vous regardez vos pensées et vous dites aussi rafraîchir régulièrement votre Conscience…

Réponse: Correct.

Question: Donc à ce point-là serait un espace où il n’y a pas de pensée?

Réponse: Eh bien ce dont je parle dans la conférence d’aujourd’hui est une extension de cela.

Question: Je dis donc à un moment donné, il va y avoir aucune pensée.

Réponse: Si vous êtes capable de suivre les instructions de Méditation, qui doit commencer à libérer ou se libérer de toutes ces chaînes: sensations physiques, l’énergie, la pensée, l’émotion, etc., le mental va naturellement s’atteler. L’état naturel du mental est d’être parfaitement calme, serein, sans pensée. C’est l’état naturel.

Alors, oui, si vous suivez les instructions et ne permettez pas que ces émotions discursives et les pensées et les énergies à être actives en vous à travers le jour, au cours de la journée et cela jour après jour, et pratiquez la Méditation, le mental va commencer à s’atteler naturellement de lui-même, cela ne demande pas d’effort. Voilà pourquoi nous avons donné le cours «Méditation Sans Effort»; c’est à ce sujet. Alors cette expérience de non-pensée arrivera.

C’est ce que l’Écriture de Milarépa explique. L’expérience de non-pensée est seulement le début du commencement pour aller plus loin, pour voir réellement et avoir une expérience de Prajna. L’expérience de non-pensée ou d’un état de Dhyana est seulement le premier niveau superficiel de cela. Alors, quand vous l’expérimentez, suivez ses conseils.

Il dit que quand vous expérimentez ce qui ne devient pas attaché, ne pensez pas que ce soit elle. Beaucoup de gens tombent dans ce piège. Ils pratiquent la Méditation, ils arrivent à un point où ils expérimentent la non-pensée et ils expérimentent une sorte d’extase ou plaisir et ils pensent «Wohoo, je suis illuminé!» Non. C’est juste avoir la sérénité. C’est bien, et il y a de nombreux niveaux de sérénité. Vous devez surpasser cela. Pas d’attachement. Plus profond.

Étape par étape, patiemment, avec l’attention portée précisément dans la bonne façon, les voiles commencent à être retiré de la Conscience. Il faut de la patience, il faut de la persévérance. Il faut beaucoup, vous pourriez dire, d’actualisation. C’est un processus dans lequel vous devenez très sensible à la façon dont ces énergies travaillent dans votre Conscience, et pour vraiment réussir dans cela vous devez avoir beaucoup de volonté parce que l’ego travaille vraiment dur pour vous garder avec lui.

Graduellement, comme il l’a expliqué dans cette écriture, vous pouvez atteindre le stade où vous expérimentez le Prajna, et c’est la capacité de percevoir le vide. C’est la même expérience que Samaël Aun Weor décrit qu’il a eu quand il avait 18 ans.

Je sais que nous souhaitons tous que nous ayons cette expérience quand nous étions 18, mais si nous avons médité lors de nos années d’adolescence au lieu de courir avec nos amis, nous l’aurions. Ainsi, nous pouvons avoir cette expérience maintenant, mais il faut beaucoup de pratique, beaucoup.

Question: Si, dans l’instant, on est affligé par la luxure et à cause de l’expérience on décide de ne pas la nourrir, de ne pas la renforcer, cela n’est-il pas considéré comme de l’oppression? Est-ce considéré comme étant de la conscience? Parce que cela l’est cela ne semble pas être très conscient.

Réponse: Haha. C’est une bonne question et c’est vrai.

L’effort de transformer correctement l’énergie, de transformer les impressions, exige de l’expérience. Il faut l’essayer et l’essayer et l’essayer jusqu’à ce que vous commencez à sentir et devenir sensible à l’énergie qui est en mouvement. Ce n’est pas quelque chose que vous allez obtenir la première fois que vous essayez.

Au début, vous allez faire les mêmes erreurs que l’enfant fait quand il apprend à faire du vélo. Vous allez monter sur le vélo et vous allez tomber à gauche ou à droite, et vous allez vous sentir mal, et vous aurez mal. En d’autres termes, parfois, lorsque vous essayez de transformer cette énergie vous réprimerez trop, parfois vous allez être indulgent, mais à travers l’expérience vous apprenez à équilibrer et vous commencez à arriver à un point où vous pouvez ressentir et sentir comment cette énergie est en mouvement dans vos trois cerveaux et comment la transformer consciement.

Ceci est le secret du Tantra. Tantrayana enseigne essentiellement ceci: de la même façon qu’une émotion discursive, comme la luxure, produit de la souffrance à l’âme et la piège, cette même énergie peut libérer l’âme si l’âme sait comment l’utiliser, mais cette utilisation de l’énergie n’est pas à travers l’indulgence ou la répression; c’est à travers un équilibre intérieur, et la façon d’acquérir cela ne peut pas vous être enseigné. Vous devez apprendre par vous-même comme apprendre à marcher, comme apprendre à faire du vélo. Vous devez apprendre consciemment en observant et en étant sensibles à l’énergie en vous-même.

Quand vous l’apprenez, voilà comment vous savez que vous l’avez fait correctement. Vous savez déjà si vous l’avez fait mal; vous saurez que vous allez souffrir, que ce soit à ce moment ou après; vous souffrirez de la répression et vous souffrirez de l’indulgence. Si vous le faites correctement vous aurez la conscience, la paix, vous comprendrez quelque chose. Cette paix n’est pas dans le mental, c’est la paix dans le cœur, la paix dans le corps, la relaxation, le calme.

À titre d’exemple simple: si vous travaillez sur une sorte de colère que vous obtenez de votre orgueil quand quelqu’un vous parle d’une certaine manière. Disons qu’il y a une personne qui vous parle toujours sans ménagement et vous ne pouvez pas le supporter, il vous rend furieux et vous avez tout essayé pour traiter avec cette personne et cela vous dérange encore, et vous tentez de travailler avec cette pratique. Tout d’abord, vous allez essayer de les éviter. Cela ne fonctionne pas parce qu’ils viennent toujours là et vous irritent. Et puis, quand vous les voyez, vous essayez de dire: «Bon, je vais être ici et je vais vous laisser dire ce que vous voulez» et vous êtes encore pris dans la peine. Vous voyez, ce sont les deux côtés. La réponse est de contempler: les mots ne sont que l’air. C’est juste des mots, cela signifie seulement quelque chose si vous pensez que cela signifie quelque chose, cela ne fait mal que si vous lui donner les moyens de vous faire mal. Et vous pouvez penser à ceci: si cette personne est un collègue de travail et qu’ils vous critiquent toujours, et que vous sentez la douleur, vous pouvez dire: «Et s’ils ne sont pas à l’âge où ils sont maintenant, s’ils avaient seulement un an ou deux et ils disaient la même chose, cela me fait-il du mal?» Non, cela ne vous ferait pas de mal parce que vous savez que c’était un enfant. Et s’ils avaient 80 ou 90 ans et avaient dit cela? Cela ne vous ferait pas mal parce que vous pensez juste «Oh, ils sont juste vieux. Ils souffrent. Pourquoi devrais-je laisser cela me dérange?»

Une autre étape est, quand vous voyez cette personne, et que vous vous rendez compte qu’ils disent cela parce qu’ils souffrent. Cette personne a beaucoup de colère, beaucoup d’orgueil, beaucoup de douleur, et ils l’expriment à travers leurs paroles. «Pourquoi devrais-je me fâcher avec eux? Je devrais avoir de la compassion pour eux, je les aime.» C’est la conscience, et si cela devient conscience profonde, peu importe ce qu’ils disent, vous aurez toujours le sourire et vous les aimez et vous les traiter avec plus de bonté et de soins que vous donner à toute personne parce que vous connaissez qu’en eux se trouve un Être, un Dieu, qui a cette âme humaine qui souffre de douleur et ils ont besoin d’aide.

C’est la conscience. La même chose se produit avec chaque ego que nous avons. Voilà comment nous transformons: l’observation, l’analyse, la relaxation, la patience, la non-réaction, mais conscience. Cela s’applique à la luxure, à la colère, à l’orgueil, à la cupidité, tout, et cela ne vient pas pendant la nuit; cela vient épreuve après épreuve, événement après événement. Transformatrice.

Voyez-vous l’objectif? Saisissez-vous l’objectif? C’est de devenir une bonne personne. Pas quelqu’un qui feint, et non pas quelqu’un qui essaie d’agir comme une bonne personne et de mettre un bon spectacle, mais quelqu’un qui a vraiment la vraie sagesse: Prajna. En d’autres termes, cette attitude que je viens de vous expliquer est la manière dont le Christ devrait s’exprimer à travers l’âme. Cette sagesse du Christ. Prajna est la sagesse Christique. Cette attitude s’aimer les uns les autres, de ne pas réagir, de ne pas se mettre en colère, c’est Christique. Vous pouvez vous appeler Bouddhiste ou Gnostique ou Musulman. Si vous avez cette attitude dans vos actions, vous montrez l’amour du Christ.

Le Christ n’est pas une personne, c’est une énergie. Notre objectif est de devenir une âme, une Âme Diamant, qui reflète et transmet cette lumière sans obscurcissement; aucun ego, aucun orgueil, aucune envie, aucune gloutonnerie, aucune luxure, rien de tout cela pour obscurcir cette lumière, de sorte que tout ce que nous faisons, sentons, pensons, disons est Christique. Cela vient de la conscience: Prajna. C’est expérience spirituelle réelle.

Question: Quelle est la différence entre les bavardages et les pensées?

Réponse: Il n’y a pas vraiment de différence, du point de vue Gnostique, ou Bouddhiste, psychologique. Le processus de la pensée intérieure, tout cela est une vibration dans le mental qui est produit par quelque chose. Le bavardage intérieur, les pensées, les souvenirs, toutes les différentes choses qui circulent dans le mental, est juste une vibration de l’énergie.

Ce qui fait la différence est ce qui le produit. Si c’est conscient, c’est une chose, parce que Dieu est très intelligent. Notre Dieu Intérieur, notre Bouddha Intérieur, pense de très belles pensées, mais n’a pas besoin de penser. Il y a de la pensée dans tous les niveaux de l’Arbre de Vie, mais nous devons voir en nous, est-ce que ces pensées sont-elles Christiques? Bouddhiques? Atmique? Ou, sont-ils Klipothiques? C’est une question que seul l’individu peut répondre à travers l’analyse.

 

Vous pouvez retrouver cet article en version anglaise : Liberation

Bodhichitta

Écrit par : Gnostic Instructor   Catégorie : Fuel pour l’Expérience Spirituelle

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«Il y a bonheur quand la Bodhichitta descend d’en haut…» – Milarepa. Un yogi remplit sa coupe de crâne avec la Bodhichitta. Une fresque murale du Lu Kang, le temple secret du Dalaï Lama

Dans les deux conférences précédentes sur le Fuel pour l’Expérience Spirituelle, nous avons discuté des fondements qui sont présents dans toutes les religions pour tirer parti de l’énergie et exploiter cette énergie pour éveiller notre Conscience, pour provoquer une nouvelle expérience dans la vie. L’énergie qui fournit cette possibilité, en Sanskrit, s’appelle Prana.

Comme nous l’avons mentionné dans ces deux conférences précédentes, le Prana est l’énergie dans tout. Aucun de nous n’est séparé du Prana; ce que nous sommes est Prana, mais modifié. Cette énergie ou Prana est modifiée selon la cause et effet, des lois simples dans la nature qui produisent tout ce qui existe. De même, l’expérience spirituelle de toute sorte est produite par la cause et effet, pas par hasard et pas simplement par la grâce divine. Même la grâce divine est cause et effet, elle n’est pas aléatoire ou en dehors de la loi. La grâce ou les bénédictions qui viennent d’en haut viennent à cause de la cause et effet, à cause du karma.

«Ne vous y trompez pas, on ne se moque pas de Dieu, car tout ce que l’homme sème, il le moissonnera aussi.» – Galates 6: 7

Quelle que soit la tradition spirituelle à laquelle nous pourrions nous sentir liés, ces lois sont fondamentales dans toutes les traditions, mais elles ont des noms différents. Dans cette série de conférences, nous utilisons des termes Sanskrits et Tibétains pour décrire les mêmes expériences que celles qui existent dans des traditions non Tibétaines ou Sanskrites comme le Christianisme. Comme preuve de cela, j’ai trouvé une belle Écriture écrite par Thomas de Kempis il y a quelques centaines d’années dans un livre intitulé «L’Imitation du Christ». Ce livre est à cent pour cent Gnostique, mais il est aussi cent pour cent Bouddhiste, parce que si vous lisez le livre sans être pris dans la terminologie, vous trouverez une belle expression du Bouddhisme Mahayana, alors je vais vous lire une courte citation qui ouvre la voie au sujet d’aujourd’hui.

«Ah Seigneur Dieu, mon saint amant, quand tu entre dans mon cœur tout ce qui est en moi se réjouit. Tu es ma Gloire et l’Exaltation de mon cœur. Tu es mon Espoir et mon Refuge et le jour de ma Tribulation. Mais parce que mon amour est encore faible, et ma vertu imparfaite, je dois être fortifié et réconforté par toi, rends-moi souvent visite et enseigne-moi ta sainte discipline, libére-moi des passions mauvaises et purifie mon cœur de toute affection désordonnée pour qu’il soit guéri et purifié de l’intérieur, pour que je sois propre à aimer, fort à souffrir et ferme à persévérer. L’amour veille, il ne dort pas, il n’est pas fatigué, il ne se raidit pas, il ne s’alarme pas, il n’est pas confus… Mais comme une flamme vivante, une torche enflammée, il force son chemin vers le haut et passe indemne à travers chaque obstacle.» – Thomas de Kempis, L’Imitation du Christ 42

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Thomas de Kempis

Ce court extrait est pur Tantra, cent pour cent. Il décrit exactement la même chose qui est écrite dans les Yogas de Naropa, les Yogas de Niguma et le Kalachakra Tantra. Tous les Tantras disent exactement ce que ce passage explique, qui est à travers la dévotion, à travers l’amour, le cœur explose et est enflammé de divinité. C’est la clé ultime de l’expérience spirituelle.

Dans les deux premières conférences, nous avons décrit comment exploiter les énergies vitales du corps – non seulement le corps physique, mais nos corps internes. En exploitant cette énergie, nous la fusionnons, nous l’harmonisons avec le divin. C’est ce qui prépare le feu divin appelé Candali ou Kundalini à remplir notre cœur, à remplir notre mental, à nous donner de l’expérience, mais de plus, à nous aider à être un véhicule approprié pour ce feu pour que nous puissions exprimer la lumière de ce feu dans le monde.

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Kundalini dans le Christianisme

Niveaux d’Instruction

Pour préparer l’humanité à cette expérience, toutes les religions ont été organisées en trois groupes, ou en trois étapes d’instruction.

Première Étape: introductif, enseignements extérieurs. Niveau public Symbolisé par les Égyptiens comme «Apprentis». Dans la plupart des religions, ce qui est enseigné au public ou aux laïcs.

Deuxième Étape: niveau Intermédiaire, enseignements intérieurs. Privé. Symbolisé par les Égyptiens comme «Compagnons». Dans la plupart des religions, ce qui est enseigné aux preneurs de vœux, moines, nonnes, renonciateurs.

Troisième Étape: enseignements Secrets. Symbolisé par les Égyptiens comme «Maîtres». Dans la plupart des religions, ce qui est enseigné aux prêtres, aux lamas, aux rabbis, etc.

La première étape est toujours le niveau introductif; dans le Bouddhisme, il s’appelle Sutrayana ou Shravakayana, et c’est le niveau introductif, qui concerne principalement l’éthique. Ce n’est pas seulement l’éthique de faire quelque chose parce que quelqu’un vous dit de le faire, c’est une éthique basée sur une réelle compréhension de la cause et effet. C’est la compréhension que lorsque j’effectue une certaine action, cela cause de la souffrance. Quand vous voyez vraiment cela, vous ne voulez plus effectuer cette action. C’est une véritable éthique. C’est ce que les niveaux introductifs de chaque religion sont supposés accomplir: vous guider vers cette expérience de savoir en vous-même que «quand je fais cela, ça me fait mal, ça fait mal à quelqu’un d’autre, je devrais arrêter». C’est ce que fournit ce qu’est la compréhension de la souffrance, ce qu’est la souffrance. Les gens qui travaillent à ce niveau de la religion se concentrent généralement sur ce qu’est la souffrance, comment je souffre et comment puis-je changer cela. C’est le niveau de Sutryana; c’est généralement un niveau d’instruction publique.

Quand quelqu’un a vraiment saisi cela, ils ont commencé à vraiment comprendre que leur comportement, non seulement physiquement mais aussi psychologiquement, a un impact sur les autres, alors ils veulent changer, ils veulent commencer à se comporter d’une manière qui soit bénéfique à eux-mêmes et bénéfique aux autres. C’est ce qui fait émerger dans le mental de cette personne un nouveau type de psychologie: une sensibilité à la souffrance des autres et un abandon progressif de ses propres besoins.

«Tant que nous continuons à nous embourber dans l’auto-sympathie», tout développement de l’Être devient quelque chose de plus qu’impossible. Nous devons apprendre à voir les points de vue des autres. Il est urgent de savoir se mettre à la place des autres.» – Samaël Aun Weor, Traité de Psychologie Révolutionnaire

Quand quelqu’un commence à réaliser, «Je peux faire la différence non seulement pour moi mais pour les autres», dans le Bouddhisme, ce niveau d’instruction est appelé Mahayana. C’est le niveau supérieur, le deuxième niveau d’instruction. Dans chaque religion, vous avez ce niveau d’enseignement, et il s’agit de l’amour conscient. C’est alors que l’attention de la personne s’éloigne d’elle-même et s’oriente vers les autres. Ce n’est pas quelque chose de théorique, ce n’est pas simplement une aspiration. Nous commençons par une aspiration, nous commençons par une intention, mais quelqu’un qui marche vraiment comme un pratiquant du Mahayana, quelqu’un qui vit le deuxième niveau d’instruction, n’a même pas besoin d’y penser; au lieu de cela, cela se voit dans leurs actions. Cela se voit dans ce qu’ils font, dans la façon dont ils traitent les gens, comment ils marchent dans la vie, comment ils traitent les gens au travail, à l’église, au temple, dans le métro, dans la voiture. Dans chaque action, ils démontrent une attitude et une manière de se comporter différentes. Ce n’est pas pour montrer à leurs amis spirituels à quel point ils sont spirituels, mais parce que même seuls, même invisibles, ils ont cette attitude dans leur mental. L’attitude Mahayana ne peut émerger que si quelqu’un a déjà vécu spontanément et naturellement au premier niveau, l’éthique consciente. Ce niveau basique d’introduction comprend la cause et effet est résumé dans le mot renoncement, de sorte que vous pouvez appeler le premier niveau d’éthique ou de renonciation.

Qu’est-ce que ce renoncement? Nous pensons tous que renoncement signifie enfiler des robes et aller vivre dans la forêt, mais cela ne veut pas dire cela. Le renoncement signifie renoncer à une action nuisible. Que quelqu’un d’autre le sache intellectuellement ou non est hors de propos; ce qui compte c’est comment nous agissons, ce qui se trouve dans notre mental. Quelqu’un qui a un véritable esprit de renoncement ne veut tout simplement pas pour lui-même et ne veut pas faire une action nuisible, même en secret, parce que cette personne sait dans son expérience que cette action produira du mal. Vu ou invisible, il en résultera des souffrances. C’est le renoncement réel.

Lorsque cet esprit de renoncement fondé sur cette compréhension de la souffrance s’est étendu au-delà de l’auto-préoccupation et qu’il est vraiment soucieux du bien-être des autres êtres humains, c’est la naissance ou l’émergence de l’amour conscient; c’est quand cette personne a emménagé dans un courant mental du niveau de Mahayana. C’est pourquoi le Maître Samaël Aun Weor a déclaré:

«Ce qui compte vraiment dans ces études, c’est la manière dont les êtres humains se comportent intérieurement et invisiblement les uns avec les autres.» – Samaël Aun Weor, Traité de Psychologie Révolutionnaire

Dans nos mentals. Parce que, physiquement, lorsque nous allons au travail ou lorsque nous allons à l’école, et que nous traitons avec des gens, nous pouvons être très gentils et polis, amicaux, souriants, mais dans notre mental, nous nous entretuons. Vous pouvez avoir quelqu’un au travail avec qui vous êtes en conflit et vous êtes très gentil face à face, mais dans votre mental, vous les battez, vous les punissez, vous les humiliez, vous les traitez mal. C’est mauvais. Ce qui se fait dans votre mental n’est pas différent de ce qui est fait dans votre corps; ils sont tous deux gouvernés par cause et effet.

Jésus a expliqué ce principe de cette manière:

«Vous avez entendu qu’il a été dit par ceux d’autrefois, vous ne commettrez pas d’adultère: Mais je vous dis, que quiconque regarde une femme [la force sexuelle de Malkuth, corps physique, homme ou femme] pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur, et si ton œil droit te fait du mal, arrache-le et jette-le loin de toi, car il est avantageux pour toi qu’un de tes membres périsse, et non que ton corps tout entier devrait être jeté en enfer.» – Matthieu 5: 27 29

Une pensée crée des conséquences de la même manière que l’action physique.

Une fois que quelqu’un a démontré et prouvé qu’il a ce type de mental spontané qui est très préoccupé par le bien-être des autres, il peut être amené à un autre niveau de formation. Nous entendons habituellement ce type de formation appelé Tantra. Dans le Bouddhisme, le troisième niveau d’enseignement s’appelle Tantrayana, Mantrayana, Vajrayana, etc; il a beaucoup de noms. Il est également appelé le niveau ésotérique, ou le niveau secret, où vous avez besoin d’initiations pour recevoir ces enseignements. Il y a une raison pour ça.

Ces types d’enseignements sont gardés secrets précisément parce que la plupart des gens n’ont pas un mental soucieux du bien-être des autres. Pour profiter de ce niveau d’instruction supérieur, vous avez besoin de ce genre de mental, parce que ce niveau d’instruction est conçu pour accélérer la croissance de ce genre de mental, le mental qui est concerné par les autres, pas par soi-même. C’est tout le but du Tantra.

De nos jours, les gens pensent que le Tantra est le sexe, mais ce n’est pas le cas. Le mot Sanskrit Tantra signifie continuum, courant ou flux. Dans ce cours, nous parlons de Prana et de la façon dont le Prana bouge; c’est de l’énergie. Ce courant ou mouvement d’énergie est exploité à travers le Tantra. Plus spécifiquement, à travers le Tantra, nous apprenons à purifier notre Conscience (la nature du Bouddha) afin que nous ne soyons plus en désaccord avec la réalité.

Notre propre courant d’énergie doit être harmonisé avec l’énergie divine, qui est l’amour des autres, l’amour conscient, pas l’égoïsme, ni la luxure, ni l’orgueil, ni l’envie, ni la gourmandise, ni l’avidité, ni la peur. Si nous avons un mental qui est encore gouverné par ces caractéristiques et que nous entrons dans l’étude du Tantra, nous jouons littéralement avec le feu. Les plus hauts niveaux d’instruction spirituelle sont une grande responsabilité; les connaissances doivent être utilisées avec prudence.

Malheureusement de nos jours, parce que les portes de ce niveau d’instruction ont été ouvertes à l’humanité, nous pensons tous que nous méritons d’être au troisième niveau, nous pensons que nous sommes le type de personnes qui devraient recevoir les enseignements les plus élevés. En d’autres termes, nous avons beaucoup de fierté, beaucoup d’ambition: l’ambition spirituelle, la fierté spirituelle. Nous pensons donc que nous pouvons nous précipiter sur toutes ces choses ennuyeuses au sujet de l’éthique, et toutes ces choses ennuyeuses au sujet de l’amour mutuel et de la compassion. Les gens pensent: «Ouais, ouais, nous comprenons, nous savons que nous sommes supposés nous aimer mais donne-moi les bonnes choses. Je veux les enseignements secrets, je veux la connaissance supérieure, je veux être pris dans le temple, je veux connaître la vraie affaire.» C’est stupide. C’est exactement la même chose qu’un enfant de trois ans qui veut être admis à l’hôpital chirurgical pour utiliser tous les outils chirurgicaux. Ce serait stupide de donner à un enfant de trois ans un scalpel, une anesthésie, des médicaments et tous les autres outils qu’un médecin utiliserait. Ce serait stupide, parce que l’enfant ne va pas savoir ce qu’il fait. Ils vont commencer à jouer à des jeux et se blesser et blesser les autres. Le tantra n’est pas différent. C’est pourquoi depuis des milliers d’années les règles étaient très claires: pour être pris d’un niveau à l’autre par un instructeur, il fallait avoir prouvé dans votre mental que vous aviez la capacité d’exploiter les outils supérieurs avec responsabilité.

Voulez-vous savoir pourquoi les gens tombent du chemin? Pourquoi ils échouent? Pourquoi ils blessent tant de personnes spirituellement? Pourquoi il y a tant de magiciens noirs? Parce qu’ils se sont précipités pour obtenir les enseignements supérieurs et n’avaient pas de fondement dans les deux premiers aspects. Tous les échecs sur le chemin sont dus à cette personne qui manque de compréhension de l’éthique, de renoncement (le premier niveau) et manque d’amour pour les autres (le deuxième niveau).

Les gens se précipitent pour obtenir des pouvoirs, pour s’éveiller, mais sans réelle compréhension du karma, et sans réelle compréhension de l’amour. Ils deviennent ce que nous appelons un Hasnamuss, une personne qui a une double personnalité. Ils ont des pouvoirs qu’ils ont éveillés, mais ils n’ont aucune compréhension du karma, de la cause et effet; ils n’ont pas d’amour. Ils sont un diable mélangé avec un ange. C’est très commun malheureusement, et devient plus commun. Cela est causé par l’orgueil, par l’ambition, par un manque de formation.

Synthétisons les objectifs de ces niveaux:

Premier niveau: Comprendre et éliminer les causes de la souffrance, qui sont l’orgueil, la luxure, la colère, l’envie, etc.

Deuxième niveau: Former la psyché libérée à l’amour des autres et à la compréhension de l’absolu

Troisième niveau: Synthétiser et accélérer les deux premiers niveaux

Il est très important que nous comprenions bien les fondements de notre religion. Ce fondement est principalement la connaissance de la souffrance des autres et comment nos propres actions les affectent.

La raison pour laquelle c’est si important c’est parce que pour entrer dans le Tantra, pour entrer dans le niveau supérieur de l’enseignement, pour recevoir cette habilitation du divin, vous avez besoin d’un courant mental qui est préparé pour cela. Et cette préparation est dans l’amour conscient. Pour résumer les cours que j’ai donné jusqu’ici sur ce sujet, j’ai trouvé une citation de Milarepa que certains disent être le plus grand yogi Tibétain, et il a dit ceci:

«La félicité surgit quand le feu intérieur [tummo, Chaleur Vitale] flamboie dans tout le corps,
Il y a félicité quand les vents de Roma et Kyangma [les deux canaux à côté de la colonne vertébrale] entrent dans le canal central [dans la colonne vertébrale],
Il y a félicité quand la Bodhichitta [énergie sexuelle pure] descend d’en haut… et le tigle [énergie sexuelle] translucide imprègne d’en bas.
Quand le blanc et le rouge [essences masculine et féminine] s’unissent au milieu [au cœur],
Et la joie d’un corps sans fuite rassasie,
Tout le corps est imprégné d’un ravissement non dégarni.
Six fois est la félicité des yogas secrets.» – Le Chant des Neiges

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Si vous avez fait attention dans les deux classes précédentes, vous comprendrez facilement cela, car nous avons déjà expliqué tout ce qui est décrit dans cette citation. Pour synthétiser, les six expériences heureuses du Yoga sont des expériences spirituelles. C’est d’avoir une Conscience éveillée. Renforcée et énergisée. Capable de voir, non seulement avec le physique mais au-delà du physique. Cette expérience est due à des conditions qu’il explique très clairement dans cette citation.

«La félicité surgit quand la chaleur vitale est attisée.» Qu’est-ce que la chaleur vitale? Nous avons expliqué que le tummo, qui est un mot Tibétain signifiant «femme féroce». Tummo Yoga est la pratique d’introduction pour exploiter les forces vitales du corps vital, qui sont, dans leur synthèse ultime, l’énergie sexuelle. Cette énergie est l’énergie de la Mère Divine. C’est sa capacité à créer à travers nous, en nous, physiquement ou spirituellement. Quand cette chaleur vitale est attisée, quand l’air souffle, quel est l’air? C’est le souffle, c’est le Prana, c’est lung, le vent vital. Cette ventilation n’est pas seulement en faisant un pranayama. Cette ventilation consiste à être conscient, attentif et conscient d’instant en instant. C’est ainsi que le Prana, le vent vital ou le lung ventile notre énergie vitale chaque fois que nous respirons. D’instant en instant, notre respiration, consciente, ventile cette chaleur vitale.

«Quand l’air venant des nadis flue dans le canal central.» Nous avons expliqué les deux nadis sur les côtés du canal central, un rouge, un blanc, solaire et lunaire, le canal du soleil et le canal de la lune, Rasana et Lalana. À travers le Pranayama et d’autres exercices, les énergies des canaux latéraux se rencontrent pour étinceler le canal central.

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Claudio de Dominico Celentano di Valle Nove, Livre des Formules Alchimiques

«Quand la Bodhichitta vient d’en haut, quand elle est purifiée en-bas.» C’est la chose principale, la Bodhichitta, c’est la chose principale, alors expliquons ce que signifie Bodhichitta.

Qu’est-ce que la Bodhichitta?

Bodhichitta est un mot Sanskrit et il a deux composants principaux.

Le premier mot Bodhi signifie sagesse. En Hébreu, le même mot est Chokmah. Bodhi ou sagesse est le Christ, c’est Prajna, c’est l’intelligence du Bouddha, c’est l’intelligence du Christ, c’est l’entité brute, l’intelligence, la sagesse, la compassion de tous les Dieux. Ce n’est pas une personne. Si vous pouvez imaginer dans votre mental pour un moment tous les Bouddhas et les anges qui existent, tous, et tous leurs mentals ne font qu’un. C’est Bodhi. Pouvez-vous imaginer dans votre mental un affichage splendide, comme les étoiles dans les cieux, et chaque étoile est un Bouddha, et dans chaque Bouddha se trouve un mental, et tous ces mentals sont un seul mental? C’est Bodhi. C’est Chokmah, parce que dans le Christ il n’y en a qu’un, il n’y a pas d’individualité, Christ est un.

La deuxième partie est Chitta, qui en Sanskrit est très difficile à traduire directement en Français. Habituellement, il est traduit par «mental», mais dans toutes les philosophies et religions Asiatiques, mental et cœur ne sont pas séparés, mental-cœur est une chose. Nous, en Occident, avons tendance à considérer ces choses comme distinctes, et il y a une raison à cela. Mais en tant que psyché, en tant que personne, en tant qu’âme, ils sont vraiment un. Chitta est notre mental-coeur. Ce mot Chitta vient de Chitt, qui signifie Conscience, ou être conscient, ou venant de la Conscience.

Donc, si vous mettez tout cela ensemble, Bodhichitta signifie «mental cœur sagesse», ou «mental cœur conscient».

Dit simplement, la Bodhichitta est une force psychologique qui a des qualités très spécifiques. Principalement, c’est une manifestation de l’amour divin.

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La Vierge Mère et le Christ Démontrent la Nature de la Bodhichitta: le Feu de l’Amour comme Sacrifice

La Bodhichitta n’est pas dans toutes les choses. La Bodhichitta doit être créé. C’est une substance très précieuse qui n’apparaît qu’une fois créée par une science exacte.

Cette science a des niveaux qui correspondent aux trois niveaux d’instruction spirituelle.

Sutrayana Bodhichitta

Si vous avez étudié n’importe quel Bouddhisme, vous avez entendu parler de la Bodhichitta, que l’on décrit habituellement aux débutants comme le désir de servir les autres, l’aspiration à servir, mais spécifiquement, de conduire tous les êtres à l’illumination. C’est ainsi que la Bodhichitta est définie au niveau public. Si vous allez à un enseignement par n’importe quel lama, ou n’importe quel moine ou leader du Bouddhisme Mahayana que ce soit en Chine ou dans d’autres pays, ils parleront de la Bodhichitta comme une intention altruiste de sauver tout le monde de la souffrance. C’est beau, mais c’est seulement le niveau débutant, c’est juste une intention, ce n’est pas encore une action. Transformer cette intention en une action nécessite quelque chose de très spécifique, quelque chose qui n’est pas révélé dans les enseignements de base du Bouddhisme. Vous voyez, ce mot Bodhichitta a plusieurs niveaux de signification. Nous avons tous entendu la signification au niveau public, mais ce n’est pas la seule signification, il y a des niveaux.

Mahayana Bodhichitta

Nous savons que le commencement est d’atteindre l’illumination, de conduire les autres à l’illumination, mais quand vous allez un peu plus loin et que vous allez plus profondément au niveau du Mahayana, vous découvrez que la Bodhichitta est en fait une forme de perception. Cela a du sens lorsque vous vous souvenez que Bodhichitta signifie «mental cœur conscient, mental cœur éveillé». Que signifie être conscient ou éveillé? Cela signifie voir, percevoir. Pas imaginer, pas pensée une fantaisie, mais réellement voir quelque chose.

La Bodhichitta est une capacité à percevoir, c’est un type de Conscience qui est différent des autres types de Conscience. De plus, elle est lié au Paramita le plus élevé, appelé Prajna. Les Paramitas, ou attitudes conscientes, ou perfections, sont des vertus ou des qualités de la Conscience, et Prajna est la plus haute perfection ou vertu dans un Bouddha. Prajna signifie sagesse, connaissance intuitive, connaissance objective. C’est un type de perception qui dépasse de loin la perception physique. Prajna se rapporte spécifiquement au triangle supérieur de l’Arbre de Vie, à Binah et à Chokmah. C’est un type d’intelligence et de sagesse qui perçoit à partir de ce niveau d’existence.

Bodhichitta dans le niveau d’instruction Mahayana signifie avoir la capacité de voir comme Prajna. Mais cela signifie précisément ceci: premièrement, le courant mental de la personne voit toutes choses avec un amour conscient et démontre l’intention altruiste de sauver les autres de la souffrance.

Pour passer au niveau suivant, il faut comprendre la nature de l’Absolu, la vacuité. Prajna est la perception de l’Absolu, du vide, de la vacuite. Philosophiquement, cela peut être difficile à comprendre pour vous. Prajna perçoit à la fois la réalité conventionnelle qui est ce que nous voyons tous, et la réalité ultime (l’Absolu) en même temps. Aucun de nous n’a cela, mais quand elle est développée la Bodhichitta a cela.

Mais ce n’est encore que le niveau moyen de signification de la Bodhichitta, parce qu’il y a un niveau de signification secret. Dans l’enseignement traditionnel, à l’époque précédente, la signification ultime de la Bodhichitta n’était révélée que lorsque quelqu’un l’avait mérité en démontrant des preuves de l’accomplissement des premiers niveaux. De nos jours, nous devons parler de ce niveau publiquement.

Tantrayana Bodhichitta

Dans Tantrayana, le mot Bodhichitta signifie énergie sexuelle. En fait, ཆུབ་ ཀྱི་ སེམས་, byang chub kyi sems, le mot Tibétain pour Bodhichitta, peut être traduit par «mental cœur conscient» ou «sperme». C’est le même mot. Ce n’est pas un accident. Ils sont en fait la même substance. Qu’est-ce que cela signifie? Cela signifie que pour développer la Bodhichitta, la vraie capacité à amener les autres à l’illumination, vous avez besoin d’énergie. Vous avez besoin d’un moyen pour que cette intention travaille, et c’est à travers l’énergie sexuelle.

C’est pourquoi dans le Lukhang nous voyons une peinture comme celle-ci. Le Lukhang est le temple secret des Dalaï Lamas, où les enseignements secrets du Tantra ont été conservés pendant un certain temps. Ils ont été peints sur les murs là comme un rappel pour les Dalaï Lamas pendant qu’ils faisaient leurs pratiques afin de garder les enseignements frais et vibrants.

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Cette peinture est d’un Lu (aussi appelé Naga). Un Lu est un esprit élémental, un Dieu ou une Déesse élémentale. C’est un type d’intelligence qui est dans la nature. Chaque élément a Lu, mais surtout des plans d’eau. Ce temple secret, qui se trouve derrière le Palais Potala, s’appelle Lu-khang, qui est «le temple de Lu», et il est dit que des dieux ou des déesse élémentaux qui enseigne à ceux qui méritent d’apprendre habitent ce lac. Ceux qui méritent d’apprendre sont ceux qui ont développé un mental capable de servir les autres.

Cette photo montre une Lu ou Naga s’élevant dans les eaux, et dans sa main elle a un bijou. Ce n’est pas n’importe quel bijou, c’est du cintamani. En Tibétain, il s’appelle norbu. Ce bijou est le «joyau satisfaisant le souhait». C’est un bijou qui peut satisfaire n’importe quel souhait, n’importe quel désir, n’importe quel aspiration. Mais elle le protège. Elle le tient là, sortant des eaux exactement de la même manière que la dame du lac qui a Excalibur pour le Roi Arthur. C’est exactement le même symbole. Excalibur représente l’épée de la sagesse discernante que maintient Manjushri qui peut couper à travers les apparences pour mieux servir les autres. Le Norbu représente la même chose, mais vous remarquerez quelque chose de spécifique au sujet de ce bijou: il est enflammé. Ce feu est Candali, Kundalini. C’est le feu qui est extrait de l’eau. Ce feu est l’énergie même de la Mère Divine. C’est sa capacité à créer, qui se manifeste à travers cette pierre sacrée.

Cette tradition du joyau qui exauce le souhait s’est répandue en Occident au cours de nombreux siècles. Les Occidentaux l’appellent «la Pierre Philosophale». Ce mythe vient du cintamani, il n’a pas été inventé en Occident. La Pierre Philosophale peut transformer le plomb en or. Le plomb est notre mental, l’or est Christique, il appartient au Christ, Chenresig. C’est l’or des joyaux et des pierres précieuses que porte le Lu. C’est l’or des Bouddhas. C’est l’or d’un Maître. C’est l’or qui brille à partir d’un Maître Christifié. C’est pourquoi dans l’art dévotionnel traditionnel, l’or est l’élément principal. Si vous regardez les thangkas et les icônes religieuses, la feuille d’or est très commune. Dans tout artefact ou élément religieux, l’or est utilisé parce que le métal se rapporte au Soleil. C’est l’or du Christ, et cela représente une qualité très spécifique.

Cette image représente la même chose que l’image de la déesse tenant le joyau. Cette image montre la représentation Chrétienne du même enseignement. Ici nous voyons la Vierge Marie, et sur la table se trouve une coupe, et de la coupe s’élève le visage du Christ.

Dans les anciennes traditions Occidentales, on considérait toujours que le Saint Graal était fait de pierre. Ils interchangent entre parler du Saint Graal comme une coupe ou une pierre. Il y a beaucoup de confusion à ce sujet. Ce n’est qu’au cours des dernières centaines d’années que les écrivains non initiés, les folkloristes, les mythologues et les fantaisistes ont transformé les symboles mystiques en quelque chose pour les bandes dessinées et les contes pour enfants. Ainsi, nous avons perdu la richesse du mythe réel du saint graal. L’histoire du Roi Arthur est l’histoire d’un Bodhisattva, quelqu’un qui a incarné la Bodhichitta.

Cette coupe a plusieurs significations symboliques importantes. Alors que la coupe est toujours féminine, elle peut représenter notre corps, ou notre sexe, ou le mental. Vous ne pouvez pas les séparer des autres. Vous avez un corps à cause du sexe, vous avez un mental à cause du sexe. Votre mental influence le sexe, le sexe influence votre mental. Le corps est au milieu de tout cela. La coupe représente tout cela.

La coupe est notre vie. La coupe que nous avons est sale. C’est pourquoi Jésus dans les Évangiles dit:

«Malheur à vous, scribes et Pharisiens, hypocrites! car vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, mais au dedans ils sont pleins d’extorsion et d’excès.» – Matthieu 23:25

C’est ainsi que la coupe représente notre mental. Nos mentals sont dégoûtants; soyons honnêtes. Nos mentals sont pleins d’avidité, de luxure, d’orgueil, d’envie, de gourmandise et de paresse. Nos mentals ne sont pas saints; nos mentals sont animaux. Nous devons nettoyer la coupe, le mental. Nous devons nettoyer la coupe, le sexe. Nous devons nettoyer la coupe, le corps. Et à travers cette purification, progressivement, le mental Christ peut émerger en polissant la coupe.

C’est ce que Thomas de Kempis et Milarepa expliquaient dans les citations que je vous ai lu. Thomas de Kempis a écrit: «Mon amour est imparfait, j’ai besoin de l’aide divine pour me purifier, pour purifier mon mental, pour purifier mon amour». Milarepa a dit la même chose, «Quand Bodhichitta est purifiée en-bas.» Il parle du mental qui doit être nettoyé. Nous avons besoin de ça. Nous pouvons le faire, mais pas par nous-mêmes. Nous ne pouvons pas le faire nous-mêmes.

Nous avons besoin de beaucoup d’aide. Premièrement, nous avons besoin de l’aide des enseignements. Si l’un d’entre nous était si intelligent que nous pourrions parvenir à l’illumination par nous-mêmes, nous l’aurions déjà fait. Nous ne sommes pas si intelligents ou éduqués. Tout ce que nous faisons, c’est produire plus de souffrance chaque jour. Nous avons besoin d’un changement radical aujourd’hui. Pas seulement l’intention de changer, mais le changement réel, le changement renforcé. Cela vient d’abord en étudiant les enseignements, en apprenant la doctrine. Pas seulement en lisant des livres et en pensant: «Ouais, c’est une bonne idée, j’aime ça». Cela signifie pratiquer, en le mettant en pratique tous les jours. Changer d’avis, changer de comportement. Pour vraiment devenir une meilleure personne, pas seulement pour y penser, pas seulement pour bien dire, mais pour le faire aujourd’hui. Parce que vous voyez, tout ce qui est dans votre vie maintenant est à cause de ce que vous avez fait auparavant. Pas à cause de ce que vous avez pensé ou souhaité ou espéré, mais à cause de ce que vous avez réellement fait. Donc, si vous voulez quelque chose de différent, quelque chose de mieux, même si ce n’est que pour vous-même, vous devez commencer à agir d’une manière différente, d’une manière qui produira les effets que vous voulez. De plus, si vous voulez aider les autres, vous devez en faire encore plus. Nous ne pouvons pas le faire seuls, nous avons besoin d’aide.

Les enseignements nous aident, mais cela ne suffit pas, la preuve de cela est évidente: l’humanité a eu des enseignements spirituels pendant des milliers d’années et regardez la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui. L’humanité a eu des millions de personnes qui croyaient dévotement dans leurs religions, mais notre situation ne s’est pas améliorée. Nous pouvons faire des offrandes, faire des dons, aller à l’église ou au temple tous les jours, mais cela ne va pas changer les choses. Ce qui va changer les choses est la qualité de notre mental. Le changement doit être à l’intérieur, à l’intérieur de nous.

Ainsi, l’apprentissage des enseignements est la première partie: apprendre à changer, et pourquoi. C’est le niveau de départ. Le deuxième niveau commence quand nous commençons à nous rendre compte que la façon dont nous nous comportons blessent d’autres personnes, donc nous devons changer afin d’arrêter de blesser les autres. C’est quand nous commençons à développer ce genre différent de mental, un mental d’inspiration Mahayana qui veut aider les autres, cesser de blesser les autres. Voici où l’aide réelle viendra.

Qui avez-vous connu qui a cette qualité? Qui est plus préoccupé par vous que eux-mêmes? Certains d’entre nous pensent, «bien ça alors, je ne connais personne, je pense que je suis le seul qui pense à moi.» C’est peut-être vrai pour certains d’entre vous, mais je pense que pour la plupart d’entre vous, il y a une personne, probablement plus d’une, mais au moins une: votre mère. Vous vous souvenez d’elle? Sans aucun doute, le plus grand enseignant que j’ai eu dans ma vie est ma mère. Personne ne m’a appris plus sur l’amour: la capacité de donner, donner et donner, à tout prix, pour le bien de l’enfant. C’est une attitude Mahayana, qui est Bodhichitta sous forme de graines, le début de celle-ci. Selon votre expérience, c’est peut-être votre père ou un autre membre de la famille qui vous a montré cela, qui a donné et a donné et a donné pour vous, et rien demandé en retour. Ce genre d’amour est semblable à la Bodhichitta. Il est désintéressé, amour conscient. C’est un amour qui sait qu’il doit donner et il le fait parce qu’il doit. C’est l’amour. C’est vrai amour.

Entrée dans les Enseignements Supérieurs

Si vous voulez entrer dans les véritables enseignements de Tantra, vous avez besoin de ce genre d’amour pour les autres. Ce n’est pas l’amour pour soi-même, c’est l’amour pour l’humanité, c’est l’amour pour les autres, peu importe de quel groupe ils viennent, peu importe de quel pays ils viennent, peu importe la couleur de peau qu’ils ont. C’est un amour qui veut donner et donner et donner.

La première qui peut vous apprendre cela est votre mère. Votre mère physique peut ne pas avoir pu, quelle qu’en soit la cause. Cependant, la vraie mère qui nous l’enseigne – de plusieurs manières – est notre Mère Divine. Si vous voulez apprendre la Bodhichitta, si vous voulez entrer dans l’enseignement supérieur, vous devez lui demander. Elle vous enseignera, elle l’unique, elle vous a aimé pour toujours. Malgré votre mécontentement et l’ingratitude, malgré vos erreurs, elle vous aime. Elle l’a toujours été et le sera toujours. De plus, elle n’est pas séparée de vous. Les gens entendent parler de la Mère Divine et ils pensent qu’elle est ailleurs. Elle n’est pas ailleurs. Son temple le plus sacré dans l’univers est dans votre cœur. Qu’est-ce que vous avez dans votre cœur pour décorer ce temple? La cupidité, la gourmandise, la luxure, l’orgueil, la vanité, la colère, le ressentiment, la peur? Nous devons nettoyer notre temple rapidement. Néanmoins, elle sait que nous sommes imparfaits, et nous aidera toujours.

Dans toutes les religions, la Mère Divine est représentée de différentes manières, parce qu’elle a en fait aucune forme. Votre Mère Divine n’a pas de forme. Elle n’est pas occidentale ou Asiatique. Elle est sans forme. Elle est l’intelligence. Elle est l’intelligence qui peut créer des systèmes mondiaux. Elle est une intelligence que votre mental ne peut pas comprendre. Et elle est un type d’amour qui vous submerge quand vous l’expérimentez. Cela vous changera radicalement lorsque vous l’expérimentez.

Dans les traditions Asiatiques, elle est représentée sous plusieurs formes. Cette image est de Tara Verte. Il est indiqué dans une tradition que lorsque le Christ – Prajna, ce mental de sagesse de tous les Bouddhas que je vous ai expliqué – quand ce mental de tous les Bouddhas regarda l’humanité souffrante, et senta naturellement la compassion, de l’œil de ce mental coula une larme. Cette larme est la Mère Divine. Cette larme de compassion du Christ est la mère qui se précipite pour aider ses enfants quand ils sont dans le besoin. Vous pouvez l’appeler Marie, Maria, Ramio, Coatlique, Tara, Athéna, Héra, Fricka. Ce sont tous des noms de la Mère divine, mais elle est sans forme.

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Tara Verte

Cette image particulière de Tara Verte représente un aspect divin, courroucé ou un aspect de protection. C’est la mère qui participe activement à la protection de son enfant. Imaginez la maman ours protéger l’ourson. Cette maman ours est féroce, et c’est pourquoi dans cette tradition, elle est appelée Tummo, un mot Tibétain qui signifie «femme féroce.» Elle est féroce précisément parce que notre mental coeur, la Bouddhata, ou Tathagatagarbha que nous avons, l’essence de l’âme, est menacée. Elle est prise au piège par l’orgueil, la luxure, l’envie, la gourmandise, la cupidité, à cause de nos propres actions. Nous avons encapsulé notre âme dans un nœud comprimé très serré des causes karmiques et conditions. Nous souffrons et faisons souffrir les autres, et notre mère n’est pas heureuse. Alors, elle est féroce et essaie de libérer son enfant, qui est vous. Vous ne croiriez pas ce qu’elle traverse, la souffrance de notre Mère Divine. Toute personne qui est un parent et a vu leur enfant souffrir connaît la douleur de cela. Mais imaginez que vous regardez votre enfant souffrir vie après vie après vie après vie après vie… Pouvez-vous imaginer la douleur? C’est la douleur qu’elle ressent pour vous.

Dans le livre, «La Magie des Runes», Samaël Aun Weor a écrit quelque chose de très pénétrant. Il a dit:

«Oh ignorants mortels, combien de fois votre Mère Divine vous a visité mais vous ne l’avez pas reconnu?»

C’est vrai. Elle ne nous quitte jamais. Elle peut même se manifester dans d’autres dimensions pour nous rendre visite dans les rêves. Elle peut aussi venir physiquement pour nous rendre visite, mais nous ne nous souvenons pas, nous ne la reconnaissons pas. Vous pourriez penser que cela semble fou, mais cela arrive; elle est la mère de l’univers après tout.

Donc, sur cet aspect de la Mère Divine vous voyez un chapelet de têtes autour de son cou. Ces têtes sont nos egos qu’elle attend de consommer, de détruire, d’éliminer. Elle ne peut le faire tant que cette partie de nous est coincée à l’intérieur de celui-ci, parce qu’elle ne fera pas mal à son enfant.

La science du Tummo Yoga est la science d’exploiter son potentiel de créativité. Comment la mère crée? À travers son utérus. À travers son utérus, elle crée et forme l’enfant. À travers ses seins, elle nourrit son enfant. L’enfant de notre âme est formée dans l’utérus de notre Mère Divine. Cet utérus est sexuel. Cet utérus est la Kundalini. C’est le feu, mais c’est son feu, son intelligence. Voyez ce feu autour d’elle? C’est son feu.

Personne ne peut éveiller la Kundalini en trompant la Mère Divine. Vous ne pouvez pas tromper la mère de l’univers. Elle ne se soucie pas de combien d’argent vous avez, elle ne se soucie pas à quelle école vous appartenez, elle ne se soucie pas quel est votre nom ou si vous portez une robe ou non. Ce qu’elle se soucie est la sainteté, la pureté, la Chasteté, et surtout, la charité. Trois facteurs: la naissance, la mort et le sacrifice. C’est ce qu’elle se soucie. Si nous suivons ses conseils et vivons par ses règles, ce feu de son feu peut naître en nous. C’est ce que cette citation de Milarépa explique: comment le feu émerge en nous pour créer l’âme.

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Tara Blanche

Ceci est un autre aspect de la Mère Divine, qui est aussi Tara, mais blanche. Ce sont deux faces de la même déesse. Cet aspect montre Tara protectrice et sauveuse, et autour d’elle se trouvent huit formes de souffrance. Celles-ci se rapportent aux sept défauts primaires, et l’ignorance. La cupidité, la gourmandise, la jalousie, la colère, la luxure. Elle nous défend d’elles. Elle nous aidera à les comprendre si nous la laissons. Si nous continuons à nous livrer à la luxure et l’orgueil et la colère et l’envie et la gourmandise et la cupidité, elle ne peut rien faire, parce que nous le voulons. Mais si nous essayons de nous séparer de ces éléments, et nous purifier de ces éléments, elle peut nous aider beaucoup. Elle, après tout, a toutes la connaissance et toute la sagesse de l’existence.

Ce qu’elle fait dans le processus d’éveil de son feu à l’intérieur de nous est de préparer notre âme. Elle crée ce qu’on appelle, dans certaines traditions «le vêtement de noce.» Ce qui dans la Kabbale est appelé Mercabah, le char d’Ezéchiel. Dans l’Hindouisme, il est représenté par le char que Krishna conduit. Krishna représente le Christ. Le char est notre âme. Apollon conduit son char à travers le ciel, ce char est l’âme. Krishna conduit le char avec Arjuna, avec les chevaux qui le tirent. Ces chevaux peuvent représenter les sens, mais ils peuvent aussi représenter les corps de l’âme. Dans la mythologie Égyptienne, on l’appelle Sahu, ce sont les corps de l’Être: Corps Astral, Corps Mental et le Corps Causal. La Mère Divine prend ses forces et énergies et les élève en nous afin de créer cette âme, ce véhicule, de sorte que, finalement, nous sommes mis dans une position où elle peut alors donner naissance à son fils. Ce fils est le Christ, le sauveur.

Cela semble étrange, n’est-ce pas? Si vous pensez à ce que je viens d’expliquer; le Christ donne naissance à la Mère Divine qui donne naissance au Christ. Vrai? C’est ce que j’ai dit. Vous comprenez maintenant pourquoi Dante, dans la Divine Comédie, à la fin a dit: «Oh Mère Divine, fille de ton fils.» Maintenant, vous pouvez le comprendre. Dante était un autre Gnostique. La Divine Comédie est pure écriture.

Christ, Chenresig, Osiris, Avalokiteshvara, Apollon, Jupiter, Héraclès, Krishna, tous représentent une incarnation du Christ. Ce sont notre Christ, né dans l’âme.

Analysons maintenant cela pour un moment. Rappellez-vous J’ai expliqué que le Christ est Prajna, le mental sagesse primordiale de tous les Bouddhas, dont la principale caractéristique est l’amour conscient de tout ce qui existe. Comment cela va naître dans votre cœur si votre cœur est comme il est maintenant? Votre cœur doit être préparé. Pouvez-vous prendre le mental de sagesse de tous les mentals de Bouddha dans l’univers et faire que la lumière brille à travers votre cœur comme il est maintenant? Cela vous détruirait; cela vous oblitéra complètement. C’est une énergie d’une telle tension que vous ne seriez pas capable de le soutenir. Voilà pourquoi nous avons des niveaux du chemin. Voilà pourquoi vous ne pouvez pas vous précipiter à la fin du chemin. Vous devez commencer où vous êtes, et être bien préparé. Vous avez besoin d’un véhicule capable de transformer et de diriger cette énergie, et ce véhicule est l’âme. Nous ne l’avons pas encore.

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Arbre Refuge

Jésus a dit,

« Avec de la patience vous posséderez vos âmes.» – Luc 21:19

Nous devons faire l’âme, et celui qui le fait est notre Mère Divine et notre Intime.

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Chenresig (Christ) tenant le Mani à son cœur

Cette image est de Chenresig qui est le nom Tibétain pour Christ. Voyez-vous les mains jointes devant la poitrine? Tel est le Mani, le Norbu, le cintamani. Vous souvenez-vous de la pierre, le joyau des vœux que le Lu sortait de l’eau? C’est ce qu’il a dans ses mains. Ce joyau qui exausse les vœux, le joyau qui peut répondre à tous les souhaits et désirs est considéré comme sacré entre les mains du Christ à son cœur. Ce n’est pas un accident. Et cela parce que ce joyau qui exausse les vœux n’est pas ce que nous pensons qu’il est. Nous entendons parler du génie qui sort de la bouteille qui peut exausser des souhaits et nous pensons toujours, «Oh, je voudrais avoir tout l’argent dans le monde.» Ou nous voulons une pile de tartes au chocolat. Qu’importe ce que nous voulons, ce n’est pas le type de souhait que ce joyau satisfait. Ce que ce joyau remplit sont les aspirations les plus profondes de votre cœur. Je sais que vous pensez que c’est le chocolat, mais cela ne l’est pas. C’est d’être libre de la souffrance; c’est d’être heureux. C’est vraiment ce que nous voulons tous: être heureux, être en paix.

Mais laissez-moi vous dire quelque chose: il est impossible de trouver le bonheur et la paix tant que notre mental-cœur reste dans l’état où il est maintenant. Vous ne pouvez pas avoir la paix si vous avez la colère. Vous ne pouvez pas avoir le bonheur si vous avez l’orgueil. Vous ne pouvez jamais avoir la satisfaction si vous avez la luxure. Ces désirs, ces egos, ne peuvent jamais être satisfait.

«Le désir ne repose jamais par la jouissance des luxures, comme le feu augmente sûrement plus le beurre lui est offert.» – Lois de Manu 2,94

Le désir ne peut pas apporter la paix. La poursuite du plaisir ne peut pas apporter le contentement. Et un mental rempli de désirs ne peut pas refléter le Christ. La vraie paix, l’amour véritable, le contentement réel vient quand le cœur est propre, quand le cœur est tranquille, quand le cœur est simple.

Voilà pourquoi cette pierre est tenue précieuse par Cheresig. Si vous pensez à ce sujet pendant un moment, le Christ est le fondement même d’où émerge l’existence. Le Christ est le feu de tous les êtres vivants. Il est l’essence de la vie. Christ est Prana. Et pour cette intelligence, l’intelligence qui a créé tout, la chose la plus précieuse est cette pierre: मणि Mani.

En Sanskrit, ce mot मणि Mani se traduit habituellement par «joyau» ou «gemme». Il est écrit avec deux lettres. La première lettre म est un carré, qui est exactement le même que le מ Mem Hébreu. Cette lettre Hébraïque מ Mem est aussi le nombre quarante. Eh bien, cette lettre Sanskrit म m est la quarantième lettre Sanskrit. Ce n’est pas une coïncidence. Jésus était dans le désert quarante jours. Les inondations pleuvaient quarante jours et quarante nuits. Les Israélites étaient dans le désert pendant quarante ans. Quarante. Mem. Eau. Mem se rapporte à l’eau en Hébreu.

La deuxième lettre de mani est un N, comme le Nun Hébreu. Ce qui est intéressant est que ce mot Mani est le cœur même du mantra le plus précieux dans le Bouddhisme Tibétain: Om Mani Padme Hum. Tout le monde a entendu cela. Même les gens qui ne connaissent pas le Bouddhisme, ils ont entendu ce mantra. Om Mani Padme Hum. La plupart des gens le traduit en Français comme «le joyau dans le lotus.» Mani est ce joyau. Mais écoutez, le mot Mani a plus de significations que juste joyau. Cela signifie aussi quelque chose d’arrondie. Cela signifie un magnet, un aimant. En Tantra, cela signifie pénis ou clitoris. Regardez cela dans le dictionnaire:

मानी mani: pierre précieuse, perle, mesure, aimant, bijou, globule, bosse d’un chameau, cristal, joyau, gland du clitoris, perle, grand pot d’eau, gland, ornement, poignet, cloche, magnétite, amulette

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«Donc ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici, je mets en Sion une fondation d’une pierre, une pierre éprouvée, une pierre angulaire précieuse, solidement posée…» – Isaïe 28:16

Vous voyez comment le Christ tient ce joyau dans ses mains? Comment le Christ crée? À travers le sexe, et à travers le cœur. Non à travers la luxure. Voilà pourquoi le plus haut niveau d’instruction est sexuel. Voilà pourquoi les étudiants qui marchent tous les yanas inférieurs, pour atteindre ce plus haut Tantra Yoga doivent être préparés, avoir un cœur de Bodhichitta, concerné plus pour le bien-être des autres qu’eux-mêmes, afin qu’ils puissent apprendre à utiliser leur propre mani, leur propre joyau, leur propre gemme, leur propre élément précieux. La partie la plus sacrée de l’organisme humain: le sexe. C’est le plus puissant, c’est le plus sacré, et c’est celui que nous faisons le plus sale. C’est celui que nous utilisons comme un jouet, pour faire du mal à nous et aux autres, simplement à cause du plaisir. À cause de l’ignorance.

«Jésus leur dit: N’avez-vous jamais lu dans les Écritures, La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs, la même est devenue la tête du coin: c’est l’œuvre du Seigneur, et il est merveilleux à nos yeux?

«Donc Je vous dis: Le royaume de Dieu sera enlevée de vous, et donné à une nation qui en apportera les fruits.

«Et quiconque tombera sur cette pierre s’y brisera, mais sur qui elle tombera, elle l’écrasera en poussière.» – Matthieu 21

M et N se prononce en Sanskrit Mani. M et N en Hébreux se pronoce Mana. Tout le monde a entendu parler du mana dans le désert. Ce mot mana ne signifie pas pain. (Je sais qu’à l’école du Dimanche nous avons tous appris que Dieu jetait du pain à partir des nuages. Non, c’est l’école du Dimanche, la folie de bande dessinée). Le mot mana signifie littéralement «bénédictions d’en haut.» N’est-ce pas la même chose que la gemme que le Christ détient?

De plus, si vous regardez Om Mani Padme Hum, et vous écoutez juste la première partie de ce mantra, qu’est-ce que vous entendez? O Mani. O men. Amen. Les Tibétains ont dit «Amen» depuis longtemps. Que signifie Amen? Foi. Si vous prenez ce M et N et mettez un Aleph devant lui, il se prononce amen. Qu’est-ce que ça veut dire? Dans le Tantra, c’est très important, parce que le Aleph est lié à l’air, au poumon. Prana. En d’autres termes, lorsque vous prenez le Prana avec votre souffle, vous vivez. Prana est la source de vie. Donc, si vous prenez Prana avec votre Mani, vous prenez la vie, vous absorbez la vie, vous utilisez la vie, c’est ce que nous faisons tous. La vie est donnée et prise à travers le sexe. Cela dépend de la façon dont nous l’utilisons. Si nous abusons du sexe, nous prenons la vie, nous tuons. Voilà pourquoi dans le Zohar, il dit très explicitement que quiconque expulse leur énergie sexuelle à cause du désir est équivalent à un meurtrier, parce qu’ils tuent la capacité de Dieu à créer. Depuis des milliers d’années, les gens se sont moqués de ce passage parce qu’ils ne comprennent pas.

Le pouvoir de Dieu, de la Mère Divine pour créer l’âme est dans l’énergie sexuelle. Donc, quand ce Aleph, cet air est pris et contrôlé et utilisé, il crée la vie. La façon dont nous vivons est en utilisant de l’énergie. Tout ce que nous sommes est énergie. Le corps, le mental, sont énergie. Mais l’énergie et la matière sont indissociables, elles sont les mêmes, mais modifiées. Tout ce que vous êtes est la matière et l’énergie qui échangent entre elles. Ce que nous sommes maintenant est la condensation en matière de l’énergie que nous avons mis en mouvement dans le passé, et tout ce que nous faisons aujourd’hui c’est mettre en mouvement l’énergie qui se cristallisera demain, et le lendemain, et le lendemain. Cela seul devrait vraiment nous donner matière à réfléchir vraiment sur ce que nous faisons avec notre temps et notre énergie. Pour vraiment se rendre compte que ce que nous faisons est ce que nous devenons, ce que nous pensons est ce que nous devenons. Voilà pourquoi le Dhammapada, le premier enseignement que le Bouddha a donné, l’écriture la plus importante dans le niveau Sutryana déclare:

«Nous devenons ce que nous pensons.» – Dhammapada

C’est le passage du premier livre le plus lu du Bouddhisme. Nous devenons ce que le mental projette. Cela ne signifie pas que si vous imaginez que vous êtes le Président, que vous deviendrez alors le président. Cela ne signifie pas cela. Cela signifie que si vous allez en permanence à chaque instant avec ce flux mental qui pense toujours à moi et moi et moi, et moi encore, vous devenez cela: égoïste. Souffrant. Ignorant. Cela signifie cela. La douleur et la souffrance que vous avez maintenant sont à cause de la façon dont vous pensez. Le type de flux mental que vous avez. Changez votre souffrance en changeant votre mental. Pas en disant: «Je vais changer mon mental aujourd’hui, je ne vais plus être Chrétien je vais être Bouddhiste.» Ce n’est pas le genre de changement de mental que nous parlons. Nous parlons de changer la façon de penser, la façon dont vous dirigez la pensée, la façon dont vous dirigez l’émotion. C’est une connaissance de soi-même à chaque instant, non seulement pour un court instant chaque fois un certain temps, mais constante. Vigilance.

Ceci est la base pour la formation en Tantra. Les deux premiers niveaux de tout enseignement sont pour vous former pour être conscient de vos actions. Pas seulement physiquement, mais psychologiquement. Grâce à cette connaissance, vous dirigez l’énergie. Contemplez cela très profondément: à chaque instant vous dirigez l’énergie. Lorsque vous prenez et ajoutez les outils de Tantra, vous dirigez encore plus d’énergie, alors assurez-vous que vous savez ce que vous faites avec votre énergie. Si vous prenez les outils de Tantra et continuez à utiliser votre énergie d’une manière égoïste, vous deviendrez, à cent pour cent sans aucun doute, un démon, ce qu’on appelle un Asura. Sans aucun doute. C’est ce qui se passe partout dans le monde. Les gens pensent qu’ils sont intelligents et ingénieux, et pensent qu’ils méritent ce genre d’enseignements, et ils se précipitent en eux et font un gâchis. Voilà pourquoi il y a tant de groupes spirituels et des gens qui causent tant de douleur. Soyez très clair sur la façon dont vous utilisez l’énergie et la façon dont vous utilisez votre mental. Nous avons besoin de ces outils, mais nous devons les utiliser à bon escient.

Le Cheval de Vent

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Lung ta : Cheval de vent

Cette image est appelée Lungta. C’est un cheval, et sur son dos se trouve le Mani, le Norbu, le joyau de l’accomplissement de souhait. Ce symbole est assez vieux; il provient de différentes traditions chamaniques, en particulier la tradition Bon de la Mongolie et du Tibet. Il a été adopté dans le Bouddhisme Tibétain, peu à peu. Si vous avez déjà vu un drapeau de prière, ceci est sur lui. Lungta signifie «cheval de vent», cela signifie aussi «cheval de rivière».

Maintenant que nous avons parlé de Prana, à propos de l’air et de l’eau, vous savez ce que cela signifie. Ce cheval de vent est vous, votre corps vital, votre énergie en mouvement. Cette image représente ce que nous devrions être: un navire, un véhicule, pour le Christ. Un navire ou un véhicule qui porte ce joyau exauçant les souhaits de Cheresig. En d’autres termes, nous devrions être un Bodhisattva, quelqu’un qui prend ce joyau exauçant les vœux , et l’affiche et l’utilise pour le bénéfice des autres. C’est ce qu’un drapeau de prière est censé représenter: les vents prennent les prières au profit de tous les Êtres.

Il y a un profond sens ésotérique caché dans ces images. Ce qui est caché là, c’est ce qui est caché au sujet de la Bodhichitta en général. Il est très beau d’avoir l’aspiration à développer Bodhichitta. C’est très beau d’avoir l’intention de devenir un Bouddha, un ange, ou maître pour aider d’autres Êtres. Nous encourageons fortement cela. En fait, l’écriture la plus importante dans le Bouddhisme Mahayana est un livre sur la Bodhichitta, qui souligne à plusieurs reprises cette importance. Si vous voulez connaître le Bouddhisme, vous devez connaître ce livre. En Sanskrit il est appelé Bodhicharyavatara, par Shantideva. C’est le seul livre le plus important sur le Bouddhisme. Si vous voulez savoir ce que je suis en train d’enseigner, vous avez besoin de ce livre. Mais ce qui n’est pas enseigné explicitement dans l’Écriture écrite est ce que je suis en train de vous expliquer dans ces conférences, et ce que le maître Samael a enseigné dans tous ses livres. L’aspiration de la Bodhichitta est belle, mais la simple intention ne suffit pas. Pour qu’une énergie soit renforcée et travaille, elle a besoin d’une méthode, un moyen de s’exprimer. L’énergie a besoin d’un canal. L’énergie a besoin d’un conduit. Quel est ce conduit pour la Bodhichitta?

Il y a des millions de personnes dans le monde qui suivent le Bouddhisme Mahayana qui sont très dévouées, et cela est très beau. Et ceux qui sont très sérieux, et ceux qui s’y consacre vraiment, et sont dédiés au développement de ce type de mental, un jour découvriront la vérité secrète au sujet de la Bodhichitta, que si vous perdez votre Bodhichitta (votre énergie sexuelle) à travers l’orgasme, vous ne pouvez jamais développer la Bodhichitta. Si vous expérimentez l’orgasme, si vous expulssez la force sexuelle, que ce soit physiquement ou mentalement, vous ne pouvez jamais développer la Bodhichitta. C’est impossible, parce que la force sexuelle est la Bodhichitta. Vous ne pouvez pas la développer si vous l’expulsez. Vous ne pouvez pas en même temps la dépenser et la préserver.

«Avec la fierté du titulaire de Vajra, le Vajra de lotus entre dans le lotus.
Avec le lingam placé dans le bhaga, le yogi effectue hum phat; la Bodhichitta [énergie sexuelle] n’est pas émise.

Son propre secret-zone vajra à cinq pointes [organe sexuel masculin] marqué par un lotus entre le lotus du consort [organe sexuel féminin]. Au sein de cet état, le yogi détient la fierté d’être la divinité principale Vajra-porteur Kakalchakra, il fait entendre les syllabes hum phat, et demeure au sein de l’activité de l’union découlant de la mise du lingam du père dans la bhaga de la mère. Cela porte la Bodhichitta [énergie sexuelle] élémentale jusqu’à la pointe du joyau, où elle ne doit pas être émise.» – Cité de l’Ornement de Lumière Inoxydable, une exposition de Kalachakra Tantra, par Khedrug Norsang Gyatso (15ème siècle AD).

«Méditez sur le [bonheur] suprême et immuable.

Avec Vajra [organe sexuel masculin] placé à l’intérieur du lotus [organe sexuel féminin], amène les vents [forces vitales] dans les gouttes [Bodhichitta], les gouttes dans les chakras; le mouvement des gouttes arrêté au Vajra [organe sexuel masculin], toujours rigide, le yogi élève continuellement le fluide [sans jamais le relâcher].

Avec le yoga de mahamudra [grand sceau], la descente vers le Vajra, et par sa bénédiction, les instances du [bonheur] suprême immuable, complété à 21600, apporteront la grande illumination, la réalisation de Vajrasattva [de l’âme diamant].» – Tiré de l’Ornement de Lumière Inoxydable, une exposition de Kalachakra Tantra, par Khedrug Norsang Gyatso (15ème siècle AD).

«Lorsque la fusion des substances bodhimind [énergie sexuelle] est accomplie sur la base d’avoir dissous les énergies dans le canal central [de la colonne vertébrale], alors les gouttes [d’énergie] peuvent être conservées à la pointe du joyau [organe sexuel] jusqu’à ce que la béatitude innée est éveillée.

Les gouttes ne devraient pas être permis à être éjaculé. Cette rétention ne sera possible que si l’énergie qui provoque l’éjaculation a été absorbée [dans le canal central].

Au début de la pratique, afin de retenir les gouttes dans le chakra du joyau et éveiller la béatitude innée, il est utile de visualiser que les gouttes sont dirigées dans le canal central. S’engager dans les pratiques d’énergie jusqu’à ce que cette capacité soit atteinte. N’exercez pas trop la force.» – Tiré du Manuel Pratique sur les Six Yogas de Naropa: Prendre la Pratique dans la main par Jey Lama Tsongkhapa (1357-1419), Traduit par Glenn H. Mullin et publié dans La Pratique des Six Yogas de Naropa (1997) Snow Lion.

«Ceux dont le fluide blanc tombe au cours de leur compagnonnage avec la sagesse [Prajna: consort ou femmes], par quelle volonté augmentera leur bonheur? [La base de la félicité suprême est la conservation et la transmutation de l’énergie sexuelle].

Occasionnellement, au moment opportun de l’année, le lion mangeur de cerf cherche le bonheur de l’accouplement, tandis que le pigeon mangeur de gravier le fait constamment.

Parce que leur liquide tombe une ou plusieurs fois, ni ne trouve le bonheur suprême.

De même, les ascètes et les luxurieux perdent leur fluide pendant qu’ils sont dans les rêves et en état de veille.

Mordu par un serpent pendant le sommeil, on ne vivra pas; De même, l’ascète affaibli par le fait de ne pas garder son fluide est ruiné par l’utérus d’une femme.» – Cité d’une écriture du Tengyur (Traités Canoniques): Grand Commentaire / Lumière Inoxydable (Vimalaprabha) par Kalki Pundarika (176-76 BC)

Il y a des millions de personnes qui étudient le Bouddhisme qui continuent à forniquer parce qu’ils ne sont pas formés à ce sujet. Ils ont besoin d’apprendre, ils doivent être enseignés, ils doivent être préparés. Dans le cas contraire, leurs efforts spirituels a très peu de résultat.

Donc, pour vous qui savez maintenant, vous avez maintenant un Norbu, un joyau exauçant des souhaits. Si votre souhait est de recevoir l’illumination, vous pouvez le faire. Appliquez ces trois facteurs: Chasteté, charité et sainteté. Chasteté c’est de maintenir cette essence vitale et de la transformer. La façon dont il est enseigné dans les Yogas de Naropa et Nigouma, la façon dont il est enseigné dans Kalachakra, la façon dont il est enseigné dans la Kabbale, la façon dont il est enseigné dans le Christianisme, et toutes les traditions ésotériques: gardez cette énergie et apprenez à la transformer. C’est difficile au début, mais peu à peu, le corps apprend. Voilà pourquoi dans le Kalachakra Tantra il est dit;

«Peu à peu le corps abandonne l’habitude d’émission et adopte l’habitude de non-émission.»

Ceci est dans le Kalachakra. Toute personne qui est un étudiant de Kalachakra a besoin de savoir cela. Nous devons développer l’habitude de non-émission dans le corps, de tenir l’énergie et la transformer.

La matière sexuelle dans le corps est le véhicule de l’énergie dans le corps vital. C’est Prana, qui est le poumon. Quand nous faisons nos pratiques – méditation, pranayama, mantras, pratiques runiques, pratiques Yantrique – nous prenons ces énergies et de les dirigeons. Mais d’abord, nous avons besoin de préserver les énergies à l’intérieur de nous!

Lorsque nous faisons quoi que ce soit dans la vie, nous devons être conscients, parce que tout ce que nous faisons c’est de diriger ces énergies. Certains étudiants se plaignent, «J’ai entendu cet enseignement et je vois qu’il est logique, et j’épargne mon énergie, mais je n’ai pas d’expérience.» Conserver l’énergie est le début, mais pour alimenter les expériences, vous devez être éveillé, conscient, conscient de vous-même, tout le temps, à chaque instant. Soyez conscient. La vérité est, les étudiants n’ont pas d’expérience parce qu’ils sont distraits tout le temps. Lorsque vous rentrez chez vous de votre classe spirituelle, vous aller seulement dormir; vous arrêtez d’être conscient. Il faut un effort continu, surtout au début, il faut beaucoup d’efforts avant de commencer à apprendre, et cela commence à devenir naturel, et vous restaurez la manière de vie naturelle et intuitive. Et alors cela devient normal, cela ne demande pas d’effort, et votre effort est sur d’autres choses. Le début est le plus dur, le corps se bat parce qu’il a une longue habitude de gaspillage d’énergie. Mais le fait est, pour que vous puissiez développer la Bodhichitta, avoir ce type de mental, vous avez besoin d’énergie, vous avez besoin de la matière, vous avez besoin du véhicule, le véhicule qui peut la transmettre. Vous devez épargner cette énergie et travailler avec cette énergie de manière intelligente.

C’est ce que décrit Milarepa. Cette énergie dans votre corps est la chaleur vitale. Épargner l’énergie sexuelle est seulement une partie de ce casse-tête, c’est le commencement critique, mais en réalité, vous devez commencer à épargner l’énergie partout: l’énergie de la pensée, l’énergie de l’émotion. Tout cela va à travers votre énergie d’attention, comment vous faites attention, et à quoi vous faites attention. Épargner votre énergie signifie simplement que vous essayez d’accumuler ces forces, mais si vous les perdez toute la journée avec les mauvais comportements, vous devez changer. Une fois que vous commencez à changer les mauvais comportements, alors l’énergie peut s’accumuler, et vous pouvez commencer à l’utiliser, puis les expériences viennent naturellement.

Au milieu de cette citation de Milarepa, il dit, « quand la Bodhichitta flue d’en haut, quand elle est purifiée en-bas.» Ceci est une déclaration très ésotérique qui a des niveaux de signification. Cela s’applique aux nadis dans tous nos corps internes et le corps physique. Cela s’applique à la façon dont un certain type de flux d’énergie en-haut et doit être purifié en-bas. Mais l’aspect important ici est d’ordre psychologique.

Il y a de l’énergie qui vient en nous constamment «d’en haut», énergie qui nous maintient en vie. Nous prenons l’énergie à travers le souffle, la nourriture, l’eau, mais aussi à travers ce que nous voyons, entendons. Les impressions sont une sorte de nourriture. Si nous alimentons notre mental de déchets à travers la télévision, la musique, les amis, en allant à des endroits que vous ne devriez pas aller, en regardant les choses que vous ne devriez pas regarder, vous rendez votre temple cœur impure, et vous corrompez les énergies qui viennent en elle venant d’en haut. Il doit y avoir une discipline rigoureuse et un changement de nos comportements.

C’est ce que l’on entend dans le passage suivant quand il dit: «Et la joie d’un corps sans-fuite nous rassasie.» Qu’est-ce qu’un corps sans-fuite? Tout d’abord, c’est un corps qui ne fuit pas l’énergie sexuelle, seulement sur le plan physique. Pour ne pas expulser l’énergie sexuelle, point, jamais. C’est un corps physiquement sans-fuite. Mais Milarepa était bien plus qu’un littéraliste. Lorsque vous étudiez ce qu’il a enseigné, il y a une immense signification dans ses enseignements.

Le corps sans-fuite signifie aussi le corps du mental. Est-ce que notre corps du mental fuit? Cela doit cesser. Si nous voulons vraiment l’expérience spirituelle, arrêter la fuite du corps physique est important et difficile au début, mais plus important et plus difficile c’est d’arrêter cette fuite dans le mental, arrêter la fantaisie sexuelle, arrêter de fantasmer sur notre colère, l’orgueil, gloutonnerie, peurs, soucis, en projetant toutes sortes de choses sur nous-mêmes et d’autres dans notre mental, qui est un très énorme gaspillage d’énergie.

La notion d’être présent même et ne pas penser terrifie l’ego. Et c’est pourquoi, lorsque la plupart d’entre nous entendons à ce sujet, nous disons,; «Je ne peux pas le faire, c’est impossible.» Vous pouvez et quand vous le faites, vous allez commencer à goûter ce qu’est le vrai bonheur. Voilà pourquoi on appelle cela l’un des six expériences heureuses. Lorsque vous pouvez être pleinement présent, non seulement physiquement, mais psychologiquement, émotionnellement et mentalement, et dans votre volonté, pleinement présent, et ne pensez pas, il y a une sorte de bonheur dans cela. Ce bonheur n’est pas artificiel, il n’est pas imposé à vous par quelque chose à l’extérieur, il n’est pas imposée à vous en faisant l’effort d’être présent. C’est un bonheur ou joie qui éclate spontanément dans votre mental parce que c’est l’état naturel de votre mental.

L’état naturel de la Conscience est un pur bonheur, joie, amour. Si vous ne me croyez pas, regardez un enfant, qui ne se soucie pas, qui ne pense pas, qui joue seulement, et heureux, et à tout moment est prêt à donner, à être altruiste, prêt à donner. Pas ces enfants gâtés que la plupart d’entre nous avons, je veux dire les enfants qui n’ont pas encore été gâtés par notre culture. L’altruisme est naturel et normal chez le très jeune, mais il se couvre et enterré sous l’orgueil et la jalousie au fur et à mesure que l’enfant vieillit, au fur et à mesure que l’ego s’intègre. Mais avant que l’ego s’intègre, nous voyons de belles vertus chez les enfants. Nous avons tous cela, mais nous avons perdu contact avec cela parce que nous aimons trop notre ego.

L’expérience spirituelle commence lorsque nous apprenons à être présent et utilisons à bon escient notre énergie. Nous avons mis tous ces pré-requis sur l’éthique, sur le comportement, sur les économies d’énergie, et tout le reste, mais l’expérience spirituelle que nous avons besoin émerge spontanément et naturellement et facilement quand nous ne pensons pas, quand nous sommes centrés, quand nous avons notre énergie intact, et quand nous prions. Et cette énergie, ce bonheur qui éclate spontanément du cœur est l’amour. C’est ce que les enseignements supérieurs cherchent à exploiter et à développer, car en nous, cet amour est juste un embryon. La plupart d’entre nous avons complètement perdu le contact avec cela, et nous avons à peine ce qu’est l’amour, avons à peine un concept de ce que signifie vraiment l’amour désintéressé. Peut-être que nous ne l’avons jamais connu ou jamais activé dans nos propres comportements. Nous devons le faire.

Si votre cœur est mort et froid, commencez par les étapes que j’ai souligné: commencez par méditer sur vos actions, contemplez vraiment ce que vous faites et pourquoi. Et si cela n’aide pas, commencez à contempler vraiment la souffrance des autres, contemplez sérieusement. Vous pourriez avoir besoin d’un certain type de thérapie intense – Je ne veux pas dire aller chez un thérapeute, je veux dire laissez votre Mère Divine vous enseigner et vous montrer la réalité qui se passe autour de nous tout le temps. Ce monde n’est pas la place rose – tout le monde que nous voyons dans les publicités sourient. Ce n’est pas ainsi. La Souffrance sur cette planète est la pire qu’elle ait jamais été. Je suis désolé si cela est un scoop pour vous, mais c’est un fait. En ce moment la souffrance sur cette planète est la pire qu’elle ait jamais été. Je sais que notre culture moderne aime à penser que tout est de mieux en mieux, mais ce n’est pas vrai. Il n’y a pas de faits pour soutenir ce concept, même si nous avons tous les appareils mobiles et nous pensons que c’est vraiment cool, cela n’a pas éliminé la souffrance. Il y a plus d’esclavage dans le monde qu’il n’y ait jamais été; c’est un fait documenté. Il y a plus d’armes dans le monde qu’il n’y ait jamais été. Nous sommes maintenant sur le point, que, à un instant donné, une seule personne folle peut appuyer sur un seul bouton et mettre fin à toute vie. C’est fou. Mais, en quelque sorte, nous vivons avec cela. Nous sommes dans un état de guerre constant ; en ce moment, il y a des gens qui tuent d’autres personnes à cause des idées, des concepts, des croyances. Nulle part ailleurs sur cette planète vous pouvez trouver de l’eau propre. Nulle part ailleurs sur cette planète nous pouvons trouver de la nourriture pure. Où trouvez-vous le bonheur? Où allez-vous courir? Quel travail, quelle ville peut vous offrir la paix et la solitude et du réconfort et du bonheur? Aucune. Faisons face à la réalité. Ne nous fuyons pas. Avouons-le, et changeons cela.

La réalité est que le bonheur dont nous avons besoin ne peut être trouvée que dans notre cœur, malgré toutes les circonstances en dehors de nous. Ce bonheur émerge et se développe à travers la Bodhichitta. Grâce à l’application de cette science. Si vous êtes une personne très sérieuse – par sérieuse, je ne veux pas dire que vous avez l’air sérieux ou agit de façon sérieuse, je veux dire quelqu’un qui pratique toujours – vous allez vous rendre compte de cela. La Bodhichitta est scientifique, elle n’est pas accidentelle. Elle ne vient pas parce que vous êtes dans un groupe particulier, elle vient à cause du travail.

De plus, nous avons besoin de la Bodhichitta. L’humanité en a besoin. Cette planète en a besoin. Une personne avec Bodhichitta peut changer beaucoup. Je veux dire une vraie Bodhichitta, pas seulement l’aspiration. Nous avons eu des millions de personnes qui aspirent à avoir la Bodhichitta, mais je veux dire la vraie chose.

Maîtres

Et nous allons faire une distinction ici aussi; juste parce que quelqu’un a créé les corps solaires ou devient un Bouddha ne signifie pas qu’ils ont la Bodhichitta. Ceux-ci sont différents. Il y a beaucoup de saints, de nombreux anges qui ont développé de grandes vertus, et sont très belles. En Asie, ils sont appelés Pratyekabouddhas ou Sravakas. Ce sont des êtres très saints, mais ils n’ont pas la Bodhichitta. Nous les appelons marcheurs du chemin en spirale, Nirvanis. Il y a des Bouddhas, et beaucoup d’entre eux ont des âmes humaines et sont sur la planète maintenant qui enseigne la religion, la Gnose, le Bouddhisme, le Taoïsme, et nous les voyons tous et pensons, «wow, ils ont l’air si angélique, ils doivent être un vrai maître, un maître très élevé, ils portent toujours des vêtements blancs.» Ou «ils ont toujours beaucoup d’adeptes donc ils doivent être un très grand maître.» Nous sommes très facilement trompés par les apparences superficielles. Très facilement. Un vrai maître, un grand maître, ne peut pas être reconnu par des preuves physiques. Jamais. En fait, les plus hauts sont totalement anonymes. Et il y en a beaucoup, maintenant sur cette planète, en train de travailler pour aider les gens. (Je ne suis pas l’un d’entre eux). Il y en a beaucoup, en train d’aider l’humanité, et la plupart d’entre eux sont anonymes. Ils ne sont pas douceâtre avec beaucoup de sentimentalisme. Je connais que beaucoup d’entre nous aime cela, mais un vrai maître n’est pas comme ça. Un vrai maître qui a la Bodhichitta est sérieuse, parce que la souffrance est sérieuse, elle n’est pas un jeu. Un tel maître est extrêmement rigoureux, dédié et dévoué. Nous devons imiter cela, nous avons besoin de ces qualités.

Quand vous allez à certains groupes spirituels et tout le monde est très moelleux et léger et souriant et heureux, c’est agréable, c’est bien, il n’y a rien de mal à cela. Mais ne pensez pas que ce soit parce qu’il y a un maître là. Tout cela peut être juste la personnalité; certaines personnes aiment ces qualités parce qu’elles se sentent en sécurité. Cela les fait sentir comme s’ils vont bien, ils peuvent se reposer pendant quelques minutes, et sourit à tout le monde et mange des gâteaux et se sentent comme ils sont spirituels. Cela n’a rien à voir avec la maîtrise. Il y a d’autres personnes qui vont parler partout d’amour et de la générosité et que nous devons nous aimer les uns les autres, c’est bien, nous en avons besoin, mais ce n’est pas la maîtrise. C’est facile de parler d’amour. Le vrai maître est celui qui se sacrifie, qui sert, qui ne demande rien. Nous devons imiter cela.

Un bon exemple de Bodhichitta, d’amour conscient, est Samaël Aun Weor. Samaël Aun Weor a une Bodhichitta terrible, et il est un maître très sévère, très sérieux. Si vous l’avez entendu parler vous savez ce que je veux dire. Sa voix, son message, son enseignement, sont très pénétrants, très sérieux, très dévoué, et amour pur. Samael est l’ange de Mars, qui est la force de l’amour de toute façon, il est l’ange de l’amour. La vertu de Mars est l’amour.

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L’Ardente Bodhichitta de Padmasambhava

Un autre grand exemple de Bodhichitta est Padmasambhava, qui est aussi un maître très sérieux. Certaines des images le montrent souriant, et c’est celui que vous voyez le plus souvent, où il est souriant et il a beaucoup d’anges autour de lui, très beau. Mais quand vous le connaissez, quand vous connaissez son histoire, connaissez son énergie, connaissez son enseignement, vous saurez alors pourquoi certaines personnes en Asie pense qu’il est un démon, à cause de sa férocité. Vraiment, il est terrifiant. Il est féroce à cause de la compassion, par amour. Donc, ne confondons pas la Bodhichitta avec les nuages gonflés roses et les Lolly-pops. Il peut se montrer avec douceur, mais il peut aussi se montrer avec sévérité.

Je vais vous lire une petite citation de ce livre que je recommande; le Bodhicaryavatara, ou «le guide à un chemin de vie d’un Bodhisattva.» Cette petite citation est probablement le passage le plus célèbre du livre. Il est chanté quotidiennement par les Bouddhistes du monde entier et il y a un enseignement ésotérique caché à l’intérieur de celui-ci que je ne vais pas vous révéler, si vous méditez sur cela vous le verrez. Mais je vais vous lire un petit morceau de celui-ci;

«Puisse-je être un protecteur pour ceux sans. Un guide pour tous les voyageurs sur le chemin. Puisse-je être un pont, un bateau et un navire pour tous ceux qui souhaitent traverser l’eau. Puisse-je être une île pour ceux qui cherchent une, et une lampe pour ceux qui désirent la lumière. Puisse-je être un lit pour tous ceux qui souhaitent se reposer. Et un esclave pour tous ceux qui veulent un esclave. Puisse-je être un joyau de vœux, un vase magique, des mantras puissants et un grand remède. Puisse-je devenir un arbre exauçant le souhait, et une vache d’abondance pour le monde. Tout comme l’espace et les grands éléments tels que la terre que je pourrais soutenir toujours la vie de toutes les créatures sans bornes, et jusqu’à ce qu’ils soient loin de la douleur puisse-je aussi être la source de la vie pour tous les domaines des êtres variés qui atteint jusqu’aux extrémités de l’espace. Tout comme les précédents seigneurs de bonheur ont donné naissance à la Bodhichitta, et comme ils ont vécu successivement par les pratiques du Bodhisattva, de même pour le bien de tout ce qui vit que je donne naissance à la Bodhichitta et de même je suivrai successivement aussi les pratiques. Afin d’augmenter encore à partir de maintenant, ceux qui ont le discernement qui ont saisi lucidement la Bodhichitta de cette manière devrait féliciter vivement de la manière suivante: Aujourd’hui, ma vie a porté ses fruits; ayant bien obtenu cette existence humaine, je suis né dans la famille de Bouddha et suis maintenant l’un des enfants de Bouddha. Ainsi, toutes les actions que je fais désormais doit être en accord avec la tradition familiale. Jamais je ne ferai honte ou polluerai cette noble famille irréprochable. Tout comme un homme aveugle découvre un joyau dans un tas d’ordures, de même par une coïncidence la Bodhichitta est née en moi. Elle est l’élixir suprême qui surmonte le seigneur de la mort. Elle est le trésor inépuisable qui élimine toute la pauvreté dans le monde. Elle est le remède suprême qui réprime la maladie des mondes. Elle est l’arbre qui abrite tous les êtres errant et fatigué sur la route du samsara. Elle est le pont universel qui libère les êtres des vies misérables. Elle est la lune qui s’élève du mental qui dissipe le tourment de la dépendance. Elle est le grand soleil qui brûle l’ignorance brumeuse du monde. Elle est le beurre par excellence du barattage du lait de Dharma. Pour tous ces invités qui voyagent sur le chemin de samsara qui souhaitent vivre le vrai bonheur, cet esprit les satisfait avec joie et les éleve dans la plus haute béatitude. Aujourd’hui, en présence de tous les sauveurs, j’invite le monde à être mes invités à une fête de bonheur temporel et ultime. Que les Dieux, Titans, et Tous soient joyeux.»

Questions et Réponses

Question: Pourquoi Maître Samaël Aun Weor enseigne le mantra Om Mani Padme Hum comme Om Masi Padme Hum?

Réponse: Au niveau du public le mantra Om Mani Padme Hum est le mantra de Chenrezig. C’est le mantra du Christ. Et ce mantra a un pouvoir énorme, car dans ses syllabes se trouvent les éléments de la nature, les éléments qui sont à l’intérieur de nous que nous devons transformer. Donc, au niveau public, les gens reçoivent Om Mani Padme Hum et ils pratiquent ce mantra avec une grande dévotion, voire des centaines et des milliers de fois par jour afin d’incarner ou d’exploiter les forces qui sont synthétisés dans ce mantra. Maître Samaël Aun Weor a enseigné ce mantra, mais il a également enseigné l’aspect ésotérique, qui est un aspect qui n’est pas enseigné dans le plan physique par un autre maître, mais dans les mondes internes, il l’est. La différence est une syllabe, qui change de Ni à Si; Om Masi Padme Hum. Et cela change le mantra, parce que son S, le sssssssssss, est le son associé au canal central, c’est le son lié à la Mère Divine. C’est le chuintement des étincelles du canal rouge et blanc qui se rencontrent au milieu, et quand cette étincelle se produit, il fait un son sssssssssssssss. Ce mantra aide, provoque cela, c’est pourquoi il l’a enseigné de cette façon. Mais n’allez pas à un lama Tibétain et lui demander à ce sujet. Il vous donnera une grande conférence sur la raison pour laquelle vous ne devriez pas le prononcer comme ça, parce que dans le monde physique, ils ne l’enseignent pas comme ça. Mais, intérieurement, ils pratiquent cela de cette façon.

Question: Est-ce qu’il a dit aussi que Om Masi Padme Hum est une représentation de la transmutation où Ma Pa est Ida et Pingala et le S de Masi est le canal central?

Réponse: Cela se peut, cela se pourrait, tous les mantras cachent des significations comme ça. Si vous prenez Om Mani Padme Hum ou Om Masi Padme Hum, et que vous l’empilez verticalement, toutes ces syllabes se rapportent aux éléments de la nature; le feu, la terre, l’air, l’eau, l’éther, etc.. Cela ne me surprendrait pas du tout si ce sens était caché là aussi. Cela est vrai aussi dans d’autres mantras comme, dans la conférence précédente, je vous ai parlé Lalana et Rasana, les deux canaux latéraux. Ce sont les noms en Tantra Tibétain pour Ida et Pingala. Et le son du canal central est sssssssssssssss. Eh bien tout le monde dans la tradition de Samaël Aun Weor a fait ce mantra depuis cinquante ans; La Ra Sssss. C’est Lalana, Rasana, Sssss. Et ils ne savaient pas. Maintenant vous savez.

Question: Pouvez-vous donner des détails sur la façon dont le Christ donne naissance à la Mère Divine?

Réponse: Le Christ donne naissance à la Mère Divine dans l’aspect supérieur dans la relation au monde d’Atziluth. Atziluth est le monde des archétypes, et ce monde est la force primordiale ou l’énergie de la lumière claire. À ce niveau, tout est dans la simple potentialité. Pour que la création se produise, il doit y avoir un accouplement. Alors cette première force, le Prana, est appelé Christ, c’est le rayon de lumière qui émerge de l’Absolu. C’est Christique. Mais il n’est pas particularisé. Pour être particularisé il doit naître à travers un accouplement, une union sexuelle, et ceci est le symbole de la Yab-Yum, ou père-mère, ou abba-ima, ou Shiva-Shakti, tous ceux-ci contiennent la même chose. Elohim est cela, El et Eloah. Dieu et Déesse unis. Et dans cette union, Osiris et Isis, ont Horus, qui est le Christ particularisé ou individualisé. Voilà la différence. Donc, ce que vous voyez là ce sont des niveaux de triades et il est difficile de saisir cela jusqu’à ce que vous comprenez les quatre mondes dans la Kabbale, mais une fois que vous comprenez les Quatre Mondes, c’est logique.

Question: Je ne sais pas si cela correspond à ce thème, mais si je peux savoir comment stimuler le cœur, comment stimuler l’émotion ou la compassion du…

Réponse: Oui, cette question est posée beaucoup et je suis vraiment content que vous avez demandé sur la façon de stimuler le cœur, surtout quand vous êtes un type de personne intellectuelle. Vous commencez par analyser votre comportement. Vous ne pouvez pas stimuler votre cœur artificiellement, vous ne pouvez pas le forcer. Le cœur est extrêmement délicat. Maître Samaël nous a dit que le cœur est si sensible qu’il peut sentir et ressentir les mouvements sismiques de l’autre côté de la planète. Mais bien sûr, en nous tous le cœur est si émoussé et engourdi que nous ne pouvons pas sentir. Mais quand nous régénérons notre cœur, quand nous rétablissons à sa fonction normale, il est sensible. Et pour restaurer cela vous ne pouvez pas le faire par la force. Comme les temps modernes que nous voulons prendre une pilule et le fixer. Il n’y a pas la pilule, vous ne pouvez pas aller chez le médecin, vous ne pouvez pas payer quelqu’un mille dollars et obtenir que votre cœur soit amélioré. Il faut du temps, il faut de l’énergie. Ça va être différent pour chaque personne comment ils restaurent les pouvoirs de leur cœur. Nous avons tous notre propre idiosyncrasie et ce pourquoi je souligne; priez votre Mère Divine, appelez à elle, comptez sur elle, suppliez la de vous enseigner. Son temple est votre cœur. C’est son temple, elle a besoin de le restaurer, elle doit le rendre solide parce qu’elle a besoin de l’utiliser. Donc, si votre cœur est mort, faible, vous ne sentez pas les choses, vous ne sentez pas de la compassion, commencez par là.

Une autre étape que vous pouvez prendre, très utile. Il y a deux niveaux à cela; la première est la partie la plus importante, vous devez commencer à méditer sur la souffrance, non seulement y penser. En particulier, les types intellectuels; arrêtez de lire beaucoup, arrêtez de théoriser, arrêtez de penser. Vous devez déplacer votre énergie dans votre cœur, et ce mantra Om Mani Padme Hum ou Om Masi Padme Hum a précisément cette fonction. Il éveille et ouvre votre cœur, afin d’utiliser ce mantra sans cesse tout le temps, Om Masi Padme Hum, chantez le, chantez le, chantez le, et visualisez toutes les énergies que vous respirez et que vous prenez à travers toutes choses avec lesquelles vous alimentez et nourrissez votre cœur. En cela, vous devez contempler la souffrance tout le temps, partout où vous allez, tout ce que vous faites, contemplez la souffrance, regardez la souffrance, regardez les gens, soyez conscient de ce qui se passe autour de vous, regardez comment les gens souffrent. Vous ne voyez pas les gens heureux, vous pourriez voir des gens qui fait semblant d’être dans le bonheur, ou qui ont un bonheur temporaire, mais vous ne voyez pas le vrai bonheur. Vous devez comprendre cela et votre rôle dans cela. Et si cela ne suffit pas, allez voir quelqu’un qui souffre vraiment beaucoup. Visitez un hôpital. Visitez un hospice où quelqu’un est en train de mourir. Visitez un membre de la famille, en particulier l’un de vos propres, qui est seul ou ignoré ou boudé ou la souffrance, leur rendre visite, passer du temps avec eux, donner.Visite d’un hospice où quelqu’un est en train de mourir. Visite d’un membre de la famille, en particulier l’un de votre, qui est seul ou ignoré ou boudé ou souffre, rendez leur visite, passez du temps avec eux, donner.Visite d’un hospice où quelqu’un est en train de mourir. Visite d’un membre de la famille, en particulier l’un de vos propres, qui est seul ou ignoré ou boudé ou la souffrance, leur rendre visite, passer du temps avec eux, donnez.

L’unique meilleure façon pour vous de développer les pouvoirs de votre cœur c’est à travers l’altruisme, à travers la charité. Mais si vous le faites d’une manière forcée comme «Je dois donner parce que mon enseignant l’a dit. Cela fait partie des trois facteurs de la Gnose donc je dois accomplir la charité, donc je dois aller donner, je dois aller le faire maintenant.» Non, non non non, vous n’allez pas obtenir quelque chose de cela, mais le ressentiment, parce que vous ne le faîtes pas volontairement. La meilleure façon de donner est altruistement anonyme, sans que personne ne sache que vous l’avez fait.

J’ai un ami qui était dans l’exacte même situation, très intellectuel, ne pouvait rien ressentir, était tout à fait froid. Donc, ce gars a décidé qu’il allait servir les sans-abri. Il n’a rien dit à personne, il y est juste allé, beaucoup, et a passé beaucoup de temps à traiter avec des gens qui étaient en colère, qui étaient très lascifs, qui étaient très arrogants, qui souffrent toutes sortes de dépendances et de maladies, et ce gars devait les nourrir main à la bouche et prendre soin d’eux. C’est un gars que vous n’imaginerez pas faire cela, il est comme un gars dur, agissant d’une manière macho. Cela l’a transformé, cela l’a adoucit, lui a appris beaucoup. Je ne vous dis pas que vous devriez faire cela, mais vous pouvez imiter cet exemple. À travers vos actions vous pouvez produire un changement. Le point de cela était de les aider, mais c’était aussi de l’aider lui-même.

Ceci est une chose curieuse au sujet des Occidentaux, permettez-moi de le pointer rapidement. Les Occidentaux ont cette chose mentale étrange au sujet de donner et de l’altruisme. Nous sommes très sceptiques – avec une bonne raison. Les Occidentaux ont beaucoup été brûlé par un grand nombre de faux docteurs, de faux enseignements, et la politique, donc nous ne voulons pas donner. Alors, quand nous entendons parler de charité, de dons, de dîme, d’altruisme et aider les autres, nous sommes très sceptiques. Nous avons besoin de changer cela. Nous devons donner. Cela n’a pas à être connu, à être ouvert, cela n’a pas à être beaucoup. Mais nous devons donner à partir de notre cœur. Cela doit être une chose naturelle, une chose spontanée.

C’est drôle que, par exemple, beaucoup d’Occidentaux vont aux temples Tibétains et sont très enthousiasmés par le Bouddhisme Tibétain et il y a beaucoup de centres qui ouvre partout dans le monde. Donc, les gens supposent que ce sont les Américains et les Européens qui soutiennent financièrement la propagation du Bouddhisme Tibétain. Mais ils ne le sont pas. Savez-vous qui soutient financièrement la propagation du Bouddhisme Tibétain? Savez-vous qui fait don de plus d’argent au Dalai Lama et les autres dirigeants du Bouddhisme Tibétain? Les Chinois. Les Chinois sont les principaux donateurs aux temples. Les Chinois sont ceux qui ont envahi le Tibet, alors comment est-ce? Intéressant, n’est-ce pas?

Les Américains et les Européens ne donnent pas. En fait, parmi les différents groupes culturels, ils sont les plus résistants à un don. Ils sont les plus riches, et aussi les plus pingres. C’est étrange. J’ai voyagé dans de nombreux pays, et ai vu de mes propres yeux comment les populations les plus pauvres sont aussi les plus généreux. Les temples et les monastères en Asie reçoivent un soutien financier constant et stable du peuple – en fait, ils n’ont même pas besoin de demander des dons, parce que les gens leur donnent eux-mêmes. Pendant ce temps, en Amérique et en Europe, les temples, les églises et les organismes à but non lucratif font face à une bataille constante pour survivre.

Nous devons analyser cette partie de notre comportement, pourquoi nous sommes si sceptiques à être altruiste et donner. Pourquoi sommes-nous si peureux ou craintif ou brûlé.

Mais revenons au sujet de l’intellect, nous avons besoin d’activer le cœur et cela se fait à travers l’amour, en développant une attitude aimante. Pas sentimentale et pas fausse, mais sincère. Commencer à se traiter les uns les autres d’une manière très sincère de notre cœur. Honnête. Et il y a des mantras que nous pouvons également utiliser, Om Mani Padme Hum en est un. Om Masi Padme Hum. Tout mantra avec Om stimule le chakra du cœur.

Question: Si la Mère Divine vient vous voir dans vos rêves et que vous êtes avec un enfant, et vous donner naissance, est-ce que cela signifie que vous devez créer votre Corps Astral?

Réponse: La Naissance peut être liée à toute nouvelle création. Rêver de donner naissance peut signifier que vous allez créer quelque chose de nouveau. Cela pourrait être spirituel, ou cela pourrait être autre chose. Comparez avec votre vie physique; vous commencez quelque chose de nouveau?

Cela peut représenter un certain type de naissance spirituelle. Cela peut ou non représenter le corps solaire, cela dépend. Il faudrait méditer davantage et analyser cela. La naissance est symbolique, nous avons beaucoup de genres de naissance. Il faudrait analyser davantage.

Question: Dans de nombreuses écritures Jean-Baptiste a toujours été mentionné à la place du Christ. Pourquoi?

Réponse: La mention de Jean-Baptiste dans les écritures est symbolique. Jean-Baptiste représente le Bodhisattva. L’âme humaine qui doit d’abord être mis en place et l’enseignement de la parole et préparer la voie pour le Christ. Ainsi, Jean-Baptiste nous représente. Il représente l’initié qui a créé les corps solaires et est le choix d’entrer dans le chemin direct. Et une fois qu’il fait cela, alors le Christ vient et prend le relais à travers lui. Voilà donc le sens. Il y a tout un cours au sujet du Chemin du Bodhisattva, Jean-Baptiste, le fils de l’homme, le fils de Dieu, et tout cela est expliqué dans le cours Le Chemin du Bodhisattva. Il est assez profond, mais vous pouvez en apprendre davantage à ce sujet là.

 

Vous pouvez retrouver cet article en version anglaise : Bodhichitta

Absorption

Écrit par : Gnostic Instructor   Catégorie : Fuel pour l’Expérience Spirituelle

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«Quand votre corps est posé correctement [asana], et votre mental [Conscience] absorbé profondément dans la Méditation [Dhyana], vous pouvez sentir que la pensée et le mental disparaissent à la fois, mais ce n’est que l’expérience de surface de Dhyana. Par la pratique constante et la pleine Conscience on sent la lucidité rayonnante d’une brillante lampe, elle est pure et brillante comme une fleur, elle ressemble à la sensation de regarder dans le vaste et vide ciel.La Conscience du Vide est limpide et transparente, mais vivante. Cette non-pensée, cette expérience radieuse et transparente, n’est que le sentiment de Dhyana. Avec ce bon fondement, il faut prier encore les trois précieux [Bouddha, Dharma, Sangha] et pénétrer dans la Réalité par la pensée profonde et la contemplation (sur la nature de l’Absolu). Il peut ainsi lier la sagesse sans-ego [prajna] avec la corde de vie bénéfique du profond Dhyana. Avec le pouvoir de la bonté et de la compassion, et avec le vœu altruiste de la bodhi-coeur [Bodhichitta], Il peut voir directement et clairement la vérité du chemin illuminé, dont rien ne peut être vu, mais tout est clairement visionné. Il voit à quel point les peurs et les espérances de son propre mental étaient fausses.» – Milarepa, la Recherche du Shephard pour le Mental

Pour acquérir l’expérience spirituelle, il y a des facteurs spécifiques que nous devons comprendre. L’expérience spirituelle ne vient pas au hasard ou par hasard.

Nous définissons l’expérience spirituelle réelle comme compréhension, assimilation, perspicacité et sagesse. Dans le contexte de la Gnose nous ne définissons pas l’expérience spirituelle comme quelque chose de limité seulement aux contes fantastiques qui sont écrites dans des livres (comme voir des anges, des maîtres, des bouddhas ou des voyages fantastiques à travers d’autres mondes). Nous définissons l’expérience spirituelle comme un aperçu profond de soi-même, un aperçu de la façon dont la nature fonctionne de la manière la plus fondamentale et cachée, et surtout: un aperçu de la nature de la souffrance pour transformer nos vies et éliminer la souffrance pour les autres. C’est la véritable base et le vrai sens et l’importance de l’expérience spirituelle. Après tout, quelle valeur y a-t-il en visitant le ciel si après nous retournons à nos vies et continuons avec les mêmes erreurs et problèmes? Nous devons plutôt chercher à démêler les causes de la souffrance et à les changer. De là, nous vivons naturellement et spontanément dans des niveaux supérieurs de la vie, sans effort, et sans avoir à revenir à la douleur que nous avons subi une fois à l’intérieur.

Comme tel, dans ce cours nous avons donné des principes essentiels qui établissent une fondation à partir de laquelle chacun peut acquérir une véritable expérience spirituelle ou une compréhension de la réalité.

Pour atteindre cet objectif, les principes que nous avons expliqués doivent être actualisés dans nos vies, pas seulement une ou deux fois par semaine, quand nous nous sentons un peu spirituels, mais comme un processus continu de changement. Le changement que nous cherchons n’est pas dans les détails superficiels comme notre garde-robe ou des lieux que nous visitons ou la musique que nous écoutons, mais un changement profond dans la zone la plus fondamentale de notre vie, qui est dans notre Conscience. Voilà ce à quoi nous prêtons attention : l’état de notre Conscience à chaque instant. C’est là que le vrai changement a la possibilité d’être stimulé.

Les changements superficiels comme changer notre garde-robe ou changer nos habitudes terrestres sont très temporelles. Ils vont et viennent. Quiconque a eu un peu d’expérience dans la vie peut regarder en arrière sur leur vie et voir qu’ils ont adopté des habitudes et changé des habitudes encore et encore, mais les problèmes fondamentaux dans nos vies n’ont pas changé. C’est la preuve que le changement réel n’est pas produit par des modifications superficielles de notre mode de vie. Le vrai changement vient de plus profond que cela. C’est précisément dans la Conscience.

Pour produire ce type de changement et par là acquérir une véritable expérience spirituelle, la sagesse, nous avons besoin de connaître l’agent de ce changement. Nous devons travailler avec lui tout le temps. Encore une fois, pas seulement quand nous allons à l’église ou à la classe, mais tout le temps. Constamment, sans arrêt.

L’agent du changement est à l’intérieur de nous. Ce n’est pas à l’extérieur. Ce n’est pas dans un comportement externe que nous affichons et ce n’est pas dans la façon dont nous nous habillons, dans la façon dont nous parlons, c’est dans ce qui produit tout cela. La possibilité de changement commence dans l’étincelle même qui initie l’expérience de toute nature. C’est la Conscience.

Beaucoup de gens pensent que nous devons changer notre façon de penser, ou nous devons changer notre façon d’agir, ou nous devons changer notre façon de parler. Ces changements sont superficiels parce qu’ils sont au niveau le plus élevé ou au niveau le plus visible de nos comportements. Tous ces comportements de la vie – la pensée, le parole, la marche, et les habitudes – sont tous entraînés par quelque chose de plus profond, qui est la Conscience. Le véritable potentiel de changement est en changant la Conscience. Nous devons changer la façon dont elle fonctionne en nous, comment nous l’utilisons. Nous devons savoir ce que c’est et comment cela fonctionne en nous.

Dans ce contexte, nous pouvons alors commencer à comprendre ce qu’est la spiritualité réelle, ce qu’est la religion réelle, ce qu’est le Yoga, ce qu’est le Tantra. Ces sciences ne sont pas des systèmes de croyance ou des théories que nous posons comme une couverture sur notre mode de vie actuel. Ils ne sont pas un vêtement ou une tenue que nous mettons pour avoir l’air spécial. Au lieu de cela, ils sont un moyen de changer la perception.

Ce point ne peut pas être assez souligné. Il y a beaucoup de gens qui prétendent être Gnostiques, Bouddhistes, Tantriques ou Yogis, mais ils portent simplement les théories et les croyances comme une veste. Ils l’ont mis sur leurs habitudes vaines et ils continuent à se comporter de la même manière qu’ils se sont toujours comportée. Ils peuvent parler magnifiquement de leurs croyances bien-aimées, et ils peuvent agir comme des saints, mais à l’intérieur, ils ne sont pas beaux et ils ne sont pas des saints. Ils continuent à se comporter de la façon dont ils ont toujours été, et ils continuent à souffrir. Ne nous laissons pas tomber dans cette erreur. Ne faisons pas de notre spiritualité ou religion un autre type de personnalité, un masque qui cache la réalité à l’intérieur de nous.

Le vrai Tantra, La vraie Gnose, est un changement dans la perception. Cette perception n’est pas de l’extérieur, mais de l’intérieur. Ceci illustre le point précis.

Nous sommes toujours préoccupés par les apparences extérieures, et notre attention est très absorbée par les phénomènes extérieurs. C’est notre problème. Nous avons oublié que les phénomènes extérieurs existent seulement et sont perceptibles à cause des phénomènes intérieurs. Nous l’avons oublié et nous l’oublions sans cesse. Notre attention est complètement absorbée par des événements extérieurs. Notre attention est identifiée aux apparences.

Par extérieur, dans ce contexte, je ne parle pas seulement de la matière physique, je parle de tous les phénomènes extérieurs à l’Être et au Soi réel. Notre attention, notre Conscience est devenue totalement absorbé dans les choses extérieures qui n’ont aucun fondement dans la réalité. C’est ce qui doit changer en nous.

La Conscience est l’élément majeur que nous avons besoin de comprendre afin d’avoir une vie spirituelle. La plupart d’ entre nous peuvent à peine commencer à expliquer ce que ce mot Conscience signifie, même en tant qu’une théorie. Il serait beaucoup plus difficile pour la plupart d’entre nous d’expliquer ce que cela signifie concrètement en tant que ce que nous expérimentons.

La vérité choquante est que la Conscience est la base de la vie. C’est ce qui nous donne la capacité d’être en vie et de percevoir. Telle est la racine du mot Conscience et la perception. La Conscience est la capacité de percevoir, non seulement à travers les cinq sens que nous avons physiquement, mais dans tous les niveaux.

Voilà pourquoi spirituellement, dans le contexte de la religion, nous disons toujours que la Conscience est la lumière, mais pas la lumière physique. C’est la lumière spirituelle. C’est la lumière de l’Ain Soph qui descend et se cristallise en différents niveaux de matière et d’énergie jusqu’à arriver enfin dans ce monde physique rayonnant vers l’extérieur depuis l’intérieur de nous et nous donnant la vie, la capacité de percevoir.

«L’âme de tout être vivant émane d’un atome. Cet atome est l’Ain Soph. Chaque personne a son propre Ain Soph. C’est une étoile qui brille dans l’espace infini au-delà des neuf Cieux. Les âmes doivent retourner à leur étoile, à leur propre Ain Soph. Ce retour vers leur étoile, l’Ain Soph, est un événement divin. Le jour où l’âme est auto-réalisée sera quand il a le luxe de retourner à son étoile.» – Samaël Aun Weor, Tarot et Kabbale

La Conscience en tant qu’une forme de lumière n’est pas une vague, elle n’est pas une particule, elle n’est pas une particule ou une énergie comme toute autre matière ou énergie. Elle est distincte. Elle est différente. Elle a des caractéristiques semblables à d’autres énergies dans la nature. Autrement dit, elle peut se polariser. Elle a une gamme très vaste et même infinie de potentiel. Tout comme la lumière physique a une longueur d’onde, une vibration, une caractéristique en termes de couleur et en termes de son magnétisme, ainsi fait la Conscience qui nous donne l’existence. Elle a la couleur, elle a la vibration, et elle a une longueur d’onde. En d’autres termes, elle vibre selon des lois.

La Conscience est la lumière spirituelle. Dans les hauteurs de l’Ain Soph, l’Absolu, cette lumière est parfaite et pure. Elle n’est modifiée que par une loi quand elle se manifeste. C’est la loi du Christ, la loi ultime. En descendant, elle commence à se modifier et à créer en trois lois, en six lois, en douze lois, en vingt-quatre lois et enfin en quarante-huit. Toutes ces notes de l’octave sont très organisées et circulent selon des modèles très spécifiques dans la nature. Tout cela est mystère pour nous parce que quand cette Conscience, cette lumière, sort enfin par quarante-huit lois, qui se rapportent à la matière physique et le corps physique, cette lumière est devenue très modifiée. Ici et maintenant, nous éxpérimentons la Conscience, mais très modifiée.

tree-cosmos-laws-sun-_fmt1En d’autres termes, imaginez la lumière la plus brillante que vous pouvez imaginer, et mettez quarante-huit filtres devant elle, quarante-huit prismes; c’est ainsi que se modifie cette lumière. Les quarante-huit lois sont liées à la matière physique. En d’autres termes, le monde physique est très dense, donc la lumière de l’Ain Soph est très dispersée et difficile à percevoir ici.

Cette lumière est belle, c’est ce qui a créé le monde physique, c’est ce qui a créé le corps physique, mais elle n’est pas unifiée, à cause de ce que nous avons fait à nous-mêmes psychologiquement. L’autoréalisation est le processus d’unir cette lumière à l’intérieur de nous.

Quand nous regardons dans notre propre mental, nous pouvons voir que la lumière a été modifiée beaucoup plus. Lorsque nous regardons dans notre mental, nous pouvons voir toutes los caractéristiques de notre propre psychologie: l’orgeuil, la colère, la luxure, l’envie, la jalousie, la peur, l’attachement – toutes les caractéristiques psychologiques différentes qui surgissent dans notre flux mental. Chacun d’eux est une cristallisation de cette lumière, et qu’en passant à travers les lois de la nature devient cristallisé à cause de nos erreurs. Au lieu de savoir comment utiliser correctement cette lumière, la Conscience, nous l’avons modifié avec le désir. En tant que telle, cette lumière devient cristallisée, rendue plus dense, piégée dans des lois supplémentaires. Tout cela à cause d’une seule loi: le karma, la loi de cause et d’effet.

De ce contexte, nous pouvons alors imaginer dans notre mental avec notre imagination de nombreux niveaux descendants … au sommet de notre échelle imaginaire, nous voyons la lumière pure de l’Ain Soph, qui est parfaite. Comme cette lumière descend et que le rayon de la création élabore les niveaux supérieurs de notre Être, nous pouvons imaginer notre esprit et notre âme. Lorsque cette lumière descend plus loin dans la matière physique et que nous prenons un corps et que nous commençons à interagir physiquement avec la matière et l’énergie, nous transformons cette lumière selon notre comportement. Quand nous nous comportons avec égoïsme, quand nous nous comportons avec colère, quand nous nous comportons avec luxure, cette lumière qui aurait dû être pure est prise dans le karma de ces comportements, et cette lumière se modifie. Elle se cristallise.

Si vous avez déjà vu un cristal, c’est un minéral. C’est le durcissement ou la cristallisation des éléments minéraux qui forment certaines formes et motifs qui réfractent la lumière. Voilà précisément ce que l’ego fait en nous. Il réfracte la lumière, il plie la lumière. C’est pourquoi, quand nous devenons en colère, nous ne voyons qu’à travers le filtre, la réfraction de cette colère. Tout ce que nous voyons, tout ce que nous entendons, et tout ce que nous pensons est modifié par cette colère. Nous interprétons tout selon la colère, et nous exprimons tout selon la colère.

Réfléchissez à votre propre expérience et regardez cela. Quand nous ressentons une vague de luxure, la même chose se produit. La luxure filtre notre perception. Tout ce que nous voyons, goûtons, sentons, entendons, le resentons et désirons est modifié par cette structure cristalline dans notre mental, parce que ce filtre a modifié cette lumière. Comme tel, nous continuons à approfondir l’erreur, de sorte que l’énergie, la lumière qui coule à travers nous et à travers ce filtre devient encore modifiée.

C’est pourquoi les antiques lois de Manu déclarent:

«Le désir ne se repose jamais par la jouissance des luxures, comme le feu augmente sûrement plus le beurre lui est offert.» – Lois de Manu 2.94

Un désir ne peut croître que s’il est nourri. Plus nous le nourrissons, plus il devient fort.

Cela est vrai avec n’importe quel ego : colère, luxure, orgueil, envie, gourmandise, avarice, paresse, ils sont tous renforcés par nos comportements non seulement physiquement, mais psychologiquement.

Voici le point clé de la compréhension de cette fonction dans la nature. Observez-vous. Remarquez que quand un désir, une peur, une envie, quelque chose que nous voulons ou ne voulons pas est fort en nous, cela attire notre attention. Il retient notre attention et ne nous laissera pas partir. Quand nous devenons très irrités avec quelqu’un, et même si nous ne sommes pas autour d’eux et un événement qui a eu lieu qui nous a mis en colère, nous allons continuellement sentir la colère pendant des jours et parfois pendant des semaines, sentir la colère et la pensée de la colère, se sentant tendu et stressé. Les trois cerveaux sont perturbés. C’est la force des lois qui gèrent la colère. Cette colère, ce cristal piège notre lumière. Plus nous continuons à nous asseoir et à être enveloppés dans cette sensation de colère, plus elle devient forte. Ce qui est pire, c’est qu’il s’agit d’une forme d’identification. Nous utilisons ce mot dans la Gnose, beaucoup dans la Psychologie Gnostique.

Identification

Nous devons comprendre avec précision ce que signifie l’identification. Dans la première partie de ce terme, nous voyons «identité». Alors, la signification devient très évidente. Nous trouvons notre identité dans cette expérience, dans cette émotion, dans cette pensée et dans cette sensation.

Quand nous devenons très en colère, nous sommes identifiés avec notre colère, ce qui signifie que la colère devient notre identité, notre JE. Cette colère est devenue un vampire, une tique, une sangsue qui suce jusqu’à la lumière, la Conscience, cette énergie qui coule à travers nous, et il utilise cette énergie pour se nourrir, pour se faire plus gros, pour se rendre plus puissant. C’est la difficulté: l’identification.

Lorsque nous devenons identifiés, nous abandonnons notre connexion avec Dieu.

L’identification est l’état de sommeil psychologique. C’est un état dans lequel la Conscience est devenue hypnotisé et piégé par un désir.

Dans notre mental, nous avons des millions d’exemples de ces types de désirs. Des millions. Chacun de nous l’a. Chacun de nous a notre propre «pays psychologique», un paysage intérieur qui nous tient fascinés, égarés, identifiés: endormis.

La science de la Gnose, le Yoga, la religion, le Tantra nous enseigne comment changer notre perception afin que nous puissions rompre la chaîne d’identification. La science de la Gnose exige un effort continuel d’instant en instant. Il ne peut pas être réussi si nous ne l’utilisons qu’une fois par semaine, ou pendant une retraite une fois par an. Pour briser l’identification, il faut une énergie incroyable chaque jour, d’un moment à l’autre. C’est pourquoi nous devons économiser de l’énergie. Cela exige une endurance incroyable, de la cohérence, de la discipline et de la volonté. De la concentration. En d’autres termes, nous devons être formés. Ne pensez pas parce que vous avez lu certains livres ou avez été à certaines classes que vous savez tout d’un coup comment le faire. Si l’un d’entre nous savait comment le faire, nous ne souffririons pas. Nous ne serions pas prisonniers de notre karma. Nous serions en train de nous échapper.

Savoir comment le faire n’est pas une question de penser ou de croire, c’est une question de percevoir d’une manière différente, en utilisant la perception d’une manière différente.

«La Méditation Interne est un système scientifique pour recevoir des informations. Lorsque le sage se plonge dans la Méditation, il recherche des informations. La Méditation est le pain quotidien du sage. La Méditation a différentes étapes. Asana (posture du corps), Pratyahara (mental serein), Dharana (concentration interne), Dhyana (Méditation interne), Samadhi (extase). Tout d’ abord, nous devons placer notre corps dans une position très confortable. Nous devons placer notre mental dans la sérénité avant de commencer notre concentration. C’est-à-dire, nous devons éliminer tout type de pensée de notre mental. Après avoir accompli les premières étapes, nous nous élevons ensuite aux étapes de Dharana, Dhyana et Samadhi.» – Samaël Aun Weor, Kundalini Yoga

La Formation

C’est pourquoi nous avons expliqué dans ce cours et à travers tous les livres et les conférences que nous avons donné ce que sont les étapes de la formation. Dans la tradition Hindoue, l’auteur Patanjali a décrit ces étapes selon sa perspective. Son schéma exprime les mêmes principes que vous trouvez dans toute autre formation de ce type – Chinois, Tibétain, ou Aztèque, ils expriment tous les mêmes principes.

1-2: Yama et Niyama

Selon Patanjali, la première étape de cette formation est l’éthique. En Sanskrit, c’est Yama et Niyama. Sans éthique, il ne peut y avoir de progrès spirituel. Ces éthiques ne sont pas des mœurs du monde, elles sont l’éthique de l’esprit. Ils sont faire ce que Dieu veut que nous fassions, ce que notre Bouddha intérieur nous ordonne de faire. Sur la base de cela, nous pouvons alors commencer à pratiquer la Méditation.

3: Asana

Lorsque notre éthique devient forte, alors notre posture devient également forte. Lorsque notre éthique est faible, alors nous ne pouvons pas rester assis. Rompre nos règles éthiques, quand nous commettons des infractions contre notre propre Être, contre notre propre Bouddha met en mouvement des cycles d’énergie, le karma en nous psychologiquement et physiquement, ce qui se traduit par le corps incapable de se détendre. Si nous sommes stressés tout le temps, et incapable de rester assis et de garder une bonne posture, nous devons travailler sur l’éthique. Nous devons travailler à dompter notre mental et nos comportements.

4: Pranayama

Après notre posture ou Asana, nous travaillons avec Pranayama. Comme nous l’avons expliqué dans la troisième conférence de ce cours, pranayama n’est pas seulement un exercice de respiration. Il ne se limite pas à cela. Pranayama signifie «exploiter l’énergie du vent». En Tibétain, il est appelé «lung». Cette énergie nous traverse continuellement et nous l’utilisons selon notre volonté, continuellement. En ce moment, tout le monde ici utilise le prana. La question est de savoir comment l’utilisons-nous? Quand nous utilisons notre prana, notre énergie, d’instant en instant consciemment, c’est le pranayama dans sa synthèse ultime. Nous avons aussi des exercices où nous nous asseyons et nous nous concentrons sur l’exploitation de l’énergie et c’est ce que l’on appelle pranayama. Au plus haut niveau, pranayama est un effort continu.

5: Pratyahara

Ensuite, nous apprenons des pratiques pour étudier le mental, pour étudier la Conscience, pour avoir un mental serein ou Shamata, qui en Tibétain est appelé «shi-ne». Il s’agit d’avoir de l’équanimité, psychologiquement.

Ce type d’équanimité en Sanskrit est appelée Pratyahara, et ne peut pas être eu si nos énergies vitales, émotionnelles et mentales sont déséquilibrées. Si notre mental est en prise avec la luxure, si notre corps est en prise avec le stress, nous ne pouvons pas avoir l’équanimité dans le mental. Le mental sera perturbé.

Pour avoir un mental serein, Pratyahara, nous avons besoin d’exploiter l’énergie et la stabiliser avec le pranayama. Pour avoir cela nous devons avoir une posture forte et un corps détendu. La tension dans le corps empêche le flux d’énergie dans le corps et dans les Nadis. Afin d’avoir cette posture détendue, vous devez avoir l’éthique.

Vous voyez ces étapes, vous ne pouvez sauter aucune. Vous avez besoin de toutes.

6: Dharana

Une fois que le mental atteint la sérénité, nous pouvons commencer à développer et à expérimenter la concentration véritable. La concentration réelle est appelée Dharana en Sanskrit. La concentration réelle n’est pas distraite. C’est la capacité de placer l’attention et non la renonciation à tout. Chacun de nous peut le faire. Nous ne pouvons pas faire cela si pendant le jour nous laissons notre mental être constamment distrait, si notre attention est toujours tiré par ici et par là par les désirs surgissant à l’intérieur de nous et à l’extérieur de nous.

La concentration réelle émerge en nous une fois que ces autres niveaux ont été établis dans nos vies: Pratyahara, Pranayama, Asana, Yama et Niyama – tout cela doit être établi d’abord.

7: Dhyana

Une fois la concentration construite sur ces fondations commence à être notre réalité, nous pouvons passer à l’étape suivante et expérimenter Dhyana. En Sanskrit ce mot Dhyana, signifie strictement traduits «Méditation». Cela ne signifie pas s’assoir et faire OM, ou chantant des mantras. Cela signifie Méditation dans le vrai sens du mot.

En Français, le mot Méditation a été complètement ruiné. Les Françaises n’ont aucune idée de ce que la Méditation signifie réellement. Ils pensent que c’est s’assoir et s’espacer, rêvasser et fantasmer sur les choses ou tout simplement s’assoir avec vos doigts enroulés comme si vous êtes d’Asie. Cela n’est pas la Méditation. Un meilleur mot en Français est «absorption». C’est une meilleure traduction pour Dhyana. C’est ce dont nous allons parler dans la conférence d’aujourd’hui.

«Ainsi, alors que dans l’absorption sublime, je fouillais dans mon propre mental, méditant sur le mystère de la vie et de la mort.» – Samaël Aun Weor, Enseignements Cosmiques d’un Lama

Dhyana, absorption, est un état de concentration qui est souvent appelé «mental uni-pointé.» C’est un état de concentration où la Conscience et la perception sont totalement «absorbées» dans l’observation d’un phénomène.

Du point de vue tantrique, il y a de nombreux dhyanas. Ici, nous venons de décrire la signification basique.

8: Samadhi

Une fois que nous avons établi la possibilité d’avoir une absorption, laquelle est la vraie Méditation, la Méditation réelle, peut alors venir le fruit final, qui est Samadhi. Samadhi est très difficile à traduire en Français. Certaines personnes le traduisent par extase. Malheureusement, en raison de la nature de notre mental, nous entendons ce mot et nous pensons au sexe. Nous pensons, «Samadhi doit être mieux que le sexe. Il doit être une sensation incroyable, un orgasme du corps entier, quelque chose comme ça.» Voilà ce que les gens pensent. Ils ont tort. Ils ont complètement tort, parce qu’ils sont identifiés au désir. Le mental, la Conscience, est devenu tellement modifiée par le désir que l’on voit tout à travers le désir.

Samadhi est l’extase de la Conscience libérée du conditionnement de la psyché. Cela peut durer seulement un moment, mais c’est la joie, l’amour, la liberté, l’extase …

«Pratyahara rend le mental calme. Dharana stabilise le mental. Dhyana fait oublier le corps et le monde. Samadhi apporte d’infini délice, la Connaissance, la Paix et la Libération infinie.» – Swami Sivananda

«Si vous voulez Samadhi, vous devez connaître bien le processus de Dhyana. Si vous voulez Dhyana, vous devez connaître avec précision la méthode de Dharana. Si vous voulez Dharana, vous devez connaître parfaitement la méthode de Pratyahara. Si vous voulez Pratyahara, vous devez connaître Pranayama. Si vous voulez Pranayama, vous devez bien connaître Asana. Avant d’aller à la pratique d’Asana, vous devriez avoir Yama et Niyama. Il est inutile de sauter dans Dhyana sans avoir les diverses pratiques préliminaires.» – Swami Sivananda

Transformation de l’Énergie

Voilà pourquoi nous étudions l’Arbre de Vie. Ce tableau ou graphique ou octave que je vous avais demandé d’imaginé tous les nombreux niveaux de densité et de la matière et de l’énergie sont ici sur l’Arbre de Vie. Dans les hauteurs, nous avons l’Ain Soph, et comme nous nous déplaçons vers le bas suivant le rayon de la création, la matière et l’énergie deviennent plus denses. La dixième sephirah est Malkuth, qui représente le monde physique, le corps physique. C’est le point d’équilibre entre les cieux et les enfers.

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La manière dont l’énergie est modifiée dans Malkuth détermine notre avenir. Cela détermine notre présent et a déterminé notre passé. Lorsque l’énergie se déplace à travers nous, nous avons la vie. Nous sommes tous vivants en train de respirer, de voir, de sentir, d’entendre, parce que nous avons la lumière de la Conscience qui coule à travers nous. Elle est très modifiée, mais elle est là.

Prenez Conscience de vos cinq sens. Combien de fois dans votre vie avez-vous été attentif, conscient de ce que voient vos yeux? Combien de fois dans votre vie avez-vous été conscient de ce qu’entendent vos oreilles? De votre peau qui transmet le toucher, de votre nez qui transmet l’odeur? De votre langue qui transmet le goût? Il est très rare que nous soyons conscients de nos sens, et pourtant nous dépendons d’eux d’instant en instant. La triste vérité est que nous sommes hypnotisés par eux. Complètement identifié aux phénomènes qui vibrent à travers nos sens.

Comprenons quelque chose de très important ici. Imaginez l’intérieur de vous-même, regardez à l’intérieur. Votre corps, votre corps physique: sentez-le. Il a une gamme de fonctions données, une gamme d’action. Nous pouvons l’appeler «un champ». Pas un champ de blé, mais un champ d’énergie ou de matière. Il s’étend sur une certaine distance, et à l’intérieur ce champ, nous avons toutes les différentes sensations que nous vivons actuellement. Comment les vivons-nous? Comment se fait-il? Que se passe-t-il en nous? Pourquoi les expérimentons-nous? Y a-t-il un autre moyen?

Comme vous êtes en train de sentir et ressentir votre corps, prendre Conscience que maintenant vous éprouvez beaucoup de sensations. Le plus évidemment, le son. Vous mettez l’attention dans le sens du son pour écouter l’explication. Cette énergie du son passe le long d’un conduit, d’un circuit qui coule en vous. Tout le monde peut le percevoir, n’est-ce pas? Vous pouvez expérimenter cela. Mais, nous n’en sommes jamais conscients. C’est précisément le début de la souffrance. C’est aussi le début de la liberté de la souffrance.

Chaque forme d’énergie que nous rencontrons est une transformation. L’énergie qui passe en nous à travers le toucher, le goût, l’odorat, l’ouïe et à travers les yeux est l’énergie qui passe le long d’un circuit et est transformée, mais elle est transformée par la façon dont nous la recevons.

Si vous avez étudié ces cours pendant un certain temps, vous savez que la Kabbale vient du mot kabel, qui signifie «recevoir».

Maître Samaël Aun Weor nous a appris qu’il y a deux sortes de gens qui étudient la Kabbale : les magiciens blancs et les magiciens noirs. Les magiciens noirs étudient tout avec l’intellect. Ils mémorisent, ils adaptent beaucoup de théories et de croyances. Ils ne connaissent pas. Ils ne reçoivent pas intuitivement. Les magiciens blancs reçoivent intuitivement, c’est consciemment, à travers la Conscience qu’ils connaissent. Cette Kabbale qu’ils étudient n’est pas un tableau ou un livre ou un diagramme, elle est eux-mêmes. Nous sommes l’Arbre de Vie. Devenir un Magicien blanc, un Kabbaliste intuitif, signifie que l’on observe, constament, cognitivement l’Arbre de Vie. Cet Arbre de Vie est nous-mêmes. Ce n’est pas à l’extérieur. Ce que cela signifie est que chaque énergie qui passe à l’intérieur ou à l’extérieur de Malkuth, notre corps, doit passer à l’intérieur ou à l’extérieur consciemment, pas mécaniquement, mais aucun d’ entre nous ne l’a encore fait. Tout ce qui passe à travers passe par l’identification.

Quand le corps a faim, que se passe-t-il? Nous commençons à ressentir du stress. Du stress subtil peut-être, mais du stress de la faim, l’urgence de manger. Le corps nous dit: nourriture. Que se passe-t-il dans le mental? Nous devenons agités. Nous commençons à imaginer la nourriture. Nous commençons à penser à la nourriture, à trouver un plan pour obtenir de la nourriture. Nous construisons des images dans le mental. Nous construisons un désir dans le cœur. Nous commençons à envier ce que nous voulons. Si nous savons que nous ne pouvons pas obtenir cela ou c’est peu probable, alors nous commençons à ressentir de la douleur. «Je dois manger la nourriture de ma grand-mère à nouveau.» Nous avons donc l’envie, l’aversion. Nous avons tous besoin de manger pour être en vie, mais nous en faisons une religion. Nous en faisons un désir. Une fausse religion. En d’autres termes, au lieu du religare, de l’union avec l’Intime, qui est la vraie religion, nous faisons un religare, une union avec les projections de notre mental, le désir. Cette chose qui est si naturelle dans chaque être vivant, de manger, devient en nous une obsession, une identification. Nous voulons notre nourriture selon notre goût, selon notre horaire. Si nous ne l’obtenons pas, il y a beaucoup de problèmes. Nous devenons grincheux, nous commençons à discuter, à combattre, nous fouettons – toutes sortes de répercussions psychologiques.

Nous sommes tous différents, donc nous nous identifions de différentes manières, mais nous le faisons avec chaque secteur de notre vie. Nous avons besoin de vêtements. Beaucoup de gens font une religion avec des vêtements. Une obsession, une identification. Nous avons besoin d’un abri. Nous avons également besoin d’impressions. Nous avons besoin de prendre de l’information.

Vous voyez, la Conscience qui coule à travers nous ne va pas dans un sens. Ceci est un autre grand malentendu que nous avons. Nous pensons que tout ce qui se passe à l’intérieur de nous est une pièce fermée. Que c’est privé. Ce n’est pas ainsi. Il y a une loi de l’énergie, une loi de la nature qui a différents noms dans différentes traditions, qui, dans sa synthèse explique simplement ceci: Lorsqu’une énergie répond à une autre énergie il y aura toujours un échange de forces. Toujours, inévitable. Il y aura toujours un échange. Ceci est le fondement même de la science médico-légale. Chaque fois que deux personnes se rencontrent, il y a toujours un échange d’énergie, ou de la matière, ou les deux. Ce qui est important pour nous spirituellement: à tout moment notre Malkuth rencontre un phénomène, il y a un échange de forces.

Rappelez-vous un instant, je vous avais demandé de faire attention à l’audience. Saviez- vous que votre audience a été atteint? Vous écoutez, vous avez l’attention vers l’extérieur en essayant de saisir le sens de ce que je suis en train de dire. Réalisez-vous en ce sens que vous êtes en train de tendre la main. L’énergie va de deux manières. Comme vous écoutez, les données circulent dans l’information et l’énergie. Cela se produit avec les cinq sens. Chaque fois que vous touchez quelque chose, chaque fois que vous goûtez quelque chose, vous tendez la main pour saisir cette impression, et vous tirez des informations en retour. Voilà comment nous vivons, c’est la base de la vie. La base de la vie est cette échange d’informations. Le problème est que nous le faisons sans Conscience. Ce qui se passe alors c’est que nous ne sommes pas conscient de cet échange. Nous sommes endormis. Nous ne savons pas ce qui se passe. Nous n’avons pas Conscience. Cela signifie que nous ne savons pas ce que nous faisons.

Nous prenons constamment l’information que nous le voulions ou pas. Prenant constamment des données, des informations sous la forme de sensations.

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Si l’on imagine ce champ du corps, à l’intérieur au centre ou noyau se trouve la lumière de l’Ain Soph. Comme elle coule en nous, elle coule vers l’extérieur et parcourt tous les différents niveaux denses: la Trinité, la Monade, l’Âme, le Corps Mental, le Corps Astral, et enfin les Corps Vital et Physique. Cette lumière se projette vers l’extérieur à travers nous. Des sensations sont rencontrées. Cette lumière frappe tout phénomène le long de cette voie et produit des sensations. En d’autres termes, quand vous voyez quelque chose, il y a l’énergie de la Conscience se déplaçant en vous, à travers vos yeux, frappant quelque chose. Il y a une transformation là, immédiatement, et cette information est ramenée à travers vos yeux à votre cerveau, à votre mental, à votre âme. Nous ne sommes pas conscients de cela. Parce que nous ne sommes pas attentif à cela, nous ne savons pas ce qui se passe. En d’autres termes, nous n’avons pas la Gnose, la connaissance. Ceci est le point entier de l’existence: acquérir la connaissance de la réalité; nous acquérons cela à travers la perception de la réalité. Donc, nous sommes ici pour que cette lumière s’exprime dans la manifestation, pour rassembler la connaissance consciente des phénomènes, puis retourner là où elle est venue avec cette connaissance. Par conséquent, nous avons besoin de comprendre la relation entre la Conscience et l’existence précisément dans la passerelle des sens. Ceci est la raison pour laquelle toutes les écritures anciennes déclarent: retenez les sens. Vainquez-les, contrôlez-les. Soyez conscient d’eux. C’est précisément dans la porte des sens que l’on trouve la porte vers l’enfer et la porte vers le ciel.

Quand nous sommes endormis, quand nous sommes identifiés, notre attention va à cet objet et est hypnotisée. Elle devient fascinée par la vibration de cette sensation.

Réfléchissez à votre vie. Regardez vous vous-même, et voyez quelles sensations vous hypnotisent et vous font oublier votre Conscience de Soi. Si vous êtes sincère, vous trouverez un grand nombre. La plupart d’entre eux ne semblent même pas significatifs. Nous perdons notre Conscience parce que nous voyons une personne séduisante, ou parce que nous devenons irrité, ou parce que nous avons une nouvelle idée, ou parce que nous voulons l’attention, ou nous ne voulons pas l’attention. Nous perdons la Conscience à cause des pensées, des sentiments, des sensations. Alors que notre psychisme est distrait, notre corps passe par tous ses mouvements mécaniquement.

La sensation qui nous hypnotise n’est pas à blâmer. Ce n’est pas la faute des phénomènes extérieurs que cela se produit. C’est de la faute des phénomènes internes, dont nous avons connaissance encore moins que la transformation qui se produit à l’extérieur.

Considérez tout ce que vous rapportez à l’extérieur – la nature de la relation n’est pas déterminée par l’objet externe. La relation est déterminée par notre état mental, et par ce qui est à l’intérieur de nous. Par exemple, je peux voir un «hot dog» et je ne me soucie pas; je ne les aime pas. Mais, j’ai un ami qui, en voyant un hot-dog, il commence à saliver; il veut manger. La réaction en chacun de nous n’est pas causée par les phénomènes externes (le hot-dog); à la place, elle est causée par le mental. Saisissez-vous le point? La sensation physique n’est pas à blâmer. Ce n’est pas la faute de la sensation physique. C’est une sensation psychologique qui nous hypnotise.

«Nous vivons dans un monde de sensations, et nous avons besoin de les comprendre. Il y a cinq types de sensations:

1. Les Sensations visuelles
2. Les Sensations d’audition
3. Les sensations olfactives
4. Les Sensations du goût
5. Les sensations tactiles

«Les cinq types spéciaux de sensations se transforment en désir. Nous ne devons pas condamner les sensations; nous ne devons pas les justifier. Nous devons les comprendre profondément. C’est seulement en comprenant les sensations que nous tuons le désir. C’est seulement en annihilant le désir que le mental est libéré, un mental qui se trouve normalement embouteillé dans la bouteille du désir. L’éveil de la Conscience se produit lorsque le mental est libéré. Si nous voulons exterminer les causes du désir, nous avons besoin de vivre dans un état de Conscience constante. Il est urgent de vivre dans l’état d’alerte perception et d’alerte nouveauté.

«L’ego est un grand livre, un livre de nombreux volumes. Nous pouvons étudier ce livre seulement par la technique de la Méditation interne.» – Samaël Aun Weor, Tarot et Kabbale

Voilà pourquoi lorsque nous parlons de renoncement, nous ne nous soucions pas de l’aspect physique, que vous avez de l’argent ou que vous ne l’avez pas, si vous vivez dans un palais ou une boîte en carton. L’apparence physique est sans importance. Ce qui importe est votre relation psychologique avec ces éléments. Un mendiant peut être aussi attaché à sa boîte en carton comme un homme riche pour son manoir. Ce qui est vital est la relation psychologique, les sensations psychologiques. Dans les deux cas, l’identification se passe dans le mental.

L’identification est à l’opposé de l’absorption.

«Les gens sont endormis, rêvent, tout en travaillant… Ils sont endormis, rêvant, tout en conduisant leur voiture… Ils sont endormis, rêvent, quand ils se marient. Ils sont endormis, rêvent, durant leur vie, et pourtant, ils sont totalement convaincus qu’ils sont éveillés. Celui qui veut éveiller sa Conscience ici et maintenant doit commencer à comprendre les trois facteurs inconscients, à savoir: identification, fascination, rêve. Tout type d’identification produit la fascination et le rêve. C’est à dire, vous marchez sur une rue, quand soudain vous êtes face à une foule s’attroupant dans une intense émeute contre quelque chose en face du palais du Monsieur le Président, si vous n’êtes pas dans un état de vigilance, vous devenez identifié avec l’émeute, vous vous mélanger avec la foule, vous devenez fasciné, et bientôt le rêve vient: vous criez, jeter des pierres, vous faites des choses que dans d’autres circonstances vous ne feriez pas, même pour un million de dollars. S’oublier soi-même est une erreur aux conséquences incalculables. S’identifier à quelque chose est le point de rupture de la stupidité, parce que le résultat devient la fascination et le rêve. Il est impossible pour quiconque d’éveiller leur Conscience si elles s’oublient, si elles deviennent identifié avec quelque chose. Éveiller la Conscience est impossible pour les aspirants qui se laissent fasciner, si elles tombent dans un rêve.» – Samaël Aun Weor, Lumière venant des Ténèbres

Dans ce cours, nous avons parlé de la façon de méditer, comment atteindre l’expérience spirituelle. Voulez-vous savoir pourquoi nous ne pouvons pas? Parce que nous sommes identifiés tout le temps. Dhyana, une bonne absorption dans la Méditation, est impossible si nous laissons notre mental être identifié tout le temps avec des sensations internes et externes. Examinons un petit peu.

Chacun d’entre nous peut facilement comprendre les sensations extérieures. Nous comprenons que nous avons des yeux pour voir – voilà comment nous voyons – et la même avec les autres sensations physiques. Arrêtons-nous et questionnons. Si nous avons seulement ces cinq sens physiques, comment est-ce que nous pouvons visualiser une carotte? Avec quel sens peut-on imaginer un président, votre mère, votre enfance? Comment vous souvenez-vous d’aller nager et ce que qu’elle (la natation) est? Vous vous rappelez des sensations, et vous percevez des sensations, mais pas avec vos cinq sens physiques. Comment est-ce que vous rêvez? Avec quel sens? Lorsque vous devenez distrait et que votre mental commence à s’envoler comme un petit oiseau et que vous fantasmez et que vous rêvasser, comment sentez-vous cela? Personne ne peut nier que vous pouvez sentir vos pensées, mais avec quel sens? Personne ne peut nier que vous pouvez ressentir vos émotions, mais comment? Les matérialistes diraient que nous sentons les pensées avec le cerveau et les émotions avec le cœur. Il y a un peu de vérité dans cela. Ces organes physiques, le cœur et le cerveau, transmettent les sensations. Mais, ils ne sont pas les sens eux-mêmes, mais seulement des transformateurs de sensations. Mais où nous capturons réellement ces sensations? Autrement dit, nous imaginons un endroit où nous avons été dans le passé: nous le percevons, mais ces images et les objets dans les images, ne sont pas dans le monde physique. Où sont-ils?

Ceux d’entre nous qui ont eu une certaine expérience spirituelle prendrait alors cet interrogatoire plus loin, «Qu’en est-il de mes rêves? Qu’en est-il de toutes ces choses que je sentais quand je suis sorti de mon corps? Qu’en est-il de mes expériences astrales? Qu’en est-il de mes cauchemars?» Comment sentez-vous ces choses? La réponse est simple, et en même temps, compliqué. Simple et compliqué, parce que nous avons non seulement un corps physique, nous avons aussi des corps internes. Autrement dit, nous sommes multidimensionnelles, mais nous ne sommes pas conscient de ce fait.

Les pensées que nous éprouvons alors que nous sommes dans notre corps physique sont des réflexions ou des sensations provenant du monde de la pensée, qui est le monde mental, une partie de la cinquième dimension. Les émotions que nous ressentons sont les mêmes: elles sont des réflexions ou des sensations originaires du monde émotionnel, que les gens appellent le «monde astral.» Cela fait également partie de la cinquième dimension.

Toutes les dimensions sont ici et maintenant, s’interpénétrant, mais nous n’en sommes pas conscient. Mais, nos pensées et nos sentiments sont comme des «fenêtres» dans ces mondes. Malheureusement, ce que nous percevons à travers ces fenêtres est tout illusoire, en raison de l’état de notre psyché. Si nous nettoyons notre psyché, alors nous pouvons voir la réalité à travers les fenêtres.

Les corps internes font partie du processus de la façon dont l’information circule dans les deux sens à partir de ces dimensions subtiles vers la physique. Dans la cinquième dimension, nous avons un «corps» que nous utilisons, tout comme nous utilisons celui-ci dans le monde physique. Vous savez que cela est vrai, parce que vous avez eu des rêves: dans vos rêves, vous utilisez votre corps cinquième dimensionel.

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Les corps internes ont les sens qu’a le corps physique. Ils voient, ils sentent, il touche, ils goûtent, et ici. Lorsque vous êtes dans votre Corps Astral, vous pouvez goûter, vous pouvez voir, vous pouvez entendre, vous pouvez sentir.

Encore plus incroyable est que vous pouvez échapper à tous les corps (troisième, quatrième, cinquième, sixième corps dimensionnels) et en tant que Conscience, sans véhicules – vous pouvez toujours expérimenter des «sensations» à ce niveau de perception.

Ce qui transmet la sensation est la Conscience. La Conscience peut utiliser différents véhicules en fonction de la nécessité et de la nature afin de transmettre la sensation. Elle le fait selon les lois.

Ce que cela signifie pour nous est que la véritable expérience spirituelle peut être partout et à tout moment si nous savons comment gérer la Conscience. C’est la raison pour laquelle nous l’avons dit dans d’autres conférences qu’un véritable maître peut être en Samadhi dans le corps physique, même pendant qu’il est actif. Cela, parce qu’ils se sont formés pour ne pas devenir identifié. Ils utilisent la Conscience libre des modifications. Tous les egos et tous les Moi sont des modifications.

Quand nous regardons comment la lumière devient plus dense dans la nature à travers une série de lois composées, nous avons décrit comment la matière physique est soutenue par quarante-huit lois. Lorsque l’énergie qui passe à travers le corps physique est corrompue par le désir et acquiert ainsi le karma, ces lois sont multipliées en fonction de la gravité de l’erreur. La fornication, la colère, le ressentiment, la luxure, l’orgueil, l’envie – tous ces phénomènes psychologiques transforment et cristallisent l’énergie dans notre mental en tant qu’ego, en tant que Moi, et ceux-ci sont tous gérés par des lois. Voilà pourquoi nous avons tant de mal à nous extraire quand un ego est fort, quand le désir est fort. Quand nous avons peur. Quand nous devenons furieux. Lorsque nous ressentons beaucoup d’orgeuil. Lorsque nous sentons beaucoup de luxure. C’est très difficile parce que chacun de ceux ci font l’objet d’un grand nombre de lois. Ces egos sont très denses et ils emprisonnent notre Conscience.

Lorsque nous sommes identifiés, cela signifie que notre Conscience est pris au piège dans la perception d’une illusion projetée à travers l’une de ces cristallisations, nous sommes là à notre tour sous le pouvoir de ces lois. Si vous avez vraiment analysé cela, vous devez devenir vraiment concerné.

Le Ciel, les mondes supérieurs, ce qui dans le Bouddhisme est appelé Nirvana, est modifiée par très peu de lois. Voilà pourquoi c’est une si belle expérience de découvrir le Ciel ou Nirvana. Dans ces états, votre Conscience n’est pas modifiée par tant de lois, mais beaucoup moins. Nous sentons la liberté, la joie, l’extase. L’extase de Samadhi est quand la Conscience est libre de l’ego. C’est l’extase de l’âme. C’est une sensation dans l’âme, psyché, et même dans l’esprit. Ce n’est pas un orgasme ou quelque chose comme ça. Il n’y a pas de comparaison. Les sensations que nous éprouvons physiquement comme un orgasme sont des sensations brutes, très superficielles, brutes, et très temporaires. Elles ont un bref pic, et elles passeront, et ont toujours des conséquences que nous ignorons. Les extases de l’âme sont durables, et ils vous changent.

Les extases de l’âme sont des expériences de la Conscience libre de l’ego. Ces expériences sont incroyablement belles. Elles ne sont pas physiques, elles sont émotives. Elles sont d’ordre psychologique, mais elles ne sont pas des théories ou des croyances. Elles sont connaissance. Elles sont une vibration de Conscience qui ne peut être expliqué avec des mots.

Lorsque nous sommes identifiés, nous sommes absorbés dans l’ego. L’ego est piégé dans la complication et de nombreuses lois, en d’autres termes, il est fortement conditionné, limité, et sous une pression immense.

Lorsque nous sommes identifiés, nous connaissons les sensations de l’ego. Lorsque nous sommes identifiés avec colère, très en colère, observez cette sensation. La colère est une forme de souffrance mais nous devenons tellement habitués à ce que nous devenons dépendants de la colère. Nous devenons habitués. Cela devient notre façon de faire les choses. Nous en devenons même fiers. Il y a beaucoup de gens qui sont fiers d’être en colère. Ils aiment les sensations de l’orgueil et leurs sensations de colère. En d’autres termes, ils aiment leur cage. Ils aiment leurs souffrances. Ils aiment être en colère, et aiment montrer leur colère, et aiment trouver des raisons d’être en colère. Ils aiment répéter ces sensations autant que possible.

Pour nous, celà est l’indice: l’identification aime répéter. L’identification aime se répéter. Lorsque nous sentons des sensations de colère ou de luxure, quand nous sentons comme si quelqu’un nous félicite et rend notre ego se sentir si bien, nous voulons plus d’éloges. Nous voulons faire à nouveau ce qui a fait la louange donc nous pouvons ressentir cette sensation de louange à nouveau. En d’autres termes, c’est un cycle. Chaque ego est un cycle. En d’autres termes, chaque ego est Samsara.

Samsara

Le mot Samsara signifie «encerclant», ou en d’autres termes, la souffrance cyclique. Chaque ego est cela. Nous sommes tous pris au piège dans la «roue du Samsara.» Ce sont les mondes de l’enfer. Ces mondes existent seulement à cause de notre propre roue du Samsara intérieure, qui est notre propre mental. Il aime répéter les sensations et ignorer les conséquences de ses actions. Nous ne nous soucions pas si notre colère blesse les gens. Nous voulons la vengeance, nous voulons la justice selon l’ego. Nous ne nous soucions pas que notre orgueil blesse les gens. Nous ne nous soucions pas que notre envie blesse les gens. Si notre bavardage blesse les gens. On s’en fiche. Nous aimons les sensations de commérages, de critiquer et de blâmer. Nous aimons les sensations de la luxure; nous ne nous soucions pas si elle blesse les autres. Elle le fait.

Dans l’ensemble de ces modifications de la Conscience qui existent dans nos niveaux subconscient, infraconcsient inconscients sont des cycles de souffrance dans lesquels nous sommes pris au piège parce que nous sommes identifiés. Voilà pourquoi quand nous couchons pour dormir, nous passons dehors, nous perdons Conscience toute la nuit; nous rêvons des mêmes choses que nous avons toujours rêvé de répéter, encore et encore, et voilà pourquoi dans notre vie quotidienne, nous continuons à répéter les mêmes situations encore et encore: à cause de ces cycles de l’ego.

Pour changer cela, nous devons changer la façon dont nous portons attention, maintenant, à chaque instant. Commencer à transformer la façon dont nous recevons des informations. Transformer les impressions. Voilà comment nous acquérons la capacité d’éprouver ce qui est au-delà du cycle.

La Méditation Réelle (dhyana) est construite sur les étapes précédentes. Nous devons avoir l’éthique, la relaxation, l’exploitation des vents, un mental serein, la concentration, et une fois que tous ces préliminaires ont été établis, non seulement une fois par semaine, mais dans notre vie quotidienne, alors Dhyana devient une possibilité réelle. Dhyana est l’absorption. C’est une forme de Nirvana.

Nirvana

Le mot Sanskrit de Nirvana signifie «cessation». Cessation de quoi? Cessation de ce cycle. Cessation de l’identification. Vous voyez dans l’Hindouisme et le Bouddhisme, Samsara et Nirvana représentent ces deux extrêmes polaires: «ciel et enfer» en termes Chrétiens ou Islamiques. Le ciel et l’enfer sont des lieux, mais ce qui nous préoccupe le plus est la psychologie en eux, qui est en nous. Le ciel et l’enfer sont ici, maintenant. Que sommes-nous en train d’expérimenter? Le grand Maître Tantrique qui a apporté le Tantra au Tibet a dit très clairement

«Samsara et Nirvana n’ont pas de différence que entre le moment d’inconscience et de conscience, puisque nous ne sommes pas trompés par la perception, mais par la fixation [identification]. La libération se produit naturellement lorsque nous reconnaissons que les pensées fixées ne tiennent compte que de ses propres manifestations vides.» – Padmasambhava, Libération en Voyant avec la Conscience Nue

La différence entre Nirvana et Samsara est l’attention.

Les gens qui sont matérialistes et lisent tout littéralement diraient: «Quoi? Nirvana est le paradis et Samsara est l’enfer – comment la différence peut-elle être l’attention.» Ils ne comprennent pas le Tantra. La différence est l’attention en soi. Connaissance. Lorsque nous avons l’auto-connaissance, nous sommes en train de transformer l’énergie d’une manière différente. Expliquons ce que cela signifie.

Rappelez-vous l’exemple du flux conscient à travers nous comme une lumière, frappant une sensation, et retournant de l’énergie, retournant des informations – ce processus est ce qui doit être conscient. Pour y parvenir, il faut d’abord la volonté d’être attentif, d’être présent, d’être présent ici et maintenant. Tout le temps.

Cette perception d’être ici et maintenant est non seulement vers la perception du monde extérieur de votre corps. Elle ne concerne pas de compter combien de briques sont sur le mur, ou le contrôle de la position de toutes les chaises ou d’être constamment à l’extérieur regardant les choses physiques. Ce n’est pas comme cela que cela fonctionne.

Samaël Aun Weor l’a enseigné très clairement dans Psychologie Révolutionnaire. Nous avons besoin d’une division d’attention. Cette division c’est d’être constamment attentif de ce qui est à l’extérieur et de ce qui est à l’intérieur. Cette division est entre l’observateur et l’observé.

Quand je dis «à l’extérieur et à l’intérieur» dans ce cas, je veux dire à l’extérieur de la Conscience. Cela pourrait être à l’extérieur dans les mondes internes aussi. Cette division a confondu certains étudiants, parce que dans la conférence précédente, je vous disais qu’il n’y ait pas de séparation. Voilà pourquoi je vous donne cette conférence d’aujourd’hui afin que vous puissiez comprendre ce que cela signifie. Il n’y a pas de contradiction. Ne soyez pas pris dans la terminologie. Capturez la synthèse de celui-ci. Ces deux cartes du Tarot illustrent ce que je veux parler.

Volonté: Concentration

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Le Magicien est la première carte du Tarot. Le Magicien est notre Etre. Le Magicien représente la volonté. Voilà pourquoi il se tient debout. Il est attentif, toujours vigilant. Cette volonté a de nombreux niveaux de signification. Pour nous aujourd’hui, cela signifie: auto-conscience, auto-observation, le rappel de soi, ne jamais s’oublier, attention, vigilance. Être constamment en train de regarder sa Conscience. C’est la conscience de soi-même. C’est tout simplement d’être attentif. Ce n’est pas compliqué. Ne laissez pas votre mental en faire quelque chose de compliquée et une grosse affaire. C’est très simple. Regardez comment vous faites attention. C’est tout ce qu’il y a à faire. Soyez conscient de la façon dont votre attention se déplace. Soyez conscient de ce en quoi vous faites attention. Soyez conscient de ce qui se passe dans vos trois cerveaux. Voilà tout ce que «division» signifie. Être conscient de soi-même, peu importe ce qui se passe.

Cette auto-conscience, cette observation, est l’entière base de la religion. C’est ce qui nous unit à l’Intime. Si vous oubliez Dieu vous ne pouvez pas vous unir à Dieu. Notre Conscience vient de Dieu. Elle vient de notre Bouddha intérieur. En se rappelant cela, en étant conscient de ce flux d’énergie, nous nous connectons à lui. Nous le sentons. Vous ne pouvez pas la sentir maintenant, mais vous la sentirez au fur et à mesure qu’elle se renforce en vous, que vous pratiquez la Méditation, au fur et à mesure que vous exploiter l’énergie.

Au fur et à mesure que vous vous détendez et que ces préliminaires deviennent plus familiers pour vous et s’expriment en vous, vous commencez à éprouver quelque chose appelé la «sensation de contemplation.» Ce n’est pas une sensation physique, c’est émotionnel, ce n’est pas mental, c’est dans la Conscience. C’est la sensation de la Conscience active qui est consciente de soi-même. Cette sensation de contemplation commence à être expérimentée dans Pratyahara. Elle devient plus stable avec Dharana, elle devient exprimée dans Dhyana, elle devient complètement activée dans Samadhi. C’est quelque chose que vous devez expérimenter pour comprendre.

Toutes les informations des cinq ou six premières conférences est tout au sujet du Magicien. C’est tout au sujet de la maîtrise de l’énergie, de l’exploitation de l’attention avec la volonté, apprendre à se concentrer, apprendre à se détendre, apprendre à faire attention. Rien de tout cela n’est suffisant.

Fondamentalement, tout ce que nous avons expliqué pour vous jusqu’à présent est ce que vous obtiendrez dans les deux premiers niveaux de formation spirituelle: Sutrayana et Mahayana. Nous avons parlé de certains des aspects tantriques. Mais en réalité, le Raja Yoga, de Patanjali Yoga et toutes les traditions Sutrayana et Mahayana, y compris même les traditions Vipassanna qui sont populaires dans certains pays, fondamentalement, essentiellement, ils vous enseignent tous ceci: Éthique, Relaxation, Concentration. C’est ça. Tout cela est bien. Vous pouvez découvrir Dhyana à un certain niveau de cela. Voilà pourquoi dans ces traditions ils utilisent les mots Dhyana, Jhana, Ch’an, Zen, Sampten. Ils ont tous les mêmes sons, parce qu’ils parlent de la même chose. Zen, Ch’an, Jhana sont tous des noms dans des langues différentes pour le même état de Conscience, qui est Dhyana. Voilà l’état de Méditation ou d’absorption.

Certaines traditions vont utiliser le mot absorption. Qu’est-ce que ça veut dire? De la même manière que nous devenons vraiment absorbés dans un film et que nous nous oublions? Non. Dans la vraie Dhyana vous devenez très absorbé, mais vous vous rappelez de vous-même.

Identification et absorption sont opposées. L’identification est l’aspect négatif de Dhyana. Dhyana est l’absorption consciente. C’est l’état de Conscience dans lequel nous devenons totalement absorbés, mais conscient de soi.

Il y a de nombreux types de Dhyana, et beaucoup de termes, de nombreuses structures, de nombreux enseignements qui expliquent Dhyana. La clé pour comprendre est ceci: c’est au-delà de la simple concentration. C’est un type d’expérience spirituelle, pas encore Samadhi, mais une absorption très profonde, un état de Conscience dans lequel nous sommes très conscients et très concentrés: percevant. C’est la clé.

Dans le Tantra, il y a beaucoup de Dhyânas qui sont décrites et discutées, et les adeptes du Tantra peuvent devenir très dévoués à travailler avec eux. Bien que ces états d’absorption existent, ils ne sont pas un but en eux-mêmes. Certaines personnes deviennent identifiés avec eux, tout comme d’autres deviennent identifiés avec la Projection Astrale ou d’autres types de pouvoirs.

Soyons clairs: Dhyana est juste une étape le long du chemin. C’est bon de l’atteindre. Il est préférable de le laisser derrière.

«Les Quatres Dhyanas qui, pour les kalpas passés sont sur le chemin inférieur; Ils ne peuvent jamais apporter quelqu’un à l’omnisciente bouddhatitude. Ce n’est qu’en cultivant la Bodhichitta et en contemplant le Vide (Absolu) que les karmas, les troubles, les entraves et les pensées habituelles peuvent être tués.» Milarepa, Guide des Instructions sur le Bardo

La plupart des écoles d’introduction parlent de Jhanas et des états de concentration, mais elles excluent la perception. Elles excluent l’imagerie. Elles excluent le son. Ils ne veulent pas visualiser, ils ne veulent rien voir. De cette façon, ils réduisent leurs propres bras et jambes. Ils n’ont pas reçu le troisième niveau de formation: Le Tantra. Pour vraiment expérimenter et établir Dhyana, vous devez avoir le deuxième aspect de la concentration, non seulement Shamata, concentration, que Samael appelé volonté. Vous avez également besoin d’imagination, qui est représentée dans la deuxième carte, la Prêtresse.

Imagination: Visualisation

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La Grande Prêtresse est féminine, réceptive. Vous voyez les deux polarités? Projective Masculine, réceptive féminine. L’homme est debout attentif, la femme est assise recevant. Ce sont les deux ailes de la Méditation. Dans le Bouddhisme Tantrique, ils sont appelés Shamata et Vipashyana. Dans le Bouddhisme Mahayana, ils ont des termes différents pour décrire la même chose. Dans le Sutrayana ils n’utilisent pas l’imagination. Dans le Gnosticisme nous parlons de cela tout simplement comme volonté et imagination.

En termes simples, une fois que vous avez appris à vous concentrer pour se détendre et avoir ces préliminaires établis pour que vous atteigniez Pratyahara et Dharana et que vous avez une bonne concentration, alors vous devez commencer à utiliser l’imagination. Visualisation. Tel est le grand enseignement qui vient à travers le Tantra. Tout le monde pense que le Tantra est la sexualité. Cela fait partie du Tantra. Mais la vraie différence dans le Tantra, le troisième niveau de l’enseignement, par rapport aux autres écoles, est qu’il embrasse pleinement et enseigne la visualisation. Dans le Tantra, la visualisation est le noyau de la Méditation pratique. C’est ce qui prend le focus des étapes préliminaires et actualise et unit ces deux aspects en un seul. Shamata et Vipashyana deviennent un. Lorsque cette union entre les deux aspects est équilibrée, Samadhi est le résultat.

«La clé du pouvoir se trouve dans l’union vibrante harmonieuse de l’imagination [vipashyana] et de la volonté [shamatha].» – Samael Aun Weor, Tarot et Kabbale

«Il est très difficile de trouver un homme qui peut fusionner à la fois Dhyana [concentration] et Perspicacité [vipashyana, imagination]. Il est très difficile de trouver un homme qui sait comment travailler sur le point vital du mental.» – Le Voyage de Milarepa, Rechungpa à Weu

En termes pratiques, ce que cela signifie pour nous est que quand nous devenons des méditants, lorsque vous établissez les préliminaires, vous êtes assis dans la Méditation et que vous avez une bonne concentration, dès que vous commencez à visualiser, vous pouvez entrer en Samadhi facilement à volonté, à tout moment. Un grand maître peut le faire même si son corps physique est actif, tout en ouvrant son sens de visualisation. Et c’est un sens. En nous, il est faible. En nous, notre pouvoir de visualisation est peu actif, pas développé, mais elle a une capacité infinie à se développer. Voilà pourquoi dans cette tradition nous enseignons la visualisation.

Pour développer la visualisation, l’imagination, le premier et le plus important exercice que nous enseignons est la Rétrospection. C’est une pratique de visualisation que nous faisons tous les jours. Il dispose également un élément psychologique important. Sa valeur est que non seulement qu’elle nous enseigne psychologiquement, elle nous apprend à utiliser la visualisation.

Maintenant, vous pouvez vous demander encore une fois, «comment est-ce que je sens ce que j’imagine?» Si je vous dis d’imaginer un camion de pompiers, vous pouvez le visualiser même avec vos yeux ouverts, n’est-ce pas? Tout le monde peut «voir» une image d’un camion de pompiers. Ce pouvoir est le pouvoir de la visualisation. Ce n’est pas avec vos yeux physiques. Rappelez-vous cela lorsque vous vous asseyez pour méditer. Beaucoup de gens quand ils s’assoient pour méditer, ils ferment les yeux et essayent de «voir» avec leurs yeux physiques. Vous allez perdre des années à essayer de visualiser comme cella. Ce n’est pas avec vos yeux physiques que vous visualisez. Vos yeux visuels devraient être totalement détendus.

Un bon exercice lorsque vous commencez la Méditation, même avec les yeux ouverts, c’est de commencer à faire des visualisations simples. Commencez à vous souvenir des choses simples. Visualisez une banane. Visualisez votre maison, visualisez votre autel. Visualisez votre mère. Juste pour que vous obtenez ce sentiment de «voilà comment je visualise, c’est ici, ce n’est pas avec mes yeux physiques.» Quand vous commencez à faire cela, alors fermez vos yeux et commencez votre rétrospection. Vous irez beaucoup plus vite dans la compréhension de la façon de faire cette pratique. Beaucoup plus rapide. La visualisation est très importante.

Voici à quoi nous devons arriver. Normalement, lorsque nous fermons les yeux et que les images commencent à apparaître, nous nous identifions immédiatement, n’est-ce pas? Nous le faisons tous les soirs quand nous nous couchons pour aller dormir. Nous nous couchons, nous commençons à nous souvenir du travail, nous commençons à penser à demain. Nous commençons à imaginer le petit déjeuner, et nous commencons immédiatement à rêver. Pas rêver consciemment, mais s’identifier aux images. Nous sommes aspirés dans le sommeil mécaniquement, inconsciemment. La même chose arrive quand nous commençons à méditer. Toute personne qui tente d’apprendre la Méditation a connu quand ils sont assis, détendus, dès que les images commencent à venir, ils sont distraits, et ils commencent à rêver et ils perdent conscience d’eux-mêmes. C’est le point d’accès où nous devons commencer à nous former nous-mêmes pour être conscient de ces images. C’est la valeur de la rétrospection. Elle nous forme à être conscients des images qui apparaissent. Il faut de la patience et beaucoup de relaxation, et beaucoup d’attention pour développer la compétence.

Ce qui va se passer est que vous devenez plus conscient et la capacité de se rappeler que vous êtes en train de méditer sera plus forte, et vous devenez capable d’être conscient de vous-même quand vous vous endormez. Lorsque ces images apparaissent, vous ne réagissez pas avec surprise ou en étant identifié. Vous commencez à maintenir l’observation d’elles et à maintenir la conscience.

La capacité de le faire est développée au cours de la journée à travers votre auto-observation, à travers votre respect de votre mental pendant la journée. Si vous éprouvez des difficultés à développer cette capacité dans la Méditation, ou lorsque vous faites votre Yoga du Rêve, faites le plus pendant la journée. Observez les images qui viennent dans votre mental. Regardez ces images. Soyez conscient de ces images et des sons que vous entendez dans votre mental. Personne ici n’a jamais eu une chanson jouée encore et encore et encore dans sa tête et que vous ne pouvez pas la sortir? Savez-vous comment elle est arrivée là? Parce que vous étiez endormi. Quelqu’un a-t-il des scènes d’un film ou une émission de télévision qui continuent de venir dans son mental; savez-vous comment c’est arrivé là? Parce que votre mental était endormi quand vous l’observiez. Votre mental a été programmé avec cette information. Vous étiez inconscient.

Devenez conscient de tout ce que vous voyez à l’extérieur. Devenez conscient de tout ce que vous voyez à l’intérieur. Grâce à cette formation, la porte du Samadhi se pénètre facilement. Ce seuil est Dhyana, absorption.

Correctement défini, Dhyana signifie la capacité de percevoir des images sans distraction, pour être absorbé et pleinement attentif de ce que vous voyez. Ne pas être identifié, ou ne pas être choqué hors de lui par la peur. Être juste là, en train de regarder. C’est Dhyana.

Sampten, la version Tibétaine du mot Dhyana, signifie «être établie.» C’est le cinquième des six pāramitās. Le sixième pāramitā est Prajna, qui est la connaissance ultime. Dhyana est le fondement où nous devenons établis pour atteindre Prajna, la connaissance ultime. Cela signifie que dans votre Méditation pratique vous avez besoin de la capacité de s’assoir, d’avoir votre visualisation ouverte où vous voyez des images, et vous êtes capable de rester là et regarder. Voilà comment nous arrivons à la compréhension, la sagesse, Prajna, connaissance.

Encore une fois, cela est impossible si nous sommes toujours identifiés. Nous devons briser notre identification, devenir sans cesse conscient de nous-mêmes pour l’expérimenter. Voilà ce que cette image montre.

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Ce yogi que nous avons examiné dans chaque classe a tous les préliminaires établis. Il a une posture très détendue. Il a controlé l’énergie, il utilise les mantras pour se concentrer, il a le Prana coulant à travers sa glande pinéale dans sa tête qui coule vers le haut et illuminant son mantra, et de cela émerge son énergie à partir des éthers. Ces éthers liés au Corps Vital lui fournissent la fenêtre de clairvoyance. Voilà comment il est capable de voir ce temple. Il est assis tranquillement en train d’observer. Cette image est un état de Dhyana.

Pour comprendre cela, nous devons connaître les cinq types d’imagination.

Clairvoyance

L’imagination est un mot Français commun pour un mot fantaisiste appelé «clairvoyance». Clairvoyance est un terme trompeur inventé par quelques occultistes il y a plusieurs siècles et depuis lors, il a été utilisé pour tromper les gens.

Nous avons tous la clairvoyance. En d’autres termes, nous avons tous l’imagination. Mais, il y a beaucoup de degrés de l’imagination. En général, il y a l’imagination positive, qui est liée à la Conscience libérée du conditionnement, et puis il y a l’imagination négative, qui est liée à la Conscience conditionnée.

Pour expliquer cela avec plus de précision, nous décrivons cinq types fondamentaux de l’imagination.

1. Clairvoyance Consciente: percevoir un phénomène quelconque (que ce soit un phénomène interne lié à la psyché et au mondes internes ou un phénomène externe lié aux circonstances du monde physique et à la nature) à travers l’intelligence de la Monade qui est l’essence ou la Conscience. La Clairvoyance Consciente est vécue quand on est capable de percevoir un phénomène physique ou psychologique tel qu’il est réellement, dans toutes ses causes et ses multiples dimensions.

2. Clairvoyance Supraconsciente: C’est le niveau de la Conscience Logoïque. Ceci est seulement pour les Vénérables Maîtres qui ont terminé le Grand Œuvre. Ce niveau de Conscience est Turiya, pour ces maîtres qui n’ont pas l’ego, qui sont ressuscités, et pour ceux qui ne rêvent jamais.

3. Clairvoyance Subconsciente: Ceci est lié à la perception des egos qui sont liés aux souvenirs de l’expérience passée. Ces egos sont les egos les plus superficiels dont la tendance inhérente a été définie lors de la formation de la personnalité (de la naissance à sept ans). Ces egos peuvent être créés à tout moment dans nos vies, mais la tendance est liée à la fausse personnalité et PCPF. Un exemple d’un ego subconscient est celui qui évite le brocoli pendant toute leur vie parce qu’ils se souviennent du dégoût qu’ils avaient quand ils ont été forcés de manger cela par leurs parents. Rappelez-vous que la clairvoyance subconsciente est la façon dont l’ego perçoit cette expérience particulière; comme dans l’exemple, c’était la façon dont l’ego perçoit l’impression de brocoli et cet exemple.

4. Clairvoyance Inconsciente: C’est le type de perception qui se développe à travers la frustration des désirs. L’orgeuilleux parle constamment de lui-même et la façon dont il est grand parce que si frustré que personne d’autre ne parle de lui; c’est une habitude inconsciente. La luxure devient frustré parce qu’elle n’était jamais capable de satisfaire son désir sexuel de forniquer avec une star de cinéma particulière, etc. Ce désir devient frustré et dans le plan astral projette ses désirs frustrés sous la forme de rêves sexuels avec l’image / impression de la star du film.

5. Clairvoyance Infraconsciente: Les aspects les plus profonds de notre ego, liés aux sphères de Lilith dans le Klipoth. Rappelez-vous que tout dans l’univers a son antithèse. L’antithèse de l’ange de l’amour, Anael, est Lilith, le démon de la fornication, de la magie noire et de l’homosexualité. Cette région est généralement connue durant des cauchemars. Une minorité de gens apportent ces egos à la surface, incorporant ces éléments dans l’action et avec la personnalité. Malheureusement, cette humanité a de plus en plus de gens qui apportent les éléments de la magie noire, de l’homosexualité et de la brutalité à la surface de leur univers psychologique.

Les grands maîtres – comme Bouddha, Krishna, Jésus, Padmasambhava, Samaël Aun Weor – en travaillant sur eux-mêmes ont établi l’imagination supraconsciente. C’est la capacité à percevoir plusieurs dimensions simultanément sans aucun filtre. En d’autres termes, ils voient la réalité. Seuls des êtres très élevés atteignent ce degré d’imagination ou de clairvoyance.

Quand nous disons imagination, en Français quand on pense qu’il y a quelque chose qui est composé ou faux: ce n’est pas. Toute image qui est produite dans votre mental est un reflet de quelque chose. Votre mental est un miroir. Voilà tout ce qu’il est. Même si vous essayez d’inventer quelque chose de nouveau dans votre mental, vous ne pouvez pas, parce que tout ce que vous essayez de mettre en place ne peut refléter les choses que vous avez vu. Cela semble bizarre, mais testez-le. Tout ce que vous essayez d’imaginer est simplement un reflet de quelque chose que vous avez déjà vu. Vous pouvez combiner différentes parties ou mettre les choses ensemble d’une manière différente, mais vous ne pouvez pas inventer quelque chose de totalement nouveau parce que vous n’êtes pas Dieu. Seul Dieu peut le faire. Tout ce que nous voyons dans notre imagination est simplement une réflexion de ce que nous avons déjà vu, mais légèrement changé ou modifié avec une couleur différente, différent manteau de peinture, mais les mêmes entités. Voilà pourquoi, dans l’ésotérisme, il est dit:

«Aucun homme ne peut voir ce qu’il ne sait pas.»

Cela peut sembler contradictoire, mais c’est une grande vérité.

«Comment le mental peut-il reconnaître ce qu’il n’a jamais connu?» – Samael Aun Weor, La Révolution de la Dialectique

L’imagination est simplement une réflexion, un miroir. Elle n’est pas composée. Ce que nous voyons avec elle dépend de notre miroir. En nous, ce que nous voyons dans notre imagination est généralement le reflet de notre propre mental dégénéré. Habituellement, lorsque nous fermons les yeux et imaginons, nous ne voyons que des images liées à notre luxure, colère, orgueil et envie, et tous les autres déchets que nous portons. Il est très difficile pour nous de visualiser Dieu, de visualiser une divinité, ou de l’imaginer, parce que nous l’avons à peine vu. Ce que nous avons vu de celui-ci, nous avons corrompu, aussi. Nous avons tous ces images et ces idées de Dieu qui n’a rien à voir avec la vérité.

L’Imagination consciente est possédée seulement par ceux qui sont éveillés dans les mondes internes. Cela signifie que pour voir consciemment, pour voir des images sans l’obscurité, sans filtre, vous devez éveiller la Conscience dans les mondes internes dans les plans astral et mental. Ce n’est pas facile. Nous sommes très endormis.

J’ai rencontré beaucoup de Gnostiques qui pensent qu’ils ont l’imagination consciente. Ils montrent qu’ils pensent cela parce qu’ils pensent que tout ce qu’ils imaginent est réel et vrai. Ils pensent que leurs visions et leurs rêves reflètent toujours la vérité parfaite. Ils vont partout pour parler de leurs rêves, «J’ai rêvé ceci» ou «J’ai rêvé cela» comme si c’est réellement vrai, objectif, réel. Ils se trompent eux-même plus que quiconque.

Le maître Samael a dit très clairement:

«Tout vraie, positive vision doit être totalement supporté par des faits concrets du monde physique.» – Samaël Aun Weor, Notions Fondamentales d’Endocrinologie et de Criminologie

Si ce que vous voyez dans les rêves ou les visions ne sont pas supportés par les faits de ce qui se passe dans le monde physique, alors ne croyez pas en lui. Testez-le, parce que nous avons beaucoup d’ego et c’est à travers l’ego que nous voyons habituellement.

Voilà ce que sont les trois types d’imagination suivantes: inconsciente, subconsciente, infraconcsiente. Ce sont des images de ces niveaux de notre mental.

L’Inconscient sont toutes les images et les egos, les projections et entités dans notre mental que nous avons créé, tout en étant «endormi», qui est: sans Conscience.

Le Subconscients sont tous ceux qui sont «en dessous de notre connaissance.» Sub, sous notre Conscience. Nous n’avons aucune idée de ce qui est là. Ce sont des éléments psychologiques liés au Génotype (héritage karmique, tels que des facteurs génétiques ou familiaux), Phénotype (éducation, les influences familiales et les expériences, l’enfance), Paratype (circonstances de la vie). Ce sont des impressions submergées, des traumatismes, des souvenirs, des enregistrements d’événements qui croupissent dans le mental jusqu’à ce que la possibilité apparaît pour eux de surgir et d’influencer notre comportement.

L’Infraconscient est le plus profond. Si jamais vous aviez autrefois eu un cauchemar vous avez vu votre infraconscient. Les cauchemars sont des expériences dans le niveau infraconscient.

Nous avons besoin d’étudier d’instant en instant quelles images nous voyons continuellement dans le mental. Pas seulement dans la Méditation, mais tout au long de la journée. Quelles images nous créons, que projete t-on, qu’est-ce qu’on fantasme, qu’est-ce qu’on imagine?

Si vous pensez vous n’imaginez pas, vous feriez mieux de vous regarder de près. Être en vie c’est imaginer. Vous n’êtes tout simplement pas conscient de cela. La Conscience perçoit; c’est sa seule fonction: percevoir et transmettre de l’information. Nous utilisons constamment l’imagination toute la journée et toute la nuit. Nous l’utilisons constamment, mais nous le faisons inconsciemment. Sans prise de Conscience.

Beaucoup pensent que nous passons notre journée et faisons ce que nous devons faire et que nous n’imaginons pas les choses, que nous ne fantasmons pas… Vous vous trompez. Nos vies sont un flux continu d’énergie psychologiquement et ce flux est d’autant perceptible, mais vous devez regarder pour le voir. Vous ne l’avez pas vu parce que vous ne l’avez pas regardé. Si vous commencez à vous regarder vous-même, vous serez grandement dérangé.

Toute notre perception est modifiée selon notre volonté. Par exemple, si notre volonté est piégée dans la nécessité de plaire aux autres, alors tout ce que nous percevons sera interprété ou perçu conformément à cette volonté, indépendamment du fait que la perception est externe ou interne. Tout ce que nous vivons, nous allons l’interpréter en fonction de ce désir d’être accepté ou loué par d’autres. Cela signifie que lorsque quelqu’un dit quelque chose et que nous entendons ces mots, nous utilisons notre imagination pour comprendre ce que cela signifie. N’utilisons nous pas notre imagination pour comprendre, «il veut peut-être cela, ou peut-être il veut dire ceci… si je dis …?» C’est toute imagination.

Disons que nous sommes affamés et notre collègue dit: «Je trouve le meilleur endroit de buvette dans le monde entier, allons y pour le déjeuner.» Il est seulement 9h30 ou 10 heures du matin, donc nous commençons à imaginer, «Wow, cela doit être vraiment de bons buvettes.» Nous commençons la construction dans notre imagination de nombreux scénarios et des scènes sur la façon dont la buvette ressemble, comment elle sent, comment ils servent, ce qu’on y goûte. Nous pouvons le faire pendant des heures. Nous savons tous qu’une fois que vous allez dans ce restaurant, il ne correspond pas à ce que vous avez imaginé, jamais!

Voilà comment nous utilisons l’imagination tout le temps, en permanence, avec tout. Voilà pourquoi nous sommes pleinement identifiés, absorbé. C’est à l’opposé de Dhyana. Cela utilise l’imagination à travers l’ego.

Dhyana [absorption] est une porte vers la perception de la réalité. Dans cet état, la Conscience ne projètte pas ses désirs. Si nous voulons accéder à cet état de Conscience, nous devons cesser de projeter nos désirs maintenant, d’instant en instant. Nous devons apprendre à voir les choses pour ce qu’elles sont vraiment.

Donc: si vous voulez comprendre ce sujet, le seul moyen est pour vous de vous consacrer à la Méditation jusqu’à ce que vous accédez à l’état de Dhyana par vous-même. Ne pensez pas que ce soit une question de «temps, car il ne l’est pas: c’est seulement une question d’appliquer les étapes efficacement dans l’ici et maintenant.

«Quand vous vous asseyez en posture, pensez: «Je suis aussi ferme comme un rocher.» Donnez cette suggestion au mental une demi-douzaine de fois. Alors l’Asana deviendra bientôt stable. Vous devez devenir comme une statue vivante quand vous vous asseyez pour Dhyana. Alors seulement il y aura une réelle fixité dans votre Asana. En un an, par la pratique régulière, vous aurez du succès et serez capable de siéger pendant trois heures d’affilée. Commencez avec une demi-heure et augmentez progressivement la période. Quand vous vous asseyez dans l’Asana, gardez votre tête, le cou et le tronc dans une ligne droite. Tenez-vous à un Asana et rendez le assez stable et parfait par des tentatives répétées. Ne changez jamais l’Asana. Adhérez à un tenacement. Réalisez tous les avantages d’un Asana. Asana donne Dridhata (force). Mudra donne Sthirata (fixité). Pratyahara donne Dhairya (audace). Pranayama donne laghima (légèreté). Dhyana donne Pratyakshatva (perception) de soi et Samadhi donne Kaivalya (isolement) qui est en vérité la liberté ou la béatitude finale.» – Swami Sivananda

 

Vous pouvez retrouver cet article en version anglaise : Absorption

Le Fuel pour l’Expérience Spirituelle

Écrit par : Gnostic Instructor   Catégorie : Fuel pour l’Expérience Spirituelle

Dans la tradition Gnostique nous sommes intéressés à comprendre quelque chose de plus profond sur la vie, non seulement avec le courant de l’existence quotidienne, mais pour pénétrer le voile et voir quelque chose de fondamental et vrai. En d’autres termes, l’étudiant Gnostique ne se repose pas sur la simple croyance, mais veut à la place voir et découvrir la vérité, connaître la vérité, la sentir, la goûter, la toucher, la vivre.

Pour que nous puissions comprendre ce que Gnose signifie, ce qu’elle est, par opposition à juste une théorie, une idée ou un mot que nous parlons, nous devons utiliser une forme très particulière d’énergie, une forme d’énergie que tous nous avons, mais que, malheureusement, nous n’avons jamais appris à utiliser, et donc elle va être ignorée, perdue, et dans le pire des cas, mal utilisé. Cette énergie est la même énergie que celle qui permet à tout d’exister; c’est la force même, la fontaine même d’où toute vie se nourrit. Cette énergie est à l’intérieur de nous à chaque niveau de ce que nous sommes en tant qu’être humain. L’étudiant Gnostique cherche comment:

  • Premièrement, reconnaître cette énergie; connaître cette énergie.
  • Deuxièmement, l’exploiter; apprendre comment l’utiliser
  • Troisièmement, la diriger par la volonté; l’utiliser pour le bénéfice de tous.

Ce sont trois phases essentielles à travers laquelle chaque aspirant spirituel de n’importe quelle tradition doit accomplir.

La première étape est de connaître cette énergie, la reconnaître, la voir, l’expérimenter, la goûter, la toucher et l’utiliser. Cette énergie est le fuel même de l’expérience spirituelle.

Fondations pour l’Avancement Spirituel

Tout ce qui existe est soumis à la cause et effet.

Pour arriver à une situation quelconque, à une expérience quelconque, les causes ont dû être produites pour que cette expérience puisse se présenter.

Pour que vous puissiez faire une promenade, il y a de nombreuses causes et conditions qui doivent être remplies: vous avez besoin d’un corps sain et un endroit pour marcher, vous devez savoir comment marcher, vous avez besoin de la liberté de marcher. De même, si nous voulons marcher spirituellement, nous devons apprendre, nous devons établir les causes et les conditions, et alors nous avons besoin de la liberté de le faire.

À cause du Karma, cause et effet, il y a beaucoup de facteurs impliqués dans l’acquisition de l’expérience spirituelle. Beaucoup de gens se joignent à des religions différentes ou des écoles – y compris la tradition Gnostique – et supposent à tort qu’une fois qu’ils ont entendu la théorie ou l’ont accepté, et ont commencé à y croire, qu’ils sont sur leur chemin vers Dieu ou la Libération. C’est une vue erronée. Apprendre au sujet de l’énergie, apprendre au sujet des paramètres de croissance spirituelle – les causes et les conditions – n’est pas égale à avoir l’expérience de cette énergie. Vous devez aller à l’étape suivante, qui consiste à utiliser les enseignements, à les appliquer, à actualiser ces enseignements dans votre vie. Cela est vrai que vous vous appelez un Gnostique, un Chrétien ou un Bouddhiste.

Il ne suffit pas de croire simplement. La croyance ne crée rien. Ce qui crée est l’action. Telle est la racine du mot Karma. Karma signifie cause et effet, mais la racine du mot est Karman qui est du Sanskrit et signifie «agir». Karma est la loi d’action et conséquence, que nous nous appelons un Gnostique ou un Chrétien ou Bouddhiste ou un Juif ou Musulman.

Il y a un intérêt commun, une intention commune, partagée entre toutes les religions, c’est l’aspiration à connaître la vérité. C’est l’urgence dans le cœur, un sens dans le cœur que ce que nous voyons dans notre vie quotidienne n’est pas la totalité de la vie. A vrai dire, si ce que nous voyons dans notre vie quotidienne était la totalité de la vie, la vie ne serait pas digne d’être vécue.

Cela révèle le deuxième élément commun entre tous les gens religieux – Je veux dire ceux qui ne croient pas seulement, mais ceux qui la pratique – et c’est un sense de renoncement, un goût, une compréhension et une assimilation que ce que nous voyons couramment ici dans ce monde terrestre est vraiment stérile et inutile, et que le but réel de la vie, est de pénétrer ce voile, de voir au-delà de cette illusion physique et de découvrir la vérité. Ce point de vue marque l’âme.

Le vrai pratiquant de la Gnose ou de n’importe quelle religion est celui qui a réalisé et sait dans leur cœur qu’ils sont fatigués de la souffrance. Ils veulent mettre fin à la souffrance. La plupart d’entre nous ont tendance à l’oublier parce que nous sommes pris dans un débat religieux ou politique, la poursuite de l’argent ou des biens, et toutes les différentes distractions qui émergent dans la vie. Mais dans le cœur, dans le cœur de la personne spirituellement inspirée se trouve un sentiment que cette vie physique n’est pas tout ce qu’il y a dans la vie, et qu’il y a quelque chose de plus.

Nous les Gnostiques sommes fatigués de la souffrance. Nous voulons connaître comment changer. La seule réponse à la souffrance ne peut être trouvée dans des circonstances externes. Le baume ou de le médicament pour les souffrances ne peuvent pas être trouvés dans un emploi, un(e) conjoint(e), un mariage, des enfants, il ne peut pas être trouvé dans le déplacement vers une autre ville ou pays, ou dans une nouvelle garde-robe ou coiffure. La solution se trouve dans votre Conscience, dans votre âme. C’est la raison pour laquelle le Bouddha Shakyamuni nous a donné son beau premier enseignement: les quatre nobles vérités.

    C’est à travers la compréhension, en se rendant compte de quatre chose, que Moi, Disciples, aussi bien que vous, avons errer si longtemps à travers cette ronde des renaissances. Et quels sont ces quatre choses? Elles sont la noble vérité de la souffrance, la noble vérité de l’origine de la souffrance, la noble vérité de l’extinction de la souffrance, la noble vérité de la voie qui mène à l’extinction de la souffrance. – Bouddha Shakyamuni

Les nobles vérités indiquent en substance que l’on souffre, et que la souffrance est causée par le désir. Si l’on élimine les désirent, la souffrance cesse. De plus, il y a un chemin pour y parvenir. Ce chemin a beaucoup de noms. En Orient, ils l’appellent Dharma. En Occident, ils l’appellent par de nombreux noms différents, mais celui que nous utilisons est la Gnose, qui est aussi un nom utilisé en Orient en Sanskrit, Jnana, ce qui signifie Gnose.

Cette science a un but, qui est de nous donner l’expérience pratique qui nous montre comment mettre fin à la souffrance. La fin de la souffrance est accompli en mettant fin au désir. Le désir est la cause de la souffrance. Le désir a de nombreuses formes; cen’est pas seulement le concept de désir. Si vous voyez comment est compliqué la vie, la complexité de votre mental, qui est la complexité du désir lui-même. Toutes les souffrances dans tous les mondes sont causées par le désir; c’est ce qu’est la complexité de désir. Si vous pouvez concevoir dans votre mental tous les mondes et toutes les créatures de la souffrance, c’est la complexité du désir. Donc, ce problème n’est pas simple à démêler, mais il peut être fait en vous-même. Une fois que vous pouvez le faire en vous-même, vous pouvez aider les autres, et cela est le fondement essentiel de cet enseignement.

Je souligne cela parce que sans une solide compréhension de ces facteurs – Karma et souffrance – il est très facile de se confondre, de se laisser distraire, et d’être soutirée dans des directions différentes dans votre vie spirituelle. Voilà pourquoi, dans les religions traditionnelles ces facteurs sont le fondement même que chaque étudiant doit travailler pendant une longue période avant leur introduction aux concepts plus élevés, les pratiques plus élevés. En tout état de l’enseignement de niveau fondamental, l’accent est mis sur le Karma, qui est cause et effet, qui en pratique signifie éthique.

Le fondement de toute religion est l’éthique: savoir comment se comporter. Nous devons apprendre quelles actions apportent de bons résultats et quelles actions donnent des résultats néfastes. Nous ne savons pas, parce que nous sommes encore en train de créer la souffrance pour nous-mêmes et pour les autres. Pour avancer spirituellement, vous devez très bien connaître les conséquences de l’action, parce que tant que vous persistez dans des actions qui produisent des dommages, vous ne pouvez pas réussir dans toute pratique ultérieure; c’est impossible.

Quelqu’un qui n’a pas cette formation de base continuera de générer trop d’énergie négative pour eux-mêmes et pour les autres. Ainsi, les efforts des pratiques plus élevés ne porteront aucuns fruits bénéfiques. De plus, vous devez comprendre que vos actions créent de la souffrance, non seulement pour vous-même, mais pour les autres aussi.

Bodhichitta

Quand quelqu’un comprend vraiment ces deux concepts interconnectés causes et effets de la souffrance, quelque chose change en eux. Compréhension signifie connaissance consciente, pas seulement un concept ou une croyance. Quelqu’un qui est conscient de ces faits devient une personne différente, car ils commencent à devenir très sérieux dans leur vie quotidienne d’instant en instant: la façon dont ils interagissent avec d’autres personnes, comment ils se comportent, comment ils utilisent leur discours, la façon dont ils utilisent leur corps, comment ils utilisent leur mental. Ce type de personne commence à rayonner une nouvelle force, une nouvelle énergie, qui en Orient est appelée Bodhichitta, et qui, en Occident, nous appelons la compassion, l’amour. Mais, ce n’est pas tout simplement l’amour terrestre. Bodhitchitta est une sorte de sagesse-amour qui est bien au-delà tout ce que nous pouvons imaginer en relation avec nos concepts d’amour. Bodhitchitta est un amour conscient, le genre d’amour qu’a un maître, un ange; c’est l’amour qu’un ange exprime.

Bodhichitta est amour conscient qui se montre dans l’action de la personne. La personne qui a la Bodhichitta fait toujours de leur mieux pour ne pas causer du tort aux autres. La Bodhitchitta est un changement du mental. Quelqu’un qui a la Bodhichitta a un mental qui est différent du reste d’entre nous. Bodhichitta en Sanskrit est बोधिचित्त et peut être traduit par «Mental Sagesse.»

Une fois qu’une personne montre des signes que la Bodhichitta est vraiment en train d’émerger dans leur flux mental et dans leurs actions, ils peuvent recevoir des enseignements supérieurs qui montrent comment prendre les plus profondes énergies fondamentales en nous et de les utiliser pour le bénéfice des autres. Ce sont des techniques très puissantes et dangereuses, et c’est la raison pour laquelle, traditionnellement, ces techniques ne sont enseignées que lorsque quelqu’un a déjà établi ces facteurs consciemment en eux-mêmes. Encore une fois, consciemment signifie qu’ils comprennent non seulement intellectuellement, mais dans leur corps, dans leur cœur, dans leur mental, dans leurs actions. Ils savent quand ils font quelque chose qu’il y aura un effet. Ils le savent. Pour une telle personne, ce n’est pas seulement un concept; ce n’est pas quelque chose que l’on oublie, comme «Oh oui, je me souviens avoir cause et effet.» Une telle personne qui sait cela; c’est dans leurs atomes. De plus, ils savent que chaque action néfaste qu’ils effectuent cause de la souffrance si cette action, si c’est une action égoïste, si elle est modifiée par le désir, elle causera des souffrances, même si cette souffrance n’est pas visible immédiatement après l’action. Ils vivent également avec une urgence pour servir les autres, pour les aider à réduire leur souffrance. Ceci est Bodhichitta. Une telle personne est en mesure de prendre des enseignements supérieurs et utiliser l’énergie d’une manière nouvelle, parce qu’ils sont formés mentalement à utiliser l’énergie d’une manière qui ne causera pas des dommages. Voilà pourquoi depuis des siècles les enseignements les plus élevés de toute religion ont toujours été protégés, ont toujours été gardé secret.

L’humanité ne sait pas ce qui est au cœur ésotérique de toute religion. Tout le monde pense qu’ils savent; vous pouvez acheter un millier de livres sur «les enseignements secrets ésotériques», mais ils sont la plupart du temps des mensonges. L’humanité ne connaît pas les enseignements secrets, parce que qu’ils n’ont jamais été enseigné à l’humanité. Les véritables enseignements secrets n’ont jamais été donnés dans le monde physique. Ce que nous appelons «enseignements secrets» sont des mensonges ou tout simplement le jardin d’enfants pour les vrais enseignements. Même les enseignements de Samaël Aun Weor, qui sont une partie des enseignements secrets qui ont été rendues publiques pour notre bénéfice – sont tout simplement l’antichambre aux vrais enseignements secrets.

Ce n’est pas quelque chose que nous devrions blâmer à l’humanité, ou condamner les gens, ou regarder vers le bas sur les gens. Nous ne devrions pas être en colère contre ceux qui ont protégé la connaissance. L’humanité n’a pas été préparée. L’humanité n’a pas mûri. Pendant des siècles et des siècles, l’humanité a été maintenue dans l’antichambre, dans le foyer du temple, et n’a pas été apporté aux mystères, parce que l’humanité est immature. La preuve est partout. Cette humanité aime la guerre. Voilà pourquoi nous avons eu un état continuel de guerre pendant des décennies sur cette planète. Voyez si vous pouvez trouver une année sans guerre; vous ne pouvez pas! Voilà pourquoi cette humanité a été préservée du cœur des mystères. Voilà pourquoi, lorsque vous entendez les gens qui disent ceci et cela sur «les enseignements secrets» et prétendant être «ceci et cela», vous devez simplement les ignorer. Mettez vos pieds sur le sol et soyez pratique: regardez les faits. Regardez la réalité. Nous sommes gouvernés par le désir. Nous ne sommes pas mûrs.

Oui, les enseignements secrets ont commencé à être dévoilé, mais pas en totalité. Seuls quelques clés ont été données. On nous a donné des clés qui permettent à l’étudiant d’ouvrir la porte aux vrais enseignements, mais les enseignements complets ne sont pas dans le monde physique n’importe où, dans une école, sous un nom quelconque. Les véritables enseignements ne sont pas dans le monde physique, pas dans le Mouvement Gnostique, pas dans les Mouvements Tibétains, pas parmi les Chrétiens, ni un autre groupe Bouddhiste, ni un groupe n’importe où. Les vrais enseignements sont dans les mondes internes. Pour accéder à ces enseignements, vous devez éveiller votre Conscience et aller à ces endroits. Puis, ayant prouvé ce niveau de maturité, ils vous y enseigner, parce que vous avez démontré que vous êtes sérieux et que vous pouvez contrôler votre mental, et que vous pouvez contrôler votre énergie; c’est le facteur clé.

Où Commencer

Donc, pour gagner cela, nous travaillons ici dans le monde physique pour établir ces fondations:

  • Compréhension de la cause et effet
  • Compréhension de la souffrance
  • Apprendre à développer la Bodhitchitta, la compassion consciente, l’amour conscient, ce qui équivaut à se sacrifier pour les autres.

Bodhitchitta est un mental entièrement nouvel. La Bodhitchitta est le Mental Christ. C’est le genre de mental qui est seulement concerné par le bien-être des autres Êtres. C’est le mental qui peut utiliser les enseignements supérieurs. Si nous n’avons pas la Bodhichitta, les enseignements supérieurs sont complètement inutiles pour nous. En fait, ils peuvent être dangereux. Voilà pourquoi ils sont retenus loin de nous. Vous comprendrez probablement un peu plus à ce sujet au fur et à mesure que nous passons cette conférence.

Comme je l’ai mentionné, notre objectif ou intérêt est d’avoir une expérience spirituellement, de voir la vérité, de savoir quelque chose sur ce qui se passe sur les autres niveaux de l’existence, non seulement ce monde physique, mais de savoir: d’où sommes-nous vraiment venus? Qu’est-ce que Dieu? Qu’est-ce que les rêves signifient vraiment? Ces types de questions ne peuvent être résolus par nos sens physiques, ou par le biais d’un livre; ils ne peuvent pas être répondus par n’importe quel type de croyance. Ils ne peuvent seulement être résolues par l’expérience personnelle: grâce à la Conscience, éveillée et utilisée.

Pour ce faire, nous devons commencer par utiliser notre corps physique. Ceci est notre véhicule, notre vaisseau. Le corps physique est symbolisé sur l’Arbre de Vie de la Kabbale en tant que la sephirah Malkuth, qui est la sphère la plus basse. Malkuth se rapporte au monde physique et au corps physique. Malkhut est la troisième dimension. Alors, prenez un moment et prenez Conscience de votre corps physique.

Ce navire, ce véhicule que nous prenons tous pour acquis, est le véhicule que vous avez besoin afin d’avoir une expérience spirituelle.

Je sais que nous aimons penser que l’expérience spirituelle n’a rien à voir avec le corps, mais cela est faux. Nous avons besoin de ce corps. Nous en avons besoin pour être en bonne santé et fort. Nous avons besoin d’être très détendu et en équilibre, parce que ce corps est le navire qui reçoit et transforme toutes les forces nécessaires à la Conscience pour faire son travail.

Le Joyau dans les Eaux

Nous avons besoin de ce corps, mais nous avons besoin de savoir comment l’utiliser. Le but ultime de la Gnose – le cœur de toute religion – est de réaliser pleinement les capacités de notre Conscience, de nous développer pleinement en tant qu’être humain, de devenir un véritable être humain. Cette possibilité ultime, nous l’avons vu exprimé dans tous les plus grands maîtres de toute les religions – Jésus, Bouddha, Krishna – ces grands maîtres ont affiché un amour et une intelligence inimaginable. Ce potentiel ultime est symbolisé dans cette image, dans les mains de Lhu.

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L’Être qui est représenté ici émergeant des eaux est appelé en Tibétain Lhu གླུ. En Sanskrit, le mot est Naga नाग. Naga signifie serpent. Lhu ou Naga est un type d’être qui n’est pas humain, et qui n’apparaît pas en général dans le monde physique, bien qu’ils puissent. Ce sont des esprits élémentaux, intelligences primordiales de la nature qui protègent une grande quantité de connaissances et d’énergie. Tout chaman travaille avec lhu, les forces de la nature.

Chaque corps de l’eau a un lhu. Une rivière a lhu, un lac, un arbre, un rocher, une montagne. Ce sont toutes les forces élémentales de la nature, mais maintenant rappelez-vous de votre corps. Vous êtes assis dans un corps qui est composé de tous les éléments de la nature. Chaque jour, vous prenez en plus des éléments de la nature. Vous prenez dans les énergies et les composants de lhu, et ils deviennent votre corps. Mais, nous le faisons inconsciemment, sans aucune Conscience du tout de ce que sont ces éléments, ce que nous faisons avec eux, et ce qu’ils deviennent.

Nous avons tendance à manger des ordures. Nous avons tendance à boire des ordures. Nous avons tendance à respirer dans des ordures. Mais, nous sommes ce que nous mangeons! Voilà pourquoi nos corps sont malades. Voilà pourquoi nos mentales sont malades. Nous mangeons des ordures, pas seulement par notre bouche, mais à travers nos yeux. Vous voyez, nous ne prenons pas seulement de la nourriture pour transformer l’énergie, et pas seulement l’air, mais les impressions à travers nos yeux, à travers nos oreilles. Les Impressions sont de la nourriture. N’avez-vous pas remarqué que vous avez faim des images? Que vous avez faim de votre émission de télévision favorite, livre, magazine, ou musique? Vous avez faim d’eux parce que vous avez besoin d’impressions. Ces impressions sont de la nourriture. Ce sont des impressions à transformer en énergie, mais malheureusement, les impressions que nous prenons sont généralement des ordures.

Ce lhu représente une intelligence primordiale de la nature, qui a une importance en relation avec la nature autour de nous et aussi en nous. Il tient dans sa main un Norbu. Norbu (ནོརྦུ;) est un mot Tibétain qui signifie Joyau. Ce joyau dans sa main est enflammé. C’est un norbu très particulier. Il représente le potentiel ultime d’un être humain. Il représente ce que nous pouvons devenir. L’équivalent Sanskrit est Vajrasattva, ce qui signifie «Âme diamant», une âme parfaite. Un diamant est ce que nous considérons la pierre précieuse parfaite; pourquoi est-il parfait? Parce qu’il reflète la lumière. Voilà ce que l’âme parfaite fait: elle reçoit toute la lumière de l’univers et la reflète pour créer la beauté, pas pour créer de la guerre, de la violence, de la luxure, de l’orgueil, mais pour créer de la beauté, la beauté du divin. C’est une Vajrasattva, une âme parfaite; c’est notre potentiel ultime.

Ce lhu montre cela dans les mains de la nature est le secret, mais notez que le lhu s’élève hors de l’eau. Ceci est l’aspect caché de cet enseignement. C’est dans l’eau que le potentiel secret est caché, non pas physique, mais l’eau spirituelle, l’eau éthérique, l’eau psychologique. L’eau ici est un symbole. L’eau est un symbole dans chaque religion, un symbole très important.

Si vous vous souvenez, au début du livre de la Genèse, l’une des premières choses qui se passe est que les eaux sont divisées. Ces eaux sont appelées Mayim (מים) en Hébreu, qui est écrit avec deux Mem: le Mem ouvert מ au début, puis un Iod י, et un Mem fermé ם à la fin. Alors Mayim montre deux eaux, un Mem d’en-haut qui est des eaux dans le ciel, puis un Iod au milieu, et un Mem d’en-bas, qui sont les eaux d’en-bas. Cela a une importance énorme à plusieurs niveaux, mais le niveau le plus important pour notre discussion d’aujourd’hui est de savoir comment cela vaut pour nous. Ces eaux sont à l’intérieur de nous dans des niveaux, mais nous avons besoin de savoir comment et ce que cela signifie.

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Cette image montre un yogi dans la Méditation. Au niveau de sa tête, nous voyons les eaux coulant du ciel. Ce sont les eaux d’en-haut, des mondes supérieurs au niveau de sa tête.

Ces eaux sont שמים Shamayim. Le mot Hébreu Shamayim signifie «les eaux ardentes», mais c’est généralement traduit par Ciel. Shamayim est Mayim et la lettre ש Shin. La lettre Shin signifie feu, le feu est dans les eaux.

Ce yogi travaille dans la Méditation, qui est une pratique pour travailler avec le mental, et cette image montre que le mental est intimement lié aux eaux. En d’autres termes, quand nous écrivons le mot Mayim verticalement et que nous le plaçons sur notre corps, le premier Mem est dans notre tête, et saviez-vous que votre cerveau flotte dans l’eau? Ce sont les eaux de notre propre paradis personnel, les eaux d’en-haut, mais ces eaux dans notre moelle épinière et dans le cerveau ne se contentent pas de siéger en un seul endroit, les eaux que le cerveau dépose dans les fluides de la colonne vertébrale et les fluides vont tout le chemin vers le bas de la colonne vertébrale; ces eaux passent par notre système nerveux. Ces eaux sont très importantes.

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Ce méditant travaille avec les principaux aspects ou étapes de la pratique de la Méditation mais surtout la Méditation comme enseigné dans les écoles de niveau supérieur. Clarifions ceci: cette conférence suppose que vous avez déjà compris les aspects de niveau fondamental. Autrement dit, lorsque vous écoutez ce que je vous explique dans cette conférence, cela ne se rapportent pas à des enseignements de niveau fondamental, ce que nous pourrions appeler des pratiques de Shravakayana, Hinayana ou Theravada Vipassana. Dans cette conférence, nous ne discutons pas de simples pratiques de concentration. Quand je parle de Méditation dans cette conférence je parle de la Méditation au niveau de Tantra, le troisième niveau de l’enseignement. Cela signifie que la personne qui travaille avec la Méditation à ce niveau travaille avec ces quatre aspects essentiels.

  • Relaxation
  • Prière
  • Concentration
  • Visualisation

Le plus important, commencé par la relaxation. Le véritable étudiant de la Méditation commence par se détendre, pas seulement physiquement, mais mentalement et émotionnellement. Sans relaxation, toute pratique de Méditation est inutile.

Deuxièmement, ils apprennent à utiliser la prière, qui ouvre le cœur. Sans la prière, sans cœur ouvert, la pratique de la Méditation sera un échec.

Troisièmement, ils travaillent avec la concentration, se concentrer sur une seule chose. Sans concentration, avec le mental distrait, la Méditation échouera.

La quatrième composante est la visualisation, dans laquelle la personne utilise les pouvoirs de l’imagination pour voir.

Lorsque ces quatre éléments sont actifs, la Méditation est possible.

C’est ce que nous avons étudié lors de notre récente retraite. Nous commençons toujours par se détendre et vraiment, nous devrions nous détendre continuellement tout le temps, d’être continuellement en préparation de la Méditation. Nous ne devrions jamais être tendues. La tension est du désir frustré. Si jamais vous trouvez la tension en vous-même, c’est parce que vous êtes frustré. Cette frustration est un désir frustré; cela pourrait être de la colère, de la peur, de la luxure, de l’orgueil, etc. Si vous êtes tendu, vous ne pouvez pas méditer.

Nous commençons toujours par la relaxation. Le yogi dans cette image est très détendu. Je sais que cette posture ne serait probablement pas très relaxante pour chacun de nous, mais il est habitué-bien sûr, il a été peint sur le mur pendant une longue période, de sorte qu’il a eu beaucoup de temps pour s’y habituer.

Le symbole dans son cœur représente sa prière. Ce symbole est la lettre Tibétaine A ཨ. Au cours des dernières conférences sur les Runes, vous avez entendu au sujet du mantra A. Cela est extrêmement important; rappelez-vous que c’est le premier son qu’un bébé fait quand il sort de l’utérus, Aaaaaaa. C’est cette première apparition de l’haleine.

Dans cette image, Aaah ཨ est dans le cœur, et en-dessous se trouve un lotus qui est la fleur du cœur. Cette image montre que notre prière doit être sincère, et pas seulement une prière dans le mental, comme «Oh, mon Dieu, donnez-moi s’il vous plaît cette voiture,» ou «Oh, mon Dieu, je suis désolé j’ai fait du mal aujourd’hui, je vais faire mieux, s’il vous plaît pardonnez-moi.» La prière réelle n’est pas intellectuelle, c’est émotionnelle. La prière devrait émerger dans le cœur. La prière quand elle est efficace et sincère ouvre le cœur.

Ceci est si important, alors permettez-moi de le répéter: détendez le corps, le mental et le cœur de sorte que lorsque nous prions le cœur s’ouvre. Nous pourrions être détendus physiquement, mais nous pouvons être très tendus émotionnellement, quand notre cœur est rempli de ressentiment, d’inquiétude ou d’anxiété, quand nous sommes stressés au sujet du travail, de notre épouse ou nos enfants. Quand nous sommes émotionnellement tendus, la prière ne peut pas arriver, la Méditation ne peut pas se produire. Nous avons besoin d’être détendu, et nous avons besoin que notre cœur s’ouvre, d’être sincère, pour parler à Dieu. L’ouverture de notre cœur est une condition préalable à la Méditation.

La prochaine étape est la concentration, où nous concentrons notre attention. Cet effort pour concentrer notre attention est lié à la glande pinéale, qui est au centre du cerveau, dans ces eaux supérieures.

Remarquez quelque chose qui se passe ici qui est très importante: si vous mettez le mot Mayim sur le corps de ce yogi, nous voyons les eaux supérieures liées à sa tête, le Iod lié à son cœur, et le Mem inférieur est lié à la base de la colonne vertébrale, qui est l’eau sexuelle, les eaux de la sexualité, les eaux créatrices à partir de laquelle toute vie émerge. En d’autres termes, par la relaxation, la prière et la concentration, nous ouvrons une connexion entre les eaux inférieures et les eaux supérieures en nous.

Pourquoi est-ce important? Parce que nous voulons connaître Dieu. Nous voulons expérimenter la vérité. Nous voulons expérimenter la réalité. Cette réalité est le feu, représenté par la lettre Hébraïque Shin qui descend d’en haut, qui fait Shamayim. Ce feu descend en nous pour remplir les eaux en nous. Ce feu de Shin est source d’inspiration.

Le Maître Samaël Aun Weor a enseigné que la Méditation en trois phases:

  • Imagination
  • Inspiration
  • Intuition

Les étapes que j’ai expliqué jusqu’à présent vous préparent à la première étape: l’imagination. Vous vous détendez, priez, concentrez, imaginez. Lorsque votre imagination commence à vous montrer des images – parce que vous êtes détendu, en prière, et en visualisation et en concentration – alors l’imagination s’ouvre et l’inspiration vient; c’est le feu, Shin.

Si vous ne savez pas ce que je parle, si vous n’avez jamais eu cette expérience, voilà pourquoi je donne cette conférence: pour vous aider à découvrir pourquoi vous ne l’avez pas. Ce que je décris dans cette conférence sont des principes fondamentaux que chacun peut utiliser et qui sont en harmonie avec toute religion, toute pratique. Mais pour que vous ayez l’expérience de la réalité, vous avez besoin du véhicule, vous avez besoin des causes et des conditions qui permettront que l’expérience se produise. Tout d’abord, vous avez besoin d’un corps physique, qui, heureusement, nous avons tous; il peut ne pas être le corps que nous voulons, mais nous en avons un. Si nous prenons soin de lui, nous pouvons avoir ces expériences. Mais, autre chose a besoin d’être là, non seulement le corps lui-même, qui est insuffisant comme nous savons tous probablement: il y a des milliards de personnes sur cette planète, et ils n’ont pas expérimenté la réalité. Pourquoi? Simple: ils n’ont pas le fuel que le feu peut brûler pour les illuminer. La Bible dit:

    Car notre Dieu [est] un feu dévorant. – Hébreux 12:29

Le feu a besoin d’un carburant pour brûler, pour qu’il puisse émettre la lumière.

Est-ce que nous fournissons ce carburant? Y a- il quelque chose en nous que Dieu peut utiliser comme combustible afin d’éclairer notre mental et d’éveiller les feux de notre cœur? Ce carburant est les eaux sexuelles. Voilà pourquoi les religions à travers tous les temps ont souligné la chasteté.

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Cette image montre un yogi qui était un étudiant du Guru Rinpoché, Padmasambhava. Le nom de ce yogi est Jnanakumara, ce qui signifie «roi de la Gnose.» Jnanakumara est représenté dans une pose qui reflète sa mythologie; il est représenté se cachant dans une grotte pendant de nombreuses années se soutenant avec une seule chose, qui est de l’eau qu’il a pris de la roche. Il recueille l’eau avec la partie supérieure d’un crâne humain. Ce n’est pas littéral, c’est symbolique, mais qu’est-ce que cela signifie? Cela signifie que Jnanakumara, ce Maître de la Gnose, transmutait ses eaux sexuelles vers le haut dans sa tête; il prenait les eaux de la roche. Quelle est la roche? C’est la pierre de fondation, Yesod sur l’Arbre de Vie; c’est «le fondement du temple, la pierre que les bâtisseurs ont rejetée, la pierre que les constructeurs ont rejetté.»

La pierre de fondation est la pierre du puits sur lequel Jésus était assis au moment où il a enseigné la femme samaritaine,

    Il vient une femme de Samarie pour puiser l’eau: Jésus lui dit: «Donne-moi à boire.» – Jean 4: 7

L’eau est prélevée à partir de la pierre. Jésus a dit,

    «… Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif; mais l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.»

    La femme lui dit: «Seigneur, donne-moi cette eau, pour que je n’aurai plus soif et ne vienne plus en puiser ici.»

    Jésus lui dit: «Va, appelle ton mari, et viens ici.» – Jean 4: 14-16

Signification, le secret est sexuel. Jnanakumara nous montre tout cela.

    Chaque flamme a besoin de combustible pour brûler. La flamme sacrée de notre chandelier [colonne vertébrale] a aussi besoin de son carburant. Ce carburant est notre huile d’or. C’est notre Semen Christonique. L’être humain qui perd son huile sacrée ne peut pas allumer son chandelier. – Samaël Aun Weor

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Cette image suivante montre les eaux du sexe transformées et soulevées à travers les trois canaux par le milieu du corps: la colonne centrale de la colonne vertébrale et les deux colonnes, deux formes d’énergie de chaque côté. L’énergie transformée circule vers le haut dans le cerveau. Encore une fois, nous voyons la lettre A ཨ dans son cœur, mais qu’est-ce qui est qu’autour de sa tête? C’est une fenêtre, la fenêtre de la glande pinéale. Lorsque nous transmutons les eaux et les amenons dans la tête, les eaux sexuelle auquel toute la vie est créée, le pouvoir dans cette eau réanime, rajeunit, régénère la glande pinéale; toute cette énergie, toute cette force va dans la glande pinéale, qui est la source de clairvoyance, qui est l’endroit où l’on imagine, qui est notre fenêtre sur le Divin.

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Cette image montre un yogi en Méditation avec les trois canaux sur la colonne vertébrale, et au-dessus de sa tête se trouve un feu; ce feu est le même que la lettre Hébraïque ש Shin. A côté de sa bouche se trouve la lettre Tibétaine Ha ཧ. Au-dessus de sa tête se trouve une flamme, et au-dessus de cette flamme, la lettre A ཨ, et à partir de cette lettre A ཨ, nous voyons un rayonnement plein de splendeur et ensuite une image du ciel ou nirvana.

Cette image est liée à une tradition appelée Tummo, qui est un type particulier de la technique qui est enseignée dans une variété d’écoles du Bouddhisme. Dans la tradition Gnostique nous l’appelons Pranayama. Il y a de nombreuses variétés d’exercices de Pranayama. Le mot Sanskrit Pranayama signifie «exploiter les vents.» Il ne se réfère pas au vent physique, mais le vent éthérique – en d’autres termes, ce que nous appelons les éthers. Exploiter les vents c’est exploiter les énergies. Ces énergies sont montrées ici dans ce chemin qui mène à ce temple dans les mondes internes. Le yogi est utilise des mantras; ces lettres sont A et Ha mais vous voyez, ils ne peignent pas tout le mantra. Quelqu’un peut-il voir ce qu’est tout le mantra? Oui, Ham-Sah. Connaissez-vous le son que le feu fait? Sssssssssaaaaahhhhh.

L’image montre la voyelle Ha ཧ par sa bouche. Lors de la pratique du Pranayama Ham-Sah, Ham est le mantra que nous prononçons mentalement quand nous inspirons; nous inspirons dans l’air pour prendre les courants vitaux, les courants éthériques dans le corps. Nous imaginons que l’énergie s’élève dans la colonne vertébrale pendant que nous prononçons mentalement le mantra Haaaammmmm, et toute cette énergie monte, le long de la colonne vertébrale dans le cerveau, qui est la partie inférieure de cette image: Haaammmm. Le Haaaammmm est le Ha par sa bouche qui porte le M (Mem), les eaux, à partir du bas vers le haut, les eaux inférieures aux eaux supérieures, les eaux du sexe aux eaux du cerveau: Haaaammmm. Puis le feu qui est dans l’eau irradie le cerveau, rajeunit, il donne la vie et de l’énergie, puis le Yogi dit Ssssssssssaaaaaaahhhh avec l’exhalation. Au total, cela provoque le feu dans les eaux et le fait monter au cerveau, illumine la glande pinéale et ouvre la clairvoyance, pour nous donner le pouvoir de voir au-delà des sens physiques. C’est très joliment illustré dans cette peinture.

C’est la technique de Ham-Sah. C’est simple, efficace, et cela fonctionne. Cette technique illustrée dans le temple secret est la même technique avec quelques variantes enseignées à tous les membres initiés de tous les groupes religieux du monde entier. C’est l’essence de la même technique enseignée dans les mondes internes pour préparer les élèves à éveiller leur Conscience et aller au temple pour obtenir les enseignements supérieurs.

Le Développement du Corps

Tout ce que vous avez besoin sont ici dans ce corps dans lequel vous êtes assis; c’est un véhicule incroyable. Prenez soin de lui. Cessez de le détruire. Arrêtez de mettre des ordures en lui. Détendez-vous. La tension détruit le corps. La tension et le stress détruisent votre mental, votre corps, et vous vieillissent très rapidement.

Si vous êtes stressé et tendu tout le temps, cela ne signifie pas que vous devez changer votre travail, passer à une autre place, vendre votre maison et toute cette action extérieure dramatique; vous devez changer de votre stress, et vous devez changer votre attitude.

Le changement de vie le plus radical que vous devez faire est dans votre attitude. Transformer pourquoi vous êtes tellement stressé: quel désir, peur, anxiété, orgueil, luxure est à l’origine du stress; c’est sur quoi vous devez travailler. Modifiez la façon dont vous vous reliez aux choses extérieures. Ce changement est à l’intérieur.

Exploiter les forces qui sont dans votre corps – d’abord et avant tout, l’énergie sexuelle, qui est la force la plus puissante à laquelle nous avons accès : un seul spermatozoïde ou ovule peut créer une vie. Cela fait beaucoup de pouvoir. En outre, cet unique spermatozoïde ou ovocyte contient absolument tout ce que vous êtes, synthétisé dans cette petite chose; il y a beaucoup d’énergie là-dedans. Voyons cela.

Vos parents – même si vous ne souhaitez pas y penser, eu des relations sexuelles au moins une fois. Je sais que c’est troublant [rires], mais il vous eut, et que cet acte avait beaucoup de puissance. En cet instant où la conception a eu lieu, deux minuscules organismes se sont unis et sont devenu un, et a commencé le processus de décodage de votre Karma et d’élaboration d’un corps comme un reflet de votre Karma, de toutes les causes que vous aviez déjà mis en mouvement dans votre existence précédente. Pendant neuf mois, ce corps a été préparé dans l’obscurité, puis il a été propulsé dans le monde physique pour commencer la souffrance, pour commencer à rembourser ses dettes.

Voyons comment ce processus se produit; à partir du moment de la naissance à sept ans, vous avez appris à utiliser ce corps, comment déplacer l’ensemble de ses pièces, comment marcher, courir, faire du vélo, grimper à un arbre, utilisez votre langue, parler – vous apprenez à développer vos habiletés motrices. De plus, vous étiez beau; chaque enfant est beau, parfait, vraiment! Chaque enfant irradie tant de beauté.

Puis, autour de sept ans, nous changeons. Notre Karma devient plus intense, car il commence à s’intégrer dans notre psyché; nous commençons à devenir grincheux, irritable, orgeuilleux, vengeur, peureux. Nous commençons à développer notre intellect. Nous commençons à essayer de comprendre ce que signifie le monde, ce qu’est la vie, ce qu’est cet endroit dans lequel nous sommes. Nous avons beaucoup de questions, et cela se passe pendant quelques années, jusqu’à treize ou quatorze ans, le plus souvent.

Ensuite, nous commençons à sentir quelque chose de différent; nous commençons à nous développer émotionnellement. Les amis deviennent plus importants, et le sexe opposé – qui d’habitude est vraiment dégoûtant – maintenant tout d’un coup pas si dégoûtant. Nous commençons à changer et devenir une personne émotionnellement engagé, social. Cela va jusqu’à environ l’âge de vingt et un, quand nous devenons effectivement un adulte.

Rappelons-nous quelque chose de très important qui se passe dans ces trois phases. Il y a un changement très important qui se produit dans le passé, c’était autour de l’âge de treize ou quatorze ans, où notre beauté enfantine commence à partir. Ce bel enfant commence à devenir l’adolescent insupportable, qui pourrait être attrayant physiquement, mais émotionnellement et mentalement commence à montrer beaucoup de conflits, beaucoup de problèmes, beaucoup de douleur, beaucoup de luttes et de difficulté. Pourquoi?

Lorsque nous grandissons, dans les premières années, toute l’énergie dans notre corps se concentre sur la croissance de l’organisme. La croissance la plus profonde qui se passe entre la naissance et autour de treize et quatorze ans; il y a une croissance énorme qui se passe; imaginez-le: à partir d’une seule cellule à l’enfant âgé de quatorze ans. Voilà un changement dramatique. Vers la fin de ce changement, et jusqu’à vingt ans, il y a des petites poussées qui pourraient se produire, mais pour la plupart, nous sommes près de notre taille en termes d’échelle, car autour de douze à quatorze ans le focus de cette énergie qui est en nous change, elle change avec la puberté.

La beauté que nous avons eu en tant qu’un enfant, l’énergie que nous avons eu en tant qu’un enfant, change. Je ne sais pas si vous avez un moyen pour observer les enfants maintenant, mais quand ils sont jeunes, ils ont beaucoup d’énergie et nous, les adultes ne peuvent pas suivre. Pourquoi? Quelle est la différence entre l’enfant et moi; c’est non seulement l’âge, il y a une autre différence: l’enfant ne perd pas d’énergie. Il est très actif, mais il ne perd pas d’énergie. Toute son énergie circule naturellement et normalement, la façon dont il devrait être. En d’autres termes, son mental ne fonctionne pas comme un train de marchandises, son cœur n’est pas en pleine progression avec beaucoup d’anxiété, de stress, d’inquiétude, d’attachement, de peur et de désir. Son mental est vide. Son mental est seulement concerné par la pomme et le camion de remorquage, et comment ils sont intéressants, et c’est tout! Il ne pense pas aux factures, sur ce que nous allons faire aujourd’hui; il ne se soucie de rien. Il est dans l’instant. Il est ici et maintenant, et voilà. Voilà pourquoi il a tellement d’énergie, et il est si heureux, et il est si beau, et nous sommes tellement laid, et dans la douleur.

Quand on arrive à la puberté, l’énergie qui précédemment était en train d’élaborer le corps et nous aider à développer le mental, change et commence à se concentrer sur le développement du cœur, mais à cause de notre karma, à cause de nos désirs, nous commençons à faire beaucoup d’erreurs. L’énergie sexuelle qui nous avait perfectionné et fait grandir devient trop difficile à gérer, et nous ne sommes jamais formés pour y faire face. Si vous êtes une personne âgée, rappelez-vous à quel point cette énergie vous a brûlé quand vous aviez quinze, seize ans, et combien cette énergie prenait tout simplement votre main et vous secouait comme une poupée de chiffon, de sorte que vous n’avez pas le contrôle de votre mental ou corps. Les jeunes hommes ont des érections sans le vouloir, ils ne peuvent pas contrôler leurs yeux ou leurs pensées. Les jeunes femmes ont la flambée des émotions, les prenant sur les hauteurs et dans les enfers. C’est l’énergie sexuelle en mouvement psychologiquement en nous, mais malheureusement, on n’a jamais appris comment l’utiliser. Malheureusement, nous avons fait le tour de nos amis et appris à se masturber, comment avoir des relations sexuelles avec l’autre; nous avons appris à regarder la pornographie, et consommer beaucoup de romans et de films d’amour, à transformer cette énergie par l’intermédiaire de nos désirs. Voilà comment nous sommes entrés dans un grand nombre de conflits et tourné cette énergie de quelque chose de créatrice en quelque chose de destructeur. Voilà pourquoi nous sommes dans l’état où nous sommes maintenant.

Si nous apprenons à contenir cette énergie par la volonté, par la prière, elle peut être transformé d’une manière positive. Voilà pourquoi, dans chaque religion la condition préalable pour entrer dans les mystères supérieurs était de contenir l’énergie sexuelle. Chaque religion a enseigné cela – pas aux chefs des familles, pas à l’homme et la femme dans leur maison avec leurs enfants, ils n’en ont pas eu besoin, ils n’ont pas été intéressés par cela. Je parle des gens qui étaient fatigués de la souffrance et voulaient entrer en religion réelle et voulaient connaître la vérité. Des gens comme cela qui ont renoncé à la vie matérialiste, dès qu’ils sont entrés dans les portes de l’église ou du temple, étaient toujours étant donné que la première instruction: arrêtez de forniquer, plus d’abus sexuel pour vous, retenez cette énergie et apprenez à la transformer. Ils apprendront des techniques telles que le Pranayama, mantra, et la prière, différents outils pour commencer à exploiter cette énergie.

Énergie Sexuelle

L’énergie des eaux sexuelles se connecte directement aux eaux du cerveau. Certaines personnes de nos jours – pour être précis, les médecins – disent que la masturbation donne la bonne santé; ils disent que l’orgasme donne la bonne santé, et ils prétendent avoir des soi-disant preuves, mais le simple fait est qu’il n’ont pas fait une seule étude des personnes qui transmute l’énergie sexuelle, ils ont donc pas de groupe témoin. Ils n’ont pas du tout appliqué la méthode scientifique! Donc, sur cette question, les docteurs ne peuvent pas être écoutés; les médecins ne sont pas initiés à cette connaissance, ni ils ne l’ont pratiquée ou étudiée. Ils ne savent rien au sujet de la Chasteté scientifique et de la transmutation. Les docteurs forniquent. Les docteurs ont l’orgasme. Ils ne savent pas au sujet des mystères sexuels. S’ils devaient étudier leurs propres Prêtres, leur propre Lamas, leur propre Rabbins – ceux qui connaîssent la tradition ésotérique – ils trouveraient la vérité au sujet de la transmutation, qu’elle est dans toutes les traditions religieuses, mais cachée. Les vrais Prêtres, Rabbins, Lamas et Imams savent tous – ou devraient savoir, qu’ils doivent conserver l’énergie sexuelle et la transformer pour leur pratique spirituelle. Malheureusement, de nos jours un grand nombre d’entre eux ne savent pas et en plus ils ne se soucient pas, mais néanmoins, c’est l’enseignement ancien. Si les docteurs avaient étudier cela, ils trouvent que toute la puissance est dans l’énergie sexuelle. Elle rajeunit le système nerveux et rajeunit la glande pinéale et éveille toutes sortes de fonctions à l’intérieur du corps que la personne commune n’a aucune idée, en particulier les chakras ou centres d’énergie qui sont en dormance dans la personne commune.

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Cette image provient d’un Tantra médical Tibétain. Il est basé sur des connaissances qui sont des milliers d’années. Cette image montre le lien intime entre l’énergie sexuelle et le mental.

Pour être le point blanc, si vous étudiez le mental, vous devez étudier le sexe, et si vous étudiez le sexe, il faut étudier le mental; ils sont inséparables.

Si vous étudiez le Bouddhisme Mahayana, alors vous savez au sujet du terme Bodhichitta. Mais si vous n’avez pas été encore introduit dans Tantra, alors vous ne réalisez pas le sens réel de la Bodhitchitta.

Dans les enseignements de niveau Mahayana, le mot Sanskrit Bodhichitta se réfère à la compassion (d’amour conscient) et de la compréhension de l’Absolu. Mais dans le Tantra, Bodhichitta signifie l’énergie sexuelle. Ceci est un enseignement très profond que très peu de gens reçoivent. Ce qu’il révèle est que le plein développement de la Bodhitchitta dépend de l’énergie sexuelle. Si vous ne travaillez pas dans la retention et la transformer de l’énergie sexuelle, vous ne pouvez jamais développer pleinement la Bodhichitta, jamais.

    Avec la fierté d’un porte-vajra (qui est, avec un sens de la divinité et le respect, pas la luxure animal), le vajra avec le lotus entre dans le lotus (mâle et femelle unis).
    Avec le lingam (organe mâle) placé dans le bhaga (organe femelle), le yogi effectue phat hum (les mantras secrets); la Bodhitchitta (énergie sexuelle) n’est pas émise. – Vimalaprabhā, Inoxydable Lumière, Le Grand Commentaire, par Pundarika

Maintenant, ce point est très important, car il y a trois classes de tantra. Si vous allez à n’importe quel groupe qui prétend enseigner le Tantra, ils vont tous parler des mêmes sortes de choses; la plupart d’entre eux de nos jours parle simplement de sexe, et la plupart d’entre eux utilisent cela comme leur crochet. Ils disent que, grâce à Tantra vous pourriez avoir plus d’orgasmes, ou à travers le Tantra vous pourriez avoir plus de plaisir, ou à travers le Tantra vous pourriez vous unir à Dieu, etc., etc., etc. Les plus sérieux vous diront que le Tantra n’est pas seulement au sujet du sexe, que le mot Tantra signifie «continuum d’énergie». Beaucoup d’entre eux va parler de Bodhitchitta et de la compassion pour l’éveil des autres, etc. La plupart parlent de trois facteurs essentiels, classés comme naissance, mort et sacrifice. Naissance signifie simplement l’éveil de la Conscience, la création de l’âme, la plupart d’entre eux enseignent cela. La mort signifie l’élimination de l’ego, la destruction du désir, des agrégats, ou obscurcissements à la perception, et beaucoup d’entre eux enseignent cela. Sacrifice signifie servir les autres, aider les autres, et la plupart d’entre eux enseignent cela. Alors comment savez-vous quand une école ou quand un enseignement est bon ou mauvais?

Comment savez-vous quand un enseignement est noir, gris ou blanc? Une école noire produit des démons, des asuras, des gens qui sont attachés au désir et augmente ainsi la souffrance. Les écoles blanches produisent des Bouddhas, des gens qui sont libérés des désirs et ainsi libérés de la souffrance. Les écoles grises sont mélangées, mais finissent généralement en noir. Puisque les trois écoles enseignent des théories et des techniques très similaires, il est difficile de les distinguer en jugeant depuis le monde physique, mais vu depuis les mondes internes, c’est plus facile.

Dans le monde physique, vous pouvez aller à une école de Tantra – ou soi-disant enseignements ésotériques – et ils vont tous vous donner une bonne impression. Ils ont tous de grands maîtres dont ils dépendent. Ils ont tous une lignée très impressionnante. Ils ont tous des écritures très profondes. Ils parlent de la beauté, de l’amour, de la compassion, du service aux autres, et toutes les choses que nous attendons à ce qu’ils enseignent. Certains d’entre eux enseignent au sujet de la Chasteté, et certains d’entre eux ne le font pas; certains d’entre eux enseignent à éliminer l’ego, et certains d’entre eux ne le font pas. Physiquement, c’est presque impossible de savoir quand une école est bonne ou mauvaise. Voilà pourquoi vous devez apprendre à éveiller votre Conscience et aller dans les mondes internes pour investiguer.

Certains d’entre eux parlent de chakras, sur la façon d’utiliser l’énergie, l’énergie sexuelle, pour éveiller les chakras. Les chakras ne sont rien d’inhabituel, et sont utilisés comme quelque chose d’exotique pour attirer les gens, mais écoutez: tous vous utilisez vos chakras en ce moment d’une manière ou une autre. Un chakra est un vortex d’énergie, un lieu où l’énergie se déplace d’un endroit à l’autre. C’est comme une connexion nerveuse, mais pour l’énergie. Donc, quand vous sentez quelque chose d’émotionnel lié à votre cœur, s’il y a pas d’énergie en mouvement là alors le chakra du cœur est actif, mais cela dépend de quel type d’énergie c’est, votre cœur est-il rempli d’une émotion vertueuse ou d’une égoïste? La grande majorité de ce que nous ressentons est corrompu par le désir d’une certaine sorte. Par l’auto-observation, vous apprendrez comment vos chakras sont en mouvement. Ce n’est pas compliqué.

Lorsque vous travaillez avec l’énergie sexuelle, vous éveillez les chakras. Dans l’acte sexuel, beaucoup d’énergie est déplacé autour et nous sentons beaucoup de choses, beaucoup sur lesquelles nous ne pouvons pas mettre un nom, et nous devenons très fasciné par la sexualité en raison des types de sensations et de sentiments que nous éprouvons qui ne sont pas seulement physiques, qui sont très profondes, qui sont liés aux chakras, les choses spirituelles, et le désir!

Si nous apprenons à utiliser l’énergie sexuelle d’une manière positive, nous pouvons éveiller les chakras d’une manière positive, mais si nous apprenons à utiliser l’énergie sexuelle avec le désir, nous allons éveiller les chakras de façon négative; le résultat sera atteint. Rappelez-vous que le premier enseignement du Bouddha; le désir provoque la souffrance, si nous sommes engagés dans une activité sexuelle en combinaison avec le désir, nous produisons la souffrance. Tout le monde peut éprouver cela par eux-mêmes; c’est l’enseignement de base de toutes les religions.

Dans notre corps physique, nous avons toutes ces forces; nous devons apprendre à les utiliser correctement. Ici physiquement nous éprouvons beaucoup de choses; par exemple, vous pouvez tous sentir et être conscient d’une pensée. Vous savez, quand la pensée se passe, mais les pensées ne sont pas physiques; ils utilisent le cerveau, mais la pensée n’est pas dans le cerveau ou une partie du cerveau, c’est juste en train de couler par là. La pensée n’est pas physique. La pensée est liée à la cinquième dimension, le Corps Mental, ce qui dans la Kabbale est appelée Netzach.

Nous sentons aussi l’émotion; nous pourrions sentir une sorte de sensation, parfois, quand une émotion est très forte, mais en général, nous sentons juste une sorte d’émotion, mais nous ne savons pas exactement où se trouve l’émotion ou d’où elle vient. C’est parce que l’émotion est liée à la cinquième dimension; elle n’est pas physique. L’émotion est liée au Corps Astral.

Nous avons beaucoup d’énergie liée au Corps Vital; c’est l’énergie qui donne au corps physique la capacité d’être actif. C’est la racine de l’énergie que les enfants utilisent; c’est la santé et la vitalité de leur Corps Vital. Ce qui est important à saisir à ce sujet est que le Corps Vital est un conduit pour la pensée, l’émotion et la volonté.

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Le Corps Vital est un conduit, un vaisseau; le Corps Vital est la face supérieure du corps physique. C’est le corps de l’énergie. Si vous allez à un acupuncteur, ils travaillent sur votre Corps Vital. Si votre bras tombe endormi, ce fourmillement est la séparation temporaire du Corps Vital. Si vous avez déjà médité et ressenti comme vous êtes assis dans un sens, mais alors vous sentirez également simultanément comme si vous êtes assis d’une manière différente, c’est le Corps Vital; c’est le corps de l’énergie.

Imaginez un cheval. Savez-vous à quoi ressemble un cheval? Personne ici n’a une image d’un cheval? Oui, vous l’avez, vous tous, dans votre Mental. Savez-vous comment voyez-vous cette image? Grâce à votre Corps Vital. Imaginez votre mère. Savez-vous comment voyez-vous cette image? Grâce à votre Corps Vital.

Le Corps Vital

Votre Corps Vital est là où se trouve toute votre énergie, en particulier votre énergie sexuelle, alors maintenant que pensez-vous arriver quand vous abusez cette énergie? Rappelez-vous, je l’ai expliqué au sujet du yogi qui attire les énergies des organes sexuels au mental, en collaboration avec cette énergie qui descend d’en haut. Ceci est rendu possible à travers le Corps Vital, et non pas le corps physique. Le corps physique est tout simplement la chair; ce qui rend le corps physique intéressant est le Corps Vital qui est en lui, qui est son quatrième aspect dimensionnel. Le Corps Vital est l’électricité ou l’énergie du corps physique. Lorsque vous vous sentez enflammé sexuellement, c’est l’activation de l’énergie sexuelle, qui fait partie de votre Corps Vital. Lorsque vous utilisez votre imagination, c’est votre Corps Vital. N’utilisez-vous pas votre corps physique quand vous imaginez, l’êtes-vous? Je ne le pense pas. Votre corps physique n’imagine pas, votre mental le fait, et vous voyez les images ici physiquement parce que le Corps Vital les transmet à partir de la cinquième dimension.

Quand vous pensez, quand vous attentif à une pensée, vous percevez à travers le vaisseau du Corps Vital. Cette pensée se reflète dans le Corps Vital. Lorsque vous détecter une émotion, cette émotion est dans le Corps Astral, mais vous ressentez et sentez cette émotion à travers le vaisseau du Corps Vital. Qu’en est-il de la volonté? Conscience? Nous les connaissons à travers le Corps Vital. Tous ces phénomènes psychologiques sont expérimentés physiquement à cause du Corps Vital.

Le Corps Vital comporte quatre principaux aspects qui peuvent être appelés gaines ou éthers; ce sont quatre conduits qui composent le Corps Vital. Les deux inférieurs sont:

  • l’Éther de Vie
  • l’Éther Chimique

L’éther de vie est cet aspect du Corps Vital qui gère la reproduction; l’énergie sexuelle. Vous savez que la femme dit que son horloge biologique bat légèrement? Son horloge biologique n’est pas le corps physique, c’est l’éther du Corps Vital responsable de l’énergie de la reproduction.

Lorsque vous digérez des aliments, respirez, quand votre estomac est en train de transformer les nutriments en énergie pour nourrir votre mental et votre cœur, c’est l’éther chimique; c’est l’éther dans le Corps Vital qui gère les énergies de transformation.

Qu’en est-il de vos sens? Eh bien, vous entendez tous ma voix, mais comment? Le son passe dans votre oreille physique, mais alors qu’est-ce qui se passe? Est-ce que personne ne sait? Nous avons entendu beaucoup de théories à ce sujet, mais qu’est-ce que nous-savons? Si vous méditez vous pouvez trouver. Le son passe à travers le canal de l’oreille, vibre dans le filament dans l’oreille et se traduit par des impulsions d’énergie qui se jettent dans le cerveau, mais qu’est-ce qui arrive? Le cerveau est juste un vaisseau qui déplace l’énergie d’un endroit à l’autre; le cerveau n’est rien de plus que cela, mais il a de l’énergie et cet énergie est le Corps Vital. Le son se reflète dans le cerveau, dans votre mental. L’Éther Réflecteur du Corps Vital est ce qui reflète les vibrations dans votre psyché. C’est votre mental qui connaît la langue Française, et sait comment traduire ce que je dis en sens, concept, images, et aussi votre cœur, votre Corps Astral, qui traduit cela émotionnellement, si j’arrive à dire quelque chose d’important pour vous. Donc, vous voyez, le Corps Vital a cet aspect de refléter les données des sens, pas seulement les sens physiques, mais aussi des sens internes, ce qui reflète cette information à la psyché, au mental, à l’âme.

Lorsque vous avez imaginé votre mère tout à l’heure, comment avez-vous fait cela? Cela ne se fait pas avec la matière physique seulement. Quand je dis imaginez votre mère, et que cette image apparaît quelque part, nous ne savons pas où, nous disons: «C’est dans mon mental», mais nous ne savons pas où cela se trouve. Le mental est dans la cinquième dimension; c’est dans votre Corps Mental. Cette image est produite par votre volonté, volonté consciente, je l’espère, qui coule à travers l’Éther Lumineux du Corps Vital. Cet éther est la partie du Corps Vital qui projette à travers la volonté et l’imagination; moyen lumineux lumière.

Ceci est très important à étudier pour un méditant. Rappelez-vous les étapes de la Méditation?

  • Se détendre
  • Prier
  • Se Concentrer
  • Visualiser

Lorsque nous nous détendons, nous détendons le Corps Vital, parce que nous détendons le corps physique et la partie supérieure du corps physique est le Corps Vital, alors quand le corps physique est détendu, alors notre corps énergétique peut se détendre, ce qui signifie que le corps énergétique, qui conduit l’énergie, devient très serein, très calme. Quand un corps d’eau est immobile, est-ce qu’il reflète parfaitement les choses? Votre Corps Vital est lié à l’élément eau, le tattva des eaux, et quand il est calme, il reflète parfaitement. La relaxation du corps physique et du Corps Vital crée un silence qui permet aux images d’être reflétés sans confusion.

Par la prière, nous activons le cœur, le corps émotionnel, qui approfondit la capacité des images à être clairement reflété. Le Maître Samael a dit que lorsque nous absorbons les éthers du Corps Vital dans le Corps Astral, nos perceptions clairvoyantes devient radicalement améliorée; c’est ce que nous faisons avec la prière: nous nous détendons, prions et portons les composants vital et astral – l’énergie et l’émotion – ensemble. Ensuite, nous nous concentrons. Voilà comment nous concentrons le mental; Netzah, au moyen de Tiphéreth, qui est la volonté. Vous voyez, toutes ces pièces sont reliées maintenant. Le corps physique détend le Corps Vital, nous prions pour amener dans le corps émotionnel, nous concentrons le mental par le biais de la volonté, tous ces éléments sont en train de devenir un, concentré sur une seule chose; présent ici et maintenant.

L’Activation de l’Énergie

Ensuite, nous pouvons faire quelque chose; c’est lorsque la magie se produit. Lorsque nous avons la présence de Dieu, lorsque nous exploitons toutes nos forces et énergies, quand nous sommes concentrés et notre cœur est ouvert et sincère, quand nous regardons sincèrement dans la visualisation, les yeux de l’esprit s’ouvre, clairvoyance, imagination, le pouvoir de voir, qui est représentée dans les images des yogis en Méditation ci-dessus.

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Guru Rinpoché, Padmasambhava, a apporté le Tantra au Tibet il y a mille ans. Ici, il prend la forme de Vajradara. Cette forme représente l’unité de l’imagination et de la volonté, l’unité de la sagesse et de la méthode qui dans certaines traditions Mahayana est traduit comme action et vision. Ce que cela représente c’est comment des eaux émergent la vie spirituelle. Dans ses mains se trouvent le vajra et la cloche, qui ont une signification profonde.

Si nous voulons une vie spirituelle, nous devons regarder dans nos eaux. Que nous soyons une célibataire ou une personne mariée, le secret est dans nos eaux sexuelles. Si vous avez déjà vu un Rituel Tantrique Bouddhiste, le leader utilise toujours deux éléments: un vajra (Sanskrit:वज्र , Tibétain: Dorje རྡོ་རྗེ ) et une cloche. Le vajra ressemble à un symbole de l’infini ∞, et elle représente cela.

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Le terme vajra en Sanskrit signifie coup de foudre, il représente le phallus, l’organe sexuel masculin. La cloche de l’autre main représente l’organe sexuel féminin, c’est la raison pour laquelle nous devons travailler avec les deux, le vajra et la cloche, mâle-femelle. Tel est le secret du Tantra, que nous soyons célibataire ou en couple: utiliser cette énergie en harmonie en équilibre avec le divin.

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Cette image montre comment cela est fait. Ceci est une image de Vajrapani. Le nom Vajrapani est Sanskrit et signifie «vajra dans la main.» Regardez ce qui est dans sa main: c’est un Vajra. C’est un phallus. Cette divinité représente la férocité de la volonté nécessaire pour maintenir le contrôle de l’énergie sexuelle. Il faut beaucoup de volonté, parce que notre mental est très corrompu. Nous sommes facilement séduits par le désir. Il faut beaucoup de volonté, mais à travers la pouvoir du vajra et de la cloche, la volonté en union avec imagination, ce pouvoir peut être exploité. Si nous jetons cette énergie loin à travers l’orgasme ou des abus psychologiques comme l’orgueil ou l’envie, il n’y aura pas des visions du tout.

Un couple est capable d’accéder à ce pouvoir à un degré plus élevé parce que ces forces du divin sont représentées dans les trois facteurs ou les trois éléments dans les organes sexuels. Les trois forces de la trinité sont présentes dans l’homme et la femme, et quand ils s’unissent, ils forment le sceau de Vajradara ou Vajradakini, qui est le sceau de Salomon, l’Étoile de David. L’étoile à six branches représente l’union de l’homme et de la femme; elle représente aussi l’union de la sagesse et de la méthode, de sorte qu’en synthèse ce que cela signifie pour nous c’est que nous devons être vraiment sérieux au sujet de la façon dont nous utilisons notre énergie.

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mandala-vajradakini

Le centre de ce mandala montre Tummo, la «femme féroce», notre Mère Divine Kundalini ou Candali, qui peut détruire tous nos défauts, si nous fournissons le combustible pour le feu. Le moyen le plus puissant pour acheminer ce fuel c’est à travers la coopération sexuelle, dans l’union des deux triangles: l’homme et la femme.

Quand nous méditons, nous devons regarder pratiquement à ce que nous faisons. La Méditation persistante est la façon dont nous allons rester inspirés dans notre travail. Je sais que les enseignements sont très beaux et compliqués, et que nous avons donné des centaines de conférences et il y a des centaines de livres, et c’est tout extrêmement beau et complexe, et nous avons besoin de connaître toutes les informations, nous avons besoin d’étudier, et c’est ce qui nous prépare à interpréter nos expériences, mais si nous n’avons pas des expériences, qu’est-ce que nous allons interpréter? Si nous sommes juste en train d’étudier, étudier, et étudier, mais nous n’avons rien à interpréter, nous devons réévaluer notre pratique. Nous devons avoir des expériences. Je ne dis pas que nous devons aller au large pour visiter la planète Mars avec notre Corps Astral chaque jour; ce serait génial, mais tout au moins nous devons être capable de voir comment nous causons la souffrance aujourd’hui. Voilà le genre d’expérience dont nous avons besoin: une expérience pratique qui nous aide à démêler les problèmes que nous avons et les problèmes que nous créons pour les autres.

Le carburant pour cela est en nous: ce sont ces eaux. La base d’avoir une perspicacité spirituelle est dans la façon dont nous utilisons les eaux du sexe, les eaux de notre mental, et la relation entre elles. Comme je l’expliquais au début, le Iod Hébreu qui est entre les deux Mem est vraiment significatif. Il y a quelques conférences sur le Iod que nous avons données qui raye à peine la surface. Le Iod est la plus petite lettre Hébraïque; il se rapporte profondément à qui nous sommes en tant qu’êtres humains. Notre essence, notre cœur, notre synthèse est un Iod. La lettre Iod représente un homme, une femme, une personne, mais en tant que point, parce que nous sommes cela: nous sommes juste des points insignifiants de poussière dans l’échelle cosmique des choses. Mais dans ce point se trouve le potentiel de devenir un être humain complet, un Vajrasattva, une âme diamant, et voilà pourquoi ce symbole de Iod est exactement équivalent à un symbole dans le Bouddhisme Tibétain appelé Tiglé, qui est traduit comme point ou baisser. Tiglé représente une tâche ou un point de la Conscience primordiale, mais en outre, c’est l’énergie sexuelle. Le Iod est l’énergie sexuelle.

Notre essence en tant qu’une personne est dans notre énergie sexuelle, ce spermatozoïde unique ou ovule unique par lequel nous pouvons créer un enfant, tout ce que nous sommes est dans ce Tiglei ou Iod, donc en exploitant cela, en le transformant, nous pouvons devenir un Vajrasattva, une âme diamant. En d’autres termes, au lieu de gaspiller cette énergie et de créer des problèmes à travers le désir, et la création de la destruction et de la douleur, nous prenons cette énergie créatrice et créons pour les autres, pour le divin; nous créons une âme, la beauté. Chaque Bouddha, chaque ange naît de cette façon. Il n’y a pas d’autre moyen; tout ce qui naît dans l’univers naît de l’énergie sexuelle: le démon naît de la luxure, l’ange naît de la Chasteté. Les deux naîssent de sexe.

Ainsi, lorsque nous utilisons l’énergie sexuelle par le biais de notre mental, par le biais de notre imagination, pour créer. Lorsque nous alimentons le désir nous créons des choses infernales, ego, effigies, des entités. Quand nous étions adolescents et avons appris à se masturber, à regarder de la pornographie, et à regarder lascivement le sexe opposé, nous utilisions cette énergie sexuelle pour créer des formes dans notre mental, et nous avons donc construit une image dans notre mental, de nombreuses images de ce que nous voulons. L’homme imagine la femme lascive faire toutes les choses qu’il veut qu’elle fasse, et avec son énergie sexuelle dirigée à travers son Corps Vital en relation avec son mental, il produit des formes dans son mental. Ces formes sont réelles, et veulent plus d’énergie, et alors cette homme commence à avoir des rêves avec cette femme qu’il a imaginé, et cette femme dans ses rêves vient tous les soirs pour obtenir plus d’énergie. Ainsi, chaque nuit, il a des rêves et répand son énergie sexuelle en ayant des rêves humides, des pollutions nocturnes. La même chose arrive avec les femmes; la femme imagine son homme parfait qui vient tous les soirs pour être romantique et elle s’excite et perd son énergie sexuelle à travers cet acte d’imagination, et qui se nourrit de cette forme dans son mental; nuit après nuit cette forme vient d’obtenir plus d’énergie. Ces formes existent parce que nous les faisons éxister, et chacun d’entre nous les a.

Donc, si nous avons du mal à se souvenir de nos rêves, si nous allons dormir la nuit et que nous sommes complètement inconscients toute la nuit, pourquoi? Nous n’avons pas d’énergie. Nous gaspillons notre énergie toute la journée, dans notre stress, l’anxiété, et pour chasser tous nos désirs, et quand nous allons dormir, nous sommes totalement épuisé, et nous ne savons pas ce qui nous arrive dans la nuit, mais je peux vous donner un indice: nous faisons la nuit dans nos rêves ce que nous faisons toute la journée: nous agissons mécaniquement, inconsciemment. Voilà pourquoi le matin quand nous nous réveillons, nous pensons, «J’ai rêvé de travail, j’étais en train de tuer mon patron», et c’est parce que pendant la journée, vous êtes vraiment en colère contre votre patron, qu’on le sache ou pas, vous avez beaucoup de ressentiment. Ou la nuit, vous avez un rêve que vous aviez des relations sexuelles avec votre voisine ou votre collègue parce que, pendant la journée, vous avez de la luxure de votre voisine ou une collègue et vous perdez toute votre énergie et créez des formes dans le mental, qui sont karmique, qui sont le cause de la souffrance.

C’est la raison pour laquelle nous sommes dans la situation que nous sommes. Donc l’antidote: à chaque instant, choisissez consciemment comment vous utilisez votre énergie. Apprenez comment vous utilisez votre énergie et quelles sont les conséquences. Observez ce qui se passe quand vous sentez la colère envers une personne et que vous commencez à beaucoup penser à cela, et vous commencez à rêver à ce sujet, quel est le résultat? La colère devient plus forte. Lorsque vous nourrissez un désir, il devient plus fort, il ne disparaît pas. Qu’est-ce qui se passe si vous essayez de l’ignorer? Elle ne disparaît pas, il attend le moment que vous ne faites pas attention afin qu’il puisse se précipiter et obtenir toute l’énergie qu’il peut obtenir. Donc, vous ne pouvez ni l’ignorer, ni le nourrir; vous devez prendre la voie du milieu, c’est d’être toujours attentif de celui-ci: de ne pas se livrer à lui, de ne pas l’éviter, mais de le regarder, apprendre à ce sujet, cesser de le nourrir, mais changer grâce à l’autoconnaissance.

Si vous voulez élever les énergies du sexe, faites le avec Conscience. Renseignez-vous sur vos comportements sexuels. Changez ceux que vous connaissez être faux dans votre cœur. Chaque fois que vous commettez cet acte vous approfondissez votre souffrance – à chaque fois. Alors, arrêtez, mais arrêtez avec la compréhension de l’acte. Arrêtez avec comprehension de pourquoi. Arrêtez en sachant dans votre cœur que c’est ce que vous devez faire, et ne revenez pas en arrière.

Pendant la journée, vous devez former vos sens, parce que toute la journée nous utilisons nos énergies en fonction de la façon dont nous utilisons nos sens. Les énergies sexuelles et le mental sont étroitement liés. Chaque fois que vous regardez quelqu’un lascivement, vous transformer cette énergie – ce qui était pure, ce qui venait de Dieu – et vous en faites quelque chose de démoniaque, et vous créez dans votre mental une image de cette personne instantanément. Ceci n’est pas négociables. Vous ne pouvez pas dire «Eh bien, je vais seulement trouver une seconde, parce que je veux comprendre mon désir.» C’est une tromperie créé par votre ego. À l’instant où vous vous livrez dans la luxure, l’énergie se transforme en désir, même si vous ne regardez pas; il suffit de cette simple indulgence mentalement. Dès que le mental s’abandonne, l’énergie est en train de se transformer, de se polariser dans la luxure. Si vous regardez en fait, le processus est accéléré et approfondi. Dès que la luxure est là dans votre cœur ou dans le mental, la transformation se passe. Apprenez à arrêter ce processus, avec la luxure, la colère, l’orgueil, l’envie, la gourmandise, l’avarice, la paresse, etc. Apprenez à exploiter cette énergie, et expérimentez ce qui se passe lorsque vous la maîtriser.

La même chose doit se produire avec tous les ego, tous les défauts que nous avons: la peur, l’orgueil, la jalousie, l’envie, le ressentiment, toutes ces émotions qui sont négatives et qui nous causent des dommages, nous leur investissons tous de l’énergie et ils nous ont tous blessés.

Donc, si vous vous demandez pourquoi vous avez médité pendant un certain temps ou que vous avez fait des voyelles, des mantras ou des pratiques différentes pendant un certain temps, mais que vous n’avez pas des expériences spirituelles, voilà la réponse: tout est cause et effet. Si vous n’avez pas des expériences, c’est dû à deux raisons possibles :

  • Énergie insuffisante
  • Obstacles karmiques (cause et effet)

Pour remédier à avoir assez d’énergie, l’antidote est d’épargner votre énergie; cessez de gaspiller à travers des abus sexuels ou des habitudes psychologiques. Chaque être humain reçoit suffisamment d’énergie chaque jour pour avoir des expériences spirituelles, par conséquent, trouvez où vous en perdez, et changez les habitudes en comportements supérieurs.

Pour remédier à des obstacles karmiques, travaillez avec les trois facteurs tous les jours, et révisez régulièrement la façon dont vous pratiquez.

Un obstacle karmique est cause et effet. Si vous effectuez une pratique spirituelle incorrecte, alors vous ne pouvez pas produire les effets que vous cherchez; c’est que, vous produisez un obstacle karmique. Pour produire les effets que vous cherchez, les causes correctes doivent être actives. Ne présumez pas que vous savez comment mettre en pratique jusqu’à ce que les expériences spirituelles deviennent spontanées, naturelles et constantes. Jusque-là, travaillez à améliorer et à réviser votre méthodologie.

En outre, parfois, même si nous pratiquerons correctement, des expériences spirituelles ne peuvent pas se produire parce que, tout simplement, nous ne les méritons pas. L’antidote ici est les trois facteurs, mais surtout les facteurs mort et sacrifice. Travaillez intensément sur l’ego est le moyen le plus important de payer le karma. Et deuxièmement servir les autres, surtout spirituellement. Plus vous pouvez faire pour aider les gens à trouver le chemin, plus vous pouvez payer vos propres dettes.

Les enseignements travaillent. La Gnose a été prouvée efficace par des centaines de milliers de personnes, donc un manque d’expérience spirituelle n’est pas la faute des enseignements. Si vous voulez avoir la compréhension de votre situation, si vous voulez voir Dieu, si vous voulez expérimenter quelque chose de vrai, travaillez sur l’amélioration de votre pratique. Tout d’abord, économisez de l’énergie; si vous économisez de l’énergie et que vous n’avez pas des expériences, cela pourrait bien être votre Karma; vous pourriez avoir à souffrir dans l’obscurité pendant un certain temps; cela arrive. Cela pourrait être un long moment, mais en général, vous trouverez sur ce sujet. Je vais vous donner un exemple tiré de ma propre expérience. Je suis passé par une longue période de temps il y a plusieurs années où je me trouvais à méditer très au sérieux, je ne me souviens pas exactement, mais je dois avoir médité deux ou trois heures par jour et je sentais beaucoup de douleur émotionnelle parce que je n’avais pas des expériences spirituelles. Je voulais voir les choses, pour que ma visualisation porte ses fruits et voir quelque chose, et je ne l’avais pas, donc j’aivais beaucoup de douleur. Un jour, je méditais et en essayant de ne pas me soucier de mon désir d’une expérience, je voulais simplement me détendre, et tout d’un coup je me suis aperçu que je voyais, non pas avec mes yeux physiques, parce qu’ils étaient fermés, mais avec mes yeux astrales je sentais que «Ahhhh, enfin!» Et puis, en ce moment-là, ce fut comme si un bandeau a été lentement abaissée sur mes yeux, et je ne pouvais plus voir. Alors j’ai compris: c’était mon Karma. J’ai eu à souffrir la douleur de ce désir, à cause de mes propres crimes. Je méritais ce manque de vision. Donc, en ce moment-là j’ai accepté. Je me prostèrnais à la volonté de Dieu. Je dis: «D’accord, je vous remercie, je comprends, c’est ce que vous voulez de moi, je vous remercie, je vais payer ce que je dois; permettez-moi de payer maintenant et terminer avec lui». Alors, pensez à ce sujet, et travaillez dur.

Questions et Réponses

Public: Vous avez dit dans Le Livre Jaune se trouve le mantra Ton Sa Ham et Ton Ra Ham, puis vous avez dit Ham Sah …. Est-ce à peu près la même chose parce que dans le Livre Jaune, il enseigne (inintelligible)?

Instructeur: Ton Sa Ham, Ton Ra Ham est le mantra du Pranayama Égyptien, tandis que Ham Sah est le mantra d’un Pranayama différent. Le maître Samael a enseigné beaucoup de Pranayamas différents. Il y a différentes variétés. Le Pranayama Égyptien est juste une version différente. Ils fonctionnent un peu différemment, donc je suggère de les essayer à la fois, séparément. Effectuez l’un pour une semaine ou deux, puis faites l’autre pendant une semaine, alors vous verrez; ils sont un peu différents.

Public: Est-il nocif ou bénéfique si une personne qui n’a pas masturbé ou eu des relations sexuelles pendant plusieurs mois, mais n’a que récemment commencé à vraiment marcher le chemin de la Gnose?

Instructeur: Y at-il un préjudice ou un avantage pour une personne qui n’a pas eu une activité sexuelle pendant sept ou huit mois ou plus? Cela dépend vraiment de votre karma et de votre situation, qu’il y ait préjudice ou un avantage dans ce que vous avez fait. Je ne sais pas précisément ce que vous avez fait.

Répondons de cette façon: chaque jour votre corps reçoit et transforme de l’énergie. Chaque nuit quand vous dormez votre corps physique va dormir et votre Corps Vital se recharge; il absorbe l’énergie solaire et se charge avec beaucoup d’énergie. L’énergie de base il y a l’énergie sexuelle; voilà pourquoi les hommes se réveillent le matin avec beaucoup d’énergie sexuelle, très actif, parce que le Corps Vital a été reconstitué. Donc, l’énergie se génère chaque jour; que faites-vous avec cette énergie pendant la journée? Nous ne l’utilisons pas seulement à travers l’acte sexuel, nous l’utilisons avec notre mental, notre cœur, notre corps, alors comment pouvons-nous utiliser notre énergie? C’est une question que nous devons nous demander; est que l’énergie cause des dommages ou nous nourrit-elle? Vous pouvez éviter l’orgasme, mais ensuite, qu’est-ce qui est en train d’être fait avec cette énergie? Sommes-nous en train de faire quelque chose consciemment avec elle, ou inconsciemment? Cela va vraiment venir à la façon dont vous vous comportez, ce que vous faites avec votre temps et énergie. Cela va être différent pour tout le monde.

Public: Comment pouvons-nous développer la Bodhichitta surtout quand on ne se sent pas ou ne peut pas trouver un sens profond de compassion pour les gens autour de nous? Aussi, vous avez dit que nous devrions prier avec notre cœur pendant la Méditation, est-ce que cela signifie que nous devrions utiliser l’émotion pour prier plutôt que la verbalisation mentale?

Instructeur: Bonnes questions. Le premier est comment développer la Bodhichitta, surtout si notre cœur ne sent pas beaucoup d’émotion pour les autres; c’est une très bonne question. C’est probablement l’état de la plupart des gens. Le développement de la Bodhitchitta n’est pas quelque chose qui vient rapidement ou facilement. En effet, dans la plupart des cas, elle est développé sur une période de vie. La Bodhitchitta est un élément très profond. Donc, si vous êtes quelqu’un qui ne sent pas beaucoup d’émotion dans votre cœur, tout simplement travaillez avec où vous êtes, commencez par où vous êtes et comment vous êtes en tant que personne. Commencez par observer vos comportements et comment vous affectez d’autres personnes. Voilà pourquoi les écoles fondamentales commencent avec le Karma – cause et effet – cherchez à voir comment nos actions nous affectent, et de cela nous commençons à voir comment nos actions affectent les autres. Le détail important ici est le suivant: quand vous voyez et comprenez vraiment que l’action que vous effectuez vous fait du mal à vous-même, alors vous sentez la douleur et reconnaissez la souffrance en vous-même, alors vous réalisez, «Attendez une minute: si je me fais souffrir, ce n’est pas bon, cela ne sent pas bon, c’est douloureux, mais je fais souffrir cette autre personne aussi.» Voilà ce qui va éveiller votre cœur. Vous allez commencer à réaliser, «Je ne veux pas me sentir mal, mais je fais aussi que cette autre personne se sent mal. Je ne veux pas qu’ils se sentent mal.» Tel est le début de la Bodhitchitta. Donc, travaillez avec cela.

La deuxième partie de la question est au sujet de la prière; la prière devrait-elle être émotionnelle plutôt que mentale? En règle générale, la prière est destinée à être un lien émotionnel avec notre propre divinité, mais si notre centre émotionnel est très sec, si nous ne sentons pas beaucoup d’émotion, alors c’est difficile. Je recommande un type d’exercice similaire: commencez à vous observer, en regardant votre comportement et en demandant à Dieu de l’aide. Commencez à développer un lien avec votre propre Mère Divine; elle est celle qui peut faire revivre les feux de votre cœur à travers l’autoconnaissance. Cette relation ou connexion avec votre Mère Divine est ce qui va ouvrir votre cœur. C’est beaucoup plus facile pour les femmes que pour les hommes. Pour les hommes, il peut être difficile de développer cette relation, mais c’est essentiel; certains hommes ont tendance à penser «Je ne vais pas être émotif, je suis un homme, je dois être fort.» Les hommes sont forts, mais nous avons aussi l’émotion; nous avons un type d’émotion qui est différent des femmes, mais tout aussi important, tout aussi vital, et nous avons besoin d’éveiller cette capacité. C’est vraiment important; la Bodhitchitta qui émerge à travers le cœur d’un homme est différente de la Bodhichitta dans le cœur d’une femme, et l’humanité a besoin des deux.

Si votre prière est froid et sec, ou sans vie, alors travaillez avec la visualisation; trouvez une image ou un reflet de la Divinité avec qui vous vous sentez connecté ou inspiré; cela pourrait être une peinture, une statue, un mantra, une histoire que vous avez entendu parler d’un maître ou d’une divinité. Travaillez sur la visualisation et priez pour que la Divinité vous aide à ouvrir votre cœur et à développer la connexion.

Un détail important à propos de l’éveil du cœur: je vous ai expliqué que la façon dont nous utilisons notre énergie est d’ordre psychologique, de sorte que l’énergie sexuelle dans notre Corps Vital coule dans notre cœur et mental. Lorsque nous travaillons avec les pratiques de la Méditation, à travers la prière, nous ouvrons le cœur, et par la concentration et la visualisation, nous travaillons avec la glande pinéale, de sorte que l’énergie coule vers le haut, le cœur est ouvert et actif, le mental est ouvert et actif. Mais, nous utilisons cette énergie toute la journée sans Méditation, aussi. Ainsi, lorsque nous travaillons pendant la journée à notre travail et que nous vivons des éclairs de colère et des expériences de la luxure et des éclairs d’orgeuil ou de honte, cette même énergie se déplace à travers notre cœur et mental, mais les endommage. Quand nous sommes à l’écoute de la musique violente, regardons des films violents, lorsque nous sommes engagés dans une activité lascive comme regarder la pornographie ou avoir des relations sexuelles avec des personnes différentes, cette énergie est en mouvement et est en train de détruire notre cœur et mental. Savez-vous pourquoi les gens n’ont pas des sentiments sensibles ou subtils de nos jours? Parce que leurs cœurs sont complètement détruits. Le centre émotionnel est endommagé par de la musique violente intense, des jeux violents intenses, des histoires et des films violents intenses, et toutes ces choses avec lesquelles nous nous nourrissons toujours; cela détruit le centre émotionnel, il perd de sa sensibilité. La même chose arrive avec le mental et l’intellect; ils sont endommagés. Si vous êtes sérieux au sujet de cette science, quand vous commencez à former l’énergie sexuelle et la contenir et diriger consciemment à travers ces différents exercices, tous le bon fonctionnement est rétabli: votre cœur est rétabli, votre intellect est rétabli, vous commencez à régénérer. La Gnose est une science de la régénération. Cette énergie commence à couler vers le cœur et le rend à nouveau beau. Elle se jette dans le mental et le rend beau à nouveau. Donc, si vous vous sentez comme vous ne vous sentez pas l’émotion, et que vous rencontrez des problèmes avec votre mental, soyez fidèle à vos pratiques. Soyez fidèles à votre Mère Divine. Transmutez vos énergies. Priez beaucoup. Finalement, peu à peu, vous allez commencer à voir les émotions émerger, de nouvelles sensations et de nouvelles capacités dans votre mental qui n’étaient pas là avant. C’est très beau, mais demande de la patience.

Public : Pouvez-vous toucher à l’aspect de la compassion que nous vivons tous ici dans cette réalité physique, n’y a-t-il jamais un point où nous pouvons réellement être trop compatissant, où nous pourrions avoir besoin de se détacher, disons d’autres personnes ou circonstances qui pourraient nous affecter et pouvez-vous discuter plus sur l’action juste dans des circonstances particulières?

Instructeur: Permettez-moi de préciser quelque chose au sujet de la compassion. Ce mot Bodhichitta est généralement traduit par compassion, mais ce n’est pas une bonne traduction. Le mot Bodhichitta signifie littéralement «Mental Sagesse», et c’est vraiment différent de la simple compassion. Je pense qu’en Occident, en particulier, l’idée de la compassion est devenue très sentimentale. Les gens pensent que la compassion signifie que nous devons donner de l’argent aux pauvres, ou ressentir de la pitié pour ceux qui sont moins bien lotis que nous. Avoir pitié ou donner aux pauvres peuvent être bons dans certains cas, mais ce ne sont pas ce que signifie Bodhichitta. Bodhichitta signifie exactement ce que vous avez dit, c’est la bonne action au bon moment. Si vous êtes un parent, vous devez parfois discipliner votre enfant; c’est une sage compassion. Si vous êtes un enseignant qui travaille avec un étudiant, vous devez parfois discipliner votre étudiant. La Bodhitchitta est comme cela: c’est la sagesse du Divin.

Quand je parlais à la fin de la conférence que certaines personnes peuvent avoir été perdues lorsque je parlais de l’action et de la méthode; cette union est Bodhichitta activée. Lorsque cette union se réalise en vous, cela signifie que votre Divin est en mesure de vous guider à se comporter et à agir de la bonne façon, au bon moment. Aucun d’entre nous n’a cette capacité pleinement développé, parce que nous souffrons tous avec beaucoup d’ego et beaucoup de problèmes. Mais si nous sommes vraiment sincères et sérieux, et que nous essayons vraiment d’écouter les conseils de Dieu dans les moments critiques, il peut nous aider aussi longtemps que nous sommes à l’écoute. Donc, la réponse à votre question est la bonne action émerge lorsque la compassion est complètement fusionnée avec la connaissance consciente de l’Absolu. Sur le chemin de cela, nous devons éveiller la Conscience et écouter la voix du silence. En attendant, comment pouvons-nous savoir ce qui est bien et ce qui est mal? Les choses changent toujours; ce qui est correct maintenant peut se tromper dans un instant. Seul notre Intime sait quand et comment agir. Le Karma est très compliqué. Je sais que les gens qui pensent de nous tous doivent toujours agir d’une certaine façon, faire certaines choses selon les étapes ou les règles établies, mais la réalité n’est pas comme cela. Tout le monde a un Karma différent. Chaque situation est en constante évolution. Ce qui est juste pour moi n’est pas juste pour tout le monde. Ainsi, l’étudiant authentique suit leur Maître intérieur avec un mental ouvert, et il est donc capable de se déplacer dans toutes les directions, à tout moment, sans être limité par quelque chose ou quelqu’un.

Public: Donc c’est la volonté de l’Etre qui doit être suivi.

Instructeur: Absolument! Alors maintenant, notre travail est de savoir ce qu’elle est, et généralement il ne vous dira pas jusqu’à la dernière seconde. [Rires] Il y a une raison pour cela: parce que nous allons gâcher. Si votre Intime vous disait: «Dans quelques années, je vais vous donner la Gnose, et tous vos egos devront mourir.» Est-ce que l’un de nous dira: «Super! Cela sonne bien!» Je ne crois pas! Nous aimerions tous faire de notre mieux pour l’éviter. Donc, en général, votre Intime ne va pas vous dire jusqu’à ce qu’à la seconde exacte que vous devez agir, car alors vous n’avez pas le temps d’y penser et de le gâcher, vous devez faire ce que vous avez à faire, voilà, pas le temps de penser. Donc, si vous êtes frustré en pensant que vous n’êtes pas guidé, juste rendez-vous compte, «D’accord, c’est de ma faute parce qu’il sait que je suis stupide et que je vais faire un gâchis de ma vie, donc je dois attendre jusqu’à ce qu’il me le dit». Cela demande beaucoup de patience.

Public: Le Maître donne beaucoup de pratiques pour le nettoyage du Corps Vital avec la rue, la sauge et les œufs assainit; est-ce quelque chose qu’on peut faire nous-même ou devrait-on avoir la présence d’un prêtre?

Instructeur: Les purifications que nous enseignons impliquant la sauge, rue, et l’œuf peuvent être utilisés à tout moment où vous en avez besoin. Le plus simple c’est d’utiliser une plante de sauge ou rue séchée, brûlez-la, et balayez la fumée tout autour de vous pendant que vous utilisez une prière ou conjuration. Il y a une grande variété de pratiques. Cela nettoie vos organes internes, votre Corps Vital spécifiquement, des éléments qui peuvent vous nuire. Quand j’ai expliqué que lorsque vous utilisez votre énergie sexuelle pour imaginer des scènes lascives quelque chose est créé, le quelque chose est devenu des créatures comme des rongeurs ou des insectes dans une autre dimension. Quand vous vivez dans une ville comme celle-ci, elle est sale, dégoûtante, et donc ces éléments sont partout. Nous devons faire des épurations continuelles au moins chaque semaine, et je dirais plus souvent si vous pouvez le gérer. Ces éléments volent l’énergie. Si vous allez à un endroit sale, – un bar, un restaurant, une salle de cinéma, un club, même dans le train, certaines parties de la ville où les gens sont engagés dans beaucoup d’actions négatives – ces éléments sont là en attente de prendre votre l’énergie et quand vous vous présentez, le jeune étudiant Gnostique brillant qui commence à conserver son énergie, vous êtes comme une batterie embulante. Ces éléments disent: «Hé, la nourriture gratuite!» Et tous se joignent à vous et commencent à prendre votre énergie; alors vous commencez à vous sentir épuisé, et commencez à penser « La Gnose ne fonctionne pas, ces techniques ne sont pas bons.» Eh bien, elles fonctionnent, mais il y a des parasites qui prennent votre énergie. Donc, c’est un processus d’apprentissage de comment se comporter, comment vous nettoyer, comment changer beaucoup d’aspects de votre vie, jusqu’à ce que vous êtes capable de le soutenir. Les purifications sont importantes; Je suis heureux que vous l’ayez mentionné.

Public: Je suppose que quand vous sortez de la ville vous vous purifiez vous-même? Oui parce que je travaille dans la ville.

Instructeur: Tout le temps, oui, et voilà pourquoi nous insistons sur le fait d’utiliser beaucoup d’encens, en particulier le grade la plus pure, parce qu’il fait un meilleur travail. Si vous pouvez développer votre propre sauge, alors vous pouvez développer une relation avec cette plante et elle va faire un travail encore mieux pour vous aider. J’ai un petit peu de croissance de la sauge et je récolte chaque année; cela me dure à travers le reste de l’année. Cela aide beaucoup. Il y a différentes plantes qui sont utilisées pour le nettoyage. Le Genièvre est très utile. Il y a beaucoup d’autres; étudiez les livres Médicine Occulte et Rose Ignée. Il y a beaucoup de pratiques liées à ces types de purification. Les bains sulfurique sont aussi bons. Vous pouvez aussi mettre la poudre de soufre dans vos chaussures et les vapeurs de soufre aideront à garder ces petits insectes hors de vous.

Public: Comment peut-on faire le chemin le but de la vie et toutes les autres activités secondaires, mais équilibrée de la vie normale?

Instructeur: La Gnose ne demande pas que nous sortons de la vie moderne. En fait, la Gnose nous enseigne comment transformer la vie et en faire le carburant pour notre croissance spirituelle. Nous apprenons à être conscient dans toutes nos fonctions, transformant ainsi chaque action en une opportunité pour la croissance spirituelle. De cette façon, tout dans notre vie peut contribuer à la vie spirituelle.

Public: A propos de la protection contre les ténèbres, la transmutation donne le pouvoir et la perte de l’énergie entraîne une faiblesse, quand un étudiant perd accidentellement l’énergie comment ses prières de protection peuvent être efficaces?

Réponse: Toute prière que nous effectuons a une puissance proportionnelle à la pureté et le volume d’énergie l’alimentant. C’est la simple cause et effet. Une personne qui ne fait que commencer dans ces pratiques n’aura pas beaucoup d’énergie en général, alors qu’une personne qui a pratiqué pendant un certain temps devrait avoir plus d’énergie (pas toujours, parce que parfois ils ont de mauvaises habitudes qu’ils ignorent).

Si quelqu’un a accidentellement perdu leur énergie ainsi, par exemple, ils avaient un rêve humide, ou ils ne pouvaient pas contrôler leur énergie sous une autre forme, comme avec l’orgeuil ou la colère, et ils sont devenus très en colère et ont expulsé beaucoup d’énergie par la colère, alors naturellement, ils auront moins d’énergie. C’est simple. Cette énergie va être récupée, donc soyez patient. En attendant, méditez sur ce qui a causé la panne. Ne laissez pas cela se reproduire. Cela va passer par la compréhension, par le sentiment de la douleur d’avoir fait l’erreur. Je sais que certaines personnes l’évitent; nous faisons une erreur ou nous sommes identifiés avec quelque chose, puis nous disons «Oubliez cela. Je viens de faire une erreur, tant pis.» Alors nous ne le comprenons pas. Cette action d’éviter d’investiguer sur la raison pour laquelle l’événement est arrivé signifie que la cause de cet événement est toujours là: vous êtes juste en train de vous mettre en place pour que cela se produise à nouveau plus tard.

Chaque fois que quelque chose que vous regrettiez arrive, soyez heureux. Cela semble étrange, non? D’être reconnaissants d’avoir fait une erreur? Mais l’étudiant Gnostique réel est reconnaissant parce qu’ils ont attrapé une erreur; à cet instant se trouve une chance de vous racheter de la tendance de ces erreurs à répétition. Alors, quand vous vous surprenez à s’identifié sur quelque chose, ne vous culpabilisez pas – le remords est nécessaire, mais ne commencez pas à construire la honte, l’auto-dévalorisation, en allant partout chanter votre chanson à tout le monde «oh je suis tellement mauvais, je suis tellement diabolique.» Non: soyez reconnaissants. Maintenant, vous avez quelque chose à méditer. Les étudiants disent toujours: «Je ne sais pas quoi méditer.» En effet, ils ne s’observent pas eux-mêmes. Si vous êtes vraiment attentif à vous-même, vous verrez que vous avez beaucoup de chose à méditer. J’aime quand l’étudiant dit: «Je n’ai pas assez de temps pour méditer sur toutes les choses que je vois.» Alors je sais que la personne est sérieuse. Il y a tellement de choses à méditer, si vous ne voyez pas les choses à changer en vous-même, vous avez besoin de regarder plus profondément.

Public: L’ego est [inintelligible] et nous avons été différents sexes dans nos vies antérieures; pourquoi la luxure de choisi le sexe opposé pour dériver ses images de tentations, la luxure est-elle une mémoire ou une envie séparée d’une image?

Instructeur: La Luxure que nous voyons terrestrement est seulement la luxure superficielle liée à notre existence qui est superficielle, à notre personnalité actuelle. Nous ne voyons pas les profondeurs de notre luxure. Lorsque vous commencez à méditer et à avoir des expériences, vous verrez plus loin dans la perversité de l’ego, et vous serez très perturbé, honnêtement.

C’est extrêmement inquiétant de voir ce qui est vraiment dans notre mental. Les éléments que nous avons créés d’existence en existence sont encore dans notre mental, mais dans des niveaux plus profonds que nous ne pouvons pas voir. Ainsi, lorsque ces éléments cherchent à être nourris, ils cherchent la nourriture à travers notre personnalité contemporaine, à travers tous les moyens qu’ils peuvent obtenir, et cela est différent dans chaque personne en fonction de leur karma et de leur personnalité. L’ego est très compliqué. Il n’y a pas de moyen facile pour faire la synthèse, mais essentiellement: ce que vous voyez maintenant n’est pas toute l’image. Méditez sur ce que vous pouvez voir et travaillez pour aller plus loin. Peu à peu, vous allez commencer à comprendre ce que je veux parler.

Public: Est-il normal (inintelligible) d’être pratiquement submergé et commencer à battre en battant rapidement lorsque nous nous sentons notre éveil du cœur ou avoir d’autres expériences ou est-ce un signe de résistance par exemple un ego ou (inintelligible)

Instructeur: Lorsque nous travaillons dans ce type de science, il y a de nombreux types d’expériences qui peuvent émerger dans les différentes parties de notre corps et psychisme. Cela va dépendre de quelques facteurs différents. Si quelqu’un a un cœur battant ou cœur flambé, de toute évidence il y a l’énergie émotionnelle en jeu, que ce soit positif ou négatif, cela dépend de l’expérience et de la personne, de sorte que vous devez réfléchir et se pencher sur ce que c’est, je ne sais pas connaître la situation spécifique de sorte qu’il serait difficile pour moi de dire. En fin de compte, peu importe ce que sont les réactions provoquées en nous, nous devons apprendre à conserver notre sérénité, et ne devenir identifié avec aucune expérience. C’est facile de devenir identifié avec des expériences «bonnes» ou «mauvaises»; cependant, nous définissons l’expérience, si nous perdons notre Conscience de soi et de devenons identifié, l’expérience a causé un préjudice.

 

Vous pouvez retrouver cet article en version anglaise : The Fuel for Spiritual Experience

Concentration

Écrit par : Gnostic Instructor   Catégorie : Fuel pour l’Expérience Spirituelle

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«Durant la profonde Méditation intérieure, lorsque le mental est tout à fait calme et dans un silence absolu – à l’intérieur et à l’extérieur, non seulement au niveau superficiel, mais aussi dans tous les différents couloirs, extraits subconscients, zones et régions – alors l’Essence, le précieux élément, s’échappe de l’intérieur de la bouteille et fusionne avec l’Être, l’Intime, pour expérimenter la Réalité». – Samaël Aun Weor, Pouvoir Spirituel du Son

    «Il est complètement impossible d’expérimenter l’Etre – l’Intime, la Réalité sans devenir de  véritables maître technique et scientifique de  cette science mystérieuse appelée Méditation. Il est tout à fait impossible d’expérimenter l’Etre – l’Intime, la Réalité – sans avoir atteint une véritable maîtrise de la quiétude et du silence du Mental. Néanmoins, nous ne devons pas nous tromper et être prêts à acheter un «cochon dans un sac», car le «Moi» convoite aussi ces silences, et il les fabrique même artificiellement.» – Samaël Aun Weor, Pouvoir Spirituel du Son

Dans les quelques premières conférences de ce cours sur le Fuel pour l’Expérience Spirituelle, nous avons décrit les facteurs qui fournissent une base sur laquelle l’expérience spirituelle devient une réalité, quelque chose qui peut effectivement se produire. C’est important. C’est toute la raison pour laquelle nous étudions la Gnose: pour finalement expérienter, et non pas pour avoir juste des théories ou des croyances, mais voir, goûter, toucher et sentir la réalité qui est au-delà des sens physiques, les réalités de l’esprit. Ces réalités existent.

Il y a beaucoup plus à la vie que juste le corps physique. Il y a beaucoup plus à la vie que les croyances et les théories. Pour voir et goûter, expérimenter la réalité, nous avons besoin de savoir exactement comment. Cette connaissance exacte n’est pas théorique, et elle n’est pas une croyance. C’est quelque chose que nous faisons. C’est quelque chose qui doit être fait et actualisé.

Toutes les religions authentiques sont construites sur cette base de l’expérience spirituelle. Ce qui se passe au cours des siècles après la fondation de toute religion est que les adhérents ou les adeptes de cette religion – en raison de la nature du mental corrompu que nous avons perdent peu à peu le contact avec la possibilité d’avoir une expérience personnelle directe du divin. Comme ils perdent le contact, ils développent des théories et des croyances de ce qui était autrefois possible, et ne sera plus possible pour eux en raison de l’état de leur mental. Voilà pourquoi les gens peu à peu au fil du temps, au fil des siècles, ont perdu le vrai cœur et l’âme des religions.

Gnose est un mot Grec qui signifie connaissance venant de l’expérience. Si des gens s’appellent eux-mêmes Gnostiques, ils devraient être très conscients de la signification du mot. S’appeler Gnostique est une chose audacieuse à faire. C’est très significatif. Dire que l’on est un Gnostique c’est dire que l’on a de l’expérience. Nous devons être prudents lorsque nous utilisons ce mot.

Nous devons être prudents lorsque nous étudions la science. L’expérience spirituelle n’est pas la croyance. Juste parce que quelqu’un croit en Dieu ne signifie pas qu’ils ont connu Dieu. Ou parce que quelqu’un croit en le plan astral ou la projection astrale ne veut pas dire qu’ils l’ont expérimenté. Cette différence entre la croyance et l’expérience est extrêmement critique.

Lorsque nous traversons le seuil de dire ce que nous n’avons pas connu comme étant vrai, nous traversons le seuil d’être un menteur. Spirituellement parlant, mentir est un crime. Être un menteur c’est offenser Dieu, qui est la vérité. Quand nous parlons de choses spirituelles, ou parlons de religion, de Dieu, nous devrions parler de ce que nous savons par expérience. Pour la plupart de nous, il sera à côté de rien. Il y aurait très peu de ce que nous pouvons dire au sujet de la religion qui vient par notre connaissance personnelle.

Cette discipline, ce type d’honnêteté de dire que ce que l’on sait vient de ceux qui l’ont expérimenté, est très important. Dès que vous franchissez la frontière de mentir aux autres en leur disant des choses au sujet de la religion que vous n’avez pas connu, et que vous leur dites que ces choses sont vraies, vous traversez aussi cette frontière en vous-même. Lorsque vous mentez à quelqu’un d’autre au sujet de la religion, de l’esprit, ou de Dieu, vous êtes également en train de mentir à vous-même. Ce qui commence dans votre mental c’est l’orgueil mystique, une tendance qui est très répandue de nos jours, dans lequel les gens affirment ce qu’ils ne savent pas. Si vous avez besoin d’un exemple, allez à n’importe quelle librairie ou église, et vous trouverez beaucoup de gens enthousiastes et sincères qui se trouveront sur votre visage, affirmant que Dieu est présent et que (selon leur dogme particulier), la religion est ceci et cela, l’âme est ceci ou cela, mais la vérité est qu’ils n’ont rien vécu de la réalité. Ils ont seulement des croyances et des théories. En synthèse, ils semblent bien, mais ils sont des menteurs. Nous sommes tous coupables de cela.

Le problème qui en résulte est double.

Le premier problème lorsque nous nous engageons dans ce comportement de mentir et d’affirmer des choses que nous n’avons pas connu est que nous interrompons le potentiel pour d’autres âmes à acquérir des connaissances. Nous empêchons leur possibilité de développement, parce que nous disons des choses qui ne sont pas vraies. Nous disons des choses qui sont incohérentes, qui ne sont pas conscientes. L’âme et l’esprit se développe grâce à la connaissance consciente, non pas par des théories.

Le deuxième problème est que nous empêchons nos propres progrès. Notre mental commence à penser «Je sais vraiment ces choses. Je sais vraiment parce que je l’ai lu dans ce livre et ce livre, et je crois et je sais.» Mais, c’est un mensonge. Ce mensonge est vivement englouti par l’ego, car il donne à l’ego un grand pouvoir sur la Conscience. Il donne à l’ego la capacité de garder la Conscience endormie. Quand l’ego pense, «j’ai déjà la religion. Je fais partie du peuple élu. J’ai ce -ism que je suis en train de suivre. J’ai les bons vêtements, et j’ai les bons livres sur mon étagère, et les bons articles sur mon autel. Je sais les bons mots à dire et les bonnes chansons à chanter et donc je suis sauvé.» Voilà ce que dit l’ego, et la Conscience dort à travers tout cela. Ceci est un crime contre l’âme.

Affirmer ce que nous ne savons pas – que ce soit vers l’extérieur ou vers l’intérieur – est un type d’assassinat, un type de meurtre dans lequel on tue l’âme. Nous tuons le potentiel pour l’âme d’avoir cette urgence et le désir d’expérimenter réellement et connaître Dieu. Le Mental la tue. Ceci est Cain (Kayin) tuant Abel. Voilà ce qui est représenté dans cette histoire.

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Notre Cain (mental) tue notre Abel (âme) quand nous lisons un livre spirituel et que nous l’engloutissons rapidement et que nous croyons tout sans s’assurer de le confirmer à travers l’expérience. Nous l’aimons, nous le croyons, et nous disons à tout le monde, «Telle est la vérité, je l’ai trouvé!» La vérité n’est pas dans un livre.

Nous trouvons une église, une école, ou un groupe et nous disons: «C’est le vrai groupe. Ces gens-là ont le véritable enseignement. Ils ont tel ou tel maître; ils ont telle ou telle connaissance. Telle est la vérité. «C’est un mensonge. La vérité n’est pas en dehors de nous. La vérité n’est pas dans un groupe. Elle n’est pas dans un enseignant. Elle n’est pas dans un livre, une église ou un temple.

Elle n’est pas dans un autre pays. Certaines personnes pensent qu’ils doivent aller en Inde, au Tibet, en Chine ou au Mexique, pour trouver la spiritualité. C’est un mensonge.

Les gens pensent qu’ils ont besoin d’aller acheter des cristaux et certains articles pour l’autel, ou un certain type de collier ou un bracelet, un certain livre qui est «sacré», et ils pensent que la vérité est dans ces choses, que Dieu les sauvera à travers ce cristal, plante, herbe, médicament ou objet fabriqué. Toutes cela sont des mensonges.

Nous ignorons tous le véhicule principal de Dieu, qui est dans votre cœur. La place principale pour Dieu est dans votre cœur. Ce n’est pas dans une pierre, et non pas dans une plante, pas dans un temple ou une église; c’est dans votre cœur, et dans le cœur de vos frères et sœurs. Nous recherchons toujours Dieu dans les mauvais endroits, à cause du mental, à cause de l’ego.

Trois Fondations

Je présente ce point de vue pour clarifier le sujet d’aujourd’hui. Nous avons parlé dans les précédentes conférences d’abord au sujet de l’énergie sexuelle. L’énergie sexuelle est la force la plus puissante à laquelle nous avons accès. Elle a le pouvoir de créer la vie, et nous ne pourrons jamais saisir un plus grand pouvoir. Sagement utilisé, c’est le pouvoir de faire croître l’âme. C’est le pouvoir de savoir ce que Dieu sait: création.

Ensuite, nous avons parlé de la Bodhitchitta, qui est un mot très profond qui signifie amour conscient avec la connaissance du vide. Tel est le deuxième facteur que nous avons besoin. C’est un type de sagesse, un type de connaissance qui est bien au-delà de la capacité de notre intellect. C’est un type de compassion aimant qui a de la connaissances sur la façon dont la nature fonctionne au niveau le plus profond, qui est l’Absolu. La raison pour laquelle nous avons besoin de comprendre la Bodhichitta est qu’elle fournit le fondement essentiel de la totalité du chemin. C’est un terme qui peut facilement se classer dans l’intellect, mais pour que nous puissions comprendre la spiritualité nous devons actualiser le terme dans notre vie quotidienne. Bodhichitta, mental sagesse, le mental du Christ, ce n’est pas le mental que nous avons maintenant. C’est un autre type du mental. La Bodhichitta doit être notre compagnon constant.

Le troisième facteur que nous avons expliqué est la foi. Si nous n’avons pas la foi, alors rien de la spiritualité n’est possible. C’est vrai pour l’ensemble de ces trois premiers facteurs. Sans l’énergie sexuelle, nous n’aurons pas de fuel, l’énergie pour habiliter notre effort. Sans Bodhitchitta, nous n’aurons pas le point de vue correct, la perspective correcte, qui devrait être l’amour pour les autres. Nous avons besoin d’un mental qui voit comment le Christ voit: avec sagesse, avec amour. Troisièmement, si nous n’avons la foi, non seulement en Dieu, mais aussi en nous-mêmes, nous ne pouvons pas le faire parce que le chemin est très difficile. Ce n’est pas facile.

Après avoir établi ces trois fondations, nous arrivons à la clé qui les actualise. La clé qui les engage et les met au travail. C’est la concentration.

Concentration

Qu’est-ce que la concentration? C’est la capacité de faire attention et ne pas être distrait. La concentration est la capacité à concentrer l’attention sans exception et sans rien interférer.

La concentration est le véhicule par lequel l’âme est raffinée.

Dans toutes les traditions religieuses, la concentration est parlée comme l’une des étapes de la voie de la Méditation. Beaucoup d’étudiants du mysticisme, en particulier dans les traditions asiatiques, passent beaucoup de temps à se concentrer sur le développement de la concentration.

Si vous avez étudié n’importe quelle religion pour n’importe quelle période de temps, alors vous êtes au courant des centaines de différents types d’exercices de concentration. Ils comprennent: Japa (récitation de mantra), des pratiques de visualisation, annappana, (observation du souffle). Il y a des centaines de variétés de ces types d’exercices. Certains impliquent la visualisation et certaines ne le font pas, mais ceux-ci sont tous préliminaires. Ce sont des exercices justes pour développer la compétence de concentration.

Lorsque nous parlons de concentration ici, nous ne parlons pas d’exercices. Lorsque nous parlons de concentration étant une condition préalable qui affine l’âme, nous ne parlons pas de passer quelques minutes par jour mettant l’accent sur le souffle. La concentration est la façon dont nous utilisons l’attention d’instant en  instant. C’est la capacité de maintenir le contrôle de notre attention et de ne pas être distrait.

Là maintenant, tout le monde dans cette salle est en train de challenger avec leur concentration. Il y a un Lucifer miniature courant partout et tentant tout le monde à être distrait. Certains d’entre nous n’ont pas la capacité de maintenir notre attention sur la conférence, et nous nous laissons distraire facilement. Nous sommes distraits par des impressions, des pensées, des sentiments, des sensations. Voilà ce que nous devons voir et changer en nous-mêmes.

Être si facilement distrait est un énorme obstacle dans le travail spirituel. Il y a des preuves de notre faible concentration dans tous les domaines de notre vie, surtout de nos jours. Nous sommes bombardés avec l’antithèse de la concentration. Cela a été depuis des décennies, depuis la radio. Lorsque la radio a d’abord été développé comme un moyen de diffusion pour la publicité, les programmeurs ont réalisé que pour maintenir l’attention des peuples ils devaient garder les choses dynamiques, changeantes, surprenantes, et courtes. La publicité – qui a payé pour le soi-disant divertissement – a été donné en courts morceaux d’information, alors elle changerait à autre chose. Cela changerait à autre chose; l’idée était de toujours essayer d’accrocher l’attention. Ensuite, la télévision a fait la même chose avec des images. Sujets Courts, petits, en constante évolution. Maintenant, nous avons l’Internet, qui est encore pire. Au fil des décennies, nous voyons que l’humanité a eu leurs capacités à se concentrer complètement détruites. Maintenant, l’humanité est à 100 pour cent distrait. Le mental est toujours en train de courir ici et là, en arrière et en avant, jamais ici. Nous ne sommes jamais en mesure de garder notre attention sur une chose pour plus de quelques secondes, et nous nous adonnons à lui.

Au travail, soi-disant en train de faire notre travail, nous avons aussi le jeu de la radio, l’Internet sur l’écran, le téléphone à portée de main, email ouvert, et beaucoup de choses qui se passent sur l’ordinateur et sur les papiers. Nous essayons de faire tout en même temps. Nous appelons cela «multitâche», et sommes très fiers de la façon dont un grand nombre de choses que nous «faisons à la fois», mais ce n’est pas une compétence. Voilà le sommeil psychologique. C’est une perte de Conscience. C’est un symptôme du mental très distrait. Certaines personnes pensent que apprendre à multitâcher et faire beaucoup de choses en même temps les rend plus efficace, même si la science moderne dit que c’est un mensonge et c’est inefficace, parce que nous sommes incapables de nous concentrer sur une seule tâche et la réaliser jusqu’à son achèvement. Nous sommes trop distraits. Nous voulons avoir tant de choses qui se passent tout à la fois. Nous conduisons la voiture, nous écoutons la radio et nous parlons au téléphone en même temps. Lorsque nous marchons, nous devons avoir la musique et peut-être même lire un livre dans le même temps – tout en marchant! C’est un profond état de distraction, pas de concentration. Nous pensons que c’est la capacité de concentration et d’attention directe, mais c’est un état de sommeil.

Si l’on imagine la Conscience être une lumière – qu’elle est, énergétiquement, elle est lumière – notre état actuel de la Conscience est comme une ampoule faible qui jette sa lumière dans toutes les directions. Elle n’a pas de focus. En ces instants où nous avons réellement besoin de nous focusser et de nous concentrer, nous ne pouvons pas, ou si nous pouvons, pas pour longtemps. Nous essayons de focusser cette ampoule, mais n’importe quel petit bruit et n’importe quelle petite sensation est assez pour nous faire perdre le focus et devenir distrait. Voilà pourquoi nous oublions ce que nous faisons. Tout le temps. A tout moment, nous pensons, «Qu’est-ce que je faisais? Je ne me souviens pas de ce que je disais? Qu’est-ce que je faisais? Où ai-je mis les clés? Où ai-je mis le porte-monnaie? Que parlions-nous maintenant? J’ai oublié.» Nous faisons tous cela, et nous ne pensons pas que ce soit quelque chose d’important, mais c’est extrêmement important.

La base du développement de l’âme c’est d’éveiller la Conscience: la Conscience de ce que nous faisons à chaque instant. C’est la capacité à faire attention et à être cohérent, à ne pas être distrait. Alors, une fois que nous avons cela, nous avons besoin de méditer. La Méditation est construite sur cette base: diriger l’attention par la volonté, sans être distrait, être en mesure de diriger l’attention pendant une période prolongée sans être distrait. Si nous ne faisons pas cela pendant la journée, toute la journée, nous ne serons jamais en mesure de le faire quand nous nous asseyons pour méditer. Ce sera impossible, totalement impossible.

La capacité à se concentrer est développé selon la façon dont vous utilisez l’attention pendant la journée. Nous avons tous un pouvoir de concentration, mais il est petit. En général, nous utilisons seulement selon notre conditionnement psychologique. À l’heure actuelle, nous sommes profondément conditionnés par le désir, l’ego, l’orgueil, la gourmandise, l’envie, la colère, la paresse – toutes ces qualités. Quand quelque chose attire l’attention sur l’un de ces aspects conditionnés de notre mental, nous sommes en mesure de se concentrer très bien.

Observez-vous, regardez dans votre vie, et voyez quelque chose en vous que vous aimez vraiment. Il pourrait être nocif ou non. Par exemple, vos émission de télé favorite; lorsque «votre spectacle» vient, rien ne peut vous distraire. Lorsque «votre jeu» ou «votre émission» est activé, la maison peut brûler et vous ne vous en souciez pas, parce que vous devez savoir ce qui se passe dans votre spectacle. «Est-ce qu’elle vit, est-ce qu’elle meure, ce qu’elle a le type, est-ce qu’ils sont divorcés, et qui va gagner le jeu ou le match?» Nous ne nous soucions pas de rien d’autre qui se passe autour de nous; c’est peut être le chaos, nous pouvons avoir un besoin urgent d’aller à la salle de bain, ou de manger ou de boire, mais nous ne nous soucions pas, parce que nous sommes tellement concentrés sur ce que nous observons. C’est la concentration, mais elle est négative, car elle est sans conscience. Elle est sans Conscience de soi-même. Elle est ce que nous pouvons appeler un type «exclusif» de concentration, un type de concentration dans lequel tout le reste est exclu. Nous nous concentrons intensément et nous excluons tout le reste. Cette capacité est ce que nous devons exploiter spirituellement. Cette capacité à se concentrer profondément. Quand nous apprenons les pratiques préliminaires de concentration, qui est ce que nous apprenons: comment se concentrer sur une chose pour une période prolongée. Encore une fois, c’est juste un exercice. C’est juste le commencement.

Si tout cela semble technique, trop «intellectuel», je voudrais partager avec vous une citation de Samaël Aun Weor:

    «Il est tout à fait impossible d’expérimenter l’Etre, l’Intime, la Réalité, sans devenir de véritables maîtres techniques et scientifiques de cette science mystérieuse appelée Méditation.» – Samael Aun Weor, Pouvoir Spirituel du Son

Beaucoup de gens entrent dans la religion – que ce soit Gnostique, Bouddhiste ou Chrétienne – et ils veulent juste croire. Ils veulent juste prendre cette tradition, la mettre dessus comme une robe, et marcher partiut en elle. Ils disent: «Je fais partie de ce groupe et maintenant je suis sauvé.» La réalité ne fonctionne pas comme cela. Si vous voulez la Gnose, et que vous voulez donner naissance à l’âme, vous devez devenir un maître de Méditation. Il n’y a pas moyen de contourner cela. Vous pouvez l’appeler autres choses. Vous pouvez l’appeler prière. Si vous voulez l’appeler prière, c’est bien, parce que la Méditation est la même chose. Vous n’avez pas besoin d’utiliser le mot «Méditation». Certaines personnes n’aiment pas ce mot. C’est bon.

La signification de la Méditation  est la  quiétude et le silence du mental, et l’éveille de la perception intérieure. Qu’est-ce que c’est? Quand est-ce que nous avons la quiétude et le silence du mental? Quand l’ego n’est pas présent. Si notre ego est présent, il est distrait. Il a toujours son attention appelée par différents éléments et il est incapable de rester concentré. C’est l’ego qui produit des conflits. C’est l’ego qui produit le chaos de notre mental. Si vous voulez connaître votre propre état, votre propre tranquillité du mental, arrêtez un instant, regardez dans votre mental, et ne pensez pas. Pouvez-vous arrêter la pensée? Pouvez-vous vous reposer en silence sans la pensée? Vous pouvez si vous apprenez. Voilà pourquoi Samaël Aun Weor a également dit,

    «Sans la sage concentration de la pensée, l’expérience de la vérité est impossible.»

Lorsque nous parlons de concentration certains d’entre nous ont l’impression qu’il y a quelque chose de très rigide, que c’est quelque chose qui est très douloureux. Ce n’est pas cela. La véritable concentration est parfaitement détendue et parfaitement à l’aise, et pourtant elle n’est pas paresseuse. Elle ne «lounge» pas ou n’«espace» pas. Une belle image de la parfaite concentration est un chat qui se prépare à bondir. Si vous connaissez les chats, quand ils sont sur le point de frapper, ils sont parfaitement détendus parce que leur cible peut aller à n’importe direction. Si elles deviennent tendues comme si leur cible va aller dans un sens et leur cible va d’une autre manière, ils doivent être très flexibles. Ils sont extrêmement attentifs. Peu importe ce qui se passe dans l’environnement, ils sont au courant de cela. C’est la concentration. Voilà une belle illustration. Vous trouvez cela dans de nombreux exemples dans la nature.

Volonté et Imagination

La concentration réelle est flexible, mais elle est projective. En Gnosticisme nous parlons de deux aspects qui produisent le fruit de la Méditation: la volonté et de l’imagination. Tout au long des livres que nous étudions, nous lisons que nous devons «unir la volonté et l’imagination». Quand je parle de concentration, je parle de la volonté.

Encore une fois, la concentration réelle n’est pas raide ou tendue. Vous remarquerez peut-être que lorsque vous essayez de faire une pratique de concentration vous devenez très tendus. C’est un obstacle. Vous devez vous détendre. La  Concentration réelle est parfaitement détendue, mais attentive. Ferme sur son objet, mais flexible. Elle ne lâche pas ce qu’elle observe, mais pas tendue ou raide.

Ceci est symbolisé dans la première Arcane du Tarot, le Magicien. Le Magicien représente la volonté. C’est la volonté de la Conscience.

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Dans l’image, le Magicien est représenté debout avec son bras gauche vers le haut. Dans son bras gauche il y a une verge de pouvoir. Cette verge de pouvoir est le pouvoir du Magicien. Le Magicien est notre Esprit, notre Intime, notre Etre.

Rappelez-vous la citation dit,

    «Il est tout à fait impossible d’expérimenter l’Etre, l’Intime, la Réalité, sans devenir de véritables maîtres techniques et scientifiques de cette science mystérieuse appelée Méditation.» – Samael Aun Weor, Pouvoir Spirituel du Son

Cette image représente cela. Dans cette image nous voyons l’Être qui se tient parfaitement droit, et à côté de lui se trouve une table. Cette table c’est nous. Elle est carrée, ce sont les quatre corps: physique / vital, mental et astral, causal. (Le vital et le physique sont considérés comme un). Cette table représente l’âme. Sur cette table il y a des éléments, nous n’avons pas le temps d’aller dans tout le symbolisme, mais ce que la carte représente est la volonté de l’Esprit, la volonté de l’Être, ce qui devrait être exercé sur «la table», lequel est nous. Quand nous apprenons à méditer, Dieu nous aide. Dieu aidera notre âme à apprendre la Méditation. Il est notre gourou. Il est notre enseignant. Si vous voulez apprendre à méditer, priez et demandez à votre Intime de vous enseigner. Il va vous apprendre, mais vous devez écouter ce qu’il vous enseigne.

Ce qui est intéressant pour moi dans cette image est qu’il tient dans sa main gauche une verge de pouvoir. Symboliquement la main gauche est généralement féminine et passive, mais il tient debout un emblème phallique. Donc, nous voyons ici le féminin et masculin unis, d’une manière détendue. Cela se rapporte à la volonté et l’imagination. Cela ce rapporte aux courants féminins et masculins dans notre physiologie: Ida et Pingala, Adam et Eve, Lalana et Rasana, dont nous avons parlé dans les conférences précédentes: les courants d’énergie qui circulent dans notre physiologie. Nous devons être en balance et en équilibre. C’est la raison pour laquelle nous faisons des mantras et des Pranayamas avant que nous méditons, pour se détendre et équilibrer notre énergie et stabiliser le mental de sorte que nous pouvons soulever cette verge et expérimenter Dieu.

La verge a de nombreux niveaux de signification. Elle représente la maîtrise, elle représente le but, et ce qui est très intéressant à ce sujet est que cette image est presque identique à l’autre image, nous l’avons examiné dans ce cours, du Naga, qui tient dans sa main le Norbu, la Pierre Mani.

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Le Naga est dans les eaux et soulève dans sa main gauche le joyau qui exauce les souhaits, la chintamani. Ce bijou représente la pleine puissance de l’âme, un être humain pleinement développé. Il est enflammé avec les feux de la Kundalini. Vous voyez beaucoup de similitudes dans ces deux images. Le Magicien a un serpent sur sa tête; ce qui représente sa maîtrise. Le Naga a cinq serpents représentant les cinq initiations. Les deux sont sur les eaux. Le Naga s’élève dans les eaux et le Magicien se trouve au dessus d’elles. Il y a une similitude intéressante. L’un vient des Egyptiens et l’autre vient des Tibétains.

Dans toutes les religions, la concentration est soulignée même si elle n’a pas été précisée spécifiquement dans certaines traditions. La concentration est l’élément essentiel qui amène l’âme à l’expérience de Dieu. La concentration est parlée en profondeur dans l’ancienne tradition Chrétienne dans les écritures de Philocalie. La concentration est explorée en profondeur dans les traditions de yogas Hindous et les traditions Tantriques. Elle est explorée en profondeur dans le Bouddhisme, dans toutes les écoles du Bouddhisme, que ce soit Sutrayana, Mahayana ou Tantrayana. Si vous allez être sérieux au sujet de votre religion. Quelle que soit est cette religion et que vous ignorez la concentration, vous n’irez nulle part. Vous aurez seulement des croyances. À la fin vous allez mourir et n’ayez rien accompli.

Si vous voulez accomplir quelque chose dans votre religion, vous devez comprendre ceci: La concentration a deux formes, et vous devez les connaître toutes les deux.

    «Il y a deux types de concentration: le premier est le type exclusif de concentration. Le second est le type total, complet, il est non-exclusif.» – Samaël Aun Weor, Pouvoir Spirituel du Son

1. Concentration Exclusive

Les débutants dans toutes les religions apprennent les formes exclusives de concentration. Une forme exclusive de concentration est un type de concentration qui exclut tout sauf l’objet de concentration. Autrement dit, on se concentre sur une seule chose, et «exclut» tout autre de l’attention. De cette façon, on rassemble tous ses pouvoirs de concentration pour se concentrer sur une seule chose.

A titre d’exemple, en Sutrayana ou niveau fondamental du Bouddhisme, les étudiants apprennent l’Anapana, qui est un exercice d’observer le souffle. Dans le Tantra Hindou et le Yoga Hindou, les élèves utiliseront une pierre, une roche, une statue, une image, un mantra, quoi que ce soit. Ils vont apprendre à se concentrer sur un objet, et oublier tout le reste. C’est également vrai dans le Zen. Ce sont toutes les formes exclusives de concentration.

Tous ces types de pratiques de concentration ne sont que des exercices préliminaires. Ce sont des outils pour développer la capacité de concentration. Ils ne créent pas l’illumination. Ils ne libèrent pas l’âme. De nombreuses écoles enseignent que ces exercices conduisent à la libération. Mais, cela est vrai seulement de la même manière que l’apprentissage de votre ABC à l’école mène à un diplôme de doctorat. Comprenez-vous cela? Lorsque vous êtes à la maternelle et que vous apprenez votre ABC, vous avez besoin de cela de telle sorte que quinze ou vingt ans plus tard, vous pouvez obtenir votre doctorat. Ces exercices de concentration sont les mêmes. Ils sont l’ABC. Ils sont les bases. Eux-mêmes ne libèrent pas directement l’âme. Vous pourriez avoir des expériences de leur part. Cela peut arriver. Si vous êtes un étudiant sérieux, vous avez des expériences, mais ces expériences ne sont pas la libération. La libération provient exclusivement d’une manière: en détruisant les causes de la souffrance, qui sont des désirs, l’ego. Vous ne pouvez détruire l’ego que quand vous le connaissez, quand vous le comprenez. Vous ne pouvez pas arrêter une mauvaise habitude jusqu’à ce que vous réalisez – consciemment, profondément – qu’elle est une mauvaise habitude et qu’elle crée la souffrance. Telle est la seule façon d’éliminer l’ego et libérer l’âme. Nous devons comprendre nos mauvaises habitudes et les arrêter. Pour cela, nous avons besoin d’une forte concentration.

Chaque religion enseigne ces types exclusifs de concentration aux débutants. Ils ne peuvent pas dire que les étudiants sont débutants parce que beaucoup d’entre eux ont beaucoup d’orgueil et croient que leurs techniques les amèneront à la libération. Ils répètent catégoriquement et énergiquement que leurs techniques vous libéreront. Ne soyez pas induit en erreur. Si vous étudiez toutes les religions en détaille comme nous le faisons dans la Gnose, vous comprendrez que vous ne pouvez pas libérer l’âme à moins que vous éliminez la cause de la souffrance: l’ego. L’élimination de l’ego vient seulement de la compréhension de celui-ci. Non pas par une certaine technique, mais à travers la compréhension consciente.

2. Concentration Non-Exclusive

Dans certaines traditions, y compris toutes celles que je viens de mentionner, certains étudiants apprennent également les types non-exclusifs de Méditation. Ceux-ci sont un peu plus rares parce qu’ils sont perçus comme étant plus difficile. Quelques exemples comprendraient certaines pratiques Zen, certaines pratiques Yogiques dans le Jnana Yoga et d’autres traditions comme cela, le Raja Yoga aussi. En particulier dans les écoles Mahayana et Tantrayana. Les traditions Mahayana en Chine et au Japon peuvent l’avoir, mais sans doute le plus célèbre exemple de types non-exclusifs de Méditation sont Mahamoudra et Dzogchen, qui sont les plus élevés des Yoga dans le Bouddhisme Tibétain. Quand je dis qu’il est le plus élevé, cela signifie qu’il est le plus difficile à comprendre et à pratiquer.

Un type non-exclusif de Méditation ou de concentration pratique est celui dans lequel rien n’est exclu. En d’autres termes, dans un type exclusif, on se concentre sur une chose et exclut tout le reste. Dans un type non-exclusif on médite sur tout ce qui est perceptible simultanément.

Maintenant, si vous pensez à ce sujet pendant une seconde et que vous vous regardez et que vous considérez combien il est difficile pour vous de se concentrer sur une seule chose et de maintenir la concentration, alors pensez à quel point cela va être de méditer sur tout et maintenir la concentration. Ce n’est pas facile. Pas facile. Mais laissez-moi vous dire un secret: il est beaucoup plus puissant. Voilà pourquoi dans le Bouddhisme Tibétain en particulier, la Méditation non-exclusive est la plus haute forme de cette tradition. La plus haute. C’est la plus puissante. C’est difficile. En fait, elle est si difficile qu’elle a été gardé secrète. C’est seulement dans la dernière décennie, peut-être deux décennies, que les écritures de cette tradition ont été traduites dans les langues modernes. Les détenteurs de la lignée ont commencé à l’enseigner ouvertement. La technique est très difficile. Ce qui est encore plus étonnant est que Samaël Aun Weor a enseigné cette technique depuis, il y a cinquante, soixante ans. Personne ne l’a comprit, mais c’est juste un autre exemple de son excellent développement. Il avait la connaissance que l’on ne pouvait pas obtenir dans des livres.

Application de la Concentration

Cette image montre un yogi dans la Méditation.

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Le yogi est assis dans la Méditation. Nous voyons les trois canaux d’énergie sur sa colonne vertébrale. Nous voyons un mantra sortant de sa bouche et les flammes s’élevant de sa tête et un mantra au-dessus des flammes. Cette image a une signification profonde. Elle se rapporte spécifiquement aux yogas de Nigouma et Naropa. En synthèse, elle illustre la même chose que nous étudions dans la Gnose à travers le Pranayama. Cette image représente l’exercice préliminaire pour exploiter l’énergie et pour concentrer l’attention à travers le Pranayama. Ces mantras sont les mantras pour le Pranayama: Ham-Sah. Ce qui est intéressant dans cette conférence d’aujourd’hui est de voir comment ces symboles correspondent ensemble. Nous voyons un yogi assis très détendue dans la Méditation. Nous le voyons répéter les mantras. Nous voyons ses énergies en mouvement sur sa colonne vertébrale et les flammes monter de sa tête. Nous voyons le mantra au sommet. Le mantra est grand. Cette image nous montre la concentration exclusive. Le yogi se concentre exclusivement dans le mantra, dans la visualisation, et dans la pratique.

Maintenant, je ne sais pas pour vous, mais quand la plupart de nous faisons le Pranayama, notre concentration est très pauvre. Mon expérience en moi-même et en traitant avec les étudiants est que lorsque les gens font le Pranayama ils ont tendance à le faire mécaniquement, et ils laissent le mental penser à d’autres choses, laissent le mental vagabonder. C’est une erreur.

La récitation du Mantra, le Pranayama, les Pratiques Runiques, les Exercices Tibétains sont tous de beaux exemples de formes exclusives de pratique de la concentration. Ils devraient se faire de cette façon, non seulement fait mécaniquement. Non seulement fait parce que nous voulons avoir une expérience et ainsi donc nous faisons la pratique remplis de désir. Au lieu de cela, nous devrions faire la pratique avec la concentration, avec la prière, avec un désir vers Dieu. Voilà ce que cette image représente. Vous voyez cela parce que son attention est concentrée sur ce mantra. Quelque chose émerge hors de lui. Ces lignes représentent les éthers (Lung en Tibétain). Il conduit à et il est difficile de voir l’image sur l’écran, mais dans le cercle se trouve un temple dans le nirvana. Quelqu’un veut ici aller visiter un temple dans le plan astral et parler à un maître? Tout le monde le fait, n’est-ce pas? Vous pouvez si vous vous concentrez, si vous relaxez, disciplinez votre attention. Ne soyez pas distraits. Cette image nous montre qu’il est possible de le faire. Nous avons besoin de pratiquer de la bonne manière. Nous devons nous concentrer.

Relaxation et Concentration

Laissez-moi vous expliquer quelque chose de très importante à ce sujet. Comme je l’ai mentionné, notre mental est très conditionné par beaucoup d’envie. Lorsque nous nous asseyons pour méditer, l’étape recommandée au début de chaque session est de se détendre, de se relaxer. Ce relâchement est bien sûr pour le corps physique. Nous avons besoin de détendre tous les muscles de sorte que nous sommes tout à fait détendue dans une très bonne posture afin que nous puissions siéger pendant un certain temps sans avoir aucune douleur. Mais, la relaxation est également nécessaire dans le cœur: se détendre émotionnellement. Cela inclut n’importe quelle anxiété flambée, n’importe quel ressentiment, n’importe quel défaitisme comme «Je ne sais pas pourquoi je m’ennuie avec cette Méditation, je ne peux jamais méditer.» Cet élément psychologique vous empêchera de méditer. Si vous vous dites que vous ne pouvez pas méditer, vous ne pourriez pas. Voilà pourquoi nous avons besoin de la foi.

Si vous vous asseyez avec ce désir, «Cette fois, je vais avoir le Samadhi. Je ne vais pas me lever jusqu’à ce que j’ai le Samadhi.» C’est une erreur. Cela va rapidement se transformer en colère. Ce désir est un ego qui aspire à une sensation ou un accomplissement. C’est la gourmandise, c’est la convoitise. C’est le désir de sensation. Il pense que le Samadhi et l’expérience avec les Dieux peut être eu par l’ego.

Quand vous vous asseyez et méditez, l’étape de relaxation est l’étape la plus importante. Tout le monde pense que la fin de la Méditation est la plus importante, quand nous sommes censés avoir une certaine expérience. Cela ne l’est pas. C’est au début. C’est comment vous commencez qui compte le plus. Si vous commencez mal, vos efforts iront nulle part. Commencez sur la bonne fondation. Priez, relaxez-vous, concentrez-vous. Nous arriverons à la visualisation ultérieurement. Priez, concentrez-vous et détendez-vous. Observez réellement votre mental. Observez réellement votre humeur. Observez réellement votre intention.

Maintenant vous savez pourquoi j’ai mis la Bodhichitta avant cela dans le cours. Votre intention devrait être réellement d’aider les autres, de savoir comment vous créez la souffrance pour vous-même et pour les autres. Nous méditons pour apprendre à ce sujet. Le fondement réel pour la Méditation est de ne pas avoir des expériences. Il ne faut pas aller à un temple pour que les maîtres des temples peuvent dire: «Oh, enfin vous êtes revenu, maître tel ou tel.» Tous les étudiants veulent cette expérience, mais c’est un ego d’orgueil. Ce n’est pas l’âme qui veut cela. C’est l’ego. Nous voulons tous avoir ces expériences d’entrer dans les mondes internes et être dit que nous sommes des grands maîtres, etc. Vous avez besoin de travailler sur ce désir; c’est l’orgueil.

Commencez avec la fondation correcte dans votre pratique. Si vous le faites, quand vous êtes réellement devenus détendus et que vous commencez à prier et que vous commencez à méditer, alors ce sera beaucoup plus facile parce que vous n’aurez pas ce conditionnement sur votre pratique.

Une autre forme populaire de conditionnement est la gourmandise qui veut se livrer à des sensations auxquelles il rêve comme le Samadhi, le Voyage Astral, le nirvana.

Si vous apprenez vraiment à vous détendre et à vous observer vous-même, vous ne serez pas conditionnés par cet orgeuil ou honte qui dit «Je ne peux pas méditer.» Vous ne serez pas conditionnés par n’importe quel autre facteur psychologique qui crée un obstacle pour vous. Vous devez être attentif à ces éléments, se détendre, et les surmonter

La tension – qu’elle soit physique, émotionnelle ou mentale – est due à des conflits. Lorsque vos trois cerveaux sont en conflit, vous ne pouvez pas vous détendre, vous pourrez donc ne pas non plus se concentrer, et sans concentration, vous ne pouvez pas méditer. Alors, commencez par détendre vos trois cerveaux, en tout temps, en tous lieux.

    «La vraie concentration n’est pas le résultat d’options, avec tous ses conflits, ni le résultat du choix de telles ou telles pensées: «ce que je pense», que cette pensée est bonne et que cette autre est mauvaise, et vice versa; «ce que je ne dois pas penser» au sujet de ceci et cela; «Il est préférable de penser à cela», etc. En fait, cela fait des conflits entre l’attention et la distraction. La quiétude et le silence du mental ne peut exister là où il y a des conflits.» – Samaël Aun Weor, Pouvoir Spirituel du Son

Maîtriser la Méditation

La tradition Gnostique est très clairement enseignée par Samaël Aun Weor, tout au long de ses livres et conférences. Je ne sais pas si nous instructeurs faisons un bon travail en convoyant cet enseignement. Ce que je sais de mon étude est que Samaël Aun Weor était extrêmement clair sur quelque chose que beaucoup de ses élèves ignorent. Voilà pourquoi je l’ai mis au début de mes conférences dans d’autres classes. Il a déclaré à plusieurs reprises et clairement que vous ne pouvez pas être un Gnostique si vous ne pouvez pas méditer. Être un Gnostique signifie que vous êtes un maître de Méditation. Simplement dit, mais pas simple à réaliser. Si vous avez ce désir de comprendre la Gnose, et de savoir ce qu’est la Gnose et d’être un Gnostique, vous devez maîtriser la Méditation. Ne pas juste avoir une vague idée d’elle, mais de la maîtriser.

Dans cette culture de nos jours, nous avons cette malheureuse qualité qui se répand dans le monde entier à vouloir la gratification instantanée. Maintenant, les élèves lisent un livre, l’un des livres de Samaël Aun Weor, ils vont lire au sujet de toutes ses expériences et ces différentes pratiques, et ils déposent le livre et disent: «Maintenant, je vais aller dans le plan astral aussi.» Ils font la pratique une ou deux fois, et quand ils ne le réalisent pas, alors ils disent «ah, cela ne fonctionne pas.» Qui est le fou? Nous le sommes, de penser que nous sommes au niveau de l’auteur du livre. A vrai dire, nous n’avons rien fait et rien gagné pour cela. Pour parvenir à ce que Samael a atteint, nous devons pratiquer la façon dont il a pratiqué, et travailler la façon dont il a travaillé. Il n’a pas atteint ses connaissances en lisant un livre. Il l’a obtenu par la pratique, l’effort, tous les jours. Il y a beaucoup de Gnostiques qui ont lu beaucoup de livres et écouté beaucoup de conférences ou ils pratiquent une chose ou une autre chose et rien d’autre. Ces gens se trompent. Ne commettons pas la même erreur. Si nous voulons atteindre ce niveau de connaissance, ce niveau de compréhension, que notre Etre nous pousse, nous devons maîtriser la Méditation.

La maîtrise de la Méditation commence avec la concentration. C’est inévitable, et il n’y a pas d’autre moyen. Vous avez peut-être trouvé une centaine d’instructeurs différents enseignant la Méditation une centaine de façons différentes, et c’est très bien. Il y a de nombreuses approches et de nombreuses techniques, parce que nous avons tous une idiosyncrasie; nous avons tous un mental différent et avons besoin d’outils différents à des moments différents. Ce qui est important pour nous est de trouver une compréhension globale de la façon dont ils travaillent ensemble. Nous ne pouvons constater cela qu’à travers la pratique, et non pas à travers les livres ou à travers n’importe quelle autre personne, mais à travers la pratique.

Un étudiant a demandé à Samaël Aun Weor, «Maître Samaël, quelqu’un nous a dit que nous devrions méditer pendant dix ou quinze minutes par jour. Qu’est-ce que vous pensez de cela?»

Samaël Aun Weor dit: «Un Gnostique sérieux devrait méditer cinq à six heures par jour.»

Dix ou 15 minutes ne va pas vous donner des résultats significatifs. Même à cinq ou six heures par jour, vous êtes toujours un débutant, tant que l’ego est vivant. Cela peut sembler dur, mais ce sont les faits. Donc, même si quelqu’un totalement nouveau peut commencer avec dix ou quinze minutes de Méditation, s’ils sont sérieux, ils verront rapidement le besoin de Méditation de plus en plus. Ils voudront naturellement augmenter le temps, et être à la recherche pour plus de chances de méditer. Ceux qui évitent la Méditation ne comprennent pas du tout la Gnose. Néanmoins, il y a beaucoup de gens qui sont tout simplement trop paresseux ou ne veulent pas changer qui insistent sur la Méditation pour seulement quelques minutes par jour.

Notre conditionnement est omniprésent. Nous sommes profondément enracinés dans le karma, dans l’orgueil et dans la luxure. C’est comme dire que vous allez monter à cette montagne, cette immense montagne, et que sous elle est piégée votre vrai amour! Mais, pendant dix minutes par jour, vous allez prendre une cuillère et creuser un peu. Vous n’allez pas arriver à quelque chose. Vous avez besoin d’énergie et d’enthousiasme aussi fort que de la dynamite. Vous avez besoin de faire sauter en pièces la montagne. Cette dynamite est la Méditation réelle. Vous ne pouvez pas l’allumer peu à peu.

La Méditation nécessite beaucoup de persévérance et d’efforts.

Malheureusement, dans le mouvement Gnostique il y a trop d’orgeuil. Il y a trop de Gnostiques disant: «Nous sommes les Gnostiques, nous sommes avec l’avatar du Verseau, nous sommes le peuple élu.» Quel tas d’ordures! C’est tout simplement l’orgueil. Avec cette attitude, ils ne travaillent pas. Ils aiment donner l’impression d’être sérieux, mais «l’arbre est connu par son fruit.» Quel est leur fruit? Bavardage, luttes, concurrence pour voir qui est «le plus spirituel, le plus sérieux», qui a le plus grand groupe, qui a le plus grand respect, qui a la plupart des écoles, qui se «sacrifie le plus», etc. Vraiment, c’est une situation très triste.

Penchons-nous sur d’autres traditions, et voyons comment sincèrement et comment ils font leurs pratiques. J’ai visité des groupes Sikh, Zen, Bouddhiste, Indou, Chrétien, Juif, Musulman, et beaucoup d’autres groupes, et nous avons vu tant de dévouement à la pratique; il n’est pas difficile de trouver des étudiants qui méditent et prient de nombreuses heures chaque jour. Beaucoup passent leurs week-ends entiers au temple pour prier et servir. Pratiquons-nous à ce niveau, ou au-delà? Cela n’est pas une question à répondre en public, mais une question à poser à soi-même.

Observez ceux qui travaillent si dur, chaque jour, sur les efforts totalement inutiles. A titre d’exemple, observer ceux qui pratiquent un sport. Ils pratiquent de nombreuses heures, et travaillent très dur. Que faire s’ils ont converti ce type de dévotion et de sérieusité à leur vie spirituelle?

Que dire de ceux qui consacrent beaucoup de temps et d’énergie pour jouer à des jeux vidéo? Ils investissent des centaines d’heures, et des milliers de dollars, en regardant un écran. Ils n’obtiendront rien en retour de cela, sauf la distraction. En fin de compte, ils ne gagnent rien d’autre. Au lieu de cela, ils jettent leur temps et leur énergie. Mais s’ils s’étaient rendus compte que, en convertisant ce temps et cette énergie pour le travail spirituel efficace, ils se développeraient rapidement.

Que dire de ceux qui consacrent beaucoup de temps et d’énergie pour se faire regarder «sexy» et «fit»? Bien sûr, ils pourraient sembler attrayant pour un certain temps, mais tôt ou tard, ils vont mourir, et à la fin leur Conscience – leur âme – était ignorée, même plus dégénérée, car elle devient plus profondement piégée dans la vanité, la luxure, et «l’estime de soi». Qu’au lieu d’être inquiet sur ce qui est dans le miroir physique, ils deviennent préoccupés par le contenu de leurs mentals et cœurs? Que dire s’ils ont étudié le miroir interne qui reflète leurs propres comportements, et ont travaillé dur pour améliorer leur Conscience? Ce travail reste avec nous, même après la mort.

Que dire de ceux qui consacrent beaucoup de temps et d’énergie pour faire de l’argent ou acquérir des biens? Ils inventent des moyens astucieux pour devenir riche rapidement, et investissent un effort incroyable, mais à la fin, tout ce qu’ils gagnent est prise par le gouvernement, ou volés par un «partenaire», ou  ils tombent malades et meurent. En fin de compte, tous ces efforts sont gaspillés. Que dire s’ils ont travaillé à la place pour aider les autres, pour modifier les causes de la souffrance? Cet investissement est rentable pour la durée de vie; il ne se perd pas à la mort.

Si nous investissons même une partie de notre temps et énergie dans la Méditation, nous allons recevoir des bénéfices qui ne peuvent même pas être mesurés, car ils affectent notre âme, nos vies futures, et la vie de ceux que nous aidons plus tard. Le temps investi dans la Méditation a des fruits qui peuvent changer des planètes, des humanités, des galaxies. Regardez l’impact que les méditateurs sérieux ont eu  sur l’humanité! Chacun d’entre nous pourrait être le germe pour une telle âme, ou un de nos étudiants. Mais, pour nourrir cette semence, on doit savoir comment méditer. On doit apprendre les enseignements et les appliquer.

Si nous sommes tellement convaincus que cette connaissance est si valeureuse et précieuse, nous devons nous demander: sommes-nous en train de la mettre à travailler? Ou sommes-nous simplement en train de la garder sur la bibliothèque pour recevoir la poussière? Telle est la question que nous devons nous poser. Si nous avons été chargés de la connaissance la plus sacrée dans la galaxie, que faisons-nous avec elle? Sommes-nous simplement en train de nous vanter de nous-mêmes et de se pavaner comme des paons? Ou sommes-nous cloîtrée dans la Méditation la plupart du temps, travaillant sur nos nombreux, nombreux défauts? Voilà où nous devrions être. Voilà comment nous actualisons cette connaissance. Voilà comment nous la respectons: en l’utilisant.

Les étudiants dans d’autres traditions méditent – selon la tradition – partout 3-10 heures chaque jour. Mais, ils ne possèdent pas les connaissances profondément efficaces que les Gnostiques ont. Ils ne possèdent pas un enseignement complet. Ils ont seulement un pourcentage d’un enseignement. Ils ne leur sont donnés qu’une cuillerée avec laquelle travailler, et pourtant, même avec seulement cela ils travaillent dur et gagnent beaucoup. Qu’en est-il des Gnostiques? Les moines comme ceux-ci entrent dans un monastère et toute leur vie est enveloppée dans la pratique spirituelle. Ils ne leur sont enseignés qu’une cuillerée de la connaissance. Samaël Aun Weor nous a donné un camion chargé plein de connaissance, encore plus, et nous nous asseyons sur elle comme des singes cueillant des mouches sur le dos de chacun. Si nous appliquons sérieusement les enseignements, il n’y a aucun doute que nous pouvons nous libérer complètement de la souffrance, et en retour aider beaucoup d’autres à faire la même chose. Mais d’abord, nous devons nous libérer de notre orgueil, luxure, colère, envie, etc.

Cette image est de Samaël Aun Weor dans la Méditation. Samaël Aun Weor n’a pas passé la plupart de ses temps à lire des livres, à regarder la télévision, sur Internet, à faire du shopping pour les vêtements, à se pendre avec des «amis» ou à errer autour de la ville, ou aller à un emploi. Il a écrit, il a enseigné, et il a médité. La plupart du temps, il a médité. C’est cela. Que faisons-nous avec notre temps? Que faisons-nous avec notre énergie? Que faisons-nous avec nos vies?

La Méditation est la pratique de base des Gnostiques. Nous entendons parler de beaucoup de techniques, beaucoup de mantras, beaucoup de projection astrale, de guérison avec les élémentaux, de médecine occulte, de nombreuses techniques et des centaines de pratiques, mais tous sont secondaires. La seule pratique la plus importante des Gnostiques c’est la Méditation. Rien ne va au-delà de cela, même la Magie Sexuelle.

La transmutation est importante. C’est ce qui fournit l’énergie de base qui alimente nos efforts. Mais, beaucoup d’entre nous passent par des moments dans nos vies où nous ne pouvons pas pratiquer la Magie Sexuelle, mais il n’y a jamais une excuse pour éviter la Méditation. Il n’y a jamais rien dans la vie qui peut nous empêcher de méditer. Même si vous avez un accident horrible et perdez vos bras et vos jambes, vous pouvez toujours méditer. En fait, vous serez probablement capable de méditer mieux parce que vos bras ne seront pas douloureux et vos jambes ne seront pas douloureux. Vous pouvez tout simplement rester là et méditer. Génial! [Rire]

La chose étonnante est non seulement que est la Méditation la pratique la plus importante dans la tradition Gnostique, elle est aussi la plus fructueuse. C’est étrange que ce soit la pratique que la plupart des étudiants évitent. C’est vrai. Les étudiants viennent toujours autour pour demander vouloir sortir du corps, vouloir avoir des expériences astrales, vouloir aller dans l’état Jinn, vouloir guérir les autres, mais des questions pratiques sur la Méditation sont rares. C’est paradoxal, parce que la Méditation est la chose la plus importante que nous devrions faire tous les jours. Ce que cela illustre c’est que l’ego est si fort en nous qu’il sait que la Méditation est ce qui va le finir.

L’ego fait tout ce qu’il peut pour nous empêcher d’apprendre la Méditation réelle. Beaucoup d’étudiants se plaignent et disent «C’est trop dur, c’est compliqué, je ne comprends pas.»

Permettez-moi de vous dire quelque chose d’autre: La Méditation est la pratique la plus simple des Gnostiques, aussi. C’est la plus facile. Il en est ainsi, car elle permet seulement à la Conscience de faire ce qu’elle fait naturellement: percevoir et comprendre. La seule difficulté c’est sortir l’ego hors de la voie pour que la Conscience puisse la faire. Pourquoi disons-nous la Méditation est dure? Parce que nous sommes paresseux, et nous ne voulons pas écarter l’ego de la route. Mais la Méditation en elle-même, la pratique réelle, ne nécessite aucun effort.

La Méditation est une pratique de laquelle vous pouvez obtenir des avantages  immédiatement. Pour ce faire, vous devez être sérieux, et vous devez la faire réellement, et savoir comment.

Bases de la Méditation

Nous avons parlé de la Méditation longuement dans de nombreuses conférences et de nombreux cours. La synthèse est tout à fait simple. C’est ici:

Relaxez-vous, concentrez-vous, priez, et visualisez.

Ce sont les étapes de base. Utilisez-les consciemment, en tout temps, dans tout ce que vous faites. Cela convertit toutes les activités en culture spirituelle. Mais précisément, assurez-vous de les utiliser lorsque vous faites vos pratiques spirituelles.

Nous avons appris beaucoup de techniques différentes qui sont toutes basées sur ce principe simple qui est universel dans toutes les religions.

Si vous souhaitez vous développer rapidement, alors apprenez à vous concentrer toute la journée. Avec tout ce que vous faites, sans exception, soyez présent dans l’instant, en pleine Conscience de ce que vous faites. Cela demande beaucoup d’énergie, et cela renforce rapidement la concentration.

Deuxièmement, dans tout ce que vous faites, relaxez-vous. En tout temps, en tous lieux, soyez conscients de vous-même, et relaxez-vous complètement: le corps, le cœur et le mental doivent être détendus.

Le débutant doit d’abord apprendre à se relaxer et à se concentrer. Au début, nous travaillons toujours avec ces deux aspects. Relaxation et concentration.

Pour se relaxer, nous travaillons avec des mantras et différents exercices pour cultiver la malléabilité du corps et la relaxation du corps. Nous pouvons faire des exercices runiques, des exercices de rajeunissement, et beaucoup de mantras. Voilà ce que nous faisons dans les retraites: pratique de Mantra, pratique Runique, des Pranayamas. Tout cela nous aide à se relaxer et à cultiver un état d’équilibre.

Ensuite, nous travaillons avec des pratiques de concentration préliminaires. Cela pourrait inclure la visualisation, parfois, c’est regarder le souffle. Parfois, c’est écouter de la musique. Quel que soit l’exercice que nous utilisons, nous nous concentrons exclusivement sur l’objet de la pratique, et ne pas être distrait par quoi que ce soit d’autre. Encore une fois, tout cela est préliminaire.

Ensuite, nous apprenons une pratique qui est un peu plus difficile, une pratique de base appelée rétrospection. Dans cet exercice, généralement à la fin de la journée, les étudiants s’assieront, se relaxeront, prierront, se concentreront, et visualiseront les événements de la journée, comme un film dans leur yeux mental.

C’est une belle technique; non seulement elle cultive et commence à développer nos capacités de concentration, mais elle commence aussi à nous donner les pouvoirs de visualisation, et c’est ce que nous avons besoin pour entrer dans la Méditation réelle.

La  pratique de le rétrospection nous montre comment nous nous sommes comportés. Lorsque nous pratiquons tous les jours, nous commençons à apprendre au sujet de nos comportements, la façon dont nous avons agi extérieurement et intérieurement.

Tout cela est beau et nécessaire, mais encore une fois c’est préliminaire. Toutes ces techniques, des centaines, sont comme la base d’une montagne. C’est en pente vers le haut à celles qui sont plus difficiles, mais atteignent de plus hauts sommets.

Pratique de Concentration Non-Exclusive

Dans un de ses messages de Noël de 1966, Samaël Aun Weor a enseigné dans un seul paragraphe la plus belle technique dans la Méditation qu’il n’ait jamais écrit. C’est la technique qu’il a lui-même pratiqué, que j’ai moi-même pratiqué, parce que je l’ai appris de lui. D’autres instructeurs pratiquent cela aussi, mais nous l’enseignons rarement, parce qu’elle est difficile pour les débutants. C’est une forme non-exclusive. Pour pratiquer cette technique, vous devez d’abord connaître les principes fondamentaux: comment se relaxer, se concentrer, visualiser, et prier. Vous avez besoin de formation et d’expérience. Une fois que vous avez certaines capacités, vous pouvez travailler efficacement avec cette technique, et elle est extrêmement puissante. Elle est très puissante, mais pas facile. La technique est très simple. Il l’a enseigné dans quelques endroits, mais celui que je préfère est le message de Noël que j’ai mentionné. Il l’a également enseigné dans La Révolution de la Dialectique, c’est juste qu’il semble que très peu de gens ont compris ce qu’il a enseigné. Voici l’instruction. Cette technique est tout entière.

    «Nous devons apprendre à méditer sagement, et qu’au fur et à mesure que chaque pensée, mémoire, image, idée, concept, etc. surgit à l’intérieur du mental nous devons le regarder, l’étudier, et extraire ce qui est de valeur de chaque pensée, mémoire, image, etc.

    «Quand la parade des pensées est épuisée, le mental reste calme et dans un profond silence. Alors, l’essence s’échappe du mental et l’expérience de ce qu’est la vérité vient à nous.»

Si nous avons lu les livres de Samael Aun Weor, nous avons lu ce paragraphe ou des semblables. Nous l’avons lu plusieurs fois. Mais, quelqu’un a-t-il pratiqué cette technique et l’a utilisé effectivement? Je me suis entretenu avec des étudiants qui ont essayé, et la plupart d’entre eux viennent en me disant: «Je ne la comprends pas. Elle est trop dure, je ne la comprends pas.» C’est parce qu’il faut une certaine quantité de concentration et de relaxation pour utiliser cette technique correctement.

    «Notre système de concentration n’exclut rien, elle est totale, intégrale, complète. Notre système de concentration comprend tout et n’exclut rien. Notre système de concentration est le chemin qui nous conduit à l’expérience de la vérité…» – Samaël Aun Weor, Pouvoir Spirituel du Son

C’est une forme non-exclusive de concentration. L’essence de la technique est la suivante – Vous êtes assis dans la Méditation. Vous avez les préliminaires – vous êtes relaxés et concentrés. Ensuite, vous ne faites rien, vous regardez seulement. C’est cela. Quel que soit ce qui émerge et quel que soit ce qui survient, vous le regarder seulement. Ceci est très différent de la façon dont la plupart d’entre nous fait attention. Le problème que nous avons est que nous sommes trop facilement distraits. Dès qu’une pensée surgit, elle capte notre attention et nous éloigne. Nous perdons concience de ce que nous faisons. Nous devenons distraits, et nous commençons à rêver, parce que toute la journée nous sommes en train de rêver. Pour que vous puissiez utiliser cette technique de manière efficace, vous devez déjà avoir établit dans votre vie un très fort rappel de soi. Cela signifie que vous devez avoir un certain degré de Pleine Conscience. Pleine Conscience signifie que vous n’oubliez pas ce que vous faites. Cela signifie être en rappel de votre Être d’instant en instant. Autrement dit, vous n’oubliez pas que vous êtes en train de méditer. Lorsque différentes impressions surgissent, différentes distractions, lorsque différents événements viennent, vous ne vous oubliez pas. Vous ne perdez pas la continuité de Conscience; quand vous avez ce degré de présence, c’est lorsque cette technique peut être utilisée. Voilà pourquoi nous utilisons les neuf étapes de Shamatha enseignées par le Bouddha Maitreya, les neuf étapes de la concentration, de sorte que vous pouvez apprendre quel état de concentration vous êtes capable d’atteindre. Alors, vous saurez quand vous pouvez passer à une technique comme celle-ci. En général, vous devez être dans la quatrième ou la cinquième étape de Shamatha pour utiliser avec succès cette technique.

La chose étonnante au sujet de cette technique, et le fait que Samaël Aun Weor l’a enseigné, était que cette technique est à 100 pour cent pur Dzogchen, Mahamudra, les formes les plus élevées du Bouddhisme Tibétain qui n’a jamais été enseigné publiquement jusqu’à ces dernières années. Il l’a enseigné dans les années 1950. Aucun des Écritures, aucun de ces écrits n’étaient dans une autre langue que le Tibétain et le Sanskrit. Ils n’étaient pas écrits nulle part au Mexique. Samaël Aun Weor ne l’a pas obtenu à partir d’un livre. Il l’a obtenu de son Intime. Il l’a obtenu parce qu’il est un Lama. Si vous voulez avoir confiance en ce qu’il a enseigné, cela devrait vous donner une certaine confiance. C’est remarquable. Cela montre qu’il est un véritable maître. Pour soutenir cela, le Dalaï Lama explique cette technique dans plusieurs de ses livres sur ce type de pratique.

En général, la pratique fonctionne comme ceci: Laissez le flux mental dans son propre gré sans conceptions. Laissez le mental se reposer dans son état naturel et observez le. Au début, si vous n’êtes pas habitué à cette pratique, c’est assez difficile, mais avec le temps le mental apparaît comme l’eau claire. Je vous encourage à essayer cette technique. Travaillez avec elle. Elle n’est pas facile, mais elle est très puissante. Pour que vous puissiez expérimenter ce qu’elle peut faire, vous devez travailler avec beaucoup de discipline et beaucoup de patience.

Il me semble que si vous êtes le genre de personne qui est très sérieux au sujet de l’étude de la Gnose et la mettant en pratique dans votre vie quotidienne, vous pouvez comprendre cette pratique rapidement. Vous comprendrez si vous transmutez, si vous appliquez les trois facteurs, et si vous êtes sincères. Si vous êtes une personne volage, distrait tout le temps, pas capable de vous concentrer ou de vous détendre, faites d’abord quelques exercices préliminaires. Stabilisez-vous vous-même, sinon cette technique peut être très frustrante.

Pour mettre fin à la conférence d’aujourd’hui, le message de base que j’espère vous transmettre est de prendre au sérieux la Méditation. Ne perdez pas de temps. Personne ne sait combien de temps nous allons vivre. Notre société est en équilibre au bord d’un grand problème. Chaque jour que nous pouvons consacrer à la pratique est très précieux, alors profitez de celui-ci. Ne perdez pas de temps à faire des choses stupides. Devenez sérieux au sujet de votre travail et il portera ses fruits.

    «L’Être – l’Intime, la Réalité – est totalement différent de ce que les pseudo-occultistes et pseudo-ésotéristes appelent «Moi» Supérieur ou «Moi» Divin. «L’expérience de la Réalité est complètement différente, distincte de tout ce que le mental n’ait  jamais expérimenté. L’expérience de la Réalité ne peut être communiquée à personne parce qu’elle ne ressemble à rien que le mental a connu auparavant. Quand on a éxpérimenté la Réalité, on comprend alors très profondément l’état désastreux dans lequel on se trouve, alors on aspire seulement à se connaître, sans vouloir devenir plus qu’on est. À l’heure actuelle, l’animal intellectuel misérable faussement appelé «être humain» a seulement à l’intérieur un élément utile. Cet élément est la Bouddhata, l’Essence avec laquelle nous pouvons expérimenter l’Être, l’Intime, la Réalité. Cet élément précieux est piégé dans la bouteille de l’intellect animal. Au cour de la profonde Méditation intérieure, lorsque le mental est tout à fait calme et dans un silence absolu – à l’intérieur et à l’extérieur, non seulement dans le niveau superficiel, mais aussi dans tous les différents corridors, extraits subconscients, zones et terres – alors l’Essence, l’élément précieux, s’échappe de l’intérieur de la bouteille et fusionne avec l’Être, l’Intime, pour expérimenter la Réalité.» – Samaël Aun Weor, Pouvoir Spirituel du Son

Questions et Réponses

Public: A propos de la technique que vous avez mentionné que la plupart des étudiants ne comprennent pas, je ne comprends pas. Cela viendrait peut-être de la façon dont je le pratique. Je pense que vous avez dit des pensées en train de venir et je tente d’extraire ce qui est utile à partir de cette pensée. Quand je suis en train d’extraire quelque chose de cette pensée, alors un autre vient alors que je suis en train de prendre à partir de cette pensée originale, suis-je censé sauter sur ou ne pas obtenir quelque chose de cette pensée quand plus de pensées continuent à venir et à venir.

Instructeur: Comme je l’ai dit, cette technique est difficile; il faut beaucoup de pratique pour apprendre. Le principal obstacle est l’intellect, non seulement dans la façon dont nous comprenons la technique avec notre intellect, mais comment l’intellect interfère lors de la pratique de celle-ci.

Vous comprendrez la technique dans la pratique en la faisant. C’est là que vous aurez un sens.

En matière d’analogie, c’est semblable à si nous avons joué un match de football, et vous étiez sur le terrain, et quelqu’un frappe le ballon pour vous. Si vous étiez là et a essayé de gérer cela intellectuellement, vous pourriez penser, «La balle vient. Je dois d’abord mettre mon pied là, et puis le mettre là, et puis je dois atteindre là bas et frapper la balle.» La balle serait déjà parti, non? L’intellect est trop lent à réagir. Cette technique fonctionne de la même manière, mais encore plus rapide. L’intellect est trop lent pour comprendre comment cette technique fonctionne. La seule façon que vous allez comprendre comment elle fonctionne c’est de la faire avec la Conscience, et non pas avec l’intellect. Tout comme dans le football, vous devez être sur le terrain et le comprendre; lire des livres ou penser à ce sujet ne vous apprend pas comment jouer. Dans le cas du football, votre corps le fait, lorsque vous laissez votre corps apprendre; de toute évidence, vous devez penser et sentir et observer aussi, mais la plupart du temps, c’est une question de corps. Dans le cas de la Méditation, votre Conscience la fait.

Si vous pratiquez cette technique, tout comme apprendre un nouveau sport, vous allez être frappé partout. Vous allez être moqué et ridiculisé par votre mental, mais vous devez vous lever et continuer à essayer. Cette technique est exactement comme cela.

J’ai affaire avec les étudiants depuis longtemps maintenant, et j’ai entendu toutes les questions, et toutes les explications, et elles sont toutes fausses. Cette technique est la même chose que de jouer dans un sport: vous ne pouvez pas l’expliquer. Vous ne pouvez pas écrire sur un tableau de «mettre votre pied ici et là et là, et aller de cette façon, alors vous devez atteindre votre bras hors sauf seulement si loin.» Vous vous confondrez seulement vous-même en ne le faisant pas, parce que cela n’a pas de sens. Cette pratique est exactement la même chose. La seule façon d’apprendre c’est de la faire.

Il y a certaines choses que vous pouvez lire qui vous aidera, si vous les lisez consciemment et non pas intellectuellement ils vous aideront beaucoup avec cette technique: La Révolution de la Dialectique. Ce livre entier est au sujet de cette technique. Quelqu’un a-t-il essayé de lire ce livre? C’est difficile. C’est très difficile pour l’intellect. Ne lisez pas avec l’intellect, lisez avec votre cœur. Si vous lisez comment il explique au sujet du judo psychologique, il explique au sujet de la bataille des opposés, il explique comment, si un mental vous apporte une pensée qui dit long vous devez répondre court pour atteindre la synthèse. Nous pensons tous que c’est avec l’intellect. Alors, quand le mental nous apporte les pensées alors nous sommes là en train de penser avec l’intellect, quel est le contraire? Que dois-je faire avec le contraire? Voilà l’intellect; C’est une erreur. Ce n’est pas comment vous devez la faire.

Rappelez-vous l’exemple avec le chat en train de regarder? C’est le même que l’exemple que j’ai utilisé une centaine de fois avec le gardien de but dans le sport. Si vous êtes le gardien de but, vous ne pouvez pas intellectualisez ce que vous allez faire quand l’autre équipe est en train de venir avec le ballon. Vous ne pouvez pas penser avec votre intellect, «Je pense qu’il va aller là-bas, alors je vais aller là-bas. Ou peut-être qu’il va y aller…» Vous serez trop lent. Les autres joueurs vont vous tromper facilement. Vous ne pouvez pas penser, vous devez observer, et ne pas manquer une chose. Cette technique est exactement comme cela. Dans les sports, la balle doit être votre point d’attention, mais pas seulement la balle, parce que vous devez regarder tous les joueurs. C’est la même chose avec le mental dans la Méditation. Vous devez être attentif à tout; l’ego est très délicat. Il n’a pas seulement les cinq ou six ou neuf joueurs de l’autre équipe, il a des milliers, et ils sont tous en train d’essayer de vous faire perdre attention. Ils essaient tous de vous faire perdre attention. Ce n’est pas facile. Il faut beaucoup de pratique.

Au début, quand vous essayez cette technique, elle est très difficile et frustrante. Au début, la principale chose que vous devez faire est de conserver la conscience de ce que vous faites. Telle est la première étape. Voilà pourquoi nous travaillons d’abord avec des pratiques de concentration préliminaires pour développer cette capacité, pour atteindre le niveau moyen des neuf étapes de Shamatha dans lequel durant vos pratiques, vous n’oubliez pas que vous êtes en train de méditer. Vous pourriez lutter, mais vous ne vous oubliez jamais. Vous êtes toujours attentif que vous êtes en train de méditer. Telle est la condition sine qua non pour tenter cette technique. Une fois que vous avez cela, alors si vous voulez essayer cette technique, vous pouvez basculer vers elle.

Vous avez demandé comment extraire le meilleur de chaque pensée. Je ne peux pas vous le dire. Vous devez apprendre. C’est intuitif. Ce n’est pas intellectuel. Ce n’est pas une analyse intellectuelle où vous dites: «D’accord, cette pensée est comme cela.», non, vous l’avez déjà perdu. Dès que vous pensez de cette façon, vous l’avez perdu. Cela ne fonctionne pas comme cela. Ce n’est pas l’intellect. Le Maître Samael a expliqué cela merveilleusement, mais c’est difficile à suivre, car c’ est la connaissance consciente, pas intellectuelle.

En allant plus loin, il nous a dit de ne pas nous diviser entre l’observateur et l’observé. Ne vous divisez pas entre pensée et penseur. Ne vous divisez pas entre mes pensées et Moi. Ne vous divisez pas entre Soi et autre Soi, comme moi et mon Être.

    «Quiconque veut vraiment un silence légitime et non un faux silence, une véritable quiétude et non une fausse quiétude, doit être intégral – c’est, ne pas commettre l’erreur de se diviser entre sujet et objet, penseur et pensée, «Moi» et pas «Moi», contrôleur et contrôlé, «Moi» supérieur et «Moi» Inferieur, moi et mes pensées, etc. Savoir comment méditer c’est d’être sur le chemin de l’illumination intérieure. Si nous voulons apprendre à méditer, nous devons comprendre qu’entre moi et mes pensées – en d’autres termes, entre penseur et pensée il n’y a aucune différence.» – Samaël Aun Weor, Pouvoir Spirituel du Son

Toute forme de division, comme cela est la dualité et arrête la progression de la pratique.

    «De nombreux étudiants en psychologie (en essayant d’atteindre le silence et la quiétude du mental), analysent leur subconscient et commettent l’erreur de se diviser entre analyseur et analysé, intellect et subconscience, sujet et objet, perceveur et perçu.» – Samuel Aun Weor

C’est l’obstacle qui nous empêche d’avoir une expérience de la vérité: n’importe quelle forme de division.

    «C’est seulement lorsque le mental est vraiment tranquille, c’est seulement lorsque le mental est dans un vrai silence que nous pouvons expérimenter ce qu’est la réalité, ce qu’est l’Être authentique, l’Intime. Il est totalement impossible de devenir intégral alors que le mental est mis en bouteille à l’intérieur du dualisme.» – Samaël Aun Weor, Pouvoir Spirituel du Son

Tous ces étudiants qui ont mémorisé Le Traité de Psychologie Révolutionnaire disent maintenant: «Quoi? C’est le contraire de ce qu’il a enseigné dans ce livre!» Ici Il a écrit,

    «Ainsi, si l’on commence vraiment et très sincèrement à s’observer à l’intérieur, on finit par se diviser en deux: l’observateur et l’observé. Si une telle division ne se produit pas, il est alors évident que nous ne pourrions jamais faire un pas en avant dans la voie merveilleuse de l’Autoconnaissance. Comment pouvons-nous nous observer si nous commettons l’erreur de ne pas vouloir se diviser en observateur et observé? Si une telle division ne se produit pas, il est évident que nous ne pourrons jamais faire un pas en avant sur le chemin de l’Autoconnaissance.»

Ceux-ci sonnent à l’intellect comme des déclarations contradictoires, mais ils ne le sont pas.

Voici comment nous avons expliqué cela dans le glossaire:

    «Puisque le mental est l’antre de la subconscience et puisque le mental lutte toujours entre les opposés, quand nous essayons d’atteindre le silence et la quiétude du mental nous devons analyser la subconscience sans commettre l’erreur de se diviser entre les opposés : analyseur et analysé, intellect et subconscience, sujet et objet, perceveur et perçu. La Vérité, le Satori, Samadhi, est atteint dans le silence et la quiétude du mental en acquérant l’INTEGRATION de notre Conscience en un tout. Si une division existe à l’intérieur de nous-mêmes, alors l’ensemble (la Talité ou Totalité), le Satori, est impossible.

    «Cependant, si nous analysons l’ego pour l’annihiler, nous devons nous diviser en observateur et observé (nous devons séparer la lumière des ténèbres) pour ne pas nous fasciner avec nos différents agrégats psychologiques, c’est, pour ne pas tomber dans la fascination de cet agrégat particulier de luxure, colère, etc., et ne pas tomber dans la tentation de notre ego. On divise l’ATTENTION: en étant conscient que ce que l’on voit (à travers la visualisation) fait partie de celui qui voit (la Conscience). Par conséquent, il faut diviser son attention pour séparer de la tentation, mais maintenir la Conscience de la dualité de ce phénomène.»

Vous comprendrez tout cela quand vous pratiquez cette technique de concentration non-exclusive. De la même manière que vous voyez une belle fleur et que vous ne pouvez pas expliquer la fleur, vous ne pouvez pas expliquer la technique avec l’intellect. Voilà pourquoi c’est le plus haut niveau de la pratique Tibétaine. Vous ne pouvez pas l’intellectualiser. Voilà pourquoi il a toujours été protégé et préservé des débutants, car ils ne peuvent pas la comprendre jusqu’à ce qu’ils aient développé suffisamment de concentration pour l’expérimenter. Nous en parlons ici parce que nous sommes dans une nouvelle ère. Nous avons besoin de rapidité, de technique rapide, et cette pratique est comme de la dynamite psychologique. Elle peut exploser dans votre Conscience.

Est-ce que quelqu’un ici a entendu parler d’une phrase dans le Zen ou le Bouddhisme Ch’an appelé illumination soudaine ou illumination immédiate? C’est l’une des traductions pour le mot Japonais Satori. C’est une perspicacité soudaine. Cela tente de transmettre une expérience dans laquelle à un moment donné, même si rien ne semble extérieurement de se produire, c’est comme si le voile a été déchiré et on peut voir la vérité, la réalité. Voilà ce que cette pratique peut faire.

Dans le Bouddhisme Tibétain, il y a des centaines d’enseignants différents dans l’histoire de différentes régions et traditions qui décrivent cette technique, et tous déclarent essentiellement la même chose. Pratiquée d’une façon correcte, cette pratique peut produire une perspicacité immédiate de la vraie nature de la réalité. Nous voulons tous cela. Nous ne l’atteindrons que si nous pratiquons et travaillons. La technique n’est pas facile, et elle est facile à apprendre, et elle n’est pas facile à maîtriser. Si vous travaillez avec elle, c’est vraiment très puissante, c’est inexprimable.

Si vous étudiez l’une des écritures liées à ce type de pratique, les Écritures ne font pas de sens. Les pratiquants semblent parfois fous, la façon dont ils se comportent et la façon dont ils parlent, parce qu’ils parlent comme en koans Zen. Nous ne comprenons pas les Koans Zen, n’est-ce pas? «Quel est le son d’une main qui applaudit?» Parce que le Koan se rapporte à ce type d’expérience pénétrante. Voilà ce que sont ces techniques Zen. C’est au sujet d’atteindre ce type de compréhension. Cette technique pointe à la même chose. N’intellectualisez pas beaucoup, pratiquez beaucoup. Étudiez un peu, mais pratiquez la beaucoup. Si vous voulez vous sentir à la bonne direction, votre cœur vous amène à elle.

Public: Pour moi, l’extraction seule représentera une séparation. Lorsque vous regardez vos pensées.

Instructeur: Vous avez tout à fait raison quand vous dites que l’extraction produit une dualité. Voilà pourquoi vous n’êtes pas supposés à voir une différence entre la pensée et le penseur dans cette technique. C’est difficile à transmettre, et nous essayons d’en parler avec l’intellect, qui voit toujours avec une vision dualiste: vous et moi, et moi-même et une pensée. L’intellect fonctionne comme cela. L’intellect ne peut pas concevoir une unissité ou une unité. Dans la Conscience, il y a unité. La vérité, l’expérience de la réalité, et l’expérience de l’Être est vécu lorsque la vision est conscience de l’unité. Voilà pourquoi je dis que vous ne pouvez pas intellectualiser cette technique. Même lorsque le Maître dit, «prendre de chaque pensée, mémoire, idée, le meilleur. Prenez chaque valeur de celle-ci.» Cela ressemble à une dualité, mais de l’expérience de celle-ci, il n’y en a pas. Encore une fois, c’est quelque chose que vous devez goûter.

Public: Dans La Révolution de la Dialectique, Samael parle de l’état de Pratyahara, si je comprends bien, regarder le mental comme regarder les oiseaux dans le ciel. Comment allez-vous comparer et contraster cela. Pratyahara est considérée comme une étape préliminaire.

Instructeur: Pratyahara est une étape préliminaire à ce type de technique. Pratyahara est une forme de concentration dans laquelle il y a la quiétude et le silence du mental, mais cette quiétude n’est pas les profondeurs; c’est plus superficielle. Pratyahara est comme la surface lisse d’une rivière: cela semble calme, mais la rivière circule toujours avec beaucoup d’énergie.

Ceci nous amène à un point important. Lorsque cette technique de concentration non-exclusive est appliquée correctement, vous pouvez arriver à un état de quiétude rapidement. Mais il est facile de se laisser berner en pensant que c’est une quiétude profonde. En fait, dans toute pratique de concentration, une fois que nous nous concentrons pour un peu, alors que nous pouvons atteindre un point où nous nous sentons comme, «Maintenant, c’est le silence.» Cette pensée prouve que ce n’est pas le silence réel du mental. En outre, l’excitation que vous ressentez, «J’ai touché le Samadhi, je suis presque là.» Non, vous n’êtes pas. C’est un ego qui a parlé, qui a le désir de Samadhi, ou le désir de «silence du mental.»

Pratyahara correctement déclarée est la concentration qui est le mieux en rapport avec les niveaux intermédiaires de Shamatha. Pratyahara n’est pas concentration pleine, complète. Si vous comparez le modèle yogique Hindou (surtout Ashtanga Yoga de Patanjali) avec le modèle Tibétain (les neuf étapes de Shamatha), vous voyez que l’étape Hindoue Pratyahara et Dhyana sont équivalentes à des étapes autour de trois et quatre et sept et huit de Shamatha. Dhyana a différents stades ou différents aspects dans le modèle Hindou. Cela correspondrait aux niveaux huit et quelques-unes des joies sans formes qui vient plus haut que sur le modèle Shamatha. En d’autres termes, ces deux traditions expliquent la même chose; elles sont assises côte à côte.

La technique que je suis en train de décrire peut couper à travers toutes les étapes, immédiatement; voilà pourquoi elle peut être appelé une approche «soudaine» ou «instantanée» (ces mots sont traduits de différentes manières, de nos jours). Les approches d’Ashtanga et de Shamatha sont plus progressives. Elles peuvent être appelées un chemin «gradués». Voilà pourquoi les étapes de Shamatha sont illustrées comme un chemin en boucle d’allers-retours. En règle générale, dans les milieux traditionnels (comme les moines, nonnes, yogis) le pratiquant travaillera progressivement d’une étape à l’autre. Peut-être dans une session, vous pourriez commencer par une étape intermédiaire de concentration, et ensuite devenir plus concentré au cours de la même session de Méditation; peu à peu, jour après jour, on renforce. Voilà un moyen efficace même si la méthodologie est un peu lente. La technique de concentration non-exclusive de l’autre coté est rapide, et coupe à travers tout. Néanmoins, les deux conduisent à une concentration totale, à partir de laquelle on peut alors utiliser l’état de Conscience pour faire le vrai travail, qui est de comprendre et d’éliminer l’ego (désirs).

Il y a quelque chose que je voudrais faire remarquer à propos de la façon dont Samaël Aun Weor a enseigné la Méditation. J’ai un peu, un tout petit peu d’expérience dans l’étude d’autres traditions, une petite quantité, mais assez pour connaître le goût et la saveur des différentes traditions. J’ai eu cela avant que j’ai étudié Samaël Aun Weor. Maintenant que j’ai eu quelque temps dans l’étude de Samaël Aun Weor, il est expressément clair pour moi qu’il est un maître Dzogchen, ce qui signifie un Lama qualifiés dans les plus hauts enseignements du Bouddhisme Tibétain. Cela est évident dans la façon dont il enseigne, à la fois dans ses écrits et personnellement. Il coupe à travers tous les niveaux inférieurs. Il offre de beaux enseignements, mais il ne l’a jamais donné intellectuellement, comme, «Vous devez d’abord faire ceci, et puis vous devez faire cela, et enfin vous devez faire ceci.» Ses étudiants ont essayé d’ajouter cela à la tradition, parce que, naturellement, ils ne sont pas à son niveau. Les étudiants veulent une série graduée de mesures que tout le monde doit suivre. Mais Samaël Aun Weor, un grand maître, sait que chaque étudiant est dans un endroit différent et son but – selon ma compréhension – est de les amener au point où ils peuvent travailler avec ce type de technique. Il parle constamment de cette technique. Lorsque vous étudiez les livres et que vous commencez à pratiquer cette technique et que vous commencez à regarder autour de tous ses écrits, il est toujours en train d’écrire à ce sujet. Il ne met jamais un nom sur elle, et dit explicitement «maintenant je vais en parler». Il n’écrit pas de cette façon; il écrit intuitivement. Quand vous lisez ses écrits intuitivement, vous réalisez que tous ces écrits sont au sujet de cette technique, mais les étudiants doivent atteindre ce point où ils peuvent la pratiquer pour obtenir le fruit. Soyez conscient de cela quand vous étudiez les écrits de Samael. Il n’est pas un écrivain facile, il n’est pas un enseignant facile à suivre, parce qu’il écrit et présente l’enseignement d’une manière très intuitive, et je pense intentionnellement: c’est renier l’intellect. Nous voulons tous des choses dans une manière très intellectuelle: «A puis B, puis C, puis D.» Il ne nous donne jamais les enseignements comme cela. Ce sont les étudiants qui veulent faire cela. «Organisons tous les enseignements dans l’ordre.» Quel ordre? Selon qui? Nous devons comprendre cela au sujet de ces enseignements.

L’intellect est le problème. Nous ne pouvons pas tolérer cela. Nous devons apprendre à étudier, à lire, et à pratiquer avec le cœur. Pratiquez plus et lisez moins. Pratiquez plus et mémorisez moins. Pratiquez plus et croire moins. Nous avons besoin d’expérimenter, et cela vient avec la pratique.

Public: Si Samael essaie de mettre tout le monde à travailler avec cette technique ma question est, cette technique est pour quoi? Nous faisons l’analyse, et la rétrospection alors pourquoi devons-nous le faire?

Instructeur: C’est pour la compréhension. Les autres pratiques avec lesquelles nous travaillons – toutes: transmutation, mantras, vocalisation, pratiques runiques, pratiques de rajeunissement, pratiques magiques, tout – a un seul but: renforcer la Conscience pour que nous puissions nous comprendre. N’est-ce pas? Nous comprenons cela. Tel est l’objectif. Notre objectif est la compréhension. Comprendre, perspicacité, un moyen de pénétrer dans ce qui est réel et expérimenter et connaître et comprendre notre karma et changer notre karma. Chaque technique est pour cela. Cette pratique exploite tout cela et les synthétise dans un inexprimable bel outil sophistiqué.

La façon dont cela fonctionne et synthèse est la suivante. La façon dont le maître a expliqué, quand vous vous asseyez et travailler avec cette pratique, vous observez tout ce qui vient au mental. Tout ce qui émerge, nous regardons. Ce n’est pas une pratique intellectuelle. Ce n’est pas l’intellect qui dit à travers les pensées, «D’accord, maintenant je vois une pensée qui vient au sujet de ma voiture. Je pense à ma voiture.» Non, ce n’est pas la pratique. Lorsque vous êtes conscient, attentif, conscient, il n’y a pas besoin de penser. Lorsque vous regardez consciemment, vous ne pensez pas, mais l’intuition est active. Intuitivement, vous pouvez voir la nature de la réalité de tout ce qui émerge en vous. En tant que débutants, il va être faible. Nous ne pouvons pas comprendre ce que nous ressentons, mais nous pouvons le sentir. Nous pouvons sentir les pensées, les sentiments, nous pouvons sentir les sensations. Nous pouvons commencer à renforcer et à consolider notre capacité à maintenir notre conscience, une fois que conscience devient stable, ce qui signifie que nous sommes en mesure de maintenir ce type d’exercice.

C’est si difficile à mettre en mots ce qu’elle peut faire. C’est littéralement comme la dynamite soufflant en dehors d’une montagne. La Conscience a la capacité innée de pénétrer dans les choses et de les comprendre. C’est la raison pour laquelle il a expliqué le mot sagesse (Wisdom), de vis-dom, qui signifie la capacité de pénétrer dans quelque chose. Vishnu est liée à cela. La capacité de pénétrer. Entrer dans quelque chose. Ouvrir et voir ce que c’est. Ce n’est pas intellectuel, c’est conscient.

Lorsque nous parlons toujours que nous devons comprendre, c’est cela. Quand un élément donné apparaît dans le mental, et que vous êtes sur le point dans cet état concentré attentif à un moment donné, peut-être pas aujourd’hui, mais à un moment donné dans cette pratique vous verrez bientôt et comprendrez les choses au sujet de cet élément surgissant. Vous aurez la compréhension. Cela peut venir comme une vision, cela pourrait venir comme une voix, un son ou une image, cela se peut que vous sortez de votre corps dans une autre dimension. Cela peut venir comme une mémoire. C’est très difficile de mettre en mots la façon dont cela émergera, mais cela viendra comme une connaissance intuitive. C’est le but. Voilà comment nous saisissons et comprenons les choses au sujet de nous-mêmes. Pas au niveau intellectuel, mais avec le cœur.

Public: Vous dites que le résultat ou le produit potentiellement … je trouve cela que je fais cela ou non. Je suis dans la conversation et il arrive en une fraction de seconde, n’est-ce pas? Vous savez que la prochaine chose que vous allez dire va avoir une réaction en chaîne. Où est ce que cela va aller? Vous savez que dans cette fraction de seconde comment tout sera trouvé? Si vous dites cette chose, pour moi cela ressemble à de la compréhension.

Instructeur: Même l’ego peut faire cela, parce que l’ego a les pouvoirs de la Conscience en son sein. L’ego a la capacité d’être prémonitoires. «Si je fais cela, alors ceci et cela se produira.» L’ego peut faire cela, aussi. Cela n’est pas ce que je veux parler. L’ego a les pouvoirs de la Conscience, mais conditionnée. Voilà pourquoi notre ego a les pouvoirs de télépathie, prophétie, clairvoyance, clairaudience… Vous savez, quand n’importe quelle image soudaines vient dans votre mental, et que vous les verrez se passer littéralement après cela? Certaines personnes l’appellent «déjà-vu». C’est l’ego. Nous pensons tous que c’est l’Être, mais habituellement c’est la récurrence, ou des liens avec les egos des autres. Non, cette pratique n’est pas tout à fait comme cela.

Le point fondamental de cette pratique est de comprendre. La compréhension est consciente, elle n’est pas intellectuelle, et elle n’est pas la croyance.

Permettez-moi de répéter une fois de plus le détail important à propos de cette pratique qui est si essentiel que vous devez travailler constamment, constamment avec elle, parce que notre ego est si fort. Cette pratique ne fonctionne pas si vous avez un sens de Soi. Cela ne marche pas. Quand vous vous asseyez pour méditer, vous devez être très conscient de votre propre présence. Si vous sentez un sentiment de soi, de «moi», c’est l’ego. Cela peut avoir de nombreuses et multiples différentes formes. Voilà pourquoi le Maître est très clair au sujet de son instruction. Tout sens de dualité, moi-même, et mes pensées, moi et mon Être, toute sorte de distinction, toute sorte de dualité entraînera que la pratique d’aller nulle part.

La meilleure façon de travailler avec cette pratique est de constamment rafraîchir votre Conscience. Rafraîchir constamment la conscience pure. Aucune pensée, aucun sentiment, aucune émotion, aucun attachement, aucun désir. Juste être, Juste regarder. Pur vigilance. Vous regardez ce que vous regardez. C’est la plus pure, la plus simple, inexprimable technique. Dans certaines traditions, ils l’appellent «la méthode sans méthode.» Il n’y a pas de méthode. Vous vous assoyez et regardez l’état naturel du mental. Si vous avez déjà étudié Padmasambhava, c’est la technique principale qu’il souligne. Dans toutes ses écritures, voici ce qu’il a enseigné. «Ne faites rien.» Certains d’entre eux disent même «il n’y a pas de Méditation.» Comment cela va être reçu par un débutant comme nous, si le Maître dit qu’il n’y a rien à méditer? Alors, nous pourrions dire: «D’accord, je vais aller prendre un sandwich maintenant. Je vais aller manger parce qu’il n’y a rien à méditer.» C’est la facilité que nous comprenons mal. Ils parlent de tout en utilisant cette technique, cette pratique, il n’y a rien à méditer; on observe juste, et élargit l’observation.

Le Maître Samael a dit que tant que nous voyons une différence entre pensée et penseur, nous ne pouvons pas expérimenter la vérité. Nous pensons, «Je suis là, et voilà ces pensées viennent.» Notre point de vue est erroné. C’est très difficile à saisir pour l’intellect. L’intellect ne le comprendra jamais. N’essayez pas de comprendre intellectuellement. Pratiquez. Travaillez avec elle. Je vais essayer de vous aider, je n’ai pas beaucoup d’expérience, mais je vais essayer de vous aider.

Public: Je pensais que toute ma vie jusqu’à maintenant avoir cette séparation, connaître que lorsque je travaille sur l’ego que je connaîs que l’ego souffre, mais pour finalement comprendre que ce qui souffre vraiment en ce moment je laisse aller toute cette séparation. Je pensais et soulignait la séparation tout le temps.

Instructeur: Rendons quelque chose clair ici. Samaël Aun Weor pointe cela à plusieurs reprises tout au long de ses écrits que lorsque nous sommes ici, terrestriallement, physiquement, quand nous sommes débutants comme nous sommes, nous avons vraiment besoin de comprendre ces distinctions. Une chose est l’Etre et l’autre chose est l’ego. Nous devons comprendre cela. Voilà pourquoi nous étudions l’enseignement. Nous devons comprendre que «Moi» ne suis pas l’Être. «Moi» n’ai pas l’Être. «Moi» suis ici avec l’ego: orgueil, luxure, envie, et tout ce genre de choses, mais l’Être n’est pas cela. De toute évidence, nous faisons une séparation. Nous devons comprendre cela; c’est important. Le problème devient quand ce sentiment de séparation devient notre point de vue. Voilà pourquoi le Maître a dit plusieurs fois: «Nous ne devons jamais séparer le Moi inférieur du Moi supérieur.» Rappelez-vous cela? Il le dit tout le temps. Qui sont ces deux de Moi? Ici, je suis ce que Moi inférieur, et voici ce Moi supérieur, mon Être. N’est-ce pas? Il y a quelques groupes qui disent que le Moi supérieur est moi, mon Être, qui est mon vrai moi, mon vrai Soi, et ce Moi inférieur est ce que je tentais de me débarrasser. Intellectuellement, cela sonne juste. Le problème est que l’ego prend cela et l’utilise comme un outil pour maintenir la Conscience endormie. C’est une forme de dualité qui est un mensonge; ce n’est pas vrai. Voilà pourquoi il est si difficile de mettre cela en mots et de l’expliquer, parce que ce n’est pas intellectuel. Ce que nous décrivons ici est quelque chose que nous devons expérimenter. Depuis le niveau supérieur de l’enseignement, il n’y a pas de distinction entre moi-même et mon Être. Il n’y a pas de distinction entre penseur et pensée, de ce point de vue, mais nous n’avons pas cette perspective. Au début, nous travaillons pour essayer de comprendre que «je ne suis pas l’ego, mon Être n’est pas l’ego, que vais-je faire? Je dois comprendre ces choses. «Lorsque vous entrez dans la pratique de la Méditation vous essayez de vous fusionner avec la vérité. N’est-ce pas? Comprendre la vérité, expérimenter la vérité, et de ce point de vue, il n’y a pas de distinction. Difficile à suivre, n’est-ce pas? C’est difficile à suivre. Voilà pourquoi je souligne encore et encore: pratiquez, pratiquez, pratiquez. C’est à travers beaucoup de pratique de Méditation que ces choses deviennent très claires. Cela ne sera plus boueux et confus et contradictoires. Les enseignements deviennent très clairs, mais l’intellect ne peut pas l’atteindre. C’est quelque chose que nous devons saisir avec la Conscience.

 

Vous pouvez retrouver cet article en version anglaise : Concentration

La Foi

Écrit par : Gnostic Instructor   Catégorie : Fuel pour l’Expérience Spirituelle

Mais le bateau [de la vie sur lequel les disciples montent] était maintenant au milieu de la mer, battue par les flots [difficultés]: car le vent [karmique] était contraire [à leurs désirs].

« Et à la quatrième heure de la nuit [les heures les plus sombres, avant l’aube] Jésus [Christ] alla vers eux, marchant sur la mer [faisant preuve de maîtrise sur les circonstances internes et externes].

« Et quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, disant: c’est un fantôme,  et ils crièrent de peur [même les disciples ne reconnaissent pas le Christ].

« Mais aussitôt Jésus leur parla, en disant: Soyez de bonne humeur, c’est moi, n’ayez pas peur.

« Et Pierre [Patar, la pierre] lui répondit: Seigneur, si c’est toi, ordonnes-moi de venir vers toi sur l’eau.

« Et il dit: Viens. Et quand Pierre fut descendu du bateau, il marchait sur l’eau, pour aller vers Jésus.

« Mais quand il a vu le vent fort, il eut peur, et il commençait à s’enfoncer, il cria, en disant: Seigneur, sauves-moi.

« Aussitôt Jésus étendit la main, et le saisit, et lui dit: Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté?

« Et quand ils étaient dans la barque, le vent cessa. » – Matthieu 14

Pour continuer notre série de conférences sur l’expérience spirituelle, nous allons apprendre un nouveau mot. Je sais que nous aimons tous cela; dans cette école, nous apprenons toujours de nouveaux mots, des mots compliqués.

Je pense que dans mon expérience en tant qu’enseignant – qui est limitée – c’est probablement le mot le plus difficile à expliquer, parce que nous pensons que nous savons déjà ce qu’il est. Le mot en français est la FOI.

Car ces dernières quelques centaines d’années, ce mot foi a été maltraité. À partir du treizième et quatorzième siècle, les moines du Christianisme – qui étaient aussi les premiers enseignants à travers l’Europe et ailleurs – ont commencé à changer ce mot et a commencé à l’utiliser d’une manière qui ne correspond pas à sa signification réelle. Maintenant, sept cents ans plus tard, après de nombreuses générations de cet effort pour changer le sens de la foi, nous avons tous une compréhension erronée du mot. Il est très difficile pour nous de briser cela et réellement comprendre pratiquement ce que la foi signifie réellement, ce qu’elle est réellement.

En termes simples, la foi n’est pas la croyance.

Si vous demandez à la plupart des gens ce qu’est la foi, ils disent « C’est ce que je crois. J’ai foi en Dieu, donc je crois en Dieu. » Ceci est faux. La foi n’est pas la croyance. C’est le changement qui a été fait par les moines et prêtres Chrétiens pendant plusieurs siècles. Dans un effort pour répandre leur enseignement, pour répandre leur doctrine, ils ont corrompu l’utilisation de ce terme. C’est une compréhension très importante que nous avons besoin dans la Gnose. En réalité, la foi est la même que la façon dont nous utilisons le mot Grec Gnosis. Cela signifie la vérité, la connaissance venant de l’expérience, quelque chose que nous avons confirmé grâce à notre expérience qui est vraie. Voilà ce que signifie la foi.

Dans les temps anciens quand les gens donnaient leur engagement ou leur serment, ils donnaient leur parole, ils diraient: «Je donne la foi que cela est vrai.» En d’autres termes, ils peuvent faire confiance, à cause de leur fidélité. C’est également la raison pour laquelle aujourd’hui, nous avons encore un lambeau de la signification originelle de la foi dans la langue française: c’est quand nous disons un adultère est un infidèle. Cela signifie qu’ils ont été «faux», malhonnête, déloyal, et ont brisé leur parole. Ils ont menti. Ils sont allés contre ce qu’ils disaient être vrai. Nous ne pouvons pas leur faire confiance. Être infidèle ne signifie pas que vous ne croyez pas! Immédiatement, cela nous montre que la foi ne signifie pas la croyance. La foi se rapporte à la confiance, l’expérience, la conviction, l’honnêteté, la fidélité et la vérité.

Il est très important de comprendre ce terme, surtout quand nous essayons d’étudier la spiritualité. Sans la foi, il n’y a pas de spiritualité. Sans la foi, vous ne pouvez pas avoir la Gnose. C’est impossible. La Foi et la Gnose sont synonymes. Ce sont les mêmes choses. Avoir la foi c’est d’avoir une expérience, de faire confiance, d’avoir des convictions, et d’avoir des connaissances. Par conséquent, quand un Gnostique dit: «Je fais confiance», ils ne dit pas «je crois.» Il dit: «Je sais.» De cette façon, la foi signifie la connaissance.

Pour comprendre cela un peu mieux, nous pouvons regarder ce que dit Samaël Aun Weor.

«Ceux qui ont la vraie foi n’ont pas besoin de croire. En effet, la foi véritable est la connaissance vivante, la connaissance exacte, et l’expérience directe.» – Samaël Aun Weor, La Grande Rébellion

Cette déclaration est très profonde comme beaucoup de déclarations que Samaël Aun Weor a fait. Vous ne pouvez pas lire superficiellement. Vous devez aller en profondeur dans les mots pour comprendre précisément ce qu’il exprime.

Ceux qui ont la vraie foi n’ont pas besoin de croire. C’est exactement le conflit que les gens ont maintenant. Les gens pensent que la croyance et la foi sont la même chose. Quand nous lisons cette première phrase, elle provoque une contradiction immédiate dans notre mental. «Voulez-vous dire que si j’ai la foi, je n’ai pas besoin de croire? Quoi?» Cette contradiction nous amène à faire deux choses: soit nous ne croyons pas ce qu’il dit – voyez-vous cela? C’est parce que nous ne savons pas ce qu’il dit. Soit, nous sautons et l’ignorons parce que nous ne comprenons pas. Ce serait une erreur.

La Foi est Connaissance Vivante

Cette expression «connaissance vivante» est également très importante. Connaissance en Hébreu est Daath, qui est la sphère cachée dans l’Arbre de Vie. Il contient tous les mystères de l’auto-réalisation. C’est la science pour créer l’âme, la science pour expérimenter la nature de ce qui est. Cette science et cette connaissance n’est pas en lettres, elle n’est pas dans les livres ou dans une école ou n’importe quel autre groupe. Elle n’est pas acquise en suivant une personne. Cela n’a aucune différence en quelle école vous croyez ou ne croyez pas.

La vraie connaissance, Daath, la Gnose, est vivante, elle est une intelligence vivante qui réside dans tout ce qui vit, mais elle ne peut pas être connue par le Mental superficiel, ou par n’importe quelle croyance. Elle n’est pas une théorie. Elle n’est pas un sujet de discussion ou quelque chose à accepter ou à rejeter. C’est quelque chose de vivante. Voilà pourquoi elle est la foi. C’est quelque chose de vivante. C’est quelque chose que vous devez connaître et expérimenter, goûter et toucher par vous-même. Connaissance exacte. Cela signifie, la vraie foi est une manière du Mental. La manière dont le Mental fonctionne. La manière dont l’âme travaille à travers le véhicule du Mental.

La Foi est Connaissance  Exacte

La connaissance exacte est la foi. Pas le genre de connaissance que nous avons; qui est diluée par un faux sentiment de soi. La connaissance exacte est le raisonnement objectif de l’Être. C’est la connaissance de Dieu.

La vraie foi est la façon dont Dieu pense, pas comme notre mental animal pense. La connaissance réelle est liée au mental intérieur, au mental abstrait. Pas le mental concret, pas ce mental qui dit toujours: «je, moi, moi-même.» Qui dit toujours: «J’ai la foi.» Vous remarquez que «J’ai la foi; l’accent est «moi»». Avez-vous remarqué que ceux qui prétendent être très religieux ou qui sont très dévoués à la spiritualité disent «j»’ai la foi en Dieu. Qu’est-ce qui est souligné dans leur déclaration? «Je, moi, moi-même.» L’accent n’est pas mis sur Dieu. L’énergie de cette phrase ne se déplace pas vers Dieu. Cette énergie dans cette phrase est la construction d’un sens de «moi» comme une personne «religieuse». Ou soit disant «sauvé» ou «né de nouveau», ou soi-disant «mieux que les autres» parce que «j»’ai un grand professeur, enseignant, mouvement, ou église. Cela ne signifie pas qu’il a la foi. Le mot foi est utilisé, mais tout cela c’est juste de la croyance.

La Foi est Expérience Directe

L’expérience directe est la troisième partie. L’expérience directe de quoi? Si nous sommes celui qui prétend avoir la foi, nous devons vérifier cette foi. La foi en quoi, qu’est-ce que nous avons connu? Qu’est-ce qui nous donne la foi? Sur quoi est fondée notre foi? Voilà ce que nous devons savoir.

Beaucoup croient en Dieu et en la religion, mais combien ont connu Dieu? Combien ont connu les lieux célestes? Dans la tradition Gnostique, vous apprendrez comment expérimenter ces choses afin que vous n’ayez pas besoin de croire. Au lieu de cela, vous connaîtrez. Voilà comment vous développez la vraie foi.

Trois Types de Mental

Nous pouvons mieux comprendre cela quand nous connaissons les trois types de mental

1. Mental Sensoriel

«… développe ses concepts de base via les perceptions sensorielles externes. Dans ces conditions, le Mental Sensoriel est terriblement brut et matérialiste. Il ne peut pas accepter tout ce qui n’a pas été démontrée physiquement. Car les concepts fondamentaux du Mental Sensoriel sont basés sur les données sensorielles externes, sans aucun doute, il ne peut rien connaître au sujet de ce qui est réel, la vérité, au sujet des mystères de la vie et de la mort, au sujet de l’âme et de l’Esprit, etc. Pour les fripons de l’intellect, totalement pris au piège par leurs sens extérieurs et incarcérés au sein des concepts de base du mental sensoriel, nos études ésotériques sont de la folie. Dans le raisonnement du déraisonnable, dans un monde fou, ils ont raison, à cause du conditionnement par le monde sensoriel externe. Comment le Mental Sensoriel peut accepter ce qui n’est pas sensoriel? Si les informations des sens servent de moyens secrets pour toutes les fonctions du Mental Sensoriel, alors il est évident que celui-ci génère des concepts sensoriels.» – Samaël Aun Weor, La Grande Rébellion

2. Mental Intermédiaire

Le Mental Intermédiaire ne sait que ce qui a été dit, ou ce qu’il théorise. Il est ce mental qui a des croyances, des dogmes, des théories, etc., qu’ils soient religieux, scientifique, politique, etc. Ce Mental ne croit que ce qui lui a été enseigné à l’église, au temple, et à l’école.

3. Mental Intérieur

«Le Mental Intérieur est fondamental pour l’expérience directe de la vérité. Sans aucun doute, le Mental Intérieur crée ses concepts de base à partir de l’information apportée par la Conscience Superlative de l’Être. Indiscutablement, la Conscience peut vivre et expérimenter la réalité. Sans aucun doute, la Conscience connaît la vérité. Pour se manifester cependant, la Conscience a besoin d’un médiateur, un instrument d’action, et cela en soi est le Mental Intérieur. La Conscience connaît directement la réalité de chaque phénomène naturel et peut se manifester à travers le Mental Intérieur. Ouvrir le Mental Intérieur serait la meilleure chose à faire pour nous retirer du monde du doute et de l’ignorance. Cela signifie que c’est seulement en ouvrant le Mental Intérieur que la foi authentique naîtra au sein de l’être humain … celui qui a ouvert le Mental Intérieur se rappelle de ses existences antérieures, connaît les mystères de la vie et de la mort, non pas à cause de ce qu’on a, ou n’a pas lu, non pas à cause de ce que quelqu’un a ou n’a pas dit, non pas à cause de ce qu’on a, ou n’a pas cru, mais à cause de la terrible expérience directe réelle et vivante.» – Samaël Aun Weor, La Grande Rébellion

Dans ces conférences, nous avons parlé du Tantra comme le troisième niveau d’instruction dans n’importe quelle religion. Tantra est du Sanskrit et signifie Continuum, et mouvement continu. Cette image que nous avons étudiée dans ce cours est d’un lhu, un naga, une intelligence élémentale dépeint comme un serpent s’élevant des eaux. Ces eaux sont le Tantra, «continuum, flux.» Ces eaux sont un flux continu d’énergie. Ces eaux sont notre force de vie même, prana. Dans les mains du lhu, le naga, se trouve le cintanami, le joyau qui exauce les vœux, le Norbu. Ce naga représente notre potentiel en tant qu’être humain, ce que nous pouvons accomplir en fin de compte, qui est de devenir un Vajrasattva, une âme diamant, une âme parfaite. Ce potentiel dépend à cent pour cent sur une chose: la foi. C’est cela.

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Un Lhu dans les eaux avec le joyau qui exauce les souhaits

«Et il lui dit: Ma fille, ta foi [πίστις pistis] t’a guéri; va en paix, et sois guérie de ton mal.»- Marc 05:34

«Et Jésus lui dit: Va ton chemin; ta foi t’a sauvée. Et aussitôt il recouvra la vue, et suivit Jésus dans le chemin.» – Marc 10:52

«Et quand il a vu sa foi, il lui dit: Homme, tes péchés sont pardonnés.» – Luc 05:20

Le mot Grec pistis est habituellement traduit par foi, la conviction de la vérité. Cette conviction vient de la connaissance à travers l’expérience, la Gnose. Quand vous savez comment utiliser un médicament pour guérir une maladie, vous ne croyez pas en lui, mais vous avez la foi en lui parce que vous avez des connaissances venant de l’expérience.

«Et Jésus menaça le diable; et le fit sortir de lui, et l’enfant fut guéri à cette heure-là. Puis vinrent à Jésus les disciples, et lui dit: Pourquoi nous ne pouvons pas le chasser?»

«Et Jésus leur dit: à cause de votre manque de foi [ἀπιστία apistia]: car en vérité je vous le dis, si vous aviez de la foi [πίστις pistis] comme un grain de moutarde, vous direz à cette montagne: retire-toi donc vers ce lieu là-bas; il s’enlèvera; et rien ne vous sera impossible.» – Matthieu 17

Dans l’une des anciennes écritures du Bouddhisme, il déclare:

«Nous disons que l’inégalée Bodhi [Sagesse, Chokmah] a foi en sa cause. Les causes de l’éveil sont innombrables, mais si elle est déclarée en tant que foi, cela couvre tout. O Śāriputra, la vérité ultime n’est vraiment accessible que par la foi.» – Uttara-Tantra-shastra / Ratnagotravibhāga par Bouddha Maitreya

Toutes les causes de l’éveil peuvent être résumées comme simplement la foi. Voilà pourquoi ce joyau qui exauce les vœux émerge seulement dans les mains du naga, en nous, à cause de la foi.

Encore une fois, cette foi n’est pas la croyance. Quand on regarde les racines de ce mot foi en français, nous trouvons des significations très intéressantes.

Peithô

Au fil des siècles ce mot foi a beaucoup changé. Lorsque nous nous immergeons dans l’étymologie du mot foi, nous trouvons la plus profonde racine dans la langue Grecque liée au mot Πειθώ Peithô. Il y a même une sorte de similitude dans la prononciation.

Dans la Bible, le mot foi est seulement trouvé une fois dans l’Ancien Testament, mais se produit à plusieurs reprises dans le Nouveau Testament. La plupart de ces apparitions viennent du mot Grec pistis . Cependant pistis provient du mot Peithô.

Peithô venant de l’ancien Grec signifie «persuader», non seulement la persuasion en fonction de la parole, mais quelque chose de plus subtil que cela. Nous avons tendance à penser que la persuasion est comme quelqu’un qui essaie de nous convaincre de quelque chose. Cela n’est pas tout le sens de Peithô. Peithô signifie «grandir dans la conviction en soi.» Cela signifie aussi «avoir confiance.» Telle est la signification de la foi. Devenir plus convaincu de la vérité et de la réalité. La vraie foi est enracinée dans l’expérience.

À travers notre expérience, nous apprenons. Voilà comment nous devenons convaincus à travers l’expérience. Non pas à travers des théories. Non pas à travers les croyances. Ce sont des choses très superficielles. La conviction que nous sentons venant d’une théorie ou une croyance est très faible. Regardez en arrière dans votre propre vie et examinez la façon dont vous avez passé d’une croyance à une autre. Peut-être dans la politique, la religion, ou peut-être dans votre philosophie de vie. Retournez sur les phases de votre vie et voyez comment vos propres convictions se sont renversées toutes les quelques années. Vous avez peut-être été un Chrétien, vous avez peut-être été un Musulman, vous avez peut-être été un Bouddhiste, et vous avez peut-être été très ardent et enthousiaste au sujet de ces religions, mais finalement elles ont échoué. Qu’est-il arrivé à votre foi? Qu’est-il arrivé à votre conviction? Cela se produit dans la politique, aussi. Les gens changent leurs allégeances politiques tout le temps.

La foi est tirée de l’expérience.

Où avons-nous notre foi maintenant? Nous avons beaucoup de foi dans la télévision, l’Internet, et dans les films parce que nous investissons beaucoup de temps en eux. Nous avons la foi de notre expérience que nous aurons une certaine expérience sur les films, la télévision et l’Internet. Ainsi nous sentons un besoin ou un désir de confort, d’évasion, de sentir quelque chose d’émotionnel. Nous allons là où est notre foi. Nous regardons un film dramatique ou un film sentimental ou nous lisons un certain genre de livre afin de sentir ce que nous voulons sentir. Nous pouvons dire avec notre bouche que nous mettons notre foi en Dieu, mais en réalité, si vous observez vos comportements nous avons foi en est la caféine, le sucre, la télévision, l’Internet, aller au cinéma, aller dans les bars et à traîner avec des amis qui ont de mauvaises habitudes.

Vous voyez, notre foi est prouvée dans nos œuvres, dans nos actions, y compris nos pensées et nos sentiments.

La foi est l’expérience de vie, pas la croyance. Nous prouvons notre foi quotidiennement par la façon dont nous agissons. Nous démontrons notre foi dans ce que nous faisons avec notre temps et notre énergie.

Où est notre foi? Beaucoup d’entre nous avons notre foi dans les jeux vidéo, ou jouer avec un groupe de rock, ou en courant après la mode ou l’argent.

Beaucoup d’entre nous ont notre foi ligoté dans l’argent. Nous avons la conviction et la foi que l’argent va résoudre nos problèmes et nous donner le bonheur. Si tel est notre foi et notre conviction, nous sommes destinés à souffrir.

Beaucoup d’entre nous ont notre foi investi dans les écoles, les églises, les groupes, ou en suivant un certain enseignant, maître ou gourou.

Dans tous ces cas, nous sommes destinés à souffrir, parce que toutes ces choses sont impures, temporaires, et des illusions qui ne peuvent pas résoudre le problème de la souffrance. Ils peuvent nous donner une évasion temporaire, ou une sensation temporaire de sécurité, ou un sentiment momentané ou aperçu de quelque chose que nous ressentons être réelle, mais à la fin nous nous retrouvons avec les problèmes non résolus, et nous restons vides, endommagés, déçus, découragés, et nous allons rechercher d’autre chose pour remplacer ce en quoi nous avions eu foi autrefois.

La vraie foi ne souffre pas de ce problème.

Lorsque nous regardons en arrière vers les racines étymologiques du mot foi, nous voyons qu’il est lié à l’ancien mot Français Feid, qui signifie faire confiance. Où plaçons-nous notre confiance maintenant? En quoi faisons-nous confiance? Nous faisons confiance à notre ego, malheureusement.

En fin de compte, quand on regarde dans les racines, nous constatons que ce mot foi en réalité concerne la confiance, la confiance et la vérité. Le plus intéressant de tous est ce mot Grec Peithô, parce qu’il est le nom d’une déesse. Notre terme moderne foi vient du nom d’une déesse Grecque.

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Peitho main dans la main avec Eros s’approche de Vénus (Aphrodite) et d’Anteros. Fresque Romaine, 1er siècle après JC.

Peithô est un personnage très mystérieux dans le panthéon Grec. On sait très peu de chose au sujet de cette déesse. Le peu qu’on connaît est représenté dans ces images.

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Peithô et Aphrodite

«O souveraine Peithô (foi), héraut d’Aphrodite (amour).» – Pindar, Ode Némée 8, lyrique Grecque 5e Siècle avant JC.

Peithô est une préposée d’Aphrodite. Aphrodite est la déesse Grecque de l’amour, du cœur, et de la beauté. Peithô assiste toujours Aphrodite, et dans de nombreux cas, elles semblent presque être la même figure. Parfois, Aphrodite est appelée Peithô, parce que Peithô représente un aspect de la Conscience; de la même manière, Aphrodite peut représenter la Conscience ou un aspect de l’Être.

Le nom Aphrodite signifie «né de la mousse.» Elle a émergé de la mer. Cette mer est les eaux que le naga élève de nos propres eaux intérieures, la lettre Hébraïque Mem. Voilà pourquoi dans le livre Tarot et Kabbale Samael a déclaré qu’il y a trois lettres mystérieuses dans l’alphabet Hébreu, et la lettre Mem est l’une d’elles, et elle représente la foi. Si vous avez étudié la lettre Hébraïque Mem, vous verrez immédiatement pourquoi. Elle est liée aux eaux.

Aphrodite la déesse de l’amour a cette intendante, Peithô. Le nom Peithô est généralement destiné à signifier la persuasion. Encore une fois, ce n’est pas seulement la persuasion par la parole. C’est la persuasion par le pouvoir de la déesse. C’est le pouvoir de persuasion de la Mère Divine.

«[Aphrodite] source de Peithô [foi], secret, reine favorisante, née illustre, apparente et invisible.» – Hymne Orphique 55 à Aphrodite, hymne Grec 3e Avant J.C. au 2e siècle Après J.C.

Cela en soi est un très beau et profond enseignement. La foi en tant qu’expérience, en tant que connaissance, émerge à travers le pouvoir de la Mère Divine.

«Grand Phoibos [Apollon], les clés de la sage Peithô [foi] aux amours les véritables sanctuaires [Aphrodite] sont secrets.» – Pindar, Pythique 9

Comment Créer la Foi

Vous voyez, la foi est non seulement un concept ou une croyance. La foi n’est pas quelque chose d’intangible. Nous avons cette idée dans la société occidentale que la confiance, la foi et la confiance ne sont que des concepts, des idées mentales. C’est faux. La foi est non seulement une idée ou un mot. Elle est une substance. Elle est la matière et l’énergie. Nous parlons de la foi au niveau tantrique. La foi est non seulement une idée ou quelque chose vers quoi aspirer ou étiqueter. La foi est une substance qui doit être créée. Elle est créée à travers la Bodhichitta, dans nos eaux sexuelles, et la création de la foi est le pouvoir de notre Mère Divine. Voilà pourquoi la foi, Peithô, est représentée comme une femme qui accompagne Aphrodite.

Ne pensez pas seulement parce que vous lisez un livre et que vous l’aimé que maintenant vous avez la foi. C’est faux de penser cela. Ne pensez pas que seulement parce que vous avez fréquenté une école pendant dix ou quinze ans, vingt, trente ou quarante ans que maintenant vous avez la foi. C’est faux. La foi n’est pas quelque chose que vous obtenez juste en lisant un livre où en attachant une étiquette et vous dites «maintenant, je suis un Bouddhiste, donc j’ai foi en Bouddha.» Ceci est faux. Ce que vous avez est la croyance. La croyance est très bien. La croyance n’est pas la foi. La foi est une substance. Elle est matière, elle est énergie. La foi est l’âme elle-même.

Si nous nous demandons pourquoi nous avons été ces papillons qui ont tant volé d’école école, de religion en religion, de parti politique en parti politique ou d’enseignant en enseignant, c’est parce que nous n’avons pas la foi. Ce que nous avons est la croyance. Nous appelons cela la foi, mais c’est réellement la croyance. Nous entrons dans un nouveau groupe ou une nouvelle école et nous devenons très enthousiastes et nous disons que nous avons la foi. Ce n’est pas la foi, c’est la croyance. La foi doit être créée, et vous avez besoin de savoir comment la fabriquer.

La foi est fabriquée par le pouvoir de la Mère Divine. Le problème est que le potentiel pour créer la foi, qui est dans nos eaux, est le même que le potentiel de créer des souffrances. Voilà pourquoi Peithô peut également se manifester négativement, en tant que séduction, tentation, etc.

Dans nos eaux sexuelles se trouve le pouvoir de création. Voilà pourquoi, à la base de toutes les religions, il est toujours exigé formellement aux débutants de retenir la force sexuelle et d’apprendre à l’utiliser pour le développement spirituel, plutôt que pour la luxure. Dans tous les cas. Dans toutes les religions. Malheureusement, de nos jours, la plupart des religions ont perdu cette science, la connaissance exacte de comment prendre cette matière sexuelle et d’en faire la foi pure à partir d’elle. Au lieu de cela, ils en font du fanatisme, de l’orgueil. Voilà pourquoi nous voyons des moines, des nonnes, des lamas, des imams, tous les différents types de leaders spirituels qui savent comment retenir leur énergie sexuelle, mais ne savent pas comment la transformer en foi. Au lieu de cela, ils en font du fanatisme. Ils la transforment en orgeuil. C’est ce qui se passe partout dans le monde.

Pourtant, ce n’est pas la seule façon. Chaque grand ange, buddha, maître, était créé à travers le pouvoir des eaux sexuelles. Observez Jésus marchant sur l’eau, Moïse séparant les eaux (le pur de l’impur), Padmasambhava étant né des eaux, etc.

Eros et Himeros

Nous voyons Peithô avec deux de ses compagnons dans le Panthéon Grec: Eros et Himeros.

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Peitho avec Eros et Himeros

Eros et Himeros sont tous les deux des symboles Grecs.

Eros concerne le sexe. Voilà d’où nous obtenons le mot érotique. Eros n’est pas la luxure. L’équivalent d’Eros dans le Christianisme est le Christ. Eros est la puissance créatrice de Dieu, la puissance sexuelle de Dieu, qui est pure, qui n’a pas la luxure. C’est l’amour pur. Le mot Eros signifie amour. Ce n’est pas le désir, ce n’est pas l’attachement, ou le désir de sensation. Ce n’est pas le désir de vaincre, de vouloir, ou d’être voulu. C’est la Bodhichitta. C’est mental éveillé. C’est la connaissance du Divin.

Himeros est la puissance d’Eros. C’est la puissance sexuelle. C’est quand ce désir aspire, cet engagement de l’énergie sexuelle, est mis en mouvement. Himeros est l’agent actif d’Eros.

Ici, nous voyons une belle trinité de forces. Peithô représente le pouvoir de la conviction liée à Aphrodite la déesse de l’amour. Eros représente la puissance sexuelle de Dieu. Himeros est l’énergie active de cette puissance sexuelle. Ces trois divinités représentent des aspects très élevés de notre propre Dieu intérieur.

Lorsque nous comprenons le chemin et connaissons le chemin, ce sont les forces qui créent la foi en nous. Nous apprenons à prendre cette puissance sexuelle de Dieu, Eros, nous apprenons à la maîtriser et la diriger, c’est Himeros, et à travers cela nous renforçons Peithô, la foi, la force de conviction. Nous acquérons de l’expérience de la réalité. Nous ouvrons nos yeux spirituels. Nous voyons la vérité. Nous expérimentons ce qu’est réellement la spiritualité. Voilà comment la foi naît. Voilà pourquoi, dans toutes les religions du monde entier ceux qui n’apprennent pas à exploiter, à transformer l’énergie sexuelle en harmonie avec les lois divines ne peuvent jamais avoir la foi, parce qu’ils ne peuvent jamais expérimenter la nature de Dieu, la nature de l’Être. Tant que notre énergie sexuelle est prise au piège dans le désir, dans le faux sens de soi, dans les agrégats du Moi, notre perception sera toujours assombrie et erronée. Ainsi, notre expérience sera sur une fausse fondation. Nous n’aurons pas la foi. Nous aurons le fanatisme. Nous aurons l’orgueil. Voilà pourquoi nous avons tant d’orgueil. C’est la raison pour laquelle nous sommes tous des fanatiques. Nous ne sommes pas fidèles.

Arcane 11

a11Le déesse Grecque Peithô est illustrée dans l’Arcane 11 du Tarot. L’Arcane 11 montre la déesse ouvrans très sereinement les mâchoires du lion. Qu’est-ce que le lion? Ce lion est votre karma. Cette image représente pour nous la totalité du chemin. C’est en ouvrant la gueule du lion. Le lion est notre propre karma. Ce sont les conséquences de toutes les actions erronées que nous avons effectuées dans toutes nos existences antérieures depuis des millénaires.

Si vous réfléchissez un instant sur les erreurs que vous faites dans cette vie, multipliez par des centaines de vies antérieures. Je sais que nous aimons tous croire que nous étions de grands saints dans nos existences antérieures, mais il n’y a absolument aucune preuve de cela. Si vous voulez savoir qui vous étiez dans votre existence précédente, regardez qui vous êtes en ce moment. Ce que vous étiez avant fait ce que vous êtes maintenant. Ce que vous êtes maintenant est le résultat de ce que vous étiez. Si vous souffrez et dans la douleur, si vous avez le doute, la colère, l’orgueil, la luxure, la gourmandise, la cupidité, la peur, vous les avez fait dans toutes vos vies antérieures. Vous n’étiez pas un saint, et vous n’étiez pas un maître. Vous étiez perdu dans une certaine douleur, tout comme le reste d’entre nous. N’ayons aucune fierté ici. Soyons réalistes.

Si nous voulons changer, nous avons besoin de cette déesse pour ouvrir les mâchoires du lion. Ce lion est prêt à nous manger. Est-ce que quelqu’un ici a des cauchemars ou les ont eu à n’importe quel moment au cours de votre vie? Des cauchemars d’être chassés ou poursuivis par des monstres ou des démons puissants et d’être tiré dans une fosse et d’être dévorés ou tués? Ce ne sont pas seulement des rêves. Ce sont le reflet de votre karma. Voilà ce qui nous attend.

Ce lion représente toutes les forces que nous avons mis en mouvement dans nos existences antérieures. Ces forces atteignent un point qui est insoutenable, un point où nous devenons un tel danger pour la nature, pour nous-mêmes, et pour les autres, et que par compassion notre propre Intime nous précipite dans les mondes intérieurs pour purger ce karma. Ce n’est pas à cause de la vengeance ou la punition d’un dieu tyrannique cruel. C’est le seul moyen que Dieu voit pour que nous puissions être rachetés, parce que nous sommes si têtus et ignorants que nous ne nous rachetons pas de nos erreurs. Le rachat a deux chemins possibles: le rachat auto-originé par nos propres actions, ou le rachat que la nature peut nous fournir à travers l’enfer. C’est à nous de choisir. Nous choisissons chaque jour, à travers la façon dont nous utilisons notre matière et énergie à chaque instant.

L’Arcane 11 représente ce qui nous arrive si nous choisissons de nous racheter, pour faire le travail. Si nous faisons ce choix, c’est un choix de foi. Voilà pourquoi Peithô ouvre la gueule du lion. Elle est cette Essence, cette matière ou matière de la Mère divine en nous qui peut le faire. Elle ne peut pas le faire à travers l’orgueil, à travers le fanatisme, à travers la croyance, parce que ce sont tous égoïques. Elle ne peut le faire qu’à travers la Conscience éveillée, libre du Moi.

Ensuite, la question devient, combien de notre ego nous avons détruit? Quelle part de notre Conscience, nous avons éveillé? Combien de notre âme, nous avons racheté? Si nous prétendons être de grands Gnostiques, grand peuple spirituel, sur quoi est basée notre foi? Simple croyance? Ou avons-nous expérimenté la mort de l’ego? Avons-nous confirmé à travers notre connaissance et perception précise et exacte que notre ego est en train de mourir, ou nous croyons qu’elle est tout simplement ainsi?

Ce n’est pas une question difficile, mais je soupçonne que la plupart des étudiants de la Gnose ne serait pas en mesure d’y répondre. Cela signifie que nous devons travailler plus fort. Nous devons revoir notre manière de pratiquer. Nous devons être sérieux.

Nous n’avons pas de temps pour être des croyants. Nous avons déjà été croyants depuis des siècles. Toute personne qui est dans la Gnose était dans les religions avant. Elle ne vous rend pas spécial. Être dans une religion ou suivre un groupe spirituel est réellement inutile si elle va nous garder dans la même situation que nous sommes maintenant.

Nous avons besoin de changement. Le vrai changement. Un changement fondamental dans nos vies. Pas seulement dans notre manière de penser ou de montrer comment nous agissons pour les autres, mais dans la manière dont le mental fonctionne.

Il est bon pour nous d’étudier les niveaux de la foi. Rappelez-vous, la foi n’est pas la croyance. La foi est une substance. Elle émerge en nous de nos propres eaux. Si nous sommes un fornicateur, qui signifie que nous avons l’orgasme, nous ne pouvons jamais avoir la foi. C’est impossible, parce que nous gaspillons les mêmes forces à partir desquelles la foi vient. Si vous êtes constamment en train de projeter hors de votre corps l’énergie sexuelle à travers l’orgasme, la foi est hors de question. C’est impossible. Elle ne peut pas arriver. La Foi commence à émerger quand nous commençons à épargner l’énergie et la transformer.

La naissance de la foi en nous arrive en niveaux; finalement, c’est la naissance du Christ, la naissance de notre propre Intime en nous, la naissance de notre Mère Divine en nous. Cette énergie, cette substance des eaux sexuelles, est la façon dont ce norbu s’élève de l’eau, ce joyau qui exauce les vœux.

Les Quatre Types de Foi

1. Foi Claire

Quand nous entendons pour la première fois les enseignements de ce genre, et que nous voyons toutes les belles correspondances et les belles vérités, et que notre mental est secoué et que notre cœur est secoué, c’est le premier signe que la foi est une réalité potentielle pour nous, que nous pourrions être capable de fabriquer la foi. Quand nous devenons inspirés par les enseignements. Je ne veux pas dire inspiré par une théorie ou une idée. La façon dont nous pouvons nous inspirer ou s’enthousiasmer à l’idée d’une idée politique ou d’un nouveau concept religieux. Ce que nous parlons ici est la foi vivante claire, le premier type de foi; c’est une énergie dans votre corps, cœur et mental. C’est quelque chose qui vous secoue et vous émeut profondément.

Réfléchissez sur le moment où vous avez été secoué pour la première fois par la Gnose. Réellement, lorsque vos yeux tournaient autour de votre tête. Lorsque vous avez réellement compris et que vous avez vu que c’est quelque chose de profond et réel. Voilà la foi claire. Tel est le premier type de foi, le premier moment où les joyaux brille dans votre Conscience. C’est une belle expérience.

Malheureusement, habituellement cela ne dure pas longtemps. Comme vous le savez, nous devenons vite découragés, si nous n’amenons pas cette foi au niveau suivant. Si nous traitons cette première foi de la manière dont nous avons habituellement traité d’autres choses dans notre vie, nous allons prendre cette foi claire et la convertir en fanatisme. Nous la convertissons en orgueil. Nous pensons dans notre mental: «maintenant je suis un Gnostique. Je vais bien. Je suis sauvé. Maintenant, je suis mieux que les autres parce que je mérite de trouver ce grand enseignement et maintenant je suis en train de suivre Samaël Aun Weor ou telle ou telle personne.» C’est la naissance du fanatisme. C’est la naissance de la souffrance.

Cette foi claire – toute belle – est aussi un moment de danger incroyable, si nous n’avons pas un bon enseignant qui nous guide pour ne pas devenir un autre fanatique. Malheureusement, la plupart des enseignants veulent que leurs élèves soient des disciples, des croyants fanatiques. Ils veulent que l’étudiant soit dépendant, adorateur, attaché.

Ne faites pas de la Gnose une croyance ou un club social, ou tout simplement une autre habitude de la personnalité. La réalité de la Gnose n’est pas une croyance. En fait, la réalité de la Gnose ne peut être trouvée si nous sommes un croyant. Comprenez-vous cela? Lorsque vous êtes un croyant, vous limitez votre perception.

Laisse-moi vous donner un exemple. N’importe quel jour de la semaine si vous regardez les nouvelles une personne célèbre est en difficulté. La moitié de la population plus ou moins pense que la personne est innocente et l’autre moitié croit qu’ils sont coupables. Nous voulons immédiatement nous aligner sur un côté du pendule ou sur l’autre. «Je crois qu’ils sont innocents; nous devons les soutenir.» «Je crois qu’ils sont coupables et qu’ils sont mauvais et nous devons les dénoncer.» Voyez-vous cela? Nous diabolisons et sanctifions dans notre mental. Nous ne connaissons pas. Nous n’avons aucune foi, aucune expérience, aucune perception directe de leurs actions. Nous avons seulement les illusions exprimées par les médias et les illusions créées par notre propre mental. Pourquoi parlons-nous toujours de célébrités et d’autres groupes spirituels, d’autres personnes lorsque nous ne savons pas, nous ne les avons pas rencontrés? Nous ne connaissons pas leur mental, leur âme et leur karma. Nous ne savons pas ce qu’ils ont fait ou pas fait. Nous ne savons pas, mais nous parlons comme si nous savons parce que nous sommes fous. Parce que nous croyons et nous ne croyons pas parce que nous pensons que c’est réel. Rien de tout cela n’est réel.

C’est le point de vue essentiel qu’un véritable Gnostique doit développer: toujours questionner la perception. Toujours se demander ce qui peut être confirmé comme vrai. «Dans mon expérience, qu’est-ce qui peut être confirmé comme vrai? Je ne peux même pas confirmer si mon nom est vrai, si mes souvenirs sont vrais, si mon expérience en ce moment est vrai parce que je suis endormi. Parce que j’ai l’orgueil et la paresse. Comment peux-je confirmer que telle ou telle personne de l’autre côté de la planète est une bonne ou une mauvaise personne? Comment peux-je entrer dans une discussion avec les gens au sujet des gens que je ne sais pas?» Pourtant, nous le faisons.

Cela représente le danger de la foi initiale que nous développons en tout. Lorsque nous devenons enthousiastes avec quelque chose, nous convertissons rapidement cette foi en croyance. Nous la convertissons en fanatisme. Nous la convertissons en mensonges.

L’antidote est de se surveiller constamment, questionner constamment la perception et la pensée. De cette façon, nous continuons à étudier l’enseignement sans attachement à quiconque ou quoi que ce soit.

2. Aspiration, Foi Passionnée

Au fur et à mesure que nous étudions la doctrine ou la religion que nous suivons, nous commençons à voir les qualités que la religion décrit. Par exemple, le Maître Samaël Aun Weor a donné de beaux exemples innombrables de la puissance de la Gnose. Il a décrit de nombreuses expériences, comme dans le plan astral, dans le plan mental, dans le plan causal. Ceux-ci nous donnent une grande inspiration. C’est la raison pour laquelle il a écrit à ce sujet: pour inspirer nos âmes à suivre son exemple. Voilà comment notre foi claire devient une foi passionnée. C’est le genre de foi qui veut cela pour nous-mêmes, expérimenter Dieu, voir la vérité, connaître notre propre Être, parler à Jésus – pas seulement entendre parler de Jésus ou lire au sujet de Jésus, mais le voir, parler avec lui, lui poser des questions et obtenir des réponses.

Lorsque nous entendons parler de ces expériences de Samaël Aun Weor, nous sentons naturellement l’aspiration, la foi qui aspire à avoir cette expérience pour nous-mêmes. C’est beau et nécessaire pour inspirer l’âme. Mais, encore une fois il y a un danger, à cause de l’orgueil. Les gens qui étudient les enseignements convertissent facilement leur aspiration, leur foi passionnée en orgueil. Nous supposons tous que nous méritons ces expériences en ce moment. «Si Samael avait cette expérience, je la veux aujourd’hui, aussi.» Nous supposons que nous sommes au même niveau et que nous devrions être en mesure d’acquérir la même expérience en ce moment. Si nous ne l’avons pas, nous mentons et nous disons que nous l’avons eu. Si nous ne l’avons pas, nous nous mettons en colère et notre foi devient du fanatisme contre la Gnose, contre cette religion parce que nous nous sentons trahis, tout en ne réalisant pas que la trahison venait de notre propre mental et de notre orgueil. Voyez-vous comment ces dangers sont subtiles? Comment notre mental nous trompe facilement encore et encore, et encore!

Nous avons besoin de la foi. Le plus grand danger pour la foi est l’orgueil. Si nous prenons cette aspiration, la foi ardente avec humilité et reconnaître notre vrai niveau, qui est très faible, et que nous pratiquons même si nous sommes faibles et insignifiants, nous pouvons accroître cette aspiration, foi ardente, et nous pouvons avoir une expérience, mais nous allons avoir une expérience à notre niveau. Ceci est le fait important.

Au fil des années, nous avons entendu de nombreux étudiants se plaindre, «j’étudie ces enseignements et essaye ces pratiques, mais je n’ai pas les expériences que vous les gars décrivez dans ces livres, donc cet enseignement doit être un mensonge.» Cette déclaration est 100 % orgueil. Ce que nous devons rechercher c’est l’expérience que nous méritons, les expériences liées à notre niveau.

A notre niveau, ce que nous avons le plus besoin c’est de travailler sur notre ego et changer. Je vous promets – et je n’ai jamais promis aux élèves qu’ils vont obtenir quelque chose dans la Gnose, mais je peux vous promettre une chose – si vous travaillez sur vous-même comme la Gnose enseigne, votre visage sera mis dans la puanteur de votre ego, de la même manière que vous entraînez un chien. Lorsque vous avez un chiot et qu’il fait ses besoins dans la salle de bain de votre bel étage, vous allez mettre son visage en lui et dire «non, non, non, n’allez pas à la salle de bain là, allez sur le papier.» Eh bien, quand vous voulez changer et se racheter vous-même de vos péchés, votre Être intérieur fera cela pour vous, afin que vous apprendrez. Dieu mettra votre visage dans votre orgueil, luxure, envie, et dire: «non, non, non.» Ce sont des expériences que nous avons besoin de valoriser. Voilà comment nous apprenons quels sont les principaux obstacles qui nous empêche d’avoir les belles expériences que Samael parle. Les gens demandent toujours, «Pourquoi n’ai-je pas ces belles expériences? Pourquoi ne m’éveille-je pas dans le plan astral? Pourquoi ne m’éveille-je pas dans le plan mental? Pourquoi ne m’éveille-je pas dans le plan causal? Qu’est-ce qui fait que je ne peux pas expérimenter l’Absolu.» La réponse est évidente: parce que vous avez trop d’orgueil. C’est cela. Travaillez sur l’orgueil. Vous voyez, dans chaque question le problème se trouve: «Moi».

3. Foi Confiante

Lorsque nous travaillons pour changer et devenir une meilleure personne, cette foi grandit et elle devient confiante. Pourquoi? C’est en fait le moment critique.

La plupart des étudiants de la Gnose ont la foi claire ou l’aspiration, la foi ardente, mais très rare une personne développe la foi confiante. La foi confiante est la vraie foi. Avoir la foi confiante signifie avoir eu l’expérience, avoir expérimenté quelque chose. Cela ne signifie pas nécessairement que vous avez éveillé la Conscience dans le temple d’Alden et interrogé tous les maîtres de la médecine. Je ne sais pas comment vous pourriez bénéficier spirituellement ou consciemment de cela, peut-être en quelque sorte, mais ils sont en train d’aider ceux qui souffrent, et ont beaucoup de choses importantes à faire. Nous ne devrions probablement pas les déranger à moins que nous ayons vraiment besoin d’aide.

Au lieu de cela, l’expérience dans la Gnose qui vous donne la foi confiante est le genre d’expérience qui vous montre vraiment quelque chose sur vous-même que vous avez besoin de changer, et que vous modifiez, et que vous voyez l’avantage.

Par expérience réelle, nous ne voulons pas dire «expériences spirituelles», comme avoir des pouvoirs, comme sortir de votre corps. N’importe quel magicien noir peut sortir de son corps. Et alors?

Par expérience réelle, nous ne voulons pas également signifier avoir simplement un Samadhi dans la Méditation. Tout le monde peut apprendre à avoir un Samadhi. Cela seul ne veut rien dire. J’ai personnellement eu beaucoup d’étudiants au cours des années qui pourraient facilement accéder au Samadhi. J’ai eu un étudiant qui ne pouvait pas rester dans son corps. Le reste des étudiants étaient en train de baver sur cela, en disant: «Je voudrais avoir cela.» Elle ne pouvait pas rester dans son corps. Dès qu’elle fermait ses yeux pour méditer, elle sortait de son corps. Elle n’aimait pas cela. Je vois les mêmes visages chaque fois que je raconte cette histoire, car tout le monde devient tellement envieux. L’envie est un ego.

Les expériences hors du corps ne vous donnent pas la foi confiante. Cette fille qui avait cette expérience n’a construit aucune foi de cela, parce qu’elle n’a pas utilisé ces expériences pour en apprendre davantage sur son ego. Cela ne l’intéressait pas. Elle ne se souciait pas de cela. Elle pensait qu’elle était bien de la façon dont elle était, même si son Être faisait beaucoup d’efforts pour lui apprendre qui elle était, mais elle ne voulait pas apprendre. Elle n’a pas construit la foi confiante, donc finalement elle a quitté les enseignements.

Je connais d’autres étudiants qui n’ont pas des expériences hors du corps, jamais, mais ils ont beaucoup de foi confiante, parce qu’ils ont l’expérience dont ils ont besoin, qui est qu’ils apprennent comment changer et apprennent à se transformer en un bonne personne. Voilà ce qui produit la foi confiante.

Quand vous voyez la vérité pratique et le but de cet enseignement, ce n’est pas juste avoir des expériences fantastiques, mais plutôt devenir un Vajrasattva, une âme parfaite.

4. Foi Irréversible

De cette foi confiante, plus les expériences que vous avez de la vraie base de l’enseignement, cette foi devient irréversible. Tel est le quatrième type. Foi Irréversible signifie peu importe à quel point nos circonstances sont mauvaises ou combien nos épreuves sont mauvaises, il n’y a pas de doute ou perte d’objectif. 100 pour cent: nous ne pouvons jamais revenir en arrière. Cela signifie que même si le monde entier se retourne contre nous et tout le monde parle mal de nous, répand des ragots et des rumeurs, critique, nous haïssent, nous ne quittons pas le chemin. C’est un signe de la foi irréversible. C’est très, très rare. En vérité, c’est un signe de la maîtrise. La plupart d’entre nous sont beaucoup préoccupés à plaire aux autres et à impressionner, ou préoccupés par notre confort.

«Quiconque a éliminé les éléments indésirables intérieurs à 100 pour cent , aura aussi évidemment ouvert le Mental Intérieur à 100 pour cent. Une telle personne possédera une foi absolue.» – Samaël Aun Weor, La Grande Rébellion

La culture et le développement de la foi est l’œuvre entière. C’est la même chose qui crée et fabrique l’âme, ou crée ce parfait Vajrasattva.

La Foi est une Substance

La foi est une substance, ce n’est pas une idée ou un concept ou quelque chose que nous contemplons. C’est quelque chose qui doit être dans nos corps physique, vital, astral, mental, et causal. C’est une substance, une énergie, une force.

Pour nous qui ne sommes que des débutants, nous avons besoin de comprendre comment cette substance est créée. Comment se fabrique-elle et qu’est-ce qu’elle signifie? Elle ne se crée pas simplement en se sentant bien ou en ayant de bonnes intentions. Elle ne se fabrique pas en lisant un livre. Elle ne se fabrique pas en allant à une certaine école ou en portant les bons vêtements. Elle se fabrique à travers chacune de nos actions à chaque instant.

La foi est une conséquence de nos actions. Swami Sivananda a dit très, très clairement:

«Aucune foi, aucune connaissance.»

Aussi simple que cela. La connaissance dont nous avons besoin est Daath (Hébreu: connaissance), qui est la connaissance de l’Ultime, la connaissance nécessaire pour créer l’âme, la connaissance du Divin. Pour obtenir cela ou pour acquérir cette connaissance exige que nous ayons la foi.

Comme j’ai mentionné, nous devons examiner où cette foi est-elle maintenant, et en quoi nous mettons notre foi. Pas seulement théoriquement. Pas seulement dans nos intentions, mais dans nos actions.

Comme une bande de film, revoyez le cours de votre vie. Voyez où vous mettez votre foi. Nous l’avons peut-être mis en un conjoint, une église, en un emploi, une éducation, un parti politique, un pays, un endroit où nous vivons ou une culture que nous aimons. En d’autres termes, nous mettons notre avenir en ces choses. Nous croyons que ces choses vont nous donner l’avenir que nous avons besoin ou voulons. C’est tout confondu.

Nous investissons nos cœurs et notre mental dans les groupes, l’école, l’éducation, l’emploi et les mariages sans se rendre compte que chacun de ces choses est impermanent. Aujourd’hui ou demain ou la semaine prochaine ces choses cesseront d’exister. Avec quoi resterons nous? Où va notre âme? Nous avons mis toute notre énergie et notre temps dans des choses qui ne sont pas fiables, insoutenables, et en vérité avec quoi on ne peut pas faire confiance. Nous disons que nous mettons notre foi en Dieu, mais nous ne connaissons pas Dieu. En connaissant Dieu, je veux dire la Gnose, expérience consciente.

Prendre Refuge

Dans le Bouddhisme, ils offrent une belle formule au sujet de laquelle Samaël Aun Weor a parlé. C’est la formule pour créer la foi et la perfectionner. Dans le Bouddhisme, ils appellent cela se réfugier. Se réfugier dans quelque chose c’est trouver la protection, la sécurité, le confort là. Pour nous tous, nous nous réfugions dans les relations, les familles, les carrières, l’argent, les emplois, dans nos investissements, dans notre éducation, en pensant que ces choses vont nous donner la sécurité. Elles ne peuvent pas. Elles peuvent nous donner la sécurité temporaire, mais elles ne peuvent pas donner une sécurité durable. Elles ne peuvent pas nous sauver de la souffrance.

Si nous voulons vraiment transformer notre situation et devenir une âme parfaite, nous avons besoin de l’aide de quelqu’un qui l’a fait. C’est logique, n’est-ce pas? Pourquoi voudriez-vous mettre votre confiance en quelqu’un qui n’a pas fait ce que vous voulez apprendre? Lorsque le jeu à portée de main est le destin de votre âme, pourquoi voudriez-vous mettre votre foi, votre confiance, en des êtres humains qui sont pleins d’ego, qui savent seulement souffrir et créer des souffrances? Ce serait stupide, mais nous le faisons tous. Si nous voulons vraiment la rédemption de notre souffrance, nous devons mettre notre confiance et notre foi en quelqu’un qui a échappé à la souffrance et peut donc nous montrer comment sortir de notre situation. Voilà pourquoi il est très stupide de mettre notre foi dans les écoles ou les groupes, les personnes physiques, dans des livres et des théories, c’est insensé. Cela ne fera que conduire à la souffrance.

En fin de compte, nous cherchons à se réfugier dans la divinité à l’intérieur de nous.

«Le Dieu intime [Bouddha] de chacun de nous est notre secours et notre lieu de refuge. Nous devons toujours faire confiance à notre Dieu interieur.» – Samaël Aun Weor, La Pistis Sophia Dévoilée

Les Trois Joyaux

Nous devons comprendre les trois joyaux, qui en Sanskrit est appelé Triratna. Les trois joyaux sont l’enseignement le plus fondamental de toutes les religions, y compris tous les niveaux du Bouddhisme. Au niveau fondamental, le niveau Shravakayana, niveau Mahayana, et le niveau Tantrayana les trois joyaux ont leur propre signification.

Les trois joyaux sont assez simples: Le Bouddha, le Dharma et le Sangha. Le triple joyau. Réellement, ils sont un. Ils sont de la même manière que lorsque nous parlons de la trinité dans la Kabbale. Ils sont trois en un seul. Un en trois.

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Triratna: l’ancien symbole des trois joyaux

Je ne vais pas parler en détail du niveau fondamental ou des interprétations au niveau Mahayana ces symboles; celles-ci sont facilement disponibles. Nous avons seulement le temps de parler de sa véritable signification la plus profonde, qui est le niveau tantrique.

Sur un niveau superficiel, nous disons que «le Bouddha» est l’enseignant. Dans la Gnose, au niveau fondamental des gens disent que c’est Samaël Aun Weor. Pour les Chrétiens, le joyau du Bouddha est Jésus. Le deuxième joyau, le Dharma, est l’enseignement que l’enseignant a donné. Le troisième joyau, Sangha, est la communauté de personnes qui ont accompli ce qui a été enseigné. Sangha ne signifie pas croyants. Cela ne signifie pas suiveurs. Cela ne signifie pas admirateurs. Cela signifie ceux qui l’ont accompli. Des Arhats. Les gens qui sont devenus initiés à différents degrés. Pas physiquement initiés, mais internement. La signification extérieure de trois joyaux est bonne pour les niveaux fondamentaux et Mahayana de l’enseignement. Cela n’est pas notre but dans ces études.

Ce que nous devons comprendre c’est le niveau Tantrayana. Autrement dit, quel est le Triratna en nous-mêmes. La signification intérieure, la signification la plus importante pour nous, est ce Bouddha, le premier joyau, est notre propre Intime. C’est l’Être de notre Être. Le Bouddha de notre Bouddha. La partie la plus profonde de notre âme, notre essence; qui est Ain Soph. Il est appelé Adhi Bouddha.

Le deuxième joyau, l’enseignement, est ce que l’Être intérieur nous apprend à travers l’expérience.

Le troisième joyau, le Sangha, est toutes les parties de l’Être qui s’éveillent en nous à travers le travail. Chacun de nous est un reflet de l’univers extérieur, mais nous sommes non réalisé. Au fur et à mesure que nous nous développons, cet univers intérieur s’éveille. Nous découvrons qu’à l’intérieur de nous se trouve plus de vie et de connaissance que nous ne pourrions jamais imaginer. Telle est le Sangha au niveau tantrique.

Ainsi, le premier joyau au niveau tantrique de signification est le Bouddha non manifesté en potentialité. C’est la lumière incréée. C’est au-delà de l’au-delà. Voilà ce dont nous devons mettre notre foi. Voilà ce dont nous avons besoin d’avoir l’expérience. Voilà ce dont nous avons besoin afin d’accomplir le chemin.

Vous voyez, où nous plaçons notre foi dans le monde physique ne fait aucune différence pour le développement de notre âme. Du point de vue ultime, réellement Dieu ne se soucie pas à quel groupe vous appartenez. Du point de vue de l’Absolu, du point de vue du Bouddha, cela ne fait aucune différence si notre corps est Colombien, Américain du Nord, Indien, Africain. Cela ne fait aucune différence la religion que nous suivons, ou les drapeaux que nous agitons ou la langue que nous parlons. Ce sont tous complètement et à 100 pour cent sans pertinence. Du point de vue de notre Adhi Bouddha, ce qui compte sont les qualités de notre mental. Cela détermine la façon dont l’Adhi  Bouddha peut projeter sa lumière à travers notre mental. Voilà ce qui importe. Un grain de fierté corrompt cette lumière. Si nous avons un atome de fierté dans notre pays, fierté de la religion, fierté de l’histoire, fierté de la culture, fierté de l’éducation, fierté de la langue, façon de se vêtir, le goût de la musique ou de la mode, tous cela corrompent cette  lumière. Ils la déforment.

De même ce Bouddha a son Dharma. Cela signifie que notre Bouddha intérieur ne se soucie pas du type de religion que nous étudions dans le monde physique. Toutes les religions dans le monde physique – y compris la Gnose – sans exception sont tout simplement l’antichambre, le jardin d’enfants pour le vrai Dharma. La vraie Gnose ne peut être acquise qu’à partir de votre Bouddha intérieur. Cela signifie que la vraie Gnose que vous avez besoin, je ne peux jamais vous la donner. Samaël Aun Weor ne peut pas vous la donner. Aucun maître ne peut vous la donner. Ils peuvent vous aider à la voir, mais celui qui doit  vous la donner est votre propre Guru intérieur, votre propre Bouddha intérieur. Voilà le vrai Dharma. Il est unique à votre âme et votre flux mental.

Le Sangha n’est pas le groupe extérieur auquel vous appartenez, le mouvement spirituel que vous aimez. Le Sangha est interne. Qu’est-ce que le Sangha dans son niveau secret, c’est toutes les belles parties de votre propre Être intérieur. L’Être est Elohim Sabaoth. L’Être, le Bouddha intérieur, est comme une armée de différentes parties, différents aspects. Notre propre Être est un panthéon. Nous avons tendance à penser à Dieu comme un vieil homme sur un trône avec une barbe. C’est faux. Avez-vous déjà vu une flamme avec beaucoup d’étincelles ou une flamme avec beaucoup de vrilles? Voilà l’Être. Avez-vous déjà observé l’océan qui semble être une substance? Il ne l’est pas; c’est une collection très diverse de substances. Voilà l’Être. Le Bouddha est l’un dans nombreux. L’Être est une multiplicité dans l’unité. C’est Sangha au niveau ultime.

C’est là que nous devons placer notre foi: dans les trois joyaux qui sont en nous.

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Bouddha Amitabha, qui signifie «lumière illimitée»

Ce tableau montre les trois joyaux dans ses nombreux niveaux de signification. Il est très profondément riche en symbolisme. Pour nos besoins, aujourd’hui, nous n’avons pas de temps pour passer par toutes les significations de ce tableau. Nous allons essayer de répondre à certains des plus importants de sorte que vous aurez la compréhension de celui-ci. Les trois joyaux sont illustrés ici et le plus important est le Bouddha.

Au centre du tableau, nous voyons Bouddha Amitabha, l’un des cinq Dhyânis Bouddhas. Amitabha signifie lumière illimitée. Est-ce que quelqu’un connaît ce mot en Hébreu? Ain Soph Aur. Ceux qui ont étudié ce type de peinture ont donc étudié la Kabbale, même s’ils ne le réalisent pas.

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Les Corps du Bouddha sur l’Arbre de Vie

Amitabha est l’Ain Soph Aur lorsqu’il entre pour la première fois dans la manifestation et devient la sephirah Kether. La sephirah Kether est la racine de l’Arbre de Vie. Kether est la première sephirah manifestée. C’est Bouddha Amitabha qui est peint ici.

Ses mains se reposent dans l’équanimité, une main posée sur l’autre avec les pouces qui se touchent. C’est une mudra liée à l’équilibre: liée à l’équilibre de la méthode et de la sagesse, que j’ai déjà mentionné dans ce cours.

Dans ses mains se trouve un vase bleu. Ce vase représente son mental. Vous voyez ses mains sont en parfaite équanimité pour soutenir son mental, et son mental est vide. Le vase n’a rien dedans. C’est parce que dans la base fondamentale de toutes les choses se trouve le vide, l’Ain Soph, l’Illimité, l’Absolu. Voilà pourquoi il est si stupide de nous attacher à quelque chose comme si elle était réelle. Dans son essence, tout est vide comme ce vase. L’attachement est la cause de la souffrance. Voilà l’enseignement de Amitabha: perception discernante. En termes Sanskrit c’est Prajna.

Prajna est le plus élevé des Paramitas [perfection. Les attitudes conscientes]. Si vous avez déjà entendu parler de la sutra Prajna-Paramita c’est le fameux sutra qui stipule:

«La forme est vide et le vide est la forme».

De ce sutra vient le célèbre mantra:

Gate Gate Paragate Parasamgate Bodhi Svaha

«Vas, Vas, Vas au-delà, Vas au-delà de tout, Être enraciné dans le sol de l’illumination.»

Voilà l’enseignement de Amitabha.

En cela, Amitabha nous enseigne la vraie nature des trois joyaux, la vraie nature de la voie, qui est de développer la perception discernate, voir à travers les expériences.

En synthèse, cet enseignement nous guide à apprendre à voir le vide inhérent de toutes les choses pour que vous ne formez pas d’attachement. Lorsque vous formez de l’attachement, vous formez l’orgueil. Lorsque vous formez de l’attachement, vous formez la luxure. Vous formez l’envie, l’avarice, la gourmandise, la peur – toutes les sources discursives de la souffrance en nous vient de la perception erronée d’un «Moi» et une chose, et un désir de les unir. Ce désir est un mensonge. Ce sens de Moi est un mensonge, et notre perception de cette chose est un mensonge.

La perception discernante réelle est la vision de prajnaparmita de laquelle le Maître Samaël a parlé plusieurs fois: la capacité de percevoir la vacuité des phénomènes et ne pas former d’attachement. Voir les choses pour ce qu’elles sont, avec sagesse et avec amour. C’est la foi.

La perception discernante est où la vraie foi est née. C’est dans de nombreux tableaux en-dessous du Bouddha Amitabha vous voyez la Roue du Dharma, la roue à huit rayons, qui démontre le chemin octuple. Vue harmonieuse, action harmonieuse, etc. Tel est le Dharma et l’enseignement du Bouddha Amitabha.

Bouddha Amitabha n’est pas en dehors de nous. Il n’est pas un dieu dans le ciel en train de regarder vers nous en bas. Il est votre propre Bouddha intérieur.

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Bouddha Amitabha

Ne regardez pas ce thangka comme si elle est séparée de vous. Cette image vous reflète, et ce que vous pouvez voir en vous-même si vous ouvrez vos yeux. Le Bouddha n’est pas quelque chose de séparé de nous. Le Dharma n’est pas quelque chose de séparé de nous. Le Sangha n’est pas séparé. Au niveau tantrique, c’est ce que nous apprenons: Bouddha, Dharma, Sangha sont notre vraie nature. Nous souffrons parce que nous ne voyons pas cela. Nous ne vivons pas cela. Nous vivons seulement nos illusions.

Cette Roue du Dharma, l’enseignement que notre Bouddha peut nous donner, émerge d’un lotus. Cette fleur de lotus émerge des eaux. Qu’est-ce qui se trouve dans ces eaux? C’est Mahakala.

Mahakala est un nom Sanskrit qui signifie «grand temps». Cela ne signifie pas que vous allez avoir un grand temps. Cela signifie cette grande roue du temps. C’est une figure symbolique. Elle ne représente pas le temps cyclique ou le temps samsarique ou la façon dont nous pensons du temps comme une horloge. Cela ne signifie pas cela. Mahakala représente le Tantra, un flux d’énergie. Il est entouré par des flammes ou du feu. Ce feu est la lettre Shin en Hébreu. Ce feu est Candali, Kundalini, Dummo en Tibétain.

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Shin Hébreu: Feu

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Le Triratna ou le symbole «Trois Joyaux», sur une empreinte du Bouddha (symbole inférieur, le symbole supérieur étant un dharmachakra). Comparer à la lettre Hébraïque Shin. 1er siècle, Gandhara.

En synthèse, dans nos eaux se trouve le pouvoir tantrique Mahakala, l’aspect courroucé de notre divinité intérieure qui travaille à travers la Mère Divine (Durga, Peithô) qui élimine l’ego: la luxure, l’orgueil, l’avarice, la gourmandise, etc., au moyen du pouvoir de Amitabha, qui est la perception discernante, Prajna: qui est le pouvoir de la Bodhitchitta. Grâce à la perception discernante de la vérité, les eaux créent une nouvelle croissance. Un lotus émerge de l’eau et sur ce lotus apparaît l’enseignement du Dharma, la connaissance. Voilà comment nous avons la foi. Avez-vous suivi cela? Les quatre conférences précédentes sont là, comprimées, synthétisées.

Le trône de lotus vient de cette connaissance, qui vient de la foi. Si vous voulez connaître votre Bouddha Amitabha, travaillez avec vos eaux. Travaillez avec votre Mahakala, l’aspect courroucé de votre divinité, pour conquérir et détruire les obscurcissements à la perception, ce que nous appelons ego, agrégats, qui, en synthèse le Bouddha Shakyamuni a enseigné comme étant le désir dans les quatre nobles vérités. Le désir est la cause de la souffrance. Si vous éliminez le désir, la souffrance cesse, et la sagesse émerge. C’est Bouddhi. Sagesse. Lorsque cette sagesse sature votre mental, c’est Bodhichitta. Mental Sagesse. Lorsque cela arrive, Amitabha est pleinement manifesté. Voilà pourquoi derrière Amitabha nous voyons un grand temple. Ce temple est votre Sangha. Ce temple est votre mental, que Samaël a appelé la cathédrale de l’âme. Voilà pourquoi Samaël a répété encore et encore que nous ne sommes pas intéressés à construire des cathédrales ou des églises en pierre, en métal ou en bois. La seule chose à laquelle nous sommes intéressés à construire est la cathédrale de l’âme. Cette cathédrale est le Trikaya: Dharmakaya, Sambhogakaya, Nirmanakaya. Voilà ce que ces trois niveaux du temple représentent. Ces trois kayas sont la trinité du logos. Kether, Chokmah, Binah. Père, Fils et Saint-Esprit. Voilà pourquoi l’ensemble de cette peinture est bien synthétisée au sommet du temple par les trois joyaux qui sont en feu. Voyez-vous cela? Bouddha, Dharma et Sangha enflammés avec la foi. Le feu là est le feu de la foi.

Soit dit en passant, Amitabha est dit avoir deux disciples primaires. Vous pourriez être surpris d’entendre leurs noms: Avalokiteshvara et Vajrapani. Nous vous avons dit à plusieurs reprises que Avalokiteshvara est le nom Sanskrit du Christ. Son nom Tibétain est Chenresig. Vajrapani est un nom Sanskrit qui signifie «coup de foudre dans la main.» Vajra dans la main. Rappelez-vous dans la mythologie Grecque, Zeus est celui qui a le coup de foudre. Donc, c’est une belle description kabbalistique de la partie supérieure de l’Arbre de Vie. Amitabha est l’Ain Soph Aur. Ses disciples sont Vajrapani (Kether), qui travaille à travers Avalokiteshvara (Christ), dont l’expansion pleine et parfaite qui travaille dans les royaumes inférieurs est Mahakala (Binah). Voilà l’examen kabbalistique de ce beau tableau.

En termes simples, nous devons mettre notre foi en nos propres trois joyaux. Non à l’extérieur, mais à l’intérieur. Cette foi signifie mettre notre confiance et notre assurance en notre propre Intime. Toutes ces choses sont à l’intérieur de nous, pas à l’extérieur. Si nous voulons vraiment l’auto-réalisation, elle ne va pas venir d’un groupe extérieur. Elle ne va pas venir d’un enseignant à l’extérieur, qu’importe à quel point ils peuvent être. Elle ne va pas venir d’un mouvement spirituel ou d’un livre. La libération vient de l’intérieur. Permettez-moi de citer quelque chose de très significatif que Samaël Aun Weor a dit,

«L’auto- réalisation est seulement possible pour des individus isolés …» – Samael Aun Weor, le Pouvoir Spirituel du Son

Il n’a pas dit que l’auto-réalisation est seulement pour les membres qui appartiennent à mon groupe ou qui appartiennent au Mouvement Gnostique officielle. Il n’a pas dit cela. Il a dit qu’elle est seulement possible pour des individus isolés. Les personnes qui travaillent en eux-mêmes leurs circonstances extérieures ne sont pas pertinentes. Ce qui importe est ce qui se passe dans le Mental et dans le Cœur.

Pour créer la foi, nous devons connaître la science. Il ne suffit pas d’avoir de bonnes intentions. Nous avons besoin de savoir comment épargner l’énergie tout le temps. Non seulement l’énergie sexuelle, mais l’énergie émotionnelle, l’énergie vitale, l’énergie physique et surtout l’énergie de la volonté, l’énergie du cœur liée à la sephirah Tiphereth. Cette énergie est extrêmement importante. C’est l’énergie de Tiphereth, qui est l’âme humaine, qui est la plus importante dans le développement de la Bodhitchitta et le développement de Vajrasattva. C’est cette énergie de Tiphereth, l’âme humaine, qui modifie toutes nos actions. Telle est notre volonté. Nous exprimons notre volonté physiquement à travers nos actions physiques, et à travers nos actions énergétiques, et émotionnellement à travers notre cœur et le corps astral. Mentalement à travers notre mental et notre corps mental, et bien sûr à travers le corps causal. Toutes nos actions sont une expression de la volonté, Tiphereth.

La naissance d’un maître arrive lorsque notre volonté est fusionnée avec la volonté de notre Bouddha intérieur. Lorsque cette fusion se produit c’est là que nous devenons réellement quelque chose. Lorsque nous avons finalement une vie. Notre existence avant cela? Nous sommes justes des ombres. Il n’y a rien à être fiers, d’être de simples ombres. Nous n’avons pas de bonnes raisons de se vanter.

Le long de ce chemin pour développer la foi, nous devons mettre notre foi en nos propres trois joyaux internes. Cela signifie ce qui suit:

1. Le Bouddha Intérieur

Tout d’abord, nous devons cesser d’utiliser notre volonté de mettre la foi en de faux dieux. Quand nous faisons cela, nous allons à l’encontre de notre Bouddha Intérieur. Nous devons cesser de faire des faux dieux, des idoles. Cela n’a rien à voir avec faire des statues physiques. Cela a à voir avec faire des statues dans notre mental. Adorer les autres. En mettant les autres devant notre Bouddha intérieur. Non seulement les gens, mais les concepts, les croyances et les théories. Quand nous mettons notre éducation, nos aspirations savantes ou notre travail, carrière, aspirations financières avant notre Bouddha intérieur, nous commettons un crime. Lorsque nous avons plus de foi et de confiance en obtenant des choses physiquement et en investissant notre temps et notre énergie en des choses physiques qui sont finalement illusoires et dangereux, au lieu d’investir notre temps et notre énergie à apprendre à connaître notre Bouddha intérieur, nous faisons une erreur et nous perpétuons notre souffrance. Nous faisons des idoles de nombreuses manières. Nous faisons des idoles de nous-mêmes. Lorsque nous nous vantons, que ce soit mentalement ou physiquement. Lorsque nous pensons que nous sommes un grand coup et que nous méritons quelque chose. Aussi, quand nous nous rendons pire; quand nous nous martyrisons dans notre mental. En pensant toujours que «personne ne me comprend, je me suis fait du tort.» C’est aussi le culte des idoles.

Dans le livre Tarot et Kabbale, Samaël Aun Weor a souligné sept vertus en rapport avec les sept planètes. Lié au soleil, la force solaire, lorsque cette force solaire est déformée, mal gérée dans notre psyché, l’orgueil est le défaut qui se produit. Lorsque nous éliminons l’orgueil et que nous libérons cette énergie de cet agrégat, savez-vous ce qui ressort de cela? Oui, c’est l’humilité, mais c’est aussi la foi. Voilà pourquoi, dans son livre, il affirme que l’orgueil solaire doit être transformé en foi solaire. Lorsque qu’elle est solaire, ce n’est pas la foi en l’ego, ce n’est pas la foi aux hommes ou aux femmes, en l’humanité, aux écoles, aux gouvernements, ou en l’argent. La foi est en notre Amitabha intérieur.

2. Le Dharma Intérieur

Nous devons aussi renoncer à toutes les actions qui vont à l’encontre de notre propre Dharma, qui est la première loi. La première loi est l’instruction directe de l’Être. La seconde loi est ce qui est écrit dans les écritures.

Pour avoir la foi, la conviction, ou la confiance en notre propre dharma intérieur, nous devons d’abord savoir ce que c’est. La plupart d’entre nous ne connaît pas ce que c’est. Nous devons faire l’effort de savoir ce que c’est. Ce dharma intérieur est la volonté de l’Intime. Je sais que beaucoup de Gnostiques pensent qu’ils font la volonté de Dieu, mais ils ne la font pas. La preuve est claire dans leur souffrance. La preuve est claire dans les erreurs que nous faisons et le mal que nous provoquons à nous-mêmes et aux autres. La volonté de Dieu ne crée pas la souffrance. La volonté de Dieu crée la sérénité, la compréhension, la sagesse. La volonté de Dieu – quand elle est exprimée à travers l’âme humaine – pénètre, ouvre et révèle. Elle cultive et répand les vertus de ce Bouddha intérieur.

Quand une personne exprime vraiment la volonté de leur propre Dharma intérieur, les conséquences de cette expression est la pleine floraison d’un Bouddha intérieur. Comprenez-vous ce que je suis en train de dire? Quand la volonté du Bouddha est exprimée à travers l’âme humaine, les vertus de ce Bouddha sont visibles.

Si nous voyons une personne qui dit qu’ils sont un grand maître et, «Je suis la volonté de mon Dieu intérieur» mais que tout autour d’eux il y a la souffrance, la confusion, la douleur, alors ils sont un menteur. Si tout autour d’eux il y a l’orgueil, la colère, la jalousie, en eux-mêmes et en d’autres, alors il y a un problème. Quand la volonté du Bouddha est exprimée à travers son âme humaine, ce qui sort est la sagesse de ce Bouddha. La connaissance qui pénètre et coupe les éléments discursifs. Telle est la puissance d’Amitabha.

3. Le Sangha Intérieur

Troisièmement, nous devons cesser d’aller contre notre propre Sangha intérieur, qui sont toutes les parties de notre Être intérieur. Tel que nous nous comportons maintenant, nous créons une grande quantité de mal à notre Sangha intérieur. Nous abusons constamment de notre énergie dans tous les niveaux de notre psyché. Chaque fois que vous vous livrez à une expérience égoïste, vous nuisez à votre Sangha intérieur. Chaque fois que vous laissez la colère se développer dans votre cœur, s’exprimer à travers votre cœur ou vos mains, vous nuisez à votre Sangha intérieur. Vous convertissez l’énergie en énergie discursive qui produit la souffrance. Cela nuit à votre Sangha intérieur.

Il est indiqué dans le niveau Tantrique que le Sangha intérieur sont tous les dakas et dakini qui existe dans notre corps. Ces daka et dakini sont toutes les énergies et intelligences en nous à un niveau atomique. En d’autres termes, ce Sangha représente votre flux mental. Tout au long de votre existence, vous avez mangé de la nourriture, de l’eau potable, de l’air respirable, et en prenant des impressions; ce sont toutes les formes de matières et d’énergies qui sont transformées et assimilées et faites en tant que vous. Ils deviennent vous. Tous ces éléments constitutifs viennent d’autres Monades, qui sont «daka et dakini.» En d’autres termes, tous les processus qui se déroulent en vous vitalement, astralement, mentalement et causalement sont guidés par l’intelligence. Ces intelligences sont daka et dakini.

Les termes Daka et Dakini au niveau externe se réfèrent à des Êtres qui existent dans un autre règne. Au niveau tantrique, ils se réfèrent à des Êtres qui existent en nous.

Lorsque vous vous livrez à une explosion de colère, il y a une explosion d’énergie atomique qui émerge dans votre cœur et rayonne et sature votre corps tout entier, pas seulement physiquement, mais vitalement, astralement, mentalement et causalement. Cette énergie est toxique. La colère est du poison. Ce n’est pas seulement un concept, c’est une énergie qui se rapporte à la matière. La colère est un poison. Cette colère coule à travers l’ensemble de votre système et détruit. C’est la raison pour laquelle les gens en colère ont un cœur émoussé, un cœur engourdi, parce que tant de colères ont détruit les filaments subtils du cœur. Ils ne sentent pas. C’est la raison pour laquelle une personne en colère a un mental terne, un mental qui n’est pas forte parce que l’explosion de colère émousse le cerveau.

De même, pour une personne très envieuse. La jalousie est un poison, une toxine qui détruit les fonctions des glandes dans le corps. Cette même toxine travaille dans le corps vital pour défigurer le corps vital, ainsi les perceptions et les énergies des courants lumineux et éthériques sont déformés et tout ce qu’ils voient, ils le voient à travers leur envie. Cela signifie que leur perception est illusoire, et ces énergies créent des dommages et des souffrances pour eux-mêmes et ils agissent à leur tour et créent la souffrance.

Cela signifie que ces énergies – l’orgueil, la colère, la luxure, la gourmandise, la cupidité, la jalousie et l’ensemble de ces énergies – nuisent à notre Sangha intérieur.

Le Sangha intérieur est une collection d’énergies atomiques à l’intérieur de nous qui tentent d’accomplir la volonté de Dieu, essayant de nous préparer à devenir un Vajrasattva. Lorsque nous nous complaisons dans la luxure, la colère, l’orgueil, nous allons directement à l’encontre du travail qu’ils essaient de faire en notre nom.

La même chose arrive quand nous mangeons et buvons des ordures. Si vous voulez savoir ce qui se passe dans vos corps internes lorsque vous buvez de l’alcool, versez de l’alcool sur une plante. Regardez ce qui se passe. (Ne le faites pas réellement, vous obtiendrez un mauvais karma, parce que la plante va mourir, je vais vous dire:.. La plante va mourir) Voilà ce qui arrive à votre Corps Astral, à votre Corps Mental et à votre Corps Causal. L’alcool détruit. Les médecins savent maintenant qu’il détruit votre foie et votre cerveau. Il tue les cellules. Cela ne les gêne pas, il les tue mais Ils ne reviennent pas. Permettez-moi de vous dire: la colère, l’orgueil, la luxure, l’envie, la gourmandise, la cupidité sont pires que l’alcool. Ils sont plus addictifs, ils sont toxiques, et plus difficiles à vaincre que l’alcoolisme.

Maintenant, tout cela peut sembler très sombre, parce que nous n’avons pas la foi. Beaucoup d’étudiants qui viennent à la Gnose peuvent éprouver les premiers niveaux de la foi (foi claire et foi aspirante) et être inspirés et veulent avoir ces expériences eux-mêmes. Ils peuvent même essayer les pratiques pendant un certain temps. Mais, de nombreux étudiants arrêtent de pratiquer sincèrement parce qu’ils perdent cette impulsion initiale de la foi venant de la foi claire et de la foi ardente qui les pousse à travailler. Même au début, quand l’Être nous donne quelques expériences dans les mondes internes, qui nous donne l’inspiration et qui nous inspire à agir et à pratiquer, finalement ces expériences cessent de venir parce que notre Être veut développer nos muscles et notre travail. Beaucoup d’étudiants arrêtent de pratiquer avec la même sincérité. Ils perdent l’inspiration et ils commencent à pratiquer mécaniquement, ce qui signifie qu’ils ne pratiquent pas avec la foi.

La réalité est que les expériences spirituelles ne sont pas difficiles à acquérir; ils sont assez faciles à acquérir si vous avez la foi. Ce qui est difficile c’est d’acquérir la foi, parce que l’ego ne veut pas que nous l’obtenons. La foi signifie la ruine de l’ego. La vraie foi, la foi véritable, est imparable. Voilà pourquoi l’ego est désespéré d’interférer avec son développement. Il va sortir tous les trucs pour vous dissuader de pratiquer. Il utilisera le défaitisme, un outil très commun pour vous faire sentir que vous n’êtes pas capable, pour vous faire sentir que Dieu ne vous écoute pas, que Dieu ne se soucie pas de vous, pour vous faire croire que ces enseignements ne fonctionnent pas.

Si votre mental est fermé à la possibilité de vivre la réalité de Dieu, alors vous n’expérimentez jamais cette réalité. Telle est la définition d’un fanatique: quelqu’un avec un mental fermé. Il y a beaucoup de fanatiques Gnostiques qui ont des esprits très fermés. Ils voient la Gnose comme quelque chose d’extrêmement dogmatique, fixe et rigide. Pour eux, elle n’est pas en vie. Elle n’est pas vivante. C’est quelque chose à répéter mécaniquement, de la même manière, encore et encore. Cela n’est pas la Gnose, c’est un dogme. C’est le fanatisme. Réellement la Gnose est vivante. C’est la vie. Vous ne pouvez pas la mettre dans un livre ou une bouteille. Elle est seulement connu à travers l’expérience vivante.

Pour avoir une expérience, pour avoir une croissance spirituelle, le mental doit être ouvert. Voilà pourquoi le maître dit que la vraie foi ne commence que lorsque le Mental Intérieur est ouvert. Le Mental Intérieur est un Mental Abstrait. Ce n’est pas un Mental concret. Il est capable de pensée abstraite. Il est ouvert à la possibilité.

Un Exercice pour Créer la Foi

Examinez-vous quand vous pratiquez. Examinez votre motivation, examinez votre humeur. Si vous avez une humeur de défaitisme, vous devez travailler. Si vous avez une humeur de se sentir «Je ne suis pas capable,» cela doit changer. Je vais vous donner un élément de preuve qui prouve que vous avez tort: votre Intime vous a donné la Gnose. Qui montre la confiance en vous? Qui vous montre que vous pouvez le faire? Votre propre Bouddha intérieur, Amitabha! Allez-vous l’écouter ou allez-vous écouter votre ego? Si votre propre Bouddha Amitabha vous a donné les clés de la Gnose, il vous a donné le plus grand vote de confiance que vous pouvez obtenir jamais! Aucun enseignant ne peut vous donner cela. Aucun livre, aucune école, aucun certificat sur votre mur, aucun titre à votre nom ne peut jamais dire plus que cela! Si vous avez besoin de construire la foi, méditez sur cela. Montrez ces faits à votre ego!

Votre Bouddha vous a donné la clé. Vous l’avez. Si vous ne l’utilisez pas, vous devez méditer sur cela aussi.

Après avoir reçu la clé, vous avez une responsabilité. Tout d’abord, pour lui. Accomplissez-la. En second lieu, à d’autres qui ont besoin d’aide.

Si vous méditez sur ces faits, vous pouvez créer une foi énorme, une belle foi, la foi inébranlable.

Questions et Réponses

Public: Ce pourrait être mon malentendu ici, mais l’Être en soi; notre Monade a de nombreuses parties, non? Mais vous avez aussi parlé des Monades que vous assimilez que je suppose sont distinctes de celles-ci, qui ne font pas nécessairement partie de mon Être, est-ce vrai? Si oui, lequel de ces ensembles est le Sangha. L’ensemble des choses qui font ma Monade parce que vous m’avez sembler se référer aux deux?

Instructeur: La question est quand nous assimilons les énergies qui sont à leur tour liées aux Monades, comment pouvons-nous faire la différence entre notre Monade et d’autres Monades? Laisse-moi te poser une question. Quand vous regardez votre main qu’est-ce qu’elle est?

Public: C’est la collection de beaucoup de choses.

Instructeur: Exactement: c’est une collection de beaucoup de choses. Ce n’est pas un d’entre eux, c’est beaucoup de choses, et pourtant ce n’est pas un d’entre eux en même temps. Notre propre constitution est similaire à cet exemple. L’Être, en fin de compte, est l’Ain Soph, qui est l’Illimité. Quand cet illimité s’exprime, c’est à cause de la lumière illimitée. Voilà Amitabha. Lorsque cet Amitabha s’exprime plus loin et devient manifesté dans toutes les différentes formes de l’Être, cette expression se fait à travers l’assimilation et l’absorption des éléments. Toute cette expression descend à travers l’Arbre de Vie. qu’est-ce que votre corps maintenant? Vous êtes ce que vous mangez. Combien avez-vous mangé dans votre vie? Où est la limite entre ce que vous êtes et ce que vous avez mangé? La limite est seulement philosophique. Il n’y a réellement pas une limite. Tous les fruits, la viande, les céréales que vous avez mangé sont devenues ce que vous êtes maintenant. N’est-ce pas? Où est la limite entre ce que vous êtes ce que vous avez respiré, bu, mangé?

Cela fait partie de cette expression discernante, que lorsque vous suivez cette ligne, lorsque vous questionnez plus profondément, vous commencez à réaliser que ce que nous pensons Être «Moi» est tout à fait faux. Il n’y a pas de «Moi». Quel Moi? Surtout quand vous examinez cela dans la Méditation.

Les sephiroth inférieurs montrent l’apparition de la divisibilité. Nous parlons des sephiroth Malkuth, Yesod, Hod et Netzach comme séparé ou divisible. En réalité, ils ne le sont pas. Ils sont interdépendants. Aucun d’eux ne peut exister indépendamment des autres; leur existence dépend des autres. Juste pour cela, toutes choses manifestées sont comme cela: aucun d’eux n’ont une existence indépendante.

Plus vous allez dans cette investigation, lorsque vous atteignez la sephirah Chokmah – qui est le Christ, qui est Avalokiteshvara dans la peinture ici – à ce niveau vous voyez l’unité de toutes choses. Il n’y a pas de division à ce niveau entre vous et moi. Pourtant, ce niveau n’est toujours pas le niveau le plus fondamental de Amitabha.

La question est bonne, et vous devriez investiguer sur cela, mais pas avec l’intellect. Cette investigation doit être à travers la perception. Commencez à regarder: quelle est cette chose que je pense est séparée? Est-elle réellement séparée? Y-a-il réellement une frontière entre moi-même et l’autre? Plus vous étudiez, plus vous trouvez qu’il n’y en a pas. Cela fait partie de la fausseté de l’ego qui pense que «Moi» est distincte de «vous». Il n’est pas.

Nous sommes devenus tellement consommés par ce faux sentiment du «Moi» que nous ne nous sentons plus les uns les autres. Ultimement, nous devrions nous sentir les uns les autres. Voilà ce que la Bodhichitta fournit: la capacité de ressentir la réalité de l’autre, non seulement sentir émotionnellement, mais consciemment.

Permettez-moi de faire une note à ce sujet. Les gens ont beaucoup d’idées fausses au sujet de maîtres, comme des maîtres ont des pouvoirs spirituels et nous souhaitons d’être comme eux, et pourtant, nous avons la stupidité absolue de penser que nous pouvons mentir aux maîtres. Nous pensons que nous pouvons les tromper. Nous avons cette idée dans notre mental que nous pouvons cacher certaines zones de notre mental, comme notre luxure, jalousie et orgueil; nous pensons, «Je fais cela seulement dans mon mental. Personne ne va savoir que je suis en train de rechercher de la pornographie ou de rêver à propos de cette personne lascivement. Je me sens mal à ce sujet, mais c’est juste dans mon mental.» Puis, nous prions nos maîtres, en disant: «S’il vous plaît, j’ai besoin de votre aide.» Voyez-vous la contradiction? Un maître voit tout en vous, parce qu’un maître vous sent.

«La foi est l’expérience directe du réel, la magnifique vivification de l’Être humain intérieur, connaissance divine authentique. L’être humain intérieur, en connaissant son propre monde intérieur à travers l’expérience mystique directe, connaîtra évidemment aussi les mondes internes de tous les gens qui peuplent la face de la Terre.» – Samaël Aun Weor, La Grande Rébellion

Un maître a la Bodhichitta – qui est la Conscience éveillée  qui voit à travers la perception désillusionnée. Quand vous allez vers un maître demander de l’aide, ou allez vers votre Intime dans la prière demander de l’aide, votre Intime ne voit pas seulement ce visage que vous essayez de lui montrer, ce humble visage essayant de dire: «Je suis un si bon étudiant, aidez-moi s’il vous plaît.» Non! L’Intime ou le maître vous voit tel que vous êtes, tous de vous, et sent tout de vous, et vous sent. Rien ne leur est caché. Rien! C’est absurde d’aller vers notre Intime, notre Bouddha, ou n’importe quel maître pour de l’aide, tout en portant avec nous un atmosphère d’orgueil. C’est absurde, mais nous le faisons tous. Nous prions avec orgueil. Nous pratiquons avec orgueil, comme si nous méritons quelque chose, comme si le maître nous doit quelque chose, comme si Dieu nous doit quelque chose. Nous prions même de cette façon. C’est une erreur. Un vrai maître voit tout ce que nous sommes. Nous ne pouvons rien cacher. Nous devons être humbles.

Public: Vous avez mentionné les étapes de la foi; pouvez-vous expliquer brièvement ce que sont les étapes et quelles sont les différents niveaux de la foi?

Instructeur: Les étapes et les niveaux de la foi sont:

1. la foi claire ou la foi vivante, qui est la première source d’inspiration que nous obtenons lorsque nous étudions les enseignements, et nous nous sentons véritablement inspiré par les vertus et les qualités ou l’enseignement, le Bouddha.

2. L’aspiration ou la foi ardente qui veut les vertus et les qualités pures pour nous-mêmes, qui veut être libre de la souffrance, et qui veut être vraiment humble et qui veut vraiment aimer et être une bonne personne, qui veut vraiment connaître Dieu et avoir des expériences de la vérité. C’est la foi ardente.

3. La foi confiante vient du fait d’avoir fait l’expérience du dharma, l’enseignement. Pour avoir de l’expérience, vous devez avoir cette foi ardente, qui vous donne l’inspiration à pratiquer. Lorsque vous avez répété l’expérience – non seulement dans le plan astral ou mental, mais les expériences confirmant la réalité des enseignements de la vie au jour le jour – c’est ce qui se développe la foi la plus forte de tous. Nous avons vécu, «Quand je me livre dans ma colère, elle produit la souffrance. Quand je me livre à mon désir, il produit la souffrance. Quand je me livre à mon envie, elle produit la souffrance.» Vous voyez cela et vous expérimentez cela et vous savez cela, «Je dois en finir avec mon orgueil, ma colère, ma gourmandise, et ma cupidité.» Et vous commencez à voir le fruit et les avantages d’éliminer ces problèmes dans votre vie. Cela construit la vraie foi confiante. La répétition et le développement continu de cela devient le quatrième type, qui est la foi inébranlable.

4. La foi inébranlable. La foi inébranlable est la foi que vous avez besoin pour réussir dans une initiation. Si vous n’avez pas une foi inébranlable, vous allez échouer. La foi inébranlable est absolument nécessaire pour passer à travers la Deuxième Montagne.

Public: Puisque la foi est basée sur l’expérience et non sur des conférences, pouvez-vous donner des exercices afin que nous qui écoutons puissions construire notre propre foi avec les pratiques liées aux conférences? Par ailleurs, la foi sans les œuvres est morte.

Instructeur: En effet, la foi sans les œuvres est morte.

La meilleure façon de développer la foi c’est d’étudier les enseignements et les mettre en pratique. La façon de le faire c’est d’écouter votre cœur. Chacun de nous a notre propre idiosyncrasie et nos propres besoins. Nous avons notre propre dharma. Autrement dit, notre Bouddha intérieur a besoin que nous fassions notre propre travail à notre manière, conformément à notre propre karma. Il n’y a pas un ensemble unique d’étapes que tout le monde doit suivre. Ce serait stupide. Nous sommes tous dans des endroits différents avec des besoins différents. Un médecin ne donne pas le même médicament à chaque patient.

En général, ce que nous avons le plus besoin c’est de développer la foi à travers notre propre expérience. Étudiez les enseignements, questionnez vous-même, et mettez-les en pratique. Travaillez avec les trois facteurs: la naissance, la mort, et le sacrifice. Tous les jours. Regardez en vous-même tous les jours. «Comment vais-je entreprendre la naissance dans ma vie aujourd’hui? Qu’est-ce que je faire mourir comme ego? Qu’est-ce que je fais aujourd’hui pour se sacrifier pour les autres?» Ces trois facteurs – lorsque vous faites vraiment attention et les mettez en mouvement – ils créent la foi. Nous commençons à vivre leurs bénéfices.

Dans ma propre expérience, parlant pour moi-même et peut-être que ceci est ma propre idiosyncrasie – la façon la plus transformatrice dans laquelle j’ai trouvé la foi c’est quand j’ai vu la différence entre le moment où j’ai agi à travers un ego et quand je ne l’ai pas fais. C’est juste moi. Certaines personnes vont comprendre plus à travers la charité ou à travers la naissance. Mon opinion personnelle est que le facteur de la mort est la puissance la plus transformatrice des trois facteurs. La raison – de mon expérience – est que quand un ego meurt, l’énergie est récupérée par l’Être. L’Être vous accordera un cadeau en retour. Cela pourrait passer par des expériences ou par d’autres moyens que l’Être peut vous donner, pour vous encourager et vous inspirer.

En ce qui concerne le facteur de naissance, nous avons tous besoin de créer l’âme, mais ce n’est pas le besoin urgent. En fait, le Maître Samaël dit très clairement dans ses livres que nous pourrions travailler et avoir beaucoup accompli sur le chemin sans créer l’âme (naissance), sans que le facteur naissance soit fortement appliqué. Cela me dit que la naissance n’est pas la partie la plus importante. Deuxièmement, nous apprenons que le sacrifice est important. Aider les autres est important, mais si vous ne tuez pas votre ego, ce sacrifice peut être converti en orgueil ou en attachement, lorsque nous commençons à donner aux autres pour nourrir notre propre sens de soi et se donner de l’importance, et nous commençons à profiter que des gens sont reconnaissant. Encore une fois, cela montre que le sacrifice n’est pas la chose principale. Pour moi, c’est la mort. Pour moi, tout ce qui vient de la mort est bénéfique. Chaque fois qu’un ego meurt, c’est bénéfique.

Public: Pouvez-vous expliquer pourquoi certains instructeurs expliquent que la Bodhichitta est seulement exprimée par des Avatars?

Instructeur: Je n’ai jamais entendu dire que seuls les Avatars possèdent la Bodhichitta. Je n’ai jamais entendu cela. Certainement, ce n’est pas une partie du Bouddhisme ou de la Gnose. Le Bouddha n’a pas enseigné cela, ni Samaël Aun Weor. Le fondement même du Bouddhisme est le développement de la Bodhitchitta, qui commence le premier jour. En ce qui concerne le plein développement de la Bodhichitta? Oui, seul un Avatar ou un maître ressuscité à cela.

En fait, le Maître Samaël a déclaré quelque chose de très intéressant au sujet de la Bodhichitta. Il a dit que pas tous les maîtres l’ont, mais tous les Bodhisattvas doivent avoir. Si vous étudiez le livre La Pistis Sophia Dévoilée, il dit que la personne peut devenir un Bouddha et ne pas avoir la Bodhichitta. Mais, pour devenir un Bodhisattva, vous devez avoir la Bodhitchitta, parce que c’est l’environnement dans lequel le Bodhisattva est formé. De plus, vous pouvez avoir la Bodhitchitta et ne pas avoir les corps solaires. Cela montre que l’on peut avoir la Bodhichitta et ne pas être un Avatar. Dit de cette façon, nous pouvons voir qu’il serait absurde de croire que seuls les Avatars ont la Bodhichitta. Cela n’a aucun sens, surtout quand vous comprenez ce que signifie la Bodhichitta.

Public: Que peut-on faire si l’on sent qu’on ne reçoit pas quelque chose ou les choses se compliquent au niveau du mental. Cela semble que cela peut devenir un obstacle d’acquérir des choses.

Instructeur: Que peut-on faire quand les choses semblent devenir trop compliquées dans le mental? Prenez une pause de l’étude, détendez-vous, cessez de penser, et de pratiquer. Ceci est en fait un gros problème que nous avons dans cette époque. La mission que nous avons est très clair. Samaël Aun Weor et les autres maîtres de la Loge Blanche sont engagés dans un vaste programme difficile pour étaler dans ce monde ce large enseignement, rapidement. Chacun d’entre nous tente de contribuer à cet effort. Le problème est qu’il est très facile pour les étudiants de tout lire et d’étudier et d’écouter et ne faire que cela.

Le simple fait est que vous n’obtiendrez rien de cet enseignement à moins que vous pratiquez beaucoup. Dans la présentation traditionnelle de ces types d’enseignements, vous auriez 100 heures de pratique de Méditation pour une heure de théorie. Plus ou moins. De nos jours, je soupçonne que la plupart des étudiants ont des centaines et des centaines d’heures de théorie, et pas de Méditation. N’est-ce-pas? Très peu, ce qui nous met en place pour un énorme problème. Voilà pourquoi nous organisons des retraites, pour encourager les gens à méditer.

Le simple fait est que si vous voulez vraiment la foi et que vous voulez vraiment comprendre cet enseignement vous devez pratiquer beaucoup. Vous avez besoin de pratiquer plus que vous étudiez. Analysez-vous. Si vous écoutez une conférence de deux heures, et que vous méditez pendant dix minutes, alors vous n’allez pas obtenir beaucoup. Cependant, si vous écoutez la conférence et méditer à travers elle, et méditez sur la conférence pendant des heures, vous aurez beaucoup. C’est en plus du temps que vous méditez sur votre ego, et sur votre karma, et sur votre Bodhichitta, et la prière et la dévotion. Vous voyez, nous avons besoin de beaucoup de temps pour pratiquer.

Le Maître Samaël a déclaré très clairement qu’une Gnostique sérieux médite 4 à 6 heures par jour. Tous les jours. Je ne vais pas demander à ceux qui sont en train de faire cela de lever la main, parce que je ne pense pas que les autres seront très heureux à ce sujet. Je ne veux pas créer des problèmes ici.

Public: La méditation n’est pas seulement s’asseoir et méditer, ou la méditation continue dans la journée?

Instructeur: Si vous ne faites pas attention à vous-même toute la journée, alors vous ne pratiquez pas. Cependant, quand je parle de Méditation, je parle de s’asseoir et ne rien faire d’autre que la réflexion, la contemplation, l’analyse. Le retrait du monde extérieur. À investiguer sur votre propre Bouddha intérieur, le Dharma et la Sangha. À Vous Analyser. À Analyser ce que vous avez étudié. À Analyser ce que vous avez fait.

L’auto-observation et rappel de soi pendant la journée sont bonnes et nécessaires. Mais, à partir de cela seul, vous n’obtiendrez pas beaucoup de compréhension. Vous aurez un peu, mais parce que vous avez toutes ces autres distractions venant à vous à partir de vos sens, vous ne pouvez pas aller en profondeur. Pour aller en profondeur, vous devez mettre toutes les distractions de côté, toutes, et à cent pour cent seulement Conscience, en train d’analyser. Pas courir, pas laver la vaisselle, pas être au téléphone, avec l’ordinateur ou sur Internet, pas écouter de la musique. Silence. Méditer. Parfaitement encore parfaitement retiré de l’extérieur. Aucune interférence de quoi que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur. Voilà ce dont je parle. Voilà ce que le Maître Samaël déclarait en nous disant que nous avons besoin de 4 à 6 heures par jour.

Ne pensons pas que nous devons commencer à faire 4 à 6 heures de Méditation aujourd’hui. Nous sommes tous des débutants, donc nous devons être réalistes. Mais cela devrait être notre objectif. Commencez là où nous sommes. Commencez par les pratiques au niveau que vous êtes maintenant. Ne mordez pas plus que vous pouvez mâcher, parce que vous allez vous brûler. Ce serait une grosse erreur. Les gens entendent cela, et ils disent qu’à partir d’aujourd’hui, ils vont méditer deux heures chaque jour. Ils peuvent le faire deux ou trois jours, et être brûlés, puis dire «Oh cet enseignement ne fonctionne pas, il n’est pas bon,» ou «Je ne suis pas bon». Cela est une erreur.

Commencez là où vous êtes. Soyez réalistes, mais sérieux. Si vous êtes un débutant, méditez 10 à 15 minutes à la fois, et faites le plusieurs fois par jour, pas une seule fois. Quoi que vous pouvez adapter à cette époque pour être isolé et non perturbé par quelque chose, en particulier l’heure. Lorsque vous devez être au travail à 5heurs, ne commencez pas à méditer à 4:45. Vous n’allez pas faire quelque chose comme cela. Vous allez seulement être agités et anxieux que vous allez manquer l’heure. Méditez après que vos devoirs soient terminés, quand vous pouvez oublier tout le reste, et peut être se détendre à 100 pour cent. Nous avons donné de nombreuses conférences à ce sujet.

Quand je parle de Méditation, je parle pratique de la Méditation réelle: en prenant une posture, en fermant vos sens, en relaxant tous les trois cerveaux, et en laissant ce plan. Abandonnez toutes vos préoccupations terrestres, et concentrez vous sur les questions que vous devez comprendre. Si vous avez seulement 10 minutes, alors commencez par là. Si vous faites cette pratique sincèrement, vous allez commencer à avoir des avantages, et alors vous voudrez naturellement prolonger le temps, non par la force ou parce que je l’ai dit, ou qu’un enseignant l’a dit. C’est parce que vous le voulez ou vous en avez besoin. Voilà comment votre pratique devrait croître.

Amen.

 

Vous pouvez retrouver cet article en version anglaise : Faith

Pranayama

Écrit par : Gnostic Instructor   Catégorie : Fuel pour l’Expérience Spirituelle

« Le souffle est la manifestation extérieure du Prana, la force vitale. Le souffle comme l’électricité, est du Prana brut. Le souffle est Sthula brut. Prana est Sukshma, subtile. En exerçant un contrôle au cours de la respiration, vous pouvez contrôler le subtil Prana à l’intérieur. Contrôler le Prana signifie contrôler le mental. Le mental ne peut fonctionner sans l’aide du Prana. Ce sont uniquement les vibrations du Prana qui produisent les pensées dans le mental. C’est le Prana qui déplace le mental. C’est le Prana qui met le mental en mouvement. C’est le Sukshma Prana ou psychique Prana qui est intimement lié au mental. Ce souffle représente l’important volant d’un moteur. Tout comme les autres roues s’arrêtent lorsque le conducteur arrête le volant, les autres organes cessent également de travailler, lorsque le Yogi arrête le souffle. Si vous pouvez contrôler le volant, vous pouvez facilement contrôler les autres roues. De même, si vous pouvez contrôler le souffle externe, vous pouvez facilement contrôler la force vitale intérieure, Prana. Le processus par lequel le Prana est contrôlé par la régulation de la respiration externe, est appelé pranayama. Tout comme un orfèvre élimine les impuretés de l’or en le chauffant dans le four chaud, en soufflant fortement sur le chalumeau, ainsi l’étudiant de yoga élimine également les impuretés du corps et les Indriyas en soufflant ses poumons, c’est à dire, par la pratique de pranayama. L’objectif principal du pranayama est d’unir le Prana avec l’Apana et d’amener le Pranapana unis vers la tête lentement. L’effet ou le fruit du pranayama est Udghata ou l’éveil de la Kundalini dormant. »- Swami Sivananda, La Science du pranayama

yogi-pranayamaUn Yogi réalisant un Pranayama

Le fondement de notre pratique spirituelle doit être très clair pour nous, sinon c’est très facile d’entrer dans les techniques et les pratiques erronées. Dans la tradition gnostique, nous cherchons toujours à réévaluer notre approche spirituelle; notre enseignant Samaël Aun Weor était très rigoureux dans son analyse de lui-même, sa pratique spirituelle, et sa technique. Il a constamment réévalué sa méthode, et se corriger afin de s’assurer qu’il était sur la bonne voie. C’est parce qu’il comptait sur l’expérience pratique, et a constamment examiner la nature de la souffrance en lui-même, et n’a pas été satisfait par le concept ou la théorie. Samaël Aun Weor a beaucoup souffert, et cette souffrance est ce qui lui a donné l’impulsion, la motivation, de réviser constamment sa pratique spirituelle pour vaincre la souffrance, et aussi pour aider les autres à faire de même. Vraiment, ce point de vue à propos de la souffrance est le fondement de tout véritable chemin, comprendre la souffrance est l’aspect fondamental de tous les enseignements.

Sutrayana: Discipline éthique

Dans le bouddhisme, le niveau d’introduction des enseignements est appelé le chemin Sutrayana ou Shravakayana. Certaines personnes l’appellent « hinayana, » même si ce terme est incorrect.

Dans l’enseignement fondamental, la première chose qu’on enseigne à l’étudiant est la nature de la cause et l’effet: comment nos comportements, pensées, sentiments et actions créent des conséquences, et ce que sont ces conséquences.

En outre, les élèves apprennent par l’observation pour confirmer que tout ce que nous vivons est le résultat de nos propres comportements et actions. Si nous souffrons, c’est parce que nos actions précédentes ont créé la souffrance. Nous ne comprenons pas cela; par compréhension je ne veux pas dire dans l’intellect, je veux dire dans notre expérience. La compréhension réelle est la Gnose. C’est quelque chose qui est dans votre cœur. C’est quelque chose que vous avez vécu.

Si vous n’avez pas connu que vos propres actions produisent la souffrance, et si vous n’avez pas connu que la souffrance fait mal et est douloureuse, alors vous ne voudrez jamais changer votre comportement. C’est logique. Nous voyons que cela est vrai en nous-mêmes, et c’est le cas avec la plupart de l’humanité. Les gens ne se soucient pas des résultats de leurs actions. La plupart de l’humanité est tellement absorbée par la recherche du désir, la recherche du plaisir, qu’ils ne se soucient pas des conséquences de leurs actions sur d’autres personnes, ou les conséquences sur eux-mêmes.

Nous avons tous besoin de cette fondation dans notre pratique spirituelle: constamment analyser notre comportement, surveiller en permanence la façon dont nos actions produisent la souffrance. C’est essentiel d’observer comment nos actions produisent la souffrance aux gens que nous aimons, et aux gens nous connaissons, et aux gens que nous ne connaissons pas.

Cette observation des faits dans notre vie est l’enseignement du karma (« action »). Dans la spiritualité, la connaissance du karma – et pas seulement le concept, la théorie dans notre mental, mais le savoir expérientiel dans votre cœur et âme – est exprimé à travers l’éthique conscients.

La discipline éthique n’est pas un ensemble de règles que vous vous imposez à cause d’iune certaine autorité extérieure. La discipline éthique réelle est ce que vous appliquez à vous-même parce que vous savez que c’est juste. C’est quelque chose de spontané, et motivé par votre cœur. C’est l’éthique d’agir sur ce qui est juste et ce qui est mal. Il est connu par la conscience, à chaque instant. La conscience, dans le cœur, connaît le bien du mal, et nous informe toujours de cette différence, mais nos désirs et notre mental cherchent à faire taire la conscience.

La véritable discipline éthique est alimentée par l’expérience du karma. La discipline éthique réelle possède l’impulsion et le carburant de l’énergie qui lui est fournie par nos expériences de cause à effet. Lorsque nous faisons l’expérience que nous avons fait souffrir quelqu’un, alors nous nous sentons immédiatement « je ne veux pas le faire à nouveau, et blesser les gens. » C’est la discipline éthique. Voilà comment la discipline éthique est construite dans notre psyché.

Mahayana: Amour pour les autres

La discipline éthique nous amène naturellement au deuxième niveau de l’enseignement spirituel, qui en sanskrit est appelé Mahayana, le « Grand Véhicule » ou le niveau supérieur de l’enseignement. A ce niveau, ayant déjà compris comment nos actions créent des conséquences, notre préoccupation cesse d’être concentré sur nous-mêmes, et devient à la place concernée par le bien-être des autres.

Encore une fois, je ne parle pas de concepts ou croyances. Il y a beaucoup de gens dans le monde qui ont étudié les concepts de religion et qui pense que ces concepts sont belles. Nous ne sommes pas intéressés par les concepts. Nous sommes intéressés par l’expression spontanée de ces réalités dans nos actions, poussés par les énergies qui circulent dans notre cœur et notre mental. En d’autres termes, ces niveaux d’enseignement ne sont pas théoriques, mais des manières de percevoir et d’agir.

Ce mot Mahayana ou « Grand Véhicule » fait référence à une classe de l’enseignement qui alimente, nourrit, guide, et dirige l’âme qui spontanément et intuitivement s’est rendu compte qu’il ne veut plus faire souffrir les gens, et veut aider les gens à sortir de souffrance. Cette catégorie de personne est prête pour l’enseignement Mahayana. Ce niveau d’instruction enseigne un moyen d’éveiller la conscience et de développer l’âme. Des enseignements de type Mahayana cultivent un type de flux de mental qui commence à naître au sein de nous. Il est appelé Bodhichitta, ce qui signifie « mental de sagesse » ou « mental éveillé. » Ce type de mental cesse d’être égocentrique. L’intérêt de « moi-même » commence à décliner, et l’intérêt commence plutôt à se concentrer sur les autres.

Encore une fois, cela n’est pas conceptuel. Ce n’est pas obligé. Ce n’est pas quelque chose que nous nous disons, comme «Je dois le faire.» C’est quelque chose qui émerge spontanément à chaque instant; la personne commence juste à voir la vie d’une manière différente, parce qu’ils le savent, ils le sentent, c’est juste ce qu’ils deviennent.

Ce développement, ce changement est un changement radical, spirituellement, dans une personne. Ils deviennent différents des autres gens. Ils cessent d’être constament en train d’essayer de nourrir leur propre sens de la sécurité, peurs, désirs, intérêts et plaisirs. Au lieu de cela, ils donnent. Ils donnent à leur famille, ils donnent à leurs amis et à leurs voisins et à des gens qu’ils ne connaissent pas. Non seulement donner des choses matérielles, mais en accordant une attention, amour, soins, et sacrifier leur énergie, leur temps, pour aider d’autres personnes, simplement parce que c’est la bonne chose à faire, parce que l’action est ce qui bouge leur cœur. Voilà ce qu’ils doivent faire. Voilà un pratiquant Mahayana.

Un vrai signe que quelqu’un développe un type du flux de mental Mahayana, une psyché qui est entré dans un type de pratique de niveau Mahayana, est qu’ils n’ont aucun intérêt à un gain matériel. Tel est le sens réel du renoncement. Ce n’est pas renoncer à toutes les choses matérielles et aller vivre dans les bois comme un saint. Renonciation signifie que la personne ne se soucie pas si elle est riche ou pauvre. Ils ne se soucient pas de ce qu’ils portent. Ils ne se soucient pas de leur classe sociale, ou s’ils sonts respectés ou détestés. Ce qu’ils se soucient c’est la souffrance des autres, et comment leurs actions influencent et affectent les autres. Ceci est le flux de mental d’un pratiquant Mahayana.

Je parle de cela comme préface de ce que nous allons parler aujourd’hui, car c’est seulement dans un courant de mental comme ça, un type de mental Mahayana, que les structures spirituelles traditionnelles vont introduire aux prochaines classes d’enseignements, qui sont appelés Tantrayana.

Tantrayana: Compassion stimulée

Aujourd’hui, tout le monde a entendu parler de Tantra. Mais bien sûr, personne n’a ces fondations dans leur flux de mental sur la cause et l’effet et le bien-être des autres êtres. Les gens entrent dans l’étude et l’apprentissage de Tantra alors qu’ils sont encore égocentrique, tandis que leurs mental restent concentrés sur la satisfaction des désirs, et n’ont aucun égard du tout pour les conséquences de leurs actions ou le bien-être des autres. En d’autres termes, notre mental ne se soucie pas de cause à effet, ne se soucient pas de karma, ne se soucie pas du bien-être des autres. Il veut seulement pour «moi». Il veut du plaisir. Il veut de l’argent. Il veut du succès. Il veut de la gloire. Il veut de la reconnaissance. Il veut que les gens aient peur de nous, nous respectent, nous envient. C’est pourquoi, lorsque vous sortez dans le monde aujourd’hui et vous ramassez des livres sur le tantra, et vous étudiez des vidéos et des livres sur le tantra, ils sont tous sur la satisfaction du désir, et ils sont tous à cent pour cent de la magie noire. Cette classe de l’enseignement ne peut que créer des démons.

Le Tantra réel est à 100% sur le profit pour d’autres personnes, pas nous. Le Tantrayana Réel est l’expansion de Sutrayana et Mahayana. Dans la perception d’un véritable pratiquant du Tantra, il n’y a pas je, il n’y a que les autres.

Le mot Tantra signifie «flux». Il se réfère à l’écoulement de la Conscience, entravé par le faux sentiment de soi, le «je». Ce flux est la Conscience en tant qu’amour pour les autres, et il est totalement libre de la luxure, colère, orgueil, envie, peur, etc. En outre, il est la discipline éthique parfaite: sa nature même est l’éthique pures.

Le but du Tantra est de cultiver ce type du flux de mental Mahayana, la bodhitchitta, pour en faire une plus grande expression de l’amour. Qu’est-ce que l’amour? Christ, Krishna, Avalokitesvara, Chenresig, la lumière divine de l’amour conscient. Dans le vrai Tantra, l’aspirant apprend à devenir une expression de cette lumière parfaite de l’amour divin; d’abord en comprennant cette lumière (Ain Soph, l’Absolu, le vide), et, simultanément, en réfléchissant cette sagesse-lumière dans le monde. Tel est le but réel de Tantra.

Par conséquent, le Tantra n’est pas de la satisfaction sexuelle. Il ne consiste pas à avoir de plus gros, de plus bons et de plus d’orgasmes. Ce point de vue est de la magie noire. Cette orientation est à cent pour cent de la magie noire. Par magie noire, nous entendons une classe de l’enseignement qui crée un démon, un diable, une entité qui est seulement intéressé par le plaisir. C’est un démon. Donc, il y a le Tantra noir, qui renforce nos attachements au désire et à la sensation, et il y a le Tantra blanc, qui nous libère du désir et de la sensation.

guru-rinpochePadmasambhava, qui a apporté le Tantra de l’Inde au Tibet.

« Les gens luxurieux ne pénètrent pas dans le chemin de la libération. » – Padmasambhava, à partir des instructions orales à Lady Tsogyal

C’est extrêmement important de comprendre, parce que le niveau Tantrayana de la tradition est très puissant. Il exploite les forces profondes de la création, les forces profondes dans toute la nature. Si vous vous approchez de la manipulation de ces forces sous l’influence du désir, vous allez créer beaucoup de souffrance. Lorsque vous vous approchez de la racine de ces forces et de ces énergies et que vous voulez travailler avec ces énergies, vous devez être très conscient de ce que vous faites. Faites-le dans le droit chemin avec la bonne formation, sinon beaucoup de problèmes émergont, et entraînera beaucoup de souffrance. Chacun de nous peut probablement citer des cas de ce qui se passe dans les différentes traditions du monde entier.

Contrôler l’Énergie

En substance, la pratique spirituelle concerne la maîtrise de l’énergie. Dans les premiers niveaux, dans les niveaux fondamentaux et Mahayana, les deux classifications de l’enseignement, nous apprennent vraiment comment discipliner notre flux de mental et l’harmoniser avec le flux de mental du Christ. C’est pourquoi Bodhichitta peut aussi être traduit comme le mental Christ (Bodhi = sagesse = Chokmah; chitta = mental).

Bodhitchitta est une sorte d’énergie qui vibre avec le rayon de la création, avec l’Ain Soph Aur, un type de lumière qui émerge de l’Absolu, une lumière qui vient de Adhi-Bouddha, le Bouddha primordial. Cette lumière, qui est la claire lumière suprême, est le type de lumière qui est absolument parfaite, et est la première et primordiale expression de la volonté divine. C’est une lumière incroyable, d’éclat indescriptible, dont la principale caractéristique est un brillant amour. Si vous méditez sur cela, tout simplement, vous comprendrez pourquoi la plupart des enseignements du tantra que vous trouvez dans le monde sont noir. Ils sont complètement contradictoires à cette lumière. Cette lumière n’est pas intéressée par le plaisir. Cette lumière n’est pas intéressée par la satisfaction du désir. Ce sont des intérêts des démons.

Lorsque que la lumière émerge de l’espace abstrait absolu, elle apparaît comme une forme d’un archétype, liée au monde de Atziluth dans la Kabbale. Un archétype est un plan, une forme primordiale qui n’est pas encore réalisée. Pour qu’il se réalise, il doit y avoir un long processus de développement, et c’est le chemin de l’initiation, la voie par laquelle l’âme est née, l’âme est créée. Nous ne sommes qu’un embryon d’âme, une graine. Nous ne sommes pas encore une âme. c’est pourquoi Jésus a dit, « Avec de la patience vous posséderez votre âme. »

Le développement et la création de l’âme dépend du fait qu’elle soit nourrie par la lumière du Christ, cette force christique, qui est aussi appelée Avalokiteshvara, Quetzalcoatl, Vishnu, et Osiris. Ce sont tous la même force. Le Christ n’est pas une personne, mais une énergie, une intelligence, une lumière.

Cette énergie crée ce que nous voyons ici comme Arbre de Vie. Cette énergie descend et se condense et se dénoue et révèle tout ce qui existe. Elle est aussi appelée le grand souffle, et est symbolisée dans la Kabbale et d’autres religions comme le souffle de Dieu qui émerge du néant. Ce grand souffle, cette expiration, est la manière dont tout vient à exister, macrocosmiquement et microcosmiquement. Ce Grand Souffle en sanskrit est appelé Prana.

tree-of-life-dimensions-colorL’Arbre de Vie

Prana

    प्राण Prana: souffle de vie, le souffle, rempli, vieux, complet, ancienne, l’esprit, la vitalité, l’énergie, le vent, l’esprit, la respiration, l’esprit identifié avec la totalité des esprits rêveurs, l’inspiration poétique, la vigueur, la vie, l’énergie, l’air inhalé, organe vital, l’air vital, de la myrrhe.

Prana est l’énergie. Prana est le Christ. Cette énergie est l’énergie qui palpite au cœur de tout ce qui existe. Tout: chaque rocher, plantes, poissons, chevaux, planète, le soleil, l’univers, le soleil, est soutenu par le feu du Prana christique. C’est pourquoi le Christ est «la vie, la lumière, et le chemin.» Il est l’énergie de l’existence. Il est l’Ain Soph Aur. Ce prana, cette énergie vibre dans de nombreuses modalités différentes, beaucoup de niveaux différents de l’existence, et il est ce qui soutient tout. Il est le grand souffle. Tout ce qui est en vous est prana, dans différentes modifications. Nous vivons, nous respirons, nous existons, nous sommes soutenus par cette force.

    « Prana est la somme totale de toute l’énergie qui se manifeste dans l’univers. Il est la somme de toutes les forces de la nature. Il est la somme de toutes les forces et les pouvoirs latents qui sont cachés dans les hommes (et les femmes) et qui se trouvent partout autour de nous. La chaleur, la lumière, l’électricité, le magnétisme sont les manifestations de prana. […] Quoi que ce soit qui se déplace ou travaille ou a la vie est une expression de la manifestation du prana. Le prana est lié au mental [Hod / Netzah] et au mental de volonté [Tiphereth], et par la volonté de l’âme individuelle [Tiphereth / Geburah], et à travers cela à l’Être suprême [Chesed / Atman]. Si vous savez comment contrôler les petites vagues de prana travaillant à travers votre mental, alors vous saurez le secret de la subjuguation du prana universel. »- Swami Sivananda

Le Prana n’est pas séparé de nous. Ce n’est pas un concept. Le Prana n’est pas une théorie. Tout ce qui existe est prana, mais modifié par la cause et effet (karma).

Le développement de l’âme est une modification du prana. La création de la bodhitchitta est une perfection du Prana. Quand le mental Bodhi, le mental Christ, est en train d’émerger dans la psyché, c’est le rayon de la création elle-même, attelé, modifié, et exprimé à travers nous. Voilà ce qu’est Prana. Le début de cela, le controle de cela, est appelé par un autre nom: Kundalini. Nous allons parler de ce que cela signifie.

Ce mot Prana est sanskrit. Le mot tibétain est lung. Ce sont deux mots de langues différentes qui décrivent la même chose. En français, nous pouvons l’appeler énergie. Pour nous, quand nous pensons à l’énergie nous avons tendance à penser à des choses qui sont matériels, comme l’électricité. Pourtant, le prana est un type d’énergie qui n’est pas limité par la matière physique. Prana ou lung est dans toutes les dimensions, pas seulement la troisième dimension. Prana ou lung est la raison même de l’existence de la troisième dimension, mais il n’est pas la troisième dimension. En outre, il est n’est pas la quatrième dimension, il n’est pas la cinquième dimension, ou la sixième ou la dimension zéro, la septième.

Prana ou lung peut aussi être traduit comme «vent.» Pas l’air physique, pas le vent comme l’air physique, mais le vent comme un écoulement d’énergie, un flux de forces que nous ne pouvons pas voir physiquement, mais nous pouvons le sentir. Comme le vent physique, vous pouvez le sentir, mais vous ne pouvez pas le voir. Prana est comme cela. Vous pouvez le sentir, mais vous ne pouvez pas le voir avec vos yeux physiques. Vous pouvez le voir avec clairvoyance, mais pas avec vos yeux physiques.

Prana descend à travers tous les niveaux de la création. Prana est l’énergie racine de tout ce que nous sommes. Chaque pensée que nous avons est une vibration ou une modification du Prana.

Nos corps internes sont des formes de Prana à leurs niveaux respectifs de la nature. Notre volonté, notre conscience, ou notre essence ou étincelle d’âme, est liée dans la cinquième dimension avec le Sephiroth Tiphereth, que nous appelons l’âme humaine ou l’essence. En sanskrit, on appelle cela Buddhadatu. Il est aussi appelé Tathagatagarbha. Cela signifie embryon d’âme, ou la nature de Bouddha. Nous avons tous cette nature de Bouddha. C’est une graine; c’est un germe dans lequel les archétypes de l’âme sont placés. Ces archétypes sont ensuite imprégnés dans la Mère Nature afin que les graines puissent se développer. Toute semence dans la nature a besoin de nourriture. Chaque graine. Surtout la semence de notre âme.

Cette graine de notre âme a différents aspects. Elle a la volonté, qui est liée à Tiphereth. Elle a la pensée, qui est liée à Netzach. Elle a l’émotion liée à Hod, elle a de l’énergie vitale qui est liée à Yesod. Elle dispose d’un vaisseau physique, qui est liée à Malkuth. Celle-ci est en synthèse la graine à partir de laquelle nous pouvons développer un grand arbre, l’Arbre de Vie ou de l’arbre de la Bodhi.

Cette semence doit être nourrie, elle a besoin d’être nourrie, et elle a besoin d’être soignée. Il n’y a pas une multitude de manière pour le faire. Si vous voulez faire pousser une plante dans votre jardin pour cultiver de la nourriture, vous devez savoir comment la cultiver. Vous ne pouvez pas jeter la semence à l’extérieur et attendre. Vous ne pouvez pas simplement mettre la graine sur le comptoir et prier. Vous ne pouvez pas mettre la graine dans une boîte et attendre que poussent des aliments. Elle ne poussera pas. Elle doit être dans la terre. Elle a besoin de la lumière du soleil. Elle a besoin des nutriments du sol. Elle a besoin d’eau. Exactement de la même manière, notre âme, notre graine, a besoin de nourriture. Dans ce corps physique, nous avons le moyen d’attirer la nourriture. Tous les nutriments dont nous avons besoin pour faire grandir l’âme. C’est pourquoi nous sommes ici.

Nous ne sommes pas ici pour devenir riche. Nous ne sommes pas ici pour devenir célèbre. Nous ne sommes pas ici pour s’entrepietiner les uns les autres, s’écraser les uns les autres, s’entretuer les uns les autres, et se tricher les uns les autres. Nous ne sommes pas ici pour obtenir autant le sexe que nous le pouvons. Tous ceci sont des comportements d’animaux. Nous sommes ici pour devenir quelque chose de plus que juste d’être un animal avec un intellect.

Nous nous réunissons pour ces types d’enseignements, car nous sentons tous qu’il y a quelque chose de plus à vivre que juste de naître, d’avoir des enfants, et de mourir. Il doit y avoir quelque chose de plus que cela, mais l’humanité commune ne sais rien à ce propos.

Les vrais raisons qui ont fait que les enseignements spirituels – comme Tantra – ont été maintenues cachées, étaient parce que l’humanité commune n’est pas suffisamment mature pour être enseignée ouvertement de tout le chemin de la libération. L’humanité commune ne veut que tuer l’autre, voler, mentir, et se saouler, et on ne peut pas lui faire confiance avec la connaissance qui a le pouvoir. La connaissance qui a été donné à l’humanité à ce jour n’a été utilisée que pour la destruction. La preuve est partout. Nous sommes seulement intéressés à tuer. Quand quelqu’un a un type de flux mental Mahayana – où leur seule préoccupation est pour les autres – on peut avoir confiance à cette personne pour une instruction avancée, c’est ce que nous parlons aujourd’hui.

Canaux de Prana

Ce schéma est d’un traité de médecine tibétaine. Il montre canaux subtils.

tibetan-anatomy008Un diagramme médical tibétain des Nadis

Ces canaux ne sont pas seulement physique. Certains ont des correspondances dans le corps physique, mais la plupart d’entre eux ne sont pas seulement physique. Ils sont liés au corps vital, le corps astral, le corps mental, le corps causal, et le corps physique. Ceux sont des conduits d’énergie multi-dimensionnelles. Si vous avez étudié la médecine chinoise, vous connaissez les méridiens. Si vous avez étudié l’hindouisme, vous connaissez les Nadis. Ce sont des courants à travers lesquels l’énergie se déplace. Il existe 72.000 de tels courants. C’est un nombre symbolique. Cela signifie simplement qu’il y a «beaucoup.» Il y a beaucoup de courants. (C’est une méthode courante dans la philosophie asiatique: donner un nombre élevé juste pour indiquer un nombre élevé; le nombre n’est pas littérale, comme il est communément assumé par la culture occidentale).

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Les méridiens de la médecine chinoise

Si nous sommes sensibles, nous pouvons sentir ces énergies. Nous les utilisons tous les jours. Nous les utilisons tout le temps. Il n’y a rien de surnaturel à ce sujet. C’est parfaitement normal, mais ce qui est anormal c’est que nous ignorons cela. Nous avons nos nez enfuis dans la saleté, creusant des ordures comme des porcs, en essayant d’aspirer des désirs, nourrir nos peurs et nos désirs, au lieu d’être concernés par les qualités de l’esprit.

Si nous prêtons attention, nous pouvons expérimenter ce que sont ces Nadis, nous pouvons apprendre comment ils fonctionnent, et nous pouvons apprendre à les utiliser efficacement pour aider d’autres personnes.

Le mot Nadi signifie canal ou conduit et vient de la racine nad, ce qui signifie mouvement. Ce mouvement est lié à Prana. Lorsque nous regardons le Nadis ou tout type de schéma – que ce soit diagramme tibétain ou chinois ou hindou – ces canaux et conduits montrent comment l’énergie se déplace. Il montre comment le prana se déplace à travers nous.

Prana, l’énergie, ne se déplace pas seulement physiquement. Il se déplace à travers tous les différents aspects de notre psyché. Quand nous regardons l’arbre de vie, je l’ai expliqué au sujet du haut niveau, nous avons le Prana; qui descend du haut. Ces niveaux supérieurs se rapportent à des niveaux archétypales, liés à l’Intime, et des parties plus hautes de notre être.

Le Prana de la Pensée, de l’Émotion, et de la Volonté

La partie inférieure de l’Etre est en liée à nous en tant qu’âme. Le but de la spiritualité est d’unir toutes ces parties de l’Arbre de Vie comme une.

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C’est un long processus, mais le résultat final est un grand Bouddha, un grand maître, un grand ange, un être qui est entièrement intégré avec Dieu et exprime pleinement cette lumière du Christ comme une parfaite vigueur rayonnante, entièrement pure, comme une expression de l’amour, et peut agir au nom des autres et faire des choses étonnantes.

Pour que cela se produise en nous, nous devons être nettoyé. Nous avons besoin d’être nettoyé. Quand nous regardons en nous-mêmes et regardons dans notre volonté, notre volonté personnelle, nous voyons que notre volonté humaine à ce stade de développement ne se soucient pas du tout des autres. Elle ne se soucie que de notre sécurité personnelle, de notre avenir, de notre luxure, de notre désir, de notre peur, de notre envie, de notre gourmandise; notre volonté est toute attachée à l’eo [«Moi»] et au désir. Surtout à l’envier, parce que nous voulons ce que les autres ont.

Nos pensées sont modifiées par cette volonté. Si vous observez le flux de votre pensée toute la journée, environ 97% de ce que vous pensez aujourd’hui va être identique à ce que vous penserez demain. Nous répétons constamment les mêmes pensées. Le contenu de ces pensées sont «moi, mon, je,» un flux de justifications, un flux d’envies et de désirs, et un flux d’égoïsme. C’est rare qu’une pensée désintéressée émerge dans le courant du mental! C’est rare d’expérimenter – à un moment donné, comme une expérience vraiment spontanée – un véritable amour pour quelqu’un d’autre. C’est rare.

La plupart du temps, nous ne pensons qu’à nous-mêmes. Par conséquent, nos sentiments, nos émotions, sont sur nous-mêmes, moi et moi-même, pas vraiment sur les autres. Même lorsque nous sentons que nous «aimons» quelqu’un, ce sentiment est vraiment déterminé par la façon dont cette personne « me » fait sentir. Ce n’est pas vraiment sur eux et comment ils sont, c’est comment ils me touchent. Donc, c’est vraiment au sujet du «moi».

Occasionnellement, nous pouvons sentir une petite étincelle de compassion ou de préoccupation pour quelqu’un d’autre, mais la plupart du temps, nous sommes enveloppés dans nos propres sentiments d’insécurité, de peur, de désir, de besoin et de vouloir. Il est rare pour le cœur d’exprimer et de véritablement rayonner l’amour désintéressé. Je ne dis pas qu’il ne le fait pas, parce qu’il le fait. Ceci est la grande vertu de l’être humain: que nous avons la capacité de le faire. Pourtant, un être humain pleinement développé est seulement cet amour. Tout ce qu’ils font est pour les autres, sans exception. Nous ne sommes pas encore là. Nous avons le potentiel pour le devenir, mais d’abord ce «je» doit être retiré de la situation.

Si notre volonté et notre pensée et nos sentiments ne sont pas ligotés dans notre propre égoïsme, alors l’énergie dans notre corps vital et éthérique est également auto-concerné. C’est pourquoi même physiquement à peu près tout ce que nous faisons concerne nous-mêmes. Maintenant, nous pourrions dire que nous faisons pour les autres, mais même lorsque nous faisons pour les autres, c’est toujours à propos de nous-mêmes. Nous pourrions dire que nous faisons quelque chose de bien pour les autres, alors nous disons «voyez comme je suis bon.» Nous faisons quelque chose de bien pour quelqu’un d’autre et nous pensons, « Vont-ils me remercier? Vont-ils reconnaître cette bonne chose que je viens de faire? Est-ce quelqu’un va me tape dans le dos et me donner quelques louanges? » Voyez à quelle vitesse nous corrompons nos actions. Voyez la façon dont l’ego est omniprésent.

L’ego [latin pour «Moi»] est un démon. L’ego n’est pas l’âme. L’ego n’est pas notre être; c’est un diable. Il est ce que nous appelons Satan. Le diable, Satan, n’est pas en dehors de nous. Satan est notre mental corrompu par le désir. Lorsque ce mental est purifié du désir, il devient alors le Mental-Christ, Bodhichitta. Voilà l’aura d’un Bodhisattva qui est l’essence de la sagesse, l’essence du Christ. Tel est notre objectif. Nous faisons cela en apprennant sur nous-mêmes psychologiquement, et en changeant nos comportements, et en appliquant les principes de la voie fondamentale, en amenant notre mental pour être en phase avec la voie mahayana, le souci des autres. Voilà comment nous nous adaptons avec le Christ, et par cette initiation, nous travaillons avec l’énergie. Nous travaillons avec l’énergie à travers les Nadis. Grâce à tout ce que nous sommes. Pas seulement physiquement ou pas seulement dans le corps vital ou corps mental, et pas seulement à travers la volonté, mais à travers chacun d’eux. En d’autres termes, nous devons exploiter toute cette énergie et apprendre à l’utiliser à bon escient. Tel est l’objectif.

Vous voyez, c’est la spiritualité réelle. Ce n’est pas la théorie; nous ne parlons pas de choses pour que tout le monde se sentent bien et vous faire penser que vous avez un billet express pour le ciel. Si vous voulez ce genre d’illusion, il y a un millier de groupes qui seront heureux de vous donner cela, et qui seront heureux de prendre votre argent, aussi.

Nous ne sommes pas intéressés par cela. Nous voulons changer. Nous voulons un changement réel, aujourd’hui. Nous voulons que vous apprenez comment arrêter de souffrir, de sorte que vous pouvez à votre tour aider les autres à arrêter de souffrir. Nous acquérons cela, grâce à la modification de nos actions, en renonçant à l’égoïsme et en adoptant un mental christique, un mental qui est concerné par le bien-être des autres, qui domine l’intérêt, et qui exprime le Christ. Cela n’est pas facile. Il y a des raisons pourquoi ce n’est pas facile; principalement, à cause du karma: cause et effet.

Ce prana qui descend d’en haut est une énorme force de l’énergie. Si vous méditez sur ce point et vous contemplez comment est cette énergie, c’est l’énergie qui est descendu et qui a créé tout ce qui existe. Pouvez-vous imaginer la puissance de cela? C’est vraiment inimaginable. Nous pensons que nous sommes si fort et puissant, mais nous ne sommes même pas la poussière sur cette échelle. Nous ne pouvons même pas être mesuré sur cette échelle. Nous sommes tellement insignifiant dans le plan cosmique, et pourtant nous avons tellement d’auto-importance, pensant que nous sommes si grand, alors qu’en réalité nous ne sommes que des animaux qui se détruisent mutuellement. Nous ne faisons rien sur cette planète, sauf du gâchis. Qu’avons-nous ici à montrer à Dieu? Dieu nous a donné toutes ces ressources, et qu’est-ce que nous avons à lui montrer? «Ici, nous sommes, Dieu, nous avons passé toutes vos ressources sur les armes.» Nous passons la plupart de notre temps sur la pornographie et la luxure et la réalisation de films célébrant la violence. C’est ce que nous avons construit comme société: un monde qui se soucie de la cupidité et de la puissance. Il ne se soucie pas des enfants qui meurent et des gens qui sont détruits. On s’en fiche; nous voulons seulement de l’argent.

Nous devons être pratiques et réalistes. Nous devons regarder les faits.

Cette énergie qui se déplace à travers nous est appelée de différentes manières dans différentes traditions. À l’heure actuelle, nous pouvons tous expérimenter cette énergie parce que nous sommes vivants. Nous respirons. Notre corps est en ce moment même soutenu par l’énergie. Ce corps est juste de l’énergie qui a formée dans la matière, et quand le karma est épuisé pour ce corps, alors le lien entre l’énergie et la matière sera coupé, et ce corps se désintègrera, et tout cela va redevenir dans l’énergie.

Vous voyez, l’énergie est très important. Même quand nous dormons, il y a encore de l’énergie là. La conscience sort, mais le corps est là en train de dormir, se chargant, se nettoyant, se restaurant. La conscience sort, mais le corps a encore de l’énergie. C’est la façon dont l’énergie est omniprésente.

C’est pourquoi Sivananda déclare que l’énergie est encore plus importante que le mental. Il a raison. Vous pouvez penser ce que vous voulez, mais ce qui importe est ce que vous faites. Il y a beaucoup de gens dans le monde qui pensent qu’ils font bien, mais ils font mal. Ce que nous pensons n’importe pas. Ce qui importe est leur action. Il y a des gens qui pensent qu’ils font du bien quand ils vont sortir et tuer quelqu’un d’autre. Il y a des gens qui pensent qu’ils font bien quand ils volent. Il y a des gens qui pensent qu’ils font du bien quand ils enseignent la spiritualité qui est une mensonge, alors qu’en réalité ils sont en train de tuer les âmes. Ce que nous pensons n’importe pas. C’est ce que nous faisons qui importe. Que faisons-nous avec notre énergie?

Dans les tantras tibétains il est dit que le lung, l’énergie du vent, a dix formes primaires. Ces formes sont liées à tous les différents mouvements dans le corps qui ne sont pas seulement physique, mais aussi psychologique. Il existe plusieurs types. Cette énergie du vent est ce qui soutient notre existence.

Quand nous sommes malades, c’est parce qu’il y a un déséquilibre dans notre énergie du vent. Chaque maladie est en raison avec un déséquilibre dans notre énergie. Nous pensons que les maladies sont causées par des problèmes physiques, mais elles ne le sont pas. Les organismes physiques ne sont que des navires de l’énergie. Le corps physique n’est rien que de l’énergie condensée en tant que matière. Lorsque vous attrapez un germe, c’est parce que le karma (cause à effet) est en mouvement avec l’énergie de ce germe et vous rend malade. La cause n’est pas le germe, la cause est l’énergie, mûe par cause et effet. Lorsque vous tombez malade, malade physiquement ou mentalement, c’est en raison d’un déséquilibre dans votre énergie du vent. Le cancer est un déséquilibre dans l’énergie du vent. Le diabète est un problème d’énergie. Ce qui est montré dans le corps physique sont les symptômes de quelque chose qui est énergétique. Nous essayons de traiter physiquement parce que nous ne pouvons pas voir que les causes ne sont pas physiques, elles sont énergétiques.

La même chose est vraie spirituellement. Nous sommes spirituellement malade. Nos âmes et esprits ne sont pas en harmonie avec Dieu, avec le divin. Vous voulez la preuve? Surveillez votre mental. Combien de ce qui est là est divin, combien de ce qui est là est en harmonie avec le Christ? Combien de ce que vous sentez zt pensez en vous est une expression de Dieu? Dieu n’a pas besoin de cette voiture, de ce travail, de cette grande maison, de ce bateau, de cette louange ou admiration des autres. Dieu n’a pas besoin que vous soyez envié ou craint. Dieu n’a pas besoin que vous soyez respecté. Dieu n’a pas besoin que vous ayez des accolades ou de la richesse. Dieu a besoin que votre âme se développe. Surveillez votre mental. Combien de votre mental est préoccupé par votre âme et les âmes des autres? Soit honnête avec vous-même. C’est comme ça que vous pouvez mesurer votre véritable situation.

Intégration et Interdépendance

Ces énergies qui se déplacent à travers nous – physique, vital, astral, mental, causal – sont tous interconnectées. Quand nous étudions ce genre de choses, nous avons tendance à penser que le corps astral est ailleurs. Ce n’est pas ainsi. Si vous sentez l’émotion, ou même si vous avez la capacité de ressentir quelque chose d’émotionnel en ce moment, c’est parce que votre corps astral est ici. Vous voyez, notre corps est multi-dimensionnel. Il est pas séparé de nous. Le corps astral est le corps de l’émotion. Malheureusement, en nous, il est Kama Rupa, un «corps de désir.» Ce n’est pas un corps astral solaire créé par le Christ. C’est un corps astral lunaire créé par la nature et qui nous est donné gratuitement que nous pouvons utiliser comme un navire pour créer le corps astral solaire. Le corps astral solaire doit être créé grâce à l’alchimie, le Tantra. Il ne nous est pas donné gratuitement; il doit être gagné.

five-bodiesLes cinq corps inférieurs

De même, notre corps mental n’est pas ailleurs dans l’espace, à moins que nous soyons distraits. Je suppose que tout le monde ici sait comment faire attention et être présent ici et maintenant, cela signifie que votre corps mental est ici et maintenant. Si votre corps mental en ce moment est en train de penser au travail, si vous êtes distrait et que vous êtes en train de retourner mentalement à la maison et trier vos factures, votre corps mental est là bas, mais votre corps physique est ici, mais votre corps mental est distrait. Si vous êtes ici et maintenant, intégré, alors votre corps mental est là aussi.

De même avec le corps causal. Nous ne disposons pas d’un corps causal, nous avons une essence, qui a le potentiel pour devenir un corps causal. Telle est notre volonté. Notre volonté est très faible, et donc c’est facile pour nos désirs de la manipuler. C’est pourquoi nous sommes toujours distraits. Nous sommes toujours en train d’errer dans notre maison psychologique de chambre en chambre, en remontant à travers nos souvenirs, nos regrets, nos peurs et nos comportements, et se disant « tous ces gens me traitaient mal et j’avais raison, mes parents sont à blâmer, mon patron est à blâmer, mais pas moi. »

Ce que nous devons apprendre c’est d’obtenir tous ces corps pour être présents ici et maintenant. C’est ce qui permet à cette énergie de commencer à être cohérente en nous. Lorsque notre attention est concentrée, nous pouvons utiliser l’énergie d’une manière efficace. C’est pourquoi quand vous faites une sorte de travail, vous pouvez faire un meilleur travail et être plus créatif lorsque vous êtes concentré. Concentré signifie que vous êtes spontanément et intuitivement vraiment engagé dans ce que vous faites. Cela signifie que toute votre énergie est concentrée sur cela. Par exemple, rappelez-vous quand vous étiez un étudiant à l’école, vous pourriez être en train de remplir le test ou le papier, mais votre mental est en train d’errer autour, attendant de rentrer à la maison et jouer à un jeu vidéo et vos émotions sont attirées par cette chanson que vous aimez parce qu’elle a ce rythme cool et vous aimez le sentiment de celui-ci. Donc, vous faites mal vos tests parce que vous étiez distrait et toutes vos énergies ont été dispersées. Si vous étiez vraiment intéressé par le sujet, vous auriez appris facilement la matière et maîtrisé le test. Même sans intérêt naturel, si vous aviez été entièrement concentré sur elle, vous vous auriez sans problème souvenu de l’information.

Ce qui fait la liaison entre le corps physique, le corps vital, le corps astral et le corps de la volonté – pour que l’énergie circule entre eux tous – sont les Nadis. Vous voyez, ce ne sont pas tous des corps séparés. Ils sont des parties multi-dimensionnelles d’une chose: vous. Ce qui les relient sont les Nadis.

Chakras et Prana

Qu’est-ce qui relie les Nadis? Là où un Nadi rencontre un autre Nadi, cet endroit est appelé un chakra. Un chakra est un conduit, un transformateur d’énergie d’une dimension à l’autre. Ils sont des points de connexion de toutes les parties de l’âme. Un chakra est comme un tourbillon. C’est comme un transformateur électrique qui prend de l’énergie, l’utilise, le modifie, et le transmet. Chakra est un mot sanskrit qui signifie « roue. » La signification est comme une roue ou une roue à eau : Quelque chose qui tourne et transmet. C’est quelque chose qui se déplace à cause de l’énergie. Le corps – qu’il soit, physique, vital, astral, mental ou causal – a beaucoup de chakras. Il a beaucoup. L’hindouisme parle de sept chakras fondamentaux. Le Bouddhisme parle de cinq, selon le Tantra que vous étudiez. Dans la Gnose, nous étudions beaucoup plus que cela. Nous avons sept chakras fondamentaux que nous étudions en ce qui concerne le développement spirituel. Nous avons aussi sept chakras fondamentaux qui sont légèrement différents qui sont liés à notre mentalité organique. Ils sont dans nos mains et nos pieds. Ils sont dans nos genoux. Nous avons des chakras partout sur nous. Chacun d’eux sont tout simplement des tourbillons (vortex) d’énergie où le Prana se déplace à travers nous.

Glorian-Chakra-illustration-800Chakras principaux.

La question devient alors: comment cette énergie bouge? Qui est aux commandes? Qui la déplace? Comment ça se fait? C’est notre honte que nous ne savons pas. Nous devrions savoir. C’est une sorte d’exemple stupide, mais savez-vous comment certaines personnes peuvent bouger leurs oreilles et d’autres ne le peuvent pas? Tous les animaux peuvent bouger leurs oreilles, mais nous ne pouvons pas. Est-ce que vous savez pourquoi? Nous avons des muscles là, mais nous ne pouvons pas parce que nous ne savons pas comment. Certaines personnes ont et peuvent bouger leurs oreilles comme ça [demonstration]. Ce n’est pas un pouvoir spirituel! [Rire]. Mais cela illustre un point. Notre corps est une machine incroyable que nous ignorons. Il a toutes sortes de capacités et de pouvoirs que nous n’avons aucune idée, parce que nous sommes tellement obsédés par les sensations externes avec les phénomènes dans le monde matériel, au lieu de réaliser et d’analyser et de vivre l’incroyable véhicule que nous utilisons tous chaque jour. Ne vous attardez pas sur cela en essayant d’apprendre comment bouger vos oreilles. Cela n’est pas le point. Le point est que nous avons toutes les capacités énergétiques et physiques que nous n’avons pas appris à utiliser, qui sont les nadis et les canaux d’énergie qui relient les chakras et les glandes de notre corps. C’est par ces chakras et les glandes dans ces corps que l’ange est né, que Bouddha est né. Si vous voulez devenir un Bouddha, vous n’avez besoin de rien en dehors de vous. Tout ce que vous avez besoin est à l’intérieur. Tout. La graine a tout. Si vous la nourrissez, elle va croître.

Un des vents primaires ou lung un vent expulsant du haut vers le bas. Ce vent est extrêmement puissant. Voilà le vent d’expulsion. C’est l’énergie du vent qui se déplace à travers nous pour expulser les déchets du corps. C’est une énergie du vent qui se déplace vers le bas à travers les principaux Nadis, et aide le corps à se nettoyer des impuretés. Il y a beaucoup d’autres vents, mais celui-ci est important parce que quand Eve a abusé du fruit, cette énergie du vent est devenue très influente.

Prana et le sexe

Dans la Kabbale, nous étudions le symbole d’Adam et Eve; ils représentent une humanité ancienne, mais plus important encore, ils représentent des aspects de nous-mêmes. Adam représente notre cerveau et Eve représente nos organes sexuels. Nous avons notre propre Adam et Eve à l’intérieur: Adam dans le cerveau et Eve dans le sexe. Cette tentation dans le jardin d’Eden, quand Lucifer est l’entraineur, qui forme l’âme, arrive aussi en nous: voici ce fruit, qu’allez-vous faire? Le fruit est bien sûr le sexe, et Eve, nos organes sexuels, dit: «Je veux cela,» et se livre en elle, et enfreint la loi. Par cette violation de la loi, notre Eve viole le commandement qui a été donné par Jehovah Elohim, «Tu ne forniqueras pas.»

anatomy-adam-eveAdam et Eve dans l’anatomie

La racine du mot fornication est un vieux terme anglais, gwher, qui signifie «brûler.» En ce moment, quand les organes sexuels Eve prend du fruit, cette énergie sexuelle est polarisée par le désir et il brûle l’âme. Voilà la fornication. Cette énergie est expulsée, parce qu’elle est impure. En d’autres termes, ce vent vers le bas qui se déplacent à travers les nadis pousse l’énergie au dehors. Elle devient polarisée négativement.

Eve donne à son tour le fruit à Adam, le cerveau. Adam le cerveau est endommagé par ce désir sexuel. C’est par cette erreur primordiale que l’ancien Adam et Eve ont été chassés d’Eden. C’est également la façon dont nous sommes chassés d’Eden sur une base quotidienne. Notre utilisation de l’énergie est érronée. Nous utilisons erronément notre énergie sexuelle, et nous commettons des erreurs à cause du désir.

Ces forces d’Adam et Eve sont également liées à deux conduits d’énergie qui montent le long des côtés de la colonne vertébrale. Nous avons entendu parler des deux arbres dans le jardin d’Eden: l’Arbre de Vie et l’Arbre de la Connaissance. Ces deux arbres sont vraiment un en synthèse. Ils sont la colonne vertébrale en relation avec le sexe. Nous voyons bien évidemment que la colonne vertébrale relie le cerveau et le sexe. Nous savons très bien que nous tous sont adultes, quand nous devenons sexuellement intéressés, stimulés sexuellement par une personne, notre cerveau est également stimulé. Notre cerveau ne peut penser à autre chose, qu’à Eve. Quand notre Eve intérieure entre en transe, lorsque nos organes sexuels entrent en transe dans l’énergie sexuelle ou dans la puissance sexuelle ou dans l’intérêt sexuel, Eve donne cette énergie à Adam le cerveau, et ils deviennent tous deux en transe. En d’autres termes, notre énergie sexuelle domine notre cerveau. Ceci est très évident. L’ensemble de l’humanité souffre de cela.

La culture moderne pense que c’est très vertueux d’être sexuellement actifs, d’être sexuellement exploratoire et d’être sexuellement indulgent. Spirituellement parlant, c’est un crime. Les lois sont très claires dans chaque religion. «Tu ne forniqueras pas. Tu ne commettras point d’adultère,» dans les traditions judéo-chrétienne. Dans Kalachakra, chaque pratiquant dans le bouddhisme tibétain fait vœu de ne jamais émettre « Bodhichitta, » ce qu’on appelle des gouttes, qui est l’énergie sexuelle. Il est aussi appelé tiglé. Il est caché sous plusieurs termes, comme les « gouttes de jasmin de fleurs, » Prana, Bodhichitta, tiglé, graines de sésame, le lait de riz, etc. Tous ces termes cachent l’énergie sexuelle. Tous les initiés tantriques font un vœu de ne jamais relâcher.

L’énergie sexuelle est l’énergie à partir de laquelle l’âme est née.

    « Ce qui est né de la chair est chair. Ce qui est né de l’Esprit est esprit. « 

Les deux viennent des «eaux vives qui découlent de notre ventre.» Ces eaux sont des eaux de vie sexuelle, prana sexuelle.

Adam le cerveau est lié à un conduit de l’énergie qui se déplace le long de la colonne vertébrale. En sanskrit, il est appelé Pingala. C’est un nadi principal. Eve est liée avec les organes sexuels et l’autre conduit d’énergie le long de la colonne vertébrale qui en sanskrit est appelé Ida. Adam et Eve, le sexe et le cerveau, sont également les noms des conduits d’énergie qui relient le sexe et le cerveau. C’est pourquoi dans l’art tantrique nous voyons souvent des représentations de trois canaux principaux: un canal central (Sushumna) qui est lié à la colonne vertébrale, et deux canaux latéraux. Ce sont les nadis principaux déplacent l’énergie à travers nous. Les énergies les plus puissantes qu’ils déplacent sont les énergies sexuelles. C’est la raison pour laquelle chaque prêtre, chaque moine, chaque none, chaque lama, doit effectuer et travailler avec l’énergie sexuelle. Ils doivent être dans la chasteté. C’est cette énergie dans le sexe qui crée soit l’élévation spirituelle, soit la dégénérescence, selon la manière dont l’énergie est utilisée. Si ces énergies sont gaspillées et cédées, elles créent la dégénérescence spirituelle.

C’est assez simple: tout ce que nous mangeons, respirons et prenons à travers nos yeux, nos oreilles et notre bouche, se transforme en prana. Nous prenons toute cette énergie dans nos corps, et cette énergie est transformée. La synthèse ultime, physiquement et énergétiquement, tout ce que nous sommes, est dans la semence sexuelle. Votre être tout entier est condensé dans un spermatozoïde ou une ovule. C’est votre archétype. C’est l’expression de Atziluth. C’est la carte de l’âme.

Quand l’énergie sexuelle est retenue, quand elle est transformée, elle peut ressusciter ces Nadis, pour remplir le canal central, pour éveiller les chakras, pour atteindre le cerveau, pour faire Adam dans « l’homme parfait. » Rappelez-vous dans la Bible quand il dit: « Faisons l’homme à notre image. » Dans notre état actuel nous ne sommes pas l’image de Dieu. Ce mot Adam, ce mot homme dans la Bible, n’est pas un homme physique. Ce mot Adam désigne notre cerveau, notre mental [homme (Man) de Manas]. Avons-nous un mental Christ? Non, nous avons un mental animal. Le mental Christ naît de l’esprit et de l’eau. C’est l’instruction que Jésus a donné. Le mental est prana. L’eau est sexuelle. Le mental est « le vent. » Si cette énergie est retenue et élevée dans le cerveau, elle est la base même du Tantra.

Le mot Tantra signifie flux de prana. « Continuum » est aussi l’autre sens dans lequel il est traduit. Tantrayana signifie «véhicule de l’énergie qui coule.» Voici le point important. Si cette énergie n’est pas retenue par notre discipline spirituelle, éthique, par notre flux de mental Mahayana qui est le souci des autres, et qu’à la place cette énergie est exploitée par le désir, que va créer cette énergie? Luxure. Elle pourrait créer certains enfants le long du chemin aussi, mais surtout elle va créer plus de mental animal. Cette énergie devient polarisée négativement. Au lieu de monter jusqu’à la colonne vertébrale et perfectionner l’âme, cette énergie est projetée vers le bas comme envoyée par ce vent expulsant vers le bas. C’est là que nous obtenons le symbole de la « queue de Satan. » Tous les démons ont une « queue ». C’est l’énergie sexuelle qui est projetée vers le bas, car elle est polarisée par le désir. Nous avons tous cela. Chacun de nous. Si vous nous regardez par clairvoyance nous avons tous une queue. Cette queue est notre ego.

Ce que nous apprenons ici est de savoir comment nous arrêtons cela. Nous apprenons que grâce à notre discipline éthique, à travers les niveaux fondamentaux des enseignements. Lorsque vous commencez à avoir une certaine discipline éthique, vous apprenez à retenir cette énergie, vous commencez à apprendre à utiliser cette énergie pour le bénéfice des autres. Vous préparez cette énergie pour créer le mental Christ. En retour, si nous sommes assez matures, nous pouvons apprendre le Tantrayana.

Ces canaux d’énergie, les Nadis, sont vraiment ce que nous commençons à travailler avec tout de suite dans tout enseignement spirituel. Même si les enseignements parlent de cela de manière explicite. Vous voyez la colonne vertébrale est la racine de tout ce que nous avons. Chaque chose que nous faisons en tant qu’une entité vivante dépend de notre colonne vertébrale. Tout. L’ensemble de votre système nerveux, votre mental tout entier en dépend. Les énergies qui se déplacent autour et à travers elle sont mises en mouvement par votre volonté, par la façon dont vous agissez, comment vous vous comportez et ce que vous faites. C’est pourquoi la discipline éthique est importante. Lorsque vous avez établi ces fondations et que vous êtes entré dans une véritable école spirituelle qui peut vous apprendre, ils peuvent commencer à vous enseigner les techniques pour utiliser cette énergie, pour cultiver et nourrir votre raine spirituelle, votre nature de Bouddha. Ces techniques varient selon les traditions spirituelles, elles sont nombreuses. Toutes ont une caractéristique similaire pour nourrir l’âme. Pour prendre le prana de l’intérieur vers l’extérieur et nourrir l’âme. Pour arrêter de nourrir l’ego. La discipline éthique nous aide à cesser d’agir pour l’alimentation de l’ego. Les initiés font le vœux de ne pas avoir d’orgasme, de ne pas voler, de ne pas regarder les autres luxurieusement, de ne pas prendre d’intoxicants, de ne pas boire d’alcool, de ne pas fumer, d’observer un régime alimentaire spécifique peut-être. Parfois, ils se retirent de la société afin de s’isoler de toutes les tentations de sorte qu’ils puissent centrer et équilibrer leur flux de mental. Ce fut dans le passé, maintenant de nos jours, nous sommes dans une époque différente. On n’a pas besoin de fuir dans les montagnes. Nous pouvons faire cette pratique ici et maintenant, dans cette vie urbaine. Ce type d’exercice est nécessaire. Les énergies peuvent commencer à être exploitée et utilisée pour nettoyer les nadis et pour travailler directement avec eux.

adam-and-eve-currentsAdam et Eve en tant que Pingala et Ida

Ce canal d’Adam et Eve ont d’autres noms. Le canal Eve est parfois appelé le canal de lune ou le canal lunaire. Il est appelé influence refroidissante ou réconfortante. Dans le bouddhisme tibétain, il est appelé Lalana. C’est l’énergie ou la conduite d’énergie qui est spécifiquement liée au sexe, il est lié avec Eve. L’autre canal est appelé le canal de soleil, ou le canal solaire. En sanskrit il est appelé Pingala, dans le bouddhisme tibétain, il est appelé Rasana. Il est généralement caractérisé comme le rouge et le chauffage ou le réchauffement. Ceci est lié avec Adam. Ces Nadis, sont les Nadis fondamentaux dans la personne commune. En chacun de nous ces Nadis déplacent l’énergie. Il y a aussi un troisième canal; qui est le central et en chacun de nous, il est en sommeil. Il est inactif. C’est dans ce canal que nous trouvons toutes les qualités de développement spirituel. Trente-trois vertèbres sur la colonne vertébrale. Trente-trois degrés de développement. C’est la raison pour laquelle les francs-maçons ont trente-trois degrés et Jésus avait symboliquement, vécu trente-trois ans. Il se rapporte aux trente-trois vertèbres. Nous symbolisons les canaux d’énergies de différentes façons dans différentes traditions. Vous avez peut-être vu un caducée de Mercure; qui comporte une colonne centrale. Cela devrait être un serpent, mais souvent c’est une tige que Hermès ou Mercure tient dans sa main qui a deux serpents enroulés sur les côtés. Ces deux serpents représentent Adam et Eve. Qui s’entrelacent autour de la colonne centrale.

hermes3Hermes / Mercure

Pranayama dans Tantrayana

La première pratique de l’initié est d’apprendre comment exploiter leur énergie. En sanskrit il est appelé pranayama. Chaque religion a une technique de ce genre, voire des centaines. La plupart de nos jours les ont oublié, ou ils ne les utilisent pas, ou ils les ont gâté ou dégénéré. Tout au long de leur développement, surtout au début, chaque religion devrait avoir cela, car c’est de savoir comment vous exploitez les énergies qui viennent d’en haut.

Ce mot sanscrit pranayama vient du mot prana qui signifie énergie, vent, souffle, force de vie. Il est associé avec le mot sanscrit yama. Ce mot a des significations différentes. Cela signifie l’arrêt, l’effort, ou l’allongement. Le mot entier pranayama signifie arrêt du vent ou allongement du vent. En français, parfois, nous l’appelons exploitation des vents. C’est précis à un certain degré, mais les significations les plus importantes au niveau tantrique est arrêt du vent et allongement vent.

Ceci est important, parce que les étudiants au début ou les enseignements de niveau fondamental apprennent des techniques pour exploiter l’énergie. La plupart impliquent des pratiques de respiration. Ils n’apprennent pas le niveau tantrique. Ils apprennent le niveau de Sutrayana, le niveau du début. Ils n’ont pas été initiés dans les aspects les plus élevés. Ces types de pratiquants ont appris et croient que quand ils font leurs exercices de respiration ils puisent dans le prana du monde extérieur. Ce n’est pas la seule raison de la pratique. Vous pourriez lire dans les livres que la raison pour laquelle nous faisons ces exercices de respiration est de puiser du prana de l’extérieur. C’est très bien, mais maintenant vous apprenez le Tantra, et ce n’est pas le sens réel. Le sens secret, le sens caché, est que vous apprenez comment arrêter le vent. Pour allonger l’énergie. En d’autres termes, un véritable pranayama tire vers le haut l’énergie sexuelle et la retient, la conserve en vue de l’harmoniser avec Dieu.

Ceci est très important. La raison en est que: il y a certaines écoles, même parmi les écoles gnostiques, qui ont pris des enseignements de niveau de Sutrayana à propos du pranayama et les fit entrer dans la Gnose, et ils embrouillent les gens. Maintenant, nous entendons des élèves pratiquant le pranayama dans le mauvais sens. Ils n’exploitent pas l’énergie correctement. Nous devons apprendre à ce sujet et le faire correctement, sinon nous perdons notre temps.

Un vrai pranayama est une technique permettant de capter et retenir l’énergie. Plus important encore, pour l’harmoniser avec le Divin. C’est la raison pour laquelle le Maître Samaël Aun Weor, quand il enseignait, a déclaré que les étudiants gnostiques doivent apprendre à polariser l’énergie. S’ils font nos pratiques et continue à penser à leur désir, ils polarisent leur énergie avec leur désir. S’ils songent à Dieu, alors ils la polarisent avec Dieu. Malheureusement, la plupart des gens apprennent cette forme extérieure des exercices spirituels (posture, respiration), mais n’apprennent pas à diriger leur attention intérieure correctement.

Si vous êtes célibataire et apprennez les pratiques de transmutation – toute forme de pranayama, qui comprend Runes, rites de rajeunissement, les voyelles, les mantras – si vous faites ces pratiques et pensez à la luxure, alors vous êtes en train de polariser votre énergie luxurieusement. Cela crée plus de luxure. Il renforce la luxure.

Si vous êtes engagé dans la Magie sexuelle avec votre partenaire, et vous êtes identifié avec la luxure, vous transformez ce désir sexuel luxurieusement. Cela crée plus de luxure. Il renforce la luxure.

Vous ne pouvez pas justifier votre chemin sur ce fait. Vous pouvez essayer, mais les faits sont les faits. C’est la raison pour laquelle c’est si important.

Kundalini

Pranayama est la maîtrise de l’énergie. L’énergie que nous essayons d’activer est l’énergie dans la colonne centrale. C’est de prendre l’énergie de l’autre nadis, en particulier l’énergie des organes sexuels, et de la déplacer dans la colonne centrale, dans Sushumna. Cette énergie est appelée Kundalini. Aussi dans le tantra tibétain en sanskrit il est appelé Candali. Dans les six yogas de Naropa, il est appelé Tummo. Dans la Kabbale, il est appelé Shekinah. Cette énergie est la Mère Divine elle-même.

durga-1La Mère Divine éliminant le démon à l’intérieur de nous

Les Pouvoirs spirituels sont tout simplement la manière dont la Mère Divine fonctionne à travers ses enfants bien-aimés. La Clairvoyance, le Voyage Astral, la guérison, les prophéties – tous sont des dons de la Mère Divine pour nous aider dans notre souffrance, nos efforts pour sortir de là, et notre service à d’autres.

Certaines personnes pensent que la Kundalini est une énergie mécanique, comme l’énergie dans un match, quelque chose qui est physique qu’ils peuvent manipuler et jouer avec. Ce n’est pas cela. La Kundalini est le créateur, l’intelligence divine de Dieu. C’est l’énergie même de la Mère Divine. Vous ne pouvez pas la tromper. Vous ne pouvez pas déjouer la Mère Divine. Elle a tout créé. Elle vous a créé. Elle a tout créé. Vous ne pouvez pas la déjouer. Vous ne pouvez pas la tromper. En outre, elle ne récompense pas les menteurs, les impudiques, les adultères, les voleurs, ou tout autre type de défaut. Êtes-vous rempli de défauts? Êtes-vous rempli d’orgueil, de luxure, d’envie? Elle ne récompense pas ces défauts. Elle récompense la chasteté, la pureté, l’humilité, l’amour pour les autres, le sacrifice, la diligence, l’honnêteté.

    «Que les défauts soient brûlés par pranayama.» – Manu

Elle ne se soucie pas de l’argent, du statut, du pouvoir, du matérialisme. Elle n’est pas influencée par des offrandes, le succès ou l’échec, les positions sociales, vous et votre famille, ou vos amis et connaissances. En d’autres termes, elle n’éveillera pas son pouvoir en vous parce que vous payer quelqu’un, ou suivez quelqu’un, ou avez des relations sexuelles avec certains soi-disant maître, ou donnez beaucoup d’argent quelque part. Elle ne récompense pas une de ces choses.

Elle ne fonctionne pas sur un calendrier ou selon les promesses de quiconque. Elle est la Mère Divine! Elle fait ce qu’elle veut, en conformité avec ses lois et éthiques.

Personne ne peut éveiller votre Kundalini sauf elle. Donc, si vous voulez éveiller sa puissance, vous devez faire appel à elle, à personne d’autre.

Mais bien sûr, de nos jours, tout le monde veut des résultats rapides, alors les gens sont prêts à payer pour l’éveil de la Kundalini, à se joindre à des orgies et avoir des relations sexuelles avec autant de personnes que possible, etc. La seule chose qui résulte de ces actions est l’acquisition de plus nocifs actions et leurs résultats, et bien sûr, le renforcement des désirs qui les lient à la souffrance. Ces comportements stimulent la « queue de Satan, » qui est leur énergie sexuelle polarisée négativement: conditionnée par le désir. Et oui, en faisant ces actions nuisibles, ils éveilleront des pouvoirs, mais comme un démon. Ils éveillent la clairvoyance, mais inversée, qui ne voit que dans l’enfer. Ils sortent du corps dans le plan astral, mais dans les limbes et les royaumes inférieurs. Ils sont éveillés, mais comme des démons. C’est facile. C’est très facile de faire cela. Il y a beaucoup de gens qui le font en allant à des ateliers, des écoles, des temples, des clubs, et d’apprendre à le faire. Ils parlent d’amour, ils parlent de beauté, ils parlent de vérité, et ils parlent de Dieu, ils s’habillent magnifiquement, beaucoup d’encens et de parfum, mais c’est tout au sujet de la luxure, la soif de pouvoir, l’attachement aux sensations.

Pour travailler avec le pouvoir de la Déesse, vous devez prouver que vous êtes à elle. Elle ne donne pas ses pouvoirs facilement. Elle ne donne pas ses pouvoirs à un animal. Elle donne ses pouvoirs à quelqu’un qui a gagné. Nous nous prouvons et gagnons ses dons grâce à notre discipline éthique, notre dévotion envers elle, par les mérites de notre cœur: par le biais de la bodhitchitta.

Quelle est la plus grande préoccupation de la mère? Son amour pour ses enfants. Si nous l’abordons avec amour pour nous-mêmes, en disant: « S’il vous plaît mère, donne-moi des pouvoirs, de la clairvoyance, du Voyage Astral, d’aller en état de Djinn, de visiter d’autres planètes, pour afficher mes pouvoirs en face des autres pour les inspirer … »Qu’est-ce qu’elle va dire? Elle va dire: «Va nettoyer votre chambre d’abord, ramassez les vêtements sur votre sol, douche, parce que vous êtes sale, et mangez toute la nourriture dans votre assiette, puis lavez la vaisselle et sortez les poubelles. Vous êtes un gâchis. Nettoyez-vous, et prennez soin de vos responsabilités d’abord! » Nous avons une maison en désordre. Cette maison est notre mental. Il est rempli d’ordures, et tous les jours nous le remplissons avec plus de déchets. Quel pouvoir la Mère va donner à un enfant envieux, gâté, retors, sale, malhonnête, lascive, colérique,?

Nous devons gagner sa puissance, sa confiance, et ses secrets. Elle nous aime, mais elle sait aussi la réalité de notre situation actuelle.

Éveil de la Kundalini

Kundalini est du sanscrit et vient du mot kundala, ce qui signifie enroulé. C’est parce que le pouvoir est enroulé à la base de la colonne vertébrale dans le chakra Muladhara. Elle est latente, dormante, attendant le moment d’être activé.

Éveiller la Kundalini et l’élever le long de la colonne vertébrale – comme une initiation – ne peut être fait par une seule personne. Il ne peut être fait que par un couple, un homme et une femme qui travaillent ensemble. Seul un homme et une femme peuvent donner naissance, que ce soit physiquement ou spirituellement. C’est pourquoi toutes les religions cachent les secrets de la magie sexuelle, la chasteté scientifique, la façon de créer l’âme à travers la transmutation sexuelle.

    La femme lui dit: «Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aurai plus soif et ne vienne plus puiser ici. »

    Jésus lui dit: «Va, appelle ton mari, et viens ici. » – John 4

Dans les six yogas de Naropa ou les six yogas de Nigouma, qui sont la principale tradition tantrique au Tibet, les pratiquants célibateurs apprennent d’abord le toumo yoga. c’est une série d’exercices de pranayama comme la respiration de vase et d’autres techniques où ils apprennent à exploiter cette énergie, à purifier et nettoyer les Nadis, de se préparer, de sorte que quand ils sont prêts, ils entrent dans l’initiation de karmamoudra.

yogi003-smallUn Yogi tibétain Travaillant avec Tummo yoga

Karmamoudra est l’Alchimie sexuelle. C’est là où un moine et une nonne s’unissent, mâle et femelle. C’est par cette union qu’une troisième force est invoquée. Cette force est l’amour. C’est cette force de l’amour qui ouvre la colonne vertébrale de sorte que l’énergie peut s’élever.

Un célibataire peut imiter cela, mimer cela, en ce sens que par la puissance de la bodhitchitta, l’amour conscient, ils exploitent ces énergies d’Adam et Eve en eux, et quand ces énergies solaires et lunaires se rencontrent, une étincelle est produite. Cette étincelle crée une flamme dans la colonne vertébrale. Voilà Samadhi. Tout le monde dans la spiritualité parle de Samadhi, ou de l’extase ou de la béatitude ou visions; voilà comment vous faites cela. Vous ne pouvez pas le faire en priant pour elle ou la voulant. C’est scientifique. Si vous apprenez à exploiter l’énergie, vous pouvez produire le Samadhi à volonté, quand vous en avez besoin, et si votre Mère Divine pense que vous le méritez, parce que ce feu est la sienne. C’est sa présence, c’est son énergie. C’est comme cela qu’elle prend forme en nous. C’est pourquoi tous ces noms sont féminins.

Candali vient de Kanda, qui est le nom féminin pour la lune. Candali est un nom d’une déesse. Il peut aussi signifier «la chaleur intérieure.» C’est pourquoi, dans les traditions de Naropa et Nigouma, et Kagyu du bouddhisme, et en fait dans toutes les différentes traditions du bouddhisme tibétain ils étudient le yoga de la chaleur intérieure; c’est l’un de ces six yogas. Ce yoga de la chaleur intérieure est précisément ce que je suis en train de vous expliquer. Les techniques de méditation pour créer une rencontre entre les atomes solaires et lunaires à la base de la colonne vertébrale lié au chakra naval pour que ce candali s’éteincele et s’éveille. Ce moment est quand la clairvoyance s’ouvre, le Voyage Astral arrive, le yoga du rêve, le transfert de conscience, toutes les techniques qui sont étudiées dans le bouddhisme tibétain sont basées sur cela. C’est pourquoi ils vont aux trois retraites de l’année: pour parfaire cela. C’est à partir de cette énergie que finalement ils sont prêts à entrer dans une pratique de karmamoudra que vous pouvez faire avec un partenaire comme nous avons dans la Magie sexuelle avec mari et femme.

L’autre mot qui est utilisé dans le système tibétain est toumo. Tumo est un terme intéressant, car c’est un mot tibétain et comporte deux volets. La première partie Tum est un terme masculin qui signifie « féroce » et mo est une composante féminine liée aux « femmes. » Vous pouvez le traduire par «femme féroce.» Parfois, elle est appelée «celle qui terrifie l’ego.» Tummo est un nom de la Mère Divine; c’est le nom de la Kundalini.

Shekinah est la Mère Divine dans la Kabbale. Quand les Israélites ont brisé les lois, la Shekinah a quitté le temple, et le temple était impuissant. Cette Shekinah est la présence de la Mère Divine.

Pranayama et souffle

Dans le pranayama ce que nous apprenons à faire c’est de canaliser ces forces. C’est pourquoi Patanjali dans les yoga sutras déclare:

    « La Régulation du souffle est l’arrêt de l’inhalation et de l’exhalation. »

Certains d’entre vous pourraient être surpris par cela. Il ne dit pas que c’est le «contrôle» du souffle. Il a dit que c’est l’arrêt de l’inhalation et de l’exhalation. Ceci est un point très important. En général, dans la plupart des traditions quand vous entendez parler du pranayama il est considéré comme un exercice de respiration. Nous parlons de contrôle du souffle, et la raison en est que notre souffle est lié à notre prana. Vous pouvez ne pas vous en souvenir, mais au moment où vous étiez né et que vous êtes sorti du ventre de votre mère, la première bouffée d’air, la première chose que vous avez pris n’était pas de l’air, c’était du prana. Quelle a été votre réaction? AAAAAAAAAAAA! Ce fut un mantra. Ce AAAA. Ce souffle était ce prana en train d’entrer et d’activer l’ensemble de vos nadis. À partir de ce moment, nous avons commencé à faire beaucoup d’erreurs, parce que nos parents ne nous ont pas appris à utiliser notre énergie. Lorsque nous entrons dans un mouvement spirituel nous pourrions apprendre différentes techniques de pranayama comme des exercices de respiration. La réalité est que ce ne sont pas des exercices de respiration. Ils utilisent le souffle, mais le souffle n’est pas la chose principale. C’est pourquoi Vivekananda dit:

    « Le Pranayama n’est pas, comme beaucoup le pensent, concerné uniquement avec le souffle; le souffle a en effet très peu à voir avec lui. La respiration est seulement un des nombreux exercices à travers lesquels nous arrivons au véritable pranayama « -. Vivekananda, Raja yoga

Les exercices de respiration sont très bien et sont utiles au niveau fondamental. Au niveau tantrique, ils ne sont pas pertinents. Ce que nous devons faire au niveau tantrique c’est de travailler directement avec le Prana. Cela n’a pas besoin du souffle; nous pouvons utiliser le souffle comme un outil, mais ce n’est pas nécessaire.

Le Pranayama comporte trois phases essentielles: l’inhalation, la rétention et l’expiration.

Il existe de nombreuses techniques de pranayama. Dans certains pays, le plus simple, il vous suffit de vous asseoir et de respirer consciemment. C’est tout. Sivananda est un grand maître, et a enseigné que vous pouvez commencer votre exercice de pranayama en s’assayant confortablement dans une position stable avec votre colonne vertébrale bien droite, dans un environnement propre, sans air vicié, un endroit où vous pouvez très bien vous détendre et vous asseoir confortablement, parfaitement détendu, la colonne vertébrale droite, respirez, et gardez toute votre attention à la respiration. Vous inspirez et remplissez les poumons, et vous la retenez tant que c’est confortable, et vous expirez le souffle et recommencer. Voilà une pranayama.

Nous respirons tous, mais voyez-vous quelle est la différence ici? Deux choses: se détendre, et faire attention. Ce sont ces deux qui font la différence.

Le Pranayama doit toujours être sans aucune contrainte. Il devrait être fait dans la relaxation complète.

    « Il ne devrait y avoir aucune contrainte durant chaque étape du pranayama. » – Swami Sivananda, La Science du pranayama

C’est une erreur que nombreux étudiants font. Tout en faisant le pranayama ils deviennent très tendus. Leurs épaules, les mains, les bras, le cou, la bouche deviennent très tendus. Alors Ils ne font rien de bénéfique; ils sont juste en train de respirer fortement.

Pourquoi est-ce important? Dans le Tantra, il est connu que la longueur de votre vie est mesurée par le nombre de vos respirations.

    « Un Yogi mesure la durée de sa vie non pas par le nombre d’années, mais par le nombre de ses respirations. » – Swami Sivananda, La Science de pranayama

Le nombre de vos respirations est intimement lié avec le nombre de battements de votre cœur. Si vous voulez vivre un certain temps, ralentissez.

Avez-vous remarqué que vos poumons sont situés de chaque côté de votre cœur? Voyez-vous que vos poumons et votre cœur sont ces trois Nadis? Ida, Pingala et Sushumna. Ils correspondent directement.

Avec les poumons nous respirons. Nous prenons l’énergie dans les deux narines qui se connecte à ces conduits d’énergie. Chez le mâle, la narine gauche est liée avec Ida, le canal de lune, et chez la femme, la narine gauche est liée à Pingala, le canal solaire. Chez le mâle la narine droite est en relation avec Pingala, le canal solaire et la narine gauche, la femelle est Ida, le canal lunaire. À travers chaque souffle nous tirons de l’énergie par rapport à ces deux canaux, par rapport à ces deux poumons, en relation avec les deux ovaires, et en relation avec les deux testicules. Chaque canal, chaque Nadi, se connecte au testicule ou l’ovaire opposé. Chez le mâle, Ida la narine gauche, se connecte au testicule droit, tandis que chez la femelle c’est le contraire; Ida la narine droite se connecte à l’ovaire gauche.

Chaque souffle que nous prenons se connecte avec les organes sexuels. C’est pourquoi quand nous devenons sexuellement excité, notre souffle change. Il devient rapide. Le cœur bat plus vite, parce que le Prana est activé.

Avec la luxure, si nous sommes engagés dans l’énergie lubrique, alors ce vent descendant veut pousser cette énergie par un orgasme, en raison de cause et effet de nos actions précédentes: parce que l’énergie en nous est impur. Elle est corrompue par le désir. Ce vent descendant veut pousser cette énergie au dehors, C’est donc un poison. Nous ne devrions pas jouer avec cette force expulsant vers le bas.

Si nous voulons se libérer des causes de la souffrance, alors nous devons purifier cette énergie et la retourner vers l’intérieur et vers le haut. Unir notre flux de mental. Rendre notre Adam se souvenir de Dieu. Quand notre Adam se souvient de Dieu, cet Adam peut commander Eve, le sexe et l’énergie sexuelle peut être harmonisée avec le Divin. C’est la façon dont les atomes solaires et lunaires, ces forces praniques, ces gouttes de bodhitchitta, sont réunis, et la troisième force est invoquée. Cette troisième force est la Divine Mère Kundalini. Cette troisième force crée une étincelle, et si tout est bien organisé – notre cœur et notre mental et notre volonté prient Dieu en ce moment – la Mère Divine apporte le Samadhi, l’extase, la perspicacité, la vision, la compréhension, la Gnose. C’est vrai si nous sommes dans l’acte sexuel ou si nous effectuons un exercice de pranayama.

Méditation et Pranayama

Avant de méditer, faites le pranayama. Il y a de nombreuses techniques de pranayama que nous enseignons dans cette tradition. Dans Le Livre Jaune il y en a un qui est appelé le pranayama christique égyptien. Il est probablement plus approprié pour quelqu’un qui a de l’expérience dans ces domaines. Il est un peu plus compliqué. Il y a des techniques de pranayama enseignées dans Tarot et Kabbale, Le Mariage Parfait, Kundalini Yoga, Les Mystères Majeurs. Tous ces livres enseignent les techniques de pranayama. Apprennez en une et travaillez avec elle pendant un moment. Apprennez à diriger vos énergies consciemment.

Lorsque vous faites cela, le moment le plus important est la rétention de la respiration.

    « Kumbhaka est la rétention de souffle. Kumbhaka augmente la durée de vie. Il augmente la force spirituelle intérieure, la vigueur et la vitalité. Si vous retenez le souffle pendant une minute, cette minute est ajoutée à votre espace de vie. Les Yogis en prenant le souffle à Brahmarandhra au sommet de la tête et l’y maintenant, vainc le Seigneur de la mort, Yama, et vainc la mort. »- Swami Sivananda, La Science du pranayama

J’ai entendu certains étudiants qui font des pranayamas très rapidement et avec force. Ils semblent préoccupés par l’intensité du bruit de leur pranayama, plutôt que de se retirer du monde extérieur et plonger dans la méditation. Je ne sais pas où ils ont appris cela, mais ce n’est pas en harmonie avec ces enseignements. Il peut y avoir un pranayama comme ça là-bas; Je ne sais vraiment pas. Mais cette méthode contredit ce que nous voulons accomplir ici.

    «Inspirez et expirez toujours très lentement. Ne faites pas de bruit. »- Swami Sivananda, La Science de pranayama

Samaël Aun Weor a été très clair dans ses enseignements; il a dit de faire votre Pranayamas lentement et détendue. Pourquoi? Pour de nombreuses raisons: l’une, un pranayama bien fait détend le corps et le mental afin que nous puissions méditer. La façon dont beaucoup de gens pratiquent le pranayama fait en sorte qu’ils deviennent tendus et échouent, de sorte qu’ils obtiennent le résultat inverse.

Une autre: notre objectif dans les exercices spirituels est d’apprendre à contrôler le prana. Cela ne peut être fait si nous nous précipitons, ou si nous sommes axés sur la matière physique seulement. Pour contrôler l’énergie subtile, on doit devenir subtile, et trouver les sensations subtiles de cette énergie. Vous ne pouvez pas entendre la brise chuchotant sur un train qui précipite! Donc, n’effectuez pas le pranayama comme un train qui se précipite.

Rappelez-vous, la longueur de votre vie est mesurée par votre rythme cardiaque et la longueur de votre souffle. Quand un animal est excité sexuellement, il respire fort et rapidement parce que l’énergie est très active. C’est pourquoi les gens les plus lascifs sont ceux dont la vie est la plus courte. C’est pourquoi ils sont épuisés; C’est pourquoi ils vieillissent rapidement. C’est pourquoi, lorsque vous sortez maintenant vous voyez des gens dans la trentaine et la quarantaine qui semblent avoir soixante-dix et quatre-vingt ans, car ils sont si indulgent dans la luxure. Ils sont si indulgents dans la luxure parce que leur cœur bat la chamade, leurs courses à couper le souffle. Nous vivons nos vies de cette façon. Toujours stréssés, toujours en train de respirer fortement, et toujours en train de se précipiter.

    « Prana, mental et virya (énergie sexuelle) sont sous un sambhanda (connexion). Si vous pouvez contrôler le mental, alors prana et virya sont contrôlés par eux-mêmes. Si vous pouvez contrôler le prana, alors le mental et virya sont contrôlés par eux-mêmes. Si vous contrôlez le virya en restant comme un Bramachari de akhanda sans émission d’une seule goutte de sperme (énergie sexuelle, mâle ou femelle) pendant douze ans, alors le mental et le prana sont contrôlés par eux-mêmes. »- Swami Sivananda, La Science du pranayama

Le contrôle de l’énergie est intimement lié avec le contrôle de la respiration. Le contrôle de l’énergie et du souffle est intimement lié avec le contrôle du sexe. Si vous voulez contrôler votre énergie sexuelle et l’harmoniser avec le divin, contrôlez votre mental. Contrôlez votre respiration. Cela ne signifie pas que vous devez toujours mesurer votre souffle et le compter. Ça ne signifie pas cela. Cela signifie se détendre. Détendez-vous, détendez-vous et détendez-vous. Notre respiration doit être comme un enfant. Pas un seul muscle en tension. Parfois, la respiration est courte, elle est parfois profonde, mais elle est toujours sereine. Avez-vous déjà regardé un enfant, un bébé, et comment la respiration est douce? Notre souffle devrait être comme ça. Elle n’est pas comme ça à cause de notre ego. De même, lorsque nous nous engageons dans notre pratique de pranayama, nous devons aller lentement. De même, la Magie sexuelle devrait également être lente et consciente, pas rapide et intense comme des animaux.

Le Pranayama, en tant qu’exercice spirituel, est la préparation pour la méditation. C’est un exercice préparatoire dans lequel vous vous détendez profondément et prenez les atomes solaires et lunaires, les unir, et créer une étincelle. Vous devez être prêt à profiter de cette étincelle; vous devez être prêt à entrer en samadhi. Vous ne devez pas être tendu; vous ne devez pas être distrait; vous devez être très détendu, dans un état de prière. C’est pourquoi nous enseignons ces principes fondamentaux quand nous faisons des retraites: la relaxation, la prière, la concentration, et la visualisation. Si ces quatre éléments ne font pas partie de votre pratique, vous n’aurez pas accès au Samadhi. C’est impossible.

Permettez-moi de vous dire un détail auquel certains d’entre vous peuvent être surpris. Swami Sivananda a déclaré:

    « Aucun Samadhi n’est possible sans que la Kundalini soit éveillée. » – Swami Sivananda, La Science du pranayama

Ceux qui ont lu les livres de Samaël Aun Weor littéralement pensent que cela signifie qu’ils ne peuvent pas avoir de Samadhi jusqu’à ce qu’ils aient un conjoint et qu’ils aient élevé la Kundalini du premier serpent. Ce n’est pas vrai. Si vous lisez les livres littéralement cela peut paraître comme ça, mais en fait, le Maître Samael explique clairement: il dit que le yogi ou la Yogini qui n’a pas de conjoint peut activer les flammes de son Kundalini par le pranayama et la méditation, mais le développement total, complet et absolu des sept degrés de pouvoir ne sont possibles qu’en travaillant avec un conjoint dans la Magie sexuelle.

Un celibataire peut éveiller des étincelles de Kundalini; c’est ce qui produit les visions spirituelles, les expériences, les idées, la compréhension. Un celibataire peut activer cette flamme et avoir des expériences. Un celibataire peut avoir de la compréhension. Un celibataire peut avoir une connaissance directe (Gnose), parce que ces deux canaux secondaires ont les atomes solaires et lunaires. Grâce au pranayama et à la méditation, ces atomes peuvent s’unir et créer une étincelle. Elle ne s’élève pas par accident. Elle ne s’élève pas en priant beaucoup. Elle ne s’élève pas si nous ne faisons jamais du pranayama.

    « La pratique du Kumbhaka [de rétention du souffle] dans un pranayama produit de la chaleur et ainsi [des étincelles] de Kundalini [sont] éveillées et passent vers le haut le long du Nadi Sushumna. Le pratiquant du yoga expérimentent différentes visions. »- Swami Sivananda, La Science du pranayama

Nous entendons certains élèves qui étudient cette tradition et qui n’aiment pas le pranayama. Ils veulent transmuter autrement. Ils veulent aller travailler dehors, écouter de la musique classique, faire de l’art, faire toutes ces autres choses pour transmuter leur énergie, puis ils se demandent, «Pourquoi ai-je tant d’énergie, mais je n’ai pas des expériences?» Parce qu’ils ne font pas du pranayama. Ils ne méditent pas.

Si vous voulez avoir une expérience directe au-delà de votre corps physique, appliquez ces techniques. Détendez-vous, priez, concentrez-vous, et visualisez. Cela vaut non seulement pour la méditation, mais aussi lorsque vous vous préparez pour la méditation, comme en faisant les mantras et le pranayama.

Lorsque vous vous préparez pour le pranayama, assis dans une atmosphère détendue, vous pouvez même vous tenir debout si vous voulez, mais si vous allez méditer après, je recommande que vous vous asseyez. Vous vous asseyez et priez. Vous détendre. La prière n’est pas seulement une pensée, « Oh mon Dieu, je me souviens de toi. » Elle vient de votre cœur. Votre cœur doit être enflammé du mieux que vous le pouvez, priez sincèrement. Demandez à votre Intime de l’aide, appelez votre Mère Divine pour vous aider. Ensuite, vous devez vous détendre plus profondement et commencez à se concentrer sur ce que vous faites.

    « Le Pranayama exige de la concentration et une attention profonde. » – Swami Sivananda, La Science du pranayama

Lorsque vous faites le pranayama, ne soyez pas distrait. Ne pensez pas à ce que la télévision a montré lorsque que vous étiez en train de la regarder, ne pensez pas à ce que vous allez faire après que aurez médité. Vous devez être pleinement attentif de ce que vous faites en ce moment. Complètement attentif; oubliez tout le reste. Oubliez votre corps. Oubliez la pièce dans laquelle vous êtes. Mettez toute votre attention dans cette concentration sur la visualisation de ce que vous faites. La visualisation est d’imaginer votre Nadis. Imaginez vos énergies. Cela dépend de quelle technique vous faites. Les pranayamas présentent la visualisation de différentes manières, mais vous avez besoin de la visualisation. Vous pourriez ne pas être en mesure de le faire le premier jour, mais essayez.

Le Pranayama doit être pratiqué régulièrement, surtout si vous êtes célibataire. L’énergie sexuelle se rajeunie tous les jours, alors vous avez besoin de le transformer constamment et l’harmoniser avec le Divin. Si vous ignorez cela, cette énergie fait d’autres choses. Elle est toujours en mouvement et toujours en train d’agir. Vous devez être conscient. Contrôlez. Exploitez ces vents.

Le Pranayama devrait être systématiquement et régulièrement avec une attitude de prière. Je sais que vous commencez à le faire automatiquement, « je dois faire mes Pranayamas maintenant, » alors vous le faites, mais mécaniquement, sans être vraiment concentré sur lui. Cela ne fonctionne pas. C’est seulement un comportement mécanique. Il ne donnera que des résultats mécaniques. Pas conscient.

Un couple marié peut utiliser les Pranayamas si ils veulent. Cette étape est facultative. Il est particulièrement utile au début, en particulier si quelqu’un n’a pas encore eu beaucoup d’expérience avec la Magie sexuelle.

Nos Nadis sont très sales. Les celibataire font le pranayama pour nettoyer les Nadis et préparer leur mental. Vous voyez, ces canaux relient le sexe et le mental. Quand vous faites le pranayama, vous commencez le nettoyage des Nadis et les préparez pour que l’énergie puisse circuler facilement. Quelqu’un qui n’est pas préparé et qui a ces lignes bloquées, l’énergie ne peut pas bouger. Ils sont coincés et il veulent expulser dehors. La personne peut avoir des problèmes d’éjaculation précoce et ne peut pas contrôler l’énergie et a un orgasme involontaire. Ils peuvent avoir de nombreux types de problèmes. Ceci est dû à des blocages dans les Nadis et à cause des habitudes mentales. Si vous éprouvez ces effets, soyez patient et faites des pranayamas régulièrement. Vous pouvez faire autant de pranayama que vous le souhaitez. Si vous voulez faire deux ou trois heures par jour, faites le, cela va vous aider, mais au moins faites 10 minutes ou 15 minutes, surtout le matin, parce qu’à ce moment là l’énergie est fraîche. Peu à peu, peu à peu, le corps devient propre. Les Nadis deviennent propres. Une personne qui travaille comme un celibataire travaille uniquement avec leur propre énergie, de sorte qu’il faudra plus de temps, plus de pratiques, plus d’énergie, alors que quelqu’un qui est en couple ira plus rapidement, car il y a beaucoup plus d’énergie, et ce sera plus difficile, parce que l’énergie est très puissante et difficile à contrôler au début. Que vous soyez celibataire ou en couple, soyez patient, soyez prudent. Aucun de nous n’est maître dans cela. Cela prend du temps pour apprendre. Il faut du temps pour enseigner au corps. Il faut du temps pour nettoyer les Nadis. Il faut du temps pour apprendre les pratiques. Évaluez-vous constamment. Réévaluez votre pratique constamment.

Questions et réponses

Public: Les photos viennent d’où? Y a t-il un ouvrage de référence qui a aussi des explications?

Instructeur: Les photos que j’utilise sont de notre propre tradition sont recueillis auprès de nombreux endroits. Il n’y a aucun livre qui les explique. Vous pouvez trouver certains de ces images provenant de différents livres ou de différentes traditions, mais ils ne l’expliqueront pas de la manière dont je l’explique. La plupart des traditions ne sont pas autorisées à donner cette connaissance publiquement.

Public: Il semble qu’un autre obstacle à notre travail est le contentement. Si nous avons fait le travail pendant un certain temps, nous pouvons nous sentir satisfait de ce que nous sommes et ne sachant pas comment aller plus loin. Il y a un faux contentement là, où je suis heureux de la façon dont les choses sont.

Instructeur: Oui, je vois cela. Dans les différentes étapes de notre travail spirituel, nous pouvons nous installer dans une léthargie spirituelle. Comme « c’est correct là où je suis maintenant, et je vais le laisser comme ça. » C’est une erreur de l’ego. Il nous trompe pour ne pas aller plus loin, et l’ego nous séduit. Nous nous complaisons. Tout le monde fait face à cela. C’est une forme de défaitisme, mais c’est plus subtil et il utilise la fierté. J’ai observé cet état dans lequel l’ego dit « Je travaille dur, je dois me détendre. » Parfois, nous ne devons pas nous détendre. Parfois, nous ne devons pas prendre cela facilement. Cela doit être parcouru attentivement parce que cela peut facilement devenir la paresse et facilement devenir ce genre de défaitisme. Oui c’est vrai.

Public: Est-ce que le pranayama est la meilleure façon d’enlever l’énergie loin de la luxure?

Instructeur: C’est un moyen. Le moyen le plus efficace pour récupérer l’énergie qui a été volé par la luxure est la Magie sexuelle. Vous allez directement au problème. C’est dans l’union sexuelle. C’est dans l’union du mâle et de la femelle, quand toute l’énergie est active, alors vous devez exploiter cela et la reprendre. Telle est la puissance de cette technique.

Public: S’il y a un bruit de sonnerie ou de l’eau venant de l’oreille cela peut-il être lié à la méditation?

Instructeur: Il y a différents types de blocages qui peuvent se produire en nous, énergétiquement ou physiquement qui peuvent être éliminés par la méditation. Par exemple, un Nadi ou un canal d’énergie bloqué, peut se manifester par des effets physiques. Quelqu’un qui médite ou fait un pranayama peut stimuler ou affecter l’aspect physique. Il peut en résulter des teintements dans les oreilles et des vibrations du corps. Certaines personnes font des Pranayamas et leur cœur se sent anxieux ou ils se sentent comme s’ils sont en train de flotter ou de se pencher d’un côté quand ils ne le sont pas, il y a beaucoup de différents types d’effets physiques liés à la purification de ces Nadis. La clé c’est de continuer à pratiquer et prier à votre Mère Divine.

Les types de Pranayamas que nous enseignons – si vous suivez les instructions – ne vous nuiront pas. Ni l’éveil de la Kundalini. La Kundalini est la puissance de la Mère Divine. Elle ne va pas vous faire de mal. Il y a beaucoup de désinformations là dehors comme quoi ces techniques sont dangereuses. Certains disent, « La Kundalini est nuisible, sauf si vous travaillez avec un Guru [un instructeur qualifié]. » Cet instructeur qualifié est votre propre Dieu intérieur, votre Intime, votre Bouddha intérieur, votre Mère Divine. Ils ne vous laisseront pas vous nuire si vous suivez les enseignements explicitement et allez à l’encontre de votre désir et les suivre. Tous les maîtres et les anges ont acquis leurs états en faisant cela. La Kundalini est normale. C’est l’énergie naturelle. Elle n’est pas dangereuse à moins que nous en abusons.

Public: Si une pensée lascive arrive pendant que nous faisons le pranayama, devrions-nous cesser la pratique et observer?

Instructeur: observez la. Continuez à pratiquer. Faites cette visualisation sur le pranayama qui prend cette énergie loin de cette luxure, et demandez à votre Mère Divine de vous aider. Visualisez cet élément qui tente de vous distraire du mieux que vous pouvez, sans s’engager avec lui, ou se complaire en lui, sans le laisser vous distraire. Demandez à votre Mère Divine de vous aider à comprendre cette luxure, de vous aider à prendre l’énergie hors de lui, de vous aider à dominer. Ne l’évitez pas, et n’arrêtez pas ce que vous faites. Si cette image vient, c’est bon parce que vous avez besoin de travailler sur elle. Lorsque des images et des scènes de luxure et toutes ces images égoïstes qui s’élevent dans le mental, tous les étudiants veulent l’éviter. Telle est la mauvaise façon. Lorsque ces éléments sont en place, regardez les, ne les évitez pas. Ces éléments sont la raison pour laquelle vous souffrez. Si vous voulez changer votre souffrance, changez ces éléments.

Public: Comment surmonter la tension de l’agitation qui se trouve entre les yeux lors de la pratique?

Instructeur: L’agitation qui se dégage lors de la pratique peut arriver pour des raisons différentes. Parfois, c’est à cause du résidus d’énergie émotionnelle du stress, ou une sorte d’excitation dans le mental et ces types d’énergies sont mieux traitées en les observant et en se relaxant. Parfois, c’est trop fort et on a beaucoup de stress, il est donc bon si vous faites une promenade et un peu d’exercice et aider à disperser cette énergie. Si elle est très forte, par exemple, je connais quelqu’un qui prend soin de quelqu’un qui est très malade, et cela pénalise beaucoup le gardien, mentalement, émotionnellement et physiquement. Parfois, cette accumulation d’énergie renforce la psyché presque à un point de rupture, si vous faites tomber une broche ils se briseraient. Dans ces moments, il est très difficile de méditer. Il est préférable de faire une marche. Vous pouvez faire des Pranayamas pendant que vous marchez. Vous pouvez faire des Pranayamas pendant que vous faites d’autres activités. Quand vous faites cela, priez. Si vous faites des Pranayamas pendant que vous marchez, et que vous pensez juste à la marche ou pensez au travail, cette énergie est utilisée pour la réflexion sur le travail. Si vous voulez que l’énergie soit spiritualisée et harmonisée avec Dieu, alors souvez-vous de Dieu et priez. Visualisez pendant que vous marchez, pendant que vous voulez travailler. Vous pouvez le faire. Rappelez-vous néanmoins que vous devez garder un état de prière et se détendre.

Public: [inaudible]

Instructeur: Exactement. C’est la phase intermédiaire du pranayama, Kumbhaka, est la rétention du souffle. Il y a trois phases du pranayama: inhalation, rétention et expiration. La plus importante est la rétention. Lorsque vous pratiquez en tant que célibataire, les instructions sont que vous inspirez le souffle et vous le retenez. Il y a des différentes techniques qui vous disent de visualiser ceci ou de visualiser cela. Mais la retention de la respiration est la phase importante, car c’est à ce moment que vous devez être le plus attentif et pieux. C’est là que le prana est là pour vous harmoniser. C’est là que le pranayama arrive. Le yama, le harnais, où vous prenez réellement le feu. Si vous pensez à quelque chose d’autre, alors vous donnez cette énergie à ce que vous pensez. Si vous songez à la luxure ou au travail ou à votre voiture, cette énergie alimente ces pensées. Elle ne vous affectera pas spirituellement; elle ne vous aidera pas à avoir un Samadhi.

La même chose est vraie avec la pratique de la Magie sexuelle. Quand l’homme et la femme sont unis sexuellement et en train d’effectuer leurs exercices de Magie sexuelle, la rétention de la respiration est le moment le plus important. Si vous êtes engagé dans la Magie sexuelle et que vous respirez comme des animaux, alors vous ne gagnez rien. Vous êtes en train de polariser cette énergie avec la luxure. Ce qui importe ici c’est de ralentir la respiration et se détendre. La rétention du souffle et de le polariser avec la prière. C’est ce qui importe. Cette pratique pourrait durer trente secondes et vous ne respirez qu’une fois. C’est une grande pratique. Si vous pratiquez pendant quelques heures et que durant tout ce temps vous respirez dur et vous vous battez contre la luxure et que durant tout ce temps vous ne pensez pas à Dieu, que faites-vous?

Des étudiants ont demandé au Maître une fois, «Les couples devraient-ils pratiquer le pranayama?» Pour les couples, ce n’est pas nécessaire. S’ils font la magie sexuelle correctement, transformant toute l’énergie qui est dans le corps ce jour-là, ils n’auront pas besoin du pranayama. Ensuite, la personne dit, « Eh bien s’ils font une erreur et qu’ils ont de l’énergie résiduelle après. » Que faites-vous? Pourquoi avez-vous besoin du pranayama? c’est comme essayer de traire une vache après l’avoir trait. Si vous faites la pratique comme un couple correctement, alors vous n’avez pas besoin de pranayama. Vous pouvez l’utiliser, surtout pendant une période de temps aucours duquel un couple ne peut pas s’unir, vous pouvez utiliser le pranayama, il est bon, mais ce n’est pas nécéssaire tous les jours.

Il y a des couples qui pratiquent le pranayama après la Magie sexuelle parce qu’ils n’ont pas réalisé correctement la Magie sexuelle. Ils ont beaucoup d’énergie après la «pratique» parce qu’ils sont trop lascive. Ils doivent faire le pranayama pour contrôler l’énergie. Ils sont en train de se nuire eux-mêmes. Ce n’est pas bon. Finalement, ils vont perdre le contrôle.

Une pratique effectuée correctement transforme toute l’énergie et laisse un état d’extase dans les pratiquants. Pas une sensation physique, spirituelle. Si vous voulez savoir si vous faites bien la Magie sexuelle, c’est ce que vous recherchez. Ce n’est pas un état physique après, c’est un état spirituel. C’est quand cette énergie a été harmonisée et vibre votre conscience avec un état de béatitude dans le cœur et le mental. C’est un bonheur de la paix. C’est Eden. Ce mot Eden traduit littéralement de l’hébreu signifie «bonheur». Quand Adam et Eve, le sexe et le cerveau, l’homme et la femme, vont dans le jardin d’Eden, le sexe, et ils respectent la loi, ils éprouvent Eden, la béatitude. Pas animal. Spirituel. Cela harmonise cette énergie et nourrit l’âme. Elle nous nourrit et nous élève et nous aide à cultiver la Bodhichitta.

Public: Dans la pratique de Ham-Sah, devrions-nous prolonger la pause entre l’inspiration et l’expiration aussi longtemps que possible?

Instructeur: Dans la pratique de Ham-Sah, allonger la rétention du souffle aussi longtemps que confortable. C’est la chose clé: aussi longtemps que confortable. Ne pas devenez pas tendu. Lorsque vous faites le pranayama, détendez-vous. Lorsque vous retenez le souffle, vous devriez rester détendu. Lorsque vous sentez la tension ou sentez que c’est trop, expirez. Puis recommencez. Vous devrez être détendu, décontracté, relaxé.

Public: Lorsque nous inspirons, cela devrait-il être aussi longue que la rétention?

Instructeur: Il y a des instructions différentes sur le moment de l’inspiration et de l’expiration. D’une manière générale, l’inhalation est plus courte que l’expiration. Je sais que cela semble illogique. Lorsque vous pratiquez, vous comprendrez pourquoi c’est ainsi. Selon le pranayama, il y a quelques subtilités dans les techniques, mais en général, l’inhalation est plus longue. Vous inspirez, le conservez, et expirez courte. Il y a un peu d’air retenu. Encore une fois c’est du prana que nous nous préoccupons.

Permettez-moi aussi de préciser quelque chose ici. Tout le monde vient d’horizons différents et apprend beaucoup de pratiques et de techniques de respiration et c’est très bien, mais quand vous commencez au niveau tantrique à travailler avec le souffle, votre attention n’est pas sur la respiration physique. Que ce soit clair pour vous-même. Lorsque vous travaillez avec des exercices de respiration, si vous gardez votre attention sur le corps physique, tel est tout ce que vous allez sortir de là. Donner un sens?

Comme nous apprenions à la retraite, les gens qui font des pratiques de annapana ou des pratiques de vipasanna de style sud gardent leur attention sur la sensation physique, ce qui signifie qu’ils auront aucune expérience spirituellement parce que leur attention est fixée sur la matière physique. Si vous voulez avoir un Samadhi, et vous voulez avoir des expériences spirituelles, oubliez le corps et les sensations physiques. Mettez votre attention à l’intérieur. C’est la raison pour laquelle le Maître Samael déclare dans Le Livre Jaune et Kundalini yoga que les étudiants des niveaux débutants pensent qu’ils apportent le prana de l’extérieur, de sorte que leur attention est à l’extérieur. Leur attention est sur le bout du nez, dans les narines, elle est même dans les poumons physiquement. Ceux qui sont initiés dans la connaissance réelle savent que leur attention doit être sur le prana. C’est pourquoi nous retirons notre attention des sens externes et ouvrons l’imagination. L’imagination est liée à Pingala, Adam, Christ et mental. Elle est liée aux éthers du corps éthérique, les deux éthers supérieurs sont liés à l’imagination, la volonté et la perception par les sens, pas seulement physiques, mais internes. Lorsque nous activons l’imagination, nous activons notre capacité à voir de façon clairvoyante. L’imagination et la clairvoyance sont la même chose. Si votre attention est physique, vous y restez, en regardant votre nez. Ennuyant … Si vous voulez de la perspicacité spirituelle, oubliez votre nez, oubliez le souffle physique, et mettez votre attention sur l’énergie, alors le Samadhi peut arriver.

Public: Y a t-il une direction du flux à visualiser?

Instructeur: Oui. Chaque pranayama est différent. Suivez les instructions pour le pranayama avec lequel vous travaillez. Je ne connais pas de pranayamas d’autres traditions, mais de la tradition gnostique nous avons beaucoup. Juste dans les livres que vous pouvez obtenir sur l’étagère (sur le site aussi) il y a au moins dix: Le Livre Jaune, Les Mystères Majeurs, Kundalini yoga, Tarot et Kabbale ont tous des pratiques de pranayama. Utilisez-les, mais ne les mélanger pas. Choisissez-en un et travailler avec elle pendant un certain temps jusqu’à ce que vous vous familiariser avec elle. Jusqu’à ce que vous pouvez l’expérimenter, connaissez la, sentez la. Ensuite, vous allez commencer à voir les différences. Ils fonctionnent tous différemment pour chacun de nous. Nous avons tous des problèmes et des Nadis différents qui ont besoin de travail. Si vous travaillez avec un pranayama pendant un certain temps, et pas seulement une journée, mais quelques mois, et que vous sentez comme ce ne sont pas le meilleur, changez, essayez un autre. Donnez-lui le temps, travaillez avec elle; vous n’allez pas réussir en une seule journée. Ça va prendre du temps. Ce sont des pratiques subtiles qui ne sont pas faciles à maîtriser.

Public: Je suis confus maintenant. Doit-on visualiser le prana pénétrer dans le corps ou doit-on visualiser la Kundalini s’élevant le long de la colonne vertébrale vers le cerveau?

Instructeur: Chaque pranayama est différent. Dans certains pranayama, vous imaginez l’énergie passant de la base de la colonne vertébrale à la tête. Cela est vrai pour le Ham-Sah, par exemple. Dans le pranayama christique égyptien, la visualisation est différente. Vous imaginez prendre ces énergies et les mettez dans le coccyx. Dans d’autres pranayamas, vous visualisez le mouvement des énergies liées au chakra navale. Dans certains, vous visualisez les énergies liées avec le cerveau. Ils sont tous différents. Suivez les instructions du pranayama que vous faites. Le plus simple c’est de faire la respiration comme je l’ai expliqué, et juste priez. Si vous avez du mal à vous concentrer, et que vous avez du mal à garder l’attention et rester attentif, vous pouvez travailler avec cela. Certains élèves se sentent frustrés. Travaillez avec celui que vous sentez être le mieux pour vous. Vous pourriez peut-être avoir besoin de quelque chose de plus compliqué pour vous aider à garder votre attention sur elle.

Public: Comment fait-on la méditation Ham-Sah?

Instructeur: Vous devez d’abord établir le fondement. Détendez-vous et prenez une position confortable. Assurez-vous que votre colonne vertébrale est droite. Assurez-vous que votre tête est détendue et flottant au-dessus de votre colonne vertébrale. Vous ne devez pas avoir une partie de votre corps raide. Si vous l’êtes, cela va vous distraire et causer des problèmes et bloquer l’énergie.

Pour les Occidentaux, généralement assis dans une chaise est une technique très efficace. Vous pouvez vous asseoir d’une manière à se détendre avec vos mains détendues sur vos genoux, gardez votre dos droit avec votre tête en train de flotter et de se détendre comme si elle flotte sur une piscine d’eau.

Ainsi, en priant votre Dieu, en priant votre Mère Divine, vous inspirez et visualisez vos énergies sexuelles s’élevant de la base de la colonne vertébrale jusqu’au cerveau. Vous prononcez mentalement le mantra « haaaaaam. »

Retenez votre souffle, et retenez cette énergie dans votre cerveau, dans Adam. Imaginez cette énergie, cette force christique irradiant et éclairant votre cerveau, vous guérissant. Unissant votre cerveau avec une belle lumière blanche, avec de l’énergie.

Quand ce n’est plus confortable de tenir le souffle, alors relâchez le par la bouche en prononcant à haute voix « Saaah. » Et imaginez cette énergie se déplacer à partir du cerveau vers le bas en direction de votre cœur, illuminant votre cœur.

Cela peut vous sembler complexe au début, mais c’est en fait un exercice simple. Pendant que vous vous concentrez et priez, visualisez ce qui se passe. Cette pratique est extrêmement puissante. C’est celui que je préfère enseigner, car c’est assez facile à apprendre, et très efficace. Tous les pranayamas marchent, mais celui-ci est particulièrement utile en raison de sa simplicité et de sa beauté.

Public: J’ai pratiqué le pranayama une fois et je suis allé dans une autre dimension et j’avais très peur. Serait-ce possible?

Instructeur: Oui. La raison pour laquelle nous faisons ces pratiques est de rassembler l’énergie pour nous nourrir et nous donner des expériences spirituelles. Selon les circonstances et le karma, oui, vous pouvez sortir de votre corps et vous pourrez découvrir une autre dimension et vous pouvez avoir des visions. Si vous n’êtes pas prêt pour cela, vous seriez effrayés. C’est seulement parce que vous n’étiez pas préparé psychologiquement.

La capacité de sortir du corps et de voir d’autres dimensions est une capacité naturelle de l’être humain que nous avons perdu. La Bible est pleine d’exemples de prophètes qui sortent de leur corps et reçoivent des instructions de Dieu par leurs rêves et d’autres types d’expériences. Nous avons besoin de cela, mais nous devons être préparés pour cela et être formés pour cela. Nous allons effectivement sortir de notre corps chaque fois que nous allons dormir. Nous ne sommes tout simplement pas au courant. Si vous apprenez cela et que vous apprenez à être conscient de cela, alors vous pouvez en profiter consciemment en l’utilisant pour votre croissance spirituelle.

Voilà pourquoi le pranayama est la technique d’introduction dans les six yogas de Naropa. Après cela le yoga du rêve. Lorsque les pratiquants ont contrôlé l’énergie à travers le pranayama et l’utilisent pour sortir de leurs corps consciemment. S’ils n’exploitent pas cette énergie ils ne peuvent pas sortir. Voilà pourquoi nous avons besoin de cette énergie.

Public: Dans le Ham-Sah, devons-nous imaginer le chakra du cœur ou le cœur réelle?

Instructeur: Imaginez le chakra du cœur. Encore une fois, dans ces exercices nous voulons abandonner la matière physique. Nous voulons nous séparer du corps physique et travailler avec les aspects Praniques. Lorsque vous visualisez, l’objectif est, même si vous imaginez l’énergie qui monte jusqu’à la colonne vertébrale, vous ne devez pas travailler avec le corps physique autant que vous devez travailler avec le corps vital dans lequel le prana est en mouvement. De même, se déplaçant plus profondément dans les corps astral, mental et de causalité. Lâchez le corps physique. Laissez le se reposer, laissez le dormir, allez voir plus loin à l’intérieur. Ne vous laisser pas distraire par la matière physique. Visualisez l’aspect énergétique, c’est pranique. Il est dans les quatrième, cinquième et sixième dimensions.

Aum.

Vous pouvez retrouver cet article en version anglaise : Pranayama