Phénomènes Jinas

Écrit par : Samael Aun Weor   Catégorie : En Regardant le Mystère

QÀ l’époque de notre révolution mexicaine, voici une aventure qui arriva à un de mes proches : dans une bataille de l’état de Sonora, lui et un ami se perdirent dans le désert. Après quelques jours de marche sans eau ni nourriture, son ami mourut ; à la tombée de la nuit, il l’enterra, restant seul dans l’immense désert. Après avoir marché près d’une heure depuis l’endroit où il avait enterré son ami, il s’étendit pour dormir ; mais le lendemain, sa surprise fut très grande de voir à ses côtés le cadavre de son ami, plein de sable.

Sans pouvoir comprendre ce phénomène, il lui donna de nouveau une sépulture chrétienne, puis il continua de marcher pendant le jour. À la tombée de la nuit, toujours sans nourriture, il se coucha de nouveau ; en se réveillant le jour suivant, il se retrouva encore une fois avec le cadavre à ses côtés. La même chose se produisit à trois reprises. Le troisième jour, il pria Dieu profondément pour que ce phénomène ne se reproduise plus, et ce dernier jour il commença à trouver de quoi manger, puis il parvint à une ville. Là, il raconta ce qui s’était produit, épouvanté et à moitié mort de soif et de faim.

Auriez-vous, Maître, l’amabilité de nous donner une explication à ce sujet ?

R. Avec plaisir. Nous pouvons sans l’ombre d’un doute classer ce phénomène comme un fait de la quatrième dimension. Ostensiblement, tant la personnalité énergétique du défunt que son moi psychologique ont pénétré son cadavre pour le sortir de la fosse mortuaire par le biais de la quatrième dimension, de la quatrième coordonnée, de la quatrième verticale.

J’ai entendu parler d’un cas similaire, qui est celui d’un sorcier authentique, de ceux qui savent introduire leur corps physique dans la quatrième dimension. Après qu’on l’ait enterré, on le trouva maintes et maintes fois étendu en décubitus dorsal sur sa pierre tombale. Cela va de soi que chaque fois, le fossoyeur remettait le corps dans sa fosse, mais la même chose se reproduisait toujours.

Une des nombreuses fois où le fossoyeur répétait ce travail devenu habituel, il eut un moment d’inattention qui sembla suffisant pour que le corps disparaisse définitivement sans laisser aucune trace.

Il s’agissait indubitablement d’un sorcier très bien discipliné, d’un personnage étrange qui avait plusieurs fois dans sa vie affirmé avec certitude à des groupes d’amis qu’il s’échapperait de sa tombe avec son corps et tout, après avoir été enterré.

Il accomplit sa promesse, c’est sûr, et cela est certainement prodigieux. Néanmoins, ne confondez pas cela avec le vampirisme ; il est ostensible que les vampires s’échappent aussi du sépulcre pour commettre leurs méfaits et vampiriser les vivants, mais ils retournent toujours à leur point de départ.

Rappelez-vous le cas authentique du Comte Dracula ; celui-ci vivait réellement en Russie, il était même maire d’une ville. Il était marié, mais il détestait sa femme : il la battait constamment.

Après son décès, le Comte Dracula s’échappait de sa tombe et retournait chez lui répéter les mêmes violences qui faisaient tant souffrir la malheureuse femme.

La pauvre, exaspérée au plus haut point, informa les autorités civiles et religieuses de l’époque du cas en question, ce qui causa bien entendu une stupeur générale.

Les traditions disent que quelques prêtres et évêques ignorants, crucifix en main, résolurent d’intercepter violemment, à l’aide de beaucoup de ruses et d’eau bénite, le passage de la ténébreuse voiture qui emportait le Comte Dracula au cimetière.

Les religieux firent irruption sur le pont, dans l’intention d’arrêter la fatidique voiture nocturne et funéraire.

Assurément, cela ne donna rien : la voiture du comte renversa les religieux épouvantés.

Comme plusieurs le savent, les autorités résolurent alors d’ouvrir le sépulcre. Grand fut leur étonnement de trouver le cercueil plein de sang, et dans celui-ci, le cadavre du Comte Dracula tout à fait conservé : il est évident qu’il se nourrissait de sang humain, on le sait par les légendes, et bien peu de gens l’ignorent.

Les pieds du cadavre étaient maculés de boue, ce qui indiquait clairement le fait concret que le mort s’échappait précisément à des heures très avancées de la nuit. Toute cette histoire prit fin lorsqu’on lui planta un pieu dans le cœur.

Avec tous ces récits et ces explications, je suis loin de vouloir affirmer que tous les états Jinas ou phénomènes tétradimensionnels soient de caractère ténébreux.

Il serait bon, mes amis, que vous sachiez qu’il existe des Jinas blancs et des Jinas noirs ; indubitablement, les pouvoirs de la Lumière et ceux des ténèbres se combattent mutuellement.

Il serait à propos de dire maintenant qu’il y a des gens qui savent sortir du corps physique à volonté comme je l’ai enseigné plus tôt.

Il existe des personnes qui, hors de leur corps physique, peuvent invoquer ou appeler leur corps, même dans le cas où ils se trouvent très loin de celui-ci.

Pour faciliter la compréhension à mes lecteurs, je vais expliquer ceci en d’autres mots. Figurez-vous pour un moment que vous êtes dans la chambre où vous dormez d’habitude. Imaginez que votre âme se soit soudain transportée à un endroit central du village ou de la ville où vous habitez. Indubitablement, cette âme est alors loin du corps, puisque le corps est dans la chambre et l’âme a voyagé jusqu’au centre de la ville ; quoi qu’il en soit, il vous parait impossible que cette âme puisse, du centre de la ville ou du village où elle se trouve, appeler le corps toujours endormi dans le lit.

Ce que je vous dis vous paraitra peut-être étrange, cela pourra vous sembler impossible que ce corps accoure à votre appel, qu’il abandonne le lit, qu’il sorte de la maison, qu’il marche dehors tout doucement pour aller précisément trouver son âme, qui à cet instant l’attend impatiemment au centre de la ville.

Vous me répondrez peut-être que seul un petit chien qui vous serait bien attaché et que vous auriez laissé à la maison pourrait aller à la recherche de son âme, mais il en est ainsi, ne vous en étonnez pas. Je comprends que vous ignorez tout ceci, et c’est pour cela que cette affirmation vous parait tout à fait inusitée, voire même impossible. Pour mieux illustrer ce que je veux dire, je vais vous raconter un fait très intéressant.

À une certaine occasion, je dus sortir du corps physique à volonté ; il est clair que je sais me dédoubler, et que cela n’est pas un problème pour moi.

Je me transportais jusqu’à l’Ordre sacré du Tibet ; cette congrégation a son monastère en quatrième dimension. À cet endroit, j’étais occupé à un travail ésotérique avec les frères de l’Ordre. Mais il arriva que mon corps physique, que j’avais laissé endormi au lit ici, dans la ville de Mexico, ayant déjà dormi plusieurs heures, parvint de façon bien naturelle au bout de son sommeil et se réveilla. Je ne pouvais toutefois pas retourner à mon corps physique, car je ne voulais à aucun prix interrompre mes travaux au monastère, où j’étais très occupé. Je continuai donc à me retenir là-bas, au Tibet, par la force de la volonté, car il est évident que le corps éveillé attire l’âme à lui.

Comme la situation devenait un peu embarrassante pour moi, puisqu’elle ne cessait d’interférer dans mes activités au monastère, il ne me restait plus comme solution que de me concentrer sur ma Mère Nature et de la supplier de prendre mon corps physique, qui était au Mexique, et de me l’apporter à l’Ordre Sacré du Tibet.

Ma Mère accéda à mes demandes et sortit mon corps physique du lit, l’introduisit dans la quatrième dimension et me le transporta au Monastère du Tibet.

Pendant ce temps, dans mon corps astral, j’étais en train de discuter avec des frères de l’Ordre, lorsque je commençais à sentir une étrange pression sur mes épaules : ce fut pour moi le signe que mon corps physique approchait, et c’est bien ce qui se passa.

Je fis cette expérience dans le but de ne pas être dérangé dans le travail ésotérique que j’accomplissais dans le lointain Orient.

Celui qui apprend à se dédoubler à volonté peut réaliser cette expérience pour lui-même, se détacher de son corps physique pour plus tard l’appeler à lui du lieu où il se trouve, quel qu’il soit.

La Mère Nature nous aide toujours quand nous savons l’aimer profondément.

QMaître, n’existe-t-il pas une prière pour appeler notre Mère Nature quand nous sommes en astral, pour qu’elle nous apporte le corps physique à l’endroit où nous nous trouvons alors avec notre âme ? Pourriez-vous nous l’enseigner ?

R. Avec grand plaisir ; je vais maintenant vous enseigner une invocation magique précise, par laquelle vous puissiez appeler votre Divine Mère, qui se chargera de vous amener votre corps à l’endroit où vous vous trouvez dans l’état animique :

« Je crois en Dieu.

Je crois en ma Mère Nature.

Je crois en la Magie Blanche.

Ma Mère, amène-moi mon corps. »

(On peut répéter cette invocation des milliers fois).

Lorsque vous sentez une certaine pression sur les épaules, c’est que le corps physique approche, qu’il arrive, et quand vous le voyez, ordonnez-lui de façon impérative de pénétrer en vous. Vous pouvez être sûr que votre corps flottera dans la quatrième dimension et qu’il pénétrera en vous par la partie supérieure de votre tête animique, astrale ou sidérale.

Alors, en possession de votre corps qui flotte dans le milieu magique de la quatrième dimension, vous pouvez vous transporter vers n’importe quel endroit du monde, que ce soit le Tibet ou les temples sacrés d’Égypte, de l’Inde, etc.

QMaître, est-il possible de revenir à volonté en entier, avec son corps ?

R. Il existe une loi dans le monde de la quatrième dimension : c’est que toute chose retourne à son point de départ. Bien des adeptes du Jinas passent la nuit entière loin de chez eux avec leur corps de chair et d’os, et ils retournent à la maison en flottant dans l’atmosphère lorsque l’aube se lève, au petit matin.

Ce qui est intéressant, c’est qu’en retournant dans le lit, le corps reprend la même position qu’il avait avant d’en sortir.

Une fois où je sortis de chez moi avec mon corps physique dans la quatrième dimension, je dus ouvrir la porte pour sortir dans la rue. Normalement, cette dernière aurait dû se retrouver hermétiquement fermée, mais elle est restée ouverte ; je ne me suis toujours pas expliqué la raison de ce cas exceptionnel. Une autre fois, je sortis de ma maison un pot contenant une jolie plante ; le pot de fleurs retourna de lui-même à son point départ.

Je veux que vous soyez pratiques, mes bons amis, je veux que vous vous convertissiez en adeptes jinas ; je veux que vous soyez des occultistes véritables, pas de simples théoriciens.

QMaître, le récit que vous venez de nous conter soulève en moi une question à propos des états de Jinas. J’ai lu et entendu que dans les forêts d’Irlande, des villages de la quatrième dimension apparaissent en entier dans la troisième, qu’ils deviennent visibles et tangibles aux bûcherons et aux chasseurs de ces forêts. En d’autres termes, je veux dire qu’il existe une magnifique vie commune entre les habitants de ces lieux et les êtres de mystère. Pourriez-vous m’expliquer, Maître, ce que signifie tout ceci ? Ce que je désire savoir par-dessus tout, c’est comment ils peuvent passer si facilement de la quatrième dimension à la troisième, et vice-versa ; c’est cette explication que je vous demande.

R. Mes amis, dans la Lémurie, les gens vivaient normalement dans la quatrième dimension. C’est pourquoi on dit qu’Adam et Ève habitaient le Paradis Terrestre. Quand l’humanité se livra à la fornication, quand les passions animales se déchaînèrent, les êtres humains sortirent du paradis, ils abandonnèrent la quatrième verticale.

Néanmoins, il est bon de savoir que les pouvoirs qui permettent de passer d’une dimension à une autre, de la troisième à la quatrième ou vice-versa, sont latents dans tous les êtres humains, et que ces pouvoirs peuvent se manifester, que ce soit de façon sporadique ou de façon permanente.

Les adeptes jinas d’Irlande dont vous parlez, comme ceux d’autres endroits du monde, ont ces pouvoirs en activité : ils peuvent passer à volonté d’une dimension à l’autre, sans aucun effort.

Il est cependant évident que plus une personne est simple, moins son mental est compliqué, et plus il lui sera facile de réaliser de telles merveilles.

Il n’est pas superflu de nous rappeler maintenant la fameuse île Nontrabada, qui à d’autres époques était visible pour l’humanité.

Les traditions rapportent que cette île fut exorcisée par un religieux, qui la considérait par erreur comme une « chose du diable ».

L’île Nontrabada, ou « Encubierta » n’est plus visible aux mortels depuis le 18e siècle, à cause du scepticisme agressif qui infecte depuis cette époque l’atmosphère de la Terre et cause des dommages aux sens psychiques de l’humanité.

Cette île existe toutefois, même si elle demeure invisible aux yeux de nos contemporains, qui ne savent ni ne comprennent ces choses.

gm-2016Ce chapitre est tiré de En Regardant le Mystère (1972) de Samael Aun Weor. Les éditions imprimées et ebook de Glorian Publishing (une organisation à but non lucratif) sont illustrées pour faciliter votre compréhension et comprennent des fonctionnalités telles qu’un glossaire et un index. Achetez le livre, et vous bénéficiez vous-même et les autres.