Lucifer

Écrit par : Samael Aun Weor   Catégorie : Le Parsifal Dévoilé

Prométhée, le Dieu grec, est Maha Asura, le Lucifer indou, qui se rebella contre Brahama le Seigneur. Raison pour laquelle Shiva, le Troisième Logos, indigné, le précipita dans le Patala Inférieur.

Le Dante Florentin, illustre disciple de Virgile, le fameux poète couronné de Mantoue, trouve précisément dite, Prométhée Lucifer, dans la Neuvième sphère, au centre de la terre évidemment.

Dans le puits profond de l’Univers, « Dans le lieu où les ombres étaient complètement recouvertes de glace et étaient transparentes comme de la paille de verre ».

Maha Asura, fatalement enchaîné au sévère rocher du sexe, passe rigoureusement et crûment par d’indicibles amertumes ; les féroces flammes de la luxure le torturent épouvantablement ; le vautour insatiable des processus du raisonnement inutile lui ronge les entrailles. Prométhée Lucifer est un feu mystérieux, détaché du Logos solaire et sagement fixé au centre de la terre par la force de la gravité et le poids de l’atmosphère

Il est écrit en paroles d’or dans le livre de la vie : « L’ingrédient superlatif de l’Anima Mundi est le Phosphoros Luciférien ».

En conséquence et corollaire, il est opportun ici d’affirmer instamment ce qui suit : le travail stérile de Mimo dans sa forge, l’échec retentissant des pouvoirs créateurs, survient quand le feu s’éteint.

Le crépitement ardent du feu élémental des sages sous le creuset alchimiste, est un axiome de la Philosophie Hermétique.

INRI : Ignis Naturam Renovatur Integra (le feu rénove incessamment la nature toute entière). Tu le sais…

Excluez Lucifer, le Maha Asura du Yoga du sexe, et observez ensuite ce qui se passe… Et contemplez l’échec…

Dans l’aube resplendissante du Mahamvantara, quand l’homme et la chaîne terrestre allaient apparaître comme par enchantement de la présence du Logos, se produisit un Ange (l’ombre du Seigneur) rempli de désir ambitieux, et évidemment le Divin Architecte de l’Univers lui donna la domination des Mondes Infernaux.

Il est donc indiscutable que la ressemblance supérieure de ce vil ver qui traverse le cœur du monde est : Ioan, Swan, Choan, Juan, Jean, le Verbe, L’Armée de la Voix, le Logos.

Prométhée Lucifer descendant au fond de l’Averne pour délivrer les victimes de leurs tortures, nous rappelle Hercule, le Dieu Solaire, descendant à l’Hadès ou Caverne de l’Initiation, pour sauver les âmes perdues.

Lucifer est l’énergie active et centrifuge de l’Univers, feu, vie, auto-indépendance, rébellion psychologique.

L’enfer de son impétuosité révolutionnaire est l’expansion vitale de la nébuleuse, pour se convertir en nouvelles unités planétaires.

Prométhée Lucifer dérobe valeureusement le Feu divin pour nous aider sur le sentier de l’insurrection spirituelle.

Lucifer est le Gardien de la porte et des clés mystérieuses du Sanctuaire où personne ne doit pénétrer, sauf les Oints qui possèdent le terrible secret d’Hermès.

Le resplendissant Seigneur des sept demeures glorieuses, connu sous les noms sacrés de Lucifer, Prométhée, Maha Asura, etc., est certes le splendide Ministre du Logos Solaire.

Les sept Seigneurs du temps (les sept Chronides) savent bien qu’on a confié à Lucifer Sabbaoth l’épée et la balance de la Justice Cosmique, car il est la norme du poids, la mesure et le nombre, l’Horus, l’Ahura Mazda, etc.

Prométhée Lucifer, déposant son Verbe dans la bouche du Titan affligé en se référant aux misérables mortels, s’exclame de toutes les forces de son âme :

« Pour qu’ils ne s’enfoncent pas emportés dans l’Hadès ténébreux, Pour cela même, de terribles tortures m’oppriment, Cruel sacrifice qu’inspire la pitié, Moi qui eus compassion des mortels… »

Le chœur observe très pertinemment : « Grand bienfait pour les mortels, que celui que tu leur octroyas ! »

Prométhée Lucifer répond : « Oui et en outre, je leur ai donné le feu. »

Le chœur : « Alors ces êtres éphémères possèdent le feu ardent ? »

Prométhée Lucifer : « Oui et par lui, ils apprendront de nombreux arts à la perfection ».

Il est facile de comprendre cependant, qu’avec les arts qui auto-ennoblissent et dignifient l’homme, le feu luciférien reçu, s’est converti en la pire des malédictions.

L’élément animal et la conscience de sa possession ont changé l’instinct périodique en animalisme et sensualité chronique.

C’est ce qui menace l’humanité, tel un pesant drap funéraire. Ainsi surgit la responsabilité du libre arbitre : les passions titanesques qui représentent l’humanité dans son aspect le plus sombre.

Et puisque nous avons déjà parlé dans nos messages de Noël précédents des aspects ténébreux du Feu Luciférien, il nous reste seulement à dire maintenant, que ce Feu n’est ni bon ni mauvais :

Tout dépend de l’usage que nous en faisons ; en ceci précisément, se trouvent fondés le péché et la rédemption tout à la fois.

Ah ! … Si Amphortas, le roi du Graal, illustre successeur du vieux Titurel, avait mis à profit ce royal instant, le terrible moment de la passion sexuelle, si en ces moments de suprême volupté, il avait empoigné fermement sa lance sacrée, le pervers mage n’aurait pas pu lui arracher la Pique Sainte.

Cependant, ce noble seigneur, bien qu’il eût connu le secret des Elohim, le Mystère du Feu créateur, tomba vaincu entre les bras de Kundry, Hérodiade.