Écrit par : Samael Aun Weor   Catégorie : Les Trois Montagnes

La sublime et merveilleuse ascension du sixième serpent rayonnant vers l’intérieur et vers le haut, le long du canal médullaire spinal du corps bouddhique, me donna de fait et de droit, le libre accès à la Sixième Initiation Vénuste.

Dans le monde bouddhique, ou monde de l’Intuition universelle, je dus expérimenter à cette époque certains chapitres transcendants de l’Évangile christique.

Je me réfère maintenant avec la plus grande délicatesse à certains passages mirifiques et secrets, intentionnellement éliminés du texte original par les scribes et les docteurs de la loi.

Il est sans aucun doute déplorable que la Sainte Bible hébraïque ait été si cruellement mutilée, adultérée et déformée.

Ce que j’expérimentais alors dans la Région cosmique intuitionnelle, présente beaucoup de concordances rythmiques parfaites avec les divers processus initiatiques ésotériques que nous devons vivre ici et maintenant.

Des scènes extraordinaires, en relation avec les autres planètes du Système solaire d’Ors, dans lequel nous vivons, nous nous déplaçons et avons notre Être.

Quand le Sixième serpent de lumière resplendissante passa le seuil auguste de la chambre correspondante dans le cœur tranquille, le Soleil de Minuit brilla glorieusement dans l’infini inaltérable.

J’entrais dans le temple de l’Initiation, accompagné par beaucoup de gens ; chacun des participants au cortège, nous portions une chandelle, un cierge ou une torche ardente dans notre main droite.

Dans ces instants, je me sentis vivre les versets ésotériques christiques, qui disent à la lettre ceci :

Et aussitôt, tandis qu’il parlait encore, survint Judas, un des Douze, et avec lui une foule avec des glaives et des bâtons, venant de la part des grands prêtres (des hommes installés par l’autorité du monde), des scribes (ceux que le monde tient pour sages) et des anciens (ceux que l’on tient pour prudents, sensés et discrets).

Et aussitôt arrivé, s’avançant vers lui, il dit : « Maître ! » et il lui donna un long baiser.

Ceux-ci portèrent les mains sur lui et l’arrêtèrent. Mc 14, 43,45-46.

Ivre d’extase, je m’exclamais : « Je suis le Christ ! ». Une Dame-Adepte m’admonesta en disant : « Attention, ne dis pas cela, c’est un manque de respect ».

« En ce moment, je le représente », répliqué-je. La Dame sacrée garda alors un silence respectueux.

Le Drame cosmique à l’intérieur des murs du Temple aux murs transparents prit une certaine saveur Majestueuse, très grave et terriblement Divine.

Étant le personnage central, je dus expérimenter en moi-même, les passages évangéliques suivants :

Et ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre Caïphe (le démon de la Mauvaise volonté), et tous se réunissent : les grands prêtres (les autorités officielles de ce monde), les anciens (les personnes très respectables et pleines d’expérience) et les scribes (les intellectuels).

Les grands prêtres et tout le Conseil cherchaient, contre Jésus (le Sauveur interne), un témoignage en vue de le mettre à mort, et ils n’en trouvaient pas ; car beaucoup témoignaient faussement contre lui, et les témoignages n’étaient pas concordants. Et quelques-uns, se levant, témoignaient faussement contre lui disant : « Nous l’avons, nous, entendu dire : Moi, je détruirai ce Temple qui est fait de main d’homme (se référant au corps animal) et, au bout de trois jours, j’en bâtirai un autre, non fait de main d’homme (le corps spirituel, To Soma Heliakon) ». Et même ainsi, leurs témoignages n’étaient pas concordants.

Et, se levant au milieu, le grand prêtre (avec sa mauvaise volonté) interrogea Jésus en disant : « Tu ne réponds rien ! Qu’est-ce que ces gens témoignent contre toi ? ».

Lui se taisait, et il ne répondit rien (le Silence est l’Éloquence de la Sagesse). De nouveau le grand prêtre l’interrogeait, et il lui dit : « C’est toi, le Christ, le fils de Dieu ? ». Jésus dit : « C’est moi (Il est), et vous verrez le Fils de l’homme (tout Christifié ou Osirifié) assis à la droite de la Puissance de Dieu (le Premier Logos) et venant avec les nuées du Ciel ». Le grand prêtre (le démon de la Mauvaise volonté), déchirant ses vêtements, dit : « Qu’avons-nous encore besoin de témoins ! Vous avez entendu le blasphème. Que vous en semble ? ». Tous prononcèrent qu’il était passible de mort.

Et quelques-uns se mirent à cracher sur lui, à lui voiler le visage, à le souffleter et à lui dire : « Prophétise ! ». Et les gardes le bourrèrent de coups. Mc 14, 53-65.

Et aussitôt, le matin, les grands prêtres, après avoir tenu conseil avec les anciens et les scribes (tout le Conseil) et après avoir lié Jésus, l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.

Et Pilate (le démon du Mental) l’interrogea : « C’est toi, le roi des Juifs ? ». Répondant, il lui dit : « C’est toi qui le dis ». Et les grands prêtres (les autorités de ce monde) l’accusaient de beaucoup de choses. Pilate de nouveau l’interrogea, en disant : « Tu ne réponds rien ! vois tout ce dont ils t’accusent ! » (tout le monde, même ceux qui se disent ses partisans, accusent le Christ interne). Mais Jésus (le Christ interne) ne répondit plus rien, de sorte que Pilate (le démon du Mental) était étonné.

À chaque fête, il leur relâchait un prisonnier, celui qu’ils réclamaient. Or il y avait le nommé Barabbas (le démon de la Perversité que chacun porte à l’intérieur) détenu avec les séditieux qui, lors de la sédition, avaient commis un meurtre (car l’Ego est toujours homicide et scélérat). Et étant montée, la foule se mit à demander ce qu’il faisait pour eux. Pilate leur répondit : « Voulez-vous que je vous relâche le roi de Juifs ? ».

Car il savait que c’était par envie que l’avaient livré les grands prêtres (les autorités de toutes sortes).

Mais les grands prêtres soulevèrent la foule pour qu’il leur relâchât plutôt Barabbas (les autorités de toutes sortes défendent l’Ego ; elles disent : premièrement Moi, deuxièmement Moi, troisièmement Moi). Pilate, prenant à nouveau la parole, leur dit : « Que ferai-je donc de celui que vous appelez le roi des Juifs ? ». Eux, de nouveau, crièrent : « Crucifie-le ! » (Crucifixia ! Crucifixia ! Crucifixia !) Mc 15, 1-14.

Je sortis en extase du Sancta ineffable après avoir expérimenté directement le terrible réalisme intime de tous les versets précités.

Revêtu d’une nouvelle tunique de Gloire, longue robe de splendeur, je sortis de la Grande Cathédrale de l’Âme.

Comme je me sentais heureux en contemplant de là le vaste panorama, je vis alors le flux et le reflux de toutes choses.

La Bouddhi est comme un vase d’albâtre fin et transparent à l’intérieur duquel brûle la flamme de Prajna.

Atman, l’Être, a deux Âmes. La première est l’Âme spirituelle, elle est féminine (la Bouddhi). La seconde est l’Âme humaine, elle est masculine (le Manas supérieur).

L’Animal intellectuel, appelé homme par erreur, possède seulement l’Essence, incarnée à l’intérieur de lui.

Cette dernière est clairement la Bouddhata, une fraction minime de l’Âme humaine, le matériel psychique avec lequel on peut et on doit fabriquer l’Embryon d’Or (voir Le Mystère de la Fleuraison d’Or).

La source et la base de la Haute-Magie se trouvent dans le mariage parfait de Bouddhi-Manas, que ce soit dans les régions purement spirituelles ou dans le monde terrestre.

Hélène signifie clairement les noces de Noûs (Atman-Bouddhi) avec Manas (l’Âme humaine ou causale), l’union par laquelle la Conscience et la Volonté s’identifient en restant pour cette raison toutes deux dotées d’Âmes aux pouvoirs Divins.

L’Essence d’Atman, le Feu divin primordial éternel et universel, se trouve contenu à l’intérieur de la Bouddhi qui, en pleine conjonction avec le Manas causal (l’Âme humaine), détermine le Masculin-Féminin.

La Belle Hélène de Troie est la même Hélène que celle du Faust de Goethe, la Shakti ou puissance féminine de l’Être interne.

Lui et Elle, Bouddhi-Manas, sont les Âmes jumelles à l’intérieur de nous-mêmes (bien que l’animal intellectuel ne les ait pas encore incarnées), les deux adorables filles de l’Atman (l’Intime). L’Époux et l’Épouse éternellement amoureux.

Un tel amour a d’infinies corrélations, que ce soit dans les paires conjuguées de Soleils doubles du Ciel et dans celle de la Terre avec la Lune, ou dans l’amphiaster protoplasmique des cellules déterminant comme l’on sait, le mystérieux phénomène de la caryocinèse, ou duplication morphologique de la cellule unique, que ce soit dans le symbolisme universel des épopées et de tout le reste de la littérature où l’amour idéal entre deux êtres de sexe opposé constitue l’Alma Mater de la production littéraire.

Il est indéniable que le Sahaja Maïthuna, comme Sacrement de l’Église de Roma se répète avec les gémeaux de l’Akasha-Tattva et se poursuit glorieusement avec Osiris-Isis dans la région d’Anupadaka.

J’explique : quand nous citons l’Église de Roma (Rome), plaçons les lettres à l’envers et nous lisons ainsi : Amor (Amour). Il est clair que le Sexe est l’Église de l’Amour.

La théorie des Âmes jumelles n’implique aucun danger lorsque nous saisissons sa profonde signification.

Le Coït chimique, la Copulation métaphysique, resplendit glorieusement au zénith de l’idéal sans la moindre ombre d’impureté.

L’amour légitime n’est jamais séparé du Sexe. L’acte sexuel est certainement la consubstantiation de l’amour dans le réalisme psychophysiologique de notre nature.

Le mariage Bouddhi-Manas est seulement possible par le Coït chimique. Le plaisir sexuel est un droit légitime de l’homme.

Renato commit la grave erreur d’affirmer avec emphase que l’Hélène de Simon le Magicien était une belle femme de chair et d’os que le magicien avait rencontrée dans un lupanar de Tyr, et qui, selon l’opinion de ses biographes, était la réincarnation de l’Hélène grecque.

Un tel concept ne résiste pas à une analyse de fond : les Collèges initiatiques authentiques enseignent très clairement que la belle Hélène est la Bouddhi, l’Âme spirituelle de la Sixième Initiation Vénuste, la Shakti potentielle féminine.