Écrit par : Samael Aun Weor   Catégorie : L’Enfer, le Diable, et le Karma

Mes amis, mesdames, messieurs… Nous allons maintenant parler un peu de la cinquième infradimension naturelle, ou Cercle de Mars, située sous l’écorce géologique de notre monde terrestre.

Il convient avant tout d’expliquer avec emphase que nous ne citons pas ici le Règne minéral de la planète Mars en lui-même.

Nous nous référons exclusivement à cette section infradimensionnelle située sous l’épiderme de la Terre, en lien avec la vibration de type martien.

Je ne parle pas non plus du Ciel de Mars ni de la planète en question. Ce que je dis se réfère exclusivement à la cinquième infradimension de notre planète Terre, et c’est tout.

Il me plait d’expliquer tout ceci, afin d’éviter de mauvaises interprétations ; car le mental, comme on le sait, peut tomber dans beaucoup de subtiles tromperies…

Dans le cinquième Cercle dantesque, indiscutablement, ressortent les gens ironiques, les furieux, les arrogants, hautains et orgueilleux.

Dans les Enfers de la planète Mars elle-même, comme nous l’avons déjà étudié dans notre livre intitulé « Les Trois Montagnes », l’investigateur ésotériste découvre de terribles sabbats, des fainéants épouvantables, des harpies ténébreuses, des sorcières ou autres, selon le nom que vous voudrez leur donner.

Néanmoins, dans le cinquième Cercle dantesque, sous l’épiderme de la Terre, il y a une section de type, dirons-nous, martien, où ne ressortent certes pas les acolytes de Sélène avec leurs dégoutants fainéants, qui effrayèrent les Troyens dans les iles Strophades de la mer Égée.

Ici, Dante Alighieri, le vieux Florentin disciple de Virgile, le poète de Mantoue ne voit dans les eaux troubles et l’immonde boue que de nombreux arrogants qui, ici, sur la Terre, brillaient, solennels, dans les riches palais et les fastueux manoirs…

Le plus douloureux dans cette région abominable est de devoir y rencontrer les perdus, avec leurs mêmes diaboliques créations millénaires.

La conscience embouteillée dans tous ces agrégats psychiques qui constituent l’Ego, le Moi-même, le Soi-même, doit indiscutablement se faire face à elle-même avec tous ses composants.

Je vis, dans ces régions submergées, beaucoup de boue, d’eaux stagnantes et de douleur suprême.

Je me rappelle encore, avec horreur, une créature désespérée, laquelle, submergée dans ce bourbier d’amertume, désespérée vraiment, essayait de se cacher à la vue sinistre de monstres horripilants, qui dans le fond même de sa propre psyché étaient des Moi personnifiant des violences, parties d’elle-même.

Fuir Soi-même ? Le Moi fuyant le Moi ? Épouvante, horreur ! La conscience devant elle-même, confrontée au supplice machiavélique impossible à décrire avec des mots.

Ces Moi, parties de la créature vivante qui voulait les fuir, n’avaient pas les yeux de face, comme les autres mortels ; on les voyait, néfastes, à droite et à gauche, comme ceux des oiseaux…

C’étaient des agrégats psychiques de la violence, portant des rifles symboliques, ils voulaient attaquer la créature qui se cachait et pourtant, cette dernière et ses attaquants étaient tous des agrégats psychiques, parties composantes d’un même Ego ; le Moi pluralisé dans sa totalité. Se vautrer dans tant de boue, fuir Soi-même, avoir peur de Soi-même, le Moi face au Moi, des parties du Moi-même face à d’autres parties du Moi-même, c’est certainement l’horreur des horreurs, l’inqualifiable, l’épouvante qu’il n’y a pas de mots pour exprimer. C’est ainsi que la conscience des défunts, dans la cinquième infradimension de la planète Terre, en vient à connaitre ses propres méchancetés, ses propres horreurs, ses insolites violences, la colère néfaste…

QCher Maitre, j’ai observé qu’en vous référant au cinquième Cercle dantesque de la Planète Mars, vous nous dites qu’il y a là des sabbats et des convulsions de colère ; pourtant, quand vous vous référez au quatrième Cercle dantesque solaire vous nous précisez qu’en ce qui concerne l’astre Soleil, il est débarrassé de tout Moi, bien que Mars corresponde à un pas en avant dans le processus de l’Initiation ; si ma question est compréhensible, pourriez-vous y répondre ?

R. Cher ami, j’ai dit que dans le Règne minéral submergé martien c’est-à-dire dans les Enfers de la planète Mars, non dans son ciel ni dans sa superficie planétaire, l’investigateur ésotériste peut certes rencontrer les ténébreuses harpies et leurs effrayants sabbats.

J’ai dit aussi que, dans le Règne minéral du Soleil qui nous illumine et donne la vie, dans ses infradimensions purement naturelles, tout est propre ; nous ne voyons pas, là, les acolytes de Sélène, ni les horripilants sorciers, ni les suiveurs de Simon le Magicien ; il serait absurde de supposer, ne serait-ce même que pour un instant, que puissent vivre dans les entrailles du Soleil irradiant les adeptes de la main gauche et les devins de Python. Il est ostensible que les vibrations solaires détruiraient, annihileraient immédiatement n’importe quelle créature impure…

Je répète ce que j’ai dit avant : ne peuvent vivre, dans le Soleil, que de solennels esprits solaires, des êtres ineffables qui sont au-delà du bien et du mal.

QVous dites que dans la cinquième infradimension de l’organisme planétaire quelques Moi s’affrontent et que la conscience aussi affronte ces Moi terriblement malins par leur nature coléreuse. Ceci signifie-t-il que la conscience est un tiers en discorde qui fait partie du Moi-même ?

R. Cher monsieur, votre question est importante, et je m’empresse d’expliquer…

Avant tout, il est urgent de savoir que l’Ego, le Moi, le Moi-même, le Soi-même, n’est pas quelque chose d’individuel. L’Ego est certes un ensemble d’agrégats psychiques ; nous pouvons aussi les dénommer Moi.

Notre Moi est donc une somme de petits Moi querelleurs et criards que nous portons en nous-mêmes. Si on les appelle démons, nous ne commettrons pas d’erreur spécifique définitive. En analysant soigneusement cette question, nous pouvons arriver à la conclusion logique que de tels mois-démons personnifient clairement nos défauts psychologiques.

Je vous invite, mesdames et messieurs, à comprendre concrètement que chacun de ces mois-diables porte en lui un certain pourcentage bien défini de notre propre conscience.

Dans la cinquième infradimension naturelle de notre planète Terre, la conscience fait face à elle-même s’autoconnait en se regardant avec beaucoup d’yeux depuis divers angles, en accord avec chacun de ses Moi.

Il est indubitable que la conscience essaie de se fuir elle-même, de fuir ses propres défauts représentatifs, ses propres créations diaboliques.

Cela n’a rien d’agréable pour les défunts d’essayer de se fuir eux-mêmes, d’avoir horreur d’eux-mêmes, d’essayer de se cacher une partie des terribles et épouvantables regards de l’autre partie ou des parties d’eux-mêmes.

Je veux aider de quelque manière tous ceux qui m’écoutent, en me servant d’une similitude très exacte…

Ici, à Mexico, à l’entrée du château de Chapultépec, nous avons le Salon des miroirs. Les visiteurs se voient dans chacune de ces glaces de façon complètement différente.

Quelques-uns de ces miroirs décomposent notre silhouette, nous faisant apparaitre comme des géants d’autres temps ; d’autres nous donnent l’aspect de nains insignifiants ; d’autres, encore, de grosses silhouettes épouvantablement obèses, ou de silhouettes allongées, déformées, minces et horripilantes, ou déforment notre image, la faisant surgir avec des jambes et des pieds monstrueux, etc.

Imaginez un moment que chacune de ces silhouettes soit un de nos Moi, vivante personnification de nos erreurs.

Qu’en serait-il de toutes ces créatures, des multiples miroirs, parties du Soi-même, du Moi-même, de l’Ego que nous portons en nous, si terrorisées, chacune d’elles voulait indépendamment fuir les autres ?

Pour nous, convertis en tous ces multiples Moi, chacune de nos parties épouvantées par les autres de nos parties, chaque horreur épouvantée par les autres horreurs, c’est un supplice pire que celui de Tantale ; c’est donc là la torture dans le cinquième Cercle dantesque.

Certes, mesdames et messieurs, l’Ego que nous portons en nous-mêmes est constitué par des milliards de démons-mois qui représentent nos défauts psychologiques.

Il est ostensible que cet essaim de diables contrôle la machine organique ici, dans le monde physique et ne gardent pas de concordance entre eux.

Eux tous luttent pour la suprématie ; eux tous veulent contrôler les centres capitaux de la machine organique ; quand l’un d’entre eux gouverne un moment, il se sent le maitre, le chef, l’unique. Il est pourtant détrôné ensuite et un autre devient chef.

Vous vous expliquerez maintenant, mesdames et messieurs, la raison pour laquelle tous les êtres humains sont remplis d’intimes contradictions. Si nous pouvions voir dans un miroir la totalité de notre corps, tels que nous sommes, nous nous sentirions horrifiés par nous-mêmes.

Ce qui a été dit en dernier lieu est un fait concret dans la cinquième infradimension naturelle de la planète Terre ; pourtant dans la région ténébreuse citée, l’épouvante est encore plus crue, plus réaliste, au point que chacune des parties fuit, sans consolation, essayant de se cacher de chacune des autres parties…

La conscience divisée en multiples morceaux, l’horreur de l’Averne, le mystère, les choses terribles des ténèbres de Minos. Aïe ! Aïe ! Aïe !

QBien qu’il soit évident que cette cinquième infradimension naturelle de notre planète est beaucoup plus dense et matérielle que les antérieures, voudriez-vous nous expliquer quels éléments caractérisent sa densité ?

R. Monsieur, mes amis, le cinquième Cercle s’avère certes plus dense que les quatre antérieurs, en raison de sa composition atomique.

Il faut savoir que chaque atome de la cinquième région submergée porte en son ventre 480 atomes du Soleil sacré absolu.

Il est donc évident que la cinquième région submergée est beaucoup plus grossière que les antérieures ; en conséquence, la souffrance, là-bas, est plus grande.

Des millions de condamnés habitent dans cette zone de la Terre ; des gens qui se blessent mutuellement, des blasphémateurs qui maudissent l’éternel Dieu vivant, des personnes pleines de haine et de vengeance ; des arrogants, des coléreux, des impétueux, des assassins et des mauvais.

Tous ces gens croient aller très bien ; aucun ne suppose, même pour un instant, qu’il va mal ; eux tous se sentent saints et vertueux ; quelques-uns d’entre eux s’autoconsidèrent, se qualifient de victimes de l’injustice ; en général tous se vantent d’être justes…

QPar rapport aux neuf travaux qui se réalisent dans la Deuxième montagne de la Résurrection, pourriez-vous nous dire quelle est la différence entre le travail dans la cinquième infradimension de la planète Mars, et le cinquième Cercle dantesque de la planète Terre ?

R. Mon ami, mes amis, je vous invite à comprendre ce qu’est le travail de la dissolution de l’Ego. Indubitablement, en nous plongeant, au moyen de la méditation, dans nos propres Enfers atomiques afin de comprendre tel ou tel défaut psychologique, il est indiscutable que nous nous mettons en contact avec telle ou telle infradimension naturelle.

La cinquième région étant la section fondamentale de la colère évidemment, en essayant de comprendre totalement les divers processus de la colère, du courage, de la violence, de la superbe, etc. nous nous mettons en contact avec le cinquième Cercle dantesque.

Il est indispensable de faire clairement la différence entre ces éléments inhumains qui sont en lien avec les neuf Cercles dantesques de la planète Terre, sous l’épiderme de ce monde affligé, et les éléments infraconscients qui gardent, dans notre psyché, une intime relation avec les Enfers de la Lune, Mercure, Vénus, Soleil, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.

Mais, mesdames et messieurs, écoutez-moi bien pour qu’il n’y ait pas de confusion : distinguez Cieux et Enfers. Le Ciel de chacune des planètes citées est totalement différent de l’Enfer de chacune d’elles.

Apprenez toujours à situer n’importe quel Enfer planétaire, dans son Règne minéral submergé.

Le Ciel est différent : c’est une région de lumière, d’harmonie, de félicité. Nous ne pourrions pas entrer dans n’importe lequel de ces Cieux planétaires sans avoir travaillé auparavant dans les Enfers correspondants.

Regardez les choses sous cet angle : il est clair que nous ne pourrions jamais entrer au Ciel de Mars sans avoir travaillé avant dans l’Enfer martien à l’intérieur des entrailles vivantes de son propre Règne minéral submergé.

Dans l’Enfer de Mars, dans ses infradimensions naturelles, nous devons éliminer certains états psychiques sorciers, infraconscients et inhumains.

Cette sorte de travail n’est possible qu’à ces individus sacrés, connus comme Puissances et qui se préparent à atteindre, dans le Ciel de Mars, l’état de Vertus.

Néanmoins, n’importe quel travail dans les entrailles des autres mondes du système solaire garde pourtant quelque relation psychique avec ses sections infernales correspondantes de la planète Terre.

N’oubliez pas, mesdames et messieurs, les Lois de Correspondances et d’Analogies, et de Numérologie.

Il est urgent de savoir, de toute manière, que si, dans les Enfers de la planète Mars, nous devons éliminer des états psychiques sorciers et infraconscients, dans la cinquième section infernale correspondante de la planète Terre, nous nous limitons à éliminer les processus de la colère, de la superbe, etc.