Le Bâton des Patriarches

Écrit par : Samael Aun Weor   Catégorie : La Révolution de Belzébuth

Belzébuth, toujours plus assoiffé de sagesse, accomplissait fidèlement et sincèrement tous les ordres que son sinistre instructeur lui donnait. Il apprit à connaître le chemin des courants séminaux et éveilla négativement sa Kundalini par les procédés de la fornication et de la concentration, comme les enseigne Omar Cherenzi Lind dans son livre intitulé : « La Kundalini ou le Serpent igné de nos pouvoirs magiques ».

Le crépuscule de la nuit cosmique étendait le velours de ses ailes mystérieuses sur les vallées profondes et les énormes et gigantesques montagnes de la vieille Arcadie. Les vigoureux arbres millénaires, ultimes vestiges d’ancêtres inconnus avaient déjà vu tomber pendant de nombreuses années les feuilles de l’automne et paraissaient maintenant s’assécher définitivement pour tomber dans les bras de la mort. Nos corps humains actuels ressemblaient déjà à des fantômes d’hommes et les intimes de notre humanité actuelle avaient déjà reçu leur revêtement le plus fin.

De terribles tremblements de terre secouèrent l’Arcadie et on sentit partout souffler une haleine de mort ; de ces immenses multitudes d’êtres humains étaient sortis deux sortes d’êtres : des anges et des démons.

L’antique beauté du galant à la belle prestance de l’Arcadie avait disparu. Son corps se couvrit de poils et il prit l’apparence d’un gorille. Ses yeux prirent l’aspect criminel et horrible de ceux d’un taureau, sa bouche s’élargit et avec ses horribles mâchoires, elle se présentait comme la gueule d’une bête vorace. Sa tête à la crinière énorme, ses pieds et ses mains difformes et gigantesques lui donnaient l’aspect d’un monstre horrible, corpulent et énigmatique. C’était là Belzébuth, le galant énigmatique et élégant de l’antique Arcadie…

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Était-ce bien celle-là, la coupe de sagesse dans laquelle il voulait boire ?

Était-ce pour en arriver à cette horrible monstruosité qu’il avait passé toutes ces initiations sacrées dans le temple ?

Était-ce cela le nectar de la science ou la liqueur de sagesse à laquelle il aspirait ?

Sagesse, divin trésor,

Toi qui me brûles de ton feu

Quand je voudrais pleurer, je ne pleure pas

Et si je pleure, tu me consoles.

Il était une fois un vieux bûcheron de la contrée,

Qui ne savait ni lire ni écrire.

Il n’aimait que le tranchant de sa hache

Et se sentait l’envie de vivre.

Il arrosait le sillon de ses larmes,

Et ressentait l’amour de la sagesse,

Ses joues pâles souriaient

Et il s’enivrait d’amour et de poésie.

Sagesse, sagesse, sagesse,

Comme tu me brûles

S’exclama le vieillard qui mourait

Sous les blondes étoiles.

La sagesse, liqueur des dieux,

Est une liqueur qui empoisonne,

Et mon esprit passera par un chemin très dur,

Elle est terrible, ô mon Dieu, la torture de l’attente.

Sagesse, c’est pour toi que je lève ma coupe,

Et je suis las de pleurer,

Sagesse, c’est à toi que je chante mes strophes,

Et j’attends parmi les roses,

L’amour qui reviendra un jour.

Sagesse, divin trésor,

Toi qui me brûles de ton feu,

Quand je voudrais pleurer, je ne pleure pas

Et si je pleure, tu me consoles.

 La Kundalini éveillée de façon négative le convertit en une puissance ténébreuse de la nature. Pendant la fornication passionnelle, les mages noirs profitent de l’éjaculation séminale pour faire monter vers la tête au moyen de la concentration mentale, les hormones vitalisantes que sécrètent les glandes sexuelles. Ensuite ils les envoient au cœur à l’aide du mental, puis le cœur les envoie jusqu’au gros orteil du pied droit, et c’est ainsi qu’ils éveillent négativement la Kundalini et se transforment en le monstre à sept têtes dont parle l’Apocalypse.

En Inde, il y a des écoles de yoga noir qui instruisent leurs disciples dans cette science ténébreuse. Nous pouvons réduire toutes les profondes études d’occultisme à une synthèse : « la couleuvre ». En répandant le sémen, nous nous convertissons en diables et en ne le répandant pas nous nous convertissons en anges. Si la couleuvre monte, nous sommes des Dieux, et si la couleuvre descend, il se forme en nous la queue du Diable et nous devenons des démons. La queue du Diable est un prolongement de la contrepartie astrale du coccyx et résulte du mouvement de la couleuvre vers le bas, vers la terre…

La Kundalini est le bâton des patriarches, la verge d’Aaron, le bâton de Brahma et le sceptre des Dieux.

En pratiquant la magie sexuelle, l’alchimiste gnostique éveille la Kundalini, qui monte par le conduit d’un canal appelé Sushumna : cette couleuvre ignée est grosse chez ceux qui ont beaucoup de substance christonique (sémen) accumulée et elle est mince chez ceux qui n’ont pas beaucoup d’énergie sexuelle emmagasinée. L’éveil positif de la Kundalini s’accompagne d’une grande fête dans le temple.

De terribles douleurs se produisent dans le coccyx et le feu serpentin s’ouvre un passage vers le haut, vers la tête. Le passage d’un canon à un autre se réalise selon les mérites moraux du disciple. Ces canons sont les vertèbres de l’épine dorsale ; on les appelle également pyramides.

Un acte indigne quelconque rabaisse le disciple d’un ou plusieurs canons selon la gravité de la faute. Il y a 33 canons que nous devons conquérir pour arriver à la haute initiation, qui est l’union avec l’Intime.

Ces 33 canons sont en rapport avec les 33 degrés de la maçonnerie, ce sont les 33 ans de la vie du Christ. Seuls les maîtres des mystères majeurs ont le degré 33. Les deux 3 unis sont le symbole de l’union de la matière avec l’esprit, le cercle parfait de l’éternité, dont le centre est partout et la circonférence nulle part.

La haute initiation se réalise quand la Kundalini est enfin arrivée à la tête, mais pour que la Kundalini monte triomphante à travers les 33 canons, il faut pratiquer au pied de la lettre tous les enseignements des saints évangiles ; pour arriver à la haute initiation, il faut d’abord passer par les 9 arcanes : ce sont les 9 initiations des mystères mineurs.

À mesure que le feu serpentin s’élève dans la colonne vertébrale, il éveille tous les pouvoirs de l’homme, car chaque canon a son nom occulte et se trouve en relation avec des pouvoirs déterminés.

Un certain maître des mystères majeurs raconte qu’avant d’arriver à la haute initiation, il eut la faiblesse de tomber dans une faute. Alors sa Kundalini descendit de 4 canons et il dut lutter énormément pour les reconquérir.

Les ordalies de la haute initiation sont extrêmement sévères : le disciple doit suivre un sentier de sainteté et de chasteté parfaites : mais lorsqu’il arrive à l’union avec l’Intime, l’homme se convertit en un Maître des Mystères Majeurs et Théurge.

rb-2016Ce chapitre est extrait de La Révolution de Belzébuth (1950) de Samaël Aun Weor. Les éditions imprimées et ebook de Glorian Publishing (une organisation à but non lucratif) sont illustrées pour faciliter votre compréhension et comprennent des fonctionnalités telles qu’un glossaire et un index. Achetez le livre, et vous bénéficiez vous-même et les autres.