Écrit par : Gnostic Instructor   Catégorie : Bhavachakra, la Roue du Devenir

Nous continuerons notre cours sur le Bhavachakra, qui est un symbole central dans toute philosophie Asiatique, en particulier dans le Bouddhisme. Le cours de Bhavachakra que nous avons donné au cours des derniers mois a couvert les significations et les structures de base de cet ancien symbole, et aujourd’hui nous allons parler des trois facteurs à la base de toutes les religions et de toutes les traditions mystiques, trois facteurs qui sont symbolisés de différentes manières.

Dans la tradition Bouddhiste, le symbole du Bhavachakra (généralement appelé à tort la Roue du Samsara) a la racine de son nom bhava, qui vient de la racine de la syllabe Sanskrit bhu, qui signifie « devenir ». Chakra signifie « roue ». Ainsi, le Bhavachakra est « la Roue du Devenir ». Comme nous l’avons expliqué dans les conférences précédentes, c’est une roue qui symbolise les cycles dans toute la nature, et comment la matière et l’énergie fonctionnent dans la nature. Ce n’est ni bon ni mauvais. C’est simplement le va-et-vient de toutes choses. C’est ainsi que fonctionne la nature. Ainsi, ceux qui regardent ce symbole simplement comme « la Roue du Samsara » ou « la roue de la souffrance » comme on l’appelle souvent ne le comprennent que d’une manière très superficielle. La réalité est que le Bhavachakra implique une compréhension profonde de la manière d’atteindre la libération.

Lorsque nous aspirons à se libérer de la souffrance, lorsque nous aspirons à l’illumination spirituelle, à l’auto-réalisation, à l’éveil, nous aspirons à « devenir », à expérimenter le bhava, quelque chose de nouveau. Bhava lui-même signifie « attitude, statut d’être », cela peut signifier un devenir subjectif, et cela peut signifier un état d’esprit. Donc, nous avons tous en ce moment un bhava particulier. C’est notre état actuel. Dans la Tradition Gnostique, nous appelons cela notre niveau d’être. Chacun a son propre niveau d’être. Notre niveau d’être n’est pas défini par nos intentions, ou par ce en quoi nous croyons, ou comment nous nous habillons, ou combien d’argent nous avons, ou qui nous connaissons ou ne savons pas intellectuellement. Notre niveau d’être est déterminé précisément par le conditionnement de notre conscience, et cela se reflète dans notre comportement, non seulement notre comportement physique, mais la qualité de notre cœur et la qualité de notre mental. Notre propre bhava intérieur est notre niveau d’être, et c’est ce que cette roue symbolise avant tout: notre propre état d’esprit.

Notre état d’esprit, notre état d’être, est notre niveau de connaissance, de conscience, par rapport à la nature et à la divinité. Cela est défini par notre comportement, par l’état de notre pensée, l’état de nos sentiments et ce qui se passe spontanément à l’intérieur de nous psychologiquement d’instant en instant. C’est le reflet de notre niveau d’être.

Nous l’expliquons de cette manière parce que de nos jours, il y a beaucoup de gens qui se croient être de bonnes personnes, spirituelles, beaucoup prétendent même être éveillés ou illuminés, qui pensent être très sérieux au sujet de leur spiritualité, et pourtant leur mental rage d’envie, de colère, d’orgueil, de luxure.

Quelles que soient les affirmations que nous faisons sur nous-mêmes ou ce que nous croyons de nous-mêmes, elles ne sont pas pertinentes. La vérité de notre niveau d’être est dans notre psyché. C’est ce qui émerge en nous spontanément. C’est notre niveau d’être. Si nous sommes sincères avec nous-mêmes, vraiment honnêtes avec nous-mêmes, nous verrons, en regardant dans notre mental, que nous ne sommes pas des Bouddhas. Nous ne sommes pas des maîtres. Nous ne sommes pas des anges. Nous sommes profondément affligés d’orgueil, d’envie, de peur, d’incertitude, d’anxiété, de doute, de critique, de jalousie, mais surtout de désir. Nous sommes tous profondément affligés par ces poisons, à tel point que comme les poissons dans l’eau, nous ne voyons pas dans quoi nous nageons. Ces poisons, étant présents dans notre courant mental, révèlent la vérité sur notre niveau d’être. Nous sommes très bas! Un Bouddha, un ange, un maître, n’a pas ces qualités. Un ange, un maître ou un Bouddha pleinement développé – peu importe comment vous voulez les appeler – n’a pas de désir, de colère, d’orgueil, d’envie, de jalousie, de peur, d’incertitude ou de doute.

C’est la mesure que nous devons appliquer à nous-mêmes afin de comprendre honnêtement, sincèrement, franchement où nous nous situons en relation avec la divinité et la nature. Sans ce type de sincérité, nous ne pourrons jamais changer positivement pour notre bien et celui des autres. C’est pourquoi cet outil est si important.

Trois Forces et Trois Facteurs

À tous les niveaux de la nature, il faut trois forces pour créer. Ces trois forces se manifestent à chaque niveau par rapport à ce niveau. Au plus haut, ils sont:

  • Premier Logos, Force d’Affirmation, Brahma, le Père, le Dharmakaya
  • Deuxième Logos, Force de Négation, Vishnu, le Fils, le Sambogakaya
  • Troisième Logos, Force de Conciliation, Shiva, le Saint-Esprit, le Nirmanakaya

Le conditionnement de notre psyché modifie ces trois forces à notre niveau. En d’autres termes, nous tournons nos énergies vers la création de dommages envers nous-mêmes et les autres.

Au centre de la roue sont représentés trois animaux qui symbolisent trois forces qui travaillent dans la nature et dans notre psyché. Ils représentent l’ignorance, le désir et l’aversion. C’est ainsi que les forces dynamiques fondamentales qui créent à tous les niveaux du haut vers le bas deviennent l’axe de la roue de notre mental. Cette union de trois choses met l’énergie en mouvement et c’est ainsi que la roue tourne dans notre psyché, à cause de ces forces qui se déplacent constamment à l’intérieur de nous.

Il existe un moyen d’exploiter les trois forces et de les diriger vers le bénéfice de nous-mêmes et des autres. Pour ce faire, il faut une éducation profonde sur le chemin de la libération, afin que nous ayons une compréhension exacte. En synthèse, le chemin est composé de trois facteurs. Nous avons expliqué les trois facteurs dans de nombreuses conférences et livres; elles sont:

  • Naissance
  • Mort
  • Sacrifice

Dans la conférence précédente, nous avons décrit le sacrifice en détail, ce que signifie vraiment le sacrifice ainsi que ce qu’il ne signifie pas. Dans cette conférence, nous allons parler de la naissance. (Nous gardons la mort pour la fin parce que personne n’aime en parler! Vraiment, c’est la meilleure partie, donc nous gardons la mort pour la dernière conférence.)

La Naissance n’est pas Conceptuelle

Aujourd’hui, nous allons parler de naissance spirituelle. Pour commencer ce sujet, nous devons commencer à comprendre quelque chose sur la naissance. La naissance n’est pas un concept. Avoir une naissance à n’importe quel niveau de la nature ne se produit pas simplement à cause d’une intention ou à cause d’une idée, ou à cause d’un souhait. Il y a beaucoup de gens qui veulent un enfant, mais ce souhait ne suffit pas. Tout de même, il y a beaucoup de gens qui veulent devenir (bhava) un ange, un Bouddha, un maître, mais le souhait seul ne suffit pas.

« Difficile à obtenir est la conception [la naissance] d’un être humain,

Difficile est la vie des mortels,

Difficile est l’audition de la Vraie Loi [dharma],

Difficile est la naissance de l’Éveillé [le Bouddha]. » – Dhammapada 14: 182

La naissance est une fonction dans la nature qui se produit à cause des lois, à cause du fonctionnement de la nature. La naissance spirituelle ne fait pas exception. Naître spirituellement ne se produit pas parce que vous lisez un livre. Cela n’arrive pas parce que vous avez trouvé une religion ou parce qu’un enseignant vous a appris quelque chose. Chaque grand maître a enseigné très clairement que la naissance spirituelle est un processus exact et qu’il y a des niveaux. La connaissance de ce processus a été protégée. Elle a été cachée, car l’humanité a été trop immature pour l’utiliser à bon escient.

Dans la conférence d’aujourd’hui, nous allons parler de cet enseignement caché, car le moment est venu pour l’humanité de l’apprendre. Ce n’est pas facile à entendre. C’est douloureux parce que cela contredit une grande partie de ce que nous aimerions croire. Cela contredit de nombreuses croyances et traditions réconfortantes que nous avons maintenues pendant des centaines, voire des milliers d’années, car nos idées et notre niveau d’être ne correspondent pas aux niveaux supérieurs de l’être.

Pour atteindre un niveau d’être plus élevé, nous devons cesser d’être ce que nous sommes. Pour devenir quelque chose de nouveau, nous devons changer. Ce changement commence à l’intérieur de nous, psychologiquement, spirituellement et même physiquement.

Pour atteindre un niveau d’être plus élevé, nous devons abandonner tout ce qui concerne notre niveau d’être actuel. Pour devenir [bhava] un Bouddha, nous devons adopter les comportements, pensée, sentiment, d’un Bouddha. Pour cesser d’être un animal, il faut abandonner les voies de l’animal.

Comme je l’ai expliqué dans la conférence précédente, les trois facteurs (naissance, mort, sacrifice) sont complètement liés en un seul. Ils ne sont pas séparés. Nous les séparons dans les conférences pour des raisons de commodité puisque nous sommes tous des débutants et qu’il nous est difficile d’assimiler vraiment ce type de connaissances car elles sont vraiment profondes. Mais la réalité est que vous ne pouvez pas séparer la mort, la naissance ou le sacrifice et espérer accomplir quoi que ce soit.

N’oubliez pas que les trois forces unies créent le changement. Si vous n’avez que deux forces, rien ne résultera. Si vous avez une force, rien ne résultera. Il en faut trois pour créer. C’est pourquoi à la base de chaque religion, nous trouvons une trinité de forces divines. Il doit toujours y avoir trois forces engagées. Ainsi, ceci est vrai psychologiquement et spirituellement, ici et maintenant. Ces trois forces sont un moyen d’exploiter et de diriger l’énergie en nous-mêmes psychologiquement, spirituellement et même physiquement.

Se sacrifier, c’est renoncer à la volonté personnelle, à la volonté propre, au désir, à l’envie et à les échanger pour le meilleur. Se sacrifier, c’est renoncer à quelque chose pour servir les autres, pour servir le mieux-être de soi et des autres. Dans le processus de sacrifier quelque chose de valeur pour nous, il y a une mort. Un attachement peut mourir, un désir peut mourir, un élément en nous psychologiquement peut mourir, comme la luxure, l’orgueil, l’envie, la peur. Dans le processus d’abandonner quelque chose de valeur pour nous, pour atteindre quelque chose de plus haut, pour accomplir un acte d’amour ou de charité, un acte de sacrifice, cet élément meurt, puis quelque chose de nouveau naît, quelque chose de supérieur. C’est ainsi que ces trois facteurs s’entremêlent. Ils ne font qu’un.

Éthique

Au tout début de chaque religion, cela est appris comme éthique. L’éthique est le fondement de toute vraie tradition mystique. L’éthique est de savoir comment faire ce qui est bon pour soi et pour les autres, et comment arrêter de faire ce qui est nocif pour soi et pour les autres. Ainsi, ces étapes de début sont des actions telles que ne pas prendre de substances intoxicantes, ne pas voler, ne pas tuer, ne pas mentir et ne pas abuser de l’énergie sexuelle. Ce sont les cinq vœux de base que prend tout débutant dans le Bouddhisme. Nous trouvons ces cinq reflets dans toutes les traditions du monde. Dans les traditions yogiques, ils sont aux stades du Raja Yoga comme Yama et Niyama, les premiers niveaux du yoga de Patanjali. Ils sont également cachés dans les dix commandements, simplement formulés différemment.

Lorsque vous apprenez l’éthique, vous apprenez à sacrifier votre désir pour la sensation d’être ivre afin de ne pas devenir affligé par l’addiction à cette sensation; et ensuite, en étant sobre, vous êtes mieux en mesure d’assumer vos responsabilités de parent, de mari, d’épouse, de fils ou de fille. On ne peut pas compter sur l’ivrogne, l’alcoolique, et ne fait qu’apporter des conflits et de la douleur dans une famille ou un lieu de travail. C’est simple à comprendre. C’est un sacrifice de renoncer au désir et la mort de l’addiction donne naissance à une personne qui a plus de responsabilité envers elle-même et envers les autres. C’est simple, n’est-ce pas? Nous voyons donc trois facteurs entrelacés dans une scène.

Nous constatons que cela est vrai pour chaque éthique. Lorsque vous ne mentez pas, vous sacrifiez parfois votre image. Lorsque vous faites une erreur et que quelqu’un vous surprend, vous voulez mentir par fierté pour protéger votre image, mais lorsque vous dites la vérité, vous sacrifiez votre fierté. N’est-ce pas vrai? Cet orgueil est en train de mourir, et c’est douloureux parce qu’alors l’orgueil est humilié parce que vous avez fait une erreur et fait quelque chose que vous n’auriez pas dû faire, mais en naître est quelque chose de vrai. Cela s’appelle l’éthique. Cela s’appelle l’intégrité. Honnêteté. Cela est vrai de toute éthique.

Comment la Naissance Commence

Nous trouvons dans toutes les religions anciennes l’enseignement sur la maîtrise de l’énergie sexuelle, sur la manière de la gérer de manière très délicate et respectueuse. De nos jours, personne ne fait ça. Cette partie de la religion a été mise de côté parce que nous aimons trop la sexualité lascive et animale. Nous ne voulons pas traiter de cette partie.

Si vous étudiez la religion, vous savez que les débutants dans toutes les religions devaient toujours entrer dans une forme de chasteté ou de préservation de l’énergie sexuelle alors qu’ils travaillaient vers les mystères supérieurs. Traditionnellement, dans l’Antiquité (car de nos jours, cette connaissance a été oubliée par les religions dominantes) les débutants (moines et nonnes) s’isolaient du sexe opposé pour travailler pendant un temps sans la tentation de la sexualité, afin qu’ils puissent apprendre à gérer leur énergie sexuelle.

Puis, graduellement, une fois qu’ils ont atteint le contrôle de cette force, et ont atteint l’éveil de leur conscience – c’est-à-dire qu’ils ont été éveillés, non pas endormis comme nous, mais avec un mental stable, brillant et clair, et lorsqu’ils méditaient, ils avaient la clairvoyance, ils pouvaient investiguer sur les choses dans les mondes internes, à la fois dans le corps et hors du corps. Pas comme nous, qui sommes dans les ténèbres spirituelles. Ils devaient d’abord s’éveiller. Ensuite, après l’éveil, ces âmes recevraient les mystères supérieurs et on leur apprenaient à s’engager dans une activité sexuelle afin d’atteindre le niveau suivant. Donc, il y a trois niveaux de travail spirituel:

  1. Débutants: évitez les contacts sexuels, se préparer à cela.
  2. Coopération sexuelle, mais avec contrôle de l’énergie. C-à-d ne pas la libérer.
  3. Renonciation sexuelle. Une fois les travaux sexuels terminés, l’initié n’a plus besoin de sexe, il est donc capable de s’en passer.

Malheureusement, de nombreux religieux pensaient pouvoir sauter l’étape du milieu (car c’est difficile) et simplement renoncer au sexe au début. C’est pourquoi ils n’ont jamais rien donné à l’intérieur. Pour donner naissance, il faut avoir des relations sexuelles. Personne ne peut naître sans sexe.

À chaque étape, il y a le sacrifice, la mort et la naissance.

La personne célibataire sacrifie l’engagement sexuel et l’expérience de la sexualité avec les autres. Il y a la mort là-dedans. La luxure souffre beaucoup, ce qui est une bonne chose, car dans la souffrance de cette luxure et le déni de cette luxure, elle peut être nettoyée et purifiée, et de là émerge la chasteté, qui est l’amour. L’amour véritable. Les moines et les nonnes se préparaient à aimer vraiment, pas à la luxure. Ne soyez pas victime du sexe animal. Au moment où ils étaient prêts à se marier, ils pouvaient alors rencontrer leur partenaire avec amour, pas avec désir, mais les aimer vraiment. Nous y voyons donc le sacrifice, la mort et la naissance.

Et puis, lors de la conclusion du mariage, le couple maintenaient ses vœux et pourtant se marier. C’est un mystère qui est caché dans les écrits de Paul, qui dit exactement cela: « ceux qui ont des femmes sont comme s’ils n’en avaient pas ». [1 Corinthiens 7]. Donc, à ce stade, l’aspirant a besoin d’être marié, d’être amoureux, de s’engager dans l’acte sexuel, mais de continuer à retenir l’énergie et de ne pas se livrer à la luxure animale. En d’autres termes, de continuer à éviter l’orgasme, de continuer à retenir ces forces. Dans cet acte, il y a un sacrifice. L’énergie est contenue, la luxure souffre, elle meurt, et de cette mort, l’amour, la chasteté et la beauté émergent. C’est l’enseignement secret caché dans chaque religion. C’est la nature du Tantra droit ou Alchimie. Il y a aussi un aspect négatif, mais nous n’enseignons pas cela ici.

Pour entrer dans ces mystères, nous commençons là où nous en sommes maintenant. Nous devons comprendre notre propre niveau d’être et comprendre comment nous travaillons avec ces énergies en nous-mêmes: notre énergie sexuelle, notre énergie émotionnelle et notre énergie mentale, nous devons également analyser ce que nous devenons [bhava], car à chaque instant, nous transformons l’énergie. L’énergie, les forces nous traversent constamment. Tout ce que nous mangeons, buvons et respirons est une transformation d’énergie. Donc, cette Roue du Devenir est nous-mêmes, et ce que nous devenons est propulsé par notre comportement, spirituellement, psychologiquement et sexuellement.

Chaque action que nous accomplissons physiquement, émotionnellement, mentalement, crée. Donc, si dans notre existence d’instant en instant, nous nourrissons et protégeons notre colère, nous devenons cela. Cela définit notre niveau d’être. Nous irradions alors la colère, pas la beauté. Et si dans nos trois cerveaux nous nourrissons, protégeons et alimentons la luxure, c’est notre niveau d’être, et nous irradions la luxure et nous affectons les autres avec elle, tout comme leur luxure nous affecte. C’est notre niveau. Ce n’est pas un ange. C’est un diable.

Soyons honnêtes. Soyons honnêtes et directs sur où nous en sommes, où nous en sommes, afin de pouvoir changer.

L’une des plus grandes leçons du Bhavachakra est que nous pouvons changer. La roue est constamment en mouvement. Chaque action que nous effectuons propulse notre trajectoire à travers l’espace-temps, et si nous changeons pour le mieux, nous élevons notre niveau d’être. Ce n’est pas facile, mais cela peut être fait. C’est le début de toute tradition sincère, authentique, spirituelle, religieuse ou mystique. Ici même: l’éthique, d’instant en instant. Apprendre à vous observer, apprendre à voir comment vous vous comportez, physiquement, émotionnellement et mentalement, et aussi apprendre à voir ce qui vient de notre comportement.

En d’autres termes, on apprend à ne pas chercher le blâme à l’extérieur, à ne pas chercher et pointer les sources de souffrance en dehors de nous-mêmes, mais à réaliser que nous créons notre expérience avec chaque action que nous entreprenons. Si nous souffrons, c’est notre propre niveau d’être qui le produit. Si nous sommes un type de personne en colère, si nous sommes un type de personne fier, nous nous mettons dans cette situation pour que l’orgueil soit nourri, stimulé et nourri, et c’est ce qui nous fait souffrir. C’est ce qui fait souffrir les autres. Nous le créons.

La toute première ligne de l’enseignement probablement le plus important du Bouddha Shakyamuni déclare fondamentalement que nos vies sont le résultat de la façon dont nous utilisons notre mental.

« Toutes choses ont la nature du mental. Le mental est le chef et prend les devants. Si le mental est clair, tout ce que vous faites ou dites apportera un bonheur qui vous suivra comme votre ombre.

« Toutes choses ont la nature du mental. Le mental est le chef et prend les devants. Si le mental est pollué, tout ce que vous faites ou dites entraîne une souffrance qui vous suivra comme une charrette traîne un cheval. » – Dhammapada 1: 1-2

Nous devenons selon notre état psychologique. Nous sommes ce que nous sommes maintenant à cause de notre façon de penser et de nous comporter auparavant, donc si notre vie est caractérisée par des souffrances de différents types, c’est à cause de notre propre comportement que nous sommes dans notre situation. Si nous voulons le changer, nous devons changer notre comportement. Naturellement, l’aspect extérieur changera également.

Notre objectif, évidemment, est d’échapper à la souffrance. De la façon dont nous sommes maintenant, nous sommes vraiment piégés dans des cycles douloureux et répétitifs. C’est l’une des choses les plus surprenantes pour de nombreux étudiants à apprendre au début, quelque chose que vous n’apprenez pas nécessairement intellectuellement, mais lorsque vous commencez vraiment à pratiquer l’auto-observation, le rappel de soi et la méditation, vous commencez à réaliser que votre vie quotidienne est incroyablement répétitive. Non seulement incroyablement répétitive, mais vous répétez encore et encore les mêmes types de souffrance. C’est choquant et dérangeant de voir cela. C’est une caractéristique d’être endormi psychologiquement et spirituellement, ce que nous sommes. Nous ne sommes pas éveillés.

Être Endormi, Être Éveillé

Je sais que tout le monde pense être éveillé, mais nous ne parlons pas du sommeil du corps physique. Nous parlons du sommeil de la conscience. Notre état de conscience en ce moment est extrêmement bas. Il se caractérise par un manque total de direction. Notre conscience est très floue et sombre. Elle est constamment distraite. Vous remarquerez peut-être qu’au cours de cette conférence, vous ne reprenez qu’une phrase ou deux avant d’être distrait et de penser à autre chose. Peut-être que je vous rappelle quelque chose et que votre mental s’égare pendant un moment, puis vous me ramenez votre attention et ne savez pas de quoi je parle? C’est parce que la conscience est endormie. Cela peut paraître drôle, mais c’est triste. Nous sommes endormis. Quelqu’un avec une conscience éveillée n’a pas cette expérience. Quelqu’un qui est éveillé est ici et maintenant et n’est pas distrait. Ils perçoivent tout, non seulement à l’extérieur, mais surtout à l’intérieur. Quelqu’un qui est éveillé, même un débutant qui s’éveille, ne s’oublie pas, il se souvient qu’il est dans le corps, il sait consciemment qu’il est dans le monde physique, et aussi, quelqu’un qui est éveillé sait quand il est hors du corps physique. Lorsque le corps physique est endormi, ils savent que le corps physique est endormi et ils savent qu’ils sont dans le monde des rêves. Mais, ils ne rêvent pas. Ils sont éveillés dans ce monde, conscients d’y être.

Si vous voulez savoir si vous êtes éveillé ou endormi, observez ce qui vous arrive de jour comme de nuit. Si vous perdez conscience de vous-même pendant un instant, vous dormez. Voilà à quel point il est rigoureux d’être éveillé. Être éveillé, c’est être Bouddha. Tel est le sens du mot. Bouddha signifie « éveillé ». C’est avoir la conscience pleinement activée, présente, ici et maintenant. Pas de flou, pas de rêverie, pas de rêve, pas de distractions, pas d’oubli de soi. Lorsqu’elle est éveillée, la conscience est brillante, claire, lumineuse, perceptive, présente, ici et maintenant, sans jamais s’arrêter, et elle irradie une qualité de sérénité et de perspicacité pénétrante.

Le terme Bouddha en Sanskrit signifie en tant que nom « éveillé, illuminé, sage, connaissance ». Lorsqu’il est utilisé comme adjectif, il peut signifier « intelligent, conscient, éveillé ou sage ». Chaque personne dans chaque religion veut cela. Ils utilisent d’autres noms, par exemple, les Chrétiens veulent être des « anges ». Beaucoup croient qu’ils sont déjà des anges, même si Jésus n’a jamais dit cela.

Chaque religion a son propre nom pour cet état ou niveau d’être, ce bhava. Le terme Bouddha est un terme très utile pour définir cet état, car il n’est pas physique. Le terme Bouddha ne fait pas référence à un corps ou à une personne. C’est un état d’être. Tout le monde de nos jours sur cette planète pense que Bouddha était un homme, tout comme tout le monde pense que le Christ était un homme, mais ces termes ne sont pas des noms. Ce sont des titres. Ce sont des descriptions. Ce sont des adjectifs. Christ est un terme pour une force dans la nature. Bouddha est un terme pour un niveau d’être, un bhava, un état d’existence. Mais, même parmi les Bouddhas, il y a des niveaux et des niveaux.

Il n’y a pas un seul Bouddha. Tout être humain qui se perfectionne devient un Bouddha. Il y en a très peu sur cette planète, mais dans l’univers, il y a un nombre incalculable de Bouddhas.

J’insiste là-dessus parce que nous devons voir clairement ce que nous ne sommes pas, pour comprendre ce que nous devons devenir. Pour devenir cela, nous ne devons pas être ce que nous sommes maintenant, ce qui signifie que ce que nous sommes maintenant doit mourir. C’est inconfortable. Ce que nous sommes maintenant, notre nom, nos ressentiments, nos attachements, nos ambitions, tous doivent mourir. Cela inclut les ambitions spirituelles. Il déclare dans une écriture sacrée: « Toute ambition est punie par la loi de Némésis (Karma). » Cela inclut l’ambition spirituelle, car l’ambition spirituelle est enracinée dans l’orgueil. Notre aspiration de divinité ne doit pas être basée sur l’orgueil, l’envie, la jalousie ou la peur. Elle doit être enracinée dans le cœur à cause de l’amour.

Pour devenir Bouddha, nous devons naître. Un Bouddha ne sort pas de rien. Un Bouddha naît également comme toute autre chose dans la nature. Toute créature vivante dans la nature naît. Un Bouddha ou un ange ne fait pas exception. Observons comment les choses naissent dans la nature. Chaque insecte, chaque animal, chaque être humain, chaque entité consciente vivante, même les plantes, naissent du sexe, sans aucune exception. Les Bouddhas, les anges et les dieux naissent du sexe, mais pas du sexe animal. La sexualité animale crée des animaux. Pour créer un ange, un maître, un Bouddha, il faut une sexualité qui correspond à ce niveau d’être, pas une sexualité animale.

Ceux qui se livrent à la sexualité en tant qu’animal auront le niveau d’être en tant qu’animal, et tout résultat de cet acte sera animal, sans aucune exception. Voilà comment la nature fonctionne. Pour créer un Bouddha, votre sexualité doit être à ce niveau. Aspirant à cela. Purifiée. Nettoyée. Pas de désir. C’est un défi de taille. C’est pourquoi il n’y a pas beaucoup de Bouddhas ici. Rares sont ceux qui sont prêts à le faire. Rares sont ceux qui sont prêts à sacrifier leur désir, à tuer le désir afin que le Bouddha puisse naître. Cela peut arriver, car à l’intérieur de nous, nous avons l’embryon d’un Bouddha.

Tathagatagarbha: nature du Bouddha

En Sanskrit, cet embryon est appelé « Tathagatagarbha » तथागतगर्भ. Ce mot Tathagata est très difficile à traduire en Français car, comme l’Hébreu, le Sanskrit est multicouche. « Ainsi parti » est une façon de le traduire. Ou « ainsi venu » ou « ainsi perfectionné ». Tathagata est un nom de Bouddha Shakyamuni. Si vous lisez des écritures Bouddhistes, le Bouddha se réfère à lui-même comme étant Tathagata. Il se réfère à lui-même avec ce mot qui est vraiment difficile à traduire.

Tathagata fait référence à l’au-delà, à partir de tatha, l’Absolu. Cela signifie « telle, telle chose, l’essence intrinsèque de tout », l’Ain Soph, en termes Hébreux. C’est le Shunyata, la potentialité fondamentale de toutes choses, la Vacuité.

Un Bouddha pleinement développé est celui qui a pleinement saisi, compris et fusionné avec cela. Nous les appelons « paramarthasatyas », ceux qui sont allés au-delà du bonheur Absolu. Ainsi, « tatha » fait référence à cette telle chose.

Gata peut signifier « venir » ou « partir ». Il est similaire au mot ga-te dans le célèbre mantra de prajnaparamita: gate gate paragate parasamgate bodhi swaha. Ga-te est généralement interprété comme « parti ».

Ainsi, ce terme Tathagata peut signifier « Celui qui est allé vers Cela » ou « Celui qui vient de l’Absolu » ou « Celui qui est parfait » qui est « devenu l’Absolu ».

Une interprétation alternative de ce Tathagata peut être « au-delà des allées et venues ». En d’autres termes, cela peut être un nom pour quelqu’un qui est descendu de la Roue du Devenir, de la roue répétitive, du Bhavachakra.

La troisième partie de Tathagatagarbha est « garbha », qui signifie « embryon, utérus ». Donc vous voyez, Tathagatagarbha traduit signifie « l’embryon » ou le potentiel d’être « celui qui va au-delà ».

Cela étant si difficile à traduire, à enseigner et à comprendre, dans les traditions Asiatiques, ils l’ont simplifié et ont commencé à l’appeler Buddhadatu, ce qui signifie « nature du Bouddha ». Alors maintenant, en Français, ils l’appellent « Nature du Bouddha ». Quiconque a étudié le Bouddhisme a entendu parler de la nature du Bouddha, et ils disent: « Tout le monde a la nature du Bouddha ». Alors maintenant, les gens disent: « Donc si tout le monde a la nature du Bouddha, cela signifie que je suis un Bouddha. » Cela vous montre à quelle vitesse l’enseignement a dégénéré à cause de notre cerveau paresseux, à cause de notre fierté.

Avoir nature du Bouddha ne signifie pas que nous sommes un Bouddha. Cela signifie qu’à l’intérieur de nous, nous avons une graine. On ne peut pas dire qu’une graine de pomme est une pomme. On ne peut pas dire qu’une graine de pomme est un pommier. Mais, c’est ce que les gens disent maintenant de la nature du Bouddha.

La graine d’un pommier ne peut pas vous donner de fruit jusqu’à ce que la graine meure, et de la mort de la graine, l’arbre émerge, délicat, faible et il est très vulnérable. L’arbre doit grandir pendant longtemps et avoir tout ce qu’il faut, sinon il mourra.

De toutes les pommes qui proviennent d’un arbre, et des millions de graines dans toutes ces pommes, combien d’arbres naissent finalement? Combien de ces arbres sont détruits par la nature, les animaux, les êtres humains, jusqu’à ce que finalement un arbre chanceux produise à nouveau des fruits? Mathématiquement, l’émergence d’un arbre est un petit miracle. Combien plus miraculeux pour un Bouddha d’émerger!

Nous sommes soumis aux mêmes lois de la nature. Nous ne sommes que des semences. À l’intérieur de nous se trouve le potentiel d’un Bouddha, d’un ange, d’un maître. De nous peut venir un Bouddha, mais seulement si les circonstances et les conditions sont correctes, et que les forces correctes sont appliquées pour protéger et nourrir cette graine, de sorte qu’au bon moment, la graine peut mourir, une nouvelle naissance peut se produire et ce nouveau Bouddha peut émerger et grandir.

Nous sommes soumis à ces lois, sans aucune exception. Malheureusement, l’humanité ne connaît pas les lois, elle les a plutôt ignorées, parce que toutes les religions ont des règles, mais nous les ignorons parce qu’elles contredisent nos désirs. Nous préférons nourrir nos désirs plutôt que nourrir la graine de notre Bouddha intérieur.

Fait intéressant, le terme « garbha » signifie également « feu ». Cela signifie également « enfant » ou « conception ». Ainsi, nous pourrions traduire Tathagatagarbha comme « feu de celui qui vient ainsi » ou « conception de celui qui vient ainsi ».

Le problème est que nous sommes tellement aveuglés par notre psyché que nous ne comprenons pas comment nourrir notre graine. Nous rejetons les enseignements de nos religions traditionnelles, alors maintenant tout le monde cherche des religions alternatives. Nous sommes tellement hypnotisés par nos désirs que nous ne cherchons que des religions qui s’accordent avec nos désirs, ou qui nourriront notre peur ou notre désir. C’est pourquoi l’humanité afflue vers ces nouvelles religions, idées et concepts qui nous font sentir mieux d’être dégénérés. Ils nous donnent une « police d’assurance » au paradis. Ils disent: « Si vous dites simplement ces mots et que vous nous donnez de l’argent, vous irez au paradis. » L’humanité adore ça, mais tout est mensonge. La nature ne fonctionne pas de cette façon. Dieu ne fonctionne pas de cette façon. La Divinité ne veut pas de notre argent. La Divinité veut que nous fusionnions avec elle, ce qui signifie que nous devons devenir comme elle. Jésus a dit,

« Soyez parfaits, comme votre père dans les cieux est parfait. »

Qui parmi les Chrétiens lutte pour la perfection? Ils ne le font pas. Ils disent: « Je crois en Jésus, donc je suis libéré », et ils continuent à nourrir leur désir, leur colère et leur orgueil, et ils croient qu’ils vont aller au ciel même quand Jésus a dit:

« Aucun meurtrier, aucun voleur, aucun idolâtre, aucun fornicateur n’ira au ciel » et tous adorent les idoles de leur orgueil, de leur désir et de leur envie et tous se mentent et s’entretuent avec leur langue, leurs paroles, leur discours, tout. Nous le faisons tous.

Les membres de chaque religion se considèrent comme saints et les autres impies. Peu de Chrétiens accepteraient que Jésus leur parle quand il dit:

« Malheur à vous, scribes [intellectuels] et Pharisiens [fanatiques] hypocrites! car vous nettoyez l’extérieur de la coupe et du plat, mais à l’intérieur ils sont pleins d’extorsion et d’excès. [Vous] Pharisiens aveugles [fanatiques], purifiez d’abord ce [qui est] dans la coupe et le plat, afin que leur extérieur soit aussi pur. Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites! car vous êtes comme des sépulcres blanchis, qui en effet paraissent beaux à l’extérieur, mais qui sont à l’intérieur pleins d’os morts et de toute impureté. De même, vous paraissez aussi extérieurement justes aux hommes, mais en vous êtes pleins d’hypocrisie et d’iniquité. Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites! parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, et que vous garnissez les sépulcres des justes, et que vous dites: Si nous avions été du temps de nos pères, nous n’aurions pas participé avec eux dans le sang des prophètes. C’est pourquoi vous témoignez en vous-mêmes que vous êtes les enfants de ceux qui ont tué les prophètes. Remplissez donc la mesure de vos pères. » – Matthieu 23

Les soi-disant Chrétiens ont mené de nombreuses guerres, tué des millions de personnes, torturé des millions d’âmes innocentes, le tout au prétendu « nom de la religion ». Et pourtant, ils se considèrent innocents. Nous sommes tous comme ça: nous ne voyons jamais nos propres crimes.

Néanmoins, enterrée au milieu de la crasse de notre temple intérieur attend une graine qui peut pousser, mais pour cela, nous avons besoin d’un changement radical.

Trois Conditions Préalables au Changement

Nous devons changer. Dans ce processus de changement, nous avons besoin d’aide. L’aide est là. C’est disponible. On peut l’avoir.

Premièrement, pour acquérir la naissance spirituelle, vous avez besoin de la volonté de le faire. Si quelqu’un n’a pas la volonté de le faire, cela n’arrivera jamais.

Deuxièmement, nous avons besoin des instructions. Si quelqu’un a la volonté mais pas d’instructions, il n’ira nulle part. L’histoire est remplie d’exemples de personnes comme ça, en particulier dans les traditions Asiatiques et Alchimiques. Nous entendons des histoires de personnes qui brûlaient à l’intérieur, pleuraient et souffraient, voulant la connaissance pour naître de nouveau, qui faisaient tout ce qu’elles pouvaient, allaient voir chaque enseignant, voyageaient partout dans le monde, souffraient d’énormes difficultés pour trouver le secret et échouaient pourtant à cause du karma. Maintenant, dans ces moments, les enseignements sont disponibles gratuitement, mais peu les veulent. C’est très ironique. Maintenant que vous avez accès aux enseignements, vous avez simplement besoin de la volonté de le faire.

La troisième chose dont vous avez besoin, ce sont les circonstances. Quiconque assiste à un cours ou écoute la conférence a probablement les circonstances pour le faire, ce qui signifie que vous n’êtes pas en état de mort cérébrale. Vous n’avez pas reçu de balle dans la tête et êtes à l’état végétal à l’hôpital. Vous êtes physiquement actif dans une certaine mesure. Vous avez une certaine capacité à écouter, lire et comprendre. Vous pouvez respirer et manger. Votre cœur fonctionne. Vous avez une certaine connaissance. À partir de telles circonstances, vous pouvez changer.

Si vous avez la connaissance et la volonté, vous pouvez changer, selon votre situation, selon votre niveau, selon votre volonté. Maintenant, à partir de ce point, il y aura de nombreuses différences. Ce qui va avoir l’impact le plus significatif parmi tous ces facteurs, ce ne sont pas les circonstances. Beaucoup de gens se plaignent: « Mes circonstances me retiennent ». ou « Ma femme fait de ma vie un enfer! » Ce n’est pas votre femme. Ce n’est pas votre mari. Ou certaines personnes disent: « Mon enseignant n’est pas bon. Il ne m’a pas appris à méditer. » Ou, « Mon enseignant ne m’a pas appris ceci ou cela. » Ce sont des excuses. Les connaissances sont disponibles, maintenant surtout. Il y a dix ans, il y a vingt ans, c’était plus difficile, surtout en Français. Maintenant, il n’y a aucune excuse. Les enseignements sont disponibles gratuitement et facilement. Donc, si nous avons les circonstances et les enseignements, quel est le dernier facteur? Volonté.

La raison pour laquelle la plupart des gens n’accomplissent rien spirituellement, ou ne progressent pas, est simplement une question de volonté. Les écoles Gnostiques sont remplies d’étudiants qui ont les circonstances et les enseignements, mais ne parviennent pas à changer. Ils ont de longues listes de plaintes et d’excuses, mais aucune ne résiste à l’analyse. Ce qui leur manque, c’est la volonté de changer. Ils ne veulent pas changer.

Enfin, si nous avons les trois exigences de base, le principal soutien dont nous avons besoin pour y parvenir, une fois que nous avons commencé à étudier et à pratiquer l’enseignement, le soutien et l’aide que nous obtenons ne proviennent pas d’une école physique, bien qu’utiles, ce n’est pas un enseignant, bien que cela soit utile, ce n’est pas des amis spirituels, bien que cela soit utile, ce n’est pas d’un mari ou d’une femme, bien que cela soit utile, l’aide principale vient de votre divinité intérieure. Ce que, au fait, nous oublions tous. Aucun de nous ne se souvient de notre Mère Divine. C’est une caractéristique d’être endormi. Aucun de nous ne se souvient de notre Bouddha intérieur, de notre Père intérieur, d’instant en instant. C’est une caractéristique d’être endormi.

Quelqu’un qui est éveillé n’oublie jamais Dieu, pas un instant. Une personne éveillée se souvient continuellement de sa divinité. Pas eux-mêmes, mais leur source intérieure. Leur lumière intérieure. Au début du travail, il est très important pour l’aspirant ou le dévot de se souvenir de sa Mère Divine intérieure. Sur un simple niveau logique, vous pouvez voir pourquoi. Lorsque vous êtes enfant, dans de nombreux cas, c’est la mère qui est la plus sympathique. C’est la mère qui est plus directement responsable de nourrir l’enfant, de nettoyer l’enfant, de protéger l’enfant ou de prendre soin de l’enfant à chaque instant. Le père, en général, est celui qui travaille, chasse, fournit et protège la famille. La mère est celle qui fait le sale boulot d’instant en instant avec le bébé. Spirituellement, cela est également vrai. Notre Mère Divine intérieure est notre guide. Notre protectrice. Malheureusement, en Occident, cet aspect de la spiritualité a été coupé, énormément influencé par la politique et le dogme pendant des milliers d’années. En Orient, il n’a pas été oublié.

Maya

En Sanskrit, il y a des milliers de noms pour la Mère Divine. L’un des plus importants est Maya. Ce nom Maya est extrêmement profond, mais orthographié avec seulement deux lettres. Les implications de ces deux lettres s’étendent à l’ensemble de l’Hindouisme et du Bouddhisme. Tous les aspects. Chaque niveau. Vous pouvez donner des niveaux et des niveaux et des niveaux de conférences sur le terme Maya, du niveau débutant (Sutrayana) au Mahayana, au Tantrayana. Dans chacun des niveaux d’enseignement, les significations vont plus loin.

Il est important de noter que dans le passé – nous parlons il y a quatre à cinq mille ans – Maya signifiait « art, sagesse, pouvoir extraordinaire ou surnaturel ». Il faisait référence à un type de pouvoir créateur qui dépasse de loin le niveau humain. C’est un nom de dieu en tant que féminin. Maya est Déesse. D’une manière ou d’une autre, à l’époque de l’émergence des Vedas, ce qui est difficile à dater spécifiquement, mais certains où il y a environ quatre mille ans, le terme a progressivement changé et a adopté un nouvel aspect en termes de littérature écrite, et le nouvel aspect est ce que les gens parlent à peu près maintenant, que Maya signifie « illusion, irréalité, tromperie, ruse, sorcellerie, sorcellerie », etc.

On retrouve donc une dualité dans ce terme Maya, quelque chose de positif et quelque chose de négatif. Ce qu’il est important de comprendre ici, c’est que Maya est une chose. Maya est la Déesse. Maya est la nature elle-même. Quand nous pensons à la nature, nous pensons aux plantes, aux arbres, aux oiseaux, aux abeilles et à toutes les choses physiques. Ce n’est pas ce dont nous parlons dans Gnose lorsque nous parlons de la nature. Lorsque nous parlons de la nature, nous parlons de sept dimensions de la nature, pas seulement de la physique. La dimension physique est la plus grossière, la plus dense, et c’est aussi la moins importante, la plus superficielle.

La Nature en tant que Mère Divine est Prakriti. C’est l’énergie racine, la première émergence hors du ventre de la nature. C’est là que la potentialité primordiale de toutes choses, l’Absolu, l’Ain Soph, devient quelque chose. Donc, ce premier bhava se produit. Cette roue tourne pour la première fois. Le Bhavachakra est en mouvement, donc les trois forces, la trinité, fusionne en deux et crée. Ces deux sont père et mère: Shiva et Shakti, Ab et Ima, Yab et Yum. C’est le Dieu et la Déesse de toutes choses. Le El et Eloah.

Dans leur union, ils sont Elohim. Elohim, qui signifie « Dieu / Déesse » en Hébreu, ont créé – en d’autres termes, bhava, devenir. Tout cela est caché dans les deux premiers chapitres de la Genèse. Tout est caché dans les écritures Tantriques. Il est caché dans toutes les religions. Cette première émergence est l’océan de la vie, et cet océan de la vie porte de nombreux noms. Dans l’Hindouisme, c’est Maya. Dans la Bible, c’est Schamayim. Il peut également être appelé Shekinah, qui est la lumière ou le rayonnement de la Mère Divine. Cette lumière et ce rayonnement sont le feu, la lettre Hébraïque Shin dans Schamayim, qui est traduite par « cieux » dans la Bible, mais cela signifie littéralement « feu-eau ».

L’Eau et le Feu

Maintenant, je veux souligner une corrélation importante ici. Le mot Sanskrit Maya, puissance extraordinaire ou surnaturelle, la Déesse, la Mère Divine, est l’océan de l’existence. La première lettre de Maya est म, qui signifie « eau ». De même, la lettre Hébraïque Mem (qui signifie aussi eau) apparaît deux fois dans le mot Mayim, eau, pour représenter deux eaux: une au-dessus et une en-dessous. Dans la Bible, les eaux au-dessus sont appelées Schamayim, dont le mot Mayim (eau) avec la lettre Shin (feu) au début. L’union sexuelle de Dieu en tant que Père et Dieu en tant que Mère est dans les eaux de la vie, les eaux supérieures, et leur amour est ce feu qui, conçu dans son sein, produit la lumière de notre Être: le feu (Shin) descend, devenant Horus, le Bouddha. Pour que ce Bouddha soit pleinement éveillé, il a besoin que le même processus se produise dans les eaux inférieures, qui sont dans nos organes sexuels. Il a besoin que le feu dans ces eaux soit fécondé, afin qu’il puisse également émerger ici à ce niveau.

Tout cela est caché dans le mot Tathagatagharba, « l’enfant-conception du feu de celui qui vient ainsi », l’embryon du Bouddha intérieur.

Maya, la Mère Divine, est la roue elle-même. Elle est le corps de la nature.

Quand les gens entendent parler de la Mère Divine, la plupart pensent à une femme dans un corps physique qui vit dans un endroit rempli de nuages très loin d’ici. Ce n’est pas la Mère Divine. C’est une idée que les gens ont en tête parce qu’ils sont trop allés à l’école du dimanche ou ont lu trop de bandes dessinées. La Mère Divine est la nature. La Mère Divine n’a pas de forme. La Mère Divine est le tissu même de l’existence. Contemplez cela.

Tout ce que vous êtes, non seulement physiquement, mais émotionnellement, mentalement et spirituellement, est son tissu. Si vous méditez vraiment là-dessus, si vous considérez vraiment cela, vous auriez honte qu’avec ce corps qu’elle vous a donné, vous vous fâchez, blâmez les autres, critiquez, bavardez, mentez, volez et forniquez. Avec son corps, vous commettez tous les crimes que vous n’êtes pas censés commettre. Votre corps physique est sa matière, son énergie, son don. La Mère Divine, la créatrice de tout, vous l’a donné à utiliser, et qu’en avez-vous fait? C’est une chose étonnante à méditer.

La Déesse

Vous pouvez maintenant voir pourquoi nous avons cette dualité dans le nom Maya. Si la Mère Divine est le tissu de tout, elle est aussi le tissu de l’Enfer. Elle est également le fondement de notre désir, de notre colère et de notre fierté. N’est-ce pas vrai? C’est pourquoi dans l’Hindouisme nous constatons que la Mère Divine est symbolisée comme duelle. Elle est Durga, Parvati, Shakti, Lakshmi, qui sont tous des noms de la belle Déesse. Pourtant, elle est aussi Kali, « la noire ». Elle est aussi Proserpine, Hekate, la Déesse de l’enfer, celle qui emmène ses enfants par la main dans l’abîme pour souffrir et payer ce qu’ils doivent. Elle le fait par amour, pour purifier ses enfants, parce qu’ils ne veulent pas se purifier.

Beaucoup adorent cet aspect de la Mère Divine lié aux royaumes de l’enfer, bien que beaucoup ne réalisent pas que c’est ce qu’ils font. Ils lui font des sacrifices. Ils pensent qu’en l’apaisant en commettant des crimes, ils en tireront profit. Ils cherchent à étendre le désir sur la terre, à inciter les autres à se livrer à l’animalisme, à la luxure, à la violence. Ils se trompent. Elle ne fonctionne pas de cette façon.

La Mère Divine des royaumes de l’enfer est la même Mère Divine des cieux. Elle travaille toujours en harmonie avec ses propres lois. Autrement dit, elle-même est la loi de l’action et des conséquences: le karma. Elle nous récompense pour nos actes. Si nous agissons de manière à aider ses enfants à sortir de la souffrance, elle s’assure que nous recevons notre juste récompense. De même, si nous agissons de manière à faire souffrir ses enfants, elle s’assure que nous recevons notre compensation: des leçons pour nous montrer que la souffrance est désagréable et qu’il faut arrêter.

Elle est la roue. Elle est le tissu de tout. Nous voyons tout selon le conditionnement de notre mental. Si notre mental est conditionné par la colère, la luxure, l’orgueil, l’envie, nous voyons tout à travers ce voile.

En d’autres termes, en produisant des actions à travers nous-mêmes, nous créons notre réalité. Alors que nous nous livrons à notre fierté, notre colère, notre luxure et que nous pensons continuellement de cette manière, nous voyons le monde à travers notre colère, notre fierté, notre envie.

Celui qui souffre d’envie sent qu’il mérite ce que les autres ont. Quand ils perçoivent le monde, ils le regardent toujours de cette façon. Ils disent: « Elle a ce que je veux! » ou, « Il a ce que je veux! » Donc, cette personne ne voit pas la réalité. Ils voient à travers le filtre de leur désir. Donc, ils sont victimes de Maya comme illusion. Ils transforment l’énergie et interagissent avec la nature à ce niveau. Pour eux, le corps de la Mère Divine est une illusion. Ou devrais-je dire pour nous, car nous sommes tous victimes de cette perception. Ce n’est pas sa faute. Elle ne nous fait pas ça pour nous punir. Nous le faisons à nous-mêmes.

C’est un malentendu commun et grave des gens qui étudient l’Hindouisme et le Bouddhisme, et ils apprennent à connaître Maya et en viennent à croire que la Mère Divine est méchante et cruelle, qu’elle nous entoure d’illusion pour se moquer de nous. Ce n’est pas vrai. Nous nous moquons de nous-mêmes. Nous blessons la Mère Divine avec notre comportement. Elle souffre quand elle nous voit souffrir. Elle nous aime. En fait, elle peut nous aider, car elle est aussi la mère du Bouddha.

Lorsque vous étudiez ce type de philosophie, vous voyez symbolisée dans de nombreux mythes différents cette terrible situation de souffrance dans laquelle nous sommes tous piégés. Les héros mythologiques doivent descendre dans l’abîme pour s’élever en héros, et c’est notre situation. Nous sommes piégés dans l’illusion et la tromperie qui sont auto-créées, mais c’est précisément dans cette tromperie et cette illusion que nous pouvons acquérir la connaissance afin d’émerger, plus grande qu’avant, comme un phénix sortant des ténèbres. Ainsi, la Mère Divine est celle qui rend tout cela possible.

Mère du Bouddha

Dans la tradition Bouddhiste, cela est symbolisé d’une manière très intéressante. L’histoire de la vie du Bouddha comporte de nombreuses étapes; une interprétation ou une présentation commune de l’histoire comporte douze étapes fondamentales. Je ne vais pas en parler tous aujourd’hui, car cela prendrait beaucoup de temps, mais je veux souligner deux étapes importantes, la deuxième et la troisième.

Cette image montre une reine se reposant la nuit; et dans cette peinture en particulier, elle a la tête droite, mais elle est censée dormir, et elle fait un rêve. Dans le rêve, un éléphant blanc vient du ciel et entre dans son côté, dans son ventre. Ce rêve est un symbole de la façon dont le Bouddha descend dans le ventre de sa mère pour qu’il naisse.

Il y a quelques détails intéressants dans l’histoire. Premièrement, elle est une reine. Cela indique qu’elle est dans un état d’être plus élevé que les autres.

Deuxièmement, elle est au moment de sa retraite mensuelle de purification, ce qui signifie qu’elle est sur son cycle menstruel. Dans la tradition Hindoue, lorsque la femme a son cycle, elle vit séparément du mari. En d’autres termes, elles n’ont pas de relations sexuelles pendant ces jours par respect, car pendant le cycle menstruel, la femme nettoie les impuretés du corps. Pendant ce temps, elle a eu le rêve et est tombée enceinte. Cela indique que la grossesse n’a pas été causée par la méthode « habituelle ».

Cette histoire représente comment le père, qui est en-haut, représenté par l’éléphant, se fond dans la Mère Divine pour s’étendre dans le monde ou entrer en manifestation. L’éléphant ici représente notre Intime, notre Bouddha intérieur, notre Atman. Ou comme le disent les évangiles: « Notre père qui est aux cieux ». L’éléphant représente la puissance du Saint-Esprit qui crée à travers cette union de Dieu et de la Déesse. C’est une union de chasteté ; c’est-à-dire pas de fornication, pas d’orgasme. Cela est symbolisé par le fait qu’elle est dans son cycle menstruel et qu’elle est séparée de son mari. C’est une conception immaculée. Immaculée signifie être parfaitement propre. Aucun déversement. Comme il est dit dans Lévitique,

דַּבְּרוּ אֶל־בְּנֵי יִשְׂרָאֵל וַאֲמַרְתֶּם אֲלֵהֶם אִישׁ אִישׁ כִּי יִהְיֶה זָב מִבְּשָׂרוֹ זוֹבוֹ טָמֵא הוּא׃

« Parlez aux enfants d’Israël, et dites-leur: Quand un homme a une éjaculation de semen de sa chair, à cause de son éjaculation, il est impur. » – Lévitique 15

« … vous ne devez avoir aucune libération ou perte de semen. » – 14e Dalaï Lama

Notre Bouddha intérieur est né d’une conception immaculée, comme l’imprégnation de Marie, lorsque Jésus devait naître, le Saint-Esprit est descendu comme une colombe blanche, tout comme l’éléphant blanc du Bouddhisme. C’est le même symbole.

La mère du Bouddha s’appelle Maya. Nous trouvons deux variantes différentes dans le Bouddhisme, Mahamaya et Mayadevi. Ils veulent dire la même chose. Maha signifie « grande ». Devi signifie « Déesse ». Cela signifie donc la Grande Déesse Maya ou la Déesse Maya.

De nombreux Bouddhistes, comme les Chrétiens, interprètent les Écritures littéralement et croient qu’il y avait littéralement une femme nommée Maya qui était littéralement une reine qui a littéralement donné naissance au Bouddha et que le Bouddha est né purement et totalement éveillé. Ils ne comprennent pas que ce sont des symboles, tout comme la tradition de Jésus. Il y a des éléments littéraux dans ces histoires, comme la façon dont l’homme que nous appelons le Bouddha avait une mère physique, mais l’histoire de sa vie n’est pas directement liée aux circonstances physiques réelles. Ici, nous nous intéressons au sens réel, à la raison pour laquelle l’histoire nous a été donnée, c’est-à-dire pour que nous puissions en tirer des leçons et l’appliquer à notre propre naissance spirituelle.

Dans la phase suivante de l’histoire, après dix mois lunaires, elle décide d’aller dans le jardin. Tout le monde connaît le jardin d’Éden dans la Bible. Eh bien, cette histoire ne vient pas de la Bible. Cette histoire vient d’Inde et est plus ancienne que la Bible. Mahamaya entre dans le jardin, enceinte, et tout à coup elle sent que l’enfant va naître, alors elle tend la main et saisit la branche d’un arbre. Alors qu’elle attrape la branche et se stabilise, tout à coup l’enfant éclate spontanément de son côté, de la même manière qu’il est entré, et a émergé comme un rayon de lumière, comme un soleil.

Quand cela s’est produit, tous les dieux ont été étonnés. Ils sont tous venus pour observer cette naissance. Indra, qui est l’équivalent du Zeus-Jupiter Gréco-Romain, est venu observer et offrir des vêtements au Bouddha nouveau-né. Indra représente la partie la plus élevée de nous-mêmes. Indra est la trinité supérieure (les trois forces), et les vêtements qu’il offre sont des vêtements célestes, les vêtements de noce mentionnés par Jésus, qui représentent les sept gaines, koshas, corps, dont l’Être a besoin.

À ce moment, l’enfant doré a fait sept pas, et à chaque pas, un lotus a émergé. À la septième étape, il a montré le ciel et a dit: « Je suis le plus grand de ce monde. »

De nombreux Bouddhistes, bien sûr, croient que tout cela est littéral et que cela s’est réellement passé de cette façon. Le vrai sens, cependant, est beaucoup plus important et profond. Ce n’est pas une histoire littérale. C’est une histoire symbolique qui représente les niveaux et les étapes de développement spirituel que nous devons nous-mêmes atteindre. Le Bouddha représente ici notre Bouddha intérieur, notre Être; si nous travaillons avec précision en gravissant les sept marches, il peut s’incarner en nous. Les sept étapes représentent les étapes de la naissance spirituelle; à chaque étape une naissance se produit. À chaque pas, un nouveau corps naît.

Les sept étapes: sept initiations pour créer sept corps.

Le Bouddha, en nous, naît à travers une série de sept étapes, et en atteignant la septième, il peut alors pointer vers l’Absolu et dire: « Je suis ». Tout comme Jésus l’a enseigné, « Je suis ». Ce « Je suis » n’est pas la personnalité. Ce n’est pas moi, moi-même, le Moi. C’est l’Intime, le Christ, l’Absolu, l’Être réel. Cette histoire ne parle pas de vous et moi devenant Bouddha, il s’agit de notre Intime devenant Bouddha. Cette histoire montre comment cela se passe.

Les sept étapes sont un symbole profond que l’on retrouve dans les traditions du monde entier. Une belle version est dans une histoire aprocryphe de Marie, la mère de Jésus.

« Et l’enfant (Marie) devenait forte de jour en jour; et quand elle avait six [Vav] mois, sa mère la déposa sur le sol pour essayer de savoir si elle pouvait se tenir debout, et elle fit sept pas et entra dans sa poitrine; et elle la saisit en disant: « Comme le Seigneur mon Dieu est vivant, tu ne marcheras pas sur cette terre jusqu’à ce que je t’ai amené dans le temple du Seigneur. Et elle fit un sanctuaire dans sa chambre à coucher, et ne laissa passer rien de commun ni d’impur. » – Le Protevangelium de Jacques

L’Arbre

Maintenant, nous allons parler plus spécifiquement de la manière dont nous aidons à réaliser cette naissance. J’ai mentionné que la Mère Divine a attrapé la branche d’un arbre. Traditionnellement, on disait que cet arbre était un ficus. Saviez-vous que l’arbre sous lequel le Bouddha a médité est un arbre ficus?

Saviez-vous que dans l’ésotérisme, on dit que l’arbre du jardin d’Éden dont Adam et Eve ont mangé était un ficus?

N’est-il pas intéressant qu’Adam et Eve et la naissance du Bouddha se soient produits dans un jardin avec un ficus? Pensez-vous que ce soit un accident que ces histoires soient si similaires? Je ne pense pas.

Le ficus est la famille du figuier, qui est un symbole profond lié aux forces sexuelles féminines qui circulent dans toute la nature, liées à la Mère Divine. Nous avons ces forces en nous. Elles sont liées à Ida, Havah, Eve.

Comme vous le savez, dans l’histoire d’Adam et Eve, Eve mange le fruit qui fait qu’Adam et Eve sont chassés du jardin. Encore une fois, ce n’est pas une histoire littérale, c’est symbolique. Notre Eve intérieure (nos organes sexuels) est tentée par le serpent (Lucifer, Mara), puis a mangé du fruit défendu (orgasme) et donné à Adam (le cerveau) pour en manger, ce qui a fait tomber notre conscience dans la tromperie, addiction, désir. C’est pourquoi nous souffrons tous dans le désert. Afin de retourner dans l’Éden, nous devons restaurer le serpent tombé d’Ida, les forces sexuelles féminines en nous qui sont enroulées autour de notre colonne vertébrale.

Nous devons retourner à cet arbre et vaincre Mara (Lucifer), qui utilise ses filles pour tenter de nous séduire. C’est ainsi que le Bouddha naît en nous. En apprenant à travailler avec notre énergie sexuelle.

Dans la Bible, il est dit que les Elohim ont mis dans le jardin l’Arbre de Vie au milieu du jardin et l’Arbre de la Connaissance du bien et du mal. Les Chrétiens et les Juifs, bien sûr, croient que ces arbres étaient de véritables arbres physiques, peu importe combien de milliers d’années ils croyaient que cela s’était produit littéralement, ils ne voient pas que ces arbres sont des arbres symboliques, pas des arbres physiques.

L’Arbre de Vie représente notre Être, notre bhava. L’Arbre de Vie et le Bhavachakra sont la même chose, juste montrés d’une manière différente. L’Arbre de Vie que nous représentons dans la tradition de la Kabbale a la structure de dix sphères disposées en trois triangles avec une sphère en dessous.

L’Arbre de Vie représente les niveaux d’être, à la fois dans la nature et en nous-mêmes. Il est organisé par dimensions. Les dimensions les plus basses sont celles du bas, les plus raffinées en haut.

L’Arbre de la Connaissance partage ses racines avec l’Arbre de Vie. L’Arbre de la Connaissance est la Gnose, Da’ath, qui est montré ici juste en dessous du triangle supérieur.

L’Arbre de la Connaissance est une sphère mystérieuse, cachée, secrète et protégée. C’est pourquoi dans la Bible, l’ange protège le chemin avec une épée flamboyante. C’est pourquoi Jehovah Elohim a dit: « Tu n’en mangeras pas » parce que prendre quelque chose de cet arbre implique une grande responsabilité. Pour travailler avec l’Arbre de la Connaissance, vous devez savoir ce que vous faites. Vous voyez, son nom est l’Arbre de la Connaissance du bien et du mal. C’est ainsi que cela est traduit en Français dans les Bibles populaires, mais les mots Hébreux ne disent ni bien ni mal; les mots Hébreux sont « Tov ve Rah ». Tov / tob signifie bonté. La bonté est un terme qui fait référence à notre Intime (Gedulah, Chesed; Miséricorde, Bonté) Rah signifie impureté. Illusion. Dans la Bible, il est dit que l’orgasme est une pollution, impur. Nous voyons donc ici que c’est « l’arbre de la Gnose de la chasteté et de la fornication », deux formes de sexualité: animale et divine. Le symbole d’Adam et Eve mangeant du fruit est un symbole de l’humanité qui apprend l’orgasme et devient addict. À cause de cette addiction, l’humanité a perdu le pouvoir de voir Dieu, de parler à Dieu, de se rapporter directement à Dieu et a été chassée de l’Éden à cause de sa propre action. Adam et Eve sont partis à cause de leur comportement. Ils se chassent et nous en sommes la conséquence: des gens qui n’ont pas de connaissance directe de Dieu. Nous avons beaucoup de croyances et de théories, mais nous dormons. Revenir dans l’Éden, acquérir une connaissance directe de Dieu signifie que nous devons rectifier l’erreur et réparer ce que nous avons brisé. Nous devons respecter les lois du jardin, et la loi déclare: « Tu n’en mangeras pas ».

Cela signifie que nous devons savoir ce qu’est l’arbre, nous devons respecter l’Arbre de la Connaissance, travailler avec l’Arbre de la Connaissance, et nous ne devons pas abuser du fruit, qui est l’énergie sexuelle.

Nous sommes des êtres sexuels. Le sexe fait partie de la vie. Le sexe crée la vie, y compris la vie spirituelle. En restaurant notre sexualité à son état antérieur, nous pouvons alors nous élever à un état supérieur. Premièrement, nous devons corriger l’erreur que nous avons commise.

Fait intéressant, je tiens à souligner qu’en Hébreu, le mot pour connaissance est Daath, tandis qu’en Sanskrit c’est Bodhi, qui a des formes masculine et féminine: Bodha et Bodhi. Personnellement, je trouve cela très intéressant, que la connaissance soit à la fois masculine et féminine, Adam et Eve. En d’autres termes, vous avez besoin des deux.

Les Deux Extrêmes et la Voie du Milieu

Ainsi, dans l’histoire du Bouddha, il est né d’un roi et d’une reine, a grandi comme un prince gâté, a eu accès à toutes les richesses du monde et s’y est adonné. Il avait tout l’argent, tout le pouvoir, toutes les femmes, était un expert en tout, il était beau, habile et fort. Il avait tout ce que nous voulons tous: belle apparence, argent, célébrité, popularité, toutes les princesses, il s’est marié, il a eu des enfants, mais il a déclaré qu’il avait ensuite vu la souffrance. Ses parents ont essayé de l’empêcher de voir la vieillesse, la mort et la maladie, mais heureusement, par l’intervention de quelques autres êtres, il a vu la souffrance, et a été si ému de compassion qu’il a décidé de renoncer à toutes les indulgences et plaisirs du monde et il est devenu un yogi.

Il est allé dans la forêt; il renonça à tout, il n’avait qu’une robe et le bol. Il a demandé sa nourriture. Il n’avait pas d’argent, rien. Il seulement médité pendant de nombreuses années. Il est devenu émacié. Il était sur le point de mourir.

Permettez-moi de faire une pause dans l’histoire pendant un moment et de souligner combien de volonté cela prendrait. Combien faudrait-il pour méditer intensément comme cela, pour avoir autant de souci de la souffrance, parce que c’est ce qui l’a motivé. Quand il a vu qu’il avait toute la richesse, le pouvoir et la gloire, et a ensuite vu la souffrance des autres et que la mort était inévitable, il a été submergé et s’est rendu compte: « Quel est l’intérêt d’avoir toutes ces choses matérielles, d’être célèbre, populaire, fort, beau ou ayant des relations sexuelles, ou des enfants ou des épouses. À quoi ça sert si nous allons seulement tomber malades et mourir et le répéter encore et encore? Construire un attachement à toutes ces choses que nous avons et ensuite les perdons. Quel est le point? » C’est ce qui l’a poussé à renoncer à tout.

Il a ensuite passé des années dans la jungle. Ce n’est pas comme aller au parc ici. Nous parlons de la jungle! Lions, tigres, ours, scorpions et serpents, et pourtant, il l’a fait. Symboliquement, bien sûr. Il y a eu des événements littéraux qui se sont produits, mais nous parlons de l’importance symbolique de cela. Nous voyons donc deux choses ici. On voit qu’il avait tout, et puis il n’avait rien: deux côtés d’un pendule. Un côté est le désir. Toutes les choses que nous voulons, la richesse, la popularité, la beauté, nous voulons toute la renommée, nous voulons que les autres envient et parlent de nous, souhaitons qu’ils aient ce que nous avons. Il avait tout cela, mais ensuite il y renonça et passa de l’autre côté: l’aversion. Il a tout donné, tout abandonné, est allé dans la jungle et est allé au bord de la mort parce qu’il ne mangeait pas. Il survivait avec un seul grain de riz par jour. Il est devenu un squelette avec de la peau. C’est avec de telle intensité qu’il méditait. Tout ce qu’il a fait, toute la journée et toute la nuit, c’était méditer.

Maintenant, à ce moment, il avait une révélation. Il a soudainement réalisé cette dualité que nous pouvons voir si facilement de notre point de vue ici dans la salle de classe, qu’il avait tout et y a renoncé. Ces deux extrêmes étaient trop extrêmes. D’un côté il en avait trop, de l’autre il en avait trop peu. À ce moment-là, il réalisa son erreur. À cet instant, au seuil de la mort, une femme apparaît, lui offrant un bol de lait de riz.

Ayant compris que son évitement extrême de tout était nuisible, il accepta le cadeau et le mangea. C’est le premier repas qu’il a pris depuis des années, et il a été immédiatement et complètement rétabli. Ensuite, il a placé le bol de lait de riz dans la rivière, et il a flué en amont à contre-courant.

Les Bouddhistes adorent cette histoire, mais malheureusement la plupart n’ont aucune idée de ce qu’elle signifie réellement. Cette histoire représente comment nous entrons dans la naissance spirituelle. Comment savons-nous cela? Le nom de la femme est Sujata सुजात, ce qui signifie « bonne naissance ».

Ici, le Bouddha représente notre conscience – l’embryon d’un Bouddha – qui expérimente le va-et-vient de la Roue du Devenir. Nous expérimentons d’instant en instant, de jour en jour, de vie en vie, les extrêmes du karma. En un instant, nous avons tout, et dans le suivant, cela nous est enlevé, et pourtant nous continuons à répéter le cycle douloureux, sans jamais le comprendre. Vous voyez, dans l’histoire, le Bouddha l’a compris. C’est ce qui a amené le troisième facteur, la troisième force. Il a vu un extrême, il a vu l’autre extrême, puis il a vu l’équilibre, la voie du milieu. Il a réalisé et compris que le chemin de la libération n’est ni trop beaucoup, ni trop peu. C’est être au milieu. En ce qui concerne la naissance, la voie du milieu est de faire ce que Paul a conseillé: « Se marier et être comme si on ne l’était pas » qui consiste à s’engager dans une union sexuelle avec notre épouse, mais pas à répandre l’énergie sexuelle à travers l’orgasme.

Tout d’abord, tout le monde expérimente ce que c’est que de se livrer à la sexualité, d’être hypnotisé par l’orgasme. Puis, quand nous voyons la souffrance qu’elle apporte, nous apprenons à y renoncer et à entrer dans la brahmacharya: la chasteté. Nous apprenons à éviter l’acte sexuel et à contrôler l’énergie sexuelle. Mais, ce sont deux extrêmes. La voie du milieu est représentée par Sujata offrant le lait de riz.

Cette histoire symbolique représente comment l’initié, la conscience, doit travailler pour atteindre la naissance spirituelle. C’est psychologique, émotionnel, spirituel, sexuel. L’histoire montre comment le chemin droit n’est ni en se livrant au sexe comme il l’a fait avec son style de vie palatial et en ayant beaucoup de femmes et d’épouses, ni en renonçant au sexe en n’ayant pas de femme et en étant célibataire. Aucune des deux voies ne mène à la naissance spirituelle, à la libération.

Les Fluides qui Donnent la Vie

Le chemin vers la libération totale est d’être au milieu. C’est pourquoi à ce moment, au bord de la perte de son existence, est apparue la Mère Divine sous la forme de sa femme et de son âme divine. Elle est arrivée pour lui donner la réponse: un bol de lait de riz. Maintenant, je ne veux pas être cru, mais il est évident que le lait de riz ressemble le semen. N’est-ce pas? Un fluide laiteux avec des éléments vivifiants. Cette scène représente la femme et le mari partageant la nourriture de l’âme qui est dans l’énergie sexuelle; ils ne la gaspillent pas en s’y livrant, mais la retiennent et se nourrissent.

Toute vie est créée par l’énergie sexuelle. La spirituelle est également créée avec elle, mais il faut savoir comment le faire.

Le Bouddha a mis le bol de lait de riz dans le fleuve de la vie, et il est allé à contre-courant. Cela signifie que même s’il a coopéré sexuellement avec la femme, il n’a pas renversé les fluides, ni les a gaspillés de toute façon, mais les a au contraire transmutés. Plutôt que de permettre à ces forces de suivre le flux mécanique hors du corps, il les dirige vers des flux de retour d’où elles viennent: remontant la colonne vertébrale et revenir à l’Absolu.

Ceux qui se livrent à l’orgasme sont portés par les forces mécaniques de la nature (les eaux). Le flux mécanique est à l’origine de la souffrance. Il transporte tout vers le bas dans les mondes inférieurs. Aller à contre-courant nécessite de la volonté: aller à l’encontre des forces mécaniques à l’intérieur de nous.

En transmutant l’énergie sexuelle, les forces de la Mère Divine – le feu dans l’eau – peuvent créer l’âme. En Hébreu, c’est la lettre Shin (feu) et le Mayim (eau), qui forment les Schamayim (eaux ardentes; c’est-à-dire les cieux).

Cette histoire du Bouddha est le même symbole essentiel de Jésus et de la femme au puits que l’on retrouve dans le livre de Jean:

« … quiconque boit de l’eau [vive] que je lui donnerai n’aura jamais soif; mais l’eau que je lui donnerai sera en lui un puits d’eau jaillissant dans la vie éternelle. »

La femme lui dit: « Seigneur, donne-moi cette eau, pour que je n’ai pas soif et que je ne vienne plus ici pour puiser. »

Jésus lui dit: « Vas, appelle ton mari et viens ici ». – Jean 4: Jésus au Puits

La réponse à la vie dont nous avons besoin est dans l’eau, le lait de riz, et elle se trouve entre mari et femme dans une sexualité immaculée. C’est pourquoi dans le Bouddhisme, les plus grands mystères ont toujours ce symbolisme: Yab-Yum. Père Mère. Shiva-Shakti. L’union du masculin et du féminin dans la chasteté, dans la pureté, crée. C’est la sexualité divine. Angélique. Bouddhique. Pas animal. Il n’y a pas de désir ici. Il n’y a pas d’orgasme ici. Il y a transmutation de l’énergie. Il n’y a aucune indulgence dans la sensation. Il y a de la sensation, mais on ne s’y adonne pas, à un extrême, ni ne l’évite à l’autre extrême. Au lieu de cela, on l’expérimente et on le transmute en retour au divin. Pas d’animalité.

C’est pourquoi les Bouddhistes, les Chrétiens, les Juifs, dans le cœur ancien de toutes leurs traditions, ont appris à renoncer à l’orgasme, à retenir l’énergie, à la transformer, et plus tard, à se marier, et à continuer la même retenue.

Un célibataire, exploitant cette force, éveille la conscience. C’est pourquoi dans toutes les écoles authentiques du passé, aux premiers niveaux de spiritualité, les gens travaillaient en célibataire en préparation. Ils s’éveillaient alors et développaient des pouvoirs, mais en tant que célibataires, sans sexe. Ils se préparaient et éveillaient leur conscience. Lorsqu’ils étaient préparés, lorsque leur enseignant savait, d’une part, que l’étudiant était éveillé, deuxièmement que l’étudiant pouvait la gérer, l’étudiant était alors présenté à son épouse et se mariait. Le mariage est un acte sacré (sacrement). C’est une fonction religieuse pour l’âme. C’est pourquoi il est si enveloppé de mysticisme et de beauté. Ce n’est pas une question d’argent. Il s’agit de religion. Cela a toujours été et le sera toujours. Les deux âmes deviennent une. Ils deviennent Elohim, homme-femme unis. Une chair. Cette seule chair crée comme le font les dieux s’ils savent gérer l’énergie. La contenir, la purifier, en faire une offrande au divin. Sacrifier la luxure. La luxure est tuée et en est née la beauté, l’amour.

Soma, Ambroisie

Ce lait de riz en Sanskrit s’appelle Soma, et si vous avez déjà étudié les Vedas, vous savez que Soma est extrêmement important dans la culture et les écritures Indiennes anciennes. Le Bouddha Shakyamuni est venu clarifier les Vedas et autres écritures, pas les invalider, afin que les Bouddhistes sachent ce qu’ils enseignent.

Le mot Soma signifie « extrait, nectar, lune, vent, eau, air, éther, eau de riz, bouillie de riz, ciel et ciel ». Je vous ai déjà dit que dans la Bible, les cieux est le mot Hébreu « Schamayim », qui est « feu-eau » de la Mère Divine, qui est l’Éden supérieur. C’est Daath. Ce sont les niveaux supérieurs de vie et d’existence. Ainsi, lorsque Sujata fournit cela au Bouddha, elle lui donne accès à la Mère Divine, aux pouvoirs de la Mère Divine, l’essence de la Mère Divine, qui est cachée dans notre énergie sexuelle.

Les Schamayim de la Bible est également ici dans les Vedas Sanskrits:

« AGNI [feu] et Soma [eaux sexuelles], puissante paire, écoutant gracieusement mon appel,

Acceptez amicalement mon hymne et faites prospérer celui qui offre des offrandes.

L’homme qui vous honore aujourd’hui, Agni et Soma, avec cet hymne,

Accordez-lui la force héroïque [la volonté], l’augmentation du kine et de nobles chevaux.

L’homme qui vous offre de l’huile sacrée et des oblations brûlées,

Agni et Soma, jouira d’une grande force [volonté], avec une progéniture [naissance spirituelle], toute sa vie.

Agni et Soma, célèbre est votre prouesse avec laquelle vous avez volé le kine, sa nourriture, à Paṇi [l’ego].

Vous avez fait périr la couvée de Bṛsaya; vous avez trouvé la lumière, la lumière unique pour beaucoup.

Agni et Soma, unis dans l’opération, vous avez établi les lumières brillantes dans les cieux [Hébreu: schamayim]. » – Rig Veda

Tout cela symbolise d’anciens enseignements secrets sur la transmutation sexuelle.

Toute vie est rendue possible par une mère. Tous les êtres vivants physiques provenaient d’une mère. Spirituellement, aussi, ce principe s’applique. La Mère Divine a besoin de forces pour être à l’œuvre en nous pour qu’elle crée un Bouddha en nous. Ces forces sont cachées dans notre matière sexuelle. La matière sexuelle, lorsqu’elle est transformée, lorsqu’elle est purifiée, devient Soma. Dans la Bible, cela est appelée l’huile ou l’eau. Le premier miracle de Jésus est quand il va à un mariage et transforme l’eau en vin. Lisez Jean 2: Son Premier Miracle est Sexuel. C’est Soma.

De nos jours, lorsque les gens étudient les Écritures et le mysticisme, ils interprètent le Soma comme une drogue. La croyance que Soma était une plante que les gens prenaient pour se défoncer. C’est parce que c’est le niveau de mentalité des gens de nos jours. Ils ne pensent qu’à des choses comme ça. Ils n’ont aucune idée de la réalité. La réalité du Soma a été cachée précisément parce que nous avons une mentalité qui ne pense qu’en dégénérescence.

Le Soma n’est ni une plante, ni une drogue, le Soma est l’énergie sexuelle. Nous sommes la plante. Nous sommes un Arbre de Vie, une graine qui peut pousser si nous savons comment extraire le jus. Si vous étudiez l’Hindouisme et les Vedas, en particulier dans le Rig Veda, vous trouverez de nombreuses prières, écritures et belles chansons sur Soma, et Soma est toujours décrit comme étant créé en pressant des pierres.

« TOI, Soma, tu as un ruisseau qui flue, joyeux, très fort au sacrifice:

Flue en donnant abondamment la richesse.

Coulant comme la joie des hommes, fluant le meilleur plus lisse, tu es

un prince pour Indra avec ton jus.

Versé en avant par les pierres pressantes, envoie-nous avec un rugissement fort dans un ruisseau

La plus excellente puissance illustre. » – Rig Veda

Savez-vous où sont nos pierres? Les pierres sont les testicules et les ovaires. Lorsque vous appuyez sur les pierres ensemble, vous extrayez l’énergie sexuelle si vous pratiquez l’Alchimie. Tantra. Si vous ne le faites pas, vous la gaspillez à travers l’orgasme, à travers la luxure animale. Si vous l’extrayez, vous acquérez le pouvoir de votre Mère Divine de créer en vous.

C’est aussi le pouvoir de vaincre l’ego, le désir, la luxure, le mental. C’est ainsi que le Bouddha parvient à l’illumination: au moyen de ce que Sujata lui apporte.

« PRÊTRES, offrez au Seigneur de tous les peuples la verge laiteuse de Soma, de couleur radieuse.

Aucun taureau sauvage ne connaît son lieu de breuvage comme Indra [Zeus-Jupiter, notre Intime] qui ne cherche jamais celui qui a pressé le Soma,

Tu désires boire, chaque jour qui passe, la nourriture agréable que tu as eue jadis,

O Indra, satisfait de cœur et d’esprit, bois avidement le Soma mis devant toi [que nous t’avons transmuté et offert].

Toi, nouveau-né, pour la force tu as bu le Soma; la Mère t’a parlé de ta grandeur future.

Ô Indra, tu as rempli la vaste région des airs, et tu as donné aux dieux par la salle de combat et la liberté.

Quand tu as exhorté les arrogants [égos] à se battre, fiers de leur force de bras, nous [le mari et la femme] les soumettrons.

Ou, Indra, quand tu combattras ceinturé par des héros, nous [le mari et la femme] dans la glorieuse mêlée avec toi nous vaincrons. » – Rig Veda

Ainsi, le Soma, énergie sexuelle transmutée, donne la force spirituelle, le pouvoir vivifiant de la naissance spirituelle, et fournit également le feu pour détruire les impuretés.

Dans le Rig Veda, il est dit,

« Oh Soma, ces sept fleuves fluent comme étant à toi pour donner l’ordre que les ruisseaux de lait coulent vers toi. »

Le lait que Sujata donne « flue à travers sept fleuves ».

Ici, nous voyons le Bouddha assis sur un serpent enroulé avec sept serpents au-dessus de sa tête. C’est un autre symbole du Bouddhisme que vous ne trouverez pas expliqué car cela a toujours été une connaissance cachée et protégée. Les sept serpents représentent les forces de la Mère Divine éveillée et apparue dans les sept corps.

Dans le jardin d’Éden, un serpent tente Adam et Eve. Ce serpent représente le pouvoir de la nature, qui est le pouvoir de la Mère Divine, c’est pourquoi Athéna a pour aide un serpent. Son antithèse est Méduse, qui a de nombreux serpents sur la tête. Ce sont nos défauts, nos égos. Le héros doit décapiter Méduse, tuer le dragon, le diable et livrer la tête à Athéna, la Mère Divine.

Autrement dit, Méduse doit être sacrifiée, et de cette mort, il y a une naissance. De la mort de Méduse, la Mère Divine émerge plus grande, plus belle, plus glorieuse. C’est pourquoi Athéna porte la peau de Méduse. Cela semble grossier, mais c’est symbolique de la façon dont ces forces sont canalisées en nous afin de créer l’âme.

Ceux qui travaillent en couple, qui passent par les niveaux probatoires du développement spirituel, sous la direction de leurs Mères Divines, et satisfaisant à toutes les exigences gardées par la divinité afin de nous protéger, peuvent être admis aux degrés d’initiation. En d’autres termes, le mot initier signifie « commencer ». Naître.

Naître

Le couple peut entrer en degrés de naissance. Il existe sept principaux degrés d’importance. C’est pourquoi ces sept serpents sont là au-dessus du Bouddha. Chaque degré est un serpent parce que c’est un feu brûlant qui émet les sons d’un serpent quand il brûle. Ce son est une énergie qui vibre dans la nature. C’est la force et l’énergie de la Mère Divine. C’est son pouvoir créateur même. Elle ne l’accorde pas à la légère. Elle ne le donne pas sur un coup de tête. Elle ne le donne pas parce que vous avez payé de l’argent à quelqu’un, elle ne le donne pas parce que vous lisez un livre. Elle le donne à ses enfants qui ont prouvé qu’ils en étaient dignes. Ils sont responsables. Ils l’utiliseront à bon escient, et en son nom, pour sa gloire, pour son travail.

Ce feu est appelé Kundalini. Dans le Bouddhisme Tibétain, il est appelé Candali. Il est également appelé Tummo. En Occident, on l’appelle le Feu de la Pentecôte, qui est sorti de la tête des apôtres dans le Livre des Actes. Il est également appelé Quetzalcoatl dans les mystères Aztèques. C’est un serpent de feu caché dans le livre des Nombres que Moïse, sous la direction de Dieu, a élevé sur un bâton, pour guérir ceux qui souffrent des morsures des serpents tombés (Nombres 21 dans la Bible). Deux serpents. Un tombé et un divin. Deux Mères Divines. Une tombée, une divine. C’est la même force, polarisée. Ceux qui le méritent peuvent restaurer la Mère Divine dans sa gloire. Tuer Méduse, élever Athéna, élever la Kundalini. Premièrement, dans le corps physique, deuxièmement dans le corps vital, troisièmement dans le corps astral, quatrièmement dans le mental, cinquièmement dans le causal, le sixième et le septième ne sont pas tombés. Le sixième et le septième appartiennent à notre Intime. Ils ne sont pas tombés quand nous avons quitté l’Éden.

Les sept serpents au-dessus de la tête du Bouddha sont ces sept sephirah inférieures sur l’Arbre de Vie. Maintenant, vous remarquez que l’image de Bouddha assis sous l’arbre ficus, c’est Daath, l’Arbre de la Connaissance. Le Bouddha est assis sous cet arbre. Voici les sept serpents sous cet arbre. Le Bouddha est notre Intime. Ainsi, vous voyez, le Bouddhisme, la Kabbale, le Christianisme, sont tous la même chose enseignée avec des mots différents.

C’est ainsi que l’on naît de nouveau.

« 1 Il y avait un homme des Pharisiens, nommé Nicodème, chef des Juifs:

2 Le même vint à Jésus de nuit, et lui dit: Rabbi, nous savons que tu es un enseignant venu de Dieu; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui.

3 Jésus répondit et lui dit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.

4 Nicodème lui dit: Comment un homme peut-il naître quand il est vieux? peut-il entrer une seconde fois dans le ventre de sa mère et naître?

5 Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau [du sexe] et du [Saint] Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.

6 Ce qui est né de la chair [par le sexe ordinaire] est chair; et ce qui est né de l’Esprit [par la sexualité immaculée, comme l’exige Lévitique 15] est esprit.

7 Ne t’étonne pas que je t’ai dit: Tu dois naître de nouveau [car tout ce qui existe est né du sexe, ainsi doit l’être l’âme. Souvenez-vous de Luc 21:19: « Avec patience, vous posséderez votre âme. »]

8 Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit, mais tu ne peux pas dire d’où il vient, ni où il va: il en est de même de quiconque est né de l’Esprit [les résultats du sexe sacré ne sont pas toujours visibles physiquement].

9 Nicodème répondit et lui dit: Comment cela peut-il arriver?

10 Jésus répondit et lui dit: Es-tu maître d’Israël, et tu ne sais pas ces choses? [Voir ce qu’il aurait dû savoir dans notre section sur le Judaïsme].

11 En vérité, en vérité, je te le dis, nous disons ce que nous savons, et nous témoignons de ce que nous avons vu; et vous ne recevez pas notre témoignage.

12 Si je vous ai dit des choses terrestres et que vous ne croyez pas, comment croirez-vous, si je vous dis des choses célestes? »

La mère, l’utérus, n’est pas physique. C’est notre Mère Divine. Elle nous donne naissance, spirituellement, intérieurement. Cette naissance se produit par un processus long et lent, pas facile, pas donné librement. C’est mérité. Cela se produit par étapes très lentes.

Chaque initiation est un long processus d’être testé, purifié, faire de grands sacrifices, mourir et naître: les trois facteurs en mouvement constant. La Roue du Devenir est en mouvement constant, mais elle élève progressivement son niveau d’être.

Chaque serpent est un ensemble de trente-trois étapes qui correspondent aux vertèbres de notre colonne vertébrale. C’est la verge sur laquelle Moïse a élevé le serpent pour guérir les Israélites. Cette verge est votre colonne vertébrale. C’est pourquoi la durée de vie de Jésus est de trente-trois ans. Ces trente-trois degrés représentent les étapes du développement, des processus dans lesquels nous sommes testés par notre Mère Divine pour voir si nous sommes dignes de recevoir son pouvoir.

Chaque étape est gagnée par les mérites de notre cœur. Qu’est-ce que la mère attend de son enfant? La mère ne veut pas que son enfant soit un meurtrier, un menteur, un voleur ou un fornicateur. Une mère veut que son enfant soit beau, radieux, heureux… Nous ne sommes pas heureux… Nous sommes dans la misère. Nous ne voulons que de l’argent, du sexe et du pouvoir. La Mère Divine ne récompense pas cela. Elle ne récompense pas l’ambition, la fierté ou l’envie. Elle récompense l’humilité, l’amour conscient, le bonheur des autres, l’altruisme, la générosité, la diligence. Elle nous récompense lorsque nous prouvons par nos actions, physiquement, émotionnellement, mentalement, que nous méritons d’avoir sa bénédiction afin que nous puissions agir avec encore plus de pouvoir pour le plus grand bien.

Vous voyez, le don de la Kundalini nous donne non seulement une naissance spirituelle, mais il lui donne une manière de travailler dans le monde. Cela lui donne un moyen d’aider ses autres enfants. La Kundalini est son tissu, sa force, son énergie, son pouvoir créateur: le pouvoir de la mère est de donner la vie. Elle n’accordera pas cela à ceux qui ne veulent que de la douleur, de la mort, de la destruction, qui ne veulent que prendre pour eux-mêmes. Elle ne récompense pas les idolâtres, les adultères, les voleurs ou les meurtriers. Lorsque vous sortez et que vous lisez des livres sur l’éveil de la Kundalini, ils disent: « faites ce mantra, et faites ce yoga, et payez cette somme d’argent, et allez à un atelier et ayez des relations sexuelles avec un groupe de personnes », mais ils mentent. Ils éveilleront l’énergie en vous, mais l’aspect tombé de la Mère Divine, l’énergie inversée que nous appelons Kundabuffer. C’est la queue de Satan, la queue du démon. Vous éveillerez des pouvoirs, vous éveillerez la conscience, vous développerez la capacité d’être éveillé hors de votre corps, vous développerez des chakras, vous aurez du pouvoir sur les autres, mais vous serez un démon, éveillé. Vous serez maudit. Vous allez souffrir…

Le karma ne peut être évité. Si vous créez de la douleur, vous ressentirez de la douleur. La Mère Divine, pour éveiller un Bouddha, exige que les causes de la douleur et de la souffrance nous soient enlevées. Cela signifie que c’est un processus lent dans lequel nous devons éliminer notre ego. Nous devons mourir pour naître. Nous devons nous sacrifier, psychologiquement, spirituellement, émotionnellement, physiquement et mentalement pour naître de nouveau, nouveau, propre, pur. Éveillé. Cela ne vient pas du jour au lendemain, cela ne vient pas dans deux semaines. Certaines personnes disent: « Si vous venez à notre cours, nous éveillerons votre Kundalini et vous aurez votre corps astral dans six mois! » Ce sont des menteurs. Ils ne peuvent pas commander la Mère Divine. Elle donne la Kundalini. Elle crée les corps internes; personne d’autre. Elle le donne en fonction de nos œuvres, pas de notre argent, ni de quelle école nous allons, ni de quel maître nous prétendons suivre. Elle la donne en fonction de nos gains. Elle est très exigeante, mais elle nous aime aussi beaucoup. Si nous y parvenons, nous naîtrons de nouveau en tant que Bouddhas, en tant que quelqu’un qui a dépassé tout va et vient, quelqu’un qui est libéré de la Roue du Samsara et du Nirvana: la Roue du Devenir.

Cette image finale montre un Bouddha pleinement éveillé dans les terres pures. Bien sûr, la plupart des Occidentaux ne verraient probablement pas le ciel comme la Chine, mais néanmoins, cela représente quelque chose de significatif. Grâce au processus de ces trois facteurs, nous pouvons créer quelque chose de nouveau: un nouveau niveau d’être. Nous pouvons devenir des Bouddhas. Pleinement éveillé. Libre de souffrance. De cet endroit, nous sommes alors bien préparés à aider les autres à faire de même, mais pas avant.

Questions et Réponses

Public: Quand vous parlez de la façon dont les sixième et septième serpents ne sont pas tombés que même quelqu’un qui prend le Chemin Spiral obtient ces serpents?

Instructeur: C’est vrai. Les sixième et septième serpents appartiennent à l’Être; ils se rapportent à Buddhi et Atman (Geburah et Chesed), ainsi ces aspects de l’Être ne sont jamais tombés. C’est dans chaque créature, de sorte qu’une partie de l’Être est toujours préservée.

Une question posée par un étudiant: J’ai été déconcerté par ce que vous avez dit à propos des sixième et septième serpents. Voici une citation des Trois Montagnes, chapitre XVII, Cinquième Initiation du Feu. Samael est en dialogue avec sa Mère Divine:

« Question: « Oh, ma mère! Ai-je déjà élevé les cinq serpents? »

Réponse: « Oui, mon fils! »

Question: « Je veux que vous m’aidiez à élever les sixième et septième serpents. »

Réponse: « Tu les as déjà élevés.

Dans ces instants, un souvenir parfait de moi-même a émergé de moi.

Question: « Ah! Je suis un ancien Maître. J’étais tombé. Maintenant je me souviens. »

Réponse: « Oui mon fils, tu es un maître. »

La façon dont j’ai lu ce passage, cela semblait impliquer que Samael en particulier n’avait pas à élever les sixième et septième serpents parce qu’il les avait élevés auparavant, et ils ne tombent jamais. Cependant, quelqu’un qui n’était pas auparavant un maître devrait les élever au cours de leurs initiations (c’est-à-dire que tout le monde ne les a pas élevés).

Instructeur: C’est une question intéressante, avec une réponse intéressante.

Premièrement, il faut se rappeler que la Kundalini est le pouvoir de la Mère Divine qui fournit une connexion directe avec Elle. Là où demeure la Kundalini, elle demeure. L’Intime est l’enfant de la Mère Divine. Il a son pouvoir: la Kundalini. Son âme féminine a également le pouvoir de la Mère Divine. Ceci est vrai dans chaque Être, à tous les niveaux: Chesed et Geburah sont toujours allumés avec Kundalini. S’il n’y avait pas de Kundalini dans Chesed ou Geburah, il n’y aurait pas d’Intime ou d’Âme Divine.

Comme vous le savez, l’Âme Humaine est différente. Elle peut monter ou descendre. De toute évidence, une Âme Humaine qui monte (allumant la Kundalini) et puis tombe, perd le feu.

Considérons ce qui arrive à une âme qui est ressuscitée auparavant, mais qui redescend ensuite volontairement – non pas en tombant (enfreignant la loi) mais en redescendant pour refaire le travail avec les bénédictions de Dieu. Dans un tel cas, comment cette âme ressuscitera-t-elle les serpents, s’ils ne sont pas tombés? Le feu est toujours ressuscité, mais l’âme doit recommencer au fond. Comment est-ce possible? Clairement, il est logique que dans un tel cas, la Kundalini reste élevée, mais l’âme doit encore gravir les marches de chaque initiation. Évidemment, ce ne sera pas difficile. Le feu sera déjà éveillé. L’âme doit simplement passer les épreuves pertinentes, acquérir la compréhension nécessaire et satisfaire les diverses exigences.

En utilisant cet exemple, nous pouvons comprendre les sixième et septième serpents. Ils ne tombent jamais. Que nous soyons un débutant ou un Maître tombé, en atteignant ce niveau du travail, il y a des étapes que l’on doit effectuer par rapport aux sixième et septième serpents, mais leur feu n’est pas tombé.

Public: Vous avez dit qu’il y avait deux définitions de Maya, et qu’il y avait la plus ancienne, puis la plus récente de l’illusion. Diriez-vous que le dernier que nous connaissons est le voile d’Isis par opposition à la vraie Maya?

Instructeur: C’est vrai. Ainsi, l’interprétation relativement plus récente de Maya se rapporte à ce voile d’Isis, en tant qu’illusion. Dans la tradition Égyptienne, il déclare qu’Isis dit: « Aucun mortel n’a jamais levé mon voile », et ce voile est précisément le voile de la séparation dans lequel nous existons tous. Parce que nous sommes mortels, ce qui signifie que nous existons dans des corps lunaires, pas seulement le corps physique, mais le corps psychologique que nous avons, nous appartenons à la nature dans ce contexte. La Mère Divine, l’aspect lunaire, nous a fourni des corps lunaires. Pas seulement le corps physique, mais aussi les corps astral et mental. C’est notre corps mortel. Il est sujet au « devenir ». À cause de cela, nous avons cette illusion que nous sommes séparés; que je suis différent de vous, que vous êtes différent de moi et que les choses sont différentes de moi. C’est une illusion. Ce n’est pas réel. Quelqu’un qui s’éveille, c’est l’une des premières choses qu’ils commencent à comprendre, et c’est ce qui est représenté dans l’Arbre de Vie. Dans les niveaux supérieurs, cette illusion cesse d’être présente et vous voyez la réalité que tout est lié, interpénétrant, interdépendant. C’est ce que représente l’anneau extérieur de la roue: l’interdépendance.

Le Voile d’Isis se déchire quand on développe l’âme, n’est plus mortel, et à ces niveaux, on n’est plus soumis à ce voile, le Maya. On voit alors la vérité, la réalité. La réalité est l’Absolu. C’est pourquoi nous avons utilisé le terme dans la conférence précédente, Prajna. Prajna est une sagesse pénétrante, une sagesse discernante qui voit à travers le voile. Il le déchire et voit la réalité. Ce voile est le corps, la matrice ou le tissu de la nature, qui est Maya, la Mère Divine. Lorsque vous percez cela, vous voyez la Mère Divine elle-même. La Réalité. Cette interdépendance de toutes choses et cet Absolu qui la soutient. C’est l’éveil. Intellectuellement, cela n’a pas beaucoup de sens. C’est une chose consciente. C’est une expérience consciente qui montre que la façon dont nous percevons est un rêve. Ce n’est pas réel. Vous ne pouvez le savoir que lorsque vous vous êtes éveillé.

Il faut donc s’efforcer continuellement de changer la façon dont on perçoit et de méditer et méditer et méditer et méditer afin que la conscience se renforce. De plus en plus forte, jusqu’à ce qu’elle ait la capacité de percevoir sans hésitation et sans pause. C’est la capacité de maintenir la présence, d’être continuellement ici et maintenant en observation constante sans distraction. Cela vous donne la capacité de commencer à pénétrer cela, mais ce n’est qu’avec le développement de l’âme, les serpents de la Kundalini, que le pouvoir est pleinement concentré.

Cela signifie que les célibataires, ceux qui ne développent pas l’âme, peuvent développer ce pouvoir dans une certaine mesure. Ils peuvent développer une compréhension de la nature et de son fonctionnement, mais le seul moyen de briser complètement la Roue du Devenir en soi et de devenir pleinement libéré est de développer l’âme. Élever les sept serpents, créer les corps solaires et descendre de la roue. C’est un long processus. Lorsque vous étudiez la philosophie de ces traditions qui analysent la nature de la vacuité, vous verrez une grande différence et vous pouvez voir qu’une partie de cela est le niveau d’instruction et de formation de l’auteur de l’Écriture ou de l’enseignant de l’Écriture.

Public: Comment voyons-nous les racines de l’ego qui résident dans la cinquième dimension?

Instructeur: Tout d’abord, nous devons comprendre que tout est multidimensionnel. Ce que nous vivons ici et maintenant, nous l’appelons la troisième dimension. Physique. Ce que nous vivons ici et maintenant, c’est la collecte de toutes ces autres dimensions dans ce moment. Même si nous ne pouvons pas voir directement la cinquième dimension ici, nous pouvons la déduire. Ce dont nous parlons en tant que cinquième dimension est l’éternité, c’est une existence qui est au-delà de cette troisième dimension, c’est un niveau dans lequel le temps fonctionne différemment, il a de la matière, il a de l’énergie, et nous l’expérimentons quand nous rêvons. Physiquement, nous percevons et expérimentons parfois le rêve et nous rêvons. Probablement tout le monde dans cette conférence a rêvé. Je ne vais pointer du doigt personne en particulier, mais pendant la conférence, j’ai vu des personnes espacées. Quand vous êtes espacés, vous rêvez. Vous n’êtes pas ici et maintenant. Vous savouriez la cinquième dimension. Vous étiez en train de déduire son existence. On ne peut pas l’appeler ainsi, on l’appele une rêverie. Vous rêviez de ce que vous allez manger dès que j’arrêterai de parler. Peu importe ce que vous aviez dans votre mental manger ou boire ou aller aux toilettes, vous voyiez ces images et les projetiez. Ces images sont réfléchies dans le cerveau, mais d’où elles émergent se trouve la cinquième dimension. Quand vous rêvez la nuit, vous y allez. Votre conscience y va.

Du point de vue de la troisième dimension, c’est en partie pourquoi nous apprenons à méditer. Suspendre les sens physiques, les fermer, fermer tous les sens physiques et regarder à l’intérieur. Éveillé. Conscient, ne rêvant pas, éveillé. Ouvrir notre œil intérieur. De la même manière que vous rêvez, de la même manière que vous pensez à ce beau déjeuner que vous allez prendre, vous le faites avec la méditation, mais pas au sujet du déjeuner. Ensuite, vous analysez quel ego vous dérange ou lequel vous devez travailler, donc si vous ressentez quelque chose lié à l’envie, vous visualiseriez ce qui s’est passé avec précision, qu’avez-vous vu, entendu, dit, ce qui s’est passé, qu’est-ce qui les circonstances, quel était cet environnement, vous vous en souvenez, vous projetez l’image, vous la visualisez. C’est le début de la méditation. C’est votre accès à la cinquième dimension. Au fur et à mesure que vous développez cette compétence, il ne s’agit plus de projeter la mémoire, de projeter ce qui se passe, vous vous détendez ensuite, fermez les yeux, fermez vos sens, concentrez-vous, méditez, puis tout à coup, ces images viennent spontanément, de la même façon que cela se produit lorsque vous dormez la nuit, mais consciemment. La méditation sera comme ça quand vous méditez correctement. Les images viendront et vous vous asseyez, observez et apprenez. C’est ainsi que vous accédez à la cinquième dimension. C’est à cet endroit que vous pouvez entrer dans les racines les plus profondes de l’ego et éliminer une grande partie des problèmes. Maintenant, en allant plus loin, il y a des aspects liés à l’ego, caché profondément dans la psyché que pour que vous puissiez travailler pleinement sur eux en tant que célibataire, vous n’aurez pas la capacité de transformer suffisamment d’énergie pour les éliminer. Ce sont des condensations profondes, cristallisées, durcies dans le mental. Pour détruire ces choses, vous avez besoin d’un corps solaire. Pas le corps lunaire que nous avons maintenant, le corps psychologique, mais un corps solaire qui peut transformer et diriger beaucoup plus d’énergie. C’est une autre raison pour laquelle nous devons élever la Kundalini et créer l’âme, parce que pour aller aux racines de l’ego et pour l’éliminer complètement, nous avons besoin de ce niveau de travail.

Public: À quel moment est la deuxième naissance?

Instructeur: La deuxième naissance est un processus. Ce n’est pas une chose.

Nous pouvons affirmer que dès que vous commencez la transmutation, c’est-à-dire dès que vous renoncez à l’orgasme, vous commencez à transformer votre énergie sexuelle, que vous soyez célibataire ou en couple vous commencez le processus de la deuxième naissance, à cet instant, parce que vous commencez à conserver et à protéger l’énergie la plus sacrée à laquelle vous avez accès et à ne plus la corrompre avec votre désir. Cela lance le processus et si vous ne le faites pas, il n’y aura pas de naissance, vous pouvez donc dire que le début de la transmutation est le début de votre naissance.

La naissance elle-même est une série d’initiations. Initiation signifie commencer. Initier. C’est un long processus. J’ai parlé de sept initiations fondamentales, mais il y en a d’autres.

La vraie naissance spirituelle, la vraie naissance spirituelle, est quelque chose d’autre que je n’ai pas abordé aujourd’hui parce que nous manquions de temps. Lorsque nous créons les corps solaires et que la Kundalini s’éveille en nous, c’est une naissance, mais cela ne fait que préparer le terrain pour le moment où le Christ naît en nous. Cela n’est possible que pour ceux qui entrent dans le Chemin du Bodhisattva, le Chemin Direct. Cela n’arrive qu’à la fin de l’nitiation de Tiphereth, la Cinquième Initiation des Mystères Majeurs, et même cette naissance est un début, parce que cette naissance est le début du développement complet du Bodhisattva, donc le Bodhisattva, lorsqu’il est pleinement développé, est la fin de la Seconde Montagne liée au Nirmanakaya, la sephirah Binah, avec la résurrection. Avec la résurrection, nous mourons. Nous sacrifions tout, y compris notre corps, et nous mourons. Ensuite, nous naissons en tant que maître ressuscité. C’est une naissance spirituelle complète.

Public: Comment augmentons-nous notre volonté de naissance spirituelle?

Instructeur: Étudiez le karma sans relâche. Étudiez les causes et les effets en vous-même et chez d’autres personnes dans le monde. Étudiez la souffrance tous les jours. Étudiez combien les gens souffrent et pourquoi. Ne blâmez pas les autres, les gouvernements, les entreprises ou les religions, mais regardez comment chaque personne, ville, état, pays et continent crée sa propre souffrance en raison de ses propres particularités. Étudiez cela en relation avec vous-même et voyez comment vous le faites aussi. Premièrement, comprendre comment cette loi fonctionne, deuxièmement, pour que nous arrêtions de blâmer tout le monde, troisièmement, nous voyons que la responsabilité vient de l’intérieur. De là émergera spontanément une énorme volonté de s’éveiller. Arrêter de créer de la souffrance, et aussi aider les autres. La seule façon d’obtenir cette aide est de naître spirituellement.

En outre, étudiez la mort. C’est inévitable. Répéter la naissance et la mort est épuisant, douloureux. Cela peut être transcendant à travers la naissance spirituelle. On peut quitter la roue.

Enfin, étudiez tout cela en relation avec tous les êtres existants. Lorsque vous comprenez combien de douleur et de souffrance se produisent à chaque instant, vous ressentez une urgence spontanée et sincère de vous lever et d’aider les autres à en sortir aussi. La compassion pour les autres est le carburant qui alimente le Bodhisattva.

Public: Y a-t-il une prière ou quelque chose que nous pouvons utiliser pour inviter notre Mère Divine à nous aider?

Instructeur: Oui. Dites: « Mère, aide-moi s’il te plaît. » En tant qu’enfant, vous n’avez pas besoin d’apprendre certains mots pour demander l’aide de votre mère, vous l’appelez simplement. La même chose est vraie spirituellement. Votre mère n’est jamais séparée de vous. Tout ce que vous êtes, elle est là-dedans. Elle est en vous, avec vous, vous en elle et elle en vous. Toujours. Méditez sur elle, parlez-lui, appelez-la. Ceux qui ne croient pas en elle, n’y croient pas, ouvrez votre mental. Rejetez cette idée insensée que la Mère Divine est une personne physique. Elle ne l’est pas. Elle est l’intelligence qui a donné naissance à tout ce qui existe. Elle est bien au-delà de nos concepts chétifs. Elle est l’incarnation de toute la compassion et de l’amour dans l’univers. Elle est amoureuse d’un niveau que nous pouvons à peine comprendre. Elle est un pur amour. Faites appel à elle.

Si votre mental est tellement concentré ou dans le besoin, vous pouvez également utiliser un mantra. C’est un mantra très célèbre, c’est le deuxième mantra le plus populaire du Bouddhisme Tibétain et je le dirai pour que vous puissiez l’apprendre, l’étudier et l’utiliser. C’est très puissant, c’est,

« Om Tare Tuttare Ture Soha »

C’est le mantra de Tara, la Mère Divine. C’est extrêmement puissant. Il l’appelle immédiatement. Elle n’a pas besoin de ça. Vous avez besoin de Ça. Elle est la Mère Divine. Elle n’a pas besoin de mantras. Elle sait tout ce qui se passe avec vous à chaque instant pour toute l’éternité. À l’instant où vous ressentez l’aspiration pour elle, elle est là. Elle n’a pas besoin de vous pour l’appeler. Elle n’est pas comme votre maman physique. C’est votre véritable mère. Votre Mère Divine. Elle est toujours consciente de vous même lorsque vous l’oubliez.

Public: À quelle fréquence devons-nous transmuter notre énergie pour que notre pratique porte ses fruits?

Instructeur: La transmutation est un effort très individuel. Chacun de nous a sa propre idiosyncrasie dans la façon dont l’énergie circule à travers nous, qui est déterminée par notre karma, notre âge et notre santé. En vérité, nous devrions être dans un processus constant de transmutation. Si vous vous observez vraiment, vous vous souvenez de vous-même, vous devriez constamment transmuter l’énergie. C’est la base de la transformation des impressions. C’est une transmutation. Le mot transmutation signifie « changer complètement ». Tout ce que vous voyez, entendez, pensez et ressentez devrait être une transmutation de quelque chose d’impur en quelque chose de pur. Vous pouvez transmuter toute la journée, simplement en maintenant le bon bhava, état d’esprit. La transmutation ne dépend pas strictement d’exercices particuliers, elle dépend d’un état d’être.

Cela dit, il existe des exercices plus ciblés pour la transmutation pour les célibataires; nous avons des exercices comme les runes et le Pranayama. Pour les couples, nous avons Sahaja Maithuna, la magie sexuelle. Les couples ne devraient pratiquer la coopération sexuelle, plus d’une fois par jour. La plupart des couples ne feront probablement pas grand chose. Nous avons ce qu’on appelle une pause magnétique créatrice. Il s’agit d’un cycle naturel de la façon dont l’énergie monte et descend comme les vagues dans l’océan. Chaque couple aura son propre rythme en fonction de sa température, sexuellement parlant. Les couples qui ont chaud auront l’acte sexuel plus souvent. Cela pourrait être une fois par jour au maximum. Les couples chaleureux le seront moins souvent. Cela pourrait être une fois par semaine. Les couples qui sont cool le seront encore moins souvent. Une fois toutes les deux semaines ou une fois par mois. Cela dépend, mais cela doit être naturel et non forcé. Il doit être spontané, dicté par le cœur. Par amour. Par une véritable intimité émotionnelle, spirituelle, mentale et volontaire. Pas parce qu’on nous a dit que nous devons pratiquer tous les jours. Si vous faites cela,vous tuerez votre mariage, et je peux vous le garantir, car j’en ai été témoin. J’ai observé des instructeurs et des étudiants dans des relations qui assumaient sur eux-mêmes la nécessité de pratiquer la magie sexuelle tous les jours. Ils ont fini par divorcer, parce qu’ils rompaient leur propre pause magnétique créatrice. Ils allaient à l’encontre de leurs propres énergies naturelles spontanées. Respectez-vous, respectez votre épouse, respectez votre Mère Divine, apprenez à travailler en harmonie avec la nature.

Public: Qu’est-ce qu’une imagination active a à voir avec l’énergie sexuelle et est-ce une porte dans la psyché?

Instructeur: L’imagination est la capacité de voir. Nous utilisons notre imagination lorsque nous rêvons. Quand quelqu’un vous dit: « J’ai besoin que vous alliez faire ceci et cela », vous l’imaginez. Ainsi, par exemple, la femme dit: « Vas au magasin et achète-moi cette chose et cette chose et cette chose. » Le mari, dans son mental, doit voir les images de chaque élément qu’il doit obtenir, sinon il ne s’en souviendra pas. C’est de l’imagination. En méditation, nous faisons la même chose. Nous imaginons activement ce que nous devons voir.

Si nous avons abusé de notre énergie sexuelle, épuisé notre énergie sexuelle, notre imagination sera très faible. L’énergie sexuelle est l’énergie très fondamentale qui nourrit notre capacité imaginative. L’imagination est le pouvoir de la glande pinéale de projeter des images. La glande pinéale est en charge des organes sexuels. La glande pinéale régule le flux du système endocrinien. La glande pinéale contrôle et se nourrit des forces sexuelles. Lorsque nous avons épuisé notre énergie sexuelle, la glande pinéale s’atrophie. Il s’affaiblit. Nous ne pouvons plus voir. C’est en partie pourquoi les débutants en religion ont dû apprendre la chasteté : retenir l’énergie sexuelle afin que la glande pinéale devienne très forte pour qu’ils puissent voir en méditation. Ainsi, ils peuvent s’éveiller et développer le pouvoir de voir dans le monde astral. Cela fait partie de la raison. Ainsi, votre imagination est directement connectée à vos forces sexuelles.

Ceux qui restreignent l’énergie sexuelle et la transforment ont une imagination très puissante et c’est pourquoi nous voyons parmi les plus grands artistes de l’histoire, ils ont su transmuter leur énergie sexuelle. Wagner, Beethoven, Mozart, Da Vinci, tous ces grands artistes ont transmuté leur énergie sexuelle. Ils le savaient tous. Tous n’étaient pas de parfaits initiés, mais ils en savaient quelque chose.

Si vous voulez une bonne et forte imagination, transmutez votre énergie.

Public: Quelle est la relation entre le Samsara et la nature? Y a-t-il une hiérarchie?

Instructeur: Dans les conférences précédentes, nous avons expliqué que Samsara signifie « cycler ». Samsara est un état psychologique, pas un lieu. C’est un niveau d’être. Nous sommes dans Samsara à cause de notre niveau d’être. Nous sommes également dans la nature à cause de notre niveau d’être, mais nous n’avons pas besoin d’être dans Samsara. C’est le choix. Si nous changeons notre niveau d’être, si nous changeons notre perception et notre comportement, nous pouvons sortir du Samsara. Nous pouvons couper à travers les cycles, ce qui signifie atteindre le Nirvana, ce qui signifie « finir ». Ainsi, la relation entre Samsara et Nirvana est que nous mettons le Samsara en mouvement par notre attitude (bhava), et nous y échappons en changeant notre bhava.

Service et Sacrifice
Mort Mystique