Deuxième Chaire

La question de l’origine de l’homme est réellement très discutable, très épineuse. Mr Darwin a établi certains principes, dans son œuvre, dont devraient se rappeler les anthropologues matérialistes. Mr Darwin dit qu’une espèce qui évolue positivement ne pourrait en aucune façon descendre d’une autre qui évolue négativement. Mr Darwin affirme également que deux espèces similaires mais différentes peuvent se rapporter à un ancêtre commun, mais que jamais l’une ne proviendrait de l’autre.

Ainsi, à mesure que nous avançons dans ces digressions sur l’anthropologie scientifique, il est indubitable que nous rencontrons certaines contradictions dans le matérialisme. Comment est-il possible que les principes darwinistes soient ignorés ? Comment est-il possible qu’aujourd’hui encore, il y en ait qui pensent que l’homme vient du singe ? Indiscutablement, les faits parlent d’eux-mêmes et, jusqu’à ce jour, on n’a pas trouvé le fameux chaînon manquant. Où est-il ?

On a beaucoup parlé contre l’existence du père de Manu le Dhyani-Choan, mais en réalité, il y a des millions de personnes dans le monde oriental et même occidental qui l’acceptent. D’ailleurs, cette croyance est plus logique que celle de l’homme-singe de Haeckel, qui, en vérité, n’est qu’une simple fantaisie de son auteur.

Le temps passe et, nulle part sur la Terre, on n’a découvert le fameux homme singe. Où se trouve le singe qui raisonne, qui pense, qui parle comme tout le monde ? Lequel est-ce ?

Incontestablement, ce genre de fantaisies littéraires ne sert, dans le fond, absolument à rien. Que l’on observe, par exemple, la dimension des cerveaux : la masse céphalique d’un gorille n’atteint même pas le tiers du cerveau de n’importe quel sauvage d’Australie, lesquels, nous le savons bien, sont les individus les plus primitifs du globe. Il manquerait un chaînon qui relierait le gorille le plus avancé au sauvage le plus arriéré d’Australie. Où se trouve ce maillon, qu’en a-t-on fait, existe-t-il par hasard ?

Il est indubitable que sur le continent de la Lémurie, durant l’ère Mésozoïque, ont surgi les premiers singes, mais quelle serait leur origine ? La Gnose affirme, sans hésiter, que certains groupes Lémuriens humains se sont mêlés avec des bêtes sous-humaines pour engendrer les espèces des singes. Haeckel ne s’est jamais opposé à l’idée que les singes soient nés dans la Lémurie, et il a toujours accepté la réalité de ce continent.

Mais réfléchissons un peu. Où était située la Lémurie ? Dans l’océan Pacifique, c’est évident. Elle couvrait une vaste zone de cette mer. À travers dix mille années de tremblements de terre, elle fut peu à peu submergée par les flots furieux de l’océan. Mais il est resté des vestiges de la Lémurie, en Océanie, en Australie, l’ile de Pâques, etc.

La Lémurie a été une réalité, elle a eu son rôle à jouer, il y a de cela très longtemps. Ceci pourra déranger aujourd’hui les anthropologues matérialistes partisans de la Pangée. Ces messieurs sont embouteillés dans leur dogmatisme au sujet de la Pangée et ils n’accepteraient absolument pas la possibilité de la Lémurie.

Que les singes soient nés durant l’ère Mésozoïque, à l’époque même du Miocène, troisième partie de l’Éocène, n’a absolument rien d’extraordinaire.

Mais nos affirmations ne s’arrêtent pas là. D’autres espèces de singes ont eu également leur origine dans l’Atlantide de Platon, laquelle n’est toujours qu’un simple mythe pour les matérialistes fanatiques de la Pangée. L’Atlantide n’en a pas moins existé, même s’ils le nient. Elle a déjà été découverte même s’ils s’y opposent. Quiconque a étudié le sol marin sait très bien qu’entre l’Amérique et l’Europe il existe une grande plate-forme marine.

Il y a peu de temps, quelques scientifiques, justement ceux qui ont découvert l’Atlantide, se sont proposés de l’explorer depuis l’Espagne, mais c’était l’époque du régime de Franco et ce ne fut pas possible.

L’Atlantide n’est donc pas ce que l’on croit, une légende fantastique. Elle fut réelle. Autrefois, la carte du monde était complètement différente. Tout change, même la Pangée des anthropologues matérialistes a dû subir de grands changements.

Nous savons bien que les continents sont flottants, Don Mario Roso de Luna l’a déjà clairement expliqué et ceci ne doit surprendre personne. Les matérialistes fanatiques de la Pangée sont d’accord sur ce point, ils ne le nient pas ; mais ils sont encore très loin de connaître les causes réelles de la dérive des continents. J’estime que s’ils étudiaient Mario Roso de Luna, ce que je considère presque comme impossible, ils compléteraient au mieux leurs informations.

Si nous pensions à notre Terre comme à un œuf : le jaune serait les continents, soutenus par le blanc, et entre le jaune et le blanc, il y aurait des substances, des liquides, des éléments que la science matérialiste ignore actuellement.

Il y en a qui croient que certains types de singes supérieurs, comme le gorille, le chimpanzé, viennent de la Lémurie. Il y en a aussi qui affirment catégoriquement que les groupes inférieurs, comme le Catarhinien, le Platyrhinien, etc., viennent de l’Atlantide. Nous ne ferons pas d’objections à ce sujet, mais nous devons y réfléchir profondément.

Pour l’instant sont formulés des commentaires très sympathiques, la science matérialiste invente tous les jours de nouvelles hypothèses. Ils ont établi une chaîne très curieuse et ridicule au plus haut point concernant nos ancêtres possibles. Le roi de cette chaîne serait le requin, dont descendraient les lézards, d’après ce que disent les anthropologues matérialistes.

Théorie ridicule, qui n’a pu être conçue que par des esprits de lézards, réellement. Ils poursuivent avec le fameux opossum, créature à certains égards similaire au crocodile, un peu plus évoluée, souligne-t-on. De là, ils passent, en suivant le cours de la grande chaîne des merveilles, par un certain petit animal, auquel on a donné, ces temps-ci, beaucoup d’importance. Je veux faire allusion au lémurien ou Lémur, comme ils l’appellent. On lui attribue un placenta discoïdal, opinion qui est rejetée par les zoologues.

Nous trouvons d’énormes contradictions dans ces conceptions farfelues de la science, de l’anthropologie matérialiste. Elle poursuit en disant que de ce petit animal qui a pu exister il y a quelque cent cinquante millions d’années, descend à son tour le singe et enfin, le gorille. Dans cette chaîne, le gorille est notre ancêtre immédiat, le prédécesseur de l’homme.

Comme je le disais dans ma première chaire, certains anthropologues ne manquent pas de mentionner à ce propos la pauvre souris, et même, ils veulent l’inclure dans cette chaîne. Comment ? De quelle manière ? Les composantes de la chaîne ne seraient donc plus au nombre de sept mais de huit. Loin d’ici, eux et leurs théories ! Ils affirment, avec une assurance extraordinaire, que l’homme était minuscule, microscopique, c’est-à-dire si petit que nous serions, aujourd’hui, stupéfaits de le voir. Sur quoi se basent-ils ? Sur le fait que la souris est petite ? Sur le fait que nous sommes, d’après eux, fils de la souris ? Je ne sais pas à quel endroit ils incluent la souris, peut-être avant le Lémur, ou après lui.

Ils prétendent que nous nous sommes développés, jusqu’à parvenir à la hauteur d’une grande civilisation d’une perfection extraordinaire, comme celle que nous avons aujourd’hui. Que Dieu et Sainte-Marie me gardent ! À notre époque, la souris occupe la première place dans les conférences publiques. Au train où vont les choses, d’ici peu, le gouvernement devra interdire de tuer les souris car, d’après les savants, elles ne seraient rien de moins que nos ancêtres.

Où sont les chaînons ? Comment est-il possible que, du requin, soit apparu, comme ça, du jour au lendemain, ou à travers un certain nombre de siècles, le lézard ? Des millions d’années ont passé, et les requins continuent à exister tranquillement. On n’a jamais vu d’une espèce de requins, soit dans l’Atlantique, soit dans le Pacifique, naître de nouveaux lézards. Pour commencer, les crocodiles ou les caïmans, du moins ceux que j’ai connus, s’ils ne sont pas encore trop civilisés pour venir par ici, dans les rues, inventer des théories, en réalité, on ne les trouve pas dans la mer, mais bien dans les fleuves ou dans les lacs.

Connaîtriez-vous par hasard une seule espèce de lézards ou de crocodiles qui ait surgi des eaux tumultueuses de l’océan ? Tout le monde sait bien que les lézards sont des animaux d’eau douce.

Nous les avons vus dans les grands fleuves et cela, c’est un fait ! J’ai parcouru les océans et je n’ai jamais vu ou entendu dire qu’un pêcheur ait attrapé un lézard en plein océan. Ils ont pêché des requins, mais des lézards, quand donc ?

Nous parlons sur des faits concrets, clairs et décisifs. Où seraient les chaînons qui relieraient le lézard à l’opossum ? Et où seraient les chaînons qui relient l’opossum à ce petit animal, le Lémur, dépourvu de placenta, mais que Haeckel a signalé comme une créature avec un placenta discoïdal ?

Pour continuer, où seraient les chaînons qui relieraient cette créature au singe ? Où seraient les chaînons réunissant le singe et le gorille, et où seraient les chaînons reliant le gorille et l’homme ? Quels sont-ils ? Nous sommes en train de voir des faits concrets, il manque les chaînons.

Parler pour parler est trop absurde. On a trop parlé de la Monère, atome de l’abîme aqueux, première goutte de sel dans un océan silurien, dont le fond est couvert de boue, et où la première couche de roches n’avait pas encore été déposée. Mais quelle est l’origine de la Monère ? Pourrait-on concevoir qu’une chose aussi extraordinaire comme l’est le premier point atomique du protoplasme, si bien organisé et à la construction si complexe, ait résulté du hasard, de l’accidentel ?

J’ai compris que si l’on nie les Principes intelligents de la nature, le protoplasme perd tout sens d’organisation. Le temps passe et l’anthropologie matérialiste sera peu à peu détruite. Jusqu’à présent, les anthropologues matérialistes n’ont pas pu dire à quelle date ni comment a surgi le premier homme. Ils formulent des hypothèses, rien de plus, et qui s’avèrent assez ridicules, elles n’ont aucun fondement sérieux.

Dans l’anthropologie matérialiste, on fait souvent appel à l’Australie. C’est une position très commode pour l’anthropologie matérialiste que d’affirmer que les tribus primitives en Australie descendent du singe. Scientifiquement, cela ne tient pas debout. Si nous mesurons des cerveaux et faisons des comparaisons, nous verrons que le cerveau d’un gorille très avancé n’est même pas la moitié du volume du cerveau d’un sauvage australien. Il manquerait donc un échelon entre le gorille le plus avancé et un australien sauvage.

Où est ce maillon ? Qu’on nous le présente, qu’on nous le montre, nous attendons tous ici de le voir. Affirmer pour le plaisir d’affirmer sans une base sérieuse est une chose terriblement ridicule. Je disais dans ma première conférence, que ces messieurs du matérialisme anthropologique affirment de façon très grandiloquente qu’ils ne croient qu’en ce qu’ils voient, mais les faits nous démontrent leur fausseté. Ils croient fermement en des hypothèses absurdes qu’ils n’ont jamais vérifiées de visu. Dire que nous provenons du requin, établir une chaîne de caprices, simplement à partir de ressemblances morphologiques, démontre, dans le fond, une superficialité poussée à l’extrême. Lorsqu’ils écrivent cela, ils abusent, en vérité, de l’intelligence des lecteurs. Lorsqu’ils parlent de cela, ils s’avèrent alors terriblement comiques, voire même absurdes.

Que dans la Lémurie, continent que les fanatiques de la Pangée mettent aujourd’hui en question, des êtres humains se soient mêlés à des bêtes, nous ne le mettons pas en doute. De là sont sortis, non seulement les singes, mais aussi de multiples formes bestiales sur lesquelles aujourd’hui encore, existe de la documentation, tant à l’Est qu’à l’Ouest du monde.

Nous citerons, en guise d’exemple, certains singes lémuriens étranges, qui pourraient être la risée des matérialistes superficiels de cette époque, mais il faut affirmer la réalité avec courage. Je fais allusion à une espèce qui a existé, laquelle tantôt marchait sur ses mains et ses pieds comme n’importe quel singe, et tantôt se dressait sur ses deux pieds ; ils avaient un visage bleu et, aussi, rouge. Cette espèce était le produit du croisement d’êtres humains avec des bêtes sous-humaines du Miocène, spécialement de l’époque Mésozoïque. Les vieilles légendes en parlent. Sur tout ce qui précède, nous retrouvons des références dans les papyrus, les codex, les pierres, les monuments anciens et les manuscrits archaïques. De sorte qu’elles furent multiples les formes simiesques qui ont surgi sur le vieux continent de Mu.

Mais comment l’homme est-il apparu ? De quelle façon ? Jusqu’à présent, ces interrogations ont été un vrai casse-tête pour les matérialistes, Darwin, Haeckel et même pour les anthropologues contemporains.

Où pourrions-nous découvrir l’origine de l’homme ? Incontestablement, dans l’homme lui-même, sinon en quel autre endroit ?

Considérons un instant l’Australie. Que disent les anthropologues matérialistes ? Ils affirment que les tribus australiennes ont pour ancêtres les anthropoïdes. Il va sans dire qu’ils ne peuvent pas le prouver, néanmoins ils l’affirment, ils le croient ; ils ne l’ont pas vu mais ils le croient, bien qu’ils disent qu’ils ne croient jamais à une chose qu’ils n’ont pas vue. Voyez combien ces anthropologues du matérialisme sont paradoxaux.

Les clans australiens sont, je le répète, les plus primitifs qui existent actuellement au monde. Quelle serait l’origine de ces tribus ? Il faudrait d’abord savoir quelle est l’origine de l’Australie. L’Australie est un morceau de la Lémurie, située dans le Pacifique, une terre vieille, très vieille. Là, on pourrait obtenir beaucoup de vie si l’on semait suffisamment. Tout ceci, artificiellement, car elle se trouve déjà en état de décrépitude.

Où sont les ancêtres de ces tribus ? Parlons de leurs corps physiques. Il n’y a pas de doute que nous trouverons leurs restes osseux au fond même du Pacifique. Des squelettes de bêtes parce que les aborigènes australiens sont issus du mélange de certains hommes avec des animaux, après quoi ils sont passés par de nombreuses transformations jusqu’à aujourd’hui. Il faudrait observer ces tribus pour se rendre compte qu’il s’agit du croisement d’habitants de l’antique Lémurie avec certaines bêtes de la nature.

Par exemple, en Australie, il y a des endroits où le corps des personnes est à ce point recouvert de poils que l’on dirait plutôt une fourrure de bête. Ceci donne une base apparente aux déclarations des matérialistes qui disent : voilà, ce sont les fils des anthropoïdes, notre théorie est démontrée ! Les anthropologues sont terriblement superficiels, ils n’ont aucune maturité dans le jugement, il s’agit d’esprits en état de décrépitude, dégénérés, et cela est en réalité déplorable.

Si nous voulons découvrir l’origine de l’homme, nous devons connaître à fond l’ontogénie. Il ne serait pas possible de connaître la Phylogénie si nous excluions l’ontogénie. Que l’on observe le processus de récapitulation de l’être humain à l’intérieur du ventre maternel.

La nature fait toujours des récapitulations. Voyez une semence, le germe d’un arbre. Il y a là un arbre complet à l’état potentiel, il ne lui manque que de se développer et, afin qu’il croisse sur cette terre, il a besoin d’eau, d’air et de soleil. La nature récapitule tous les processus de l’arbre qui a servi de père, pour le germe qui doit se développer. En d’autres termes, nous dirions que la nature récapitule dans ce germe qui doit se développer, les processus par lesquels a passé toute la famille de cet arbre, toute cette espèce d’arbres ; ce germe se développe lentement et croît peu à peu, de la même façon que les autres arbres ou l’arbre dont il s’est détaché, en réalisant un processus de récapitulation, feuille après feuille, jusqu’à ce que, finalement, l’arbre donne son fruit et sa semence pour que les autres arbres qui naîtront effectuent toujours les mêmes récapitulations.

Observons comment la nature récapitule dans le cosmos toutes ses merveilles. Chaque année le printemps, l’été, l’automne et l’hiver reviennent ; c’est une récapitulation parfaite.

De même aussi, dans le ventre maternel, il y a une récapitulation correcte de toute l’espèce humaine. Là se trouvent toutes les phases par lesquelles l’être humain est passé depuis ses origines les plus anciennes.

En premier lieu, personne ne pourrait nier que, dans le ventre, le fœtus passe par les quatre règnes de la nature : il est d’abord pierre, ensuite plante, troisièmement animal et enfin homme.

En tant que pierre, germe ou corpuscule, il est inorganique : il est l’ovule qui se détache de l’ovaire et qui va s’unir avec la matière organique. La circulation conduit l’ovule jusqu’au fond même de la matière organique pour son développement.

Dans la deuxième phase, nous voyons l’état végétal, une espèce de carotte, ronde à sa base et pointue à la partie supérieure. Lorsqu’on l’étudie cliniquement, cela semble plutôt un oignon avec plusieurs couches, entre lesquelles il y a un liquide merveilleux. Du nombril de cet oignon apparent pend la possibilité du fœtus, comme le fruit d’une plante. Voilà l’état végétal.

Plus tard apparaît la forme animale. Oui, le fœtus prend la forme d’un têtard et ceci est entièrement démontré. Enfin, il prend figure humaine.

Les quatre phases, minérale, végétale, animale et humaine, sont ainsi récapitulées.

Mais a-t-on vu jusqu’à maintenant un singe par ici ? Quel médecin, quel scientifique a vu une seule fois la phase de l’anthropoïde ? Quel est le docteur qui a vu, au cours du processus de récapitulation fœtale, le fœtus prendre la forme d’un singe catarhinien ou platyrhinien, d’un orang-outan ou d’un gorille ? Donc, ce que la science matérialiste affirme est absurde.

L’origine de l’homme doit être cherchée dans le ventre même de la femme. Dans ces processus de récapitulation se trouvent l’origine de l’homme et les phases par lesquelles il est passé.

Il n’est, non plus, apparu de requin dans le ventre d’aucune mère. Où est-il ? Quel est-il ? Où est le Lémur mentionné par Haeckel et pour lequel il s’est passionné ? Où se trouve-t-il ? Dans quelle phase de la grossesse apparaît-il ? Pourquoi ces messieurs veulent-ils échapper à ce qui est correct ? Pourquoi ne cherchent-ils pas l’origine de l’être humain à l’intérieur de l’être humain lui-même ? Pourquoi la cherchent-ils au-dehors ? Toutes les lois de la nature existent en chacun de nous, et si nous ne les trouvons pas à l’intérieur de nous, nous ne les trouverons jamais à l’extérieur.

Nous sommes arrivés à un point très délicat et assez difficile. Que nous ayons été pierre, plante, animal et homme, voilà qui est bien, nous l’acceptons, mais quand, comment, quelles causes primaires ou secondaires ont gouverné tous ces processus ? Énigme !, qui va résoudre ces énigmes ? Si les matérialistes n’étaient pas fanatiquement attachés au dogme de la géométrie tridimensionnelle d’Euclide, tout serait différent. Malheureusement, ils s’obstinent à vouloir que tous l’acceptent de force. Ils veulent nous tenir embouteillés dans ce dogme. Ceci est aussi absurde que de vouloir embouteiller la vie universelle ou de vouloir enfermer un océan dans une coupe de cristal.

Ils s’opposent violemment à cette question des dimensions supérieures de la nature et du cosmos. À quoi cela est-il dû ? Simplement au fait que, leur mental étant décrépit et dégénéré, ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, c’est évident. Qu’il existe une quatrième coordonnée, une quatrième verticale, c’est indéniable, mais cela dérange les matérialistes. Pourtant, Einstein, qui a coopéré à la fabrication de la bombe atomique, a accepté la quatrième dimension. En mathématique, personne ne peut nier la quatrième verticale, mais les gens matérialistes de cette époque n’envisagent même pas l’éventualité qu’il puisse exister d’autres dimensions supérieures dans la nature. Ils veulent à tout prix que nous restions enfermés ou que nous nous autoenfermions tous dans le monde tridimensionnel d’Euclide et, à cause de cette absurde position fausse, qu’ils ont adopté, ils maintiennent la physique complètement limitée dans son avance. Il devrait déjà, à cette heure, exister des vaisseaux cosmiques capables de voyager à travers l’infini, mais ce sera impossible tant et aussi longtemps que la physique continuera à être embouteillée dans le dogme tridimensionnel d’Euclide.

Si ces messieurs qui, jusqu’à présent, ont été incapables de répondre à la question : d’où a surgi l’homme, quand et comment, acceptaient la possibilité d’une quatrième, d’une cinquième, d’une sixième et d’une septième dimension, tout serait différent. Mais nous sommes persuadés qu’ils ne l’accepteront jamais, pourquoi ? Parce que leur mental se trouve dans un processus de franche dégénérescence, à cause de l’abus sexuel, et, dans ces conditions, il leur est impossible de comprendre la thèse que nous leur présentons. Ils devraient commencer par régénérer leur cerveau pour pouvoir accepter nos postulats gnostiques.

Pierre, plante, animal et homme, voilà la base même d’une anthropologie sérieuse. Pensons maintenant à la forme antérieure à l’état humain, à nos ancêtres légitimes. Incontestablement, nous trouverions la vie animale dans la nature, mais placée dans une quatrième dimension, choquante pour le matérialisme. Toutefois, ce sont ces mêmes matérialistes qui se moquaient de Pasteur et de ses théories, qui le raillaient lorsqu’il désinfectait les instruments chirurgicaux. Ils ne croyaient pas en les micro-organismes, parce qu’ils ne les voyaient pas. Mais aujourd’hui, ils les acceptent.

La vie animale peut-elle exister dans une quatrième coordonnée ? Oui, évidemment ! Y a-t-il une méthode de vérification ? Il est indéniable que oui, mais il s’agit de méthodes très différentes de celles de la science matérialiste, laquelle est retardataire. Qui possède ces techniques ? Nous les avons et c’est avec un grand plaisir que nous les enseignons à ceux qui veulent vraiment faire des recherches dans le domaine de la science pure.

Y a-t-il eu une vie animale dans la quatrième coordonnée ? Il est évident qu’il y en a eu une. Y a-t-il eu une vie végétale dans la cinquième coordonnée ? Il y en a eu. Et y a-t-il eu une vie minérale dans la sixième coordonnée ? Oui, mais je précise que la vie minérale de la sixième coordonnée, la vie végétale de la cinquième et la vie animale de la quatrième ne ressemblaient en rien à la vie animale, végétale et minérale de ce monde purement physique. Que, plus tard, cette vie minérale, végétale et animale se soit condensée, ici, sur ce globe de matière tridimensionnel, nous ne le nions pas, mais ce fut au cours de millions d’années.

Comment pourrions-nous définir les processus évolutifs depuis le minéral jusqu’à l’homme ? Ce ne serait pas possible, si nous excluions de la nature la question posée par Leibniz : je fais allusion aux Monades, Principes intelligents de la nature ou Jivas. Il est indéniable qu’entre la Monère atomique de Haeckel et le Saristripa de Manu, le Jiva des Hindous ou la Monade de Leibniz, comme il aime l’appeler, il y a tout un abîme ; parce que la Monère atomique de Haeckel est très loin de ce qu’est la véritable Monade ou principe de vie.

Il est certain et très véritable que les étincelles virginales ou, plus simplement, les Monades de Leibniz ont évolué dans le règne minéral, à l’époque des grandes activités de la sixième dimension. Les Monades ont également évolué dans le règne végétal, dans la cinquième dimension, et ont progressé jusqu’à l’état animal, dans la quatrième dimension. Cela est indiscutable.

Le jour n’est pas loin où ces dimensions de la nature pourront être vues, à travers des appareils optiques de haute précision. Mais, en attendant que ce jour arrive, nous pouvons être sûrs que nous, les anthropologues gnostiques, nous devrons supporter les mêmes moqueries que Pasteur a endurées lorsqu’il parlait des microbes. Mais le jour viendra où ces dimensions seront perceptibles au moyen de l’optique et alors les railleries se termineront.

Pour le moment, comme je vous l’ai dit : on effectue des expériences pour transformer les ondes sonores en images et, lorsqu’on aura réussi, on pourra voir tous les processus évolutifs et involutifs de la nature. Alors, l’Antéchrist de la fausse science sera mis à nu devant le verdict solennel de la conscience publique.

Quant à l’organisme humain, ne voyez-vous pas qu’au début il est invisible ? À l’œil nu, on ne voit pas l’ovule et le spermatozoïde lorsqu’ils amorcent le processus de la conception, lorsque se forme la cellule germinale. Qui pourrait supposer que d’un spermatozoïde et d’une cellule fertilisante puisse sortir une créature, et cela se verrait-il à l’œil nu ? Nous savons que cela existe grâce au microscope, évidemment.

Ainsi, pour nous en tenir aux faits, les monades qui sont passées par le règne minéral dans la sixième dimension sont aussi passées par le règne végétal dans la cinquième et par le règne animal dans la quatrième. C’est précisément à la fin de la quatrième dimension qu’est apparue une créature ressemblant à certains égards à l’anthropoïde, mais qui n’en était pas un, qui n’avait rien d’un gorille, d’un chimpanzé ou quoi que ce soit du genre.

Tandis qu’approchait l’époque d’activité pour le monde tridimensionnel, cette forme a subi certains changements, quelques métamorphoses, analogues à celles qu’a subies la planète Terre, et, enfin, s’est cristallisée sous une figure humaine.

Il faut aussi tenir compte du fait que la morphologie des créatures humaines et de la nature change au fur et à mesure que passent les siècles. Il est indubitable que la morphologie humaine a surgi en accord avec l’âge protoplasmique de notre Terre, pour venir réellement à l’existence ; et, en passant par les périodes Hyperboréenne, Lémurienne et Atlante, jusqu’à nos jours, la morphologie de l’être humain s’est un peu altérée. Les créatures qui nous ont précédés, la race humaine antique, comme l’attestent les traditions de l’ancien Mexique et de divers pays de la Terre, étaient des géants, et ils ont perdu cette stature jusqu’à adopter la taille humaine actuelle.

Si nous persistions à vouloir expliquer les quatre étapes minérale, végétale, animale et humaine exclusivement dans la zone tridimensionnelle d’Euclide, sur cette terre, je suis sûr, absolument sûr, que tout cela susciterait de nouvelles énigmes sans aucune solution. Au fur et à mesure que nous approfondissons ces questions, et après l’échec si terrible subi par l’anthropologie matérialiste, incapable de donner la date, le comment, le quand et le pourquoi de l’apparition de l’être humain, il ne reste plus aujourd’hui aux scientifiques d’autre remède que d’accepter la crue réalité des dimensions supérieures de la nature et du cosmos. Qu’ils la nient s’ils le veulent, ils en ont le droit. Qu’ils en rient ; j’ai déjà dit que celui qui rit de ce qu’il ne connaît pas est en train de devenir idiot. Pourquoi ne les voient-ils pas ? Pasteur ne voyait pas non plus les microbes et cependant, de nos jours, l’optique peut les voir.

Au fur et à mesure que le temps passe, la science matérialiste sera mise à nu devant les nouvelles découvertes et s’enfoncera chaque jour davantage dans le puits de sa propre ignorance.

Cette histoire du Néopithèque avec ses trois fils bâtards, le Cynocéphale avec queue, le singe sans queue et l’homme arboricole, est bonne pour un Molière et ses caricatures. En vérité, nous n’avons rien, dans le sang, du Pithécoïde et, jusqu’à présent, les faits parlent en notre faveur.