Écrit par : Gnostic Instructor   Catégorie : La Vie Gnostique du Bouddha

Le Bouddha Intérieur a choisi de naître dans un couple royal dans une région connue aujourd’hui sous le nom de Népal, près de l’Himalaya; les parents étaient du clan des Shakya, et la mère choisie s’appelait Maya. Elle est souvent appelée Mahamaya ou Mayadevi. Ce mot Maya est simplement le nom de la Déesse. Toute Déesse dans l’Hindouisme est Maya.

La « royauté » dans une histoire initiatique indique l’appartenance à une tradition initiatique. Dans toutes nos anciennes traditions, les rois étaient toujours prêtres; les rois étaient toujours les détenteurs de la connaissance ésotérique. Nous savons également cela en ce qui concerne les parents de Bouddha Shakyamuni, car cela est écrit ainsi dans l’Écriture:

« Il était une fois un roi du Śhākya, un descendant de la race solaire, dont le nom était Śhuddhodana. Il était pur dans sa conduite et aimé du Śhākya comme la lune d’automne. Il avait une femme, splendide, belle et inébranlable, qui s’appelait Mahamāyā, de par sa ressemblance avec Māyā la Déesse. » – Buddhacarita d’Aśhvaghoṣa, I.1-2

Le roi appartenait à la Race Solaire: en d’autres termes, il était déjà deux fois né, quelqu’un qui était né de nouveau, comme Moïse ou Jésus. La Race Solaire fait référence à ces initiés qui ont développé les Corps Solaires (To Soma Heliakon, en Grec), le Mercabah (Hébreu), le char de l’âme (voir Ézéchiel ou la Bhagavad-gita).

Tous les rois divins du passé étaient des êtres solaires et étaient responsables de la protection de la connaissance sacrée.

L’histoire raconte que pendant la période du mois où Mahamaya était dans sa retraite de purification mensuelle (en d’autres termes, ayant son cycle menstruel), elle a fait un rêve. Et dans ce rêve, un grand éléphant blanc est venu du Ciel et est entré dans son ventre. L’éléphant est un symbole de l’Intime, de l’Être, du Bouddha de Contemplation. Elle rêvait à cette période du mois, qui, traditionnellement, selon l’éthique Asiatique, est une période où la femme et l’homme, le mari et la femme, suspendent leurs relations sexuelles. Et il est également dit dans la tradition que le roi et la reine n’avaient pas d’enfant. En d’autres termes, Maya était vierge. Ici, nous avons une Immaculée Conception, où l’éléphant blanc, le Bouddha de Contemplation, entre dans le ventre de cette reine virginale. Symboliquement, un roi ou une reine serait un Malachim, quelqu’un qui s’avait éveillé la conscience : un initié. Et en tant que personne qui comprenait la doctrine et pratiquait l’enseignement, elle, Maya, la reine, la mère, représente la Mère Divine, la Déesse, Maya, du sein de laquelle émerge le Sauveur. De la même manière, nous voyons Marie dans la tradition Chrétienne.

Quand nous disons qu’elle était vierge, nous entendons au sens ésotérique. Cela indique qu’elle était pure, sans souillure. La souillure se rapporte au mental et à la façon dont nous utilisons l’énergie. Quelqu’un qui est corrompu par le désir est impur. Ceux qui n’ont aucun désir sont purs. Une vierge est une personne sans tache: elle est libre de désir.

Ce titre de Maya signifie littéralement « apparence ». La façon dont il est généralement traduit est cependant « illusion ». Les érudits Occidentaux ont quelque peu mal interprété la signification de ce mot Maya, comme étant quelque chose qui est toujours négatif, mais ce n’est pas le cas. Maya est le nom de la Mère Divine, mais la Mère Divine a de nombreux aspects.

Quand nous regardons l’Arcane 6, nous voyons deux femmes de chaque côté de l’initié. Ce sont deux aspects de la Mère Divine: le pur et l’impur. Nous avons la Mère Divine pure, qui est la vérité, qui est vierge, et puis nous avons la Mère Divine Mort, la Reine des Abîmes, qui emmène ses enfants à la Seconde Mort. Elle aime toujours ses enfants, mais c’est une mère souillée; elle est impure parce que ses enfants sont impurs.

« Ce sont les deux principes Féminins de l’univers, la Vierge et la Prostituée, la Mère Divine ou Lune Blanche et Astaroth, Kali ou Lune Noire, qui renvoie à son aspect ténébreux. » – Samael Aun Weor, Tarot et Kabbale

Normalement, lorsque les érudits Occidentaux discutent de Maya, ils parlent de la mère impure, la mère de l’illusion, de la tromperie et de la duperie. Mais soyez clair dans votre compréhension du mot maya: cela ne signifie pas toujours quelque chose de négatif. Le terme Maya est en fait un titre pour l’épouse de Shiva, également connue sous le nom de Shakti. Shiva ne pourrait pas exister sans Maya, sans son épouse. Et cette combinaison homme-femme, Shiva-Shakti, est la base de l’existence. Il est également intéressant de noter que le mot Maya est également le nom de toute une population d’Amérique Latine, et qu’ils adorent également la Déesse.

La mère du Bouddha est symbolique de l’état pur de conscience requis pour que le Bouddha naisse à l’intérieur de nous. Si nous restons souillés de désir, alors nous sommes esclaves de la Prostituée; par conséquent, la conscience Bouddhique est hors de portée. Elle ne peut pas se manifester.

Dans le Tarot Kabbalistique, l’Arcane 1 est le Magicien, qui symbolise l’Esprit: le Bouddha de Contemplation. L’Arcane 2 est la Prêtresse et symbolise la matière, ou le véhicule par lequel l’Esprit peut agir. Si la matière est impure, corrompue par le désir, alors l’Esprit ne peut pas l’utiliser.

L’éléphant blanc symbolise l’intelligence pure et robuste de l’Esprit, qui descend dans le ventre de la Mère Divine Maya à un moment où son mari ne peut la toucher: en d’autres termes, à un moment et à un endroit où il n’y a pas de désir. Par conséquent, Maya est vierge: elle est intacte, pure, tout comme Marie, la mère de Jésus.

« Le nombre un, le Père qui est en secret, est le Principe Masculin Éternel. Il est en lui-même Brahma, qui n’a pas de forme, est impersonnel et ineffable, et qui peut être symbolisé par le soleil. Le nombre deux est la Mère Divine. Elle est le Principe Féminin Éternel qui peut être symbolisé par la lune. Brahma n’a pas de forme, Il est ce qu’Il est. Mais, en lui-même, il est le gouverneur de l’univers. Il est Ishvara, le Principe Masculin Éternel, le Principe Universel de Vie.

Le Principe Universel de Vie se dédouble dans le Principe Universel Féminin Éternel, qui est le Grand Pralaya de l’univers, du cosmos, Son sein fertile où tout naît et où tout revient. » – Samael Aun Weor, Tarot et Kabbale

La combinaison de ces deux aboutit à la création de l’existence, qui est l’Arcane 3.

Premier Grand Acte: La Promesse
Troisième Grand Acte: Naissance