La Rune Gibur

image

Ces disques ou pièces de monnaie qui abondent dans les ruines merveilleuses de la vieille Troie sont couverts de croix jainas ou svastikas.

Tout ceci nous invite à penser que les gens de Shekel-Mesha, bien qu’ils soient apparentés aux Atlantes, portent également dans leurs veines un germe aryen, à l’instar des célèbres peuples du Yucatan.

Nous devons nous rappeler que les Aryens apparurent il y a plus d’un million d’années. La première des trois catastrophes atlantes date d’il y a 800 000 ans, et la dernière, comme nous le disions dans notre dernier Message de Noël, eut lieu il y a quelque 11 000 ans.

La svastika des Fusaiolas est un symbole ésotérique profondément significatif. Ce signe ineffable brille, en effet, sur la tête du grand serpent de Vishnou, le Shesha-Ananta aux mille têtes qui habite dans le Patala ou région inférieure.

Si nous étudions cette question à fond, nous nous rendons alors à l’évidence que tous les peuples antiques mirent la svastika à la tête de leurs emblèmes religieux, puisque c’est le marteau de Thor, l’arme magique forgée par les pygmées contre les géants, contre les forces titanesques précosmiques qui s’opposaient à la loi de l’harmonie universelle.

La svastika sacrée est donc le marteau qui produit les tempêtes, celui que les Ases ou seigneurs célestes utilisent.

Dans le Macrocosmos, ses bras coudés à angle droit expriment clairement et sans l’ombre d’un doute les évolutions et involutions incessantes des sept cosmos.

La svastika représente, du côté microcosmique, l’homme dont le bras droit pointe vers le ciel et le bras gauche, vers la terre.

La svastika est un signe alchimique, cosmogénique et anthropogénique que l’on peut interpréter selon sept clés distinctes. Elle est finalement, en tant que symbole de l’électricité transcendante, l’alpha et l’oméga de la force sexuelle universelle, de l’esprit jusqu’à la matière, et c’est pourquoi celui qui parvient à capter tout son sens mystique se libère de maya (l’illusion).

La svastika est sans aucun doute le moulinet électrique des physiciens ; elle renferme tout entiers les mystères du Lingam-Yoni.

La svastika en elle-même est la croix en mouvement : le sexo-yoga, le Maïthuna, la magie sexuelle.

Les Gnostiques savent fort bien que l’Ens-Seminis contenu dans les glandes endocrines sexuelles est « l’eau de la vie », « la source de l’immortalité », « l’élixir de longue vie », « le nectar de la spiritualité ».

L’autoréalisation intime réside exclusivement dans la moelle épinière et dans la semence : tout le reste n’est qu’une perte de temps déplorable.

Tous voudraient s’immerger dans le courant du son pour atteindre la libération finale, mais en vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne naissez pas de nouveau, vous ne pourrez pas entrer dans le Royaume des cieux.

Cette question de naître dans le Sanctum Regnum appartient en réalité aux mystères de la croix, à la svastika.

Dans le Mexique aztèque, le dieu de la vie portait la croix svastika sur son front et les prêtres la portaient pour orner leurs vêtements sacrés.

Il est évident que sans l’alchimie sexuelle, sans le moulinet électrique, sans les mystères sacrés de la svastika, l’autoréalisation intime, la seconde naissance dont parla le Kabire Jésus au rabbin Nicodème, est une chose qui s’avère plus qu’impossible.

Dans le bouddhisme zen du Japon, l’oignon, avec ses différentes couches superposées, symbolise l’être humain avec ses corps subtils. Dans le monde occidental, diverses écoles de type pseudo-ésotérique ou pseudo-occultiste étudient ces véhicules suprasensibles.

Les moines zen mettent l’accent sur la nécessité de désintégrer ces corps subtils, de les réduire en poussière, pour atteindre la libération finale. La philosophie zen considère que ces organismes subtils sont de simples formes mentales qu’il faut dissoudre.

Il est évident que ces corps internes qu’ont étudiés M. Leadbeater, Annie Besant et nombre d’autres d’auteurs, sont des véhicules lunaires, des corps protoplasmiques qui évoluent jusqu’à un certain point qui est parfaitement défini par la nature, puis qui se précipitent sur le chemin involutif jusqu’à retourner au point de départ originel.

Il est évident que les corps lunaires ont un début et une fin. Les moines zen ne se trompent donc pas lorsqu’ils parlent de les dissoudre.

Mais allons un peu plus loin : parlons un peu du To Soma Heliakon, l’habit de noces de l’âme, le corps de l’homme solaire.

Rappelez-vous la parabole évangélique du festin de noces : lorsque le roi entra pour examiner les convives et qu’il aperçut là un homme qui ne portait pas la tenue de noces, il lui dit : « Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir une tenue de noces ? » Il est clair que l’autre resta muet, il n’était nullement préparé pour donner une réponse.

Comme il fut terrible, ce moment où le roi ordonna de lui lier les pieds et les poings et de le jeter dans les ténèbres du dehors, là où l’on n’entend que des pleurs et des grincements de dents.

Le fait que les différents corps solaires qui s’interpénètrent entre eux constituent l’habit de noces de l’âme est une chose qui ne doit pas nous surprendre.

Ce qui est fondamental, capital, c’est de fabriquer nos corps solaires, et cela n’est possible qu’en transmutant l’hydrogène sexuel SI-12.

Il va de soi qu’à force d’incessantes transmutations sexuelles, nous pouvons faire se condenser l’hydrogène du sexe sous la forme splendide et merveilleuse du corps astral solaire.

Il est évident qu’en travaillant avec le moulinet des physiciens dans la forge des Cyclopes (le sexe), nous pouvons provoquer la cristallisation de l’hydrogène sexuel en le corps paradisiaque du mental solaire.

Il est certain qu’en travaillant au maximum dans la neuvième sphère, nous pouvons et devons donner forme au corps solaire de la volonté consciente.

C’est de cette façon seulement, par le biais de ces cristallisations alchimiques, que nous pouvons incarner l’esprit divin en nous.

C’est de cette façon seulement, en travaillant avec les mystères de la svastika sacrée, que nous parvenons à la seconde naissance.

L’ignorance absolue des principes énoncés ci-dessus conduit des milliers d’étudiants mystiques à faire les erreurs les plus graves.

Il est extrêmement grave d’ignorer ces postulats fondamentaux du gnosticisme, car c’est à cause de cette ignorance que l’intelligence est mise dans les bouteilles des différents dogmes et théories, qui sont parfois enchanteurs et fascinants, mais en réalité absurdes et stupides lorsque nous les examinons à la lumière du Tertium Organum (le troisième canon de la pensée).

Max Heindel pense que l’habit de noces de l’âme, le Soma Puchicon, est exclusivement constitué des éthers supérieurs du corps vital ou Lingam Sarira des Hindoustans.

Cet auteur croit qu’en augmentant le volume de ces deux éthers supérieurs, on obtient le Soma Puchicon. C’est un très beau concept, mais il est faux : ces éthers ne sont pas tout, il est urgent de fabriquer les corps existentiels supérieurs de l’Être, c’est-à-dire les véhicules solaires, si nous voulons réellement atteindre la deuxième naissance.

Nous ne pourrions en aucune manière fabriquer nos corps solaires, l’habit de noces de notre âme, sans les mystères sexuels de la Rune GIBUR.

Cette Rune est la lettre G de la Maçonnerie ; quel dommage que les hommes n’aient pas compris la signification profonde de cette lettre mystérieuse.

Le G est la croix svastika, l’Amen, la fin merveilleuse de toutes les prières.

G est aussi Gott ou God, qui signifient Dieu. Il est bon de savoir que Gibraltar se nommait autrefois Giburaltar, c’est-à-dire l’altaria, l’autel de la vie divine, de Gibur.

Les gens ont oublié les pratiques runiques, mais la Rune CROIX n’a toujours pas été oubliée, heureusement.

En traçant le signe sacré de la svastika avec le pouce, l’index et le majeur, nous pouvons nous défendre des puissances ténébreuses. Devant la svastika, les colonnes de démons s’enfuient.

Il est écrit dans les chapitres précédents, et nous ne nous lasserons pas de le répéter : « Celui qui veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive. »

Pierre, crucifié avec la tête vers le bas, vers la pierre dure, et avec les pieds élevés verticalement, nous invite à descendre à la forge des Cyclopes, à la neuvième sphère, pour y travailler avec le feu et l’eau, qui sont l’origine des mondes, des bêtes, des hommes et des dieux. Toute authentique initiation blanche commence par là.

Ceux qui protestent contre l’alchimie sexuelle de la svastika, ce sont les infrasexuels, les dégénérés, les ennemis avoués du Troisième Logos.

Si quelqu’un vous dit qu’il est possible d’atteindre l’autoréalisation sans la sainte Croix, sans le croisement sexuel de l’homme et de la femme, dites-lui qu’il ment.

Si quelqu’un maudit le sexe et vous assure que celui-ci, en lui-même, est bestial et satanique, dites-lui qu’il ment.

Si quelqu’un vous dit qu’il est nécessaire de renverser le vase d’Hermès et que cela n’a pas la moindre importance, dites-lui qu’il ment.

Si quelqu’un vous enseigne quelque jolie doctrine qui exclut le sexe, dites-lui qu’il ment.

Malheur à vous, sodomites, homosexuels, ennemis du sexe opposé ! Il n’y aura pour eux que les pleurs et les grincements de dents.

Malheur à ceux qui se disent chrétiens et portent la croix sur leur poitrine, pendue à leur cou, mais qui détestent le Maïthuna, le sexo-yoga. Pour ces pharisiens hypocrites, il n’y aura que les pleurs et le désespoir.

Malheur ! Malheur ! Malheur !