Glossaire des termes Mayas et Nahuatls

Acactli : L’un des quatre Seigneurs de Culhua-can (« colline tortueuse », ou « des Serpents », où, selon les traditions, se trouvent les sept Cavernes Célestes, lieu où demeurent les ancêtres des Aztèques ou Medjins).

Aka-Bolzub : Le Serpent des Grands Mystères, l’aspect féminin de Dieu (Dieu-Mère), la mère de Huitzilopochtli.

Amimitl : L’un des Dieux saints de l’Anahuac. Amimitl est un mot composé qui provient de Mitl, flèche et Atl, eau.

Anahuac : Nom ancien du Mexique, et plus particulièrement des hauts plateaux centraux où se sont épanouies les grandes civilisations Toltèque, aztèque, Zapotèque, etc. Anahuac signifie : « la terre entre les eaux ».

Anbondo Amadetzana : Nom par lequel les Otomis (peuple voisin de Tenochtitlan) désignaient cette ville seigneuriale. Le terme Bondo, en Otomi, veut dire « Nopal ». Amadetzana signifie « au milieu de la Lune ». C’est donc le « Nopal au milieu de la Lune », ou « du lac de la Lune », par allusion au mythe de la fondation de Tenochtitlan (Mexico).

Atl : Le radical Atl signifie « eau », ou « eau de vie ».

Atlahua : Un autre des Dieux saints de l’Anahuac. Ce nom signifie : « Celui qui porte l’Atlatl », le lance javelots des guerriers aztèques.

Atlanteotl : Ce Dieu de l’Anahuac est exactement le même que le légendaire Atlas grec ; l’Atlanteotl aztèque et maya, tout comme l’Atlas des Grecs, porte sur ses épaules la mécanique céleste. Si nous retranchons du nom aztèque la désinence Otl, nous obtenons le mot Atlante, nom du peuple qui vivait dans l’Atlantide. Cette explication étymologique du terme Atlante-otl est rigoureusement exacte ; ce n’est pas une simple coïncidence, quoi qu’en pensent les « ignorants érudits ».

Atonatiuh : Déité régente de la quatrième race, la race atlante ou les « Fils du Quatrième Soleil », qui, selon le Calendrier Aztèque ou « Pierre du Soleil », ont été dévorés par les eaux et transformés en poissons.

Axolona : L’un des quatre Précepteurs ou Tuteurs du grand Huitzilopochtli.

Ayauhcalli : Premier oratoire consacré au Divin Seigneur Huitzilopochtli. Il fut érigé non loin au nord-est de l’actuelle cathédrale métropolitaine (à Mexico) et à trois cents mètres approximativement, dans la même direction, de la « Place de la Constitution », appelée communément le « Zocalo ». Les souverains mexicains successifs n’ont épargné aucun effort pour construire au Bienheureux Archange Huitzilopochtli une maison de dévotion digne de lui, mais toujours sur le même terrain très sacré choisi par lui-même. Tout autour de ce centre magnétique ont surgi, règne après règne, des Palais, des Pyramides, des Sanctuaires, etc..

Azcapotzalco : Nom d’une cité riveraine du « Lac de la Lune » ; capitale d’un puissant royaume et ville rivale de Tenochtitlan au commencement de son ascension.

Aztlan : C’est le « Paradis Terrestre », la terre de nos aïeux, la terre où demeurent les ancêtres de toutes les races humaines. L’Aztlan aztèque, l’Avalon celtique, est située dans la quatrième coordonnée ou quatrième dimension, au-delà des mers inconnues du Pôle Nord, au Septentrion. La tradition hellénique insiste sur le fait que « l’on ne peut atteindre cette Ile sacrée ni par terre, ni par mer », tandis que les vieux Sages orientaux affirment solennellement que « seul le vol de l’Esprit peut conduire à elle ». On ne peut dire que très peu de choses de cette terre sacrée, sauf peut-être que, selon une antique expression poétique, l’Étoile Polaire fixe sur elle son regard vigilant, de l’aurore jusqu’à la fin du crépuscule d’un jour du « Grand Souffle ». En réalité, l’Ile Blanche, la sublime Thulé, fut le siège de la première Humanité, de la première Race qui a peuplé la Terre (l’Adam Kadmon de la Kabbale, la Race Protoplasmique) et sera aussi la scène merveilleuse de la septième et dernière race qui habitera notre monde. Actuellement, et depuis toujours, l’Aztlan, ou la Montagne magnétique mystérieuse, est la demeure des « Fils du Crépuscule », c’est-à-dire, des Bouddhas de Compassion, des Dhyani-chohans, de ceux que l’on appelle les Serpents de la Sagesse, les Pitris ou Pères Précepteurs de l’humanité ; des « Anges des Étoiles », les Constructeurs, les Vigilants, les « Étoiles-Yazatas » des zoroastriens, etc. C’est là que demeurent, heureux, les Mexi-Tin ou Medjins, les Djinns, Jinas ou Génies extraordinaires des peuples arabe, aztèque et mexicain. Le chemin qui conduit à eux, relatent les chroniques, est coupé depuis longtemps par d’épais fourrés peuplés de monstres invincibles, par d’impénétrables marécages où le téméraire qui voudrait s’y aventurer pourrait perdre la vie. C’est de cette « Terre de l’Aurore », de ce « Séjour Impérissable », de cette « Contrée de l’Amour », de cette ineffable « Cité du Soleil », « Ile de Cristal » ou « Terre des Ases », que sont partis les Génies Tutélaires ou Jinas qui jadis ont conduit le peuple aztèque vers les lagunes mexicaines ; ce récit offre une frappante similitude avec l’histoire biblique de Moïse guidant le peuple d’Israël à travers le désert jusqu’à la « Terre Promise ».

Ba : (ou Pa amérindien). Signifie père. Nous retrouvons la même racine dans le Pater latin, le Father anglais, le Vader allemand, le Fader suédois, le Padre espagnol ; pour parler de façon plus transcendantale, nous dirons que ce terme désigne notre Être Réel Intérieur Profond, notre Père Divin.

Calmecac : Mot dérivé de calli, maison, et mecatl, corde, lasso. Le Calmecac était le Temple où l’on célébrait des cérémonies en l’honneur de Xochipilli, le Dieu de l’agriculture, des fleurs, de la musique, du chant, de la poésie et de la danse. Les Tlamatinime y enseignaient toute leur philosophie. Et lorsque la fine lumière argentée de la Nouvelle Lune apparaissait, on y célébrait une cérémonie, offerte à Xochipilli, dans laquelle onze enfants, tous fils de nobles, chantaient et dansaient en cercle, faisant trois pas vers l’avant et trois vers l’arrière, six fois, en même temps qu’ils agitaient leurs mains. Un enfant, agenouillé en face du feu qui brûlait, priait silencieusement pour le pain de chaque jour (le Pain suprasubstantiel, le Pain de la Sagesse), et un autre demeurait debout à l’entrée du Temple, montant la garde. Le Prêtre, debout entre l’enfant qui priait et ceux qui dansaient, face à l’Autel, recueillait, en état d’extase, les vibrations de la prière enfantine, les vibrations des chants et des danses, et, levant ses mains sombres vers le ciel, le visage impassible comme celui de Xochipilli, prononçait tout bas la mystique et ineffable parole qui désigne, qui définit et crée, et les enfants répétaient en chœur : Danter Ilomber-Bir. Rappelons-nous ces paroles du Christ Jésus : « Si vous ne redevenez comme des enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux. » Non pas des enfants gloutons, turbulents et grossiers, mais comme ceux-là : humbles et reconnaissants envers leurs parents (célestes) qui leur donnent tout ce dont ils ont besoin. Xochipilli demeure dans le Monde de l’Amour, de la Musique et de la Beauté, c’est-à-dire, dans le Monde Mental. Son visage, teinté de rose comme l’aurore, et ses blonds cheveux, lui donnent une apparence enfantine, ineffable et sublime.

Chac-Mool : L’un des rares symboles du panthéon aztèque à avoir été sauvé de la destruction, à l’époque de la conquête. Il fut sculpté dans la pierre par les mystiques aztèques, mayas, Toltèques, etc., pour perpétuer la sagesse qu’ils avaient hérité de leurs ancêtres. La figure du Chac-Mool, que l’on peut voir au Musée d’Anthropologie de Mexico, représente un homme à demi-couché sur le dos. Les plantes de ses pieds reposent par terre, les genoux pliés sont levés en l’air et les jambes sont ramenées contre les cuisses. Le dos arqué est à demi relevé du sol et le visage est tourné vers la gauche, le regard dirigé vers l’horizon, tandis que dans ses mains il tient un récipient à la hauteur du plexus solaire. Le VM Samaël Aun Weor dit que la position du Chac-Mool est celle-là même qu’utilisait le Grand Kabire Jésus pour sortir en Astral. Les Égyptiens adoptaient la même position et prononçaient le nom sacré Faraon, qui constitue un puissant mantra grâce auquel le mystique peut séparer sa partie astrale de son corps physique. Indiscutablement, les enseignements secrets des Nahuas (comme ceux que renferme la figure du Chac-Mool) sont communs à tous les peuples depuis la plus lointaine antiquité.

Chalchiuhtlicue : La « Déesse à la Jupe de Jade » ou « d’Émeraude », des panthéons maya et Nahuatl, c’est l’épouse, la « Guenièvre » ou l’Âme-Esprit de Tlaloc ; Tlaloc et Chalchiuhtlicue appartiennent au groupe des créateurs Mâles-Femelles, ou Dieux Doubles, qui ont engendré le monde des formes. Les Nahuas représentent Chalchiuhtlicue comme une belle jeune femme portant une tiare en or, une jupe et une mante avec des touffes de Quetzalli (plumes de Quetzal). Dans l’hiéroglyphe qui décore sa jupe, sur la face interne supérieure des cuisses, apparaît une précieuse nymphe à la langue bifide, symbole de la lumière.

Chapultepec : Mot qui vient de deux racines aztèques : Chapul ou Chapulin, grillon, et Tepec, colline. Chapultepec signifie donc « la colline du grillon ». Le Maître Samaël Aun Weor affirme que dans cette colline il y a un Temple en Djinn, c’est-à-dire, situé dans la quatrième dimension à laquelle on peut accéder en corps astral ou avec le corps physique en « état de Jinas » (ou Djinn). Le Recteur de ce Temple est le VM Rasmussen ; le Temple est surveillé par deux sévères gardiens, l’épée à la main. Dès lors, personne ne peut pénétrer dans le Temple sans un ordre supérieur. Les salles de ce Temple, lisons-nous dans le Mariage Parfait, sont inondées d’une lumière d’une immaculée blancheur, imprégnée de vie et d’Esprit, et qui ne fait d’ombre nulle part ; cette lumière sort d’un calice, réplique du Saint-Graal. Dans une telle lumière, l’Âme se sent pleine d’un bonheur indescriptible.

Chignahuapan : Nom par lequel les sages de l’Anahuac désignaient la fangeuse voie fluviale qui sépare le monde des vivants du Mictlan, le monde souterrain, les mondes infernaux. Les Âmes qui entrent dans les régions infradimensionnelles de la Nature doivent d’abord franchir ce fleuve bourbeux, l’Achéron des Grecs. C’est dans la Barque de Charon, nous raconte le florentin Dante Alighieri dans sa Divine Comédie, que les Âmes traversent le fleuve. L’érudit est réellement étonné de voir comment, malgré les écarts de temps et d’espace, se maintiennent avec une exactitude mathématique les expériences suprasensibles des Adeptes ou Initiés gnostiques, seul le langage variant, c’est-à-dire, la forme extérieure, la manière de représenter la même Sagesse universelle et éternelle. Qui pourrait douter que le Mictlan aztèque, l’Avitchi de l’Inde, le Tartare des Grecs, l’Averne des Romains, l’Enfer de glace des peuples nordiques désignât une seule et même réalité, imperceptible pour les sens physiques. Bien avant la parution de la Divine Comédie de Dante, les Sages du Mexique antique nous avaient déjà parlé de ce que Jésus le Christ appelle les « Ténèbres extérieures » (le Monde minéral submergé, ou les Enfers).

Chignahumictlan : Nom aztèque du neuvième et dernier des Cercles de Dante, situé dans les profondeurs de la Terre, et où l’on passe par la « Seconde Mort », dont parlent précisément l’Apocalypse de Saint-Jean et le Livre des Morts égyptien. Cette Deuxième Mort se réfère au processus de désintégration totale et définitive de l’Ego animal au terme de l’involution dans les mondes infernaux, afin que l’Essence ou l’Embryon d’Âme soit complètement purifié, libéré. Après leur traversée du Chignahuapan dans la barque de Charon, les Âmes des condamnés doivent passer « entre deux montagnes qui se rapprochent » (le second Cercle) ; puis, par une « montagne d’obsidienne », ce qui correspond au troisième Cercle ; ensuite, par une région « où hurle de façon terrible un vent glacial », ce qui constitue le quatrième Cercle ; après quoi les Âmes des damnés doivent traverser le lieu « où flottent les bannières » (cinquième Cercle), puis le lieu « où l’on est criblé de flèches » (sixième Cercle) ; le septième Cercle est le lieu « où sont les bêtes féroces qui mangent les cœurs », et dans le huitième Cercle, disent les Aztèques, les Âmes perdues parviennent à l’endroit où se trouve « le passage étroit, au milieu des nopals et des pierres ». Pour une information plus complète sur ces processus involutifs, nous référons le lecteur au merveilleux livre du Maître Samaël, Si hay Infierno, si hay Diablo, si hay Karma (traduction littérale : Oui, il y a l’Enfer, oui il y a le Diable, oui il y a le Karma).

Chilam Balam (de Chumayel) : Joyau sacré du peuple maya, le « Livre des livres ». Le Chilam-Balam (ou Jaguar Interprète) fut découvert peu de temps après la conquête de l’Amérique par les Espagnols. Ce livre a appartenu à un ordre sacerdotal des Mayas, et le plus surprenant c’est qu’il était originellement en langue de Zuyua, que l’on suppose être la langue mère des Mayas, laquelle se transmettait de père en fils parmi les gouvernants mayas. Périodiquement, les membres des familles dominantes étaient soumis à un interrogatoire en langue de Zuyua par l’Ordre des Interprètes Jaguars, pour s’assurer qu’aucun imposteur ne s’était infiltré parmi eux. Zuyua est le nom du lieu mythique d’où était issu le peuple maya. Seuls pouvaient être chefs les hommes venus de Zuyua. C’est donc aussi pour vérifier cette origine qu’avait lieu l’examen rituel en langue de Zuyua, qui permettait de reconnaître ceux qui détenaient le véritable savoir et comprenaient la parole divine ; comment celui qui ne comprenait pas les oracles des Dieux pouvait-il commander aux autres hommes ? La langue maya originelle, dans laquelle était rédigé initialement le Chilam-Balam de Chumayel (appelé ainsi à cause de l’endroit où il a été découvert), est différente de toutes les autres langues humaines, et il a été démontré que ses caractères sont d’une grande antiquité. Le Maître Samaël affirme pour sa part que la culture maya a eu son apogée dans l’Âge d’Or de notre cinquième Race-Racine actuelle. Quels profonds mystères se cachent derrière la lettre du Chilam-Balam de Chumayel ? Voilà ce que dit à ce propos ce livre sacré : « Ce qu’il y a à l’intérieur de ce livre et ce qui doit être expliqué n’est pas à la vue de tous. Ceux qui le savent viennent de notre grande lignée, les hommes mayas. Ils sauront ce que ceci signifie lorsqu’ils le liront, et ils le verront et alors ils l’expliqueront. »

Chimalmatl : La mère physique de Quetzalcóatl, le Christ Nahua, elle et Iztacmixcoatl ont formé le foyer où Quetzalcóatl s’est incarné, en l’an « Ce Acatl » de la chronologie Nahuatl.

Cihuacoatl : Littéralement : la Femme-Serpent. C’est l’un des noms de la terrible Déesse de la Terre, qui est aussi la sainte patronne des fameuses Cihuateteo qui, la nuit, crient, hurlent horriblement. À une époque plus récente, Cihuacoatl s’est transformée en la pleureuse de nos légendes populaires.

Cihuapipiltin : Maître auxiliaire des femmes parturientes ; c’est un Ange du Christ, pur et parfait, nous dit Samaël Aun Weor qui affirme que les femmes peuvent l’invoquer lors de leur accouchement. C’est un Maître du Cercle Conscient de l’Humanité Solaire, il vit dans l’Éden.

Cihuateos : Groupe de douze danseurs qui, par une danse rituelle sacrée, rendaient un hommage posthume aux femmes qui mouraient enceintes. Les Cihuateos effectuaient cette danse autour du « Quetzalcóatl Rouge » et du « Quetzalcóatl Noir ».

Cihuateteo : Les Cihuateteo, ou « Femmes-Déesses », sont les femmes mortes en couches ; elles vivent après leur mort dans le Paradis occidental appelé Cincalco (la « Maison du maïs »), comme l’assurent les sages Sacerdotes de l’Anahuac. Du germe, du grain, naît la vie et elles (les Cihuateteo) ont donné leur vie pour la créature naissante. Ainsi donc, la Mère Nature sait gratifier comme il se doit le sacrifice solennel de ces saintes femmes. Le bonheur de ces Âmes dans les cieux de la Lune, de Mercure, de Vénus et du Soleil est indescriptible. Malheureusement, toute rémunération s’épuise et ces Âmes finissent par retourner à l’intérieur du « Moi » (les défauts psychologiques) au moment où elles pénètrent dans une nouvelle matrice. Les états postmortem de ces nobles femmes qui meurent en couches sont donc merveilleux. Avant de se transformer en Déesses, elles jouissent d’extraordinaires pouvoirs magiques, selon ce qu’affirme la religion de l’Anahuac. On dit, des femmes mourant ainsi, qu’elles « ont vaincu l’ennemi ». Les jeunes guerriers convoitent leur bras droit et tentent de s’en emparer, parce que, disaient-ils, « cela les rendra invincibles au combat », raison pour laquelle ces cadavres étaient toujours étroitement surveillés par des hommes du clan armés de pied en cap, afin d’éviter la mutilation. En outre, les Mystères de l’Anahuac affirment qu’avant de se transformer en Déesses, les Cihuateteo descendent sur terre changées en spectres terrifiants et de mauvais augure, avec une tête de mort et des pieds pourvus de griffes.

Cincalco : Littéralement : « La Maison du maïs ». Dans la religion populaire de l’Anahuac, le Cincalco est l’une des régions où va l’Âme après la mort. Pour les Mexicains, ce qui détermine le lieu où vit l’Âme après la mort du corps physique, c’est le genre spécifique de mort, et le type de travaux qu’a réalisés le défunt pendant sa vie. Les femmes mortes en couches vont au Cincalco, alors que ceux qui meurent noyés vont au paradis de Tlaloc.

Coatepantli : « Mur de Serpents », lequel entourait le Grand Temple (Templo Mayor) de la grande Tenochtitlan.

Coatepec : « La montagne du serpent », lieu mythique où est né Huitzilopochtli et où il triompha de ses ennemis, Coyolxauhqui, la Déesse de la Nuit, et ses frères, les Centzonhuitznahua, « les quatre cents ».

Coatlicue : Le troisième aspect ou troisième « dédoublement » de l’aspect féminin de Dieu. Coatlicue est l’Hécate des Grecs, de même que Proserpine, la Reine des Enfers et de la Mort, terreur de l’Amour et de la Loi ; c’est la Kali des Hindous, le Serpent de l’Abîme, la Bienheureuse Déesse Mère-Mort. Au Musée Anthropologique de Mexico, il y a un monolithe d’impressionnante dimension, figurant le « binaire serpentin », Tonantzin-Coatlicue, Kundalini-Kundartigateur. À son collier pend une énorme tête de mort, terrible représentation de Coatlicue, l’effrayante Déesse du désir et de la mort, le Serpent qui annihile l’Ego, car la Divine Mère Kundalini ne mange rien d’immonde : elle ne peut dévorer que des forces, des facultés, des corps glorieux ; il faut que nous soyons dévorés par le Serpent divin, comme l’affirment les Mayas et Nahuas. Le thème de la Vache céleste, la Vache à cinq pattes, dont « le lait est ambroisie, vie et immortalité », est largement répandu, et les Adeptes de toutes les latitudes, comme le Divin Gautama, le Bouddha, le « Bouvier » ou conducteur de la Vache, travaillent très sérieusement, non seulement avec Coatlicue, mais aussi avec les quatre autres aspects de la Divine Mère.

Cuauhcoatl : « Serpent-Aigle », haut Sacerdote du Dieu Huitzilopochtli. Littéralement, cela signifie « Dragon de la Sagesse », nom constant, dans toutes les latitudes, des Adeptes de la « Main Droite » ou Magiciens Blancs.

Cuauhtloquetzqui : L’un des quatre Précepteurs ou tuteurs du grand Huitzilopochtli.

Culhuacan : « colline tortueuse » ou « des Serpents », située au milieu de l’Aztlan, le Paradis aztèque. C’est le mont Mérou des Orientaux, la montagne initiatique de toutes les grandes traditions.

Ehecatl : Dieu du Vent, du Mouvement, de l’élément Air. Le Seigneur Ehecatl fait partie, avec les Archanges Sabtabiel, Michaël, etc., de cette pléiade d’Individus Sacrés qui travaillent dans notre système solaire d’Ors, spécialisés dans la science difficile du mouvement cosmique. Le grand Guruji Ehecatl a aidé le Kabire Jésus de Nazareth dans son ardu processus de résurrection ; le Maître Samaël dit que, entre autres procédés, Ehecatl a utilisé le mantra Talita Kumi. En tant que Régent du département élémental de l’Air, Ehecatl gouverne, sur notre planète Terre, des milliards de Sylphes aériens, dont le royaume est situé à l’Est. Dans la vision de l’harmonie de toutes choses, l’ésotériste gnostique découvre, avec un étonnement mystique, la partie spirituelle de la Nature. En d’autres termes, il découvre les fameux Malachim ou Rois Angéliques. Le gnostique sait que les contacts directs avec les élémentaux du Feu, de l’Air, de l’Eau et de la Terre doivent toujours s’effectuer par l’intermédiaire de ces « Rois Angéliques » des éléments qui, comme Ehecatl, vivent dans le Monde Causal. Les Nahuas représentent Ehecatl, le Dieu de l’Air et du Vent, avec le masque de la mort et un crâne très gros, dénudé, avec une bouche aux lèvres très proéminentes, d’où sort le vent. Et quand le vent soufflait de l’Est, où est situé le Tlalocan, le Paradis, on l’appelait alors Tlalocoatl. Lorsqu’il soufflait du Nord, où se trouve le Mictlan (l’Enfer), on l’appelait Mictlanpachecatl. Lorsqu’il soufflait de l’Ouest, où séjournent les femmes qui meurent en couches, on l’appelait Cihuatecayotl, et lorsqu’il soufflait du Sud, où se trouvent les Déesses, on l’appelait Huitznahua. Les Maîtres de l’Anahuac invoquaient Ehecatl en allumant trois chandelles de cire vierge sur l’Autel du Temple. Ehecatl enseigne à sortir en « corps Astral », il apporte son aide dans les petits et grands voyages, dans le travail quotidien, etc., et si nous le prions, il pourra nous enlever une vieille maladie ou éloigner un mauvais ami ou un mauvais voisin. Mais Ehecatl exige un paiement pour ses présents. Celui qui lui demande quelque chose doit accomplir des œuvres désintéressées pour son prochain, sans distinction de race, de croyance ou de classe sociale.

Ehécatonatiuh : Dans le second quadrant du Calendrier Aztèque, Ehécatonatiuh (le « Soleil de Vent »), symbolise le Deuxième Âge, le Deuxième Soleil.

Etzalcualiztli : Mois de l’année, dans le calendrier Nahua, où l’on commémorait par des fêtes rituelles la fondation de Mexico-Tenochtitlan (du 13 mai au 1er juin).

Heli Lamah Sabac Tani : Phrase rituelle de la langue maya que le Grand Kabire Jésus a prononcée sur le sommet majestueux du Calvaire, et que les quatre évangélistes ont interprété ésotériquement de quatre façons différentes. Le sens de cette phrase dans la langue maya est : « Je m’absorbe maintenant dans l’aube éternelle de ta présence. » Incontestablement, le Grand Hiérophante Jésus a appris le Naga et le maya lors de son séjour au Tibet, nous dit Samaël Aun Weor.

Huehueteotl : Le Dieu du Feu, dans le panthéon aztèque. En tant qu’élément naturel, Huehueteotl est l’INRI des Chrétiens, l’Abraxas des Gnostiques, le Tao chinois, le Zen bouddhique, l’Agnus Dei, etc. Mais en tant qu’Individu Sacré, Huehueteotl est un Roi Angélique, quelqu’un qui a accompli son autoréalisation intime, un Malachim, sous la direction duquel travaillent des milliards de « Salamandres », ou créatures élémentales du feu, dont le Royaume se trouve au Sud. Huehueteotl signifie : le « Vieux Vieux Dieu », et dans la culture de Teotihuacan on le représentait comme un vieillard chargé d’ans et supportant sur sa tête millénaire un énorme brasero. Incontestablement, ce Dieu du Feu Sexuel est lié aux plus antiques traditions des peuples mayas et Nahuatls. Il est la Déité du Centre, en relation directe avec les quatre points cardinaux de la Terre. Huehueteotl porte donc un brasero, et c’est précisément dans ce brasero placé au centre du Temple aztèque que l’on allumait rituellement le feu sacré. C’est pourquoi il est très normal de voir, sur les Hiérophantes de ce Dieu de la Flamme, la figure mystique de la Sainte Croix, qui orne aussi les encensoirs, appelés Tlemaïtl ou « Mains de Feu », avec lesquels les Sacerdotes encensaient toujours les Dieux Saints de l’Anahuac. Un Dieu aussi ancien que Huehueteotl, très similaire à Agni, la Déité védique du Feu, s’est vue désignée, au fil des temps, par divers noms : on l’appelle aussi Xiuhtecutli, qui veut dire : « Seigneur de l’Année », « Seigneur de l’Herbe », et aussi « Seigneur de la Turquoise », étant donné que le vocable Xiuhuitl, d’où dériverait le nom du Dieu, signifie ces trois choses. Nous comprenons ainsi pourquoi le Vieux Dieu du Feu, sous l’aspect de Xiuhtecutli, porte sur la tête une sorte de mitre bleue formée d’une mosaïque de turquoises, qui était un ornement caractéristique des puissants rois de la grande civilisation mexicaine. Son « Nahual » ou emblème ésotérique est le Xiuhcoatl, le Serpent de Feu (la Kundalini des Tantristes orientaux), qui se distingue par la corne ornée de sept étoiles qu’il porte sur le nez.

Huitzilopochtli : Le véritable fondateur de Mexico-Tenochtitlan, qui a conduit le peuple aztèque jusqu’au lac de Texcoco, où fut fondée la ville. Huitzilopochtli, le Grand Dieu des Aztèques, est un Archange du Christ, une créature parfaite qui a réussi à passer au-delà du bien et du mal. Son nom signifierait : le « Colibri du Sud » ou le « Colibri gaucher ».

Huracan : Vocable d’origine maya dont la signification originelle est : « Vent », « Souffle », « Parole », « Verbe ». Ce mot est à l’origine du terme français « ouragan ».

Iluehuetectl : C’est l’Ain-Soph de la Kabbale hébraïque, le second cercle de l’Absolu, ce qui démontre que les enseignements des Maîtres Nahuas, appelés Tlamatinime, ont plusieurs points en commun avec les enseignements des autres peuples de la Terre.

Intollihtic-Inacaihtic : Littéralement : « Dans le lieu des nopals, dans les étendues de roseaux. » C’est le lieu où, selon une légende très ancienne qui se perd dans la nuit des siècles, les Anciens de l’humble tribu errante qui a fondé l’antique Tenochtitlan, ont découvert les végétaux et les créatures animales que le Dieu Huitzilopochtli leur avait annoncés, c’est-à-dire : le saule blanc, la grenouille couleur d’émeraude, le poisson blanc, etc. La légende rapporte que dès qu’ils virent cela, les Anciens pleurèrent, et ils dirent alors : « Ainsi donc, c’est ici que sera notre ville, puisque nous avons vu ce que nous avait décrit Huitzilopochtli. » La légende raconte également que la nuit suivante le Dieu Huitzilopochtli appela le Sacerdote Cuauhcoatl (Aigle-Serpent) et lui dit : « Ô Cuauhcoatl, vous avez vu et vous avez été émerveillés par tout ce qu’il y a dans le marécage. Mais écoutez !, il y a quelque chose d’autre que vous n’avez pas encore vu ! Allez sur-le-champ voir le Tenochtli, celui sur lequel vous verrez se poser l’Aigle. C’est là que nous dominerons. Avec notre flèche et notre bouclier, nous affronterons ceux qui nous entourent et nous les conquerrons tous ; car là sera notre cité (Mexico-Tenochtitlan), le lieu où crie l’Aigle, où il déploie ses ailes et mange ; le lieu où nage le poisson, le lieu où est déchiré le Serpent et où surviendront beaucoup de choses. » Cuauhcoatl, le Ministre du Très-Haut, ivre d’extase, réunit aussitôt les Mexicains sur la place pour leur communiquer la parole du Seigneur. Et tous, hommes et femmes, vieillards et enfants, débordants de joie, le suivirent dans les marais, parmi les plantes aquatiques et les laîches, et soudain il se produit une chose insolite, la stupéfaction est générale, tous aperçoivent le signe promis : l’aigle posé sur le Nopal, en plein festin macabre, en train de dévorer un serpent. Les Mexicains se mirent à pleurer et ils dirent : « Nous avons mérité de réaliser notre désir. Nous avons vu et avons été émerveillés de voir l’endroit où sera établie notre cité. Allons et reposons-nous ! » C’est ainsi qu’a surgi la grande Tenochtitlan, centre merveilleux d’une puissante civilisation serpentine.

Ipalnemohuani : Littéralement : « Celui par qui tout vit. » L’Absolu non-manifesté, mais qui est à l’origine de la manifestation ; Aelohim, la vie qui palpite dans chaque atome et chaque Soleil, c’est-à-dire, l’Éternel Père Cosmique Commun, l’Infinitude qui soutient tout, la causa causorum de tout ce qui est, a été et sera ; l’incompréhensible Séité, la mystique et ineffable racine des sept Cosmos, Cela qui n’a pas de nom et devant lequel tremblent les Dieux et les Hommes. L’Absolu, appelé Ipalnemohuani par les sages de l’Anahuac, est la Lumière Incréée ou « noire » (pour l’intellect humain), est la Grande Vie, la Lumière Insondable, l’Agnostos-Theos, le « Dieu Inconnu », ce qui est et n’est pas, l’Existence négative, le Sat non-manifesté. Cela, l’Absolu, Ipalnemohuani, transcende les concepts duels « d’Esprit » et de « Matière », n’a pas de définition.

Mani : Terme maya qui signifie « tout est passé ». C’est aussi le nom d’une cité fameuse qui, à l’époque de la conquête, fut le siège des rois Xiu et le dernier bastion de la prodigieuse civilisation serpentine des Mayas, de même aussi que le dernier havre de leur culture scientifico-religieuse.

Mayab : Ce terme signifie : « La terre des êtres exceptionnels », la « Terre des élus ». Le Mayab est le territoire peuplé, depuis une époque très lointaine, par la race maya. Ce territoire comprend toute la péninsule du Yucatan, au sud-est de Mexico, et s’étend jusqu’au Honduras et au Nicaragua. On dit de cette zone maya que c’est la zone archéologique la plus riche au monde.

Mexico : Terme précolombien qui vient des racines Metztli, lune, et Xictli, nombril, ombilic, centre. Mexico peut dont être traduit par : « La ville qui est au milieu du lac de la Lune. »

Mexitin : Ce sont les Medjins, Jinas ou Génies, habitants de l’Aztlan aztèque ; les Pitris ou Pères, Guides ou Précepteurs de l’humanité, desquels fait partie le Dieu Huitzilopochtli.

Michoacán : « Lieu où il y a de l’eau et des poissons », où les fils des hommes sont créés ; c’est aussi le lieu de naissance du Dieu du Maïs. Ce terme a la même origine et la même signification que le mot Michigan des Indiens du Nord.

Mictecacihuatl et Mictlantecuhtli : Ce sont respectivement la Dame ténébreuse et le terrible Seigneur de l’Enfer ou Mictlan ; ils vivent dans le neuvième, le plus profond des lieux souterrains.

Mictlan : Nom que les Aztèques donnent à l’Enfer, ou monde minéral submergé, situé dans les infradimensions de la Nature. Les Codex aztèques nous disent ceci à propos du Mictlan : « Ceux qui n’ont pas été choisis par le Soleil ou par Tlaloc vont au Mictlan, qui est au nord, et dans cette région les Âmes subissent une série d’épreuves magiques. » Les Codex ajoutent que les régions où les Âmes doivent souffrir atrocement avant d’atteindre le repos final, sont au nombre de neuf. Cela nous rappelle les neuf cercles infernaux dont nous parle l’Adepte Dante Alighieri dans sa Divine Comédie.

Mixcoatl : De Mixtli, nuage, et Coatl, serpent. Dieu du nord et de la guerre (psychologique), d’origine Toltèque, souvent assimilé à Tezcatlipoca. C’est le nom aussi d’un roi de Tula, père de l’Avatar de Quetzalcóatl, Topiltzin Quetzalcóatl.

Moctezuma : Nom de deux Tlatoani (souverains, rois) de Mexico. C’est durant le règne de Moctezuma II Xocoyotzin qu’a eu lieu la conquête du Mexique par Cortès. Cinq ans après la mort de Moctezuma meurt à son tour le dernier Tlatoani de Mexico, Cuauhtemoc, dont le nom, symbole de la fin de l’empire aztèque, signifie « l’Aigle qui tombe ».

Na (ou Ma) : Ce terme précolombien, qui signifie mère, a indubitablement la même racine que le Mater latin, le Mother anglais, le Mat russe, le Mère français, le Madre espagnol. Le « M », qui figure dans la double ligne brisée qui est le symbole du Verseau, est l’initiale hiéroglyphique par laquelle on désigne l’élément féminin éternel : Mère, Mater, Maman, Marie, Maya, Maïa, Mer. Rappelons-nous « qu’après le Soleil ou son Feu, c’est-à-dire, ses vibrations fécondes qui éveillent la vie dans tous les recoins de la planète, l’Eau ou l’élément féminin terrestre (la Grande Mère ou la Vache Nourricière) est la base même de la vie, symbolisée dans toutes les Théogonies par une foule de Déesses associées à la Lune » (Samaël Aun Weor).

Nacehuales : Mot qui signifie les « Mériteurs », c’est-à-dire, ceux qui ont atteint la condition d’Hommes Solaires ou Hommes Authentiques. Les Hommes, selon les Nahuas sont le fruit du sacrifice des Dieux.

Naga-Mayas : Adeptes du Cercle Conscient de l’Humanité Solaire, symbolisés ou représentés par le Grand Serpent. Les Naga-Mayas, appelés par la suite Danavas, ont instruit les Brahmanes de l’Inde, à qui ils ont transmis leur Cosmogonie, leurs Sciences et leurs Arts. Les Naga-Mayas et les Brahmanes ont utilisé le symbole sacré du Serpent à plumes, un emblème indiscutablement mexicain ou maya. Il est nécessaire de savoir que le Serpent constitue le symbole ésotérique de la Sagesse et de la Connaissance Occulte et que, depuis les temps les plus reculés, il a été en relation avec le Dieu de la Sagesse. Il est le symbole sacré de Thoth, ou Tau, et de tous les Dieux Saints, tels que Hermès, Sérapis, Jésus, Quetzalcóatl, Bouddha, Tlaloc, Dante, Zoroastre, etc. De même, Esculape, Pluton, Esmund et Knepp, sont tous des Dieux dotés des attributs du Serpent ; tous sont des Dieux guérisseurs, donnant la santé physique et spirituelle, l’Illumination.

Nahual : Le vêtement emblématique et ésotérique des Dieux de l’Anahuac, par lequel, avec ses ornements en or, ses pierreries et motifs, on transmet à l’humanité des enseignements cosmiques précis. Le terme Nahual ou Nahualli signifie également sorcier et désigne aussi le double astral d’une personne. Mais ce terme s’applique plus précisément à l’animal totémique lié magiquement au magicien, ou l’animal dans lequel celui-ci se transforme. C’est une technique bien connue pour introduire le corps physique en quatrième dimension (en état de Djinn, ou Jinas).

Nahuatl : C’est la langue des Toltèques et des Aztèques, appelés aussi Nahuas ou Nahuatls. Cette langue comporte un langage ésotérique, vertical, réservé aux Initiés, aux hommes de Connaissance. Ce langage est appelé Nahuatlatolli.

Nahuatlatolli : Langage ésotérique, dans lequel s’exprime la Doctrine secrète de l’Anahuac.

Nahui Ollin : Dans la conception Nahuatl et maya des enseignements transcendantaux, apparaît la Svastika sacrée des Grands Mystères, qu’ils appellent Nahui Ollin, et qui est en réalité le symbole du mouvement cosmique ; en outre, dans ses deux orientations possibles, la Svastika représente clairement les deux principes complémentaires : le principe masculin et le principe féminin, les pôles positif et négatif de la Nature. Selon la légende aztèque, ce fut un couple (un homme et une femme) qui a inventé le feu, et cela n’est possible qu’avec la Croix en mouvement, avec la Svastika, avec le Nahui Ollin des Nahuatls et des Mayas ou, en d’autres termes : avec la Sexualité transcendante, avec la transmutation sexuelle active. Il est indéniable que l’insertion du Phallus vertical dans l’Utérus horizontal forme une croix. La croix jaïna ou Jina, la Svastika sacrée, recèle le secret indicible du Grand Arcane, la clé merveilleuse de la transmutation sexuelle. La Svastika est un signe alchimique, cosmogonique et anthropogonique qui a sept niveaux de manifestation. La Croix est un symbole tout à fait sexuel, et pour que fleurisse la Rose du Logos sur la Croix, il faut être mort à soi-même, c’est-à-dire, avoir annihilé complètement le « Moi » de la psychologie révolutionnaire ; c’est ainsi que l’on peut parvenir à la Christification.

Ocelotl-Tonatiuh : Littéralement : « Soleil des Tigres ». Ocelotl-Tonatiuh fut l’un des vingt fondateurs de Tenochtitlan, et il était aussi le chef des mystiques Guerriers-Tigres, ainsi que Sacerdote de l’ordre des Chevaliers-Tigres, dont les Adeptes passaient par de terribles épreuves avant d’apprendre à manier l’imagination et la volonté afin de pouvoir se transformer en tigres et d’entrer en Jinas, grâce au pouvoir de leur propre Xolotl-Lucifer. L’humanisation du tigre, dans l’Art aztèque, est quelque chose qui surprend tout mystique. Il serait impossible d’extirper les « agrégats psychiques », ces défauts intimes qui, ensemble, constituent le « Moi », sans l’aide de cette particule divine ou Monade Intérieure, dont le pouvoir est symbolisé par la Hache sacrificielle, emblème de la foudre, du Feu serpentin, que le Chevalier-Tigre brandit courageusement. Dans le Calendrier Aztèque nous voyons, de chaque côté de la figure centrale de Tonatiuh, dans les griffes félines de la Divinité solaire, deux cœurs humains. Les cœurs entre les griffes félines symbolisent la mort mystique de l’Initié. D’autre part, transformé en tigre, Quetzalcóatl monte, déchirant le cœur de celui qui l’éveille, jusqu’à tuer en lui toutes les illusions de la fausse personnalité, tout attachement aux choses qui le lient à la terre. Réellement, il faut la sagacité et la férocité du tigre pour tuer la fausse personnalité et faire resplendir en l’homme le Dragon de la Sagesse, aux sept têtes de Serpents, comme on peut le voir dans la représentation du « Décapité », sur les murs du jeu sacré de pelote, à Chichen-Itza. Comme les Chevaliers-Tigres aztèques et mayas, les Jaguars du mouvement gnostique doivent, tels de véritables félins de la psychologie révolutionnaire, se battre contre eux-mêmes, se jeter sur leurs propres défauts psychologiques.

Ometecuhtli et Omecihuatl : De Ome, deux, et Tecuhtli, le Seigneur, l’Aigle ; et Ome, deux, et Cihuatl, la Dame, le Serpent, c’est-à-dire, le Seigneur et la Dame de la Dualité. De ce divin principe duel aztèque (Masculin-Féminin) a émané tout l’Univers, selon la Cosmogonie Nahuatl. Omecihuatl-Ometecuhtli est la « Monade » pythagorique, le Père-Mère des Gnostiques, le Prakriti-Purusha hindou, l’Isis-Osiris égyptien, l’Adam-Kadmon de la Kabbale, le Theos-Chaos de la Théogonie d’Hésiode, le Feu-Eau chaldéen, l’Iod-Hévé sémite, le Zeru-Amal des Parsis, le Ruach-Élohim hébreu, la Grande Parole, les Gouverneurs de l’Univers, le divin Mâle-Femelle, l’Esprit-Substance ; c’est le Christ Cosmique Nahuatl, étant donné qu’Ometecuhtli et Omecihuatl se trouvent pleinement associés dans le « Serpent à Plumes », qui représente précisément Quetzalcóatl, le Christ cosmique.

Omeyocan : C’est, selon la Sagesse de l’Anahuac, le « Nombril cosmique », la grande Matrice de l’Univers, l’Illiaster de Paracelse, la Mulaprakriti des Orientaux. Au dire des Nahuas, « tout surgit de l’Omeyocan, tout retourne à l’Omeyocan ». On l’appelle aussi Yoalli-Ehecatl, ténèbres et vent, de même que Tloque-Nahuaque, qui signifie : qui est près et ensemble. L’Omeyocan, c’est le Seigneur de la nuit, le Tezcatlipoca Noir qui « s’engendre, jaillit à la Lumière, naît dans l’Univers, que féconde ensuite Quetzalcóatl, le Logos Solaire ». L’Omeyocan, c’est la Terre chaotique originelle contenant le germe du monde. C’est un lieu de bonheur et de quiétude infinis avant la création du monde par le Logos Solaire.

Opochtli : Littéralement : « Le Gaucher ». Plus précisément, c’est la « Déité qui lance ses flèches avec la main gauche ».

Quetzalcóatl : Analysé à la lumière des diverses Théogonies et non d’un point de vue purement littéral, Quetzalcóatl est un principe cosmique qui s’exprime dans tout ce qui est, dans tout ce qui a été et dans tout ce qui sera. C’est le Feu qui réside en tout atome et dans tout Univers, c’est le germe vivant du Surhomme, c’est le Principe Intelligent qui peut lier, dans le cœur de l’homme, le microcosmique et le macrocosmique. Quetzalcóatl est le Christ Cosmique Nahuatl, le Logos platonicien, le Démiurge des Grecs, l’Unité Multiple Parfaite, la somme des Principes conscients de la Nature. Quetzalcóatl, le Logos Solaire, l’Essence de la Vie, la Conscience rectrice de notre monde, a envoyé sur terre un Avatar (ou Messager) qui a vécu à Tula, a porté son nom et fut la figure centrale d’un Drame cosmicoalchimique similaire à celui qu’a représenté le Christ Jésus en Terre Sainte. Ce Drame cosmique universel ne pouvait être absent de la terre sacrée des Mexitin ou Meddjins aztèques. Quetzalcóatl est le Soleil Spirituel, le Serpent mystique des Mystères Orphiques et des Mystères d’Égypte ; il est souvent représenté sous la forme d’un Serpent à Plumes, symbole du Feu créateur, principe de la Vie, qui s’est élevé jusqu’à l’Esprit-Saint. Il serait impossible de créer notre Univers intérieur particulier, si nous rejetions Notre Seigneur Quetzalcóatl. L’INRI, qui est Quetzalcóatl lui-même, c’est-à-dire le Feu vivant et philosophal, est le principe de toute création, macrocosmique ou microcosmique. La Grande Création, surgie, selon les Nahuas, du sein du noir Tezcatlipoca, est fécondée, gouvernée ou dirigée par le Serpent à Plumes. Quetzalcóatl est la Grande Parole, le Verbe qui féconde la matière créatrice pour que surgisse la vie, soit dans l’Univers, soit dans notre Cosmos intérieur.

Quetzalpetatl : La femme, par antonomase, l’Ève de la mythologie hébraïque, tentatrice et rédemptrice à la fois. Il ne pouvait manquer dans le Drame cosmique de Quetzalcóatl, du Christ mexicain, une « Prêtresse de la Tentation », une Ève tentatrice : du Palais de Tlamachhuayan, on amena à Quetzalcóatl la reine Quetzalpetatl, avec qui, selon l’épopée Nahuatl « il s’enivra et commit un crime ». En effet, Quetzalcóatl tomba devant les charmes de la Femme-Symbole, mais plus tard, grâce à son aide, et au moyen du mercure de la Philosophie Secrète, le bienheureux Quetzalcóatl régénéra l’or dans son Âme, dans son Esprit et dans les Corps Existentiels Supérieurs de l’Être. Les ténébreux ont inutilement tenté de faire retourner le Saint à son passé coupable. Ainsi donc, la Femme-Symbole, la Kundry de l’opéra wagnérien, la Marie-Madeleine juive, la Quetzalpetatl aztèque, est à la fois le prototype de ce qu’il y a de plus abject et de plus excellent au monde. Dans le principe féminin, il y a la lutte de la femme contre la femme, de la tentatrice contre la salvatrice, de l’Amour contre la Perfidie qui empoisonne tout. Il est logique de penser que Pistis-Sophia, Kundry, Hérodias, Gundrigie ou Quetzalpetatl n’ignore pas le secret de sa propre existence. Elle sait, par nature et par instinct, qu’elle ne pourra se libérer du pouvoir du ténébreux et sinistre Klingsor (le Moi, l’Ego) que si elle rencontre sur son chemin d’amertumes un homme fort (comme Parsifal, comme Quetzalcóatl) capable de se vaincre lui-même et de travailler avec elle dans le Magistère de la Transmutation sexuelle, afin d’atteindre le Tlapallan, la « terre du rouge », analogue à l’Œuvre au Rouge, dernière étape du Grand-Œuvre alchimique.

Quiahuitl : L’un des Dieux Nahuatls du Feu.

Tactziles : « Les Gens du Dieu chauve-souris », appartenant à la famille maya et habitant le village de Tzinaxcatan, dans le Chiapas, de même que le village de Tzinacantepec, dans la vallée de Toluca. En réalité, le Dieu chauve-souris fut vénéré non seulement chez les Mayas, mais aussi chez les Aztèques. Indubitablement, ce Dieu est un Grand Être, un Maître des Mystères de la Vie et de la Mort. Selon le Popol Vuh (la « Bible » maya), « le Dieu chauve-souris est un Ange qui est descendu du ciel pour décapiter les premiers hommes mayas, faits de bois ». Cette chauve-souris céleste fut « celui qui a conseillé Ixbalanque et Hu-Nahpu sur la façon dont ils devaient procéder pour sortir victorieux des épreuves de la caverne du Dieu chauve-souris ». Sur les stèles, poteries, et dans les Codex mayas, nous voyons représenté Tzinacan (le Dieu chauve-souris) avec les attributs du Dieu de l’Air. Dans les Codex aztèques, le Dieu chauve-souris apparaît dessiné sur des braseros, des vases et des sifflets, mais toujours sous les traits des vampires des terres chaudes du sud du Mexique. Les temples Nahuatls consacrés au culte du Dieu chauve-souris étaient construits en forme de fer à cheval ; leurs autels étaient en or pur et orientés vers l’Est. Le Dieu chauve-souris a le pouvoir de guérir n’importe quelle maladie, mais il a aussi le pouvoir de couper l’Antakarana ou « Cordon d’Argent » qui relie l’Âme au corps physique. Les Maîtres de l’Anahuac l’invoquaient pour demander la guérison de leurs disciples ou de leurs amis.

Tamoanchan (ou Tlamoanchan) : Littéralement : « la maison que nous cherchons », ou « la maison d’où nous sommes descendus ». Le Tamoanchan, c’est le Paradis Terrestre, chez les Nahuas, le lieu sacré du Serpent, de l’Oiseau-Serpent, de l’Aigle de l’Esprit ou du Serpent de Feu, qui « nous transforme en Dieux terriblement divins ».

Techcatl : Pierre ou Autel du sacrifice, c’est-à-dire du « Sacro-office », du travail sacré dans la Neuvième Sphère (la Sexualité). Ceux qui meurent sur cet Autel, dit la religion de l’Anahuac, vont à la « maison du Soleil » et fusionnent avec leur Dieu Interne. À l’époque de dégénérescence de la civilisation aztèque, ne comprenant plus la signification profonde du sacrifice, on se mit à faire des sacrifices humains, et le Techcatl devint la pierre sur laquelle on mettait la victime pour être sacrifiée.

Temacpalco : Nom d’un site qui marque une étape dans le voyage initiatique de l’Avatar Quetzalcóatl. Temacpalco signifie littéralement : « Le lieu où se trouvent les marques des mains. »

Tenochtitlan : Nom de la capitale du royaume aztèque. Tenochtitlan est le centre de la puissante civilisation serpentine qui s’est développée sur le plateau de l’Anahuac. Tenochtitlan signifie : le « lieu du Tenochtli », c’est-à-dire, du « Nopal sauvage ». Le cactus appelé Nopal, né sur la dure roche, est un glyphe symbolique très important dans les Mystères archaïques du Mexique ; il est l’emblème magique et mystique de la grande Tenochtitlan.

Tenochtli : Nopal sauvage, sorte de cactus commun sur les hauts plateaux du Mexique.

Teocalli : La « Maison de Dieu », Temple ou centre magnétique reposant sur le sol ferme et rocheux ; c’est le cœur spirituel, le lieu où se trouve résumée et concentrée l’essence, la raison d’être fondamentale de la cité, du peuple, et de l’État. Le Teocalli est le centre de la grande Tenochtitlan, le temple construit sur l’emplacement originel où l’on découvrit, au milieu des eaux marécageuses de la lagune, l’aigle perché sur un Nopal et dévorant un serpent.

Teotihuacan : Centre d’une civilisation très antique, antérieure aux Toltèques. Cette ville sacrée, dont le nom signifie : « Cité du Serpent divin », était toujours vénérée au temps des Aztèques. De grands Mystères initiatiques y étaient célébrés. En plus des célèbres pyramides du Soleil et de la Lune, on y retrouve le « Temple de Quetzalcóatl », où les masques de Quetzalcóatl et de Tlaloc, symboles du Feu de l’Eau, alternent.

Teotl : Terme Nahuatl qui veut dire « Dieu ». Indubitablement, une même racine est à l’origine de ce mot et du Theos grec, du Deus latin, du Tao chinois, du Dios espagnol et du Dieu français.

Teotleco : Mois du calendrier aztèque correspondant à la fin de septembre et au début d’octobre, où avaient lieu de grandes fêtes, pendant cette époque de l’année où l’on croyait que Tezcatlipoca conduisait une grande procession de Dieux qui revenaient sur terre après avoir séjourné dans les cieux. Les prêtres se promenaient alors à travers la ville, portant les vêtements et les attributs caractéristiques des Dieux.

Teoyaomiqui : Le Dieu des guerriers ennemis morts au champ de bataille ou sacrifiés sur le Techcatl, la pierre des sacrifices.

Tepius Kokumatz : Chez les Aztèques, c’est l’équivalent de « l’Ancien des Jours » de la Kabbale hébraïque, c’est l’Être de notre Être, la première émanation de l’Absolu, « la Bonté des bontés », « l’Occulte de l’occulte », « la Miséricorde absolue ». Le mantra Pander nous permet de parvenir jusqu’à Tepius Kokumatz. Tepius Kokumatz, Dieu, est mâle et femelle, homme et femme, c’est notre Père qui est en secret. L’Adam de la première Race, ces beautés androgynes de la première humanité, ont été faites à l’image et à la ressemblance de Tepius Kokumatz.

Teteoïnan : La Mère des Dieux. Un autre nom de la Mère Divine. Étymologie de ce nom : Teteo, pluriel de Teotl, Dieu, et Nan, mère. Teteoïnan était vénérée tout particulièrement à Tepeyaca, près de Mexico ; c’est là qu’un jeune Indien, Juan Diego, aperçut la Vierge Marie, et que fut érigée l’église de Notre-Dame de Guadaloupe, lieu de pèlerinage réputé.

Texcoco : Capitale d’un royaume voisin de Tenochtitlan, sur le bord de la lagune.

Tezacatetl : L’un des sept hommes, des sept chefs qui gouvernent l’Ile Sacrée, l’Aztlan légendaire, et qui sont les lointains ancêtres de la race aztèque, à l’époque de sa première grandeur, alors que la volonté des Dieux était encore comprise et accomplie.

Tezcatlipoca : L’un des Dieux Saints de l’Anahuac, une créature du Feu, vive représentation de la nuit et du jour ; un Homme parfait, dans le sens le plus complet du mot ; une créature absolument éveillée, un Être qui a extirpé de son psychisme toute possibilité de rêver. Au contraire de Tezcatlipoca, qui est le premier à arriver à la fête du mois Teotleco, le Divin Seigneur Huehueteotl est le dernier à arriver à l’Assemblée des Dieux. Les enseignements gnostiques des Nahuatls affirment que le Seigneur Ometecuhtli et la Dame Omecihuatl ont eu quatre fils, les quatre Tezcatlipocas, à savoir : Xipe-Totec (le Tezcatlipoca rouge), le noir Tezcatlipoca, Quetzalcóatl (le Tezcatlipoca blanc) et Huitzilopochtli (le Tezcatlipoca bleu). Tezcatlipoca est le Dieu suprême de la Trinité aztèque. Dieu de la Conscience, il est symbolisé par un miroir : son nom signifie, d’ailleurs, le « miroir fumant ». Il personnifie le ciel nocturne et est le guerrier du Nord, alors que Huitzilopochtli représente le ciel bleu et est le guerrier du Sud. Il est aussi l’inventeur du feu, bien que cet élément ait son Dieu particulier, Xiuhtecuhtli ou Huehueteotl. Dans son aspect féminin, Tezcatlipoca incarne la Lune et le Dieu-Mère, et représente la matrice du monde, que féconde le Logos Solaire.

Tlacaelel-Cihuacoatl : Premier Ministre de l’empereur Moctezuma, Sage et détenteur de la connaissance sacrée et des mythes concernant la fondation de Mexico-Tenochtitlan. Grand Prêtre de Cihuacoatl, la Déesse de la Terre, dont le nom servait de titre au second magistrat de l’État. Cihuacoatl signifie « Femme-Serpent ».

Tlaloc : Nom du Dieu de la pluie, de la végétation et de l’agriculture. Ce nom peut se décomposer ainsi : Tlalli, terre, et Octli, vin. Tlaloc pourrait donc signifier : « Le vin que boit la terre. » Tlaloc est l’un des Dieux les plus anciens du panthéon mexicain et l’un des Dieux principaux de la très antique culture Olmèque où on le représente avec le masque du Tigre-Serpent. À Teotihuacan, ses représentations sont plus nombreuses encore que celles de Quetzalcóatl. On le retrouve partout en Mésoamérique ; les Mayas l’appellent Chac, les Totonaques le nomment Tajin et les Zapothèques Cocijo. Tlaloc est l’un des Dieux les plus faciles à reconnaître, par ses yeux cerclés d’espèces de lunettes qui sont formées en réalité de deux serpents entrelacés dont les mâchoires se rejoignent sur la bouche du Dieu. Dans les œuvres picturales, on le voit souvent accompagné d’un perroquet, symbole de la chasteté et du Soufre. En tant que Dieu élémental de l’Eau, Tlaloc gouverne les Ondines et Néréides, les créatures conscientes de l’Eau. Lorsqu’ils désiraient de la pluie, les anciens Mages aztèques priaient le Seigneur Tlaloc, qui arrosait alors la terre avec les divines eaux de la vie. Tlaloc préside aussi au Tlalocan, le Paradis où vont ceux qui sont morts noyés ou frappés par la foudre. Son culte était prépondérant, comme l’indique le fait que ce Dieu partageait avec Huitzilopochtli le privilège d’avoir un sanctuaire au sommet du Grand Temple de Mexico.

Tlalocan : Le Paradis du Dieu Tlaloc, qui est situé au Sud. C’est la région de la fertilité et de l’abondance, où existent toutes sortes d’arbres fruitiers et où abonde le maïs, le haricot, etc. Selon la religion de l’Anahuac, ceux qui meurent noyés dans les eaux des rivières, des lacs ou des mers, ou frappés par la foudre, vont au paradis de Tlaloc, que l’on appelle aussi le « Champ des Délices », ou le « Royaume de la Lumière Dorée ».

Tlamatinime : C’est le nom des maîtres de l’Anahuac, possesseurs de vastes et profondes connaissances scientifiques, artistiques, philosophiques et ésotériques, acquises par voie expérimentale et en utilisant pour cela la Dialectique de la Conscience.

Tlapallan : C’est la « terre du rouge », pays mythique vers lequel se dirige Quetzalcóatl dans son voyage initiatique, dans son processus de régénération. Rappelons-nous que, dans l’Alchimie, l’Œuvre au Rouge est le couronnement du Grand-Œuvre.

Tlazolteotl : Littéralement : « Déesse de l’immondice » (de Tlazolli, immondices, souillure, et Teotl, Dieu). Déesse de la Lune, des naissances et des accouchements, elle est la mère de Centeotl : le Dieu du Maïs. Tlazolteotl est un aspect de la Mère Divine dans sa fonction rédemptrice : c’est pourquoi on l’appelle « la mangeuse d’immondices », car elle dévore les péchés des hommes, les purifiant, les faisant naître à une vie nouvelle. Comme Xipe-Totec, le Dieu du renouveau printanier, elle est souvent représentée vêtue de la peau d’une victime sacrifiée. On pratiquait donc un rite de confession important, devant les prêtres de Tlazolteotl, rite qui symbolisait la lutte intérieure contre les agrégats psychiques immondes.

Tlemaïtl : Littéralement, « Mains de Feu ». Encensoirs dont se servaient les Hiérophantes du « Vieux Dieu du Feu », Huehueteotl, pour encenser les Dieux Saints de l’Anahuac.

Tonantzin : « Notre Mère », nom par lequel les Nahuas désignent la Divine Mère Kundalini, le Serpent Igné de nos pouvoirs magiques, lorsqu’il monte victorieusement par le canal médullaire spinal de l’Initié. Tonantzin est la Femme-Serpent, Cihuacoatl, elle est Dieu-Mère à l’intérieur de chacun de nous. Les Sages de l’Anahuac, tout comme les Initiés de partout et de toutes les époques, ont toujours su que la Kundalini, Tonantzin, « Notre Mère », est cette énergie mystérieuse qui fait que le monde existe ; jamais ils n’ont ignoré qu’elle est une partie de notre Être, mais dérivée. Dans les cours pavées des Temples sacrés de l’Anahuac, les candidats à l’Initiation humaine et solaire, hommes et femmes, échangeaient d’ardentes caresses et réalisaient la connexion du Lingam-Yoni sans perdre la semence, afin d’éveiller le Serpent Sacré de la Sagesse Nahuatl, le Serpent saturnien qu’ils appelaient Tonantzin. Ces hommes et femmes à la conscience éveillée n’ignoraient pas non plus le fait que, sans l’aide de Tonantzin, il serait totalement impossible d’annihiler les agrégats psychiques ou défauts psychologiques.

Tonatiuh : C’est le Logos Solaire, le Verbe de Saint-Jean, le Démiurge Créateur de l’Univers, parfois représenté avec une langue triangulaire sortant de sa bouche, symbole de Feu et de Lumière. Tonatiuh est aussi appelé « l’Enfant précieux », « l’Aigle qui monte » ; ainsi donc, il est l’Enfant d’Or de l’Alchimie Sexuelle, le Resplendissant Dragon de Sagesse. Tonatiuh apparaît au centre du fameux Calendrier Aztèque ou Pierre du Soleil ; de chaque côté de la figure de Tonatiuh, nous voyons ses mains armées de griffes d’aigle qui enserrent des cœurs humains.

Tula (ou Tullan, ou Tollan) : Nom d’une ville située à quelque vingt-cinq kilomètres au nord de Mexico, non loin de Teotihuacan. Tula fut la capitale des Toltèques, et c’est là que naquit le grand Avatar Topiltzin Quetzalcóatl, qui livra un message de Rédemption similaire à bien des égards à celui du Christ Jésus. Après la chute de Tula, les Toltèques émigrèrent au Yucatan et contribuèrent à la construction de Chichén Itzá. Il y a une Tula terrestre et il y a aussi une Tula céleste (analogue à la Jérusalem céleste des Hébreux) qui peut être assimilée à l’Aztlan des Aztèques. Tula ou Tullan signifie, selon le Père Sahagun, « lieu de fertilité et d’abondance ». À Tula se trouve Coatepec, la montagne sacrée, symbole de l’Initiation.

Xipe-Totec : Littéralement : « Notre Seigneur l’Écorché. » Dieu très ancien, car nous retrouvons déjà son culte dans la culture de Teotihuacan. C’est un Dieu du printemps, du renouveau et des orfèvres. Il est généralement représenté comme un homme revêtu d’une seconde peau, symbolisant la nouvelle couche de végétation qui recouvre la Terre au Printemps. À l’époque de dégénérescence de la civilisation de l’Anahuac, on écorchait un esclave et le prêtre de la Terre revêtait la peau du sacrifié. Dans les représentations, Xipe-Totec ressemble à Tezcatlipoca, mais c’est un Tezcatlipoca rouge et non noir ; tous ses ornements sont rouges. Comme Xochipilli, Xochiquetzal, Tlaloc, etc., Xipe appartient à l’ordre angélique du monde des Causes naturelles.

Xiuhcoatl : « Serpent de feu ». Des Xiuhcoatls ou Serpents ignés entourent le Soleil, sur le célèbre Calendrier Aztèque ; ils entouraient aussi le Grand Temple de Tenochtitlan, formant le fameux Coatepantli ou « Mur de Serpents », dont il ne reste que quelques têtes conservées au Musée Anthropologique de Mexico. Les deux Xiuhcoatls de la Pierre du Soleil forment le « binaire serpentin » du Mexique préhispanique, évoquant le double caractère ésotérique du Serpent, tel qu’on le retrouve dans la tradition hébraïque : le Serpent d’airain de Moïse, qui guérissait les Israélites dans le désert, et le Serpent tentateur de l’Éden, le Dragon de Saint-Georges,. la Kundalini et le Kundartigateur. Les cultures maya et Nahuatl enseignent la Science du Serpent ; c’est pourquoi elles sont dites serpentines. Cette Science est la Science Pure de l’Être, la Connaissance secrète éternelle, la Gnose universelle qui, lorsque nous la mettons en pratique dans notre vie de tous les jours, peut nous conduire à l’Adeptat. Par des travaux conscients et des souffrances volontaires, cet Adepte devient réellement un Fils du Serpent, un Serpent, pour, après avoir été avalé ou dévoré par l’Aigle de l’Esprit se transformer en un Serpent à Plumes.

Xiuhtecuhtli : De Xiuhtl, chose précieuse, turquoise, feu, et Tecuhtli, seigneur. Un autre nom du Dieu du Feu, Huehueteotl.

Xiuhuitl : Mot aztèque signifiant à la fois turquoise, herbe et année. La turquoise, pierre semi-précieuse très utilisée dans l’art mexicain, était un symbole de feu.

Xochicalco : « La Maison des Fleurs », nom d’une cité très ancienne, située à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Mexico. Xochicalco fut l’héritière de la civilisation de Teotihuacan. On peut y voir les vestiges d’un très beau temple consacré à Quetzalcóatl, le Serpent à Plumes.

Xochipilli : Nom du Dieu des Fleurs (de Xochitl, fleur, et Pilli, prince), de la Musique, de la Poésie, de la Danse, du Chant et de l’Amour. Les Tlamatinime, faisant allusion à ce que représentait Xochipilli, disaient : « Les fleurs et les chants, c’est ce qu’il y a de plus élevé sur Terre pour pénétrer dans les régions de la Vérité. » La philosophie des Tlamatinime est toute imprégnée de la plus pure poésie. Au Musée d’Anthropologie et d’Histoire de Mexico, nous pouvons voir une sculpture de Xochipilli, constellé de fleurs et assis sur un cube de basalte artistement ouvragé.

Xochiquetzal : Déesse des Fleurs et de l’Amour ; à la fois épouse et mère de Xochipilli. Son nom provient de Xochitl, fleur et Quetzalli, plume d’oiseau quetzal. Xochiquetzal demeure dans le Tomoanchan, qui est le réservoir des eaux universelles de la vie, les eaux séminales en l’homme. Le Tamoanchan est un lieu paradisiaque, tapissé de fleurs, parcouru de sources et de rivières d’eau pure, où croît le Xochitlicacan, un arbre prodigieux dont on dit « qu’il suffit aux amoureux de se tenir sous l’abri de sa ramure et de toucher ses fleurs pour qu’ils soient éternellement heureux ». Les Nahuas représentaient cette Déesse comme une belle jeune femme. Son sanctuaire se trouvait dans le Grand Temple de Tenochtitlan et, bien qu’il était petit, il était somptueusement décoré de tapisseries brodées, de plumes précieuses et de divers ornements en or. On dit que Xochiquetzal avait le pouvoir de pardonner. Les femmes enceintes se rendaient à son Temple, après avoir pris un bain lustral, pour confesser leurs péchés, lui demander pardon et implorer son aide. Mais si ces péchés étaient très grands, on brûlait aux pieds de la Déité une effigie de la pénitente, modelée avec du papier d’Amatl (un arbre tropical).

Xolotl : Le double de Quetzalcóatl, associé à Vénus, la planète de l’Amour. C’est le Lucifer aztèque. Son nom signifie à la fois « Chien » et « Jumeau ». Le Père Sahagun, l’un des premiers chroniqueurs de l’histoire mexicaine, affirme que « le chien est le symbole du feu d’origine céleste ». Indéniablement, le Feu Sexuel, le chien, l’instinct érotique (le Xolotl-Lucifer des Nahuatls) est cet agent extraordinaire qui peut nous transformer radicalement. Le chien, donc, guide l’Initié, le conduisant par l’étroit chemin qui va des ténèbres à la lumière, de la mort à l’immortalité. « Il est indispensable, dit le Maître Samaël Aun Weor, de sortir Xolotl-Cerbère de la demeure de Pluton ; ce chien, prodige de terreur, avec ses aboiements, ses trois énormes têtes aplaties et son cou entouré de serpents, tire sur la laisse que tient son maître, l’amenant sûrement sur le sentier escarpé qui conduit à la libération finale. Xolotl-Lucifer, en tant qu’archétype du pénitent, suscite la lumière dans les ténèbres et éclaire tout l’ésotérisme Christique. Xolotl-Lucifer nous indique la nécessité de mourir pour être. » Xolotl, donc, est l’ombre vivante de Quetzalcóatl, est Lucifer-Prométhée, le divin Daemon de Socrate, la réflexion du Logos en nous, le Feu vivant et philosophal des vieux Alchimistes, le Christus-Lucifer des anciens Gnostiques, le « Porteur de Lumière », l’Étoile du Matin (Vénus), la Pierre Angulaire, la Pierre Philosophale, qui est la clé de tous les pouvoirs de l’Univers. Dans les cathédrales médiévales, on représente Lucifer-Xolotl sous l’aspect d’un bouc. La Pierre Philosophale, qui a sa racine dans nos propres organes sexuels (Xolotl-Lucifer symbolise la puissance sexuelle), peut nous conférer la Sagesse et le pouvoir absolu sur les cieux, la terre et les enfers. Xolotl-Lucifer est le laiton des Alchimistes médiévaux, qu’il faut « blanchir » à tout prix : le laiton est un alliage de cuivre, métal associé à la planète Vénus, l’astre de l’amour. « Blanchir le laiton » signifie donc purifier le Feu Sexuel, désintégrer la luxure, grâce à l’annihilation radicale de l’Ego animal. Après que nous avons blanchi le laiton, Xolotl se transforme en Quetzalcóatl, l’Étoile du Matin. « À celui qui vaincra, je lui donnerai l’Étoile du Matin », dit le Christ dans l’Apocalypse. Xolotl-Lucifer est « une échelle pour descendre (l’infrasexualité) et une échelle pour monter (la suprasexualité) ».