Écrit par : Samael Aun Weor   Catégorie : L’Enfer, le Diable, et le Karma

Mes amis, nous allons maintenant étudier soigneusement le deuxième Cercle dantesque ; je veux me référer instamment à l’aspect négatif ou, disons plutôt submergé, de la planète Mercure.

Nous n’allons pas parler du Ciel de Mercure. Je le répète : il nous est indispensable d’enquêter un peu sur ce qui est en stricte relation avec l’antithèse de ce ciel brillant…

Quand, avec le Corps astral, nous pénétrons à l’intérieur de la Terre, nous pouvons parfaitement vérifier par nous-mêmes et de manière directe, ce qu’est l’Enfer de Mercure.

Nous sentons, en pénétrant dans cette région submergée, au fond de notre âme, le bouillonnement perpétuel de ces forces passionnelles négatives qui fluent et refluent incessamment dans cette zone souterraine.

Il n’est pas superflu de dire que nous sentons là l’impétueux vent de Mercure, un élément aérien fatal. Cette zone souterraine est le lieu où vivent les fornicateurs, ceux qui jouissent en extrayant de leur organisme le sperme sacré.

Ces malheureuses créatures du monde enfoui, enfoncées dans le vice, vont et viennent désespérément par-ci, par-là, çà et là. On reste étonné de voir ces êtres perdus, incessamment en acte sexuel dans les Enfers atomiques de la nature.

De tels Ego blasphèment sans cesse et haïssent à mort tout ce qui sent la chasteté.

Nous rencontrons là l’impératrice Sémiramis, terrible fornicatrice, qui établit en son pays des lois favorisant les passions animales.

Nous rencontrons aussi, dans la Demeure de Pluton, la reine Didon qui se tua par passion, après avoir juré fidélité aux cendres de Sichée. Là, Paris, qui séquestra la belle Hélène de l’antique Troie et Achille, l’impétueux guerrier destructeur de citadelles…

Tartarus des infortunes, abime d’iniquité, épouvantes, horreurs !

Nous pouvons trouver, pleins de profonde douleur, dans le deuxième Cercle dantesque, les Bodhisattvas tombés, ceux qui ont assassiné le dieu Mercure. De malheureuses âmes qui échangèrent leur droit à la progéniture pour un plat de lentilles.

Quelle douleur nous sentons, au fond de notre conscience, en découvrant dans ces Abimes mercuriens les anges tombés, cités par les antiques théogonies religieuses.

Ils vont et ils viennent dans ces airs noirs de la région submergée, ceux qui ont changé le sceptre de pouvoir pour le fuseau d’Omphale.

Région où l’entendement humain ne travaille pas, monde d’instincts brutaux où la lascivité se mêle à l’impétuosité de la violence.

Ce sont là les mystères de Minos, ou Minna, les profondeurs épouvantables où vivent les tantristes noirs qui développèrent l’abominable organe Kundartigateur (cause de tant de maux !). Ah !, si le glorieux archange Sakaki avait pu prévoir avec une exactitude mathématique les résultats fatals de cette queue satanique, de cet organe des abominations, qui a permis en d’autres temps à l’humanité de se développer, avec des propos planétaires définis, combien aurait été différent l’avenir de cette pauvre humanité dolente !

Chaque être humain, ostensiblement, est une créature qui capte les distinctes forces cosmiques pour les transformer et les transmettre aux couches intérieures de la Terre.

Comme, dans le continent Lémure, il y a quelques dix-huit-millions d’années, la Terre tremblait incessamment, crachant par ses volcans feu et lave, certains individus sacrés, à leur tête l’archange Sakaki, permirent le développement de l’abominable organe Kundartigateur, feu luciférien terriblement négatif se projetant depuis le coccyx jusqu’aux Enfers atomiques de l’homme.

Il n’est pas superflu de rappeler que ledit fohat négatif se couvrit de la queue physique, comme nous le voyons chez les singes ; alors, les habitants de la Terre portèrent dans leur aspect cet appendice ou projection de leur épine dorsale.

Les forces qui, à cette époque, passèrent à travers les organismes humains connurent en conséquence des modifications catégoriques qui permirent la stabilité de l’écorce terrestre.

Bien plus tard dans l’histoire des siècles, d’autres individus sacrés, considérant désormais comme inutile l’abominable organe Kundartigateur (queue de Satan), éliminèrent cet appendice des corps humains.

Malheureusement, les très mauvais résultats de l’organe des sabbats restèrent dans les cinq cylindres de la machine organique, connus comme étant l’intellect, l’émotion, le mouvement, l’instinct et le sexe.

En approfondissant ce thème, nous pouvons découvrir par nous-mêmes que ces résultats ténébreux sont parfaitement définis comme étant les agrégats psychiques, ou Moi querelleurs et criards, qui personnifient des erreurs et constituent l’Ego, le Moi-même, le Soi-même.

Dans la Sphère submergée de Mercure habitent des millions de créatures humaines à l’abominable organe Kundartigateur totalement développé.

Je ne veux pas dire par là que la queue physique des singes se trouve actuellement développée dans l’anatomie des bipèdes tricérébrés ou tricentrés. Il existe là, certes, un résidu osseux de l’abominable queue, très naissante dans l’anatomie humaine ; pourtant, l’aspect psychique de cet organe se trouve dans l’aspect métaphysique de millions d’humanoïdes rationnels.

Ceci nous le vérifions clairement quand, vêtus de notre Corps astral nous pénétrons dans les domaines submergés de type mercuriel, sous l’épiderme de la planète Terre.

QCher Maitre, je désire savoir si les personnes et les faits qui figurent dans votre exposé sur le deuxième Cercle dantesque sont simplement mythologiques ou s’ils sont réels, car, bien que Dante les mentionne nous comprenons que son œuvre est simplement une pièce littéraire de grand mérite

R. Noble monsieur, chères dames, qu’il me soit permis d’affirmer solennellement que La Divine Comédie de Dante est un texte initiatique ésotérique que très peu d’êtres humains ont compris.

Les personnages mythologiques cités dans ce texte, ou habitants de la Sphère submergée de Mercure représentent symboliquement les vivantes passions animales de cette région.

L’impétueux Achille, avec ses terribles dérèglements sexuels, l’Hélène adultère, Paris, le libidineux de toujours, personnifient clairement les habitants de la zone ténébreuse de Mercure.

Je veux dire en particulier qu’un de ces personnages, cette Hélène enlevée par Paris et cause de tant de maux dans les temps antiques, a d’autres symbolismes positifs plus beaux dont je ne veux pas parler en ce moment. Regardons uniquement son aspect abyssal, l’antithèse du resplendissant, la face ténébreuse mercurielle.

Mesdames, messieurs, rappelez-vous que chaque symbole peut être traduit de sept manières différentes ; ce soir, nous n’étudions que cet Abime très particulier de type mercuriel sous l’épiderme de la Terre où nous vivons.

QMaitre, pourriez-vous me dire si ce Cercle mercuriel est d’une échelle plus dense et entraine une plus grande souffrance que le premier ?

R. Mon ami, vous qui posez cette question, rappelez-vous ce que nous disions, dans des conférences passées, quand nous étudiions le Rayon de la Création.

Il est évident qu’un plus grand nombre de lois apporte une plus grande mécanicité et une plus grande douleur. La Sphère submergée de la Lune est gouvernée exclusivement par 96 lois, alors que l’aspect ténébreux de Mercure, à l’intérieur de la masse planétaire dans laquelle nous vivons, se trouve constitué par 192 lois ; la mécanicité en est donc plus grande et les souffrances en sont beaucoup plus intenses. En plus, les atomes de cette ténébreuse Sphère mercurielle sont beaucoup plus lourds ; chacun contient à l’intérieur de lui 192 atomes de l’Absolu.

Ceci signifie que la région ténébreuse mercurielle est encore plus dense que la lunaire.

QMaitre, les âmes qui entrent dans la zone submergée de Mercure n’ont-elles pas la possibilité de retourner ?

R. Chère madame, honorables messieurs, n’oubliez pas qu’à côté de la justice, il y a toujours la miséricorde.

Dans ces ténébreuses régions abyssales demeurent quelques Maitres de la Grande Loge blanche, grands initiés, êtres divins qui renoncèrent à toute félicité pour aider les perdus.

Quand une âme quelconque se repent dans la demeure de Pluton, elle est indubitablement assistée par ces saints.

Indiscutablement, lesdits êtres instruisent, admonestent et montrent le chemin de la Lumière à tous ceux qui se repentent vraiment de leurs perversités.

De temps en temps, bien que rarement, les êtres divins parviennent à sortir quelque âme repentie de l’Abime de perdition.

Quand ceci arrive, ceux qui étaient condamnés à la perdition retournent, reviennent et se réincorporent dans un nouvel organisme.

QPourquoi, Maitre, remarquez-vous que la première région submergée lunaire est celle des morts et ne l’affirmez-vous pas par contre, quant à la deuxième zone submergée de Mercure ?

R. Bien, monsieur, écoutez-moi ! Revoyez avec attention la Divine Comédie de Dante, enquêtez vous-même, apprenez à vous mouvoir consciemment et positivement en Corps astral, faites l’expérience et vous verrez.

Évidemment, l’Orcus des classiques, les Limbes des chrétiens, n’est que l’antichambre de l’Enfer, bien qu’il corresponde au premier Cercle dantesque.

Tout Initié sait que nous, les millions d’êtres humains, vivons dans cette région après être décédés.

La rencontre avec Minos, le démon qui marque des tours de sa queue le Cercle où doivent aller les défunts, nous ne la faisons que dans la Sphère submergée de Mercure. Ce n’est donc pas un caprice de ma part. Je le répète : que celui qui le veut enquête par lui-même de manière directe et il corroborera mes affirmations.

QMaitre, je ne comprends pas ce que vous venez de dire. Pourquoi dans le monde enfoui de Mercure habitent les Moi fornicateurs qui constituent aussi le Moi-même ou le Je suis, et se produit-il la même chose dans le premier Cercle dantesque ?

R. Bien, monsieur, sans aucun doute, presque tous les bipèdes tricérébrés ou tricentrés, à tort appelés hommes, sont, dans le fond, plus ou moins fornicateurs ; pourtant, la Grande Loi, comme je l’ai déjà dit dans d’autres conférences, assigne à toute âme 108 existences dans chaque cycle de manifestation cosmique.

Il est évident, palpable et manifeste que personne ne peut être jeté aux Abimes de perdition sans avoir accompli son cycle d’existences.

Normalement, les défunts vivent dans les Limbes, ces derniers étant représentés par toutes les cavernes de la Terre ; seuls ces fornicateurs qui ont épuisé leur cycle d’existences humaines entrent définitivement dans la région submergée négative de Mercure.

Néanmoins, je vous prie, s’il vous plait, de me comprendre ; il existe sur la Terre, parfois, de véritables monstres humanoïdes qui n’offrent plus aucune possibilité de rédemption ; ce sont des cas définitivement perdus, et, bien qu’ils n’aient pas épuisé le cycle complet des 108 existences, ils entrent indiscutablement dans les Mondes infernaux.

QMaitre, nous savons que la Sphère de Mercure est celle des fornicateurs. Ceci veut-il dire que les Moi se divisent dans les différents Cercles dantesques, selon les divers agrégats psychiques ?

R. Jeune homme qui posez cette question, il est clair que l’Ego est une somme de divers agrégats psychiques qui personnifient des erreurs ; quelques-uns de ceux-là correspondent spécifiquement à un Cercle dantesque et d’autres se trouvent intimement liés à d’autres Cercles submergés ; cependant, la totalité, la somme des valeurs négatives, dans l’ensemble, se précipite, involuant, dans le royaume minéral, jusqu’au centre de gravité planétaire.

La conscience des condamnés doit expérimenter dans chaque Cercle descendant, dans chaque infradimension de la nature, sous la région tridimensionnelle d’Euclide, ses défauts psychologiques correspondants.

Ce soir, nous parlons exclusivement du deuxième Cercle ; plus tard, après avoir examiné les neuf Cercles dantesques, nous étudierons à fond la Loi du Mouvement perpétuel ; vous pourrez alors, vous tous, mesdames et messieurs, approfondir un peu le thème qui correspond à la question posée par le jeune homme ici présent.

QMaitre, voulez-vous dire que, dans ce Cercle qui correspond à la luxure, la fornication s’est faite terriblement mécanique et, en conséquence, douloureuse et dégoutante ?

R. Bien, mon ami, écoutez-moi. Dans cet air noir et fatal, la luxure se mêle à la violence ; alors tout tourne à l’instinctif et au brutal. D’accord ?

QVénérable Maitre, ce qui déconcerte terriblement c’est que, malgré les tortures dont on souffre dans ce Cercle, ceux qui demeurent là croient qu’ils vont très bien ; pourriez-vous nous expliquer ceci ?

R. Noble monsieur, les gens de l’Abime pensent toujours d’eux-mêmes le meilleur ; ils croient fermement qu’ils marchent sur le sentier de la droiture et de l’amour et considèrent que nous, qui nous dirigeons sur le chemin de la Révolution de la conscience, marchons, comme ils disent, sur le chemin de notre propre destruction.

Je veux que vous sachiez que les ténébreux, mus par de bonnes intentions, nous tentent incessamment, dans le but, disent-ils, de nous sauver. Dans les régions abyssales, nous voyons beaucoup d’Anachorètes, de pénitents, de fakirs, de mystiques, de moines, etc., admonestant divers groupes humains, et totalement convaincus qu’ils vont très bien.

QMaitre, ces âmes qui pensent aller si bien ne savent-elles pas qu’elles sont en Enfer ?

R. Noble dame qui posez la question, le mot enfer vient du latin Infernus qui signifie région inférieure. À l’intérieur de la Terre, nous trouvons le monde des éléments naturels et il est indiscutable que les perdus ne considèreraient jamais de tels éléments ou les régions submergées comme un lieu de perdition.

Les gens normaux, communs et courants ont la conscience endormie ; mais ceux qui entrent dans les régions abyssales s’éveillent dans le mal et pour le mal. De telles gens ont une mentalité psychologique très spéciale, une logique fatale de type différent.

Ne vous étonnez pas, ne trouvez pas étrange que pour les perdus abyssaux, le blanc est noir et vice versa. Nommer Jésus, le Grand Kabire, ou la Divine Mère Kundalini, en ces régions submergées, est pour de tels condamnés un blasphème, quelque chose d’impardonnable et, en conséquence, ceci équivaudrait à provoquer leur colère ; nous les verrions alors nous attaquer furibonds.

Les perdus n’ignorent pas le fait concret qu’ils doivent passer par la Seconde mort, mais ils ne la craignent pas et au contraire l’implorent, la demandent, ils savent que c’est la porte de secours pour retourner à la surface de la Terre et recommencer une nouvelle ascension évolutive qui devra aller de la pierre jusqu’à l’homme. Entendu ?

QMaitre, est-ce qu’une personne comme moi, qui observe une abstinence sexuelle absolue, serait libre, par hasard, d’entrer dans le deuxième Cercle dantesque ?

R. Mes amis, mes frères, il est indispensable et urgent de savoir que la luxure se développe dans les 49 régions du subconscient.

De nombreux saints, qui parvinrent à la suprême chasteté dans le niveau purement intellectuel, échouèrent quand on les soumit à l’épreuve, dans les régions les plus profondes du subconscient.

Quelqu’un pourrait, par exemple, avoir atteint la chasteté dans 48 niveaux et avoir une faille dans le 49.

Beaucoup d’hommes et de femmes vertueux, qui s’autoqualifièrent de chastes et innocents, sont maintenant des habitants du deuxième Cercle dantesque.

Des milliers de religieux, prêtres de toutes les croyances, qui crurent avoir atteint la chasteté la plus absolue, vivent maintenant dans l’Enfer de Mercure.

Que personne donc ne s’autoqualifie de chaste ! Que celui qui se sent sûr regarde en arrière et qu’il ne tombe pas !

QMaitre, vous mentionnez 49 régions du subconscient et je dois dire franchement que c’est la première fois que j’entends parler d’un tel nombre, car dans tous les traités de psychologie, parapsychologie et psychanalyse, où on mentionne et on étudie les processus de la conscience, de la subconscience et de l’infraconscience, on ne mentionne pas ces 49 divisions ou régions que vous citez ; pourquoi ?

R. Chers mesdames et messieurs qui écoutez, il convient que nous nous rappelions la constitution septénaire de l’homme authentique.

Comme le bipède tricérébré ou tricentré, appelé à tort homme n’a pas encore éveillé la conscience, il n’a pas créé les Corps existentiels de l’Être, il ne possède, en vérité, que des états subconscients, subjectifs.

Multipliez le septuple aspect par lui-même, et vous aurez les 49 régions subconscientes de tout humanoïde.

Évidemment, la conscience s’éveillant, ces 49 états deviennent conscients et nous avons alors seulement objectivité consciente, intégrale.

Nous avons besoin de transformer le subconscient en conscient et ceci n’est possible qu’en désintégrant les agrégats psychiques qui constituent l’Ego, le Moi-même, le Soi-même.

Rappelons-nous que la conscience est embouteillée dans ces agrégats. Elle s’éveille lorsqu’on désintègre ces derniers.

La luxure, la fornication, du Cercle submergé de Mercure, sous l’écorce terrestre, est en vérité le fondement, la base, de l’Ego existentiel.

QMaitre, quelques-uns de vos livres expliquent que, pour éveiller la conscience, il faut disséquer le Moi avec l’intellect le Moi ou défaut psychologique qu’on veut éliminer, et que ceci doit être fait ensuite dans les 49 départements du subconscient ; mais si nous n’avons pas encore la conscience éveillée, comment pouvons-nous pénétrer avec l’intellect dans ces 49 régions ? Voudriez-vous nous expliquer ceci ?

R. Mes amis, il ne serait pas possible de désintégrer radicalement l’Ego de manière instantanée et simultanée dans les 49 régions subconscientes.

Je vous invite à réfléchir, à enquêter, à propos de cette affaire, de manière claire et parfaite.

Nous devons, quand nous voulons annihiler n’importe quel défaut psychologique, la luxure par exemple, ou n’importe quel autre, le comprendre auparavant.

Pourtant, la compréhension unitotale du défaut en question ne saurait être un fait immédiat dans les 49 régions subconscientes ; elle signifie une progression sur le chemin de la compréhension.

D’une façon graduelle, nous avancerions en comprenant et en éliminant les Moi du défaut en question dans chacune des régions subconscientes ; et ceci marquerait un développement méthodique, profond et ordonné de la conscience.

À mesure que s’éveille la conscience, la compréhension se fait plus claire, jusqu’à parvenir au niveau final. Le défaut est alors annihilé radicalement.