Arcane 19 : L’Inspiration

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Description de la Lame

Dans les eaux de la vie, trois fleurs représentent les trois forces primaires. Au centre, un couple qui se tient par la main forme la clé Tau. Dans la partie supérieure, un soleil à sept rayons brille au-dessus de leurs têtes, ce qui nous rappelle les sept degrés de pouvoir du feu.

Cet arcane nous enseigne qu’au moyen de la transmutation, nous atteignons la libération finale.

Signification Ésotérique de l’Arcane

Cet Arcane 19 est l’arcane de l’alliance. Il représente le feu créateur, la pierre philosophale.

Pour réaliser le travail du Grand-Œuvre, nous devons travailler avec la pierre philosophale.

Les anciens adoraient le Soleil sous la forme symbolique d’une pierre noire. Voilà la pierre Héliogabale ! Voilà la pierre que nous devons placer comme fondement pour le temple ! Cette pierre est le sexe, représentée par la pierre philosophale, la pierre Héliogabale.

Sans cette pierre, on ne peut obtenir l’élixir de longue vie. Les deux colonnes du temple, Jakin et Bohaz, sont l’homme et la femme unis pour travailler avec la pierre philosophale. Celui qui trouve la pierre philosophale se transforme en un dieu.

Ceux qui bâtissent sur la pierre vive incarneront le Verbe. Ceux qui bâtissent sur le sable échoueront et leurs constructions rouleront à l’abîme. Ces sables, ce sont les théories, les religions mortes, etc.

L’Arcane 19 est l’arcane de l’Œuvre du Soleil. L’homme et la femme qui se tiennent la main et le Soleil qui brille sur eux nous indiquent que cet arcane est relié au mystère du feu. L’aspect sexuel de cet arcane, nous le retrouvons dans l’addition kabbalistique : 1 + 9 = 10 ; c’est un nombre profondément sexuel, où l’on retrouve le cercle et la ligne, les mystères du Lingam-Yoni. Il n’est possible de parvenir à l’autoréalisation que par la transmutation sexuelle : c’est l’alliance sacrée entre l’homme et la femme en vue du Grand-Œuvre.

En méditant au sujet des saints de l’époque médiévale, j’ai pu constater que ces saints, même s’ils étaient célibataires, avaient dans d’autres vies travaillé dans la Neuvième Sphère, ils avaient développé le feu sacré au moyen du Sahaja Maïthuna.

En analysant la vie de Saint-Philippe, nous voyons qu’un jour celui-ci, ressentant de l’amour pour le divin, tombe par terre, et qu’en se relevant il remarque avec sa main un renflement au niveau du thorax. Il s’examine et découvre qu’un renflement s’est formé sur le cœur ; il sent que le feu sacré de l’Esprit-Saint le consume. Après sa mort, on découvrit que l’artère qui va de son cœur à ses poumons s’est dilatée ; il vécut cependant jusqu’à un âge avancé, et il put prédire à quelle heure il allait se désincarner. Il n’y a pas de doute qu’il possédait le feu sacré par la pratique du Maïthuna dans des vies antérieures.

Catherine de Bourbon fut une mystique extraordinaire, qui se manifesta comme telle au cours de sa vie. Lorsqu’elle mourut, on l’enterra sans cercueil, et quelques personnes qui passèrent près de sa tombe constatèrent qu’elle dégageait un parfum très agréable et que beaucoup de malades y guérissaient. Les curés la sortirent de là pour l’enterrer convenablement, et après de nombreux mois, son corps n’était pas corrompu et dégageait un parfum agréable. On l’exposa : le cadavre eut une hémorragie nasale, il suait et dégageait un parfum ; on l’assit sur une chaise dans une chapelle d’Italie, où il ouvrit les yeux et ne se corrompit jamais.

L’une des preuves du fait que quelqu’un a atteint l’autoréalisation intime de l’Être, selon le Tao, est celle de conserver le corps intact et de dégager un parfum agréable.

Lorsque l’Akasha, Causa Causorum de l’éther et principe de base des tattvas, se concentre dans les organes sexuels, il constitue alors le fondement psychique du sang ; l’Akasha pur est l’aliment de ces mystiques. Ils amènent cette substance au sang et ils peuvent ainsi vivre sans manger. Il y a des initiés qui peuvent vivre nus sur la neige et sans manger, mais parvenir à cela demande une concentration extraordinaire.

Catherine de Sienne disait qu’elle se sentait dans le Christ et elle s’alimentait de son sang. La relation de l’Akasha avec le sang, et du sang avec l’Akasha, est terrible. Les mystiques se concentraient sur le sang du Christ et en retiraient tout l’Akasha pur ; pour cela il faut une concentration énorme, et il faut avoir transformé les énergies.

À l’époque galante, à la Renaissance, aux temps des perruques, des crinolines, des casaques pourpres, des belles danses, des beaux carrosses, l’homme savait alors apprécier la femme et il se sacrifiait pour elle.

L’homme était capable de n’importe quel sacrifice pour la dame, il savait l’apprécier et ne voyait pas d’inconvénients à donner même sa vie. Il n’y a pas de doute qu’il y avait des abus, mais à cette époque, l’homme a su voir dans la femme tous ses idéaux.

Au XXe siècle, l’homme a oublié les mystères sexuels, le mâle a perdu le sens des valeurs morales, l’humanité est en décadence.

L’Essence animique est éparpillée parmi les nombreuses entités de l’Égo, mais à mesure qu’on dissout ce dernier, on forme la perle séminale ; quand on dissout l’Égo, on forme l’Embryon d’or, et alors les principes immortels pénètrent dans l’homme. Mais la question est sexuelle. À d’autres époques, on pressentait davantage ce qu’est l’énergie créatrice.

Actuellement, l’être humain n’est rien de plus qu’une légion de diables remplis de contradictions intimes. La seule valeur que nous possédions est l’Essence, dispersée parmi les Moi.