Écrit par: Gnostic Instructor          Catégorie: Les Vingt-Deux Arcanes du Tarot et de l’Hébreux

Le texte suivant a été utilisé comme base de discussion lors d’une conférence du cours en ligne gratuit sur Les Vingt-Deux Arcanes.

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Lettre Hébraïque Aleph א

Les Versets 1 à 8 du Psaume 119 commencent par la lettre Aleph א :

אשרי תמימי־דרך ההלכים בתורת יהוה׃

אשרי נצרי עדתיו בכל־לב ידרשוהו׃

אף לא־פעלו עולה בדרכיו הלכו׃

אתה צויתה פקדיך לשמר מאד׃

אחלי יכנו דרכי לשמר חקיך׃

אז לא־אבוש בהביטי אל־כל־מצותיך׃

אודך בישר לבב בלמדי משפטי צדקך׃

את־חקיך אשמר אל־תעזבני עד־מאד׃

1. Bénis dans le droit chemin sont les non-souillés, qui marchent selon la loi de Iod-Havah.
2. Bénis ceux qui gardent ses témoignages, qui le cherchent de tout leur cœur.
3. Ceux qui marchent sur son chemin ne commettent aucune iniquité.
4. Tu as commandé de garder soigneusement tes préceptes.
5. Oh, que mes manières ont été dirigées pour garder tes statuts!
6. La honte ne sera plus sur moi quand je regarderai tous tes commandements.
7. Je te remercierai avec intégrité de cœur pour apprendre le jugement de ta justice.
8. Je respecterai tes statuts ; ne m’abandonne pas complètement.

Arcane 1

Extrait du Livre Alchimie et Kabbale dans le Tarot par Samaël Aun Weor

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Cet Arcane représente le Magicien. Sur la tête du Magicien apparaît le « Saint-Huit », symbole sacré de l’Infini. Ce signe renferme, définit et enlace les courants magnétiques du Mental Supérieur (Conscience dans le sommeil) avec ceux du Mental Inférieur (Conscience à l’état de veille). Un tel signe réunit ou sépare tous les éléments régis par l’énergie atomique, si on le trace avec le médius, l’index et le pouce à l’endroit du plexus cardiaque.

PRATIQUE: En accord avec ce qui précède, nous suggérons cet exercice : retirez de votre mental toute espèce de pensée ; apaisez le mental, rassérénez la pensée, imaginez maintenant le « Saint-Huit » sous la forme graphique représentée comme suit :

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Laissez cette figure s’immerger dans votre Conscience et assoupissez-vous ; ensuite, blanchissez le mental, en ne pensant à rien du tout. Ainsi, après quelque temps, « vous éveillerez la Conscience en Corps Astral ».

A présent, si l’on considère la formation de ce signe, une chose ressort, c’est la continuité d’un même bras qui ferme un double circuit dans le premier trait, alors que dans le second il n’en ferme qu’un seul, déviant dans l’autre, pour se projeter vers l’extérieur après avoir coupé le signe au point précis de son croisement central.

L’un ferme et l’autre ouvre. C’est donc cette clef qui est requise pour ouvrir toutes les portes, pour couper tous les courants formés par l’énergie atomique ; depuis celle que nous avons imaginée et déposée au fond de la Conscience, jusqu’à celle qui a engendré le reste et qui circule, de la même façon, au centre de la « Neuvième Sphère ».

Or donc, le fait que l’on évite, en recourant à cette clef, les risques propres à toute expérience astrale, et que l’on obtienne une « sortie » rapide et parfaite à la fois, est, entre autres, une raison plus que suffisante pour que l’Ordre Sacré du Tibet puisse affirmer dans sa devise : « Rien ne résiste à notre pouvoir ».

Le disciple, un peu avant qu’il se couche pour effectuer cette pratique, doit invoquer, de tout son cœur et de toute son âme, le Grand Régent de l’Ordre Sacré du Tibet. Le nom du grand Guruji est « Bhagavan Aklaïva ». Cet Ordre que nous avons le grand honneur de représenter, ici, en Amérique, est le plus puissant de toute la tradition Orientale. Cet Ordre est former de 201 membres. Le rang principal est formé par soixante-douze Brahmanes.

Dans son « Traité de Science Occulte », Papus dit que les véritables initiés de l’Orient sont ceux qui appartiennent aux sanctuaires secrets du Brahmanisme, puisqu’ils sont les seuls à nous donner la clef royale de l’Arcane A.Z.F., grâce à la connaissance de la langue Atlante primitive, le Watah, racine fondamentale du Sanskrit, de l’Hébreu et du Chinois.

L’Ordre Sacré du Tibet est l’authentique dépositaire du Trésor Royal de l’Aryavarta. Ce trésor est l’Arcane A.Z.F.

Bhagavan Aklaïva vous aidera à voyager consciemment en Corps Astral. Invoquez-le lorsque vous méditez avec le Signe Sacré de l’Infini. Il arrivera qu’une nuit vous serez appelés du Temple de l’Himalaya. Là-bas vous serez soumis à « Sept Épreuves », et l’on vous enseignera la Science Secrète.

Retournons maintenant au point de départ, après cette digression. Le « Saint-Huit » symbolise le Caducée de Mercure et représente les deux cordons ganglionnaires qui s’enroulent, ésotériquement, dans la moelle épinière et qui sont : Ida et Pingala, les Deux Témoins, les Deux Oliviers, les Deux Candélabres se tenant devant le Trône du Dieu de la Terre.

Par le cordon de droite montent les atomes solaires, par celui de gauche s’élèvent les atomes lunaires.

Ces atomes solaires et lunaires montent depuis notre système séminal. Le Feu du Phlégéton et l’Eau de l’Achéron s’entrecroisent dans la Neuvième Sphère en formant le signe de l’Infini.

F + E = C, Feu plus Eau égalent Conscience.

Celui qui médite sur le signe de l’infini utilisera le Feu et l’Eau pour éveiller la Conscience. Nous comprenons maintenant pourquoi les deux témoins de l’Apocalypse ont le pouvoir de prophétiser.

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Et je donnerai pouvoir à mes deux témoins, et ils prophétiseront pendant mille deux cents soixante jours, revêtus de sacs.
Comme nous l’avons dit: Ce sont les deux oliviers et les deux chandeliers qui se tiennent devant le Dieu de la terre. Apocalypse 11:3-4

Or, par l’addition Kabbalistique, le chiffre 1260 donne : 1 plus 2 plus 6 plus 0 = 9 : c’est le symbole de la Neuvième Sphère.

La Neuvième Sphère est le Sexe. Les deux témoins ont leur racine dans le Sexe. Ces deux témoins, Ida et Pingala, sont deux fins canaux ganglionnaires à travers lesquels s’élèvent les atomes solaires et lunaires de notre système séminal jusqu’au «Calice». Le calice est le cerveau.

Remplissez votre Calice, mes frères et sœurs, avec le vin sacré de la Lumière.

On comprend à présent pourquoi le signe de l’Infini apparaît sur la tête du magicien, et pourquoi l’épée, le vase et les pentacles se trouvent devant lui, et pourquoi il tient dans sa main la baguette magique qui symbolise la moelle épinière.

Lorsque les atomes solaires et lunaires entrent en contact dans l’os coccygien, alors s’éveille la Kundalini, le serpent igné de nos pouvoirs magiques. Nous sommes alors dévorés par le Serpent et nous nous convertissons en magiciens éminemment divins.

La Lettre Aleph א

Écrit par Gnostic Instructor

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Qui dans la Kabbale symbolise l’Air

Aleph א, nombre Un. « Dieu est tri-un. » Aleph א symbolise l’unité absolue des trois forces primaires de Dieu qui contiennent l’image secrète sur laquelle l’homme doit être créé.

Aleph א א est formé de deux Iods י (lettre symbole de Kether). L’un se situe en haut à droite et l’autre en bas à gauche, unis par un Vavו diagonale. Les deux Iods י représentent le pouvoir créateur de Dieu dans l’Eden supérieur dans Daath et l’Eden inférieur dans Yesod. La lettre Vav ו entre les deux Iods י est l’homme créé à l’image de l’Esprit de Dieu qui se déplace à l’intérieur des deux Iods י (le pouvoir créateur de Dieu). Ainsi, l’Esprit de Dieu qui se déplace dans les eaux supérieures de Daath et l’Esprit de Dieu qui se déplace sur les eaux inférieures de Yesod est la source d’où émerge l’Homme Céleste, qui est le firmament entre eux.

L’Eden supérieur est mentionné pour la première fois dans le premier jour de la Genèse: « Et l’Esprit de Dieu se déplaça sur la surface des eaux. » Ces eaux sont l’Akasha Tattva qui appartient à l’Eden supérieur.

À l’intérieur du vrai Magicien, l’Intime, le Feu de l’Esprit Saint (l’Esprit de Dieu, le Ruach Elohim qui plane sur la surface des eaux) dans les Edens supérieur et inférieur sont interchangeables au moyen de la prêtrise de Yesod, Hod et Netzach. Cet échange est fait lorsque nous séparons les eaux des eaux à travers l’initiation, l’Intime le réalise au deuxième jour de la Création; il sépare les deux éthers supérieurs des eaux Akashiques et crée la deuxième créature vivante, la Conscience de l’homme qui se développe dans le firmament ou Sephiroth entre Daath et Yesod.

L’Eden supérieur contient les eaux Akashiques supérieures du Saint-Esprit, qui confère à l’âme les expériences de Samadhi (être un avec Dieu), tandis que dans l’Eden inférieur, les eaux Akashiques inférieures du Saint-Esprit se mêlent aux feux du désir, ici l’âme expérimente l’indépendance ou s’éloigne de Dieu.

Dans le Gnosticisme, les eaux sont le symbole des énergies sexuelles créatrices. Les eaux de la transmutation ont le Feu de l’Esprit Saint qui nous donne le sentiment d’être un avec Dieu, tandis que les eaux de la fornication nous procurent un sentiment de séparation et de frustration parce que nous expérimentons la séparation du bonheur de Dieu.

La Conscience éveillée est le résultat des deux eaux Akashiques. Plus la concentration sur Dieu est grande, plus l’activité des eaux Akashiques de Daath est intense, ce qui nous donne l’expérience d’unicité avec Son Être Absolu. Du point de vue des eaux inférieures, plus la transmutation des eaux Akashiques de Yesod est importante, plus la réalisation de la réalité de Dieu est grande.

L’élévation spirituelle ne peut être atteinte que par la Méditation profonde et la transmutation sexuelle.

Aleph א symbolise également les eaux solaires de l’espace extérieur (Hydrogène), et les océans inférieurs et l’humanité situés au milieu.

Le Véritable Homme (Vav ו) est l’unité de perfection parfaite qui exprime la Volonté Infinie de Dieu entre la terre et le ciel.

Aleph א : l’Ain Soph Aur, le Rayon de l’Okidanokh, le Grand Souffle de l’Absolu se parle à lui-même pour devenir Aleph א, le Vent, l’Elohim, la Sainte Trinité dans l’Unité de la Vie, car « Il n’y en a pas, autre que Iod Hei Vav Hei. »

L’Ain Soph Aur est le Rayon de l’Okidanokh, le Grand Souffle de l’Absolu. C’est le Christ Cosmique qui se manifeste dans le Monde d’Atziluth en tant qu’Aleph א Tourbillonnant de Lumière; c’est Kether, le Tourbillon de Lumière qui brille dans le Monde d’Atziluth.

L’Ain Soph Aur, le Grand Souffle de l’Absolu, est la vie qui tourne autour d’Aleph א au centre de tout atome et de chaque Soleil.

La Vie de l’Ain Soph palpite dans Atziluth à l’intérieur de la trinité de Shin ש, le Feu. C’est l’énergie vitale qui flue dans les profondeurs de Mem מ, l’Eau et la Lumière qui tourbillonne dans Aleph א, le Vent.

L’Ain Soph Aur se manifeste sous forme de vie au sein du Feu, de l’Air et de l’Eau. La matière ne peut exister sans le Souffle de l’Absolu qui tourbillonne au sein d’Aleph א.

Aleph א est le Père, Mem מ est la Mère et Shin ש est leur Fils et l’Ain Soph Aur palpite à l’intérieur d’eux trois. Ils sont Iod Hei Vav Hei.

La Lumière de l’Ain Soph entre dans le Monde d’Atziluth et tourne autour d’Aleph א, cette Lumière entre dans le corps à l’intérieur de l’Air que nous respirons par le nez et cet Air (oxygène) à travers les poumons souffle le Feu dans Mem מ, le Sang, ensuite, le sang devient Nunנ (zoosperme ou ovule) à l’intérieur d’Eve, les organes sexuels (Yesod).

Le Tzalem, des Elohim, palpite dans Nunנ (zoosperme ou ovule) qui plane sur les eaux sexuelles, le semen de Yesod.

Par conséquent, lorsque l’énergie séminale est transmutée et totalement sublimée vers le cœur, les trois systèmes nerveux sont saturés des effluves de la Lumière de l’Ain Soph. Cette Lumière est le Christ qui illumine le cerveau (Adam); c’est le Vin de Lumière au mariage de Canaan, un miracle de l’énergie Christique lorsqu’Adam et Eve deviennent une seule chair. C’est la relation secrète des feux du cœur, du souffle et du semen.

Nous atteignons la domination sur l’énergie sexuelle par le biais du souffle, qui doit être contrôlé par notre volonté qui est sous le pouvoir des feux du cœur.

Par conséquent, les personnes qui déversent leur énergie sexuelle (à travers leur orgasme bestial) expirent le souffle de Dieu et ne peuvent donc jamais recevoir les bénédictions de Iod-Havah à l’intérieur de leurs Âmes. Leurs efforts pour atteindre l’Auto-Réalisation, le salut, échoueront sans aucun doute.

Les personnes qui contrôlent leur souffle peuvent atteindre le contrôle sexuel et par conséquent également contrôler leur mental, leur Âme et leur Esprit. Ces personnes sont de vrais êtres humains qui atteignent l’immortalité.

Ceux qui absorbent la Lumière de l’Ain Soph, le Christ Cosmique à travers le tourbillonnant Aleph א de Lumière, deviennent des Christs Divins immortels capables de préserver leur corps physique pour toute l’éternité. C’est ce que la Chasteté suprême peut nous accorder lorsque nous parvenons à contrôler les feux des eaux de la vie au moyen du vent, du souffle.

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Le « Grand Vent » est l’Ancien des Jours, la racine de notre Être, l’occulte de l’occulte, la miséricorde de la miséricorde, la bonté de la bonté.

Les cheveux de l’Ancien des Jours ont treize boucles. Si nous ajoutons treize en lui-même, nous aurons 1 + 3 = 4

1 est le principe masculin, feu.

2 est le principe féminin, eau.

3 est le Fils de la création.

4 est l’unité de la vie.

C’est le saint Tetragrammaton. C’est le nom de l’Éternel, Iod Hei Vav Hei.

L’ouragan, les quatre vents, le souffle, la Parole sont représentés dans la barbe de l’Ancien des Jours. Cette barbe a treize mèches.

Les quatre vents sont Iod Hei Vav Hei.

L’Arcane 13 est l’Ancien des Jours. Ce n’est qu’en vainquant la mort que nous pouvons incarner l’Ancien des Jours. Les épreuves funéraires de l’Arcane 13 sont plus effrayantes et terribles que l’abîme.

Pour atteindre la réalisation de l’Ancien des Jours à l’intérieur de nous-mêmes, nous devons accomplir totalement le 13ème Arcane à l’intérieur de nous-mêmes.

Nous avons besoin d’une mort suprême et d’une résurrection suprême pour avoir le droit d’incarner l’Ancien des Jours. Seul celui qui l’incarne a le droit de porter intérieurement les cheveux et la barbe d’un Vénérable Vieillard.

Nous ne pouvons incarner l’Ancien des Jours qu’après avoir remporté la victoire dans les épreuves funéraires. Celui qui l’incarne devient un autre Vieillard dans l’éternité.

Le mantra PANDER nous permet d’atteindre l’Ancien des Jours. Ceci est possible dans la Méditation profonde. Dans le Monde d’Atziluth, il y a un temple merveilleux où la présence majestueuse de l’Ancien des Jours nous est montrée.

L’Ancien des Jours habite le monde de Kether. Le chef de ce monde est l’ange Metatron. Cet ange était le prophète Enoch. Avec l’aide de cet ange, nous pouvons entrer dans le monde de Kether. Le disciple qui veut pénétrer dans Kether implorera l’ange Metatron lors de ses états de Méditation profonde et il sera aidé.

La Déesse Aztèque de la mort a une couronne avec neuf crânes humains. La couronne (Kether) est le symbole de l’Ancien des Jours.

Le crâne (lettre Reish ר) est la correspondance microcosmique de l’Ancien des Jours dans l’être humain. En effet, nous avons besoin d’une résurrection suprême pour parvenir à l’Auto-Réalisation de l’Ancien des Jours à l’intérieur de nous-mêmes.

Dans le monde de Kether, nous comprenons que la grande Loi contrôle tout ce qui est créé. Du monde de l’Ancien des jours, nous voyons les multitudes humaines comme des feuilles lancées par le vent.

Le Grand Vent est la loi terrible de l’Ancien des Jours. « Vox Populi Vox Dei ». Une révolte sociale contemplée depuis le monde de l’Ancien des Jours est une loi en action. Chaque personne, la multitude entière ressemble à des feuilles détachées des arbres, lancées par le vent terrible de l’Ancien des Jours.

Les gens ne savent pas sujet de ces choses. Les gens ne sont préoccupés que par l’acquisition d’argent et plus d’argent. C’est la pauvre humanité qui souffre, qui ne sont que des feuilles misérables lancées par le Grand Vent, des feuilles misérables lancées par la grande Loi.

Notre Être authentique, dans sa racine essentielle, est l’Ancien des Jours. Il est le Père en nous. Il est notre véritable Être. Nos disciples doivent maintenant se concentrer et méditer très profondément sur l’Ancien des Jours. L’extase, Samadhi, doit être induite pendant la Méditation.

Que la paix règne dans tous les cœurs ; n’oublions pas que la paix est lumière. N’oublions pas que la paix est une essence émanant de l’Absolu. C’est une lumière émanant de l’Absolu. Cette lumière est la lumière de l’Ancien des Jours. Le Christ a dit: « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. » (Jean: 14: 27). – Tarot et Kabbale par Samaël Aun Weor

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Je suis dans le Père et le Père est en moi!

Jean 14: 11-31:

Croyez-moi, Je (l’effluve des feux de l’Atome Noûs dans le cœur) suis dans le Père (dans le Système Nerveux Cérébro-Spinal) et le (vent, oxygène, c’est-à-dire la volonté du) Père (qui entre dans la circulation sanguine, est) en moi; ou croyez-moi pour les œuvres (dans le flux sanguin) elles-mêmes.

« En vérité, en vérité, je vous le dis, (les Trois Systèmes Nerveux de) celui qui croit en moi (l’effluve des feux de l’Atome Noûs dans le cœur) fera également les œuvres que je fais (à travers le flux sanguin); et il fera de plus grandes œuvres que celles-ci, car (au moyen du Tantra Blanc), je vais (en tant que Feu Solaire) au Père (à travers le canal Sushumna).

Quoi que vous demandiez (avec votre cœur) en mon nom (ardent), je le ferai (à travers le canal Sushumna), afin que le Père (l’Intime) soit glorifié (dans Hod) dans le Fils (le Corps Astral); si vous demandez quelque chose en mon nom (ardent) pendant la Transmutation Sacrée, je le ferai. « Si vous m’aimez (l’Ain Soph Aur), vous garderez mes (22) commandements (avec Tiphereth votre Âme Humaine). Et moi (dans la pierre de Jacob, Yesod) je prierai le Père (à travers l’échelle vers le ciel, la moelle épinière, le Système Nerveux Cérébro-Spinal) et il vous donnera un autre conseiller (dans la moelle épinière), pour être avec vous pour toujours, le (Saint) Esprit de vérité (Nachash, la Kundalini) même, que le monde ne peut pas recevoir, parce que (à cause de la fornication), il ne le voit ni ne le connaît; vous le connaissez, car il (à travers le Tantra Blanc) habite avec vous (dans la pierre de Jacob, Yesod) et sera en vous (quand il se lèvera sur le canal de Sushumna).

« Je (l’effluve des feux de l’Atome Noûs dans le cœur) ne vous laisserai pas désolée; je viendrai à vous (au moyen du Tantra Blanc).

Encore un peu de temps et le monde (des sens) ne me verra plus, mais vous me verrez (avec les yeux “Ayin” de l’Esprit); parce que je vis (à l’intérieur du Ruach, l’Essence de Dieu, Kether), vous vivrez aussi (par la mort). En ce jour-là (quand Nachash, la Kundalini s’éveillera et atteindra entre les sourcils), vous saurez que je (l’effluve des feux de l’Atome Noûs dans le cœur) suis dans mon Père (le Vent, le Ruach, l’Intime qui plane sur les eaux de Yesod), et vous en moi, et moi en vous (à travers le Feu de la Chasteté). Quiconque a (compris) mes (22) commandements et les garde, c’est celui qui m’aime (à travers l’effluve des feux de l’Atome Noûs dans le cœur); et celui qui m’aime sera aimé de mon Père (le Vent, le Ruach, l’Intime, planant dans les eaux de Yesod), et je l’aimerai et me manifesterai à lui (à travers l’Initiation Vénuste). » Judas Thaddée (le pouvoir du sacrum, où réside le Feu du Saint-Esprit, précisément dans l’Église d’Éphèse), lui dit: « Seigneur, comment te manifesteras-tu à nous (en tant que Feu dans le Triveni, dans le sacrum, dans le Chakra Muladhara ou l’Église d’Éphèse, proche du coccyx) et non au monde (des sens)? »

Jésus lui répondit: « Si un homme m’aime (au moyen des mystères de Daath, le Tantra Blanc), il gardera ma parole (ou FIAT, le Ruach qui est mon Tzalem qui plane sur le Mercure Brut du Grand Œuvre), et mon Père (le Glorian) l’aimera (versera son amour en lui), et nous viendrons (du Sacrum jusqu’au cerveau) à lui et ferons notre maison avec lui (dans le cœur). Quiconque ne m’aime pas (le fornicateur) ne garde pas mes paroles (Logoi) ; et la parole (Logos) que tu entends n’est pas la mienne mais celle du Père qui m’a envoyé (le Premier Logos).

« Je vous ai parlé de ces choses pendant que je suis encore avec vous (comme un Feu d’Amour dans le ventricule gauche de votre cœur). Mais le conseiller, le Saint-Esprit, que le Père enverra en mon nom (sous forme du Serpent d’Airain, Nachash), il vous enseignera tout (à travers le Feu) et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.

Je vous laisse la Paix (la substance de Kether, le Père de toutes les Lumières); je vous donne ma paix; je vous donne, pas comme le monde (des sens) donne. Ne laissez pas vos cœurs être troublés, ni qu’ils aient peur (puisque je demeure comme un Feu dans le ventricule gauche de leurs cœurs). Vous m’avez entendu vous dire (à travers l’initiation) je m’en vais et je viendrai à vous (totalement transformé). Si vous m’aimiez, vous vous seriez réjoui, parce que je vais au Père (à travers le canal Sushumna); car le Père (le Vent, Kether, l’Ancien des Jours) est plus grand que moi (l’Atome Noûs).

Et maintenant, je vous l’ai dit avant que cela se produise, afin que, quand cela se produit, vous puissiez croire (à la métamorphose du Feu). Je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car le dirigeant de ce monde (l’intellect des Fornicateurs) arrive. Il n’a aucun pouvoir sur moi (le Noûs ou le Mental Supérieur); mais je fais (au moyen du Système Nerveux Grand Sympathique) tel que le Père (l’Intime) m’a ordonné, afin que le monde sache que j’ (l’Atome Noûs à travers le flux sanguin) aime (réalise la volonté) du Père. Levons-nous (votre Nachash, l’Esprit Sacrum, comme Moïse l’a fait dans le désert), partons d’ici (à l’intérieur du canal Sushumna jusqu’au Père de toutes les Lumières).

Conférence

Le terme « Arcanes » est pluriel. L’aspect singulier de ce terme est « Arcane ». « Arcane » fait référence à un type de connaissance, qui est pour les initiés, ou à une sorte de connaissance qui est mystérieuse pour la personne moyenne. C’est une science ou une compréhension à laquelle il faut être introduite. Lorsque nous étudions les vingt-deux Arcanes, nous étudions vingt-deux lois, ou vingt-deux mystères, dans lesquelles nous devons être initiés de manière expérientielle pour les comprendre.

Les vingt-deux Arcanes de la Kabbale sont vingt-deux lois. Nous savons dans la tradition Judéo-Chrétienne que nous avons dix lois primaires, ou Dix Commandements, qui sont discutées très couramment. Mais il y en a douze autres. Ces vingt-deux lois, ou vingt-deux Arcanes, contiennent tout le processus de la religion, ou en d’autres termes religare, qui signifie « union » en Latin.

Les vingt-deux Arcanes sont des étapes, ou clés, qui illuminent la religion elle-même, ou ce processus d’union. Dans la tradition Judéo-Chrétienne, et bien sûr dans la tradition Gnostique, ces vingt-deux lois ont été symbolisées de diverses manières. Nous avons déjà mentionné les Dix Commandements, qui sont la première et la plus évidente représentation de ces vingt-deux étapes. Mais il y a un autre aspect, ou symbole, moins communément reconnu de ces vingt-deux Arcanes: le Livre du Tarot.

Les cartes de Tarot, ou les images du Tarot, forment un livre de vingt-deux images. Ces vingt-deux images symbolisent et représentent vingt-deux Arcanes, étapes, lois, mystères, que l’initié a besoin de comprendre et de connaître pour comprendre et connaître le Chemin vers l’auto-réalisation de l’Être.

Ces vingt-deux Arcanes sont également symbolisés et représentés dans les vingt-deux caractères de l’alphabet Hébreu. Chaque caractère de cet alphabet symbolise et représente différentes lois et aspects du Chemin vers l’auto-réalisation de l’Être.

Donc, pour nous qui aspirons à saisir et comprendre ce Chemin, à entrer sur ce Chemin, à le manifester en nous, il est vital que nous comprenions la nature de ces vingt-deux lois. En elles se trouve le Chemin lui-même. Plus que cela, la base sur laquelle nous travaillons dans la Gnose est l’expérience directe. Le terme ‘Gnose’ lui-même l’indique. La Gnose n’est pas une simple croyance ou une théorie; c’est une science des expériences directes, ou une méthode scientifique qui mène à sa propre expérience directe de la vérité. La Vérité elle-même est les vingt-deux Arcanes, donc pour expérimenter directement la nature de la Vérité, nous étudions ces vingt-deux Arcanes afin de nous aider à organiser nos propres expériences, à les comprendre.

Lorsque nous étudions la tradition Judéo-Chrétienne, et que nous regardons dans le livre de la Genèse, nous voyons qu’il y a un grand symbole au tout début du livre, dans les premiers chapitres. Nous trouvons deux arbres dans le Jardin d’Éden. Le premier arbre est l’Arbre de Vie. C’est un symbole de la Kabbale, ou la science des nombres, que nous allons commencer à analyser aujourd’hui.

La Kabbale est une carte de notre conscience. C’est aussi une carte de l’univers. L’univers et notre conscience sont des reflets l’un de l’autre, et la Kabbale encode cela, ceci symbolise cela. Ainsi, l’Arbre de Vie dans la Bible est un symbole de cette science des nombres. Et bien sûr, comme le savent tous ceux qui étudient la Bible, les nombres jouent un rôle énorme dans toute la Bible. Il y en a toujours sept de ceci et trois de cela – nous voyons dans toutes les religions que les nombres ont une importance énorme; cette preuve de la présence universelle de la Kabbale, même si elle n’est pas appelée par ce nom. Les vingt-deux Arcanes nous introduisent à la science de la compréhension des symboles de ces nombres afin d’aider à illuminer notre propre chemin.

Le deuxième arbre est l’Arbre de la Connaissance, l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal, ou du Bien et du Mauvais. Cet arbre est la source du fruit défendu. Dans la Bible, il est clairement indiqué que nous ne devons pas manger du fruit défendu. Afin de comprendre ce que cela signifie, nous devons savoir ce qu’est l’Arbre de la Connaissance; c’est symbolique de quelque chose à l’intérieur de nous. Le terme « connaissance », bien sûr, est le mot ‘Gnose’. Gnose elle-même est la racine du terme connaissance. Mais en Hébreu, c’est le terme Daath.

L’Arbre de Vie, qui est le premier arbre que j’ai décrit, est la Kabbale, est symbolisé dans sa représentation la plus courante sous forme de dix sphères. Ces dix sphères sont organisées comme une structure de trois colonnes sur lesquelles pendent trois triangles. Nous voyons donc déjà des nombres. La Kabbale, ces dix sphères, ou Sephiroth, représentent des niveaux de conscience, aspects de notre propre psychologie intérieure.

L’Arbre de la Connaissance, ou Daath, est une sphère de plus, qui est cachée dans l’Arbre de Vie. On dit que ces deux arbres partagent les mêmes racines; ils sont étroitement liés.

Quand nous étudions la Gnose, ou étudions n’importe quelle religion, il est important pour nous de comprendre que nous devons étudier ces deux arbres ensemble. L’Arbre de Vie est l’étude de notre propre conscience, l’étude de notre propre psyché, l’étude de notre propre Être Intérieur. Et l’Arbre de la Connaissance est la science de l’Alchimie ; c’est la sagesse secrète, ou connaissance secrète, qui illumine l’Arbre de Vie.

La sphère de Daath, ou l’Arbre de la Connaissance, a toujours été cachée, a toujours été ésotérique; c’est quelque chose dans lequel on doit être « initié » (ou introduit). Daath est le Grand Arcane, c’est la Vérité des vérités, le Secret des secrets. C’est ce qui a toujours été voilé dans le Temple. C’est l’Arche de Noé, et l’Arche de l’Alliance – le grand ARC-ane. Les Vingt-deux Arcanes ne sont que de simples élaborations de l’unique Grand Arcane.

Au cours de ces vingt-deux conférences, nous examinerons continuellement ces deux arbres, les comparant, les comprenant, côte à côte. C’est la Kabbale et l’Alchimie. Ce sont les deux colonnes des grandes hiérarchies de Dieu: Sagesse et Amour. Daath, cette connaissance secrète, ou connaissance ésotérique, liée à l’Alchimie, est la sagesse; et l’Arbre de Vie, la Kabbale, c’est l’amour: les deux colonnes qui forment le fondement du Temple, ou le support du Temple.

Ce Temple, bien sûr, est notre âme, le Temple de notre propre Dieu vivant. Construire et perfectionner notre propre Temple intérieur est le but de la religion, ou religare (Latin pour union). Et la construction de notre propre Temple intérieur est soutenue et renforcée par l’étude de ces deux arbres ensemble.

L’Arbre de Vie en nous-mêmes doit devenir pleinement illuminé – c’est l’auto-réalisation. Mais l’illumination, la lumière, est fournie par l’Arbre de la Connaissance. Donc, ces deux arbres, ces deux colonnes, sont en eux-mêmes la science pour auto-réaliser l’Être.

Les vingt-deux Arcanes, comme je l’ai dit, sont des lois ésotériques ou cachées. Ce sont des symboles. Donc, au début, nous commençons toujours par le nombre un. La conférence d’aujourd’hui porte sur l’Arcane un, qui est le Magicien.

Lorsque vous observez la première carte du Tarot, vous voyez le Magicien. Mais qui est le Magicien? Nous devons comprendre cela. Cette carte est symbolique et nous donne une compréhension vitale sur laquelle repose la base de l’ensemble des Arcanes.

Le nombre un est le nombre qui commence; l’unité. C’est l’initiative, le début. Mais le nombre un émerge de rien. Réellement, le nombre un vient du zéro.

Lorsque nous étudions la Kabbale, et regardons notre carte, nous voyons que l’Arbre de Vie se déploie à partir de l’Absolu, ou de l’utérus de la Mère Divine. Cet utérus est le zéro. C’est la Potentialité Primordiale.

Le zéro est un symbole profond et ancien. C’est la potentialité, la création, l’océan d’où la vie émerge. L’utérus de la Mère Divine donne naissance à Un. Donc, si nous voyons un un et un zéro, nous voyons le commencement, le début. Nous voyons également le nombre dix – un et un zéro. Nous voyons également ‘IO’, qui est le composant principal du nom de la Mère Divine.

Le un dans ce cas est la force projective, le principe masculin, qui initie, qui commence. Et le un sur l’Arbre de Vie, dans ce contexte, représente Kether, ou la première Sephirah. Ce un, dans sa sortie de l’utérus, est en vérité la première Trinité, ou Trois en Un, qui est Kether, Chokmah, et Binah. Le Trois en Un est le Christ Cosmique, la force rayonnante qui illumine toute la vie. Il est un, mais Il est trois, et Il émerge du zéro, du rien.

Cette manifestation que nous appelons Iod-Hevah, ou en d’autres termes, le Tetragrammaton – quatre lettres en Hébreu, qui représentent le Père-Mère avec les caractères Iod Hei Vav Hei. Ces quatre lettres contiennent une grande quantité de symbolisme, mais l’accent que je veux mettre en ce moment est une relation qui existe entre le zéro, le un et le Iod, le premier caractère de ce Tetragrammaton.

Iod, en tant que lettre de l’alphabet Hébreu, est en fait la dixième lettre. Vous voyez donc que nous avons le nombre dix ici – le un et le zéro, l’utérus et le Père, la Mère et le Père. Le Iod est le dixième caractère. Le Iod représente en lui-même l’homme, le masculin, le phallus, la force créatrice. Il indique le nombre un d’une manière très forte. Et si vous prenez Kabbalistiquement le nombre de Iod, qui est dix, et vous le réduisez avec la numérologie Kabbalistique, c’est un, car un plus zéro est un.

Le Iod est l’impulsion, la force masculine qui initie, qui conduit, qui pousse.

Quand ce Trois en Un, la Trinité, le Christ Cosmique, se dédouble pour créer, il se divise. Il le fait dans son troisième aspect: la sephirah Binah.

Dans la sphère de Binah, nous trouvons le Saint-Esprit, ou cette impulsion créatrice, ce feu, qui veut donner lieu à la manifestation. Binah se divise en homme-femme, en Abba-Aima, Shiva-Shakti, la manifestation masculine-féminine de Un. C’est Iod-Hei-Vav-Hei, c’est Iod-Hevah, Adam-Eve, le couple primordial, Shiva-Shakti des Hindous, Osiris-Isis des Égyptiens, Abba-Aima du Judaïsme, le Yab-Yum du Tantrisme. Shiva-Shakti (Osiris-Isis), dans leur union, forme Daath, l’Arbre de la Connaissance.

Shiva, ou Osiris, est la manifestation masculine de cette première Trinité qui est Un. Shiva est le Trois en Un Lui-même, mais masculin polarisé.

Shakti, sa femme, est la polarisation féminine du Trois en En.

Ces deux polarisations, homme et femme, s’unissent; ils s’unissent à nouveau pour créer, et c’est Daath, c’est l’Arbre de la Connaissance.

La création que Daath déroule (ou en d’autres termes, que Shiva et Shakti déroulent) est leur fils. Leur fils est appelé Horus dans le panthéon Égyptien. Osiris et Isis s’unissent et produisent un fils, qui est Horus dans le symbolisme Égyptien. Ce fils est Chesed sur l’Arbre de Vie, la quatrième Sephirah.

Chesed est le Magicien. L’Arcane Un est Chesed. Chesed est appelé Atman dans les traditions Orientales. Il est notre propre Père personnel. Il a son propre Père, qui est Kether. Ainsi, vous pouvez voir que cet Arcane Un, qui est singulier, qui est Un, qui initie, a des profondeurs, a des niveaux, parce que notre propre Père intérieur intime a son Père. Notre propre Être a son Être.

L’Être de notre Être est, bien sûr, le Christ Cosmique. L’Être de notre Être est Kether, mais Kether est Trois en Un. Notre Intime, Chesed, se manifeste afin d’accomplir un certain devoir, afin de devenir un Magicien parfait. Il nous faut maintenant comprendre ce qu’est un Magicien, ce qu’est la magie.

Le terme « Magicien » a été gravement dégénéré à notre époque moderne. Il provient en fait d’une racine très ancienne. Quand j’ai souligné ce terme ‘Atman’, cela a un rapport avec le terme « Magicien », avec ses racines. Vous avez probablement entendu parler d’un Mahatma: c’est un mot composé. C’est Maha-atman. Atman, bien sûr, est notre propre Père Intérieur, notre propre Esprit Intérieur. ‘Maha’ signifie ‘grand’ en Sanskrit: Maha-atman – grand esprit, grande âme.

En Sanskrit, un H peut aussi être un G: ainsi maha peut aussi être lu comme maga, mage, magi. Un mage est un prêtre. Nous connaissons les trois mages d’après les histoires de la Bible, le Nouveau Testament, qui étaient trois rois, ou trois prêtres, venus de l’Orient pour adorer le Christ. Mais le terme mage, vient en fait du Sanskrit ancien et un terme Assyrien, Babylonien et Persan, de « mag » ou « maha », et les mages étaient des adorateurs du soleil, des prêtres. Le soleil, bien sûr, nous le savons, est un symbole du Christ. Le véritable Magicien est donc un prêtre. Et travailler avec la magie, la véritable magie, est en fait une prêtrise sacrée, un office sacré. Plus important encore, le véritable Magicien n’est pas la personne terrestre. Celui qui travaille vraiment avec la magie est notre propre Père Intérieur, notre maha-atman intérieur.

Quand nous regardons le symbole de la carte, l’image du Magicien, nous regardons un symbole de notre propre Être Intérieur, notre propre Père Intérieur. Nous voyons le Magicien avec un serpent sur le front. Le serpent est un symbole de maîtrise, un symbole d’illumination. Il porte dans sa main un bâton, ou une verge, qui symbolise le pouvoir, et cette verge, cette colonne verticale est la colonne vertébrale. Il a une main en l’air et une main en bas. La main levée soulève la verge, pointant vers le ciel. La main vers le bas indique les eaux sous ses pieds, ce qui est une instruction à son fils, à son enfant, à laquelle nous reviendrons. Mais la forme de sa figure, un en haut, un en bas, et son corps au milieu, forme le caractère Aleph, qui est le premier caractère de l’alphabet Hébreu.

Aleph, bien sûr, est le nombre un. C’est ce premier caractère qui initie, qui commence. Il est, en lui-même, ce caractère Aleph. L’Être est l’Aleph, l’Alpha, le premier. En ce qui nous concerne, il est notre numéro un. Nous souffrons parce que nous l’avons oublié. Nous souffrons parce que nous négligeons notre devoir envers lui. Lorsque notre Être redevient notre numéro un, d’abord, et que nous accomplissons notre devoir conformément à sa directive, nous atteignons la religion, la religare.

Devant le Magicien, il y a une table. La table a quatre côtés, elle forme une forme cubique. Le quatre ici représentent un certain nombre de choses. Il représente les quatre éléments que le Magicien doit commander. Quiconque a étudié ce que nous appelons la magie sait que le Magicien travaille avec les éléments de la nature: le feu, l’eau, l’air et la terre. Et le grand Magicien est celui qui commande ces éléments afin d’accomplir sa volonté. Moïse, par exemple, était un grand Magicien. Jésus était un grand Magicien. C’étaient des initiés qui développaient la capacité de commander les éléments de la nature, de calmer les tempêtes, de soulever des tempêtes, de secouer la terre, d’avoir le pouvoir des forces de la vie et de la mort. La personne terrestre n’est pas celle qui peut faire ces choses, c’est l’Être Intérieur, Dieu. Mais Dieu, ce Père, agit à travers l’initié, agit à travers Son fils, Son enfant.

Les quatre côtés de la table représentent également les véhicules à travers lesquels l’Être travaille. Revenant donc à l’Arbre de Vie, nous voyons la sphère de Chesed, qui fait partie d’une trinité à trois sphères, Chesed étant la première partie ou la partie la plus élevée. À côté de cela se trouve Buddhi, Geburah, qui est notre Âme Divine, la Conscience Divine, qui est un aspect féminin de l’Être. Et à côté d’elle se trouve Tiphereth, ou Manas, qui est un aspect masculin de l’Être. Donc notre Intime, notre Atman, notre Chesed, a deux âmes, une masculine et une féminine. Mais ces trois ne font qu’un. Le Magicien perfectionné est ces trois aspects parfaitement unifiés. Le nombre un est l’unité. C’est le but du Magicien: l’unité. Mais cette unité est dans l’âme.

Au-dessous de cette trinité de la Monade, nous avons les quatre véhicules à travers lesquels la Monade travaillera. Le premier, par ordre décroissant, est Netzach, ou le mental, le corps mental. Le suivant est Hod, l’émotion ou le corps émotionnel. Le troisième est Yesod, le corps énergétique, le corps vital, le corps éthérique. Et le dernier est Malkuth, le corps physique. Ce sont les quatre corps de péché – les quatre corps avec lesquels nous créons des problèmes ou l’âme. Ces quatre corps sont le laboratoire du Magicien. Le Magicien travaille avec ces quatre aspects de lui-même afin de commander les éléments et d’atteindre la perfection.

Pour que le Magicien puisse accomplir cet objectif, pour que notre Être Intérieur puisse accomplir son propre devoir, il a besoin que ces quatre véhicules soient perfectionnés, soient des véhicules parfaits pour ses desseins. En d’autres termes, la personne terrestre doit travailler. Nous habitons bien sûr notre corps physique. Le corps physique que nous avons est rendu possible et est vivant grâce à l’Être, à cause de notre propre Dieu Intérieur. Nous avons ce corps physique parce qu’il nous l’a donné pour le servir.

Le corps est capable de vivre, de digérer, de fonctionner, de percevoir et d’agir grâce à ces autres véhicules qui y résident. Le corps éthérique, ou vital, est la base de notre digestion, de tous les processus chimiques, de tous les processus énergétiques. Tout ce qui se passe en nous et qui nous donne la vie est basé sur le corps vital, Yesod. C’est une des raisons pour lesquelles Yesod, ou la Neuvième Sphère, s’appelle « La Fondation ». C’est le fondement de la vie.

Nous avons également le corps astral, qui est lié à nos émotions, et c’est le corps que nous utilisons lorsque nous rêvons. Quand nous avons un rêve, lorsque nous nous endormons physiquement, nous commençons à rêver, nous voyageons en fait dans notre corps astral. Le corps physique se repose, le corps vital recueille de l’énergie afin de restaurer le corps physique, et le reste de nous s’échappe et commence à errer à l’intérieur de notre propre mental. Mais cette errance se produit avec un véhicule, un vaisseau. C’est le corps astral.

Nous avons aussi le corps mental, lié à notre intellect, ou mental, le processus de cognition, de pensée, de raisonnement. Ces quatre parties sont les quatre roues du char, les quatre chevaux du char, les quatre aspects de l’âme que le Magicien doit commander.

Mais qu’est-ce qui commande notre intellect maintenant? Qu’est-ce qui motive notre bien-être émotionnel maintenant? Qui contrôle nos émotions? Qui contrôle nos pensées? Qui contrôle nos actions? Pourquoi est-ce que lorsque nous faisons quelque chose de mal, nous disons toujours: « Oh, ce n’était pas moi »? Quand nous mentons, quand nous volons, quand nous trichons et que nous nous faisons prendre, nous disons: « Oh, je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça. Ce n’était tout simplement pas moi. Je ne suis pas comme ça. Je ne suis pas ce genre de personne. » Alors qui l’a fait? Qui évoque toutes les pensées et tous les sentiments que nous éprouvons actuellement? La dernière fois que nous nous sommes vraiment mis en colère, qui était responsable de cette colère? Qui conduisait et apportait cette colère? Était-ce votre Être? Bien sûr que non. C’est là que le travail commence. La colère est liée à l’élément feu: si nous ne pouvons pas dominer notre propre colère, alors nous ne pouvons pas dominer l’élément feu. Nous devons être des Rois et des Reines de la nature, contrôlant tous les éléments en nous-mêmes.

Nous, en tant qu’essence, en tant que conscience, en tant que fils de ce Père, en tant qu’enfant de ce Père, devons prendre le contrôle de nous-mêmes. Notre conscience est une partie de l’Être. C’est une étincelle, c’est un embryon, sur lequel Il peut travailler, mais nous devons la contrôler. Nous sommes une étincelle de cela Monade, appelée « essence ». L’étincelle est cette petite volonté consciente que nous avons. Parfois, nous l’appelons conscience. C’est cette partie de nous qui sait ce qui est bien et ce qui est mauvais – elle sait simplement, ne raisonne pas, ne rationalise pas, n’a besoin de personne pour lui dire: « Oui, c’est vrai; non, c’est faux. » Nous savons juste. Cela fait partie de l’Être. L’Être parle à travers cette voix de la conscience.

Notre travail, pour comprendre et entrer dans la science des vingt-deux Arcanes, est de rendre cette conscience forte. Elle se renforce en l’écoutant; en faisant ce qui est juste; en arrêtant les mauvaises actions, les mauvaises pensées, les mauvais sentiments. C’est un effort de volonté.

Dans la Kabbale, dans l’Arbre de Vie, nous regardons la trinité de la Monade, on voit cette sphère Tiphereth, que j’ai mentionné est Manas, l’Âme Humaine. Réellement, Tiphereth est le centre de la volonté pour nous. Tiphereth est le chevalier, le guerrier, qui combat au nom du Roi-Magicien.

Le Maître Jésus a dit: « Vous devez être parfaits comme votre Père céleste est parfait. » Nous ne sommes pas parfaits. Beaucoup de gens croient aujourd’hui que c’était une chose symbolique qu’Il a dite, que nous devenons parfaits en croyant en Lui. Mais ce n’est pas dit de cette façon. Il est dit très clairement: « Vous devez être parfait ». C’est une déclaration très directe, et une partie d’un discours dans lequel Il discute, quiconque a l’adultère ne peut pas entrer au ciel; quiconque critique, qui tue avec ses paroles, ne peut entrer au ciel; les meurtriers, les fornicateurs, les adultères, ne peuvent pas. La raison en est que le ciel est, par niveaux, le royaume de la perfection, des êtres parfaits. Comment pouvons-nous, qui sommes imparfaits, y entrer? Nous ne pouvons pas. Nous y entrons en devenant comme eux, perfectionnés en nous-mêmes, ce qui est une œuvre de volonté.

L’Intime, le Magicien, a besoin de dominer la nature, de contrôler la nature, d’être roi, d’être un prêtre, qui domine les éléments. Mais pour qu’Il fasse cela, il doit disposer les éléments sur la table devant Lui. L’épée est un symbole de la volonté. L’épée est l’arme que l’initié doit utiliser pour se conquérir. Le vase, le pot, le calice, a deux aspects. Il symbolise le mental, qui doit être nettoyé. Il symbolise également l’organe sexuel féminin, la yoni. De la même manière, l’épée représente l’organe sexuel masculin. Et le troisième sur la table est une lune. La lune doit être convertie en soleil. Cela signifie que notre psychologie lunaire, lunaire étant mécanique et appartenant à la nature, appartenant au règne animal, doit être convertie en solaire, faisant partie du royaume du soleil, Christique. La lune à l’intérieur de nous, les forces lunaires doivent être vaincues et transformées en forces solaires. Ce sont les travaux qui sont effectués sur la table. Tout cela est renforcé et rendu possible par le Saint-Esprit, qui est symbolisé dans la carte par un oiseau sous la table.

Maintenant, tout ce travail se déroule au-dessus des eaux, l’aspect le plus bas de la carte. Et à l’intérieur des eaux, nous voyons une pierre parfaite, un cube parfait. Ceci indique la Maçonnerie, et le travail du Maçon consiste à perfectionner la pierre. La pierre réside dans l’eau; c’est l’Hydrolith Sophique, la Pierre d’Eau de la Sagesse.

Qu’est-ce qu’une pierre et un liquide? Qu’est-ce que la pierre et le liquide? Mercure. Mercure est le symbole de l’Alchimie qui indique l’énergie sexuelle. La pierre que nous devons perfectionner est notre propre matière sexuelle, c’est la pierre angulaire du Temple. Ces colonnes de l’Arbre de Vie et de l’Arbre de la Connaissance sont fondées sur cette pierre, la première pierre sur laquelle tout le Temple est construit. La première pierre est ici dans les eaux, la partie la plus basse de cette carte. Cela correspond à la Neuvième Sphère, Yesod, qui est bien sûr lié à notre corps éthérique, corps vital.

Si nous plaçons l’Arbre de Vie sous forme de diagramme sur notre corps physique, Yesod pointe et indique les organes sexuels. Yesod, la Neuvième Sphère, est la racine de l’Arbre de la Connaissance. C’est là que nous travaillons avec la science de l’Alchimie, apprenant à transmuter notre matière sexuelle, à transformer nos forces sexuelles animales, instinctives, lunaires en forces sexuelles solaires, perfectionnées, divines et célestes.

Le sexe est naturel à l’être humain – une partie de la création de Dieu – mais le sexe est réalisé sous la volonté divine, sous les auspices du Magicien, qui a besoin de gérer ces forces pour s’auto-réaliser. Le Magicien, alors, debout sous la forme d’Aleph, ce caractère Hébreu, est cette force qui initie. Il a la prière devenir aussi parfait qu’Aleph.

Lorsque nous analysons ce caractère de Aleph, et que nous en désorganisons les parties pour le comprendre, nous voyons qu’il est en fait composé de trois aspects primaires. Et bien sûr, quand on voit qu’il a trois aspects, cela nous rappelle immédiatement la Trinité, Trois en Un, la Trinité qui est la base de l’Être. Ces trois aspects sont en fait deux Iod’s et un Vav, des caractères Hébreux.

Le Iod est le principe masculin, projectif, créatif.

Le Vav est la sixième lettre de l’alphabet Hébreu. Quand on compte les sphères, on voit que la sixième sphère est Tiphereth, l’Âme Humaine.

Le Magicien doit travailler avec les deux Iod’s et le Vav pour former le parfait Aleph. Quand nous comprenons cela, alors nous pouvons voir comment Il le fait. Le premier Iod, nous avons compris, est dans Daath, cette sphère cachée entre Binah et Chesed. Ce premier Iod est l’Eden supérieur. Il est Daath, mais lié à l’Être. C’est le potentiel pour l’Être de créer et de manifester. C’est ça le premier Iod, l’Éden supérieur. Le deuxième Iod est dans l’Éden inférieur, dans Yesod, dans nos propres eaux sexuelles. Nous voyons donc que le Iod, cette force masculine, projective, est le feu, ou la potentialité, qui existe dans les eaux.

Dans le livre de la Genèse, nous lisons que l’Esprit de Dieu s’est déplacé sur la surface des eaux. Ces eaux représentent l’Éden supérieur, dans Daath. Ce sont les eaux de la Genèse d’où la création émerge comme un acte de magie. Cette création magique dans Daath est une création que notre propre Être effectue afin de commencer sa manifestation. Le Christ Intérieur, manifesté comme Shiva-Shakti, travaille dans ces eaux de la Genèse. C’est ça le premier Iod, le Iod de Iod-Hei-Vav-Hei. La création qui en émerge est Vav. Vav, nous savons qu’il est lié à l’Âme Humaine. Ce Vav est la colonne vertébrale, l’Âme Humaine. Et le dernier ou le second Iod, est dans Yesod, dans les eaux de la sexualité.

Alors le Magicien, l’Intime, doit travailler avec la volonté de son Âme Humaine pour réunir les deux Iod’s, l’Éden inférieur et l’Éden supérieur, afin d’atteindre la perfection. La combinaison de ces éléments produit l’Aleph, qui est le Magicien parfait, et tout cela est un acte de volonté. Cela ne peut être fait que lorsque nous, en tant que personne terrestre, coopérons. Nous devons travailler avec les eaux de la Genèse; nous devons travailler avec les deux arbres; nous devons transmuter les eaux de l’Éden inférieur; nous devons comprendre les eaux de l’Éden supérieur.

Le Magicien accomplit son rituel, son devoir sacerdotal, en gérant les forces disposées sur la table, ces quatre éléments. Il effectue sa magie, ou ses œuvres, sur cet autel. Et ces œuvres sont la Magie Hermétique, qui sont des œuvres liées au mental dans Netzach ; Il effectue ses œuvres de Magie Naturelle, ou Magie Rituelle dans le domaine de Hod, lié au plan astral ou au corps émotionnel; et pour les unifier et les renforcer, Il travaille avec le processus de la Magie Sexuelle dans Yesod. Vous pouvez dire en d’autres termes la Prêtrise Hermétique, la Prêtrise Naturelle et la Prêtrise Sexuelle. Ce sont des devoirs sacrés – des devoirs sacrés que la personne terrestre accomplit au nom de l’Intime, renforcé par l’Intime, au profit de l’Intime.

Ce que cela signifie pour nous, nous devons commencer à imposer la volonté, à développer notre propre volonté, à avoir la capacité de commander notre propre nature intérieure. Et cela commence maintenant. Ce n’est pas une idée numérique théorique ou extrêmement compliquée. Pour que votre propre Être, votre propre Magicien intérieur, puisse disposer les objets sur la table et atteindre la religion, Il doit avoir un véhicule à travers lequel Il peut travailler.

Si notre propre volonté est piégée dans notre fierté, piégée dans notre colère, piégée dans notre luxure, la connexion à notre Intime est perdue. Il n’est pas présent. Quand nous restons esclaves de notre envie, nous ne servons pas l’Être. Les Évangiles disent très clairement que vous ne pouvez pas servir deux maîtres. Nous devons nous analyser. Avec chaque action que nous effectuons, nous devons analyser. Au nom de qui fais-je cela? Au nom de qui j’agis? Lorsque nous ressentons l’impulsion de parler à une autre personne, considérons-nous pourquoi nous devons parler? Au nom de qui? Est-ce parce que nous sommes en colère et que nous voulons exprimer notre colère? Est-ce parce que nos sentiments sont blessés et que nous voulons nous venger? Nous devons interroger et analyser chacune de nos activités à chaque instant. C’est un travail de volonté, de volonté consciente, exercé sur notre trois cerveaux : notre intellect, notre émotion et notre aspect moteur-instinctif et sexuel.

Ce travail de volonté est un travail d’attention. En synthèse on peut dire que le travail des vingt-deux Arcanes est un travail à perfectionner l’attention, à perfectionner la conscience, à parfaire la conscience. Le travail du Magicien est de se perfectionner. Mais Il ne peut pas faire cela si nous restons esclaves, asservis par notre propre fierté, nos propres justifications, nos attachements, nos désirs.

L’Intime, pour devenir un parfait Aleph, pour devenir ce Maha-Atman, ce Magicien parfait, a besoin de nous. Certains disent que cela semble étrange, que Dieu a besoin de nous, mais c’est vrai. Nous faisons partie de lui. Nous n’existons pas ici par hasard ou simplement pour nous divertir. Nous existons pour remplir un rôle spécifique, un devoir défini, envers notre propre Intime, notre propre Père Intérieur. Et Il a à son tour son devoir. Pour qu’Il puisse accomplir son travail, nous devons faire le nôtre, et le notre est de devenir sa volonté. C’est pourquoi dans la Prière du Seigneur, nous voyons que Jésus nous donne ce grand exemple, cette grande prière d’une puissance énorme, « Que ta volonté soit faite. » « Ta » – mon Père Intérieur. Que la volonté de mon Être Intérieur se fasse sur terre (en moi dans mon corps physique) comme au ciel.

C’est un processus de conquête de toutes les volontés que nous avons à l’intérieur et qui s’opposent à la volonté de l’Intime. Ma luxure ne veut pas ce que mon Être veut. Ma fierté veut être remarquée, veut être admirée ou enviée. Mon Être ne veut pas cela.

Ainsi, dans l’analyse de nous-mêmes instant après instant, nous vainquons et comprenons chaque volonté discursive que nous avons à l’intérieur. Chaque ego que nous avons, chaque agrégat psychologique a sa propre volonté, et toutes ces différentes volontés ne sont pas la volonté de l’Intime. Pour connaître la volonté de l’Intime, nous devons nous séparer de l’ego.

Quand nous regardons en arrière cette carte du Premier Arcane, nous voyons dans la partie supérieure une paire d’yeux, toujours en train de regarder, toujours en train de surveiller. Ce sont les yeux du Père. Chaque action que nous accomplissons, chaque pensée que nous pensons, chaque sentiment que nous entretenons n’est pas seulement à nous d’observer. Notre Être est à l’intérieur de nous. Votre propre Père Intérieur est la racine de votre existence. Il connaît chaque atome que vous habitez. Il est donc évident qu’Il connaît également vos pensées et vos sentiments.

Comment pouvons-nous permettre aux pensées négatives et aux émotions négatives de s’épanouir dans notre mental? Comment pouvons-nous leur permettre de continuer à s’exprimer, avec leur ressentiment, leurs critiques, leurs désirs, leurs comptes envers les autres. « Untel m’a fait ceci. Untel m’a fait cela. Je ne méritais pas cela. » Nous permettons à tout cela de persister dans notre intérieur, et de temps en temps, nous faisons une petite pause dans notre chant intérieur pour prier. D’une manière ou d’une autre, nous pensons qu’au moment où nous nous arrêtons pour prier, Dieu est là. Dieu n’est là que lorsque nous le prions, c’est ce que nous pensons. Alors nous allons toute la journée à imaginer des scènes de luxure, imaginant des scènes de vengeance contre nos ennemis, réels ou non, puis nous prenons une petite pause et disons: « Oh, mon Dieu, je me souviens de toi. » Et nous pensons en quelque sorte que c’est la seule chose qu’Il voit, en quelque sorte ce moment de prière.

Eh bien, je suis désolé de vous faire remarquer, aussi douloureux que cela puisse paraître, qu’Il est là tout le temps, donc ces vingt-trois heures et cinquante-neuf minutes où vous étiez perdu dans des fantasmes sur le passé et le futur, à rêver de gagner de l’argent ou de rêver de devenir célèbre, votre Être est là aussi. Ces yeux regardent toujours à l’intérieur de vous.

La volonté doit être là tout le temps à l’intérieur de nous, la volonté de changer; la volonté de lutter contre notre propre nature animale et obstinée. N’oubliez jamais la présence de votre Être à l’intérieur. Si vous maintenez la continuité de la conscience et du souvenir de votre propre Dieu Intérieur, vous établissez le rappel de soi, le souvenir du Soi Intérieur, le rappel de l’Être. Il s’agit de traiter chaque instant comme un moment passé à l’intérieur d’un Temple, de sentir en soi qu’à chaque instant, on est en présence de la divinité la plus inimaginable. Et quand vous êtes confronté à vos propres impulsions lubrique, votre propre peur, votre propre haine, rappelez-vous et souvenez-vous de la présence de votre propre Dieu Intérieur, et exercez la volonté de votre conscience de se souvenir de lui et de s’observer à travers ses yeux, comme il vous voit.

Cet effort est le fondement de l’entrée dans la compréhension directe des vingt-deux Arcanes. Ces yeux regardent toujours, toujours présents, toujours observateurs, et vous voyez dans leur forme, le symbole de l’infini. Cet infini, bien sûr, est l’Être de l’Être. Quand nous regardons la manière dont la nature se dédouble sur l’Arbre de Vie, nous voyons que ce premier triangle de Kether, Chokmah, et Binah est lié à l’infini, c’est-à-dire l’Être de l’Être, la manifestation infinie qui sort de l’immanifesté.

Quand l’Être travaille, quand notre propre Intime travaille, pour s’unifier comme Aleph, pour travailler dans les eaux de l’Éden supérieur, qui sont les énergies Akashiques, le Tattwa Akashique, et travailler dans l’Éden inférieur, dans les eaux de la Genèse, de la transmutation de la matière sexuelle, l’Intime fait cela comme un travail de volonté en tant que Son fils ou Sa fille, l’Âme Humaine, entre dans l’initiation. Le processus de l’initiation, en tant qu’âme, est un processus de travail avec ces eaux, de travail avec la psyché et de travail avec les lois.

Dans ce processus, l’initié essaie de travailler directement avec ces deux eaux. En ce qui concerne le supérieur, l’initié doit méditer afin de comprendre le Tattwa Akashique, les aspects supérieurs de l’énergie liés à l’Être. C’est avec la Méditation que nous nous rapprochons de Dieu. En nous concentrant sur Dieu, en nous souvenant de Dieu, en nous concentrant sur notre Être Intérieur, nous travaillons avec des forces pour nous rapprocher de lui. Si nous l’oublions, nous ne nous rapprocherons pas de lui. Mais plus on reste dans le souvenir de soi, plus nous méditons pour comprendre la nature de l’Être, plus nous travaillons directement avec les eaux de l’Éden supérieur pour le pénétrer et le comprendre, pour comprendre Celui qui est à l’intérieur.

En même temps, nous devons travailler avec les eaux de la transmutation à travers la magie de Yesod. Et de cette manière, en transmutant nos forces sexuelles, nous rassemblons les énergies et les forces du Saint-Esprit, ce qui nous rapproche de Dieu. Quand nous rejetons cela, quand nous forniquons, lorsque nous abusons de nos forces sexuelles, nous nous éloignons de plus en plus de Dieu, il y a de plus en plus de vide dans nos cœurs, de plus en plus de solitude, plus de vide spirituel, ce vide, ce vide douloureux que nous ressentons dans le cœur quand Dieu ne nous remplit pas.

Pour nous rapprocher de Dieu, nous travaillons donc de deux manières: la transmutation et la méditation. Cela crée un échange dynamique, dont le centre est l’Âme Humaine, comme œuvre de volonté. Cette Âme Humaine est le Vav, ce caractère Vav qui symbolise la colonne vertébrale sur laquelle ces feux de Yesod doit s’élever. Ce flux et cet échange d’énergie constants produisent un courant alimenté par la méditation et la transmutation, et ce courant est ce qui rassemble les deux Iod au Vav pour créer le Magicien parfait.

Les eaux des Édens supérieur et inférieur se fondent dans le Vav perfectionné, ou l’Âme Humaine. Et cet Aleph, ou l’Intime, en tant que transformateur de cette énergie, se déplace. L’Aleph tourne.

Cette rotation est produite par la volonté – la volonté sur le désir, la volonté sur la nature, la volonté sur les quatre éléments. C’est le travail d’arranger les éléments sur la table; c’est le travail pour créer l’Aleph parfait.

Des questions?

Public: Les livres disent que l’ego et l’Être ne peuvent pas coexister, mais vous insistez que l’Être est toujours présent. Comment est-ce possible?

Instructeur : Parce que vous avez encore une essence, vous avez toujours une conscience. Votre Être est à l’intérieur de vous, car vous avez toujours une connexion avec Lui. Mais Il n’est à l’intérieur de vous que jusqu’à un certain point, un très petit pourcentage par rapport à la quantité de conscience que vous avez libéré de l’ego.

Si vous deveniez complètement absorbé par votre ego, à cent pour cent, votre Être se sépare de vous et vous tombez de l’Arbre de Vie comme une feuille qui tombe d’un arbre. Et alors l’Être n’est pas là. Vous devenez juste de la matière morte – une feuille lancée par les vents du Karma pour être recyclée par la nature.

Tant que vous conservez un certain pourcentage de conscience à l’intérieur, vous maintenez la connexion avec votre Être. Plus de conscience vous libérez, en accomplissant le Travail, plus votre connexion à votre Être devient forte. Et bien sûr, le travail à la fin est d’éliminer tous les ego, alors l’Être peut vous habiter complètement et s’incarner en vous. Mais c’est un processus d’étapes pour y parvenir.

Cela a-t-il du sens?

Pensez-y.

Public: Disons qu’on a éveillé plus de pourcentage de conscience, mais qu’on a encore beaucoup plus d’ego. Vous avez dit que l’Être est toujours présent dans votre luxure, dans votre colère – Il est toujours présent.

Instructeur: Ok. C’est vrai que l’Être est présent même lorsque votre ego est là, et la raison en est que votre conscience est piégé à l’intérieur de cet ego. Votre conscience appartient à l’Être.

Votre Être est le feu animant dans chaque cellule de votre corps. Votre Être est le feu animant tout ce que vous êtes. Il est aussi dans votre ego, mais en tant que Lucifer. Donc, Il vous connaît de fond en comble.

Public: Pouvez-vous expliquer pourquoi les Sephiroth fonctionnent à trois?

Instructeur: La Loi du Trois est l’une des lois fondamentales sur lesquelles la nature est basée. La Trinité est une forme d’équilibre. Vous avez une première force qui initie, qui commence. Vous pouvez également les appeler des notes. Ce serait la note « Do », la note qui commence quelque chose.

Mais à chaque fois que vous avez une force projective, vous impliquez immédiatement une force réceptive, vous avez projective et réceptive. Donc, vous avez deux forces qui s’opposent. Afin de créer un équilibre, vous avez une troisième, qui crée l’harmonie. Ce n’est donc qu’une structure fondamentale que vous trouvez partout dans la nature. Et c’est une des choses qui indique et montre l’intelligence qui réside dans toute matière, dans tous les phénomènes.

Alors quand nous étudions la Kabbale, nous mettons simplement sous une forme symbolique quelque chose que vous pouvez percevoir directement dans presque tous les aspects de la nature que vous regardez. Ça a du sens?

Public: Il manque quelque chose.

Instructeur: Oui. C’est un symbole du fonctionnement des choses dans la nature.

Public: En termes de trois dimensions…

Instructeur: Non, ce n’est pas tellement lié à ça. C’est un point de vue différent. La Trinité dans ce sens est la loi de la création, comment les choses sont créées. Ainsi, lorsque nous regardons des groupes de trois, nous regardons comment certaines forces travaillant en harmonie créent.

Quand vous parlez de dimensions, c’est autre chose. Il y a donc des dimensions dans les dimensions, mais à l’intérieur de celles-ci, la Loi du Trois travaille.

Public: Est-il dangereux de pratiquer la transmutation sans méditation?

Instructeur: La question est très intéressante. On peut pratiquer la transmutation et ne pas méditer et certains résultats se produiront. Transmuter signifie exploiter une force et la changer. « Trans- » est le préfixe de base, qui indique « d’une chose à une autre ». Et « muter » signifie « changer » – transmuter.

Mais, tout d’abord, nous devons saisir qui effectue la transmutation. Qui est le Magicien qui change le plomb en or? Qui est cet Alchimiste? C’est l’Être, l’Intime.

Celui qui fait la magie est l’Être Intérieur. Celui qui transmute l’énergie est l’Être Intérieur. Celui qui accomplit le rituel, ou renforce le mantra, est l’Être Intérieur. En tant que personne terrestre, nous ne sommes qu’un vaisseau, un véhicule.

Nous pouvons effectuer l’exercice d’un rituel et cela n’aura aucun effet. Nous pouvons effectuer l’exercice de transmutation et cela n’aura aucun effet si l’Être n’est pas là, si la volonté de l’Être n’est pas dedans.

Connaître la volonté de l’Être exige que vous parliez sa langue. La langue de l’Être est symbolique et très sophistiqué. Cette langue est la Kabbale ; cette langue, ce sont les nombres; cette langue est dans les images du Tarot et de nombreuses autres formes symboliques à travers lesquelles l’Être parlera.

Si nous faisons un exercice de transmutation, c’est bien, car c’est ce que l’Être a besoin. Mais le fruit de cet exercice est donné par l’Être lui-même. Le Magicien, celui qui a ce pouvoir, ne donnera pas le fruit à quelqu’un qui ne le mérite pas.

C’est pourquoi nous lisons dans le livre Le Mystère de la Fleur d’Or, quand le Maître Samael Aun Weor dit que le Mère Divine ne récompense jamais la trahison. Et il y a l’histoire d’une personne qui était un célèbre instructeur Gnostique qui parlait magnifiquement de l’enseignement, qui pratiquait l’Alchimie et transmutant ses forces sexuelles, mais n’a pas été récompensé par sa Mère Divine. Pourquoi? Parce qu’il ne méditait pas, il ne se comprenait pas. La Mère Divine ne pouvait pas lui récompenser avec les fruits de la transmutation parce qu’il ne savait pas comment s’en servir. Il restait prisonnier de désirs égoïstes.

Dit d’une autre manière, la Gnose n’est pas mécanique. L’auto-réalisation n’est pas mécanique. Le processus d’éveil de la Kundalini n’est pas un simple théorème qui dit: « Si vous prenez A et que vous l’ajoutez à B, vous obtiendrez C. » Cela ne fonctionne pas de cette façon.

La Gnose, ou l’auto-réalisation, est un acte de volonté de l’Intime, de Dieu. Pour que nous puissions recevoir l’illumination, la compréhension, le pouvoir, la transmutation, la compréhension, n’importe lequel des fruits de ces pratiques, tout cela est donné par l’Intime. Alors oui, vous pouvez transmuter, mais si vous ne méditez pas, si vous ne vous comprenez pas vous-même, votre Être ne vous donnera rien, parce que votre Être a besoin de vous pour devenir parfait, et la perfection se réalise à travers la compréhension de l’erreur, la compréhension de soi, la compréhension du phénomène.

Si vous ne comprenez pas pourquoi vous avez votre colère, et comment votre colère vous fait vous comporter, alors vous resterez en colère. Si vous ne comprenez pas pourquoi l’orgueil est un péché, vous resterez dans le péché, et votre Être, Dieu, ne donnera jamais de pouvoir à un pécheur. Le Magicien ne donnera pas de pouvoir à un fornicateur ou à un adultère. Le Christ ne peut pas libérer quelqu’un qui reste identifié à lui-même.

Vous avez une question?

Public: Ce à quoi vous faisiez référence, quand vous dites méditation, dans ce sens y a-t-il une technique particulière ou…

Instructeur: Ok, méditation en ce sens, ce à quoi je veux parler, c’est la compréhension consciente sans l’interférence de l’ego. « Consciente », c’est-à-dire avec la conscience. L’Auto-observation est la base, oui, mais la véritable méditation est l’activité de la conscience libre de l’ego.

Conscience’ doit être comprise dans ce cas savoir ce que cela signifie. Cela signifie que pour être dans la véritable méditation il n’y a pas de « Je », il n’y a pas de « Moi », il n’y a pas d’ego, il n’y a pas d’orgueil, il n’y a pas de colère. Vous devez apprendre la science de la méditation, comment se séparer de l’ego, comment observer l’ego en tant que conscience libre. En d’autres termes, vous devez apprendre à entrer dans l’état de Dhyana, ou Pratyahara, qui est un mental silencieux.

Et à partir de ce processus de Dhyana, Dharana et Samadhi, nous apprenons ensuite à activer la conscience et être libre du mental animal. Dans cet état, nous sommes la Volonté. Nous manifestons et expérimentons les deux aspects de l’Être en tant qu’âme, Âme Divine et Âme Humaine, Conscience Divine et Conscience Humaine. C’est ce qui médite. Et pour y accéder, vous devez vous séparer de l’intellect, de l’émotion, de la sensation, de toutes ces parties inférieures. Et c’est une discipline.

Il existe de nombreuses techniques qui peuvent vous conduire à cette expérience, que ce soit du Zen, ou du Bouddhisme, ou de l’Hindouisme, voire du Christianisme, de nombreuses techniques. Mais l’expérience essentielle reste la même: il faut se libérer de l’ego afin de comprendre l’ego lui-même. L’ego ne peut pas comprendre l’ego. Ma fierté ne peut pas se comprendre, seulement ma conscience peut, parce que ma conscience fait partie de l’Être.

Une autre question?

Public: Sur la carte, il y a un symbole au-dessus des yeux. Pouvez-vous expliquer ce que cela représente?

Instructeur: Le symbole au-dessus des yeux est un glyphe magique, qui est une sorte d’encodage d’un principe Kabbalistique. Vous voyez trois lignes, mais elles sont unifiées, c’est donc un symbole de Kether. Kether est Trois en Un.

Maintenant, dans les supports de la conférence d’aujourd’hui, il y a une pratique qui est donnée. La pratique consiste à méditer et visualiser le symbole de l’infini. Il y a des étapes d’accompagnement et des prières liées à cela, pour demander de l’aide, pour méditer et prier sur le symbole de l’infini.

La beauté de cette pratique est qu’elle échappe à l’intellect. C’est une sorte de Koan. Si vous analysez la pratique intellectuellement, vous ne voyez pas nécessairement pourquoi cette pratique est donnée dans le Premier Arcane. Qu’est-ce que le huit a à voir avec le un? Comment fonctionne cette pratique? L’intellect veut comprendre les choses d’une manière très factuelle et rigide. Mais cette pratique, le Saint-Huit, est assez puissante. Si vous vous détendez totalement (détendu physiquement, détendu émotionnellement, détendu mentalement), devenez un peu somnolent, et comme vous effectuez cette pratique, vous travaillez avec la Magie Hermétique, lié au mental. Vous travaillez pour exercer la volonté de votre conscience pour maintenir une conscience attentive, pour maintenir la concentration.

Public: Est-ce que je veux effectuer la méditation réelle sur le huit?…

Instructeur: Cela dépend de vous.

Donc, cette pratique vous enseigne en termes pratiques des choses que l’intellect ne peut pas saisir, donc je vous encourage à travailler avec cette pratique. N’y pensez pas. Ne l’analysez pas avec l’intellect. N’essayez pas de la comprendre avec l’intellect. Faites juste la pratique. Faites la pratique. Utilisez votre propre curiosité naturelle dans la conscience pour l’étudier, pour l’explorer, pratiquement parlant, pas seulement comme une idée, mais la faire réellement.

Et plus vous ferez l’effort, plus vous y consacrerez, plus vous en bénéficierez. Si vous la faites une fois sans enthousiasme, vous n’obtiendrez probablement rien. Le travail pour activer et réaliser les vingt-deux Arcanes en soi est un travail de grande volonté. L’Arcane Un est celui qui initie, et tout début est très difficile. Tout commencement est difficile. Démarrer un projet, démarrer une vie, démarrer un nouveau mariage, commencer un nouvel emploi, c’est dur. Il en va de même pour ce type de travail. C’est difficile. Mais il faut persister. Vous devez continuer d’essayer. C’est une question de volonté. Détendez-vous et faites l’effort. Votre Être est avec vous. Votre Intime va vous aider. Mais pour faire cela, vous devez l’écouter.

Des questions finales?

Public: Quelle est selon vous la différence entre l’intuition, la volonté et la conscience ?

Instruction: Différence entre l’intuition, la volonté et la conscience ?

Public: L’intuition fait-elle partie de la volonté, fait-elle partie de l’intuition, est-elle une partie de la conscience… je veux dire, on obtient l’intuition, on dit qu’on doit savoir si on fait bien ou mal. De toute évidence, c’est l’intuition qui va vous le dire. Cela fait-il maintenant partie de la volonté? Est-ce que cela fait partie de la conscience?

Instructeur: Voilà une bonne question.

Quelles sont les différences entre volonté, conscience et intuition? Dans leur cœur, ce sont les mêmes. Dans leur essence, ce sont les mêmes. Conscience est un continuum d’énergie. Réellement, c’est le signe de l’infini. C’est la conscience. Mais en nous, c’est discontinu, n’est-ce pas? Nous sommes attentifs une minute et nous nous endormons totalement la suivante.

Donc, la Volonté entre en jeu comme un effort pour contenir, et se concentrer, et diriger cette conscience. La Volonté est l’effort pour garder cette conscience fluer de la bonne manière. Mais l’intuition, c’est savoir la diriger. Vous voyez? Elles sont une chose. Lorsque vous avez une intuition, vous savez diriger votre conscience par volonté.

Par exemple, vous marchez dans la rue – il marche toujours dans la rue – et vous voyez un vieil ami, et vous savez d’après les expériences passées avec cette personne que cette personne est très négative et adore bavarder. Vous avez conscience à ce moment-là parce que vous travaillez pour être conscient de vous-même. Vous travaillez donc à vous concentrer et à diriger votre conscience. Alors là, vous avez une attention consciente, là où vous observez cette personne. Vous appliquez votre volonté à ce moment-là. Votre mental vous dit: « Cette personne veut toujours bavarder avec moi. Je devrais l’éviter. Mais votre cœur vous dit: « J’ai besoin de lui parler. » Lequel faites-vous?

La plupart du temps, vous écoutez probablement votre mental. « Non, je ne devrais pas lui parler. Il va juste faire ceci et cela. Ça va être terrible. Pourquoi devrais-je me déranger? Mais si vous écoutez votre cœur, vous écoutez l’intuition. Vous pourriez aller découvrir que quelque chose se passe dans l’échange entre vous deux dont vous aviez besoin. Cela pourrait être douloureux, cela pourrait être agréable, peu importe.

Mais la distinction doit être faite d’instant en instant, si vous faites attention, si vous êtes conscient, vous manifestez une volonté. Vous devez écouter l’intuition pour vous donner des conseils sur la façon de diriger cette volonté, comment diriger la conscience avec la volonté. Et cela change toujours. Et le mental essaiera toujours d’interférer – toujours.

Donc la volonté est ‘de contrôler la conscience, de contrôler le mental’. Garder la conscience active, garder le mental passif. Ce n’est pas facile, mais plus vous faites l’effort, plus vous maintenez une continuité d’observation, et plus vous maintenez la continuité du souvenir de votre Être, plus vous devenez familier.

Une autre question?

Public: Qu’en est-il des symboles, des oiseaux, de l’oiseau en haut?…

Instructeur: Les oiseaux représentent des aspects du Saint-Esprit. Donc, dans ce cas, nous pouvons dire que le Saint-Esprit est cet oiseau qui fait partie de cette trinité supérieure, Binah, le Saint-Esprit. Nous avons donc le Saint-Esprit en haut et en bas. C’est dans les deux aspects. L’oiseau y est présent.

De la même manière, nous pouvons relier cela aux deux Édens – supérieur et inférieur – parce que les forces du Saint-Esprit sont les feux dans les eaux de l’Éden supérieur, ou ces forces Akashiques. Et les feux du Saint-Esprit sont dans les eaux de l’Éden inférieur dans nos forces sexuelles. Nous voyons donc ici la présence de cette force divine partout.

Une de plus?

Public: Quelle est la différence entre le Saint-Huit et le cercle en termes d’infini?

Instructeur: Le symbole de l’infini montre un échange, un mouvement, des va-et-vient. Ainsi, vous voyez comment, dans les aspects supérieurs de l’Arbre de Vie, vous avez un mouvement immanifesté pour manifester et inverser ce flux d’avant en arrière: manifestation, immanifestation; jour cosmique, nuit cosmique. C’est ce que montre l’infini. Mais ce symbole pénètre tout au long de l’Arbre de Vie. La présence de cet échange, aller-retour, de forces.

Le symbole du point dans le cercle est, pour moi, plutôt une image d’un instant. C’est capturer la seule petite photographie, un petit cadre, de cette manifestation hors de l’utérus, qu’en vérité, quand vous regardez comment l’arbre fonctionne, il est en mouvement constant. La manifestation en manifestation est le mouvement. C’est ainsi que je comprends la distinction entre eux.