Teotihuacan, la « Cité des Dieux »

Je ne m’attendais pas à tant de splendeur et de majesté dans cette Cité légendaire de Teotihuacan, les deux pyramides gigantesques, témoins d’une puissante civilisation révolue, car les aztèques, sous la direction du Dieu Quetzalcóatl, furent de grands Initiés dans les Mystères sacrés du Serpent.

Très impressionné par l’imposante Pyramide du Soleil, je demandai au Maître Samaël quelques explications sur la construction et l’objet de ces pyramides, à quoi le Maître répondit :

« Bon, nous sommes ici à Teotihuacan, que nous traduisons par la “Cité des Dieux”, ou mieux, la “Cité du Serpent divin”. C’est bel et bien, sans aucun doute possible, la Cité des Dieux. Cette merveilleuse et gigantesque Pyramide du Soleil, les Pyramides de ce site sont, nous l’affirmons sans ambages, plus anciennes que celles d’Égypte et c’est une chose que la plupart des gens ignorent.

Réellement, ces Pyramides ont été construites à l’époque des Atlantes ; beaucoup disent que ce sont les Aztèques qui les ont construites, cependant, pour moi il est incontestable que ce ne sont pas les Aztèques mais, je le répète, les Atlantes eux-mêmes, directement.

Observe cette masse énorme que tu as en face de toi, cette grande Pyramide du Soleil. Comme tu le vois, elle comporte quatre étages, quatre plates-formes ; je pourrais te dire, pour employer le langage hébraïque, que la première plate-forme est Iod, la seconde He, la troisième Vau et la quatrième He, cela serait donc le Iod-He-Vau-He des Aztèques.

Maintenant, en considérant la chose sous un angle purement ésotérique et cosmologique, je peux te dire qu’ici, au point le plus central de la Pyramide du Soleil est situé exactement la capitale de l’Ère nouvelle du Verseau, le centre magnétique de la nouvelle Ère du Verseau. »

J’interrompis le Maître pour lui demander si c’était la raison pour laquelle on avait envoyé l’Avatar là, à Mexico. Le grand Sage répondit affirmativement. Pendant des années, l’Avatar avait parcouru le monde à la recherche de sa demeure ; il avait même pensé, un temps, s’installer en Égypte, mais la Loge Blanche l’a finalement envoyé à Mexico.

Pendant que nous escaladions la Pyramide du Soleil, le Maître poursuivit ses explications :

« Plusieurs générations furent employées à la construction de cette grande Pyramide ; c’est l’œuvre de titans, des Atlantes. À l’époque des Aztèques, lorsque les individus mâles se désincarnaient, on apportait ici leur cadavre et on leur faisait un rituel funéraire ; quand il s’agissait de femmes, on apportait leur corps à la Pyramide de la Lune et c’est là qu’on leur faisait les cérémonies funéraires.

Il est intéressant de savoir qu’une pyramide est masculine, solaire, celle que nous sommes en train de gravir, alors que l’autre, la Pyramide de la Lune, est féminine.

Tu vois, là-bas, une sorte de portique ?

Bon, alors là il y avait deux colonnes, c’était beaucoup plus haut ; c’est par là que nous entrions, je dis “nous entrions” parce que je venais souvent à cette époque, conduisant, dirigeant, guidant beaucoup de pèlerinages à partir de l’Atlantide. À ce moment-là, le continent Atlante n’avait pas encore été submergé. Il y avait alors, dans l’Atlantide, des villes puissantes, comme la Cité de Poséidonis, par exemple, et beaucoup d’autres ; nous arrivions ici, à Mexico, et surtout ici même, à Teotihuacan, la Cité des Dieux Saints, et nous, les Prêtres Initiés, nous entrions précisément par cette porte.

Ce que tu vois, là, sur cette plate-forme, c’était un autel de sacrifice, il y avait là une énorme pierre de sacrifice qu’on ne voit plus, elle a été enlevée, avant on y sacrifiait des animaux aux Dieux ; mais plus tard, lorsque le Mexique Aztèque eut dégénéré, vers l’époque de Moctezuma, on y sacrifiait des êtres humains, ils étaient sacrifiés aux Dieux, à Tlaloc surtout.

Nous entrions donc par cette porte que tu vois, là, dans le mur de cette plate-forme, c’est creux à l’intérieur, et nous y revêtions nos vêtements sacrés ; nous enlevions nos habits de voyage, pour revêtir la tunique sacerdotale, les vêtements ésotériques royaux qu’on utilisait ici dans les cultes solaires, les cultes du feu.

Habituellement, les rites étaient célébrés en haut, au sommet de la Pyramide, il y avait là un Sanctuaire, ce Sanctuaire s’est écroulé avec le temps, maintenant il n’existe plus.

Tu vois toutes ces marches, ces degrés qui montent jusqu’en haut de la grande Pyramide. Et bien c’est par là que nous montions et descendions, nous les prêtres, au moment de la célébration des grandes fêtes.

Regarde, là, en face : c’est la Pyramide de la Lune, c’était à cet endroit, comme je te l’ai dit, qu’on célébrait les rites funéraires lorsqu’une femme mourait, on transportait là son corps, et des prêtresses dirigeaient les cérémonies.

Il y avait là aussi une sculpture sacrée, on l’appelle maintenant une idole, mais c’était une sculpture qui représentait l’un des Dieux de l’eau. À cette époque il pleuvait beaucoup. La grande Pyramide du Soleil et la Pyramide de la Lune étaient alors entourées d’une foule d’arbres gigantesques ; aujourd’hui le terrain est aride, comme tu peux le voir, la terre est épuisée, desséchée, cependant ces puissantes constructions étaient jadis entourées d’arbres.

Je me rappelle aussi, lorsque je venais, à la tête des groupes de pèlerins atlantes, nous apercevions de très loin les torches sur les Pyramides et nous observions les Initiés aztèques qui montaient et descendaient par ces degrés. Tout le monde se réjouissait et la population de la Cité mettait tout en œuvre pour nous recevoir, on appelait tout le monde pour fêter notre arrivée, nous venions de l’Atlantide en pèlerinage à cette Cité sacrée, c’était évidemment à une époque très lointaine.

Tu vois tous ces édifices en ruine ?

Et bien c’étaient les maisons des Sacerdotes qui vivaient là, près du Temple. De toutes ces maisons des prêtres qui alors y habitaient avec leur épouse-prêtresse et leur famille, il ne reste plus que des ruines.

On fait ici, le soir, des représentations théâtrales très agréables, inspirées des rites des anciens aztèques, et tout ce site est alors très bien éclairé, on appelle cela un spectacle “son et lumière”.

Au temps de l’Atlantide, il y avait deux endroits de pèlerinage particulièrement remarquables : l’un en Égypte et l’autre au Mexique. Anciennement, l’Égypte avait un autre nom, on l’appelait Nilia, et le Caire était alors Caïrona.

À l’époque de l’Atlantide, donc, ceux qui n’allaient pas en Égypte venaient ici, aux Pyramides de Teotihuacan, ou encore à celles du Yucatan, la terre sacrée des Mayas. C’est grâce à cela que tu as la possibilité de contempler ici toutes ces grandioses constructions.

La race aztèque, qui a vécu après sur ce site, est toujours vivante aujourd’hui, une grande partie de la population mexicaine est aztèque, tous ces gens que tu vois, là-bas, vendant des fruits et des souvenirs, sont de purs aztèques, la race aztèque est toujours debout, bien vivante, seulement, elle ne possède plus la culture qu’elle possédait, sauf dans quelques temples secrets et sites initiatiques.

Lorsque les espagnols vinrent, pendant qu’ils approchaient de la Cité Sainte, ces Pyramides furent couvertes de terre, de sorte que quand les espagnols arrivèrent, ils ne virent pas les Pyramides. Il n’y avait plus de pyramides nulle part, tout avait été recouvert de terre pour éviter la profanation, mais par après, quelqu’un finit naturellement par les découvrir et voilà, toute la terre qui les recouvrait a été enlevée.

Il aurait mieux valu les mettre en état de Jinas et ainsi, les profanes et les profanateurs n’auraient jamais trouvé ces Pyramides.

Ici même, au sommet de la Pyramide du Soleil, il y avait, comme je te l’ai dit tantôt, un Sanctuaire où l’on célébrait les grandes cérémonies et les rites pour le peuple aztèque qui accourait de partout aux festivités. Mais ce Sanctuaire a été rasé et c’est très dommage d’avoir perdu cela, car ce serait une véritable relique. »

Le Maître m’expliqua aussi un aspect très important concernant certaines situations ésotériques existant actuellement, explications que je ne transcris pas, ne le croyant pas opportun et jugeant que l’humanité n’est pas prête, n’est pas capable de respecter les choses sacrées ; nous estimons que les gens pourraient profaner certains aspects secrets, si nous les divulguions dans ce livre, c’est pourquoi nous omettons un certain nombre de choses que nous a révélées et expliquées le Grand Sage Samaël.

Puis nous redescendîmes, très lentement, en contemplant toute la vallée de Teotihuacan qui s’étendait sous nos pieds. Je posais des tas de questions au Maître et il me donnait d’admirables enseignements qui ne se trouvent dans aucun livre d’histoire, aucune bibliothèque, et que ne connaît aucun professeur, car ils s’appuient exclusivement sur les expériences personnelles du Maître à une époque dont l’humanité n’a pas la moindre idée.

La Maîtresse Litelantes et le reste de la famille du Maître nous attendaient en bas. Nous allâmes tous ensemble dîner dans un restaurant à proximité. Pendant le repas, le Maître, voyant que j’étais parti dans mes pensées, me rappela à moi-même : « Nous sommes ici, mon cher frère, en train de dîner ! »

« Oui, Maître. »

Mais je ne pouvais m’empêcher de repartir dans mes pensées, remerciant le Ciel de m’avoir accordé la grâce d’être là, au pied du Maître, et me demandant quel mérite je pouvais donc avoir, moi, misérable ver de terre, pour bénéficier d’un tel privilège. Le Maître, comme devinant mes pensées, me dit : « Il est donné à chacun selon ses mérites, la nature ne fait pas de bonds, tu es ici parce que la Grande Loi l’a voulu ainsi, c’est pour cela que nous sommes ici. »

Quelques jours plus tard, le Vénérable Maître m’invita, comme il me l’avait promis, au Temple gnostique pour assister à la Troisième Chambre.

À l’intérieur du Temple, nous attendait un groupe d’étudiants gnostiques initiés, vêtus de belles tuniques bleu ciel. Tous saluèrent très respectueusement le Maître et me saluèrent aussi avec courtoisie.

Le Maître revêtit une tunique de lin blanche avec une croix dorée sur le côté gauche de la poitrine, signe de son investiture dans la haute Hiérarchie spirituelle.

Pendant que le Maître s’entretenait à voix basse avec l’un des frères officiants du Temple, j’observais les figures profondément symboliques qui ornaient les murs ; il y avait, entre autres, la croix Tau, taillée dans une planche de cèdre, et d’autres figures dont je ne compris qu’en partie le symbolisme.

La pièce était éclairée par une lampe, au plafond, portant trois ampoules de couleur jaune, bleue et rouge. Le bleu symbolise le “Père qui est en secret”, le jaune représente le Christ Interne, c’est-à-dire le Fils, et le rouge est la couleur du Troisième Logos, du sublime Esprit-Saint.

Les trois couleurs primaires représentent donc les trois forces primaires du Cosmos.

À l’extrémité du Temple, il y avait un autel revêtu de blanc avec, dessus, des livres sacrés et deux bouquets de fleurs fraîches dont le parfum se mêlait à l’odeur de l’encens.

Je remarquai aussi, sur l’autel, un beau chandelier à sept branches avec ses sept chandelles allumées.

Le Maître s’assit sur une chaise, face à l’autel, et nous nous installâmes autour de lui, en formant un U. Nous écoutions tous attentivement le Maître qui irradiait sur nous une puissante force spirituelle qui nous remplissait d’énergie et d’harmonie.

Le grand Hiérarque commença par nous enseigner le Yoni Mudra, en nous donnant quelques explications préliminaires sur ce qu’est la Troisième Chambre, sa finalité et les bénéfices qu’apportent les exercices que l’on y pratique.

Seuls peuvent entrer en Troisième Chambre ceux qui ont été consacrés depuis un minimum de trois ans et qui ont observé une ponctualité continuelle dans l’accomplissement de leurs devoirs, tant dans la vie sociale que dans la vie privée.

Naturellement, aucun fornicateur ou masturbateur, aucun adultère ou ivrogne, aucune personne querelleuse, médisante ou mal embouchée, ne pourrait entrer en Troisième Chambre. N’importe quel profane qui voudrait s’y introduire sans l’avoir mérité ne le pourrait pas, tout d’abord parce que ses compagnons le connaissent très bien, et ensuite parce que le Maître le découvrirait immédiatement, pour peu que cet individu aurait caché sa nature véritable, car le Maître a le pouvoir d’apprendre tout ce qu’il veut savoir.

D’ailleurs, pour le profane, ces exercices ne servent à rien, c’est comme un billet de cent dollars dans les mains d’un enfant de deux ans, ça n’a aucune valeur. Le profane ne ferait, en vérité, que s’attirer du karma, en profanant les enseignements divins.

Après qu’il eut expliqué la pratique du Yoni Mudra, le Maître distribua à chacun des tâches ésotériques, puis il nous enseigna divers aspects scientifiques métaphysiques, après quoi nous sommes entrés en méditation. Il termina en nous donnant à tous la Sainte-Onction, avec un grand recueillement spirituel.

Puis chacun des disciples présents rendit compte au Maître Samaël des travaux ésotériques qu’il avait accomplis depuis la dernière réunion. J’étais abasourdi devant le récit des expériences merveilleuses et des investigations pleinement conscientes qu’ils avaient effectuées en corps Astral dans la cinquième coordonnée. D’autres frères ou sœurs gnostiques racontaient au Maître leurs sorties en état de Jinas avec leur corps physique, vers les endroits les plus éloignés de la Terre.

Je pensais : « Ces frères gnostiques doivent avoir un grand Dharma pour avoir mériter comme instructeur l’Avatar en personne. Qui donc ne serait pas capable de prodiges avec un tel instructeur ? » Oui chacun a ce qu’il mérite, c’est bien vrai.

Durant le trajet du retour, le Maître me demanda : « Comment as-tu trouvé la Troisième Chambre ? »

« Merveilleuse, Maître » répondis-je, et je lui parlai en blaguant de la chance des mexicains. Le Maître, comprenant ce que je voulais dire, répondit :

« La Loge Blanche m’a envoyé ici, au Mexique, et ne me permet pas d’en sortir. Alors, que puis-je faire ? J’obéis, tout simplement, je suis un messager, un commissionnaire. Ainsi donc, je devrai rester ici jusqu’à nouvel ordre.

Je vais bientôt t’enseigner une série de Rites et d’exercices pour rajeunir, pour se guérir de toute maladie qui nous afflige, afin que tu transmettes à tous les frères du Mouvement Gnostique International ces enseignements que tu auras reçus. Ce que je vais t’enseigner, ce n’est pas pour toi seul mais pour que tu le mettes par écrit et que tu le diffuses partout.

Les exercices que je vais t’enseigner prochainement, tu devras les transmettre à toute l’humanité. Grâce à ces exercices, les jeunes pourront conserver indéfiniment leur jeunesse, tant qu’ils voudront suivre les normes gnostiques, et les personnes d’âge mûr ainsi que les vieillards retrouveront leur jeunesse et se guériront de toute espèce de maladie, compris ? »

« Oui, Vénérable Maître, vos instructions seront suivies à la lettre, nous écrirons vos enseignements merveilleux et les transmettrons à toute l’humanité pour le bienfait de tous ceux qui voudront rajeunir et se guérir de leurs maladies. »