Sacrifice

L’un des trois facteurs principaux de tout véritable enseignement mystique ou religieux, les deux autres étant la naissance et la mort. Le sacrifice décrit l’action d’abandonner son intérêt personnel afin de faire profiter les autres ; on l’appelle aussi charité, service, seva, altruisme, générosité, etc.

« Le bienheureux Krishna, le bienheureux Bouddha, le bienheureux Lama, le bienheureux Muhammad, l’aimant et essentiel Ashiata Shiemash, Moïse, Quetzalcoatl (et bien d’autres) étaient tous des avatars. La doctrine de tous les avatars a ses racines dans les trois facteurs fondamentaux de la révolution de la conscience : naître, mourir et se sacrifier pour l’humanité. » — Samael Aun Weor, Le Chemin Étroit

« L’action lie en effet le soi [par la cause et effet, le karma] sauf lorsqu’elle est faite comme sacrifice ; ainsi, le travail doit être consacré, offert à la Déité en-haut. Lorsque les êtres sont venus du Créateur, Il a ordonné à tous de se sacrifier ; par lui tout le monde vit. […] Les choses existent à travers toutes les autres choses, toutes les choses sont liées à toutes les autres, de sorte que l’être d’une chose est la contribution des autres. Indépendant, personne n’existe car tous sont aussi tous les autres, ainsi l’existence de tout est sacrifiée par d’autres choses. » – Krishna, Bhagavad-gita 3

« Seul le service désintéressé, la chasteté, et la sainteté nous portent aux sommets ineffables. Maintenant, mon frère, vous avez vu ce qu’est le grand service. Je connais beaucoup de frères et sœurs spirituels, bons et vertueux, qui luttent pour leur perfection. Je connais beaucoup de frères et sœurs qui se battent de façon indescriptible pour corriger leurs défauts et se purifier. Mais, ils ne se souviennent pas des autres… Ils se sentent seuls, ils se battent pour leur propre progrès spirituel et pour leur épanouissement moral. Cependant, ils ne se souviennent pas qu’ils ont des frères et des sœurs et que nous sommes tous des enfants de la même mère. Leur spiritualité est une spiritualité égoïste. Par conséquent, les maîtres ne leur doivent rien. Il n’y a rien à leur payer car rien ne leur est dû. Ils n’aident personne. Ils ne se sacrifient pour personne, ni ne se battent pour la spiritualité de qui que ce soit. L’initiation est un paiement qui doit être donné à l’être humain. Or, si rien n’est dû à l’être humain, alors rien ne lui est donné. Par conséquent, même s’il crie et pleure en demandant une initiation, il vieillira avant de la recevoir. » — Samael Aun Weor, Rose Ignée

En Hébreu, « sacrifice » est קרבן et vient de קרב signifiant « s’approcher ou venir près de Dieu ».

« L’un des agneaux (Héb. Keves) vous offrirez le matin, et l’autre agneau vous offrirez vers le soir » (Shemot 29:39 et Bemidbar 28:4). Et à propos des secrets (Héb. Kavshi) du Miséricordieux, les sages ont enseigné : « Pourquoi explorez-vous les secrets du Miséricordieux ? », qu’ils soient cachés sous votre robe. Tout comme les vêtements couvrent le corps, de même les secrets de la Torah doivent être cachés, et cela s’applique encore plus au secret des sacrifices, qui sont comme une femme qui s’approche de son mari, c’est ainsi qu’un sacrifice s’appelle ‘KORBAN’, de la même racine que le mot kirvah, signifiant proximité. » —Zohar

« Jésus répondit et leur dit : Ésaïe a bien prophétisé sur vous hypocrites, comme il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi. Mais en vain m’adorent-ils, enseignant comme doctrines les commandements car vous rejetez le commandement de Dieu, vous retenez la tradition des hommes, comme le lavage des pots et des coupes, et vous faites beaucoup d’autres choses semblables. Et il leur dit: Vous rejetez le commandement de Dieu pour garder vos propres traditions. Car Moïse a dit : Honore ton père et ta mère, et : Quiconque maudira son père ou sa mère, qu’il meure de la (seconde) mort ; Mais vous dites : Si un homme dit à son père ou à sa mère : C’est Korban [קרבן], c’est-à-dire un don (offrande), de tout ce dont tu pourrais profiter pour moi ; il sera libre. Et vous ne lui permettez plus de faire quoi que ce soit pour son père ou sa mère ; la parole de Dieu est sans effet par vos traditions, que vous avez transmises ; et vous faites beaucoup de choses semblables. » —Marc 7

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